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 AmistRad

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Mathieu Valrose
MessageSujet: AmistRad   Sam 22 Fév 2014 - 0:01

« Comment s'est passé votre promenade maître ? »

Mathieu referma la porte de son équipement derrière lui et déposa le sac en papier sur la table. Il se reversa et Mathieu eut rapidement le reflexe de rattraper l'oeuf qui s'enfuyait en roulant.

« Bien. Un marchand ambulant a bien voulut de mes derniers anneaux. Les autres ne voulaient que des francs... J'ai 6 œufs, un morceau de lard de radcochon et deux cuisses de poulet avec 6 bienfaisants. Après ça nous avons plus rien à manger.
- Je n'ai pas besoin de manger maître.
- Ça un peu plus solidaire Hal ! Je vais mourir de faim !
- Un humain met plus de 3 jours à mourir de faim. Vous avez le temps de trouver un travail. Pourquoi ne pas voir ce travail de coursier que madame Sonia vous a proposé ?

- J'ai été voir en passant. »


Mathieu alluma la plaque de cuisson à gaz et sortit une poêle du placard. Elle était plein de poussière. Il la passa sous l'eau et mit un coup de torchon dessus avant de la mettre sur le feu et de casser deux œufs dedans.

« En me promenant à Lutèce j'ai croisé un convoi d'esclaves. Il n'y en avant pas autant dans mon enfance, ça fait longtemps que l'esclavage est aussi présent ici ?
- La FNF a fait passer des lois pour réduire en esclavage les criminels. Ceux que vous avez vu ne sont sûrement pas des gens biens.
- Depuis quand ton programme juge les gens comme ça ?

- Ils l'ont dit à la radio maître. Ces esclaves sont des prisonniers réduits au travail forcé pour rembourser leur dette à la société.
- Hal... il y avait des femmes et de très jeunes gens... est ce vraiment une bonne chose ?

- S'ils doivent rembourser leur dette oui.
- Fait moi penser à te reprogrammer alors et à te retirer cette radio.

- Bien maître.
 »


Mathieu se servit les œufs et le lard qu'il avait fait cuir avec, puis il s'installa à la table du salon.

« Désactive toi Hal, j'ai besoin de silence, ton réacteur me donne mal au crâne.
- Bien maître. »

Hal obéit et un calme apaisant envahit la pièce, laissant Mathieu à ses pensées.
Il avait vu en allant à l'office des Fenecs, les coursiers de l'état, des esclaves de tout âge, des femmes, des hommes et des goules. Il voulait bien croire que dans le lot il y avait des criminels, mais la plupart n'avaient pas l'air de truand. La FNF semblait abuser de son pouvoir, ses hommes et ses femmes ne devaient même pas avoir eu de procès équitable pour les juger.
Mathieu devait faire quelque chose.
Il finit son assiette et la repoussa, digérant la viande de radcochon en regardant par la fenêtre entre ouverte où entrait une douce brise fraîche bienvenue.

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Mathieu Valrose
MessageSujet: Re: AmistRad   Sam 22 Fév 2014 - 11:24

Mathieu n'avait à présent plus un sous en poche et il ne pouvait pas compter toujours sur Sonia pour lui apporter à manger. Sa priorité était à présent de trouver un boulot, la justice attendra, il fallait bien qu'il soit en forme pour combattre les criminels des Terres Désolées et cela passait par une bonne alimentation pas trop irradiée et pour cela il fallait des Francs.

Le matin il était passé voir le FNEC pour se renseigner sur  la place de coursier que lui avait parler Sonia et ils avaient décidé de prendre Mathieu en essaie. Sa première mission commençait aujourd'hui peu après midi.
Dans un monde où le téléphone et internet n'était plus les coursiers représentaient un important moyen de communication et jamais ils ne manquaient de travail.

Pour cette simple mission d'essai, le patron des fenecs, un homme bien portant à la calvitie naissante, proposait 10 francs pour le transport d'un colis à l'autre bout de Lutèce. Compte tenu de la simplicité de la mission elle était plutôt bien payé.
Lutèce était peut être l'une des plus importantes cités des Terres Désolées, elle n'était tout de même pas bien grande et il ne fallut qu'une heure à Mathieu pour faire l'aller retour et prendre un autre colis. Son patron en fut satisfait et en tout, Mathieu venait de gagner 30 francs pour une demi journée de travail.

En revenant chez lui, Mathieu croisa à nouveau la route d'un convois d'esclave. Une brahmine tirait difficilement un chariot où une cage enfermait plusieurs esclaves enchaînés. Parmi eux, deux jeunes femmes, une goule et un homme.
Mathieu repensa à sa discussion avec Hal. Peut être que ces gens méritaient ce qui leur arrivé, il ne pouvait pas imaginer ce qu'ils avaient fait pour en être là aujourd'hui. Mais tout de même quelque chose le déranger beaucoup dans cette manière de rendre la justice.
Un homme à côté de lui regardait lui aussi le chariot passer. Il était gros et bien habillé, portant dans ses bras une cagette pleine de fruits et de légumes.

« Vous en pensez quoi vous ?
- Pardon ? Que je pense quoi de quoi jeune homme ?
- De l'esclavage, je vous vois regarder le chariot des négriers avec insistance.

- Qu'est ce que ça peut vous faire de ce que j'en pense ? »


L'homme semblait un peu paniqué à la question de Mathieu, regardant à droite à gauche avec rapidité.

« Vous êtes pour ou contre ?
- Je n'ai pas à donner mon avis, c'est la loi c'est tout.
- Ça ne vous dérange pas de voir des gens à peine sortit de l'adolescence réduit en esclavage ?

- Cessez avec vos questions ! Laissez moi tranquille, et nous feriez mieux de vous taire, si on vous entendez...
- Si on m'entendait il se passerait quoi ?
- Vous pourriez avec des problèmes. Au revoir monsieur. »

L'homme détala aussi vite qu'il put pour se mettre à l'abri de ce dangereux rebelle qu'était Mathieu.
La FNF était elle si répressif que ça sur la question de l'esclavage ? Après tout, même s'ils voulaient se donner le beau rôle, la FNF n'était rien d'autre qu'une dictature. Ils devaient se dire que l'esclavage était un mal pour un bien, qu'il était nécessaire à la reconstruction, que les criminels servaient au moins à quelque chose. Mathieu imaginait déjà les arguments hypocrite que l'état devait employé. Mais rien à ses yeux ne pouvait justifier l'esclavage. Ses parents n'auraient jamais permit cela. Il fallait qu'il fasse quelque chose.

Il suivit le chariot qui remontait une rue pour rejoindre un camp de travail, un chantier qui reconstruisait un immeuble en ruine, détruit par la chute des bombes.
Des miliciens de la FNF barraient la route et gardaient l'entrée. Ils étaient deux et trois autres surveillaient une dizaine d'esclaves qui portaient des pierres.

Mathieu s'approcha. Le milicien le dévisagea avec un air patibulaire.

« Bonjour. Qu'est ce qu'on fabrique ici ?
- Circulez citoyen, c'est une zone de chantier.
- Qu'est ce qu'ils ont fait ces esclaves pour être là ?
- Bouarf ! Ce sont des criminels !
- Même ce gars là ? Il a l'air d'avoir à peine 15 ans.

- Et alors ? Il l'a sûrement mérité. Qu'est ce qu'il y a ? Tu veux le rejoindre c'est ça ?
- Non c'est juste que... vous trouvez ça normal de réduire en esclavage des adolescents ?
- Oui. T'es qui toi ? Un jeune rebelle ? Y'a pas de place pour les biens pensants à Lutèce, ici on reconstruit Paris et des sacrifices sont nécessaires. Retourne chez toi profiter de ta femme et obéis à la FNF, c'est tout ce qu'on te demande. »

Mathieu resta silencieux devant le milicien à regarder une jeune esclave portait un cailloux qui semblait plus lourd qu'elle. Elle portait des guenilles et son visage était couvert de noir. Qui méritait ça ? Mathieu ne savait plus trop quoi penser.

Il repartit chez lui.

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Versailles
MessageSujet: Re: AmistRad   Sam 22 Fév 2014 - 18:49

Versailles avait passé le plus clair de sa journée à tenir le bar, partageant rumeur et banalités avec soldats et autres sous-officiers dans la salle de détente de la base souterraine de la FNF. Elle s'était elle même débrouillée pour y être en position, afin de trouver une excuse pour décliner l'invitation d'un officier d'infanterie au café du patriote ou elle préférait ne plus mettre les pieds, depuis une certaine altercation. C'est seulement en fin d'après-midi qu'elle put enfin profiter de sa permission pour remonter à la surface, profiter de l'air frais de la seule ville digne de ce nom dans toute la capitale.

"Sergent ? Sergent !"

Le mécanicien essoufflé semblait lui avoir couru après un bon moment, avant de ne pouvoir la sortir de ses pensées, éblouit par la lumière naturelle de la surface il prit quelques instants pour se reprendre. Versailles le reconnut, ils étaient restés sympathiser une bonne heure dans la matinée, elle lui avait promis d'apporter un paquet à son frère cadet, un milicien en ville.

"Désolé soldat, j'ai presque oublié."
"Complétement vous-voulez dire."


Les deux militaires échangèrent un sourire sincère avant de poursuivre.

"Complètement, oui." Avouât-elle en prenant le paquet qui lui était tendu.
"Pas de mal, madame."
"Vous partez ce soir ?"
"Oui, Menilmutant pour l'humanitaire. J'ai encore jamais été aussi loin."


Versailles hocha la tête d'un signe affirmatif, elle même malgré le nombre de sorties effectuées ne s'était que rarement approché de la ville mutante.

"Je m'occupe de ça, soyez tranquille."
"Merci beaucoup."


Il la salua et retourna en direction de la base militaire. Versailles continua sa progression, évitant soigneusement de traverser le centre du quartier marchand. Elle s'était souvent laissée aller à l'idée de posséder un de ces confortables logement, de l'entretenir et de le décorer à sa guise, de jouir d'une parfaite intimité et d'avoir un endroit à elle, une sorte de forteresse de solitude dans laquelle elle pourrait se retirer à volonté. En approchant de la position indiquée par le frère du milicien, elle croisa un jeune garçon à mi-chemin entre l'agacement et la compréhension revenant visiblement du chantier d'esclaves. Les esclaves, elle préférait éviter leurs regards consciente que le plus pathétique d'entre eux pouvait s'avérer un monstre sans conscience en liberté, rien à voir avec les chaines qui liaient autrefois ses propres mains.

"Bon sang ... Circulez Mademoiselle, vous voyez bien que vous n'avez rien à faire ici."

Elle toisa le milicien qui lui tourna le dos sans même lui laisser le temps de répondre, sa tenue civile était composée d'une veste masquant son PL-A1. Elle la souleva pour le mettre en évidence et sorti sa carte d'identification d'une des poches de son pantalon pour la placer sous le nez de l'homme.

"Qu'est-ce que... Ho. Pardon madame, qu'est-ce que je peux faire pour vous ?"
"Je cherche Alexandre Dufiel. J'ai quelque chose à lui remettre."


Le milicien siffla vers un de ses collègue qui surveillait le travail forcé des criminels, celui-ci observa un instant avant de se déplacer devant l'insistance de celui qui l'interpellait. En arrivant à la hauteur du sergent, son regard fut immédiatement attiré par son arme et son BEC 3000, elle se contenta de tendre le paquet.

"C'est de la part de votre frère."
"Il n'as pas put venir ?"
"Il est déployé dans les terres désolées ce soir même, il attendait votre visite ce matin."


Sans pouvoir l'expliquer, elle avait employé un ton froid et cinglant, l'homme se contenta d'un simple "merci" en baissant le regard. Ne s'attardant pas d'avantage dans un lieu aussi pesant, elle recompta la monnaie dont-elle disposait et se dirigea vers son restaurant favori dans l’espoir de bien entamer sa soirée.


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Franck Beauregard
MessageSujet: Re: AmistRad   Sam 22 Fév 2014 - 22:11

La journée avait été plutôt calme pour Franck, il n'avait fait que ranger des dossiers, était passé au stand de tir pour ne pas perdre la main. C'était ce genre de journée qu'il aimait bien, pas d'angoisse, pas de stress, une journée banale dans un monde en constant mouvement. Ces derniers jours avaient été rudes pour lui mais cette journée rattrapait les autres. La journée était pratiquement finit, il allait bientôt quitter son bureau et rentrer chez lui. Avec un peu de chance, Isabelle voudrait bien lui reparler, ils n'étaient vraiment pas en bon terme ces temps-ci et ça avait tendance à l'angoisser. Il ne restait plus qu'une demi-heure et il pourrait partir... vingt-cinq minutes... vingt minutes... Plus qu'un quart d'heure et...

- Monsieur Beauregard ? La direction voudrait vous faire parvenir ceci...

Et voilà, comment gâcher une fin de journée, du travail... Franck prit le papier entre ces mains et lu. L'administration voulait qu'il passe au chantier des esclaves avant de rentrer chez lui, ils voulaient un rapport de la situation car ils ne faisaient pas entièrement confiance aux Miliciens en charge de la reconstruction. Il devait s'adresser aux chefs de chantiers et observer, ce n'était pas le pire boulot qu'il pouvait faire mais c'était pas le meilleur non plus, il aurait préféré au centuple rentrer chez lui. Il prit son Garibaldi qu'il rangea dans son Holster, sa plaque qu'il rangea dans la poche intérieur de sa veste et rangea un bloc-note et un crayon dans sa valise ou il rangeait habituellement les dossiers. Il sortit de son bureau, ferma la porte à clef comme à son habitude et sortit du commissariat. La marche vers le chantier des esclaves n'était pas très longue. Il ne marcha que dix minutes. Lorsqu'il arriva sur place, il vit un jeune Milicien qui avait l'air plutôt surprit de voir Franck arriver. Le détective arriva à proximité de lui et il déclara :

- Je suis le Détective Beauregard, vous pourriez me dire ou est votre supérieur ?


Le Milicien se gratta le haut de la tête en cherchant son supérieur du regard et lorsqu'il le vit, il arrêta d'un coup de se gratter la tête et il gueula :

- Vermon ! Vermon ! Y'à quelqu'un qui veut te voir ! Un certain Beaur'gard !


Franck détestait qu'on écorche son nom de cette façon. Beauregard n'était pas le plus dur des noms à retenir ni a prononcer surtout quand on vient de l'entendre. Il repensa à l'époque ou c'était lui qui était à la place du Milicien, surveillant les esclaves sans avoir son mot à dire. Le détective regarda les esclaves, il ne savait pas vraiment si il devait rester neutre en les regardant ou si il devait avoir de la pitié pour eux. Certains venaient de l'Arc et d'autre étaient des criminels. Il ne pouvait pas avoir de pitié pour les criminels mais pour les autres, qu'avaient-ils fait pour être arraché de leur quotidien de vie et se faire esclavager ? Franck détesterait être à leur place et il pensa rapidement « Heureusement que je ne suis pas à leur place, leurs colliers ont l'air d'être sacrément lourds... ». C'était dit bien trop vite mais votre narrateur ne peut pas se permettre d'en dire plus. Vermon arriva quelques minutes après avoir été appelé et il déclara :

- Ouais qu'est s'qu'on m'veut ? C'est pas le tout mais faut que j'aille ranger les outils !


Franck sortit son bloc-note et le crayon et lui annonça :

- L'administration du commissariat souhaiterait avoir un rapport sur les Esclaves, en particulier les criminels qui purgent leur peine ici.
- Ah ouais... Bah... Ceux qui viennent de l'Arc sont assez dociles, il se plaignent pas trop la plupart du temps. Mais les criminels sont vraiment des têtes de cons, ils gueulent pour trois fois rien et se plaignent à longueur de journée. Mais sinon les travaux avancent bien, y'à pas de 'blème à ce niveau là...
- Je vous remercie, passez une bonne soirée.
- Ouais c'est ça...

Franck avait noté presque mot pour mot ce que Vermon lui avait dit mais il ne s'arrêta pas qu'à ce que l'homme lui avait dit. Il regarda les Esclaves et nota leur état de ce qu'il pouvait voir. Certains étaient affaiblis par leur longue journée mais ne semblaient pas avoir de blessures apparentes, ils n'étaient donc pas maltraités, du moins ceux qui étaient passés devant l'agent des forces de l'Ordre. Le détective termina de noter et rangea le bloc-note dans sa valise, il rendra son rapport demain matin quand il retournerait au Commissariat. Il décida de marcher en direction de son foyer mais il eu l'idée d'aller manger au restaurant. Pour une raison inconnue, il l'avait décidé. Cette journée avait été très bonne malgré ce petit détour au chantier des Esclaves, il ne pouvait que combler cette journée avec un petit détour au restaurant. Il se dirigea vers le fameux restaurant «  La Gaufre Bleue », un nom pour le moins original mais peut-être qu'ils faisaient vraiment des gaufres bleus ? Du moins était-ce possible ? Leur spécialité ? Peut-être... Il entra dans le restaurant, il y avait une ambiance plutôt normale. Il n'y avait pas d'agitation à part dans les vas-et-viens des serveurs mais les clients étaient plutôt calmes. Il s'installa à une table à côté de la fenêtre, il aimait pouvoir regarder ce qu'il se passait dans la rue pendant qu'il mangeait, un réflexe qu'il avait prit pendant qu'il était Milicien...

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Mathieu Valrose
MessageSujet: Re: AmistRad   Dim 23 Fév 2014 - 17:00

Il frappa à la porte du numéro 2 rue Voltaire et une jolie rouquine vint lui ouvrir.

« Mathieu ? Qu'est ce que tu fais là ? »

Il avait le visage fermé, encore troublé parce qu'il avait vu au chantier.

« Je voulais te voir.
- Me voir ? Pourquoi ça ? »


Il réalisa qu'il ne pouvait pas lui parler directement des esclaves et que ses intentions n'allaient pas paraître clair à la jeune femme.

« Euh... je voulais te remercier pour tout à l'heure, pour le repas...
- Ah, oui. De rien, tu n'avais pas l'air bien réveillé. Tu me le revaudras une autre fois. Quand tu auras assez d'argent tu n'auras qu'à me payer le restaurant.
- Pourquoi pas. Tu en connais un bien ?
- Hum...  il y a la gaufre bleue qui est sympas.
- Je t'aimenerais là, promis. Mais pour le moment c'est encore la dèche chez moi.
Et j'ai été voir les fénecs d'ailleurs, comme tu me l'avais dit. Ils m'ont fait passé un essaie, ça s'est plutôt bien passé.

- Heureux de l'entendre. »


Comment en venir au sujet des esclaves sans que cela paraisse suspect ?
Sonia ne semblait pas enclin à le faire entrer et il s'aperçut qu'elle était en robe de chambre.

« J'ai du apporté un colis pour mon premier voyage, et en traversant la ville je suis passé à côté d'un chantier où des esclaves travaillaient. Je ne me souvenais plus qu'il y en avait autant à Lutèce.
- Oui, la FNF a durci ses lois sur l'esclavages, ils sont nécessaires à la reconstruction de la ville. Au moins les criminels servent à quelque chose, c'est une bonne chose.
- Ce sont tous des criminels ?
- Pour la plupart oui. Mais je crois qu'ils en achètent aussi à l'Arc pour combler les manques d'effectif dans les chantiers.
- Et... tu trouves ça normal ?
- Je trouve ça nécessaire. »


Mathieu n'insista pas. Décidément l'esclavage n'était pas un sujet de discussion aimée des Lutéciens. Les citoyens semblaient avoir honte de parler d'esclaves ici, mais ne semblaient pas s'y opposer pour autant. Pensait-ils sincèrement que cela était une tare nécessaire ou bien avaient-ils peur qu'un officier de la FNF les entendent et prenne cela comme un « Discour Anti-Républicain » comme le disait la loi ?

« Ils les parquent où ses esclaves ?
- J'en sais rien moi, pourquoi tu me poses cette question ?
- Oh juste comme ça. Pour savoir.
- Je sais que les négriers de l'Arc ont un coin de vente dans le quartier marchand quand ils viennent vendre leurs esclaves. Ceux qui travaillent aux chantiers dorment dans des dortoirs éloignées des quartiers d'habitations je crois.
- Okay.
- Bon, c'est pas que tu m'ennuies mais il commence à faire frisquet. Et y'a toujours des sales goules qui se promènent la nuit, je vais rentrer. Je te souhaite une bonne soirée.
- Oui, merci, à toi aussi. »


La rouquine referma sa porte.
Il faisait de plus en plus nuit dans les rues de Lutèce et celle ci commençaient à se vider. Un vent frai balayait les pavés en soulevant des éditions de l'Oppidum Gaulois qui parlaient d'une pandémie à Métropolitopia.

Quand il entra chez lui, Mathieu fut surpris du silence, puis il se souvint qu'il avait demandé à Hal de se désactiver. Il le ralluma et le bruit de son réacteur embauma à nouveau l'appartement.

« Maître, enfin de retour ! Comment s'est passé votre journée ?
- Bien Hal, merci. Mais la nuit va être encore plus intéressante.
- Ne devriez vous pas dormir ? Il est important de bien dormir pour être en forme.
- C'est à la forme des autres que je m'intéresse pour le moment. Que sais tu sur le parcage des esclaves à Lutèce ?
- Pas grand chose je le crains. La radio parlait l'autre fois d'une tentative d'évasion d'esclaves criminels dans le nord de la ville. Les gardes les avaient rattrapé à temps.
- Je vais plutôt m'intéresser aux esclaves de l'Arc. Des infos ?
- Si vous voulez acquérir un esclave prévoyez au moins 200 anneaux maître.

- Ce n'est pas vraiment mon intention. »


Mathieu partit dans l'ancienne chambre de ses parents et ouvrit le meuble qui gardait autrefois la tenue militaire de son père. A présent c'était celle de Mathieu qui y était.
Il enfila le pantalon et les bottes, puis le pull et boutonna le blouson de cuir par dessus. Il accrocha ensuite sa ceinture, prit le berreta de son boite pour le placer dans le holster, le Thermice pour l'accrocher dans son dos et les bombes de cellule d'énergie avec lesquelles il remplit l'une de ses sacoches. Il mit ses gants de cuir puis son masque.

« Comme vous êtes élégant maître, ce pull vous va à ravir.
- Merci Hal, mais c'est pas vraiment le look qui m'intéresse dans ce costume.
On reste en communication. Je te préviendrais si j'ai besoin d'aide.

- Bien maître.
 »


Mathieu attrapa le BEC-3000 et l'accrocha à son poignet.
Puis il se dirigea vers la fenêtre, l'enjamba et s'accrocha à une gouttière comme les Hurleurs lui avaient apprit. Il monta facilement pour atteindre le toit.
D'ici il avait une vu d'ensemble de toute la cité et pouvait même voir au dessus des murailles qui laissait apparaître derrière elles l'immense désert de l'ouest et la Tour Eiffel à l'est.
Il se dirigea vers le quartier marchand, se déplaçant aussi légèrement qu'un chat, sautant d'un toit à l'autre avec une agilité.
Plus rapidement (et plus sûrement) que s'il était passé par les rues, il arriva au quartier marchand où il repéra facilement la « boutique » des négriers.
C'était un petit bâtiment de taule plaçait entre deux bâtiments en durs qui avaient du être rénové par des esclaves justement. Une estrade qui servait à la vente se trouvait devant la boutique et une grande arrière court derrière.
Cette cours servait au stockage des marchandises, autrement dit des hommes et des femmes. En hauteur, Mathieu avait une parfaite vu d'ensemble. S'y trouvait des cages habitaient par des esclaves en guenilles et plusieurs négriers qui discutaient en mangeant du RadCochon grillé sur une broche qui tournait au dessus d'un feu. Ils étaient 3 en tout.

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Mathieu Valrose
MessageSujet: Re: AmistRad   Lun 24 Fév 2014 - 9:20

La peur, la surprise, Mathieu avait ces armes de son côté. Armes bien plus efficaces que le fusil porté par l'un des négriers.
Son cœur se mit à battre de plus en plus vite à l'idée de ce qu'il allait faire. Ce n'était pas de la peur qu'il ressentait, mais une intense euphorie, le sentiment d'agir enfin pour sauver des vies.

Mathieu était en hauteur, sur le toit au dessus du camp négrier, tapis dans l'ombre. Il n'était pas très loin mais il se dit tout de même que des jumelles lui auraient été utiles pour mieux visualiser les détails. Il cocha mentalement cet objet dans sa liste de futurs appareils à acquérir.
Autour du feu où tournait le Radcochon les trois négriers écoutaient un petit poste de radio qui diffusait faiblement la musique de Paname-Atomique. A sa hauteur Mathieu ne pouvait entendre ce que se disaient les esclavagistes, certainement des banalités sans intérêts.

Il alluma son Bec-3000 et chercha le cri de Hal qu'il avait enregistré il y a quelques jours. Il n'avait pas refait ses hauts parleurs qui avaient grillé sous la pluie de Ménilmutant mais espérait que l'enceinte interne du Bec soit assez puissante pour faire parvenir le son à l'oreille des négriers.
Il appuya sur le bouton et un horrible cri inhumain se diffusa à partir du toit.
Il fallut quelques secondes pour que l'un des esclavagistes l'entendent.

« C'est quoi ce bruit ?
- Quel bruit ?
- T'as pas entendu ? Un espèce de cri bizarre.
- Un cri ?
- Ouais, mais pas humain... un cri d'une bestiole ou je sais pas quoi.
- Ahah, on est à Lutèce gars, y'a pas de bestiole ici.
- Tient écoute ! J'ai pas rêvé tu l'entends là ?! »


Le négrier se leva, le fusil bien en main. Il leva la tête pour essayer de repérer d'où venait le bruit, mais il ne voyait rien.

« Qu'est ce que ça peut être ? Un Radcaniche en liberté ?
- T'as déjà entendu un Radcaniche faire ce bruit là toi ?
- C'est juste le vent peut être.
- Hum... »


L'homme décrispa ses doigts sur la crosse de son fusil et détendit ses épaules. Son collègue devait avoir raison, ils étaient à Lutèce, la ville la plus sécurisée des Terres Désolées, inutile d'imaginer une Banshee courir sur les toits.
Il revint s'asseoir mais avant de poser ses fesses sur son siège deux petites sphères tombèrent du ciel noir pour atterrir dans le feu. Il explosa. Des braises volèrent dans la cour, dans l'herbe sèche et sur les négriers.
L'un d'eux n'eut pas le réflexe de mettre son bras en opposition devant ses yeux et avait reçu de la braise dans l'oeil droit. Il se tordait de douleur.
L'autre, paniqué, essayait d'éteindre avec ses mains la braise qui commençait à enflammer ses vêtements.
Le troisième était toujours debout et avait échappé aux éclats enflammés. Pour autant, il n'eut pas le temps de réagir qu'une ombre s'était glissé dans son dos. Il eut juste le temps de se retourner pour voir un homme masqué lui écraser ses phalanges entourées de fer sur le visage.

« Merde ! Merde ! »

Le borgne tenta de réagir malgré son handicap pendant que son collègue avait les mains brûlées par les braises qu'il tentait d'éteindre. Le négrier tanguait déjà et Mathieu n'eut aucun mal à éviter son coup de machette. Il joignit ses deux mains et les fit tomber lourdement sur la nuque de l'esclavagiste qui s'étala de tout son long sur le sol.

« Mais t'es qui toi ? »

Mathieu s'approcha du négrier restant qui tentait de s'échapper en rampant sur le dos. Il l'attrapa par le col.

« Je suis... »

La porte du bâtiment s'ouvrit d'un coup et fit apparaître de façon théâtrale un quatrième négrier portant une mitraillette lourde. Mathieu eut à peine le temps de se mettre à l'abri derrière une caisse que les balles fusaient déjà dans la cour.
Il n'avait pas pensé à surveiller le baraquement et c'était fait stupidement surprendre par un quatrième négrier... il s'en voulait mais ce n'était pas le moment, la mitraillette tirait toujours et la caisse de bois n'allait pas tenir longtemps. Par chance l'arme arriva à court de munition.
Le temps que Mathieu le comprenne et sorte de sa cachette en miette, le négrier était déjà arrivé jusqu'à lui. Il ne put éviter le premier coup de poing qui le fit tomber à la renverse.
Le négrier voulut l'écraser au sol d'un puissant coup de pied, mais Mathieu eut le réflexe de roulait sur le côté, le pied s'écrasa dans la boue.
Il voulu prendre son arme, mais la boucle du holster se bloqua et dans la précipitation il ne put prendre le temps de la retirer calmement. Il évita un second coup de pied.
Il abandonna l'idée du pistolet et décrocha plus facilement le Thermice de son dos, espérant que l'arme ferait comme à l’entraînement, il fallait toujours se méfier des prototypes.
Mathieu ne prit pas le temps de viser alors qu'une nouvelle fois un pied s'écrasait sur lui. Il roula pour l'éviter sans regarder où son tir avait atterrit mais comprit qu'il avait du toucher quelque chose quand il entendit un cri de douleur atroce du négrier.
Il avait en fait touché le pied de celui ci et quand il avait voulu écrasé Mathieu, le pied gelé s'était brisé sur le sol.
Sous son masque Mathieu fit une grimace, la blessure n'était pas belle à voir et l'esclavagiste se tordait de douleur, pleurant comme un enfant.
Mathieu se releva calmement, s'il y avait eut d'autres négriers dans le bâtiment ils seraient déjà intervenu se dit-il, mais il resta tout de même prudent.

L'homme aux mains brûlées était toujours à terre et fut à nouveau prit de panique quand il vit Mathieu se rapprocher de lui une seconde fois. Il l'attrapa par le col.

« Mais t'es qui bordel ?! On t'as rien fait !
- Tu diras à tes amis que l'esclavage est désormais abolit à Lutèce. »


Mathieu lui mit un coup et ses phalanges de ferraille l'assomma.
Prenant les clefs du négrier il prit la direction des cages où étaient enfermés deux jeunes femmes, une goule et un homme d'âge mûr.
Mathieu s’aperçut qu'ils étaient terrorisés. Ils n'avaient pas comprit qu'il était venu les sauver ?

« Partez. Vous êtes affranchi, je viens d'acheter votre liberté.
- Vous avez une drôle de façon de payer les gens. »


La goule était visiblement la seule à pouvoir encore faire de l'humour.

« Vous voulez qu'on aille où ? Nous n'avons aucun droit ici, la FNF va nous rechercher !
- Trouvez une cachette jusqu'au matin. Ensuite quittez Lutèce. Vous ne devriez pas avoir de problème, je veillerais sur vous.
- Mais vous êtes qui ?
- Je suis... juste un ami. Dépêchez vous avant que les autorités n'arrivent. Le spectacle a du les attirer. Séparez vous et contentez vous de courir et de vous cacher dans un endroit sur. »


Il trouva enfin la bonne clef et ouvrit la cage.

« Non, laisse ça, tu n'en aura pas besoin. »

Mathieu retira des mains de la goule l'arme du négrier qu'il venait de ramasser.

« A quoi ça va te servir ? N'affrontez pas la FNF ça serait de la folie.
- Rien à foutre il me prendront pas vivant ! »


La goule insista et Mathieu se décida à lui laisser le fusil. Elle partit mais s'arrêta à mi chemin.

« Merci au fait. »

Elle reprit son chemin accompagnée des 4 autres esclaves.
Mathieu ressentit une grande fierté à les voir partir libre, mais ce n'était pas fini. La FNF ne devait pas mettre la main sur eux. Il reprit la direction des toits en montant sur une gouttière.

* * *

Un homme entra dans le restaurant, l'air un peu affolait. Il chercha du regard puis trouva l'homme qu'il était venu chercher à un table à côté de la fenêtre.

« Beauregard ! Bordel qu'elle idée d'allait au restaurant aujourd'hui ! J'en ai mit du temps à te retrouver. »

Tout le restaurant s'était tut et regardait le policier. Apparemment il s'en foutait et continua en s'avançant vers Franck.

« On a besoin de toi, une fusillade a éclaté dans le quartier marchand et des esclaves se sont enfuit. »

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Franck Beauregard
MessageSujet: Re: AmistRad   Lun 24 Fév 2014 - 21:49

Franck venait de s'installer, il regardait ce qu'il y avait au menu. Les fameuses gaufres bleues n'étaient pas si chères. Il pourrait peut-être s'en prendre une pour le dessert. Si le nom du restaurant portait ce nom là, c'est que ces petites gaufres devaient forcément être le plat qu'ils préparaient le mieux... Le détective réfléchissait à ce choix, risquait-il de le regretter ? Pouvait-il se permettre de prendre quelque chose qui n'allait pas lui plaire ? Ce n'était pas tous les jours ni tous les soirs qu'on pouvait se permettre de se payer en dessert d'excellentes gaufres bleues, pouvait-on en trouver ailleurs ? Et si il n'en restait plus la prochaine fois qu'il repasserait ? Un choix décisif était en train de se faire, une bataille sans pitié dans son subconscient : Une partie de son cerveau voulait absolument manger ce dessert et une autre partie trouvait cela ridicule, qu'il ne devrait se contenter que d'un plat et rentrer chez lui se coucher. Mais la première partie gagna cette bataille et il se sentait prêt à en commander au serveur. Il était prêt à tout : La satisfaction ou la déception, il était en mesure d'accepter ces deux vérités. Le serveur s'approcha de sa table et lui demanda si il avait choisit. Frank reposa le menu sur la table et lui annonça :

- Je vais vous prendre un plat de viande de Moucham et en dessert je vais vous prendre de la Gaufre Bleue, s'il vous plaît.
- Je suis désolé Monsieur mais nous n'avons plus de gaufres bleues, souhaiteriez-vous plutôt...
- Beauregard ! Bordel qu'elle idée d'aller au restaurant aujourd'hui ! J'en ai mit du temps à te retrouver. 


Déception et surprise en même temps, Franck ne s'attendait pas du tout à cela. Il regarda l'homme qui venait de faire irruption et le reconnut. Il s'agissait d'un autre Policier de Lutèce. Franck le voyait plusieurs fois mais il n'avait jamais sut quel était son nom, il connaissait son visage, c'était aussi simple que ça. En le voyant, il ne pouvait s'attendre qu'à une mauvaise nouvelle. La journée avait été bien trop bonne et le Karma voulait qu'on l'emmerde ce soir. Il ne fit que regarder le Policier avec un air attentif et écouta ce qu'il avait à lui dire. Une fusillade avait éclaté et des esclaves avaient prit la fuite. Encore du travail comme il s'y attendait. Il se leva humblement de sa chaise, regarda le serveur et s'excusa pour le dérangement. Mais le travail était plus important qu'un soir au restaurant. Il regarda son camarade et lui dit :

- Bien, encore une soirée qui s'annonce pleines de surprises.


Il remit la chaise comme elle était à son arrivée, prit sa mallette et partit avec le Policier. Quand ils arrivèrent sur les lieux. Il vit deux autres Policiers et un médecin sur place. Un des policiers inspectaient les cages, l'autre interrogeait ceux qui étaient aptes à encore dire quelque chose et le Médecin s'occupait d'un Négrier qui avait la jambe dans un sacré mauvais état. Le Détective s'approcha du Policier qui interrogeait les Négriers et il lui dit :

- Je prends le relais, va plutôt dans les alentours voir si tu trouves pas quelque chose.
- Oui Monsieur !


Il n'avait pas besoin de décliner son identité, Beauregard était quelqu'un qui était assez connus dans le commissariat de Lutèce et la plupart des Policiers le connaissait au moins de vue. Beauregard s'approcha du Négrier, il avait une méchante blessure à l’œil, un simple regard dans les alentours lui permettait de savoir qu'il avait reçut un projectile dans l’œil à cause du feu de camps qu'ils avaient fait. Le Détective s'adressa au Négrier :

- Bon on va commencer simplement, vous pouvez me dire ce qui c'est passé ?
- Putain on était juste là en train de surveiller les esclaves quand un type venus de nul part nous a attaquer, on avait entendus un cri bizarre et personne avait voulut me croire la première fois que je l'ai entendus mais j'vous jure que j'ai bien entendus un cri. C'était pas humain, pour sûr, comme si c'était une bête bizarre qui avait hurlé juste avant que ce type en noir débarque. Il avait une cagoule noire et parlait bizarrement, il est venus, nous a casser la gueule et à libéré les esclaves !


La soirée commençait bien... Un justicier masqué venait de faire son apparition dans Lutèce. L'arrivé d'un rédempteur n'amenait pas que du bon malheureusement.

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Versailles
MessageSujet: Re: AmistRad   Mar 25 Fév 2014 - 16:18

La cuillère argentée pliait délicatement la dernière gaufre bleue du restaurant, dessert symbolique qui faisait frissonner tout les habitants de Lutèce, qui faisait dresser les poils à sa simple évocation. Versailles une fois de plus venait de terminer une viande de Goliath caramélisée, un petit mais intense plaisir pour celle qui passait la plus claire partie de son temps dans le sable et la poussière. Immergée dans son diner, elle n'avait pas noté la présence pourtant remarquable de Franck Beauregard, figure de l'administration judiciaire dans la ville. Elle n'avait pas levé la tête lorsque la porte du restaurant s'ouvrit en grand, seulement détourné son attention au son des mots "Beauregard", "esclaves" et "Fusillade".

Elle avait de Lutèce l'idée d'une ville sûre et à l’abri de la sauvagerie, voila, selon elle, ce qui se passait lorsqu'on laissait les terres désolées pénétrer les murailles. Offrir une peine d'esclavage aux criminels et délinquants était une chose en soit, mais laisser s'installer les négrier et leur marchandise était une grave erreur de jugement. Beauregard s'en était allé, Versailles laissa la fin de son dessert, coinçant quelques francs sous l'assiette. Discrètement, elle sorti elle aussi du restaurant, prenant une autre direction. L'objectif n'était pas vraiment d'intervenir, peut être n'était-elle tout simplement plus capable de résister à l'appel aux armes.

* Qui peut être assez stupide pour déclencher une fusillade sous les cameras de la ville ? Avec un peu de chance ça forcera la mairie à prendre de nouvelles mesures vis à vis des négriers. *

Elle connaissait la ville, y compris ces quartiers aux éternels chantiers aussi il ne lui fallut que peu de temps pour localiser le lieux en question, Beauregard était déjà sur place, aucun coup de feu n'était tiré. Elle surpris sa main à se balader sur la crosse de son arme de poing, inutilement apparemment. Elle était trop loin pour saisir le moindre mot, l'attaquant était visiblement neutralisé. Un esclave ? Une sorte de révolte ? Non, il n'y avait que des négriers et des policiers. Déçue d'arriver trop tard et d'avoir abandonné son dessert pour finalement avoir à se cantonner à une lecture endoctrinée de l'oppidium, elle fit marche arrière après avoir eut la ridicule idée d'aider à soigner les négriers. Il n'était pas rare de croiser des goules dans les rues à cette heure-ci mais celles-ci se montraient habituellement fuyantes et discrètes. Les deux décharnés qui venait de tomber sur Versailles se stoppèrent brutalement en la dévisageant du regard.

"Un problème messieurs ?" La rue était mal éclairée, il était difficile de bien voir leur visage ou leur tenue.
"Non... On prends l'air. Oui on se balade."

Il n'y avait en fait qu'une goule, l'autre était un vieillard. Versailles en avait vu des pratiques étranges à la nuit tombée.

"Je ne veux pas savoir ce que vous faites. Bonne soirée."

Elle continua sur quelques mètres avant d'entendre des cris au loin.

"Ils peuvent pas être loin, faut les retrouver !"

Elle ne reconnu pas la voix, ne vit pas non plus l'homme à qui elle appartenait, elle avait visiblement classé l'affaire un peu trop vite. La nuit promettait d'être agitée.

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Mathieu Valrose
MessageSujet: Re: AmistRad   Mer 26 Fév 2014 - 11:39

Des hauteurs de la ville, Mathieu observait les esclaves partir à droite et à gauche. Deux groupes s'étaient formés, les deux jeunes femmes d'un côté et le vieillard et la goule de l'autre. Il avait décidé de suivre ces derniers, laissant les femmes s'enfuirent seules.
La goule était armée et Mathieu n'avait pas confiance en elle, il voulait éviter toute effusion de sang. Les policiers qui pourraient leur tomber dessus ne faisaient que leur métier, les esclavagistes eux méritaient ce qui leur était arrivé.
Facilement, sautant de toit en toit comme il avait apprit chez les hurleurs, Mathieu suivit les esclaves libérés.

* * *

« Étrange comment son pied a été pulvérisé. Je me demande vraiment comment ce gars en noir a put faire ça. »

Le grand imperméable d'Harold De Chaumon mettait en relief le vent qui soufflait sur la scène de crime mais son chapeau en feutre visé sur sa tête ne bougeait pas d'un poil.
Harold tout comme Franck Beauregard était détective, lui aussi avait été dérangé dans son repos pour venir enquêter.

« Qu'est ce que vous allez faire pour notre marchandise ? Il faut les retrouver.
Et retrouvez nous cet enfoiré qui nous a fait ça aussi.
- Du calme monsieur, nous allons envoyer les Radcaniches retrouver vos esclaves. Ne vous inquiétez pas, avant demain ils seront de retour dans leur cage. Comment ils sont ces esclaves ? »


Le négrier expliqua l'apparence de sa marchandise et Harold lança un regard à Franck en retirant d'entre ses dents jaunes son gros cigare qui parvenait à empester sur plusieurs mètres malgré le vent.

* * *

Calmement Mathieu escalada une façade. Son cœur battait vite et son souffle commençait à être court. L'adrénaline, le combat, l'escalade, tout ça l'épuisait surtout après une journée à marcher dans les rues de Lutèce pour y livrer des colis. La faim commençait aussi à se faire sentir, depuis ce midi et le lard de Radcochon, il n'avait rien manger.
Il souffla une fois arrivé en haut du toit et reprit sa surveillance des deux esclaves en fuites.
Ils avaient croisé une jeune femme brune et Mathieu cru un instant que la goule allait l'agresser. Ça aurait été un comble de devoir arrêter celui qu'il venait de libérer.
A peine avaient-ils quitté la femme que des policiers accompagnés de chiens étaient sur leurs traces.

Les chasseurs et les proies ne se voyaient pas encore mais Mathieu de sa hauteur pouvait voir que seul quelques mètres les séparés. Bientôt les chiens allaient mettre la patte sur les esclaves.
Un cri déchira la nuit, celui d'une femme. Les deux autres esclaves s'étaient fait prendre apparemment.
Sa seconde sortie sous le masque finirait-elle en fiasco comme la première ?

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Franck Beauregard
MessageSujet: Re: AmistRad   Mer 26 Fév 2014 - 22:21

L'inspecteur De Chaumon était sur les lieux du crime aussi, ce n'était pas très étonnant, le commissariat de Lutèce aimait bien mettre deux Détectives sur la même enquête. Franck n'appréciait pas vraiment son collègue, sûrement à cause de cette rivalité qui les opposait depuis qu'il avait gagné ce poste. L'idée de devoir travailler avec lui ne lui plaisait pas vraiment mais il n'avait pas vraiment le choix, Frack était habitué à l'odeur du tabac mais les cigares d'Harold empestait tellement qu'il avait à chaque fois envie de lui arracher des lèvres pour l'écraser au sol, il l'aurait fait si seulement il avait le droit et si il savait qu'il n'y aurait aucune conséquence derrière. Franck se déplaça en direction du premier Policier et lui ordonna de rester avec les Négriers au cas ou il y aurait un problème. Le Négrier avait dit que parmi les Esclaves, il y avait deux femmes, une goule et un vieillard. Au moins ils seraient reconnaissable. Il s'approcha de De Chaumon et il déclara, surtout pour lui-même qu'autre chose :

- De toute façon, s'ils ne quittent pas la ville ce soir, ils finiront par se faire contrôler demain. Et les Esclaves n'ont pas de visa. Ça sera un allé simple au Commissariat.


Il avait dit ça sur un ton plutôt neutre, il n'avait pas d'avis réel sur l'affaire. Il n'aimait pas l'esclavagisme mais il devait tout de même faire son travail. Ce qui le préoccupait le plus : C'était le fameux justicier masqué qui était arrivé de nul par et qui avait réussit à bousiller la jambe d'un des Négriers. La blessure était inconnue de Franck, il n'avait jamais vue quelque chose de pareil faîte à partir d'une arme à feu. Ça devait forcément être autre chose. Il était dans ses pensées quand un de ses hommes l'appela :

- Chef, vous pouvez venir ?

Beauregard se demandait ce qu'il lui voulait. Il alla donc le voir et vit deux Policiers en compagnie d'une femme qui n'avait pas l'accoutrement des Esclaves qu'il cherchait. Franck avait un mauvais présentement et sa main droite le démangeait, l'appel de son arme se faisait ressentir. Il était étrange qu'une jeune femme se promène le soir surtout quand des  Négriers viennent tout juste de se faire attaquer et que des Esclaves sont en fuite.  Beauregard s'approcha des trois personnes et il se présenta simplement en sortant son badge :

- Je suis le Détective Beauregard, veuillez décliner votre identité, sortir votre Visa et nous donner des explications sur votre présence ici, madame.

Il ne souhaitait pas qu'il se passe une deuxième tragédie ce soir et ne pouvait pas se permettre de passer à côté du fameux Justicier. Il regarda un des deux policiers et il lui déclara :

- Veuillez procéder à la fouille. Je veux absolument trouver l'arme qui a servit contre la jambe de ce Négrier.


Il posa ensuite son regard sur la Femme et lui annonça :

- Veuillez nous excuser pour le dérangement Madame mais nous sommes en pleine enquête. Avez-vous vue quelque chose de suspect ces dix dernières minutes ?


Franck préférait rester courtois avec les citoyens de Lutèce même si il avait devant lui le fameux Justicier Masqué. Le Policier s'approcha de la femme en question, il attendit qu'elle réponde à toutes les demandes du Détective avant de procéder à la fouille.

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Versailles
MessageSujet: Re: AmistRad   Jeu 27 Fév 2014 - 15:19

"Je sais qui vous êtes, détective."

Sensible à la courtoisie de l'homme qui ne semblait pas l'avoir remarqué quelques instants plus tôt dans le restaurant, Versailles sans un mot tendit ses papier d'identité. L'erreur administrative ne lui portait pas préjudice habituellement, elle tacha cependant de mettre PL-A1 et BEC 3000 en évidence.
Elle songea, lorsqu'il lui posa la question, à lui parler des deux hommes qu'elle avait croisé mais le conflit interne entre sa fidélité à Lutèce et son passif d'esclave de l'arc empêchait le moindre mot de sortir. Elle avait aussi tenté de percevoir des bribes de conversation, d'assembler les éléments, se sentant incapable de rester à l'écart de l'affaire. Il était donc question d'esclaves en fuite, si les négriers y étaient mêlés ce n'étaient surement pas des criminels mais bel et bien une main d’œuvre importée des marchandises de l'homme macabre.

"J'imagine que je pourrais donner un coup de main" Proposa-t-elle en récupérant ses papiers. "Un vieil homme et une goule, armés, ça vous évoque quelque chose ?"

Sa fidélité envers la ville avait finalement pris le dessus, ou peut-être était-ce l'envie d'ouvrir la discussion avec le détective. Le négrier à la jambe inutilisable poussa un petit cri de douleur avant de frapper le sol.

"Ce sont les esclaves qui ont fait ça ?"

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Mathieu Valrose
MessageSujet: Re: AmistRad   Sam 10 Mai 2014 - 17:54

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Mathieu était un peu dépassé. Le cri de la femme ne semblait pas très loin mais la goule et le vieillard allaient se faire attraper et l'esclave avec son fusil l'inquiétait.
Encore une fois, comme pour sa première sortie, Mathieu se dit qu'il n'avait pas assez préparé son coup. Il aurait du trouver un échappatoire aux esclaves avant de les libérer.
A vrai dire il avait sous estimé la réactivité de la police de Lutèce. Ils étaient arrivés sur les lieux et s'étaient mit à la poursuite des esclaves sans que ceux ci n'aient eut le temps de trouver une bonne cachette.

Sa respiration se faisait de plus en plus dure et son cœur ne s'arrêtait plus de battre à une vitesse phénoménale. Il s'arrêta sur un toit, ferma les yeux et fronça les sourcils comme si ça l'aiderait à mieux réfléchir. Il rouvrit d'un coup les paupières, une idée comme un flash venait de lui traverser l'esprit.
Rapidement il rattrapa les esclaves en fuitent et les poursuivants qui l'avaient distancé.
Il entendit les cri des policiers et les aboiements de leurs chiens qui a présent avaient la goule et le vieux en ligne de mire.

« Arrêtez vous ! Au nom de la loi ! »


La goule répliqua par des coups de feu comme le redoutait Mathieu. Ses balles n'atteignirent aucun membre des forces de l'ordre mais l'une d'elle brisa une vitre. Mathieu s'activa, poussant sur ses cuisses pour courir plus vite.

* * *
Le pavé de Lutèce grondait sous les pas des trois policiers à la poursuite des esclaves. Ils commençaient à fatiguer mais leur radcaniche les tirait au bout de sa laisse, les forçant à continuer. Deux hommes étaient en vue, un vieillard qui ne tiendrait plus longtemps et une goule armée qui n'avait pas hésité à ouvrir le feu. En réponse, les policiers avaient déjà sortit leur arme.

« Ils prennent à gauche !
- Parfait ! C'est un cul-de-sac ! »


Ils connaissaient parfaitement la ville pour l'arpenter tous les jours. Cette ruelles finissait par un mur  et servait de local à poubelle. Ils s'arrêtèrent de courir.

« Attention, la goule est armée, elle n'hésitera à tirer si elle nous voit. »


L'un des policiers garda le chien muté pendant que les deux autres s'approchèrent de la ruelle pour une première sommation.

« Rendez vous, vous êtes cernés ! Il n'y a pas d'autre issue ! »


Pas un bruit ne répondit au policier.

« Lâchez votre arme ! »


Personne ne répondit. Les deux policiers se regardèrent. Puis un cri inhumain parvint de la ruelle.

« Qu'est ce que c'est ça ? »


Le Radcaniche aboya plus fort qu'à son habitude.

« Tu es sur que c'est bien un cul de sac ?
- Certain. »


Un nouveau cri affreux sortit de la ruelle, puis un grand flash de lumière suivit d'une petite explosion à leurs pieds qui déstabilisa les policiers et déboussola le radcaniche. De l'obscurité une rapide silhouette apparut, comme une ombre sans corps. Dans le chaos qui suivit une détonation retentit. L'arme d'un policier venait de cracher du feu, mais l'ombre était trop rapide et la balle s'était figée dans un mur.
Alors que ses deux collègues étaient déjà à terre, le maître chien lâcha la laisse qui retenait l'animal avant de recevoir un pierre sur le coin du crâne, le faisant tomber au sol, inconscient.

L'animal, aussi rapide que l'ombre, lui attrapa l'avant bras de ses crocs puissants.
Le cuir empêchait les canines de percer dans la chair, mais la pression de la mâchoire faisait horriblement mal. Mathieu essaya de secouer la bête mais rien ne la faisait vaciller. Soudain une nouvelle détonation. Il vit le Radcaniche transpercé par une balle, ouvrant son buste dans une giclée de sang.
La goule, sortant de la ruelle avec le vieillard,  s'était à nouveau servi de son arme. Une fusil s'échappait encore du bout du canon.
Mathieu récupéra son bras. La douleur était intense. Heureusement que son vêtement l'avait protégé, car une morsure de radcaniche pouvait engendrer bien plus qu'une simple entaille.

« Ça va ? Vous leur avait foutu une sacrée raclée !
- La surprise, la peur, sont de bien meilleurs armes que ce fusil. »


Mathieu arracha l'arme des mains de la goule.

« Ne tirez pas sur les policiers. Ils ne font que leur métier.
- Ces esclavagistes aussi ne faisaient « que leur métier ». Quelle est la différence ?
- Partez, allez vous cacher dans les ruines jusqu'au petit jour. Puis sortez de Lutèce au matin.
Je vais les attirer. 
»

Déjà au bout de la rue de nouveaux aboiements de Radcaniche se faisaient entendre.

« Pourquoi vous faite ça ?
- Je veux piquer cette ville tel un aiguillon. Les choses ne peuvent pas continuer ainsi avec l'aval des autorités. Votre évasion n'aura pas que pour seul impact votre liberté, elle libérera un peu plus cette ville de la dictature. Partez maintenant, faite ce que je vous dis. »


Sans se faire prier la goule et le vieillard partir en courant vers les bâtiments en ruines les plus éloignées du centre ville. Ces méandres de bétons effondré par la chute des bombes et pas encore réhabilité par la FNF offraient un labyrinthe de cachette pour les hors la lois, utile pour fuir la police.
Mathieu réfléchit à la suite des événements. La police allait le poursuivre, préférant attraper l'auteur de ce chaos, plutôt que des esclaves sans grands intérêts.
Il n'attendit pas de voir le premier képi se pointer pour commencer à escalader la façade d'un immeuble. Il s'étonna de ne voir aucune fenêtre ouverte par un habitant curieux, ils devaient tous avoir peur, l'habitude des Terres Désolées.
Quand les policiers se pointèrent, trouvant leurs collègues au sol et le Radcaniche éventré, Mathieu activa à nouveau son Bec-3000 pour émettre le son inhumain.
Tous levèrent les yeux pour voir la silhouette accrochée à une gouttière.

« Qu'est ce que c'est que ça ?
- Regardez comme il monte la façade, c'est quoi cet animal ? J'ai jamais entendu un cris comme ça !
- Il part sur les toits ! Poursuivons le ! »


* * *
Un jeune policier interrompit l'interrogatoire de la jeune femme par le détective.

« Monsieur, on a réussi à mettre la main sur l'un des esclaves en fuite. Une jeune femme.
Elle pourra nous informer sur ce qu'il s'est passé ici.
Les autres sont toujours à la poursuite des autres fugitifs et de l'auteur des méfaits. »

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AmistRad

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