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 Un petit tour au Louvre...

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Hélène Cresida
MessageSujet: Un petit tour au Louvre...   Sam 11 Jan 2014 - 13:38

Quelque part aux alentours de Métropolitopia.

Le vent soufflait. Une brise légère, qui caressait mes cheveux. Le ciel était gris, d’épais nuages obscurcissant le ciel, mais je n’avais bizarrement pas l’impression qu’il allait pleuvoir. Longeant les quais de Seine, je me rapprochais des entrées de la ville souterraine, après une longue mission à l’extérieur, du côté de Lutèce. Rien de bien exaltant, juste de l’observation, quelques données chiffrées… En fait, l’Ordre voulait remettre à jour ses données sur la FNF, aussi avait-il décidé de m’envoyer sur place pour jeter un coup d’œil. La mission s’était déroulée sans grande difficulté, et force était de constaté que rien n’avait changé. La ville était toujours la même, la FNF toujours présente, l’ambiance toujours aussi… Spéciale. Enfin… L’une des entrées de Métropolitopia apparu soudain devant moi, avec ses barricades de fortune tout autour, pour protéger les gardes des dangers des Terres Désolées. Je passai sans difficulté, les amas de pierre et de gravats, et descendit les escaliers usés par le temps, jusqu’au poste de garde. Les miliciens me dévisagèrent rapidement, presque lassés, et me laissèrent passer. Le calme et l’air frais de l’extérieur furent remplacés par le brouhaha et l’atmosphère oppressante des tunnels ; après plusieurs années à vivre dans les couloirs du Temple ou dehors, j’aimais de moins en moins cette ville, alors que j’y avait passé la quasi-totalité de mon enfance. Les choses étaient surement faîtes pour changer. Je descendis vers les étages les plus bas, au milieu d’une foule indescriptible où chacun ne se préoccupait que de soi ; j’étais une personne banale parmi ces milliers de gens qui avaient trouvé refuge dans les tunnels du défunt métro parisien. Je finis par m’engager dans un tunnel un peu moins encombré que les précédents, puis un autre, encore plus petit et plus noir, jusqu’à me retrouver seule dans l’obscurité. Le bruit de la foule était atténué par les multiples bifurcations que j’avais effectuées.

Enfin un peu de calme. Les portes du Temple apparurent bientôt devant moi, presque comme par enchantement. Au moment où j’entrais un autre Gardien sortait, et je le saluai rapidement. Il n’eut aucun mouvement de recul en voyant quelqu’un juste devant la porte : elles étaient si bien cachées que seul un Gardien pouvait en connaitre l’existence. Je refermai la porte derrière moi, et me mit à marcher dans les froids couloirs du Temple baignés d’une faible lueur émanant des néons fixés au plafond. Certains grésillaient, d’autres étaient éteints. Reconnaitre la succession de lampes allumées et éteinte était le seul véritable repère dans ce dédale, où je m’étais souvent perdu durant mes premières années. Je déposai mes affaires dans une chambre, avant d’aller dans les salles d’entrainement. Plusieurs Initiés s’entrainaient sur des mannequins de combat, sous le regard scrutateur de Gardiens. Je me plaçai sur un tatami de libre, et commençai par m’étier longuement. Depuis quelques jours, une douleur au dos m’empêchait d’être aussi mobile qu’avant. Surement la faute au lit dur comme de la pierre sur lequel j’avais dormi à Lutèce. Je sentis mes vertèbres émettre un petit craquement, et me sentit de suite mieux, comme libérée d’un poids.

« -Ah… »

Après quelques exercices, je remontai prendre une douche, histoire de m’enlever la poussière qui me collait au visage après cette traversée des Terres Désolées. Un rapide compte-rendu de ce que j’avais vu aux Bergers dans l’après-midi, et ce fut tout. La journée fut courte, et la nuit de sommeil largement appréciée. Le lendemain matin, je fus une nouvelle fois convoqué par les Bergers. Je mis ma veste grise à capuche sur mes épaules, et gagnai tranquillement l’imposante salle où ils tenaient conseil.

« -Gardienne Cresida. Durant votre séjour à Lutèce, plusieurs évènements sont venus troubler la tranquillité de Métropolitopia et ses environs. Notamment à Nécrotopia, ou la révolte gronde. Nous soupçonnons fortement la FNF d’intervenir dans cette histoire, afin de renforcer sa position dans une ville qui ne lui était jusque-là guère ouverte.
-Vous souhaiteriez donc que j’aille voir ce qu’il en est exactement ?
-Entre autre. Comme vous le savez, Nécrotopia est construire autour de l’ancien Musée du Louvre. Nous savons que ce musée abritait des œuvres parmi les plus belles du monde avant le Jour de Feu, mais nous n’avons aucune idée de la quantité exacte qui reste entreposée là-bas. Seulement, si la situation dégénère, il se peut fort que certaines soient définitivement perdues. Rendez-vous donc sur place, faîtes un inventaire, et si besoin, ramenez quelques pièces que vous jugez de valeur.
-Très bien. Serais-je seul dans cette mission ?
-Non, nous avons prévu de vous faire accompagner par un Initié. Il ne devrait pas tarder à nous rejoindre. En attendant, nous avons quelque chose à vous montrer. »

Un Berger s’éloigna, et revint quelques instants plus tard avec un large rouleau de papier, qu’il déroula sur la vaste table, posant dans les angles des poids pour éviter qu’elle ne se replie sur elle-même.

« -Ceci est le fruit de nos derniers travaux de restauration. Vous avez devant vous ce qui est notre carte la plus complète du musée du Louvre datant d’avant-guerre. Nous n’en avons qu’un seul exemplaire, vous allez donc devoir retenir le maximum de détails avant de partir.
-Pas de problèmes. A-t-elle déjà été analysée ?
-Oui, à plusieurs reprises. Voici donc les points sur lequel nous voudrions attirer votre attention. »

Je me concentrai sur le plan, succession de coupes horizontales des bâtiments, chacune représentant un étage. Le plan était e effet incroyablement bien fourni, indiquant avec précision chacun des escaliers, des portes, et ouvertures. Seulement, un détail m’inquiétait.

« -Ne pensez-vous pas que ce plan n’est plus à jour ? Avec les bombardements, et l’implantation des goules, certains passages risquent d’être condamnés.
-En effet. Nous avons d’ores et déjà confronté ce plan avec nos propres plans, pour comparer les similitudes et les différences. Si possible, nous aimerions que vous examiniez une partie. Sur les plans d’époque comme sur les autres, rien n’est indiqué au deuxième niveau de l’aile Denon.
-Je vois. Peut-être une réserve ?
-Nous espérons que votre mission nous permettra de le dire, Gardienne Cresida.
-Un équipement particulier à prévoir ?
-A vous de juger. Nous ne pensons pas, mais si vous tenez à emporter du matériel additionnel…
-Pour récupérer les œuvres, éventuellement.
-Très juste. Un instant. »

Le Berger sortit de la salle, pour demander quelque chose au Gardien chargé de surveiller l’entrée de la salle. Une dizaine de minutes plus tard, le Berger rentrait avec un long tube dans ses mains, qu’il me donna.

« -Tenez. Cela pourrait s’avérer être utile pour transporter, au besoin des toiles. Roulez-les avec précautions, et glissez-les là-dedans.
-Les plier ? Cela risque fortement de les détériorer.
-Les peintures, surement, mais pas certaines toiles. Vous verrez sur place. »

On frappa soudain à la porte, et le Gardien chargé de surveiller les passages dans la salle entra.

« -Bergers, l’Initié que vous avez demandé est arrivé.
-Très bien, faîtes le entrer. »

Le Gardien s’effaça, pour laisser place à un jeune, qui s’approcha de la table où je me tenais avec les Bergers.

« -Gardienne Cresida, voici l’Initié Adler, avec qui vous partirez pour cette mission. Approchez Adler, nous allons vous expliquer de quoi il s’agit. »
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N°6
MessageSujet: Re: Un petit tour au Louvre...   Dim 12 Jan 2014 - 6:29

"-Pas la peine" dit celui ci d'un ton moqueur

''Comment cela pas la peine ?!'' dit le Berger presque outré par tant de désinvolture

Sans prendre la peine de répondre, N°6 tapota un instant sur le clavier situé sur son bras, et on entendit alors la voix du Berger sortir, grésillante, de l'écran :

''-. Rendez-vous donc sur place, faîtes un inventaire, et si besoin, ramenez quelques pièces que vous jugez de valeur.''

Il arrêta là la rediffusion, et leur indiqua la présence d'un chat mécanique dans le coin de la pièce.

''J'aime bien être au courant des choses, et je ne pouvais pas me permettre d'attendre. En revanche vous devriez faire attention, on peut faire entrer n'importe quoi ici.'' répliqua-t-il d'un ton goguenard.

''Bref! Puisque vous êtes si bien informé alors je vous laisse avec Hélène Cresida, elle sera votre superviseur, et vous l'accompagnerez pour cette mission, bonne chance à tout les deux, la séance est levé!''finit celui ci apparemment quelque peu vexé, avant de sortir de la salle à pas rapide.

Tandis que l'écho de ses pas résonnait encore dans le couloir, Adler fit un clin d’œil à Hélène, amusé de la réaction du Berger.

''Alors c'est vous Hélène Cresida ? Henry Guillaume m'a un peu parlé de vous, il vous aimes bien il faut dire. J'ai hâte de voir ce que nous réserves cette mission pas vous ? Après tout si la Technologie est le fondement de notre survit physique, l'Art est sans aucun doute le fondement de notre survit psychique.'' continua-t-il un temps'' Vous ne pensez pas ?'' la questionna t-il

''-Euh, oui, c'est fort possible?'' dit elle légèrement désemparé par l'attitude quelque peu insolite de son interlocuteur

Sans lui laisser le temps d'approfondir sa pensé, N°6 enchaîna:

''Alors, que voulez vous que nous fassions en vue de cette mission ?''


Dernière édition par N°6 le Mer 15 Jan 2014 - 13:51, édité 1 fois
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Hélène Cresida
MessageSujet: Re: Un petit tour au Louvre...   Lun 13 Jan 2014 - 17:03

Spoiler:
 

Temple des Gardiens, quelque part sous Métropolitopia.

Je levai un sourcil en voyant l’Initié faire son entrée dans la salle des Bergers, et tournai la tête vers l’un d’entre eux, qui haussa les épaules, presque l’air de dire « faut faire avec ». Ça commençait bien. Les Bergers prirent congé, chassèrent le stupide animal de la salle, et Adler crut bon de me faire un clin d’œil, comme si tout ceci l’amusait. Les lourdes portes se fermèrent derrière nous, et le secret retomba sur la salle des Bergers. A peine étions-nous sortis des couloirs qu’il se mit  déblatérer sur le Berger Guillaume, et sur l’origine des arts. Je n’avais aucune envie de raconter ma vie au premier Initié venu, aussi me contentais-je d’un acquiescement peu convaincant. En fait, mon père avait beaucoup travaillé avec Guillaume, mais moi moins. Je suppose que c’était pour ça qu’il m’appréciait… Bref. Pour le moment, il fallait rejoindre Nécrotopia. Adler enchaina de suite. Ce que je voulais qu’on face ?

« -Eh bien, puisque tu as si bien écouté les Bergers, tu devrais savoir. On obéit aux ordres, tout simplement. Ah oui, il y avait le plan aussi, indiquant les endroits que nous devions visiter en priorité, et comment y accéder. Si tu avais pris le temps, tu aurais pu y jeter un coup d’œil… Non, ne songe pas à faire demi-tour, ils ne t’ouvriront même pas la porte. Va te préparer. Rendez-vous devant la porte Ouest dans une heure pour le départ. Prend ce que tu juges utile, rien d’imposant, rien de lourd. »

Je bifurquai à la première intersection que je croisai, pour regagner seule ma chambre. Là, je pris mon sac, vérifiai qu’il contenait bien un peu d’eau, de nourriture, et quelques outils de première nécessité. Je vérifiai également que les deux recherches pour mon HG étaient bien accrochées à ma ceinture, et que mon couteau était bien à sa place. Je remarquai que la lame était légèrement émoussée, aussi décidais-je de descendre rapidement à l’armurerie pour la faire aiguiser. Je tendis la lame à l’intendant, qui disparut quelques minutes, avant de revenir avec une lame comme neuve.

« -Tiens. Par contre, fais attention. Depuis le temps, la lame commence à se fragiliser, et on ne pourra plus l’affuter. Je pense qu’il te faudra bientôt un nouveau couteau.
-Très bien, j’y penserai. Quelque chose dont j’ignorerais l’existence à me conseiller pour un petit tour au Louvre ?
-Non, je ne crois pas… Quoique, tu voudrais peut-être quelques fléchettes supplémentaires pour ta manicle ?
-J’ai mon petit stock de fléchettes en acier, mais je préférais les garder… Alors à la limite, si tu en as quelques-unes en bois…
-Ça roule. »

Le Gardien revint avec une petite boite, dans laquelle étaient alignées une douzaine de fines tiges de bois remarquablement bien taillées. Surtout, ne pas toucher la pointe, c’était d’ailleurs pour ça qu’on les conservait à l’abri. Je le remerciai, et rangeai la boite dans mon sac. Je regardai l’heure : il me restait encore un peu de temps pour faire quelques exercices avant de rejoindre Adler pour partir au Louvre. Je marchai donc tranquillement jusqu’aux salles d’entrainement du Temple, posai mon sac, et posai ce que j’avais sur le dos sur un banc autour d’un tatami. Un Gardien qui achevait de frapper dans un sac de sable vint me voir, en faisant craquer les articulations de ses phalanges.

« -Salut Hélène ! Alors, tu viens faire un petit entrainement ?
-Salut Fabien. Je pars dans une demie-heure, alors autant en profiter.
-C’est sûr. Ça te tente, de te battre contre moi ?
-Oh mon pauvre, répondis-je en riant, tu n’as pas envie de te retrouver par terre après quelques secondes.
-Tu serais prête à parier là-dessus ?
-Celui qui perd va aider à ranger les archives pendant deux heures.
-Oh oh… Tu mets la pression, là ! »

Fabien fit quelques pas, et alla récupérer deux des dagues de bois parfois utilisée lors des entrainements, et m’en lança une, que j’attrapai au vol. Je la glissai à ma ceinture, et le rejoignit sur le tatami. Ah, celui-là, toujours prêt à se battre. Enfin, dans le bon sens du terme, si on pouvait dire ça comme ça, pas juste pour tabasser  une personne sans défense.

« -Dernière chance, Fabien ! Réfléchis bien, si tu tiens à tes heures !
-Désolé, mais je ne pourrai pas te refuser cet honneur. En plus, il parait qu’ils sont en train de remonter toutes les vieilles archives de la troisième salle annexe.
-Raison de plus ! »

Je ne lui laissai pas le temps de répondre, et lui décochai un coup de poing dans le ventre. Malgré la surprise, il réagit plus vite que prévu, et pivota sur son pied d’appui pour riposter. Fabien était un Gardien expérimenté, Et qui savait s’y faire en combat au corps à corps. Il devait avoir un ou deux ans de moins que moi, ce qui faisait de lui un adversaire vif et coriace.  Après un petit quart d’heure à me battre gentiment contre lui, je finis par commettre une erreur. Je fus emportée dans mon élan, et alors que j’allais partir un peu plus loin, il m’attrapa par le bras et m’empêcha de finir par terre.

« -Tu restes ici !
-Avec plaisir ! »

Ce n’était pas parce qu’on était une femme qu’on ne pouvait pas se battre contre un homme. Se servir de la force et de la pensée de supériorité d’un adversaire masculin était une technique les plus utilisées par les Gardiennes pour retourner un combat à un contre un à son avantage. Je me laissai tomber au sol, emportant Fabien dans ma chute. Il se récupéra dans une roulade avant superbement exécutée, mais alors qu’il se relevait, j’en profitai pour effectuer une petite balayette avec mes pieds, qui suffit par le mettre au sol. Il se retrouva sur le ventre, et le temps qu’il se retourne, je dégainai la lame de bois, allongeai le bras. La lame vint se poser sur sa gorge. Un sourire traversa nos deux visages.

« -Je crois que j’ai gagné.
-Pas si sûr. »

Je regardai son bras gauche, au bout duquel se tenait son propre couteau, la pointe à un petit centimètre de mon ventre. Et merde. Fabien se releva, et me tendit la main pour m’aider. J’acceptai volontiers, et allai m’asseoir sur un banc.

« -Alors, match nul ?
-Il semblerait, oui. On reporte la mise ?
-Disons plutôt une heure chacun. Je dois partir au Louvre. On voit ça au retour.
-Tss, Hélène…
-Quoi ?
-C’est dur de faire affaire avec toi ! »

J’éclatai de rire, récupérai mes affaires, et fit un petit détour dans ma chambre pour me passer un coup d’eau sur le visage. Après m’être assurée que je n’avais rien oublié, je gagnai la porte Ouest avec quelques minutes d’avance. Je redonnai rapidement une forme à mes cheveux en bataille, et vit Adler arriver, souriant. Je finis d’attacher mes cheveux, et les glissai par-dessus la capuche de ma veste.

« -Bon, ne trainons pas. De là où on est, on doit avoir un kilomètre et demi à faire. On peut être sur place avant midi, ce qui nous laissera du temps pour fouiner. Vu la situation actuelle là-bas, vaudra mieux ne pas trop trainer sur place. »
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N°6
MessageSujet: Re: Un petit tour au Louvre...   Mar 14 Jan 2014 - 16:31

Une heure auparavant:

Comme elle me l'avait conseillé, j'avais rejoins mes quartiers dans le Temple, me réjouissant d'avance à l'idée d'explorer le Louvre, un lieu si chargé d'histoire, s'il en est, et d'avoir eu le temps de voir la plus grande partie de la carte. Me retrouver totalement dépourvue d'information topographique aurait été une bien mauvaise chose.

Mais en dépit de cela je devais rester attentif, et je décidais donc de me garantir au maximum des dangers que je pourrais trouver là bas, tout.

Énumérant les dangers possible, je mit dans mon sac tout ce qui pouvais me servir.
Diverses cellules d'énergie pour mon chat, mon drone aérien (au cas où une reconnaissance s'impose), ainsi que ma manicle. J'emportais également mon sabre, ma dague, et deux pistolet, renonçant au HG-23, mieux valait ne pas trop se surcharger, et un sabre est déjà plutôt encombrant.

À cela j'adjoins les bandages, les lentilles, et les divers éléments de ''déguisements'' que j'emportais dans toute mes missions, c'est fou de voir quelle différence il y a entre un regard bleu glace, et noir.
Ne pouvant décemment pas endosser mon costume habituel de médecin itinérant (tout du moins aux alentours du Louvre, cela pourrait compromettre cette couverture) je décidais de me grimer en jeune homme abimé par les radiations, ce qui signifiait bandages fausses croutes, et bien entendu lentilles d'yeux éclatés ainsi qu'une teinture blanche pour mes cheveux. Évidemment cet accoutrement ne tromperait pas une goule qui me regarderait de près, car elles connaissaient mieux que quiconque les effets des radiations (et pour cause), mais pour peu qu'elle soit suffisamment loin, elle devrait juste me prendre pour un humain irradié, une chose peu dangereuse en soi donc.

En plus de cela, je pris bien évidemment mon BEC modifié, deux lampes, mon armure de cuir, ainsi que mon holo-coffre, totalement inutile, mais je ne pouvais imaginer partir sans lui, j'enfilais ensuite mon manteau noir, avant de m'allonger sur le lit et de méditer pendant le petit quart d'heure qui me restait.

Tout en manipulant mon holo-coffre, je pensais à cette Hélène Cressida, essayant de réunir tout les (rares) éléments d'informations que j'avais sur elle pour savoir comment réagir en temps voulu.

D'abord ce que je savais, elle était elle aussi une crack en technologie, elle se battait bien (en tout cas j'avais entendu un certain... Fabien je crois, narrer quelques fois les duels amicaux qu'ils se livraient) elle était apprécié de Henry Guillaume, ce qui était déjà en soi une preuve d'intégrité. Un petit ''bip'' sortit de l'holo-coffre, signe que j'avais percé son code... en moins de 20 secondes, je notais mentalement qu'il allait falloir ajusté le codage.

Ensuite ce que je pouvais extrapoler.
Elle avait l'air d'être dans les petits papiers des Berges, une chose que le regard qu'elle avait échangé avec l'un d'eux après son petit tour le confirmait, et devait donc avoir de nombreuses missions réussi à son actif. Elle avait l'air plutôt d'un genre sérieux, ou alors elle n’accordai pas facilement sa confiance et ce qui allait avec, deux choses qu'il fallait porter à son crédit.
De plus elle n'avait pas l'air de m'apprécier. Un autre ''bip'' résonna, et je pris cette fois ci le temps de regarder l'image qui apparût.
Celle d'une bague conservé dans un coffre fort. Une bague qui était bien plus qu'une bague, qui était en réalité l'héritage laissé par le Premier Adler à travers les décennies qui nous séparaient.

J'entrais alors dans un état de rêve éveillé où plans, équations et énigmes filaient devant mes yeux.

Au bout d'un temps que je ne saurais quantifier, un troisième ''bip'' se fit entendre, il signifiait que je devais rejoindre Cressida dans quelques minutes,j'enfilais donc mon manteau, rabaissait ma capuche, et me mit en route pour ne pas arriver en retard, une chose qui aurait fort mauvais effets.

...................


Je la trouvais déjà là, avec quelques minutes d'avance, et arrivais avec mon visage habituel, dépourvus d'émotion, avant d'écouter ce qu'elle avait à dire.

« -Bon, ne trainons pas. De là où on est, on doit avoir un kilomètre et demi à faire avec les détours et le métro. On peut être sur place avant midi, ce qui nous laissera du temps pour fouiner l'intérieur. Vu la situation actuelle là-bas, vaudra mieux ne pas trop trainer sur place. »

J'acquiesçais avant de la suivre en direction des égouts, véritable Paris souterrain, qui quoi que plus dangereux, était également plus discret, et en effet il faudrait compter surement un kilomètre et demi avec tout ce que les égouts comptaient de sections écroulées, ou inondée, quoi que la prolifération et la taille des rats en avaient probablement préservé une grande partie.

Après avoir fait 500 mètres vers l'ancien emplacement du centre Pompidou, nous entrâmes dans les égouts, et nous nous enfonçâmes dans les entrailles de la terre pour mener à bien notre mission.

«-À partir de maintenant Adler, tu vas me servir de guide. On m'a parlé de tes talents, et de tes précédentes missions dans les égouts, tu es plus qualifié que moi alors tu vas nous guider vers le Louvre, tu t'en sens capable ? »

Sans prendre la peine de répondre à sa question, j'allumais ma lampe et celle de mon chat pour qu'il puissent nous suivre, et partais au devant de Cressida.

De temps à autre je regardai le sonar de mon BEC, qui émettait une pulsation régulière me permettant de visualiser les lieux dans un rayons d'une cinquantaines de mètres.
J'entendais les pas prudents de Hélène Cressida dans mon dos, et je continuais à m'enfoncer plus avant dans les égouts...
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