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 La Proie des vautours

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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Mer 2 Avr 2014 - 16:59

"-Et voilà, ça devait arriver ! râla Gustave. Lucien est mort.
Lucien eut un dernier souffle avant de s'éteindre les yeux grands ouverts.
-Il est mort pour la bonne cause, déclara Juno. C’était son destin de mourir dans cette quête.
-C'est l'imminence de la mort qui fait de le frisson de la liberté, jubila Zoé dont le visage avait été aspergé de sang.
Elle tourna vers Haine un regard inquisiteur.
-Mais tu es est complètement idiote de te jeter dans le viseur du sniper comme ça ?!
-Hey ! Me par...
-Si on veux se sortir de ce guêpier, il va falloir faire exactement ce que je dis.
-C'est quand même toi qui nous a envoyé là dedans, rappela Amour.
-Ç’aurait été une victoire facile si vos combattants avaient été moins mauvais. Je ne pouvais pas m'attendre à ça, mais il nous reste une chance. Je vais leur faire gouter au feu grégeois. Prenez ceci."
Elle donna à chaque guerrier valide deux ballons de verre remplis d'un liquide collant turquoise et leur fit signe de s’accrocher à la voiture qui arrivait à leur niveau, laissant ses passagers à leur place. En passant derrière le restaurant, bastion de la république, ils balancèrent presque tout ce qu'ils avaient dessus. L'acide très concentré attaqua tout se qu'il rencontrait. Il rongea d'abord le béton du bâtiment en créant une épaisse fumée bleue aveuglante et suffocante. L'équipement des soldats était largement suffisent pour pallier à ce petit désagrément, mais pas assez pour résister à la corrosion provoqué par les éclaboussures. Certaines armes s'enraillèrent, la structure s'amincissait et le perchoir du sniper grinçait, il y avait aussi quelques brûlures chimiques superficielles, mais rien de très inquiétant sur le court terme. C'est lorsqu'Akhaten ouvrit le feu avec son fusil énergétique que la situation s'embrasa. En effet, la sève de porte-flamme qui nappait le fortin s'enflamma brusquement sous les impacts de laser. C'était un feu vert d'une chaleur intense et que l'eau ne savait éteindre. Après un coup aussi dur porté sur la place forte, elle serait vite trop dangereuse pour y garder position sans risquer de finir en tas de cendre.

Les militaires planqué dans leurs terriers redoublèrent les tirs sur le blindage latéral du véhicule en mouvement qui le leur rendit bien. Le sniper tira sur le chauffeur le tuant sur le coup. La voiture s'emballa et vint s'écraser dans un trou. Aucune chance de l'en sortir, cependant ses anciens occupants avait eu le temps de fuir, ils courraient en arrière pour atteindre le suivant. Une course à découvert bien trop longue pour permettre la survie, ils furent troués par un feu croisé entre les hommes de Nérée et ce d'Akathen descendus se mettre à l’abri derrière la carcasse fumante de leur engin.

De son côté Nérée subissait toujours le tir de la mitrailleuse devenue aveugle, elle profita de ce manque de jugement pour faire éliminer les derniers occupants du trous le plus proche. Un psychotique prit une balle perdue juste après être sorti de son couvert et deux autres allaient de barricades en sacs de sable pour finalement arriver à porté de tir de part et d'autre. Les soldats n'en avaient vu venir, ils levèrent leur armes pour tirer, mais furent surpris par un troisième équipé d'un lance flamme. Une langue jaune les frappa de plein fouet, ils hurlèrent en tirant à tout va avant de mourir ceci blessa un guerrier d'une rafale dans le bassin.

Des échanges de tirs sporadiques avaient toujours lieu à l'est du campement entre les psychotiques derrière leurs voitures et les soldats dans leurs trous, mais l'ouest était maintenant plutôt dégagé. Les Malebranches accompagnés d'Amour et Haine profitèrent de l'accalmie pour rallier la réserve où s'était installée Nérée. Ils avaient déjà entrepris de consolider le bâtiment avec des sacs de sables et des débris, mais n'étaient plus qu'une dizaine dont deux blessés et le pauvre Ellias. Ils mirent en joue les sorties du restaurant en attendant la sortie de ses occupants. Pendant que Juno et Zoé trafiquaient de drôles de produits dans un coin, Amour prenait soin de sa bien aimée et Gustave d'achever discrètement les autres blessés.

Quelques secondes plus tard, les soldats de la FNF furent bien obligés d'évacuer enfin le bastion en flamme non sans dégâts. A leur grande surprise, il n'y eu aucun coup de feu autre que ceux de l'est du champ de bataille un peu plus loin.
"-Capitaine Dole, interpela Gustave, nous avons là quelque chose qui pourrait vous intéresser, venez donc voir pour qu'on puisse discuter un peu.
Le vent soulevait des tourbillons de poussière au-dessus des cadavres et le restaurant menaçaient par de profonds grondements de s'effondrer.
-Malgré les apparences, vous pouvez nous faire confiance, mais votre colère nous pousse à la méfiance alors si vous pouviez éviter les mouvements trop brutaux.
Les psychotiques avaient le doigt sur la queue de détente, ils feraient feu à la moindre suspicion, pourtant ils espéraient vraiment ne pas avoir à le faire.
-La victoire est tienne Thomas, la Horde a été balayée par ta défense, affirma Zoé. Tu as le droit à quelques explications alors viens à moi."

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Thomas Dole
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Mer 2 Avr 2014 - 20:10



Barras se baladait. Il ne se battait pas, oh grand non. Il se baladait. Tranquillement. On l'aurait pu croire sur les quais de la Seine. On l'aurait pu croire avec une amoureuse, sa femme et ses gosses, dans un parc. Il se baladait comme un homme libre, simple, tranquille, avec de grandes élancées. Il était heureux. Il imaginait déjà sa fille courir vers un chien, rigolant. Il rêvait un peu, et s'imaginait des oiseaux chanter, des fleurs pousser, de superbes nuages dans le ciel.

Puis il attrapa comme un coup. Il se réveilla, s'extirpa de son demi-sommeil. Il se réveillait au milieu de sa base. Il voyait un trou, un peu enflammé, avec un mec en sortant. L'armure l'avait sauvé. Mais putain de merde...

Barras couru vers lui, s'agenouilla, et le retourna, avant de donner des regards inquiets derrière lui.

L'homme avait la moitié de la face brûlée. On pouvait voir sa mâchoire et un de ses yeux n'avait plus de globe oculaire.

Que faire ?

Barras posa une main derrière lui, mais le soldat ne laissait qu'un énorme hurlement.

Derrière la réserve, la goule entendit un bruit. Un des psychotiques s'approchait. Presque instinctivement, Barras sorti un Med-X, et l'administra dans le cou du pauvre soldat a deux faces. En quelques instants, celui-ci ferma les yeux et mourrait paisiblement.

14.

La FNF avait déjà perdu 14 hommes. Et quand on dit 14 hommes, cela peut paraître peu, mais... Les 28 autres n'étaient pas tous en bon état, pour être honnête.

L'un d'eux était lacéré par Nérée, une soldate, en fait, et elle était recroquevillée dans son trou, voyant un ami décapité devant elle.

Un autre gisait sur le sable, a garder un pistolet près de lui. Quiconque s'approche, il le tue. Pas pour survivre, mais par haine et par vengeance, pour en amener un dans la tombe.

Le drapeau français gisait sur la tour, a moitié brûlée. Mais il gisait. Le bleu, le blanc, le rouge. Ils étaient encore distincts.

Bien a l'est, Maverick s'approchait d'une voiture psychotique, un fusil a pompe a la main. Il pensait avoir gagné. Il s'assura que tout le monde était mort et regroupa 12 mecs avec lui. Ils regardaient de l'autre côté de la station, voyant le bâtiment en flamme. Maverick et ses hommes étaient cachés dans leur trou, leurs doigts sur leur gâchette. Maverick utilisa sa radio pour parler a Dole :

''Capitaine, ici Maverick, nous voyons des éléments hostiles devant le restaurant, est-ce que quelqu'un est en vie ?''

Aucune réponse.

''Est-ce que quelqu'un me reçoit sur cette fréquence ? N'importe qui ? Barras ? Henry ? Docteur ? Quelqu'un ?''

Un des soldats était au bord des larmes, son casque épais le cachant. Maverick laissa un long soupir, avant de changer la fréquence de sa radio.

''Lieutenant Velasquez, ici l'adjudant Maverick, du groupe envoyé avec le capitaine Dole.''

Il appelait Poissy. L'endroit où tout était parti.

Velasquez était assis, tranquille, sur une chaise, a chasser des mouchams, quand il reçu ce message inquiétant. Il attrapa la radio, frébillement.

''Adjudant Maverick ? Ici Velasquez. Quelle est votre situation ?
-Lourdes pertes dans les deux camps.
-Où... Où est le capitaine Dole ?''

Maverick observait, et voyais l'homme, fixe, un peu courbé, son revolver pendouillant par une lanière qui était a une époque un étui. Ses yeux étaient fixes, immobiles, presque inquiétants. Derrière lui, il y avait des soldats en aussi mauvais état que lui, alignés. Ils ne portaient plus leurs FAMAS, détruits. Les tireurs de la MHC² l'avaient abandonné. Ils se tenaient tous devant les psychotiques, abasourdis, leur équipement broyé. Certains avaient des pistolets proches d'eux, mais ils ne daignaient pas les attraper. Pour quoi faire ? Peut-être au pire qu'ils feraient un baroud d'honneur, mais ce n'était pas a eux de décider cela.

''Devant des hostiles.
-Vous... Vous avez besoin de renforts ?
-Cela dépend. Vous pouvez convaincre Lutèce d'envoyer un vertipère ?
-Je pourrais essayer...
-Lieutenant Velasquez, nous avons immobilisé de nombreux véhicules de la Horde et tué plusieurs de leurs chefs. Ils ne seront plus jamais un problème pour Lutèce. Si vous pouvez, demandez leur d'envoyer une équipe de nettoyage après nous. Mais ne vous attendez pas a nous sauver.
-Je... Je comprend, adjudant... Vous rendez la France fière...
-C'était un honneur de combattre pour le drapeau, lieutenant. Peu importe ce que cela m'a coûté.''

Maverick arrêta la radio. Velasquez, a des kilomètres de là, se foutait a genoux pour parler à la commandante Marianne, qui peut-être pourrait envoyer quelque chose. Mais sûrement pas avant demain. Sûrement pas avant plus de 24 heures...

Barras, lui, continuait de respirer, mais c'était un couteau a la main, et avec une haine incroyable. Il s'approcha d'un psychotique, qui pissait, seul, derrière des tonneaux. Barras s'approcha de lui, par derrière, avant de lui attraper le cou, de plonger a terre avec lui, de lui ouvrir les intestins, et de le garder dans ses bras jusqu'à ce qu'il crevait, dans une douleur atroce. Le psychotique donnait des coups de pieds, touchant quelques barils, mais sans vraiment attirer l'attention de quiconque. Quand Barras se releva, il ne ressemblait plus a un soldat de la FNF. Il ressemblait a un vrai malebranche, taché de sang, un sourire sardonique aux lèvres, un couteau de luxe brillant mais rempli d'organes a la main. La goule continua de marcher, évitant les regards, jusqu'à faire tout le tour de la base, pour arriver derrière le restaurant. Il voyait le sniper de la FNF, qui avait été utile jusque là, la jambe retournée, le fusil proche de lui. Il avait sauté de sa tour plutôt que de se rendre. Barras l'attrapa et le traîna jusqu'à un trou, le faisant rouler dedans pour que personne ne cherche a le tuer. Immédiatement après, cette même goule, prête a se venger, un putain de fusil a pompe Bismarck dans la main, un couteau avec des intestins bougeant au bout, s'approcha du camion de la FNF, où des psychotiques se préparaient a faire leurs courses. Quand l'un d'eux passa par le côté, Barras sauta sur lui, par derrière, le fit rouler sous le camion, lui trancha la gorge, avant de le laisser là. Barras était juste sous le putain de camion, Dole et ses hommes devant lui. Barras sorti son fusil, une grenade, et se prépara. Si quiconque ouvrait le feu sur les pauvres soldats qui se tenaient sans arme, la goule se préparerais a les amener en enfer.

D'ailleurs, putain, c'était incroyable a quel point Barras devenait taré.

Oh oui, c'est sûr, il était déjà pas très net au début. Enfin, quand on sait que toute sa famille a été atomisée, qu'on a dû survivre dans des ruines et contre des monstres pendant des décennies, avant de rejoindre l'armée et de survivre a des gardes dans des avant-postes froids et entourés de bêtes sauvages, et surtout, de participer à la bataille de Nanterre, en voyant plusieurs de ses hommes mourir...

Mais là, Barras était atteint a un point incroyable... Il ADORAIT tuer les psychotiques. Quand il sentait leur vie partir, alors que le couteau les rentrait dedans et qu'il étouffait leurs cris, il sentait un plaisir insatiable... Il comptait continuer.

Dole avait pris plusieurs minutes a répondre. Il était en état de choc. Sa vision était brouillée. Il entendait des voix. Des pleurs. Des cris. Quand il entendit cette connasse devant lui, il ne bougea pas, ne réagit pas, c'était comme si elle n'était pas là.

Dole se retourna. Il vit ses hommes, attendant de dégainer leurs pistolets, de dégoupiller leurs grenades. D’amener ces dégénérés dans leurs tombes.

Mais ce que Dole voyait avant tout, c'était le drapeau.

Le drapeau tricolore.

Qu'il était beau ce drapeau. Mais un peu bizarre. Un peu simple. Une bande bleue. Une bande blanche. Une bande rouge.

Putain, ils s'étaient pas fait chiés les gens qui avaient cousu ce drapeau.

Mais comme un flash, le genre que balance les forces spéciales dans les portes, frappa l'ex-commandant. Il voyait enfin. Il avait été aveugle pendant des années. Mais là, là, maintenant, IL COMPRENAIT TOUT.

Il voyait ce bleu. Cette patrie. Il voyait les champs de lavande de Provence, la Seine qui coulait tranquillement, les robes cousues, les vaches trimant, les boulangers pétrissant. Il voyait des enfants rire, des prêtres prier. Il voyait la France.

Il voyait ce blanc. Ce pouvoir. Il voyait un Empereur dressé sur une carte. Un Roi au milieu d'une assemblée. Un Président en train d'écouter ses conseillés. Il voyait les ministres, les chanceliers, les collabos et les résistants, les Républiques, les Empires et les Monarchies. Il voyait la France.

Il voyait ce rouge, surtout. C'était le pire. Il commençait a être rongé par les flammes. Il voyait les batailles, les pleurs, la charpie, la mitraille, les avions, les balles, les épées, les soldats courant et chargeant. Il voyait Rivoli, Orléans, Poitiers, Austerlitz, Marne et Solférino. Et il voyait toujours la même chose. Des hommes, avec des boucliers, des armures, des bicornes des shakos, des képis et des casques. C'était ça la putain de France. 2000 ans de guerres l'avaient forgé, montée, détruite puis refondée. Et 2000 ans plus tard, il verrait toujours ça. Il voyait le sang qui coulait, les gens qui criaient, les familles qui pleuraient. Dole se retournait, tremblant un peu, le visage aux lèvres, et se redressa parfaitement, en position de militaire.

''Oui ?''

Il parlait avec une voix légère, amicale, calme. Il n'avait ni haine ni amour. Tout ce qui l'entourait, c'était la France. Celle qui vivait, et quoi de mieux pour vivre qu'une petite guerre ?

''Que diable voulez-vous donc ? Allons, je vous écoute, la République n'a pas toute la journée. Après tout, aujourd'hui n'était qu'une bataille, mais il en restera bien des millions a venir !''


Pour n'importe qui, il délirerais, mais pour la première fois de sa vie, Dole était bien lui-même.
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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Sam 5 Avr 2014 - 16:09

"-Cette bataille est terminée, mais nous n'en avons pas finis. Il reste une chose que tu dois accomplir pour que cette journée sanglante ne sombre pas dans l'oublie des archives de la république. Thomas, je m'adresse à l'homme et non au capitaine, tu dois te tenir face à toi même pour qu'enfin la vérité soit à ta portée. Maintenant entre ici et lorsque tout sera terminé nous partirons... Si nous avions voulu te tuer, ce serait déjà fait. Nous ne sommes pas tes ennemies, nous t'avons servie la Horde sur un plateau pour que ta revanche s'accomplisse. Ne la laisse pas t'échapper encore une fois car à l'issue de cette épreuve tu n'auras plus jamais d'occasion comme celle-ci. Viens à moi, Zoé "Akhaten", et comprend le véritable sens du mot puissance !"

A l'intérieur, tout était prêt, les Malebranches n'attendait plus que le capitaine Thomas Dole.


Spoiler:
 

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Thomas Dole
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Sam 5 Avr 2014 - 16:57

Barras était sous le camion, les pieds du psychotique mort a côté de lui. Son copain semblait le chercher, regardait autour de lui. D'un éclair, Barras roula hors du camion, se leva, lui donna un coup de poing, lui attrapa les jambes, le traîna jusque sous le véhicule, avant de lui foutre son superbe poignard dans le crâne, de la cervelle jaillissant sur son crâne anéanti de goule. Il retira son couteau d'un coup, reprit son fusil, et regardait droit devant lui. Dole semblait avoir parlé a une des tarées, et il se tenait silencieux pendant un moment.

Le capitaine se retourna et observa ses hommes, en rang, derrière lui. Leurs visages, putain... C'était un mélange incroyable de haine, de honte et de peur, alors qu'ils montraient bien en évidence certaines de leurs armes, prêts a faire un baroud d'honneur.

Il était inscrit noir sur blanc (Ou plutôt noir sur brun, vu la qualité du papier) des différents codes de la FNF qu'il valait mieux mourir que d'être capturé par les psychotiques. Et il valait encore mieux mourir avec honneur que de mourir poignardé post-viol par une amazone ou voir ses jambes mangées sous ses yeux par des Wendigos. La FNF donnait de superbes primes aux familles des soldats morts, plus qu'aux infirmes, et ce pour une raison plus simple : La plupart du temps, la FNF ne reprenait pas ses cadavres. Il était très dur de savoir, pour un pauvre soldat de la FNF qui n'a plus jamais répondu à la radio de Lutèce, si il était mort, capturé, torturé, ou si il avait déserté. La FNF avait une grande proportion de ces ''disparus au combat''.

Dole fit un signe, lent, avec sa main, pour signaler a ses soldats de ne surtout pas bouger.

Partout dans la base, les quelques soldats de la FNF encore vivant, mais blessés, se traînaient vers les trous, où ils roulaient. Ils s'administraient des stimpaks et attendaient, là, sachant qu'ils se condamneraient eux même si ils sortaient.

Il n'y avait que Maverick et la grande escouade avec lui qui pourraient inverser la tendance. Ils pourraient charger. Ils pourraient tuer, exhorter les survivants a la bataille. D'ailleurs, l'idée était dans l'esprit de l'Adjudant. Mais c'est alors qu'il vit Dole suivre fébrilement les réfugiés de guerre.

Dole parla juste d'une voix bizarre, sans aucune once de supériorité, blanche, froide :

''Laissez mes hommes en paix... Je ferais ce que vous voulez...''

Il lança ça tout simplement, avant de s'avancer vers Zoé, les mains le long de son corps, sa tête bougeant a chaque pas, du sang, de la poussière et des brûlures marquées sur son visage sale et mal rasé.
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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Mar 15 Avr 2014 - 0:38

Thomas Dole entra dans un fortin qui avait visiblement pris quelques coups durant la bataille. Il poussa la plaque de blindage cabossée pour franchir le pas de la porte. L'intérieur était sale de terre, d'éclats et de sang. En pénétrant ici, on quittait le monde pour une enclave hors du temps, accentuée par les grains de poussière en suspension dans les raies lumineuses qui filtraient des nombreux trous constellant les murs et le toit. A peine le capitaine eut mis le pied dans la pièce, Gustave referma la porte derrière lui et joignit ses deux mains sur le pommeau de sa masse d'arme appuyée sur le sol. Juno dite Adora achevait de ligoter Nérée, tendis que Zoé tourna le dos à un guerrier de la Horde en équilibre sur une roue de voiture et la corde au coup et ses deux confrères déjà inertes suspendus au plafond.
"-Je suis ravis de voire que tu es sorti de la bataille en un seul morceau, dit-elle en donnant un coup de talon dans le perchoir du pendu. Je n'en attendais pas moins de ta part capitaine Thomas Dole.
Le pauvre homme s’agitait en s'étranglant.
-Tu n'aurais pas pu espérer victoire plus fracassante sur ton ennemi juré.
Elle désigna les trois chefs survivants attachés sur des chaises rouillées.
-Contrairement à ce que tu aurais pu croire dans la confusion, nous n'avons pas changé de camps. Pour preuve, je t'offre ta Némésis sur un plateau."
Les gémissements s’étouffèrent lorsque la langue du condamné à mort jaillit de sa bouche comme un grosse limace bleue.

"-Parlons maintenant de la contrepartie de l'effort de guerre de mes camarades et moi-même. Il y a un objet que je recherche et qui serait passer par la Horde il y a peu. Je pense que ces trois là en savent quelque chose, mais ils n'ont pas voulu m'en dire plus, ne trouvant que des insultes à vomir sur mes bottes. Étant donné qu'ils sont tes prisonniers, je compte sur toi pour leur extraire les informations dont j'ai besoin. Bien sur, le matériel dont nous disposons ici n'est pas de première fraicheur, mais cela n'en sera que plus douloureux.
Akhaten tournait et serpentait autour de Thomas en lui susurrant des suggestions de torture plus ignobles les unes que les autres.
-Tu ne peux pas refuser un exutoire aussi beau à la haine que tu voues à ces barbares. Ici personne ne te voit, tu es libre de toute contrainte, il n'y a que toi et tes émotions. Laisse les te submerger et ainsi tu découvriras de quelle puissance elles sont la source."
La Malebranche quitta son orbite pour s'approcher de Nérée. Sans poser la moindre question elle lui décocha un violent uppercut dans le menton. Puis, sans la lâcher d'un regard perçant, elle montra ses canines dans un sourire carnassier auquel son interlocutrice répondit en crachant trois incisives ensanglantées.

Spoiler:
 

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Thomas Dole
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Mer 16 Avr 2014 - 19:12

Le groupe de soldats dépenaillés se tenaient devant le bâtiment en flamme, fatigués, pleins de boue et de sang, devant 5 soldats de la Horde un peu bizarre.

Ces soldats étaient persuadés d'avoir gagné, et attendaient l'ordre de leurs chefs de torturer, violer et/ou tuer les pauvres soldats.

Mais ils mettaient du temps a venir.

Il y avait, près du groupe de Maverick, une femme soldat, quelque chose d'assez marginal. Elle était blessée, comme beaucoup de personnes ici. Elle se traînait avec un bras valide, s'était injectée un stimpak, et tentait de fuir vers la voiture psychotique la plus récemment détruite.

Derrière elle, un déchet, se tenant le bras, un peu en lambeaux, et son copain, un barbu avec une coupe punk qui gardait une hache, arrivaient.

Le mec qui se tenait le bras attrapa une des jambes de la fille avec son membre valide. Dès que sa main la touchait, la pauvre fille se mit a trembler. Elle se fit retournée, traînée vers eux, quand le mec mit ses genoux de chaque côtés d'elle.

La soldate hésita, sous la soif et les blessures. Après un moment, quand elle réalisa une hache brillante et un taré aux cheveux gras, dégoulinant de sang et de sueur, qui fit traverser le plat de son couteau sur son vagin, elle paniqua. Elle bougea ses bras, voulant attraper un couteau, quand le sale taré s'affala sur elle, et qu'il foutu sa lame sous sa gorge.

''Ne fais rien de mal, et je te jure que ce sera fini avant même que tu puisse y penser...''

Il leva une de ses jambes, et passa son doigt au dessus de ses fesses, enfonçant son pantalon vers son anus. Immédiatement, la fille attrapa du sable chaud dans sa main, et la balança dans les yeux du mec. Le déchet tomba un peu en arrière, se rattrapant avec sa main blessée, un pur réflexe qui le fit hurler de douleur. Il s'écrasa sur son coude, son couteau dans une autre main. La soldate lui attrapa le poignée, lui fit une clé de bras, et tenta d'attraper le couteau, quand elle reçu un énorme coup dans la face.

Elle s'écrasait a terre, le nez brisé. Le psychotique blessé se leva, tandis que son copain a la hache se mit a côté de lui, la leva bien haut. L'infirme eut un rire gras.

''Oh, tu veux résister un peu, hein ? Haha ! C'est génial ! J'adore ça !''

Il se pinça les parties, avant d'écraser son pied sur la botte de la soldate. Il plaça son couteau entre les dents et se prépara a se coucher sur elle et la violer, quand il entendit une voix rauque, nasale et sombre derrière lui.

''Alors tu va m'adorer...''


Le psycho tourna la tête d'un coup, projetant un peu de sueur. Quand il aperçu droit devant lui une goule pleine de sang bien vif, ses yeux changèrent. Pour la première fois depuis des années, il sentait une émotion extrême : La peur.

Barras lui donnant un coup de pied dans les dents, enfonçant un peu le couteau dans la bouche du psycho. Immédiatement après, le major attrapa l'embout de l'arme, la fit glisser au dessus de sa langue, pour la faire toucher la joue, et donner un énorme coup vif, traversant la peau. Le violeur s'écrasa au sol, la bouche dégoulinante de sang et toute la joue droite perforée.

Le mec a la hache la leva bien haut, et la fit s'abattre devant le Major. Celui-ci évita le premier coup, sautant en arrière. Le psychotique, élancé vers le sol, fit un pas devant lui et la releva, mais le major évita une fois de plus le coup. Finalement, le sale taré décida d'attaquer bien de front. Il leva la hache pile devant le major, au dessus de sa tête. La goule sauta sur lui avant qu'il ne puisse l'utiliser, lui donna un coup dans la pomme d'adam, avant de faire un pas en arrière et de lui asséner un kick transversal dans le genoux. Le psychotique s'écrasa de côté, son bras un peu emporté par la hache qui tomba au sol.

''Oh mec, t'es dedans pour un show ce soir''.

Barras fonça derrière lui, lui attrapa la tête, et brisa sa nuque d'un vif coup. Le déchet s'écrasa dans le sable, le faisant soulever. Barras s'approcha de la fille, sorti un stimpak de sa poche, et le fit tomber sur son corps.

''Partez vers la voiture, et dites a Maverick de ne pas intervenir avant exactement 15 minutes. Je vais sauver nos hommes moi-même.''

Barras courut, de l'autre côté, de son propre chef, sous le camion devant lequel il avait tenu garde pendant un long moment. Il était prêt a bondir et sauver tout les pauvres gras en tuant les 5 psychotiques qui regardaient, stressés, les soldats survivants. Ils hésitaient... Pourquoi leurs chefs n'étaient pas là ?

Pendant tout ce temps, Dole se tenait devant les chefs psychotiques, le dos un peu vouté, le regard vide. Après un moment, prit comme d'un courant électrique, il sorti un couteau de l'armée, l'enleva de son fourreau, et le pointa aux 3 connards, le pointant sur eux l'un après l'autre.

''Ok... Le caporal Morvand n'est jamais rentré à la base... L a FNF a décidé que je vous tue, si vous voulez que je fasse ça vite, dites moi lequel d'entre vous la fait... Et où se trouve son corps...''
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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Sam 19 Avr 2014 - 23:11

La poussière se collait aux corps poisseux des occupants de la chambre de torture tant l'atmosphère y était lourde, aussi bien par sa température que par son ambiance. Chaque mot prononcé ici venait peser sur la balance et poussait tout ceux qui n'avait rien à dire au silence. La question que posa le capitaine au sujet de son caporal était assez inattendue. Personne n'avait pensé le voire s'inquiéter pour un homme de main en de telles circonstances, mais puisque le sujet était amorcé, impossible de le contourner. Sur sa chaise ligotée, Haine ne se laissait pas intimider. Malgré sa blessure à l'épaule toute fraiche, elle gesticulait dans ses liens et n'hésita pas à cracher :
"-Jamais entendu parler de ce type ! Vous croyez que je peux me souvenir de tous les votre que j'ai pu tuer ?
-Excusez la rhétorique trop franche de mon aimée, mais il est vrai qu'à force nous avons perdu le compte.
De son côté, Nérée peinait difficilement à articuler sa machoire inférieur. Sonnée par la douleur, elle exprimait silencieusement sa haine envers Akhaten.
-Maintenant vous n'avez qu'à nous tuer qu'on en finisse, mais prenez garde à votre traitresse, qu'elle ne ..."
Juno s'était approché d'elle une fiole à la main. Elle raviva la plais du fusil à lunette et y versa un liquide rose bonbon où surnageaient de petites particules noires. Haine hurla de douleur, prononçant des injures plus créatives les unes que les autres. A l'issue de cette experience, elle était calmée pour un moment.
"-Vous êtes de grand malade ! s'exclama Amour à l'attention des Malebranches.
-C'est un grand débat parmi les miens, répondit calmement Zoé. Sommes-nous fous ou pas ?
Elle le regarda fixement avec ses yeux percent.
-Personne ne prétend connaitre la bonne réponse, alors la question reste ouverte. J'ai moi-même un opinion la dessus...
On sentait poindre dans son attitude une colère imprévisible qui montait crescendo.
-Je pense que le seul vrai fou est celui qui se fait traiter de fou le premier. Tout cela n'est qu'une question de référence.
Le ton de sa voix commençait à s'emballer.
-Pour moi, c'est le monde entier qui est malade. Il y a autant de folie que d'êtres humains sur ce qu'il reste de cette pauvre terre. On dit que la guerre ne meurt jamais.
Elle approcha son visage, toujours moucheté du sang de la bataille, de celui de son interlocuteur et repris plus doucement :
-Mais la guerre n'est que la suite logique des choses. Ce sont les folies individuelles de chaque être qui luttent pour s'élever au-dessus de celles des autres. Dans cette vaste cours des miracles, nous ne sommes que les jouets de la folie. Alors, cela soulève la question que l'on devrait véritablement se poser : doit-on lutter contre sa folie ? ... Que personne ne s'avise de répondre !"

Akhaten s'approcha de Thomas pour chuchoter dans son oreille :
"-Je sais que toi aussi tu connais ta folie. Ne sens-tu pas comme elle te ronge d'être réfrénée ? C'est sa puissance qui doit être libérée des entraves que lui ont forgées la FNF.
Adora avait glissé dans son dos pour lui donner quelque chose discrètement.
-Avec moi tu pourrais accomplir ta destinée et donner à la France ce dont elle a besoin. Rejoins moi et ensemble nous ferons encore mieux que ces fous de la république."
La psychotique vérifia d'un coup d’œil la dose de psycho estampillée H & V dans sa main avant d'enfoncer son aiguille dans le bras du capitaine. Celui-ci s'en dégagea d'un seul geste, mais le poison circulait déjà dans ses vaines.

A une fraction de seconde près, la synchronisation était parfaite : Haine qui n'avait pas bronché depuis un bon moment se mit à tousser. Elle toussa de plus en plus fort. Du sang et des glaires jaillirent de sa bouche et de son nez. Sa beau grisée se nervura du bleu de son système sanguin. Elle s’étouffait dans son vomis. Sans avoir la possibilité de l'exprimer, sa souffrance silencieuse inondait toute la pièce. A ce stade de l'infection, il n'y avait plus rien qu'on puisse faire pour elle, pourtant la mort mettrait au moins une heure à l'emporter, la plus longue de sa vie.
"-Regarde la se consumer, continua de siffler Zoé. Voyons si l'amour peut survivre sans la haine."
Amour n'en croyait pas ses yeux. Il n'était plus que l'ombre de lui-même. Le grand commandant de la Horde  tourna la tête vers Zoé, mais Thomas aurait pu croire que ce regard était pour lui. Il ne dit rien. Il n'y avait que de la tristesse sur son visage. Elle s'empara délicatement de la main armée du militaire pour l'approcher de l'abdomen d'Amour.
"-Maintenant, tue le ! le poussa-t-elle. Découpe son ventre d'Est en Ouest que nous puissions admirer les mécaniques de l'amour."
Sans le forcer, elle accompagna son geste d'une lenteur effroyable.

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Thomas Dole
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Dim 20 Avr 2014 - 14:25

''Woah... ça c'est... Nouveau...''

Le poison se répendait déjà dans ses veines. Dole était déjà stressé, blessé, fatigué, couvert d'acide, avec des acouphènes un sevrage direct d'alcool qui le faisait halluciner. Maintenant dans son corps se rependait une drogue nerveuse qui commençait tout juste a faire effet.

"Eh eh, eh...''

Pourtant, au départ, il ne semblait pas plus taré que d'habitude. Il observait ses mains, avec un large sourire sardonique, qui montrait toutes ses dents jaunes. Il avait un rire gras, un peu débile, alors qu'il bougeait ses doigts dans tout les sens.
Puis, d'un coup, il se mit a tousser. Il toussa très fort, une toux très sèche. Il approcha sa main vers son visage, et fit des mouvements, comme si il y avait de la fumée. Dole attrapa son cœur, et toussa encore plus fort. Son ventre se mettait a lui donner des coliques.

Il voyait quelque chose devant lui. Un épouvantail.

''BOOOH !''

C'était un homme. Un homme mince, de la même taille que le capitaine. Il portait un costume étriqué, brossé, doux, en soie. Un costume gris, avec une chemise parfaitement pliée, tout le contraire des vêtements froissés qu'on voit partout dans les terres désolées. Il était propre, et Dole sentait même une odeur de parfum venir de lui. Il avait une cravate qui était totalement opposée a son costume. Une cravate multicolore, avec des motifs un peu débiles. Le genre de cravate qu'un gamin riche offre a son père pour la fête des pères...

''Oh, on a un problème ?''

Ce même homme, droit, calme, propre, avec, a la place de la tête, une figure immonde, dégoûtante, qui inspirait a Dole la révulsion la plus totale.
C'était une sorte de tête déformée, grise, ou même plutôt marron... Il avait des veines géantes qui sortait a certains endroits. Il était entièrement chauve. Il n'avait pas de lèvres non plus. A la place, de sortes de gros morceaux de ferraille verticaux, qui semblait fonctionner comme des agrafes... Il y avait deux orbites, mais sans aucun sourcil. On voyait a l'intérieur deux yeux, jaunes, injectés de sangs, qui bougeaient vite, d'Est en Ouest, observant toute la pièce. D'un coup, la bonne odeur de parfum qui sortait du costume se tournait en la pestilence la plus nauséabonde. On aurait dit qu'une pile de cadavres pourris depuis quatre jours étaient tombés dans la pièce.

''Asseyez-vous donc. Nous allons parler.''

C'était une voix grave, qui résonnait. On aurait même dit que c'était une voix sortie des enfers... En fait, ce n'était même pas une voix. C'était un mélange de plusieurs fragments. Il reconnu celle de la tarée qui arrêtait pas de lui tourner autour. Il reconnaissait le voix du Général Madof alors qu'il parlait à la radio. Il entendait les cris gras de Barras. Il pouvait reconnaître les maniérismes de Pestagaupe, les montées de Maverick, les commentaires plats et calmes du caporal Falquin, la voix douce et féminine du sergent Versailles. Il entendait aussi la voix de son père...
Tout cela était mélangé dans une seule et même voix, métallique, horrible, grinçante, robotique, avec un écho derrière...
Dole continua de tousser et de bouger sa main comme si il y avait de la fumée. L’épouvantail fit un pas en avant. Le pas fit trembler le sol, la puanteur se fit sentir de façon plus vive, et maintenant Dole entendait comme des cris, des plaintes, des pleurs... Il voyait des vers de terre sortir des agrafes métalliques qui servaient de bouche à l’épouvantail.

''Prenez un verre. Vous en avez besoin.''

Dole senti comme un liquide être jeté vers lui. C'était de la vodka, du vin, du sang, des larmes et de la chiasse mélangés. Le capitaine, terrifié, fit un pas en arrière, avant de s'écraser par l'arrière, de continuer de tousser, encore plus fort, crachant de la salive en même temps.

''Vous avez l'air d'un homme qui prend les choses bien trop sérieusement.''

Les vers de terre qui sortaient de la bouche de l'immonde chose se rependaient partout dans la pièce. C'était comme si il les crachait. Dole était couché sur le sol. Il mit ses mains sur ses oreilles, et hurla. C'était un hurlement strident, inquiet, qui fut coupé bref par une quinte de toux. Dole voyait des images défiler dans sa tête, toutes entrecoupées des vers qui sautaient vers lui, de hurlements et de pleurs de femmes, d'hommes et d'enfants, de rats noirs et squelettiques courant dans tout les sens. Il voyait des bottes de soldats défiler dans le quartier de la Défense, de façon droite et martiale. Il voyait des charniers remplis de corps. Il voyait une femme se faire violer sous ses jumelles.

''Vous voulez mon avis ?''

L'épouvantail sorti quelque chose. C'était un briquet. Le briquet du père de Dole, gravé avec ses initiales. Pendant trois secondes, trois petites secondes, plus rien ne passa dans l'esprit de Dole. Il regardait, silencieusement, en l'air, vers les yeux jaunes, droits, et ensanglantés de cette chose immonde, qui pointait le briquet allumé vers le capitaine, le bras allongé, montrant sa tenue auparavant parfaite, maintenant pleine de trous et de choses immondes et noirs sortant de son corps...

''Vous ne ferez pas long feu comme ça.''

La chose balança le briquet sur Dole. Le capitaine vit alors l'alcool qui était sur lui prendre feu. Il regarda ses mains, les brossa vite entre elles, mais sous ses yeux, il voyait des flammes et des cendres sortir, sa peau devenir rouge vif, et une douleur comme il n'en avait jamais connu...

Dole se détruisit la gorge dans un cri terrifiant de terreur. Il hurlait, assez pour briser les tympans de toutes les personnes proche de lui. L'épouvantail, devant lui, se tenait droit, les mains dans le dos, alors que Dole se levait, et courait vers Amour. Il se griffait le corps, comme dans une tentative d'éteindre le feu sur lui. Il sauta sur le siège du psychotique, le faisant basculer avec lui. Une fois là, Dole asséna un coup de poing de la main gauche dans le crâne du déchet, assez fort pour briser ses propres os. Il lui tira alors ses cheveux, pour lui lever sa face qui semblait peu réactive. Avec sa main droite, il donna un autre coup, bien plus puissant, pour briser son nez.
Le capitaine était au dessus d'Amour, un genoux de chaque côté. Il lui cracha dessus, enfonça ses deux pouces dans ses yeux, d'un coup, avant de hurler frénétiquement. Il le frappait, du poing droit, sans s'arrêter, sa main gauche écrasant la gorge du psychotique, pour le tenir tranquille. Dole criait, accompagnant chacun de ses coups, qui n'avaient que 3 secondes d'intervalles. Il le tabassait, sans pouvoir voir les dégâts qu'il faisait, sans même voir si lui même avait mal. En fait, vu de ses yeux, Dole était en train de brûler. Il était victime d'une douleur telle qu'il voulait la causer aux autres. Il tabassait le psychotique, qui maintenant pouvait même être plaint. Il ne s'arrêta pas de le frapper, il continuait, coup après coup, pendant plus de 3 minutes, montre en main.

Pendant ce temps, dehors, un autre soldat brillant de la FNF devenu psychopathe rodait. C'était Barras. Il voyait encore un autre psychotique seul, et lui tranchait la gorge. Il voulait trouver ses alliés, et les sauver.
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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Sam 26 Avr 2014 - 15:23

Pendant ce temps, à deux pas du délirant Thomas, le troisième et dernier chef de la Horde encore en vie se remettait doucement du coup de poing qui l'avait méchamment sonné. Nérée la fêlée avait les dents rougeoyantes, elle observait silencieusement son ami se faire tabasser à mort par ce petit homme en furie. Impossible de savoir ce qu'il y avait dans sa tête tant elle masquait son ressentir. En temps qu'ultime piste pouvant permettre de retrouver la lame maudite, l'attention des Malebranches se porta naturellement sur elle. En effet, selon H, cette goule produisant le psycho qui circulait actuellement dans le sang du capitaine, un proche de Louis-Marie le dingue en possession de l'artefact serait venu rendre visite à ces psychotiques. La situation se prêtait parfaitement à la questionnette, c'était d'ailleurs pour ça qu'Akhaten avait tout mis en oeuvre pour la créer. Un seau d'eau froide et certainement très irradiée jeté au visage de Nérée acheva de la réveiller. Elle jeta un regard haineux à Akhaten qui le lui rendit bien.
"-J'affirme sans trop de risque de me tromper que mon malheur te ferait le plus grand bien.
Aucun sourcillement de la part de sa victime ne laissa suggérer une réplique.
-Tu te dis aussi qu'il est inutile de me donner ce que je désire, car quoi qu'il en soit je te tuerais.
Toujours pas de réaction, mais la tatouée restait calme.
-La torture non plus ne semble pas t'impressionner alors comment pourrais-je te faire parler ?
C'était une question de rhétorique qui n'attendait pas la moindre réponse.
-Il existe pourtant quelque chose qui devrait t’interpeller. Je n'ai rien contre toi, nous nous sommes juste rencontré sous de mauvaises augures, c'est pourquoi je ne vois aucun inconvénient à te libérer si tu réponds à mes questions.
Outre le fracas de phalanges sur une figure, le silence était toujours maître.
-C'est vrai que tu n'as aucune raison de me faire confiance, mais je pourrais tout aussi bien t'abandonner à ces chiens de la FNF qui n'ont pas vu de petit lot comme toi depuis des semaines.
La captive eu cette fois une mine étonnée et déçue à l'égard de Zoé.
-Excuse mes menaces, c'est que je ne sais vraiment pas quoi faire de toi.
Elle feignait la faiblesse.
-Voilà des mois que je suis à la recherche d'un couteau d'une grande valeur pour moi et les miens et qu'il m'échappe sans arrêt. Mon enquête m'a mené jusqu'à la Horde, mais je me retrouve face à une muette.
Nérée aperçu là son occasion de s'en tirer.
-Je sais où est ton couteau.
Le visage de la Malebranche s'illumina. Bien entendu, si la Hordeuse se dévoilait maintenant c'est qu'elle voulait en tirer parti. Sans doute s'imaginait-elle rester indemne le temps d'indiquer le chemin pour prendre la poudre d'escampette à la première occasion.
-Mais je ne te le dirais pas. Il est caché quelque part. Quand tu m'auras relâchée et que je serais loin, tu sauras.
-Ne m'insulte pas s'il te plait. Je ne suis pas stupide au point de me laisser berner par une ruse aussi grossière. Tu vas me mener à la cachette et de là tu pourras partir. Je viendrais seule pour que tu ne te sente pas menacée.
-Marché conclu."
Il y avait de gros risque, mais cela en valait la peine, Akhaten était confiante.

Thomas commençait à épuiser de taper dans ce morceau de viande froide. Le psycho lui donnait une plus grande puissance, mais les actions inutiles avaient ce dont d’épuiser bien plus vite qu'on ne voulait l’espérer. Tendis qu'il reprenait son souffle et qu'on libérait Nérée, Akhaten s'accroupit en face de lui. Elle l'observa d'abord pendant quelques instants, puis esquissa un sourire satisfait avant de lui tendre une gourde d'eau fraîche.
"-Qu'as-tu pensé de ce nouvel angle d'approche de l’existence capitaine ? N'est-ce pas grisant ?"

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Dernière édition par Zoé "Akhaten" Grégeois le Lun 28 Avr 2014 - 15:36, édité 1 fois
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Dim 27 Avr 2014 - 19:48

Dole s'était arrêté de frapper. Il haletait, et maintenant, il était assis sur le cul, les jambes en biais. Il regardait ses poings. Il étaient défoncés, douloureux, et Dole leva les yeux au ciel quand il comprenais a quel point ses os étaient foutus.

Il voyait la gourde d'eau devant lui, et la fille l'observer. Il ne pris pas une gorgée. Il n'attrapa même pas la gourde. Déjà a cause de ses mains, mais surtout parce qu'il ne faisait pas confiance a cette salope.

Il regardait Nérée se fait retirée ses sangles. L'épouvantail était derrière elle, en train de refaire sa cravate. Dole cracha vers sa direction, sa salive se répandant dans toute la pièce. Il remit ses yeux face a la Malebranche.

''Elle va nulle part !''

Dole sentait le psycho tourner dans ses veines. Son cœur fragile battait vite, et, délirant complètement, il s'écrasa sur le côté.

''Espèce de sale pute ! On m'a envoyé pour la tuer ! Il faut que je la tue... PUTAIN !''

Il s'était remit sur son cul, et regarda a sa droite. Son revolver Napoléon n'était tenu que par une petite lanière. Il contempla, l'idée, pendant une seconde, de l'attraper, de tirer dans ses jambes, de sauter sur elle et de lui défoncer le crâne.

Mais alors qu'il ferma son poing, il ferma les yeux, et laissa s'échapper de grandes respirations, avalant l'air comme il venait. Il avait un mal de chien. Ce n'était que cette douleur qui le maintenait pragmatique et raisonnable.

Il cracha encore, mais cette fois pas par défiance. Sur le sol, avant de tousser. Il salivait beaucoup, d'ailleurs, quelque chose d'inquiétant. On aurait dit un radcaniche assoiffé de sang, scrutant la pièce du coin de l’œil.

''Je suis sûr que dehors mes hommes se sont réunis ! On a pas entendu un coup de feu ! Ils ont dû prendre des prisonniers, et sont en train de compter leurs morts ! Ils connaissent tous le visage de cette pute ! Ils la tueront sur le champ !''

Il regarda de nouveau Zoé, et cette fois, l'observant comme un enfant apeuré, fixant ses yeux. Il sortit la prochaine phrase avec une voix douce et lente, opposée a son ton rauque, martial et agressif d'avant.

''Après cette bataille, je serais sûrement nommé commandant. Mais pour ça, il faut que je la tue... Je t'en supplie, je peux la faire parler ! Laisse moi juste la torturer, je peux même la laisser a mes hommes pour qu'ils s'amusent. Je te jure que je la ferais parler ! Mais la laisse pas partir... Je t'en supplie..."

Il regarda derrière Nérée, l'épouvantail semblant observer un des murs de la pièce. Dole était terrifié par sa présence, et son pouls était de plus en plus rapide.
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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Jeu 1 Mai 2014 - 23:35

Akhaten jeta un œil déçu sur le déchet qui la suppliait. Ce type devait être plus faible qu'elle ne l'avait imaginé, à moins qu'il n'est rien trouvé de mieux pour tenter de la convaincre de lui laisser sa revanche pleine et entière. Quoi qu'il en soit la pitié n'était pas la caractéristique la plus marquante des Malebranches. Si ils avaient du céder au premier venu crier son innocence en se mettant à genou, l'enfer aurait été dépeuplé depuis des années et les psychotiques se serait sans doute entredévorés. Zoé avait appris dès le début qu'il n'y avait aucun innocent et qu'il était inutile d’écouter les geignements. Elle du retenir une pulsion violente à l'encontre du futur commandant, l'imaginant bruler vif par le feu grégeois. Cela n'aurait pas pris beaucoup de temps et personne n'aurait pu l'en empêcher avant l'accomplissement total du meurtre. Cette facilité était, heureusement pour Thomas, entachée d'une chance de sortir d'ici sans lui égale à zéro. Tempi, ce serait pour plus tard ...
"-Et bien commandant, je ne crois pas que la situation me permette de décliner ta requête, avoua-t-elle. Personne n'est en droit de te priver de ta vengeance. Puisses-tu ne jamais oublier ce que nous faisons pour toi. Je te la laisse, mais je ne pense pas qu'on puisse en tirer quoi que ce soit de fiable."
En effet, il était peu probable que Nérée n'est jamais vu ce couteau. Si cet "écrivain" était réellement venu jusqu'ici, c'était sans cet artefact. Son empreinte démoniaque ne pesait pas en ces lieux, et la seule manifestation du malin qu'il pouvait y avoir émanait directement des Malebranches. Après tout, Akhaten savait que la lame appelait le sang en permanence, personne ne pouvait résister à la tentation de brandir une arme si finement ouvragé, si hypnotique.

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Thomas Dole
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Lun 5 Mai 2014 - 21:34

Dehors, il y avait un petit groupe de soldats de la FNF, couverts d'acide, de sangs, leurs uniformes éventrés et en haillons, qui attendaient patiemment le retour de leur chef, suant a grosse gouttes, devant les psychotiques de la Horde, qui eux aussi, attendaient leurs chefs.

Ces psychotiques, il y a plusieurs minutes, étaient confiants. Ils avaient gagné, et attendaient juste que leurs chefs arrivent avec des ordres.

Sauf qu'ils sont jamais venus.

Ils attendaient, là, a devenir petit a petit tarés. L'un d'entre eux voulu entrer dans le bâtiment. Son camarade lui déclara que le dernier a avoir interrompu Nérée a eu la mâchoire empalée et laissé une semaine entière.
A un moment, un des leurs fonça en déclarant qu'il avait trouvé le corps sans vie de Jonas. 2 psychotiques, proches de lui, sortirent leurs lames pour le venger, mais rapidement convaincus de ne pas le faire par leurs alliés.

Alors ils attendaient, comme ça. Mais putain, qu'est-ce qu'ils foutaient là dedans ?

Au départ, ils pensaient que la Horde parlementais avec Dole, peut-être négocier des termes avec la FNF pour qu'ils ne les suivent pas. Assez bizarre, mais faisable, ouais, pourquoi pas.

1 minute, 2 minutes, 3 minutes... Au bout d'un quart d'heures, les psychotiques étaient désespérés, paranoïaques, et prêts a tuer les hommes de la FNF devant eux.

C'est alors qu'une ombre s'approcha lentement dans leur dos. Le capitaine Barras. Il s'approcha d'un psychotique qui s'était éloigné, et l'égorgea sans problème. Un autre psychotique voulu le chercher, savoir où était passé son copain. Il fut égorgé a son tour. Un troisième voulu le trouver. Il trouva également la mort.

Il y avait maintenant 5 psychotiques devant 9 soldats de la FNF qui les guettaient, tranquillement. Ces 5 psychotiques commençaient a devenir fou, a hurler les noms de leurs 3 disparus.

Pendant ce temps, dans le bâtiment, Dole s'était enfin levé. Il s'approchait, lentement, de la psychotique qu'on avait mis a ses genoux, ce qui était pratique vu que le futur commandant était un nain. Dole souriait. Un petit sourire chaleureux, en coin, a destination de Nérée. Il avait le psycho dans les veines, mais avait réussi a trouver un rythme cardiaque plus correct, même si il salivait encore comme un radcaniche. Dole s'approcha de Nérée, poussa ses cheveux hors de ses yeux, et lui caressa la joue, doucement.

''Tu veux savoir pourquoi j'ai rejoins l'armée ?''

Il parlait avec une voix douce et mielleuse. Quelques secondes après, il lui lâcha la joue, ouvrit sa veste ruinée, et sorti une petite boîte en cuir de brahmine. Il l'ouvrit, et en sorti un magnifique couteau ouvragé. C'était une petite dague, brillante et immaculée. La poignée était en bois noir, avec un petit drapeau français rond gravé d'un côté et un symbole avec un coq a deux têtes de l'autre. Un couteau bien conservé, cher, qui n'avais jamais servi, et qui était un simple cadeau d'une amicale d'officiers de l'île.

Dole caressa la lame de la dague, d'où tomba un peu de poussière. Il attrapa les cheveux de Nérée, les tira un peu en arrière, et posa la lame juste sur ses lèvres.

''Vois-tu... Mon père... Était un vrai français... Enfin, je veux dire... Le genre de français dont la FNF rêve... C'était un docteur... Qui n'a jamais eu qu'une femme... Et qu'il a engrossé 8 fois... C'était... C'était l'exemple même de l'hypocrite qui voulait paraître... Tu dois connaître ces hommes, Nérée, ce sont le genre de personnes que tu prend pour victimes. Comme ces gens a la ferme, tu te souviens ? C'était... Je... Tu vois, c'était le genre de mec qui passait ses journées a sourire, devant ses clients, devant ses amis... C'était le genre de mec qui voulait a tout prix voir les gens sourire, paraître heureux, parce que c'est toujours mieux, quand on va chez monsieur le préfet, de bien sourire. Je me rappelle très bien, que, quand je n'étais qu'un gamin, que j'allais a l'école, a apprendre de jolies choses sur la beauté de la France et de son histoire, mon père n'était qu'un assistant d'un grand médecin. Et toute la sainte journée, il s'en prenait plein la gueule. Bien sûr, il ne pouvait pas dire leurs quatre vérités aux mecs au dessus de lui. Alors, il s'énervait pour pleins de raisons...''

Dole glissa lentement la lame du couteau dans la bouche de Nérée, tenant fermement la poignée.

''Chuuuuuuuut... Tu vois, je me rappelle, une fois, j'étais assis, par terre, a lire un manuel, où on parlais d'un mec qui s'appelais Napoléon Bonaparte. Et bien, il paraît que ce mec, il était né au milieu d'une fratrie de débiles mentaux, avec une mère chieuse et un père mort, mais qu'il avait réussi a poser ses couilles tout en haut de la France. Au moment où je lisais ça, mon père était entré, bien plus énervé que d'habitude, peut-être même un peu bourré, et que ma mère, mon idiote de mère qui se laissait faire, n'avait pas bien lavé sa chemise. Alors, il fonce dans la pièce, et il hurle... ''SALOPE !! T'ES PAS CAPABLE DE FAIRE QUELQUE CHOSE DE PROPRE ?''
Il lui donne une belle mandale... Eh eh... Ah... Ah... Une superbe mandale. Ma mère vole et tombe sur la table. Alors, il lui attrape la gorge, et commence a la serrer... JUSTE sous mes yeux ! Et il crie : "JE SUIS SÛR QUE TU ADORE QUAND JE FAIS CA !!! HEIN ? DIS LE, SALOPE !''
Et il y avait quelque chose dans ses yeux... C'était... C'était un lâche, mon père. Il était incapable de tenir tête a quiconque était plus gradé que lui... Mais face aux plus faibles... Il... Il était fort... Oh oui. Alors qu'il étrangle ma mère, il me regarde. Droit dans les yeux. Je suis terrifié. Je tremble. Je pleure un peu. Alors, il me sourit, et il me dit : "Pourquoi t'as peur ? Tu n'es pas heureux ? Mais souris donc ! Tu veux me faire honte ?''
Bref... Regarde moi, Nérée... Regarde ce que je suis... Un petit mec, moche, faible, avec une angine de cœur, des problèmes de peau, complètement asocial alors que tout les gens qui ont mon âge sont déjà mariés et avec des enfants. Mais tu sais quoi ?''


Dole sorti le couteau, qui dégoulinait maintenant un peu de salive, et toucha ses grades a l'épaule.

''Ces trucs... Ils me permettent de faire ce que je veux... Regarde toi Nérée...''

Dole changea de voix immédiatement. Elle devint martiale, grasse, grave.

''C'est une belle journée, Nérée. Je n'ai pas a présenter la FNF, non ? Vu que mes hommes viennent de détruire tout ce que tu as connu ces dernières années tu dois être familière avec la FNF. Tu sais ce que je représente ce que je peux faire... Et je te fais toi, Nérée. Froid et dur, je te fais...
Tu as tué le Caporal-chef Morvand. Tu as tué le caporal Alexis. Tu as tué le soldat 1ère classe Henri. Le soldat 1ère classe Airvel et le soldat 2e classe Porteur. Tu les as tué, quel qu’en soit ce que n'importe qui d'autre en dira. Mes soldats... Leurs cadavres sont en train de pourrir loin d'ici, il faudra qu'on aille les chercher en camion pour les ramener a leurs familles éplorées... Ils auraient pu devenir de grands hommes, défendre la République tout en vivant heureux mais TU es venue et tu les as fait souffrir au nom de ton simple plaisir... Bouger ton petit sabre te faire sentir puissante ?
Le pouvoir ne viens pas d'un flingue, ou d'un écusson, pour mon cas... Non... Le pouvoir viens du mensonge.''


Dole sourit, alors que maintenant son couteau passa sous la gorge de Nérée, avant de glisser vers son torse.

''Mentir gros et avoir tout le beau monde être d'accord avec toi. Une fois que tu t'es assuré que tout le monde accepte que ce qu'ils savent dans leur cœur n'est pas vrai tu les tiens par les couilles...
Il y a quoi ? 20 soldats de la FNF dehors ?''


Dole lâcha ses cheveux, la frappa pour la mettre au sol, et se mit au dessus d'elle. Il fit une coupure sur sa joue, d'un coup, avec sa dague, avant de lui fixer les yeux, hurlant presque.

''Je pourrais te sodomiser sans arrêt pendant une journée et je ne serais même pas arrêté... TOUT LE MONDE mentirais pour moi ! Tout le monde qui compte ! Autrement leurs propres mensonges, tout ce qui leur permet de manger et boire à Lutèce, cela se résume a tout faire tomber comme un château de carte...''

Dole sentait le psycho agir. Il avait une érection rageuse, il salivait tellement que son liquide buccal tombait a grosse gouttes sur le visage ensanglanté de Nérée. Le capitaine contempla de la violer, ici même, et de lui trancher la gorge au moment de l'éjaculation...

Mais non, a la place, il eut un rire gras, et se leva.

''Mais je te veux forte, en forme et en bonne santé ! Et oui, on est super sympa dans la République ! Tu vas vivre un looooooooong moment, je vais m'en assurer. Tu vas subir la justice pour avoir tué ces 5 soldats, et sûrement bien plus de personnes avant... Et tu vas passer une journée a pleurer, hurler, humiliée... Seule... Tu pense que j'aurais des problèmes ? Deux lignes dans un rapport. Je ne ferais que rapporter ta tête a Lutèce. Des gens de la FNF qui ont des remords ? Je signe un papier et ils sont envoyés dans un avant poste en face des amazones, personne ne prendra le risque.''

On entendit des coups de feu dehors. Ou plutôt des coups de lasers. C'était Maverick qui était arrivé en courant, avec ses hommes. Ils tuaient les derniers psychotiques, poussant les autres a se rendre immédiatement. Les soldats de la FNF blessés étaient tout de suite attrapés, bourrés de stimpaks, alors qu'on faisait des liens sur les bras de tarés qui étaient un peu trop confiant.

Le son des lasers provoqua une satisfaction incroyable au capitaine. Il ferma les yeux un moment, avant de regarder Zoé. Il lui sourit un peu.

''Merci... Merci pour tout... Maintenant je me sens enfin bien.''

Dole attrapa violemment les cheveux de Nérée, la traîna, ouvrit la porte, et la jeta sur le sable dehors, devant des soldats de la FNF dépenaillés qui étaient choqués de voir leur chef toujours en vie.

''SOLDATS ! CETTE FEMME VIENS D'AVOUER AVOIR TUE LE CAPORAL MORVAND ET SES HOMMES ! VOUS ÊTES AUTORISES A UTILISER TOUT LES MOYENS QUE VOUS VOULEZ POUR VOUS VENGER ! MAIS, SURTOUT, GARDEZ LA EN VIE !''

Les soldats regardaient, les yeux grands ouverts, sans sachant bien quoi faire. Psychologiquement, il n'y avait aucun moyen de rendre les gens plus violent que le groupe. C'est pour ça que les émeutes étaient dévastatrices. Parce que quand on est poussés par la masse, on est capable de tout.

Barras s'avança le premier. La goule était couverte de sang. Il attrapa la femme, la fit traîner devant la cafétéria, et, sous les yeux des soldats fatigués et remplis de haine, il défit sa ceinture, et commença a la fouetter.

Le reste, ce n'était pas de grande importance. Les soldats de la FNF s'approchaient, lentement, jusqu'à faire un cercle compact. Dole regardait ça de façon impassible, un sourire en coin. Il hésitait encore a les rejoindre. Mais il savait déjà, en observant les soldats psychotiques qui avaient les poings liés, que ses hommes n'amèneront aucun prisonnier jusqu'à Lutèce.
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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Mar 6 Mai 2014 - 0:42

Gustave eu ce rire que lui seul savait faire, très aigu, très court, comme un rictus sarcastique.
"Nous ne sommes pas si différent, capitaine, lâcha-t-il."
Après cela les autres Malebranches se regardèrent complices avec tous ce sourire amusé au coin des lèvres. Ils sortirent paisiblement du cabanon des horreurs, juste derrière le chef psychopathe des soldats de la FNF et restèrent un peu en retrait le temps qu'il finisse son discours. Alors qu'il observait avec un désir mal dissimulé la scène de ses hommes libérant leur plus bas instinct de concert sur ce qu'il restait de Nérée. Les Malebranches ne ressentait aucune pitié pour elle, leur seul regret fut de ne pas avoir pu exercer pleinement leur art de la mise à mort et de laisser faire le travaille à une bande de bourrins amateurs. Akhaten s'approcha encore par derrière et susurra à l'oreille de Thomas :
"-Ne nous perdons pas de vue après cela. Tu pourras me retrouver en demandant Akhaten à l’échoppe du shamane de Ménilmutant. Nous avons encre tant de chose à nous apporter."
Elle tapota de ses doigts son fusil pour désigner ce dont elle parlait. Il s'agissait d'une reconnaissable arme laser construite à partir des plans du livre de Triskélis par le Maréchal, cet homme qui avait soulever tout un émois dans la capitale il y a quelque temps. Il était fameux pour avoir combattu la FNF à l'aide de cette technologie surpuissante et s'être encanaillé avec les psychotiques du tout Paris. Sans même laisser à Thomas le soin de dire un mot, la tatoué glissa dans sa mains une deuxième dose de psycho avant de tourner les talons et s'éloigna avec le reste de son groupe pour disparaitre derrière le bâtiment en flamme.

Là-bas, une des voitures de la Horde les attendait le nez enfoncé dans un trou et les deux roues arrières en l'aire. C'était un modèle Coupé de chez Chryslus Motors déjà bien rafistolée et customisé pour le combat qui avait la chance de ne souffrir que par sa taule froissée et ses quelques impacts de balle. Ils le remirent sur pied et purent constater que ses batteries étaient encore presque pleines. Après une courte délibération, Zoé se colla derrière le volant et enclencha le contact. Le rugissement du moteur fit trembler tous les passagers. Elle donna quelques coups d'accélérateur pour la frime, vérifia que tout le monde était bien installé et mis les gaz jusqu'à Paris sans se retourner.

_________________
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Mar 6 Mai 2014 - 10:33



Rapport de mission I2C-122A
Opération ''Feu Grégeois''
Adressé au : Commandant Sophie Alexandra Marianne
Par : Capitaine Thomas Alexis Jacques Dole

Détail de l'opération initiale :

Capitaine Thomas Dole,

La section Infanterie, notamment avec le nom du Lieutenant-Colonel HABDAIK, a décidé d'envoyer une mission ayant un rapport avec le groupe psychotique nommé ''La Horde''. Le département forces spéciales, ayant suivi les traces depuis l'attaque de la ferme, a réussi a retracer les responsables.

Je vous envoie trois fac-similés contenant les images de vos cibles ainsi qu'un dossier de 6 pages sur ce que la sûreté a réussi a filtrer sur les cibles.

J'ai déjà préparé votre itinéraire. Vous aurez sous votre commandement direct 40 hommes formés de diverses unités qui ont été jointes. Les hommes sont tous compétents, il n'y aura normalement aucun incident a rapporter.

Vous serez équipé de deux armes spéciales réquisitionnées a l'armurerie, ainsi que d'un camion. Ce matériel devra être restitué si possible. Vos hommes recevront pour 3 jours de ravitaillement, des munitions supplémentaires et vous serez habillés en uniforme de patrouille.

Vous devez impérativement faire route vers un avant-poste a POISSY, où se tiens en garde le lieutenant VELASQUEZ. VELASQUEZ vous donnera les cartes et rapports nécessaires pour pouvoir terminer votre mission dans les plus brefs délais.

Je profite de ce rapport pour vous rappeler que cette mission ne doit pas devenir votre vengeance personnelle. La FNF vous a peut-être rétrogradé pour le moment, mais vous pourriez espérer récupérer votre grade si aucun incident n'est a signaler.

Votre objectif principal est la capture de la station service, ce qui vous permettra de capturer des ressources pour la FNF là-bas. Il vous faudra aussi tuer les 4 chefs de la Horde. Une fois ces objectifs accomplis, revenez a POISSY, puis vers LUTÈCE. Si nous n'obtenons pas de vos nouvelles sous 2 semaines, nous devrons vous considérer comme mort.

HONNEUR ET PATRIE



Page 1/6




Rapport détaillé (Rempli par : Capitaine Thomas Dole)

Jour 1 : Appel 08-32 de Lutèce.
Aucun homme ne manquant a l'appel.
Matériel paré. Réquisitions accomplies.

Départ 09-11 de Lutèce
Marche. Etape et pause a 10-14 et 11-37

Arrêt 12-14
Etape et ravitaillement. Aucun incident a signaler.

Marche 12-53
Etape et pause a 13-41, 14-12, 15-47

Pause longue 16-23
Retour marche 16-59

Marche 17-00
Etape et pause a 18-02, 19-11 et 20-01

Arrivée POISSY 20-34

Pose du campement en dehors de POISSY

Rapport avec le Lieutenant VELASQUEZ.

Appel du soir 22-02
Aucun homme ne manquant a l'appel.

Jour 2 : Appel matin 06-24

Ravitaillement 06-31.

INCIDENT : Attaque de mouchams. Aucune victime.

Rapport réquisition : Le lieutenant VELASQUEZ nous a offert des médicaments. Ces médicaments seront utiles lors du jour 4 et 5 pour permettre aux blessés de survivre jusqu'à Lutèce.

Départ de POISSY a 10-21
Marche.
Page 2/6




Etape a 11-14.

Ravitaillement court 12-10

Marche.
Etapes a 13-43 et 14-21

INCIDENT : Nous avons été engagé par un véhicule de la Horde. Aucune victime a signaler.

Marche forcée. Aucune étape jusqu'à 17-21

Ravitaillement court 17-21.

Marche forcée. Aucune étape jusqu'à l'arrivée à la station service qui sera désignée sous mes rapports comme PRIMAL, nom donné par le Lieutenant-Colonel HABDAIK.


Arrivée a PRIMAL a 21-20.

Ravitaillement a 21-23.

Commencement des travaux nécessaires a la défense de PRIMAL.

Appel du soir 22-10
Aucun homme ne manquant a l'appel.

INCIDENT : Un groupe de réfugiés venus de Paris a demandé notre aide pour la nuit. Nous avons finalement accepté a condition qu'ils restent éloignés de quelconque place sensible.

Jour 3 : Appel du matin, 06-14
Aucun homme ne manquant a l'appel.

Travaux forcés de défense jusqu'à 12-01

Ravitaillement 12-16

Début des ordres de patrouille a 12-32
L'Adjudant MAVERICK a été chargé, avec le Sergent VALPERT et le Sergent-chef MASSENA de faire une patrouille courte de la zone.
Page 3/6




INCIDENT : Une fusillade a éclaté entre le groupe de MAVERICK et la Horde. Un mort chez la Horde. Aucune victime parmi les nôtres.

Voir le rapport complet de l'adjudant MAVERICK pour plus de détails.

Patrouille jusqu'à 20-12

Travaux menés par le Major BARRAS jusqu'à 20-12

Appel du soir.
Aucun homme manquant.

Patrouille nocturne organisée. Le Caporal-chef MORVAND se déclare volontaire.

Jour 4 : Appel du matin 06-12
5 hommes manquant a l'appel :
Caporal-chef MORVAND
Caporal ALEXIS
Soldat 1e Classe AIRVEL
Soldat 1e Classe HENRI
Soldat 2e Classe PORTEUR

INCIDENT a 08-14

Véhicules de la Horde a signaler.

Début de combats a 08-16

Notre tireur d'élite, le Caporal-chef SIMON s'est illustré pour avoir anéanti plusieurs véhicules psychotiques.

Combats nombreux et chaotiques. Les véhicules psychotiques tournent autour de la base.

Notre mitrailleuse lourde, dirigée par le Caporal ALEZAR, a été capable de prendre plusieurs véhicules.

2 véhicules ont été touchés. Le major BARRAS se retrouve dans une situation tendue avec un véhicule psychotique, mais parvient a les neutraliser.

A 08-54, un véhicule a forcé le passage de PRIMAL. Une herse posée par notre ingénieur l'arrêta net. Nous avons alors tué les survivants.

Un autre véhicule est mis hors d'usage. Une des cibles est repérée dans ce véhicule.

Cible repérée : JONAS de la Horde.

JONAS tue un de nos soldats, avant de se faire lui-même neutralisé par un de nos hommes.

La bataille fait rage pendant un moment.
Page 4/6




Arrivée d'Amour et Haine dans un véhicule. Une mine posée les arrêtent net et ils continuent a pied.

Arrivée de Nérée dans un véhicule. Ses hommes et elle-même sautent hors de la voiture et foncent dans les tranchées, faisant plusieurs victimes.

La bataille continue pendant 15 minutes.

Détonation dans la cafétéria de PRIMAL : Un explosif psychotique enflamme l'endroit et nous force de quitter la place.

Le caporal-chef SIMON saute avec son fusil et se blesse. Le caporal ALEZAR et son pourvoyeurs sauvent la mitrailleuse en la faisant tomber par terre avant de sauter a leur tour, sans se blesser.

Grâce a l'intervention de l'Adjudant MAVERICK, dans le coin nord-est de PRIMAL, nous parvenons a retrouver une position sécurisée dans une tranchée.

Mort d'AMOUR, probablement a cause d'une détonation de grenade.

Mort de HAINE. Nous ne savons pas si il faut créditer le caporal ALEZAR ou le 1e Classe LEJAMTEL pour cette victime.

Mort de NEREE. Circonstances inconnues. Il semblerais qu'un groupe de la FNF l'aurait attrapée mais qu'elle aurait résisté a son arrestation.

Les derniers psychotiques sont tués a 09-23. Fin de la bataille et début des opérations de nettoyage.
Les réfugiés, heureux d'avoir survécu a la Horde, nous offrent un Brahmine et partent a pied vers un village proche.

RAPPORT POST-ACTION :

Pertes FNF :
9 Morts
5 Disparus
13 Blessés

Les blessés sont rapidement traités. Un des véhicules est remis en état par notre Ingénieur. L'adjudant MAVERICK se porte volontaire pour rechercher le caporal-chef MORVAND et ses hommes.

Récupération de ressources :
Nous avons réussi a remettre en état 3 véhicules de la Horde.
Nous avons récupéré de nombreuses armes en état variable. Il faudrait les garder en cas d'une opération future.
Page 5/6




Rapport de l'Adjudant MAVERICK a 11-24. Il revient avec les cadavres de MORVAND et son équipe. Nous avons aussi retrouvé ceux de 2 soldats qui ont été tués en allant a la ferme. Le 3e était encore en vie. Nous avons réussi a le soigner et le ramener.

Fin des opérations de nettoyage a 12-24. Nous entamons nos dernières rations et nous repartons. Arrivée a POISSY dans la nuit, nous mangeons avec Velasquez. Retour jusqu'à Lutèce le lendemain sans aucun incident.

Nous amenons avec nous un nombre assez conséquent de cellules a énergie, qui feront très plaisir au département INGÉNIERIE. Il y a de quoi faire fonctionner les prochains VLC-M pour plusieurs jours, et je suis certain que cette prise aura de quoi les faire sauter de joie.

Nous ramenons 16 cadavres de la FNF dans le camion. Nous ramenons aussi les corps de JONAS, HAINE, AMOUR et NEREE. Ils sont en très mauvais état. Je suggère de ne pas faire d'autopsie qui feraient trop de frais, mais uniquement des relevés de sang a comparer avec ce que la Sûreté a sur eux, de façon a épargner les contribuables tout en permettant a Monsieur MAINARD de dormir sur ses deux oreilles.

L'Opération Feu Grégeois se termine donc sur un succès.

Néanmoins, le taux élevé de pertes me semble être choquant étant donné la politique de la FNF en ce moment.

C'est pourquoi, madame Marianne, je vous envoie une lettre complémentaire.

En attendant, voici les recommandations que je propose :

Le MAJOR BARRAS devrait être promu au grade de Lieutenant, ce qu'il attendait depuis 6 ans, ainsi que d'être décoré de l'Ordre du Mérite.
L'Adjudant MAVERICK devrait être promu au grade d'Adjudant-Chef, et recevoir l'Ordre du Mérite.
Le Caporal-Chef SIMON devrait recevoir la Médaille de l'Honneur.
Le Caporal ALEZAR devrait recevoir la Médaille de l'Honneur.
Le Sergent-Chef PETIOT, notre médecin, devrait recevoir l'Ordre du Mérite.
Le Sergent-Chef PAIGE, notre ingénieur, devrait recevoir la Croix de Bonne Conduite.
Le Caporal-Chef Morvand devrait être promu Sergent a titre posthume, et recevoir la Médaille de l'Honneur.
Tout les morts et blessés lors de l'opération devront recevoir la Croix de la Vaillance.

Signature de la personne ayant écrit le rapport :

Thomas Dole.



Page 6/6



Lettre du capitaine Thomas Dole au Commandant Marianne.



A Lutèce, le … 2177

Madame,

Vous avez été chargé, par l'état-major, d'une opération sensible et difficile, a laquelle de nombreux hommes auraient pu mourir.

J'ai conduit cette opération correctement. Néanmoins, j'ai fait cela avec des pertes énormes. Il est dégoûtant, que dans une FNF qui viens déjà de faire plusieurs veuves et orphelins, vous décidiez d'en ajouter. Ces homme sont morts par votre faute, lorsque vous avez décidé, de votre plein gré, d'envoyer un groupe de combat mobile et armé dans des frontières inexplorées depuis le retour de la République de l'île.

Il me semble extraordinaire que, voulant simplement la gloire, vous ayez décidé d'envoyer tant de jeunes hommes et femmes.

J'ai réussi, certes. Mais je dois cette réussite simplement a mes hommes, a mon habilité, et une chance inouïe. Je pense que le Caporal-chef Morvand nous a sauvé la vie en se faisant capturer, car, lui mentant sous la torture serais la seule solution logique pour expliquer le fait que la Horde nous a attaqué plutôt que de nous laisser mourir de faim comme tant d'armées dans l'histoire.

Vous êtes responsables de ces 14 morts, mais aussi de tout ces blessés, dont certains, il est possible, ne pourrons même plus servir la République.

Mes derniers actes de services sont, certes, controversés. Mais votre dernière mission est une honte envers la France et ce pourquoi elle se bat.

Néanmoins, je vous imagine déjà lire ma lettre, rire un bon coup, puis la jeter au feu.

C'est pourquoi j'ai décidé d'outrepasser la hiérarchie habituelle.

J'ai envoyé deux lettre. Une a mon frère, David Dole, qui a finalement obtenu son poste tant convoité au ministère de la Reconstruction, et une a l'état-major de l'armée, leur déclarant que j'ai obtenu des informations sur le Maréchal, qui a disparu de Paris, en découvrant un Fusil de Triskélis, et que je sais où continuer l'enquête.

Ces deux lettres se concluent avec une demande d'affection où je pourrais utiliser pleinement mes compétences.

Bien sûr, il va sans dire que c'est votre place, que je demande.

Je vous présente, madame, mes plus sincères hommages.

Thomas Dole.



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