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 Un mensonge pour un mensonge. Oeil pour Oeil, Dent pour Dent [Gab/Elise]

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Elise Follies
MessageSujet: Un mensonge pour un mensonge. Oeil pour Oeil, Dent pour Dent [Gab/Elise]   Mer 29 Jan 2014 - 22:27


    [Thème : Hope & Revenge]

    Tu ne te vengeras point, et tu ne garderas point de ressentiment contre les enfants de ton peuple. Levitique 19:18

    Elise regarde autour d'elle. Elle a l'impression d'avoir perdu pied, l'espace d'un instant, et essaye de se remémorer ce qui vient de se passer. Après avoir manqué d'abandonner Gabriel devant le cadavre déchiqueté de leur agresseur du matin, Elise avait finalement décidé de le garder avec elle, et de partir à la recherche d'un nouvel abri pour la nuit prochaine et celles à venir. Mais voilà que son compagnon avait subitement décidé d'aller visiter un appartement abandonné, et qu'elle avait découvert que c'était le sien. Un siècle auparavant.

    - Tu es en fait... chez moi. Enfin, c'était chez moi...

    - Ca, j'avais remarqué oui.

    La voix est cinglante, presque exaspérée. Comment a t-elle pu ne pas comprendre plus tôt ? Elle avait déjà rencontré des gens des Abris auparavant, et aucun ne s'était comporté comme lui. Et elle avait continué à marcher avec lui, sans le laisser faillir. Et en fait, il lui avait menti ? Comme tous ces crevards qui ne se servent d'elle que quelques jours, avant de la laisser derrière eux.

    Ah oui, certes, il aurait pu la tuer la nuit dernière. Mais non. Il n'y avait qu'à voir sa réaction face à de la légitime défense de la part d'Elise. Il en avait vomi son repas, alors qu'aurait-il bien pu lui faire de si terrible que ça ?

    Voilà que désormais, il lui affirmait qu'il n'était pas immortel. Mais comment voulait-il qu'il comprenne ? Elle n'était pas stupide, mais elle n'avait non plus reçu d'éducation, pas de leçons d'histoire approfondie. Pour elle, à l'heure actuelle, c'était juste un mec qui lui affirmait avoir plus de cent ans, et qui n'en paraissait que le tiers. Et ça, dans son esprit, c'était juste impossible. Donc soit il se foutait d'elle, soit c'était autre chose, qu'elle ne connaissait pas.

    Cryo... Ce mot était bien compliqué, et ça se lisait sur son visage crispé. Et dans son comportement aussi. Sa prise sur le fusil était plus molle, mais elle avait enfoncé le canon plus loin pour compenser. Elle était en train de réfléchir. Elle avait déjà entendu ce mot, une fois, et essayait de s'en remémorer la définition. Un truc genre à base de glace. Il avait déjà parlé de froid, quand ils s'étaient rencontré non ? La cryo-machin-chose là, c'était pas de foutre des gens dans la glace pour espérer les réveiller plus tard ?

    Ca voulait dire qu'il s'était endormi en 2076, avant la guerre, avant l'horreur... Et qu'il s'était réveillé... Maintenant ? Dans la dure réalité de son époque contemporaine.

    Et soudain, son regard s'éclaire, et son souffle se coupe. Une profonde empathie l'envahit. Il a connu ce que eux appellent entre eux les Belles Années, et elle, elle l'avait balancé sans aucun ménagement dans sa réalité. Elle laissa s'abaisser le canon du fusil, libérant l'homme de sa menace.

    - Tu... Tu...

    Désarmant le fusil, elle le jette au sol, et tombe à genoux devant Gabriel. Fini la mauvaise Elise, partie aussi vite que ce qu'elle est arrivée. Bonjour l'Elise fragile, douce, délicate, et empathique. Elle rampe vers lui, à genoux, et lui tombe dessus, le renversant en arrière, allongée sur son torse, son visage niché dans son cou. Et elle murmure.

    - Pardon... Je t'apprendrai à vivre ici. Ce sera dur pour toi, mais je t'apprendrai...
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Gabriel Padalecky
MessageSujet: Re: Un mensonge pour un mensonge. Oeil pour Oeil, Dent pour Dent [Gab/Elise]   Jeu 30 Jan 2014 - 2:12

L'incompréhension me domine à cet instant, me déstabilise... Je ne pensais pas que ma partenaire me comprendrait aussi vite, qu'elle comprendrait toute cette histoire, moi-même je n'aurais peut-être pas pu... Elle est passée de furie guerrière prête à me tuer à cet ange doux et délicat en quelques secondes, cet ange allongé sur moi à cet instant. Je la laisse ainsi, blottie dans le creux de mon cou, profitant de cet instant de calme, de douceur et je lui caresse délicatement les cheveux, passant mes doigts entre ses mèches châtains. Je l'écoute prendre conscience de ma situation et s'excuser. Je suis heureux de retrouver la jeune femme innocente, la gentille Elise.

- Tu... tu ne pouvais pas savoir, ne t'inquiète pas...

Je reste ainsi avec la jeune femme, à profiter, une bonne dizaine de minutes qui me semble bien trop courte pour le coup. Toujours la main dans ses cheveux, se baladant au gré de mes envies... Je resterais bien comme ça une éternité mais j'ai déjà perdu énormément de temps dans cette vie. Je lui fais signe que nous devons nous relever, ce qu'elle exécute sans rechigner même si elle avait l'air de ne plus vouloir bouger également. Je repense à ses paroles prononcées dans le creux de mon cou, je dépose ma main sur sa joue délicatement, caressant sa peau de mon pouce.

- Je suis sûr que tu seras un bon professeur Elise... pour que je survive. Je ferais ce que je peux pour ne pas te décevoir...

Je veux lui parler de son humanité perdue, celle que je ne veux pas perdre à mon tour mais je ne sais pas si elle est prête à écouter la raison. Elle a été tellement changeante que je ne veux risquer une nouvelle rechute de son humeur... Je préfère me concentrer sur le but de ma visite ici, emporter ce qui peut l'être comme la photo du cadre que je mets dans ma poche sans prendre le soin de la plier. Je la raisonnerais plus tard, lorsque nous serons en sécurité, peut-être cette nuit...

- Fouille le salon s'il te plaît, voir si tu peux trouver quelque chose d'intéressant pendant que je vois à côté.

Je visite et fouille le reste de l'appartement, prenant mon temps lorsque tel ou tel souvenir me revient. Toutes les affaires de ma chambre ont disparu, sans doute pour habiller quelques survivants. J'entre maintenant dans la salle de bain sans prêter attention à son état, je ne suis pas là pour ça, et je fouille l'armoire à pharmacie... Vide elle aussi. Vieille habitude de l'époque, je passe ma main au dessus du meuble, balayant un petit nuage de poussière au passage mais quelques babioles en tombent, comme une vielle brosse à dents et un rouge à lèvres, souvenir d'une femme ayant passé la nuit ici en mon temps. Mais la plus belle découverte est pour la fin, il y a cette petite boîte cylindrique blanche contenant des médicaments pour calmer mes crises, celle que j'avais laissé chez moi par inadvertance avant de rejoindre le laboratoire top-secret de cryogénisation...

La chance semble enfin m'habiter même si en ouvrant la boîte, je ne compte que cinq pilules et les médicaments sont périmés. C'est toujours ça j'imagine sur le coup et je m'en contente, les rangeant dans une poche intérieure, ils pourraient bien me sauver la vie... Le reste de la pièce est sans intérêt, je sors retrouver Elise, voir ce qu'elle a pu dénicher...

- Alors, tu as trouvé quelque chose ? Je n'ai rien trouvé de mon côté, tout ce qui pouvait être pillé l'a été.

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Elise Follies
MessageSujet: Re: Un mensonge pour un mensonge. Oeil pour Oeil, Dent pour Dent [Gab/Elise]   Jeu 30 Jan 2014 - 9:50

    De son côté, elle s'attaquait à la cuisine. C'était toujours ce qu'elle fouillait en premier, deux raisons à cela. La première, c'est que si elle était surprise en pleine fouille, elle aurait déjà raflé la probable nourriture et pourrait partir avec, sans être obligée de revenir sur ses pas, en ayant possiblement laissé un cadavre sur place. La deuxième c'était que bien évidemment, pour elle c'est la pièce la plus interessante. La salle de bain arrive en deuxième position, au cas où traineraient là quelques médicaments, que ce soit de l'aspirine, des antibiotiques, où des choses plus fortes, mais là, on tombe dans le domaine du rarissime.

    Des boites, des pâtes ramollies par l'humidité et le temps, de la purée lyophilisée verte – mouais, pas sûre que ce soit très très bon tout ça – , des boîtes de conserves gonflées par la péremption, et puis au milieu deux boites en bon état, pas encore ouvertes, de forme tout à fait conventionnelles... Pourquoi pas ? Elle avait mangé des trucs parfois pires, alors ça ne l'effrayait pas tant. Puis elle passa au salon.

    Encore des photos, et petit à petit, elle peut commencer à imaginer ce qu'était la vie de Gabriel à l'époque. Il avait eu de la chance, de connaître tout ça. Ou pas, elle ne connaît pas l'histoire, l'invasion chinoise tout ça, elle n'a aucune idée de ce qu'à pu être la vie à ce moment là, mais elle se l'imagine bien plus belle. Elle arrivait assez bien à imaginer que le contraste devait être violent, traumatisant même... Il allait avoir besoin d'un cours rapide. Notamment sur les personnes à éviter...

    - Si tu viens t'asseoir avec moi, je vais t'expliquer quelques trucs.

    Elle s'installe sur le canapé poussiéreux, libérant un nuage qui la fait toussoter. Une fois qu'il l'a rejoint, elle entame son monologue.

    - On est pas tous logés à la même enseigne, on est plutôt catégorisés. Je ne sais pas qui dirige le monde, à part la monnaie et la force. Je ne sais pas si nous avons des dirigeants, vraiment je ne saurais pas dire. Je ne sais pas non plus si ailleurs dans le pays, des gens ont survécu. J'imagine que oui, mais je ne suis jamais allée vérifier, et je ne sais pas si quelqu'un l'a fait. Ici, nous sommes catégorisés...

    D'abord, tu as les gars que tu croiseras peut-être tous les jours, on les appelle les survivants. Paris ne porte plus ce nom, ici c'est les Terres Désolées. Ils se baladent, un peu comme moi, cherchent à droite et à gauche de quoi survivre, des abris pour dormir, et de temps en temps, ils s'étripent entre eux, pour se voler, pour le plaisir, pour se défendre...

    Ensuite, tu as la FNF, c'est heu... Merde, c'est quoi le nom déjà, un truc ridicule, hyper patriotique... Ah oui ! Force de la Nouvelle France ! Tu les reconnaitra facilement, ce sont des soldats, et ils contrôlent une grosse partie de la ville. Il paraît que c'est ce qu'il reste de gouvernement, mais honnêtement, ils font pas grand chose, et si t'arrive à t'en mettre un ou deux dans la poche, tu t'en sortira.

    Et les Psychotiques. Je sais pas pourquoi on nous appelle comme ça. Y'a des malades chez nous, mais on est pas tous comme ça tu sais. Je sais que c'est de la folie, mais c'est les clans qui nous font mauvaise réputation. Regarde moi, je suis tout à fait normale. On nous dit shootés à longueur de temps, fan d'orgies, et cannibales même. Alors je veux bien les deux premiers, mais j'ai jamais goûté à la viande humaine, je le promet. Moi j'suis indépendante, j'aime pas l'idée de me fixer dans un groupe. Et puis après t'as des obligations et tout, et ça c'est non.

    Et alors après, y'a des rumeurs. Moi je les ai jamais rencontrés hein, mais il paraît qu'ils existent. Les Chasseurs de Primes, et un autre clan, je connais pas leur noms, on dit juste qu'ils se baladent sur les Terres pour chercher des trucs qui appartiennent au Monde d'Avant. Je vois pas bien l'interêt de se morfondre dans le passé, en collectionnant des trucs moisis mais bon, on peut pas être tous pareils hein.
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Gabriel Padalecky
MessageSujet: Re: Un mensonge pour un mensonge. Oeil pour Oeil, Dent pour Dent [Gab/Elise]   Jeu 30 Jan 2014 - 15:28

À mon arrivé dans le salon, je vois la jeune femme s’asseoir sur le vieux sofa, me regardant pleine de tristesse et de mélancolie. Mon histoire semble l'avoir touché bien plus que prévu même si elle ne peut ressentir qu'une infime partie de ma détresse. Mais comment le pourrait-elle ?...Elle qui ne peut qu'imaginer ce que pouvait être la vie avant ce merdier sans nom. Je lui expliquerais peut-être un jour, le jour où je lui parlerais de son humanité perdue... Je la rejoins sans hésiter sur ce vieux canapé marron en simili cuir, m'affalant comme si je ne l'avais jamais quitté. Elle a des choses à me dire...

- Je suis tout à toi Elise enfin presque...

Je détends l'atmosphère comme je peux et  l'écoute attentivement me parler, m'expliquer ce qu'elle sait sur les différents groupes composant le Paris post-apocalyptique. Je ne prends pas de notes fautes de papier et de crayon mais mon cerveau est en pleine possession de ces moyens, j'enregistre tout ce qui peut l'être, toujours dans ce souci de me familiariser avec ce monde de fous. En apprendre le plus possible n'est pas du luxe mais cela pourrait bien me sauver la mise... Je n'en apprends pas beaucoup plus qu'avec Saint-Clair, « cape noire » et Bonvard mais il est bon d'avoir des explications différentes, un autre point de vue sur la situation...

- Je ne comprends pas une chose... Que fait la F..N..F exactement ? C'est notre gouvernement mais j'ai l'impression qu'ils ne font rien pour le peuple... J'ai croisé des soldats, il y a encore une armée digne de ce nom? Et tu ne m'as pas parlé des.. goules ? Mutant ? C'est QUOI ces trucs ? Comment sont-ils devenus comme ça ?... Je crois que je préférerais me coller une balle que de vivre leurs conditions...

Les images de Métropolitopia me reviennent en tête, ces monstres marchant parmi les vivants, les gens normaux, qui eux ne prêtent aucune attention à ces bêtes de foire, me regardant avec bien plus de curiosité due à mon extravagante tenue blanche... J'ai bien fait de m'en débarrasser sur le coup et j'ai vraiment eu beaucoup de chance de tomber sur elle, mon ange gardien, Elise. Qui sait ce qu'il me serait arrivé si j'étais tombé sur la mauvaise personne ?...

- Merci encore Elise pour tout ce que tu fais, je ne sais pas où je serais à l'heure actuelle...

Mon regard plongé dans le sien est plein de gratitudes, de remerciement. Je ne peux m’empêcher de poser une main sur sa cuisse pour accompagner la situation mais aucune pensée perverses ne me traverse l'esprit...

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Elise Follies
MessageSujet: Re: Un mensonge pour un mensonge. Oeil pour Oeil, Dent pour Dent [Gab/Elise]   Jeu 30 Jan 2014 - 17:12

    Il l'écoutait avec attention, une soif d'apprendre lisible au fond de ses yeux, et elle le comprenait parfaitement. Bombardé là, dans un univers qui lui était inconnu, il fallait qu'il prenne ses marques. Et elle s'appliquait à faire preuve de pédagogie. C'était pas toujours évident, mais ça avait l'air de pas trop mal marcher. Que fait la FNF ? Ah bah ça...

    - Heu officiellement ils tentent de reprendre le contrôle du pays pour réinstaller le pouvoir du gouvernement je crois. Officiellement, ils sont là, ils sont impressionnants, mais ils servent pas à grand chose, et quand ils patrouillent tard le soir dans les ruelles, ils sont pas certains d'en sortir vivants. Mais ils font marcher l'économie aussi. Ils vont au bar, aux putes... Ils dépensent leur solde chez nous, donc ils nous servent bien. Par contre les dirigeants, eux... Ils sont tous réfugiés à Lutèce... Heu... A ton époque...

    Elle tentait de se souvenir des panneaux de signalisation qui entouraient Lutèce, ça donnait souvent un indice sur les anciens noms des lieux...

    - … La... La Défense ? Ca te parle ? Ca doit être ça je crois. Enfin le fait est qu'ils semblent vivre tranquilles là bas, et que du coup, ils s'en balancent un peu de nous. Ils envoient leurs soldats, mais c'est tout. Mais de là à parler d'une armée digne de ce nom... Ils sont assez nombreux pour couvrir l'ancien Paris, mais pas toute la France.

    Sa main se pose sur sa cuisse pendant qu'il la remercie, et elle lui adresse un sourire doux en posant délicatement sa main sur la sienne. Puis elle reprend sa respiration, et continue son explication.

    - Ah oui. Eux... C'est pas la même chose les goules et les mutants, et bordel, moi non plus j'aimerai pas être dans leur peau... Les goules, c'est ceux qui n'avaient pas la chance d'être dans les abris, quand le déluge de feu est arrivé. Y'en a beaucoup qui sont morts, évaporés par le souffle des bombes. Et puis y'en a qui se sont relevés. Brûlés, radioactifs, décharnés... Ca c'est les goules. Mais là encore elles sont pas toutes logées à la même enseignes, y'en a qui sont devenues dingues, j'suis sûre que leur cerveau est en bouillie là-haut... Par contre, elles ne meurent pas. Enfin à moins de les tuer. Mais elles se reproduisent pas non plus. J'connais un gars qui en a baisé une, une fois, et encore c'était plus parce qu'il la violait. Et ben son engin est devenu marron comme du cuir de Brahmine et un matin, il était à coté de lui, dans son lit. Coupé net, tombé comme un vieux saucisson.

    Elle se retenait de rire. Elle se rappelait la tête de ce pauvre gars quand il lui avait raconté cette histoire. Mais elle n'avait pas fini ces explications.

    - Les mutants, eux, c'est autre chose. C'est une connerie du gouvernement et des scientifique. C'est le VEC qui les a rendu comme ça... Ils ont muté justement, ont évolué en ces choses que tu as pu croisé à Métropolitopia. Ils sont de différents aspects, mais sont en général grands, et impressionnants. Ceux que j'ai pu croiser avaient tendance à s'emporter facilement, mais je sais pas si c'est un trait commun à tous. En tout cas, en général ceux qui se baladent dans Métrop' t'aura pas trop de soucis avec. Les moins sociables évitent les endroits peuplés...

    Et voilà ! Si t'as pas de questions, tu me les posera sur le chemin, j'aimerai bien qu'on aille chercher quelque chose pour le repas de ce soir. On pourra revenir passer la nuit ici si tu veux rester dans tes souvenirs un petit peu.


    Déplacant gentiment sa main, elle se lève et époussette son pantalon. Sortie de l'immeuble, elle caresse prestement le chien, et prend à nouveau la route accompagnée des deux êtres masculins. Direction les bords de Seine. Le soleil était haut dans le ciel, et tapait plutôt fort. Il ne lui semblait pas impossible de croiser quelques animaux venus se rafraichir.
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Gabriel Padalecky
MessageSujet: Re: Un mensonge pour un mensonge. Oeil pour Oeil, Dent pour Dent [Gab/Elise]   Ven 31 Jan 2014 - 14:26

Notre marche vers la seine se déroule sans encombres, aucune rencontre gênante ne venant  entraver notre progression à travers les ruines chaotiques de la capitale, les terres désolées comme les appellent les gens d'ici. Le soleil nous baigne de sa chaleur bienfaisante mais nous profitons au maximum des zones d'ombre, je n'ai pas de montre mais nous devons être en milieu d'après-midi. En chemin, je ne fais que penser à ce qu’Élise m'a dit plus tôt sur le gouvernement, la F.N.F., à la défense. Cela fait beaucoup de routes mais j'irais dès que possible,  lorsque je ne serais plus un nouveau né dans ce monde, j'irais pour ma maladie surtout...et l'espoir d'un futur meilleur peut-être. Nous arrivons enfin à destination... Les quais de Seine.

Mon arme n'est pas adaptée à la chasse, contrairement à celle de ma partenaire, aussi, je ne fais que regarder, je l'assiste dans sa préparation comme je le faisais avec mon père lorsque j'étais encore un gamin, lorsqu'il ne buvait pas... Élise m'indique un lieux pour nous dissimuler de la vue d'un quelconque animal venant se désaltérer, un ancien abri pulowski. Je suis surpris de voir que ces conneries d'abris sont encore debout, ont-ils vraiment accompli leur rôle lorsque les bombes sont tombées ? Je trouve vite la réponse en voyant les ossements de plusieurs personnes à l'intérieur et nous nous installons , dégageant du pied dans un coin les os d'anciens compatriotes. Ne pas les avoir connus ou vus mourir me permet de ne pas trop penser à eux, de passer outre. La jeune femme se positionne déjà, attendant le moindre signe de vie... Nous ne nous parlons pas, il ne faut pas faire de bruits.


******


La fin d'après-midi approche, le soleil se fait plus discret projetant à peine l'ombre des immeubles en ruine sur notre position. Et nous n'avons rien vu, rien entendu si ce n'est quelques bruits inquiétants provenant de la Seine elle-même. Je ne me rappelle pas avoir connu d'après-midi aussi ennuyeuse même si nous n'y pouvons rien pour le coup. Je laisse ma partenaire nous donner le signal du départ, et nous repartons vers le centre parisien, parmi les ruines. Nous nous parlons enfin...nous discutons de la pluie et du beau temps, si je peux me permettre l'expression même si nous ne sommes pas familiers avec le monde de l'autre. Nous retournons vers le nord... vers mon appartement, vers son repaire et Métropolitopia au passage afin d'en terminer avec cette journée riche en émotions.

C'est d'ailleurs lorsque nous arrivons devant l'entrée de métro de cette ville puante que le soleil commence à se coucher. Notre progression sur le retour, enfin surtout la mienne a été bien plus lente, plus éprouvante physiquement. Nous avons parcouru beaucoup de kilomètres aujourd'hui et mon corps n'est pas encore habitué, je ne suis sorti de ma congélation qu'hier matin. Je vois Élise regarder le ciel, essayant sans doute de deviner l'heure qu'il peut être à cet instant. Elle semble résigner lorsqu'elle me parle.

- On va pas pouvoir continuer la route vu que le soleil se couche, j'ai une petite bicoque dans Métrop', suis moi.

- Je te fais confiance, vas-y je te suis.

Je lui fais signe de la main, comme un parfait gentleman de passer en premier, d'ouvrir la marche et je prends une profonde respiration en prévision de ce qui allait venir. L'air de Métropolitopia...

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Elise Follies
MessageSujet: Re: Un mensonge pour un mensonge. Oeil pour Oeil, Dent pour Dent [Gab/Elise]   Ven 31 Jan 2014 - 15:39

    Elise désespérait de ne voir aucune bête pointer le bout de son museau. Heureusement, elle avait pioché dans les boîtes de conserves chez Gabriel. Elle n'aurait pas de viande fraîche ce soir, mais elle aurait quelque chose à se mettre dans le ventre. Elle donna le signal du retour, mais elle ne savait pas encore où ils allaient passer la nuit. Ca dépendait de beaucoup de choses. De la luminosité d'abord, elle detestait marcher de nuit dans les Terres Désolées, on ne voyait pas les gens arriver, et ça pouvait poser problème si on avait pas d'assez bon réflexes. Et puis de la fatigue, et de la faim...

    Arrivés aux alentours de Métropolitopia, elle se rend compte qu'atteindre le pavillon, ou l'appartement seraient des objectifs irréalisables, ils n'ont pas marché assez vite, et le soleil tombe déjà.

    - On va pas pouvoir continuer la route vu que le soleil se couche, j'ai une petite bicoque dans Métrop', suis moi.

    Metropolitopia pue toujours autant. La transpiration, la promiscuité, la vie, et les chiens participent à cette ambiance particulièrement odorante... Evitant le souk, Elise prend un chemin un peu moins emprunté. Pour le coup, il n'est pas question de rejoindre les wagons, mais plutôt ce qui ressemble à un petit village de tentes et de toits de tôles, c'est étrange, c'est pittoresque, et ça ressemblerait presque à un village d'une tribu quelconque dans le monde d'Avant.

    Ils arrivent enfin devant un feu de camp, duquel émane une douce chaleur, et une lumière orangée, et feutrée, qui danse sur les toiles et les planches. La jeune femme se dirige vers une petite bicoque, dont la porte est retenue par une chaine cadenassée. Elle appelle son chien, qui arrive au petit pas de course, et détache un mousqueton de son collier. Une clé. La clé de la porte qu'elle ouvre.

    - Bienvenue chez moi.

    A l'intérieur, une ambiance feutrée et cosy, un large matelas posé à même le sol, et de belles tentures rouges qui orne les murs branlants, ou qui les cachent, personne ne sait. Elle entre dans son Atelier, et fait un tour rapidement,pour vérifier que rien à été volé. Bien, personne n'a l'air d'être entré en son absence. Il arrivait parfois qu'elle parte pendant des jours d'ici, lorsqu'elle avait besoin de calme...


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Gabriel Padalecky
MessageSujet: Re: Un mensonge pour un mensonge. Oeil pour Oeil, Dent pour Dent [Gab/Elise]   Ven 31 Jan 2014 - 17:12

L'intérieur est plutôt agréable à l’œil comparé à tout ce que j'ai pu voir depuis mon réveil, presque sympathique même pour quelqu'un comme moi. Le semblant de décoration égaille les lieux, le rend moins lugubre malgré son emplacement, aucun déchet au sol ne pollue visuellement, il y a le minimum de meubles mais l'endroit est accueillant. On voit qu'on est chez une femme, une prostituée de surcroît... Bien sûr, ce n'est pas parfait, il y a tout de même la poussière et le plancher en bois est pourri et rongé par les insectes et le temps. Je suis du regard ma protectrice qui semble faire le tour de son modeste logis comme moi tout à l'heure lors de la visite de mon appartement d'avant-guerre. Je la vois sourire toute seule, bien, tout doit être en ordre, rien ne viendra la troubler.

- T'as réussi à bien aménager les lieux, c'est assez jolie je dois dire...

Mon estomac joue des siennes, je le sens et je l'entends de même que la jeune femme devant moi, me mettant dans une situation assez inconfortable pour le coup. En même temps, nous n'avons rien mangé de la journée, il fallait bien que cela arrive avant même de penser à dormir.

- Je crois que je mangerais bien un truc s'il te plaît, si c'est possible ? Je peux faire à manger si tu veux ?

Je la vois sortir de ses affaires deux boîtes de conserve qu'elle conservait. Elle me regarde en souriant du coin des lèvres pendant quelques secondes qui ma paraisse bien longue, je ne sais vraiment pas ce qu'elle imagine sur l'instant. La demoiselle me feinte, faisant semblant de me jeter les boîtes et je tombe dans le panneau comme un abruti mais cela a l'avantage de relâcher un peu la pression accumulée dans la journée.

- Les hommes de mon époque ne savent pas faire la cuisine alors j'présume que ceux d'avant la guerre ne valent pas mieux.

Elle me fait un clin d’œil et se dirige vers l'un de ses rares meubles pour préparer le repas sans doutes. De mon coté je m'installe sur le matelas, assis, posant ma veste comme un futur oreiller en prévision de la nuit tout en ayant pris soin de sortir le petit tube de médicament que je range dans une poche de mon jean. J’essaie de ne pas trop m'attarder sur l'état du lit et je regarde Elise, en pleine préparation de notre repas pas vraiment gastronomique mais essentiel à notre survie.

- Je sais que tu fais tout ça pour m'aider mais je te payerai un jour. Tout ce que tu fais pour moi, ça doit te coûter de l'argent.... c'est sûr même. Et mon arme, je veux pas savoir ce que c'est mais tu lui dois un service. Vraiment, lorsque je le pourrais, je rembourserais ma dette envers toi.

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Elise Follies
MessageSujet: Re: Un mensonge pour un mensonge. Oeil pour Oeil, Dent pour Dent [Gab/Elise]   Sam 1 Fév 2014 - 11:50

    Je sais que tu fais tout ça pour m'aider mais je te payerai un jour. Tout ce que tu fais pour moi, ça doit te coûter de l'argent.... c'est sûr même. Et mon arme, je veux pas savoir ce que c'est mais tu lui dois un service. Vraiment, lorsque je le pourrais, je rembourserais ma dette envers toi.

    - Arrête de dire des conneries, tu me dois rien du tout...

    Elise attrape une casserole cabossée, vestige d'une fouille dans un appart des environs sans doute. A l'aide d'une technique visiblement aguerrie, elle ouvre la boite de conserve à l'aide du couteau qu'elle tire de sa botte. Décidément pleine de surprise cette Elise... Elle la renverse dans le récipient métallique, et esquisse une grimace.

    - Très franchement, je ne saurai pas te dire ce que c'est. L'étiquette est effacée, et à l'aspect... Ca ressemble pas à grand chose de connu. Je vais le faire chauffer au feu, et je reviens.

    La jeune femme sortit de la baraque, laissant Gabriel en compagnie avec le chien. Elle alla s'installer à proximité du feu de camp qui prenait place au centre du « village ». Là elle posa la casserole dans les braises qui bordaient les flammes. Un peu de patience, et ce serait prêt. Elle sursauta lorsqu'une silhouette s'assit à coté d'elle. Tournant la tête, elle reconnu le visage de Francine, une de ses voisines. Un magnifique coquard ornait son visage d'une blancheur délicate.

    - Un client un peu indélicat ?

    - Carrément malade tu veux dire ? Il me demande la totale, et au moment de se barrer, il refuse de débourser un anneau, donc il me colle un pain.

    - Besoin d'aide ?

    - Tu parles... J'avais quelques trucs qui trainaient... Il est parti pour faire un long dodo, et moi j'ai récupéré 20 anneaux de plus que ce que je voulait au départ. Tout le monde est content... Eh dis donc, on t'a vue rentrée toi. Avec un nouveau client ? Il a la pas trop le type du coin, tu fais dans l'exotisme ?

    - C'pas un client France. C'est un ami, je lui rend service le temps qu'il se retourne.

    - Ou qu'IL te retourne, n'est ce pas ?

    Le contenu de la casserole bouillonnait, et Elise remercia ce signe du destin. Elle n'avait pas du tout envie de se justifier ou de parler de ça. Il était temps de mettre les voiles. La remerciant de sa compagnie en déposant un long et doux baiser sur ses lèvres, elle retourna auprès de Gabriel et lui servit une assiette.

    Repus et après quelques instants de tranquilité, elle lui proposait d'aller se coucher, et s'installa sur le matelas, bien plus confortable que ce qu'on pouvait imaginer, prête à passer une bonne nuit
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Gabriel Padalecky
MessageSujet: Re: Un mensonge pour un mensonge. Oeil pour Oeil, Dent pour Dent [Gab/Elise]   Sam 1 Fév 2014 - 13:27

Le repas du soir est frugal, sans saveur, mais il remplit son rôle à la perfection, nous rassasiant assez pour ne plus penser à se nourrir, pour aujourd'hui. Nous discutons, avec mon ange-gardien de tout et de rien, meublant le temps passé ensemble avant d'aller nous coucher. J'en ai bien besoin au vu de la journée riche en émotions que nous venons de vivre et mon cerveau ne serait pas contre un peu de repos lui aussi, lui qui travaille bien trop en ce moment... La jeune femme ne se fait pas prier et se déshabille à ma vue comme hier lors de notre rencontre, elle s'allonge à côté de moi pour se préparer à rejoindre le doux pays des rêves. Je dois avouer que la revoir dans cette tenue me donnent des envies, m'ouvre un appétit certain mais je ne suis pas une bête, je me contrôle. Je me déshabille légèrement à mon tour, n'enlevant que mon t-shirt pour dormir et je retire le fusil de son holster, bien trop gênant...

Mon dos touche à peine le matelas crasseux qu’Élise se blottit de nouveau contre moi, prenant la même position que la dernière nuit lorsque nous étions dans son squat. Elle est comme une chatte qui ronronne sous les caresses, elle est en paix... Moi, je suis un homme en pleines possessions de ces moyens, je pourrais lui faire passer la nuit de ses rêves mais je ne prends pas les devants, je la laisse se reposer, elle en a aussi besoin que moi je présume. C'est tout de même avec plaisir que je m'endors contre cette magnifique jeune femme, si on se compare à cette époque...



 *******

- Gabriel...

Le réveil est agréable, presque sensuel lorsqu'elle me caresse la joue d'aussi bon matin, réveillant sans peine mon entre-jambes de sa torpeur. Mais l'instant est interrompu lorsque nous entendons quelqu'un frapper à la porte. Elise m'abandonne quelques instants où je ne bouge pas, je suis bien là, allongé chez une belle femme. Je suis tellement peu éveillé que je n'entends rien, aucune conversation, j'ai la tête dans le cul et je suis prêt à me rendormir... jusqu'à ce que la belle ne me force la main, ne me force à me lever et me rhabiller... ce que je fais sans me poser trop de questions pendant que la jeune femme m'explique la situation.

Je n'ai pu accepter son offre si généreuse et c'est avec regret, je le vois bien, qu'elle m'ouvre la porte avant de me souhaiter de la revoir bientôt.

- On se reverra t'inquiète, t'as encore des trucs à m'apprendre après tout. Et j'ai jamais eu d'aussi jolie maîtresse que toi.

Je sors enfin de son appartement, croisant la source de notre dérangement matinal. Un homme se tient devant la porte de mon ange-gardien. Le mec, un brun aux cheveux courts est d'une maigreur maladive, son visage est aussi creusé qu'une tombe, il me fait presque peur pour le coup et je ne fais que répondre à son salut de la tête comme simple « bonjour ». Je n'ai pas envie de savoir ce que peut vouloir ce genre de type à Élise alors je marche, sans me retourner...

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Un mensonge pour un mensonge. Oeil pour Oeil, Dent pour Dent [Gab/Elise]

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