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Delphine Lanvas
MessageSujet: Plus de nouvelles   Lun 29 Oct 2012 - 16:05

Qui était donc cette femme aux yeux pales qui possédait la photo d'Henri et était visiblement à sa recherche ? J'avais surpris sa conversation avec le vieux et vu la photo, c'était bien Henri dessus. Je ne savais pas qu'il avait une compagne, ou bien une sœur. A moins qu'il ne s'agisse d'une de mes consœurs de la guilde. Je ne l'avais jamais vu. Qui était-elle donc ? Devais-je jouer franc-jeu avec elle ? Je fut interrompu dans mes réflexions quand la jeune femme trébucha et tomba lourdement dans la boue. Œil-de-Nuit la regarda avec un air amusé. En effet, la situation était plutôt cocasse. Je m'empressais de venir l'aider, trop heureuse de cette occasion de l'approcher.

-Vous ne vous êtes pas fait mal, j'espère ? Ne vous inquiétez pas pour Œil-de-Nuit, il ne vous sautera pas dessus ! lui dis-je en lui tendant ma main.
-Non, rien de grave à part de la boue ! Merci, me dit-elle en se relevant.
-Je m'appelle Delphine Lanvas et vous ?
-Volodia Helsen, enchantée.
-Moi de même. Je m'excuse d'être aussi abrupte, dis-je en baissant la voix, mais le temps nous est compté. J'ai remarqué la photo d'Henri que vous avez montré à cet homme. Je suis également à sa recherche et nous aurions plus de chance de le retrouver à deux. Une collaboration vous intéresserait ?

Ses yeux s'écarquillèrent de surprise mais nous fument interrompues par un grand cri et des jurons très imaginatifs. La roue avant du chariot des marchands d'énergie s'était embourbée et, à force de pousser, tirer, ahaner, jurer, les efforts des marchands avaient eu pour seul résultat de voir la roue céder. La traversée allait être très compliquée sous cette pluie qui pénétrait les vêtements et les marchandises.

-Nous reprendrons cette discussion plus tard, allons les aider ! murmurais-je à Volodia.

Remplacer la roue ne demandait quasiment peu d'effort et de temps. Le problème que posait la météo et la roue embourbée, par contre allait demander plus de temps et d'énergie. Volodia, les deux jeunes gens et moi-même soulevâmes le chariot pendant que les marchands d'énergie la désembourbaient, la démontaient et la remplaçaient par la roue de secours. Gabin nous tournait autour en maudissant tout et tout le monde, particulièrement ce temps de merde.

-Le temps, c'est de l'argent, asséna-t-il à de nombreuses reprises.

Enfin, nous étions sur le point de repartir, la moitié du chemin étant fait, nous étions bientôt sortis de cet enfer boueux. Les vêtements raides à cause de la boue, je me tournais vers Volodia, un sourire aux lèvres.

-Espérons que ce soit la seule chose fâcheuse qui nous arrive...

Je ne croyais pas si bien dire...

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Volodia Helsen
MessageSujet: Re: Plus de nouvelles   Jeu 1 Nov 2012 - 14:07

-Nous reprendrons cette discussion plus tard, allons les aider !
Son étonnement se dissipa à cette phrase. Après tout, j'imagine bien que d'autres personnes sont aussi à la recherche d'Henri, et évidement pour le retrouver, ces personnes prendraient le même chemin qu'avait pris le chasseur de prime. Et son attention alla au chariot des marchands d'énergie. Les seuls à avoir un chariot ( ce qui avait dut être une de ces bennes que l'on accrochait à l’arrière des voitures, avant guerre )... bien qu'il soit tracté à la main. Les cinq marchands avaient beau avoir mis une bonne partie de leur bagages sur le Galioun, ils n'en transportaient pas moins encore quelques une. Enfin une seule ( mise à par leurs effets personnels ), une grosse caisse, noir, rectangulaire, sanglé au milieu de leur chariot. Qu'est ce qu'il y avait là dedans ? Quelque chose de valeur sans aucun doute.
Gabin fit immédiatement demi-tour, comme s'il s'y était attendu. Il maugréa à plusieurs reprise et fini par proposer, comme à contre coeur, d'attacher la caisse des marchands d'énergie à son Galioun.
Ils refusèrent d'abord, mais Gab' rétorqua qu'il fallait faire vite si l'on ne voulait pas tous crever dans la boue. Les marchands obtempérèrent et une fois la caisse attaché à la bête, le Galioun repartis sans attendre que le chariot soit réparé.

Les deux femmes aidèrent à remettre le chariot en route, poussé par sept personne, il reprit son rythme de voyage rapidement. Volodia ralentit pour laisser quelques mètres entre les marchands devant eux, et les "trainards" ( le vieux et les deux jeunes ) derrière.

- Pourquoi recherchez vous Henri ?

-Je fais partie de la guilde des Chasseurs de Prime, tout comme Henri. Sa disparition est inquiétante, il n'était pas un novice. On m'a donc chargé de le retrouver. Tout ce qu'on sait, c'est qu'il est parti en direction de Ménilmutant, exécuté un petit contrat pour la guilde, rien de dangereux. D'ailleurs, il ne l'a jamais accompli. Le commanditaire nous a adressé une merveilleuse lettre en se plaignant de nos services déplorables. Ce n'est donc pas lors de cette mission qu'il lui est arrivé quelque chose. Je pense qu'il est allé à Ménilmutant pour autre chose, quelque chose de personnelle qui lui aurait valu des ennuis, de gros ennuis. Et pourquoi le recherchez-vous et que savez...



Le coup de feu la pétrifia sur place. Le "chef" des marchands d'énergie, ouvrant la marche de leur chariot désormais au trois quart vide, se prit la balle sur le coté alors même qu'il baissait sa visière pour le protéger de la pluie. Un deuxième coup retentit quasi instantanément et vint éclater la tête du goule qui poussait le chariot.
Les cris de stupeur et le râle du blessé vinrent remplacer le silence jusque là roi. Un autre coup, celui ci rebondit sur la parois métallique du chariot, et de la brume, sur la droite, sortit un mutant armée d'une hache d'incendie rouillée et fut pris pour cible par l'homme armée du Napoléon... qui n'était pas habitué au recul important de l'arme. Le crane du type fut fendu en deux alors qu'au même instant un autre coup de feu faucha la marchande qui tardait à se mettre à couvert derrière le chariot, en plein sternum.

Volodia s'était instantanément mis genoux à terre et épaula son arme, les mains tremblantes par le froid et la peur. La brume était fine et l'on distinguait sans mal désormais, caché derrière une carcasse de voiture, deux autres mutants armés de fusil à culasse. Celui de droite, plus petit, la face tuméfié, tira ce qui devait être sa dernière balle ( qui toucha au genoux le dernier des marchands d'énergie ) avant de prendre son arme par le canon et foncer dans la mêlé.
Elle prit pour cible le mutant de gauche, plus gros et toujours immobile derrière la protection toute relative de la carcasse. Elle vida son chargeur en entier, criblant de balle le buste, l'épaule et la tête du tireur avant que l'autre n'arrive sur lui. Agissant par automatisme, elle préféra laisser tomber son arme pour dégainer son pistolet, eut le temps d'appuyer deux fois sur la détente, qu'elle prit la crosse du fusil alors qu'elle reculait, à la tête, s'écrasant au sol.
Le mutant frappa un autre membre du convois - l'un des deux jeunes - et revint à Volodia, son fusil brandit bien haut, s’apprêtant à abattre la crosse de l'arme sur le crane de la gardienne.
Morte elle aurait été si Delphine ne s'était pas jeté sur le mutant, le monstre lâcha son fusil, tituba et n'eut pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait qu'une baïonnette se planta sous son œil. Un coup parfait.


La première tentative pour ce relever la fit tomber lourdement sur les genoux, elle en resta là, préférant reprendre ses esprits, le coup lui faisait mal mais une main sur sa blessure lui montra que ce n'était rien de grave.

Les deux mercenaires de Gab' arrivèrent en trottant jusqu’au chariot et... achevèrent les blessés d'une balle dans la tête. Et ils firent demi tour, rejoignant leur chef qui, une fois ses deux mercenaires revenu, repartit, mais pas en direction de Ménilmutant.
- Oh mon dieu, oh mon dieu !
C'était l'un des deux jeunes, il se tenait à sa brahmine affolé, regardant son compagnon de voyage ( apparemment son frère ) qui avait dus être touché, comme Volodia, par le mutant malingre qui avait foncé sur l’arrière du convois.

Déjà disparaissait dans la brume le Galioun géant. Et tout s'éclaira.
La roue du chariot, la traversée de ce "marais" par temps de pluie, l'attaque du convois ( concentré sur les marchands d'énergie... ce devait être pour ça que presque tout les autres en avait réchappé ) tout ça avait été organisé par Gabin en vue de s'accaparer les biens des marchands... et notamment cette fameuse boite.
Il ne fallait pas trainer. Volodia tituba jusqu’au corps apparemment inerte d'un des jeunes et s’accroupit à coté de lui.
- Il respire.
- Faites quelque chose !
Un coup à la tête... plus sévère que moi.Les seuls connaissance en matière médicale que Volodia avait sont celle inculqué par les Gardiens à toutes nouvelles recru. Et elles étaient parfois bien supérieur à ce que savait certains "médecins" des terres désolés.
Elle nettoya la plaie rapidement et mis un bandage ( sali par ses mains pleine de terre ) autour de la tête du blessé.
- Z'auriez pas quelque chose pour moi doc ?
C'était l'homme avec le Bismarck, il boitait légèrement et avait tout le coté gauche du visage enflé ( le type s'était prit le fusil laser, d'un autre marchand frappé par la hache du mutant qui avait attaqué l'avant de la caravane, alors qu'il se trouvait juste à coté ).
La tête lui tourna légèrement alors qu'elle cherchait dans sa trousse de soins.

- Dépêchons nous, tout ce boucan va rameuter pas mal de monde.


Dernière édition par Volodia Helsen le Sam 10 Nov 2012 - 20:36, édité 3 fois
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Delphine Lanvas
MessageSujet: Re: Plus de nouvelles   Dim 4 Nov 2012 - 22:41

Le chariot repartit et Volodia se retourna vers moi :

-Pourquoi recherchez-vous Henri ?

Je décidais d'être franche.

-Je fais partie de la guilde des Chasseurs de Prime, tout comme Henri. Sa disparition est inquiétante, il n'était pas un novice. On m'a donc chargé de le retrouver. Tout ce qu'on sait, c'est qu'il est parti en direction de Ménilmutant, exécuté un petit contrat pour la guilde, rien de dangereux. D'ailleurs, il ne l'a jamais accompli. Le commanditaire nous a adressé une merveilleuse lettre en se plaignant de nos services déplorables. Ce n'est donc pas lors de cette mission qu'il lui est arrivé quelque chose. Je pense qu'il est allé à Ménilmutant pour autre chose, quelque chose de personnelle qui lui aurait valu des ennuis, de gros ennuis. Et pourquoi le recherchez-vous et que savez...

Un coup de feu, bruyant, sanglant.

*C'est pas vrai, on ne me laissera jamais finir mes phrases bon sang...*

Un homme tomba, puis deux. Je me laissait choir aussitôt à terre. Pas le temps de voir qui était touché. Je dégainais mon fusil du survivant et visais le premier attaquant : un mutant. Oh mon dieu... Je vidais mon chargeur sur l'humanoïde verdâtre, qui s'écroula à quelques pas, l'arme vide qu'il venait de décharger sur les marchands d'énergie. Des spasmes le secouaient, je n'eus pas le temps de l'achever car alertée par un cri, je me retournais vivement. Je vis le deuxième mutant se dirigeais fermement vers Volodia, écroulé par terre. Pas le temps de recharger : je fonçais sur lui et le percutais de côté. Un éclair de douleur me transperça. Il vacilla et j'en profitais pour lui plongeais le couteau fixé au fusil, dans son œil. Je ne sais par quel miracle, alors que la tête me tournait à cause du choc, je réussi malgré tout à lui planter pile sous l’œil. Le visage éclaboussé de sang, je détournais les yeux tandis que sa masse s'écroulait sur le sol trempé par la pluie et le sang. Je venais de sauver la vie de Volodia... Un silence pesant s'abattit...

J'allais tendre ma main à Volodia quand des coups de feu retentirent.

*Encore ! On ne peut donc jamais être tranquille dans ce patelin...*

Je me retournais et fus incapable de réagir tant la stupeur me pétrifia. Les mercenaires de Gabin achevaient les blessés, mais pas les mutants, les marchands d'énergie...

*Dans quel merdier on s'est encore fourré ?*

Les mercenaires et Gabin repartirent aussitôt le sale travail fini, dans une autre direction que Ménilmutant. L'enfoiré... Il n'aura pas attendu longtemps pour s'emparer des biens des marchands. Est-ce lui qui a organisé tout ça ? Y a-t-il un rapport avec Henri ? Mon regard se tourna vers les autres et je m'aperçus que seuls les marchands d'énergie avaient été tués. Il y avait tout de même des blessés, Volodia était déjà à leur chevet. Tiens, serait-elle médecin en plus d'être bon tireur ? En voilà une femme mystérieuse... Des réponses devront être fournies. En attendant, c'est parti pour un mal de crâne et un rechargement de mon fusil.

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Volodia Helsen
MessageSujet: Re: Plus de nouvelles   Sam 10 Nov 2012 - 20:26

Spoiler:
 

De légères blessures pour la plupart, hormis l'un des marchands - la goule - qui avait prit un coup de hache par le mutant qui avait attaqué le haut du convois, en plein abdomen, elle n'avait rien pu faire à pars abréger ses souffrances.

Le brouillard se dispersait mais la pluie, fine, continuait à tomber.
- Bougeons nous les miches, d'autres pourraient arriver.
D'autres mutants ? Non. Mais le bruits, l'odeur du sang et des charognes vont rameuter toute les magnifiques horreurs des terres désolés rapidement.
Avant de partir, et comme tout les membres restant de la caravane, Volodia jeta un œil sur le matériel qui allait être laissé derrière eux. Elle se permit de prélever une gourde d'eau et la dizaines d'anneaux sur un des cadavre.
- Ménilmutant n'est plus très loin.
Sur ce le vieux ouvra la marche, talonné par son dernier cochon. Encore deux, trois kilomètres ? Volodia n'avait jamais fait le voyage jusqu'à ménilmutant et ne connaissais l'itinéraire que sur une carte.
Ils arpentèrent rapidement le bitume défoncé, laissant pour de bon cette étendue boueuse et ces cadavres derrières eux.
- Qu'est ce qu'il sait passé ? Pourquoi il nous a abandonné ?
Le pauvre gars était encore hagard de son coup reçu à la tête mais, surtout, il avait tout l'air d’être un de ses fermiers des terres entourant la Capitale et ne mettant que rarement les pieds ici. Le vieux lui expliqua, sans se retourner.
- Tu sais vraiment pas comment ça marche ici, hein ? Gabin était sur la paille depuis quelques temps apparemment, pourquoi ? J'en sais rien, il y a tellement de raisons, la concurrence certainement mais peut être autres choses. Et pour s'en sortir il a décidé de salir son nom en tendant une embuscade à son propre convois, gardant pour lui toutes les marchandises que les autres gus qui on actuellement la tête dans la boue avaient accroché à son animal.
C'est surtout ce qu'il y avait dans cette boite qu'il voulait. Mais cela ne concernait en rien la mission actuelle de Volodia, un contre temps fâcheux, mais elle se devait de garder son objectif bien en tête.
Se remémorant les dernières paroles de Delphine, elle se rapprocha d'elle et déballa le mensonge qu'elle avait tout eu le temps de trouver :
- Henri est mon frère. Mon demi frère. On a grandis dans une petite communauté tout près de Paris, on commerçait beaucoup avec les Zingaros, certainement de femmes de cette tribu que mon frère et moi somme nés. Notre père nous a tout appris, lui et les autres membres de notre petite communauté. Henri allait devenir un de nos chasseur et moi on m'apprenait la médecine pour remplacer notre doc' qui commençait à se faire vieux. Mais, trop tôt, il décida de partir. Le contact que j’essayais de garder avec lui s'estompait avec le temps. Si j'ai quitté notre ferme des terres désolés et essaie de retrouver Henri c'est parce que notre père vient de mourir. Qu'il n'ait pas été là avant qu'il ne meurt, mais au moins qu'on l'enterre ensemble, Henri et moi, père aurait au moins voulu ça.
Une sacrée saga et des plus plausibles. "Un gardien ne doit jamais révéler son identité", cinquième point du code de l'ordre.






[ Arrivée à Ménilmutant ]

Le champs de tombes en ruines qu'était le cimetière du Père Lachaise n'est plus. Des bicoques en tôles, en bois, en briques recouvrent l’ensemble de la zone contenu par une barrière faite avec des matériaux de récup'.
Quel étrangeté que sont les mutants et leur ville.
- Si Henri n'a pas changé, la première chose qu'il a fait en venant ici était d'aller au bar.
Pas pour boire mais pour tendre l'oreille, poser des questions, bref récupérer toutes les informations dont il avait besoin.
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Delphine Lanvas
MessageSujet: Re: Plus de nouvelles   Jeu 15 Nov 2012 - 10:15

Je fouillais les cadavres et récupérais une machette en excellent état, un mentas et un buffout, des cigarettes et une armure de cuir en bien meilleur état que la mienne. Je me changeais rapidement et nous repartîmes dès que les blessés furent soignés. L'odeur du sang n'allait pas tarder à attirer des créatures de toutes sortes et je ne voulais pas me retrouver face à elles. J'entendis le vieux parler à Volodia de ce traître de Gabin. Je me posais également la question et n'y trouvas que deux solutions : ou il était endetté et avait besoin d'argent, ou quelqu'un l'a payé pour récupérer quelque chose dans ce convoi. Enfin, ceci n'avait guère d'intérêt dans ma mission, même si ma curiosité était piquée. Volodia s'approcha de moi et enfin, j'eus mon explication :

-Henri est mon frère. Mon demi frère. On a grandis dans une petite communauté tout près de Paris, on commerçait beaucoup avec les Zingaros, certainement de femmes de cette tribu que mon frère et moi somme nés. Notre père nous a tout appris, lui et les autres membres de notre petite communauté. Henri allait devenir un de nos chasseur et moi on m'apprenait la médecine pour remplacer notre doc' qui commençait à se faire vieux. Mais, trop tôt, il décida de partir. Le contact que j’essayais de garder avec lui s'estompait avec le temps. Si j'ai quitté notre ferme des terres désolés et essaie de retrouver Henri c'est parce que notre père vient de mourir. Qu'il n'ait pas été là avant qu'il ne meurt, mais au moins qu'on l'enterre ensemble, Henri et moi, père aurait au moins voulu ça.
-Je ne savais pas qu'il avait de la famille mais cela ne me surprends guère. Peu de gens en parlent car cela réveille des souvenirs douloureux en général. Très bien, nous serons bientôt arrivé à Ménilmutant, et j'espère qu'une fois là-bas, nous en apprendrons un peu plus. Je propose que nous cherchions en premier dans les bars et auprès des marchands. Après une longue traversée, il a du chercher à se restaurer d'abord.
-J'espère que les mutants se montreront coopératifs...
-J'espère aussi...

Encore un ou deux kilomètres et nous serons arrivés. J’espérais que rien d'autre ne nous arriveraient d'ici là car nos camarades étaient épuisés, et encore sous le choc de l'attaque. La plupart furent sur le qui-vive tout le restant du trajet, s'attendant à voir surgir n'importe quoi des buissons qui bordaient la route. J'aidais les plus fragiles à marcher tout en essayant de les distraire.

Ménilmutant

L'ancien cimetière se dressait devant nous, enfin. De grandes murailles nous faisait face. C'était ma troisième visite et j'avais hâte de retrouver ces bicoques insolites se dressant entre les tombes encore debout, et tous ces mutants faisant du commerce, travaillant, bavardant, ou se tapant une crise de folie. De nombreuses boutiques s'y trouvaient et nous devions en premier cibler les lieux de restauration. Arrivé aux portes de la ville, nous nous séparâmes de nos camarades, en se promettant de faire attention. Assisté à des morts violentes peut rapprocher des gens qui ne se serait jamais côtoyé dans la vie quotidienne. Sous l’œil amusé des deux mutants en faction devant les portes, nous entrâmes enfin dans l'antre de la folie.



Suite ici : http://fallre.forumgratuit.org/t310-plus-de-nouvelle#1870

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