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 Panam 123

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Père Zacharie
MessageSujet: Re: Panam 123   Dim 13 Avr 2014 - 16:29

" Voici ma réponse "





    A Métrop', c'était l'premier jour de marché d'puis beeeeeen longtemps v'voyez. Après l'épidémie, et surtout après les émeutes, la vie commençait à reprendre son cours normal comme qui dirait. La ville, avec lenteur, revenait à ses habitudes. La plupart d'vaient c'dire quelle chance ils avaient d'avoir échappés à toutes cette folie, et quelle chance ils avaient d’être au chaud dans les entrailles du métro alors qu'à la surface ils se les caillaient grave.

    Y avait là des jeunes, des vieux, des hommes et des femmes. V'nu acheter ou vendre, troquer, discuter prix ou discuter tout court... Y avait des gosses aussi, ah ! pas qu'j'les regretterais ceux là. Trois quarts de pickpocket et d'racail en puissance. Bon débarras.

    La prise d'otage ? A cet instant, pas grand monde était au courant, la rumeur d'vait juste commencer à circuler.La première explosion ? C'était à une station toute proche.Le truc con, c'était d'avoir placé le marché dans l'une des stations les plus délabrée de tout l'métro. Très con même. Mais j'pense pas qu'ils pensaient à ça les victimes, au marché, alors que les murs leur tombaient à la gueule.

    Une petite poignée d'morts, ouais.
    Beaucoup de blessés, pour sûr.
    J'crois bien qu'cette bombe a fait plus de dégât dans cette station que dans le tunnel où elle a explosée !

    Si j'suis allé porter secours ?
    Bah, j'dois avouer que je me suis arrêté à ma première tentative.
    Y avait une main qui sortait d'un tas de décombres, j'ai pelleté rapidement les gros morceaux, mais ça suffisait pas, et la station... bordel j'avais peur qu'elle me tombe toute entière sur la gueule. Pour pas perdre de temps, j'ai essayé de tirer directement sur la main. Au final, j'ai réussi à la dégager de l'éboulis.
    Une main avec rien au bout.

    Le pire dans tout ça ? Ben justement, c'est qu'il restait à venir.


- propos recueillis par l'Opidium, avant censure du CR.

* * *


Le soldat devant le père Fabre portant le bouclier en métal mit immédiatement ce dernier au dessus de sa tête alors qu'il pleuvait subitement de la caillasse dans le tunnel.
Des pans entier de mur vinrent s'écraser tout proche, Fabre, heureusement protégé par le Tout Puissant grâce à la croyance aveugle qu'il lui vouait, n'en fut qu'à peine inquiété.
Un dernier morceau se détacha de la voûte du tunnel, écrasant en partie une des rames ( vide ) de Panam 123, clouant cet orchestre dissonant de gravas et de poussière.


Merde, putain de bordel de meeeeerde
Le chef du groupe de nettoyeurs se releva péniblement, tremblant, puant la peur.
- Qui fuit devant la peur tombe dans la fosse. Jérémie, chapitre quarante huit verset quarante quatre.
- Qu... QUOI ?! Bordel de merde.
Le nettoyeur, recouvert par la poussière, ses pensées cohérente emportées par l'explosion en même temps que le peu de courage qu'il avait, réussit à être encore plus sur le cul devant cet homme à la carrure impressionnante qui était resté stoïque tout du long pour, à la fin, citer tranquillement sa petite phrase de la bible.

Zacharie manda immédiatement la radio à un de ses soldats, s'informant de la situation auprès du groupe bouclant l'autre entrée.
Il apprit que la foule s'était dispersée de l'autre coté, au prix d'un blessé léger. Aucunes information quant à l'origine de l'explosion. Il ordonna immédiatement que deux des nettoyeurs soient envoyés plus loin dans les tunnels pour déterminer l'origine des explosions, et les dégâts causés.
- Chef !
Un soldat arriva au trot, jumelle tendues.
- Bonne nouvelle, une des deux machines patrouillant les alentours directes des rames a été pris sous les décombres.
Je pense que c'est le bon moment pour attaquer, chef !

Avec son détachement inimitable, le père Fabre répondit simplement avec la citation qui s'imposait : "L'homme patient vaut mieux qu'un présomptueux. L'Ecclésiaste, chapitre sept verset neuf." Avant de s'en retourner vers l'opérateur radio.
- Bordel, je déteste quant vot' patron fait ça, répondre en citant la bible. Fit l'un des nettoyeurs.
- Pareil pour nous...

- ... et bien, faites vite, des négriers ce n'est pas ce qui manque. Réquisitionnez leur matériel, s'ils n'obtempèrent pas, vous avez l'autorisation de recourir à la force.
Dépêchez vous, je vous donnes trente minutes.

Il coupa la communication, se retourna, toujours droit, main dans le dos et désigna tour à tour deux de ses soldats.
- Préparez l'équipe d'intervention. Trois des nôtres, prenez quatre nettoyeurs pour surveiller les voies de sorties et vous couvrir.
- Vous, préparez... le chirurgien.

Les soldats saluèrent brièvement et exécutèrent rapidement les ordres.


Les hommes de la troupes d'interventions vérifièrent leur équipement, claquant leurs chargeurs dans les mitrailleuses, vérifiant le tranchant de leurs couteaux, comptant leur munition, ré-examinant leurs armures.

Tout s’accélérait, la fin de cette prise d'otage était proche.

Un autre dissident arriva bientôt, chargé de l'équipement négrier dont avait besoin Zacharie pour l'opération.

- Z'etes barge les mectons, y restent encore un robot et tout les accès sont bloqués. Pas question qu'je vous lâches quatre de mes gars pour qu'ils aillent crever au pieds d'cette rame.
Zacharie le toisa de haut, transperçant le couard avec son regard de glace, cela aurait presque suffit à le faire revenir sur sa décision, mais il se permit de le rassurer :
- La machine n'est pas un problème, nous détenons une arme qui en viendra rapidement à bout.
Les accès à la rame seront déverrouillés par notre agent à l’intérieur du métro.


Le père Fabre regroupa l'équipe d'intervention alors qu'il venait juste de donner l'ordre d'utiliser le chirurgien pour abattre la dernière machine ( à pleine puissance, leur unique pille à fusion se vida en quelques secondes ), l'opération fut rapide et précise. Alors qu'on l'informa par Bec du succès de la première phase, il se permit une très courte prière avant de les lancer à l'assaut de la rame de métro.




L'alarme incendie se déclencha dans la seconde rame, là où était entreposée les armes et où se trouvait le corps de l'otage abattu. Entrant par la porte déverrouillé le groupe attendit l'arriver d'un ou des deux preneurs d'otages. Si il s'agissait de Luc, dans sa super armure, alors ils utiliseront leur lance-filet ( arme "empruntée" à des négriers ), si il s'agissait de l'autre alors elle sera abattu.
Les dissidents gardaient aussi la possibilité d'éteindre subitement tout les projecteurs, le changement de luminosité demandant un court temps d'adaptation.
Et enfin si l'un des preneurs d'otage prenait quelqu'un comme bouclier humain... la dite personne sera malheureusement comptée comme dommage collatéral.

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Samson
MessageSujet: Re: Panam 123   Lun 14 Avr 2014 - 17:18


Le chaos. Dianou avait semé le chaos dans le métro, avec ses deux explosions, et Samson, après son petit essai pour résonner la deuxième goule, commençait à voir venir les maigres possibilités d'issue à cette situation. En fait, au moins une chose était certaine : il y aurait des morts dans chaque camp. Preneurs d'otages, otages et ''libérateurs'', la Faucheuse prendrait son dû. Le Gardien espérait juste ne pas faire partie de ceux-là. Puis il regarda ses compagnons d'infortune. Une jeune femme, une goule, une autre femme plus âgée, le jeune garçon... Aucun n'avait mérité le sort qui leur serait peut-être réservé. Et quelque part, Samson se dit que par sa mission au sein de l'Ordre, il se dévouait pour sauver l'Humanité. En quelque sorte. Il risquait sa vie chaque jour, pour des livres, de la musique, des savoirs conservés sous haute surveillance. Peut-être qu'un jour, toutes des données, tout ce savoir que les Gardiens avaient réussi à amasser, année après année, peut-être que tout ça serait utile pour reconstruire quelque chose. Peut-être pas. L'Ordre pouvait aussi bien tomber, et son trésor serait perdu. Quel aurait été son utilité, alors ? Non. S'il devait mourir dans ce métro, aujourd'hui, il devait tenter de sauver ces gens. De vraiment les sauver, pas en cherchant des vieux livres ou des plans d'antiques machines, mais en faisant quelque chose de tangible dans l'instant.

Et alors qu'il se faisait ces remarques, Samson s'aperçut d'une chose. La deuxième explosion avait été bien plus proche, à tel point que la rame avait du être touchée de quelque manière que ce soit. On l'avait bien senti, d'ailleurs, comme un sursaut du wagon qui avait suivi le vacarme. La barre métallique à laquelle Samson était attaché avait bougé. Désolidarisée du sol où elle était fixée, il y avait un espace de deux ou trois centimètre entre son extrémité et le plancher poussiéreux. Suffisant pour y faire passer la chaînette des menottes et se libérer. C'était un signe. Juste au moment où il se disait qu'il devait se montrer utile, on lui en donnait le moyen. Alors oui, il serait encore menotté, mais au moins il pouvait bouger, s'éloigner de cette barre qui le retenait prisonnier depuis qu'il s'était réveillé. Il pouvait tenter quelque chose...

Le Gardien resta silencieux, faisant mine d'affecter un visage contrit, comme s'il commençait à se résigner devant la détermination des ravisseurs. La goule aux lunettes montait la garde. Dianou était dehors, aux prises avec ceux au mégaphone. Il fallait essayer.

Samson attendit juste une poignée de secondes, que la goule passe à nouveau devant lui, de son pas lent et mesuré. Il n'aurait droit qu'à une seule tentative.
Le Gardien se leva soudainement, se jetant tête en avant vers la goule. De tout son poids, de toutes ses forces, presque avec l'énergie du désespoir, il s'élançait vers son gardien pour le percuter. Le choc fut rude. Perdant l'équilibre sous le coup, la goule tomba contre la paroi de la rame, s'y heurtant violemment. Samson, lui venait de s'ouvrir le front en se cognant contre le menton de sa victime, et lui tomba dessus de tout son poids. Entravé comme il l'était, il n'avait aucun moyen de se retenir, et c'est un sacré poids mort qui s'abattait sur la goule. Après s'être mangé la paroi et le crâne de Gardien, elle gisait maintenant au sol, sous son agresseur.

Sous les yeux médusés des autres otages, spectateurs involontaires de la scène, Samson s'immobilisa. Le temps de voir si la goule avait sombré, comme il le voulait, ou si elle aurait encore assez de tonus pour remuer. Si c'était le cas, un bon coup de genou au visage devrait finir le travail...


_________________

Et quand je marche dans la Vallée des Larmes, de l'Ombre et de la Mort,
Je ne crains aucun mal...

Car ma machette tranche plus qu'un rasoir.
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Panam 123

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