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 Saint Vincent de Räzell

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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Saint Vincent de Räzell   Dim 2 Sep 2012 - 15:19





Vincent de Räzell
Saint Vincent

Nom : de Räzell.
Prénom : Vincent.
AKA : Saint-Vincent.
Date de Naissance : 15 Avril 2150.
Age : 27 ans.
Race : Humain.
Faction : Psychotique.
Statut/Métier : Passeur de Drogues.

CompétenceStrengthPerceptionEnduranceCharismaIntelligenceAgilityLuck
Valeur6664657

Description Physique

Saint-Vincent tient plus du mort-vivant que de l’être humain, d’apparence. Des cernes violettes marquent souvent son visage maigre aux pommettes osseuses. Ses paupières sont gonflées par le manque de sommeil, et ses yeux régulièrement injectés de sang, faisant ressortir la couleur clair de ses iris, entre bleu et gris. Ses lèvres et sa peau sont sèches de trop de fumée et de trop d’alcool, le faisant passer pour plus vieux qu’il n’est. Sur le dos de ses mains, des veines forment des rivières en relief, et ses doigts squelettiques se terminent par des ongles cassés, abimés, rongés et sales. Ne faisant pas du tout attention à son hygiène de vie, il ne lave que rarement ses cheveux couleur châtain clairs. En réalité, il ne les lave que lorsqu’il se vomit dessus à force d’une consommation excessive de drogues ou d’alcool. Sa chevelure est toujours très sèche et abimée, faute de soin. Il coupe le tout très court, pour ne pas avoir à s’en préoccuper. Anorexique, 52 kilos pour 1m76, il ne parait pas vraiment dangereux de prime abord. Mais les loups les plus maigres sont les plus féroces et sauvages qu’il y ait.

Un tatouage très grand est dessiné dans son dos. Il se l’est fait faire pour ses seize ans. Il représente son appartenance au monde de la drogue et du vice, et symbolise sa personnalité retranscrite par son surnom de Saint : la Vierge Marie représentée tenant une bouteille de Jack Daniel et avec une auréole divine de seringue d’héroïne.

Une autre de ses caractéristiques est sa résistance inexplicable aux effets de la drogue. Bien sur, les drogues agissent sur son organisme et sa psyché, mais les effets négatifs semblent minimisés, comme si Saint-Vincent, à force de suivre l’exemple de Mithridate sans même le savoir dès sa prime jeunesse, avait fini par s’immuniser au fil du temps des effets indésirables de la dope. Il ne vomit que rarement, et n’a plus de nausées. Seules les insomnies et l’anorexie due à des pertes d’appétit perdurent.




Profil Psychologique

Saint-Vincent est un accroc, un camé. Il ne peut pas se passer de la drogue dans sa vie. Il est totalement dépendant. Il a commencé à prendre de la drogue quand il comprit que rien ne l’aiderait mieux que d’ouvrir son troisième œil et jeter son regard et son âme sur de nouvelles perceptions. Un fix quotidien et nécessaire comme une hostie à la messe, pour retrouver la plénitude et ka lumière éclatante des Anges.

Relativement intelligent, et très lucide, même sous l’emprise des drogues – surtout sous l’emprise des drogues pourrait-on dire -, il n’en demeure pas moins un violent psychopathe sujet à de fréquentes crises de folie schizophréniques dans lesquels les voix des Anges, comme il les nomme, lui murmurent les crimes atroces et sanglants qu’il commet aussitôt. Bien que de constitution très faible pour ne pas dire rachitique, dans ces moments là, Saint Vincent devient une véritable brute sanguinaire que rien n’arrête, capable de la violence la plus bestiale et implacable. Ce sont ces états d’illumination qui le plongent dans des excès de furie meurtrière qui lui valurent très tôt le surnom de Saint Vincent de Räzell, celui qui parle aux Anges.

En dehors de ça, Vincent est également homme sujet à plusieurs désordres mentaux et psychologiques, comme tous les drogués. Paranoïaque, insomniaque, souffrant de graves troubles du sommeil, et victime de troubles bipolaires pouvant être presqu’aussi dangereux que ses crises de schizophrénie quand il est en manque, on peut dire que Saint Vincent cumule les tares psychologiques et physiques.

En contrepartie, sa paranoïa le rend plus attentif et plus prudent. Ses cinq sens, et en particulier l’odorat et l’ouïe, sont plus affinés. La drogue lui permet d’ouvrir son troisième œil et de se repérer dans le noir le plus total d’instinct, comme les aveugles de naissance, même dans une zone avec beaucoup d’obstacles. Il décortique et assimile bien mieux les messages subliminaux que communiquent la gestuelle, le regard, ou l’intonation de la voix lorsqu’il est face à un interlocuteur. Enfin, la drogue lui procure une sensation de plaisir comme jamais. Or, qui peut prétendre encore avoir ce luxe par les temps qui courent ?


Biographie

Vincent vécu dans les Terres Désolées toute son enfance. Aujourd’hui encore les mauvais souvenirs de cette période le hantent. Il vivait en compagnie d’une douzaine de survivants, parmi lesquels se trouvaient ses parents. La petite tribu constituait une petite communauté nomade unie par les dures conditions de vie et la souffrance, lot quotidien de ceux qui survivent péniblement. Vincent ne se souvient pas clairement de toute son enfance. Seuls quelques évènements marquants lui reviennent parfois. A cette époque, Vincent n’était déjà pas très adapté à son environnement. Chétif et trop imprudent. Avide de nouveautés, et curieux de nature, c’est à 6 ans qu’il commença à apprendre à lire grâce à Jules, un vieux cinquantenaire grisonnant appartenant à la communauté de survivants. Une compétence bien inutile, du point de vue de beaucoup. Sa curiosité menait toujours à des imprudences, et il mettait régulièrement le reste de la communauté en péril en disparaissant, partant explorer les alentours du campement tout seul, ou partant à la poursuite d’un batracien sans crier gare. Ses parents se rongeaient toujours les sangs sans arrêt, et passaient leur temps à se demander où il était et à le chercher avec inquiétude.

Lorsqu’il eut 7 ans, le vieillard qui lui apprenait à lire, son seul ami, la seule personne qui arrivait à contenir son hyperactivité, périt, emporté par la maladie. La tristesse de l’enfant se changea en quelques temps en indifférence. Très tôt, il perdit le sentiment de la compassion et comprit qu’il ne devait pas s’attacher aux gens pour qu’ils ne leur manque pas une fois que la Faucheuse aurait fait son office. On peut même se demander s’il n’eut jamais connu la compassion.

Cinq ans passèrent. Cinq ans de misère, de faim, d’espoirs trop maigres et de désespoir envahissant où la tribu lutta contre le monde. Certains étaient partis. D’autres gens étaient morts. De nouveaux étaient venus les remplacer. La survie suivait son cours jusqu’à la nuit d’un hiver rigoureux. Des pillards, fuyants les croisés, tombèrent sur le groupe de nomades. Ils pillèrent et violèrent. L’assaut fut sanglant et brutal. La panique envahit le campement en un éclair quand les sauvages chargèrent. Vincent se trouvait plus loin du campement, à quelques dizaines de mètres. Il vit les ombres, il entendit les cris, les supplications désespérées, et les rires gras et cruels. Toute la nuit durant, tapis à l’abri de débris. Il pleura, longtemps, silencieusement, bien après que les cris eurent cessés de retentirent dans la nuit, terré dans sa terreur. Lorsqu’il se releva, les yeux bouffis des larmes écoulées, et alla voir le carnage, il découvrit l’ampleur de l’horreur. Lacérés, démembrés, les corps gisaient, raides sur le sol glacial. La gelée du matin s’était déposée sur les yeux encore ouverts de ses compagnons. Lorsqu’il retrouva le cadavre de sa mère, il tomba à genoux. Il ne pouvait plus pleurer tellement l’horreur le prenait aux tripes. Il s’empêcha difficilement de vomir devant l’expression de souffrance figée de sa mère. Ses jambes avaient été démembrées. Elle gisait, nue, souillée, morte. Ainsi prit fin l’enfance de Vincent. Ainsi commença à croître doucement sa haine. Ainsi fut-il tenu d’assouvir son besoin de vengeance. Ainsi soit-il.

Errant, vagabond, il trouva refuge au bord de la Seine, caché dans un coin à l’abri, sous un pont détruit. Le pont du Garigliano. Terrifié par les autres, et leur cruauté, il ne sortait qu’au petit matin pour chercher – le plus souvent sans succès – de quoi se nourrir. Il regagnait son repère de fortune au bout de quelques heures pour éviter au mieux d’être vu par les autres. Le plus souvent, il ne mangeait rien. Il devint rapidement l’ombre de ce qu’il était une semaine plus tôt. Autant dire l’ombre de l’ombre de lui-même. Devenu méfiant, hanté par des cauchemars, il lui était impossible de trouver le sommeil. Il perdit du poids de façon stupéfiante. Au bout d’une semaine complète, il était déjà au seuil de la mort. Mal nourri, exténué, désespéré… Seuls sa rancœur et son désir de revanche le maintenait dans un état végétatif. Il n’aurait pas tenu une semaine de plus s’il n’avait été trouvé par une bande de toxicomanes. En manque, ils emmenèrent Vincent, inconscient, pour l’échanger comme esclaves aux pontifes de la drogue installés dans les sous-sols, dans Metropolitopia. Chez ceux qu’on nommait les Tridents. Douze ans, de constitution fragile, à demi-mort … Espéraient-ils vraiment avoir plus que des cachets d’aspirine ? Pourtant, un dénommé Léopold Argenium, docteur et chimiste, prit le jeune garçon en charge en soin intensif. En le bourrant d’épinéphrine, il parvint à faire revenir Vincent à la vie. Saint-Vincent était né de ses cendres.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, il s’intégra très vite au Gang tenu par cette bande de psychopathes aux synapses ravagées par la drogue. Il y avait beaucoup de jeunes garçons et de jeunes filles de son âge, dans la Cité. L’ambiance, c’était pas le Paradis. Mais comparé à ce qu’il avait déjà vécu, c’était mieux en bien des points. Les Caïds protégeaient leur clientèle des agresseurs. La concurrence était presque inexistante sur le territoire, et peu de règlements de compte perturbait la vie quotidienne des Tridents : on ne cherchait pas querelles à ces gens là. Dans le quartier sous-terrain, les soirées resplendissaient d’animation. Les soirées s’enchaînaient, les gens riaient, les gens chantaient, les gens se droguaient, les gens mourraient, le regard perdu dans le lointain, et le sourire et la bave aux lèvres. Saint-Vincent trouvait ce comportement attirant, sans qu’il ne puisse se l’expliquer. C’était un mode de vie qui se perdait entre nihilisme radical et épicurisme des plus glauques. Les orgies, les pilules de GHB, la prostitution avec le sourire pour un fix d’héroïne… De son regard encore jeune, tout cela lui semblait naturel et rassurant. Le système fonctionnait bien mieux que ce qu’il avait vécu dans les Terres Désolées. Les gens étaient plus en sécurité, malgré la violence omniprésente.

Gizmo, un jeune homme de six ans l’ainé de Vincent, lui expliqua que tout le monde a le droit d’aller rejoindre les Anges. Tout le monde a le droit d’être libre. Tout le monde a le droit de s’envoler s’il le souhaite. Tout le monde devrait avoir le droit de choisir consciemment comment vivre et mourir à Paris. Il lui demanda s’il voulait voir les Anges. Vincent prit son premier fix à 13 ans. Et il vit et entendit les Anges pour la première fois.

Très rapidement, dans le courant de sa quatorzième année, Saint-Vincent se rendit compte que sa résistance aux drogues et aux doses fortes n’était pas un don partagé par le reste de ses semblables. La drogue ouvrait chez lui des perceptions plus grandes. Il comprenait mieux et voyait mieux ce qui l’entourait, pendant que les autres sombraient simplement dans une léthargie inconsciente.
Très rapidement, dans le courant de sa quatorzième année, Saint-Vincent comprit que ses armes de prédilection seraient bien plus dangereuses que de simples coutelas. Il devint un revendeur, et aimait rendre accroc ses clients, les voir se consumer, se détériorer, mourir lentement. Gizmo, son mentor, entretenait avec son jeune disciple de longues conversations, des leçons amorales, des discours philosophiques humanistes et anarchistes derrière lesquels se cachait une profonde pensée nihiliste et destructrice. Saint-Vincent comprenait vite. Il était intelligent. Gizmo lui donnait les outils pour assouvir sa vengeance, laissé éclater sa haine. Gizmo lui fit comprendre que le système n'était pas si bon, qu'il fallait tout détruire. Ce fut une petite étincelle dans l'inconscient de Saint-Vincent, qui n'explosa pas immédiatement. Mais indéniablement, treize ans plus tard, si Saint-Vincent nourrissait une haine si grande pour ceux qui l'employaient à leurs bases besognes, les Tridents, c'était à cause de ses discussions avec son ami.

A 20 ans, grâce à sa motivation vengeresse, son attitude amorale, et son intelligence, ainsi que grâce aux nombreux nouveaux clients qu’il avait initiés et amenés à devenir une source de richesse constante pour le gang, Saint-Vincent de Räzell entra dans les petits papiers des têtes pensantes des Tridents. De revendeur, il devint un passeur de drogue, fin, subtil, discret, avec des contacts partout, dans toutes les factions. Espion, informateur, dealer, Saint-Vincent trempa dans plus de magouilles et affaires louches qu’on ne pouvait l’imaginer, y comprit à Lutèce. Derrière ses sourires, sa sociabilité, et la sympathie qu’il dégageait, Saint-Vincent, bras armé d’un Ange Destructeur, propageait la mort et la destruction de l’Humain, lentement, mais surement, partout dans Paris. Mais si sa vengeance s'abat pour le moment encore sur les plus faibles, il n'oublie pas qu'il est esclave, soumis au système implacable et au marché des Tridents. Son regard se tourne parfois vers les wagons de métro aménagés où paraissent oisivement les pontifes du Gang. Les rouages de sa haine et de l’accomplissement de sa vengeance tournaient lentement. Rongé par l'ambition, la colère, la frustration, il rêve du jour où il sera le prophète qui siège sur le trône de la dope de Paris.


HRP

Autres comptes : Aucun.
Comment avez vous connu le forum ? Simple recherche avec mots clés « cyberpunk post-apocalypse RPG ». Anciennement sur Redemption, j'ai à peine eu le temps de commencé à jouer ce perso, auquel je tiens, je le garde donc.



EDITER, c'est okay, attente validation ou demande modification.


Dernière édition par Saint Vincent de Räzell le Dim 2 Sep 2012 - 17:41, édité 1 fois
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LouetRinkin
MessageSujet: Re: Saint Vincent de Räzell   Dim 2 Sep 2012 - 17:03

Mise à part les modifs à faire sur le quartier des Tridents c'est une excellente fiche.

Validable après les modifications pour moi.
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Alexandre Fontaine
MessageSujet: Re: Saint Vincent de Räzell   Dim 2 Sep 2012 - 18:00

Très belle fiche rien à redire

Sa se valide dés que les modif' du Trident sont terminées  !

_________________


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LouetRinkin
MessageSujet: Re: Saint Vincent de Räzell   Dim 2 Sep 2012 - 18:04

*coup de tampon*

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MessageSujet: Re: Saint Vincent de Räzell   

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