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 Retour aux casseroles

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Sebastien Japrisot
MessageSujet: Retour aux casseroles    Dim 2 Juin 2013 - 22:40

Quelques temps après ma rencontre avec l'amazone, qui avait provoqué un rapide enchainement d’événements - ou plutôt de catastrophes - je me décidais à rentrer au restaurant.

J'avais déjà tardé, j'avais la gueule un peu retourné après tout ça, genre bien sale avec les cheveux emmêlés. "Quoi? Oh, la chasse était plus physique que j'imaginais".
Je justifierai ça comme je peux, pour mon retard, je suis allé me balader un peu, et je me suis perdu sur le chemin du retour. Rien de grave, et joué pas les curieux...
Je ferai mon petit rapport aussi, en bon commis.


J'avance lentement, les rues à la tombé de la nuit, à la seule lueur du foyer de ma cigarette et d'une demie lune fade. au fond, l'amazone a raison: Pourquoi cette vie, alors que je pourrais faire autre chose de mon corps? Je semble en avoir le talent, les clients ne sont pas rare et ma morale - manifestement - absente, ou tout à fait relative. Je sais pas si cette fille valait un groupe de six chasseurs, mais l'équation n'a pas tourné longtemps dans ma tête et je me fous bien de la solution: l'inconnue l'emporte. C'est cette inconnue que je dois aller chercher, je le sais. Non, pas la fille, l'inconnue, au sens large. La plus belle inconnue, c'est mon passé. Je ne me suis même pas posé la questions ces derniers semaines, j'étais trop occupé à réapprendre à vivre, et ça me semblait logique de ne vivre qu'avec quelques semaines de souvenirs. Mais Méliss', avec le poid de son passé, avait réinterrogé le mien, et je ne savais pas quoi répondre. Ni poids ni légèreté, juste une tendre inconnue.

J'avance encore. Il y a une patrouille de soldat de la FNF au coin de la rue. Dans mon état et à cette heure, je préfère les éviter,, je choisis le détours je ne suis plus à ça près.
J'arrive au restaurant un peu plus tard encore. Je me pose toutes ces questions, mais machinalement j'y suis retourné. J'ai besoin de ça encore un moment. Je sais que je finirai par partir, mais en attendant, le Gourmet et son resto m'offre toit et couvert, et un semblant de salaire. Encore quelques semaines, et j'aurai quelques économies, je verrai alors ce que je peux en faire.
Et puis, le Gourmet est un mec étrange, Dieu sait ce que l'avenir lui réservé, et ce que ça pourrait m'apporter, de bon ou de mauvais...


Bref, je pousse la double porte. Le restaurant est déjà calme, vide, c'est la fermeture.
Le gourmet arrive et me toise de loin, l'air presque étonné de me voir revenir: à cette heure il n'y croyait plus, j'étais déjà dans l'estomac d'un Goliath ou repartis dans les jupons de ma mère.
Tiphaine et Maurice sont là aussi. Tiphaine fait les comptes de la soirée. Je les salut tous.

- Ouais je sais, je suis un peu en retard, mais ce que j'ai vu valait le coup. Ces mecs là sont fiables, pour ce que j'en ai vu après quelques heures. Pas de saloperie dans la viande, l'avant poste est propre, le patron à l'air réglo, enfin, autant que peut l'être un mec qui vend de la viande. Je me comprends...

Je sens le regard de Maurice sur moi, choqué par mon état. Je le regarde dans les yeux et lui réponds en souriant:
- J'ai pas pu résister à l'appel de la chasse, alors je me suis laissé prendre au jeu!

Après tout cela, je monte dans ma petite chambre, ma cellule. Je me lave au bac d'eau, et je monte sur le toit en passant par ma fenêtre. Là haut, je fume une dernière clope en attendant que le sommeil vienne, ce qui ne tarde pas, dans mon état.

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Le Gourmet
MessageSujet: Re: Retour aux casseroles    Sam 8 Juin 2013 - 20:55

Maussade et pesante voilà pour résumer l'ambiance de ces douze dernières heures. Entre une Tiphaine acariâtre au comportement effronté, une Sarah morose qui n'avait pas dépassé d'une minute ses temps de travail et un Maurice toujours plus arrogant... Saletés de pigeons, tu leur donnes de quoi grailler et eux en retours ils te chient dessus ! Et évidement un Sébastien toujours absent.
Le Clos Joli ne pouvait tenir plus que deux jours sur ses réserves, après cela le Gourmet devra innover, il avait prévu le coup mais trouver de quoi pallier à ce manque avec si peu en ayant une réputation à tenir... Tout était affaire de calculs.
Tenant le tableau où était inscrit la carte d'une main, Pierre se pinçait l'arête du nez avec deux doigts de son autre main. La soupe de mollusque n'était pas sa principale vente, c'était sur, mais cela restait un très bon compromis prix matières premières/prix de vente... du moins quant c’était ses propres employés qui se chargeaient d'aller à la "pêche", désormais avec le dernier fiasco, sans compter le cout des soins de son commis, il était de toute façon hors de question d'en acheter : trop chers, et sanitairement... souvent dangereux.
Il effaça donc le plat de la carte. Absolument impensable par contre d'enlever son Goliath sauce sanguine qui, avec le fameux Morceau du Gourmet avait amené sa renommé, et pourtant...
Tiphaine comptait la recette de la soirée l'air complétement désabusée par semblait il, les sommes qu'elle inscrivait sur le registre. Pourtant, maintenant qu'il avait décidé de "lâcher" -en partie- ses anciens associés, Pierre se retrouvait avec des revenus confortable... malheureusement qui risquerons d’être rapidement engloutis par les nouvelles dépenses.
Le Gourmet joua de ses doigts avec la clé qu'il portait autour du cou quant il fut pris d'une hallucination, celle ci poussa la porte et dit :
- Ouais je sais, je suis un peu en retard, mais ce que j'ai vu valait le coup. Ces mecs là sont fiables, pour ce que j'en ai vu après quelques heures. Pas de saloperie dans la viande, l'avant poste est propre, le patron à l'air réglo, enfin, autant que peut l'être un mec qui vend de la viande. Je me comprends...
Pierre prit dans ses mains le contrat des Foukettes que lui tendit Sébastien avant que celui ci après un :
- J'ai pas pu résister à l'appel de la chasse, alors je me suis laissé prendre au jeu !
Gagne son local à l'étage visiblement lésivé.
Pierre Bocard tâtonna à la recherche d'un siège et se lança dans la lecture de la paperasse.
Viande de qualité supérieur... Expédition immédiate... suivie de la marchandise... possibilités de renvoie
- Je vous l'avez dis qu'il allait revenir, ça oui je vous l'avez dis.
Maurice, qui semblait toujours plus gros, avait fait des moulinets avec sa fourchette, la replantant immédiatement dans son plat de restes.
- Alors Pierre... ?
Le ton vindicatif avait brièvement quitté Tiphaine.
- Ils vont pouvoir nous livrer demain, et vont le faire, la caravane passera entre quinze et seize heure.
- Le prix ?
Le patron ne tiqua pas au fait qu'elle en venait aussi directement à ce point.
- A peine plus chers que notre ancien contrat, cinq cents vingt francs en plus exactement.
Une bonne nouvelle. Une sacrée bonne nouvelle. Pierre n'avait pas était aussi heureux du retours de quelqu'un depuis l'embuscade des Hurleurs dans ses jeunes années, à attendre désespérément que ce foutu camion vienne les sortir de là.
Ça aller... ça aller même très bien.
Le patron remplit les blancs du contrat et alla le mettre à l’abri dans son bureau avant de revenir vers ses deux employés.
- Voilà qui est parfait. Maintenant que je n'ai plus de poids sur les épaules et ayant pu élargir notre marge de manœuvre financièrement parlant je crois que je vais pouvoir enfin faire mes investissements.
- Sur, on aurait bien besoin de refaire le premier étage, ah !
- On m'a demandé s'il était possible d'organiser des "banquets", plusieurs fois, j'ai toujours répondu qu'on pouvait très difficilement servir plus de vingt couverts en même temps malheureusement... Mais maintenant, maintenant je crois bien qu'il est temps, en plus de retaper la cuisine, d'engager plus de personnel !
L'ancienne joueuse de Trashball fronça des sourcils, Maurice lui hésita entre être ravis d'avoir un ou des commis supplémentaire à sa botte et la peur qu'on vienne lui faire de l'ombre, raison pour laquelle il s'inquiétait de plus en plus de Sébastien.
- Vingt couverts en même temps... mais bien sur que c'est possible Pierre, bordel.
Tiphaine se leva, explosa :
- Bordel, il suffirait juste de virer cette tache et le remplacer par n'importe qui d'autre !
Maurice, sur le coup, ne savait pas quoi répondre, tentant parfois quelques répliques, toujours couvertes par la voix de Tiphaine :
- Ça suffit maintenant, ce bouge peut très bien marcher, et Il marchait très bien, AVANT, quant il y avait encore Gustave aux fourneaux, putain de merde Pierre, tu savais parfaitement que c'était une énorme connerie que de mettre ce sac à la place de cuisinier ; il est plus que temps maintenant que tu m'expliques !!
Depuis le début je bosse ici, le début ! J'ai vu la différence, virer Gus ou quoi qu'il se soit passé, a été une énorme connerie ! Plus le temps passe et plus celui ci se ramollis.
- Me dis pas que Sarah avait raison, me dis pas que... c'est ton fils ?!

Le silence retomba pendant un instant, coupé par un simple :
- Hey. Mais, mais vas te faire foutre putain, retourne te faire rouler dessus par des goules sous psychos au Parc !
Il ne monta pas à l'étage et préféra sortir dehors, claquant la porte sur un dernier "Salope !". Pierre le connaissait : quelques minutes et il reviendra se pieuter.
Le patron garda son calme, main jointe sur le comptoir, le contrat juste à coté.
- Je ferais ce qu'il y a à faire, au moment voulu.
Le cas de Maurice devenait préoccupant, en effet. Mais Tiphaine n'en resta pas là :
- Il faudra m'expliquer une dernière chose : tu veux rénover, tu veux engager du personnel... très bien, mais comment ce fait il qu'avec ce contrat qui coute plus que l’ancien, tu peux te permettre d'investir ? Comme ça, tout à coup ?
Il baissa les yeux, une seule pensée : Dommage.



Et le taff continua, Pierre Bocard prit plus de temps pour enseigner son art à Sebastien, plongeant encore plus Maurice dans son mutisme. Ce dernier, trainant les pieds depuis la véritable humiliation de Tiphaine, devenait de plus en plus nonchalant.
La caravane des Foukettes arriva à la fourchette horaire prévue... le meneur demanda s'il pouvait prendre quelques temps le commis. Le groupe de Ghislaine Grimault avait été retrouvé juste avant que le convois ne parte.
Le gars posa quelques questions sans grand espoir d'avoir quelques "révélations" en retours, les chasseurs misaient plus sur un groupe d'amazone qu'une attaque singulière des maquisards.
Le Gourmet alla entreposer les pièces au sous sol et se permit de prendre quelques échantillons dans son "laboratoire", stocké dans un petit système frigorifique dans son bureau. Il avait demandé au Foukettes quelques morceaux d'araignées bourgeoises.

Les journées allèrent donc en s'enchainant sans autre fait notable que la venue d'un nouveau commis, une esclave acquise pour 190A, une main d'oeuvre supplémentaire qui, une fois formée, permit le premier "banquets", vingt deux couverts, exclusivement de la FNF, techniciens, officiers et tout les "bonnets" qui ont travaillés à la finalisation du nouveau pénitencier.

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