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 La Proie des vautours

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Tueur de PJ
MessageSujet: La Proie des vautours   Lun 3 Fév 2014 - 21:15

Base de la FNF, Lutèce.

Faisant suite à la destitution du désormais Capitaine Thomas Dole, la constitution du 14eme régiment d'infanterie a été sujette à plusieurs remaniement, ne laissant plus dans ce groupe qu'une poignée de têtes connu par l'ancien commandent. Après plusieurs jours d'analyse, de réflexion et de magouilles de la part de l’État Major de la glorieuse et incorruptible nouvelle République, il fut décidé de placer le Commandant fraichement déchu dans le 3eme régiment d'infanterie, à la tête de la 5eme compagnie.

Le 3eme régiment est composé de quatre compagnies. La première et quatrième compagnie étant toujours en sous effectifs depuis la bataille de Nanterre, ils ont étaient démantelé provisoirement.
Le chef du régiment est la Commandante Marianne, ayant grandie dans la petite communauté qui allait devenir la Grande et Puissante Lutèce à l'arrivée de la FNF, elle fit partie du corps armée de la République dès ses premières heures à fouler le sol parisien. Modèle de femme forte, elle est aussi dévot à sa cause de ramener la paix en post-apocalypsia, qu'une ardente défenseur de la République. Patriote, volontaire et capable, Marianne avait tout dès ses débuts dans la FNF pour arriver à son statut actuel.
Commandante Marianne:
 
Elle n'attend que trois choses de ses hommes :
- obéissance
- faire passer la vie de leurs hommes avant la leur
- faire passer la vie des citoyens français avant celle de leurs hommes


La 5eme Compagnie est composée de deux unités de douze hommes et de deux unités de huit.
Le Capitaine Thomas Dole est épaulé par deux sous-officier : l'adjudant Maverick ( récemment promu ET décoré ) et le Major Jean-Nicholas de Barras.
Major Barras:
 
Barras est une de ses goules qui a eut une vie, un emploi et une famille, avant la Grande Guerre. Employé de mairie alors, il a radicalement changé ( sauf dans ses convictions et dans sa haine du communisme ( et accessoirement du "péril jaune" )) devenant un soldat doué de la gâchette, tête brulé et respecté par ses troupes.

Autre personnage notable : le Caporal Morvand. Vétéran forte tête à la parole rare, il reste calme en toute situation. Il a été un moment sous les ordres de l'ex-capitaine Louis Nicholas, gardant mauvais souvenir de sa punition sévère pour avoir participé à "un menu pillage".
Caporal Morvand:
 





______________________________


- ... Oui, les mêmes que ceux qui ont attaqués cette ferme il y a bientôt deux semaines de çà. Mais nous en savons beaucoup plus sur eux désormais. Espérons que cette traque soit la dernière et espérons voir nos chasseurs revenir en un seul morceau la mission accomplie.
Nous misons sur une fourchette de vingt à quarante individus, sans compter vieillards et enfants qui ne sont qu'une poignée. Ces parasites possèdent plusieurs véhicules motorisés, tirant de là leur principal force : la mobilité.
Mais quelles sont les deux choses nécessaires à ses sauvages sanguinaires ?
Eau et carburant.
L'une des rares stations service électrique encore en état ET proche de la Seine serait, d'après des rapports datant de plusieurs années, à Mantes la Jolie. C'est notre unique piste.
Votre Compagnie, Capitaine, part demain à notre avant poste de Poisy avant de repartir, les préparatifs finis, direction Mantes la Jolie. Ce sera désert au sud et marécage au nord, là où a débordé la Seine.
Si vous ne trouvez rien à la station, mais que celle ci est toujours en service : campez y. Fortifiez la zone et tenez quelques temps. Les rations prévues vous donnes plus de trois jours, largement.
Je reviens sur la cible.
Les cibles. Cette "horde" est constituée en réalité de trois groupes de parasites. C'est comme ça qu'ils ont du survivre à l'Ouest, en s'alliant au lieu de s'entretuer.


la HORDE:
 

Trois groupes, trois chefs, formant Une horde. "Amour et Haine", les deux tarés là, seraient ceux qui on amené à la troupe le plus gros des véhicules. De l'équipement lourd aussi. Et quand je dis lourd, attendez vous au pire.
Nérée, pourquoi ce nom d'ailleurs ? Viendrait de plus loin à l'ouest, peut être du Havre, son gang aurait attaqué toute les -rares- localités se situant aux abords de la Seine, entre ici et Rouen.
Jonas ? Un prophète fou, le grand manitou de cette tribu de sauvage. Extrêmement dangereux.
Avoir les chefs vivants plutôt que mort est... grandement recommandé par l’État Major monsieur Dole. Avoir le moins de perte de notre coté est aussi chaudement recommandé.

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Thomas Dole
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Mar 4 Fév 2014 - 22:11

Répartition des voix:
 

Le drapeau de la FNF flottait au dessus de Poissy. Un sniper de la FNF était le pied sur un sac de sable, a lever le drapeau. Dole regardait sa montre. 6 heures du mat...

Une trompette retentissait. C'était le seul instrument qu'avait la FNF sur ce poste de merde, et le mec qui en jouait le faisait exceptionnellement mal... Dès que la République pouvait se la péter, elle le faisait, et ici, elle jouait. Pas parce que c'était utile, mais juste pour montrer au monde que la République était là, et qu'elle pouvait faire autant de musique qu'elle voulait.

Dole regardait ce spectacle avec un grand sourire. Il adorait ce genre de choses, les symboles, les idées. Dans un monde parfait, cet endroit serait un opéra, et on aurait des putains de tambours, une chorale de blessés, des tas de gens aimables bien habillées, des soldats glorieux qui défileraient, et tout les putains de déchets psychotiques seraient pendus jusqu'aux limites de Paris, où on aurait bâti des murs plus hauts que le ciel et plus profond que l'enfer. TOUT Paris aurait changé. Toutes ces ruines auraient été reconstruites. Dole voulait voir des tours et des arcs d'un blanc éblouissant. Il voulait voir ses hommes brillant en tenues noires et dorées a faire des défilés, pas poussiéreux a s'enfoncer dans la terre d'un avant-poste. Il voulait voir toutes les villes, tout les quartiers de ce putain de trou a rat tournées au service et à l'industrie de la République, au nom de tout ce qui restait de l'Humanité... Mais pour cela, il faudrait se débarrasser des psychotiques meurtriers qui tuent au nom de leur plaisir, des zélotes et esclavagistes traître à la nation qui se contente de se reposer sur la souffrance des autres alors qu'ils donnent de jolies réceptions bien à l'abri derrière leurs bureaux, et enfin pendre tout les pilleurs, violeurs, tueurs et profiteurs de ce putain de Paris, qui pissent sur le drapeau tout en réclamant leur aide...

La FNF avait ici installé un putain de poste avec 9 gugus qui attendaient on ne sait quoi. Ils avaient pas a se plaindre : De l'eau, des médocs, et une vue imprenable sur des collines, des routes foutues, quelques fois un mec qui passait sans aucune raison. L'avant-poste était tout petit, mais il était construit en hauteur. Partout sur la vallée, on voyait des sacs de sables avec un peu de munition, les 9 mecs gardant cette merde étant censés courir d'endroit en endroit pour défendre la zone. Mais en vérité, quiconque arrivait jusque là avec l'intention de tuer serait frappé d'une balle avant même d'atteindre le sommet, et si jamais une vraie force s'en prenait à l'endroit, ben de toute façon Lutèce sacrifierait les mecs.

Dole attendait sur une des hauteurs, avec une chaise pliable. Derrière lui, le Major Barras arrivait.

''Alors, patron, on se fait chier ?''

Barras tira une chaise vers lui et s'assit. Il sorti alors un paquet de cigarette commun, l'alluma, et tira doucement sur le bâton de nicotine.

''Depuis quand la FNF achète ce genre de choses ?
-Oh, ça, c'est sorti de ma propre poche.
-On porte pas ce genre de choses avec nous.
-Je sais, mais je le garde pas. C'est un payement pour les gars de Poissy, en échange de stimpaks et autre... Les pauvres mecs sont coincés là plusieurs mois par ans, a bouffer des rations et regarder en dessous. Je dois vous dire m'sieur qu'ils préfèrent ça que des ressources vitales.''

Dole regardait en haut. L'avant-poste était assez calme, une petite brise faisant bouger le drapeau.

''Il y a pas des hostiles dans le coin ?
-Pas de psychos depuis longtemps, hein. La horde doit éviter ce coin. Par contre apparemment il y a des mouchams de temps a autres... Mais vous voyez comment l'avant-poste est en hauteur. Tout hostile qui est vu peut rien foutre. A part si on amène un assaut de grande envergure...
-Qui serait assez con pour attaquer un avant poste de la FNF entier, Major ?
-C'est pas comme si cet endroit était essentiel à la FNF. Il n'y a pas de grandes villes ou de rassemblement de population, hein. En réalité, cet endroit est même un sacré extrême de l'influence de Lutèce. Après, bien sûr, on peut imaginer qu'on peut prendre cette route jusqu'à l'île présidentielle... Mais le jour où vous les mecs vous barrez la queue entre les jambes, ce sera sans moi ! Contrairement a vous, j'ai vécu dans ce merdier, et maintenant j'y reste.''

Dole acquiesça de la tête, se leva, et parti. Barras foutu ses pieds sur les sacs de sable et continua sa cigarette, avant de rappeller le capitaine.

''Vous buvez plus monsieur ?
-J'ai arrêté, major.
-Depuis quand ?
-Depuis quatre jours...''

Barras sourit. Il était persuadé que Dole recommencerais. On change pas un alcolique du jour au lendemain... D'ailleurs Dole avait assez changé depuis sa rétrogradation. Ou alors c'était la mission à Nécro. Ou bien le bordel avec le Sergent Versailles. Dans tout les cas, il était plus calme, il s'était rasé, et portait un uniforme réglementaire.

Dole remonta vers l'avant-poste. Ses hommes avaient passé la nuit dehors, dans des tentes données à Lutèce spécialement pour. Ils avaient foutu tout leur barda par terre, sur des bâches, pour tout compter. Maverick organisait un peu l'intendance, et Dole vint poser son genou a côté de lui.

''Alors adjudant ! Comment va l’œil de verre ?''

Le fond des vétérans de la FNF ne couvrait pas les implants d’œil bionique. Ni le coût marginal de se permettre de perdre un soldat pour une simple blessure. Aussi on avait donné bêtement un foutu œil de verre à Maverick, on lui a fait passé des évaluations de tir, et on a prouvé qu'il n'aurait pas de problème. Tout de même, sans décharge, il aurait pu faire un bordel... Alors on l'a promu, foutu une jolie médaille avec prime et salaire plus élevé, et le voilà content, le sergent.

''Bien mieux... Capitaine''.

Dole n'insista pas. A la place, il attrapa un FMD-01.

''On en a 2 des comme ça, hein ?
-Ouais. Un pour chaque escouade de 8 hommes. Ils ont été confiés aux meilleurs chargeurs. Un soldat du nom de chez pu qui, un juif du nom de Rosenberg il me semble... Et puis le grand caporal Morvand. Je l'ai connu il n'y a pas longtemps mais il est compétent. Il fera son travail.
-Parfait. Donc on a aussi un médecin et un ingénieur d'assaut...
-C'est exact. Le docteur Petiot me fait penser a un tueur en série. En même temps c'est un vioc de 50 piges fait adjudant-chef a titre honorifique. Quand à l'ingénieur, c'est un simple sergent du nom de Bob Paige. Il n'est pas bon au tir et on a dû lui foutre une mitraillette 5,7. Mais c'est pas grave, il est tout juste utile a son boulot : Souder, entretenir, réparer. Cela comprend des armes et des BEC. Si j'étais vous, je m'assurerais a ce qu'il reste toujours derrière.''

Dole regarda derrière lui. Trois hommes avaient démonté une MHC², et se partageaient le barda.

''C'est bien que Lutèce nous l'ai livrée. On va en avoir besoin si on a des véhicules...
-Ouaip, mais... Sauf votre respect, on a juste assez de bandes pour faire 8 tirs complets, et ce truc brûle vite. En plus il faudrait l'installer en moins de deux, ce qui est impossible. Notre seul job avec elle, se sera de la foutre sur une colline et d'attendre, et donc d'être vulnérable. Pour être efficace on a dû la démonter et la partager. Franchement monsieur, je trouve qu'elle sera un poids lourd plus qu'autre chose...''

Dole remarquait que Maverick ne l'appelait pas ''Capitaine''. Juste ''Monsieur.''

''Et puis, sinon, niveau arme spéciale, on a la deuxième, le QSG-1.
-Le mec qui la porte est un bouseux qui se prend pour un sniper froid super utile. Il est doué au tir mais il a pas de bras, alors on a dû AUSSI démonter le flingue et le répartir. Cette chose aussi sera bien si on reste discret, en hauteur et qu'on vise des véhicules, mais honnêtement, a part ça, c'est une arme inutile''.

Dole avait réparti les unités. Les 2 des 8 étaient ces unités fortes, composées vétérans de Nanterre au possible. Les soldats dedans étaient ses hommes de front, 7 avec FLAMAS (Dont un sous-officier) et un fusil de courte portée. Ils avaient de plus avec eux quelques grenades de plusieurs types (Fumigènes surtout, et des grenades offensives, puissantes mais avec très peu d'éclat).
Ensuite, il y avait les 2 équipes de 12 hommes. Dans chacune d'elle, il y avait 10 troufions, et en plus, un spécialiste (Médecin et ingénieur) et un utilisateur d'arme spéciale (Tireur d'élite et mitrailleur).

Au niveau des uniformes, les soldats de base portaient leurs tenues d'infanterie, et pas une de patrouilleur. La cause était notamment le nombre de barda a porter. Le problème c'était que la poussière s'accumulait à une vitesse incroyable, et était chiante a porter sur la durée. Mais c'est pas comme si Dole en avait quelque chose a foutre...

Finalement, Dole arriva dans le bâtiment central de l'avant-poste. Il était rustique au possible. Devant lui, une échelle pour arriver a un petit guet en bois avec des sacs de sable et un sniper dedans. A sa droite une caserne avec 4 lits, une table de pokers et les casiers de tout les soldats, qui n'étaient pas présent, répartis un peu partout a patrouiller. A sa gauche, la salle du seul officier, son lit personnel et tout son bordel. Dole tourna les talons, toqua a gauche, et entra, avant de se mettre les mains dans le dos devant le lieutenant présent qui rédigeait quelques notes, la radio du camp derrière lui grésillant.

''Ah, capitaine Dole, vous partez maintenant.
-Effectivement, monsieur, mais j'étais venu présenter mes hommages. Grâce a vous j'ai assez de nourriture pour 3 jours parce que je n'ai pas entamé mes rations de Lutèce et que vous m'avez donné de la nourriture fraîche pour compenser celle absorbée dans le trajet. J'ai aussi quelques stimpaks de plus et des munitions avec moi, sans oublier bien plus d'eau et des couvertures...
-C'est rien capitaine. On est que 9 et Lutèce nous approvisionne pour 20. Niveau nourriture on est un peu short vu qu'ils nous donnent surtout de la nourriture fraîche et que tout est vite gâché, mais niveau médecins, vêtements et surtout les balles...
-Mouais. Vous allez pas vous plaindre non plus lieutenant ! J'ai appris que des mouchams vous faisaient chier.
-C'est exact... C'est que quelques unes et pas souvent, hein... Mais c'est vrai que c'est vous qui devez faire gaffe. Vous avez étudié les cartes que je vous ai filé ?''

Dole les sortis d'une de ses poches et les foutu sur la table. Elles étaient raturées, pleins d'indications, de notes, de flèches et de bordel que seul des officiers de la FNF pouvaient comprendre.

''J'ai normalement 6 heures de marche, et c'est le grand minimum. Vu qu'on va devoir faire des pauses toutes les heures, sûrement emprunter d'autres passages et qu'on a tout les trucs d'étapes et d'Opex, je pense que ça prendra une demi-journée.
-Je vois... Vous pensez trouver des trucs sur Mantes la Jolie ?
-Ou bien oui et dans ce cas ça m'arrange, vu qu'on est bien assez nombreux et armés pour tuer. En plus, si j'en crois vos rapports et tout ceux que le renseignement a croisé, il n'y aurait normalement aucune radiation ou bête sauvage. Mais vous savez comme moi a quel point les RM sont vraiment les pires menteurs du monde...
-Quel est votre taux de perte acceptable ?
-Je me suis imaginé 5% jusqu'à Mantes la Jolie. 10% contre la Horde. 3% pour le retour.
-C'est grandement exagéré. Je doute que vous croisiez quelconque chose qui vous fasse des pertes sur le trajet !
-Et la horde ? On a perdu 3 bons mecs juste pour attaquer cette bande de salopards. Vous voulez pas imaginer deux minutes ce que toute leur base fera...''

Le lieutenant réfléchi un instant, avant de se lever, et sorti quelque chose de son bureau.

''Ce sont les rapports météorologiques a jour. Vous aurez des vents de radiation dans le secteur de Chartres. De plus si j'en crois les jumelles vous serez tranquille sûr jusqu'à Orgeval. Après... C'est votre problème.
-La République triomphera toujours lieutenant. La lumière de la liberté triomphera un jour du nord au midi...''

Dole se mit au garde a vous et salua le petit chef de cet avant-poste pourri. Celui-ci le lui renvoya.

''Qui ose gagne, capitaine. Pour la France.''

Dole claqua des bottes et sorti immédiatement. Il aperçu au loin le major Barras qui était revenu. En regardant sa montre, il était déjà 6 heures 27. Il observa le ciel. Le soleil commençait a se lever.

''Le temps joue contre nous... J'ai pas envie de me déplacer de nuit...''

Dole parlait a lui-même, mais Barras semblait agité. Celui-ci couru vers lui.

''Bon m'sieur ! C'est pas contre vous mais les gars s'impatientent !
-Moi aussi major. Dites moi, quel est leur moral ?
-D'après les mecs a qui j'ai pu parler, confiant. Si on se déplace calmement, en restant sur les routes balisées et en faisant des pauses toutes les heures et demi, on devrait arriver jusqu'à Mantes la Jolie sans aucune perte !
-C'est vous qui le dites, major. Je pense qu'arriver jusque là bas avec moins de 3 hommes perdu sera satisfaisant.''

La goule arrêta de s'agiter, et fixa Dole, se tenant face à lui. Il faisait une tête de plus que le nain, et allait lui faire comprendre.

''On va arriver jusque là bas sans aucune perte ou bien je m'assurerais que je graverais ''mort a cause d'un incompétent'' sur les tombes des soldats. Je n'ai rien contre vous et les pertes au combat sont normales. Mais il est hors de question que quiconque crève comme un lâche en marchant là bas... Compris ?
-Je dirige mes soldats comme je veux, major, et je ne décide pas à la place des goules férales...
-Est-ce que c'est une insulte envers moi, capitaine ?
-Il n'y a que la vérité qui blesse, major. Amenez moi les soldats au garde a vous ici.''

La goule sembla acquiescer, et parti quérir les hommes. En un quart d'heure, les soldats formaient une colonne branlée, mal organisée, dont certains étaient agenouillés. Qu'importe... L'avant-poste était nettoyé. Les tentes, les balles, les bâches, tout était rangé et empaqueté sur leurs dos. Ils étaient enfin prêts a marcher. Dole s’adressa a eux.

''Messieurs, je vais faire ça court, on a nos ordres. Le plan de marche d'opex établi la veille reste le bon, vu que les vents de radiation sont bien loin et que les routes sont censées être bien assez sûres. Nous n'avons aucun problème spécial a signaler. La marche durera environ 11 heures 30 jusqu'à 12 heures trentes, pauses comprises, ce qui fait qu'on devrait arriver à notre objectif avant que le soleil ne se couche, ce qui serait désastreux et dangereux pour nous tous.
Pour l'heure l'armée de la république nous a donné un objectif. Je sais que vous n'êtes que des hommes et qu'il a été scientifiquement prouvé que vous avez du mal a prendre la vie d'un homme. Mais les personnes que nous traquons sont des monstres qui ont prit la vie de fermiers innocents et de 3 bons soldats... Et encore, uniquement d'après ce que j'ai pu voir.
Les psychotiques sont un cancer, pas uniquement pour Lutèce, mais pour tout les hommes libres de Paris. Les anéantir n'est pas un meurtre. C'est un devoir qui est imposé par la loi, par Dieu si vous êtes croyant, et par tout ce qui a de pur dans l'humanité. Il faut quelqu'un pour faire le travail, et ce quelqu'un, ce sera nous.
Restez calmes. Ne buvez pas l'eau et ne mangez pas si vos officiers ne l'ordonnent pas. Ne vous éloignez surtout pas des chemins du plan de route et de votre groupe. Si vous voulez pissez, il vaut mieux vous pisser dessus que de vous éloigner et se faire bouffer par un radcaniche. Cela semble du bon sens, mais j'insiste bien là dessus.
Nous aurons sûrement besoin des civils pour nos problèmes de nourriture. Aussi, restez poli, courtois, mais restez toujours en groupe et avec un doigt sur la gâchette. Il est naturel que pillage et viol serons punis par peloton d'exécution immédiat.
Maintenant messieurs, en marche ! Et chantez moi le putain de chant du départ !''


Dole s'éloigna, et Maverick le remplaça.

''Allez les fillettes ! On se met en marche ! Un deux, et on chante !''

Le caporal Morvand était le premier homme en tête, fusil en main et devant son escouade.

''Alors messieurs, tout le monde va bien ? Le capitaine nous a demandé de chanter, alors on chante ! La victoire, en chantant, nous ouvre la barrière...''

La... ''superbe'' armée de la FNF était en route. Quand elle partait comme ça, c'était pour mieux revenir détruite.


Dernière édition par Thomas Dole le Ven 15 Aoû 2014 - 0:21, édité 1 fois
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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Jeu 6 Fév 2014 - 16:23


Respectivement Gustave et Lucien qui ne sont évidemment pas habillés comme ça (pour Juno voire fiche de personnage et puis Zoé bah c'est Zoé quoi:
 

Après plusieurs jours à réfléchir intensément à un moyen de suivre cette troupe de la FNF, Akhaten, Adora, Nideck et Loki s'étaient mis d'accord pour se faire passer pour une caravane de réfugiés cherchant à s'éloigner de la débâcle métropolitopienne le temps que l'épidémie cesse et les émeutes s'assagissent. Ils avaient volé leur costumes à des marchands massacrés au hasard des ruines de Paris, mais la tatoué ne restait pas convaincu par son accoutrement. En effet son visage n'avait rien de typique, elle préféra donc ressortir ses vieux vêtements de Maquisarde. Elle portait une tenue très légère car trouée en plusieurs endroits qu'elle avait customisé de matériel plus propice à l'exode. Elle était composée d'une jupe noir grisée de poussière, ample et descendant jusqu'au chevilles, en dessous, ses jambes et ses pieds nus étaient protégés d'épais bandages sales ne laissant apparaitre que ses orteils. Un t-shirt étriqué, noir aussi, lui cachait sommairement le ventre et les seins. L'ensemble était recouvert d'un étrange manteau de cuir, toujours noir, dont les manches étaient arrachées sur l’arrête des épaules et la capuche profonde était rabattue jusqu'au milieu du sommet de son crane. Zoé avait aussi détaché ses cheveux qui lui encadraient le visage. Les autres étaient vêtus de l'attirail classique du voyageur en oubliant volontairement leur maquillage gothique trop effrayant. Ils disposaient en outre d'une brahamine dans la fleur de l'age arnachée à une remorque d'avant guerre recouverte d'un toit en jute pour y ranger ressources et armement. Mise à part la Maquisarde en fuite, on aurait cru voire de vrais pionniers post-apocalyptiques.

Il leur manquait cependant quelque chose. Certes, Zoé connaissait un peu les terres désolées de par ses aventures passées, mais jamais elle n'était allé aussi loin que ce qui était à prévoir cette fois ci et les autres ne quittaient que très rarement le confort infernal de leur territoire. Ce qui leur fallait c'était un guide. Un type qui savait y faire avec le voyage et qui serait capable de suivre une piste dans le désert. Évidemment un Zingaros, ces fameux gitans ne vivant que de leur nomadisme, semblait l'idée la plus judicieuse. Grimés comme ils étaient, ils partirent à la rencontre d'un de ces campements. L'un d'entre eux avait fait une halte au pied de la tour Eiffel et s'était approprié pour une poignée de jours le champ de Mars. Les Malebranches, jouant un peu la carte de la simplicité d'esprit, furent accueillis chaleureusement par ces Zingaros toujours aptes à la bonne blague et aux petites arnaques sans méchanceté. Chacun racontèrent leurs salades respectifs et les psychotiques obtinrent l'autorisation de passer la nuit autour du même feu qu'une famille du nom de Merlot. Ses membres étaient plutôt sympathiques envers les faux émigrant qui n'avaient pas l'habitude d'un tel traitement; il faut dire qu'ils n'étaient pas très sociables en temps normal et que leurs coutumes sanglantes ne laissaient que très rarement aux autres l'occasion d'exprimer un quelconque sentiment de joie ou de bonhomie. Au sein de ce clan, il y avait un homme plus distant que les autres. Il s'appelait Elias et paraissait mal à l'aise parmi les siens. Il ne raconta pas son histoire, mais elle était clairement la cause de son malêtre. D'ailleurs il n'avait pas longtemps hésité, contrairement aux autre plus réfractaires, à se séparer de la tribu, en échange de la promesse d'un paiement en anneaux ultérieur, pour servir de guide. Avec son talent pour la chasse, l'odyssée allait devenir plus sûr.

Dès le lendemain matin, le groupe de cinq prit la route de Poissy. Il y avait là bas une base avancée de la FNF; selon H et le Cartographe, c'était presque certain que les bleus partiraient de celle-ci pour chercher la Horde encore plus à l'Ouest. Personne n'avait pu dire quand exactement ils commenceraient leur traque, mais tous étaient d'accord pour dire que ça ne saurait tarder. La première partie du chemin était estimée à huit heures de marches. C'était largement suffisant pour inspirer confiance à Elias Merlot en immiscent une conversation. Gustave dit Loki était le plus rigolard de tous, il engagea naturellement de sa voix aiguë d'homme mince :
"-Alors Elias, tu pars souvent loin de chez toi avec des inconnus ?
Il esquissa un franc sourire.
-Nous aurions pu être de dangereux psychotiques assoiffés de sang...
Il laissa s'installer un silence qu'il peinait à ne pas briser de son rire perçant.
-Arrête de l’embêter Gus, il est surement déjà assez mal à l'aise comme ça.
Juno tourna vers lui son visage apaisant.
-Ne le laisse pas te charrier comme ça, il est très taquin mais ce n'est pas un mauvais bougre.
-Si tu te laisse faire, il va vite prendre ses aises avec toi alors n'hésite pas à répondre à ce manche à balais, prévint Lucien, surnommé Nideck par les siens.
-Rooh ça va, je m'amuse un peu...
-Ouais ben fais gaffe avec tes plaisanteries douteuses, elles sont pas du gout de tout le monde !
Gustave répondit par une moue dédaigneuse adressée à son ami.
-Bon, quelques présentations s'imposent. Le type qui n'a aucun sens de l'humour c'est Lucien, la gentille moralisatrice c'est Juno et moi c'est Gustave. Quand à la tatouée qui cause pas c'est Zoé. Elle est un peu froide, pour ne pas dire carrément glaciale si on ne la connait pas, mais c'est une battante et elle sait s'amuser.
Zoé lui lança un regard de ténèbres.
-J'ai le sens de l'humour, c'est juste que t'es pas drôle ! lança Lucien.
Les deux hommes partirent dans une querelle bon enfant loin d'être intéressante, Juno en profita :
-Et toi, Elias, parle nous un peu de toi."

Spoiler:
 

_________________


Dernière édition par Zoé "Akhaten" Grégeois le Mar 11 Fév 2014 - 14:06, édité 1 fois
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LouetRoukin
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Lun 10 Fév 2014 - 17:51

La promesse d'une nouvelle aventure dans les ruines parisiennes et d'un trésor à la clé sonnait, à l'oreille d'Elias, plus harmonieusement que jamais. Pris dans un quotidien morose et monotone depuis sa dernière escapade, son manque d'aventure et d’adrénaline lui avaient fait perdre le sommeil jusqu'à lui en laisser des traces physiques bien visibles. Il se méfiait de ses nouveaux compagnons comme à chaque fois, malgré un mal fou à cacher son excitation.

Eux, semblaient confiants, leur attitude n'était plus la même depuis qu'ils avaient quitter le camps. Toujours rigolards et familiers, ils semblaient maintenant plus intimidants, surtout cette femme tatouée qui ne parlait pas, Zoé selon ce qu'ils disaient. Une battante à qui le jeune chasseur préférait tout de même ne pas avoir à faire.

-Et toi, Elias, parle nous un peu de toi.

Il sursauta, esperant qu'il n'aurais pas à prendre la parole devant tout les autres, il s'était contenté de sourire et d'écouter. Cette fois c'était son tour et il ne voulait pas s'écraser, il fallait qu'il leur montre qui il était.

"Vous n'allez pas perdre votre temps avec moi. J'en connais pas un qui tire mieux que moi au camps et d'ici quelques années je serais surement le meilleur chasseur de l'histoire des zingaros, vous pouvez compter la dessus." Il ferma les yeux et hocha la tête comme pour savourer ses derniers mots. "Je n'ai pas peur de partir loin de chez moi avec des inconnus, ça non ! Je le fais souvent et je dois dire que je commence à me faire un nom dans Paris, même parmi ces psychotiques dont vous parlez ! Ne vous faites pas de soucis en cas d'attaques ce sont des lâches et ils ne tiendront pas bien longtemps. Une fois, à moi seul j'ai tranché la tête de trois malebranches d'un coup de machettes leurs potes, quand ils ont vu ça ils se sont barrés en courant et j'ai ..."

Il s’arrêta net, conscient qu'il commençait à partir trop loin dans une façon assez étrange de gonfler inutilement son expérience. Le climat semblait avoir quelque peu changé, il repris plus lentement et plus calmement.

"Je veux dire que je suis pas comme la plupart des autres. On est pas mal à voyager à l'écart. Une des nôtres est même devenue chasseuse de prime."

Il avait fini sa phrase en détournant le regard, comme absorbé par un élément au loin.
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Tueur de PJ
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Lun 10 Fév 2014 - 21:30



- Tu sens ca ?
- Hum... ?
- Ça sens... l'embuscade.
- Vos gueules et marchez. Ce désert, y m'brois les couilles, mais vous deux là, vos couinements de truies apeurées, j'en ai jusque là. Et quant je dis jusque là, c'est jusque là, hein.

Quatre groupes de trois soldats entouraient le convois de toute part à une distance de plus de cinquante mètres au maximum avec pour ordre de ne jamais quitter de vue le camion blindé de la FNF. Le pas était rapide, les généraux étaient décidés et les armes prêtent à faire feux à tout instant.
Le désert avait engloutis des armées et des armées au court de l'histoire, belle leçon que celle de Crassus face aux Parthes, dommage que leur chef ne se cantonne qu'aux faits d'armes du début 19eme. "Dole ! Rends moi mes légions !" s'écrieraient alors la commandante Marianne de façon dramatique, face à un nouvel échec.
Mais laissons le passé aux charognards et traçons le futur de l'Histoire.
- Mec... là j'déconne pas, vous avez entendu ?
- C'est c'la ouais. Aller bouge, ou j'te botte le cul jusqu'à Mantes la Jolie.




A la tête de la colonne marchait le Capitaine Dole, fier dans son uniforme de patrouilleur, avec à ses cotés son fidèle chien de garde et ami : l'adjudant Maverick.
- On aurait du recouvrir c'te tôle avec une bâche en livrée de camouflage. Ouep.
Cette merde brille au soleil, c'pas bon.

Il parlait bien évidement du camion qui roulait au pas, derrière lui. Le Major Barras ( seul bleu à ne pas porter la tenue de patrouilleur, seulement vêtu de peau de brahmine et d'une armure de cuir ) releva la plainte :
- Remettrez vous en question les décisions prises par l’État Major ?
Le vétéran répliqua, acide :
- Naaaaaan, j'pense pas que ce balader avec une putain de boite de conserve géante dans un désert en plein soleil nous fasse repérer. La puanteur de zombi, ça par contre ça risque de nous griller à des mètres à la ron...
Le bec de Thomas grésilla :
- Capitaine, ici groupe 2, on a un contact !


Le groupe 2 était le trio couvrant le Sud-Ouest du convois. Ils n'avaient vu que tardivement le véhicule psychotique, caché par des rochers jusque là, arriver sur eux. Pas le temps que des renforts se détache de la colonne centrale que l'accrochage se termina. Le véhicule hostile tira quelques salves tout en fonçant sur eux, s’arrêta dans un dérapage à plus d'une soixantaine de mètres du trio, faisant descendre un psychotique qui vida son chargeur frénétiquement avant de remonter aussi sec dans la bagnole blindée qui repartit immédiatement dans un nuage de sable.
Les soldats avaient réagit promptement, s’aplatissant sur le sable et répliquant immédiatement de plusieurs rafales de laser. Le véhicule fut touché une poignée de fois, mais déjà repartait il.
Aucun mort ni blessés à déplorer des deux cotés en définitif.




* * *

Après l'incident, plus aucun accrochages fut à signaler. Sur leur gardes, les bleus arrivèrent aux abords de Mantes la Jolie en milieux d'après midi. La troupe se disposa rapidement en ordre d'attaque pour prendre les ruines de l'ancienne localité. Il ne fallut pas longtemps pour qu'ils s’aperçoivent que l'endroit était désert. Mais il fallut un peu plus de temps pour voir que les lieux avaient été abandonnés précipitamment : un feu était encore chaud, une conserve encore ouverte et à moitié pleine sans être pourrie... etc. L'investigation les mena jusqu'à leur objectif qu'était la station service. Les techniciens du groupe leurs apprirent que la batterie à fission de plusieurs tonnes qui alimentait l'endroit était encore pleine au quart, ce qui constituait une source d'énergie non négligeable même pour la FNF.

Rapidement après que Mantes la Jolie se soit mise au Bleu, quelques guetteurs de la FNF remarquèrent la présence d'une buggy à plusieurs centaines de mètres de leur position, et en hauteur. Aucun coup de feu, les psychotiques les observaient juste. Les guetteurs identifièrent rapidement parmi eux deux cibles prioritaires : Amour et Haine.
L'ennemi resta plusieurs minutes à observer la troupe de soldat avant de repartir calmement...

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Thomas Dole
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Mar 11 Fév 2014 - 15:39

Le soleil commençait enfin a se coucher, après avoir tapé pendant toute la journée. Le ciel était rouge, et on voyait cette merde de soleil qu'on avait appris a maudire qui flottait a l'horizon, en train de disparaître. Il y eut un temps où des gens se baiseraient en regardant ça. Maintenant, ce soleil était maudit. Il frappait toujours fort, alors que les gens travaillaient pour survivre. Et il passait devant la France, anéantie. Il passait devant les États-Unis, anéantis. Il passait devant la Chine, anéantie. Dole s'imaginait que partout dans cette Terre des hommes trouvaient le moyen de s'unir, d'affronter les radiations, les goules férales, les bêtes sauvages, l’empoissonnement et la mutation de la bouffe, le manque d'eau, tout ça pour tuer.

Dans tout les cas, maintenant, la station service était défendue. Le ''complexe'', si on pouvait parler ainsi, était juste fait de cette station service, d'un restaurant campanile, et d'une tour artisanale construite par la Horde dessus. La station était, fort heureusement pour la FNF, un peu en hauteur. Tout autour, le terrain était plat et en dénivelé inférieur, si ce n'est pour quelques collines sans beaucoup de pierres. En gros, toute l'infanterie qui passerait devant eux serait facilement anéantie, mais les véhicules de la Horde pourraient rouler a toute blinde sans risquer grand chose. Du moins, les véhicules pourraient entrer dans la station sans subir des dégâts, après c'était autre chose.

On foutu un drapeau français sur le toit du restaurant. A partir de cet instant, il s'agissait du point le plus éloigné de Lutèce, l'union de soldats la plus lointaine possible.

Dole avait vite donné ses ordres. Tout autour de la base, on creusa des tranchées pour arrêter les véhicules. Certaines allaient accueillir des soldats. D'autres étaient minées pour le cas où les psychotiques se cacheraient dedans. Le fusil QSG-1 était dressé en haut de la tour artisanale, qui était reliée au restaurant par une échelle rouillée. Encore heureux que les soldats de la République avaient des vaccins anti-tétanique. La mitrailleuse MHC² était postée sur le toit de la cafétéria, dans un angle, derrière quelques sacs de sable. L'angle était parfait. Tout l'ouest et le sud étaient couverts par cette magnifique mitrailleuse, et on avait préparé un autre paquet de sacs dans l'angle opposé au cas où les conducteurs sont assez intelligents pour savoir contourner une position fixe...

Le restaurant lui même était vide. Incroyablement vide. Il n'y avait que le comptoir, des chaises et des tables pleines d'inscriptions faites au couteau, mais a part ça, rien. Les murs étaient ruinés, avec des fluides corporels (Sang, cervelle... Peut être même autre chose a laquelle Dole ne voulait pas songer). Les deux collines desquels on pouvait espérer viser la base, aucune n'avait de vue sur la station. Aussi, on fit ériger les tentes derrière le restaurant campanile, bien a l'abri. Le médecin installa son matériel, d'une façon un peu étrange... Il était lent, marchant bizarrement, presque dépressif. Il savait que bientôt de jeunes hommes et femmes, volontaires, se battant pour un idéal, par d'autres jeunes hommes et femmes, qui se battaient sans aucune véritable raison, totalement drogués, attirés par la haine et par la destruction. Le médecin tremblait un moment, et s'administra lui-même un calmant.

Dole avait installé son bureau dans une des tentes. Il avait un bureau, une chaise, des panneaux où foutre ses cartes. C'était bien suffisant pour lui. Au même moment, le technicien, reclus dans la cuisine, était en train de dérouler du vieux fils barbelé, en faisant attention a ne pas s'écorcher. Il pensait pouvoir utiliser l'énergie de la station essence pour le rendre électrique. Les psychotiques n'avaient pas peur des fils barbelés, se prenant du psycho pour ne pas avoir mal. Mais sûrement que une bonne décharge de plusieurs dizaines de milliers de volts les calmeraient.

Dans le restaurant, les hommes se préparaient. 8 personnes se foutaient sur le toit. 2 dans la tour. 12 dans le restaurant. Ils se barricadaient aussi bien que possible, travaillant sans relâche pendant la nuit. Dehors, les 2 groupes de 8 hommes creusaient leurs propres tranchées, se séparant pour n'être que par 3 ou par 4. Au final, tout le monde cherchait a travailler. Les hommes du toit et du restau descendant pour creuser, sillonner, barricader, dérouler les fils de fer, et utiliser les merdes qui appartenaient aux psychotiques pour faire des barricades de fortune. Quand il faisait nuit noire, tout le monde se mit a couvert, pour passer la nuit dehors, prêt a se battre. Au milieu du camp, il y avait un feu, devant lequel 3 mecs se tenaient chaud. Dole était fatigué. Il avait d'énormes cernes, commençait a suer, tremblait des mains, hyper-ventilait, et s'agitait un peu. Il semblait halluciner, a en juger par le fait qu'il regardait toujours derrière lui, en gardant la bouche ouverte. Cette même bouche qui dégageait une odeur atroce a cause du manque de salive. Il parlait plus bizarrement, sa bouche était pâteuse. Mais il avait fait appelé Maverick et Barras, qui entraient en même temps dans la tente, avant de se mettre au garde a vous.

''Messieurs... Je vais faire simple. Nous et les psychotiques sommes en état d'attrition mutuels. En gros nous sommes très forts pour la défense, et eux sont très forts pour l'attaque. Ils devront attaquer car ils ont besoin du carburant. Nous devons défendre car nous avons besoin de nourriture. Nous pourrions partir avec l'énergie, mais alors ils nous suivraient et nous serions anéanti rapidement. Ils pourraient attaquer, mais alors nous les écraserions. En gros, nous nous tenons tout les deux par la gorge. Mon travail ici est de s'assurer que la FNF anéantisse ces déchets. Je vous rappelle que cette Horde a tué 3 de nos hommes, et que nous allons les venger.
Barras, Maverick. Je vais avoir besoin de vous. J'ai établi le contact avec Poissy et Lutèce, mais seulement en décalage. Nous allons dormir ce soir. Demain, je veux des barbelés, des tranchées, que le restaurant soit défendu, et qu'on s'assure de la défense de cette base. La nuit est le seul avantage des psychotiques, c'est pourquoi notre ingénieur a relié les anciens projecteurs d'avant-guerre a la station. Si nous entendons des coups de feu, nous pourrons allumer.
Le plan est simple. Il faut que les psychotiques attaquent. Avec notre sniper et notre mitrailleuse, leur infanterie n'a AUCUNE chance. En revanche, comme vous l'avez vu, ils disposent de véhicules. Le manuel de la FNF explique comment fabriquer des bombes adhésives artisanales avec des chaussettes, de la compo B et de l'huile de moteur. Les véhicules psychotiques ne sont pas de dernière fraîcheur, aussi on a plein de cette dernière ressource.
En gros, voilà mon plan : La horde viendra avec des éclaireurs. Les soldats dans les tranchées feront quelques coups, avant de déployer des fumigènes et se replier vers le campanile, qui sera renforcé. A partir de là, les véhicules ennemi tournerons autour du restaurant, et on devra faire une superbe bataille tout comme la Légion étrangère l'avait fait dans une ferme face a des mexicains.''


Maverick se gratta la nuque, avant de lever le doigt.

''Oui Maverick ?
-M'sieur, est-ce que la Légion elle a gagné à la fin ?''

Dole ne répondit pas, ce qui fit sourire Barras.

''Bref, ce qui est important c'est de se préparer. Si nous pouvions trouver une caravane qui nous donne de l'eau et de la bouffe, notre plan sera optimal. Aussi, une dernière chose : Au niveau munition on a pas trop a s'en faire, alors demandez au sniper utilisant le QSG de me prévenir dès qu'ils voient un groupe de personnes. Je jugerais moi même si ils sont hostiles ou non. Rompez.''
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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Ven 14 Fév 2014 - 4:01

"-Une fois, à moi seul j'ai tranché la tête de trois malebranches d'un coup de machettes leurs potes, quand ils ont vu ça ils se sont barrés en courant et j'ai ..."
Effectivement, l'ambiance en avait pris un coup. Les Malebranches se regardèrent un peu décontenancés. Aucun ne savait comment réagir à pareil aveux. Ils cherchaient à connaitre leurs pensées respectives par des mines interrogatives. Zoé dont le rôle était de faire en sorte que leur invité ne s'emballe pas trop s'approcha dans le dos de celui-ci et posa sa main sur son épaule pour le surprendre alors qu'il avait le regard dans le vide.
"-Nous verrons bien comment tu t'en tires en situation réelle, mais ça ne m'étonnerais pas que tu enjolives un peu la vérité. Les Malebranches ne sont pas à sous-estimer. Ils n'ont pas peur de la mort, ce qui paradoxalement les rends particulièrement difficile à tuer.
Elle savoura un instant la déconfiture de son interlocuteur...
Heureusement ce n'est pas pour eux que tu es avec nous. Contente toi de nous apporter le petit dèj' et de nous amener à bon port, moi je m'occupe des bandits."
Le Zingaros changea, avec sagesse, de sujet. Le reste de la première partie du voyage se déroula dans la bonne humeur et sans accro majeur. Il s'agissait juste de marcher durant des heures sous le soleil froid de l'hiver des terres désolées. A force de discussions diverses et variées, le temps paraissait plus court et l'effort moins pénible.

En début de soirée, les voyageurs établirent un bivouaque à l’intérieur d'un petit pavillon de banlieue situé à quelques kilomètres au Nord-Est de la base militaire de la FNF. Ils avaient d'abord emprunter l'autoroute numero quatorze pour éviter le bois de Boulogne car Zoé n'y était pas la bienvenue. et cela leur permettait d'emprunter deux ponts par dessus la Seine dont ils avaient la certitude qu'ils tenaient plus ou moins. Malheureusement, le désert qui avait remplacé une vaste forêt les avait égaré et ils avaient retrouvé leur localisation bien trop au Nord de ce qui était prévu. L’avantage était qu'ils n'avaient au moins pas à rencontrer les soldats de l'avant-poste. A la place, ils étaient tomber sur un grand complexe industriel infesté de mutplante qu'ils avaient du contourner par peur de voire leurs entrailles liquéfiées s’expulser par tous les orifices jusqu'à ce que mort s'en suive à cause d'un empoisonnement aux radiations. Cela les avait aussi obligés à trouver un moyen de traverser la Seine avec tout leur matériel. Ils avaient perdu deux bonnes heures à fabriquer une plate forme flottante avec les pneus des nombreuses voitures du parking de l'usine. Ensuite, dégoûtés de devoir abandonner le radeau de fortune qui leur avait valu tant de labeurs, ils avait pris la décision de voguer un peu le long du fleuve. Ils avaient ainsi gagné pas mal de temps mais s'étaient épuisé à se maintenir à flot. C'est pourquoi ils s'étaient installés dans le quartier le plus proche, un certain Villennes-sur-Seine selon les panneaux, avant même que le jour ne décline franchement. Leur campement ne fut pas très long à installer car l'habitation qu'ils avaient choisie était étonnement bien conservée. Ce soir ils auraient même le droit à des matelas, moisis certes, mais moelleux. Ils allumèrent un feu à l’intérieur de la carcasse du téléviseur familial puis dégustèrent les deux mouchams rapportées par le chasseur.
"-Demain nous partirons à l'aube, annonça Zoé. Nous irons Sud Sud-Ouest et là nous retrouverons les traces du convois que nous suivons.
Elle toisa Ellias.
C'est là que tu entreras en scène Zingaros. Une importante caravane est partie il y a vraisemblablement un ou deux jours dans cette direction et nous voulons la rattraper au plus vite. Ils sont plusieurs dizaines et ont peut être même des véhicules motorisés. Ca ne devrait pas être trop dur à pister, cependant le vent à soufflé donc nous aurons besoin des tes yeux et de ton flaire."
Tous acquiescèrent puis la soirée put commencer. Il était encore tôt. Gustave eut l'idée de se raconter des histoires d'horreur pour bien débuter la nuit. Chacun leur tour ils y allèrent de leur imagination jusqu'à leur du couché.

Les premières lueurs qui frappèrent le visage de Juno à travers la fenêtre la réveillèrent tranquillement. Elle ne brusqua personne pour aider tout le monde à se lever et proposa même une infusion de fleurs des cendres cueillies aux alentours. Elle s'assit quelques instants à côté d'Ellias pour le rassurer.
"-Ne soit pas trop effrayé par l'allure un peu bourru de mes compagnons. Ils ont vécu des choses difficiles comme tout le monde, comme toi certainement... Fais de ton mieux, je suis sûr que tu vas y arriver.
Elle lui sourit gentiment.
Évite seulement de te montrer trop présomptueux, ça ne plait à personne. Nous sommes dans un monde où les gens te jugent sur tes actes pas sur tes mots. Tu vas t’attirer des ennuies à fanfaronner comme tu l'a fait hier. Je te dis ça en ami."
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LouetRoukin
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Ven 14 Fév 2014 - 16:04

Elias n'avait pas trouvé le sommeil, il s'en voulait de ne pas avoir sut tenir sa langue. Comme toujours il avait perdu toute crédibilité dès les premiers instants, comme si le destin s'acharnait à le limiter au rôle du petit chasseur sans réelle utilité. La peur était présente elle aussi, il avait sauté sur l'aventure mais l'air n'était plus aussi "frais" une fois lancé, il doutait profondément.
Les quelques mots amicaux de la voyageuse apaisait son esprit pour un moment mais il avait appris que le plus talentueux des hommes pouvait perdre la vie bêtement en une seconde alors que le plus insignifiant des lâches pouvait être élevé au rang de héros local par un coup du sort. Prouver par les acts, ce sont les terres désolés qui décident pas les hommes qui les peuplent.

"Ton amie ne m'aime pas, je l'ai vu dans son regard bien avant d'ouvrir ma bouche. Ses pupilles brillent d'une haine si sincère que je me demande si elle n'est pas dirigée envers le monde entier." Il se leva, s'étira et versa un peu d'eau irradiée sur son visage. " Je te trouve sympathique par rapport à elle alors je vais être sincère avec toi. Je n'ai jamais vu de véhicule en état de fonctionné, la simple idée que je me fais du hurlement de ce genre de monstre suffit à me donner la chaire de poule. Je ne suis pas un combattant et ... Pour les malebranches, j'ai peut être un peu exagéré. Il est possible que ce soit l'un d'eux qui ai tranché des tête, il est aussi possible que j'ai lâchement pris la fuite pour sauver la mienne."

   Le jeune garçon savais apprécier la sincérité tant elle était rare dans son milieu, sans pour autant placer sa confiance en l'inconnue, il l'avait choisie parmi les autres comme allié pour ce périple. Son accent prononcé roula sur quelques banalités pour finir par une promesse tant formée par la peur que par l'envie de redorer son blason.

" Peut importe que le vent ai soufflé comme le disait ton amie hier. Il n'y a rien par là-bas et leur chemin ne sera pas dur à suivre, surtout s'ils sont si nombreux."

   Il s’arrêta avant de parler de sa peur de la cible traquée, ou de s'éloigner d'avantage de la capitale. Les autres étaient maintenant tous réveillés, chacun savait ce qu'il avait à faire pour contribuer dans les coulisses, au bon déroulement de la quête. En quelques minutes, leur abri avait repris cet aspect terne des ruines locales et le convoi repartait de plus belle. Jamais Elias n'avait été si loin, pas sans les autres Zingaros guidés par les anciens et les chasseurs les plus reconnus, bien qu'il soit un pisteur prometteur il espérait secrètement tomber sur quelques marques de la tribu pour se repérer. Il n'y avait dans cette région que des sauvages consanguins, des pillards et des goules redescendre vers le sud Ouest le rapprochait de Paris, de Lutèce et de routes sécurisés. Il évita de rejoindre le grand chemin de béton des hommes d'avant guerre sans pour autant le perdre de vue, à l'image de ses ainés. Le désert avait qui avait laissé lace aux ruines basses et éparpillé était loin derrière eux et un cortège véhiculé ne pouvait pas pratiquer n'importe quel chemin.

"Qui est-ce qu'on essaye de retrouver exactement ?"

   Son intention primaire était d'interroger ses employeurs mais ceux-ci semblaient d'être perdus dans une discussion privée. La phrase d'Elias ne dépassa pas le volume d'un murmure qui se perdit en chansonnette traditionnelle, alors qu'il repérait plusieurs carcasses déplacée récemment pour créer un passage dans la direction indiquée.

"Dans cette direction."

    Il était peu probable que d'autres aient emprunté ce chemin, pas de cette manière. Elias fut rassuré de pouvoir affirmé que la grande route n'était pas la bonne solution. Ils longeaient maintenant une route bordant une seine encombrée d'un pont effondré menant autrefois vers une petite île parsemée des ruines habituelles, de mouchams vifs offrant de bonnes cibles de tirs et de traces de plus en plus visibles de passages récents.

"Jusqu'où ils vont comme ça ?"

   Ils s'éloignaient dramatiquement de Paris, le zingaro qui sentait son entre-jambe se recroqueviller espérait avoir pris la bonne décision en longeant le fleuve, pour ne pas croiser le regard de Zoé il observait maintenant les ruines environnantes, comme s'il s'attendait à voir surgir une horde de mutants furieux, attendant un mot des étranges voyageurs. Prenant position sur un muret, il engloutit une grande partie de l'eau de sa gourde avant de se masser les pieds à travers le cuir de ses chaussures maintenant ouvertes.
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Ven 14 Fév 2014 - 19:30

Le sniper regardait droit a travers son viseur, fermant l’œil gauche. Il caressait la détente, gardant le lourd fusil bien enfoncé dans la tour sur son bipied. Il gardait un doigt sur l'écouteur de son casque, restant en communication avec son commandant, quand enfin il osa l'utiliser. Avec son accent qui semblait être un patois bas normand.

''Hostile, côté ouest, possibilité de tir.''

Dole était en contrebas, sur le toit du restaurant. En dessous de lui des soldats foutaient des sacs de sable ou creusaient des tranchées. Le vieux campanile qui a l'époque servait des steak frites pour des routiers crevés (Et qui allaient sûrement se crasher sur une autoroute bondée) ou des enfants qui faisaient chier leurs parents servait maintenant a garder des munitions, des vielles conserves pourries et faire des angles de tir pour tuer quiconque fonçait dans le coin.
Le capitaine regarda dans ses jumelles. Il gardait une radio dans sa main, et l'approcha de sa bouche. Dans ses vielles jumelles, il voyait un mec vagabonder, fusil laser dans la main, un étrange chapeau et une sorte de futal troué. Le fait qu'il était en train de courir un peu bêtement devait sûrement l'avoir rendu un peu suspect, parce que de façon nonchalante, Dole se contentât de donner un ordre. Il appuya sur le bouton de la radio, déclenchant un petit crissement.

''Tentez le tir.''

Il lâcha le bouton de la radio, provoquant un petit bip. Immédiatement après, le trouduc normand visa la tête du bonhomme, appuya très fort sur la détente, et reçu le peu de recul que dégageait un QSG. Un faisceau laser traversa l'air, toucha le psycho, qui immédiatement s'écroulait sur la droite, de la fumée sortant de ce qui restait de son crâne.

''Hostile a terre, hostile a terre.''

Tuer était devenu incroyablement routinier pour la FNF. On pouvait aisément penser qu'un soldat normalement constitué éprouve au moins du remord a prendre la vie d'un autre homme, comme ça, lâchement, depuis une tour. Ici, c'était a peine si le sniper ne ressentait pas quelque ennui. En tout cas, le tir avait sûrement fait bougé côté psychotique, puisque quelques ombres au loin s'étaient détournés de leur chemin et maintenant courraient a toute vitesse. Ce mec avait sûrement dû être quelque chose comme un éclaireur, ou plutôt un mouton qu'on envoyait au sacrifice pour faire sortir le loup. Dans tout les cas, c'était réglé en moins de deux, et Dole commençait sérieusement a se faire chier.

Quelque chose comme une demi-heure était passée. Les soldats, complètement crevés par la marche et par le travail, avaient eu droit a leur repos. 16 hommes étaient éveillés dans les tranchées, plus 6 sur les différents postes du toit. Normalement, ils devaient être relevés par les autres au cours de la nuit.

Dole s'accoudait tranquillement a un pan de mur, parcourant les feuilles de marche. La paperasse représentait une bonne partie de son boulot, et si la plupart des officiers (Qui avaient la gâchette facile et étaient persuadés d'être de grands héros), la reniaient, elle était incroyablement nécessaire. Bizarrement, le capitaine adorait la paperasse. Il pouvait passer des heures comme ça, avec son écriture de merde et ses stylos bics, pour pouvoir remplir des fiches de routes, des demandes de permission, des réquisitions, des problèmes de paye ou la FNF qui remboursait pas les soins. Ici, c'était l'incident de la journée qui l'avait ennuyé. Plus de peur que de mal, mais il voulait avoir un rapport écrit avant de se coucher. Il bidouillait un peu pour être honnête. Il savait que la FNF avait assez changé depuis Nanterre et que le fiston Hénin était arrivé. Maintenant, tout était assez surveillé, et chaque jour Lutèce ressemblait un peu plus a une dictature fasciste inefficace. D'ailleurs, pour Dole, le fait qu'on envie 40 soldats avec de la bouffe pour 3 jours a traquer des psychotiques sur le terrain était une hérésie de la plus haute importance. Mais il était capitaine maintenant, il pouvait fermer sa gueule, et il prenait du plaisir a penser que ce serait la commandante qui s'en prendrait plein la gueule.

Dole observa sa montre. Minuit passé. Il termina rapidement le rapport, et descendit rapidement pour aller dans sa tente. Il jeta sa paperasse sur un morceau de bois servant de bureau, et se coucha immédiatement sur son lit de camp, sans s'être lavé ou changé. Il était fatigué, et avait un mal de crâne immonde avec son sevrage direct d'alcool.

Dès le lendemain, a 6 heures, il fut réveillé par le bruit de bottes des soldats. Ils repartaient bosser, de façon heureuse, le ventre tout juste plein du petit déjeuné. Plus beaucoup de bouffe restante... Dole commençait sérieusement a douter de la validité de la mission. Est-ce que la Horde était aussi en manque de bouffe et pressée de reprendre leur station ?

Difficilement, Dole se leva, se foutu sur ses pieds, et regarda dans la glace. Il commençait a avoir de gros poils noirs et ses vêtements étaient froissés. Il se changea en quelques minutes, s'épongeant juste un peu d'eau sur le corps et était reparti de plus belle dans le camp. En dehors de la route, il voyait Barras, debout sur une caisse, laissant son torse plein de griffures et de peau mortes nues, un chapeau de cowboy sur la tête, en train d'engueuler ses soldats, qui bossaient de façon assez heureuse, amusés par le major.

''Allez les fifilles ! Vous creusez pas les tranchées assez vites ! Dites vous que vous que je donne 20 francs au premier mec qui me creuse un trou dans lequel il ne risque pas de mourir ! Et puis chanter un petit peu, bandes de merdes !''

Il pointa du doigt un de ses soldats.

''Toi, le pédéraste, je suis sûr que t'as une belle voix ! Donne la cadence !''

Le soldat en question s’éclaircit la gorge et commença a chanter, aussi bien que pourrais un simple soldat de la FNF.

''Depuis qu'un arrêté du Cieeeeeeeeeeeeeel
Fit surgir Lutèceeeeeee de l'onde,
Un pacte à ce pays incombe,
Inscrit au céleste graduel:"


Le reste des soldats, plus motivés par le pognon que la musique, reprenaient la musique.

"Toi, Lutèce, régneras sur les ruines;
Ton peuple à jamais battra les fers!''


Dole foutu ses mains sur ses hanches, emportant sa veste derrière lui. Barras le salua, et couru vers lui, tandis que les soldats travaillaient toujours.

''Alors capitaine ! Vous avez prévu quoi pour cette glorieuse journée ?''

Dole regarda autour de lui. Il était blasé.

''Où est Maverick ?
-Votre toutou fait une petite patrouille vers l'est, comme vous avez prévu. Il a pris une escouade de 8 gus avec lui.
-Très bien Barras, alors écoutez moi. Je veux que vous arrêtiez de faire bosser nos bonhommes. Qu'ils restent bien protégés derrière des murs, on va attendre un moment.
-Bien monsieur.''

Barras parti en courant, aboya a ses soldats, et tous, assez heureux, plongeaient dans leurs trous qu'ils s'étaient fait chier a construire. D'autres attendaient sur le toit. Maintenant tout ce qu'ils avaient a faire s'était attendre comme des burnes.

Dole attrapa une petite tasse de café qui traînait, et alla dans une des tranchées, sans se faire prier, a côté de deux soldats dont l'un, qui, fusil a pompe devant, ne comprenais pas trop.

''Heeeeu, monsieur...
-Quel est votre nom soldat ?
-Caporal Morvand monsieur. Dites, qu'est-ce que vous...
-Bien caporal. C'est très gentil de votre part de me faire une place. Vous voulez du café ?''

Il tendit la tasse qui en fait était un simple goulet en plastique pourri, et le foutu dans les mains du caporal, qui grommela un merci. Dole sorti alors ses jumelles et aperçu ce qui semblait être une caravane. Il attrapa alors sa radio et parla au sniper.

''Sergent, caravane sur nos traces. Interdiction de faire le tir, ils vont avoir le droit d'entrer.''

Il sourit un peu, et se tourna vers Morvand.

''Il est chargé ce fusil ?
-Ben... Ouais, m'sieur.
-Parfait alors. Gardez le bien, on peut plus faire confiance aux gens ces temps-ci.''
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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Mar 18 Fév 2014 - 2:57

"-Je te trouve sympathique par rapport à elle alors je vais être sincère avec toi. Je n'ai jamais vu de véhicule en état de fonctionné, la simple idée que je me fais du hurlement de ce genre de monstre suffit à me donner la chaire de poule. Je ne suis pas un combattant et ... Pour les malebranches, j'ai peut être un peu exagéré. Il est possible que ce soit l'un d'eux qui ai tranché des têtes, il est aussi possible que j'ai lâchement pris la fuite pour sauver la mienne.
Juno avait très bien entendu cette crainte des moteurs, cependant elle fit mine de rien et passa à la suite.
Je me doutais bien que c'était des cracks. Tu sais, tout le monde a peur, même Zoé. Le secret s'est d'affronter ses peurs et de ne pas se laisser dominer par elle."
Puis la marche reprit. Le travaille d'Ellias n'était pas très difficile, mais il s'en sortait plutôt bien. Sans lui le temps nécessaire à la tache aurait sans doute doublé et le risque de faire de mauvaise rencontre avec lui. Il posait par fois des questions sur leur cible ou encore sur leur destination, qui souvent restaient sans réponse. Les Malebranches profitèrent de l'avoir un peu en avant pour discuter plus sérieusement, sans jouer. Tous étaient d'accord sur un point : il n'était pas spécialement inquiétant, le seul danger qu'il représentait s'était de ne pas être à la hauteur des situations qui allaient certainement se présenter. Juno et Gustave se portèrent volontaire, étant les plus sympathiques à ses yeux, pour lui donner du courage. Cet imprévu n'avait rien de rassurant. De tous les chasseurs des terres désolées, il avait fallu tomber sur un couard. Impossible de rebrousser chemin après tout ce chemin parcouru, de toute façon, le temps avait filé et déjà Ellias faisait halte. Il avait ouvert ses chaussures et se massait les pieds. Tout le monde en avait un peu marre de marcher. Ils firent une pause de quelques minutes.
"-Jusqu'où ils vont comme ça ? demanda le Zingaro.
-Nous devrions bientôt les apercevoir. Ils n'ont pas du s'installer trop loin d'ici, répondit Lucien. Ne traînons pas. Nous sommes presque arrivés."
Le groupe suivit la piste encore quelques centaines de mètres et vit dans la lumière orange du crépuscule une station service. Au fur et à mesure qu'ils avançaient, les silhouettes d'hommes se dessinaient remplissant de plus en plus les lieux. Encore quelque pas et on put discerner de plus en plus clairement des uniformes de la FNF. Ils occupaient le territoires de toutes leurs armes. Profitant des derniers instants de sérénité qui leurs restaient avant de devoir rentrer dans un jeu de comédie sans faille, ils s'échangèrent les derniers instructions et Juno s'approcha d'Ellias.
"-Visiblement la station service est occupée par la FNF. Nous allons voire si nous pouvons profiter un peu de leur sécurité et nous renseigner sur la direction qu'a prise la caravane que nous traçons. Tu essaye de ne pas te faire remarquer et tu évite d'entrer en contact avec eux. En tout cas pour le moment. Laisse nous parler."
Elle n'attendait pas moins que le silence de la part de tous ses compagnons.

Enfin ils approchèrent à porté de voix de tous ces militaires. Gustave s'avança les mains levées en criant.
"-Bonsoir amis des Forces de Nouvelle France ! Nous sommes de pacifiques voyageurs, ne nous tuez pas s'il-vous plait. Nous voulons seulement demander hospitalité en ces terres sauvages à des compatriotes parisiens.
Ils étaient doucement entrés dans la base en prenant bien garde de ne pas se montrer hostile. Il n'y avait plus qu'à attendre qu'on vienne leur parler.
-Amenez nous à votre chef, demanda-t-il au soldat le plus proche. Puis se retournant vers ses amis avec un large sourrire : J'ai toujours rêvé de dire ça."

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Thomas Dole
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Mer 19 Fév 2014 - 21:01

Dole n'osait pas regarder les mecs qui venaient d'entrer devant leurs tranchées. En fait, il était étonné de voir des tanches aussi loin que Paris, venir le faire chier, lui, au meilleur moment de la journée...
Il mit ses mains sur son visage, et s'enfonça dans sa tranchée. Le caporal Morvand dû lui donner un petit coup dans le dos pour le faire réagir.

Alors que le petit groupe était en plein milieu des mecs de la FNF, Dole se leva hors d'une tranchée. Il passa ses deux mains sur son uniforme pour en enlever la poussière et claqua des doigts en direction de Morvand. Immédiatement, lui et son camarade enfonçaient leurs casques sur leur crâne, se jetèrent hors de la tranchée, et flanquèrent Dole, chacun l'arme à la hanche avec un doigt sur la détente. La scène aurait pu être une parfaite image de propagande, si seulement Dole n'était pas plus petit que ses deux soldats, et avait la mine parfaite d'un mec famélique et maniaco-dépressif. Il gardait ses mains dans le dos, fixant avec ses yeux gris les personnes qui avaient osé venir jusqu'à lui. Il restait devant, silencieux, pendant quelques secondes. De toutes les tranchées et du toit du restau, on voyait des petites lucioles rouges derrière lesquelles se cachaient des visages d'êtres humains qui fixaient la caravane. Dole espérait de tout son cœur que les nouveaux venus comprenaient ce dans quoi ils s'étaient fourrés.

''Bonjour messieurs. Vous avez dit compatriotes parisiens ?''

Il avait un ton de persiflage, mais en même temps qui pouvait en vouloir en un mec attaqué dans sa fierté et qui était entouré de psychotiques tarés ? (A part tout le monde).

''Décrivez votre identité, votre occupation et la raison de votre présence immédiatement.''

Morvand tapa dans le dos du capitaine. Il observait le brahmine.

''De plus, que transportez vous là-dedans ?''

Barras, qui regardait ça au loin, sourit et bondit vers l'endroit.

''Oh ! Génial ! Capitaine, on peut faire une réquisition générale et officielle de la FNF ?''

Dole bougea la tête.

''Major...''

Il avait envie de trouver une terminologie militaire pour ''fermez votre gueule.''
Puis il abandonna, tout simplement. Il regarda les pauvres mecs de la caravane, attendant leur réponse, dont franchement il n'avait rien a foutre. Pour avoir plombé sa mâtiné, il voulait les voir se casser. Sauf qu'il pensa immédiatement à l'hypothèse selon laquelle ils seraient la Horde... Il voulait juste les fouiller et les interroger.
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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Ven 21 Fév 2014 - 15:19

L'intelligence de la décision d'infiltrer un campement de types armés et sur la défensive depuis des jours fut soudain remise en question dans l'esprit de chacun des psychotiques. En voyant la dégaine de leur chef, on ne savait plus vraiment où se mettre. C'était un mélange de droiture et de hargne qui se mêlaient et s'entre-mêlaient sans jamais parvenir à un résultat homogène, juste ce petit homme aux allures de chien d'attaque. Et ses soldats aux yeux rouges luminescents tellement stéréotypés qui braquaient leurs canons sur la caravane. Souvent, les gens ne se méfiaient pas assez des Malebranches et tombaient lamentablement dans leurs pièges, mais pour une fois qu'ils venaient en paix (plus ou moins) on les accueillait avec une vigilance effrayante. Quoi qu'il en soit, il fallait maintenant creuser plus profondément le jeu de rôle dans lequel ils s'étaient engagés. Ils s'étaient placés en cercle autour de la charrette à scruter la station service et laissaient parler Gustave.
"-Je suis Gustave, voici Lucien, Juno, Zoé et Ellias. Nous venons de Métropolitopia dont nous fuyons les maladies et les émeutes. Nous avons espéré trouver une terre plus accueillante à l'Ouest, au moins le temps que les tensions s’apaisent à Paris. Apparemment, nous n'avons pas suivi la bonne piste puisque c'est sur vous que nous sommes tombés. Nous ne vous importunerons pas longtemps, mais nous avons fait un long voyage et nous souhaiterions profiter le temps d'une ou deux nuits du confort qu'offre la sécurité de la FNF. Nous avons nos propres vivres et notre campement, il y a aussi un peu de matériel médical et bien entendu des armes. Nous sommes prêts à mettre la main à la patte si il le faut..."
Il gardait toujours ce sympathique sourire qui lui fendait la gueule d'une oreille à l'autre. C'était sa manière d'aborder tout ce qui s'approchait de lui. Toujours avec une bonne humeur exacerbée, à la limite du rire et souvent malsaine lorsqu'on connaissait son quotidien de tortionnaire chez les Malebranches. Cela le faisait des fois passer pour un imbécile heureux, qu'importe, lui savait sa vraie valeur.
"-Vous êtes drôlement bien équipés, se permit-il. On dirait que vous préparez une bataille. Nous ne sommes pas si dangereux tout de même..."
Il émit un petit rire sardonique, mais n'insista pas en voyant les figures rester inlassablement stoïques.

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Thomas Dole
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Ven 21 Fév 2014 - 17:05

Le capitaine écouta longtemps le mec un peu étrange parler, expliquant sa situation. Dole en avait royalement rien a foutre... Lui et ses mecs étaient la cible de dangereux psychotiques et voilà que débarquaient 5 abrutis qui voulaient vivre éloignés de Paris... Dole ne savait pas si c'était 5 cons ou 5 menteurs, mais cela ne l'inquiéta pas.
A la place, il observa la cargaison que transportait leur animal. En fait, c'était tout ce qui intéressait les soldats.

''Mmm... Gustave, c'est ça ?''

Il pointa du doigt le mec, le bougeant un peu, avant de tousser un coup. Le silence des autres soldats de la FNF était incroyable. Certains en avaient rien a foutre et regardaient le terrain. Les autres se contentaient d'observer du coin de l’œil.

''Et bien, Gustave, je vous trouve bien bavard et curieux pour un mec de Paris qui veut juste fuir des émeutes. La raison de notre présence ici est confidentielle.''

Dole réfléchi a ce qu'il allait dire. Il avait peu de nourriture. Lutèce leur avait pas donné assez pour leur permettre de tenir plus d'un jour. Peut-être que eux avaient leur bouffe, mais Dole n'aimait pas avoir des civils dans ses pattes. Mais si il les laissaient partir, avec leurs flingues ? Si ils faisaient chier la Horde ? Peut-être qu'ils pourraient en tuer un ou deux... Ou alors on penserais qu'ils seraient de la FNF. Dans tout les cas, ces mecs l'ennuyait.

''Écoutez, Gustave... Je ne me sens pas très bien avec le fait d'avoir des éléments non-identifiés qui marchent près de mes hommes, surtout lorsqu'ils sont armés. Ce n'est pas que j'ai pas envie de faire connaissance avec vous, c'est que vraiment, je ne vous fait pas confiance.''

Il ne voulait pas les laisser se casser, pas avec un groupe de dangereux psychotiques proches d'eux.

''J'ai assez de nourriture pour mes hommes et assez de soldats pour accomplir ma mission. Cette position est défendable et j'adorerais assurer votre protection. Malheureusement, cela irais a l'encontre du règlement de Lutèce vis-a-vis des citoyens non-identifiés. Si vous parvenez a tous me montrer un visa de Lutèce, j'emprunterais vos armes et je vous laisserez a l'intérieur. Si vous n'êtes pas en mesurer de me montrer un quelconque document qui prouve votre identité, je ne serais pas capable d'accéder a votre requête.''


Il décida même de bluffer...

''Mes provisions sont calculées pour tenir longtemps, mais uniquement avec mes hommes. Même chose pour mes munitions ou ressources médicales. Mais je ne sais pas si je peut garder des étrangers si proche de mes bonshommes.''
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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Sam 22 Fév 2014 - 13:38

Comme on pouvait le prévoir, les civils n'étaient pas spécialement bienvenus. Mais il restait encore quelques cartes dans leur main.
"-Excusez mon impétuosité monsieur ...
Il fit durer la dernière syllabe pour signifier à son interlocuteur qu'il ignorait son nom.
-Je comprends parfaitement votre position, vous êtes en mission, importante semble-t-il. Je vous promet que nous ne serons pas gênant, laissez nous juste passer la nuit qui approche dans ce bâtiment et nous repartirons demain à la première heure.
Il désigna l’hôtel.
-Vous n'aurez même pas à vous occuper de nous...
Il ne laissa pas le silence s'installer et enchaîna.
-Nous ne sommes pas des citoyens de Lutèce et n'avons malheureusement pas le précieux visa dont vous parlez, sinon nous serions restés là-bas. Et si nous sommes armés, c'est parce que le monde est très dangereux pour des voyageurs tels que nous.
Il scruta l'horizon désertique qui bordait la station service, baigné de la lumière orange et violette du soleil qui déclinait.
-Je vous en prie, ne nous laissez pas dehors, ce serait une condamnation à mort.
A ce moment, Juno s'approcha de Gustave pour s'integrer à la discussion. Elle fit une moue pensive à l'attention de leur interlocuteur avant de s'approcher encore, puis d'une voix basse :
-Vous dites avoir ce qu'il faut de provision pour vous et vos hommes. Nous pourrions vous offrir un repas plus goûteux que ces rations militaires. Nous avons un chasseur et je ne suis pas mauvaise cuisinière."
Elle montrait un visage ravis de l'opportunité d'offrir ce petit plaisir, même si ce n'était qu'un moyen de parvenir à ses fins. Elle espérait qu'on accéderait à sa proposition, elle savait user et abuser de gentillesse pour charmer ceux qu'elle ne pouvait pas tuer immédiatement. Pourtant, au fond d'elle, elle rêvait de voir la tête de ce nabot pourrir au bout d'une pique. Elle le regarda dans les yeux et lui sourit à nouveau.

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Thomas Dole
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Sam 22 Fév 2014 - 15:03

''Ah putaaaain..''

Dole siffla entre ses dents, pas assez fort pour qu'on puisse l'entendre. Il leva les yeux au ciel. Morvand regardait derrière lui. En haut, sur la colline, on voyait deux personnes a côté d'un véhicule. L'un des deux observait avec ses jumelles, l'autre se contentait de faire des grands signes de la main, montrant ostensiblement son fusil. La radio de Dole s'alluma et une voix en sorti. Dole n'avait pas baissé le volume, et les ombres de la FNF ainsi que les voyageurs pouvaient l'entendre.

''Cibles identifiées. Tenter le tir ?''


Dole regarda droit dans les yeux la fille qui venait de parler. Le fait qu'un mec armé soit dans son dos a plusieurs centaines de mètres le dérangeait quelques peu, et qu'une personne qui avait l'air si innocente lui propose de lui faire a bouffer pour rester sous la protection de soldats armés lui semblait... Bizarre. C'était presque incroyable dans ce monde étrange où tout le monde pouvait crever n'importe comment. Il appuya sur le bouton de sa radio pour parler au sniper.

''Négatif. N'ouvrez le feu que si le mec lève son arme.''


Il observa de nouveau les 2 ombres sur la colline. Ce devait être Amour et Haine, les deux tarés qui étaient ensemble. Si on ouvrait le feu maintenant, ils seraient sûrement attaqués pile maintenant, dans une situation qui n'était pas encore parfaite.

''Mesdemoiselles messieurs... Je suis le Capitaine Thomas Dole, 3e Régiment d'Infanterie 5e Compagnie section d'Infanterie. Et ces deux personnes que vous voyez là, derrière moi, a se foutre de notre gueule, ce sont des psychotiques bien ennuyants. Et par bien ennuyants je vais être parfaitement honnête avec vous. Je n'ai rien de spécial contre les psychotiques. Je trouve que ce sont des tarés ou des abrutis, ouais, mais j'ai jamais rien de personnel contre eux. Mais alors ces tarés... Ils m'ont coûté quelque chose. Ils ont pris 3 de mes hommes et mon grade. Je suis prêt a n'importe quoi pour me venger d'eux, surtout les démembrer et les empaler devant cette station...''

Morvand s'était retourné pour regarder clairement Dole. D'habitude les officiers de la FNF étaient des académiciens, intellectuels, pompeux, qui se contentaient de lever des verres, d'écrire des discours avant de les donner, et Dole n'échappait pas a la règle. Qu'il se mette a dire ce genre de choses devant des inconnus...

''Pour l'instant... Je veux bien vous laisser entrer... Mais faudra retirer vos armes. Et qu'on puisse vous fouiller. Et que vous sachiez parfaitement que la Horde derrière cette colline va attaquer.''
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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Dim 23 Fév 2014 - 22:32

Cela expliquait pas mal de chose quand à la tension qui régnait dans le campement. Ces pauvres soldats subissaient un siège dont ils n'étaient pas sur de sortir vivant. La perspective de tomber au combat aussi loin de chez soit de manière aussi inutile ne devait pas être réjouissante. Pour la première fois, on pouvait imaginer les hommes et les femmes aux visages déconfit derrière les lucioles rouges des casques inhumains des FNF. La force d'intervention armée la plus puissante connue des terres désolée cachait bien son jeu par ces déploiements d'armes et de technologies, mais elle n'en menait pas large lorsqu'elle déportait ses enfants vers des abattoirs à ciel ouvert. La chasse aux psychotiques prenait une tournure grotesque, encore exacerbée par la rancœur d'un fanatique déchu dont les implications étaient personnelles et émotionnelles, cette opération était vouée à l’échec. Que restait-il aux Malebranches pour éviter d'être les victimes collatérales d'une vendetta bouffonne dans laquelle ils sombraient déjà peu à peu ? Ils ne choisiraient pas un camp ou l'autre, seule la récupération de la lame démonique comptait, ne restait qu'à tirer son épingle du jeu.
"-Merci infiniment Capitaine, bénit faussement Gustave."

On indiqua aux voyageurs un emplacement où monter leur campement et en vingt minutes, une bâche en toile grise fut tendue sur des piquets de bois de manière à fournir un toit précaire. Il y avait assez de place pour y dormir à cinq, mais l’étanchéité était toute relative. Cela permettait d'y allumer un feu sans être enfumé, mais laissait la chaleur s'échapper et l'humidité rentrer. Ce n'était pas un bon logement, il faudrait s'en contenter. Les campeurs s'installèrent à l’intérieur, puis se rassemblèrent autour du feu. Ils discutèrent de leur avis sur la situation et sur le Capitaine Thomas Dole. Tous étaient plus ou moins du même avis, il ne fallait pas traîner et agir au plus vite.
"-D'ici une heure ou deux, Ellias et moi irons chasser dans les environs pour rapporter de quoi confectionner ce repas qu'a proposé Juno.
Zoé se tourna vers le chasseur.
-Nous risquons de tomber sur les psychotiques qui convoitent cet endroit. C'est en réalité ce que nous chercherons à faire. Je ne veux pas m’immiscer dans un conflit qui, de toute évidence, nous dépasse, mais je dois leur parler. Tu ne dois surtout pas perdre ton sang froid ou ils te tueront sans doute. Je connais ce genre de personnes, ils ne sont pas stupides mais ont la gâchette facile. C'est très délicat, mais j'ai besoin de toi pour retrouver leur trace. Tu t'en sens capable ?
Juno s'approcha de lui et lui prit tendrement les épaules.
-Souviens-toi ce que je t'ai dis sur le courage. Ce qui est important ce n'est pas la peur, c'est la façon dont elle t'affecte. Avec Zoé tu seras entre de bonnes mains, ne te fis pas trop au apparence.
Gustave eu un rictus.
-Elle sont souvent trompeuses..."
Il y eu un silence.

"-Bon, vous allez avoir besoin d'armes, je vais voire ce que je peux faire auprès du capitaine.
Gustave ressortit et retrouva Thomas Dole. Il affichait une mine inquiète en approchant de lui.
Excusez moi Capitaine Dole, mais mes amis et moi ne sommes pas tranquilles. Pouvons-nous avoir l'assurance de récupérer nos biens dans l'état ? Dans de telles circonstances, peut être qu'il serait plus sage de nous laisser au moins l'opportunité de nous défendre en cas d'attaque... Nous ne sommes pas des guerriers et notre habitation est très exposée, nous ne voulons pas mourir pour une cause qui n'est pas la notre."

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Thomas Dole
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Mer 26 Fév 2014 - 21:30

Dole avait rassemblé Barras et Maverick. Les trois hommes parcouraient la base. Le contact avec un sniper les avait refroidis. Là où quelques heures auparavant ils étaient confiants, montant sur leurs grands chevaux, ils étaient maintenant minés. Les psychotiques étaient là, derrière la colline, a les observer. Dole s'arrêta et les 3 commencèrent a discuter. Barras semblait être le plus agité de tous...

''Bordel de... Quelle bande de sales connards !''

Il donna un coup de pied dans un gros morceau de métal que le temps avait rendu impossible a identifier.

''Calmez vous major...
-Ne me dites pas de me calmer ! Ces sales connards nous entourent ! Ils tournent comme des corbeaux attendant de nous bouffer...
-Ils ne vont pas nous attaquer.
-Et c'est censé être une bonne nouvelle ! On a pas assez de bouffe pour tenir ! Si on se casse de là on se fait entourés ! Ou bien on reste et on crève de faim, ou bien on part et on crève en marche ! Et tout ça a cause de cette putain de FNF qui nous envoie a perpète pour...
-MAJOR ! FERMEZ VOTRE PUTAIN DE GUEULE !''

C'était la première fois depuis un bon moment que Dole l'ouvrait. Là où il était calme ou hautain, il venait vraiment de faire sortir sa colère. Cette bonne vielle colère dégueulasse, une de ces pulsions que son éducation avait enfoui bien au fond de lui. Même Barras s'était calmé et observait le Commandant, qui pointait son doigt juste sous sa mâchoire.

''Vous allez m'écouter Major... Et vous allez bien ouvrir vos putains d'oreilles ou je vous jure que je vous fait empaler sur le toit du restaurant pour servir de cible à la Horde ! On va se calmer bordel de merde, je suis EN CHARGE, je suis votre OFFICIER SUPERIEUR, et quand bien même Lutèce demanderait a me foutre caporal préposé à l'intendance je serais infiniment plus capable que vous !''

Maverick se mit a défendre le major.

''Sauf votre respect monsieur, on a bossé pour rien. Il faudrait mieux partir maintenant et...

-Maverick, je vous jure que si vous fermez pas votre claque-merde je vous le bouche avec ma chiasse, est-ce que c'est bien compris !''

Dole mit ses mains dans le dos, ferma les yeux, et commença a se calmer. Le manque d'alcool le rendait irritant, paranoïaque. Il fallait coupler ça au manque de sommeil, a sa rétrogradation, au fait qu'à 34 ans il était pas marié, que c'était une sale merde coincée à Paris, qui était moquée par tout le monde, ouvertement souvent. Il se détestait, il détestait les deux hommes devant lui, il détestait la FNF, Hénin, les sales connards venu lui demander protection, sa famille, cette Terre, et tout ce qu'il voyait lui inspirait le dégoût le plus ultime.

''Maintenant écoutez moi BANDES DE CONS ! Si on a des problèmes de bouffes on bouffera des papiers, on bouffera du verre pillé, on bouffera nos roues et du plâtre ! Je m'en tape de ce qu'on bouffe ! Mais si monsieur Gabriel Hénin nous envoie a Poissy, BAH PAS DE PROBLÈME ! ON VA A POISSY ! Vous êtes pressés de vous casser ? BEN CASSEZ VOUS, QU'EST-CE QUI VOUS EN EMPÊCHE, QU'EST-CE QUI VOUS A DEJA EMPÊCHE ?''

Il poussa un rire nerveux.

''Ah les lopettes, vous la ramenez moins maintenant, hein !? HEIN ?! Vous êtes toujours derrière moi, a vous foutre de ma gueule, a vous plaindre, a geindre... Ben cassez vous alors ! Vous savez mener une marche ? Vous savez ce que veux dire le mot 'asymétrique' ? Non ? Allons ? Quelqu'un ?''

Il n'obtint pas de réponse. A côté de lui, quelques soldats de la FNF l'observaient, et quand Dole les regarda, ils baissèrent les yeux ou regardaient ailleurs.

''Vous allez bien m'écouter... Vous me faites CHIER. Il n'y a pas d'autres mots pour ça. Vous. Me. Faites. Chier. Mes ordres sont clairs et je vais les exécuter. Maintenant écoutez moi. Barras vous arrêtez les tranchées et vous organisez des veilles et qui relève qui. Maverick vous vous chargez de prendre des hommes et de patrouiller l'extérieur, en restant en contact radio avec le sniper. Un truc vous plaît pas ? Poissy est a 12 heures de marche. Vous pouvez essayer de déserter.''

Les deux hommes le saluèrent, énervés, et se cassaient. Quand Dole se retourna, Gustave s'approcha. Dole ne put s'empêcher de souffler.

''Ah putain c'est pas vrai...''

Il entendit la requête de Gustave. Il était en train de geindre pour avoir des armes. Dole lui sourit. Un sourire nerveux... Il posa sa main sur l'épaule de Gustave.

''Ah, Gustave, Gustave, Gustave...''

Il retira sa main, les lia devant son visage.

''Comment je peux vous dire ça ? Je ne peut pas vous laisser ici avec vos armes. Aussi loin que je puisse savoir vous pourriez faire partie du groupe psychotique que je cherche.''

Il sourit. Il résista a l'envie de s'emporter.

''Il y a un truc que vous comprenez pas trop... Je VEUX que les psychotiques m'attaquent. Parce que demain, ah, il me restera qu'un seul jour de bouffe. Et je serais obligé de rentrer. Et ils vont me tuer. Et oui, ah ah... C'est drôle hein Gustave ?''

Dole laissa un petit rire. Il posa sa main sur son front, qui était brûlant.

''Ah putain... C'est presque comique... Vous savez Gustave, j'ai 34 ans et je me bat depuis que j'en ai 24... En fait c'est pas beaucoup. 10 ans... Putain j'y crois pas, c'était vraiment 10 années de merde...''

Il ferma les yeux et respira un grand coup. Le mal de tête et la fatigue le troublaient. Il avait du mal a rester debout.

''Gustave... J'ai envie que les psychotiques m'attaquent. Et je n'ai aucun moyen pour. Je doute que vous puisez m'aider. En fait, j'ai eu du mal a vous le dire tout a l'heure, mais je n'ai aucune idée de qui vous êtes. Vous pourriez me dire que vous êtes des criminels, des citoyens de métropolitopia, des mercenaires, des dealers... Je m'en fout. Tout ce dont j'ai besoin, c'est que vous soyez honnête avec moi. Parce que là, tout ce que je veux, c'est que la Horde m'attaque, ici, cette base, ce putain d'endroit, que je les détruisent tous... Que je puisse les voir se tordre de douleur, hurler tandis que nous les brûlons ou lardons de coups de baïonnettes... Parce que là, je dois passer mes nerfs sur quelque chose...''

Il recommença a sourire.

''Gustave, vous pouvez prendre vos armes quand vous sortez, mais vous les déposez quand vous êtes dans l'enceinte de cette station. Sauf si vous êtes honnête avec moi. Capiche ?''
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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Sam 15 Mar 2014 - 3:55

Le pauvre Ellias n'était pas rassuré par le poids qui venait d'être placé sur ses épaules. Les charmes de Juno ne suffisaient pas à apaiser son appréhension. Quoi qu'il en soit, il était entrainé dans cette inquiétante situation par une force qui le dépassait. Il ne dit pas grand chose, mais gardait la face. Ensuite, chacun vaqua à ses occupations : Juno triant ses onguents, Zoé sur son journal de quête et Ellias et Lucien lancés dans un jeu de hasard sans intérêt.

Gustave venait de mettre le doigt sur une nouvelle facette de la situation de siège. Les troupes de la FNF étaient en bien moins bonne posture que leur chef avait voulu laisser paraitre. Cela révéla une certaine faiblesse de sa part dont pouvait certainement se servir les Malebranches.
"-La vie que vous menez n'a pas l'air simple, capitaine. Je suis bien obligé de vous avouer qu'elle ne m'a jamais fait envie. J'ignore votre histoire, mais étant né dans les terres, j'ai toujours connu le monde tel qu'il est. Je n'entrerais pas dans les détails, mais la vie ne m'a pas apporté que du bonheur. Mais quand je regarde en arrière, je suis content d'être arrivé jusque là et je ne regrette absolument rien, car quoi qu'il arrive je me suis toujours senti libre. Libre de faire mes choix, d'assumer mes erreurs et de célébrer mes victoires. Vous, les soldats, n'avez pas cette chance. Vous êtes soumis à l'autorité d'autres personnes. Comment voulez-vous arriver à construire quelque chose avec des hommes qui ignorent si ils agissent encore par ambition ou si ce n'est plus que par endoctrinement ? Vous croyez sans doute en vos leaders, mais eux ne vous considèrent pas plus qu'une ressource à utiliser au gré des besoin. La preuve en est de cette mission dans laquelle vous vous retrouvez empêtrés sans vivre et condamnés à mort loin de chez vous.
Gustave fixa Thomas Dole pour s'assurer qu'il le suivait encore et percevoir sa pensée dans sa réaction.
-Si je comprend bien, l'heure est grave pour vous. Si vous voulez vous sortir de ce guêpier, il va vous falloir une approche différente de celles que vous avez d'habitude. Vous avez été francs avec moi, je vais l'être avec vous. Nous ne sommes pas de simples réfugiés comme vous l'aviez pressenti. Nous possédons un arsenal d'armement plutôt conséquent étant donné la taille de notre groupe et nous savons nous en servir. Il y a certainement un moyen régler vos problèmes en conjuguant nos talents."
Gustave eu un de ses fameux rictus que l'excitation et la joie provoquaient sur lui. Il acheva sur un large sourire bonhomme avant de quitter le capitaine sans attendre de réponse. Il n’espérait pas de réaction à froid, il préférait que l'idée fasse sont petit bout de chemin dans la tête de son interlocuteur. De retour au près de ses compagnons, il leur expliqua ce qu'il avait appris de nouveau et ce qu'il avait entrepris. Plusieurs approches se présentèrent, apportant chacune le meilleur d'elle même pour tirer profit au maximum des circonstances, sans perdre de vue l'objectif principal de l’expédition : retrouver la piste de "l'écrivain" pour récupérer la précieuse lame démoniaque des Malebranches.

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Thomas Dole
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Sam 15 Mar 2014 - 10:09

Le capitaine était crevé, des acouphènes lui rythmaient l’ouïe, et un mal de crane lui ruinait le champ de vision. Il ferma les yeux un moment et posa un doigt sur sa tempe, écoutant calmement Gustave. C'était un discours qu'il avait sûrement entendu milles fois et entendu encore plus...

''Vous, les soldats, n'avez pas cette chance. Vous êtes soumis à l'autorité d'autres personnes. Comment voulez-vous arriver à construire quelque chose avec des hommes qui ignorent si ils agissent encore par ambition ou si ce n'est plus que par endoctrinement ?''

Dole avait appris la rhétorique a cette phrase qu'on lui avait sorti milles fois... Il voulait la sortir encore, mais les douleurs qu'il ressentait, la fatigue et l'énervement l'empêcha. Il avait voulu rire au nez de Gustave, le traiter d'hypocrite et lui dire que la FNF le protégeait. Mais plus Dole voyait en arrière, plus il savait que ce n'était qu'un tas de conneries. Dole pensait aux convois d'esclaves qui étaient amenés a l'arc. Dole pensait a Stanislas qui était vénéré des personnes qui l'avaient rejoins. Il pensa a tout les survivants de ces foutues terres qui menaient une existence rude, mais possible avant que la République foute sa queue sur Paris. Il écouta Gustave jusqu'à ce qu'il finit ce qu'il avait a dire. Il ouvrit finalement les yeux tandis que le fermier le toisa.

''Si je comprend bien, l'heure est grave pour vous. Si vous voulez vous sortir de ce guêpier, il va vous falloir une approche différente de celles que vous avez d'habitude. Vous avez été francs avec moi, je vais l'être avec vous. Nous ne sommes pas de simples réfugiés comme vous l'aviez pressenti. Nous possédons un arsenal d'armement plutôt conséquent étant donné la taille de notre groupe et nous savons nous en servir. Il y a certainement un moyen régler vos problèmes en conjuguant nos talents."

Le mec rit puis se cassa. Dole l'observait un moment, avant de tourner les talons et tousser un coup, restant au milieu de la base sans vraiment agir.

Étrangement, c'était un souvenir d'Hector Madof qui remontait dans le cerveau de Dole. Il ne se souvenait plus d'à qu'elle occasion c'était, l'anniversaire de quelque chose ou autre... Mais il voyait le chauve géant, souriant et poussant un petit rire pendant que les soldats tapaient sur les tables tout en chantant un truc de marche bien débile et vulgaire... C'était la nouvelle armée de la FNF, composée de plus de survivants des Terres Désolées qu'avant, comprenant des goules et des rob-hommes parmi ses rangs, avec un but opératif clair : Ramener la civilisation a Paris. Et malgré la dictature militaire qui était clairement avouée, très peu trouvaient a redire sur cette mission, a part bien sûr les abolitionnistes de l'esclavage. Mais après tout, on restait hypocrite en se disant que les esclaves de la FNF étaient bien traités et servaient a construire le mur...

Dole n'avait aucune idée de pourquoi c'était ce souvenir qui lui était parvenu. Il donna un coup d’œil derrière lui. Qui était Gustave ? Il était resté vague, disant simplement qu'il savait se servir de son armement. Des mercenaires ? Des gangsters ? Peut-être qu'ils étaient même des psychotiques... Mais plutôt que de lui faire peur, cette perspective le rassurait. Elle lui donnait un plaisir étrange, l'idée même d'avoir des personnes capables de se battre et qui ne seraient pas soumis a un minimum de moralité.

Le capitaine sorti de la base, et observait un peu les tranchées. Il n'y avait que des casques qui en sortait. Au loin, on apercevait Maverick et des hommes qui patrouillaient autour des routes, le sniper perché sur sa tour les gardant bien de se faire égorgés. La seule personne qui n'était pas a couvert était Barras. Il courrait d'une tranchée a l'autre, s'assurant que tout le monde avait de quoi tenir. Il braillait de temps en temps, habillé seulement d'une chemise aux manches coupées et ouvertes, d'une écharpe jaune, d'un chapeau de cavalerie décoré d'un petit emblème de l'armée, d'un pantalon troué qui laissait apparaître ses genoux et des chaussures de bonne qualité couverts de terre et de poussière. Barras, avec l'attitude et l'équipement, aurait pu facilement être confondu avec un psychotique si ce n'était pour son chapeau ridicule.

Barras, d'ailleurs, pouvait faire froid dans le dos a n'importe quel bureaucrate de la FNF qui n'était jamais sorti de chez lui. Il braillait tout le temps et avait des goûts bizarres pour ses occupations... Il était adepte de sport et aurait préféré finir joueur de Trashball, si seulement ses membres n'étaient pas en train de se barrer a cause de la pourriture de ses entrailles... D'ailleurs Barras était l'une des rares personnes au monde a ADORER la guerre. Là où certains la voyait nécessaire, d'autres inévitables, et quelques a être opposée a ça, Barras se suiciderait si demain Paris devenait un havre de paix, ou alors se casserait et marcherait a travers les ruines de la France. La guerre l'avait sorti de son coin de terre perdu au milieu de nulle part. La guerre avait fait oublié sa condition de goule. La guerre l'avait permis de se sentir fort et supérieur. Alors maintenant il vivait comme si il était addict au Psycho sans en avoir jamais pris. Il avait pris l'habitude de faire du sport même en plein dans un champ de bataille, en obligeant ses hommes a jouer au trashball, ou bien faire des jeux bizarres où il prenait un prisonnier et lui balançait des trucs a la face a l'aide d'une batte... Mais malgré tout, même dans cette situation il était nerveux, sûrement a cause du manque de bouffe et du fait que si ils partaient il aurait a se battre en terrain désavantageux.

Dole l'observait un moment, tandis qu'il terminait sa ronde. Il rêvait un peu en voyant le paysage apocalyptique qui était devant lui, et il repensait aux mecs qui étaient arrivés ici. Gustave avait raison. On ne pouvait pas se battre à la régulière... Mais pourquoi ces personnes avaient voyagé jusqu'à Mantes la Jolie ? C'était par intérêt. Peut-être que eux aussi seraient après la Horde, pour une prime ou par vengeance... Peut-être que c'était même la foutue providence qui les avait fait déraillé ici. Dans tout les cas, l'ex-commandant regardait du haut des dunes, où quelque fois on pouvait apercevoir un psychotique avec des jumelles qui avançait lentement et sans arme pour ne pas se faire descendre par le sniper. La Horde devait être tout près... Mais ils n'attaqueraient pas, oh non.

''Le truc ce serait... De frapper dans le nid... Et de piétiner une a une chacune des fourmis...''

Il parlait a lui tout seul et arrêtait de regarder la goule tarée qui fonçait partout. Il marchait a travers la station, mains dans le dos, a regarder les maigres défenses installées. Il se baladait pour avoir dans le champ de vision le camp des ''réfugiés'', où il voyait Gustave de dos. Il regardait ces personnes qui pouvaient faire ce qu'ils voulaient, sans jamais avoir un bureaucrate derrière qui les réprimandes ou une opinion publique pour les juger, et l'espace de quelques secondes, il les enviait terriblement...
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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Mar 18 Mar 2014 - 3:18

"-Grâce à toi Gustave, répondit Zoé, le capitaine nous fait un peu plus confiance. Nous allons changer le plan en prenant en compte les nouveaux éléments. Que savons-nous ?
-Nous pouvons partir avec toutes nos armes à n'importe quel moment sans être inquiéter par les soldats, dit Lucien. Allons y tous les cinq et sabotons le campement de la Horde. La FNF en sera reconnaissante et nous récupérerons le couteau dans les carcasses fumantes de ces guerriers.
-C'est un très gros risque, nous sommes peu nombreux, remarqua Juno. Pourquoi ne pas aller dire à la horde qu'il n'y a qu'à attendre que la famine guète et qu'il ne reste qu'un jour à attendre. La Horde sera reconnaissante et nous leur demanderons le couteau.
-Ces psychotiques ne feront pas dans la dentelle. N'essayons surtout pas d'agiter un drapeau blanc, ils nous étrangleraient avec !
-Le capitaine Dole accepterait peut être de nous confier quelques hommes pour une infiltration efficace, intervint Gustave.
-De toute façon, nous ne savons même pas où est leur campement, rétorqua Zoé, nous ne pourrons jamais les localiser sans qu'ils nous voient arriver.
Il y avait là un vrai problème. Ellias était en train d'assister à un véritable conseil de guerre. Il eut une idée.
-En observant les apparitions des assiégeants pendant quelques temps je pourrais essayer de deviner où ils se trouvent. C'est facile, c'est comme avec les meutes de radcaniches qui rodent autour des campements.
Ils le regardèrent tous avec surprise.
"-C'est parfait Ellias. C'est pour ça que nous t'avons amené. Tu vas commencer par faire ça le temps que nous finalisions les détail du plan."

Tendis qu'Ellias s'éloignait pour trouver un meilleur observatoire, les autres membres du groupe échangèrent encore quelques mots avant de commencer à s'équiper. Chacun revêtit sa tenue pour le combat, grossièrement camouflés par de vieux ponchos. On commençait à s'agiter dans la tente des Malebranches et d'étranges prières chuchotées se mêlaient au bruit du vent de la nuit qui achevait de tomber.

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Thomas Dole
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Mer 19 Mar 2014 - 19:21

Dole était rentré dans sa tente, assis sur une pièce de mobilier prise dans la station. Il avait l'air visiblement dérangé, le sevrage d'alcool et la fatigue ayant empiré. Il gardait son manteau sur lui sans mettre ses bras dans les manches. Il bougeait rapidement sa tête, avant de se donner des claques derrière la nuque. Il chassait une bête qui le faisait chier. Peut-être qu'il inventait la bête, peut-être que ses acouphènes le faisait délirer. La toile de tente se leva d'un coup, et Maverick entrait dans la tente, boueux, rempli de sable, le casque à la main. Il fit claquer ses bottes et salua.

''Capitaine Dole ! Nous sommes de retour de la patrouille.
-Bien bien !''


Dole se leva immédiatement, jetant un coup d’œil derrière lui.

''Report de patrouille, adjudant.
-Nous n'avons eu qu'un seul contact avec un groupe psychotique. Nous avons échangé des tirs et tout ce que nous avons a déclarer c'est qu'il y a un mort du côté de la Horde, peut-être en plus des blessés. Le caporal Fontaine a aussi été bien touché, mais il est sous la garde du médecin actuellement.
-Des informations trouvées sur le corps ?
-Négatif monsieur. Que des munitions. Mais on a laissé le corps là-bas, si la Horde repasse le chercher ou le bouge on le saura la prochaine fois qu'on le voit.
-Où avez vous trouvé le groupe ?''


Maverick s'approcha de la table et pointa sur la carte une petite portion de route.

''Vous n'êtes pas allé plus loin ?
-Négatif monsieur, cela sortait du périmètre de recherche, nous aurions été exposés. Néanmoins, si les psychotiques envoient des personnes patrouiller aussi loin, il y a sûrement une raison... Je pense que nous pourrions trianguler le périmètre et faire des recherches efficaces.
-Se séparer ? Hors de question. La station est sûre et défendable. En envoyant des petits groupes nous pouvons être engagés un par un.
-C'est pas comme si on avais le choix... La famine va se faire sentir.
-On peut survivre quelques jours sans boire ou manger Maverick. Les français ont connu pire a travers l'histoire. Vous pensez vraiment que la Horde derrière nous a une base établie avec assez a bouffer et de l'eau ? Ils doivent sûrement bouger, et épuiser du carburant... Avec un peu de chance, ce seront eux qui seront sommés de charger, et alors là nous pourrions avoir l'avantage...''


Maverick soupira un moment.

''On ne peut pas compter sur la chance, monsieur...
-Alors n'appelons pas ça la chance, appelons ça la friction, adjudant.
-La quoi ?
-La friction. C'est un concept de Carl von Clausewitz, qu'il a fait dans son livre ''De La Guerre'', une référence pour tout les officiers. L'idée, c'est que nous sommes partis avec un plan parfait.
-Partir a 14 heures de marche de Paris avec 40 hommes et 3 jours de bouffe est parfait ?
-Maverick... Fermez votre gueule et écoutez. L'idée c'est que ce plan parfait va être soumis a un principe de ''friction'', c'est-à-dire des conséquences imprévues. Comme le mauvais temps, une banshee, la maladie, des tas de goules ou un sous-off qui commet une erreur...
-Ou 5 péquenots qui se ramènent...
-Vous avez un problème avec ça, Maverick ?
-Vous voulez dire a part le fait qu'on sait pas qui sont des gens ? Qu'ils pourraient être de la Horde, des mercenaires qui vont vendre notre position...
-Ou juste des fermiers innocents cherchant notre aide.
-A 14 heures de Paris ? Sauf votre respect monsieur, ces gens pourraient être dangereux.''


La toile de tente se soulevait encore. Barras était entré, son torse vert et déchiqueté nu, avec son chapeau de cavalerie bien placé sur son crâne.

''Wesh les gros. Les mecs se font chier dans leurs petits trous. Vous voulez faire quoi maintenant ?
-Nous tenons position.
-Monsieur ?
-Vous m'avez entendu. Nous tenons position. Je suis fatigué de cette opération inutile... Nous n'avons ni les moyens ni les compétences de se battre si éloignés de nos lignes de communications.
-Et vous connaissez des gens qui le pourraient ?''

Dole sourit en coin.

''Oh oui j'en connais Barras. Retournez auprès de vos hommes au cas où nous nous fassions attaqués. Rompez.''

Maverick claqua furieusement les bottes avant de tourner les talons, tandis que Barras se contenta de poser sa main sur son chapeau, le baisser un peu, et de sortir en toussant de façon grave.

Dole se tenait seul dans son bureau, avant de mettre les mains dans ses manches et d'attraper son revolver. Il ouvrit le barillet, vérifia qu'il y avait bien 7 balles, puis quitta la tente. Il se dirigeait vers les réfugiés. Il voulait leur proposer un marché, mais qu'avait t-il a leur offrir ? De l'argent ? Lutèce ne lui donnerais pas un sou. Du matériel ? La FNF avait bien trop de bureaucratie pour perdre ces choses là.

Il se posa un peu éloigné de la tente, tremblant un peu avec son sevrage, de lourdes cernes dessinées sous ses yeux injectés de sang. Il voyait du mouvement, et franchement il s'en foutait. Il hurla quelque chose, brisant sa gorge sèche :

''MESSIEURS DAMES ! J'AI UNE OFFRE A VOUS PROPOSER...''

Il toussa un coup, sortant un juron avant de continuer, de façon plus calme.

''Je vais faire simple... Le problème de la FNF, c'est que...''

Il regarda derrière lui. Les seuls soldats de la FNF qui passaient en avaient rien a foutre.

''C'est que nous sommes soumis a des lois. Non, pire que ça... Des pions de personnes qui créent des lois. Des pantins... Tout les ans servis, toutes les batailles servies au nom d'une République, toutes nos gloires inscrites sur nos drapeaux depuis le début du Royaume de France... Tout n'a jamais été rien de plus que l'oeuvre de soldats qui devaient se battre pour des gens infiniment supérieurs a eux.''

Il prit une grande inspiration.

''Il y a tellement de choses que je pourrais faire pour gagner. Des choses qui laisseraient mes soldats éveillés la nuit. Mais je suis soumis a un code sur lequel j'ai juré. Vous en revanche... Vous n'avez pas ces problèmes. Peut-être ceux de conscience mais pas ceux d'être envoyé devant un tribunal tant que vous vous attaquez aux bonnes personnes...''

Il fit quelques pas vers la tente, parlant tout en gardant ses mains dans le dos.

''Je vous demande de m'aider. De me trouver la Horde. Vous pouvez la chercher, vous pouvez prendre des prisonniers et les torturer, vous pouvez piller et récupérer toutes les propriétés que ces connards ont, vous pouvez faire ce que vous voulez. Je ne vous arrêterais pas. Je ne retiendrais pas. Je vous laisserais partir libre comme l'air une fois que j'aurais les crânes des 4 chefs de la Horde avec moi pour ramener sur un bâton à Lutèce... Et en échange, vous pouvez me demander ce que vous voulez. J'accepterais. Je serrais en votre dette."
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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Jeu 20 Mar 2014 - 1:21

Aucun Malebranche n'était surpris de le voire arriver. C'était certain qu'il ne pourrait pas résister à l'envie de tirer parti d'une révélation comme celle de Gustave. Dans la merde qu'il était il ne pouvait pas laisser passer sa seule chance de survie.
"-La république est devenu l'empire du mal que tu combattais, imposa Zoé. Ton gouvernement impose sa volonté d'ordre et de sécurité dans les terres désolées de la capitale et toi tu n'es qu'une munition humaine. Ils t'ont menti dans l'unique but de satisfaire leur soif de pouvoir. Tu ne te rends pas compte que tu es bridé par la vision dogmatique de la FNF ? Émancipe toi des lois que tu juges absurdes, embrasse la liberté et cultive sa passion, alors tu seras capable de tout réaliser...
L'atmosphère s'était alourdi. Le ton grave et inquisiteur d'Akhaten était sorti des profondeurs.
-Capitaine, reprit Gustave. Ce que mon ami veut dire, c'est que nous ne ferons rien pour vous que vous ne feriez pour vous-même. Nous devons agir de concert. En tout premier lieu nous ne voulons pas être les seuls à nous mettre en danger. Nous avons un plan, mais il nous faut au moins quatre guerriers supplémentaire. Nous aurons aussi besoin de votre aide pour localiser le campement de la Horde. Et nous voulons récupérer nos armes. Nous verrons bien ce que nous pourrons vous demander en échange lorsque tout sera fini."
L'aspect psychotique de la bande ressortait de plus en plus. Ils préparaient leur mental à rudes épreuves. Il n'y avait plus un instant à perdre, ils étaient déjà prêt à passer à l'action. Ellias revint de son inspection avec quelques indices, mais ce qu'il lui manquait pour préciser une localisation c'était une carte de la zone.
"-N'auriez-vous pas une de ces cartes sur lesquelles les militaires posent de petites figurine pour modéliser leurs plans de batailles ? J'adore ces trucs !"

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Dernière édition par Zoé "Akhaten" Grégeois le Mar 6 Mai 2014 - 22:17, édité 3 fois
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Sam 22 Mar 2014 - 0:44

Dole avait entendu silencieusement la fille donner le ton. Il restait calme, les mains dans le dos, les sourcils relevés, sans même vouloir se battre. Mais c'est alors que Gustave reprit, ce qui énerva étrangement le capitaine.

''Vous voulez donc que je vous confie la vie de mes hommes et en même temps ce qui leur prendrait ? Si seulement je n'étais pas dans une telle merde...''

Il reprit alors le sujet des cartes.

''J'ai passé toute mon adolescence a étudier des cartes. Vous voulez quoi ? Des cartes historiques, géologiques, météorologiques, politiques, routières, topographiques ? J'ai même des plans cadastraux d'avant-guerre et des études de prévention des risques ! Si tout ce que vous avez besoin c'est d'une petite carte avec des lignes pour les collines et qui montrent les routes, j'en ai des tas, et je vous les files tout de suite.''

Dole s'approcha doucement des malebranches, pointant son doigt vers eux et le bougeant nerveusement.

''Ensuite, bien sûr, il nous faut régler d'autres questions... Notamment celle des personnes qui vont vous accompagner...''


Il réfléchit un instant. Il enverrais des hommes avec eux, c'est sûr, mais qui ? Un seul nom lui était arrivé : Le caporal-chef Vincent Morvand. Le seul sous-gradé qui avait sacrément fait parlé de lui... C'était un vétéran à la gâchette plus rapide que le message nerveux. Il avait énormément tué. Des psychotiques, mais parfois des innocents dans le lot. Il pillait beaucoup. Pas seulement ce qui était inscrit dans le code militaire comme la ''réquisition officieuse'' mais aussi des montres, des biens de valeur... Morvand était un sacré fils de pute. Si la FNF n'était pas en manque d'effectifs énormes ils l'auraient déjà mis aux arrêts. Dole savait que Morvand se ferait pas chier, que si les malebranches commenceraient a être dangereux il leur ferait sauter le caisson.
Dole continua avec un petit sourire en coin.

''C'est d'accord, si vous avez un plan... Je vais vous filer des flingues et une garde... En fait, je sais même qui va vous accompagner... Si vous voulez bien rester ici...''

Dole parti d'une marche rapide. Il n'y avait plus aucun mouvement dans la station. Dole quittait l'enceinte, marchait tranquillement jusqu'à une tranchée, et s'accroupit devant.

''Caporal Morvand ?
-Oui m'sieur ? Quoi encore m'sieur ?
-Prenez 3 hommes, l'équipement minimum d'exploration et retrouvez moi a l'intérieur.
-M'sieur ?
-Faites ce que je vous dit.''

Le caporal jeta son fusil hors du trou, se leva immédiatement et siffla de trous en trous. Au bout d'un moment, 4 hommes se retrouvaient en arc de cercle devant le restaurant, avec Dole qui inscrivait leurs noms sur un calepin.

''Messieurs, j'ai quelque chose de marginal a vous proposer... Quelque chose de quasi-illégal, en fait. Mais si mon plan marche, nous serions sûrement bien récompensés...
-Monsieur ?
-Vous voyez les personnes que nous avons accueilli ? Ce sont des mercenaires. Vous allez devoir travailler avec eux tout en étant prêts a leur tirer dessus si ils deviennent dangereux. Vous avez parfaitement le droit de refuser, et je comprendrais.''

Un peu plus loin, Maverick apercevais le capitaine, et s'approcha de lui rapidement.

''Capitaine Dole, puis-je vous parler ?
-Pas maintenant Maverick...
-Monsieur.''


Maverick tenait tête. Il restait droit face au nabot républicain. Après un moment, Dole accepta et parti, laissant Morvand parler a ses hommes. Il n'avait pas choisi les 3 au hasard. Il avait choisi les 3 plus salauds qu'il pouvait trouver, même si ils avaient bien moins a se reprocher que lui. Maverick fit quelques dizaines de mètres, avant de tourner les talons et de se mettre juste face a lui. Il parlait avec un ton familier, s'opposant a l'officier, son œil de verre plongeant dans les yeux gris du sale nain.

''N'allons pas nous mentir capitaine, nous nous connaissons depuis 10 ans. Vous voulez envoyer ces soldats accompagnés des réfugiés.
-C'est vrai, adjudant.
-Est-ce que vous savez qui sont ces mecs ? De tout ce qu'on sait ils pourraient être des psychotiques ! Ils pourraient avoir plus a se reprocher que toutes les personnes de la Horde réunies ! Ils pourraient être de la Horde, ils pourraient vouloir prendre nos hommes en otage pour nous affaiblir !''


Dole se retourna et passa sa main sur sa bouche.

''Capitaine Dole... Je commence a en avoir marre de vous voir comme ça, a tituber a moitié, a pomper l'air de tout le monde... Vous avez décidé de nous amener jusqu'ici, alors conduisez vous en officier.
-Pardon ?''


Dole s'était retourné, et levait son bras pour mettre son doigt sous la mâchoire de Maverick.

''Vous pensez que je n'agit pas ? Je n'ai plus d'options. Que la chance de mon côté... J'ai BESOIN de cette victoire !
-Pourquoi ?''


Maverick avait sorti ça de la plus pure des façons, avant de pousser un petit rire nerveux.

''Mais oui ? Pourquoi ? Pour venger les hommes qu'on tué les psychotiques de la Horde ? Pour le bien de la République et des citoyens des Terres Désolées ?
-Oui.
-Et pas pour votre fierté personnelle ? Ou votre grade ? Ou juste vos envies stupides de vivre des plans rocambolesques...''


Dole respirais longuement, faisant siffler ses narines. Il haletait presque avec sa soif.

''Je me bat... Pour ce que je veux...
-Vous vous battez pour ce que Lutèce vous dit de vous battre, avec les lois que Lutèce promulgue. Lutèce refuse que vous envoyiez des hommes avec des inconnus.
-Alors dans ce cas je ne les envoies pas avec les paysans venus de nulle part... Je les envoies en patrouille... Les autres ne sont là que par coïncidence...
-Vous nous perdrez, Thomas.
-Apportez moi un homme de plus, Maverick. C'est un ordre.''


Maverick soupira, claqua des bottes et parti. Au final, c'était 5 personnes qui se présentaient devant Gustave, avec des cartes, des munitions et des équipements de premier soin. Des hommes stressés, inquiets, sauf pour Maverick, qui semblait satisfait de cette situation, même si il ne plaçait pas un mot.
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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Mar 25 Mar 2014 - 2:15

Ellias se servit des cartes ramenées par le capitaine pour donner une estimation de l'emplacement du campement de la Horde et avec l'aide des renseignements stratégiques des militaires, on put définir raisonnablement qu'elle s'était établie dans une caserne de pompier à quelques kilomètres au nord-ouest. La stratégie établie fut plutôt simple dans les grandes lignes, il s'agissait d'un assaut furtif par tous les côtés visant à causer un maximum de dégât en un minimum de temps. On définit cinq points névralgiques à localiser et à neutraliser répartis en cinq groupes de deux : les fondations du bâtiment, l'armurerie, la réserve de nourriture, le gros des véhicules et les chefs. Il faudrait, bien entendu, privilégier les armes silencieuses et le camouflage afin d'atteindre, sans sonner l'alarme, les différents objectifs et ainsi déclencher les explosions simultanément. La réussite de cette mission entrainerait à coup sur le découragement de l'ennemi, trop diminué pour continuer le combat, et donc son départ.

Lorsque tout le monde eut terminé de s'équiper et de s'armer et que les groupes furent formés, Zoé eu une petite appréhension pour Ellias. Il avait fait preuve de bonne foi depuis l'arrivée sur la base, pourtant sa réaction face à un danger bien réelle restait très imprévisible. C'était risqué de l'emmener avec, mais Juno avait insisté pour qu'on le laisse faire ses preuves. Sans plus attendre, pour profiter de l'obscurité de la nuit, le commando se mit en route. En quelques minutes seulement à déambuler entre les ruines clairsemées, ils arrivèrent au lieu dit. Après observation des environs, il n'y avait que deux entrées possibles. La première, par la grille d'entrée principal était plutôt bien gardée, aucune chance de passer par là. Un peu plus loin, un poteau électrique était tomber sur la clôture et avait ouvert un deuxième accès. Ils l'empruntèrent, puis longèrent les murs jusqu'à une petite porte en métal. Elle donnait sur un petit couloir perpendiculaire à un autre plus grand, duquel plusieurs bifurcations s'éloignaient. Sans se dire un mot, chaque groupe, composés d'un psychotique et d'un soldat, partit dans une autre direction pour aller à son objectif. Ils ne progressèrent pas durant plus de trente secondes chacun , que des dizaines de combattants les stoppèrent net dans leurs embranchements respectifs. Ils les firent tous reculer pour se retrouver réunis dans le couloir initial. Les psychotiques de la Horde imposaient le respect par leurs dégaines de guerriers modernes. Un gorille et une pute sortirent du lot. Ils étaient armés jusqu'au dent et, à en juger par leur assurance, étaient surement les chefs Amour et Haine. Avant que l'un d'entre eux n'ait le temps de prononcer un seul mot ou de faire un seul geste de plus, Zoé fit claquer sa langue contre son palais. C'était le signal mis en place avec ses camarades Malebranches pour déclencher le plan B. La tatouée envoya les deux lames se son tomahawk défoncer le visage du caporal-chef Vincent Morvand. Dans une synchronisation parfaite, Juno enfonça ses deux poignards de part et d'autre du cou de son binôme, Lucien s'acharna sur le sien avec ses deux hachettes et Gustave brisa le siens contre le mur d'un seul coup de morgenstern. Une pluie de de sang repeignit la pièce en un battement de cil. Il ne restait qu'un soldat, tétanisé par ce spectacle lugubre, ne sachant plus comment réagir. Il devait sans doute comprendre que sa fin était proche, un rayon laser vert en travers du crane vint lui donner raison. Akhaten, le canon du fusil encore fumant, se tourna vers Amour et Haine. Eux aussi étaient couvert de sang, ce qui leur donnait un air ridicule une fois leur assurance évanouie.
"-Nous venons en paix, déclara la Malebranche pince sans rire."

Tout d'abord il y eu un silence. L'action s'était passé tellement vite, personne n'avait eu le temps de réaliser. Akhaten profita de la confusion :
"-Nous pouvons vous aider à tuer votre ennemi. Nous avons réussi à duper leur chef pour qu'il nous accepte et nous avons peut observer leur place forte de l'intérieur. Notre ennemi est commun alors nous voulions vous offrir notre aide, mais le capitaine Dole n'a pas voulu nous laisser partir sans ces soldats.
-Vous n'êtes pas comme eux, affirma Amour de sa voix caverneuse. Vous semblez les connaitre ?
-Oui, nous avons l'habitude de les combattre, ils sont toute une armée un peu plus à l'est. Ils imposent leur tyrannie par la force de leur technologie et de leur nombre dans toute l'ancienne ville de Paris. Mais ceux-ci sont isolés, ils ne recevront aucun renfort. Ils ne sont jamais allés aussi loin.
-Ça a assez duré ! intervint violemment Haine. Abattez les.
Les fusils se braquèrent.
-Non, attendez, intervint Amour. Ces gens peuvent nous être utiles.
-Tu te fous de moi Clothaire, ce sont des intrus, on ne les connait pas, on les bute et on passe à autre chose.
-Nathalie, je peux te parler une seconde ?
Ils s'éloignèrent un peu, laissant les Malebranches pantois.
-Je t'ai déjà dis cent fois de ne pas m'appeler comme ça, s'énerva Amour.
-Appeler comment ?
-Tu le sais bien...
-Non, explique toi.
-Clothaire... C'est ridicule, devant les hommes on s'appelle Amour et Haine.
-Si tu racontait pas autant de conneries, j'essaierais moins de te faire passer pour un con.
-Mais non, c'est toi la débile, réfléchis une seconde.
-Y a pas besoin de réfléchir...
-Mais si ! On écoute ce qu'ils ont à nous dire et on pourra toujours s'en débarrasser après. Il faut juste les garder à l’œil.
-C'est un point de vue intéressant... dit Haine déçu de devoir admettre que son partenaire avait raison.
Ils retournèrent auprès de leurs captifs.
-Bon, c'est d'accord, trancha Amour. Nous sommes prêts à vous écouter.
-Mais pas d'entourloupe, siffla Haine, je vous surveille de près."

Amour, Haine, les Malebranches et Ellias se rendirent dans une autre pièce de la caserne de laquelle ils pourraient discuter stratégie.
"-Vous devez savoir une chose, commença Zoé, c'est qu'ils sont absolument démoralisé. Ajoutez à cela l'équipement délabré qu'ils se trainent et leur chef complétement à l'ouest, la victoire sera facile. Évidemment, le plus simple serait d'attendre que leur ressources s'épuisent pour les détruire pendant qu'ils partiront. Cependant, ils ont de quoi tenir des semaines encore. Mais nous avons pensé qu'en attaquant directement certains points de leur défense, vous pourriez les paralyser complètement, puis les vaincre sans trop de difficulté."
Elle leur expliqua les détails du plan à appliquer pour mater les hommes du capitaine Dole avec un minimum de perte. Ils en parlèrent pendant plus d'une heure et planifièrent leur attaque pour le lendemain dès l'aube. La Horde offrit son hospitalité aux Malebranches en les faisant passer la nuit enfermés dans un dépôt vide, défaits de leurs armes. Avant de verrouiller la porte, Amour demanda à Zoé :
"-Il y a quand même quelque chose qui nous échappe à Haine et moi, pourquoi vouloir nous aider à en finir avec eux ?
-Nous avons cacher une cargaison d'un Psycho meilleur que tous ceux que vous avez pu gouter jusque là dans la station service. Ces gens là déteste cette drogue et ceux qui y sont liés, ce n'est pas d'en leur idéal de civilisation.
-Je vois, vous vous servez de nous.
-Disons que c'est une association réciproquement profitable.
-Il vaudrait mieux pour vous, grogna Haine en claquant la porte.
-Tu vois, je t'avais dit qu'ils pourraient nous être utiles.
-J'ai hâte de mettre la main sur ce produit."

Le lendemain, à une heure du levé du soleil, les troupes se préparèrent à l'assaut final. Une demi-douzaine de véhicules furent affrétées. Ils comportaient chacun un pilote, un artilleur et transportaient quatre à six guerriers. Amour et Haine prirent la tête de la cohorte avec à l'arrière les Malebranches. Ils parcoururent rapidement la distance qui les séparaient de la FNF et stoppèrent leur avancée au sommet d'une dune de poussière, face au soleil rouge se levant. De là ils avaient une vue plongeante sur la station service. Les véhicules finirent de s'aligner, puis Amour et Haine s'embrassèrent goulument avant de lancer à l'unisson :
"-A MORT !! COMBAT !!"
Dans une frénésie meurtrière, les guerriers hurlèrent leur envie d'en découdre, les moteurs grondèrent et la Horde fondu sur les positions du capitaine Thomas Dole.

Spoiler:
 

_________________


Dernière édition par Zoé "Akhaten" Grégeois le Dim 20 Avr 2014 - 13:11, édité 1 fois
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: La Proie des vautours   Mar 25 Mar 2014 - 18:21

Les troupes de la FNF attendaient bien patiemment dans leurs trous ou dans le restaurant. Ils étaient encore un peu endormis ce matin et avaient ouverts, un peu ennuyés, les rations. Mais là, la vue et l'ouïe des moteurs leur avait fait crispé les muscles, ouvert les yeux, enlevés les cernes. Ils avaient leurs ennemis devant eux. Ils fonçaient, prêts a tout. Ils avaient leurs flingues, pleins de balles a gaspiller, leurs uniformes un peu boueux prêts a recevoir des impacts, la gâchette sensible. Le pire, c'était le Major Barras. Déjà il courrait devant ses hommes. Il se mettait face aux trous, un gilet pare-balle au dessus de sa chemise ouverte. Il souriait en coin.

Sur le toit du restaurant, un pourvoyeur courrait en haut, portant un paquet de munitions de 5mm. Un tireur, assis devant sa MHC², lui faisait de grands gestes. Dole était accroupi derrière le toit du restaurant, les jumelles braquées sur la lignée de véhicules. Il attrapa une radio et parla aux sous-offs du camp :

''Ils vont tenter une percée et sûrement se redéployer, ayez les pièges prêts !''

L'ingénieur du groupe sortait d'une tente, trimballant une petite barre de métal pourrie, a peine rafistolée, qui était lacérée de petits piquants, assez solides et petits pour arracher le pied de quelqu'un qui marchait dessus. Alors une roue... La lignée était assez grande pour protéger l'entrée directe de la base, mais les véhicules pouvaient encore tenter de passer a travers les grillages.

''Véhicules en position. Attendez vous a une attaque rapide.''

Le sniper n'avait pas de casque encombrant sur lui. Il gardait une radio à la main et son fusil bien braqué sur les différents véhicules.

''Blindages minces sur l'avant, bien sur les côtés. Tirez sur les roues ou dans les fenêtres.''

Maverick venait juste de sortir, un fusil a pompe a la main. Il se dirigeait vers le côté arrière de la base, et passait sous un trou dans le grillage. L'extérieur de la base était assez équilibré, seul quelques mines avaient été posées au hasard pour les véhicules, surtout sur la route.
D'un coup, les voitures fonçaient. Tout le monde savait quoi faire dans ces cas là, et tout le monde pensait aux 3 pauvres mecs qui avaient été tués dans le raid quelques semaines plus tôt. Dole attrapa une radio qui était liée a tout les pauvres mecs ici, et donna des ordres simples :

''On a assez de balles a brûler ! Feu a volonté ! Aucun prisonnier ! Je répète, et je veux bien que tout le monde comprenne : AUCUN PRISONNIER !''

Dole lâcha la radio et continua dans ses jumelles. Il soufflait a lui-même.

''Allez bandes de putes... Pour la putain de République... Vous allez payer...''

Les voitures laissaient une nuée de poussière et de fumée derrière eux. Le sniper tira un coup subit dans la vitre d'une voiture. Le tireur derrière la MHC² vida une décharge et tourna son canon sur deux voitures, tandis que tout le monde dans les trous commença a faire des tirs sporadiques sur les psychotiques derrières.

Barras était au milieu de cette merde, mais il souriait, comme un abruti. Il avait un PL-A1 flambant neuf, et tira un coup sur une voiture.

''Et putain de merde...''

Un soldat derrière lui hurla dessus :

''MAJOR ! A COUVERT PUTAIN !''

Barras courut un moment, se jeta dans le trou, et ne sortit sa tête que pour voir un véhicule les contourner a quelques mètres. Barras et les 2 soldats a côté de lui tiraient, touchant des psychotiques a l'intérieur, qui tombaient, ou bien blessés ou mort, ils ne pouvaient pas trop savoir. Les tarés a l'intérieur répliquaient, leurs balles touchèrent le sable qui se répandait sur les soldats de la FNF, bouillant, les obligeant a s'accroupir.

Le sniper de la FNF était calme, contrôlant sa respiration. C'était comme chasser des mouchams pour défendre sa ferme. Il ferma les yeux un moment, sentant sa respiration, écoutant son cœur, avec quelques acouphènes. Ils les rouvrit d'un coup, plaça son œil dans le viseur, et tira une balle dans un véhicule. Le faisceau traversa la vitre d'une voiture, éclata le crâne du conducteur dans un hurlement, et celui-ci pilla, écrasant la carcasse sur le sol a 80 mètres de la base. La simple vue de ça remonta le moral de tous les bleus dans la base.

Le tireur de la MHC² avait réussi a toucher deux voitures, qui fumaient beaucoup, mais sans les arrêter. Son pourvoyeur rechargea rapidement. Les véhicules s'étaient séparés et faisaient le tour de la base, a chercher un endroit où rentrer. Dès qu'une voiture passa dans son champ de vision, le mitrailleur pressa la gâchette et la suivit. Les 4 déchets a l'arrière se baissaient pour éviter les balles qui faisaient d'énormes trous dans la carcasse. L'un d'entre eux fut touché et s'écrasa au sol. Au bout d'un moment, un pneu, déjà touché un bon moment, se brisa, avant que la roue ne s'enfonce dans le sable, stoppant la voiture nette, juste devant la tranchée de Barras.

''Putain ! C'est Noël !''

Lui et ses deux soldats de levèrent d'un coup, leurs armes en l'air. Ils mitraillèrent un coup les psychotiques, en tuant un et en blessant un autre, quand la portière s'ouvrit. Le conducteur, taré, hurlant, tira deux balles en leur direction. Une d'entre elle atteint le torse d'un des bleus, qui s'écrasait dans la tranchée, a bout de souffle. Barras, qui avait tourné un moment les yeux pour voir ça, revissa tranquillement le psychotique, et lui administra une bonne dose de laser dans le crâne. Il plongea dans la tranchée, et approcha sa main du soldat de la FNF, qui se relevait, tremblant, son gilet pare-balle fumant un peu.

La voiture n'était pas encore fini. Le mitrailleur, qui semblait s'être pris un truc dans le bras, FLAMAS ou 5mm, haletait beaucoup. Il attrapa l'arme du véhicule, qui n'était qu'un bon fusil automatique d'avant-guerre, et tira en direction du bâtiment. Une décharge de FLAMAS le calma un bon coup.

Il y avait maintenant 4 véhicules psychotiques qui rodaient, quand l'un d'eux, se poussant des couilles, tourna sec, et fonça directement dans l'entrée. Le conducteur foutu la tête bas, les psychotiques se couchaient a l'arrière, et le mitrailleur de bord fut immédiatement tué avant même d'avoir pu donner une balle. D'un coup sec, les pneus du véhicules explosèrent sur les piquants posés au sol. La voiture continua sur 6 mètres, avant de ne plus être qu'une épave au milieu de nulle part. Dole et 2 mecs sur le toit prirent leurs armes et tiraient a l'arrière du véhicule, sans s'arrêter, jusqu'à ce que plus rien ne bouge. Le conducteur devait s'être chié dessus, parce qu'il ne bougeait plus, et un soldat de la république dût sortir du restaurant, baïonnette au canon, pour lui pénétrer le crâne.

Le sniper dirigeait son regard sur la voiture qu'il avait faite retournée. Des psychotiques en sortaient, très remontés. C'était Jonas, le psychotique, qui était en tête. Il portait un fusil a pompe, apparemment un putain de Bismarck, avançait lentement. Ses lunettes avaient été brisées, et un œil pendait hors de son orbite. Mais le mec continuait, silencieusement, le visage tremblant un peu. Il avait son fusil a la hanche, et visait un petit trou où deux mecs de la FNF se tenaient. Il tira une balle, qui souleva le putain de sable du sol, et fit se coucher les pauvres soldats. Jonas marchait encore, lentement, vers eux. L'un des deux soldats de leva, tira quelques faisceau. Jonas n'eut qu'un petit branchement, avant de tirer une nouvelle fois dans le soldat, qui s'écrasait dans sa tranchée, le bras gauche presque arraché.

''OH PUTAIN ! PUTAIN ! VINCENT ! JE T'EN SUPPLIE, LEVE TOI !''

L'autre soldat le bougeait un peu. Il entendait encore les bruits de pas de Jonas qui s'approchait. Mais son camarade ne pouvait que respirer rapidement, trembler de tout ses membres.

''MEDECIN ! EST-CE QUE QUELQU'UN M'ENTEND !''

Jonas arrivait juste devant la tranchée. Le soldat se leva en hurlant et tira un bon moment sur Jonas, en ferma a moitié les yeux. Jonas s'écrasa derrière, soufflant, avant de lever son flingue et de tuer le mec de la république en une balle. Le calibre 12 avait réduit son casque en poussière. Son camarade, saignant a mort, le vit tomber devant lui, comme une marionnette désarticulée, et poussa presque un petit cris. Jonas se leva, traînant son fusil derrière lui, le bruit de la lignée qu'il traçait glaçant le sang du pauvre Vincent.
Vincent attrapa une cellule a énergie. Il voulu l'introduire, mais elle glissa de ses mains. Elle était rependue de son sang.

''C'est pas vrai... Putain...''

Il pleurait presque. Jonas arrivait, titubant un peu. Le soldat glissa la cartouche, en plein dans le trou, leva le flingue, et quand le taré était juste au dessus de lui, il souleva l'arme et lança une décharge. Jonas s'écrasa derrière, fumant comme un putain de poulet. Vincent, saignant comme un porc, lui, ferma les yeux.

Barras avait vu ça. Il donna un coup dans le bras d'un de ses soldats.

''Allez Jean-Jacques ! T'as intérêt a faire ton boulot !''

Barras se souleva en hurlant, un couteau de chasse a la main. Il courrait vers l'autre trou de souris, alors qu'une voiture arrivait vers l'autre direction. La voiture échangea des tirs avec la MHC², tout en roulant. Barras sauta dedans avant de se faire déchiqueter, empoigna un stimpak, et l'administra au bleu, avant de lui donner un gros coup dans le casque.

''La sieste est finie !''

Barras se leva pour récupérer le fusil de Jonas, lui crachant à la gueule en passant, et roula a l'intérieur pour ne plus s'en lever.

Il y avait encore 3 voitures qui roulaient, et ils avaient compris le truc. Ils roulaient a fond, tout en échangeant des tirs. Apparemment, deux soldats de la FNF avaient été blessés et un tué rien qu'avec un passage, mais c'était le bordel de confirmer des rapports.

Le sniper avec son QSG aperçu des visages qu'il connaissait...

''Monsieur... Les réfugiés sont là...''

Dole trembla quand il entendit ça. Il passa sa main a travers les cheveux, son revolver entre ses mains. Il ouvrit le barillet, foutu des balles dedans, de façon très calme, avant de prendre une grande respiration. Il arriva près de la MHC², et tira vers cette bagnole.

Le conducteur était Haine. Il n'était pas con lui. Il glissa juste avant l'angle de tir de la mitrailleuse. Sa copine, elle, n'avait plus qu'a viser et tirer tranquillement. Elle toucha un soldat de la FNF, qui tombait au sol, blessé, avant que son copain foute le pied au plancher et parti dans l'autre direction.

Des deux véhicules fumant, il n'y avait que des tirs sporadiques de survivants. Le troisième, au milieu de la base, était vide. Il n'y en avait plus que trois qui tournaient autour. On aurait dit une bataille de fort. Les soldats de la FNF n'avaient pas la puissance de feu pour les détruire et les psychotiques pas les moyens de rentrer dans la base direct. Quand d'un coup, un véhicule psychotique reçu une explosion sous elle. C'était celle d'Amour et Haine, qui venaient de rouler sous un endroit piégé. Le conducteur trembla, bougea son volant dans tout les sens, avant de s'arrêter net au milieu de l'endroit, sans aucune perte.

A un moment, un des véhicules psychotiques s'approcha dangereusement des tranchées, quand une fille sauta direct dans un des trous des souris, lames a la main. C'était Nérée la fêlée en personne.

Elle plongea dans la tranchée, et planta son sabre dans le torse d'un des mecs, avant de couper la tête de l'autre. La voiture s'arrêta, projetant du sable. 4 Psychotiques sortaient de l'arrière et rejoignaient Nérée, avant que la bagnole reparti de plus belle. Nérée et ses 4 mecs firent un trou dans le grillage de la base et entrèrent, tirant des balles vers le restaurant et se mettant a couvert derrière des endroits qu'ils trouvaient.

La voiture, maintenant bien délestée de ses passager, continua un moment, avant que le sniper tira dans le moteur, l'arrêtant sans faire de victimes. Il n'y avait qu'une voiture valide et bien remplie, qui tirait tranquillement sans aucun problème, évitant soigneusement la mitrailleuse.

Nérée et ses hommes avançaient dans la base. Quand ils aperçurent un trou dans le restaurant ils ouvrirent le feu, faisant tomber net un mec de la FNF au sol. Celui-ci leva son FLAMAS et tira en leurs direction, sans faire de morts. Un de ses copains lui attrapa le cou et le traîna a couvert. Dole, sur le toit, fit un grand signe de main. Le pourvoyeur et le tireur de la MHC² la levèrent et la balancèrent a l'autre angle. Ils visaient en leur direction et ouvrirent le feu, les obligeant a plonger a couvert.

La voiture avait vu ça, et compris qu'elle pouvait a nouveau bouger. Elle allait tranquillement où elle voulait, sans aucun problème.

Maintenant la situation était fixe au possible pour tout le monde. Ils avaient mis hors de route toutes les bagnoles sauf une, mais ils avaient déjà 8 morts et un bon paquet de blessés, qui continuaient de tirer. Amour et Haine étaient a couvert derrière leur tas de ferraille, avec les psychotiques réfugiés, et Nérée avait pu faire une percée, même si elle ne pouvait plus bouger.

Maverick était a l'arrière de la base. Il se tenait dans une tranchée avec 2 hommes et en avait une autre pleine près de lui. Il voyait la voiture arrêtée avec les connards qui bougeaient tranquillement. Quand la voiture intact passa devant lui, il donna son fusil a un allié, se leva d'un coup, et sorti une grenade de sa poche. Il courut, son seul œil bien ouvert, la dégoupilla a mis chemin, la lança, avant de retourner et de plonger dedans.

La grenade arriva a 2 mètres de la bagnole. Le souffle et le shrapnel se souleva, et tout le monde derrière dût se coucher. Le sniper, dans sa tour, se retourna, et aperçu un mec un peu en arrière. Il visa immédiatement, pris une grande inspiration, et tira immédiatement. Le dos de Lucien fut déchiqueté, et le pauvre mec s'écrasa sur le côté. Haine se leva, l'attrapa par le cou, et commença a le ramener, quand une seconde détonation retentit. Haine s'écrasa au sol, tenant son épaule. Le sniper se prépara a tuer les deux d'un coup, quand il s’aperçut qu'il n'avait plus de balles.

''ET MERDE !''

Il ramena son fusil, le chargea, et quand il visa encore, tout le monde était bien a couvert.

Les tirs continuèrent pour 10 bonnes minutes. Un psychotique de Nérée fut blessé à la jambe, sans que cela l'empêche de continuer le combat. A par cela, c'était le status-quo le plus complet. La voiture continuait a rouler, les soldats retranchés a échanger des tirs, et les psychotiques a chercher un endroit où foncer.

Il n'y avait que Barras qui semblait ravi. Il regardait que Vincent était en forme, pris des balles du cadavre de Jonas, et rechargea son Bismarck. Il parlait tranquillement avec Vincent, pour le tenir éveillé.

''Ok mec ! Lève toi ! Tu veux pas aller faire de la chasse aux mouchams ? Allez, faut juste tirer en l'air!''

Barras se leva et regarda dans le ciel. Vincent, saignant un peu de la bouche, ne pouvait que balbutier quelques mots

''Monsieur Major, c'est un peu risqué pour faire une pause !''

Barras prenait ça au sérieux. Il mit son doigt sous la gorge de Vincent.

''Si je dis on chasse les mouchams ! Alors on chasse les mouchams ! Enfin je veux dire c'est un nid a moucham cet endroit ! Je vais chasser des putains de mouchams moi-même !''

Barras sauta hors de la tranchée, et retira sa chemise, ne gardant que son gilet. Il marchait rapidement, Bismarck a la main, vers l'autre tranchée d'où il était parti. Il marchait en faisant le malin, avec de grands pas. Il arriva jusqu'à l'autre tranchée, et attrapa une radio.

''Capitaine Dole ici le Major Barras ! PUTAIN DE MERDE !''


Il pointait du doigt le ciel et hurlait.

''JE VEUX QUE CETTE VOITURE ARRÊTE DE TOURNER ! ILS N'AURONT AUCUNE CHANCE !
-La mitrailleuse est réquisitionnée pour contre-carrer une attaque psychotique dans la base, a vous.
-ON PEUT S'EN OCCUPER PLUS TARD, FISTON !''

Barras redonna la radio et se leva juste en dehors de la tranchée, pour laisser Dole organiser le bordel.

''Vous sentez ça ? VOUS SENTEZ CA ?!
-QUOI ?
-Les cendres de laser, fiston ! Rien d'autre au monde sent comme ça !''

Il s'accroupit devant les deux soldats, tandis que Vincent, qui venait de courir pour les rejoindre, sauta a l'intérieur.

''J'adore l'odeur du laser le matin ! Vous savez quoi ? A Nanterre on a dû tirer non stop pendant plus de 3 heures pendant qu'on défendait le Charles de Gaulle ! Et il y avait cette odeur PARTOUT quand le Maréchal est parti la queue entre les jambes ! On en a pas trouvé un seul, pas un seul putain de cadavre de déchet puant qui n'avait pas fondu a cause des putains de lasers qu'on a tiré ! Cette odeur, vous savez, l'odeur des cendres ! Toute la putain de ville... Sentait comme... La...
Victoire...''


Barras semblait presque triste. Il regardait dans le ville, alors qu'on entendait partout les sifflets et les détonations des balles. Il y eut une explosion de grenade a une cinquantaine de mètres. Les 3 soldats devant lui se couchèrent dans leurs tranchées, mais Barras restait fixe, triste, le regard vide.

''Un jour cette guerre va finir...''

Barras avait sorti ça, presque avec un sanglot. Il se leva immédiatement, ramassa son Bismarck, et fit le tour pour aller voir comment se portaient les autres tranchées.
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La Proie des vautours

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