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 Y-a t'il un docteur dans la salle ?

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Lazare
MessageSujet: Y-a t'il un docteur dans la salle ?   Mer 12 Fév 2014 - 14:01

Le docteur Émilien Jarid tourna en soupirant les pages de son agenda dont les horaires étaient pour la plupart désespérément vides. En venant s'installer dans les abords de Menilmutant, le médecin s'était dit qu'il aurait beaucoup de travail à prendre, de part la proximité des mutants... Et effectivement, la vie n'était pas facile et les blessures légères étaient fréquentes. Mais en dehors de cela... Jarid avait eut la mauvaise surprise de constater que les mutants s'acceptaient comme ils étaient et que rares étaient ceux qui tombaient malades ou qui voulaient des traitements plus complexes. Les quelques maux physiques suffisaient à éviter le déficit, mais le Doc commençait lentement mais sûrement à se demander si l'ennui de la situation n'allait pas finir par le tuer. Surtout qu'il y avait des endroits bien meilleurs pour gagner son pain que ce trou à verts ! C'était décidé, il allait faire ses valises. Et il dirait alors au revoir à cet endroit et à ses...

Quelqu'un qui frappe à la porte.

Jarid sursaute et renverse ses feuilles par terre de manière accidentelle. Zut, il n'avait pas prévu cela. Le médecin s'empresse de tout ranger alors que les martèlements sur la porte se poursuivent. Il se lève et se dirige rapidement vers l'entrée avant de faire une nouvelle pause. Jarid tenta de se remettre rapidement en plis. Il posa ensuite sa main sur la poignée... Puis recula violemment quand la porte s'ouvrit brutalement à sa figure, forcée par un coup quelque peu exagéré.
« Oups. Désolé ! » s'exclama Lazare en rentrant dans le cabinet.
Le Doc était assis sur les fesses au sol et il se tenait le nez. Ce dernier cafouilla quelques mots et se releva avec précipitation, surpris de cette visite. Le sujet ne semblait pas souffrir de blessures ou quoique ce doit...
Jarid prit soudainement confiance en lui, ravi de l'opportunité, il força le mutant à aller s'asseoir à côté de son bureau.
« Ce n'est rien. Vraiment ! Que puis je pour vous ? »
« J'écume le coin à la recherche d'un médecin capable de me prendre en charge. J'ai un problème un peu spécial... Voyez vous...  Personne n'a encore accepté de s'en charger.»
Le docteur sembla glousser pendant un moment et peina à cacher son enthousiasme. Enfin quelque chose qui changeait de la routine ! Il allait s'en donner à cœur joie.
« Formidable ! On va pouvoir vérifier ça. Où avez vous un désagrément ? »
« Au dos... »
« Bien bien ! Alors je vais vous demander d'aller vous asseoir sur la table de consultation, là bas. J'arrive dans un instant. »
Lazare haussa les épaules et se dirigea vers le coin pendant que le Doc allait vérifier son matériel qui prenait la poussière depuis longtemps dans un coin de la pièce. C'était tout juste si le médecin ne dansait pas. Quand il revint enfin prêt, il découvrit le mutant un peu pensif devant la table.
« Eh bien ? Que ce passe t-il ? Pouvez vous retirer votre veste que je procède à quelques tests...»
« C'est que voilà... Je suis pas sur que ce soit une bonne idée.»
« Allons ! Je suis médecin. Je suis là pour vous aider. Ne craignez rien.»
« C'est vous le Doc, Doc.»

Lazare se retourna et s'exécuta en retirant aussi rapidement que possible son haut afin de présenter son dos au médecin. Si le docteur Émilien Jarid avait été ravi de voir un patient potentiel rentrer dans son cabinet, il déchanta bien rapidement. En fait, il eut un haut le cœur. Sur la surface du dos de Lazare se trouvaient... Des yeux. Partout ! Ils allaient de sa clavicule jusqu'au bas de sa colonne vertébrale. De gros yeux globuleux jaunâtres sans paupières qui se mirent automatiquement à regarder tous dans la direction du faciès décomposé du Doc qui blanchissait à vue d'œil.
« Je me suis réveillé comme ça, hier. C'est assez problématique...»
Jarid ne répondit que par un râle incompréhensible alors qu'il n'arrivait pas à forme ses mots. C'était trop pour lui. Il s'attendait à des mutations, mais pas à ce genre de chose. Il lui fallut plusieurs minutes, alors qu'il claquait des genoux, pour se remettre un peu.
« Mpgrh... C'est peu commun...» râla Jarid dans un regard exorbité et proche de tourner de l'œil. Il ne demandait plus qu'à appeler la FNF voir le Zoo pour qu'on emmène le mutant loin de lui.
« J'ai déjà essayé de les retirer moi même, seulement...»  
Lazare leva le bras et le lança derrière lui afin d'aller se gratter le dos. Son doigt entra en collision avec l'un des globes oculaires dont la pupille se dilata presque instantanément. Il pressa dessus, ce qui força l'œil à rentrer un peu dans son compartiment et relâcha , ce qui fit remonter le globe. En alternance, les mouvements produisaient un bruit humide relativement dégoûtant.
Cette fois, Jarid ne répondit pas. Ses yeux se perdirent au plafond et il bascula en arrière. Lazare soupira et songea à changer de médecin.


14h30 - Moulin Rouge

Lazare inspecta la carte qu'il tenait dans les mains. Il n'y avait pas grand chose dessus. Sinon un nom et une adresse. Espérons que ce soit la bonne. Il n'était jamais venu auparavant dans cet endroit, quoique cela lui était venu à l'esprit, le mutant ne ressentait pas l'envie de se vider pour l'instant. Et il était peu probable que cela arrive. Aussi, se contenta t-il de rentrer en scandant un nom et des paroles.

" Grive ? C'est bien ici ?! "

Il s'enfonça dans le bâtiment en piaillant le nom et en ouvrant de manière aléatoires des portes. Il dérangea pas mal de clients qui étaient un peu "occupés" avec le personnel du coin. Le mutant s'excusa à chaque interruption jusqu'à ce que quelqu'un vienne enfin l'interpeller sous prétexte qu'il était malade de faire autant de bruit et de rentrer ainsi. On le somma aussi sur le fait qu'il n'était pas chez lui et qu'il allait avoir des emmerdes si ça continuait. Lazare s'excusa aussi poliment et rapidement que possible et indiqua son problème. On le redirigea vers le cabinet du doc qu'il cherchait.

Lazare martela la porte de son poing.

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Bérenger Mauban
MessageSujet: Re: Y-a t'il un docteur dans la salle ?   Mer 12 Fév 2014 - 17:31

info Ophelia:
 


Des stimpacks, du med-X, des compresses militaires d'avant-guerre, du désinfectant artisanal (de l'iode mélangé à de l'alcool) qui marchait plutôt bien. Une boîte de gants de chirurgien, du matériel médical pas forcément à la pointe, mais pourtant utile (trois scalpels, des pinces, une scie à os et une scie de Gigli, du fil résorbable, quelques agrafes et même un anesthésiant). Il y avait aussi une petite boîte de cachets : des pilules d'iode contre les radiations. Evidemment, la rob femme avait songé à fabriquer du rad-away, mais il lui manquait des champignons des catacombes et aller à Ménilmutant sans arme était dangereux. Surtout pour une femme comme elle, pas de garde, pas d'arme, juste elle et sa ruse pour se sortir d'une situation foireuse. Entre sa, Candice qui agaçait la femme de paix avec sa paranoïa et Gustave qui était une ordure finei, Ophelia regrettait parfois de ne pas être devenue médecin itinérante. La vie était rose, elle dormait dans des draps de soies et elle pouvait s'adonner à la chimie, mais ce n'était rien si l'on était entouré de gens qui ne comprenaient pas cela.
Mettant une main sur le vieux casque d'armure assistée européenne, la centenaire soupira et s'installa à son bureau. Qui était une vulgaire table basse, la table en métal avait été réquisitionné pour déposer les instruments pendant les opérations. Les rideaux bleu ciel avait disparus des fenêtres pour séparer la salle de "travail" du reste de la grande. Ce devait être le bureau d'un homme important avant, c'était maintenant la chambre et salle d'opération d'une toubib pacifiste. S'assurant de l'étanchéité de tous les flacons qui ornaient sa bibliothèque, songeant avec un sourire malsain au résultat du mélange de toutes ses fioles. Chlore, acide sulfurique, base, il y avait aussi un bocal contenant de la sève de porteflamme. Tout était en place, rien ne menaçait de s'évaporer et de transformer l'atmosphère de la pièce en un immense réservoir de gaz mortel. Pourtant cette idée ne déplaisait pas à la rob femme, l'absence de respiration lui permettait de pouvoir aller dans des lieux où même une banshee refuserait de s'y rendre.
Mais là n'était pas l'objectif de l'inventaire de son matériel : le comptage de ses instruments était devenu un rituel quotidien qui lui permettait de tromper l'ennui.


Puis quelqu'un vint marteler à la porte. Loin de trembler, l'oeuvre en chêne étouffa le bruit de par son épaisseur et les rideaux de velours qui la masquaient (acheté au marché pour masquer les exclamations des prostituées et de leurs clients).

-J'arrive! Répondit Ophelia.

Enfilant sa blouse et rejetant en arrière ses cheveux, elle alla ouvrir la porte.
Loin de tomber sur une fille de joie où un garde, ce fût un mutant, une sorte de lézard bipède qui se trouva face à elle.

-Entrez, il n'y a personne. Dit la médecin.

Refermant la porte derrière son invité surprise, la toubib désigna du doigt le dictaphone sur la table d'opération et demanda :

-S'il vous plaît, allumez l'appareil et dites votre nom, votre lieu de vie et votre âge : c'est pouvoir vous retrouver en cas d'oubli ou s'il y a un problème quelconque. Inutile d'avoir peur, le serment d'Hippocrate m'interdit de divulguer des informations sur mes patients à qui que ce soit. Donc personne ne pourra remonter jusqu'à vous hormis moi, ni Rosa, ni la FNF n'ont le pouvoir ou le droit de connaître des choses sur vous par l'intermédiaire de ma personne.

Mettant autour de son cou son stéthoscope, la rob femme continua dans son élan :

-Quelle est la raison de votre visite et avez-vous des antécédents médicaux où subit un accident grave autre que celui qui a provoqué votre arrivée ici? Termina Ophelia en se tournant vers son patient.

Toisant son malade d'un sourire avenant, on pouvait distinguer derrière elle les divers flacons qui ornaient ses étagères et les livres de toutes sortes et de toutes provenances qui trônaient comme des trésors. De son point de vue, c'était une invitation à s'asseoir et à se faire examiner, en face cela pouvait être perçu autrement : les têtes de morts et les bouquins aux couvertures austères faisaient songer à l'entre d'une sorcière. Les yeux argents et les cheveux couleur neige accentuaient cet effet, il en allait de même pour la peau grise claire. Seul la blouse blanche et les instruments médicaux témoignaient de son travail, le caducée qui avait été peint en blanc était un petit plus. Mais rare étaient les gens qui songeaient à cette image, la plupart voyait dans ce signe une icone Malebranche. Malgré tout, les affaires tournaient plutôt bien, malgré l'excentricité des lieux et de la doctoresse, les gens allaient là, au moins ils étaient sûr d'aller mieux après. En serait-il de même pour ce patient.

Ordre:
 
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Y-a t'il un docteur dans la salle ?   Mer 12 Fév 2014 - 18:10

Dole empestait la vinasse bon marché, et titubait seul dans le couloir. Il s'écrasait au mur, complètement intoxiqué. Il portait un vieux pantalon boueux, des chaussures pleines de merdes, un superbe gilet qui avait des traces de mortier, et une chemise avec 3 boutons enlevés et une cravate défaite. Il avait un sourire assez niais, et se dirigeais vers la volière, bien décidé a y avoir accès. Du moins, il espérait bien, vu son état. Une bouteille de vin dans la main, il tenta de la lever vers sa bouche, avant d'en foutre la moitié par terre, giclant sur le sol.

''Et meeeeeerde...''

Il hoqueta, avant de voir devant lui un mec un peu bizarre, qui ouvrait des portes au hasard, faisant chier les gens.

Il arriva vers l'entrée de la volière, où un grand mec, de type caucasien et a fort accent était en train de trier quelques fiches. En voyant le sale merdeux de la FNF, il soupira un coup, avant de foutre sa main sur son front.

''QUOI... Encore...''

Dole souriait bêtement, et ouvrit la bouche. Une odeur nauséabonde sortait de sa gueule, une belle odeur de vin et de liqueurs bas de gamme. Le tout couplé à un manque d'hydratation qui bien sûr, pour résumer en termes cliniques très simples, pouvait faire dégueuler le régime. Le vigile l'interrompit immédiatement.

''Ecoutez monsieur ! Je l'ai déjà dit. Je l'ai dit il y a une heure. Je l'ai dit il y a 30 minutes et je vous le répète : Vous n'entrez pas ici.''

Dole leva un sourcil.

''Mais j'étais déjà venu ici ! C'était il y a un an, où...
-Oui oui, où vous aviez du pognon et que vous aviez rendu service a quelqu'un, on sait... Mais maintenant, cassez vous...''

Dole posa ses mains sur la table et s'approcha du vigile.

''Ecoutez mon p'tit monsieur, je suis commandant de la FNF ! Je peut...
-Non vous n'êtes pas commandant.
-SI JE LE SUIS !
-Non...''

Dole tourna la tête vers son épaule. Il voyait deux barres et un coup de couture au troisième.

''AH MERDE !''

Il observa une dernière fois le vigile.

''Mais, vous pouvez faire une exception pour...
-Non.''

Dole posa son vin sur le comptoir, sorti un billet de 200 francs, froissé et avec une petite tâche de sang séché sur le bout.

''Vous êtes sûr que vous pouvez...
-Ecoutez, monsieur, qui que vous soyez, je vais faire simple. Je ne vais pas vous virer d'ici, car vous n'avez pas éclaté votre bouteille sur ma tête. Mais je vous promet une chose : Si je vois encore votre tête cette soirée, je vais vous sortir d'ici bordel ! Je vais vous foutre un coup de pied dans le ventre et vous jeter dans les poubelles en bas, je peut vous jurer que vous allez vous faire voler tout ce que vous avez. Alors on va faire ça tranquillement. Si vous voulez baiser, vous pouvez aller au chenil avec vos 200 francs. Si vous voulez cuver, vous pouvez rentrer chez vous. Si c'est juste une question de fierté mal placée, alors ce n'est pas ici que vous en trouverez. Compris ?''

Dole chercha a répondre un moment, avant que le vigile se tourna vers sa paperasse. Dans le couloir, Dole voyait l'homme étrange entrer dans une pièce.

''Où qu'il va ce mec ?''

Le vigile leva la tête.

''Cabinet médical.''

Il retourna a sa paperasse, signant quelques papiers.

''Pourquoi ? Vous voulez faire quelque chose avec le docteur...''

Dole était déjà au fond du couloir, gardant sa main dans la veste. Il était sûr d'avoir vu cette tête autre part. Ou du moins un truc qui ressemblait a sa tête. Ou alors il était juste bourré. Il ne savait pas si il l'avait vu dans la rue, il y a des années, dans le journal avec une prime, ou bien si c'était juste parce qu'il pensait quelque chose. Dans tout les cas, il tenait fermement la crosse de son revolver, rangé dans un superbe étui en cuir. Dole n'était même pas sûr que le pistolet était chargé, sa mémoire flanchait et il avait sûrement été contrôlé à l'entrée. Mais il releva le chien de son arme, entendant le petit clic du barillet. Sa main n'atteignait pas la détente, qui était rangée bien au fond de l'étui, et dont il ne voulait surtout pas sortir, mais il sentait la plaquette de son Napoléon. Il se colla sur le côté de la porte, lançant un dernier coup d'oeil au vigile du fond. Il avait laissé sa bouteille sur le comptoir. Après un moment, pour ne pas éveiller les soupçons, il appuya sa poitrine, fléchit les jambes, et feigna d'avoir un problème cardiaque. Il ne savait pas si le garde était un ex de la FNF ou bien le capitaine faisait pitié, mais après s'être échangés un regard, le garde regarda juste sur ses papiers. Après un moment d'hésitation, assez long en fait, Dole donna deux gros coups sur la porte, se tenant encore la poitrine. En fait, a force d'avoir simulé, il commençait vraiment a avoir une autre de ses angines de cœur. Des fois, ça le lançait comme ça, et il était a court de médocs.
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Lazare
MessageSujet: Re: Y-a t'il un docteur dans la salle ?   Mer 12 Fév 2014 - 21:49

" Hein ? Attendez, si y'a personne dedans... Pourquoi êtes ce que vous me parlez ? Vous êtes bien supposé être à l'intérieur, non ?" s'exclama Lazare dont la logique commençait à faire chauffer le cerveau. Il abandonna cependant bien vite la question et fit quelques pas dans la pièce. Eh bien. Après la crasse du repaire de Caron et ses instruments tous plus bizarres les uns que les autres, un cadre qui inspirait un minimum à la médecine réchauffait le coeur. Au moins, Lazare savait qu'on ne devait pas tenter de lui arracher la tête ou un organe quelconque à l'issu de la consultation. Il prit donc le temps d'inspecter soigneusement la pièce, presque étonné de voir du matériel médical qui était en état de marche. La vision avait tout pour être anecdotique voir utopique aux yeux d'un mutant comme Lazare, qui avait du apprendre à soigner ses propres maux par la patience ou par le rafistolage qui s'avérait souvent douloureux et désagréable. Et Lazare était fatigué, de ce genre de maux. C'était aussi pour cela qu'il avait finalement rendu visite aux médecins. Sa mutation l'ennuyait au plus au point, bien qu'il doute qu'elle n'était que temporaire, et c'était pourquoi il cherchait un antidote ou un quelqu'un traitement capable de lui retirer plus tôt que prévu sa maudite modification au VEC qui se passait par cette fois dans la flopée d'yeux qu'il affichait sur le dos.

On alla lui demander nom, prénom, âge, lieu de vie, etc... Les informations habituelles en résumé. Lazare ne craignait absolument pas de divulguer ces dernières puisque de toutes façons, on connaissait déjà son nom sur les affiches de Lutèce ainsi que son âge, ce pourquoi il est accusé et une somme d'argent. Il attrapa le combiné et le porta à sa bouche avant de parler clairement dedans.

" Lazare. Gabriel Lazare. 27 ans. Je suis un itinérant et je n'ai pas de logis à proprement parler. Ça vous va ?"

Il reposa ensuite le combiné et fit volte face. Pas de temps à perdre avec ça, de toutes façons, c'était inutile de dire ce que la plupart des gens savaient déjà. Enfin, du moins, dans l'administration. Pour ce qui était des civils et du reste... Pas sûr, mais le fait que la FNF puisse passer éventuellement dans le coin n'aurait rien de spécialement surprenant, autant abréger la séance d'interrogation, sinon le mettre en danger, cela ne servait pas à grand chose. Passons plutôt à ce qui comptait vraiment : Le pourquoi du comment quand à l'intention de consulter un médecin. Il détailla des pieds à la tête le doc en question. Wow, peu habituel. Était-ce un androïde ? Comme dans les bouquins de science fiction ? Le genre de trucs qui voulaient te sucer le cerveau pour détruire les organiques ?
Il chassa l'idée de sa pensée. De toutes façons, il était mal placé pour faire des réflexions sur la race ou le physique. Il était un infecté VEC, voir une abomination. Sans doute les plus détestés des Terres désolés.

" Bon, je vais pas y aller par quatre chemin. Évitons de perdre du temps à trop décrire ce qui me gêne réellement. J'ai parcourus la moitié des Terres à la recherche d'un médecin. La moitié d'entre eux m'ont claqué la porte aux nez, les autres ont refusés l'opération ou tout simplement perdu connaissance. Alors je commence un peu à en avoir assez de courir à gauche et à droite. Alors j'ai pris l'endroit où je serais à peu près sûr d'avoir un minimum de retour... donc sans plus tarder Doc..."

Lazare observa le doc dans les yeux et commença à déboutonner sa veste. La scène avait tout d'un mauvais film pornographique. Pourtant, elle était parfaitement sérieuse et le mutant prenait très à cœur cette histoire. Quand il eut enfin finit de retirer ses vêtements supérieurs. Il hocha la tête.

" Ca va pour l'instant ? Bon, alors voilà."

Il se retourna et laissa donc découvrir au Dr.Grive le problème. Une fois de dos, les dizaines de globes oculaires qui étaient fixés sur le dos de Lazare se mirent à fixer d'un seul coup le médecin. Certains eurent la pupille qui se dilata là ou d'autres clignèrent simplement. Le spectacle était là, mais la frustration ressentie par Lazare l'empêchait de prendre des gants et de savourer la situation.

" Je vous jure que j'ai vraiment essayé de les retirer. Mais rien à faire, je n'y arrive pas seul. Et en plus, ça me fait mal. Je peux pas vous dire que c'est spécialement un désavantage, mais c'est juste impossible de dormir ou d'avoir l'air crédible avec ça dans le dos... En plus, ça me donne mal à la tête et je n'arrive pas à me concentrer sur ce que je vois si ils sont à l'air libre. " expliqua t-il d'un ton las et visiblement agacé.

Un bruit de martellement se fit entendre. Encore. Les yeux de Lazare changèrent de cible pour aller regarder la porte et le mutant soupira.
Allons bon, qu'est ce qui allait encore se passer ?

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Bérenger Mauban
MessageSujet: Re: Y-a t'il un docteur dans la salle ?   Jeu 13 Fév 2014 - 13:04

Plein d'yeux qui fixaient Ophelia, étrangement la médecin ne parût pas plus surprise que d'habitude : le VEC entraînait des mutations incontrôlables et ce n'était pas une première qu'elle croise une pauvre hère comme lui. Toutefois, il était rare de constater que le virus continuait d'agir après la mutation, était-ce une sorte de patient zéro? Ou alors, ses gènes étaient différents de la moyenne, c'était peut-être ça, mais sur quel plan? Sexuel? Cérébral? Pourtant la rob femme s'abstint de tout commentaire tandis que Lazare continuait de parler.

-Gabriel Lazare, moi Ophelia Grive peut vous garantir que j'ai vu des choses aussi spectaculaires que ses yeux dans votre dos. Par contre, je n'ai jamais vu de mutation après le changement physique...

Elle aurait volontiers poursuivi son monologue si on n'avait pas toqué à la porte, deux fois. La médecin abandonna brièvement Lazare pour ouvrir et ce fût un type à l'agoni qui répandait une atroce odeur d'alcool dans l'air qui se trouva en face d'elle. Malgré que la doctoresse dût baisser les yeux pour voir ce type croupissant dans l'alcool, il y avait des signes qui ne trompaient pas. Ce mec était torché, le capteur qui se situait dans son nez aurait hurlé s'il émettait du bruit en cas de changement dans l'air : même avec un odorat diminué, elle sentait l'odeur d'alcool.

-Refermer le rideau et rhabillé vous en vitesse. Je crois que ce type fait une crise cardiaque.

Même si la cardiologie n'était pas le fort de la rob femme, elle savait reconnaître les signes primaires. Hors l'homme qui était sous ses yeux se tenait la poitrine et était tout sauf en bonne santé : il était pâle, il se cramponnait à sa poitrine, il devait avoir mal. Tirant à l'intérieur le bonhomme sans ménagement, elle le fit s'asseoir, inutile qu'il s'évanouisse et se casse le nez en repeignant la moquette à l'hémoglobine.

La doctoresse claqua des doigts.

-Vous m'entendez, vous pouvez me parler?

Mettant sa main sur le cou du pochtron, elle s'assura que son coeur battait toujours. Pour l'instant tout allait bien, qu'avait-il? Angine de poitrine? Tachycardie? Il était impossible de savoir avec précision ce que ce pauvre homme avait sans renseignement. Si son corps arrêtait de battre elle pourrait toujours tenter une réanimation, mais si ça ne marchait pas...
L'idée d'abandonner son cadavre dans une ruelle lui vint à l'esprit, mais non. Même morts les gens avaient le droit à une tombe décente où au moins l'incinération. Toutefois, la doctoresse observa attentivement les yeux de son malade : tout était normal, elle n'avait pas affaire à un junkie. Il ne restait plus que le problème cardiaque, théorie confirmée par la main crispée qui était sur la poitrine de l'homme.

-L'ampoule d'Adrénaline sur la table basse, allez me la chercher et une seringue. Je crois que je vais avoir besoin de vous, ce type risque de nous claquer entre les doigts.Demanda Ophelia à Lazare.

Plus facile à dire qu'à faire, il y avait un bon paquet de flacon et d'ampoule sur la table.

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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Y-a t'il un docteur dans la salle ?   Jeu 13 Fév 2014 - 16:59

Le capitaine ne comprenais pas trop ce qui était en train de se passer. La porte s'ouvrit d'un coup, ce qui eut comme effet de le faire trembler avec la surprise. Il était en état de choc, commençant a avoir une vision brouillée et a avoir de superbes acouphènes. De l'autre bout de la pièce, le garde (Qui décidément avait l'air d'un ex de la FNF) se contenta de lui donner un coup d'oeil, s'assurant que le médecin le tirait a l'intérieur.

Dole ne comprenait pas trop ce qui se passait. On le tirait sur une chaise. Il touchait l'intérieur de sa veste et gratta son étui. Son pistolet était toujours là, et c'est qu'il s'était rendu compte que bordel de merde c'était vraiment une grosse burne de merde. Le chien était encore relevé et son pistolet était chargé. Si c'était un Beretta de la FNF, le coup serait déjà parti et aurait sûrement blessé quelqu'un.

Il entendait le docteur lui parler, sans vraiment trop comprendre ce qu'elle disait. Il tenta de répondre, avant de s'affaler sur le côté droit de la chaise, sa tête tombant en même temps que son corps.

C'est alors que le docteur se retourna vers le mec qu'il avait suivi. Il l'intéressait. Il était persuadé de l'avoir vu quelque part. Dole utilisa toute sa force pour se remettre droit, glissant sa main sous son manteau.

''Et... Vous, vous êtes qui ?''

Il avait eu du mal a sortir cette phrase. Maintenant il bavait comme une merde. Mais ce sale mec, il devait s'en rappeler...

Il pensa un moment a qui il était. FNF ? Cela devait être la FNF. Possiblement déjà vu à Lutèce. Est-ce que c'était pas l'abruti qui avait failli se faire trouer la gueule par un psychotique armé d'une agrafeuse ?

''C'est... C'est quoi votre nom ?''

Il lâcha enfin son étui, laissant son arme bien rangée au fond.

''C'est bon... Je... Je vais mieux... C'est juste un truc banal... Si vous avez de la nitroglycérine, j'ai du pognon pour en acheter...''

Il commencer a se morfondre. Il était là, il se donnait en spectacle devant deux types, dont un véritable héro de la FNF. Il commencer a mieux se souvenir de ce mec. Adjudant-Chef Zanovich, descendant d'une famille polonaise. Le mec était assez décoré, puis il avait perdu la moitié de son visage a une grenade. Encore qu'il fallait savoir ce qu'il foutait ici, au moulin rouge, quelque chose comme 10 ans après. Dole se sentait faible, toujours aussi bourré, mais il n'avait plus mal.

''Tu deviens quoi Dawid ? Putain tu devrais voir ta tête...''

Il fixa les yeux sur le sol, ignorant le mec qu'il avait suivi.

''Laissez tomber... Faites moi une injection et je vais me barrer...''
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Lazare
MessageSujet: Re: Y-a t'il un docteur dans la salle ?   Jeu 13 Fév 2014 - 21:59

Bah merde. Lui qui venait pour simplement se faire soigner allait maintenant se retrouver dans la peau d'un doc ou du moins, d'un assistant, soit une chose qu'il n'avait absolument pas prévu. Mais bien entendu, il n'y avait pas que ça qui était autrement dérangeant. Ce type était de la FNF ? Comment dire que Lazare se méfiait comme de la peste de l'endroit, désormais. Cela pouvait être un piège. Ou du moins, une fois rétablis, celui là allait peut-être tenter quelque chose. Enfin bon, il ne semblait pas l'esprit bien clair, ce qui était un avantage. Lazare se demanda cependant si il devait intervenir ou non.

" Je sais pas... Je risque d'avoir des ennuis, si je l'aide..." marmonna t-il pour lui même.

Et ainsi on plongeait dans le dilemme du choix entre la conscience et l'instinct. Le mutant aurait aimé avoir la possibilité de savourer l'instant présent d'avoir un de ses chasseurs à ses pieds, mais l'endroit n'était pas le bon. Le moment, encore moins. Lazare resta un instant en croisant les bras à regarder sans trop savoir quoi faire et en secouant la tête négativement. Il finit par se décider. Peut-être que cela lui serait bénéfique par la suite... Le type allait vivre. Lazare se décoinça et alla renfiler ses fringues en grommelant alors qu'il se demandait si il prenait la bonne décision. Il revint par la suite habillé comme auparavant, les bras croisés dans le dos.

" D'accord. Mais ne vous étonnez pas si il se passe quelque chose par la suite." dit-il.

Son couperet était encore sur lui. Dans tout les cas, il aurait de quoi se défendre outre que ses dents. Comme on lui avait indiqué, il alla chercher l'ampoule d'adrénaline à l'endroit indiqué. Bordel, c'était laquelle ? Il perdit du temps à soulever les différents objets pour tenter d'y trouver d'éventuelles inscriptions qui pourraient lui être utile. Pas facile. Au bout d'un petit moment, il finit par penser qu'il avait trouvé ce dont il avait besoin et se saisit de l'ampoule en faisant rouler par mégarde les autres. Trouver la seringue fut plus difficile et Lazare s'interrompit à de nombreuses fois afin de se questionner sur l'utilisé d'un truc ou de comprendre comment pouvait fonctionner un machin. Conscient qu'il perdait du temps, il en finit bien vite cependant et apporta le matériel demander au doc.

" Voilà, Doc. Qu'est ce que vous voulez que je fasse ensuite ?"

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Bérenger Mauban
MessageSujet: Re: Y-a t'il un docteur dans la salle ?   Ven 14 Fév 2014 - 18:14

-Voilà, Doc. Qu'est ce que vous voulez que je fasse ensuite ?
-Rien, une injection d'adrénaline pourrait le tuer.

La doctoresse se leva avant d'aller chercher de la trinitrine, comme indiquée par le cardiaque, la nitroglycérine médicale se faisait rare. Aussi, elle fouilla sur sa table basse avant de prendre les précieux cachets : le tube était à moitié plein, il faudrait qu'elle songe à en racheter à Lutèce. Malgré tout, elle revint auprès du pochtron qui commençait à dégriser lui semblait-il :

-Voilà vos cachets, tout droit produit par la FNF. Je suis la docteur Grive, médecin du Moulin rouge.

Puis se retournant vers Lazare, elle songea à ses yeux dans le dos, au Lézard qui devait être un patient zéro, à la valeur médicale inestimable. C'était presque un graal vivant. Ce mutant était une mine d'informations sur patte pour qui savait les comprendre, malgré elle, elle regarda Lazare avec envie : ce mutant était unique. La rob femme pourtant, fût rappelé à la brusque réalité quand son esprit aborda l'idée du payement : opérer ainsi quelqu'un comme Lazare coûtait cher, même pour une femme de paix dans son genre. Le coeur robotique de la médecin eut un pincement, comment parler de l'addition quand le client n'avait pas encore attaqué le plat principal? Mais cette pensée ne démonta pas l'androïde, au contraire ça lui avait donné une idée de génie.

-Concernant votre problème. Commença la médecin. Je pense pouvoir être en mesure de vous opérer après un examen médical approfondi. Hélas, je ne peux vous garantir l'absence d'effets secondaires : si le VEC continue d'être actif après la mutation physique il est possible qu'il réagisse mal. Mais par contre, je peux garantir l'absence d'infection post-opératoire et si vous le désirez je vous offre le gite et le couvert pendant votre convalescence. Sans arrière-pensée bien évidemment. Je peux même vous offrir l'opération en échange d'un petit service : j'aurais besoin d'un garde du corps pour récupérer du matériel dans un vieux laboratoire d'analyses médical à vingt minutes d'ici. Même si l'endroit est sûr, votre présence serait utile pour intimider d'éventuels rôdeurs. Après, on peut s'arranger d'une autre manière si vous ne voulez pas m'aider.

Sa dernière phrase avait été lancé sur un ton neutre, avec une touche de tristesse. Pourtant la rob femme affichait toujours sa mine avenante, prête à rendre service et à aider son prochain s'il le fallait. Après tout, c'était une femme de paix, et elle son salaire s'élevait à la valeur des soins la plupart du temps, hors ici, la doctoresse faisait une fleur à celui qu'elle élevait au rang de graal de la science.
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Y-a t'il un docteur dans la salle ?   Sam 15 Fév 2014 - 19:30

Dole arrivait enfin a respirer, après avoir pris ses cachets. Il était bourré, et regardait le mec qu'il avait suivi, qui restait au bout de la pièce. Le capitaine était persuadé que c'était un ancien camarade de combat.

Dole ne voulu pas faire chier plus longtemps ces personnes. Il sorti un billet de 50 francs et le posa sur la table. C'était le moins qu'il puisse faire... Il sortait calmement de la pièce. Il se sentait malade, et devait se battre pour marcher. Il retourna vers le comptoir où il revit le garde.

''Monsieur...
-Est-ce que vous avez un endroit où dormir où je risque pas d'être volé pendant la nuit ?''

Le soldat leva un sourcil, tourna sur sa chaise, et prit une clé.

''Mouais... J'aime pas trop faire ça, mais il y a un lit pour le staff a l'étage en dessous. Personne ne devrait vous faire chier.''

Dole bougea la tête en signe d'acquiessement, et se préparer a partir sans dire un mot, quand il vit l'Oppidium Gaulois d'il y a 2 jours dans la poubelle.

''Vous lisez pas ça ?
-Non monsieur.
-Vous pouvez me le donner ? Cela fait un moment que je me suis pas informé.
-Bien sûr.''

Le garde lui attrapa ça et lui fila. Dole lui glissa un merci a peine audible, avant de se casser, de façon un peu titubante vers la pièce qu'on lui avait indiqué.

Il s'enferma a clé derrière, et sorti son pistolet. Il remit la sécurité, rabattit le chien, et retira son étui, qu'il posa a côté du lit.
Il ouvrit rapidement le journal, vers la page des personnes qui avaient une prime sur la tête. Il reconnu un visage un peu étrange, noirâtre, d'un mec avec une bouche presque caricaturale. On aurait dit un portrait robot d'un taré bourré ou d'un artiste abstrait en manque d'inspiration. Mais les faits étaient là. Ce mec, il pensait le reconnaître...

''Gabriel Lazare... Recherché pour agressions, meurtres, délit de fuite et cannibalisme...''

Il regarda son revolver, et remit ses yeux sur l'annonce.

''Mutant... Prime de 500 Francs supplémentaires...''

Dole réfléchit a ce qu'il allait faire. C'était ainsi qu'il avait reconnu le mec. Il avait parlé, pendant plusieurs minutes a un de ses mecs sur l'originalité d'avoir un mutant recherché. Ce souvenir lointain, alors qu'il ne savait même plus avec qui il avait discuté, était resté au fond de son cerveau bizarre, pour ressurgir en même temps qu'il avait envie de dégueuler, en croisant sur ce mec lugubre.

Qu'est-ce qu'il allait faire maintenant ? Prendre son revolver, remonter en haut alors qu'il voyait trouble, essayer d'entrer dans la clinique, et tirer sur un pauvre mec en train de muter ? Il n'était pas stupide a ce point. A la place, il se coucha sur le lit, et repris son arme.

''Et bien, Gabriel Lazare... Je sais pas ce que vous faites a l'hôpital, mais je vais le savoir...''

Il jeta le journal a la poubelle, avant de fermer les yeux. Il allait attendre la consultation du mutant, il irais dans son dos demander des informations à la doctoresse, et au pire il donnera tout a quelqu'un.

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Lazare
MessageSujet: Re: Y-a t'il un docteur dans la salle ?   Lun 17 Fév 2014 - 15:28

Eh bien, les choses s'étaient déroulées de meilleures façons que le mutant ne l'avait pensé. Au moins, c'était une affaire qui ne terminait pas par des gens qui voulaient lui tirer dessus. Enfin... Il y aurait certainement des échos par la suite... Qu'importe, il ne comptait pas rester ici bien longtemps. Le temps de s'occuper des désagréments médicaux ou du moins d'avoir un avis spécialisé. Les enjeux et les technicités liées à son cas ne l'intéressait pas vraiment. Il n'avait ni le temps ni les compétences pour les comprendre. Lazare décida donc qu'il serait donc préférable qu'il se penche sur l'offre qu'on venait de lui faire en mesurant le pour et le contre. Il fallut d'abord commencer par le début, afin qu’il puisse amener ses arguments puis, dans la finalité des choses, sa conclusion.

« Je ne crains pas les effets secondaires. En fait, je suis devenu comme vous me voyez actuellement suite à de petits accidents dans les halls de Menilmutant. J'ai absorbé une grosse quantité de VEC, bien plus que les simples doses, on ne parle pas ici de simples coups de seringues mais de une cuve entière et d'une quasi noyade. J'en porte encore les traces aujourd'hui. Le dernier un temps soit peu qualifié en science m'a expliqué que j'étais encore instable génétiquement malgré les années qui me séparent de l'événement, depuis. C'est pour ça que j'ai encore tendance à réagir aux produits que j'absorbe et que je reste en permanente mutation.»

Ça, c'était pour le premier point. Historique et permettant d'arriver à l'état actuel des choses. Il fallait bien une cause. Lazare allait maintenant devoir passer aux conséquences. Et bon dieu, elles étaient nombreuses.

« J'entends bien qu'il faudrait du temps et des moyens. Et il ne m'aurait en temps normal pas vraiment importé d'aller chercher une ou deux babioles à droite ou à gauche. Mais avec le type qui viens de sortir, je crois bien que ma couverture s'est effondrée. Si vous ne voyez toujours pas là où je veux en venir, dites vous simplement que j'ai de bonnes raisons d'éviter les FNF. En particulier parce qu'ils aimeraient bien me mettre le grappin dessus. Certains diront qu'ils ont de bonnes raisons. Moi, tout ce que je vois, c'est que je n'ai pour l'instant aucun motif de nuire ici. J'aimerais que vous fassiez en sorte que cela reste ainsi. »

Il espérait que le message était clair.

« Je peux pas rester la, Doc. Si y'a des FNF dans le coin, c'est trop dangereux pour moi. Pas question que je m'éterniser ici. En plus, les Chasseurs de prime aussi sont sur le coup. Avec tout ce beau monde, on se fera tirer dessus tôt ou tard. J'aurais bien proposé quelque chose...»

Il plissa les yeux.

« Mais je me demande si vous pourriez jouer le jeu...»

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Bérenger Mauban
MessageSujet: Re: Y-a t'il un docteur dans la salle ?   Lun 17 Fév 2014 - 18:33

Ainsi donc, son patient était recherché par la FNF, inutile de se demander si celui-ci était un problème : la FNF était un problème et ce mutant risquait de faire exploser le Moulin rouge si l'armée s'amusait à débarquer ici. Pourtant, la suite de ses dires donna à la rob femme l'envie de réfléchir, de tout ce qui pourrait arriver si elle continuait cette conversation. Après tout, c'était une gardienne de la paix avant d'être une banale survivante,  chassé un mutant de son cabinet marqué du Caducée reviendrait à piétiner le serment d'Hippocrate. Serment qu'elle avait juré sur sa vie de respecter.

«Mais je me demande si vous pourriez jouer le jeu...»

Était-il entrain de se ficher de la toubib? Elle avait cent treize ans, bien sûr qu'elle pouvait jouer le jeu, Ophelia avait traversé bien des épreuves dans sa vie pour savoir comment survivre. Bien des choses qui lui paraissaient évidentes relevaient du casse-tête pour les survivants, inutile de chercher à jouer les mystérieux. Derrière ses airs de jeune femme dans la fleur de l'âge se cachait une survivante, un siècle en milieu hostile, à défaut de réparer le corps, donnait un net avantage sur les autres. Flairer les embrouilles, les bon coups, l'instinct de survie en somme.

-J'ai survécu aux chinois avant que la France soit rayée par l'atome, j'ai survécu pendant de longues années avant de venir m'installer ici, je suis en mesure de jouer le jeu.

Comme pour appuyer ses dires, elle désigna le casque d'armure assistée sur la table basse, son casque, avec ses initiaux et un symbole de la paix peint dessus. La dernière relique de la première partie de sa vie, écrite dans le sang des communistes et de nombreux innocents tués pour le plaisir de la mort. La faucheuse en personne se ferait un plaisir de l'emmener en enfer. Tant de vie perdue par la guerre...

-Je suis une gardienne de la paix, je donne sans espérer recevoir, mais pour une fois, j'aimerais que la confiance que je donne, que je vous donne, ne soit pas à sens unique. Vous comprenez? Ce n'est pas la première fois que je mets entre les mains d'inconnus sans poser de questions, mais en retour j'aimerais que cette confiance soit réciproque. Je n'ai pas peur, mais j'ai bien trop de sang sur les mains.Dit elle avec tristesse.

La médecin ne voulait pas qu'il sache, mais bien qu'il comprenne tout ce que ça impliquait pour la rob femme. Même si elle ne doutait pas de ses talents de combattante, elle avait fait vœu de non-violence et les affrontements étaient en dernier recours. Jamais elle ne tuerait, aussi, la toubib espérait que le mutant comprendrait ses paroles, pour lui comme pour elle. Ophelia attendit patiemment la réponse de Lazare, comme un cancéreux attendait les résultats de ses analyses : sans le sourire, avec la peur du résultat. Un air lassé sur son visage.
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Lazare
MessageSujet: Re: Y-a t'il un docteur dans la salle ?   Mar 18 Fév 2014 - 15:13

Lazare trouva ironique la situation dans laquelle c'était lui, le malade, qui était en train de faire passer à la casserole son doc. Un comble, puisque d'habitude, c'était par inversion que les choses se déroulaient. Le mutant prit soigneusement le temps de réfléchir afin de définir si il s'apprêtait à faire une connerie ou plutôt une bonne chose. Il n'eut pas la réponse. Aussi il finit par tenter de toucher du bois, cessa de se gratter le menton et hocha la tête.

« D'accord, je veux bien vous croire. Après tout, c'est moi qui demande quelque chose à la base, et non l'inverse, alors bon, je suis mal placé pour faire mon difficile. Cela dit, comme je viens de l'énoncer, hors de question pour moi de rester ici pour le reste. Je vais donc devoir ajourner notre rencontre. »

Il s'approcha de la porte et y colla un instant sa tête pour écouter les bruits qui émanaient de l'autre côté. Rien de bien suspect, aucune annonce de cavalerie FNF en écoute, tout semblait... Comme d'habitude. Lazare entrouvrit donc la porte avant d'y glisser sa tête et de vérifier le couloir. Personne. Pour l'instant, tout allait bien. Il ne referma pas la porte et alla rapidement reprendre le reste de ses affaires posées dans le coin de la pièce.

« Bon, si ça vous intéresse, on va faire un truc. Je veux être soigné, pas vrai ? Et je crois comprendre que vous êtes intéressée par mes mutations, non ? Je connais un endroit où on pourra faire nos petites affaires en toute sécurité. J'y ai quelques amis, d'ailleurs, personne ne devrait venir nous embêter. Alors.... Voyons voir...»

Il attrapa un morceau d'enveloppe qui trainait là et en déchira un bout avant de chercher de quoi écrire. Il mît la main sur un crayon usé et il s'en servit pour inscrire quelques notes sur le morceau de papier.
"Bibliothèque F.M - 06h00 - dans 2J"
Lazare laissa la sa note et s'apprêta à filer à l'anglaise.

« J'y serais. Venez seule si ça vous intéresse. On s'arrangera une fois la bas. Pas d'entourloupettes. Préparez quelques affaires d'ailleurs. Si on s'entend bien, vous risquez de pas revenir ici avant un certain moment. Les cartes sont dans vos mains docs. »

Les yeux ( tous ) grands ouverts, le couperet à la ceinture et l'équipement sur le dos, il s'adossant contre le mur et jeta encore une fois un regard prudent dans le couloir avant de s'y glisser doucement et de talonner vers la porte de sortie pour venir donner un coup d'épaule dans cette dernière, l'ouvrant sur le coup, laissant le mutant libre de s'échapper de ce qui aurait pût être un sacré piège si il avait tardé trop longtemps dans le lieux.

Spoiler:
 

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Bérenger Mauban
MessageSujet: Re: Y-a t'il un docteur dans la salle ?   Mer 19 Fév 2014 - 18:16

"Bibliothèque F.M - 06h00 - dans 2J"

Le lézard fila à l'anglaise sans laisser le temps à la docteur de dire un mot, malgré tout, elle était heureuse d'avoir enfin trouvé un défi à sa hauteur. Aussi, elle s'attela spontanément à faire ses valises : une trousse de soin où elle entreposerait ses instruments et médicaments, un sac à dos avec une pîle a fission et des vêtements et son rouge à lèvre. Mieux valait voyager léger, de plus il était probable que Lazare ait déjà prévu quelque chose, il semblait très sûre de lui : malgré tout, la doctoresse prépara un sac de couchage en prévision de ses rares phases de sommeil. Mais il y avait un autre problème à régler avant de partir : c'était bien celui de parler à Rosa, aussi, Ophelia profita de l'absence de rendez-vous pour aller parlez à Rosa. Elle se dirigea vers son bureau d'un pas décidé, pourtant la détermination ne devait pas passé avant la politesse, aussi elle toqua à la porte.

-Oui Répondit Rosa.

La médecin ouvrit la porte, comme d'habitude la maquerelle était dans son bureau entrain de faire les comptes de l'établissement, mauvais signe pour la toubib : elle venait de perturber sa patronne en plein travail. Toutefois, la rob femme fit comme si de rien n'était, elle annonça à sa patronne :

-Madame, vous n'êtes pas sans savoir que depuis 25 ans je vous sers avec brio. Il n'y a jamais eu de problèmes, d'incidents où de dérives.

Bien des souvenirs étaient partagés par les deux femmes, après tout, Ophelia avait été présente aux débuts du Moulin, présente à l'apogée du bordel. L'établissement traversait un âge d'or, tout allait, mieux valait en profiter.

-En effet, pas une gaffe en 25 ans. Si seulement les filles savaient en faire autant.

Ophelia s'engageait sur une pente glissante, attention à ce qu'elle allait dire.

-En effet, je suis venue demander un congé non payer de trois mois : on vient de me donner l'occasion d'approfondir mes connaissances médicales et scientifiques. Aussi, je suis consciente que laisser une chambre inhabitée est un trou pour les revenus, je pars dans deux jours, laissez moi juste le temps de bouger mes affaires. A mon départ la chambre sera à vous, faites en ce que bon vous semble, je tâcherais de remettre tout en place à mon retour.

Rosa jeta un coup d’œil méfiant à ce qui avait été sa meilleure doc'.

-Vous savez que c'est un problème, pas de médecin très compétent en plus vous êtes proches de certaines filles qui viennent se confier à vous. Je pourrais laisser votre chambre en l'état et vous laisser gamberger en échange de votre présence le dimanche de 8 heure du matin à 22 heure. Qu'en dites vous?
-Topez là.

HRP:
 
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Y-a t'il un docteur dans la salle ?   Mer 19 Fév 2014 - 20:10

Dole s'était a peine couché deux minutes, et pouvait entendre le bruit des personnes qui traversaient les escaliers. Le simple fait d'avoir lu le nom de "Gabriel Lazare" l'avait excité. Il ne le connaissait pas, il n'avait rien contre lui, et honnêtement, il avait même un peu pitié de ce mutant qui était une victime d'une maladie. Mais le simple fait de pouvoir être utile a quelque chose, de se bouger le cul, le faisait frémir... De même qu'il n'allait pas au Moulin Rouge pour coucher, oh non. Il y allait uniquement pour montrer son pognon et essayer d'avoir un peu de prestige. Il n'avait pas pu l'avoir en éjaculant, alors il l'aurait en faisant chier un pauvre mec.

Il entendait des pas rapides et plus lourds que ceux d'un humain normal. Il bondit et regarda dans le trou de la serrure. C'était Lazare, en train de sortir du cabinet médical. Dole se leva, attrapa son revolver qu'il accrocha a son étui, et s'aspergea d'une sorte... D'eau de Cologne ou un truc de ce genre. Il ouvrit la porte, la claqua derrière lui, et fonça a l'étage. En passant devant le garde, qui prenait sa veste et s'apprêtait a rentrer chez lui, il claqua la clé contre le comptoir, sourit au mec, et partit vers la clinique.

Il longea le couloir, cette fois-ci en titubant moins, malgré le fait qu'il était encore assez torché. Il s'approcha de la clinique, et frappa poliment. Il n'y avait aucune réponse.

"Bon beh, aux grands mots les grands remèdes..."

Est-ce que c'était ça l'expression ?

Dans tout les cas, Dole appuya sur la poignée et entra. Il regarda rapidement autour du bureau. Il y avait encore tout en place, aussi il était persuadé que la médecin allait revenir bientôt.
Il donna un dernier coup d’œil dans le couloir, puis chercha sur la table où s'était assis Lazare. Rien de spécial, pas de liquide étrange ou d'odeur bizarre...

Il regarda sur une table quelconque, où traînait un papier.

"Bibliothèque F.M - 06h00 - dans 2J"

Dole sourit un moment. Putain c'était vraiment un enquêteur hors-pair, a trouver des papiers par erreur.

Le capitaine entendit alors des bruits de pas qui arrivaient. Ils étaient étonnamment forts pour une femme normale. Dole rejeta le papier sur la table, et commença a marcher en dehors de la table, se préparant a prétexter qu'il était malade. Il aperçu alors un sac de couchage... Est-ce qu'elle était en train de se barrer ?
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Bérenger Mauban
MessageSujet: Re: Y-a t'il un docteur dans la salle ?   Jeu 20 Fév 2014 - 19:47

Ophelia marchait dans les couloirs en repensant à l'accord qu'elle avait passé avec Rosa : loyer diminué de moitié et faire acte de présence le dimanche. Par contre l'argent ne viendrait plus à flot, aussi c'était à double tranchant : son congé à durée indéterminée pourrait être source de problèmes si sa nouvelle occupation lui occultait trop de temps. Elle devrait veiller à ne pas trop laisser passer de temps et surtout elle devrait environ compter une heures de marche à pied, une demi-heure si elle trouvait un vélo. Il y avait énormément de paramètres à prendre en compte, à analyser, à réfléchir pour trouver la solution adaptée.

Elle ouvrit la porte.

Ophelia tomba sur Dole, depuis quand les patients s'invitaient dans son cabinet. Surtout ce celui-ci avait l'air en parfaite santé, la doctoresse garda sa mine neutre malgré l'océan de soupçons qui venait de la submerger. Refermant la porte derrière elle, l'androïde fit mine de rien et posa d'un ton neutre une question :

-Que vous arrive-t-il pour que vous reveniez me voir ainsi.

Tandis qu'elle écoutait attentivement la réponse de l'homme, la rob femme cherchait sur son étagère un produit bien particulier : du Roptanole dillué, un narcotique très particulier qui plongeait dans l'amnésie totale dans les douze heures avant et après la prise. Bien qu'il était peu probable qu'il sache pour elle et Lazare, mieux valait prendre ses précautions. Aussi, la jeune femme trouva le flacon : un tube noir qui faisait plus penser à un contenant pour aphrodisiaque qu'une drogue illégale dans l'avant-guerre. Mais l'expérience apprenait à prévoir l'imprévisible, même si pour cela il fallait s'encombrer de petites manies. Malgré sa mine attentive, son cerveau positronique carburait à toute vitesse pour trouver une solution au problème et analyser la situation. Ne jamais se laisser induire en erreur par une réponse.

Après, une seule question subsistait et ne trouvait aucune réponse :

Devait-elle tuer pour protéger la déclaration des droits de l'homme. Devait-elle user de l'interdit pour protéger les valeurs de la république, pour protéger Lazare.

Pour se protéger elle.
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Y-a t'il un docteur dans la salle ?   Ven 21 Fév 2014 - 17:11

''Ah, docteur. Je voulais juste vous remercier. Je n'avais pas le temps tout a l'heure. Je vais mieux, mais je pense rentrer chez moi pour... Me remettre en forme.''

Dole dressa un sourire. Il aurait pu être rassurant, si il n'était pas ostensiblement forcé et même sacrément terrifiant quand on voyait la tronche du mec qui le faisait...

''Le mec qui est arrivé avant, j'étais trop bourré pour le reconnaître, mais c'était Gabriel Lazare, n'est-ce pas ? Je l'ai connu il y a très longtemps, mais il a disparu d'un coup, sans que je sache pourquoi. C'était un grand soldat vous savez. Un sergent de l'infanterie, hors pair. Je n'était pas trop proche de lui mais je l'ai toujours apprécié pour ce qu'il était... Puis d'un coup, plus jamais vu, complètement disparu, et franchement je sais pas ce qu'il s'est passé. Est-ce qu'il va bien ? Pourquoi était-il venu ? Je me fais du soucis pour lui, vous savez...''

Il pointa au sac de couchage, et mima la surprise.

''Mais... C'est étrange... Vous partez ? Je comprend pas trop...''
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Bérenger Mauban
MessageSujet: Re: Y-a t'il un docteur dans la salle ?   Ven 21 Fév 2014 - 21:53

-Mais... C'est étrange... Vous partez ? Je comprend pas trop...

Piètre comédien, avec sa figure ravagée par l'alcool, pourquoi s'intéresserait-il à un type dont il n'avait jamais été trop proche? De plus il avait mentionné un grade, sergent, il était donc de la FNF. L'empathie et la gentillesse qui restait dans son regard se transformèrent en une mine ténébreuse, pleine de dégoût. La FNF, source de morts, prétendus sauveurs de Paris alors qu'ils ne bougent pas le petit doigt pour les pauvres gens à Métropolitopia, pour les putes du Chenil, les esclaves de l'Arc et même ceux qui avaient servi la république.

-Sachez monsieur que le serment d'Hippocrate m'interdit de vous révéler les raisons de sa visite ou l'état de mon patient. D'ailleurs, en tant que membre de la république, vous devez savoir tout cela. Sinon oui, je pars, je m'en vais essuyer les gaffes de ce qui était jadis le gouvernement d'un beau pays, qui désormais autorise l'esclavage. Je vais essuyer les conneries de ceux qui se revendiquent sauveur de la France, qui pourtant laisse les plus méritants dans l'ombre.

Voyant que la situation risquait de dégénérer si elle continuait d'exprimer son avis si clairement, elle ouvrit la porte et regarda Dole d'un air qui hurlait "MENTEUR".

-Je vous invite à sortir... Je ne traite qu'avec les gens honnêtes, inutile de mentir. Termina d'un ton sec laa rob femme.
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Y-a t'il un docteur dans la salle ?   Ven 21 Fév 2014 - 22:21

Dole écoutait la doc lui faire une superbe lecture quasi-communiste sur la République, avant de voir la porte s'ouvrir, le tout dans un flot presque incongru de débilités dont il n'avait rien a battre. Pour autant, c'est pas comme si Dole était attaché a ce Lazare. Il voulait juste faire régner un principe et se barrer chez lui...

Il leva un sourcil, et pencha la tête a gauche, observant calmement la fille. Comment quelqu'un pouvait être aussi idéaliste que ça dans un monde où un mec qui marche dans la rue peut être poignardé, violé, avoir ses jambes coupées et bouffées sous ses yeux avant qu'on lui pique son porte-feuille et partir en courant ?

''Hein petite ?''

Il cherchait dans sa tête le mot ''Hippocrate''. Il lui semblait l'avoir croisé dans un manuel de la FNF. En réalité il ne pensait même pas que les médecins faisaient ce serment. Quand on est violé, qu'on a plus de jambes et qu'on a plus d'argent le docteur auquel on va c'est pas un professionnel de santé. Comment on devenait médecin dans l'ancien temps ?

Dole arrêtant son ton moqueur, sa comédie et tout ce bordel. Il poussa un rictus, avant de se frotter les yeux avec les doigts de sa main droite.

''Ecoutez doc, je vais passer outre votre communisme blasant et votre idéalisme stupide... Aussi je vais faire ça simplement. Je me branle totalement de Gabriel Lazare. Je sais pas qui ce mec est. Et franchement qu'il soit mort ou vivant ne changera pas ma vie de merde. Vous m'avez sauvé la vie ce soir, ou du moins, pour être honnête, retardé ma mort. Du coup je vais être parfaitement honnête avec vous, mademoiselle. Gabriel Lazare est recherché par Lutèce. Et quand je dis recherché, c'est pas pour avoir publié des tracts contre le CR, comme un certains révolutionnaire que j'ai personnellement appréhendé. Je parle de meurtre et de cannibalisme. Il a 2250 francs sur sa tête. En plus une prime de 500 vu qu'il est un peu infecté au VEC... Cela en fait la personne la plus recherchée par la République de tout le putain de Paris.''

Il pointa du doigt la table avec le papier de rendez-vous.

''Je suis pas en cowboy. Je ne suis pas en état d'aller lui tirer une balle. Mais il est dangereux. Extrêmement dangereux... Je vais me casser maintenant. Mais j'aimerais bien qu'après que vous ayez fait le tour avec lui, vous veniez me voir. Vous me reverrez sûrement. Et que vous me donniez des informations sur lui...''

Dole laissa enfin le docteur tranquille, s'arrêtant de faire chier son monde en allant chez lui. Mais dès qu'il avait franchi le seuil de la clinique, quelque chose lui revient.

''Hippocrate... Je me rappelle l'avoir lu dans un livre... Il n'a aucun cadre légal et n'existe plus.''


Il regarda autour de lui.

''La FNF a peut-être ses mauvais côtés... Mais croyez moi... Quand vous sortirez dehors, vous verrez qui est le pire dans ce bas-monde.''
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Bérenger Mauban
MessageSujet: Re: Y-a t'il un docteur dans la salle ?   Sam 22 Fév 2014 - 15:34

-La FNF a peut-être ses mauvais côtés... Mais croyez moi... Quand vous sortirez dehors, vous verrez qui est le pire dans ce bas-monde.
-Dehors, j'y ai traîné une cinquantaine d'année, a choisir entre la peste et le choléra, je préfère encore me raccrocher à mes idéaux. Répondit Ophelia d'un ton glacial.

De plus, le ton hautain de Dole incita la médecin à cracher tout le venin qui lui restait et qui s'était accumulé après tants d'années passées à survivre.

-Le serment d'Hippocrate m'interdit de vous faire du mal, mais sachez une chose : le secret médical a traversé les âges, ce n'est pas la FNF qui me fera plier. Vous n'aurez jamais rien de moi et si vous, crevure de la FNF revenez pour me proposer une offre de ce genre : je vous casse en deux. Siffla-t-elle.

Malgré qu'elle mente, Ophelia n'avait qu'une chose en tête : éparpillé les tripes de cet homme dans la salle. Pour qui se prenait-il à blasphémer la médecine et a prendre les médecins pour de vulgaires balances sans honneur? Malgré les idées de meurtre qui envahissaient l'esprit de la toubib, elle ne fit rien et gratifia Dole de son poing, majeur dressé haut au-dessus de toutes ses phalanges. Une fois que le commandant fût parti, l'androïde frappa violemment un mur de toute sa puissance, les yeux argent avaient pris une teinte bleu électrique, le mur avait tremblé devant l'assaut destructeur dont il venait d'être victime. Une minute passa, les yeux revinrent à la normal, la force d'Ophelia diminuait à mesure que ses iris redevenaient pâles. La suralimentation prenait fin, sa colère aussi, elle regarda le résultat de son accès de rage : le mur avait tremblé, une belle marque était incrustée dans la peinture.
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Y-a t'il un docteur dans la salle ?

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