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Volodia Helsen
MessageSujet: Plus de nouvelle   Sam 17 Nov 2012 - 11:34

"Le crane humain", charmant. L'établissement était bien situé et vaste comparé aux autres bicoques qui le bordait. De toute évidence le premier lieu à visiter si l'on veux avoir des informations, Henri est forcément passé par là.

Il n'y avait qu'une poignée de mutant à l'intérieur, quelques goules et un groupe d'humain au fond. Les deux nouvelles arrivantes prirent place à une table pas trop sale. Volodia observa les quelques clients présent autour d'elles. Les humains au fond, à leur face buriné et leur muscles saillant, ils viennent combattre certainement dans la fameuse arène de Ménilmutant. Aucun intérêt de parler avec eux. Les goules, pour la plupart, semblaient être des marchands itinérants, peut être l'un d'entre eux à fait le voyage de Nécrotopia jusqu'ici avec Henri ? Et il y avait les mutants, Volodia ne pouvait s’empêcher de ressentir du dégout pour ces monstres, décidément elle n'avait vu que trop peu d'entre eux pour réussir à les accepter comme ils sont, stupide et violent. Aussi ne réussit elle pas à voir ce qu'il pouvait être, mercenaires, fermiers, marchands ? Étaient ils des habitués - dans quelle cas ils auraient pu voir, ou même parler avec Henri - ou n'étaient ils là que de passage ?
- Bon, allons droit au but avec eux, on leur demande à chacun s'ils n’ont pas déjà vu Henri ici, s'il leur a posé des questions, lesquelles et où est il allé ensuite.
Autant y aller à deux, de toute façon elles n'avaient qu'une seule photo de lui.
- Commençons par les goules.
A quatre autour d'une minuscule table, les marchands jouaient aux cartes. Ils les remarquèrent rapidement et se tournèrent vers elles.
- Est ce que vous avez déjà vu cet homme ?
Et Volodia d'ajouter :
- Il a pris le convoi Nécrotopia/Ménilmutant de la semaine dernière.
L'un d'entre eux posa ses cartes et se gratta sous le menton... "Ça se pourrait bien" fit il avec un demi sourire. Ah les marchands... Il tendit la main, et elle comme à contre cœur, fouilla dans ses poches pour sortir quelques anneaux, et les donna comme s'il s'agissait de ses derniers.
- Ouais il était avec moi dans le convoi. Il n'a pas pipé mot, et arrivé ici, à causer avec le type là bas. C'est lui qui s'occupe de "nettoyer les cryptes", il y a beaucoup de raliénés qui en sont sortit depuis quelques semaines comme si quelque chose les avaient fait fuir. Bref se type se charge de ne rien laisser s'échapper du sous sol.
- Et où est l'entrée de ces catacombes ?
Le types compta les anneaux - les dix qu'elle avait récupéré sur le cadavre - mais cela paraissait suffisant pour dire la vérité.
- J'en sais rien, c'est lui qui s'occupe de ça comme je vous l'ai dit.
Le mutant que la goule avait désigné était adossé contre le mur, une boisson à la main et l’œil sur la grande horloge à la vitre fracassée au dessus du comptoir, certainement ça pause... Il était plutôt petit, le teint vers foncé, un œil aveugle, à sa ceinture pendait quelques peaux de rats qui avait dus être énorme de leur vivant, ainsi qu'une sorte de piège à loup artisanal et une machette de l'autre coté.


Spoiler:
 





Le mutant leur avait indiqué une autre entrée ( si on avait vu deux humaines entrer par le passage qu'était sensé garder le mutant, on aurait eu sa peaux, il avait pour mission de ne rien laisser passer, d'un coté comme de l'autre, surtout depuis que les rats on tentés de sortir en masse ), Delphine a fait du bon boulot, désormais elles avaient toutes les informations nécessaires pour retrouver Henri.





Volodia alluma sa lampe et entra dans les catacombes. Comme une odeur d'humidité et de poudre d'os, mais aussi de chaires en décompositions et d'eau croupi. Où se situe exactement l'abri ? Armand devait avoir une idée plus précise... mais pas exact non plus et aucune carte des catacombes n'existe. Comment pouvait on faire pour ne pas se perdre ici ?

- Regardes.
Delphine lui montra une marque, noir, sur le mur.
- Bien vu.
Spoiler:
 

Volodia connaissait parfaitement ce genre de marque, beaucoup sont présente dans le Métro, elles sont faites par les gardiens pour retrouver leur chemin dans les tunnels, indiquer une planque ou une zone à risque.
Elles suivirent les marques, ne rencontrant en chemin que des cranes multicentenaires encastrés dans les murs poreux des catacombes, parfois quelques empilements d'os, mais aucun signe de vie.
Ce fut presque avec soulagement que Volodia repéra une toile d’araignée et quelques moucherons prisonniers d'elle. Puis, plus loin, une minuscule souris détala dans le sens inverse. Les marques noirs, elles, à intervalle régulier, continuaient de montrer la voie.
- Ça n'en fini jamais.
Une impression de tourner en rond mais plus insupportable était le "syndrome des tunnels" comme l'appelait beaucoup d'habitant du métro : quant on marche dans un tunnel, plongé dans le noir, il y avait toujours cette impression, terrifiante, que quelqu'un vous suivait, on entendait ses bruits de pas... qui, en réalité, n'était que le son de vos propres bottes. Quelle horrible sensation.
Les toiles d'araignées étaient de plus en plus présente, comme pour souligner le fait qu'elles s’enfonçaient dans les entrailles de la Capitale.
- Ici. Ce sont les restes du cigare d'Henri.
Effectivement, un mégot se trouvait au milieu du tunnel, marquant l'entrée d'une caverne incroyablement sombre, comme si la lumière de la lampe peinait à traverser les ténèbres. Mais ce n'était que les toiles, de plus en plus grosse, qui bloquaient la lumière. Au milieu de plusieurs d’entre elles on pouvait voir un ovale de soie : un rat prisonnier de la toile ( et bien d'autres pendaient comme des jambons, du plafond ). Elles ne tardèrent pas à trouver les tortionnaires, des araignées, grosses comme une main. La terreur faillit s'emparer d'elle. Les huit yeux, rouges, les mandibules dégoulinantes et les pattes qui s'agitaient dans le vide, pendu que certaines étaient par un fil de soie qui sortait de leur abdomen.
- Vite, sortons d'ici !
Delphine vit l'autre marque, celle ci n'était pas dans les mêmes proportions que les précédentes, comme si elle avait était faite à la hâte. Certaines toiles bloquaient le passage et il fallut couper à la machette pour continuer à suivre la piste...
Le son que produisait leur pas avait changé, Volodia s’aperçut qu'elles marchaient sur du métal, devant elle, planté là, au milieu d'un mur, se trouvait une porte en fer, lisse et uniforme, bref un ouvrage d'avant guerre, à demi ouverte, elle avait été forcé avec un pied de biche qui gisait encore là.
La porte était tellement grande qu'à peine leur fallut elles se baisser pour passer dessous. Un mètre devant les deux humaines se trouvait le cadavre d'une araignée de la taille d'un avant bras, éventrée et desséché.
Volodia balaya avec la lampe torche l'abri. Il était plus grand que ce qu'elle aurait imaginé, bien quinze mètre de large sur... combien de long ? On ne le voyait pas... Le matériel était rouillé et couvert d'un duvet blanc, les murs de métal s'étaient écroulé par endroit, les toiles d'araignées recouvraient tout ainsi que...
Des cocons. Petits et grands, ils étaient partout, regroupé par paquet de cinq et plus, leur membranes blanches suintaient. Volodia continua son inspection et s’aperçut que pendait du plafond, des formes humaines... Trois au total, recouvert de cette pellicule translucide, quelle horreur !
Elle monta sur un meuble bancale pour détacher le premier, le prisonnier vint s'écraser au sol sans un bruit. Elle déchira avec son couteau la membrane... Et découvrit un cadavre boursouflé. Ce n'est pas Armand...
Volodia découpa la membrane d'un autre casse-croûte à araignée, sa main tremblait et ses pieds dérapaient sur la pellicule visqueuse qui recouvrait le sol de l'ancien abri. Sous le masque blanc se trouvait le visage parfaitement conservé.
- Armand... Fit elle, oubliant de l’appeler par son faux nom, trop occupée à réprimer un haut le cœur.
Elle libéra le corps sans vie de la toile qui le recouvrait. Il a été enroulé là dedans avec son sac et tout ce qu'il avait sur lui. Volodia récupéra la manicle de Force d'Armand et ouvrit son sac. Vivres, médicaments, munitions, il n'y avait rien de cela, juste un objet métallique, rouillé, qu'il avait du récupérer dans l'abri juste avant que l'autre araignée vienne le piquer. Je ne repartirais pas les mains vides...
Le bruissement des pattes la fit se retourner. Une araignée se tenait sur une commode. Elle la coupa en deux d'un geste avec son couteau. Et comme un mauvais présentiment :
- Quant même, il aurait fallu plusieurs araignées de la taille de celle qu'à tué Armand pour hisser un corps humain et l'enrouler dans une toile. Aussi je n'en ais vu aucune comme ça.



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Delphine Lanvas
MessageSujet: Re: Plus de nouvelle   Dim 18 Nov 2012 - 18:03

Le crâne humain, la plus grande bâtisse de la ville, abritait des poivrots de toutes les espèces. Mammouth,le patron du bar, était comme d'habitude derrière le comptoir en train d'essuyer des verres avec un torchon qui ne devait jamais avoir vu la couleur de l'eau propre. Une mutante chantait des chansons d'avant-guerre au fond de la salle. Son jolie timbre de voix n'arrivait malheureusement pas à couvrir les cris des clients, qui pour la plupart, étaient déjà, bien imbibés.

-Bon, allons droit au but avec eux, on leur demande à chacun s'ils n’ont pas déjà vu Henri ici, s'il leur a posé des questions, lesquelles et où est il allé ensuite. Commençons par les goules.

J’acquiesçais et remarquais que Volodia n'avait pas l'air très à l'aise avec les mutants. Il était vrai que ces grandes brutes verdâtres avaient de quoi faire peur même aux guerriers les plus aguerris. Moi aussi je ne pouvais m'empêcher de rester sur mes gardes avec eux au cas où,
alors que j'étais pourtant à l'aise en leur présence. Nous nous rendîmes alors ensemble vers un groupe de goules marchands. Ils jouaient autour d'une table aux cartes. Absorbés par leur jeu, ils nous remarquèrent assez rapidement tout de même.

-Est ce que vous avez déjà vu cet homme ?
-Il a pris le convoi Nécrotopia/Ménilmutant de la semaine dernière, ajouta Volodia.

Se grattant le menton, l'un d'eux répliqua "Ça se pourrait bien" tout en posant ses cartes et en affichant un demi-sourire. Je souris intérieurement. Les marchands seront toujours des amoureux de l'argent, même après la fin du monde. Il tendit la main, et Volodia lui fila quelques anneaux, comme à contrecœur.

-Ouais il était avec moi dans le convoi. Il n'a pas pipé mot, et arrivé ici, à causer avec le type là bas. C'est lui qui s'occupe de "nettoyer les cryptes", il y a beaucoup de raliénés qui en sont sortit depuis quelques semaines comme si quelque chose les avaient fait fuir. Bref se type se charge de ne rien laisser s'échapper du sous sol.
-Et où est l'entrée de ces catacombes ?

Le camelot compta les dix anneaux et celui-ci devait encore avoir quelques onces d'honneteté car cela lui suffit pour nous révéler la vérité.

-J'en sais rien, c'est lui qui s'occupe de ça comme je vous l'ai dit.

Le mutant adossé au mur qu'il nous désignait correspondait tout à fait à l'image que je me faisais d'un nettoyeur. Menaçant, intriguant, et une envie fâcheuse d'éviter d'emprunter la même ruelle sombre que ce type. Il avait tout l'arsenal requis pour tendre des pièges et tuer de la vermine. Je me demandais s'il devait son œil aveugle à son métier ou à une bagarre. Nous nous approchâmes.

-Bonsoir. Nous nous excusons par avance de vous déranger mais nous aurions aimé vous poser quelques questions. Je me doute que votre temps est précieux et à cette fin, nous essayerons d'aller droit au but.
-Faites des phrases moins longues et vous me ferez gagner du temps déjà. Que se passe-t-il ?
Me répondit-il en lorgnant de manière



manifeste nos attributs féminins. Je remerciais le ciel que nous soyons des femmes car ce type n'avait pas l'air très bavard.
-Nous recherchons actuellement cet homme. Il vous a parlé à son arrivée ici et...
-Oui c'est vrai. Il voulait aller dans les catacombes. Je lui ais dit que c'était dangereux mais il a rien voulu savoir. Alors je l'ai fait entrer.
-Vous a-t-il dit pourquoi ?
-Il voulait aller dans un abri. Je lui ais dit qu'il était cinglé, qu'il allait se perdre et se faire tuer. Il ma dit qu'il comptait faire des marques pour se repérer et qu'il connaissait à peu près la direction à prendre. Un fou, c'était un fou, sûrement mort à l'heure qu'il est. Il est des choses dans les ténèbres les plus noirs qu'il ne faut jamais déranger.
-Pourriez-vous nous faire entrer également ? Nous pourrions facilement le retrouver avec ces marques qu'il a faites.
-Fou, les humains sont tous fous. Suivez-moi...
Nous nous regardâmes avec Volodia et nous hochâmes la tête. Nous devions savoir, nous devions descendre...



Nous passâmes devant l'entrée des catacombes et il nous dit :

-Je ne peux vous faire entrer par là. Mon boulot est clair : rien qui sort, rien qui rentre. Venez.

Il nous mena vers une deuxième entrée, plus cachée, et plus étroite. Je le remerciais et versais quelques anneaux dans sa paume. Je le
remerciais ainsi de sa patience et de ses informations. De toute façon, si nous mourrions en bas, ce qui avait de fortes chances d'arriver, je n'en aurais plus besoin.




Volodia alluma sa torche et nous entrâmes. L'odeur me frappa de plein fouet : un mélange de putréfaction, d'humidité, de moisissure et de renfermé. C'était la première fois de ma vie que j'entrais dans un souterrain avec l'intention d'aller aussi loin sous terre et cela me terrifiait.
Je soufflais un bon coup repris ma respiration et chassais mes appréhensions. Une fois fait, je fus à nouveau Delphine, en mission pour sa guilde et bien décidée à réussir. Œil-de-Nuit gémit et je tentais de le rassurer, emmener un loup dans un souterrain n'était pas vraiment une bonne idée mais je ne pouvais le laisser dehors avec tous ces mutants qui pouvait à tout moment, péter un fusible. Je lui caressais le poitrail en tentant de le rassurer. Je dis, plus pour moi-même que pour Volodia :


-C'est sa dernière mission. Il commence à se faire vieux et je ne voudrais pas qu'il lui arrive malheur. Je le laisserais à la guilde quand je
partirais en mission, je serais rassurée de le savoir là-bas. J'espère que tout se passeras bien, soupirais-je.


Volodia posa sa main sur mon épaule en signe de compassion et nous avançâmes à travers le tunnel. L'odeur guère supportable et l'humidité étaient omniprésents. Je remarquais une marque à une bifurcation et en fis part à Volodia :

-Regardes.
-Bien vu.


Voici les marques qu'Henri avaient tracées. Elles étaient visibles mais il ne fallait pas avancer trop vite pour n'en louper aucune car elles étaient assez discrètes tout de même, comme si elles étaient destinées à n'être vu que des personnes qui seraient au courant de ces marques. Je me demandais ce qui pouvait faire fuir ainsi les raliènés, car les tunnels étaient peuplés quand même des rongeurs et
d'araignées, et sûrement d'autres bestioles dont je n'avais pas vraiment envie d'en faire la connaissance.

-Ça n'en fini jamais.


J'avais exactement la même impression que Volodia et je remerciais Henri d'avoir tracer ces marques, sans quoi nous aurions pu nous perdre
définitivement. Je savais que Volodia ne supportait guère ces tunnels, tout comme moi. Je le voyais à ses épaules voûtées, à ses yeux inquiets et scrutateurs. Je souhaitais qu'on retrouve très vite les traces d'Henri et qu'on découvre enfin la vérité même si les chances pour qu'il soit encore en vie s'amenuisaient avec le temps. Il n'était apparemment pas sorti du tunnel et personne ne pouvait vivre plusieurs jours, seul dans ces tunnels remplis d'abominations friandes de chair humaine. Les toiles d'araignées étaient omniprésentes et je ne pouvais m'empêcher de frissonner. Je n'aimais pas vraiment ces bestioles.


- Ici. Ce sont les restes du cigare d'Henri.

En effet, un mégot se trouvait en milieu du passage, devant l'entrée de ce qui pouvait être une caverne. Nous étions sur la bonne voie ce qui me rassura. Notre torche n'arrivait plus à éclairer ce qui se trouvait devant ; les toiles de plus en plus nombreuses et épaisses empêchaient la lumière de traverser. Plus nous avancions, plus les araignées qui créaient ces toiles devaient être grosses. Je réprimais un frisson d'angoisse. Nous apercevions au milieu de ces pièges mortels des cocons de soie emprisonnant le cadavre d'une bête imprudente. Nous vîmes enfin les tisseuses, aussi grosse qu'une main. Je faillis m'étrangler et je vis que Volodia eut la même réaction. Je me repris et dégainais ma machette. On n'est jamais trop prudent. Elles étaient abominables, petits monstres devenus enfin grands, et il fallait absolument s'en méfier. Nous ne savions quel genre de venin abritaient leur mandibules.

-Vite, sortons d'ici !

-Là, une marque, viens !

Cette marque-ci avait été faite à la va-vite et j'en déduisis qu'Henri avait aussi été impressionné par ces monstres. Je nous frayait un
passage à la machette tant les toiles étaient devenues épaisses et immenses. Le sol changea, le métal remplaçait la terre battue. Devant nous se dressait une porte uniforme, grise et poussiéreuse. Un pied de biche se trouvait devant l'ouverture. Il devait sûrement appartenir à Henri mais pourquoi l'avoir abandonné. Il aurait pu devenir une arme efficace en cas de besoin. Je fis part de ma pensée à Volodia. Celle-ci hocha la tête, devenue pâle.



Courbée en deux, nous entrâmes et découvrîmes le cadavre sanguinolent d'une araignée éventrée en deux. Sa taille restait spectaculaire. A peu près celle d'un avant-bras...

Oh mon dieu....

Volodia balaya la torche et je découvris pour la première fois l'intérieur d'un abri. Celui-ci n'avait pas résister aux ravages du temps. Les murs étaient fissurés, certaines portes dégondées. La poussière s'était proclamée reine de ce petit royaume oublié des hommes. Et
partout des toiles d'araignées, des cocons. Je levais les yeux et ma crainte se vit confirmée. Trois cocons de forme humaine pendaient au
plafond. Volodia grimpa sur un meuble branlant et coupa un premier cocon qui vint s'écraser au sol. Elle le défit et découvrit un premier cadavre. Ce n'était pas Henri. Je surveillais les alentours pendant qu'elle en défaisait un deuxième. Il tomba à côté du premier et elle délivra le malheureux prisonnier, Henri.


-Armand, souffla-t-elle d'une voix brisée.

Ainsi donc, mes soupçons se confirmèrent. Elle n'était sûrement pas la sœur d'Henri ou de cet Armand comme elle l'appelait. Une petite fille
venant d'un coin reculé ne peut devenir aussi bon médecin qu'elle. Elle sait se battre, guérir, et réfléchir vite et bien en toutes circonstance. On n'apprends pas ça dans une petite congrégation de paysans. Si tous les médecins étaient aussi bon qu'elle, les gens
ne mourrait plus de simples maladies. Qui qu'elle soit, elle devait être proche d'Henri car sa mort l'avait grandement éprouvée. Et
qui était au final Armand/Henri, car jamais personne à la Guilde ne l'avait appelé par ce prénom ? Mes questions trouveraient des réponses plus tard. Je la laissais affronter sa peine. Elle fouilla dans les sacs de cet Armand et récupéra quelques objets. Elle coupa une araignée en deux sur une commode près d'elle.


-Quant même, il aurait fallu plusieurs araignées de la taille de celle qu'à tué Armand pour hisser un corps humain et l'enrouler dans une toile.
Aussi je n'en ais vu aucune comme ça.




-Je n'aimerais guère le découvrir. Si nous n'avons plus rien à faire là, nous devrions rebrousser chemin.
Œil-de-Nuit se mit à gronder. Mauvais, très mauvais. Il se ramassa sur lui-même prêt à bondir, et fixais quelque chose au loin. Des yeux brillèrent, beaucoup, beaucoup trop. Je dégainais mon fusil et tirais dans le tas. Les balles fusèrent, le bruit se répercutant sur les murs, emplissant l'espace d'un vacarme presque palpable. Un cri inhumain nous perça les tympans et l'immense araignée bourgeoise se mit à nous foncer dessus. Arrivée à notre hauteur, je pus mieux la contempler et faillis rester tétanisée devant elle. Trois mètres de haut, des mandibules acérées, des pattes gigantesques, nous ne pouvions fuir. Je reculais pour éviter ses attaques et continuais de tirer, essayant de viser ses yeux. J'en crevais quelqu'uns mas cela ne l’arrêtais nullement. Je ne voyais guère ce que faisais Volodia. Le combat était acharné. C'était nous ou elle. Clic. Ma dernière balle venait de partir, se logeant dans son poitrail. Œil-de-Nuit s'élançait à l'assaut de la bête, la pourchassant de ses morsures. Je ne pouvais recharger mon arme. Je la laissais tomber à terre et pris ma machette. L'araignée me voyant ainsi désarmé l'espace d'un instant, fis un pas de géant vers moi et levas bien haut sa mandibule, prête à frapper mortellement, quand Œil-de-Nuit sauta sur celle-ci et à la force des crocs la lui arracha. Il fut éclaboussé de sang mêlé au venin. Son corps se raidit et l'araignée, folle de douleur le piqua de son dernier mandibule en travers de la gorge. Un long hurlement de souffrance suivit. Je hurlais quelque chose d'indéfinissable, mélange de terreur, de souffrance et de haine, me jetais sur l'assaillant et lui plantais ma machette en travers de la gueule. L'araignée tomba sur le côté, prise de convulsions, et dans un dernier râle, mourut. Je me précipitais sur Œil-de-Nuit, les yeux brouillés par les larmes et la douleur. Ses yeux étaient à jamais clos. Il paraissait si reposé, si serein.



-Non, tu ne peux m'abandonner. Tu es tout ce que j'ai...

Je mis ma tête sur son pelage si doux et m'abandonna à ma peine. Volodia me prit la main et examina rapidement mon loup.

-Je suis désolée mais je ne peux rien faire. C'est trop tard.
-Je sais....




Il venait de rejoindre les siens. Le monde venait de s'écrouler en un instant. Je me battais pour ma vie une minute en arrière et maintenant plus rien n'avait de sens. Mon compagnon était partit. A jamais.

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Volodia Helsen
MessageSujet: Re: Plus de nouvelle   Dim 18 Nov 2012 - 19:53

Si sa gorge n'avait pas été aussi serrée par la peur, Volodia en aurait vomi tripe et boyaux, cet endroit était un vrai cauchemar.
Quant le loup se mit à grogner, elle braqua lampe et fusil dans les ténèbres, révélant des yeux rouges, brillants. Une ombre se découpa du fond de l'abri, une forme immense... Delphine tira dans le tas, illuminant l'abri en ruine, révélant le monstre par flaches brillants. L’araignée reculait... mais sa progéniture s'approchait.


Sur une étagère, prête à bondir, Volodia vit une de ces choses.



La rafale fit exploser la bête, mais déjà une autre se présenta derrière les restes de sa sœur... pour subir le même sort. A gauche, à droite, sur les murs, les bêtes étaient terrifiantes, mais heureusement lentes. Rapidement elle n'en vit plus, en profita pour recharger.
Merde, derrière !
Au bon moment car se faufilait sous la porte une énorme araignée.


Grande, elle n'en fini pas moins comme les autres : en bouillie.
Clic.
Volodia se retourna et vit Delphine lâcher son arme et sortir sa machette, l'araignée, criblée de balles et recouverte de son propre sang, surprit tout le monde en se jetant en avant, prête à tuer les deux humaines venu la déranger.
Le loup les sauva. Il arracha une de deux grosses mandibules, entière ! Se recouvrant, hélas, du venin mortel. Volodia lâcha les dernière balles de son chargeur pour faire reculer encore une fois le monstre déjà mortellement blessé. Delphine l'acheva d'un coup de machette. Le monstre s’écrasa au sol et ses rejetons reculèrent dans l'ombre.
Silence.
Elle examina le loup. Il ne respirait plus. Sa plaie, pourtant ne saignait pas abondamment, Volodia mit cela sur le compte du venin qui devait ralentir son rythme cardiaque.
- Je ne peux rien faire...
Le chagrin fut plus fort que la peur, il serrait sa gorge douloureusement. La pression, elle ne pouvait pas encore la relâcher.

Grattement de pattes.
Les araignées encore présente dans l’abri recommençaient à s'approcher... mais pas vers elles. Le cadavre d'Armand, Gardien avec lequel elle était partis plusieurs fois en missions, Gardien qui l'avait formé il y a bien longtemps aux rudiments de la médecine... il bougeait, remuait et finit par éclater

déversant un flot de minuscules araignées, blanches, translucides. Elle cria, mais la lumière de la lampe semblait les faire fuir, vers l'ombre, coté où les attendaient leur quelques sœurs survivantes.

La mission est accomplie mais... elle ne pouvait partir comme ça.

Volodia sortit de son sac la manicle d'Armand, Manicle de force, elle demande toujours beaucoup d'énergie... la pile à fusion de celle ci, surchargée, allait bien pouvoir souffler l'intérieur de l'abri, bruler les cocons et ces monstres.
- Crevez saloperies.
Elle posa au sol la manicle qui commençait à crépiter. Mais, au dernier instant...
- Je ne le laisserais pas ici.
La bombe n'était que de faible puissance et ne roussira que légèrement l'endroit, suffisamment néanmoins pour bruler les cocons et les bestioles encore dans l'abri... mais il en restera, des araignées, et il était hors de question que ces putains de saloperies pondent à l'intérieur du cadavre du loup comme dans celui d'Armand. Jamais.
Elle prit l'animal, le bandage qu'elle avait posé était à peine taché de sang, le venin de cette chose devait sacrément être puissant. Mais aucun mouvement, sons, quoi que se soit de perceptible. Il nous a sauvé.
Volodia passa sous la porte et partie au trot en sens inverse.


Autant elles avaient descendu les galeries prudemment, à la recherche du moindre indice, autant cette fois ci ce fut au pas de course.
L'explosion bien qu'étouffé, se fit entendre.
Spoiler:
 
Volodia trébucha, s'écrasa lourdement, obligeant Delphine à s’arrêter. Pendant sa course, elle n'avait pas penser à surveiller sa respiration. Toujours au sol, une douleur au ventre, terrible, et elle dégueula.
- Attention !
Mon dieux, pas encore, ce n'est pas possible, un cauchemar. Les araignées suivaient derrière. Pourquoi ? Vengeance ? L'explosion les a-t-elle fait fuir ? Les radiations produites par la surcharge de la pile à fusion les poussent à s'enfuir ?
Trop, trop nombreuse... Et si proche de la sortie. Volodia se releva en chancelant, vida son dernier chargeur et jeta l'arme vide sur la horde grouillante. Mais elle garderait les balles de son pistolet. Pour elle si le pire venait à arriver.
Delphine l'aida à avancer... sans le loup, je serais morte, sans Delphine, je serais morte. Et les Gardiens qui disaient que l'on ne devait faire confiance qu'aux autres membres de l'ordre !
L'air était plus respirable, elle s'en rendait compte, la sortie était toute proche...
Un homme se tenait devant. Non pas un humain, maintenant qu'elle se rapprochait, mais un mutant. Le nettoyeur.
- Vite ! Dépêchez vous nom de dieux !
Elle le dépassèrent. Il lança un flacon de verre au milieu de la vingtaine d'araignée qui les poursuivait. Il se brisa, libérant l'acide... Le nettoyeur lança un deuxième flacon et dégaina sa machette alors qu'une dizaine d'araignées arrivaient sur lui. Coupant à droite, à gauche, hurlant quant une petite accrochée à son dos nu vint le piquer, il l'écrasa de sa main libre, fracassa la chitine d'une autre, la plus énorme du groupe avec sa lame, et balaya les deux dernière d'un geste circulaire.
Il recula enfin, les vapeurs d'acide commenceaient à piquer le nez et les yeux. La sortie n'était qu'à une cinquantaine de mètres.








De l'air frais. De l'air puant la boue, la sueur, les déchets, la viande et le métal. L'air de la surface.

- Putain de bordel de merde ! Z'allez m'expliquer ce qui s'est passé la dessous, qu'est ce que vous avez trouvé ?
Volodia, adossée à un morceaux de tôle murmurait : " Des araignées, des araignées, des... "
Des saloperies dans les terres désolés, tout le monde en avait vue, des trucs ignobles qui vous empêche de dormir pendant une semaine, des mois... mais ça ; ça, ça lui restera. Jamais elle n'eut autant la frousse, la mission dans le métro, avec Ahmin et tout ces insectes qui sortaient de l'eau ; l'embuscade de goule sauvage lors de sa deuxième mission en tant qu'Initié ; l'horreur, encore petite, lorsqu'elle était sortie de Lutéce pour découvrir les ruines de la Capitale. Jamais elle n'aura eu autant peur.
" Des araignées, des araignées, des putains d'araignées " Sa tête lui tournait, le coup reçu par le mutant il y a déjà quelques heures et les gaz acides, ses genoux étaient écorchés, ses mains tremblaient.
" partout, elles étaient partout " Continua-t-elle dans un souffle. Le nettoyeur ne tirerait rien d'elle, il avait tout de suite vu qu'elle était sous le choc, aussi parlait il à Delphine.
- Combien ? Un, deux mètres ?
Volodia n'entendait que des bribes de la voix forte du mutant.
- Putain, plus de trois mètres ?! ... Tué ? .... Des cadavres ? ... morts tous... et...
Elle n'écoutait plus, bus le reste de sa gourde, pensa ses plaies, se calma... et se remit sur pied.



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Delphine Lanvas
MessageSujet: Re: Plus de nouvelle   Lun 19 Nov 2012 - 10:58


Je me ressaisis. Nous n'étions pas encore sorti d’affaire. Je ramassais mon fusil et ma machette. Des araignées se terraient dans l'ombre mais elles ne tarderaient pas à attaquer. Je pris Œil-de-Nuit dans mes bras. Il était hors de question que mon compagnon de ces onze dernières années finisse en sandwich pour araignée. Soudain, le corps d'Henri/Armand remua et s'ouvrit, déversant un flot d'araignées blanches et translucides. Je réprimais tant bien que mal un haut-le-cœur et vit Volodia poser quelque chose par terre. Je reconnus une manicle de Force et me préparais à courir. Ça n'allait pas être simple avec mon loup dans mes bras mais je préférais encore mourir en essayant de le sortir de là plutôt que de l'abandonner.

-Crevez saloperies.

Je la vis poser la manicle au sol puis elle sembla se raviser.

- Je ne le laisserais pas ici.

Elle s'approcha de mon loup et examina son bandage, puis sembla prendre une décision. Elle tourna les talons et passa la porte au pas de course et je m'empressais de l'imiter. J'avais hâte de sortir de ce trou. Au bout de quelques mètres, nous entendîmes l'explosion que me parut bien faible, j'aurais souhaiter une plus grosse déflagration. Volodia trébucha et s'étala par terre. Μerde, ce n'était pas le moment, vite ! Elle vomit tripes et boyaux quand soudain j'entendis un bruit qui faillit me faire défaillir. Des pattes, des cliquetis... Oh mon dieu, non...


-Attention..


Je vis Volodia pâlir et je priais pour que le contenu de son estomac resta à l'intérieur. Je ne pouvais dégainer, ma seule chance restait la course. Enfin, Volodia se releva et sortit son arme. J'entendis les déflagrations et le bruit caractéristiques annonçant des problèmes proches : clic. Chargeur vide : notre seule espoir restait la sortie, qui ne devait plus être très loin. Elle dut lancer son arme sur la masse grouillante de créatures car j'entendis un bruit lourd d'un objet qui tombe sur un animal, et je priais pour que cela en tua au moins une. Je cala mon loup sur mon épaule le serrant très fort avec un seul bras, et prit la main de Volodia. Nous avions besoin de l'une de l'autre pour nous encourager à aller plus vite, pour survivre. J'avais la tête baissée à cause de mon loup qui commençais à m'engourdir le bras et l'épaule, quand soudain mon cœur faillis lâcher.

-Vite! Dépêchez-vous nom de dieux !

Enfin, la sortie était là et le nettoyeur aussi. Je souris : on allait s'en sortir. Nous dépassâmes le nettoyeur et j'entendis le bruit caractéristique du verre qui s'écrase et des cris inhumains. De l'acide pensais-je. Ça doit être ça. J'y penserais la prochaine fois que j'ai affaire à des monstres pareils. Il tua les dernières araignées qui étaient arrivées jusqu'à lui et enfin, nous pûmes sortir. Quel soulagement ! De l'air ! L'aube n'allait pas tarder à se lever. Je me sentais accablé d'un grand poids. La mort de mon compagnon m'apparaissait comme irréel. Tout allait trop vite.

-Putain de bordel de merde ! Z'allez m'expliquer ce qui s'est passé la dessous, qu'est ce que vous avez trouvé ?

Volodia, adossée à un morceaux de tôle murmurait : " Des araignées, des araignées, des... ". Je la comprenais, je ressentais un peu la même chose. On sait tous que des monstruosités peuplent le pays depuis la fin de la guerre, mais nous sommes tous d'accord pour affirmer que les pires sont celles qui se trouvent sous terre. Certaines sont bien connus, d'autres sont considérées comme légendaires, d'autres restent encore à découvrir. J'en suis persuadée. Nous n'en avons pas fini avec de telles créatures. Quand la France retrouvera un semblant de visage d'antan, de civilisation, il nous restera à nous occuper de ces immondices, et ce ne sera pas facile.

" Des araignées, des araignées, des putains d'araignées ", murmurait Volodia, elle était réellement éprouvée. Je me sentais hébétée pour ma part. Les araignées étaient comme un événement secondaire dans mon esprit, obnubilé par la mort de mon ami. J'avais l'impression de flotter, de ne pouvoir réagir.

-" partout, elles étaient partout "


Le mutant se tourna vers moi : -
-Combien ? Un, deux mètres ?


Je me ressaisis car j'avais complètement oublié son existence.

-Une grosse, à peu près trois mètres, et pleins de petites araignées de tailles diverses et variées si ça peut vous aider. On a retrouver le type qu'on cherchait, il était bien au chaud dans un de ces cocons. On a combattu l'araignée bourgeoise et mon loup nous a sauvé la vie en sacrifiant la sienne.

Ma propre voix me paraissait lointaine, comme étouffée. On aurait dit que je débitais quelque chose appris par cœur mais dont je ne
connaissais pas le sens. Les yeux du mutant s'étaient posés sur le loup, et il parut sincèrement triste. Il avait eu l'air de bien apprécié Œil-de-Nuit quand nous l'avions interrogés et je me rappelle avoir pensé que c'était un homme a passé plus de temps avec les animaux qu'avec ses semblables. Sa grosse main vient caresser le pelage de mon compagnon tandis que de l'autre, il me serrait le bras.


-Mais, commença-t-il d'une voix tremblante, je sens quelque chose...
-Oh non pitié faites que son corps n'ait pas été profané par ces
horreurs, priais-je en le posant par terre.

-Non, je ne pensais pas à ça...

Il sortit un fragment brisé de sa poche et le mit devant la gueule d'Œil-de-Nuit. Un miroir, où diable a-t-il trouvé ça... C'était assez rare et surtout étrange d'en balader un sur soi..


-De la buée.. Il respire. Vous avez eu beaucoup de chance, le poison a ralenti ses fonctions vitales de base, simulant ainsi la mort. Il faut panser sa plaie au poitrail de toute urgence. Le poison devrait disparaître tout seul au bout de quelques heures je pense mais je n'en suis pas sur à cent pour cent...

Je sentis mes jambes défaillir et m'écroulais. En vie, il était en vie... Des larmes coulèrent que je ne pus retenir... Merci, merci, merci, merci.




Je me tournais vers Volodia et vis un sourire sur ses lèvres. Le soulagement que nous éprouvions était sans limite. Nous étions en vie. C'était fini. Le mutant nous donna son nom, Richard, et nous invita à venir chez lui. Volodia et moi acceptâmes avec plaisir et soudain, je me rendis compte que je crevais de faim. Il nous montra le chemin. Il habitait
une petite maison en retrait des grandes artères, meublée avec simplicité et fonctionnelle. Il nous servit à manger et s'occupa d'Œil-de-Nuit. Il le mit dans le chenil attenant à sa maison où il possédait quelques bêtes. Il pansa ses plaies et le nettoya, humidifia sa gueule avec de l'eau, espérant que cela l'hydraterait quelque peu.




Pendant ce temps, nous nous restaurâmes à l'intérieur, savourant ce repas comme si nous sortions d'un désert après trois semaines de diète. J'en profitais de l'absence de Richard pour questionner Volodia.


-Écoute, je t'apprécies beaucoup mais j'aimerais maintenant savoir la vérité. Tu as appelé Henri Armand ? Ce n'est pas ton demi-frère, j'en ais acquis la certitude. Nous avons failli mourir pour lui. Qui es-tu ? Et surtout qui était-il ? Tu n'es pas ce que tu prétends être. Tu sais beaucoup de choses en médecine qu'un médecin de campagne n'en sait. Tu sais te battre et tu as d'excellents réflexes en toutes circonstances. Je doute que tu es vécu toute ta vie dans une ferme. Alors maintenant j'aimerais savoir pourquoi et pour qui mon loup a failli mourir.


Je vis son visage pâlir et ses épaules s'affaisser. Allait-elle me dire la vérité ou au moins un fragment ?


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Volodia Helsen
MessageSujet: Re: Plus de nouvelle   Ven 23 Nov 2012 - 21:40

Spoiler:
 



Le Nettoyeur les invita dans sa case, une maison bien bâti mais petite, non loin de l'entrée principale des catacombes, loin du cœur de la ville. Le mutant croisa un enfant goule qui jouait avec des boites de conserves rouillés.
- Jean, vas réveiller les deux gus qui travaillent pour moi, dis leur que c'est affaire urgente, que l'un deux se poste à l'entrée principale, l'autre à l'issue ouest. Compris ?
Le gosse ne broncha pas. Le mutant lui jeta un anneau.
- Compris.
Et il détala.

La maison était la simplicité même, leur hôte vida d'abord une grosse conserve dans une casserole - propre ! - qu'il mis à chauffer avant de s'occuper de ses blessures.
- Au fait, je m'appelle Richard. Voudrais bien connaitre en retour les noms de ces deux folles descendu là dessous et qu'on affrontées une araignée bourgeoise, la mère en plus !
- Je m'appelle Delphine et elle c'est Volodia. Et merci de nous accueillir chez vous.
- Merci ?! Bah c'est moi qui vous dit merci. Toute la ville devrait vous dire merci, la reine Soshana devrait venir vous baiser les pieds, putains ! Je les avais prévenu qu'il y avait un truc là dessous qui faisait fuir les rats. Ces saloperies ça ce répands doucement, très doucement, il leur aura fallut des décennies pour être aussi nombreuses et pour certaines atteindre une taille dépassant le mètre ! Elles auraient commencées à sortir dehors si personne ne les avait arrêtées.
Il servit le repas chaud et donna de l'eau fraiche à ses deux invitées, jeta un coup d’œil au loup qu'il avait allongé sur son lit. Il semblait dormir d'un sommeil de plomb.
- Dites moi exactement ce qui c'est passé.
Delphine ce lança dans ses explications, avec précision elle décrivit la caverne, l'abri, les cadavres suspendus au plafond...
- J'paris qu'l'un d'eux était l'un de mes gars. Quatre nettoyeurs qu'on était, j'avais envoyé Josh faire le nettoyage du mois dernier.
Il les regarda tour à tour, et expliqua.
- On fais un nettoyage tout les mois, c't'à dire qu'un de nous quatre descend pour inspecter les tunnels, poser des pièges et éradiquer la vermine qui s'y trouve. Joshua était téméraire, il a du descendre trop loin dans les tunnels... Bon, bref, et le nid de la bourge', c'ment qu'il était et c'ment v'l'avez fait péter ?
- Dans cet abri que l'on cherchait, tout était tapissé de soie blanches, y avait des œufs partout et ces corps suspendu au plafond... j'ai, j'ai surchargée une pile à fusion pour faire sauter l'endroit.
- Magnifique, et la reine morte, bon débarras.
Il se tourna vers le loup.
- Il va de mieux en mieux, j’entends d'ici sa respiration. Désolé, mais ne le croyait pas tiré d'affaire, le venin d'une bourge', une reine en plus, très très dangereux, pourrait y avoir des effets qui se manifesterons dans les jours suivant. La toxine est foutrement résistante.
- Qu'est ce qu'on peut faire ?
- Vous ? Rien. Mais des tribus dans la Capitale... certains utilise leur venin comme arme ou pour fabriquer certaines drogues, les Zingaros utilisent la soie d'araignée bourgeoise pour tisser des armures plus légère et plus résistante que le cuir bouillis. Ce genre de personne s'y connaissent mieux que moi.
On frappa à la porte. Richard ouvra et découvrit ses deux hommes, mutants plutôt.
- Le gamin nous a prévenu, mais qu'est ce qui se passe, t'ain ?
- Passez devant, les gars, je vous explique, beaucoup de boulot nous attends.
Il se retourna, détacha de son trousseau une clé qu'il posa sur la table.
- Partez quant vous voulez mais fermez à clé derrière vous, gardez là et revenez quant vous voulez. Vous êtes les bienvenues.
Et il sortit, emportant sa machette et une lampe torche.
Espérons qu'ils vont crever les dernières de ces saloperies. Delphine se retourna.
-Écoute, je t'apprécies beaucoup mais j'aimerais maintenant savoir la vérité. Tu as appelé Henri, Armand ? Ce n'est pas ton demi-frère, j'en ais acquis la certitude. Nous avons failli mourir pour lui. Qui es-tu ? Et surtout qui était-il ? Tu n'es pas ce que tu prétends être. Tu sais beaucoup de choses en médecine qu'un médecin de campagne n'en sait. Tu sais te battre et tu as d'excellents réflexes en toutes circonstances. Je doute que tu es vécu toute ta vie dans une ferme. Alors maintenant j'aimerais savoir pourquoi et pour qui mon loup a failli mourir.
Jamais je ne trahirais l'ordre ! Le code m'interdit de révéler quoi que ce soit. Est ce le code des gardiens qui m'aura tiré d’affaire, non, c'est bien Delphine et son loup qui m'ont sauvée. Les gardiens sont inflexibles sur le code. Mais... ils ne l'apprendrons jamais. Saura-t-elle garder ça pour elle ? Les pensées contraires se croisaient, que faire ?
- Je...
Non... Mais elle a faillie perdre son loup, sa vie.
- Tu as raison. Armand de son véritable nom, n'est pas mon frère et il était autant membre des chasseurs de prime que moi ne suis médecin. On vie, lui, moi, et d'autres dans le même but...
Imbécile, tais toi !
- En dire plus nous mettrait en danger autant à toi qu'à moi. Nos employeurs...
"Nos employeurs", voilà qui devrait l'amener sur le mauvais chemin. De toute façon comment pourrait elle deviner qu'Armand et Volodia font partie d'un Ordre secret caché sous le Métro ? Dit comme ca, cela semblait complétement absurde. Elle s’arrêta là, signifiant que le sujet était clos. Jamais il ne le sera pour elle, Delphine veut la vérité, l’entière vérité.
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Delphine Lanvas
MessageSujet: Re: Plus de nouvelle   Mar 11 Déc 2012 - 10:13

Ainsi, j'avais raison... Ils n'étaient pas ce qu'ils prétendaient être. Je pesa le pour et le contre et préféra en rester là pour le moment. Certaines vérités ne sont pas faites pour être exposées et entre ma curiosité et rester en vie, le choix était vite fait. Peut-être plus tard... Je hochais la tête et dit :

Très bien, je respecte ton choix... Tant que cela ne nous mets pas en danger. En attendant, même si l'idée est tentante, nous devons rejoindre au plus vite cette tribu au lieu de nous prélasser au chaud. Nous allons dormir un peu et partirons aux alentours de midi.

Volodia acquiesça, manifestement soulagée d'en rester là.
Nous dormîmes comme des souches et je me réveilla aux alentours de treize heure, si ce n'est complètement reposée, au moins en forme et l'esprit clair. J’allai réveiller Volodia et nous dirigeâmes vers la cuisine, prendre un solide déjeuner avant le départ. Richard nous attendait tout sourire.

Je vous ai préparé un sac, avec de la nourriture pour tenir au moins jusqu'à votre arrivée dans la tribu Zingaro. J'ai également fabriqué une sorte de traîneau pour y déposer Œil-de-Nuit. C'est précaire mais cela devrait tenir quelques jours. Ça vous retardera également. Celle qui le prendra aura peu de liberté de mouvement, alors faites très attention à ce qu'il y a autour de vous.

Nous le remerciâmes chaleureusement et nous nous apprêtâmes pour le voyage. Le ventre plein, l'espoir de guérir Œil-de-Nuit revient en force dans mes pensées. Je remerciai notre hôte et lui promis qu'un jour je l'aiderais en retour.

N'hésitez pas à repasser par chez moi quand vous reviendrez à Ménilmutant. Ma porte vous sera toujours ouverte.

Et sur ces bonnes paroles, nous reprîmes notre route vers les Zingaros. Le vent s'était levé. Un vent frais annonciateur de l'hiver proche. Je resserrais mon manteau sur moi. Le traîneau que je tirais était encombrant mais moins lourd que ce à quoi je m'attendais et j'en fut ravie. Au moins, l'effort me réchauffait. Les feuilles des arbres tombées tapissaient le sol et les couleurs rouges et or parsemaient le paysage qui s'offrait à nous. Je respirais à pleins poumons et fut soudain heureuse de me trouver là, vivante. Je me tournais vers Volodia et lui souris. Nous marchâmes une demi-heure. La visibilité s'était fortement réduite. Les bâtiments en ruine s'étaient à moitié écroulés sur la route et l'on ne voyait guère loin. Je pensais que ce serait un parfait endroit pour un guet-apens. Le monde avait bien changé. J'essayais de me représenter cette rue où naguère devaient jouer des enfants, surveillés par des parents aimants, qui n'avaient pas à craindre pour leur survie à tout instant. Je mis ces pensées lugubres de côté. Cela ne servait à rien.

Arrivées à un croisement, nous entendîmes un hurlement. Nous dégainâmes aussi vite que nous pûmes en nous tournant vers le bruit. A gauche de l'intersection, nous vîmes une jeune femme, un cadavre à ses pieds, ainsi qu'un psychotique armé d'une machette prêt à fondre sur elle. La jeune femme n'avait visiblement plus de munitions et elle essayait tant bien que mal de se tenir à l'écart du meurtrier personnage. Elle avait dégainé une sorte de petit couteau, sûrement pour couper ses aliments, arme bien dérisoire. Je vis Volodia courir dans leur direction, et me mis en position de tir. Le psychotique, rendu encore plus fou par l'adrénaline, bougeait dans tous les sens. Ça n'allait pas être simple. Je chassais ces pensées. Expirer, viser, inspirer, expirer, tirer... La balle partit dans un bruit assourdissant, le psychotique se figea, surprit par le bruit autant que par la balle qui se logeât dans sa gorge. Il s'effondra tandis que le sang se répandait tout autour de lui. Il mourut sans comprendre ce qui lui arrivait. La jeune femme se tourna vers nous, mi-craintive, mi-soulagée. Volodia se dirigea vers elle et la rassurant du mieux possible. Une longue estafilade courait le long de son bras. Le psychotique l'avait apparemment touchée. Volodia examina la blessure, superficielle malgré le sang répandu sur son armure de métal. Pendant que Volodia pansait la jeune femme, elles firent les présentations. Je surveillais les alentours en les écoutant à moitié. Je ne désirais pas être surpris par d'autres décérébrés de son genre. La jeune femme s’appelait Méliss' et avait été attaqué par deux psychotiques. Elle avait eu le temps d'en abattre un avant que l'autre ne la touche au bras et qu'elle fasse tomber, de surprise, son arme. Nous étions arrivées juste à temps. Dieu seul sait ce que le psychotique lui aurait fait endurer comme souffrances. Méliss' devait avoir le même âge que moi, son armure de métal lui allait comme un gant. Son visage exprimait la dureté et la froideur, même si elle nous était reconnaissante de l'avoir sauvée, elle ne quittait pas son masque. Je remarquais d'anciennes cicatrices sur son bras et me rappelais que la vie n'était jamais évidente ni facile pour tout le monde. J'avais eu de la chance de ne souffrir que si peu, par rapport à d'autre. La jeune femme frissonnait sous l'assaut du vent. Je pensais à lui trouver un manteau et décrochais le traîneau. Je m'approchais des deux psychotiques. L'un d'eux en portait justement un. Je souris et le remerciais de sa soudaine bonté. Ah l'humour, pourrions-nous vivre sans ? Je le lui enlevais et l'offris à Méliss'. Son regard trahit pendant une seconde sa gratitude et son effarement, puis se ferma à nouveau. Elle me remercia et je me mit à fouiller de manière plus approfondie les deux corps. J'y trouva trois rations de survie, des munitions, une machette, 30 anneaux, deux briquets, et une couverture. Je pris la couverture, un briquet, quelques munitions, puis partageait les rations, l'argent et le reste des munitions entre nous trois. Quand j'eus fini, Volodia apportait la dernière touche au bandage.

-Nous nous rendons chez les Zingaros pour tenter de sauver mon loup, atteint par le venin d'une araignée bourgeoise, si tu vas dans la même direction on peut faire un bout de chemin ensemble. A trois, nous avons plus de chance que seule ou a deux. Qu'en penses-tu ?

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MessageSujet: Re: Plus de nouvelle   Mar 11 Déc 2012 - 14:55

La jeune femme ferma les yeux, les deux mains hautes dans les airs, contenant cette rage qui bouillonnait dans ses veines. Les ricanements malsains du duo de psychotiques lui faisaient froid dans le dos et honte à la fois. Une amazone ne se laissait pas prendre par surprise par un duo de mâles! La mâchoire de la jeune femme était crispée, et le rythme de son cœur accélérait tandis qu'un des vilains personnages s'approchait d'elle. Méliss » attendait le bon moment, quand il serait trop près. Avait'-il un flingue, ou était-ce un couteau? Le froid contact du canon de l'arme sur la peau non protéger de son dos vient lui confirmer ses craintes. Ses dents grincent, mais elle n'émet aucun son, aux grands mécontentements du psychotique, qui avec sa main libre s'aventurait sur des territoires interdits au membre du sexe inférieur. La rage emplit ses veines, tout comme l'adrénaline, et dans mouvement fluides, elle envoie un furieux coup de coude dans le visage du pauvre type, lui brisant le nez et l'envoyant paître sur le sol. Elle dégaine son fusil à canon scié, et tire les deux coups dans le bas ventre du mec, un sourire macabre illuminant ses traits au son de ses hurlements.

Le psychotique restant lui avait sortir de la tête, la jeune femme fut prise par surprise quand, d'un solide coup de machette, vient lui entailler le bras. Elle lâcha son arme, en gueulant de douleurs, avant de dégainer son couteau de cuisine. La jeune amazone faisait de son mieux pour éviter les coups de machette qui pleuvait, l'armure métallique lui sauvant la peau a quelque reprise.Il ne laissait aucune ouverture! La jeune femme commençait à se fatiguer, quand une détonation se fit entendre. Et puis une gerbe de sang qui vient l'éclabousser. Elle jeta un regard aux alentours, et vue enfin ses sauveurs, des femmes. Un aveugle aurait pu lire le soulagement sur ses traits, un soulagement qu'elle tentait de cacher. Une amazone n'est pas faible!

Tandis que le duo approchait, l'amazone ne put s'empêcher de filer un coup de pied magistrale sur le cadavre du pervert au mains baladeuses et de lui cracher au visage. La rage était toujours présente, elle serait toujours présente, elle le savait, mais à chaque fois qu'elle tuait, elle espérait que cette fois, ce vide qui la tuait de l'extérieur se remplirait. Ce qui n'est jamais le cas. Elle tremblait, un tremblement qu'elle tacha de cacher, on ne montre pas ses faiblesses. Une femme nommée Volodia se chargea de la « rassurer », une bien belle tentative, mais il en fallait pour choquer une amazone, enfin, c'était l'image qu'elle donnait. Elle jeta un regard vers sa blessure, qui laissait couler du sang, et ce petit sourire malsain vient éclairer ses traits. Elle s'était infligée bien pire comme blessures par le passé, détail qu'elle partagea avec la toubib qui s'affairer a pansé son bras. Elle la remercia d'un signe de tête, et se présenta, mentionnant avec fierté qu'elle était une amazone.

C'était avec un regard incrédule qu'elle prit le manteau que Delphine lui tendait, elle n'avait reçu de cadeaux que de ses sœurs, et cette survivante n'abordait pas le look typique de son gang. Inconsciemment, la jeune femme laissa tomber son masque l'espace d'une seconde, la jeune fille malmenée par la capitale montra son véritable visage, l'espace d'une seconde, avant de reprendre son masque de tueur . Impressionnez par le geste de bonté, la jeune femme déclina l'argent, après tout, c'était elle qui avait tué ce taré? Elle ramassa son vieux fusil qui trainait dans une flaque de sang, l'essuya sur le manteau qu'elle avait fait passer tant bien que mal par dessus son armure. Elle écouta la proposition du duo, restant pensive pour un moment. Elle était en reconnaissance, après tout. Pourquoi pas?


Un sauvetage lupin

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