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 Une journée en enfer

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Aigle
MessageSujet: Une journée en enfer   Jeu 27 Juin 2013 - 10:38

Lien vers le briefing et le départ d'Aigle.

Terres Désolées.
Quelque part entre Lutèce et l’Ile de la Cité.


« -Golf Trois, pour Citadelle, venons de passer de kilomètre six. Aucun incident particulier à déplorer.
-Compris, Golf Trois. Prochain contact au kilomètre sept. Terminé. »

Jusque là, le voyage s’était déroulé sans problèmes notables. L’allure du groupe, assez soutenue dans les premières centaines de mètres, s’était ralentit, pour économiser les hommes. Après un peu moins d’heure quarante-cinq de marche, l'escouade de ravitaillement et Aigle avaient fait un peu plus de la moitié du trajet. Le chef de l’escouade avait bien prévu son coup, et nous allions arriver à l’heure prévue sur l’Ile. Juste pour l’heure du repas en fait, ce qui laissait ensuite le temps au Major de retrouver le lieutenant Rinaldo, pour ensuite partir vers le Nord, direction le territoire des Malbranches. Le petit groupe longeait à présent les rives de la Seine,  dont les eaux, d’une couleur à mi-chemin entre le vert et le gris, répugnaient pas mal de monde. Quelques radpoissons sautaient parfois hors de l’eau, mais Aigle et les autres soldats étaient beaucoup trop loin pour qu’ils puissent être inquiétés par ces bestioles aquatiques. Pour le rob-homme, le voyage allait surement être tranquille. Pour s’attaquer à une douzaine d’hommes de la FNF, armés de fusils d’assaut, il fallait soit être fou, soit inconscient, soit avoir une très grosse motivation, les hommes et l’armement qui allaient avec. Enfin, le genre d’opération que la petite bande de psychotiques du coin ne risquait pas de monter. Le seul danger, à la rigueur, c’était la faune parfois hostile des Terres Désolées. Aigle observa quelques radpigeons qui passaient par là, planant lentement, tels des rapaces, au dessus des bâtiments en ruines de Paris. Les mètres défilaient, pas après pas. Quelques nuages passaient dans le ciel, cachant de temps en temps le soleil. Il ne faisait ni trop chaud, ni trop froid pour marcher. Enfin, Aigle, la chaleur, il s’en foutait. C’était un rob-homme, qui ne connaissait pas les systèmes de régulation de la température corporelle des humains. Le septième kilomètre passa, sans incidents non plus. Mais pourtant, juste après, plusieurs signaux inconnus apparurent dans la vision infrarouge des capteurs optiques d’Aigle, dans l’angle d’un immeuble. Instinctivement, il retira le cran de sureté de son fusil. Le chef de l’escouade le vit faire, et fit signe à ses hommes de s’arrêter. La colonne stoppa sa progression, et les soldats empoignèrent plus fermement leur arme.

« -Un problème, major ?
-Je sais pas… Des signaux infrarouges bizarres, là-bas… »

Ce faisant, il désigna le coin de l’immeuble. Trop petit pour être des humains ou des radpigeons, il se demandait quelle bestiole, si s’en était bien, pouvait se trouver là-bas.

« -Mouai. Ok les gars, on repart mais on reste sur ses gardes !
-Oui chef ! »

La réponse arriva quelques instants plus tard. Les signaux s’élevèrent brusquement, avant de décrire une courbe et de foncer sur Aigle et les hommes de Golf Trois.

« -Mouchams à midi ! »

Les hommes s’accroupirent, et visèrent rapidement les rapides insectes avec leur arme. Les traits lasers fusèrent, pour tenter de toucher les bestioles volant dans tous les sens. Deux d’entre elles tombèrent, mais le troisième s’approcha assez d’un soldat pour se planter dans sa jambe. Heureusement, elle n’eut pas le temps de faire plus, et fut abattu par le chef dans la seconde.

« -Ça va soldat ?
-Oui chef, elle a tapé dans les protections. Pas de mal.
-Très bien. Allez, continuons ! »

Le groupe reprit donc sa marche, et arriva environ une heure plus tard en vue de l’Ile de la Cité. Rassuré, les hommes baissèrent leurs armes, et s’engagèrent sur les ponts de pierres verrouillés par les barricades de la FNF. Le chef du groupe se présenta aux soldats en faction derrière les barrières improvisées.

«-Ravitaillement Golf trois !
-Content de vous voir les gars ! Vous connaissez le chemin, je vous retiens pas !»

La FNF avait installé un petit poste avancé dans les ruines du Palais du Justice, qui avait été réhabilité, après quelques années d’occupation. Les hommes rentrèrent dans la cour intérieure, passèrent la porte, et grimpèrent au deuxième étage pour déposer leurs lourds sacs. Une mission ravitaillement de plus qui venait de se passer sans encombre.

« -Bon, major, vous resterez bien manger avec nous ?
-Pourquoi pas. J’attends un autre soldat avant de repartir.
-Vous partez où d’ailleurs ?
-On doit allez réactiver une antenne-relais pour Linda, un peu plus au Nord, rien de bien excitant. »

Il omit volontairement de préciser que cette dernière se trouvait au beau milieu des Buttes Chaumont. Un soldat lança au Major une ration de combat classique, dans sa boite de conserve. Il l’ouvrit, et avala tranquillement le contenu de la boite, assis dans la cour intérieure. Plusieurs dizaines  de soldats occupaient l’endroit, facilement défendable, et au beau milieu des Terres Désolées. Ce poste avancé était donc un endroit stratégique pour la FNF, qui disposait ainsi d’une base capable d’abriter de nombreux hommes, pour les envoyer un peu partout dans Paris. L’ile, avec ses nombreux bâtiments et sa position idéale, faisait un peu office de zone franche, de halte où beaucoup de voyageurs passaient la nuit, pour éviter d’avoir à dormir dans les Terres Désolées. La radio longue portée du capitaine de Golf Trois grésilla. Il s’en saisit, s’éloigna de quelques pas, et revint vers le groupe, pour tendre le boitier surmonté d’une antenne à Aigle, qui le prit et le colla contre son oreille.

« -Tenez, c’est pour vous.
-Merci. Major Aigle au rapport.
-Major, juste pour vous informez que votre binôme devrait arriver sous peu, vous avez rendez-vous au poste huit. Alors prenez le temps de vous reposer au besoin, je veux que vous soyez en pleine forme pour cette mission.
-A vos ordres, capitaine. D’autres infos de dernière minute ?
-Négatif. Enfin, à la rigueur… Ce type est lieutenant, il sera donc votre supérieur direct en cas de grosse merde sur le terrain. Mais à priori, vu l’allure de la mission, opérez en coordination, c’est le mieux à faire.
-Très bien, merci capitaine. »

Aigle rendit la radio, et finit de manger sa ration de survie. Un autre groupe de soldats arriva dans la cour, rentrant visiblement d’une mission non loin de là. Aigle se leva, récupéra son fusil, et mit son sac sur le dos.

« -Eh bien, capitaine, merci pour la ballade et la ration.
-Pas de quoi. Merci à vous pour les mouchams.
-Pas de quoi non plus. Le poste huit, vous savez où c’est ?
-Normalement, deuxième étage. Prenez l’escalier là-bas, et allez à gauche.
-Merci capitaine. Bonne chance pour le retour.
-Bonne chance à vous pour cette antenne. »

Aigle monta rapidement les marches, et débusqua dans le couloir une porte portant l’indication poste huit. Il l'ouvrit, pour découvrir une salle vide avec quelques chaises et tables à l’intérieur. Il rentra, laissa la porte ouverte, et posa ses affaires à côté de lui. Il se dirigea vers la fenêtre la plus proche, l’ouvrit et regarda le décor qui s’offrait à lui. Maintenant, il n’avait plus qu’à attendre.
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Martin
MessageSujet: Re: Une journée en enfer   Ven 28 Juin 2013 - 14:22

Martin se reposait, comme tous les jours depuis 3 semaines. En gros depuis la remise de médaille et tout le tralala qui allait avec. Julie venait chaque jour pour voir si son nouveau chef ne voulait pas en finir avec la vie, mais en fait tout allait bien.
Martin se doutait qu’elle venait aussi pour vérifier de sa dissidence car on avait peur que le lieutenant se rebelle mais non. Tout allait bien.
La seule chose qui lui manquait c’était le poids d’une arme dans les mains, sauf qu’on le lui avait interdit, de peur qu’il se suicide.

« Lieutenant Rinaldo ?
- Lui-même.
- Le colonel Chan vous demande.
- Ok merci. »

Martin se leva et s’habilla pour l’occasion. Si son mentor l’appelait c’était qu’on avait une mission pour lui.
Quelques plantons le saluèrent quand il passa. Certains sous-off’ le reconnurent et le félicitèrent pour son action. Tous des gars de la section d’explo’. Tous des arrivistes qui croyaient qu’en venant dans son groupe on aurait droit à de l’action et donc à de l’avancement rapide. La seule chose qu’on trouvait ici-bas c’était la mort.
Devant le bureau de Chan, il vit sa coéquipière en tenue d’apparat.

« Vous aussi il vous a appelé ? demanda Julie
- J’ai bien l’impression. Vous savez vous étiez pas obligé de porter tout… ça.
- C’est la première fois que je le rencontre, je dois faire bonne impression.
- Mais oui, mais oui… »


Julie se vexa et faillit l’engueuler quand la porte s’ouvrit brusquement. C’était le colonel. Il adressa un grand sourire à Martin et lui fit un clin d’œil quand Julie rentra, après s’être présentée et avoir salué comme il le fallait son supérieur.

« Alors Martin ça va mieux ?
- Un peu, répondit sobrement l’intéressé.
- Heureusement que vous étiez là mademoiselle Grandieux. Sinon je pense que notre nouveau capitaine aurait beaucoup maigris.
- C’est normal, on doit aider les membres de son escouade et…
- Comment ça capitaine ? coupa Martin
- Et oui, tu es nommé capitaine car on manque d’officiers gradés sur le terrain et, je cite, « Les actions d’éclat du Lieutenant Rinaldo mène à penser qu’il est capable de mener des opérations d’envergure sur le terrain et de commander des grandes unités dans le cadre de missions d’importances capitales pour la République. » J’ai pas tout compris mais ça a l’air bien sur ton dossier vu que maintenant tu es capitaine.
- Et c’est quoi ma mission ?
- Réparer une antenne relais.
- C’est une blague ?
- Non, c’est l’État-major qui veut ça. On manque de gars de l’explo’, ils ont décidé d’envoyer une de leur machine et quelques gars isolés pour faire une équipe d’entretient-nettoyage.
- Ouais je vois… Et c’est qui mes gars ?
- Julie, la machine, il s’appelle Aigle j’ai pas beaucoup de truc sur lui. Paul Dubois un tech’ et Franck DeWitt, un bleu.
- Ouais, ça devrait être facile la mission.
- La seule chose qui pourrait être chiante c’est que c’est sur le territoire des Malebranches.
- Putain !
- Désolé mais c’est comme ça. Bon d’après le rapport Aigle est partit ce matin, le faites pas attendre. Les deux autres membres de ton équipe t’attendent chez le Fourrier. On se revoit après la mission. J’ai des propositions de membres pour ta future équipe.
- Ok, j’espère que c’est pas des bras cassés.
- Beaucoup trop de bleus à mon goût.
- On fait avec ce qu’on a, lança Martin en sortant du bureau »

Ses gars étaient bien chez le fourrier. Tous ils semblaient un peu nerveux et ils saluèrent leur chef avec précipitation quand il entra dans la pièce.

« Repos les gars. Je prends mon équipement et on y va. »

Il choisit ses armes habituelles qui l’attendaient sagement devant son armure de combat. Chan avait dû prévoir le coup.
Après s’être habillé ils sortirent tous de Lutèce direction le poste huit. L’ordre de mission se trouvait avec son équipement et Martin put le lire tandis qu’ils marchaient vers leur mission ou leur mort.
Il y avait aussi les dossiers des membres de son équipe. Sauf d’Aigle. Etrange mais d’après les explications de Chan c’était plutôt normal. Les vieux n’aimaient pas trop qu’on fouille dans leurs projets technologiques.

« Dites chef y’aura des gens à buter, demanda Franck
- Calme-toi petit, le mieux c’est qu’il ne se passe rien. Pas de tir pas de problème.
- Ouais mais si je me suis engagé c’est pour buter des psychos. Les anciens mon dit qu’il y’en aurait plein vers là où on va.
- On s’estimera heureux si on les trouve avant eux.
- Pourquoi ?
- Tes anciens t’ont pas raconté  ce qu’on dit sur les Malebranches ?
- Non pas trop.
- Eh bien si tu savais tu serais pas aussi pressé que ça de les rencontrer.
- Ah bon ? Bah désolé je savais pas. »

S’en suivit un long monologue du jeune soldat sur ces vieux qui savaient plus quoi faire pour faire peur au nouveau et que ce genre du bizutage était inadmissible. Bla bla bla bla bla…
Le tech’ discutait avec Julie et ils semblaient bien s’entendre, cela agaçait le capitaine même s’il ne comprenait pas trop pourquoi.

« Je crois qu’on est arrivé, dit Martin »

Un troufion se trouvait dans le coin, il montait la garde. Il fumait une clope. Pas du tout attentif. En cas d’attaque toute son équipe se retrouverait dans la merde, la grosse, celle qui prends aux tripes et qui va jusqu’au cou.
De son temps ils auraient été deux déjà, puis rien ne serait passé et tout le monde aurait été prévenue de l’arrivé d’un groupe.

« Soldat.
- Mon capitaine, salua le soldat en voyant les trois barrettes sur l’épaule gauche de l’armure de Martin.
- Repos. On vient pour l’antenne relais. C’est par où le poste huit ?
- Par-là  chef. Il désigna une porte. Vous montez l’escalier et vous tomberez sur une porte, ce sera écrit dessus.
- Merci mon gars. »

Aigle les attendait dans la pièce qu’était le poste huit. Putain, pour un robot il cachait bien son jeu. Ça devait être une de ses machines qui ressemblait à des hommes comme deux gouttes d’eau.

« Salut, je suis le capitaine Rinaldo. Voici mon équipe : le docteur Grandieux, le caporal Dubois technicien, il est là pour l’antenne et le soldat DeWitt. Je propose qu’on y aille maintenant. Plus vite on en a fini mieux c’est. »
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Aigle
MessageSujet: Re: Une journée en enfer   Ven 28 Juin 2013 - 17:07

Ile de la Cité, Palais de Justice.
Base avancée de la FNF.


Aigle attendait depuis un petit quart d’heure, tranquillement accoudé à la fenêtre, quand es bruits de pas le firent se retourner. Un homme portant les barrettes de capitaine, accompagné par une femme et deux hommes entrèrent dans la petite salle. Aigle salua le capitaine, qui lui rendit son salut, avant de se présenter.

« -Salut, je suis le capitaine Rinaldo. Voici mon équipe : le docteur Grandieux ; le caporal Dubois, technicien, il est là pour l’antenne ; et le soldat DeWitt. Je propose qu’on y aille maintenant. Plus vite on en a fini mieux c’est. »

Capitaine ? Visiblement, le lieutenant avait été promu entre son briefing et l’heure actuelle. Mais mieux, il n’était pas seul. Ensemble, ils formaient une équipe de cinq hommes, ce qui leur laissait plus de possibilités. Et un technicien aussi… Aigle avait l’impression que ces hommes n’étaient même pas passés par sa chaine de commandement. L’ordre avait du être donné d’autre part, pour qu’on lui envoie quatre autres membres, alors qu’il n’était censé retrouver qu’un seul homme sur l’Ile. Les joies de la hiérarchie militaire… C’était limite si parfois, les différentes chaines de commandement ne se tiraient pas inconsciemment dans les pattes.

« -A vos ordres, capitaine. On m’avait averti que je serais sans doute seul, au mieux accompagné par un seul soldat pour cette mission, mais les choses ont du évoluer. »

Aigle récupéra son sac, et sortit la mallette, contenant le matériel pour réparer l’antenne, qu’on lui avait confiée à Lutèce. Il prit son sac sur le dos, son fusil d’assaut dans une main, et suivit le reste du groupe qui s’était déjà remit en route. Il se mit à la hauteur du technicien, et lui tendit la mallette, ainsi que la clef qu’il portait autour de son coup

« -Tenez, on m’avait confié ça à Lutèce, après mon briefing. La boite contient une micro-pile et un codeur-décrypteur. Mais vu que vous êtes-là, je pense que vous vous en sortirez mieux que moi.
-Merci Major. Je verrai ce que je peux faire une fois sur place.
-Vous vous démerderez sans doute mieux que moi. J’ai eu deux minutes pour tout assimiler. En plus, si l’antenne n’est pas foutue comme on me l’a indiqué, je n’aurais pas pu faire grand-chose. »

Le techniciens fourra la boite noire dans son sac, et accrocha ma clef autour de son cou, comment l’avait fait Aigle quelques heures plus tôt. Les cinq membres de l’escouade descendirent l’escalier principal en trottinant, avant de traverser la cour intérieure, pour finalement se retrouver sur les larges esplanades de l’Ile de la Cité. L’escouade prit un pont au Nord de l’Ile, pour finalement se retrouver dans les terres Désolées. Aigle fit quelques pas en courant, et monta à la hauteur de Rinaldo.

« -Capitaine, On a un peu moins de six kilomètres à faire, ce qui fait qu’on sera sur zone dans un bonne heure. On a largement le temps d’effectuer une reconnaissance, du point de faire le tour du territoire Malebranche pour voir quel est l’endroit le plus facile pour s’infiltrer. Mais pour ma part, je préférerai qu’on attende la tombée de la nuit voir la nuit complète pour passer à l’action.
-On verra, major. »

Pour le moment, le supérieur d’Aigle n’était pas très causant. Aussi se contenta-t-il de la suivre sans poser de question. Un jeune soldat fermait la marche. Jeune, mais sûr de lui, presque un air arrogant. Ce type n’avait pas du aller beaucoup de fois sur le terrain. Aigle ralentit volontairement son rythme de marche, pour repasser derrière. Non pas qu’il ne faisait pas confiance à ce bleu, mais il se sentait plus rassuré. Le capitaine qui ouvrait la marche avait l’air expérimenté, aussi le reste de la colonne était-il bien encadré. Le bleu ralentit de nouveau, pour se trouver au niveau d’Aigle.

« -Dîtes, c’est vrai que vous êtes une de ces machines là ?
-Je préfère le terme de rob-homme. Mais oui, j’en suis une.
-Putain ! Vous avez quel âge ?
-Cent vingt huit ans, si on se réfère à vos années classiques.
-Sérieux ? Vous avez connu le monde d’avant alors ? C’était comment ?
-J’ai surtout connu la guerre. Je n’ai presque connu que ça. Après, il m’est arrivé deux trois bricoles qui font que je ne t’en dirai pas plus sur ce qu’il s’est passé depuis le Jour de Feu.
-Ah ouai ? Il vous est arrivé quoi ?
-Des trucs. T’as pas forcément besoin de savoir. »

Le jeune soldat se renfrogna, et grommela. Visiblement, il ne s’attendait pas à essuyer un refus aussi direct ; mais Aigle n’avait pas forcément envie de dévoiler son passé au premier soldat venu. Après quelques dizaines de mètres, il reprit malgré tout la parole.

« -En tout cas, j’espère qu’on va tuer des psychotiques ! »

Aigle soupira. Ce type ne devait même pas savoir qui étaient les Malbranches. Sinon, il n’aurait jamais sortit cette phrase avec un tel enthousiasme dans sa voix. Le capitaine Rinaldo se retourna brièvement, et jeta un regard noir le soldat, qui ne s’en aperçu même pas.

« -Je serai toi, je me calmerais. Je ne pense pas que ton capitaine soit assez fou pour risquer une attaque de front face à ces timbrés. Plus on sera discret, mieux se sera.
-Vous avez quoi contre ces types ? Qu’est ce qu’ils ont fait ? Le capitaine m’a dit la même chose tout l’heure, ce n’était pas une putain d’invention pour me foutre les boules ?
-Oh que non. Et je vais rien te dire, car si je te raconte tout ce que je sais, tu te casserais avant même de voir leur territoire.  Non pas que je remette ton courage en doute, mais ces types sont… Infernaux. »

Le jeune se renfrogna de nouveau, accéléra le pas, et mit un peu de distance entre lui et Aigle. Au moins semblait-il calmé. Trois soldats n’allaient pas êtres de trop pour protéger le technicien et le doc, bien qu’ils soient tous deux armés. Le petit groupe marchait tranquillement, et sa rapprochait petit à petit du territoire occupé par les Malbranches. Tant qu’ils restaient discrètement à l’écart, ils n’avaient rien à craindre. En revanche, quand ils se trouveraient au beau milieu, cela risquait d’être une autre paire de manche. Par acquis de conscience, Aigle retira le chargeur qu’on lui avait fourni pour son fusil d’assaut, s’assura qu’il était plein, et le réinséra dans la crosse de l’arme. Il aimait bien cette arme, c’était un modèle assez rare, qui lui avait été d’un grand secours à plusieurs reprises. Il le tint d’une main, le temps de s’assurer que ses autres chargeurs étaient bien à portée sur sa veste, puis le colla tranquillement contre son gilet pare-balles. La fin du trajet se fit sans encombre. Les voyages dans les Terres Désolées étaient toujours connus comme très dangereux, mais au final… A part quelques attaques animales et quelques psychotiques, Aigle ne voyait pas grand-chose. Il fallait aussi dire que les psychotiques commençaient à se tenir tranquille à l’égard de la FNF, même pour un petit groupe de cinq hommes que le sien. Mais la situation risquait de changer au milieu du territoire Malbranches. FNF ou pas FNF, ces adeptes de l’enfer n’allaient pas se gêner pour attirer des ennuis à Aigle, Rinaldo, Grandieux, Dubois et DeWitt.

Spoiler:
 


Dernière édition par Aigle le Jeu 25 Juil 2013 - 16:36, édité 1 fois
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Martin
MessageSujet: Re: Une journée en enfer   Sam 13 Juil 2013 - 18:56

Aigle fila son matos au techno. Punaise même sur ça ils s’étaient pas entendu. Le dialogue, toujours le dialogue. Base de la réussite les gars, c’est ce qu’on apprend à l’école militaire. Sauf que comme d’hab les explo’ et les gars de l’infanterie pouvaient pas se blairer donc ils avaient envoyé chacun leur gars sur une même mission. Quelle bande d’idiot.

« Capitaine, On a un peu moins de six kilomètres à faire, ce qui fait qu’on sera sur zone dans un bonne heure. On a largement le temps d’effectuer une reconnaissance, du point de faire le tour du territoire Malebranche pour voir quel est l’endroit le plus facile pour s’infiltrer. Mais pour ma part, je préférerai qu’on attende la tombée de la nuit voir la nuit complète pour passer à l’action.
-On verra, major. »

Pas con le robot. Ça devait être dans ses circuits. La technologie. Il s’y était jamais vraiment intéressé sauf si ça faisait la différence sur le champ de bataille. Martin vérifia cependant que cette action puisse être possible. Il avait son casque a vision nocturne, le doc aussi, le bleu avait pris tout ce qu’il pouvait porter de peur de manquer au cas où. Seul le tech et Aigle n’avait rien. Dubois avait surement une lampe torche. Le robot par contre… Peut-être une vision thermique incluse dans ses yeux. Fin bref, ce serait possible.

Martin se mit à hauteur de Julie. Il avait besoin de savoir si elle était prête pour une mission plus violente que ce dont elle était habitué. C’est vrai elle était médecin, pas soldat.

« Alors ça va ? se lança-t-il
- Ça pourrait être mieux, on part un peu comme ça sans aucune préparation.
- C’est ça la section exploration.
- Oui mais quand même, j’aurais préféré pouvoir mieux connaitre les lieux si jamais on tombe dans une embuscade. C’est important si jamais on a des blessés, pour les évacuer, pour…
- Ne t’inquiète pas pour ça, coupa le Capitaine. Déjà on est seul, personne ne viendra nous chercher. Ensuite on est censé être discret et agir de nuit donc on se fera pas attraper par les Malbranches.
- Ça me rassure beaucoup.
- Je sais, rigole Martin. On est des soldats, on est pas là pour éplucher des patates. Mais on fera tout pour s’en sortir. Je te le promets.
- Y’a intérêt. »

Quelques centaines de mètres après être sorti de l’île et prit le boulevard Sébastopol ils perdirent la connexion avec LINDA. Franck surprit tapota son casque en pensant que ça allait changer quelque chose. Vu qu’ils avaient perdu toute communication radio, que ce soit entre eux ou avec l’extérieur Martin préféra mettre les choses au clair avec toute l’équipe. Il retira son casque et leur fit signe de s’approcher.

« Bon on est sorti de la couverture radio, on est maintenant tout seul. Le territoire des Malbranches est juste à côté de notre objectif, qui lui est pas loin. On va aller se retrancher jusqu’à la tombée de la nuit, c’est-à-dire dans environ deux heures pour on va y aller. Le but c’est de rester discret, la réparation ne devrait pas prendre trop de temps, si Dieu le veut, mais on sait jamais. Je vous fais confiance. »

Toute l’équipe hocha la tête et ils se mirent en quête d’un lieu où patienter.

« J’ai trouvé un truc chef, dit Franck »

C’était un vieil immeuble qui semblait vide. La porte était bloqué et malgré tous les principes de discrétion et de sécurité Martin défonça la porte à coup de crosse. L’entrée était sale, l’escalier s’était effondré. Pas de trace de vie.

« On prend le salon », dit le Capitaine quand il découvrit les pièces du rez de chaussé. Il restait un vieux canapé et quelques fauteuils défoncé par le temps.
Plus que deux heures à tenir.
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Aigle
MessageSujet: Re: Une journée en enfer   Lun 15 Juil 2013 - 18:08

Quelque part dans les Terres Désolées, non loin du territoire Malebranche.

Le déplacement se passa sans encombre. Le capitaine Rinaldo en tête, Aigle fermant la marche, le petit groupe avançait, restant à l’affut d’un éventuel danger. Dans la vision virtuelle d’Aigle, le niveau du réseau de données avec LINDA diminuait petit à petit. Soudain, la connexion avec l’intelligence artificielle fut perdue. Visiblement, ils venaient de sortir de la couverture radio offerte par les antennes sous contrôle de la FNF. Rinaldo s’arrêta un peu plus loin pour faire le point avec le reste de la troupe.

« -Bon on est sorti de la couverture radio, on est maintenant tout seul. Le territoire des Malbranches est juste à côté de notre objectif, qui lui est pas loin. On va aller se retrancher jusqu’à la tombée de la nuit, c’est-à-dire dans environ deux heures pour on va y aller. Le but c’est de rester discret, la réparation ne devrait pas prendre trop de temps, si Dieu le veut, mais on sait jamais. Je vous fais confiance. »

Aigle opina et reprit la route. Le jeune soldat DeWitt tournait sans cesse la tête, cherchant quelque chose qui leur permettrait de s’abriter. Il découvrit quelques minutes plus tard un immeuble, dont le capitaine enfonça la porte à coup de crosse. A l’intérieur, ce n’était pas vraiment le grand luxe, mais cela suffisait pour patienter les deux heures avant la tombée de la nuit. L’équipe s’installa dans un reste de salon. Aigle se trouva un bloc de pierre venant à coup sûr de l’escalier qui s’était effondré, et s’assit dessus, posant son fusil d’assaut juste à côté de lui. Il se mit à réfléchir sur le moyen d’infiltrer le territoire Malebranche.

« -Capitaine, au final, on fait comment pour l’infiltration ? Je pense qu’il faudrait mieux rester grouper, mais bon, c’est vous le chef.
-Le mieux sera de voir sur zone, en fonction de la situation. Vous pourrez voir de nuit ?
-Comme en plein jour. Vision IR et thermique, amplificateur de lumière. Niveau vision nocturne, je suis au point.
-Ok, très bien. »

Aigle fit rapidement le tour de la maison, sans rien trouver d’intéressant. La seule véritable chose à faire, c’était attendre… Ou alors…

« -Capitaine, je vais voir s’il y a un accès aux toits dans le coin. On aura p’tet moyen d’avoir une vue d’ensemble. »

Le rob-homme se leva de son bloc de pierre et essaya de voir s’il y avait moyen de grimper directement depuis l’escalier de la maison, bien qu’il soit effondré. La partie haute était encore intacte, il poussa donc quelques blocs au sol pour les agencer en une sorte de petite pyramide, sur laquelle il monta. Il fit un petit saut, juste pour accrocher ses bras sur le bord de la dernière marche, avant de se hisser à l’étage. Le reste de l’escalier était heureusement intact, et il put monter sans difficultés au dernier étage. Restait à trouver l’accès au toit. Il le découvrit sous la forme d’une petite trappe dans un mur pentu. Il passa la tête à travers, et après s’être assuré qu’il pouvait passer dehors, sortit sur le toit parisien. Il était sur la façade opposée au territoire Malebranche, aussi fit-il quelques pas pour grimper sur la crête de l’immeuble. Il s’allongea, et à présent, seule sa tête dépassait du côté où se trouvait l’ennemi.

Putain, ils sont combien déjà les Malebranche, d’après les derniers rapports ? Une petite centaine de fanatiques ? Bordel, on n’est pas rentrés à Lutèce.

Aigle prit son fusil d’assaut dans le dos, le posa sur la crête de toit, et observa le Parc des Buttes Chaumont, à un petit kilomètre de là, à travers le viseur légèrement grossissant de son arme. Le Parc formait le cœur du territoire Malebranche, mais celui-ci s’étendait un peu aux alentours, sur presque la totalité du dix-neuvième arrondissement. De là où il était, il put distinguer l’antenne, cible de toute son attention. Et comme prévue, elle était au centre du Parc. Comme par hasard, un des points les plus difficile à atteindre. Aigle resta sur sa position de longues minutes, observant les quelques Malebranche qui déambulaient dans les rues, sans se soucier de l’extérieur. Cela pouvait être un avantage. Tant que vous n’étiez pas chez eux, les Malebranche n’avaient aucune raison de vous en vouloir. A l’intérieur, c’était une autre histoire, mais à l’extérieur, c’était normalement sans risque. L’unité pourrait donc s’approcher d’assez prêt. Le tout étant ensuite de s’infiltrer le plus discrètement possible.

A moins de faire diversion… Mais comment…

Aigle pensa à une mission qu’il avait effectuée dernièrement, et où il avait approché la cible en sautant de toit en toit. Bon, il avait failli tomber une fois, mais finalement, sa méthode s’était avérée payante, puisqu’il s’était retrouvé presque au dessus de la position visée.

Mouai. A tenter, on verra avec Rinaldo tout à l’heure.

Le soleil commençait à décliner dans les Terres Désolées, il allait donc bientôt être l’heure de partir. Aigle quitta son perchoir, et redescendit au premier étage, là où finissait l’escalier. Il se laissa tomber dans le vide, pliant juste un peu les jambes pour amortir le choc. Dans le salon, le capitaine et les trois autres membres attendaient. Aigle les rejoignit et s’assit sur son bloc de pierre.

« -Capitaine, j’ai peut-être une idée. Je pourrais faire diversion d’un côté de leur territoire, pendant que vous vous infiltrerez par le côté opposé. Et sinon, j’ai déjà expérimenté ça une ou deux fois, on peut tenter de s’approcher par les toits. Enfin, faudra faire gaffe, car quelqu’un tombe, on est dans la merde… Moi ça me posera pas de problèmes, mais une chut de quinze mètre, ça ne pardonne pas.»

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Martin
MessageSujet: Re: Une journée en enfer   Mer 24 Juil 2013 - 18:07

Dewitt jetait des cailloux pour tromper l'ennuie. Le toc que faisait l'objet dérangeait Martin. Il nettoyait ses armes, ça faisait quasiment deux mois qui les avaient pas touché et même s'il savait qu'on s'en était occupé pour lui on était jamais mieux servit que par soi même.
Julie et le technicien discutaient à voix basse. Et même s'il était prêt d'eux le capitaine n'entendait pas ce qu'ils pouvaient bien se dire. Ça l'énervait un peu. Il aurait bien aimé que Aigle soit là, discuter avec lui l’intéresser. Comment c'était d'être un robot ?

« Bon mais qu'est ce qu'il fout Aigle ? lança le capitaine pour briser le silence et l'oppression qu'il ressentait.
- J'en sait rien, c'est vrai qu'il est sur le toit depuis longtemps, dit Dewitt
- Il a peut être un problème, dit Julie.
- Je pense pas, répondit le technicien, il a l'air de savoir se débrouiller.
- Ouais, sûrement mais j'aime pas ça. Je vais aller voir ce qu'il fout. »

Martin se leva et arma son FNF 90, on était jamais assez prudent. Dewitt l'imita, il devait être impatient de rentrer dans l'action. Julie allait les suivre quand Aigle rentra dans la pièce. Tout les trois se rassirent. Le capitaine vit que Dubois n'avait pas bougé d'un poil, quel courage. Il allait avoir l’œil sur lui.
Aigle s'assit, il ne semblait pas avoir fait un seul effort physique alors qu'il avait escaladé un immeuble effondré. N'importe quel humain aurait au moins transpiré. C'était l'avenir ce truc.

« Capitaine, j’ai peut-être une idée. Je pourrais faire diversion d’un côté de leur territoire, pendant que vous vous infiltrerez par le côté opposé. Et sinon, j’ai déjà expérimenté ça une ou deux fois, on peut tenter de s’approcher par les toits. Enfin, faudra faire gaffe, car quelqu’un tombe, on est dans la merde… Moi ça me posera pas de problèmes, mais une chute de quinze mètre, ça ne pardonne pas.»

Martin réfléchit. Il avait besoin d'une carte pour voir comment les idées d'Aigle pouvait se réaliser. Linda était mort ici, mais par chance un fourrier avait était assez intelligent pour lui fournir un plan de la zone. Avec une précision telle qu'il pouvait savoir quel bâtiment était effondré et lequel non. Encore du bon travail de la section d'exploration. Il manquait seulement des informations sur le territoire de Malebranches. De veilles informations servaient donc de base au plan.

« Je vois comment on peut faire ça. Major, vous Dubois et moi même on va aller sur le toit. D'après la carte j'aurais assez de champ de vision pour vous couvrir dans le parc. Vous deux vous passerez par les toits, Aigle vous porterez l'équipement lourd du sergent. Je pense que vous aurez moins de mal que lui.
- Et nous qu'est ce qu'on fait chef ? demanda le jeune Dewitt
- C'est très simple, avec Julie vous allez faire diversion.
- Mais comment ? s'exclama le médecin paniquée
- Très simple, normalement monsieur Dubois a un peu d'explosif avec un détonateur, je me trompe ?
- Non, j'en ai bien. Mais vous êtes sur ?
- A 100%. Bref, vous aller jusqu'au limite du territoire Malebranche et vous allez faire sauter un truc. Je compte sur vous pour pas vous faire prendre. Ensuite repli jusque ici.
- Et nous on fait quoi ? demanda  Dubois
- Vous passez par les toits, comme je vous l'ai fait savoir tout à l'heure. Ensuite vous patienterez jusqu'à l'explosion. Vous attendez 10 secondes, plus ou moins, et vous y allez. Si vous voyez des hostiles attendez un peu, je m'en occuperais. Normalement ça devrait aller.
- Ouais mais l'explosion les retardera que quelques minutes.
- C'est vrai, si vous le sentez vous pouvez faire une résistance, tirez sur tout ce qui bouge. Vous aurez qu'à séparer l'explosif en deux. Une première explosion pour attirer les hostiles. Vous les retenez un maximum puis dès que la pression est trop lourde seconde explosion puis retrait vers la maison.
- Et si on a des blessés ? demanda le doc.
- Si c'est Dewitt vous le soignez.
- Et si c'est l'un de vous trois ?
- Évacuation si jamais on en a besoin, mais n'oubliez pas la mission passe avant tout. Si jamais l'un d'entre nous se fait prendre on pourra plus rien pour lui. Si la mission est un succès je ferais tout pour venir le chercher. Mais la mission d'abord. Préparez vous, je vous laisse une dizaines de minutes. »

Tout était dit. Martin monta sur le toit. L'ascension fut plus rude que prévu et il eut du mal à faire passer tout son équipement. Après plusieurs minutes d'effort il parvint au toit. Là haut il sortit son M40 de sa sacoche et il commença à le monter. Il avait environ une trentaine de balle. Ça devrait suffire. C'était même un peu trop, il se demandait si le fourrier n'avait pas été trop généreux. Ca représentait 6 chargeurs de 5 balles. Pas mal.

Il s'allongea et ajusta son viseur. Il avait toute la zone sous les yeux. Il vit deux patrouilles de Malebranche ainsi que Julie et Dewitt partir pour leur mission. Quelques instants plus tard Aigle et Dubois le rejoignirent sur le toit.

« J'espère que vous êtes prêts messieurs. »
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Aigle
MessageSujet: Re: Une journée en enfer   Jeu 25 Juil 2013 - 16:42

Quelques minutes plus tard, de nouveau sur les toits.

Après qu’Aigle soit revenu dans le salon où attendait le reste de l’escouade, le capitaine Rinaldo réfléchit quelques instants, et dicta son plan d’action. Se diviser en deux groupes, l’un pour faire diversion, l’autre pour l’infiltration, tandis que le capitaine en couverture avec son fusil de précision. Aigle ne voyait pas d’objection pour sa part, aussi se contenta-t-il d’hocher la tête en signe d’accord. Le capitaine monta ensuite en haut de l’immeuble, tandis que le docteur et DeWitt quittaient le bâtiment pour aller poser l’explosif un peu plus loin, et que le technicien passait son lourd équipement au rob-homme.

« -Va falloir être efficace, major.
-Ouai. La nuit tombe, ça sera plus discret. Je passerai juste devant vous, restez bien derrière.
-Si on pouvait éviter d’ameuter tous les Malebranches…
-Ouai. Je ne vais peut-être pas sortir le fusil d’assaut de suite, le PL-A1 sera plus discret. Si la situation se complique trop, je sortirai le gros calibre.
-Il faut compter sur l’explosion et sur la couverture du capitaine… S’il fait bien son boulot, ils devraient plus être attirés par l’extérieur de leur territoire que par l’intérieur.
-Je préfère être prudent. Si on arrive à passer discrètement, on fonce directement à l’antenne, vous faîtes votre boulot et on repart. Je vous couvrirai pendant les réparations, vous pensez en avoir pour combien de temps ?
-Aucune idée, ça dépendra de ce qu’on trouve sur place.
-Très bien. Restez bien collé à moi, pas envie de vous perdre en chemin.
-Si ce n’est pas indiscret major, vous faisiez quoi… avant ? »

Aigle soupira, mais il faisait plus confiance à ce technicien qui semblait quand même avoir un minimum d’expérience qu’à un bleu. Aussi s’autorisa-t-il à répondre, bien qu’il n’était pas toujours très enclin à dévoiler son passé comme ça.

« -J’étais dans les FIE, les Forces d’Interventions Extérieures. On m’a envoyé derrière les lignes ennemies durant ce que vous appelez la Guerre des Ressources, j’ai fait le front allemand, de la résistance en France lors de l’occupation chinoise, et du sabotage dans les Pyrénées. D’ailleurs… C’est là que j’ai eu un petit souci de parcours, je suis resté enterré dans les montagnes, en état de stase, pendant une bonne centaine d’années.
-Ah oui quand même… Au moins, vous avez un peu d’expérience niveau infiltration…
-Ouai, mais ça fait longtemps que je n’ai pas fait une mission dans le genre… Sinon, vous, vous dépendez de qui ?
-Le capitaine Rinaldo prend directement ses ordres du Colonel Chan.
-Ok… Ca explique pas mal de choses. A la base, je devais être plus ou moins seul, et finalement, je me retrouve avec quatre autres personnes…
-Les joies de la coordination inter-service, je suppose.
-Ouai. Ce n’était pas pareil, avant… Bon, ne trainons pas ! »

Aigle ajuste la longueur des lanières du lourd sac du technicien, histoire qu’il soit bien collé contre son dos, bloqua son fusil d’assaut que le côté, pour que ce dernier ne le gène plus, et il quitta le salon avec Dubois. Les deux hommes montèrent, et retrouvèrent Rinaldo, qui s’était mis en position de tir sur le toit de l’immeuble.

« -J’espère que vous êtes prêts, messieurs.
-Toujours, capitaine. On va se rapprocher un peu du Parc, et descendre dans un bâtiment pour être prêts ; on entendra quand même l’explosion. »

Là-haut, sur les toits, Aigle et Dubois passèrent sur l’immeuble voisin, pour se retrouver face au territoire Malebranches, juste de l’autre côté de la rue. Ils descendirent à l’intérieur, pour se poster au deuxième étage, juste à côté d’une fenêtre. Jetant de temps à autres un furtif coup d’œil à travers l’ouverture, ils attendaient que le moment se présente, pour sortir de l’immeuble, traverser la rue, et s’infiltrer. En chuchotant, ils se donnaient les dernières infos.

« -Merde, y’a une sentinelle là…
-Rinaldo doit l’avoir dans sa ligne de mire. Elle tombera au sol dès que la bombe aura explosée. Bon, vous voyez le croisement, là-bas ? Dès qu’on sort, on fonce, et on se planque dans le bâtiment en face, ok ?
-Ça roule. Ça ne devrait plus tarder.
-Très bien, descendons, histoire d’être prêts. »

Aigle et Dubois quittèrent leur position en rasant le sol, et se retrouvèrent dans le hall d’entrée de l’immeuble, caché derrière les murs. La porte n’existait plus, et donnait directement sur la rue, où se trouvait la sentinelle, à quelques dizaines de mètres d’eux. Aigle sortit silencieusement son PL-A1, remonta son foulard sur la moitié de son visage, et se tint prêt.

Allez. C’est parti.

La bombe explosa peu après, sur une autre partie de la bordure du territoire Malebranche. Dix secondes plus tard, Aigle et Dubois se lançait dans la rue. La sentinelle avait été alertée par le bruit de l’explosion, mais à peine eut-elle vue les deux soldats qu’elle s’effondrait au sol. La détonation leur parvint une fraction de seconde plus tard ; le capitaine venait de faire son premier carton.

« -Aidez-moi, on va le planquer dans l’immeuble, là. »

Aigle attrapa le corps inerte du Malebranche par-dessous les épaules, tandis que Dubois tenait les jambes. Le corps fut déplacé à l’intérieur d’un immeuble, dans un recoin sombre, histoire de ne pas attirer l’attention d’éventuels Malebranches passa par là. Pistolet au poing, Aigle sortit, suivit par le technicien. Ils longèrent les bâtiments en ruines, formant la frontière avec le Parc des Buttes Chaumont, véritable cœur du territoire occupé par les fanatiques.

« -L’entrée de la station de métro là-bas, maintenant ! »

Aigle continua de courir, et glissa au sol, pour se retrouver dans le creux formé par l’entrée de la bouche menant aux tunnels. Juste au dessus, on pouvait encore distinguer l’inscription Buttes Chaumont, du nom de la station où ils se trouvaient. Deux détonations leur parvinrent : visiblement, DeWitt et le médecin avaient un peu de compagnie, et calmaient le jeu pour éviter d’être débordés. Aigle et Dubois étaient dès à présent juste à l’intérieur du Parc, et à quelques mètres à peine de la rue le longeant. Autour d’eux, la luminosité diminuait petit à petit, idéal pour s’infiltrer discrètement.

« -Prêt à plonger au cœur de l’enfer, caporal ?
-Pas trop le choix, j’imagine.
-En effet. A partit de maintenant, les choses sérieuses commencent. On va avoir des Malebranches partout, j’espère que le capitaine pourra couvrir le plus longtemps possible. On bouge ! »
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Martin
MessageSujet: Re: Une journée en enfer   Lun 29 Juil 2013 - 17:47

Tout le monde était prêt. Il ne manquait plus que l’explosion pour que le spectacle débute. Un Malebranche venait de sortir d’un immeuble. Par chance Martin l’avait vu. Aigle aussi car personne ne sortit, c’était à son tour de jouer. Pas de radio mais le bon sens et l’expérience de chacun de ses soldats allaient faire que tout se passerait sur des roulettes.
Kaboum et crac. Un tir, un mort.
Il avait tiré dès que la poussière et la lumière de l’explosion avait surgit dans son champ de vision par contre le claquement du tir se fit entendre une seconde après à cause de l’écho. Le capitaine espérait qu’aucun psycho ne serait capable de remonter au départ du tir. Sinon il aurait chaud au fesse dans pas longtemps.
Martin vit Aigle et le tech sortir de leur couvert. Il couvrit la zone, personne avant longtemps.
Il était temps de s’occuper de Julie et Dewitt. Pour l’instant juste trois malebranches étaient sur eux. Dewitt, arrivait à les retenir tandis que Julie préparait du C4 pour leur fuite future.
Martin ajusta sa lunette pour arrêter d’éventuels renforts qui arrivaient du parc, toujours ça en moins pour Aigle et Dubois.

Tout se passait comme prévue. Martin tua deux Malebranches seuls qui surveillaient le parc. Il ne voyait plus personne.
Les assaillants du groupe diversion s’étaient cachés dans un immeuble pour rester à l’abri des tirs peu précis mais dangereux de Dewitt.
Aigle et Dubois avaient disparus de son champ de vision, à couvert dans les rues étroites autour du parc.
La nuit tombait, et malgré ses lunettes à vision nocturne il avait du mal à voir dans les ombres. Il devait bouger. Martin vérifia une dernière fois les alentours et prit son matos.
Il sauta sur un balcon dont le garde-fou était détruit. Le toit était inaccessible mais il était sûr que de là il pourrait atteindre les hauteurs facilement.
Cela lui prit une quinzaine de minutes avant de trouver un poste de visée digne de ce nom et qui couvrait une partie qui lui était caché précédemment. Il s’installa confortablement sûr que tout allait pour le mieux pour ses coéquipiers.
Sauf que non en fait, Dewitt peinait à garder la tête levé et seul ses tirs disciplinés en rafales courtes tenaient les Malebranches en respect, mais ils avançaient inexorablement. Julie faisait de son mieux pour aider le jeune homme mais son entrainement tenait plus du soin que du combat urbain.
Le plus important était quand même Aigle et Dubois. La tour était visible mais il ne vit personne autour. Seul un groupe d’une demi-douzaine de psychotiques montait vers elle.
Martin visa celui qui semblait le chef. Une sorte de grande maigre, avec les cheveux rouges et la peau recouverte de tatouages et autres objets étranges.
Elle hurlait sur un nouveau venu, qu’on repérait facilement car il avait la peau encore vierge de tout signes qui l’apparentait à un cercle. De plus les autres membres faisaient un cercle autour d’elle pour la protéger. Ça devait être la responsable du parc, où ce qui s’en rapprochait le plus.
Martin avait une grande connaissance des gangs, tributs et bandes criminelles de Paris, du moins celle connus par la FNF. Une partie de son rôle consistait à les étudier pour mieux pouvoir les combattre. « Le savoir c’est le pouvoir ».

Il régla sa lunette, remit une balle dans la chambre. Son casque lui donnait des informations visuelles comme le taux d’humidité ou la vitesse du vent, voir plus quand Linda était à porté, mais là il était hors connexion.
Cela voulait dire deux choses. Qu’Aigle et Dubois n’avaient pas fini la mission et que personne ne saurait s’ils étaient en danger. Super pour le moral, mais ils étaient au courant.
Martin tira, sur de son coup. Sauf qu’on coup de vent fourbe fit dévier sa balle. Pas suffisamment pour ne pas toucher sa cible mais bien assez pour ne pas la tuer.
Le choc fut rude pour la chef psychotique. Elle tomba lourdement au sol, l’épaule suffisamment détruite pour qu’au final un médecin décide de lui couper le bras depuis l’épaule pour sauver le reste.
Le reste du groupe réagit plutôt rapidement, sauf le nouveau qui se pissa dessus avant de chercher un couvert. Les autres firent de même, sans le premier, tout en cherchant d’où venait le tir. Ils cherchèrent quelques secondes dans la direction de Martin quand l’un d’entre eux le vit.
Le soleil se couchait, et les rayons à la verticale s’étaient reflétés sur la lunette.
Le capitaine prit peur. Pas le temps de finir leur chef, ni d’en tuer un autre. Il devait fuir.

Il reprit son matériel et fit le chemin inverse. Tandis qu’il courait, il se dit qu’au final mieux valait que les psychos s’occuper d’un homme seul dans les ruines de Paris qu’ils connaissaient sûrement moins bien que lui plutôt que de deux soldats dont la mission dépendait une suite d’opérations importantes pour la FNF et la France. Puis en plus Dewitt et Julie avaient besoin d’aide.
De retour à la base il reprit son FNF 90 et se mit en direction du lieu de diversion. Il avait couru sans se reposer pendant une vingtaine de minutes depuis son départ en catastrophe. Il s’arrêta pour respirer. L’idée de fuir lui vint, mais elle disparut presque aussitôt qu’une seconde explosion retentit dans l’air. Il courut encore plus vite qu’il ne pouvait l’imaginer.
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Aigle
MessageSujet: Re: Une journée en enfer   Ven 9 Aoû 2013 - 14:38

Le soleil continuait de décliner, tandis qu’Aigle et Dubois s’enfonçaient petit à petit dans le territoire Malebranche. Après que le Capitaine Rinaldo ait tué le guetteur, les deux hommes avaient bougé, s’étaient planqués derrière une entrée de métro, pour repartir presque aussitôt. Au loin, de courtes rafales d’arme automatique, surement tirées par DeWit, devaient tenir les Malebranches en respect. Mais au vu de leur intensité, il n’allait surement pas tarder à être débordé, et lui et le médecin devraient se replier. Aigle et Dubois avançaient, lentement, mais sans bruit. La discrétion était leur meilleure chance de salut, pour le moment. Pistolet au poing, le rob-homme ouvrait la marche, suivit de prêt par le technicien. Deux nouveaux tirs secs retentirent, venant du fusil de Rinaldo. Au détour d’un bosquet, ils tombèrent sur les cadavres de deux Malebranches : Rinaldo avait bien fait son boulot. Aigle fit signe en silence au technicien de cacher le deuxième cadavre, tandis que lui-même tirait déjà le premier sous un gros tas de feuilles. Forcément, il y avait quelques traces de sang au sol, mais c’était toujours moins voyant qu’un cadavre étendu à terre. S’aventurant alors derrière une colline, les infiltrés disparurent du champ de vision de leur capitaine. Et puisque l’antenne n’était toujours pas réparée, ils étaient seuls. La progression vers l’antenne était lente. Ils en voyaient le haut, mais n’avaient pas l’impression d’avancer. Et pour cause, ils n’allaient pas en ligne droite, mais faisaient des détours incessants, à la fois pour rester au maximum caché, mais aussi pour semer d’éventuels ennemis sur leurs traces. Les minutes défilaient dans la vision virtuelle d’Aigle : cela faisait maintenant près de vingt minutes que la première détonation avait retentit, et la seconde attendait toujours. Alors qu’Aigle marchait, les genoux pliés et le dos courbé, il tomba presque nez à nez avec six Malebranches marchant en silence. Instantanément, il signe à Dubois de s’arrêter, et les deux hommes se plaquèrent au sol. Aigle n’avait aucune idée de la situation de Rinaldo, aussi préférait-il présumer qu’il devait se débrouiller seul. Mais ce ne fut pas le cas. Celle qui semblait être la chef du petit groupe vola en arrière, le bras déchiqueté par une balle. Mais elle était encore vivante.

Merde !

Les autres tournèrent la tête dans tous les sens, avant de désigner le toit d’un immeuble. Aigle se risqua à lever la tête en direction du point indiqué, et aperçu un reflet argenté. Foutu coucher de soleil. A présent, ils savaient où était le capitaine. Trois Malebranches partirent en hurlant vers le toit. Restaient sur place le chef, encore au sol, un jeune, qui accessoirement n’en menait pas large, et un type s’apparentant à un docteur. Le rob-homme se retourna, et chuchota à l’oreille de Dubois.

« -Bon, Faut qu’on se débarrasse de ceux-là. Occupez vous du jeune, je prends le médecin, et ensuite la chef. »

Dubois opina, et sortit un petit pistolet. Il tapota sur l’épaule d’Aigle, lui signifiant qu’il était prêt. Ce dernier se leva alors brusquement, et tira. Le trait laser ne fit presque pas de bruit, et traversa la poitrine du médecin, juste avant que le jeune ne chancèle lui aussi. La chef, encore en était de choc après sa blessure, n’eut même pas le temps de comprendre ce qui se passait, et subit le même sort. Pas le temps de cacher les corps, les deux soldats reprirent leur chemin. Ceux qui s’étaient lancés à la recherche du capitaine découvriraient les cadavres quand ils rentreraient. La situation devenait critique. Ils n’avaient plus de couverture, Rinaldo était pourchassé, et Dewitt et le médecin s’en tiraient… Il ne savait pas comment, à vrai dire. Le centre du parc était plus habité que les alentours. Trop de psychotiques pour que les deux hommes tentent une attaque frontale, aussi passèrent-ils un bon bout de temps à tourner autour du centre, sans jamais s’approcher de l’antenne. Et alors, ils l’entendirent. Le bruit sourd de la deuxième explosion venait de retentir, plus tôt que Aigle ne l’avait espéré. S’ils étaient déjà débordés, il devait y avoir un sacré paquet de Malebranches à l’autre bout du Parc. Aigle et Dubois avaient une mission, mais ils ne pouvaient pas se permettre d’abandonner leurs camarades. Les deux soldats continuèrent de courir pendant encore quelques instants, pour s’arrêter derrière un gros rocher, les dissimulant facilement. A l’abri des regards indiscrets, le rob-homme déposa au sol le lourd paquetage contenant le matériel technique.

« -Il vous reste un peu d’explosif ?
-Ouaip, mais juste un déclencheur à distance.
-Ça suffira, passez-le moi. »

Le technicien fouilla dans son sac, planta les deux broches d’un petit cylindre dans un pain d’explosif, et le donna à Aigle, avec un détonateur. Ce dernier l’accrocha à sa veste, jeta un coup d’œil à droite et à gauche, avant de se relever légèrement.

« -Bon, on n’a pas trop le choix, il faut faire une autre diversion. Restez bien planqué ici, je vais allez déposer ce pain un peu plus loin. Après, il ne faudra pas tarder par ici.
-D’accord, bonne chance ! »

Le technicien se releva à son tour, pistolet au poing, regarda derrière lui, avant de taper sur l’épaule d’Aigle et se rabaisser. Le rob-homme compris le message, et sortit de sa cachette en courant. Ses senseurs optiques lui permettaient d’avoir une bonne perception de l’environnement, et avec une petite accentuation du domaine thermique, repérer les Malebranches était plus aisé. Il courut une centaine de mètre, et en vit un, devant lui. Ce dernier lui tournait le dos, aussi Aigle put profiter de l’effet de surprise. Sans s’arrêter, il lui fonça dessus, et le plaqua au sol. Le choc fut rude, mais le Malebranche se releva plus vite que prévu, et décocha un coup de pied magistral dans la jambe d’Aigle. Malheureusement pour lui, sa jambe ne rencontra pas des chairs et un os, mais de la peau synthétique et le squelette métallique du rob-homme. La secousse lui remonta dans toute la jambe, et son mollet émit un sinistre craquement. L’homme tomba au sol et se tordit de douleur.

« -Désolé pour toi. »

En un geste, Aigle attrapa son fusil d’assaut, et donna à coup de crosse à l’estropié. Il tomba dans les pommes. Aigle reprit sa route, parcouru une cinqutaine de mètres, déposa son paquet sous un buisson et refit le chemin en sens inverse. Il retrouva Dubois, qu’il l’attendait tranquillement. Aigle raccrocha rapidement son paquetage, et les deux hommes continuèrent de longer la bordure du Parc, toujours sans pouvoir s’approcher de l’antenne.

« -Dîtes, vous avez besoin de quoi pour réparer l’antenne ?
-Si tout va bien, pas grand-chose. Quelques outils, et les deux boitiers que vous m’avez donné.
-Parfait. Prenez-les. J’ai peut-être une idée.
-Laquelle ?
-On n’est plus sous couverture de LINDA, mais les radios sur ondes courtes peuvent encore marcher. On peut rester en contact comme ça. Il y a trop de Malebranches dans le coin pour s’infiltrer. Je vais devoir libérer un passage pour que vous puissiez passez, et les attirer, de sorte qu’ils ne se doutent pas qu’ils sont en train d’être infiltrés. Le pain d’explosif est à quoi, deux cents mètres. Ce n’est pas beaucoup, mais c’est le mieux que l’on puisse faire.
-Mouai, je suppose qu’on n’a pas trop le choix si on veut réussir cette mission.
-On essaie de s’approcher un peu plus. Ensuite, je vous laisse, et je fais sauter l’explosif. Ensuite, fusil d’assaut, pendant que vous vous occupez de cette foutue tourelle. »

Bizarrement, un fusil d’assaut attirait l’attention sur vous, mais son bruit pouvait aussi faire peur à l’ennemi, car cela signifiait que votre ennemi avait de la puissance de feu, des munitions, qu’il n’avait pas peur d’être entendu, et que donc, il allait vous attaquer jusqu’au dernier. Pour Aigle, c’était la meilleure chose à faire, afin que les soupçons ne se portent pas sur Dubois. Les deux hommes trouvèrent un endroit où les Malebranches étaient moins nombreux. Les tirs reprirent de l’autre côté du Parc. Il n’y avait plus un instant à perdre.

« -On reste en contact sur ondes courtes. Au besoin, faites moi signe, je rapplique au plus vite.
-Compris. »

Aigle laissa Dubois, s’éloigna d’une cinquantaine de mètres, trouva une position de tir à la fois facilement défendable et offrant un bon angle de tir, et s’y installa. Il mit son fusil d’assaut eu joue, et appuya sur le détonateur. L’explosion retentit à travers tout le Parc, faisant légèrement trembler les alentours. Il ne restait plus qu’à attendre la réaction des Malebranches ; la situation venait de changer du tout au tout. La mission d’infiltration allait se transformer en assaut frontal.
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Martin
MessageSujet: Re: Une journée en enfer   Lun 2 Sep 2013 - 18:10

Martin ne s’arrêtait plus. La fatigue commençait à le gagner, comme à chaque fois qu’il faisait un effort démesuré. Malgré un entrainement intense et son engagement dans de nombreuses opérations dangereuses, son corps ne faisait rien pour se dépasser. Le capitaine stagnait physiquement, mais pas mentalement. Et comme le disait son sergent instructeur « le mental c’est 50% » et là le mental faisait bien 60% voire 70% et la volonté du soldat commençait à faiblir. S’il stoppait maintenant pour reprendre son souffle c’était finit.

Les coups de feu commençaient à diminuer. L’explosion avait dû détourner une partie de l’assaut. Une bonne nouvelle pour Dewitt et Julie. Par contre d’après le son, le coup venait du parc et non pas de la position de la première équipe. Aigle et Dubois jouaient aux Cow-boys. Pas cool pour eux. Leur mission était plus importante que la vie de trois personnes.
Même si Martin était reconnaissant, il n’avait pas envie d’aller en plein territoire Malebranche leur sauver la mise et au final ce leurre allait causer plus de dégâts qu’autre chose. Pour l’instant il ne devait pas penser à ça et aller plutôt s’occuper du groupe de diversion avant qu’ils ne soient débordés.

Les tirs étaient de plus en plus proches, il s’approchait. Au prochain tournant il y serait. Aussitôt dit aussitôt fait, trois balles vinrent l’accueillir et Martin dût sa qu’à ses seuls réflexes. Il se mit à couvert et de beaux éclats fleurirent sur le mur. Il repartit immédiatement pour ne pas être bloqué. Il vit Dewitt derrière un bloc de béton effondré, Julie à ses côtés.  Martin sprinta dans un dernier effort vers eux. Quand il vit les fusils des Malebranche pointer vers lui, il glissa au sol pour atteindre la position de ses soldats.

«  Alors comment ça va ?
- On tient, mais on aimerait bien entendre autre chose qu’une explosion qui vient du parc, dit Julie, j’espère que ces enfoirés ont pas fait exploser la tour, parce que sinon je jure que j’irais les tuer moi-même.
- Merde, je pensais que c’était vous qui aviez fait sauter une charge pour pouvoir partir. Putain, les cons.
- Ouais, c’est totalement idiot mais au moins on sent moins la pression adverse. Ils ont dû envoyer des gars voir ce qu’il se passe. On a foutu la merde dans leur petit monde.
- Malheureusement, il faut pas qu’on se retrouve avec toute la bande sur le dos. On est pas assez nombreux et la mission c’est rétablir la ligne pas un assaut en règle.  Faut espérer qu’il s’en sorte et qu’on tienne assez longtemps pour tenir la ligne. Si on se fait déborder on est tous foutu.
- Ouais mais ils ont intérêt à se bouger le cul !
- En parlant de bouger son cul, si vous pouviez me filer un coup de main » demanda le bleu, visiblement totalement dépassé par les évènements.

Ils se mirent au travail. Tirer par rafale, faire gaffe aux munitions, aux balles adverses, tuer un maximum d’ennemi. Quand la pression était trop lourde, envoyer une grenade. Profiter de l’explosion pour bouger. Couvrir les mouvements tactiques. Empêcher le débordement par la gauche. Neutraliser leur flanc droit par un tir de suppression. Bref la routine.
Après leurs échanges plutôt musclées, le groupe se retrouva quelques mètres plus loin que leur position initiale.

« Putain ! On fait que reculer ! jura Julie visiblement en colère et fatiguée. La sueur collait ses cheveux blond sur son front. C’était séduisant.
- On fait quoi chef ? cria Dewitt entre deux rafales courtes interrompant le moment de contemplation de Martin.
- On continue comme ça on a plus qu’à espérer qu’ils aient bientôt finit là-bas, qu’on puisse décrocher.
- S’ont intérêt à faire vite ! »

Les tirs redoublèrent d’efforts. Au moins en face. Martin sentit la fatigue lui tomber dessus d’un coup. L’adrénaline du début lui avait empêché de ressentir son violent effort du début. Sauf que le combat s’éternisait. La mission c’était du suicide. Enfoiré de Chan. Manquait plus que ça.
Il abattit d’une balle au ventre une psycho un peu trop entreprenante. Il n’aimait pas trop qu’on prenne les initiatives à sa place. Dewitt faisait bien son boulot. Martin se promit de trouver qui était son sergent instructeur et de lui payer une bière. On avait toujours besoin d’un flanc solide et le jeunot jouaient merveilleusement bien son rôle. Quand à Julie, ben, elle tenait. Fallait pas l’embêter à elle. Le capitaine
Tous se déroulaient pour le mieux. Sauf peut-être le flot d’ennemis qui ne semblaient pas vouloir s’endiguer. Une bonne demi-douzaine de Malebranches gisaient dans leur sang, mais ça devaient être les nouveaux ainsi que les moins chanceux et les anciens commençaient à arriver en masse dans leur directions, alertés par les deux explosions qui avaient frappés la limite de leur territoire puis l’intérieur du parc. Ils devaient penser à une attaque en masse. Ce qui n’était pas le cas.
D’un point de vue tactique c’était intelligent ces explosions. Ça éparpillait les hommes sur deux points. Ça les détournait de la véritable cible : l’antenne. Ça évitait qu’ils viennent attaquer le petit groupe d’assaut qui opérait en cachette.
Mais d’un point de vue stratégique c’était tout autre. L’assaut de ce qui serait identifié comme des troupes de la FNF créerait des tensions inutiles et viendrait en rajouter sur les précédents existants ainsi que sur la politique antipsychotique de la Nouvelle France. Un futur conflit en vue, ou du moins une violence exacerbé et un désir de vengeance. Que la mission réussisse ou non. Le mieux serait qu’elle réussisse. Martin ne manquerait pas une seule occasion d’aller buter du psycho. Sur ces mots il réussit à en choper un à la tête. Fallait qu’il se dépêche aussi les deux Cow-Boys. Ils commençaient à manquer de munitions.
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Aigle
MessageSujet: Re: Une journée en enfer   Dim 15 Sep 2013 - 21:22

« -Mouvements Malebranche depuis ma position vers la zone d’explosion. Chemin partiellement libéré. »

La voix de Dubois venait de retentir dans le casque d’Aigle, grâce à son radio sur ondes courtes. Allongé derrière un bosquet, il avait une vision d’ensemble sur les éventuels Malebranches pouvant arriver depuis le centre de leur territoire. Il devait encore donner un peu de temps à Dubois, et surtout attirer un peu plus l’attention sur lui, s’il voulait avoir une chance de dégager le passage pour l’ingénieur. Aigle vit deux hommes arriver, avançant lentement, cherchant d’où pouvait venir l’explosion. Ils distinguèrent bientôt la petite colonne de fumée qui s’émanait du site.

« -Dubois, tenez-vous prêt. Ça va commencer à tirer. »

Aigle visa tranquillement les deux hommes qui avançaient, sans se douter qu’ils étaient épiés. A travers le viseur de son fusil, le visage d’une des deux apparut, et il tira. Un unique coup partit, une détonation sèche qui retentit, et l’homme était à terre. Sans chercher à comprendre,  l’autre chercha à décamper. Aigle  se releva un peu, et ajuste sa visée. Deux balles dans le dos, et l’homme s’effondra. A présent, les Malebranches allaient commencer à arriver. Il tira deux trois coups, avant de reculer un peu, et de courir. Après une vingtaine de mètres, il tira de nouveau, puis changea de position. Il décrivit ainsi une sorte de parabole, sans croiser d’ennemis. Aigle avançait prudemment, fusil au poing, jusqu’à ce que des tirs soulèvent des mottes de terre à ses pieds. Instinctivement, il se plaqua derrière l’arbre le plus proche, tandis que la voix d’un Malebranche retentissait.

« -Y’en a un là ! »

Aigle fit dépassa légèrement sa tête de l’arbre, et la recula aussitôt. L’écore vola en éclat là où se trouvait sa joue une fraction de seconde plus tôt. Il passa de l’autre côté de l’arbre, passa juste son fusil et tira deux coups. Il attendit une seconde, et sortit. Le Malebranche avait changé de position pour passer à couvert, et ne tenait plus la planque d’Aigle dans son viseur. Le rob-homme visa, et tira une rafale un peu plus longue que les précédentes. Deux balles auraient suffit à le tuer, les trois autres servaient juste à attirer l’attention. De nouveaux tirs de l’autre côté du parc, surement DeWitt. Il n’avait aucune idée de l’endroit où se trouvait le capitaine.

« -Dubois pour Aigle. J’ai progressé vers le nord. Il faudrait que vous vous rapprochiez au sud de la zone centrale du Parc. J’ai encore quelques ennemis dans ma zone.
-Bien reçu. Restez planqué. »

Aigle s’assura qu’il n’y avait personne, et avança. Le noir tombait très vite, les  seuls trucs qu’on pouvait vraiment distinguer étaient les torches des groupes de Malebranches progressant dans le parc. Il régla ses deux capteurs optiques en mode vision nocturne, et vit à nouveau presque comme en plein jour, à une globale teinte verte prêt. Il avança doucement, sans faire de bruit, pour remonter un peu vers l’ilot central où était l’antenne. En chemin, il fit quelques calculs. La population Malebranche était estimée à plus ou moins cent individus, les données n’étaient pas fiables. Il avait éliminé avec Dubois une demi-douzaine de Malebranche. DeWiit devait être dans les mêmes eaux, sans compter les tirs de sniper de Martin. Une quinzaine de Malebranches étaient donc morts, mais il en restait plus de quatre-vingt. Cela faisait beaucoup, même pour un rob-homme avec un fusil d’assaut et plusieurs chargeurs. Pendant un court instant, il remit en doute son jugement et la décision qu’il avait prise. Mais l’heure n’était plus aux discussions. Il avait un plan, et maintenant, il devait s’y tenir. Une idée lui passa par la tête ; une idée toute bête mais qui pouvait éviter quelques ennuis au technicien, et par la même occasion faciliter son travail de diversion et de couverture.

« -Dubois, je ne veux pas de torche, trop visible, bossez à la vision nocturne !
-J’aurai peut-être besoin d’un peu de lumière une fois sur zone, mais pour le moment, je peux progresser avec le casque.
-Parfait. J’approche de la position. Donnez-moi quelques minutes. »

Aigle continuait de s’approcher, quand il aperçut un potentiel problème : de l’extérieur du parc arrivaient une bonne douzaine de Malebranches ; ces derniers devaient venir des quelques rues qu’ils contrôlaient dans les alentours, et rappliquaient à présent. Seulement, si Aigle continua sur cette voie et les Malebranches aussi, ils allaient finir par se croiser. Et ce n’était pas très bon pour le rob-homme. Il devait à tout prix les éloigner. Aigle attrapa une grenade à fragmentation, la dégoupilla, et la lança de toute la force de ses muscles mécanisés derrière lui. Le projectile vola au-dessus de quelques arbres, pour retomber plusieurs dizaines de mètres derrière lui. La grenade explosa, attirant l’attention du groupe Malebranche, qui changea de direction. Voilà qui laissa au rob-homme quelques secondes de répit.

Putain, une arme laser directement reliée à mes piles à fusion, comme à Berlin, ça serait bien pratique là… Pas besoin d’économiser ses tirs avec ce genre de trucs.

Aigle arriva bientôt au Sud de l’ilot central. De l’autre côté, une centaine de mètres de lui, se trouvait Dubois, prêt à bondir à la moindre occasion de traverser et de rejoindre l’antenne.

« -Dubois, position ?
-Antenne en visuel. Mais zone par encore dégagée. Et en plus, je crois qu’on va avoir un problème.
-C’est-à-dire ?
-Je crois qu’il y a deux hostiles qui campent au pied. Et ils n’ont pas l’air de vouloir bouger.
-Merde ! »

Encore une mauvaise nouvelle. L’aide du capitaine serait la bienvenue, mais il n’avait aucune idée d’où il était, et encore moins s’il pouvait le contacter. Il essaya malgré tout, sur la fréquence onde courtes de base de la FNF.

« -Ici Aigle, deux hostiles au pied de la tour, tir de précision demandé. »

Il répéta son message à trois reprises, séparés d’une trentaine de secondes- chacun, mais ne reçut comme réponse que les grésillements de la radio. Peut-être Rinaldo l’avait-il entendu, peut-être pas. Pour le moment, il devait considérer qu’il était seul avec Dubois.

« -Dubois, prêt ? Essayer d’avancer un peu si vous le pouvez.
-Compris, prêt. »

Aigle se trouva une position plus ou moins sécurisée, derrière un gros rocher. Un peu en contrebas, à quelques dizaines de mètres, trois Malebranches avançaient précipitamment.

Encore un petit groupe… Merde, mais ils sont où tous les autres ?

Plus de temps de réfléchir. Il devait faire en sorte de dégager la voie pour que Dubois puisse grimper là-haut. Il visa l’homme qui marchait en tête, et tira une courte rafale. Deux balles atteignirent le premier en pleine poitrine, et la dernière toucha le deuxième au côté.

« -Aigle, j’ai du mouvement ! Ça arrive vers vous ! Tenez bon, je peux presque passer ! »

Le rob-homme se déplaça de nouveau, et observa les alentours. La douzaine de Malebranches qu’il avait éloigné avec sa grenade se rapprochaient d’un côté, et il commençait à distinguer le même nombre de l’autre. Cela ne s’annonçait pas très bien…
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Martin
MessageSujet: Re: Une journée en enfer   Sam 7 Déc 2013 - 19:04

Les Malebranches étaient nombreux, leurs balles aussi. On pouvait quasiment sentir l'odeur de sang caractérisant tout groupe humain pratiquant le sacrifice.
Normalement il restait à Martin un bloc de C4. Leur dernière chance de s'en sortir. Bien placée l'explosion couvrirait leur fuite et causerait un peu de dégât dans le camp adverse. Sauf que pour l'instant aucun signe que l'antenne était réparé.
Un grésillement dans la radio. Quelqu'un voulait le contacter ? Sûrement un bug à cause de l'antenne. C'était bon signe.

« Vous aussi vous avez entendu ?
- Ouais, fait qu'on tienne bon. Ce serait con qu'on crève alors qu'on a presque gagné.
- S'avez qu'à demander à ces enfoirés d'arrêter de tirer. Je suis sûre qu'autour d'un thé on s'entendra bien.
- Ne commencez pas à discuter avec eux ou ils vous inviteront à leur sacrifices humain.
- Comme victime ? Ouais je sais. »

Les tirs redoublèrent d'efforts. Du moins en face d'eux. Quasiment aucune perte des deux côtés mais les tirs fusaient vite et les Malebranches ne semblaient pas prêts à mourir pour trois pauvres clampins de la FNF. Les clampins n'ont plus ne voulaient pas crever ici. Du moins pas de cette façon.

« Il faut qu'on se casse chef !
- Impossible, Dubois et Aigle comptent sur nous pour retenir un maximum de ces types !
- On survivra jamais, ils sont trop nombreux. Avec un peu de chance une dernière explosion les déboussolera et ils auront le temps de finir la mission.
- Ou on échouera et ils perdront tout deux la vie. Ca vous tente d'y retourner alors qu'ils seront sur leur garde ?
- Aucunement mais je pense que ça peux marcher.
- Donnez moi quelques secondes de répits que je puisse y réfléchir !
- C'est du temps que je ne possède pas !
- Tant pis alors, on va devoir faire avec ! »

C'était une bonne idée, dangereuse mais bonne. Si ça ratait ils étaient tous foutu, il perdrait deux hommes, ce qui remplirait une liste déjà un peu trop longue, et l'état major serait obligé d'y aller en force. Et la poudrière ne s'éteindrait pas de sitôt.
Seulement après la fuite ils feraient quoi à part attendre ? Pas grand chose. Peut être prier pour qu'aucun Malebranche ne les retrouve puis que leur compagnons réussissent. C'était pas très tentant. Martin n'aimait pas trop se battre désespérément mais il n'aimait pas non plus se tourner les pouces tandis qu'on faisait le travail à sa place.
Sauf que là, ils allaient tous crever. Et que ça le ferait pas trop sur le rapport et le dossier. Une tache pour finir sa carrière, pas le top pour un mec qu'avait tout fait pour ne pas sombrer.

« On installe le dernier C4 et on se barre ! Cria t-il la mort dans l'âme.
- Ok chef ! Répondirent de concert ses deux camarades.
- Dewitt tu te bouge ! » Lança Martin au troufion en même temps que l'explosif.

Le bleu faillit le laisser tomber sous le coup de la surprise mais il se rattrapa et courut immédiatement l'installer à l'endroit que lui indiquait le capitaine. Il était plus maladroit que tout à l'heure mais en même temps ça aidait pas d'être à découvert tandis qu'une bonne douzaines de fous furieux cherchaient à vous abattre ou à vous attraper vivant pour participer à des sacrifices nécrophiles. N'importe qui aurait eu la même réaction.
Julie ne cherchait même plus à tirer et elle se mettait la tête entre les mains en attendant que les choses passent. Martin la prit par le bras tandis qu'il tirait une dernière rafale sur les psychotiques, histoire de faire le héros et graver une image de guerrier sanguinaire dans la tête de ses ennemies. La classe quoi !

Ils coururent pour s'éloigner le plus possible de la bombe. Quand ils furent à une distance de sécurité, et après avoir vérifié que des psychos les suivaient pas, Martin la fit sauter. Il sentit la vague de chaleur et le souffle. Ils furent un peu emporté mais ils restèrent sur leur pieds. On entendit quelques cris de souffrance. Et un sentiment général de soulagement se propagea sur le groupe.
Ils étaient sauvés, du moins pour le moment. Mais deux points noirs restaient au tableau : leur compagnons, et le plus importants, la mission.
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Aigle
MessageSujet: Re: Une journée en enfer   Jeu 12 Déc 2013 - 16:42

« -Delta Alpha, pour Citadelle ! Multiples hostiles devant nous, progression stoppée ! Demandons appui !
-Compris Delta Alpha. On vous transfert sur opérateur Rasoir, canal quatre.
-Compris…. Delta Alpha pour Rasoir !
-Rasoir, parlez.
-Contacts hostiles retranchés à deux cent mètres de notre position ! Demandons appui !
-Rasoir, bien reçu. Rasoir en mouvement. T moins deux minutes. »

A l’abri dans son poste de commandement loin de là, le pilote du drone fit virer son appareil, qui survolait la zone de conflit. A côté de lui, l’opérateur analyse et armement scrutait les images retransmises par la caméra haute-définition embarquée à bord de l’engin. Après quelques recherches, le groupe de combat Delta Alpha apparut sur l’écran,  ainsi que les multiples ennemis leur tirant dessus.

« -Contacts hostiles en visuel. Descente.
-Descente amorcée, répondit le pilote. Delta Alpha, Rasoir sur le run. Restez planqué. »

A l’autre bout de la liaison, les hommes sur le terrain venait d’entendre les rapports. Quand les Rasoirs attaquaient, il ne valait mieux pas être sur leur trajectoire. Ces drones surarmés délivraient une puissance de feu capable de réduire en cendres presque n’importe quelle unité terrestre. L’annonce fatidique se fit alors entendre, alors que les soldats se protégeaient la tête, derrière le mur le plus solide qu’ils pouvaient atteindre.

« -Dague larguée. Impact imminent. »

Plusieurs centaines de mètres au-dessus de leur tête, le drone venait de larguer un seul et unique missile Dague. Le missile à guidage laser plongea vers sa cible, illuminée par le désignateur du drone planant dans les airs. En quelques secondes, le missile était déjà presque au sol. A quelques mètres de sa cible, dans un timing millimétré, la charge thermobarique s’activa : une première explosion dispersa autour du missile un fin nuage de carburant hautement explosif.  Quelques dixièmes de secondes plus tard, la deuxième charge détonant, créant une suppression inégalable. L’onde de choc rasa toute la zone dans un rayon de près de cent mètres, et l’onde de choc se fit ressentir sur près du triple de distance. L’onde sonore se propagea sur plusieurs kilomètres dans un fracas susceptible de déboussoler n’importe qui.

« -Delta Alpha, pour Rasoir ! Zone dégagée, merci !
-Pas de quoi, Delta Alpha. »

Aigle leva la tête, et sa vision améliorée mit en surbrillance un point noir dans le ciel, qui virait de bord pour repartir sur un circuit d’attente. Le drone avait magistralement remplit son rôle, et la voie était à présent libre.

Voilà comment les choses se seraient passées avant cette stase.

Malheureusement pour lui, ce n’était pas le cas actuellement. En 2177, après un apocalypse nucléaire, les tant redoutés groupes Rasoirs et missiles Dague n’étaient plus très courant. A vrai dire, il n’y en avait même plus du tout. Il était bien seul, en plein territoire ennemi, sans possibilité de couverture aérienne. Il ne pouvait pas non plus compter sur l’arrivée miraculeuse d’un transporteur, qui aurait parachuté des dizaines de commandos surarmés sur le site. Il allait devoir se débrouiller seul.

Les Malebranches semblaient converger vers le rob-homme, tandis que les tirs de diversion se faisaient moins nombreux. De son côté, le technicien progressait lentement vers l’antenne, en faisant attention à ne pas être vu par les deux montant la garde en haut de la bute. Soudain, une nouvelle explosion déchira la tranquillité déjà perturbée des Terres Désolées. Bizarrement, cette dernière lui sembla plus forte que les précédentes. Les psychotiques qui fonçaient vers Aigle s’arrêtèrent, ne sachant plus trop où donner de la tête. Puis un homme, plus décidé que les autres cria quelques court mots, et ils firent demi-tour, en direction de l’autre côté du Parc.

« -Dubois ?
-Zone dégagée. Je suis planqué en bas de la colline, mais j’ai toujours deux hostiles qui montent la garde en haut.
-Compris. Ne bougez pas, j’essaie d’intervenir. »

Lentement, Aigle se remit en mouvement, vers la colline. Courbé pour apparaitre le plus petit possible, il regardait constamment autour de lui. Un camouflage optique d’avant-guerre n’aurait pas été de refus… Avec ce genre d’équipement, l’affaire aurait été réglée en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire. Les Malebranches accouraient vers la lisière du Parc, non loin de l’emplacement de l’explosion. Le major en profita pour se rapprocher, et fut bientôt à côté du lit formé par l’ancien emplacement de petit lac ceignant l’île centrale, où se trouvait l’antenne. Le technicien était de l’autre côté, ne  pouvant faire le moindre mouvement, au risque de se faire repérer. Dans sa vision améliorée, Aigle distingua les deux hommes, qui montaient la garde, fusil au point. Lentement, il posa son fusil d’assaut contre un rocher, et visa tranquillement le premier Malebranche. Un son sec claqua dans l’atmosphère, et Aigle détala légèrement son fusil. Simultanément, le premier guetteur tombait au sol, et le deuxième se précipitait sur le corps inerte.

Il aurait mieux fait de se planquer…

Aigle ajusta sa visée, et fit une deuxième fois feu. Le deuxième guetteur s’effondra à son tour. La seule chose qu’il espérait maintenant, c’est que les deux coups n’aient pas alertés trop de monde. Il jeta un rapide coup d’œil autour de lui, et  se releva.

« -Dubois, zone dégagée, on se retrouve en haut.
-Compris. Je monte. »

Les deux homes, chacun de leur côté, se mirent à courir. Dubois, plus proche, fut le premier en haut. A peine était-il arrivé qu’il posa son lourd sac au pied de l’antenne, se dressant, presque majestueuse, au cœur du territoire Malebranche. Antenne qu’il fallait à tout prix réparer. Aigle arriva moins d’une minute plus tard, et posa un genou à terre dans l’obscurité, à côté du technicien.

« -Alors ?
-Je me mets au boulot.
-Combien de temps pour la réparer ?
-Un petit quart d’heure, peut-être moins si tout va bien. Juste le temps de connecter deux trois fils.
-Ok, je monte le garde. »

Aigle vérifia sa radio à ondes courtes. Il ne savait pas si le capitaine l’entendrait, mais il préférait envoyer un petit message pour annoncer qu’ils étaient enfin arrivés au pied de l’antenne.

« -Capitaine, ici Aigle. Cible atteinte je répète, cible atteinte. On se met au boulot. Durée estimée… Dix minutes. »
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Une journée en enfer

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