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 Vortex

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Maître du Jeu
MessageSujet: Vortex   Lun 13 Jan 2014 - 11:29



VORTEX




« Je comprends toujours pas pourquoi des marchands d'eau s'intéressent à ce truc.
- La ferme Charles, contente toi de nous y emmener, on te paye assez cher pour ça. »
lui ordonna Perrota.

Marchands d'eau, c'était la couverture des gardiens et comme venait de le faire remarquer la petite goule Charles Martin, elle n'était pas vraiment adaptée au contexte. Mais c'était comme marchand d'eau que Charles connaissait Daniel Perrota, alors ils n'avaient pu changer.

« Regardez, on arrive. »


Charles montra au loin, une vieille bâtisse au allure de manoir d'avant guerre.
Perrota se tourna pour jeter un regard interrogateur à ses deux compères qui l'accompagnaient pour cette mission, Andréalphus et Léthias Osniaril, pour savoir s'ils pensaient que l'heure de marche qui les avait éloignée de Paris valait vraiment le coup.

Daniel Perrota était gardien depuis 8 ans maintenant et approchait la quarantaine. Il avait l'apparence des voyageurs typiques, une grosse barbe couleur du sable, des cheveux en batailles soutenus toujours par des lunettes de motards, un visage crasseux mais éclairé par des yeux verts brillants. Il était habillé d'un long manteau de cuir qui lui tombait jusqu'aux genoux et d'un sac en toile verte portait en bandoulière sur son épaule droite auquel répondait sur la gauche un fusil d'assaut américain d'avant guerre.

Dans le sable où s'enfonçait leurs chaussures, observés par un soleil brûlant dans un ciel monochrome bleu, ils suivirent la goule jusqu'à passer le grillage grinçant de rouille du manoir.
La banlieue de ce côté de Paris n'avait pas été touchée par les bombes, mais l'abandon avait fait son travail avec le temps.
De l'ancien jardin qui devait être autrefois abondant de végétation, il ne restait plus que des troncs morts, de la terre sèche et une vieille fontaine brisée.

« Faite attention à vous, y'a des raliénés dans le coin. Sont pas dangereux, mais ils sont nombreux.
Une fois je suis tombé sur un serpent volant aussi en soulevant une pierre du jardin. J'ai eu la peur de ma vie. »


Ils avancèrent sur le chemin de pierre qui coupait en deux le jardin du manoir.
Devant eux, se dressait la grande bâtisse. Avant guerre elle devait être luxueuse, aujourd'hui elle ne ressemblait plus qu'un à un amas de pierres effritées et de bois pourris.
Le Manoir s'étendait sur trois étages, avec un toit haut aux ardoises bleutées dont une partie s'était effondrée sur elle même. Les rangés de fenêtres étaient toutes condamnées par des planches de bois.

« Attention, les marches tiennent pas bien.
- Tu es vraiment sûr de là où tu nous emmènes ? Il n'y a pas l'air d'y avoir ce que tu nous as dit qu'il y avait ?
- Oh mais ne vous inquiétez pas, c'est en sous sol. »


Charles ouvrit la porte du manoir, qui grinça bruyamment. Un raliéné aux yeux rouges, surprit, cavala en vitesse, soulevant un petit nuage de poussière dans l'obscurité que seule la lumière extérieur de la porte venait déranger.
Charles respira un grand coup, remplissant ses poumons de l'odeur de renfermer.

« Ah... sentez moi cette odeur ! Toute mon enfance ! Ça faisait des années que je n'étais pas revenu.
- Oui, et bien pour le moment y'a que ton odeur de cadavre que je sens. Montre nous la porte, si on pouvait éviter de rester ici trop longtemps. Il serait mieux de partir avant que la nuit ne tombe.
- Regardez ! Rien a changé ! Enfin vous ne le voyez pas parce que c'est la première fois que vous venez, mais moi je peux vous le dire, tout est comme avant. A croire que personne n'est venu ici depuis... depuis que je suis venu. »

Charles entra, tout à sa nostalgie, laissant les trois gardiens à la porte.
Perrota se tourna vers ses deux compères, l'air un peu gêné il gratta ses cheveux sales d'où tombèrent quelques grains de sable.

« Ne vous inquiétez pas, je lui fait confiance, il sait où il nous emmène. »


Les gardiens allumèrent leur lampe torche et se séparèrent pour explorer le manoir.
Le parquet grinçait sous le poids des hommes. Il y avait ça et là quelques meubles usés où trônaient encore des bibelots en tous genres. Personne ne se risqua à monter les marches de l'escalier principale, c'était suicidaire.
Tous finirent par se retrouver dans le salon. Éclairé par des fines lamelles de lumière que laissait passer les planches de bois des fenêtres, révélant la poussière suspendu dans l'air, se trouvait un canapé miteux positionné devant un vieille télévision, au milieu d'un tas de livres brûlés et de verre brisé.

« Ça c'est Michel et sa femme Brigitte. Il regarde les informations à la télé et voient en direct la chute des bombes ! »
dit en rigolant la petite goule.
Deux squelettes étaient assis sur le canapé, l'un d'eux tenait dans sa main une cigarette et portait des lunettes de soleil et une cravate. L'autre était habillé d'une robe rouge et avait du rouge à lèvre sur les dents. Bien sur ils n'étaient pas mort comme ça, quelqu'un s'était amusé à les déguiser et les gardiens soupçonnèrent tous la goule.

« Charles, on s'en fout de ce qu'il y a à la télé. Montre nous la porte.
- Oui bien sur. Suivez moi les amis. »


A nouveau ils suivirent la goule dans les couloirs sombres du manoir pour arriver devant une porte à côté de l'escalier. La goule tenta de l'ouvrir mais elle résista.
Perrota observa.

« L'humidité a gonflé le bois. Laisse moi faire. »

Le gardien attrapa la poignée et tira un bon coup. Le bois s'arracha et le morceau de fer lui resta dans les mains.

« Hum... c'est... exactement ce que j'avais prévu... »

Il lança son pied violemment dans la porte au bois pourri. Après quelques coups, la porte n'était pas ouverte mais un passage assez large permettait de se faufiler.
Perrota passa le rayon de sa lampe dans le trou et ne vit rien mis à part l'escalier qui descendait dans l'obscurité.

« Passe en premier Charles.
- Et pourquoi moi ?
- Tu es chez toi ici, fait nous visiter.
- Et si l'escalier craque ?
- Ça meurt pas deux fois un zombie. Allez vasy, dit nous s'il n'y a pas de gros monstres à tentacules la dedans.

- Euh... »


Perrota poussa la goule à pénétrer dans le trou. Fébrilement, la goule descendit les marches, une à une, prudemment en faisant bien attention de ne pas mettre tout son poids sur le bois humide.
Il était au milieu de l'escalier quand un craquement se fit entendre.
Perrota interpella la goule.

« Charle ? Ça va ?
- Oui oui, ça va très »


Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que l'escalier s'effondra, emportant la goule dans sa chute.
Le vacarme passé, le gardien interpella à nouveau la goule.

« Charles ?! Charles ! »

Une voie faible arriva du néant.

« Oui c'est bon, je suis en vie, j'ai été amorti dans ma chute. En fait je comprends pourquoi des marchands d'eau s'intéressent à ce manoir, y'en a plein ici, de l'eau... »

La goule ralluma sa lampe torche qui fonctionnait encore. Il éclaira une grosse porte en métal rouillé ornée d'un logo atomique surmonté d'un triskell.



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Léthias Osniaril
MessageSujet: Re: Vortex   Lun 13 Jan 2014 - 13:57

Deux jours plus tôt, Temple des Gardiens.

Interloqué, Léthias écoutait le briefing des Gardiens. Voilà qui éclaircissait pas mal de choses. Déjà, la surveillance de Saint-Clair cachait bien quelque chose, à savoir que les Bergers voulaient préparer les deux hommes à opérer ensemble sur une mission d’importance. Et puis les Bergers lui avaient parlé de la mission. Triskelis était à nouveau de la partie. Décidemment, ces derniers temps, les entreprises d’avant-guerre avaient la côte. Vault-Tech, Triskelis, un centre de cryogénie, et à nouveau Triskelis. Trois Gardiens seraient sur le coup : Léthias, Saint-Clair, et Daniel Perrota. C’était ce dernier qui avait récupéré les informations, sous son habituelle couverture de marchand d’eau. Les Bergers avaient comparés les renseignements avec ce dont disposait déjà l’Ordre, et en avait déduit qu’il s’agissait du laboratoire où Triskelis effectuait ses expérimentations sur la téléportation.

« -Dernière chose, Gardien Osniaril. Nous n’avons aucune idée de ce qui vous attend là-bas. Soyez-donc prêts à parer au maximum d’éventualité. Peut-être que votre mission sera plus dur que celle du Bois de Boulogne, ou peut-être pas. Nous n’en savons rien.»

Léthias hocha la tête, et troqua donc son  petit sac habituel contre le gros sac de randonné qu’il avait utilisé pour aller au Bois de Boulogne. En moins d’une heure, et après plusieurs allers-retours à l’armurerie et à d’autres endroits du Temple, le sac vide s’était retrouvé lesté de plusieurs kilos : provisions et de l’eau pour plusieurs jours, sans oublier quelques pansements et médicaments de bases.  Puis le matériel : deux lampes torches et une lampe frontale, avec leurs batteries de rechange, des outils e tout genre, quelques fumigènes et deux brouilleurs IEM. Il prit aussi son équipement habituel : couteau à la ceinture, ses deux HG-23, des cellules d’énergies de secours, en plus grande nombre que prévu, car il pouvait maintenant rechercher sa batterie de manicle de foudre avec. Puis venait l’équipement inhabituel : machette et hache, au cas où, pied-de-biche, et plusieurs rouleaux de solide corde, pour descendre les éventuels puits. Après l’expérience du Bois de Boulogne, mieux valait être paré à tout. Son sac était plein à craquer. Le Gardien mit enfin son bracelet radar à son poignet, vérifia que ses deux HG étaient bien à leur place, et mis le sac sur son dis, pour rejoindre les deux Gardiens à l’une des portes du Temple.

« -Ourf ! Ça va être sympa, cette petite marche… »

Il quitta sa chambre, rejoignit le point de rendez-vous. Perrota s’y trouvait déjà, également bien équipé. Visiblement, lui aussi préférait mettre toutes les chances de son côté. Pour une mission ou personne ne savait vraiment à quoi s’attendre, c’est vrai qu’il valait mieux être prudent.

« -Léthias ! Bien chargé, à ce que je vois.
-Salut Daniel. Et ouai, je me disais d’ailleurs que notre balade allait être sympathique…
-Je crains fort que oui. En plus, il n’y apparemment aucune nuage dehors, ça va cogner sec.
-Zut. Bon, tant pis.
-Prêt pour te lancer dans une nouvelle aventure, au-delà des limites du monde connu ?
-Faut voir. Déjà, arriver sur place, et on verra.
-Bien dît. Tiens, voilà le dernier. »

Andrealphus arriva à son tour, avec son propre matériel, et les trois hommes gagnèrent la surface. Ils marchèrent pendant une petite demi-heure avant de tomber sur l’indicateur, une goule dénommé Charles. Léthias et Andrealphus allaient se faire passer pour les compères marchands d’eau de Daniel, afin que la goule les mènent jusqu’au manoir. Ils se remirent à marcher, après avoir payé la goule pour le service qu’il allait leur rendre. Les hommes approchèrent bientôt des limites de la ville. Le soleil tapait fort, et Léthias avait rabattue sa capuche sur sa tête pour se protéger des rayons. Après avoir quitté le Paris habituel, ils marchèrent pendant encore une bonne heure, pour arriver devant le manoir. Enfin, il n’avait plus de manoir que le nom, et la structure était en piteux état. Les trois hommes et la goule pénétrèrent avec prudence à l’intérieur, jusqu’à arriver au bout d’un couloir. Puis l’ouverture, l’exploration, et la chute de Charles.

« -Inondé ? Ça ne va pas arranger nos affaires…
-Et dire que j’avais hésité à prendre un Sicard. Bref. Faudrait déjà qu’on finisse de dégager la porte.
-Pas de problèmes. Charles, ne reste pas dessous l’escalier !
-Ça roule !»

Daniel récupéra un bout de bois, et s’en servit comme bélier improvisé pour finir de faire détruire la porte. II prit ensuite une grosse pierre, et décela les gonds qui maintenaient encore la porte en haut du trou béant. Privée de toute fixation, celle-ci tomba dans le vide, et s’écrasa en contre bas, faisant voler des gerbes d’eau aux alentours.

« -Ça va en bas ?
-Parfait ! De toute façon, je ne pouvais pas être plus trempé que ça…
-Bon, on fait comment pour descendre ?
-J’ai une idée. Cherchez un point d’accroche à peu près solide. »

Pendant que les deux Gardiens balayaient l’espace environnant avec leur torche, Léthias posa son sac par terre, et s’accroupit pour en sortir un rouleau de corde. Il fouilla un peu plus, récupéra sa lampe frontale, et la passa autour de son front.

« -Bon, s’il y a de l’eau… »

Il déposa son bracelet radar, ses deux HG et sa manicle dans le sac, n’ayant pas spécialement envie de les inonder. Il garda juste sa lampe frontale, qui devrait résister sans trop de problèmes. La voix de Daniel retentit un peu plus tard, alors qu’il tirait sur une grosse barre de métal rouillée afin de s’assurer de la solidité de sa fixation.

« -C’est bon, je pense avoir trouvé ce qu’il nous faut !
-Parfait, tiens accroche ça au bout. »

Léthias lança un bout de la corde à Daniel, tandis qu’il faisait glisser l’autre dans le trou. Quelques nœuds bien serrés plus tard, l’installation de fortune était prête pour lui permettre de descendre sans trop de risques dans la cage d’escalier. Cela lui rappelait curieusement le Bois de Boulogne, sauf que là-bas, le puits de l’ascenseur était en meilleur état, et légèrement moins humide.

« -Bon, quand faut y aller… »

Léthias s’assit en haut de l’escalier, les jambes dans le vide, et serra fermement la corde. Puis il se retourna, et les pieds contre le mur, descendit lentement, jusqu’à arriver en bas. Il posa les pieds sur une marche, et avait déjà de l’eau jusqu’aux chaussures. Non loin de lui, Charles se debout, de l’eau jusqu’à la poitrine. N’ayant pas vraiment d’autres solutions, Léthias s’avança à son tour. L’eau était froide, aussi n’espérait-il ne pas trop devoir trainer ici. Il jeta un œil autour de lui. Une longue salle au bout de laquelle se tenait la porte blindée ornée du logo de Triskelis, et rien d’autre. Ah, si, des renfoncements de pierre sur les côtés, juste sous le plafond. Ils pourraient y stocker leurs sacs le temps qu’ils ouvrent cette porte.

« -Daniel, Andrealphus, y’a moyen de stocker les sacs au sec là-dessous ! Vous pouvez les faire descendre avec la corde ? Et mettez vos trucs qui craignent l’eau dedans.
-Ok ! »

A côté de Léthias, la corde remonta soudain pour revenir un peu plus tard lestée d’une installation insolite de sacs. Léthias fit signe à la goule de venir l’aider, et ensemble ils les coincèrent au-dessus de l’eau.

« -La vache, c’est lourd votre équipement, vous avez mis quoi dedans ?
-Pleins de bricoles, histoire de pouvoir faire tout et n’importe quoi. Ok les gars, vous pouvez descendre !
-On laisse la corde accrochée là-haut ?
-Bah, si on veut remonter, ça pourrait être utile ! »

Quelques minutes plus tard, les trois Gardien étaient en bas, presque trempés de la tête aux pieds. Pas vraiment le choix de toute façon. Maintenant, il fallait s’occuper de cette porte.

« -Charles, c’est inondé de l’autre côté ?
-Hein ?
-Quand tu es allé voir, la dernière fois, y’avait déjà de l’eau ? »

La goule eut soudain un air gêné, autant qu’il était possible que le visage des goules soit expressif. Visiblement, il avait mois de dire quelque chose avant d’arriver ici.

« -En fait… Je n’ai jamais réussi à ouvrir cette porte.
-Quoi ?
-Regardez ce truc les gars, c’est du matos d’avant-guerre, on dirait une porte d’abri !
-Mais pourquoi tu ne nous l’a pas dit ?
-Bah, je ne savais pas que vous voudriez passer…
-Et ne plus, on n’a pas de quoi l’ouvrir…
-Hors de question de retourner à Métrop… Trop long. On va devoir se débrouiller comme ça. »

Les trois Gardiens s’approchèrent de la porte. La console de commande n’était pas submergée, mais rien n’indiquait qu’elle fonctionnait encore. Les trois hommes allaient devoir se creuser la tête pour trouver un moyen de l’ouvrir.

« -En plus, on risque d’avoir un problème.
-C’est-à-dire ?
-Elle s’ouvre vers nous, et je pense que derrière, ce n’est pas inondé. Ce qui veut dire qu’à moins qu’il y ait encore un mécanisme d’ouverture, on va devoir la tirer à la main. Et avec toute l’eau qui va appuyer dessus, ça ne va pas être évident.
-Pas faux. Faut se dire que ça va couler de l’eau côté dès qu’on ouvrira.
-Surement. Toujours est-il qu’il nous faut des outils.
-Pied-de-biche dans mon sac, et peut-être de quoi désosser ce boitier.
-On va surement en avoir besoin. »

Marchant dans l’eau, Léthias attrapa son sac, et en prenant soin de ne pas le faire tomber, il récupéra les outils qu’il avait pris. Il tendit le pied-de-biche à Daniel, la boite contenant les petits tournevis et autres à Andrealphus, avant de refermer le sac et de le caller comme il faut, histoire qu’il n’ait pas de mauvaise surprise.

« -Bon… Et maintenant ?»

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Ad Astra, Per Aspera
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Andrealphus
MessageSujet: Re: Vortex   Mer 15 Jan 2014 - 17:06


Introduction

Entrée personnelle du gardien : Andrealphus. Archives du Temple.



Ma motivation à l'exercice singulier de l'avarice élitiste imposée par les préceptes des fondateurs de l'ordre ont ces derniers temps, étés mis à rude épreuve au grès de mes lubies et autres caprices liés à mon âge. J'en suis venu à mes heures les plus sombres à réfléchir sur ma place dans l'ordre, sur mes perspectives d'avenirs évitant soigneusement l'interrogation sur le sens même de ma vie, afin d'éviter de sombrer dans un désespoir sans nom menant le plus sage de tous vers un psychotisme sans nom.

C'est bien le problème de notre époque, la réflexion nous est interdite. Non pas parce que la réalité des choses est trop cruelle pour être étudiée en profondeur, nous y sommes nés et ne possédons pas l'effroyable recul que pourrais avoir un visiteur du passé. Il s'agit plutôt de contempler l'âme humaine ou plutôt son reflet, déformé par une société formée et basée sur ce qui est de plus repoussant dans une race que je n'aurais pourtant de cesse de défendre.

J'ai cependant noté un changement radical dans mon comportement au cours des dernières semaines, bien que je soit loin d'être le jeune homme influençable que je fut lors de mon entrée dans l'ordre. C'est en me confrontant à un authentique survivant d'avant guerre par le vecteur non négligeable d'une collaboration avec Osniaril, que j'ai fait la découverte de cet affection loin d'être désagréable malgré qu'elle soit enrobé d'un esprit de fraîche camaraderie digne des plus grandes civilisations sodomites. Ce sentiment que je qualifierais de besoin d'appartenance refoulé tournait déjà autour de moi depuis plusieurs années et la peur de ce qu'il pourrait engendré m'a poussé à l'ignoré. J'ai levé la barrière pour la première fois avec Volodia Helsen, sachant toutefois que son destin prendrais fin dans une tombe creusée par mes soins. Sadomasochisme ou simple expérience ? Je suis intimement convaincu qu'il est impossible de se psychanalyser soit même sans une aide extérieur. Toujours est-il que cette nouvelle carte dans le jeu me servira de joker pour les événements à venir, ce qui m'amène au fait et à la question suivante.

La dernière chose qui lie l'homme brisé que je suis est bel et bien El Hamadi, un jeu implicite sans avenir, quelques bons moments éphémères se forçant un passage dans le fossé creusés par nos différences qui ne cessent de s’accroître avec le temps. Si Maya venait à nous quitter pour une raison ou pour une autre, serais-je toujours capable de porter la manicle ?

Serais-je seulement capable de faire autre chose ? J'ai toujours été persuadé que je mourrais comme j'ai tué. Quand à mon successeur, je lui souhaite bien du courage et avec une petite pointe d'humour j’espère qu'il conservera en lui, bien au chaud, le démon qu'il combat.

Le soleil va bientôt se lever à la surface, éclairant la capitale pour une nouvelle année et si Paris ne change pas elle change et transforment ses habitants, leurs natures. Aussi le monstre qui me domine s'engage à agir avec conscience même si cela demande l'effort de regarder le monde en face, même si cela ne rachète aucune de mes fautes. Il ne s'agit pas de prendre une bonne résolution mais d'essayer autre chose pour cette journée et celles à venir.

Jusqu'à la prochaine rechute.


Les claquements d'holodisques rangés et de terminal désactivés résonnaient dans les archives silencieuses du temple, plongée dans l'obscurité, le gardien n'avait pas fermé l'oeil de la nuit, occupé à tester encore et encore les nouvelles mécaniques de sa manicles jusqu'à atteindre une série de tirs parfaits. Ombre dans son imperméable son visage fatigué examinait les traces d'impacts sur la planche d'acier qui lui servait de cibles, les doses de poisons utilisés selon la position d'une petite aiguille noire et la stabilité du réservoir après plusieurs séries de tirs. Le pas lent, il enfilait l'appareil unique en son genre et quitta la salle.

Un épais brouillard entre chacune de ses pensées l'empéchaient de répondre aux salutations de ses compères dans les étroits tunnels, il avait exécuté plusieurs aller-retours entre différentes salles pour préparer son materiel. Armé et paré pour un long voyage, il savait que l'alcool et la nourriture ne manquerait pas s'il ne partageait pas. Lumière et objets tranchants, holodisques vierges et divers outils probablement utiles selon les situations rencontrées dehors. Il avait été de nouveau placé en binôme avec Léthias, de quoi penser que les bergers préparaient le coup depuis longtemps déjà. Il fit un dernier crochet pour emporter une petite trousse de soins dans laquelle il avait ajouté un flacon de buffout volé en pharmacie et quelques cigarettes.

Il avait accepté chaque conditions sans le moindre mot de travers, sans la moindre touche d'humour douteux, il avait conclu après expérience que c'est en, étant "fermé" qu'on était le plus "ouvert" aux autres. N'intervenant sur le chemin que pour faire part de son avis pour des problèmes techniques ou logiques, sans le moindre écart. Ne songeant pas un seul instant pratiquer l'art du calme avant la tempête."

Heure "H"

Les choses s'annoncent aussi compliqués qu'interessantes, la lourde porte et son logo sonnent comme la promesse d'un nouveau trésor. Les bergers avaient refusés ma participation à l'étude des plans de la lance de feu en argumentant sur l'importance de ma présence ici, j'avais pris ça comme une punition et faut croire que je me suis trompé. C'est tout moi ça, je prends tout de travers quand ça vient de la haut.

"Bon, au boulot. Charles éclairez moi."

Le poste de commande était de fabrication standard bien que comportant quelques modules de plus. Bonvard nous aurait surement été utiles ce que je m’apprête à faire il l'aurait fait en trois fois moins de temps. La porte grince déjà sous la pression de la manicle de force tentant d’emboîter le pied de biche. Le revêtement est en partie rouillé et j'ai tout le mal du monde à retirer quelques vieilles plaques d'acier en faisant attention à l'eau en mouvement. Une insulte me monte à la gorge mais je la retiens, s'ils s'agitaient moins je travaillerais beaucoup plus facilement.

"Plus d'alimentation."
"C'était prévisible, c'est plus tout jeune et j'sais de quoi j'cause."
"Pas moyen de procéder à un détournement avec toute cette flotte, elle vient d'où ?"
"J'sais pas trop en fait."

Une nouvelle insulte mais j'avale mon venin, me contentant simplement d'éviter de regarder la goule qui peine à éclairer mes gros doigts manipulant les petits circuits de l'appareil.

"Bon sang ! Si j'étais de l'autre côté j'aurais eut vite fait de l'ouvrir ! Pas possible de trouver un bon point d'équilibre."
"On va t'arranger ça."
"T'as réparé les commandes ?"
"Non, mais on va faire autrement."

Je fais signe à Osniaril d'approcher histoire de ne pas affoler la goule qui commence à me taper sur le système.

"Qu'est-ce qui se passe ?"
"Je pensais à un truc."
"J'écoute."
"On peut pas vraiment risquer d'alimenter les commandes nous même ça passe partout et avec la flotte c'est pas sur pour nous."
"Mais ?"
"Mais je me dit qu'avec ta manicle, on peut utiliser une faible puissance qui permettrait surement de la faire bouger pour que Perrota puisse prendre un appui suffisant. Et tout ça sans grand danger pour nous. Je pense que c'est jouable si on est synchrones."
"On peut toujours essayer."

Allez, tentative numéro une. Je maintiens les commandes pendant que l'ombre joue les piules humaines et Perrota le tracteur industriel.

"Tenez-vous prêt ! C'est parti !"
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MessageSujet: Re: Vortex   Mar 21 Jan 2014 - 9:43


Perotta appuya de toutes ses forces sur le pied de biche en activant sa manicle de puissance. Charles  voulu l'aider pour se donner de la consistance dans cette pataugeoire, mais il ne servait à rien.

« Aaargh ! Vasy Léthias ! »

Tout s’enchaîna rapidement. Léthias alluma sa manicle réglée sur la puissance la plus faible, André activa la commande et Daniel enfonça le pied de biche.
Un bourdonnement puis un flash inonda la pièce pour quelques millièmes de secondes, brûlant la rétine des huit yeux habitués à l'obscurité, avant que l'ampoule du plafond n'éclate.
La porte se dépressurisa. La force de la manicle de Perrota accumulée sur le pied de biche l'ouvra en grand, formant un torrent dans l'eau avant que l'ouverture ne l'aspire, emportant dans les flots Perrota et la goule. Par le courant, ils furent traînés sur plusieurs mètres, la goule réussit à sortir un cris de fillette avant que l'eau ne rentre dans sa gorge pour le faire taire.
André et Léthias ne purent rien faire.
Peu à peu, l'eau se vida du sous-sol, ne laissant qu'une marre de quelques centimètres arrivant aux chevilles des gardiens.
Il n'y avait plus un bruit. La goule et le gardien avalés par l'obscurité semblaient avoir été dévorés par le néant.
Léthias cria le nom de son collègue, espérant avoir un signe de vie, mais seul le silence lui répondit. Il se décida à entrer, suivi d'André, seulement éclairés par le rayon lumineux de leur lampe torche.
Devant eux il n'y avait qu'un long corridor et ils ne tardèrent pas à tomber sur Perrota et Charles, allongés sur le sol complètement trempés.
Le gardien avait du sang qui lui coulait le long de la joue, son arcade avait tapé quelque part alors que l'eau l'emportait, lui faisant une légère entaille en le laissant assommé. La goule elle toussa et cracha l'eau qui lui était entré dans les poumons.
Devant eux, une nouvelle porte bardée du logo de Triskélis.
Daniel reprit ses esprits et se releva.

« Je me suis laissé avoir comme un bleu. Aidez moi à me relever. »


Perrota se releva avec l'aide de ses compagnons.

« Et moi ? Personne m'aide à me relever ? »


La goule dut se résoudre à se relever seule.

« Encore une porte bordel... Quelle originalité... Cette fois j'ai l'impression qu'on ne pourra pas l'ouvrir en la forçant... »


Perrota, bien qu'un peu dans la vape, gardait tout son sens de l'observation. Devant eux, une grosse porte métallique, sans poignée ni jointure, juste une plaque lisse comme sculpter dans le mur en une seule pièce. Sur le côté, un panneau avec les dix chiffres d'où émanait une petite lumière rouge, signifiant qu'il était parcouru par de l'électricité. Le réseau du manoir devant être indépendant de celui du laboratoire.

« Comme c'est pratique... »
murmura Perrota avant de se retourner vers Léthias.
« Va falloir que tu me soignes Léthias, je ne pourrais pas le faire tout seul. »


Perrota attrapa son sac que Léthias avait prit le soin de rapporter. Il y sortit une petite boite métallique renfermant son matériel médicale : sparadras, fil et aiguille, lame de scalpel, stéri-strip, quelques cachets d'anti-douleur et un préservatif.
Il la tendit à son collègue qui observa sa plaie. Le côté droit du visage de Daniel était recouvert de sang, la blessure sur l'arcade n'était pas très profonde mais assez pour nécessiter quelques points de sutures.

André se préoccupa de la porte pendant que Léthias soignait Perrota. Il se souvint alors d'un papier trouvé dans l'un des documents de Triskélis qui avaient mit les gardiens sur la piste du laboratoire et le sortit de son sac.

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Léthias Osniaril
MessageSujet: Re: Vortex   Mar 21 Jan 2014 - 19:27

Quelques mètres plus bas.

Tout se passa trop vite pour que les Gardiens puissent réagir. Daniel et Charles furent emportés, et la situation ne se calma que quelques secondes plus tard. Léthias et Andrealphus progressèrent lentement, trempés jusqu’à la poitrine. Daniel et Charles, après avoir été emportés, l’étaient de la tête aux pieds, et de longues trainées rouges glissaient sur le visage du Gardien. Après avoir récupéré leurs sacs, le petit groupe s’installa dans le corridor, libéré de la quasi-totalité de l’eau qui l’envahissait jusqu’à alors. Léthias reposa sa manicle dans son sac, lui-même hors de l’eau, et en sorti un peu de matériel médical, pendant qu’Andrealphus s’attaquait au code du boitier. Léthias jeta un rapide coup d’œil au message que tenait le Gardien, avant d’aller s’occuper de Perrota.

« -Ce type aurait bien besoin d’apprendre à écrire… C’est presque illisible ce truc. Daniel, y’a moyen que tu t’éclaires le visage ?
-Quoi ?
-Ferme les yeux, et éclaire toi le visage, j’ai besoin de mes deux mains pour te recoudre. »

Le Gardien blessé obtempéra, tandis que Léthias essuyait son visage avec la manche de sa veste trempée. Une fois que la couleur rouge eut majoritairement disparu du visage, il attrapa les bandes stériles, le fil et l’aiguille. Une fois qu’il eut le matériel, il se mit à genoux près de lui, et posa le matériel sur sa jambe, tandis que Daniel s’asseyait par terre.

« -Bon, tu vas pas faire l’enfant, pas d’antidouleurs pour ça. Après, mais sur le coup, ça servirait pas à grand-chose, y’en a pas assez pour shooter un gars comme toi.
-On verra. T’as déjà fait ce genre de truc ?
-Au Bois de Boulogne, j’ai extrait une balle et recousu l’épaule d’Adonise.
-Si tu le dis. Allez, vas-y, que ce soit réglé.
-J’essuie d’abord la plaie. »

Doucement, Léthias passa une partie de la bande stérile sur l’arcade ouverte, histoire de nettoyer le sang tout autour. Bien que ce dernier continuait à couler, il sortait de manière bien plus distincte, et Léthias voyait à présent les contours de la plaie de manière assez nette. Il donna la compresse usée à Charles, qui tenait toujours la lampe dirigée sur sa tête.

« -Tiens, mords là-dedans, c’est mieux que rien. Et garde bien les yeux fermés. »

Daniel hocha la tête, avant que Léthias ne saisisse de l’aiguille, et ne coupe un petit morceau de fil. Il se frotta les mains, et posa l’une d’elle sur le côté de de la plaie, pour tenir le premier bord en position. Déjà, la peau tiraillait le Gardien blessé, chose assez logique.

« -Désolé Daniel, j’ai pas commencé. »

Avec son autre main, il approcha l’aiguille et le fil, posa la pointe sur le bord de la peau, et fit pression pour percer un petit trou, déclenchant un gémissement de douleur chez Daniel. C’était compréhensible, mais il allait devoir faire avec et tenir bon encore quelques minutes, le temps que Léthias ne finisse son ouvrage.

« -Allez, fait pas l’enfant, même Adonise faisait moins de bruit. Bon, elle était dans les vaps, mais ce n’est pas une raison. »

Léthias réitéra l’opération à trois reprises, tout en faisant passer le fil à travers les trous percés. A chaque fois, il tirait doucement sur le fil, afin de resserrer les bords de la plaie entre eux. Avec toute la minutie possible, il essayait de bien positionner les trous, afin que la peau ne se déchire pas sous la pression du fil. Concentré sur ce qu’il faisait, il ne se rendait même pas compte de ce qui se passait autour de lui, et de l’avancée d’Andrealphus sur l’ouverture de la porte. Une fois que cela fut fait, il fit un petit nœud à l’extrémité du fil pour le tenir en place, avant d’attraper le bout de la compresse qu’il n’avait utilisé. Il la posa par-dessus les sutures improvisées, et à l’aide de larges bandes de sparadrap la colla contre la peau du Gardien.

« -Voilà. Tu peux ouvrir les yeux.
-C’est fini ?
-Ouaip. Je ne t’ai pas martyrisé ?
-Disons que j’ai connu plus agréable.
-Tu m’étonnes. Bon, maintenant, n’y touche plus. Faudra que tu passes à l’infirmerie du Temple à notre retour, mais pour le moment, faudra faire avec.
-Ça sera toujours mieux que rien. »

Léthias remit le matériel restant dans son sac, tandis que Daniel tapotait sur la compresse pour s’assurer qu’elle tiendrait bien en place sur la suite de leur exploration. L’Ombre se retourna vers son confère blessé, qui se commençait tout juste à se relever. Léthias lui tendit le bras, et le tira vers lui.

« -Bon ? Prêt pour la suite ?
-Faut bien. »

Les deux hommes se retournèrent vers Andrealphus, qui pendant ce temps, s’occupait de la porte. Léthias espérait que le Gardien avait réussi à ouvrir la porte avec les indices à sa disposition, sinon ils n’étaient pas sortis de l’auberge.

« -Alors Saint Clair, ça donne quoi ? »

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Andrealphus
MessageSujet: Re: Vortex   Jeu 23 Jan 2014 - 16:22

A quoi bon former des gardiens s'ils n'étaient pas foutus de franchir un simple porte ? Avec le matériel du laboratoire et toute cette eau il ne m'aurait pas fallut longtemps pour transformer cette porte en passoire rouiller. Ouai, avec le matériel du temple on aurait tout aussi eut vite fait de la faire sauter. Essayons d'agir avec tact et délicatesse si tu veux bien mon ami, une fois n'est pas coutume et on te regarde faire.

"J'ai vu un mutant graver sa biographie sur les murs d'une crypte une fois, c'était plus lisible que cette merde."


Ma cheville commence à me lancer, j'ai du faire un faux mouvement pour me rattraper à quelque chose. Maintenue par la seconde peau et mes bottes ça va bien finir par passer j'imagine. Le bout d'une cigarette se consumant éclaire le vieux message mais laisse mon esprit dans l'ombre. Ce type, Didier n'avait pas l'air d'être un futé je dois arrêter de me creuser la tête et penser simplement avec ce que j'ai sous les yeux.

"Alors Saint-Clair ça donne quoi ?"

Et si tu la fermais pour changer tu vois pas que je me concentre merde ?

"Un instant l'ami je tente quelque-chose."


Je suis moi même surpris par le miel qui s'échappe de mes lèvres, plus agréable que le poison habituel j'imagine. Faut que je trouve un truc, les touches ne montrent aucun signes d'usure, pas question de laisser les autres ouvrir cette porte, j'ai été assez mis à mal comme ça ces derniers temple et j'ai une réputation à tenir. Je laisse tomber le tournevis, dans une autre réalité cet outil sert surement à ouvrir toute sortes de portes mais pas ici. Allons-y.

<1-7-1-2>

"Tenez vous prêts cette-fois."


<3-9-4>

"Attention."


<5>
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MessageSujet: Re: Vortex   Jeu 23 Jan 2014 - 16:35

Les 3 gardiens et la goule retinrent leur souffle. André appuya sur le bouton validé et.... et rien ne se passa, même pas un petit bip bip ou un autre petit bruit signifiant que le code était correct ou non.
Un lourd silence s'installa.

« C'est ouvert ? » finit par demander Perrota qui s’enroulait un bandage autour de la tête.

André essaya de pousser la porte. C'était comme pousser un mur de brique.

« Hum... fait voir le papier André ?
Bordel... c'est illisible ton truc...
 »


La goule regarda par dessus l'épaule du gardien.

« C'est peut être un rébus ?
- Je t'en fouterais moi des rébus. »


Daniel mima une tarte vers la goule qui se replia automatiquement sur elle même.

« Faut trouver autre chose. »
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Léthias Osniaril
MessageSujet: Re: Vortex   Jeu 23 Jan 2014 - 16:44

Raté. La première tentative n'était pas la bonne, et il fallait trouver autre chose. Avec dix chiffres et huit caractères possibles, il y avait dix puissance huit possibilités de codes différents, soit cent millions de combinaison possibles. Et une seule était la bonne. Avec les maigres indices dont ils disposaient, passer cette porte n'allait pas être une sinécure. Léthias réfléchit rapidement, avant de s'approcher du boitier.

« -Bon, je suppose qu'on est bon pour tester tout ce qui nous passe par la tête... »

Le Gardien s'approcha et entra une combinaison de deux années sur la boitier. Au pire, ils pourraient tester toutes les autres combinaisons d'années en 1939 et 1945. Cela serait un peu long, mais pas autant que cent millions de combinaisons.

1-9-3-9-1-9-4-5.

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Dernière édition par Léthias Osniaril le Jeu 23 Jan 2014 - 16:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vortex   Jeu 23 Jan 2014 - 16:53

Comme tout à l'heure, rien ne se passa. Léthias tenta de pousser la porte mais eut le même résultat qu'André. Un rire sembla retentir dans le corridor étroit, mais ce n'était que l'imagination de Léthias.
A nouveau un silence pesant s'installa.

« Mais, vous êtes sur que la porte n'est pas cassée ?
- On n'est sur de rien Charles...
- Moi je reste sur mon idée du rébus !
- Mais comment tu veux que ça soit un rébus bordel ?! Vasy si t'es si malin, essaye quelque chose toi ! »


La goule s'approcha du panneau et entra rapidement 8 chiffres.
Tous retinrent à nouveau leur souffle, les yeux de Daniel s'écarquillèrent. Et si la goule avait raison ? Ça serait la honte pour les gardiens...

« Merde. Voilà quand je vous disais que la porte était cassée ! Elle s'ouvre pas même avec mon code.
- Qu'est ce que t'as mit ?
- 24121945. »


Daniel s'imaginais déjà finir la mission ici...
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Léthias Osniaril
MessageSujet: Re: Vortex   Jeu 23 Jan 2014 - 17:21

« Bon, au point où on en est…
-Une idée ?
-Plutôt des résultats d’études mathématiques qui me reviennent en tête.
-Et ça pourrait nous aider ?
-Peut-être. »

3-1-1-2-1-9-4-5

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MessageSujet: Re: Vortex   Jeu 23 Jan 2014 - 17:29

Léthias rentra son code. Mais comme les précédentes fois rien ne se passa.
La goule et Daniel Perrota essayèrent à leur tour plusieurs combinaisons de chiffre. Mais rien ne marchait.
Ils restèrent ainsi pendant plus d'un quart d'heure à patauger dans les quelques centimètres d'eau qui restait, jusqu'à ce qu'ils se découragent tous.

« On ne trouvera jamais c'est pas possible...
- Vous avez essayé 0000-0000 ? C'est peut être des lettres sinon ?
- Bordel Charles ! Est ce que tu as vu des lettres sur le panneau ? Non ! Y'a que des putains de chiffre alors ferme là !
- Oh ça va j'essaye juste d'aider moi... »


La tension commençait à monter sous la frustration. Soudain, André se souvint enfin d'un second papier qui parlait lui aussi d'un code...

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Andrealphus
MessageSujet: Re: Vortex   Jeu 23 Jan 2014 - 17:34

"Non mais c'est pas vrai ! Et puis pour un rébus faut des foutus dessins."


Sans ce bâton empoisonné en train de bruler entre mes lèvres, mes efforts de patience auraient put être réduits à néant par une simple porte et une goule trop bavarde. Respire vieux con t'as pas le droit à l'erreur, si même Osniaril n'as pas trouvé on est pas sortis de la flotte.

"Bon le temps c'est des anneaux et j'en ai plus tellement dans les poches, je vais réessayer."


Allez Didier soit sympa avec tonton André, donne moi le code avant que mes pieds se transforment en palmes. Je repense à mes cours de cryptographie mais ils semblent être hors contexte, la solution est peut être ailleurs, on devrait abandonner cette histoire de code...

"Bon je retente un truc."


<3-5-7-5-4-9-3-5>
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MessageSujet: Re: Vortex   Jeu 23 Jan 2014 - 17:45

La porte ne broncha pas...
La goule ouvrit la bouche mais un grognement de Daniel la lui fit refermer avant qu'un son ne puisse en sortir.

« Ton autre paplar n'apporte rien de nouveau. T'en a pas un 3éme par hasard ? »

Daniel prit sa tête entre ses mains. Cela faisait maintenant vingt bonnes minutes qu'ils étaient devant cette porte.

« Peut être qu'on devrait rentrer au Temple, prendre un putain de laser de mes couilles et défoncer cette porte de merde !
Si on reste trop longtemps ici il va faire nuit. Hors de question de faire la route de nuit ou de dormir dans ce manoir hanté. On pourrait revenir demain avec du matos non ? Qu'est ce que vous en pensez ?

- Peut être que le code c'est une voiture ?
- Hein ? Je te préviens Charlie, si tu la rouvres encore une seule fois je t'éclate la gueule ! »


Daniel approcha dangereusement de la goule, le poing levé.
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MessageSujet: Re: Vortex   Jeu 23 Jan 2014 - 17:48

« On est pas rendu.
-En effet !
-Je vais repartir sur mon idée... Peut-être qu'en se basant une semaine avant, la dernière semaine de 1945... »

2-4-1-2-1-9-4-5


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MessageSujet: Re: Vortex   Jeu 23 Jan 2014 - 20:04

"Attendez j'ai un autre papier là."


< Andrealphus je sais que c'est toi ! Recommence et c'est tes yeux que je porterais autour du coup. -El-Hamadi>

"Non rien à voir."


J'ai beau cogiter je vois pas d'autres moyens d'ouvrir cette foutue porte, peut être qu'en démontant le boitier de commande ... Je vais encore tester avant de tout foutre en l'air et risquer que ça me retombe dessus. Léthias échoue à nouveau, un vrai jeu digne des plus grandes soirées du moulin rouge, des pièges et ça ferait un malheur au parc entre deux matchs de championnats. Allez on va tenter un aspect différent du problème à Dédé le poisson rouge.

<2-1-7-7-1-2-2-2>
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MessageSujet: Re: Vortex   Jeu 23 Jan 2014 - 20:30

La porte ne bougea toujours pas. Cela faisait une demi-heure qu'ils étaient là en sous sol, dans l'humidité et le noir.

« Bon, ras le bol, je remonte prendre l'air. »

Perrota attrapa son sac et prit le corridor en sens inverse. Il disparu au bout du couloir, laissant Léthias et André avec la goule.
Celle ci était en train de lire la seconde note qu'un des deux gardiens avait sorti de sa poche.

« Les nains partent douze mois combattre les nazis... ça veut rien dire.
Peut être qu'il faut compter les lettre...
Je sais même pas ce que c'est un nazi... ça se mange ? »
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MessageSujet: Re: Vortex   Jeu 23 Jan 2014 - 20:46

"Les nazis sont une sorte de secte extrémiste européenne à l'origine d'une grande guerre avant... avant la notre, je ne pense pas que ce soit important et j'ai déjà essayé de compter les lettres. Une idée Osniaril ? La tout de suite, j'aimerais que Bonvard soit avec nous."


L'eau glaciale commence à me ronger les jambes et ma cheville douloureuse devient difficile à bouger. Cette histoire commence à puer sérieusement, je devrait peut être remonter à la recherche d'indices. Mes bonnes résolutions sont vraiment mises à rude épreuve, je vais essayer de ne pas étrangler la goule je voudrais pas me prendre une décharge.

"J'ai fait le tour des méthodes que j'ai étudié mais rien à faire. Ces lettres datent pas d'hier aussi le code à peut être changé depuis. La porte est peut être bien cassée finalement."


Autant essayer encore une fois, allez à l'odeur et dieu c'est que la flotte et la goule puent.

<7-1-2-2-3-9-4-5>
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MessageSujet: Re: Vortex   Ven 24 Jan 2014 - 1:46

Perrota était sorti du manière, trempé de la tête au pied et avec un mal de crâne affreux du à son coup à la tête et au temps passer dans l'obscurité.
Le soleil brillait toujours à l'horizon et le gardien estima qu'il restait peut être quatre ou cinq heures avant la nuit. En comptant le temps du retour, ils ne devaient pas rester ici plus de trois heures.
Il posa son sac et son fusil, retira son grand manteau et déboutonna sa chemise pour les faire sécher, révélant sa seconde peau qui elle était déjà sèche.
Il ferma les yeux, un vent frai vint lui caresser la joue et soulever le sable à ses pieds.

« Les nains partent 12 mois combattre les nazis... »


Il se répéta la phrase plusieurs fois intérieurement. Il se mit à compter sur ses doigts, à répéter la phrase plus lentement, s'arrêtant sur chaque mot, essayant de voir les liens qu'ils pouvaient avoir entre eux. Il alla jusqu'à traduire la phrase en grec et en arabe ancien, de langue qu'il connaissait un peu...
Soudain la goule sorti à son tour du manoir.

« Ils ont réussi ?
- Nop. André a essayé un nouveau code mais ça n'a pas fonctionné. Qu'est ce que tu en penses toi ?
- J'en pense que ça commence à vraiment me casser les couilles. Ça fait une heure qu'on est au point mort. Bordel, quelle perte de temps... »

Le gardien s’essaya de dépit sur les marches de bois pourrie, les coudes posés sur les genoux les mains pendant et la tête basse. Il soupira.

« Les nains partent une dernière semaine dans cette année de seconde guerre des nazis...
- Nan c'est pas ça la phrase Charles...
- Tu as essayé de voir s'il y a des indices dans la maison ?
- Pourquoi il y en aurait ? C'est une perte de temps ça aussi...
- Mieux vaut peut être perdre son temps à ça plutôt qu'à ne rien faire... »


Perrota se releva et tata sa chemise qui avait déjà séchée sous le soleil de plomb. Il la remit.

« Tu sais ce que je pense Daniel.
- Tu vas me ressortir une théorie fumeuse sur le code ?
- Non pas le code. Je voulais parler de toi. Toi et t'es potes vous n'avez pas vraiment l'air de marchands d'eau. Vaut armes bizarre que vous avez au poignet, ton costume sous ta chemise, votre intérêt pour ce manoir et son labo Triskélis... Tu sais il y a des légendes qui court dans les Terres Désolées. Des légendes qui parlent de types qui rechercheraient de vieilles technologies d'avant guerre pour les récupérer et les garder... »


Perrota ne répondit pas, il ni avait rien à répondre.

« Bon après moi je m'en fous hein, du moment que je suis payé vous faite ce que vous voulez. »


Le gardien reprit son manteau qui lui n'était sec et le remit sur ses épaules avant de rentrer dans le manoir, laissant la goule sur le perron.
Il redescendit dans l'obscurité humide des sous sols pour rejoindre Léthias et André qui s'affairaient toujours à trouver le code de la porte.

« La goule commence à remettre en doute nos alibi. Il vient de me parler de légende sur des types qui récupèrent des technologies d'avant guerre en secret. Pas si con la goule, faite gaffe à lui. Ça m'ennuierai quand même d'avoir à le tuer, c'est un bon gars.
Et ce code alors ? 
»


Léthias lui tendit les deux papiers qui étaient leurs seuls indices.

« Encore une semaine dans cette année de 2nd guerre mondiale.
Les nains partent 12 mois combattre les nazis.
Bon...
Déjà on sait que y'a 7 nains et 7 jours dans la semaine non ? Ça me semble être un premier chiffre probable. Ensuite... 
»


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Léthias Osniaril
MessageSujet: Re: Vortex   Ven 24 Jan 2014 - 22:10

« -77 ? Mouai, et ensuite…
-Je sais pas, avec les autres données…
-Me demande si ça ne serait pas plus simple d’aller chercher du matos. Même si on ne devait choisir que deux chiffres après le 77, il reste encore cent combinaisons possibles. Bref, tentons un truc.»

7-7-1-2-0-2

« -O-2 ?
-Ouai, seconde. Sept nains, sept jours, douze moins et seconde guerre. »

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MessageSujet: Re: Vortex   Ven 24 Jan 2014 - 22:34

« Mais ça fait pas 8 chiffres ça Léthias.
Et il ne faut pas cumuler les deux messages. Les deux expliquent le même code.
Le 7 vient des jours de la semaine dans le premier mnémo. Il vient des nains dans le second. Tu ne peux pas avoir deux fois 7. Enfin bref... Je suis d'avis de repartir tout de suite au Temple. Ou peut être que l'un de nous peut rester pendant que d'autres partent au Temple.
 »


La goule finit par redescendre à son tour dans sous sol et Daniel arrêta de parler de « Temple ».
Charles était silencieux et vint se rasseoir à côté d'André.

« Vous avez pensez à 77121945 ?
- C'est une idée de merde Charles. Il peut pas y avoir 2 sept...
 »
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Andrealphus
MessageSujet: Re: Vortex   Ven 24 Jan 2014 - 23:17

"Partez si vous voulez je reste ici... Avec la goule."


Le pauvre mec est foutu, pour le coup c'est pas moi qui gaffe non, je suis le mec qui parvient dans sa triste comédie à feindre un self contrôle presque parfait. La situation est emmerdante c'est vrai mais pas de quoi lacher des mots comme temple à un putréfié qui bave sur un mythe urbain se rapportant à l'ordre, non mais sans déconner les gars un peu de tenue.

"Allez à mon tour, j'éspère que la merde cachée derrière en vaut la peine ! On va garder ce foutu 7, j'avais déjà trouvé ça. c'est comme jouer au loto sur une grille à moitié éffacée."


La clope me glisse des lèvres et meurt dans la flotte, tant pis. Bon j'ai le sept ouai mais la suite ? J'ai l'impression d'avoir déjà tout tenté de ce côté là, un truc doit m'échapper. Allez c'est parti, les autres vont me prendre pour un con avec mes deux sept mais on n'a rien à perdre.

<7-7-1-2-1-9-4-5>

"Sésame ouvre-toi !"


Et mrde toujours aucune réaction, si ça continue comme ça tout ce que je refoule va finir par éclater et j'aimerais pas être le gars qui se trouvera à porter de main, ça va être volcanique.

"Ho y'a quelqu'un la dans ?"



Je sais pas ce que je cherche en toquant à la porte, une goule un robot, un serpent empereur ...

"Attendez j'en retente un."


Mes doigts commencent à trembler et j'ai besoin de m'assoir, la flotte rends ma peau fripée, j'ai l'impression de tourner goule. Merde c'est peut être irradié la dedans.

<7-1-2-2-1-9-4-5>

Toujours rien ! Putainputainputainputainputainputain ...

"J'en entends déjà se foutre de nous en racontant que même leur grand-mère aurait trouvé le code."

La ferme connard.

"Attendez, un dernier, juste un."


<7-3-6-5-1-9-4-5>


Dernière édition par Andrealphus le Sam 25 Jan 2014 - 2:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vortex   Sam 25 Jan 2014 - 0:40

Daniel Perrota s'était levé et avait mit son sac en bandoulière autour de son épaule.

« Tu me suis Léthias ? On rentre à Métropolitopia chercher du matos pour ouvrir cette foutue porte. On revient au matin à l'aube, on fera le voyage de jour. Comptez sur nous pour être là vers les 8 heure. Vous avez de quoi bouffer non ? »

André n'écoutait pas ce que lui disait Daniel, il était toujours affairé à trouver ce code qui semblait le rendre fou.

« Attendez, un dernier, juste un. »


Daniel soupira. Mais peut être que la denrière tentative allait être la bonne ? André rentra les premiers chiffres, le sept, le trois, le six et le cinq, les yeux de Daniel s'ouvraient de plus en plus à mesure que les doigts d'André appuyaient sur les touches.
Le un, le neuf, le quatre puis le cinq.
André resta quelque seconde le doigt au dessus du bouton de validation, semblant réfléchir à ce qu'il venait de faire, il ressassait en boucle son calcul, ça ne pouvait être que ce code, c'était le code, il ne pouvait pas en avoir d'autre !
Il appuya sur le bouton de validation et la porte... la porte ne bougea pas.
La tension retomba et Daniel tourna les talons vers la sortie.

« On sera de retour demain. Prenez soin de vous d'ici là. Tu viens Léthias où tu as à nouveau une brillante idée pour ce code de mes couilles ? »
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MessageSujet: Re: Vortex   Sam 25 Jan 2014 - 2:14

"Vas-y rentre au temple la queue entre les jambes si tu veux."


Putain de porte de merde tu va t'ouvrir crois moi. Je boufferais pas une racine avant de savoir ce que tu nous cache. Code à la con, je vais bousiller ce panneau à coup de goule. Allez concentre toi vieux connard tu va trouver si les autres ne se bougent pas, faudrait pas que ça tourne à l'obsession.

Allez on tente encore !

<7-3-6-5-3-9-4-5>
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MessageSujet: Re: Vortex   Sam 25 Jan 2014 - 2:15

Léthias et Daniel avait déjà quitté le manoir depuis cinq bonnes minutes quand André tenta une dernière fois de trouver ce code.

« Bon... on va donc passer la nuit ensemble ? De quoi on va pouvoir discuter ?
Vous avez prit quoi à bouffer ? Moi j'ai une conserve d'avant guerre à faire chauffer.
Vous savez j'ai déjà dormi plusieurs fois ici. Ça va me rappeler mon enfan... »

La goule s'arrêta nette. André venait d'appuyer sur le bouton de validation et la porte avait trembler.
Il recula d'un pas et celle ci glissa dans le plafond, laissant le corridor étroit s'enfonçait plus encore dans l'obscurité souterraine.
7365 3945.... c'était ça ce putain de code, celui qu'ils cherchaient depuis 3 heures maintenant, ça paraissait tellement évident maintenant.

« Putain... je vais vite chercher Léthias et Daniel ! Ils doivent pas être loin encore ! »

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Vortex   Dim 26 Jan 2014 - 15:20

Extase, bonheur, c'est aussi puissant qu'un solo de guitare de Jean Louis-Page sur format d'avant guerre. Encore quelques seconde et je tuais quelqu'un, en parlant de tuer quelqu'un je sais pas ce qui me retiens d'en finir avec la goule, le gars en sait trop à mon goût, j'ai pris des bonnes résolutions pour l'année à venir mais on est toujours en 2177 à ce que je sache... Non, je vais rester ici et attendre Léthias et Perrota pour savourer l'expression de leurs visages à ces chiens de casse.

Il me reste trois clopes, autre problème je vais devoir économiser. Autant en griller une de suite pour arrêter d'y penser et faire redescendre la tension. MA cheville continue de me faire un mal de chien et je n'ai plus rien pour me distraire.

"Ho ! Vous êtes encore là ?"


Les voilà qui reviennent les petits salauds, les notes d'une symphonie épique suivent la mesure de mes battement de coeur et mes lèvres se délient dans une chorégraphie en forme de sourire.

"Bha voila, pas de quoi s'éxiter les gars. Je vous avait dit que j'allais l'ouvrir la porte."


Un écran de fumée révélé par la lumière des torches masquent leur visage quelques seconde. L'effet est impeccable.

"Alors ? Qui dit preum's ?" "
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Vortex

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