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 Panam 123

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Maître du Destin
MessageSujet: Panam 123   Mar 4 Fév 2014 - 19:28

[Balayage en cours. Aucune présence au delà du périmètre]

La goule soupira sans même regarder l'immense silhouette d'acier qui venait de lui répondre, ses doigts gravement brulés pianotait sur un fusil à verrou au nom de femme gravé dans le bois. C'était une pièce de collection unique, la clé musicale de la gamme d'armes qu'il était capable de déployer à n'importe quel instant. Il était expérimenté, bien plus expérimenté que n'importe que n'importe quel humain présent dans ce qu'ils osaient appeler une ville.Il avait rejoint les illuminés presque naturellement, son manque de connaissance scientifique et de tact diplomatique ne représentait selon son employeur qu'un simple détail au vu de ses compétences. Derrière sa paire de lunettes de soleil, ses yeux globuleux et fragiles roulaient sur eux-même, observant les otages et son compagnon.

Tous étaient rassemblés dans le même wagon. Désarmés et attachés aux barreau malgré la présence des machines. Hommes,femmes, enfants et vieillard. Aucun tri n'avait été fait et si la mort devait frapper, elle le ferait dans l'ordre des choses, sans la moindre cruauté, impartiale, illogique et soudaine. La seconde goule était beaucoup plus jeune, moins expérimentée, un ancien soldat dans son armure assistée qui avait lui aussi sut gagner la confiance du mouvement.

La première goule se baissa vers une petite fille en larme. Un petit morceau de viande en robe jaune assortis à ses deux couettes blondes, elle retenait difficilement ses petis gémissement, grimaçante à l'approche de l'homme irradié. D'aussi loin qu'il pouvait se souvenir, il n'avait jamais supporté de voir un enfant pleurer, grand frère puis père, il se mit à genoux et chercha les mots pour la réconforter.

"N'approchez pas ma fille sale monstre."

En tant qu'humain il aurait surement senti ses poils se dresser sur sa peau avant d'être livrer à la colère du juste. Depuis qu'il était goule, il avait remarqué être bien moins sensible au stress et à toute forme d'émotion forte. Sans un mot il se releva vers son compagnon en armure.

"J'ai besoin de sortir un peu."

Parmi les otages se trouvait Adélaïde Freux, spectatrice impuissante de la haine et de ses conséquences aux côtés d'un homme noir d'un age important et d'un troisième plus massif et plus jeune à l'ordinateur de pointe au poignet. Les goules avaient tenté de lui retirer mais en vain, elles s'étaient finalement contenter de "l'éteindre".
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Adélaïde Freux
MessageSujet: Re: Panam 123   Mer 5 Fév 2014 - 1:23

Adélaïde fut tirée de son évanouissement par les pleurs d'une enfant, et les menaces de sa mère. Elle comprit rapidement qu'elle était attachée. Où était-elle ? Elle observa autour d'elle. Elle était prisonnière dans un wagon obscur. Quelque part sous terre, donc. Sur la ligne de métro. Sous Paris.

"J'ai besoin de sortir un peu."

C'était la voix rauque d'une goule armée qui s'adressait à son compagnon, armé lui aussi, avant de quitter le wagon. Elle tourna la tête à droite puis à gauche. Il y avait un homme noir à la barbe grisonnante d'un côté, et une femme de l'autre. Elle remarqua immédiatement que la femme avait ce qui ressemblait à un BEC-2000™ au bras.

Comment s'était-elle retrouvé ici ? Elle ne se souvenait pas ...

Si.

Elle n'était pas complètement amnésique. Le choc passé, la mémoire lui revenait peu à peu. Elle s'appelait Adélaïde Freux et avait presque la quarantaine. Sa mère s'était donnée la mort plutôt que d'être goulifiée, et elle n'avait plus aucune famille.
Elle se souvenait être à Métropolitopia, en train de errer vaguement, sans but. Depuis peu, elle voulait venir en aide à la population, à son échelle, modeste. Alors qu'elle n'arrivait pas à s'aider elle-même. Mais son altruisme était aussi ancrée en elle que ses douleurs passées, imprimées au fer rouge dans son génome.
Elle recherchait des solutions pour apaiser les douleurs physiques et psychologiques de victimes de la goulyphilis. Une maladie qui touchait bien plus de personne qu'on ne pouvait l'imaginer, en particulier dans le métro. C'était tout un défi pour leur faire reprendre confiance en eux, et de les inviter à accepter leur sort. Adélaïde était psychologue, et pleine de sagesse et de compassion. Elle essayait de restaurer la foi auprès de ces âmes en peine. Elle avait intégrée l'équipe médicale dans ce but. Mais il ne fallait pas rêver : les moyens mis à la disposition des chercheurs ne permettaient pas du tout d'imaginer qu'un jour, ils trouvent un antidote, un remède, ou un vaccin contre la maladie. Le rôle qu'elle occupait dans la guerre était souvent le même que celui qu'occupait les médecins pendant une guerre : administrer des seringues d'opiacés, et promettre que tout allait bien se passer.

Elle, prise en otage ... Quelle ironie du sort ... Personne ne lutterait pour la sauver. Elle n'avait personne, et personne ne l'attendait. C'est peut-être aussi bien comme ça, pensa t-elle. Au moins, je prends la place de quelqu'un qui a une famille. C'était une femme réservée, que Dieu avait jugé bon de mettre à l'épreuve en lui enlevant tout ce qui lui était cher. Et pour l'acte finale de la tragi-comédie qu'était sa vie, elle allait surement mourir dans ce wagon, faute de rançon. Personne ne paierait pour elle. Il fallait l'accepter.

Elle s'échappe de ces réflexions moroses, et décide de ne plus y penser, et d'engager le dialogue avec sa voisine, qui lui inspire plus de sympathie que son voisin, au visage renfrogné et sévère.

" Qu'est ce qu'on fait là, demanda t-elle à voix basse à sa voisine. Pourquoi ces goules nous ont attachés ? "

L'enfant pleurait toujours. Adélaïde n'avait jamais eu d'enfants. Elle aurait aimé en avoir. Presque instinctivement, comme si ces pleurs réveillaient son côté maternelle, elle se mit à chantonner une prière rassurante, douce, pleines de mots apaisants. Sa voix était belle, comme celle d'une femme aimante.
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Maître du Destin
MessageSujet: Re: Panam 123   Jeu 6 Fév 2014 - 12:05

La mère secouée par la peur et la colère instinctive se contenta d'offrir à Adélaïde un regard d'incompréhension et de détresse comme tout et unique réponse. A cet instant, elle ne faisait plus confiance à personne et n'avait qu'un seul désir, celui d'emmener sa fille unique le plus loin possible de cette maudite ville.

La chanson de l'altruiste eut pourtant l'effet bénéfique de l'apaiser, elle plus que sa fille qui malgré un arrêt momentané de sa crise de hoquet continuait à verser de chaudes et lourdes larmesglissant sur les contours de son visage pour échouer sur sa petite robe crasseuse.

"C'est pourtant évident non ? Les goules sont un fléau dans la capitale et elles sont toutes "sauvages". ces goules dites civilisées sont juste plus rusée et donc plus dangereuse. Et voila qu'elles passent à l'action."

L'homme au BEC avait parlé assez fort pour être entendu de tous dans le wagon, y compris du preneur d'otage en armure assistée. Sa voix sèche suintait la haine et le mépris, il ne semblait pas avoir peur, comme s'il savait exactement ce qui était en train de se passer. Ses yeux lourds et cernés brillait d'un éclat semblable aux religieux fanatiques des terres désolés pourtant, lui n'avait pas tenté de se débattre pour se libérer de ses entraves.
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Samson
MessageSujet: Re: Panam 123   Ven 7 Fév 2014 - 11:11



Encore une journée comme les autres. C'était en tous cas ce que ce disait le Gardien qui circulait dans les entrailles de Métropolitopia. Paysage habituel, les galeries étaient pleines de monde de tous bords. Pourtant, sans qu'il ne sache dire quoi, Samson trouvait quelque chose de différent, et c'était avec un curieux sentiment de malaise qu'il faisait ses petites emplettes, qui consistaient ce jour-là à traîner un peu l'oreille à l'écoute des ragots. On pouvait parfois, en sachant faire le tri, déceler des bribes d'informations intéressantes. Et il en décela. Mais pas de celles qu'il recherchait.

Sans le vouloir, il suivait un petit groupe de goules, et la proximité de la foule l'obligeait à se tenir assez près pour entendre une partie de leurs conversations au milieu du brouhaha ambiant.

« ...va être le moment... d'après le boss... 'falloir y aller...
Ouais, reçu.... message... début de l'opération...
Bien, préparez-vous... 'ttention... les ordres ! … connerie.
... pas des amateurs... qui tu nous prends... merde... »

L'oeil attentif du Gardien repéra que les goules, ou au moins l'une d'elles, étaient équipées d'un dispositif de communication. Elles semblaient aussi être à l'affût de quelque chose, comme s'il pouvait se déclencher un événement imprévu à tout instant et qu'il leur faudrait réagir vite le cas échéant. En bref, elles avaient pas l'air tranquille.

L'une des goules fit un geste, mais aucune de son groupe n'y réagit. Samson scruta la foule en suivant son regard. Une autre goule, plus loin, lui répondit. Il se passait décidément quelque chose.

***Foutredieu ! Qu'est-ce que... Oh, chiotte.***

Voilà ce qui clochait, ce qu'il avait inconsciemment remarqué mais qu'il n'arrivait pas à se formuler. Il y avait une forte concentration de goules, ici. Il y en avait toujours eu à Métropolitopia, car ici les humains partageaient leurs rues avec mutants et goules, et parfois d'autres êtres plus étranges encore. Mais il fallait noter aussi que, toutes proportions gardées, cela causait souvent des dérapages de violence. Habituellement, les humains représentaient quand même une majorité écrasante, mais aujourd'hui...

Aujourd'hui, les goules étaient de sortie, et en nombre.

Un puissant coup de feu retentit. Pas de ces décharges de plasma des armes modernes, non, mais un vrai coup de feu, de ces armes à poudre d'avant-guerre. La détonation eut pour effet non pas un mouvement de panique comme on pourrait l'imaginer, mais un geste collectif. Celui de se mettre ventre à terre pour éviter les tirs perdus. Mais aucun tir perdu à esquiver ici. Les seuls être à rester debout étaient... des goules. Accroupi, Samson n'était pas vraiment surpris. Ce qui le choqua, en revanche, fut l'arrivée de robots de combat. Le Gardien n'avait jamais vu de telles machines, et vu la tête des autres personnes présentes, c'était le cas de tout le monde.

Montés sur chenilles, les robots formèrent un cordon autour de la population, aidés par les goules, équipées de fusils. Pour le coup, il ne restait plus tant de monde que ça...

« Population de Métropolitopia. Vous allez maintenant être gardés sous le contôle de notre organisation. Tant que les tractations en cours n'auront pas abouti, aucune remise en liberté n'est à envisager. Obtempérez, et vous vivrez. Suivez vos gardiens sans résistance. Bonne journée. »
Les robots inconnus relayaient ce message à intervalles réguliers. Une organisation ? Laquelle ? Une qui rassemblait un maximum de goules dans ses rangs, semblait-il. Sous les consignes des machines et des goules, les Métropolitopiens s'exécutèrent sans difficultés. Malgré cela, quelques fortes têtes essayèrent de se rebiffer. Elles furent rapidement réduites au silence. Avant même de savoir s'il y avait des morts, Samson fut interpellé.
« Citoyen, veuillez vous remettre à notre autorité. Scan en cours... Présence d'armes détectée : une arme blanche, une arme à énergie légère. Divers dispositifs inconnus. Veuillez remettre vos armes sans délai. »
Pas moyen de discuter. Il ne s'agissait pas de deux ou trois petits monte-en-l'air qui voudraient le défaire de ses biens. Ici on avait un robot de combat flanqué de deux goules. Mieux valait se conformer aux ordres. Sans discuter, Samson leva les mains pour les mettre bien en évidence, puis déboucla son ceinturon pour livrer son HG-22. Il en fit de même pour la sangle qui maintenait la gaine de sa machette. Une goule s'empara de son sac à dos sans qu'il puisse protester, et il fut prié de retirer ses 'dispositifs'. La montre-radar fut donc enlevée et confiée.
« Et qu'est-ce que c'est que ce machin, là ?, questionna une goule en désignant la main droite de l'homme noir.
Rien qu'un gadget, sans importance. Mais c'est sentimental.
Rien à carrer. T'as entendu les consignes. Enlève-le. »
La mort dans l'âme, il retira sa Manicle. Voilà, le Gardien n'était rien de plus qu'un simple Survivant, sans rien qui le distingue plus du commun des mortels.

Une douleur cuisante vint lui fendre l'arrière du crâne et il sombra.


¤¤¤ ¤ ¤¤¤


Samson s'éveilla douloureusement. Quel était cet endroit ? Il essaya de se redresser, mais ses mains étaient liées à une barre métallique. Dans un réflexe, il tira plus fort, comptant sur sa Manicle pour arracher ses entraves, mais il se souvint qu'on la lui avait prise. Il n'avait plus rien.

Il regarda autour de lui. Il était dans une rame de métro. D'autres gens étaient dans la même situation. À côté de lui, une femme blonde qui semblait se remettre elle aussi de la même mésaventure. Plus loin, une autre homme étendu. Samson repéra de suite un détail, qui n'en était pas vraiment un. Il portait au bras un appareil que n'importe qui aurait pris pour un BEC-2000. Mais Samson avait reconnu un modèle bien différent. Un BEC-3000, modèle développé par la FNF pour le terrain. Ces trucs étaient bien plus évolués que les 2000, et étaient sécurisés. Infiniment peu de chance donc que ce machin ait été volé. Cet homme devait donc être un agent de la FNF. Peut-être une bonne chose. Les autorités devaient donc être au courant de la situation, et un plan d'action était probablement établi. Restait à voir.

Une petite fille pleurait, provoquant la pitié d'une des goules armées qui gardaient le wagon de métro. Mais lorsqu'elle s'approcha, cela lui valut un ton peu aimable.

« N'approchez pas ma fille sale monstre. »

La goule se releva et s'adressa à son collègue. Ce dernier semblait plus jeune, malgré la peau atrocement marquée, et portait une armure assistée. Si Samson en avait déjà vu, il n'arrivait pas à identifier le modèle.
« J'ai besoin de sortir un peu. »

La femme blonde posa les questions que tout le monde retournait dans sa propre tête sans les formuler
« Qu'est ce qu'on fait là ? Pourquoi ces goules nous ont attachés ? »

Et ce fut l'homme au BEC-3000 qui répondit, d'un ton dur et cassant.
« C'est pourtant évident non ? Les goules sont un fléau dans la capitale et elles sont toutes "sauvages". ces goules dites civilisées sont juste plus rusée et donc plus dangereuse. Et voila qu'elles passent à l'action. »

Ce type était étrange. Il semblait remonté contre les goules, et pourtant seule sa voix portait trace d'animosité. Son regard, lui, était différent. Comme un camé au Nectar Doré. Mais il devait tourner à autre chose, probablement plutôt à l'idéologie anti-goule extrémiste, comme cela devenait de plus en plus courant. Ce mec était inquiétant et Samson se promit de le garder à l'oeil.
Même s'il avait presque gueulé, les goules armées ne semblaient pas s'affecter de la provocation.

« Gardez vos élans de colère pour vous, l'ami. Ça nous évitera peut-être de nous faire tuer. Puis se tournant vers la femme blonde : Tout ça cache autre chose de plus gros, si vous voulez mon avis. Regardez ces armes. Ils ont des armures assistées, et des robots de combat d'un genre encore jamais vu. Comment croyez-vous qu'ils puissent avoir ce genre de trucs ? Ceux qui sont derrière tout ça ont des moyens importants, ça n'est pas juste un coup préparé par quelques goules débrouillardes. De nouveau, s'adressant à l'homme au BEC : Alors épargnez-nous le couplet des goules monstrueuses et mauvaises. Il s'en est fallu de peu, mon ami, pour que vous ne soyiez une goule, et ce sont des idées comme les vôtres qui font qu'une organisation trouve facilement de la chair à canon pour des actions de ce genre. Usez de votre cerveau plus promptement que de votre langue, cela vous sauvera peut-être un jour. »
Samson avait conscience que la situation mettait tout le monde sous pression, mais lui-même avait besoin que tout le monde retrouve son calme pour pouvoir réfléchir correctement.

Il fallait qu'il récupère son matériel, et sa Manicle qui était le symbole de son Ordre. Il aurait ainsi peut-être une chance de libérer les otages, avec un petit coup de main...




Résumé


  • Repéré : personnes à proximité. Adélaïde Freux (nom encore inconnu) ; homme au BEC-3000 (nom inconnu) ; petite fille et sa mère (noms inconnus)
  • Repéré : Robots de combat ; armure assistée. Déduction : organisation à moyens importants.
  • Action : Dialogue. Samson affiche sa neutralité vis-à-vis des Goules. Il exprime aussi sa désapprobation envers le discours anti-goule de l'inconnu.





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Maître du Destin
MessageSujet: Re: Panam 123   Ven 7 Fév 2014 - 11:47

Une goule dans l'ombre leva la tête en écoutant Samson, le visage triste et pathétique de l'homme irradié sembla s'éclairer quelques instants, lui aussi était otage malgré sa nature, lui non plus ne comprenais pas. L'homme au BEC 3000 fixait une fenêtre bloquée par une plaque métal comme s'il ne prêtait pas la moindre attention à la réponse du vieil homme. Les tempes battantes et le regard toujours animé de cette étrange lueur, il ne transpirait pas malgré la chaleur, ne montrait pas le moindre signe de doute, de peur ou de faiblesse. Aussi c'est avec un retard de quelques secondes qu'il daigna ouvrir une bouche déformée par un sourire en coin.

"Tu parles avec la sagesse de l'age mon ami, tes mots sont choisis avec soin et malgré la situation, tu ne laisse aucune particule de haine ou de dédain traverser tes paroles. C'est surement grâce à des hommes tels que toi que cette paix si fragile et instable parvient à rester en place. Je t'admire pour ça." Sa tête rasée bascula lentement vers le gardien dépouillé de son héritage technologique."Cependant nous sommes en guerre maintenant. Oui, les braises se sont enflammés malgré les efforts. Je dispose d'informations que tu a la chance de ne pas posséder, mes yeux ont vu et mes mains ont touchés. Tout ceci était prévisible mais nul n'aurait put l’empêcher. Croyez moi l'ami, soyez prudents, que ce feu ne masque pas à votre regard l'incendie qui se prépare ici."

Il revint à sa position d'origine, sous le regard perturbé des autres otages toujours terrorisés. LA porte du wagon grinça et le deuxième preneur d'otage marqua son retour par une violent quinte de toux. Derrière ses lunettes, il observa les otages uns à uns avant de prendre position près de son collègue blindé.

"Bon, ça commence à bouger la haut. Rien de neuf ici l'autre connard est toujours en position avec ses gars."
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Luc Dianou
MessageSujet: Re: Panam 123   Ven 7 Fév 2014 - 13:35

Luc Dianou se trouvait assis sur un siège tourné vers les otages comme un pion surveillant une classe d'élèves collés pour la journée. Ils étaient de plus en plus bavards. Il y avait cette petite fille qui pleurait. Personne n'aime voire une petite fille pleurer, surtout lorsqu'on sait que c'est de sa faute. Un autre homme vomissait sa haine sans autre fondement que sa propre stupidité. Luc était un homme froid. Il n'était pas du genre à succomber à des provocations aussi flagrantes. L'idée de fermer sa gueule au chauve avec un morceau de métal de douze millimètres entre les hémisphères cérébraux lui traversa l'idée, mais un autre homme intervint en essayant de temporiser la haine. Ces deux là n'avaient peur de rien. Dans de telles circonstances il engageaient un débat. De plus le sujet de celui-ci n'était pas le mieux choisi. Le terroriste en eu assez. Il se leva, un PL-A1 à la main et s'approcha du noyau de nuisance sonore.
"-Pour que cela soit claire maintenant... dit il posément. Votre avis sur la question n’intéresse personne. Je me fous que vous m'aimiez ou que vous me détestiez. Je n'ai rien de personnel contre vous, mais si un autre ouvre sa petite gueule de peau-lisse, je lui tire une balle."
Luc était comme ça. Pas de métaphore, pas de fioriture, son existence lui avait enseigné à préféré les actions utiles. Il n'était pas serein. Il espérait vraiment ne pas avoir à rependre le sang des innocents, pourtant il le ferait, c'était plus que certain. Bien que tueur chevronné, son gout pour le meurtre n'était qu'amertume.

"-Bon, ça commence à bouger la haut. Rien de neuf ici l'autre connard est toujours en position avec ses gars.
Luc ne répondit pas tout de suite. Il était un peu perdu.
-Alors on attend de voire comment ça évolue et on avise ?"
C'était tout ce qu'il avait trouvé à dire, et à faire. La situation était extrêmement tendu pour les preneurs d'otages. Luc ne souhaitait à personne d'avoir une telle pression sur les épaules, mais il restait calme. Il n'allait pas se laisser guider par ses émotions, mais il en avait tout de même.
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Maître du Destin
MessageSujet: Re: Panam 123   Ven 7 Fév 2014 - 15:02

En revenant dans le wagon, la goule aux lunettes noires ne sourcilla pas lorsque Dianou montra les premiers signes d'impatience. Elle se contentait de regarder dans les fines ouvertures, surveillant les mouvements des machines de guerre en faction. Toujours impassible lorsque son collègue lui répondit il observa une petite montre au bracelet de cuir et attendit un peu avant de se retourner vers lui.

"L'heure du prochain message approche, on ne va pas tarder à réactiver le Virgile dans l'autre wagon."

L'homme au crane rasé les observait attentivement. Il ne clignait pas yeux, son visage immobile, figé comme de la cire se contentait d'écouter, d'enregistrer la moindre des informations. La goule d'avant guerre traina son coéquipier à l'écart.

"Écoute. Ce type là puisque tu me dis qu'il possède cet appareil de la FNF, je me dis qu'on pourrait abattre si besoin. Juste lui pour donner un exemple aux otages ou aux autres cons de la ville. On le butte juste lui, inutile de blesser de vrais personnes."

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Samson
MessageSujet: Re: Panam 123   Ven 7 Fév 2014 - 15:34



La discussion fut coupée court par une goule agressive au teint bleu. Mais plus que ce qu'elle pouvait déblatérer, c'était l'arme qu'elle tenait au poing qui interpella Samson.

Un pistolet visiblement pas de conception artisanale, ni d'avant-guerre. Une belle pièce, bien entretenue, et aucun doute sur ses capacités meurtrières. Peu de monde pouvaient avoir ce genre d'armes. A vrai dire, le Gardien ne voyait qu'un seul groupe à pouvoir offrir un tel pistolet à ses porte-flingues. La F.N.F..

*** Qu'est-ce qu'une goule fabrique avec une arme de la Nouvelle France ?! Et pourquoi ce mec a un BEC-3000 tout en étant otage ? Je pensais bien que quelque chose de louche se cachait derrière tout ça, mais pas à ce point... ***

C'est à ce moment que la goule qui était sortie tout à l'heure, celle qui avait tenté de calmer la petite fille, était revenue en crachant ses poumons.
« Bon, ça commence à bouger la haut. Rien de neuf ici l'autre connard est toujours en position avec ses gars.
Alors on attend de voire comment ça évolue et on avise ? »

Là haut. Ils avaient donc des hommes en surface. Combien étaient-ils ? Pas moyen de savoir.
« L'heure du prochain message approche, on ne va pas tarder à réactiver le Virgile dans l'autre wagon. »
Puis les deux goules s'éloignèrent, et la plus vieille parla à celle en armure. Mais le Gardien avait beau tendre l'oreille...
« Écoute. Ce type là puisque tu me dis qu'il possède cet appareil de la FNF, je me dis qu'on pourrait abattre si besoin. Juste lui pour donner un exemple aux otages ou aux autres cons de la ville. On le butte juste lui, inutile de blesser de vrais personnes. »

... il n'entendait rien qu'un murmure, couvert par les sanglots de la gamine et les ricanements du type au BEC, qui restait immobile et le regard vide.


Mais si Samson ne pouvait entendre les mots, il pouvait voir les visages et les gestes. Il pouvait voir que l'une des deux goules était plus conciliante que l'autre. Elle avait essayé de calmer la petite, n'avait pas relevé l'insulte qui avait suivi, alors que l'autre en armure avait simplement bondi à la simple notion de neutralité de l'homme noir. Peut-être qu'il y avait une chance pour que la plus âgée des deux arrive à négocier un peu plus de confort pour les otages. Encore que pour ça, il fallait arriver à parler avec elle.


Alors que les deux goules discutaient, le Gardien observait le wagon, à la recherche de quelque chose d'utile, peu importait. La rame semblait en bon état, hormis les sièges et les strapontins qui avaient été démontés pour faire de la place. Les otages étaient attachés soit à des barres métalliques, soit aux vestiges des fixations des sièges. Quelques uns étaient même ligotés debout, aux barres destinées aux usagers de l'Avant pour se tenir. À part ça, rien de notable.
Par acquis de conscience, il remuait les mains pour tenter de desserrer ses liens. On ne savait jamais...


Il s'aperçut que la petite gamine le regardait, les yeux pleins de larmes et des sanglots qui lui faisaient sursauter les épaules.

« Hey, ça va ? La gamine lui répondit en hochant la tête. Bon. Moi c'est Samson, et toi ? Cette fois pas de réponse. Le Gardien soupira. T'inquiète pas, tout va bien aller... »
Rien n'était moins sûr, mais ça ne servait à rien de l'inquiéter non plus.


Le Gardien se replongea dans ses pensées. Toute cette affaire puait la charogne politique. Et la présence de ce type avec un appareil estampillé F.N.F. n'était pas pour le rassurer. Mais puisque ce mec-là semblait savoir des choses, peut-être serait-il utile de le faire parler... Il essaya d'attirer son attention.

« Hé pssst ! Votre BEC, là. C'est un 3000, hein ? Et leurs flingues, à ceux-là, c'est F.N.F. aussi, non ? Ce sont des potes à vous ? »



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Adélaïde Freux
MessageSujet: Re: Panam 123   Sam 8 Fév 2014 - 0:36

L'homme noir à la barbe grisonnante qui semblait de prime abord plus inquiétant, avec son air grave, que l'autre voisin d'Adélaïde qui avait à son bras un Bec-3000 et qui appartenait donc probablement à la FNF - ce qui avait engendrée une confiance naturelle de la pauvre otage - se révéla finalement bien moins obtus et stupide que le soldat goulophobe. Adélaïde était une femme cultivée, et son expérience de vie lui avait appris que la haine et le sectarisme n'était pas de bonnes solutions. D'autantq ue son point de vue avait radicalement changé depuis qu'elle avait découvert le suicide de sa mère, qui avait préféré mettre fin à ses jours plutôt que de devenir une goule. Ces êtres là étaient toujours des humains. Avec des sentiments et des pensées. Elle approuvait, mais en silence, le point de vue du vieil homme.

Quand la goule en armure s'énerva, Adélaïde en sursauta de peur. Instinctivement, elle se recroquevilla, comme pour se faire la plus petite possible. Elle n'était pas une femme d'action. Elle était une survivante, qui aimait passer le plus clair de son temps libre seule. Elle aidait les gens naturellement quand l'occasion se présentait, mais ça n'était que tout récemment qu'elle avait été mise sur la voie de l'aide aux malades. Auparavant, elle se contentait de survivre au jour le jour et d'éviter ses semblables. Elle ne cherchait jamais la confrontation, et préférait se taire que partir dans des débats houleux. Elle se sentit lâche, face à la fureur de ce kidnappeur.

La deuxième goule revint.

" Bon, ça commence à bouger la haut, commença t-elle à l'intention de son complice. Rien de neuf ici l'autre connard est toujours en position avec ses gars.
– Alors on attend de voire comment ça évolue et on avise ? "

Ils étaient plusieurs. Et surement bien organisés.

" L'heure du prochain message approche, on ne va pas tarder à réactiver le Virgile dans l'autre wagon. "


Adélaïde ne savait pas du tout de quoi ils parlaient, mais ils s'éloignèrent tout les deux. La goule qui avait donné quelques mystérieuses informations semblait parler à son complice de quelques chose d'important. Peut-être de leur plan ? Elle n'entendait rien. Mais, sous le visage tuméfié de cette goule, Adélaïde voyait des traits plus humains, un tempérament moins brutal et plus rassurant que chez son collègue en armure.

Elle ne se sentait pas bien ici. Elle était à l'étroit, serrée. Avec tout ces gens. Elle qui était si solitaire. Elle commençait à se sentir agoraphobe, et peut-être deviendrait-elle vite claustrophobe, dans ce wagon où la température montait, réchauffé par la chaleur humaine.
Le vieil homme s'inquiéta de l'état de santé de la petite fille. Elle semblait aller mieux. Voilà qui calma un instant les propres peurs d'Adélaïde. Elle était soulagée. Et il fallait qu'elle se montre forte, comme cet homme noir si compatissant, pour donner du courage à la pauvre enfant.

Elle ne comprenait toujours pas pourquoi elle était là, ni ce que les ravisseurs comptaient faire d'eux. C'était impossible à dire, pour le moment. Quel était leur but ? Un vague mystère. Mais elle examina les lieux avec une attention redoublée. Elle essayait de regarder au travers des fenêtres, pour identifier leur position, elle chercha une montre, une pendule, ou n'importe quel indice pouvant lui indiquer l'heure qu'il était, et elle fouilla de fond en comble du regard le wagon, pour y repérer un moyen ou autre de sortir.

Puis, enfin, ses yeux se posèrent sur la goule sans armure. Elle attendrait qu'il se retrouve seul dans le wagon, sans son complice plus enclin à la violence, pour essayer d'engager une discussion plus personnelle. Sur leurs motivations, sur sa vie passée, jusqu'à gagner une parti de sa confiance. Adélaïde savait écouter les gens qui voulait se confier, sans jamais les juger. C'était sa qualité. Elle n'était pas très expressive : elle préférait se confier dans ses prières qu'à ses semblables. Mais son cœur était toujours ouvert à celui qui avait besoin qu'on l'écoute. Et qui d'autre plus qu'une goule qui prend un wagon d'otages aurait besoin d'être écouté sans être jugé ?
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MessageSujet: Re: Panam 123   Lun 10 Fév 2014 - 17:08

L'homme au BEC continuait de regarder droit devant lui, comme s'il trouvait un quelconque intérêt à l'accord entre les couches de peintures couvrant l’intérieur du wagon.

"C'est un BEC 3000 en effet mon ami. Quand à leurs armes ... Les armes de la FNF sont particulière. Une avancée technologique d'après guerre, un symbole de puissance unique en son genre mais non. Ni moi ni cette goule en armure n'appartenons à la FNF."
"Si vous n'êtes pas de la FNF pourquoi porter cet appareil ? Déserteur ?"

La goule aux lunettes de soleil était sortie de nul part suite aux derniers échanges entre les otages. Aucune colère dans sa voix, aucune menace dans son attitude, il ne semblait que faire preuve d'un légère curiosité visant à tuer le temps avant la prochaine manœuvre.

"Si rester fidèle à sa mission originelle fait de l'homme que je suis un déserteur alors oui, j'en suis un. Il est cependant de mon avis que les véritable déserteurs sont derrière les murs de Lutèce."
"Les déserteurs, les lâches sont ceux qui fuirent autrefois vers l'ile présidentielle, pour moi vous êtes tous de la même espèce Que vos ancêtres."

L'homme ne répondit pas, le dégout sur son visage était plus que palpable mais il préférait ne pas relever étant donné la situation La goule sentit le regard d'Adélaïde se poser sur elle.

"Ne vous en faites pas. Tout est soigneusement préparé, il ne se passera rien d'imprévu et vous serez bientôt relâchés dans une ville ressuscitée par la lumière."
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Luc Dianou
MessageSujet: Re: Panam 123   Mar 11 Fév 2014 - 2:42

Luc ne se sentait pas très à l'aise dans son armure. Il était comme une sardine en boite, mais c'était nécessaire.  Visiblement il faisait son petit effet sur les otages. Ils avaient peur de lui et c'était tant mieux. Ainsi toute volonté de rébellion était étouffée dans l’œuf. On ne pouvait jamais avoir confiance en quelqu'un qu'on retenait contre son gré.  Tendis que son ami tuait le temps comme il le pouvait, Luc restait au fond du wagon, les deux yeux grands ouverts. Il espérait de tout son cœur que personne ne mourrait, surtout pas lui et les siens. Ce n'était pas un meurtrier, seulement le terrorisme devenait parfois la seule voie possible. La situation dans laquelle il s'était mise ne le réjouissait guère. L'homme au BEC-3000 confessa ne pas être de la FNF, cependant, la goule bleue le savait très bien, ce genre d'appareil ne se trouvait pas au fond d'une poubelle.  Il se demanda alors qui pouvait être ce personnage si confiant. Quoi qu'il en soit, si il y en avait bien un dont il fallait se méfier, c'était bien celui-ci. Déjà cette goulophobie lancinante avait attirée l'attention de l'illuminé, puis les informations qu'il prétendait posséder et maintenant cet aveux. Il n'y avait pas énormément d'explication à cette série d'indices. Les preneurs d'otage avait à faire à un dissident de la FNF. Si une chose était pire que le gouvernement français qui se permettait d'écraser les terres désolées au nom d'une république illégitime depuis qu'elle avait fuit son pays durant une crise sans précédent, c'était bien ceux qui s'en étaient retirés. Ils avaient une réputation d’extrémiste. Leur combat était encore plus radicale, n'admettant aucun droit d'aucune manière aux goules. Ces humains touchés par la grâce des radiations avaient pourtant bien mérité de prendre part à la reconstruction de Paris. Luc n'était pas personnellement une victime du jour du feu, mais lui et ses ancêtres avaient du se terrer au fond d'un abris et avaient du survivre à la barbarie du nouveau monde sans l'aide de personne.

Luc s'arma d'un Napo'léon presque neuf et se redressa tranquillement. Il ne quitta plus le dissident du regard en s'approchant de lui d'un pas décidé. Avec la force supplémentaire que lui conférait son armure assistée EADS-84 dont le torse et le dos était peints d'un grand œil, il lui plaqua la tête sur les restes d'un siège calciné et appuya le canon de son revolver sur sa tempe.
"-C'est un dissident de la FNF, lança-t-il à son complice. Il faut le tuer maintenant ou on le regrettera !
Sa voix granuleuse était un peu vacillante, pourtant sa main ne tremblait pas.
Je vais te descendre sale fils de lâche ! C'est à cause de gens comme toi que nous sommes obligés de séquestrer ces innocents.
Il était vraiment très énervé contre lui.
Regarde la terreur que je leur inspire. Sans la haine que tu propages à travers Paris, je ne serais pas obligé d'agir contre eux pour me faire entendre ! Tu entends ce que je te dis ?!
Il le redressa pour qu'il puisse voire le reste des otages, et par la même que ceux-ci le voient.
Regardez tous le visage de la haine qui est devenu votre moteur. C'est lui et ceux qu'il sert qui nous ont créés !..."
A ce moment là les évènement devinrent confus. Le dissident se releva brutalement en faisant glisser ses menottes le long de la barre à laquelle il était attaché. Un coup de feu tonna dans la cage de métal puis le grondement lourd du pied en armure qui heurta violemment le sol pour ne pas perdre l'équilibre. Enfin l'otage  retomba dans un râle étranglé par le sang qui jaillissait de sa bouche. Un brouhaha de pleurs, de cris et de gestes provoqué par un mouvement de panique empêcha à tous de réaliser les conséquences de cette brève altercation.
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Maître du Destin
MessageSujet: Re: Panam 123   Mar 11 Fév 2014 - 14:00

Toute chance de dialogue entre Adelaïde et la goule aux lunettes de soleil venait d'être briser par le projectile métallique qui venait de traverser l'épiderme du prétendu dissident dans un mélange de sang et d'étincelles. Le colosse était lourdement retombé au sol, faisant trembler le wagon sous son poids, peu avaient remarqué que la balle avait été déviée de quelques centimètres au moment de son impact pour finir écrasée sur une paroi du métro. L'hémoglobine coulait en même temps que de nouvelles larmes, plus personne n'osais parler maintenant, si ce n'est cette goule au visage triste qui se débattait pour se libérer de ses liens.

"Vous êtes complètement fous, vous êtes cinglés ! Regardez ce que vous venez de faire ! Vous pensez aux conséquences pour nous autres ? Vous venez de faire un martyr."

Le fusil antique de la goule sans armure se plaça juste devant lui comme un ordre de silence.

"C'était inévitable mon frère, nous pensons aux conséquences, nous les contrôlons. tu n'as qu'à nous faire confiance et attendre patiemment. Il est trop tard pour se lever, nous avons pris l'initiative et rien ne nous empêchera d'avancer, ni la dissidence, ni personne d'autre alors je te conseil de rester tranquille."

Il observa son compagnon en armure, retira ses lunettes de soleil laissant voir deux grands yeux entièrement blancs.

"Tu va bien ?"

A l'autre bout de la rame, un autre colosse nommé Nikolaï posa son sandwich de radcaniche pour observer en direction du wagon plongé dans l'obscurité.

"Vous avez entendu ça ?"
"Un coup de feu."
"Merde qu'est ce qu'ils foutent aux champs ?"
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Samson
MessageSujet: Re: Panam 123   Mar 11 Fév 2014 - 16:00



Samson avait une étrange impression. Tout ça sentait bizarre. D'abord, la goule en armure s'était voulue menaçante avec tous les otages, et c'était le Gardien qui avait parlé. Aussi s'était-il attendu à subir l'ire qui devait suivre. Rien. Ce fut le type au BEC-3000 – dont on ne saurait pas le nom, maintenant – qui avait pris. Samson sursauta quand le coup de feu retentit, mais ça n'effaça pas le curieux sentiment pour autant. Odeur de poudre et de sang. Cri de femme, d'enfant, et d'homme aussi. Les pauvres témoins du macabre spectacle.

Samson s'interrogeait. La goule en armure se disait, elle et les siens, prête à toutes les conséquences. L'était-elle vraiment ? C'était quoi tout ce bordel ? Une goule en armure assistée, des armes de pointe, tout ça puait la FNF à des kilomètres. Ce type, un 'dissident' porteur de BEC-3000, abattu. Pourquoi ? Il était attaché, il ne représentait pas une menace. Pourquoi ne pas simplement l'assommer ou le bâillonner ? Le sang était certes un bon moyen de maîtriser les autres otages qui voudraient faire du grabuge, mais... Pensait-ils vraiment que tuer servirait leur cause ? Et d'ailleurs, que voulaient ces preneurs d'otages ? À qui s'adressaient-ils, et que demandaient-ils en échange de la vie de leurs captifs ? Autant de questions qui tournaient dans l'esprit du Gardien.

Une goule parmi les otages se manifesta.

« Vous êtes complètement fous, vous êtes cinglés ! Regardez ce que vous venez de faire ! Vous pensez aux conséquences pour nous autres ? Vous venez de faire un martyr.
La goule à lunettes lui répondit, l'arme à la main
C'était inévitable mon frère, nous pensons aux conséquences, nous les contrôlons. tu n'as qu'à nous faire confiance et attendre patiemment. Il est trop tard pour se lever, nous avons pris l'initiative et rien ne nous empêchera d'avancer, ni la dissidence, ni personne d'autre alors je te conseil de rester tranquille. »
Samson ne pouvait se taire plus longtemps. Ces terroristes agissaient sans logique, selon lui.
« Il a raison. Vous êtes déterminés, certes, mais à quoi ? Vous pensez vraiment que le gouvernement en a quelque chose à faire, de la vie de pauvres gens sous terre ? Vous venez de le dire : les lâches sont bien à l'abri sur leur île. S'ils avaient eu quelque chose à foutre de ce qui nous arrive, ils seraient ici, avec nous, dans Paris. Au lieu de ça, ils sont terrés dans leurs bunkers. Avez-vous regardé qui vous tenez sous vos armes ? Des femmes, des enfants... Des goules, comme vous. Si vous avez choisi la voie de la violence, d'autres tentent de faire leur chemin, malgré les difficultés. Auriez-vous ce courage, au lieu de prendre les armes face à des innocents ? Auriez-vous le courage de monter en première ligne devant les troupes de la FNF ? Permettez-moi d'en douter. »

C'était un jeu dangereux que jouait Samson. Il le savait, mais de toute façon, que pouvait-il faire d'autre ? Rester assis, résigné au sort qui était le sien, et celui de ses compagnons d'infortune, et qui dépendait de la volonté ou non d'agir de terroristes et d'un gouvernement dont on pouvait se demander si la sécurité du peuple lui importait ? Merci bien. Alors que les goules le regardaient, il n'aurait su dire ce qui se passait dans leurs esprits.
« Ce que j'entends quand vous parlez est le discours de fanatiques endoctrinés. On vous a bien lavé le cerveau, félicitations. Mais si vous avez pu assimiler ce discours, vous pouvez le rejeter. Croyez-vous que vous aurez gain de cause en tuant des innocents, y compris des goules, ceux et celles qui sont supposés être les gagnants de votre opération ? Vosu êtes plus intelligents que ça, non ?
Je sais que certains d'entre vous sont bien plus vieux que moi, et que n'importe qui d'autre. Certains on connu l'Avant, peut-être même bien vous, j'en sais rien. Ceux-là ont des connaissances, un savoir qui est un vrai trésor pour le monde, et vous vous réfugiez derrière des actes comme celui-là. Vous gâchez vous-même ce que vous avez à offrir à ceux que vous prétendez défendre. Vous pourriez faire tellement mieux...
 »

Il s'arrêta là. C'était déjà un miracle qu'ils l'aient laissé finir. Maintenant, qu'allait-il se passer ? Allaient-ils l'exécuter, comme celui qui gisait sans vie à côté ? Allaient-ils le laisser, l'écouter, engager le dialogue ? Difficile à dire.
Il ne restait qu'une chose à faire pour le Gardien : attendre.

Il resta tranquille, assis et attaché à la barre métallique du wagon, les yeux plantés dans ceux blancs de la goule, celle qui semblait plus ouverte au dialogue.


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Luc Dianou
MessageSujet: Re: Panam 123   Mar 11 Fév 2014 - 22:40

L'assassin resta tétanisé pendant près d'une minute. Il ne s'attendait vraiment pas à ça. Ce dissident avait voulu faire le malin et maintenant il était mort. Luc essayait tant bien que mal de se convaincre que c'était tout ce qu'il méritait. La culpabilité d'un meurtre froid l'envahissait. Surtout ne pas perdre la face devant les otages. D'autant que certains d'entre eux n’hésitaient pas malgré le cadavre encore chaud sous leur yeux. Quand la goule en armure reprit ses esprits, le vieil homme baratinait avec un tact tout à fait relatif. Luc rassura d'abord son acolyte, puis, sans prêter attention au plaidoyer, il se pencha sur sa victime pour s'assurer de son état et l'emmena dans le wagon d'à côté. Mieux valait ne pas le laisser à la vue, ni des otages, ni des hommes à l’extérieur. Ensuite il approcha son visage bleu brûlé par les radiations à quelques centimètres du gardien. Son odeur de momie desséchée piquait les yeux de celui-ci.
"-Je n'ai pas besoin de ton air supérieur pour culpabiliser...
Oups ! Il venait d'en dire trop sur son état émotif. Qu'à cela ne tienne... Il reprit d'un ton de gravier projeté sur le bord d'une route par les roues d'une voiture à grande vitesse.
Et encore moins de ta morale. Si vraiment j'étais fanatique, tu crois que tu pourrais me faire changer d'avis en quelques mots ou que je préférerais te fermer la gueule ? En plus tu connais mes méthodes maintenant. Tout ça te dépasse, je n'ai pas à me justifier auprès de toi.
Il se redressa et brandit sa machette de combat.
Je suis Luc Dianou et avec mes armes je vais enfin me faire entendre par Paris ! Tôt ou tard vous comprendrez !"
Luc s'était auto-galvanisé par son discours, il allait mieux maintenant. Plus d'incident déplorable... Juste à attendre que le temps des négociations avec les autorités soit venu.

Justement, il se tourna vers son complice à lunettes.
"-Je commence à m'impatienter... Si ce type a bien raison sur une chose, c'est qu'ils n'ont pas l'air très intéressé par la situation de Panam 123. Il faut qu'on leur mette un coup de pression."
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Adélaïde Freux
MessageSujet: Re: Panam 123   Jeu 13 Fév 2014 - 20:07

L'homme à côté d'Adélaïde parlait de la FNF avec une certaine haine, répondant au vieil homme noir qui se trouvait de l'autre côté d'elle, les deux conversant entre eux comme si elle n'avait jamais été là. Adélaïde était invisible. Mais ça ne la vexait pas.

"Si rester fidèle à sa mission originelle fait de l'homme que je suis un déserteur alors oui, j'en suis un. Il est cependant de mon avis que les véritable déserteurs sont derrière les murs de Lutèce."
"Les déserteurs, les lâches sont ceux qui fuirent autrefois vers l'ile présidentielle, pour moi vous êtes tous de la même espèce que vos ancêtres."

L'homme jeta un regard haineux à la goule. La ségrégation raciale et la lutte des castes étaient donc le motif de ces deux personnes ? Ces deux là avaient tous les deux la même haine réciproque, l'un du genre humain, l'autre des goules ? La haine attisait la haine.

"Ne vous en faites pas. Tout est soigneusement préparé, il ne se passera rien d'imprévu et vous serez bientôt relâchés dans une ville ressuscitée par la lumière."

C'était clairement un illuminé, mais ces paroles étaient rassurantes. Elle laissait entrevoir une situation pouvant se désamorcer sans mort. Il fallait être une sorte d'adeptes d'une quelconque secte, pour parler de résurrection dans la lumière en prenant des otages. Mais néanmoins, Adélaïde pensait qu'elle pourrait retourner ce garde, si elle discutait un peu avec lui.

Elle allait parler quand l'autre, qu'elle avait faillit oublier, assis au fond du wagon sur une chaise, se leva brusquement, et dans un accès de rage frénétique, s'empara de son arme, et tua l'homme de la FNF. Le dissident, semblait-il. Il ne lui avait pas laissé une chance. Ce n'était pas un acte sadique. C'était juste un acte de haine, gratuit. Ces deux goules étaient de vrais fanatiques. Ils se prenaient visiblement pour des rédempteurs, des inquisiteurs, ou n'importe que autre imbécilité extrémistes de ce genre. Ils agissaient et parlaient comme s'ils étaient le bras vengeur de Dieu. Leurs mots et leurs actes le laissaient penser. Adélaïde eut honte pour eux. C'était ce genre de personne qui, bien avant la guerre, avait contribué à salir durablement pour des siècles et des siècles le nom de Dieu et la foi qui l'accompagnait.

La goule prise en otage se débattait en larmoyant. Elle était dans le vrai. Ils avaient fait un martyr. Ils allaient, par leurs actes, engendrer plus de haine et de colère envers eux. Un cycle infernal de vengeance, de mépris, et d'incompréhension mutuelle, était en train de se mettre doucement en marche, les rouages s'activant paresseusement mais implacablement.

"C'était inévitable mon frère, nous pensons aux conséquences, nous les contrôlons. tu n'as qu'à nous faire confiance et attendre patiemment. Il est trop tard pour se lever, nous avons pris l'initiative et rien ne nous empêchera d'avancer, ni la dissidence, ni personne d'autre alors je te conseil de rester tranquille."

Inévitable. Irréversible. C'était effectivement les mots qu'elle aurait choisi. Des sécrétions lacrymales coulaient lentement silencieusement le long des joues tâchées de sang d'Adélaïde.

Probablement conscient des mécaniques de haine qui se mettaient en marche autant qu'elle, son voisin encore vivant se lança dans un discours qui avait pour but de raisonner les deux hommes. Mais en vain. Les hommes étaient déterminés. Peut-être éprouvaient-il du remord. Ou de la culpabilité. Mais ils étaient visiblement prêts à tout les sacrifices. Ils avaient longuement médité. Et leurs actions étaient implacables.
Elle voyait d'ici que d'un instant à l'autre, elle serait entourée de deux cadavres, même si l'homme pensait avoir bien fait en essayant de les convaincre.

"Je suis Luc Dianou et avec mes armes je vais enfin me faire entendre par Paris ! Tôt ou tard vous comprendrez !"
"Avons nous vraiment besoin de nous entretuer pour nous comprendre ?" murmura, presque défaitiste et à peine pour répondre à Luc Dianou, la femme désabusée et au cœur peiné par ce qui était en train de se passer.

Sans réel espoir, et sans donner son point de vue - comme à son habitude - elle interrogea, sans haine, sans violence, et avec beaucoup de tristesse, les deux ravisseurs. Elle devait savoir pourquoi son visage était couvert de sang. Pourquoi elle était là. Et pourquoi la petite fille, ne cessant de pleurer de nouveau, devait subir tout ça.

" Pourquoi vous faîtes ça ? Pourquoi vous enlevez et tuez des innocents ? " Elle renifla, et reprit difficilement, la voix nouée. " Pour la résurrection dans la Lumière, c'est ça ? "
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Samson
MessageSujet: Re: Panam 123   Sam 15 Fév 2014 - 15:34


La jeune femme semblait résignée à subir le sort que leur réserveraient les goules. Samson, lui, affichait un léger sourire à la limite de la provocation. C'était bien le comportement de fanatiques aveuglés par des conneries qu'on leur avait soufflées, utilisant leurs propres frustrations et leur propre colère pour servir une cause soit disant juste. Mais au fond, il était évident qu'ils se fourvoyaient. La violence, le sang et la mort étaient les seules conséquences possibles du processus qu'ils avaient engagé. Sans raisonnement, en agissant aveuglément, ils s'exposaient à tout sauf à réussir ce pourquoi ils faisaient ce qu'ils étaient en train de faire. Et cela faisait sourire Samson. S'ils savaient seulement qu'en empruntant une autre voie, ils pourraient bien renverser le cours de l'histoire...
« Pourquoi vous faîtes ça ? Pourquoi vous enlevez et tuez des innocents ? Pour la résurrection dans la Lumière, c'est ça ?
Ils croient savoir, mais ils ne savent pas. Ils ne savent pas que leur meilleure arme n'est pas celle qu'ils portent à la ceinture. C'est leur nature. Ce sont des goules. Ils sont plus âgés que nous tous, et certains ont des connaissances qui surpassent les vôtres et les miennes. Et certainement celles de bien des gens. Si seulement ils utilisaient leur arme, leur savoir, et s'ils s'alliaient avec les bonnes personnes, celles qui leur permettraient d'utiliser ce savoir, ils pourraient changer notre monde. Au lieu de cela, ils se perdent dans une spirale de violence, et ne s'attireront que de la haine. Samson regarda les deux goules à tour de rôle. Vous pourriez faire tellement mieux, en laissant tomber ces méthodes sauvages et en utilisant celles qui auraient un vrai résultat. Les goules pourraient y gagner beaucoup, en utilisant leur savoir pour aider l'humanité. À commencer par la reconnaissance et le respect. Ça n'est pas ça, que vous cherchez ? N'est-ce pas pour ça que vous êtes ici ? »

Le Gardien parlait calmement, et son ton ne portait plus trace moralisatrice ou culpabilisante. Il essayait seulement de faire entendre raison. Il s'adressait à des êtres intelligents, il le savait. D'autres se seraient contenté de tuer les bavards, mais ils avaient entamé une discussion. Cela devait vouloir dire qu'ils se savaient déjà engagés dans une mauvaise voie, mais qu'ils n'en voyaient pas d'autre. Et Samson leur en indiquait une.
« La transmission du savoir. C'est là que réside votre salut. Prendre les armes, terroriser des femmes et des enfants, tout ça ne fera que conforter tout le monde dans l'idée que les goules sont des monstres. Vous avez l'intelligence, vous devriez en faire la preuve. »

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Luc Dianou
MessageSujet: Re: Panam 123   Lun 17 Fév 2014 - 18:13

Ce vieil homme noir était, selon Luc, un bien piètre négociateur. Il se perdait dans les discours naïfs de ce qui ne savent pas de quoi ils parlent. C'étaient agaçant de le voire dispenser sa bonne morale. Il vivait vraiment dans un autre monde. Encore un idéaliste qui pensait que l'amour et la paix pouvaient combattre la haine et la violence. Finalement il avait de la chance de ne pas être tombé sur un terroriste plus enthousiaste à distribuer la mort. Qu'est-ce qu'il s'imaginait ? Que les ravisseurs allaient lui dire tout à coup qu'il avait raison et déposer les armes pour se rendre. Alors le mort du dissident aurait été vaine... Même si les méthodes avancées par ce stupide utopiste étaient charmantes, elles étaient usées jusqu'à la corde. Et c'est avec cette mentalité qu'on en était arrivé à la situation politique actuelle entre les goules et les autres. S'en était assez d'attendre que la bonne volonté latente des humains se sente impliqué. Luc s'empara d'un rouleau de ruban adhésif et en découpa une longue bande qu'il appliqua sur la bouche de cet homme. La goule avait un petit sourire en coin.
"Merci pour tes conseils l'ami, nous y repenserons lorsque nous en aurons fini avec cette affaire délicate. En attendant, je préférerais que tu ne dises plus rien. Tu parles beaucoup, mais tu ne sais rien. Laisse les vieux et leurs connaissances supérieures faire ce qu'ils ont décidés.
Quel apaisement ça allait être de ne plus l'entendre !
P'tit con ! termina-t-il pour plaisanter."

La femme, par contre, semblait beaucoup plus sensible. Dans cet environnement propice aux émotions fortes, les larmes parvenait difficilement à diluer le sang. Et malgré la tristesse qui débordait de sa voix, sa volonté de comprendre faisait chaud au cœur. Jusque là elle avait été mise au second plan par les autres : comme toujours le bien ne faisait pas de bruit. Cette douceur était presque intimidante pour un guerrier comme Dianou. Celui-ci voulu quand même tenter le coup. Les pleurs de cette petite fille ne cesseraient pas sans un peu plus de délicatesse. Il s'accroupi à deux mètres en face d'Adélaïde pour ne pas l'effrayer plus encore.
"Nous ne voulons pas vous faire de mal...
Il ne savait pas vraiment quoi dire, il n'était pas doué pour ça.
Seulement, il y a des hommes dans ce pays en ruine qui perpétuent les traditions de leurs ancêtres qui ont fait du monde ce qu'il est. Nous avons essayé de leur faire comprendre qu'ils sont dans l'erreur et tout ce que nous avons eu comme réponse c'est la décrédibilisation. Maintenant nous sommes obligés d'être spectaculaires et dangereux pour être entendus et pris au sérieux...
Il baissa les yeux pour ne pas avoir à affronter celui de celle qui avait accepté de l'écouter.
Je peux comprendre que ça ne soit pas facile pour vous, mais si vous restez tranquille jusqu'à la fin, tout ce passera bien, pour vous comme pour nous."
Il continuait de regarder le sol, un peu gêné. Pourtant il savait qu'il ouvrait pour le bien. Parfois être un héro signifiait aussi accepter de passer pour un connard.
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Adélaïde Freux
MessageSujet: Re: Panam 123   Mar 18 Fév 2014 - 20:20

Elle hoqueta en étouffant un sanglot, essayant désespérément de garder sa dignité.

Aussi étrange que cela puisse paraître, la goule qui la terrifiait le plus au début - celle qui avait abattu froidement un otage qualifié de dissident - semblait, comme l'autre, tout autant capable de remords. Il était visiblement gêné de devoir s'expliquer devant ses otages. Mais le discours qui lui tint était sans violence, et même, plein d'une tristesse tragique. Il se défendait d'être un fanatique. Il semblait ne pas aimer les méthodes qu'il employait. Mais il essayait de se dédouaner en explications vagues, qui laissaient tout de même entendre qu'ils avaient essayé beaucoup de choses de façon pacifique, avant d'être finalement réduit à employer la manière forte.

Il avait l'air d'être une victime. Lorsque le jugement divin lui sera octroyé, aux portes du paradis, il sera effectivement une victime. Et peut-être en avait-il pleinement conscience. Peut-être qu'il avait l'impression d'agir en martyr pour la cause. Pour une nouvelle paix. Mais il n'avait rien d'une victime, aux yeux de la jolie blonde. Il était le bourreau, celui qui avait froidement assassiner un otage qui ne pouvait même pas se défendre. De sang-froid. Et sans ciller.

De sa voix nouée, elle cria - mais sa voix ne fut en fait qu'une plainte pathétique, terrifiée, terrorisée, et pleine de larmes qu'elle était - :
" Mais vous l'avez tué ! "

Un silence pesant tomba. Elle sanglota silencieusement, accompagnant subtilement les pleurs de plusieurs autres otages, dont la malheureuse petite fille, dont les pleurs combinés formaient une symphonie déprimante, digne d'un Franz Liszt composant son requiem.

L'une des otages - la mère de la petite, en fait - attira l'attention des ravisseurs, chuchotant presque, d'un air gêné, et effrayé, comme si elle savait ce qu'on allait lui répondre.

" Monsieur ... Monsieur ... Il faut que j’emmène ma petite puce au petit coin ... S'il vous plait, détachez-nous ... Juste pour une minute ... "

Les sanglots de l'enfant se calmèrent, tandis qu'elle tournait son regard humide vers Luc Dianou, attendant sa réponse avec espoir, l'implorant de ses yeux de petite fille innocente.

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Luc Dianou
MessageSujet: Re: Panam 123   Ven 21 Fév 2014 - 1:19

Devant ce spectacle tragique, le silence s'imposait. Il n'y avait rien à répondre, c'était un affirmation, un fait. Aucune repentance, aucune justification, Luc avait tué. Les émotions intensifiées par l'atmosphère du wagon de métro aurait presque pu arracher un larme silencieuse au persécuteur, mais il était préparé à ça depuis que l'opération lui avait été confiée. A cet instant il se dit qu'il préférait que ce soit le dissident haineux qui périsse que cette femme pleurnichante. Il ne le lui dit pas, il n'avait pas à répondre de ses actes devant les otages. A la place il soupira en relevant la tête et la regarda. Il fut interpellé par la mère de la fillette. Elle chuchotait pour lui demander d'être libérées le temps de pisser. Ça aussi c'était inévitable. Tôt ou tard il faudrait s'occuper de ce problème et laisser sortir cette femme et sa fille signifiait laisser sortir tous les otages un par un pour qu'il se vidange ou tente quelque chose de stupide. Non c'était impensable d'autoriser ça, c'était un choix difficile à faire, pourtant il ne fallait pas lâcher la pression en octroyant ce genre de petit confort. Luc croisa le regard trempé de larme de la gamine qui le défigurait. "Ne me fait pas ces yeux !" s'exclama-t-il en lui-même. Il était envisageable de lui fournir un gobelet ou une bouteille vide pour qu'on en finisse avec cette blague. C'était tout de même un peu bizarre de laisser une petite fille faire ses besoins intimes au milieu de tous ces gens, qui plus est dans le sang et la crasse. La goule fit une moue hésitante, comme si il s'en voulait d'être trop sensible.
"-Bon d'accord, elle peut y aller...
Il leva le ton en se redressant sur ses jambes.
-Mais uniquement elle, car c'est une enfant. Pour les autres, il faudra être patient, vous êtes des grands maintenant.
Il alla chercher la clef des menottes et déverrouilla le bracelet qui l'entravait.
-Pas vous madame, désolé...
Il s'attendait à une réaction de la part de cette mère à qui on enlevait sa progéniture alors il reprit avant de passer la porte du wagon :
-Faite moi confiance, il ne lui arrivera rien. Tachez de rester tranquille que nos relations ne se détériorent pas plus encore."
Le terroriste était sortie du côté donnant sur le mur. De cette manière le danger ne pouvait venir que de deux côtés. Armé de son fusil d’assaut type-93 il gardait l’œil très attentif, n'oubliant pas qu'une armure assistée de la FNF ne rendait pas son porteur immortel. Il tendit un seau en fer blanc qui avait, visiblement, déjà servit à ça régulièrement à la pisseuse et lui ordonna de passer à l'acte. Il la scrutait pendant de longues secondes avant de comprendre à sa mine effarouchée qu'il fallait qu'il se tourne dans l'autre sens. C'était risqué, il empoigna plus fermement son arme et regarda dans la direction opposée, plus attentif que jamais au moindre son.
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Samson
MessageSujet: Re: Panam 123   Ven 21 Fév 2014 - 16:16


Réduit au silence, comme un sale gamin trop causant. Voilà comment on le traitait. Bah, au moins il avait échappé à la solution maison du nommé Luc Dianou. C'était toujours ça... Mais menotté et bâillonné, Samson n'en restait pas inactif pour autant.
Maintenant qu'il ne parlait plus, les goules ne faisaient plus attention à lui. L'adhésif qu'on lui avait collé sur la bouche n'était pas de première jeunesse, et il ne serait certainement pas compliqué de s'en défaire. D'ailleurs, le Gardien s'y attela aussi tôt que possible.
Par de petits mouvements de la mâchoire, et au prix de quelques douleurs par arrachement de poils de barbe, il réussit à se faire assez de place pour entrouvrir ses lèvres. Il pouvait passer à la suite du travail. Méthodiquement, il alternait production de salive et répartition de ladite salive sur la face collante du ruban, passant sa langue entre ses lèvres. Il ne savait pas combien de temps ça pourrait prendre, mais seul le résultat importait. Le risque était de tomber à court de salive.

La mère de la fillette demanda à ce qu'on laisse sa fille aller se soulager. Samson ne pensait pas que les goules céderaient, et encore moins Dianou, et il fut le premier surpris quand ce dernier accompagna lui-même la petite à l'extérieur. Les otages restants, à savoir la mère, l'autre femme et lui-même, restaient en la seule garde de l'autre goule, celle à lunettes, qui avait moins de mal à amorcer le dialogue. La jeune femme, d'ailleurs, semblait assez douée pour discuter avec les terroristes sans s'attirer leur colère ou leur dédain.

Samson poursuivait son travail de décollage. Sa salive commencer à imbiber sa barbe, par dessous le ruban, par capillarité, et une désagréable sensation d'humidité tiède lui envahissait la région buccale. Encore quelques ouvertures de la mâchoire, encore quelques poils de barbe arrachés, mais moins qu'au départ. Ça progressait. Encore un peu, et il serait bientôt en mesure de parler à nouveau. Le ferait-il seulement ? Il n'en savait rien lui-même. Les goules auraient vite fait de le bâillonner de nouveau, et plus sûrement cette fois. Peut-être bien qu'il se tiendrait plus tranquille cette fois. En attendant le moment opportun.

Même s'il savait pertinemment que la seule chose utile qui puisse lui être offerte serait plus de liberté de mouvement. Une seule main libre lui suffirait. Mais l'excuse de ‘faut-que-j'aille-pisser’ ne marcherait plus. Et impossible de se défaire de ces saletés de menottes. Certains modèles sont assez rudimentaires et fragiles, mais pas ceux-là. Inutile donc de se fatiguer pour rien. Samson continuait à se concentrer sur son ruban adhésif plus trop adhésif. Les yeux fermés, il en profitait, plongé dans le silence, pour se concentrer sur tout ce qu'il pouvait entendre. Le moindre bruit, le moindre son. Tout ce que ses oreilles pouvaient détecter. Un mot, un nom, tout pouvait l'aider à comprendre la situation, et présenterait quelque chose d'utile pour la suite. Si une suite il y avait.


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Je ne crains aucun mal...

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Père Zacharie
MessageSujet: Re: Panam 123   Dim 23 Fév 2014 - 18:59

A une cinquantaine de mètres des wagons, des otages et de tout ce merdier, abrités derrières un entassement de sac de gravier ( à défaut de sable ) et de tôle, autour d'une table branlante, se trouvait une partie des nettoyeurs dont la vigilance zélée s'était égrainée au fil des heures que durait cette "crise".
Leur distraction s'était seulement constituée d'abord de faire partir les quelques quidam qui s'étaient trop approchés de ce coté si du tunnel ( au contraire de l'autre groupe de nettoyeur qui surveillait et bouclait le coté opposé du tunnel, plus proche des quartiers d'habitations, qui eux, avait beaucoup à faire pour tenir éloignée la foule ), puis à jouer aux cartes.
Mais il y avait eut ce coup de feu qui les avait rappelé à l'ordre. Malheureusement pour eux, cet événement ne signifia apparemment pas une quelconque évolution de la situation, aussi une fois l'information transmise à Nikolaï, il ne leur resta plus qu'à retourner à leur belote, et à lutter contre le froid.
- T'sé c'que j'ferais ? J'y mettrais l'feu à la rame. Même si ces gars là sont des cramés, même s'y disent qu'ils sont prêt à crever pour leur cause à la con, ben l'instinct mec... tu vois du feu, tu cours, c'tout. Alors j'dis : mettons le feu.
- C'est de la couille ton idée.
- Ah ? Pourquoi monsieur l’intellect ?
- Par ce que t'es con. On est pas là pour réfléchir, hein, on laisse personne entrer ou sortir voilà tout. Bordel, si on écoutait les gars comme toi... nan c'est vraiment de la couille en boite ton idée. J’appellerais même pas ça une "idée".
Il finit sa phrase en soufflant longuement la fumée de sa raddapple.
- ... Vérole de putain. V'là la cavalerie en uniforme et en grande pompe les mecs.



Le pas rapide, le visage austère, tout dans la démarche du père Zacharie respirait l'autorité. Accompagné de cinq autres solide gaillard, il était le seul à s'afficher à visage découvert, le seul porté par la puissance divine aussi. Mais tous en imposaient, armés et expert en combat qu'ils étaient.
La troupe avait mis plus de temps que prévu à traverser la foule qui obstruait les tunnels d'ici aux champs éliminés. Devant le climat glacial qui les attendaient dehors, les gens venaient s'entasser dans les sous-terrains, tel que leur dictait leurs instincts de survie d'animaux de créations du Tout Puissant qu'ils étaient.
- Hum, vous avez les autorisations pour venir ici, cette zone est normalement bouclée...
Les dissidents n'avaient pas eut besoin d'en rajouter pour montrer leur prédominance dans la situation de crise actuelle. Zacharie prit naturellement l'ascendant sur le petit chef des nettoyeurs :
- Je suis le père Fabre. Nous prenons la situation en main.
Il est temps de faire avancer les choses.

Le p'tit gars eut un instant de stupide hardiesse et tenta un trait d'humour :
- Ah, ça on ne m'avait pas prévenu que la bible nous renseignait sur comment gérer une prise d'otage dans un métro, mon père.
- Mon fils, il y a bien plus d'enseignements dans la Bible que tu ne pourrais imaginer.
- Peuh, genre sur les goules, ah !
- Oui.
- ...
C'est de la couille tout ça.
Lacha-t-il avant de retourner auprès de ses collègues.
Les dissidents "s’installèrent" immédiatement, posant leur caisse de matériels et repérant les zones alentours.
- Hé, chef', on devait pas genre interdire l'accès, mais genre même pour les gars de la FNF ?
- T'es décidément trop con. C'est pas des bleus ça, c'est les déserteurs. Ils ont glissé leur queue dans tellement de cul qu'ils doivent avoir tout les accès ici.

L'un des soldats tendit un porte voix à Zacharie, ce qui interpella l'autre ahuris...
- Hé m'sieur !
- Mon père.
- Heu, mon père, z'avez d'jà fait ça avant. J'veux dire négociateur tout ça, vous connaissez, hein ? Genre ne jamais dire "non" aux preneurs d'otages, tout ça, hein ?
L'un des dissidents hésita à repousser le nettoyeurs sur sa chaise du bout de son fusil, mais se ravisa quant Zacharie daigna lui répondre :
- Nous ne sommes pas là pour marchander. Nous n'allons ni supplier, ni débattre. Nous allons... faire avancer les choses.
Et il s'en retourna en direction du soldat qui tenait un bouclier anti-émeute en métal entre ses mains. Tout deux, Zacharie à l'abri derrière le porteur de bouclier, s’avancèrent calmement vers la rame de métro.
Restés derrières les lignes, le meneur du petit groupe interpella un dissident : "j'espère grave que vous savez ce que vous faites..."

Le père Fabre se fit rapidement connaitre auprès des preneurs d'otages et embraya immédiatement, sur un ton qui ne laissa place à aucunes répartie :
- La situation actuelle est d'une extrême simplicité : il n'existe que deux options.
La première soutenue par le Trident et de faire tout simplement sauter cette rame de métro.
La seconde, la notre, et de s'en sortir avec le minimum de perte.
Actuellement, d'importantes équipes de toute les forces en présence dans Métropolis sont en train de désactiver vos bombes.
Je ne suis pas naïf au point de croire qu'il est possible de vous raisonner... Vous choisirez évidement de mourir avec tout les otages. D'une mort parfaitement inutile pour votre cause.
Mais Nous, nous nous soucions de la survie de chaque être humain retenus prisonniers là dedans.
Dans tout les cas VOUS êtes les perdants. Quel que soit vos plans... destruction de la ville, ou éradication de sa population humaine, sachez ceci -et je m'adresse au nommé Dianou, prénommé Luc- : Votre grand frère est mort, vos parents sont morts... mais il vous reste de la famille ici, dans le métro, dans cette ville. Votre petit frère, âgée d'une cinquantaine d'année, sa femme, leurs deux filles et leur fils habitent tous dans le centre de Métropolis.
Aucun homme ne devrait tuer son propre sang, aussi nous vous laissons exceptionnellement une porte de sortie : tuez l'autre preneur d'otage et sortez les mains en l'air, nous vous laisserons la vie sauf.
Réfléchissez y sérieusement.

Fabre avait la bouche sèche à force de parler au porte voix, il prit alors calmement une gorgée d'eau ( normale, pas bénite ou traité avec de la magie divine ) à sa gourde, avant de conclure :
- Que l'on se comprenne bien. Je ne suis pas là pour parlementer. Vos revendications, si jamais vous voulez les exprimer, ne nous sont d'aucune importance. Nous n'avons aucune considération pour des tueurs et des preneurs d'otages.
Dernière chose : s'il vous prends l'envie de "liquider" un otage pour nous faire entendre vos demandes, nous tuerons deux goules pour chaque humain qui perdra la vie. Et Dieu sait que nous en avons beaucoup sous la main.


A la fin de son message, les hommes restés à l'arrière allumèrent enfin les deux puissants projecteurs qu'ils avaient pu remettre en marche. Les preneurs d'otages étaient aveuglés s'ils regardaient de ce coté ci...
- Dommage que ces merdes aient des batteries qui ne tiennent qu'une poignée d'heures, hein ? J'espère que vous avez prévu un truc pour la suite les mecs.

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Maître du Destin
MessageSujet: Re: Panam 123   Lun 24 Fév 2014 - 17:17

A l’intérieur du wagon des otages, la goule aux lunettes de soleil semblait se réjouir, il commençait à se lasser de la situation et perdait espoir quand à une intervention de l’extérieur. D'un geste de la main, il fit signe à Dianou de le suivre après un dernier regard aux otages.

Il est plus que temps de leur montrer la lumière.

Ensembles, ils quittèrent le wagon. Les otages plus effrayés que jamais se débattaient dans leurs liens, s'observaient les uns les autres sans vraiment comprendre ce qui était en train de se passer sous leurs yeux. Une femme discrète jusqu'ici, à droite de la goule retenue malgré sa nature irradiée, parla la première.

"Ils ne vont pas s'en sortir comme ça ces enfoirés. Je connais quelqu'un, un tueur un vrai. Quand il va comprendre que je suis ici j'en connais deux qui vont finir la cervelle dans la crasse ! Et toi tu pourrais dire quelque chose non ? T'es une goule t'aurais put essayer de les convaincre !"
"Je... Je ne crois pas que ça fonctionne de cette façon. Avait timidement répondu le petit homme décharné."

Samson dans sa concentration, tâcha de passer outre les querelles prévisibles qui secouait ses semblables. Le vieux gardien ne disposait pas de sens plus développé que la normale, aussi malgré toute sa volonté, il ne put entendre qu'une série de son faisant penser à une discussion entre les deux preneurs d'otage et un élément inconnu.

A l’extérieur du wagon, caché du regard des dissident et des nettoyeurs malgré la présence du projecteur, les deux goules avaient ouvert la communication avec leurs leaders grâce au BEC de Dianou cette fois-ci.

"La mort de cet agent de la FNF est regrettable mais nécessaire, vous avez bien fait. Selon notre contact, les dirigeants de la ville ne parviennent toujours pas à se mettre d'accord, cette intervention de la dissidence est une opération isolée fondé sur leur orgueil, ne prenez pas notre pire ennemi à la légère messieurs. Notre contact à encore besoin de temps, en guise de réponse, le maitre ordonne la mise à feu des appareils 4 et 7. Le maitre vous observe et veille sur vous, que la lumière vous bénisse."

Le second message allait donc être énoncée par la lumière, sa voix et sa colère allaient maintenant résonner dans les sous-terrains de la capitale afin que nul ne puisse ignorer sa présence.
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Luc Dianou
MessageSujet: Re: Panam 123   Mar 25 Fév 2014 - 17:34

"-Merde ! Ils se sont renseignés sur moi, s'inquiéta Luc."
Il n'y avait plus de glande sudoripare active dans le corps de la jeune goule depuis bien longtemps, mais à cet instant il sentit comme une sueur froide fantôme lui traverser l'épiderme. Utiliser les liens du sang comme argument était un sacré coup de poker. Il aurait pu céder à cette exigence si il n'avait pas eu la certitude d'être éliminé au moment même où il baisserait ses défenses. De plus, il n'avait jamais connu ce petit frère qui l'avait remplacé dans le cœur de ses parents et lui avait fait choisir la voie des Illuminés. Certes, ce n'était pas sa faute, mais de nombreux innocents allait y passer aujourd'hui, il n'en était plus qu'un parmi tant d'autres pour le terroriste déterminé. Les commanditaires de cette acte de rébellion lui avait caché beaucoup de chose et il le savait, pourtant sa confiance restait sans faille. Peut être se servait-on de lui, mais il était prêt à mourir car au final la lumière irradierait toutes les terres désolées de la capitale. Pas une lumière agressive et artificielle comme celle de ces projecteurs brûlants, une lumière douce et bienfaisante, la lumière révélatrice... Les mots du leader à travers le BEC-3000 de Luc le rassurèrent un peu. Il bénéficiait toujours du soutien de ses supérieurs, ce qui était essentiel au bon déroulement des opérations. Cela signifiait que la reddition n'était pas une option à envisager pour l'instant.

Il brancha son ordinateur de poignet à l'un des robots qui montaient la garde pour s'en servir comme d'un porte-voix.
"-Ici Luc Dianou qui vous parle. Je n'ai, moi non plus, aucune considération pour les lâches et les traîtres. Voici ma réponse à votre ultimatum."
Il entra une série de commande sur son appareil. Une sourde et puissante détonation fit trembler toute la ville souterraine. Aux alentours de la rame de Panam 123 on ne voyait que de la poussière et quelques morceaux de béton tomber comme une pluie de gravier. Dans une des stations qui permettait d'entrer dans les champs élimés, ce fut l'apocalypse. Des colonnes de flammes couraient le long des conduits du métro et la mort se rependait comme une peste fulgurante. Les cris de souffrance des victimes brûlées vives ou ensevelies sous des tas de décombres résonnait à travers les tunnels, à peine couvert par la panique qui s'était déclenchée. L'explosion avait complètement anéantie cette partie de Métropolitopia et continuait de faire de nombreux dégâts par les incendies qui naissaient et les éboulements de la structure fragilisé un peu partout autour de l'épicentre. Luc avait un pincement au cœur.
"-Vous prenez des otages pour combattre des preneurs d'otages, mais vous n'êtes que des amateurs. Si vous voulez jouer à ce petit jeu avec nous, il n'y aura aucun gagnant. Nous sommes les plus forts. Vous ne voulez pas entendre nos revendications, en voilà une tout de même : FERMEZ LA ET DÉGAGEZ D'ICI ! Nous ne négocions pas avec les terroristes.
Luc ria un peu, mais ne le montra pas à ses ennemis.
-Vous êtes encore là ! s'énerva-t-il alors que seules une poignée de seconde s'étaient écoulées."
Il recommença son manège en tapant sur son clavier. Cette fois des débris plus gros se détachèrent des parois du tunnel de Panam 123 et manquèrent d'enfoncer plusieurs cranes des dissidents de la FNF. Une autre bombe venait de faire son office dans une autre station de la ville, celle qui menait au quartier d'habitation. L’implacable déflagration effondra les plafonds sur de nombreux citoyens qui transitaient ou simplement dormait bien à l'abris dans leur wagon. Et cette chaleur suffocante caractéristique du métro se changea en une nuée ardente. Elle emportait dans sa course toute forme de vie dans les boyaux souterrains, ne laissant derrière elle que cendre. Lorsque, encore le raffuts s'apaisa, c'était pour laisser place à une symphonie de pleurs et de hurlements. Pour Luc Dianou, c'était dur d'être le responsable de tant de douleur et de terreur.
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Samson
MessageSujet: Re: Panam 123   Jeu 13 Mar 2014 - 15:22


À mesure que les minutes passaient, la chaleur, déjà présente dans le métro, se faisait davantage sentir. La tension, la peur des otages, l'excitation des terroristes et la présence de tous dans cette rame faisaient que la température était montée de plusieurs degrés. Samson, qui n'abandonnait pas son travail de sape à l'encontre de l'adhésif qui le bâillonnait, commençait à transpirer un peu. Un peu de stress, il fallait le reconnaître, mais surtout cette damnée chaleur. D'un autre côté, cela aiderait encore un peu plus à faire lâcher le ruban. Au moins une bonne chose. Il respirerait mieux sans ce truc.

Les esprits s'échauffaient, chez les otages, et il semblait que les plus véhéments se montraient plus bavards que les raisonnables. Pas forcément bon pour l'ambiance. Et si l'on voulait pouvoir parler un peu avec les goules criminelles, il valait mieux ne pas tenir de discours trop radical. Une parole plus modérée serait la bienvenue. Samson jetait des regards insistants vers la jeune femme qui avait engagé un début de discussion. Elle était victime, comme tous ici, mais ses mots avaient clairement touché à leur but. Elle serait bien capable de faire la différence. Il pouvait se ranger de son côté, à condition de pouvoir en placer une...

Soudain, une voix tonitruante à l'extérieur invectiva les terroristes. On venait "négocier". Les agents semblaient en savoir un peu plus long sur les preneurs d'otages que leurs victimes. Ils connaissaient Dianou, et sa famille. Ils avaient un moyen de pression sur lui, si toutefois cette famille représentait encore quelque chose pour lui. On ne pouvait être sûr de rien avec des gens manipulés jusqu'au point de ne plus savoir s'ils agissent par obéissance ou par conviction.

Dianou répondit aux négociateurs, et sa voix amplifiée put être entendue de tous dans la rame. Mais sa réponse fut brève, puis un fort grondement se fit entendre alors que le sol frissonnait. Les pièces métalliques lâches du wagon cliquetèrent faiblement, et quelques gravats de béton effrité tombèrent en pluie sur le toit. Il avait déclenché une explosion. Ce fou venait de tuer, encore. Combien de victimes ? Samson ne pouvait que l'imaginer. Difficile de savoir où se trouvait la charge, et quelle quantité d'explosif avait été utilisée.
Dehors, Dianou reprit la parole. Rien de très surprenant, il remettait en cause la suprématie de ceux qui venaient le cueillir. Puis une deuxième explosion. Plus claire, cette fois. Certainement plus proche. Combien d'autres charges étaient disséminées dans Métropolitopia ? Y en avait-il assez pour détruire la ville souterraine ? Le Gardien espérait bien que non. Il pensa aussi au Temple, où tellement de savoir était déjà sauvegardé. Si les bombes détruisaient ou endommageaient les Archives, c'étaient des années de travail et des dizaines de vies de Gardiens qui seraient réduites à néant. Il fallait trouver un moyen d'arrêter tout ça.

La poussière soulevée par la seconde explosion se répandit dans le wagon. Une poussière grise, faite de béton, de cendres et de particules indéfinissables, qui faisait tousser ceux qui la respiraient. Samson fut l'un de ceux-là. Une quinte de toux le prit. Une toux qui accéléra la libération du Gardien de son bâillon, en en décollant une bonne partie. Le ruban adhésif resta partiellement collé au visage moite de Samson, pendant de sa joue. Il termina de s'en débarrasser en frottant sa joue à son épaule. Il était de nouveau libre de parler. Mais il faudrait choisir ses mots avec soin. Il s'adressa à la goule qui était restée dans le wagon.

« Cette fois, ils ne vous laisseront plus en paix. Votre ami vient de gâcher votre chance de vous en sortir vivants. Il vient de tuer des innocents, et il vient de vous tuer, vous. Votre cause n'aura jamais rien de noble aux yeux de qui que ce soit. Vous ne serez que des bouchers aux yeux des gens.
Mais ils lui avaient fait une offre, peut-être qu'elle tiendrait pour vous. Peut-être que si vous sortez et tuez Dianou, ils tiendront leur parole. Vous n'avez pas de famille à protéger ? Dianou a probablement sacrifié la sienne... Feriez-vous la même chose ? Ôteriez-vous la vie de centaines d'hommes, de femmes et d'enfants, Goules ou Peaux-Lisses, pour une cause qui pourrait être servie pacifiquement ?
 »
Pas évident de savoir comment réagirait le terroriste, mais cela pouvait fonctionner. Il semblait avoir plus de sensibilité que Dianou, ou au moins le montrait-il plus. Il avait eu ce regard bienveillant sur la fillette. Il pouvait peut-être dénouer la situation, avec un éclair de lucidité.
« Après tout... Nous ne somme pas si différents, vous et nous. Il y a du bon et du mauvais chez chacun. Le tout est de savoir de quelle partie de vous-même vous préférez que l'on se souvienne. »

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Hugo Perin
MessageSujet: Re: Panam 123   Lun 17 Mar 2014 - 18:48

Il y a certain jours où l'on se surprend à apprécier la dure vie qu'on mène, des jours où plutôt que de se contenter de survivre, on s’efforce de vivre, de savourer des bon moments et de se dire que la vie vaut tout de même le coup d’être vécue. Durant sa jeune vie, le jeune Hugo Perin, fils de paysans, s'était toujours fixé pour objectif d’apprécier la vie, il n'avait rien connu d'autre que Paris telle qu'elle était dans l'état actuel et par conséquent, le jeune garçon ne s'était habitué et avait accepté cette vie même si comme beaucoup, il n'avait rien connu d’autre et ne pouvait pas savoir ce qu'il avait raté. Il n y avait donc dans la tête de ce gamin qui n'avait jamais prononcé un seul mot depuis sa naissance, que de simple images d'autre fois, créer à partir de divers histoires qu'on lui avait raconté, sans les avoirs vécue.

C'était donc tout naturellement qu'Hugo avait apprit à se débrouiller pour vivre et même si par la force des choses, il laissait parfois son enfance de coté et mûrissait bien trop vite, il avait encore la chance d'avoir ses deux parents en vie et du haut de ses dix ans fraîchement fêtés, il avait encore besoin de sa famille et quand il ne passait pas une bonne partie de son temps en balade, il le passait avec eux et les aidait dans leur travail, avec beaucoup de plaisir. C'était donc comme à son habitude avec beaucoup d'enthousiasme, qu'en cette froide journée d'hiver, Hugo avait accepté de rendre un service à sa mère qui, n'était pas réellement dangereux et qui pouvait donc rassurer un peu la femme, qui savait que même si son fils était débrouillard et courageux, il était encore jeune. Ainsi, après que sa mère l'avait accompagné jusqu'à  l'entrée de Métropolitopia, le petit blondinet l’embrassait et la laissait repartir aider son mari, qui avec cette hiver, avait bien des choses à faire pour subvenir au besoin de sa famille. Le petit service que rendait Hugo à sa mère, consistait à apporter un petit sac de Bienfaisants, issues de leurs récoltes, à une amie qui résidait dans la ville.


Il y a hélas aussi certain jours, où l'on essaie de s’imaginer que le monde aurait pu être autrement et que plutôt que de vivre pleinement une vie, on ne fait peut être que semblant et l'on se contente alors de survivre, pensant que demain, tout ira mieux. Depuis déjà quelques années, Hugo avait pour habitude de se rendre à Métropolitopia, pour divers raison, à la recherche de nouveau matériaux à bricoler ou simplement pour passer le temps. Sa famille et lui, habitaient tout près du grand marché de la gare de Lyon mais, il avait toujours été étrangement attiré par l'exploration et quand il pouvait partir un peu à l'aventure et découvrir de nouvelles choses, quitte à prendre des risques, Hugo le faisait sans hésiter. Ce dernier marchait ainsi entre les différentes voies du Metro, avec son petit sac en bandoulière et s’arrêtait soudainement, en marchant sur un petit objet rouillé. Quand il se baissait pour le ramasser, Hugo avait un petit sourire et décidait de mettre ce petit couteau à lame rétractable, dans sa poche arrière gauche, se disant qu'il pourrait peu être l'améliorer et que cela ferait un objet de plus qu'il accrocherait à sa ceinture, qu'il ne quittait jamais et qui contenait quelque petits outils et son lance pierre, qui y était accroché.

Tendit qu'il se remettait en marche, le gamin, qui prenait soin de rester près des foules, pour éviter d’être prit à part, par de mauvais individus, fut bousculé par une goule, puis une autre et...encore une autre! Le gamin n'avait vraiment rien contre les goules et éprouvait même beaucoup de pitié pour c’est pauvres gens qui un jour avaient été de simple humains. Mais, le petit blondinet était tout de même surprit d'en voir au temps, car tout au tour de lui, d’autres goules étaient présentes. S’apercevant qu'il arrivait bientôt à destination, Hugo accélérait le pas, bien décidé à passer le reste de la journée à Metropolitopia, savourant un peu la chaleur qui même si elle était étouffante, changeait du froid qui régnait à la surface.


Cette chaleur, le petit muet allait hélas pouvoir en profiter sans doute plus que prévus et cela, à cause des  goules, qu'il pensait peut être a tord, avoir l’âme de simple humains. Ainsi, quand les premiers coups de feu se faisaient entendre, le gamin paniquait et surtout en voyant les étranges robots arriver, qu'il n'avait jamais vue de sa vie. Tout allait alors très vite,  il se contentait d'imiter les autres otages, en s’allongeant au sol, abandonnant son sac de nourriture et il sursautait en voyant l'un des étranges robots, s’ rapprocher de lui. Tendit que les personnes armés fut délestés avant d’être attaché dans un wagon, on lui prenait également sa ceinture à outil et son lance pierre. Hugo se retrouvait ensuite attaché à la fixation d'un ancien strapontin, dans le wagon, en compagnie d'autre otages, humains et goules et les deux ravisseurs étaient également deux goules, don une à la peau bleutée et qui portait une étrange armure. La journée qui avait pourtant plutôt bien démarré pour Hugo, qui se voyait passé une  bonne journée à se promener, virait alors au cauchemar et malgré son courage, il ne pouvait s’empêcher de verser quelques larmes silencieuses, quand la fillette se mettait à pleurer.

Un peu en état de choque, le petit blondinet qui de toutes les manières n'avait jamais prononcé un seul mot de toute sa vie, demeurait silencieux et ne bougeait pas d'un pouce, se contentant d'observer et d’écouter ce qu'il ce passait dans le wagon. Tendit que la fillette pleurait et  que l'homme noir tentait de raisonner les goules, le chauve lui, semblait bien plus agité. La femme plutôt discrète, essayait aussi de faire entendre raison aux ravisseurs mais, la discussion entre les adultes se terminait mal, quand la goule en armure, décidait d'imposer sa loi, en abattant l'homme au BEC-3000. Hugo sursautait au son du coup de feu et restait un moment prostré dans son coin, la tête plongée dans les genoux, attendant simplement un miracle. Hélas, il n y avait aucun miracles et après les négociations inutiles qui s'étaient livré à l’extérieur, les deux explosions qui suivaient, était la simple réponse à l'espoir attendu par l'enfant.


Quand la poussière s’engouffrait dans le wagon, Hugo toussotait et pour essayer de conserver son calme, il se focalisait sur l'homme d'un certain âge, qui continuait de vouloir arranger les choses. Il ne savait pas trop depuis combien de temps ils étaient retenus dans ce wagon mais, le petit blondinet, avait une certaine admiration pour la femme et l'homme, qui faisaient leur possible pour raisonner les goules. L'homme plutôt âgé, parlait vraiment très bien et même si les ravisseurs ne semblaient pas trop être touchés, cela avait le mérite de rassurer Hugo, qui se disait que s'il avait la chance de vive aussi vieux, il aimerait être comme cette homme, qui ne semblait pas perdre espoir et semblait œuvrer pour une bonne cause, tout comme cette femme qui ne semblait rien avoir de mauvais en elle. Peu à peu, le jeune garçon paraissait moins effrayé et tendit qu'il retrouvait peu à peu son courage habituel, il utilisait un peu son intelligence qui bien souvent, lui permettait d'oublier qu'il était un gamin pas très costaux et qui devait sans cesse faire preuve de ruse, pour se sortir des dangers. Tendit qu'il remuait un peu, la douleur qu'il eut à la fesse gauche, venait de lui rappeler qu'avant la prise d'otage, il avait trouvé un petit couteau, qui pourrait peu être s’avérer utile.

Tendit que l'homme s'adressait une fois de plus à la goule bleu, qui regardait les autres otages, Hugo en profitait, en gigotant suffisamment, pour faire glisser son couteau hors de sa poche et en faisant des gestes désespérés, derrière le dos de la goule, il montrait la petite lame à l'homme noir et à la femme qui semblait elle aussi faire son possible pour que tout le monde s'en sorte. Le jeune garçon avait attrapé le petit couteau entre ses chevilles mais, hormis le faire glisser jusqu’à un autre otage, comme à l'homme qui parlait ou encore, à la femme, qui étaient tous les deux proche de lui, il ne pourrait pas faire grands chose. Hugo tentait donc de capter le regard des deux adultes et était près à leur faire glisser discrètement le couteau, dès que l'un d'eux lui donnerait le signal et en attendant, il veillerait à bien dissimuler cette petite lame rouillée.
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Panam 123

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