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 Nos têtes valent de l'or

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Romain Lechevallier
MessageSujet: Nos têtes valent de l'or   Mer 22 Jan 2014 - 17:09

Depuis que ma tête a été mise à prix, ma vie avait radicalement changée, Déjà, impossible de sortir à visage découvert, je devais avoir mon keffieh constamment sur moi, garder la tête baissée et ne jamais fixer les autres dans les yeux étaient aussi des règles primordiales. Évidemment on finit toujours par être repéré, dans ces moment-là trois choix s’offre à moi, la fuite, la négociation ou se rendre. La dernière option écourterait dangereusement ma vie et je n’ai pas tellement envie de finir à poil, il me reste plus qu’à courir et c’était bien ce que j’étais en train de faire. Je me situais en pleine « nature » même si ce mot n’a plus vraiment d’intérêt de nos jours, derrière moi ce trouvaient les ruines de Paris mais aussi deux chasseurs de prime qui me colle au cul depuis deux heures, mon endurance commençait à sérieusement s’épuiser.

Tout était flou autour de moi, la cause de ce phénomène est ma concentration extrême sur mes membres moteurs et les obstacles qui me faisaient face, après avoir sauté par-dessus un gouffre, l’un des chasseurs de prime équipé d’un fusil de précision me tira dans la jambe droite, la balle me traversa le membre et je me vautrai lamentablement sur le sol. Je me relevai difficilement mais continua à courir en boitant, cette fois ci je restai concentré sur les environs pour trouver une cachette, au détour d’une maison je vis un bureau à ciel ouvert se trouvant à l’étage. Prenant appuie sur un pan de mur, je sautai à l’étage puis me cacha derrière un bureau renversé, je tentais de faire le moins de bruit possible.

Je pouvais entendre des bruits de pas à l’extérieur, il cherchait surement un endroit ou rentrer mais toutes les portes et fenêtre du rez-de-chaussée était condamné. Après avoir fait plusieurs fois le tour de la maison, ils repartirent vers une destination inconnue croyant surement que j'étais parti, de mon côté je tentais de bander ma blessure avec un vieux drap, la blessure allait surement s’infecter va falloir que je trouve un médecin. Une fois ma respiration calme et régulière je sentais que mes paupière, mon corps et ma tête devenaient lourdes, résistant à peine quelques minutes je ne pus résister à l’abysse des songes et commença à dormir. Je me réveillai après un temps indéterminé par un bruit suspect à côté de moi, en tournant rapidement la tête vers la porte entrouverte je vis une ombre passer rapidement, je pris mon colt tout en me relevant malgré ma blessure et commença à fouiller toute la maison après avoir vérifié le chargeur de mon arme.
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Lazare
MessageSujet: Re: Nos têtes valent de l'or   Ven 24 Jan 2014 - 22:11

Il faisait froid. Très froid ici. Une odeur pestilentielle régnait. Sa respiration était bloquée. Pourtant, les yeux de Lazare s'ouvrirent. Partiellement. Tout était flou et un filtre brun semblait s'être placé dans sa vision. Il y avait aussi quelques reflets. Il cru discerner quelque chose. Une silhouette bougeait, plus loin, elle lui semblait familière. Une armure, un chapeau à bords longs... Pas de doute à avoir. Caron semblait occupé à tripatouiller ce qui semblait être un corps qu'on avait placé sous drap. Il soupirait, visiblement préoccupé. Entre deux mondes, Lazare était à peine conscient. Son regard parvint pourtant à observer le scientifique pendant un moment. Caron se décida enfin à inspecter le corps en dessous du drap. Il tira lentement ce dernier.

Ici reposait un corps. Vraisemblablement décapité. Il était encore habillé bien que le sang aspergeait son torse. En l'observant, il devait s'agir d'un mutant. Peau verte, presque écailleuse et relativement plus fine que celles des autres infectés. Lazare se rendit compte d'une chose.
C'était lui. Et son crâne avait été placé en bocal. Une voix résonna, ce devait être Caron qui se retourna vers la tête du mutant. Il marmonna.
« Ta tête vaut de l'or. »


Lazare se réveilla en sursaut et porta immédiatement sa main à sa gorge en respirant lourdement. Il se rendit compte qu'il était dans ce qui semblait être une station service délabrée et abandonnée depuis longtemps. Comme il devait y être. Le mutant renifla et se passa une main sur le front. Waouw, qu'elle cauchemar. Lazare partit du principe que le fait d'avoir encore cette prime sur sa tête le travaillait encore un peu. Cela lui fit également apparaître qu'il était toujours vigilant et qu'il surveillait encore agissements du scientifique, tâtant une éventuelle menace... Même si il savait qu'ils étaient dans le même camp...
Lazare grommela et se leva avant de s'étirer. Ce n'était sans doute pas une mauvaise chose, qu'il soit aussi alerte. Mais ce genre de rêve cassait les pieds et mettait de mauvaise humeur. Le mutant ressentait accessoirement un poids dans sa cage thoracique, comme une boule. Peut-être une réaction aux produits de Caron. Il devrait lui en faire part. Voilà plusieurs jours qu'il sentait ceci, au dessus de ses poumons. Lazare déjeuna de manière modeste, buvant de l'eau crasseuse tiède et avalant un morceau de chair d'araignée et se décida à repartir.
Après quelques heures de marche, il finit par atteindre ce qui semblait être une grande maison délabrée. Lazare s'y intéressa de prêt et alla renifler les environs, le fusil levé. Il inspecta la porte et se rendit compte qu'elle était fermé. Il vérifia les fenêtres. Fermées aussi. Bon... Tant pis. Il pouvait y avoir des choses très intéressantes, dans ce genre d'habitations. Par contre, comment y accéder...

Soit il y allait de la manière forte, soit il y avait de la manière douce. Et il n'avait pas vraiment envie de procéder de manière douce... Pas après cette nuit.

Lazare tira son couperet de sa ceinture et se mit à fracasser le bois de la porte à grand coup. Par la suite, il pénétra dans l'enceinte du bâtiment, le fusil levé.

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