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 Silence, on tourne.

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Maître du Destin
MessageSujet: Silence, on tourne.   Jeu 6 Fév 2014 - 20:59

La foule du quartier commerçant, ses odeurs multiples et ses des cris qui partout ailleurs feraient fuir n'importe qui. Ici, mutants, goules, humains et autres bipèdes s'affrontaient pour la moindre parcelle de terrain, pour le moindre anneau pouvant être extirpé du faible pouvoir d'achat des habitants. Une guerre sans merci, sans répit jusqu'à la fin de la journée. Sous terre, on ne voit pas le jour se lever ni la nuit tomber, aussi, depuis 5 heures du matin les rames sont secoués par une effervescence comparable à celle du marché de la gare.

Au milieu des lignes de front mercatiques, on pouvait trouver différents commerces indispensables à la ville, des échoppes plus calmes et sédentaires de la cordonnerie à la fabrique d'enseignes sur mesure. C'est au centre même de la machine commerciale que deux êtres n'ayant rien en commun étaient sur le point d'unir leur destins face aux événements à venir.

"Je ne vois pas pourquoi je devrais payer si cher pour des vêtements ayant étés portés par une goule !"
"Si tu ne veux pas acheter va voir plus loin et laisse les gens intelligents faire de bonnes affaires."
"Qu'est ce que tu viens de dire connard ?"

La petite femme était plus hideuse que la goule avec qui elle "marchandait", ses phrases choquantes et insultantes étaient pourtant sincères et chaque mot était pesé. La quadragénaire n'était pas à prendre pour cible, son racisme passif n'était que le reflet d'une société en crise sans cesse en train de chercher un nouveau bouc-emissaire pour sa peine. Le mouvement populaire avait fini par désigner les goules et la tendance semblait s'être installée, incrustée dans les mœurs des uns comme des autres.

Avant que la discussion ne puisse aller plus loin, un jeune homme cagoulé bondit de la foule et arracha le sachet de viande séchée de la cliente avant de filer comme un cervignard.

"Rattrapez le ! Mais que quelqu'un l'arrête nom de dieu !"
"Vous l'avez bien cherché !"

Une autre goule venait d'intervenir, la client lui sauta au cou emportant avec elle plusieurs autres femmes présentes et quelques défenseurs des goules.
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Tristan Decourtel
MessageSujet: Re: Silence, on tourne.   Jeu 6 Fév 2014 - 22:25

***

"Vous l'avez bien cherché !"

Tristan se retrouva au sol sans rien n'avoir demandé, emporté par surprise par un mouvement de foule aussi rapide qu'inattendu. Il se releva tout de même sans trop de mal mais sans comprendre réellement ce qui était en train de se passer autour de lui. Dans un coin des quais, une petit attroupement s'était formé, mais tous les protagonistes étaient en train de régler leurs comptes - Quels qu'ils soient - à coup de poing et pied. Le brouhaha devint alors insupportable pour le jeune Gardien, mais il pût tout de même entendre plusieurs brides de voix qui s'élançaient de la mêlée. Le gardien essaya de se rapprocher, pas vraiment que les Gardiens servaient de policiers, mais il savait que ça allait mal finir sinon. Il avança dans cette marée humaine pour tenter - D'autres personnes avaient les même aspirations - de séparer un peu tous le monde. Alors qu'il n'était plus qu'a quelques mètres un coup de feu retenti.


***
Quelques minutes avant, Quai de Métropolitopia.

Le gardien était en train de marcher le long du quai comme tous le monde, il venait de rentrer de mission pour le Temple, et avait décidé de flâner quelques instants au milieu des stands pour voir si il ne pouvait rien dénicher d'intéressant. Et justement, en passant prés d'un marchand il trouva un objet qu'il trouvait intéressant :

- " Bonjour. C'est combien "ça" ?
- Ah Bonjour, pour parler de "celui-là" ou "celui-ci" ? Le vendeur lui montra alors du doigt les différents objets de son échoppe pour savoir duquel parlait le Gardien.
- Oui, le collier là, celui avec la croix. Le Gardien accompagna sa parole par un petit mouvement de tête pour désigner l'objet de son choix.
- Ah, celui-là c'est 40 anneaux. Lui indiqua t-il
- 20 anneaux
- Voyons, c'est vrai en dessous de son prix, 35
- 25 anneaux alors ?
- Non, je peux pas. 30 anneaux et c'est ma dernière offre.
- Bien, va pour 30 anneaux dans ce cas.
- Sachez que vous faîtes une affaire. C'est pour offrir ?
- Non, c'est bon."

Le gardien paya alors les 30 anneaux au vendeur pour récupérer le collier et s'éloigna de l'échoppe, il enfila le collier et continua son chemin en prenant la direction de l'entrée du Temple, en si disant qu'il aura tout de même gagné quelque chose cette journée et surtout à avoir négocié même si ce n'était que 10 anneaux. Le gardien n'était maintenant plus très loin du temple. Il se trouvait maintenant dans un endroit où la foule était un peu plus compact, il y avait de nombreuses échoppes et stands en tous genre, ça poussait, ça criait, l'agitation normale de Métro'.

"Vous l'avez bien cherché !"

Qu'est ce que ....


***


Spoiler:
 
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Elise Follies
MessageSujet: Re: Silence, on tourne.   Ven 7 Fév 2014 - 13:59

    Elise vivait à moitié à Metropolitopia, dans son petit Atelier où elle accueuillait toujours volontiers ceux qui faisaient la démarche de se présenter à sa porte. Du coup, elle avait tout à loisir d'observer ses contemporains, et de se rendre compte qu'au fur et à mesure, il s'était installé un climat assez particulier, une discrimination constante envers les goules. Elise refusait de participer à ce lynchage. Elle sentait bien que ce n'était en réalité qu'une excuse, une façon de se décharger de tous les malheurs qui pesait sur les épaules du bas-peuple. Les promesses de la FNF étaient vaines et en réalité personne ne faisait attention à eux.

    Et c'était les goules qui avait ramassé. Forcément, ils étaient différents, mais moins vaillants que les mutants. Plus facile de s'attaquer à plus faible, plutôt qu'à plus fort, n'est ce pas ? Elle avait donc fait ces observations, sans accepter, sans cautionner. Bien sûr, elle n'ouvrait pas son atelier aux goules, mais ça n'avait rien à voir avec du racisme, c'était surtout qu'elle préférait éviter les rapports trop rapprochés avec les êtres irradiés. Pour sa propre santé.

    Qu'est ce que tu viens de dire connard ?

    Il n'était pas rare d'entendre des habitants de Métropolitopia s'insulter entre eux, il fallait l'avouer. Mais là, sans savoir pourquoi, ça l'avait interpellée, et elle avait tourné la tête vers la source de cette insulte, pour que ses yeux tombent sur la petite quadragénaire (qui paraissait tellement plus vieille, l'apocalypse ne réussissait pas à tout le monde apparemment), qui insultait violemment, mais en son âme et conscience la goule face à elle.

    Et puis soudain, le karma, et voilà qu'elle se fait voler. Et qu'une autre goule s'en mêle. De là, tout devient vraiment très brouillon. La cliente saute sur la goule qui vient d'intervenir, et tombe, emportant tout une foule de personnes présentes. Et soudain, un coup de feu, un seul, résonnant dans les couloirs du métro. Presque étrange, comme tout semble s'arrêter lorsque le coup de feu retentit. Les gens se tournent, essayant de voir l'origine, et surtout l'arrivée.

    - Elle est lourde cette grognasse. Ah mais... PUTAIN !

    La goule fait rouler la quadragénaire au sol. C'était elle, l'arrivée. Elise sait d'instinct qu'il ne faut pas rester dans le coin. Elle est armée, et même si son canon est froid, elle sera suspecte. Aussi, elle attrape le chien par son collier, et fait demi tour. En cherchant à s'éloigner, elle tombe sur le visage d'un jeune homme, et sans savoir pourquoi, elle lui tend la main, pour l'attraper et l'emmener avec elle. Il faut s'éloigner au plus vite.

    Pourquoi ce jeune homme en particulier, elle n'en sait rien. C'est son instinct, une fois de plus qui a parlé et pris les décisions pour elle.

    - Bouge toi ! BOUGES TOI !
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Maître du Destin
MessageSujet: Re: Silence, on tourne.   Ven 7 Fév 2014 - 14:30

La belle, la bête et l'inconnu filaient à l'écart, se frayaient un chemin loin du danger sans réellement savoir pourquoi. Voila ou en étaient les habitants de Metropolitopia, nourrit par la peur, apprivoisés par la haine de l'autre, un mouvement communautariste, discriminatoire parsemé de drogue, de sexe et magouilles en tout genre. Sur le grand échiquier post apocalyptique, ils n'étaient pourtant que des pions, de petits pions se dirigeant droit vers plusieurs cavaliers armés de la tête aux pieds.

"Vous ne bougez plus !"

Eliott commença à grogner sur l'un des miliciens, les cinq autres demandais poliment à leurs armes de guerre rafistolées de calmer la foule. Dans le flottement qui suivi l'arrivée de la milice, l'une des goules, particulièrement rusée pointa Elise et Tristan du doigt.

"Assassins ! Vous l'avez tuée ! Assassins !"

Et d'effet de dissonance en effet de meute, les ennemis d'il y a quelques minutes se liguèrent contre un ennemi commun. Tous huaient criaient et insultaient ceux dont ils auront pourtant oublié le visage dès le lendemain. Les miliciens les avaient vu en train de fuir, aussi il se contentèrent de suivre les indications ou plutôt les accusation des témoins.

"Vous deux emmener le corps chez Radolphe, on embarque ces deux là. N'essayez pas de résister ou il y'aura trois corps de plus à la clinique."
"On les emmène où ?"
"Ces connards de la FNF occupent les cellules."
"Ils n'aiment pas qu'on les lie à la FNF."
"Ils n'aiment pas non plus qu'on les appel connards, et qu'est-ce qu'il fout le patron c'est de pire en pire ici."
"Faut vraiment que je change de boulot. Il est aux champs Elimés, je sais pas vraiment pourquoi."
"Ok on embarque tout le monde là-bas."
"Aux champs ? Sérieusement ?"
"Si le patron est là-bas je ne vois pas qui pourrait venir nous emmerder."
"Pas faux."
"Allez c'est partit. On me donne ses flingues et on avance sagement."
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Tristan Decourtel
MessageSujet: Re: Silence, on tourne.   Ven 7 Fév 2014 - 21:14

***

La chance n'était pas de son côté aujourd'hui. Alors que ce qu'il s'est passé aurait pû être juste une scène triviale, la situation s'était transformée en pugilat pour le duo. Et d'ailleurs pourquoi cette fille l'avait prise avec elle et pourquoi surtout l'avait-il suivi sans bouger ? Bref maintenant ils se retrouvaient en face d'un groupe de Miliciens,  suite à la dénonciation calomnieuse à laquelle ils avaient été confronté.
- " Faîtes pas les cons, si on coopère, on tira cette affaire au clair "

" Tiré au clair ? A la façon Métropolitopia ? On y est pour rien, on a rien à voir avec ça "

" Peut-être mais ça, je m'en tamponne mon gars. Donc tu la fermes et toi et ta copine vous nous donnez vos flingues on vous emmène avec nous "

" Bien. D'accord. "On" enfin je vais faire ça. "


Le gardien fît glisser sa main en direction de l'ouverture de son manteau, mais le groupe de miliciens sous l'effet du stress qui pesait depuis quelques temps braquèrent tous son arme sur Tristan qui s'empressa de lever les mains au ciel.

- " Oh, oh doucement. Je fais ce que vous me demandez "

" La prochaine fois tu préviens. On aurait pu te coller une balle. Aller passe ton arme ça commence à être long maintenant et à m'agacer "

Le milicien s'approcha du gardien et tendit sa main pour récupérer l'arme du gardien. Celui-ci glissa sa main dans sa veste et ressorti alors son HG-23 et le donna au soldat.

- " Chouette matos dis-donc, ça vient d'où ? "

" C'est perso. J'aime bien construire des trucs "

" Bien. A ta copine maintenant et plus rapidement cette fois "

Le Gardien se retourna vers la jeune fille, il n'avait pas vraiment eût le temps de voir son visage. C'était une jolie jeune femme, du même âge que lui environs, de magnifique cheveux châtains et des yeux de la couleur de la malachite, il resta quelques secondes à la contempler. Il espérait aussi qu'elle allait coopérer, car il serait seul tant qu'il ne communiquera pas avec le temple.

***
Indication:
 


Dernière édition par Tristan Decourtel le Sam 8 Fév 2014 - 14:23, édité 1 fois
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Elise Follies
MessageSujet: Re: Silence, on tourne.   Sam 8 Fév 2014 - 14:11

    Eh mais c'est quoi cette population qui dénonce des gens sans aucune preuve ? Elle avouait volontiers qu'elle avait mal réagi en s'éloignant de la foule assez précipitamment et en entrainant ce type, qu'elle ne connaissait même pas d'ailleurs. Bref du coup, la milice avait décidé de s'en mêler, ce qu'elle aurait préféré éviter à vrai dire, la raison même pour laquelle elle avait fui.

    Elle observa en silence ce que faisait le gars à ses côtés. Il venait de manquer de se faire plomber le cul, alors qu'il leur obéissait. Ouh, réactifs les miliciens dis donc, un peu à fleur de peau non ? Un soucis quelque part ? Et ils parlaient de les emmener chez le Patron, sur les Champs. Le patron aux Champs ? Pas vraiment habituel comme situation...

    - Bien. A ta copine maintenant et plus rapidement cette fois

    La jeune femme souleva un sourcil, avec un petit sourire en coin. C'était qui ce gars pour lui causer de la sorte ? Il pensait vraiment qu'elle allait partir, désarmée, avec un groupe de miliciens et un mec qu'elle ne connaissait même pas ? C'était bien mal connaître la demoiselle. Déjà parce que son arme la plus efficace, c'était le monstre de muscle qui s'était assis à ses pieds. Ensuite parce que la moitié de ses armes était tellement bien dissimulées qu'il faudrait une fouille approfondie pour les trouver. Elle estimait qu'elle pouvait donc se plier à la volonté des hommes, du moins pour la partie visible.

    - On va se détendre hein, on vous a dit que c'était pas nous, arrêtez de nous emmer...

    Elle n'eut pas le temps de finir son mot, car une crosse de fusil heurta sa joue et son menton, manquant de la faire chuter. Elle releva la tête pour faire face à celui qui venait de l'agresser, et vu son regard, il n'avait pas interêt à la croiser dans une ruelle sombre lorsqu'elle sera libérée.

    - On t'a dit de filer tes armes, pas de l'ouvrir.

    « Allez vous faire enculer » pensa-t-elle. Mais la raison lui interdisait de faire un faux mouvement, donc tout en douceur, elle retira le Churchill qu'elle portait en bandoulière, et le jeta aux pieds des miliciens, puis décrocha les deux grenades qu'elle portait à la ceinture pour les faire rouler à leur tour.

    Evènements:
     
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Maître du Destin
MessageSujet: Re: Silence, on tourne.   Lun 10 Fév 2014 - 16:52

La foule commençait à se disperser alors que deux des six miliciens transportaient le corps de la vieille client sans même prendre le temps d'inspecter la scène du crime. Le chef d'éscouade examinait chacune des armes confisquées, déduisant que celle du gardien ne pouvait pas être à l'origine du coup de feu, il ne pris toutefois pas le temps d'éclaircir la situation. Chacun était bien trop occupé par les problèmes affectant leur organisation, problèmes qui déjà prenaient le pas sur les différents soucis de la vie privée de l'habitant Metropolitopien se cachant sous ces casques noirs.

"Gardez votre animal. Direction les champs."
"Les champs ? On ne peut pas juste les enfermer pour le moment ?"

Le second milicien avait la nervosité d'un vacancier ayant oublié de nourrir sa brahmine avant de partir.

"Pas moyen de négocier avec les dissidents, on à toutes nos têtes de série dans le même panier et c'est par là qu'on va. Pas de temps à perdre avec tout ça."
"En avant !"

La population locale s'écartait pour laisser passer les forces de l'ordre, tout en toisant les accusés. D'ici quelques minutes, ils arriveraient à déstination, alors leur sentence sera rendue. Le chemin jusqu'aux champs Elimés se fit dans le calme, les prisonniers ne semblaient plus tenir à leur défense indignée. Ils avançaient maintenant dans l’indifférence totale, croisant miliciens et autres habitants de l'enfant crasseux au lézard mutant en passant par la goule en costume recousu. Quand enfin il posèrent le pied sur le territoire le plus dangereux de la ville, le chef d’escouade leur fit signe de s'arrêter. La température avait augmenté de quelques degrés et l'odeur de nourriture avait laissé place à la puanteur habituelle des tunnels du métropolitain.

"Attendez-ici."

Le milicien s'éloigna vers une structure intégrée au réseau, loin d'être aussi sur de lui qu'au quartier commerçant, il passa les portes et disparut quelques instants. A son retour, il était accompagné d'un autre garant de l'ordre. Celui-ci jugea les supposés criminels d'un regard rapide avant d'ordonner aux hommes de retourner en ville.

"Bien."

L'homme semblait satisfait d'être sorti à "l'exterieur", il examina les armes confisqués et les rendit aux accusés.


"Canons froids, chargeurs pleins. Si vous me racontiez un peu ce qui c'est passé là-bas."
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Elise Follies
MessageSujet: Re: Silence, on tourne.   Jeu 13 Fév 2014 - 20:39

    Elise avançait, le menton droit et fier, comme à son habitude. Sa force se voyait dans son attitude, toujours très digne, même dans les pires situations. Même privée de son fusil, elle n'avait peur de rien. Son bras droit longeait son corps, balançant au rythme de son pas, et sa main gauche agrippait fermement le collier de son molosse à la demande du milicien, ce qui ne plaisait visiblement pas à l'animal, vu les grognements ponctuels émanant de sa gueule baveuse.

    Au bout d'un moment, à mi-chemin, elle tourna la tête vers le gardien, histoire d'y jeter un œil, mais elle n'arrivait pas à être assez discrète pour détailler son visage. Bon tant pis, elle le découvrirait sans doute plus tard, étant donné qu'ils allaient au même endroit. Mais elle murmura quand même/

    - Pardon hein. De t'avoir entraîné je veux dire. C'était débile. Et en plus on se connaît pas.

    Et silence. Total. Jusqu'à l'arrivée.

    Il faisait un peu plus chaud ici, et la jeune femme se serait volontiers débarrassé de sa veste en cuir. Mais hors de question de faire un mouvement avant qu'on ne l'y autorise. Surtout ici. Elle évitait au maximum d'y venir mais là, elle y était un peu contrainte et forcée. Elle s'arrêta net lorsqu'on le lui demanda, et attendit sagement.

    Le milicien parti, revint avec un autre homme, en armure, mais non casqué, ce qui laissait à Elise le loisir d'observer son visage. C'était un homme d'âge mur, mais encore bel homme, son visage n'étant marqué que d'une balafre sur la tempe. Mais ce qui marquait Elise, c'était son regard vert perçant. Le genre qui vous paralysent une femme, aussi forte soit elle, pour l'amener à exaucer vos moindres désirs. Et autant vous dire que la demoiselle ne se serait pas faite prier pour ça.

    - Canons froids, chargeurs pleins. Si vous me racontiez un peu ce qui c'est passé là-bas.

    Elise soupira, et pris la parole la première, ne laissant pas le temps au gardiens d'en placer une. Pour quoi faire, de toute manière, depuis le début, il s'était couché aux pieds des miliciens, prêt à ramasser la sentence qu'ils ne méritaient pas. Aussi, elle récupéra le churchill, et en caressa machinalement le canon.

    - Evidemment qu'ils sont froids. C'est ce qu'on dit depuis le début. Nous n'avons rien à voir dans cette histoire.

    Elle haussa les épaules, tandis qu'elle tirait un coup sur le collier du chien pour le faire asseoir.

    - On était au mauvais endroit, au mauvais moment, c'est pas plus compliqué que ça. Sauf que comme je voulais pas d'ennui, j'ai préféré m'éloigner de l'altercation. C'est à ce moment là qu'il y a eu le coup de feu. Et que la vindicte populaire nous a mené jusqu'à vous. J'croyais que c'était à vos hommes de faire la loi. Pas au peuple de désigner les coupables...


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Tristan Decourtel
MessageSujet: Re: Silence, on tourne.   Ven 14 Fév 2014 - 9:32

***

Le gardien suivit alors les miliciens tranquillement sans tenter de résister ou autre chose dans le genre : De plus il n'avait rien à se reprocher, il valait mieux dans ce cas montrer patte blanche histoire que cette histoire se passe et se règle le plus rapidement possible. Il voulait aussi contacter le Temple au plus vite pour savoir si quelqu'un aurait des informations sur l'agitation qui règne dans le métro en ce moment voir même la position d'autres gardiens si certains sont sur zone en ce moment pour espérer se regrouper. En tous cas quelque chose était en train de se passer au vu du comportement des Miliciens, encore plus à cran que d'habitude.
Alors que le petit groupe se dirigeait vers les Champs pour être interrogé pour le "petit" problème de tout à l'heure, la jeune femme qui l'accompagnait voulut s'excuser de l'avoir mêlé bien qu'involontairement à cette histoire :
- " Pardon hein. De t'avoir entraîné je veux dire. C'était débile. Et en plus on se connaît pas.

- Débile ? Oui un peu mais pas de problèmes, il y a pas mort d'homme - Plutôt mort de femme -. On a rien à se reprocher quoi qu'il arrive. "

Ils arrivèrent finalement dans le silence et l'indifférence aux Champs. Un des soldats du groupe était allé chercher un autre soldat sans doute plus gradé. Celui-ci semblait plus intelligent et conciliant, il rendit alors les armes de la jeune femme et du Gardien. Enfin quelqu'un qui sans doute reconnaissait leur innocence, ce qui aurait pu être vérifié beaucoup plus tôt.
- " Canons froids, chargeurs pleins. Si vous me racontiez un peu ce qui c'est passé là-bas. "
Le Gardien ne chercha même pas à répondre, "elle" s'en chargea très bien. De toutes manières, le Gardien ne releva même pas la phrase du Milicien. Possédant une arme à énergie, il ne fallait pas non plus un Q.I de 140 pour comprendre qu'il n'était pas impliqué.
 - " Evidemment qu'ils sont froids. C'est ce qu'on dit depuis le début. Nous n'avons rien à voir dans cette histoire. "

Elle commença alors raconter comment tous cela s'était passé entre le moment du coup de feu et celui où ils avaient été arrêtés par le groupe de Miliciens. Une fois ceci fait, le soldat tourna sa tête en direction du Gardien pour savoir si il voulait rajouter quelque chose.
- " Tout a été dit. Mais six miliciens n'était pas de trop pour comprendre que l'ont avait pas tiré. Une arme froide et une autre à énergie. On aurait pu éviter tous ça et de vous faire perdre votre temps, comme le mien. "

***

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Une société courtoise, est une société bien armée, c'est pour ça que tu n'as pas vu mon deuxième HG-23 pointé sur tes couilles.
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Maître du Destin
MessageSujet: Re: Silence, on tourne.   Ven 14 Fév 2014 - 12:17

Le milicien n'était qu'à quelques années d'une retraite paisible subventionné par quelques soins au brahmines ou réparations d'armes, lavant poussière et rouille d'un sang et d'un stress trop longtemps côtoyés. Il avait l’expérience de la ville et de ses habitants aussi tachât-il de faire preuve d'un minimum de tact. Il jugea à nouveau les deux individus avant de pointer l'homme du doigt.

"Toi, retire moi cette capuche que je puisse te voir un peu."

Les cris de colère de Cassandre attirèrent brièvement l'attention avant qu'il ne continue.

"Mes hommes sont probablement le dernier avant-poste d'une loi impartiale ici, avant des les insulter j'aimerais que vous réfléchissiez un peu." Il marqua une pause pour être certain d'avoir toute leur attention. "Que pensiez-vous qu'il adviendrait de vous deux une fois cette foule hostile tournée contre vous ? Auriez-vous vraiment désiré que ces hommes vous laisse là-bas ? Beaucoup meurent, surtout ces temps-ci. C'est inévitable. Ce qui ne l'est pas, c'est un affrontement utilisant, grenades, cette ... arme et autres gadgets dans nos rues. Avez-vous été menottés ? Enfermés ? Alors je répète la question. qu'est ce qui c'est passé là-bas ? Je me moque de votre version d'un rapport que mes hommes m'ont déjà communiqué. Considérez vous comme libre, ce que je veux savoir c'est ce que faisaient les goules."
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Elise Follies
MessageSujet: Re: Silence, on tourne.   Ven 14 Fév 2014 - 15:27

    Elise sentait qu'il était temps de faire preuve de tact et de diplomatie. Ils avaient plus à perdre qu'à gagner en faisant les malins, et l'homme en face d'eux semblait plutôt enclin à la discussion. A première vue, ce qui l'interessait n'était pas de savoir si oui, ou non, ils étaient impliqués dans la mort de cette femme, mais plutôt de savoir ce qui avait abouti à cette situation, et les informations qu'ils pouvaient apporter.

    Doucement, elle posa sa main sur l'avant bras du Gardien, comme pour tenter de l'apaiser. Elle sentait son enervement, et ce n'était pas le moment. Il fallait la jouer fine, et pour ça, elle comptait sur son charme naturel.

    - Sans vouloir vous vexer, il faut bien avouer que nous avons eu l'impression d'être traités comme tes criminels, alors que cette vérification aurait pu nous dédouaner assez rapidement de tous soupçons. Cependant, au vu de la pagaille que tout cela à créé et des cris de la foule demandant presque notre mise à mort immédiate, je veux bien imaginer que vos hommes ont cherché à protéger des innocents en nous emmenant à l'écart.

    Elle posa sa main sur sa hanche, et tapota la tête de l'animal à ses pieds.

    - Très honnêtement, je ne suis pas sûre de pouvoir vous apporter énormément d'informations.

    Elle sourit, à la fois gênée et désolée.

    - Personnellement, parce que je n'étais pas avec le jeune homme avant tout ça. Je me baladais dans le souk, et puis j'ai entendu une altercation. La vieille négociait avec une goule d'après ce que j'ai compris, et ça ne lui plaisait pas, elle était en colère et à fini par l'insulter. Et puis c'est parti en live. Elle s'est fait voler un truc je crois, et une autre goule s'en est mêlée, et puis d'autres personnes... Et puis le coup de feu. Je pense que c'est tout ce que je peux vous apporter...

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Maître du Destin
MessageSujet: Re: Silence, on tourne.   Ven 14 Fév 2014 - 16:30

Le milicien n'était de toute évidence pas insensible aux charmes de la belle, il semblait s'être légèrement détendu en quelques secondes.

"Tout est parti...en naïf ? Quoiqu'il en soit vous devriez rejoindre vos foyers et faire profil bas pour le moment"

Il semblait malgré tout préocupé par d'autres soucis pourtant plus important qu'un simple meurtre, sans pouvoir en toucher un mot. Alors qu'il allait reprendre la parole, un homme en costume sorti par la même porte, s'adressant directement à lui.

"Ces deux-là n'ont rien à faire ici, allez organiser votre tournante ailleurs, on travaille ici !"

Le milicien serra les dents mais ne releva pas, il avait pour consigne de ne pas faire de vagues alors qu'ils étaient au cœur même du territoire du trident. Sous les cris de Cassandre, il retourna d'où il venait, délaissant le gardien, le chien et sa maitresse.

"Evitez de vous faire remarquer, c'est un conseil d'ami."

Un peu plus loin, un gros bonhomme moustachu marchait d'un pas puissant vers la macquerelle, une caméra artisanale à la main montée de deux holodisques.

"Cassandre c'est pas bientôt fini ce bordel ? On essaye de bosser nous !"
"Tu cherches des problèmes Marco ? Approche un peu pour voir !"
"Et pourquoi qu'tu gueule comme ça d'abord ? On t'entends sur toute la bande, tu sais ce que ça coute ?"
"Si Luigi à un problème qu'il vienne me le dire en face ! Et si tes pétasses ne simulent pas assez fort pour me couvrir c'est que t'aurais du me payer pour quelques unes de mes filles !"

Marco soupira en secouant la tête, il engagea une discussion mouvementée avec un homme tout prêt d'une voiture désossée brillant tout de même comme une pierre précieuse. Elise et Tristan venait d'être relâchés au milieu du quotidien des champs Elimés.
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Tristan Decourtel
MessageSujet: Re: Silence, on tourne.   Dim 16 Fév 2014 - 17:19

***

Le gardien avait abaissé sa capuche à la demande du milicien, il passa une main dans ses cheveux bruns histoire de leur faire reprendre un peu de volume. Et il se décida à écouter poliment le milicien, plus vite passera ce petit entretien, plus vite il pourra s'en aller. Celui-ci voulait savoir ce qu'il s'était passé quelques minutes plus tôt le long de la rame de métro, alors que le Gardien allait répondre d'une façon des plus rugueuse, un geste de la jeune femme le fît garder le silence  - Laisse moi je m'en occupe -  voilà ce qu'il voulait dire ce geste. Il la laissa donc répondre au milicien, elle avait plus "d'atouts" qui pourraient leur permettre de s'en aller vite fait bien fait.
- " Je te laisse faire dans ce cas "

Au fur et à mesure du récit de la jeune femme, il ne faisait qu'acquiescer comme pour confirmer ses dires en ne rajoutant rien, il faisait confiance à la jeune femme pour parler au soldat. Alors qu'elle venait de finir, un homme plutôt bien habillé venait de couper court à la petite discussion entre la jeune femme, le milicien et le gardien. Au final le contrôle s'était plutôt bien passé. Ils avaient était finalement lavés de tous soupçons, ce qui avait tout de même énervé légèrement le Gardien qui venait de perdre un temps précieux. 

- " J'ai rien à ajouter personnellement ." Répondit alors le gardien.

Le Milicien les avait finalement relâché au milieu des Champs. Le Gardien voulait maintenant contacter le Temple, ayant toujours son idée dans un coin de sa tête, puisque même ici aux Champs, une légère tension régnait comme l'indiquait le comportement du milicien. Quelque chose clochait et Tristan voulait vraiment en connaître l'origine.
Il remit en place sa capuche sur tête, comme tout à l'heure, on pouvait apercevoir que sa bouche, e gardien plaça son HG-23 à sa ceinture et après avoir fait un léger sourire à Elise, il commença à s'éloigner avant de le lever sans se retourner :
- " Bon, beh salut. A une autre fois peut être  " 

***

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Elise Follies
MessageSujet: Re: Silence, on tourne.   Mer 19 Fév 2014 - 11:20

    Elise observa autour d'elle. Elle n'avait absolument aucune connaissance des Champs Elimés, ce n'était pas vraiment l'endroit qu'elle avait l'habitude de fréquenter. Et de ce fait, lorsque les miliciens les libérèrent là, elle se trouva plantée au même endroit, le chien assit à ses côtés. En vérité, là, elle ne savait même comment retourner à son point de départ, et encore moins chez elle. Pas toujours très futée la belle.

    Alors lorsque le Gardien s'éloigna, en lui disant au revoir, elle ne pu s'empêcher de hausser un sourcil et de le maudire intérieurement. Certes, c'était de sa faute à elle si il s'était retrouvé là, mais quand même, était-ce vraiment une raison pour l'abandonner au milieu des miliciens, et du reste de la population visiblement dérangée, entre cet homme étrange qui venait de confondre une arrestation et une tournante (« Si tu veux, je te montre la différence, connard »), l'autre gars avec sa caméra (quel était le sujet de son film?) et cette affreuse bonne femme qui hurlait comme un putois. Décidément, la population du coin n'était pas vraiment rassurante, et pourtant il allait bien falloir qu'elle s'adresse à quelqu'un pour trouver son chemin.

    Les miliciens semblaient très occupés à parler entre eux, mais celui qui semblait le plus jeune ne la quittait pas des yeux. Elise était ravie de constater que sa clientèle pourrait s'étendre jusqu'ici, et jusqu'aux miliciens. Elle s'amusa ainsi quelques temps à minauder, jusqu'à ce qu'il s'approche d'elle.

    - Vous savez, vous devriez pas rester ici. Avec la folle qui hurle partout, et qui va finir par blesser quelqu'un, il vaudrait mieux que vous rentriez chez vous...

    - Et j'imagine que vous ne pouvez pas constituer mon escorte personnelle ?

    Sa voix langoureuse, ses yeux tout brillants, n'importe qui aurait pu craquer. Et elle voyait bien qu'il hésitait, mais il se reprit.

    - Volontiers, mais hélas, je ne peux pas quitter mon poste... Il va falloir trouver quelqu'un d'autre pour vous accompagner, ou vous indiquer le chemin...

    Décue, elle reporta son attention sur les gens du coin.

    Et étrangement, elle se dirigea vers celui qui lui semblait le moins sympathique, puisqu'il venait tout de même de lui souhaiter de se faire passer dessus par une troupe de milicien. Mais il partait, à pieds, et peut être dans la même direction que celle qu'elle devait suivre pour rejoindre son logis ?

    - Hey ! Vous ! Attendez, vous pouvez peut être m'aider ? Je connais pas du tout le coin et... J'suis un peu perdue.
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Lino Martinez
MessageSujet: Re: Silence, on tourne.   Mer 19 Fév 2014 - 20:05

Le lieutenant du Trident arrivait en marchant d'un pas nonchalant et néanmoins classieux à proximité du bordel de Cassandre qui se composait de quelques wagons alignés. La patronne n'était pas à l'intérieur à suspecter chaque client et chacune de ses filles...elle était toujours en train de hurler à qui voulait l'entendre que sa meilleure gagneuse avait disparu, elle était à sa recherche. Lino était bien heureux que la vieille mégère ne le prenne à partie étant donné qu'il était un membre influent du cartel de la drogue locale, elle aurait pu croire que Lino allait l'aider...

Toujours aucune trace de Sammy à l'horizon... Martinez avait horreur d'attendre, il ferait mieux de ne pas traîner en route sinon il le payerait cher mais ça, Sammy le savait. Et il fallait bien dire que Lino se sentait vulnérable malgré la dose de psycho qu'il avait prise avant la réunion, il se sentait nu sans ses hommes de main, volontaire et efficace, pour l'accompagner...

- Hey ! Vous ! Attendez, vous pouvez peut être m'aider ? Je connais pas du tout le coin et... J'suis un peu perdue.

Martinez manqua de peu de sursauter mais le fait que ce soit une voix féminine l'en empêcha. Il se contenta de se tourner rapidement vers son interlocutrice tout en calant sa main sur son flingue...c'était la jeune femme en prise avec la milice un peu plus tôt accompagnée d'un chien de bon gabarit. Mignonne pensa le lieutenant mais en bon paranoïaque qu'il était, il ne chercherait rien d'elle et ne comptait pas s'éterniser en sa présence, ni en celle de son molosse.

- Regarde-moi moi gamine, regarde bien mon costard et regarde bien ma gueule... J'ressemble à un bon samaritain qui va t'donner ton putain d'chemin ? Dégage de là vite fait avec ton sac à puce, j'ai du boulot.

Le lieutenant fixait la jeune femme, toisait du regard ce duo de chairs et de poils d'un regard qui n'exprimait que du mépris.

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Elise Follies
MessageSujet: Re: Silence, on tourne.   Mer 19 Fév 2014 - 20:46


    - Regarde-moi moi gamine, regarde bien mon costard et regarde bien ma gueule... J'ressemble à un bon samaritain qui va t'donner ton putain d'chemin ? Dégage de là vite fait avec ton sac à puce, j'ai du boulot.

    Elise ne pu s'empêcher de papillonner du regard, les sourcils haussés l'espace d'une seconde. Alors certes, vu l'ambiance générale, elle s'était pas attendue à être accueillie avec douceur et gentillesse, mais alors là, c'était quand même sacrément abusé. De ce fait, ne sachant pas du tout à qui elle s'adressait, elle ne pu s'empêcher de répliquer.

    - Eh oh, il va se calmer MONSIEUR le connard là. Putain j'demande juste un renseignement et j'me fais jeter. Eh bah il va aller se faire enculer.

    Et sans demander son reste, la voilà qui lui tourne le dos, pour revenir, à pas rapide, quand même, histoire de s'éloigner très vite de ce mec qui à l'air très peu enclin à la conversation adulte et posée, vers le petit groupe qu'elle a quitté quelques minutes auparavant.

    Le groupe de milicien est toujours présent, occupés à discuter sans doute de leur prochaine intervention. Et puis il y a toujours cette voiture, clinquante, un vrai bijou. Et ce gars, donc, avec sa caméra. Tout est étrange, mais si elle veut retrouver son chemin, elle n'a pas trop trop le choix de s'adresser à qui est présent.

    Donc elle s'approche de lui, et pose sa main sur sa hanche, avant de passer sa main dans sa tignasse ondulée.

    - Ptetre que vous pourrez m'aidez vous. Je cherche à rentrer chez moi, et j'connais pas du tout le coin.
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Lino Martinez
MessageSujet: Re: Silence, on tourne.   Mer 19 Fév 2014 - 23:53

- Eh oh, il va se calmer MONSIEUR le connard là. Putain j'demande juste un renseignement et j'me fais jeter. Eh bah il va aller se faire enculer.

Lino n'en revenait tout simplement pas, la colère commençait à monter crescendo... Elle venait de l'insulter froidement sur son territoire, son terrain de jeu et elle lui tournait maintenant le dos tout en s'éloignant d'un pas rapide avec son chien. Personne n'avait osé lui parler de la sorte depuis qu'il était arrivé au Trident et encore moins depuis qu'il en était un lieutenant, directement sous les ordres du baron... Il ne pouvait pas tout simplement laisser passer cela, pour la fierté de son organisation, enfin, surtout pour la sienne... Il fallait lui donner une leçon.

Il laissa la jeune femme s 'éloigner un peu et la suivit d'un pas tranquille, désinvolte tout en prenant soin de tirer parti des quelques badauds en maraude pour s'approcher d'elle sans attirer l'attention. Il attendait maintenant le bon moment pour se venger à sa façon de cette chienne avec la main droite à l'intérieur de la veste, sur la crosse de son 9mm. La milice était toujours non loin mais pour ce qu'il comptait faire, la milice ne bougerait pas le petit doigt contre un lieutenant du Trident, Lino le savait.

Ses espoirs arrivèrent bien vite lorsque la femme s'adressa à Luigi, le réalisateur porno qui traînait depuis tout à l'heure dans les champs caméra à la main. Elle ne faisait pas attention et son chien semblait concentré sur le réalisateur, c'était le bon moment pour agir. Lino se rapprocha rapidement tout en sortant son arme et s'arrêta à quelques mètres derrière la jeune femme. Luigi, qui lui faisait face aperçut Martinez avec son calibre et ne put qu'ouvrir les yeux et la bouche en grand avant que ne tombent trois coups de feu suivi du hurlement d'une bête agonisante. Le drogué du Trident venait de loger trois balles dans le corps du chien qui était maintenant allongé au sol, vivant ses derniers instants... Lino lui, pointait désormais la jeune femme avec le plus beau sourire d'enfoiré qu'il pouvait afficher.

- Là, p'tite pute, tu peux m'appeler MONSIEUR connard. La prochaine fois que tu me manques de respect à moi ou à un autre membre du Trident, ça sera ton p'tit cul, compris.

La milice arriva au même moment au niveau de l'altercation toute arme brandie, vers la jeune femme et le lieutenant du Trident sans distinction. Ils n'avaient pas vu grand-chose de la scène, mis à part peut-être le plus jeune mais il ne l'ouvrirait pas de peur de ne plus revoir sa famille. Et quand bien même, la victime n'était qu'un sale cabot. Lino, arme toujours pointé vers la jeune femme, s'adressa aux miliciens en leur affichant toujours le même sourire.

- Ce putain de cleps m'a regardé de travers les gars. C'est bon...c'est réglé.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Silence, on tourne.   Jeu 20 Fév 2014 - 12:34

Les miliciens avaient interrompus leur conversation pour se retourner en direction du coup de feu. Simple rappel à l'ordre, rappel que leur journée n'était pas terminée, qu'il étaient au cœur d'un territoire où l'exercice de leur profession était des plus délicat. La Baron semblait vraiment avoir pris plus d'importance ces derniers temps, l'escouade observa le cadavre du chien endormi pour toujours et disparue en direction du quartier commerçant.

"No'd'dieu ! Z'avez cané le clébard ..."

Super Marco pointait sa caméra vers la dépouille, toute la scène était dans la boite et pourrait surement servir plus tard s'il parvenait à trouver un moyen de ne pas montrer le visage de Martinez. Le cameraman connaissait le lieutenant du trident comme tout les gens du quartier, et ce n'était pas la première fois qu'il était témoin de l'argument final d'un costume de luxe. Cassandre elle même avait arrêté de hululer comme une diva d'Opéra pour retourner parmi ses filles.

"J'ai les radios, vous d'vez retrouver la goule vers ..."

Samy s’arrêta net en sortant de la régie, le chien au sol et son patron qui pointait vers une jolie blonde, sa gamme complète de 9mm n'attendant que le signal du chef d'orchestre pour jouer les notes d'une marche funèbre.

"Vous devez le r'trouver devant le Dard, dans le Souk. Tout va bien patron ?"

Il avait entre les mains une cantine métallique contenant trois radios et plusieurs feuilles de papier froissé, esquivant tant bien que mal l'objectif de la caméra de Marco.

"Hey arrête avec ce truc !"

hrp:
 
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Elise Follies
MessageSujet: Re: Silence, on tourne.   Jeu 20 Fév 2014 - 18:34

    Les yeux de l'homme devant elle s'écarquillèrent. Faisait-elle tant d'effet que ça au caméraman ? Elle allait s'adresser à lui lorsque tout son corps vibra, de haut en bas, chaque cellule de son corps sembla frissonner. Se furent d'abord les coups de feu qui la firent trembler, et si elle ne se jeta pas au sol, c'est parce qu'elle entoura son corps de ses bras comme une protection dérisoire.

    Mais le deuxième frisson fut plus intense, plus douloureux, et plus infâme encore. Le hurlement de la bête qui s'effondre lourdement, et ses pleurs agonisants. La jeune femme se jeta à terre, auprès de lui, apposant ses mains sur les plaies sanglantes. Sa lourde chevelure blonde et ondulait retombait autour de son visage, camouflant les larmes qui coulaient le long de ses joues. Elle pleurait pas souvent, presque jamais, mais Eliott était bien le seul être vivant qui méritait ses larmes. Et Lino était désormais l'homme sur qui elle allait concentrer toute sa haine.

    - Là, p'tite pute, tu peux m'appeler MONSIEUR connard. La prochaine fois que tu me manques de respect à moi ou à un autre membre du Trident, ça sera ton p'tit cul, compris.

    La jeune femme tourna les yeux vers l'homme qui venait d'abattre froidement son meilleur ami, son compagnon depuis des années. Son regard bleu-vert trahissait la haine, le mépris, le dégoût et toutes ces émotions qui justifient qu'on puisse tuer froidement quelqu'un. Si il estimait que le chien l'avait regardé de travers, le regard d'Elise était encore pire. Le Trident... Elle ne pu s'empêcher de sourire. Vu sa collaboration avec le Saint, elle allait probablement le revoir un de ses jours, et peut-être même le tuer elle-même. La vengeance viendrait en temps et en heure, et elle s'y donnerait à cœur joie quand elle sera là...

    Ils furent interrompue par une autre gars qui sortait du même endroit que Lino et qui lui parlait de goules. Mais bon sang, qu'avaient-ils tous avec les goules, c'est quoi le délire ici ?

    La jeune femme reportait son attention sur l'animal qui convulsait désormais, vraiment mal en point... La jeune femme savait qu'il allait mourir, mais combien de temps avant son dernier souffle ? Elle tira délicatement sa dague de sa botte, et posa la pointe de la lame sur la gorge de l'animal. Elle croisa le regard approbateur de son animal, et ferma les siens, lorsqu'elle mit un coup de dague dans le crâne de l'animal, l'achevant sur le coup.

    Elle ne disait plus rien, attendant que Lino s'en aille, et qu'elle puisse de nouveau s'adresser à Marco en toute tranquilité.
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MessageSujet: Re: Silence, on tourne.   Mer 26 Fév 2014 - 19:19

Marco avait bondit de justesse sur la belle blonde, alors qu'une violente détonation fit chuter un bloc de béton du plafond. Une seconde retentit avec le double de puissance, brisant plusieurs murs et soufflant quelques wagons trop proches de la station menant vers la surface. Tout s'était passé de manière soudaine, le fracas et la poussière, les cris et quelques incendies mineurs déclenchés par l'explosion de quelques générateur d’énergie et autres appareils mal entretenus. Lino avait eut le temps de se mettre à l'abri, c'est seulement après l'explosion qu'il put voir son homme de main complétement écraser par un bloc de roche encore maintenu au ciel de béton par une série de câbles électrique, dangereusement décoré par plusieurs jets d'étincelles.

Marco se releva péniblement, un filet de sang coulait de son crane qu'il venait de sacrifier pour sauver la caméra, il avait tout filmé et continuait à enregistrer les images. La voix de Cassandre surpassait toutes les autres, Luigi lui même avait quitté son studio en reboutonnant sa salopette pour être témoin du carnage.

"Vous allez bien ?"

Elise était maintenant couverte par le sang du chien qu'elle venait d’égorger, collé à sa peau et ses cheveux par la poussière blanche.

"Etteignez les feux !
Qu'est ce que c'est ce bordel ?
Une bombe ! C'est une bombe !"


Des voix anonymes s'élevaient dans toutes les directions, tous enjambaient les blessés pour éteindre les flammes ou se ruer vers son habitation pour protéger ses biens.
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Lino Martinez
MessageSujet: Re: Silence, on tourne.   Mer 26 Fév 2014 - 23:59

Lino observait le corps de son homme de main Sammy, complètement écrasé par un énorme bloc de béton tombé suite à l'explosion d'une des bombes terroriste. L'explosion avait eu lieu à l'entrée des champs alors que les deux hommes se mettaient en route pour le souk, plus précisément le Dard. Lino devait y attendre une goule envoyée par Henri Boullard afin d'essayer de régler le problème des bombes, ce qu'il comptait toujours faire même si déjà deux d'entre elles avaient fait leurs offices. Heureusement que Sammy avait pris soin de confier à son patron deux des trois radios en sa possession ainsi que les papiers froissés que lui avait confiés Boullard...

- Bande de fils de putes...mon costume !

Le magnifique costume blanc d'avant-guerre du lieutenant du Trident n'était effectivement plus très reluisant. Le blanc était devenu poussiéreux, quelques taches ici et là étaient apparus et le tissu s'était déchiré au niveau du genou droit et du coude droit lorsqu'il s'était mis à couvert. Sa chemise elle n'avait pas trop soufferte protégé par le haut du costume. Ses pauvres chaussures quant à elles demanderaient un bon coup de cirage lorsque ce merdier sera terminé.

L'envie d'aller faire péter ce wagon où attendaient les assaillants et les otages lui traversait constamment l'esprit de colère mais il devait se concentrer sur ce qu'avait demandé le baron. Médéric lui demandait bien plus depuis la mort de Franck et Lino espérait pouvoir en tirer profit. Il se contenta donc de jurer pendant le trajet qui devait l'emmener au souk de Métropolitopia, devant le Dard...

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Elise Follies
MessageSujet: Re: Silence, on tourne.   Lun 3 Mar 2014 - 21:59

    Elise n'eut pas vraiment le temps se comprendre ce qui se passait. Comme tout le monde, elle avait entendu les détonations, mais elle avait été mise à terre par l'imposant Marco. Sonnée, elle mit du temps à reprendre ses esprits et à réaliser. Elle n'avait même pas entendu la deuxième déflagration. Accrochée au torse de Marco, elle regarde autour d'elle, elle voit ce qu'elle peut voir, et tout ça ne lui signifie rien de bon. La poussière a envahi l'endroit, la chaleur des feux déclenchés par l'explosion la dérange, mais elle n'arrive à rien dire.

    C'en est trop pour elle. D'abord la mort d'Eliott, et maintenant tout qui explose autour d'elle. Lorsque le cinéaste se relève, elle remarque le filet de sang qui coule le long de son visage, suitant de son crâne. Il l'a sauvée, elle lui en est redevable. Cassandre lui vrille les tympans, à hurler comme un goret qu'on égorge, et un autre type se pointe, se rhabillant, peut être piquait-il un roupillon.

    - Vous allez bien ?

    La jeune femme se relève à son tour, et regarde ses mains, à la fois blanchies de la poussière qui s'insinue partout, et rendues poisseuses par le sang de la bête qu'elle a serrée contre elle. Décidemment, comme ça, elle est juste dégueulasse.

    - Ca va. Je crois. J'aimerai bien me laver, mais j'crois que j'vais devoir rester comme ça un petit moment...

    Un sourire à Marco, qu'elle ne lâche plus d'une semelle. Son sauveur.


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MessageSujet: Re: Silence, on tourne.   Lun 31 Mar 2014 - 12:41

Était-ce le coup sur la tête ou simplement la déformation professionnelle d'un artiste reconnu ? Toujours est-il que Marco leva un sourcil sur deux en passant tendrement sa main gantée comme s'il caressait le visage d'Elise sans même le toucher, son œil lubrique s'approchait dangereusement de la belle empoussiérée quand surgit du néant, la voix d'un patron aux sens exacerbés.

"Magie ! Maaaaa-giiiiiiie ! Marco ? Marco ! MARCO !!"

Luigi le pornographe, une fois le choc passé, vis en ce soudain retournement une chance de succès. Le réalisme inestimable de ces explosions pourrait combler ce besoin insatiable de sensations. Arrivé à la hauteur de la belle et du cameraman, il observa un instant l'une des deux poitrines présentes avant de reprendre extrêmement rapidement tout en activant divers commandes de la camera de son second.

"Fofilmerfofilmerfofilme ! Les plans Marco !! Je veux du Super Marco sur ce coup là ! Tu me prends tout ! Tu zoom tu dezoométurezooom ! On va avoir un oscar, je vais devenir un dieu tu entends !?" Il s'approcha du cameraman comme s'il allait l'embrasser. "Nous ! Nous allons devenir des dieux, on va se payer des putes à Lutèce

Le réalisateur manqua de tomber en roulant sur un débris, heureusement retenu par Marco, il observa le sol et fit un petit bon en voyant une grenade. Ses yeux remontèrent jusqu'à Elise, la grenade heureusement goupillée n'était pas difficile à tracer tant la belle était armée. Luigi la jugea à nouveau de ses petits yeux noirs aux pupilles plus que dilatées.

"T'es une dure un toi ! Va avec lui, toi aussi tu te paieras les meilleurs gagneuses de Lutèce allez hop !" Il tira de toutes ses forces sur le haut d'Elise pour mettre sa poitrine en valeur. "Et oublie pas de les montrer à la caméra ! Allez.. Allez !! Me dit pas que ça te tente pas hein ? Hein ? HEIN ?"

Discrètement, Marco effectua à l'intention de la blonde un signe de tête affirmatif se voulant rassurant afin d'éloigner un instant le réalisateur en plein voyage intérieur.

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Elise Follies
MessageSujet: Re: Silence, on tourne.   Lun 31 Mar 2014 - 19:21

    Ses yeux mutins se posèrent dans ceux du costaud en face d'elle. Ouh elle reconnaissait ce regard lubrique, et elle savait que le sexe à la sauce « On a presque failli crever », c'est un des meilleurs, avec le sexe de colère. Alors pourquoi pas. La main de l'homme se lève lentement, et semble la caresser à distance... Enfin ça, c'était sans compter sur la voix sur-excitée qui les fit sursauter tous les deux.

    La jeune femme tourna la tête puis le buste vers le malade qui avancait à toute vitesse. Speed. Obligé. Elle avait le flair pour ces trucs là... Toujours en était-il qu'elle venait d'apprendre le nom de son sauveur. Marco. A noter dans un coin de sa tête, ça pouvait carrément lui servir plus tard... Le nouveau venu bloqua sur sa poitrine, avant de mettre en marche plusieurs trucs sur la caméra de Marco. Elle savait pas à quoi ça correspondait et elle n'avait pas franchement l'intention de se mettre à manoeuvrer ce genre d'engin, autant dire qu'elle s'en foutait royalement.

    Ah, donc visiblement, le nouveau était un genre de réalisateur. Eh mais. Marco. Caméraman. Et son pote speedé là. Luigi ? Sérieusement, elle était face à ceux qui avaient bercé de longues nuits de solitude, et aidé plusieurs de ses clients à satisfaire leurs fantasmes ? Là, pour le coup, elle était assez impressionnée. Et un petit peu excitée aussi. Même franchement.

    Oui, la belle était un arsenal avec elle, et avait de la chance de ne pas avoir explosé en même temps que les bombes lorsque le souffle avait atteint les grenades qu'elle portait à la ceinture. Elle, une dure ? Ah ah, oui, probablement. D'ailleurs il avait du le sentir à son regard lorsqu'il avait tiré sur son haut, mettant à moitié à nue sa poitrine blanche.

    Un regard à Marco qui opinait du chef, et elle se dit que ça valait peut être le coup...

    - Ca peut m'tenter... Il consiste en quoi ton film ?

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