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 Bazouzou, fils de Papa Legba.

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Bazouzou
MessageSujet: Bazouzou, fils de Papa Legba.   Mer 12 Fév 2014 - 17:43





Bazouzou

Fils de Legba


Age : 28 ans
Race : Humain
Faction : Psychotiques
Statut/Métier : Homme spirituel





Description Physique


Plus trapu et plus grand que les autres enfants, Bazouzou avait depuis son plus tendre âge été nourri comme un gladiateur du parc des princes. Baignant dans les traditions de l'orphelinat de papa Legba, son corps musclé et massif porte encore les traces de scarifications et tatouages indélébiles aux significations obscures.Il affectionne particulièrement les objets brillants comme l'attestent les différents bijoux dorés issus de récupération lors de son activité de ferrailleur, bijoux qui ornent jusqu'à sa crinière de dreadlocks brunes et une barbe bouclée qu'il entretient avec soin. Puissant survivant autrefois très agile, il a perdu beaucoup de sa grâce naturelle depuis qu'il minimise ses sorties pour une vie plus sédentaire, portant régulièrement son enfant dans un harnais de tissu à la manière d'un sac à dos. C'est toutefois avec toute la peine du monde qu'il s'efforce de passer outre son aspect menaçant en affichant un air souriant et en adoucissant une voix caverneuse qu'il n'utilise cependant que rarement.



Profil psychologique


Tous savent que sous son air jovial et apaisé, sonnent les tambours d'une guerre impitoyable à l’échelle d'un seul esprit humain. Il avait été nommé le démon par Papa Legba car il était déjà présent à cette époque. Simples pulsions barbares se débattant entre les liens d'une éducation stricte, le démon avait grandit en même temps que Bazouzou. Il avait murit et appris la patience, progressant du stade de sensations primitives à celui de chuchotement corrupteur. Il s'insinuait dans les moments de faiblesses, argumentant dangereusement pour prendre le contrôle d'un corps lui permettant d'exercer son ignoble malice sur les terres désolées de la capitale. Bazouzou avait cependant appris à le contrôler, s'il ne pouvait le faire taire, il se montrait talentueux dans son rôle de geôlier. Son enfant, des plaisirs simples et une série de règles lui permettent de rester lui même, il sait pourtant qu'il doit parfois évacuer, sacrifier sans céder pour conserver son pouvoir.
L'homme reste malgré tout un amateur de musique très attaché aux traditions et à la discipline, sage à sa manière il apprécie (comme dit plus haut) les plaisirs de la chaire et la chaleur d'une compagnie féminine. C'est un père attentionné bien que coupable d'avoir estropié son enfant, un survivant apte à se déplacer et à veiller sur un foyer isolé avec la prudence de l'humble et la férocité du guerrier.




Biographie



 Le mur effondré offrait un superbe panorama sur les collines de béton au delà desquelles se dressait l'imposante pointe d'acier de la tour Eiffel. Rouillée et branlante, abandonnée et grinçante au loin, elle lui offrait parfois d'intenses moments volés, de longs instants voués à une méditation aussi silencieuse que profonde.

   Effrayé par la stature et l'allure de l'intrus, il n'avait pas bougé depuis qu'il avait noté sa présence. Il avait fait plusieurs aller-retour dans la matinée mais comme à chaque fois, il s'était assuré de ne pas être suivi. Pourtant, en rentrant l'homme était déjà là, assis au bord du vide, fixant l'horizon parisien tout prêt du lit de l'enfant. Bazouzou entendait le démon murmurer, chaque mot venimeux l’empêchant d’exécuter le moindre mouvement. Il lui disait d'utiliser ses pièges, de lui lacérer le dos, de lui briser l'échine avant de le précipiter dans le vide et de laisser sa dépouille aux radcaniches de la rue. Il n'en fit rien. L'enfant dormait à poings fermés, aussi son père tenta de s'approcher prudemment pour remonter la couverture. Arrivé à la hauteur de l'indésirable, il put voir son visage masqué. L'homme paraissait concentré, sa tête remuait légèrement mais aucun mot ne semblait capable de passer outre le masque métallique, Bazouzou observa Paris pour tenter de comprendre mais ne vit que le spectacle auquel il était maintenant habitué, Ciel gris se fondant dans des ruines tout aussi colorées. Bien qu'il fut intimidé, surpris, et bien incapable de réagir face à un tel comportement, il finit par se laisser séduire par la dame de fer et plongea malgré lui dans le flot agité de ses souvenirs.





Papa Legba et l'orphelinat Wendigo


Il existe dans les terres wendigos, un édifice isolé confié à la responsabilité d'un seul et unique homme : Papa Legba. Le vieil héritier d'une culture africaine disparu s'occupe personnellement de l'éducation d'orphelins et d'enfants indésirables du gang, bien qu'une grande partie des petites têtes cannibales soit ses propres enfants. C'est le cas de Bazouzou, fils de Papa Legba et d'une de ses pensionnaires plus âgée, né et élevé à l'orphelinat. Legba règne sur l'établissement comme un dieu tout puissant, épousant la plupart des filles et chassant les garçons une fois trop vieux.

Bazouzou avait commencé comme beaucoup d'autres, suivant l'enseignement traditionnel, se nourrissant des récits de son père et de la chaire de ses prises. Il avança péniblement à l'age ou l'on reste en retrait, ou les discussions les plus futiles restent inaccessibles et ou un simple signe de tête approbateur peut valoir d'être battu. Vint ensuite la période ou Legba se désintéressa de lui et de ses caprices, à l'heure ou les femmes le prenaient à l'écart pour le soigner, lui apprendre, l'arrondir de manière à le placer plus aisément sur le socle de la vie post apocalyptique. Quand vint enfin l'âge ou il put participer de manière plus active, ou il fut capable d'actions réfléchies lui évitant les sévères sentences de Papa Legba, Bazouzou posa un nouveau regard sur les femmes.

Excité par la forme de leurs cuisses, tendu par le reflet du soleil sur leurs mollets et enivré par le mouvement régulier de leur poitrine, il laissa malgré lui le démon naitre dans la part la plus obscure de son être. Les rapports avec les femmes de Legba était prohibés et son éducation stricte l’empêchait de passer à l'act. au lieu de cela, il se confia à son père, confessa jusqu'au moindre détails de ses rêves éveillé sans la moindre pudeur. Longue fut sa punition, interminable fut son traitement. Isolé dans les caves de l'orphelinat, à peine nourrit, Bazouzou dut combattre le démon chaque nuits pendant près d'une année. Apprenant à chaque coup de son ennemi, rusant pour le satisfaire sans se mettre en danger, jusqu'à parvenir aux prémices d'une communication verbale. A partir d'un certain age, les pensionnaires de papa Legba se trouvent confrontés à un choix. Les hommes ne peuvent rester à moins d'être castrés alors que certaines femmes, les plus désirables d'entre toutes se voient condamnés à rester au côtés de Legba jusqu'à sa mort. Beaucoup rejoindront les proches de Gueule d'Acier, dépeint à leurs yeux comme un messie. D'autres rejoignent les malebranches, beaucoup ne trouvent que la mort. Bazouzou lui, s'exila sur les terres du gang en compagnie de sa compagne enceinte et d'une de ses sœurs.

Sans les conseils du démon, il aurait surement perdu la vie à cet instant.






L'homme était toujours présent, il n'avait pas bougé, n'avait pas dit un mot lors que Bazouzou se torturait en se remémorant les vieilles blessures d'un temps révolu. Le démon s'était tu, peut être n'était-il pas encore sorti de cette époque ou lui même eut à affronter son pire ennemi et son seul ami à la fois. L'enfant dormais toujours malgré le froid, remuant parfois sous la masse de vêtements cousus faisant office de couverture. Ses jambes paralysés, aussi maigres que les branches d'un des arbres morts de la région lui retirait une grande part d'un confort qu'il aurait pourtant mérité. Bazouzou soupira, ignorant son invité surprise, il profita de l'absence du démon pour ouvrir une canette de vin et s'assurer de la présence de sa machette.

La fraicheur du liquide vint ressourcer son corps, se répandant de sa gorges à ses tripes, accompagnant la douceur fruitée du raisin à de nouveaux songes.





Les colliers de l'arc


Il sentait encore le froid et la pluie mordre ses blessures, il entendait toujours le cri des bêtes sauvages et n'avais jamais cessé de voir le visage déformés des ordures consanguines peuplant les ruines des terres désolées. Bazouzou n'avait jamais vraiment manié d'armes à feu, et encore moins face à de tels adversaires. Chaque homme nait avec un nom et c'est au fer des armes blanches rougies par le sang qu'il compta les premières heures de sa survie. Lorsque la nourriture se faisait plus rare que la chaleur d'un foyer, lorsque la peur s'insinue et paralyse les muscles, le démon revient et profite de la moindre faiblesse pour prendre le dessus. Aussi malgré leur complicité, malgré un amour fort et un code stricte, Bazouzou lui confia son sort afin d'assurer sa survie.

Nul récupérateur, nul psychotique, nul animal n'aurait été capable de l'arréter. Il avait tranché la gorge de sa conscience et noyé ses inhibitions dans le sang ainsi récolté. Il commença par abattre sa femme pour se nourrir après son accouchement. Incapable malgré tout d'agir de même avec sa sœur, il la traina dans le sillage de ses vices jusqu'aux négriers contre la somme modique de 100 anneaux qui allaient lui permettre de vivre plus longtemps.
Cet act réveilla cependant celui qui s'était offert au démon, il reprenait le dessus chaque jour de paix et reculait à chaque coups portés. Pour se rassurer, il se disait qu'il avait bien fait, que l'argent lui permit de vivre assez longtemps pour s'habituer à la capitale et que sa sœur n'avait de chance de survie qu'en devenant le produits des marchands de l'arc.

Quand au bout de plusieurs mois de lutte il repris le contrôle, il n'était plus lui même. Plus capable que jamais de discuter avec le démon, il était aussi plus sensible à son influence. Il entreprit de s'assurer de la sécurité de sa sœur en pistant son propriétaire. De bordel en bordel sans hésiter à prendre sa part de chaire, de ville en ville et de communauté en communauté, Bazouzou finit par remonter sa trace. La fille était vêtue comme une femme, elle en avait aussi le regard depuis que la goule qui la possédait n'hésitais plus à la livrer à ses amis pendant les soirées aristocrates de Nécrotopia. Bazouzou se fit patient, il attendit de pouvoir agir en toute sécurité. Et sur le chemin de Lutèce, il frappa à trois reprises, il tua la goule, il tua son garde, il tua sa brahmine.

Sur le territoire de la FNF, les routes sont sûres pour ceux qui montrent assez de respect envers la loi. Bazouzou n'eut pas cette chance et si tout deux allaient se retrouver porteurs d'un collier d'esclave, c'est à Lutèce qu'il passerait un mois entier. Trente jours suffisant pour s'assurer du destin de sa sœur, finalement vendue à un commerçant de la ville tricolore.


L'enfant se mit à gémir, sortant son père de sa torpeur. Il attrapa la petite fille qui empoigna ses énormes bras marqués par les rites tribaux de Legba et la plaça sur un siège de bois qu'il avait entièrement conçu pour elle. Plusieurs canettes de vin étaient rempli d'un lait de brahmine qu'il avait été chercher le jour même. Les petits doigts de la progéniture estropiée se saisirent du récipient métallique alors que Bazouzou s'occupait à séparer une viande rocailleuse en petit morceaux.

"Tu comptes rester là combien de temps ?"

Il ne répondait pas, Bazouzou ne sentait aucune agressivité, il se contentait de ne pas comprendre alors qu'il tachait d'agir comme si rien d'inhabituel ne se passait. Ce silence n'était pas sans lui rappeler le vide qui accompagna sa remise en liberté aux portes de Lutèce.



Les mitrailleux


Bazouzou avait eut le temps de faire la paix avec lui même, il avait quitté Lutèce en oubliant volontairement l'existence de sa sœur pour redécouvrir la sienne. Le démon ne s'était jamais tu durant sa peine et encore la, il parlait. Clame, patient et rusé, traquant la détresse de son hôte, murmurant avec ou sans réponses. Il savait tout et connaissait la moindre pensée de Bazouzou, ses désirs inavoués, ses blessures ...

L'homme tenait bon et après une longue marche, il trouva refuge auprès d'une communauté comportant quelques autres enfants de Legba, les Mitrailleux. Toute le groupe de survivants était voué à la réparation d'armes et à la vente de munitions, bien que les munitions qu'ils prétendaient vendre n'étaient en réalité qu'une gamme de pruneaux métalliques adaptés à différents calibres, abimant parfois plus l'arme que la cible. Ce petit commerce leur permettait d'avoir toujours quelques armes à réparer.
Bazouzou travailla un temps pour eux comme récupérateur de métal, obtenant ainsi un toit non loin du commerce pour sa fille. Suivant un code de survie adapté à celui de Papa Legba, il ne sortait qu'en journée, faisait attention de ne pas être suivi et n'entrait presque jamais en interaction avec les groupes armés qui passaient par là. Malgré le temps passé en compagnie des mitrailleux, la présence du démon l'a toujours empêché de s'intégrer au groupe ou de participer à leur excès. Il s'isola d'avantage encore lorsqu'une crise de démence le força à jeter sa fille par la fenêtre, acte attribué au démon mais que les mitrailleux attribuèrent à une folie inquiétante de la part de leur voisin.


La petite fille s'étouffa avec le lait que son père s'empressa de lui retirer. Le miroir qu'il utilisait pour se raser à l'aide d'un couvercle de boite de conserve lui indiquat que l'intru s'était relevé, il les fixait tout deux sans bouger. Instinctivement, Bazouzou porta une main à sa machette et vérifia que son marteau de forgeron n'était pas loin. Le soleil avait laissé place à une toute jeune pleine lune peinant à s'imposer dans la clarté du crépuscule parisien qui se refletait dans les différents objets métalliques du logement de fortune.

"C'EST LA FIN MAIS LE DÉBUT D'UN NOUVEAU JAMBONNEAU !!"

Bazouzou tressaillit légèrement lorsqu'enfin l'intrus prononça cette phrase sans le moindre sens avant de quitter la pièce vers les étages inférieurs. Il se précipita à sa suite pour bloquer la porte du rez-de-chaussé de l’intérieur avant de remonter pour observer le mystérieux étranger. La curiosité s'installait en lui d'une manière plus efficace encore que ne l'aurait fait le démon.




HRP

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Dernière édition par Bazouzou le Jeu 13 Fév 2014 - 18:50, édité 1 fois
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LouetRinkin
MessageSujet: Re: Bazouzou, fils de Papa Legba.   Mer 12 Fév 2014 - 17:50

C'est de la merde.
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Versailles
MessageSujet: Re: Bazouzou, fils de Papa Legba.   Mer 12 Fév 2014 - 18:09

Je plussoie.

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Alexandre Fontaine
MessageSujet: Re: Bazouzou, fils de Papa Legba.   Mer 12 Fév 2014 - 18:19

Carrément

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Alexandre Fontaine
MessageSujet: Re: Bazouzou, fils de Papa Legba.   Jeu 13 Fév 2014 - 17:19

Bon aller trêve de plaisanterie, pour moi c'est une fiche qui se valide parfaitement même si j'ai l'impression que la description physique a été bâclè pour l'histoire mais ça ne me dérange pas du tout !

Allez hop tu as ma validation Bazouzou

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Bazouzou
MessageSujet: Re: Bazouzou, fils de Papa Legba.   Jeu 13 Fév 2014 - 18:37

Je retravail la description de suite

Edit : C'est fait. Plus court mais plus complet.
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Arnold Habdaik "H"
MessageSujet: Re: Bazouzou, fils de Papa Legba.   Dim 16 Fév 2014 - 15:54

Je pose mes couilles sur cette fiche, et je valide.

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MessageSujet: Re: Bazouzou, fils de Papa Legba.   

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