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 C'est Noël à Ménilmutant !

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Maître du Jeu
MessageSujet: C'est Noël à Ménilmutant !    Jeu 5 Déc 2013 - 15:43

Du blanc à perte de vue. La neige avait recouvert le village, les rues et les toits étaient cachés sous une épaisse poudre froide où les pieds des mutants laissaient de grosses cavités boueuses, révélant le sol terreux
sous l'immaculée surface pâle qui scintillait sous les rayons du soleil couchant.
Les flocons avaient cessé de choir depuis midi et bientôt la pénombre arrivait seulement dérangée par les lampions lumineux et les guirlandes multicolors qui pendaient entre les maisons de taules.
Les mutants avaient fait un gros effort pour décorer leur village. Ménilmutant n'avait jamais été aussi accueillant, non seulement le bal des lumières donnait une atmosphère chaude malgré la fraîcheur mais aussi plusieurs sculpture grossières sur des troncs représentant des anges, des lutins et des pères noël habitaient les coins de rues, accompagnés par des sapins sans épines. Plusieurs groupes de musique mutantes ou des chorals goules faisaient baigner le village dans une douce musique de noël, chantant au son de l'accordéon d'avant guerre des mélodies joyeuses.

Sur le parvis de la crypte royale, un grand trône de crânes coiffés de bonnets rouges reposait au milieu de nombreux paquets cadeaux. Sur le côté, un traîneau harnaché à plusieurs cervignards bramant et soufflant de leurs grosses narines une fumée blanche qui se dispersait dans l'air. De l'autre côté, plusieurs goules habillaient en vert et portant une bonnet de la même couleur s'affairaient à fouiller dans de gros sacs de jute.
Sur le trône était assis un grand mutant, costumée pour cette grande occasion d'un manteau rouge et blanc, d'un pastiche de grosse barbe grisâtre et d'un magnifique bonnet lui aussi rouge et blanc.
Devant lui s'étendait une abondante foule cosmopolite d'humains, de goules et de mutants faisant la queue.
Le premier approcha, un humain très maigre, portant une crête fluo sur le crâne et plusieurs anneaux dans le nez et les oreilles. Il s'assit sur les genoux du mutant.
D'une grosse voix celui lui ci lui demanda :
- Oh oh oh ! Mon garçon comment t'appelles tu ?
L'homme, un peu timide lui répondit :
- Damien... vous... vous êtes vraiment le père noël ?
- Évidemment que je suis le père noël ! Qui veux tu que je sois d'autres ?! As tu été sage cette année ?
- Oh oui monsieur le père noël, j'ai à peine tué cette année ! Et j'ai été généreux ! J'ai donné un bébé à une jeune fille qui se sentait seule et j'ai nourrit de gens affamés en leur vendant des esclaves.
- Comme tu as été bon envers ton prochain mon enfant. Tout cela mérite bien un cadeau de la part du père noël ! Que souhaites tu ?

L'homme gigota sur les genoux du mutant, l'air un peu gêné, il se mit à rougir.
- Et bien Père Noël... ça fait longtemps que je rêve d'avoir le dernier fusil laser AER9.
- Le Pére Noël va voir ce qu'il peut faire pour toi mon enfant !

Le mutant fit signe aux goules à côté de lui.
- Regarde donc ce que t'amène ce brave lutin goule ! Un fusil laser tout neuf !
- Oh merci Père Noël ! Je  vous promet d'être sage toute l'année !

Heureux comme tout, l'homme se leva des genoux du mutant, enlaçant dans ses bras son cadeau.
Le prochain de la fil d'attente s'avança et vint s'asseoir à son tour sur les genoux du mutant.
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: C'est Noël à Ménilmutant !    Jeu 5 Déc 2013 - 17:02

Le Commandant Thomas Dole était entré dans la ville, flanqué de son escorte, tandis que la plupart des mutants s'en fichaient royalement. C'est là qu'il comprit pourquoi : Les Mutants étaient en train de s'adonner a un rite païen et très vieux... Celui de Noël.

Dole, au départ, ne le remarqua pas, progressant avec sa main à l'intérieur de sa chemise, sur son ventre. Avec l'autre, il redressa son bicorne, gratta la crosse de son Revolver Napoléon qu'il chérissait tant.

Mais dès qu'il vit le gros mutant, ses yeux scintillaient. Cela faisait tellement longtemps... Il faut dire que dans sa famille où tout ses frères et sœurs se battaient pour la reconnaissance paternelle, et son enfance passé à l'école militaire, il n'avait jamais fêté Noël. Et puis, il n'avait pas de famille non plus... La seule reconnaissance ou amour qu'il a jamais pu obtenir, c'était celui de ses soldats... Quand ils ne le craignaient pas.

"PÈRE NOËL ! C'EST LE PÈRE NOËL !"

Il fonça dans la rue. Son aide de camp, Maverick, tandis sa main pour lui faire obstacle, mais Dole courrait vers le gros mutant, tandis que ses soldats fonçaient derrière lui, tentant de le flanquer pour s'assurer qu'il ne se fasse pas horriblement tuer.

Il coupa la file aux autres, et sauta sur les genoux du père Noël. On ne pouvait pas savoir si il se foutait de leurs gueules, ou qu'il se moquait, ou bien qu'il faisait un retour en enfance... Voire même que l'alcool l'avait finalement atteint (Cette dernière option était vraiment la plus probable)

"Papa Noël, c'est moi, c'est le Commandant Thomas Alexis Jacques Dole du 14e Régiment d'Infanterie des Forces de la Nouvelle France, "Demi-Brigade" ! C'est moi, celui qui s'est battu au Pont Mirabeau ! La FNF a essayé de faire passer ça pour une victoire, et c'est vrai qu'on a tué tout les psychotiques du 16e, mais après on s'est replié, on a fait pété le pont et tout mes hommes sont mort pour rien !"

Maverick se pressa le front.

"Mais c'est pas important, ça, parce que je suis un héros de la FNF ! Oui monsieur ! J'ai arrêté le grand Stanislas le Révolté !"

Instinctivement, il sorti de sa poche une coupure de journal, de l'Oppidium Gaulois, où on voyait son visage.

"Et puis, en plus, moi, je suis un homme altruiste, même que j'ai sauvé un autre soldat de la FNF, comme ça, sans rien demander !"

Il se frotta les mains, tout en regardant ses pieds.

"Alors voilà, moi, en fait, je veux pas grand chose comme cadeau... Mais les hommes de mon régiment, si... Ce que j'aimerais, c'est une bannière ! Un vieux drapeau, tricolore, si possible, avec de belles dorures, un beau tissus, de grandes inscriptions ! Peut-être même un aigle dessus ! Je veux quelque chose, quelconque, que mon régiment puisse être fier de cela ! Une relique, un portrait de Napoléon Bonaparte, n'importe quoi, mais je veux que mon régiment ait un objet très beau qui rende tout le monde fier ! Une sorte de chose qui dise : Allez vous faire foutre, on est la demi-brigade !"

Il s'arrêta, avant d'ajouter :

"Oh, et en plus, j'aimerais une panoplie complète d'Empereur Bonaparte ! Parce que j'essaye de l'imiter, mais mon bicorne il est minable... Qu'est-ce que vous en pensez, papa noël ?"

Maverick avait sorti une boîte de Mentats qu'il avait acheté de sa solde, tandis que Yann le Téméraire avait déjà préparé une seringue.
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Isabelle Jager
MessageSujet: Re: C'est Noël à Ménilmutant !    Jeu 5 Déc 2013 - 18:31

Isabelle était en compagnie de sa soeur et Laura, les trois femmes étaient partis pour fêter Noël dans un coin tranquille et après un verre elles avaient convenues de faire une tournée des bars de la ville et la première étape était Ménilmutant. Pourtant, en voyant l'immense mutant déguisé en papa Noël Isabelle n'avait pas résisté et avait accouru pour rejoindre la file. Ainsi, laissant les deux autres picoler dans un bar, la négrière avait décidé de se confesser au papa Noël même si ça signifiait attendre une heure. Ainsi, le sourire aux lèvres, Isabelle commença à faire la queue. Intérieurement, la négrière se livrait à un véritable ouragan mental pour savoir quel cadeau fallait-il prendre, Laura, elle, Jeanne, Irène? Qui aurait l'honneur d'avoir un cadeau du père Noël, elle sans doutes devoir tuer pour accéder jusqu'à lui si les autres se posaient autant de questions qu'elle. Elle avait bien son rad-corbeau en plus de l'attirail habituel, mais quand même, à MénilMutant agiter un flingue...

Puis vint son tour où elle se posa sur les jambes père Noël, telle une gamine. Le mec de la FNF avant elle était plutôt mignon mais un secoué du bulbe.
-Bonjour père Noël, j'aimerais bien un jouer particulier, où plutôt de quoi aider le pauvre oiseau ici présent. Dit elle en montrant son rad-corbeau sur le bras. J'aimerais qu'il devienne plus intelligent, et j'aimerais aussi que tu m'offres un livre pour ma soeur : elle veut devenir chimiste. Donc si tu pouvais lui offrir un petit livre sur la chimie, qu'elle puisse s'épanouir. Pour Laura, eh bien, je pense que c'est le plus important des cadeaux, j'aimerais que tu lui offres une boule à neige, où quelque chose qui évoque l'esprit de Noël. Elle n'a jamais connu ça. Je n'ai pas été très sage cette année : je me dispute souvent avec les gens même si j'essaie de faire de mon mieux pour être fréquentable c'est dur. Par contre, Laura et Irène elles, ont été très sympathique : attentionnée au travail, serviable, souriante et elles n'ont jamais fait de mal. Elles cherchent toujours à faire le bien.

HRP LOL:
 


Dernière édition par Isabelle Jager le Jeu 5 Déc 2013 - 19:34, édité 1 fois
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Emily Baker
MessageSujet: Re: C'est Noël à Ménilmutant !    Jeu 5 Déc 2013 - 18:55

Parmi la foule d'humanoide survoltée par l'esprit des festivitées, ce tenait une âme qui détonnait bien des autres. En effet, parmi la foule souriante et bruyante, ce tenait une dame solitaire, d'un âge incertain, à la peau pale, tenant dans ses mains un bout de papier avec quelque phrases gribouiller à la mine dessu. Alors que tous aborderais des expressions de bonheurs et de joie, cet femme arborait un regard froid  et un faciès aussi expressif qu'une péripatéticienne ayant fait une overdose.


Alors que le mutant faisant office de père noel s'occupait des divers chanceux s'assayant sur les genoux, la touriste de service lisait et relisait les phrases parcourants sur son papier, murmurant les mots . Elle voulait faire une bonne impression sur le père noêl, après tout, difficile de prendre au sérieux une femme balbutiant des conneries. Elle leva la tête juste à temps pour voir une fillette partir avec une bandouillère de grenade,avant de se replonger dans son texte.


La maquerelle frisonnait , la température étant basse comparer à celle de sa demeure, et son long manteau de voyage était aussi efficase qu'une capote pour bloquer la morsure du froid. Elle sautilla sur place, soufflant dans ses mains gantées pour la réchauffer, jusqu'a ce soit son tour de prendre place sur les genoux du mutant.


Et croyez moi, elle pris place sur ses genoux, s'asseyant avec la pause typique de celle travaillant de l'industrie du sexe. Elle jeta un regard piteux au mutant, avec ce petit regard en coin. Elle n'avait jamais draggé du mutant par le passé, mais sa devait bien être comme les humains, non ?

-Oh Père Noel..J'ai été une gentille fille. Oui Oui.Très gentile.

Le ton employé était mielleux, du genre plein de sous entendus qui aurait donner un anévrismes à tout ceux croyant encore en la pureté et la chasteté.

-J'ai venu ici d'Angletterre et j'ai fais beaucoup d'amis..les négriers..les wendigos..le trident..

Elle énumera ainsi plusieurs factions et individu ayant eu place dans sa vie, et son lit depuis son arrivé en France, le tout avec un air des plus candides.

-J'ai ouvert un bordel pour tout les habitants Paris, pour s'amuser !

Puis, avec un ton nétement plus sérieux et dérangant:

-Je me suis beaucoup coup amusée !


Puis un silence..un long silence..qu'allait t'elle demander ? Euh..elle n'y avait pas pensée à sa ? Un slip en kevlar ? Nah, elle portait quasi jamais de slip...un godmichet nucléaire ? Nah..

-Oh for fucks sa--..Wait.. Je sais ! Un truc bidule au bras, qui traduit et qui radio ! Oui oui !
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Elise Follies
MessageSujet: Re: C'est Noël à Ménilmutant !    Jeu 5 Déc 2013 - 20:38

    Défoncée jusqu'à la moëlle, la prostituée errait dans la neige. Pas à la recherche de clientèle, mais en quête de fun. Ouaip. Les Terres Désolées étaient devenues bien chiantes avec la neige qui s'était abattue et qui rendait 70% des ruines impraticables, rendues bien trop dangeureuses par le gel et cette merde blanche qui ne cessait de s'agglutiner. Bref, pour une fois que ça c'était arrêté, elle avait marché un peu, et avait fini par entre dire que les mutants se préparer à fêter Noël, bien qu'elle ne comprenne pas comment la tradition pouvait être maintenue alors qu'il n'y avait plus rien à s'offrir. Bref, elle avait décidé d'y aller.

    Et effectivement, l'effort était présent. C'était pittoresque, mais les chants, les guirlandes, rendaient ça beaucoup plus vivant. Et même le Père Noël. Ca faisait bien longtemps qu'elle n'en avait pas vu, jamais même peut etre, à part dans les souvenirs que lui avaient ramenés les autres survivants. Enfin le fait était que le bonhomme rouge était là devant elle.

    Se frayant un chemin dans la foule, doublant sans vergogne, jusqu'à la tête de la file. Manque de bol, une jeune femme s'était déjà élancée, et assise sur les genoux du Papa. Elle l'entendait baragouiner quelques mots dans un français plus qu'approximatif, et elle ressentait une violente envie de l'aider. Alors elle se glissa sous ce qui servait de sécurité, et se précipita vers le Père Noël.

    Prenant tout le monde de court, elle eut le temps de s'asseoir sur le genou libre du bonhomme, face à Emily.

    - Pardon hein, mais je pouvais pas vraiment la laisser seule, visiblement elle galère avec la langue...

    Se penchant légèrement en avant, elle pose sa main sur la joue de la jeune femme, tout en douceur, et approcha son visage, pour finalement l'embrasser à pleine bouche, langoureusement, les yeux clos pour apprécier au mieux l'instant.

    Puis elle se recula, léchant légèrement ses lèvres pour récupérer le moindre goût de la demoiselle, et rouvrant ses yeux bleu-verts vers le visage de celle ci.

    - Moi, pour Noël, j'aimerai bien un peu moins de solitude. Beaucoup plus de fun... Et des jouets, ooooh oui, des jouets !

    Elle tourna la tête, et sourit au Père Noël, un sourire malsain, et pervers.
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Lazare
MessageSujet: Re: C'est Noël à Ménilmutant !    Ven 6 Déc 2013 - 1:31

Ah, l'hiver. La période dans laquelle le manteau blanc se posait sur la terre, le temps du froid, le temps de se réchauffer autour d'un plat chaud, et plus que tout, le temps de noël. Pour Lazare, s'était un synonyme de repos bien mérité. Cavaler à droite et à gauche pour échapper aux chasseurs de primes coopérant avec la FNF ou bien aux soldats eux même, c'était supportable deux minutes. A la longue, cela commençait à user les nerfs. Mutantménil était, il le savait, une zone d'accueil où il faisait bon vivre pour les gens comme lui. Lazare se remémora ces instants dans lesquels, alors qu'il avait plongé la tête la première dans les réserves de VEC, craint un instant pour sa vie dans les mains des Mutants. C'était à la fois dérangeant et fascinant de revenir ici. Il envisagea de s'installer définitivement dans le coin quand il aurait enfin de quoi se payer un logement. Lazare se demanda comment allait la Reine. Peut-être se souvenait t-elle de lui ? Petit humain frêle se débattant dans les bras de Supers Mutants incapables de savoir comment réagir à son intrusion. Elle serait peut-être ravie de le voir ainsi... Enfin bon, le temps passait et il était tout aussi probable qu'elle n'ait pas gardé un souvenir de lui.
Mais l'heure n'était pas à réfléchir sur le passé. Pour l'instant, seul le présent importait, et le moins que l'on puisse dire, c'était que Lazare était pour le moins heureux d'être rentré au bercail. La ville était en ce jour plus charmeuse que jamais, et il était étrange de reconnaître que ce coté chaleureux et bon vivant collait relativement bien à l'endroit. Comme quoi, même les plus gros pouvaient se montrer conviviaux. Une seule ombre au tableau, Lazare n'aimait pas spécialement Noël, la fête en elle même. C'était simplement parce que cela lui rappelait à quel point sa vie avait été dure auparavant. Quand les autres gamins s'amusaient, lui, il était toujours enfermé. Même dans son adolescence, il ne sortait pas plus que cela. Quelle bande de joli connards... On pouvait dire ce que l'on voulait et se cacher derrière des boucliers :

L'enfance était une jungle cruelle qui modelait de manière sporadique les intentions et le comportement de chacun. Pour le meilleur comme pour le pire.

Le Mutant trouva un peu de réconfort autour d'une table sur laquelle était rassemblés d'autres géants verts. Géants. Pas de classe secondaire comme lui. Peu importe, cela lui suffisait. Il avait troqué son habituelle tenue des Terres courte et légère pour une tenue plus chaude en cuir rembourré de fourrure d'un quelconque animal à poil. Point de capuche, ici. Visiblement, les quelques habitants ici étaient rassemblés autour de ce qui semblait être du vin chaud. Rien de bonne qualité mais plutôt quelque chose d'improvisé. Lazare s'installa sans un bruit à la table sous le regard des autres qui ne le chassèrent pas.
" Bonsoir. " se contenta t-il de lancer.
Les autres lui renvoyèrent son salut et lui tendirent un bol de liquide. Quand Lazare y gouta, les larmes manquèrent de lui venir aux yeux. Effectivement, c'était dégueulasse. Pourtant, il en prit. Encore et encore. Pourquoi ? D'accord, le goût était très fort et peu ragoutant, mais c'était quelque chose d'authentique. Le genre de produit qu'un mutant avait fait en mettant dix fois trop d'ingrédient par rapport à ce qu'il devrait en être. Cela tenait au corps et réchauffait comme jamais malgré le goût catastrophique. Finalement, c'était les choses les plus simples qui marquaient. En partageant ainsi ces quelques instants, Lazare trouva la sensation d'acceptation qu'il cherchait autrefois. Finalement, la discussion se débloqua un peu, autour de la table. Au début, Lazare était discret et se contentait d'écouter ce que disait les autres. Puis, petit à petit, sans s'en rendre compte, il prit part à son tour à la conversation et échangea ses idées avec eux. Ils parlaient de tout et de rien en même temps. Du temps qu'il faisait, des dernières nouvelles, de la saison, de la fête, des humains, des paris, des humains, des tempêtes de neige, des humains, des dernières paroles de la Reine, des humains, des rhumes et pour finir, des humains. Quand Lazare se décida finalement à quitter la table, le mutant fut prit d'une soudaine envie naturelle.


Quand il se trouva enfin une place un peu à l'écart entre deux ruelles, Lazare s'empressa d'aller se mettre face au mur devant lui. Il détacha sa ceinture, abaissa légèrement son pantalon et, dans une expression hagarde qui tenait de la béatitude, projeta un jet d'urine fumante contre le mur, puis, par la force des choses, dans la neige. Le Mutant ferma les yeux et décida d'écouter un peu les bruits environnants pendant qu'il faisait sa petite affaire. De la musique, des paroles et des exclamations. Tout semblait très paisible en cette soirée, rien à voir avec les Terres Désolées habituelles. Peut-être que même les goules sauvages avaient renoncées à sortir de leurs trous !

Lazare se rendit compte que cela faisait maintenant plus de deux minutes qu'il urinait en continu. Misère, il avait vraiment trop bu.

Quelqu'un vint le rejoindre alors qu'il était encore occupé à se vider la vessie. C'était aussi un gros mutant, très haut et large d'épaule, avec une tête rabougrie et aplatie. Il se plaça à quelques mètres sur la droite de Lazare et se mit à son tour à arroser les parterres du coin. Son regard se porta vers le petit infecté.
" C'est une bonne fête, hein ?" lança t-il d'une voix caverneuse.
Lazare, les yeux rivés sur son pantalon hocha cependant légèrement la tête.
" Ouais. Faut le dire." répondit t-il simplement.
Il y eut quelques secondes de silence qui ne furent interrompues que par le bruit liquide que produisaient des gens qui avaient trop bu.
" Bah, la Reine doit avoir raison. C'est peut-être pas si mal que ça, de vivre comme ça, en fait."
Lazare haussa les épaules.
" Pour certaines personnes, ça vaut le coup. Pour d'autres non. Des cons restent des cons et le monde tourne toujours. "
" Et pour toi ?"
" J'essaye de rester neutre."
Il remonta son zip et s'apprêta à faire demi-tour quand le gros mutant reparla.
" Misère, ce vin chaud était décidément complet !"
Lazare poussa un énorme soupire, s'en retourna vers le mur, ré ouvrit son pantalon et se surprit à uriner encore comme si il n'était pas déjà venu le faire.
" Bordel... Arrête de parler de vin, je peux plus m'empêcher de pisser."
" Tu compte aller voir le Père Noël ?"
Drôle de question.
" Je ne sais pas. J'essaye d'être discret."
" Vraiment ? Pourquoi ça ? Ce n'est pas tout les jours qu'il est en ville, tu sais. Il faut en profiter. Après tout, ça reste une fête, on est pas bien ici ?"
" C'est sûr mais j'ai passé l'âge des sept ans."
Réflexion faites, il avait cessé de croire à tout ça dès quatre ans.
" Quel rabat-joie ! Mon p'tit gars, détend toi et oublie un peu tes problèmes. Il ne t'arrivera rien ici. C'est Noël, les gens ne se livrent pas la guerre et la bonne humeur règne. Tu rate quelque chose à te renfermer ainsi."
Lazare tourna la tête.
" Tu crois ?"
" Pour sûr."
Ils se turent et entreprirent de terminer une bonne fois pour toute leur commission. Ce qui laissait le champs libre pour Lazare de réfléchir à tout cela... Eh bien, c'était faire un pas en avant, mais il ne se sentait étrangement pas très prêt pour l'accomplir. Ce n'était rien, et pourtant, cela paraissait presque insurmontable.

Tout aussi insurmontable que d'évacuer définitivement ce maudit vin ! Cela faisait quatre minutes, à présent !




Quand il revint dans la circulation, Lazare se dirigea pensivement vers la place principale, les mains dans les poches. Aller voir ce gros bonhomme... Pourquoi pas ? Peut-être qu'il y trouverait quelque chose qu'il n'aurait pas soupçonné. Lazare était d'autant plus gêné qu'il connaissait les questions qu'on risquait de lui poser. Et non, il n'avait pas été sage. Sa prime sur sa tête avait été clairement à la hauteur des espérances de certains chasseurs de prime ! Un témoignage qui suffisait à lui seul.
Dire que tout cela partait d'un regrettable accident.
Il soupira en approchant de la place pour voir les gens se ruer à coté de ce type et s'adossa à un mur à proximité de la scène, se décidant d'observer le comportement des passants afin d'identifier les mouvements à faire et à ne pas faire.

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Léthias Osniaril
MessageSujet: Re: C'est Noël à Ménilmutant !    Lun 9 Déc 2013 - 19:02

Quelque part dans les Terres Désolées.

Les deux hommes marchaient, dans le froid et la neige ; le ciel était couvert, et le vent soufflait. Depuis plusieurs semaines, l’hiver s’était installé sur les Terres Désolées, et avait considérablement bouleversé le rythme de vie qui y régnait jusqu’alors. Métropolitopia s’était refermée sur elle-même, les gens restants bien à l’abri dans les couloirs souterrains ; l’esplanade du Marché de la Gare, d’habitude grouillante de vie, était déserte, les marchands au chaud sous l’imposante verrière de la gare ; les rues de Lutèce étaient désertes, et la FNF avait sorti les tenues d’hiver pour ses soldats. Sous ce vent glacial, les deux hommes avançaient, vêtus de larges capes et capuches rabattues sur la tête. Parmi eux, le Gardien Léthias Osniaril. Les deux membres de l’Ordre devaient se rendre à Ménilmutant, pour faire un compte rendu sur ce qui s’y tramait. En effet, depuis quelque jours, une agitation fiévreuse semblait animer la ville, à tel point que les rares voyageurs qui passaient à Métrop’ parlaient sans retenue de cet évènement extraordinaire, le plus joyeux des Terres Désolées. Mais les témoignages étaient parfois flous ou contradictoires, si bien que l’Ordre décidé d’envoyer sur places deux de ses membres pour jeter tout cela au clair. Après avoir étés convoqués par les Bergers, le Gardien Osniaril et un Initié avaient revêtus quelques vêtements supplémentaires par-dessus leur seconde peau, et s’étaient dirigés vers la sortie de la ville souterraine. Et depuis, ils marchaient, bandeau vissé sur le visage et capuche rabattue, pour se protéger des bourrasques glaciales, qui cinglaient sur les corps, meurtrissant ceux qui avaient la mauvaise idée de sortir découverts. Si tout se passait bien, les deux hommes arriveraient à Ménilmutant dans une petite demi-heure. Ils marchaient plus lentement qu’à l’accoutumée, devant faire face au vent. L’Initié tapa sur l’épaule du Gardien, et haussa la voix pour couvrir le sifflement du vent.

« -A votre avis, on va tomber sur quoi, là-bas ?
-Aucune idée ! Une histoire de cadeaux, et d’autres… Ça m’a l’air un peu le bazar ! Ne trainons pas, je ne tiens pas non plus geler en chemin !
-C’est clair, j’ai jamais vu un temps pareil !
-Moi j’ai dû voir pire… Mais c’est sûr que ce n’est pas très agréable ! »

Pas très agréable… Tout était relatif. Durant ses dernières missions, Léthias avait été torturé et tué à plusieurs reprises –virtuellement, mais quand même-, avait réellement eu une côte cassée, avait dû faire face à la vision d’un Gardien mort sous la torture, et un autre avec tout le côté gauche de la poitrine déchiré par un tir de plasma. Et puis il s’était rendu dans une salle où s’étaient réunis les grands de ce monde, tels les chasseurs de primes et le Trident –accessoirement, deux factions voulant sa mort- pour assister à une vente aux enchères à haut risque. Il y avait aussi eu cette petite épopée avec un Hurleur et un chasseur de prime –à qui il avait du cacher sa véritable identité-, voyage au cours duquel ils étaient tombés sur un monstre plus que bizarre. Alors après tout, cette mission allait peut-être être plus calme que les précédentes. Pour le moment, il lui tardait de rejoindre la ville mutante. A n’en pas douter, ils y trouverait surement un brasero de fortune auprès duquel il pourrait se réchauffer, après ce voyage éprouvant.

Ils continuèrent de marcher, jusqu’à ce que les grilles du cimetière du Père Lachaise se dressent devant eux. Des lueurs ondulantes fendaient la fine couche de brume, signe que de nombreux feux de camps avaient été allumés. Cette vision et cette promesse de chaleur fit sourire le Gardien, que le trajet commençait à engourdir. Les deux hommes passèrent les portes de la ville, sous l’œil des gardes de la cité. Léthias inclina simplement la tête en passant devant eux, n’ayant aucune envie de se faire rejeter, et d’avoir ainsi fait tout ce chemin pour rien. Les deux hommes se dirigèrent vers le tonneau de ferraille le plus proche, protégé du vent par un abri improvisé de bois et de tôles. Ainsi coupé du vent, le Léthias rabattit sa capuche en arrière, desserra son bandeau, et enleva ses gants, pour rapprocher ses mains du foyer ardent. L’Initié qui l’accompagnait l’imita sans tarder.

« -Ah, ça fait du bien.
-Ouai… Bon, dès qu’on s’est un peu réchauffé, on va faire le tour de la ville.
-D’accord. On peut quand même prendre un peu de temps ?
-Oui, on n’a pas le feu au cul non plus.
-Sur ce coup, ça aurait pu être utile, histoire de nous réchauffer. »

Léthias laissa échapper un petit rire, et posa ses mains réchauffées sur son visage, avant de les remettre au-dessus du braiser. Petit à petit, la chaleur emplit de nouveau son corps, et il reprit des couleurs. Après de longues minutes, les deux hommes se jetèrent un regard entendu. Maintenant, il était temps d’y aller : les deux hommes remirent leur capuche, et se mirent à marcher. La surface de Ménilmutant était recouverte de neige, et les rues désertes. Seuls quelques gardes mutants faisaient leur ronde, nullement importunés par le froid.

« -Bon, jusque-là, on ne peut pas dire que la cité soit très agitée.
-En effet. Cela doit se tramer sous terre. »

Les deux hommes firent quelques dizaines de mètres, pour rejoindre l’entrée des catacombes qui couraient sous le cimetière. Alors qu’ils s’approchaient de l’escalier de pierre, ils croisèrent un imposant mutant, qui sortait à l’extérieur.

« -Bienvenue à Ménilmutant messieurs ! Alors, vous venez voir le Père Noël vous aussi ? »

Surpris par cet accueil chaleureux, et n’ayant aucune idée de quoi il voulait parler, Léthias eut un petit moment de flottement. Fort heureusement, le silence ne dura qu’une fraction de seconde, et l’Initié réagit promptement à la question du mutant.

« -Oui, c’est ça ! »

Le mutant leur adressa un grand sourire, en désignant l’entrée la plus proche, avant de s’éloigner. Les deux Gardiens échangèrent un regard intrigué, avant de faire les derniers mètres les séparant de la descente.

« -Le Père Noël ? Il parlait de quoi là ?
-Aucune idée. Mais tu as bien réagi, bravo.
-Merci. »

Le froid glacial de la surface fut progressivement remplacé par la moiteur des souterrains de Ménilmutant. L’atmosphère y était très différentes de celle qu’on l’on trouvait dans les tunnels de Métropolitopia. Les catacombes étaient plus exiguës que les tunnels creusés pour le métro parisien d’avant-guerre. Les deux hommes débouchèrent bientôt sur la crypte royale. Sur le parvis, un attroupement de mutants, humains et goule en tout genre bouchait la vue. A côté, une longue file d’attente semblait converger vers un point au centre de l’attroupement. Autour d’eux, les murs étaient recouverts de tentures vertes, rouges et dorés, ce qui contrastait avec les habituels murs effrités et à nue des catacombes. Des musiciens jouaient de douces mélodies avec des instruments de fortune, rendant l’atmosphère chaleureuse. Léthias ne se rappelait même pas de la dernière fois où il avait assisté à quelque de similaire. Peut-être jamais. Se frayant lentement un chemin à travers la foule, Léthias et l’Initié se rapprochèrent du centre de l’attroupement. Au centre de ce dernier, se tenaient deux cervidés et quelques goules vêtues de vert, eux-mêmes entourant un gros mutant arborant une longue barbe blanche, tout vêtu de rouge et avec un épais bonnet sur la tête. Il trônait, massif, sur son trône boisé grossièrement sculpté, surement spécialement pour l’occasion.

Le Père Noël.

Voilà de quoi parlait le mutant qu’ils avaient croisé à la surface. Et il ne mentait pas. Léthias était presque interloqué. Sur les genoux dudit bonhomme, un humain racontait ses aventures, avant de demander quelque chose. Le Père Noël partit d’un rire sonore, et fit signe aux lutins à côté de lui. Ces derniers fouillèrent joyeusement dans un immense sac derrière le trône, et en sortirent un fusil laser neuf. Léthias reconnut presque immédiatement un AER-9, avec son imposant canon cylindrique.

Le fusil qui a tué Samuel.

Léthias repensa une fraction de seconde à la vision d’horreur de la poitrine déchiquetée du Gardien, le cœur presque à vif. Mais il reprit bien vite ses esprits, et observa les alentours. L’ambiance était joyeuse.

« -Le Père Noël ? Sérieusement ?
-Faut croire. Mais ça expliquerait pas mal de choses.
-Je peux aller faire le tour des environs ?
-Ouai. Pas de problèmes. Je reste pour voir ce qui se passe dans le coin. »

L’Initié disparut presque aussitôt, se fondant dans la foule, pendant que Léthias restait autour de l’attraction principale. Sans s’en rendre compte, il fut happé par la file de gens voulant rencontrer cet emblème de Noël. Le Gardien réfléchit rapidement à ce qu’il pouvait faire. Au point où il en était… Il décida de rester dans la file. Pas après pas, il se rapprocha du Père Noël, tandis que les personnes devant lui défilaient les unes après les autres. Bientôt, ce fut son tour. Il jeta un coup d’œil autour de lui, avant de s’approcher du mutant déguisé.

« -Oh oh oh ! Comment t’appelles-tu, petit homme ?
-On m’appelle Ombre, Père Noël.
-C’est un drôle de surnom ! Alors, qu’as-tu fait pour mériter un cadeau ? »

Léthias sourit. Il y avait tellement à dire ; il s’était passé tellement de chose en une année, et encore plus depuis qu’il avait rejoint l’Ordre, il y a de cela une vingtaine d’années, après environs trois ans d’apprentissage. Les dernières missions de l’Ordre effectuées par Léthias n’avaient pas été des plus faciles. Ces derniers temps, tout ou presque s’était déroulé après une simple mission d’exploration, au cours de laquelle il avait rencontré un certain Hippolyte Rossignol ; mission durant laquelle il avait trouvé un… Truc, une pièce bizarre émettant des ondes. Il lui semblait d’ailleurs que certains Initiés travaillaient encore dessus. En rentrant au Temple après cette rapide excursion, les Bergers lui avaient attribué une mission de dernière minute. Pas un instant Léthias ne se doutait qu’à partir de tout instant, tout n’allait plus être que surprises et souffrance. Une mission, presque banale, en apparence. Retrouver un Gardien, capturé par le Trident. Et puis les choses s’étaient bousculées. Trahi par Carl, le bookmaker du Ring, Léthias avait découvert le Gardien qu’il cherchait mort, torturé par le Trident. En allant récupérer le Gardien qui l’accompagnait lors de sa mission, Léthias s’était aventuré sur les Champs Élimés, et avait détruit une bonne partie du Ring en y faisant exploser d’un fusil plasma. Un second Gardien était mort lors de l’opération, sous les tirs du Trident. Léthias s’était enfui, comme il put. Depuis ce jour fatidique, où il avait déclaré la guerre au Trident et à Carl, les chasseurs de primes avaient un joli contrat de six-cent anneaux à leur disposition. Dans les jours qui suivirent, Léthias fut envoyé au Bois de Boulogne avec Volodia, Joris, et Eloïse. En quittant Métropolitopia, il espérait que cette mission se passe tranquillement, lui permettant de se faire oublier. Mais le sort en avait décidé autrement. Dès que le début, ils s’étaient fait attaqués par des maquisards. Puis ils étaient rentrés dans le laboratoire souterrain, pour aller de surprise en surprise. Ils s’enfoncèrent petit à petit sous terre, jusqu’ ce que Léthias se retrouve seul, sous près de trente mètres de roches dense. C’est alors que Calypse avait fait son apparition. Calypse, une intelligence artificielle programmée pour ne pas déroger à ses ordres. Une IA qui avait poussé Léthias dans ses derniers retranchements. Le Gardien avait été torturé de nombreuses fois, avait vu son père mourir sous ses yeux, avait revu un nombre incalculable de fois la mort du Gardien Samuel Decourtel. Son esprit avait souffert, Calypse s’introduisant au fond de son âme et disséquant son esprit comme on ouvre une brahmine.

Et tout ça pour quoi ?

Pour découvrir que le JEK n’était rien d’autre que mensonge et illusions. Du moins dans un sens. Jamais l’Ordre ne trouverait cette mallette, symbole de vie meilleure. Léthias s’était aventuré dans le JEK. Il avait du temps avant de comprendre, il avait du parler à un homme ayant fusionné avec un arbre pour avoir les réponses à ses questions. Et d’ailleurs, il s’était fait attaqué, près de cet arbre. Une côte cassée : peut-être pas grand-chose, mais chaque fois qu’il respirait profondément, il sentait sa poitrine le pincer. Difficilement, il avait surmonté cette épreuve, bien qu’ayant du cacher certaines choses à ses supérieurs pour garder leur confiance. Quand i quitta le Bois de Boulogne, il savait qu’il lui faudrait retourner sous peu dans ce laboratoire : il avait fait une promesse, et ferait tout pour le tenir. Les Gardiens s’y installeraient un jour, il en était certain. Après être rentré, il eut tout juste le temps de s’autoriser une petite excursion, en quête des émetteurs de la mystérieuse radio Compteur Django. Il avait fait le voyage, avec, ironie du sort, un chasseur de prime, ne se doutant pas qu’à côté de lui se tenait l’homme avec une des plus contrats. Il était rentré au Temple après de vaines recherches, les Bergers ayant apparemment une mission urgente. Ainsi, à peine avait-il fini une mission qu’il en commençait une autre, peut-être la plus dangereuse : une vente aux enchères des pages du livre de Triskelis. Toutes les puissances des Terres Désolées, hormis la FNF, y étaient présentes. Cela comprenait donc les chasseurs de prime et le Trident, tous deux voulant la mort du Gardien. Mais en persévérant, Léthias s’en était sorti, avec un lot, et non des moindres : les plans de la Lance de Feu, l’arme suprême du Maréchal. Henri Guillaume travaillait toujours sur les plans, pour en faire un prototype fiable, utilisable par les Gardiens. Léthias savait qu’une nouvelle mission l’attendait, en rapport avec Triskelis. Cette mission promettait d’être rude. Il allait partir avec un Gardien qu’il n’avait encore jamais côtoyé en mission, Andrealphus. Un Gardien expérimenté dont le savoir n’avait d’égal que son exécrable réputation. La rencontre entre les deux hommes risquait de donner quelque chose d’assez particulier. Et le programme à suivre était bien chargé.

Tout cela s’était passé en si peu de peu… Et pourtant, j’en aurais pour des mois, à tout raconter…

Des aventures riches, on ne pouvait pas vraiment en dire autrement. Le Gardien n’en était pas sorti totalement indemne, bien qu’il faisait de son mieux pour dissimuler les quelques réminiscences qu’il avait de son voyage virtuel. Parfois encore, il sentait comme un coup de poignard dans son cerveau. Il lui arrivait également de revivre certaines scènes, des flashs –doux pléonasme- éphémères de la mort de son père, de sa propre mort, ou encore de celle de Joris, Eloïse et Volodia.

Le Gardien regarda le gros mutant, en esquissant un sourire. Autour de lui, les gens riaient, écoutaient la musique qui résonnait dans la crypte et applaudissait les groupes de musiciens improvisés.

« -Je n’ai pas eu une année facile… Des amis sont morts, et on m’a tapé dessus ; la vie est dure dans les Terres Désolées… Mais j’ai réussi à faire plein de choses ! J’ai découverts des secrets pour l’Ordre, grâce à moi il va bientôt avoir un nouveau repère, et j’ai ramené les plans d’un objet unique ! »

Oui, à première vue, ce n’était pas grand-chose, mais pour Léthias, ses dernières missions avaient sans doute étés celles dont il resterait le plus fie, autant pour les missions en elles-mêmes que pour ce qu’elles avaient apporté.

« -Oh oh oh ! Et que désires-tu, comme cadeau ? »

Bonne question. Les choix étaient à la fois tellement nombreux et si restreints… Une nouvelle manicle ? Non, sa manicle de foudre lui convenait parfaitement, et depuis qu’elle avait eu le droit à une cure de jouvence, ses performances étaient presque meilleures qu’au premier jour. Quoi alors, une Lance de Feu pour lui tout seul ? Non plus, il n’avait aucune envie de quitter ses deux HG-23. Un JEK en mallette ? Rêve fou qu’il aurait encore eu il n’y a pas si longtemps. Mais le destin en avait décidé autrement, et cette douce illusion s’était évanouie durant un voyage…

Dans les limbes de l’Ombre.

A vrai dire, il n’avait pas trop d’idées Du coup… Ou du moins, il n’en avait plus : les options précédentes éliminées, il ne lui restait plus grand-chose à demander. Il avait bien eu quelques projets, mais rien de vraiment concret. Choix difficile

« -Eh bien… Les Bergers ont enfin terminé leurs nouveaux supercondensateurs miniatures… Juste quelques-uns… Et puis juste le système de lancement d’une manicle de poison…»

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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: C'est Noël à Ménilmutant !    Jeu 19 Déc 2013 - 22:24

Le Saint était de passage à Menilmutant. Bien qu'il partageasse avec les montagnes de muscles qui habitaient cet ancien cimetière une haine enfouie de l'humanité, il n'oubliait pas pour autant que lui même était humain, et que les Mutants ne s’embarrasseraient pas de savoir s'il partageait leurs valeurs anti-humaines avant de le dépecer dans une ruelle. Aussi restait-il méfiant, bien que complètement défoncé.

Il se prélassait dans un espèce de cabaret, où des Mutantes à l'esthétique discutable dansaient le french cancan sur un rythme endiablé et festif. Il avait déserté le comptoir, où le Patron, Mammouth, lui avait servi plus d'insultes que de verres. C'était le patron, mais il était plus désagréable qu'un Wendigo réduit à un menu végétarien, en particulier lorsqu'il s'adressait à des humains.
Assis dans une banquette de couleur rouge dont les teintes commençaient à passer, il avait sorti un peu de coton, et l'avait imbibé avec de l'ether avant d'enfouir son visage dedans. Ses profondes inhalations brûlaient ses sinus, et son cerveau semblait tambouriner violemment contre son front. Les danses et les danseuses devenaient une terrible et cauchemardesque valse décadente et satanique, un rituel maléfique et obscène sur la scène.

Il resta ainsi un temps indéterminé, devant ce macabre spectacle où des monstres difformes et hyper-sexués dansaient au ralenti dans une valse fantomatique. Les esprits morts tournoyaient autour du Saint. Ils sentaient sa perception s'ouvrir sur leur réalité, et tentaient de s'infiltrer dans la sienne, essayant de prendre contrôle de son esprit. Il les chassait d'un revers de main, comme on chasse une mouche agaçante qui vous perturbe pendant que vous essayez de vous endormir sereinement. Mais c'était comme se battre avec de la fumée : elle se reformait une seconde après avoir été dissipée.

Et les esprits continuaient leurs rondes autour de lui, implorant le Saint de leurs voix d'outre-tombe chargées de souffrance, qui les ignorait comme l'Inquisiteur ignorait les supplications et les menaces de la paysanne debout sur le bucher. Il se demanda en lui-même si ces sombres hallucinations ne venaient pas de la cité en elle-même. Construite sur un cimetière. Dont les fondations archaïques et grossières installées par les Mutants avaient été abreuvées par le sang de centaines d'humains démembrés.

Lassé du spectacle, le Saint sortit de l'endroit qui devenait plus inquiétant qu'amusant, en titubant misérablement. Ether démoniaque ... Ça vous fait vous comporter comme l'ivrogne du village dans un roman irlandais. Il ne tenait pas à rester dans ce lieu où des fantômes évanescents et torturés venaient le hanté, bien que le spectacle des Mutantes cauchemardesques fut des plus improbables et divertissants. Il était temps de sortir dans la froideur de l'hiver. Le patron le salua d'un grognement peu amical. Le Saint avait payé ses consommations d'avance de toute façon, mais il était clair que Mammouth n'avait pas apprécié sa présence sur les lieux.

Dehors, un vent glacial soufflait entre les bicoques construites de pièces détachées fixées ensemble par des architectes autodidactes mais sans talent. Le Saint imbiba une fois de plus son coton et le porta à son nez déséché par le froid et la drogue. Il inhala la chaleur réconfortante des vapeurs d'éther.

Il était venu pour deux choses : changer des armes qu'ils avaient volés contre des munitions - ça c'était fait - et se rendre à l'arène pour y faire une première reconnaissance. Il avait dans l'idée de faire combattre Dope Mohamed shooté au Psycho contre des Mutants. S'il mourrait, ce serait d'une mort démente et douloureuse - et les Anges savaient si Dope Mohamed la méritait ! - mais s'il gagnait, ce serait des victoires bien plus démentes encore, et de l'argent facile.

Il songeait à tout cela quand il passa, toujours titubant dangereusement, devant une file d'attente surprenante où une foule hétéroclites de monstres - pas toujours bipèdes dans le délire du Saint - attendait leur tour pour passer sur les genoux d'un énorme ogre barbu et vert vêtu d'un manteau rouge aux ourlets blancs. Et sur son crâne pyramidale, se tenait un petit chapeau conique assortit à son vêtement. Derrière lui, des cadavres revenus d'entre les morts s'affairaient dans un bordel sans nom constitué de cartons et d'objets plus ou moins inattendus.

Intrigué, avec ce regard fou et interrogateur d'un Sherlock Holmes sous acide confronté au grand mystère de sa vie, il s'approcha de la bête barbue et regarda une petite fille humaine s'assoir sur les genoux de l'effrayant géant.
« Alors petit bout d'humain, tu as été bien sage cette année ? »
Le Saint ne comprenait rien à rien. Délirait-il ? Tout ceci se passait t-il réellement ? Ou bien était-il dans un délire formé de toute pièce, victime d'un retour d'acide des plus violents en pleines rues de Ménilmutant ? Il regarda autour de lui, suspicieux, mais personne ne semblait le dévisager particulièrement lui plus que quelqu'un d'autres. En vérité, tout le monde semblait émerveillé par l'ogre au bonnet rouge. Soit l'hallucination était particulièrement morbide et complète, et lui masquait complètement la réalité, comme un voile tendu, soit tout ça était vrai, et donc, c'était parfaitement logique que les gens ne fassent pas attention à lui : cette bête aux vêtements excentriques était bien plus fascinante et curieuse qu'un toxicomane en vadrouille.
« Oui, j'ai été sage, répondit la gamine, mais je suis kriste parce que mes parents sont morts.
- Ho ! Ho ! Ho ! Tu les as mangé ?
- Quoi ? Non !
- Ho ... Ha bon. Alors dis-moi plutôt, que veux-tu que le Papa Noël t'apporte comme cadeau, mon enfant ?
- Je ... Et bien je voudrais ... que ceux qui ont tué mes parents soient punis !
- Ho ! Ho ! Ho ! Et bien regarde ce que le Père Noël a dans son grand sac !
Le Saint avait l'impression d'assister à un mauvais délire complètement surréaliste et absurde, mais il ne pouvait décrocher son regard d'incompréhension cherchant à comprendre la signification de cet étrange parodie de conversation, tournant autour de la scène comme un rad-caniche autour d'un Virgile, méfiant et curieux. Mais oui, c'est bel et bien un superbe fusil ferroviaire pour que tu puisses réaliser ton voeu ! »

La petite fille repartit avec une expression mi-figue mi-raisin, le fusil dans les mains. Le Saint s'approcha d'elle et lui toucha l'épaule prudemment, d'un coup vif, s'attendant presque à passer au travers de son corps. Mais non. Elle était bien réelle, c'était sur. La jeune fille se retourna et le regarda sans comprendre.
« Oui !?
- Qu'est ce que c'est que ça ?
- Le Père Noël.
- Heeeein ? Qui ça ?
- Le Père Noël, il apporte des cadeaux à tout les gens qui sont sages à la fin de l'année ! Tout le monde ! Aux goules, aux mutants, et aux humains !
- Splendide. Et moi je pourrais ?
- Mais oui, si vous avez été sage toute l'année ! »


Le Saint eut un air songeur, levant un sourcil en regardant au ciel, comme pour essayer de se remémorer ce qu'il avait fait dans l'année. Merde, il ne se souvenait de rien. Il avait probablement été bon, sinon, les Anges lui auraient parlé pour le remettre dans le droit chemin.

« Okay, merci petite. Bonne chasse, avec ton nouveau ... truc. Cadeau. »

Après une queue qui lui parut interminable, le Saint passa enfin devant le grand bonhomme. Il ne savait pas vraiment comment s'adresser à lui, il ne savait pas s'il avait le droit de s'assoir sur ses genoux, mais d'un grand rire tonitruant, le monstrueux personnage balaya toutes ses appréhensions.
« Ho ! Ho ! Ho ! Vient sur mes genoux, mon grand garçon !
- Ah bon ... Mais vous êtes sur ?
- VIENS SUR MES GENOUX ! »


Courageux mais pas téméraire, le Saint se dit qu'il valait mieux s'assoir sur les genoux de l'ogre rouge. Il fallait l'avouer, il se sentait un peu con, surtout avec tout ces gens qui le regardait.

« Mais vous êtes qui ?
- Ho ! Ho ! Ho ! Tu n'me connais pas ? Mais je suis le Père Noël ! J'apporte des cadeaux à tout ceux qui ont été sage pendant toute l'année ! Tu as été sage cette année ?
- Bha heu ... Oui. Mais vous sortez de chez vous qu'une fois par an, alors ?
demande la Saint qui trouvait tout ça un peu trop étrange pour qu'il ne veuille pas en savoir plus.
- Oui, le reste de l'année, je vis au Pôle Nord ! »

Le Saint en avait jamais entendu parlé, du Pôle Nord, mais il hocha la tête, comme si il comprenait. Évidemment qu'il vivait au Pôle Nord, puisqu'il ne sortait qu'une fois par an ! Et évidemment que lui-même n'en avait jamais entendu parlé, de ce Pôle Nord, puisque c'était tellement loin que ce géant en rouge et blanc ne pouvait se permettre le déplacement qu'une fois par an !
« Alors, je peux vous demandez n'importe quoi, c'est ça, Père Noël ?
- Mais oui. C'est bien ça.
- Même un truc qui existe pas ?
- Bien sur !
- Comme quoi ?
- Bon, demande moi ce que tu veux, mais vite, y en a d'autres qui attendent.
- Je veux être le bras des Anges.
- Huh ?
- Le bras armé des Anges. Avoir la puissance des Dieux.
- Hoooo ! Voilà un magnifique fusil à plasma qui te donnera toute la puissance dont tu as besoin ! Allez va, et joyeux Noël à Ménilmutant ! »


Le Saint partit avec son superbe lot. Un fusil à plasma. Il fit quelques pas en le regardant d'un air bizarre. C'était ça la puissance des Dieux ? C'est pas ce qu'il avait demandé. Ce gros abruti avait tout compris de travers. Qu'est ce qu'il voulait qu'il foute de ce truc ? Il s'assit sur un bout de béton, une trentaine de mètres plus loin, regardant l'arme avec un air désabusé.
Il la lâcha, et la regarda, minable, sur le sol. Ça n'était pas l'arme des Anges.
Il sortit le flacon d'ether et en imbiba le coton avant de le porter à son nez une fois encore. Il sombra dans un sommeil cauchemardesque où la folie lui fit voir les yeux malades et sévères des Anges. Deux billes d'obsidienne luisantes dans les ténèbres. Leur murmure le guidait dans ses rêves d'éthéromane.


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MessageSujet: Re: C'est Noël à Ménilmutant !    Mar 7 Jan 2014 - 18:31

Réponse du Père Noël à Thomas Dole

Le Pète Noël à la peau verte rigola d'un rire sonore et rauque.

« Oh oh oh ! Et bien mon petit Thomas, tu en a une longue liste de cadeau ! Penses tu que tu les mérites tous ?
Je vois que tu es un soldat reconnu parmi la FNF. Mais crois tu que servir Lutèce fait de toi un enfant sage ? Je n'en suis pas sur car la FNF est très vilaine ! Alors ceux qui la servent sont eux aussi très vilain !
Mais tu as un beau chapeau et j'aime les beaux chapeaux. Regarde mon bonnet rouge, n'est-il pas beau ?
Voyons voir ce que les lutins goules vont rapporter à une petite crapule comme toi. »

Le mutant fit un geste de la main pour appeler les goules près de sa hôte. Celle ci, qui avait entendu les demandes de Thomas Dole choisir des objets dans le grand sac et les rapportèrent devant l'officier de la FNF et le Père Noël mutant.

« Alors, qu'avons nous là pour toi. »


Deux goules approchèrent avec un grand rouleau  de deux mètres qu'elles déplièrent de moitié devant Thomas Dole.

« Oh ! En voilà une belle image ! J'espère qu'elle te plaît ! »


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« Voyons voir quels autres cadeaux le Père Noël t'offre. »


Une goule approcha avec un drapeau.

« Oh regarde ! Exactement ce que tu demandais ! Un beau drapeau pour ton régiment, tricolore, avec un beau tissu, de belles broderies et même un aigle ! Magnifique ! Oh mon petit garnement, tu es drôlement gâté dit donc. »


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Une autre goule approcha.

« Oh encore un cadeau ! Un superbe chapeau ! Celui ci est encore plus beau que le tient ! Un vrai bicorne exactement comme tu voulais mais avec une superbe image dessiné dessus ! Met le de suite sur ta tête pour que le Père Noël voit à quel point tu es beau avec. »


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Ne pouvant rien faire devant les muscles énormes du mutant, Thomas Dole retira son bicorne pour mettre son nouveau chapeau, devant ses soldats qui ne pouvaient retenir leur rire.


Réponse du Père Noël à Isabelle Jäger

Le Père Noël semblait ravit d'avoir une jolie jeune femme assit sur ses genoux et affichait un large sourire qui laissait paraître de grandes dents jaunes et abîmées où un morceau de viande était  resté coincé entre deux incisives. Isabelle ne tarda pas non plus à sentir le gros sucre d'orge du Père Noël qu'il avait caché dans son pantalons.

« Hey bien mon enfant, tu es une personne très généreuse ! Tu n'as pas demandé un seul cadeau pour toi !
Un cadeau pour ton pigeon, un pour ta sœur et un autre pour Laura, tu mérites toi aussi quelque chose alors laisse moi choisir pour toi avant que ne t'offres les cadeaux pour tes amis. »


Le Père Noël mutant fit un signe à ses lutins goules pour qu'ils ramènent un présent, ce qu'ils fient rapidement.
Une goule habillée tout en vert s'approcha d'Isabelle et du mutant avec une boite à la main, qu'elle ouvrit devant les yeux de la négrière.

« Oh regarde ma petite ! Une jolie paire de gants ! Comme ils sont beaux ! Ils iront parfaitement sur tes magnifiques petites mains, crois moi.
Maintenant passons aux restes des cadeaux. »


Une nouvelle goule approcha.

« Oh voilà ce qui rendra un pigeon fort intelligent ! Laisse moi parier qu'il pourra apprendre à parler avec ça. »

La goule donna à Isabelle la boite de Menta sommairement enveloppé dans un papier rouge étoilé. La boite métallique semblait pleine.
La négrière n'eut le temps de profiter de son cadeau qu'une nouvelle goule approcha avec un livre dans les mains.

« C'est exactement ce que tu voulais pour ta sœur non ? Un super livre de chimie ! Regarde c'est marqué en gros « Chimi... ». Super ! »

Spoiler:
 

« Et voilà ton dernier cadeau. Ce n'est pas une boule à neige comme tu le voulais, mais une superbe statuette me représentant ! Comme je suis beau ! J'espère que ça fera très plaisir à Laura ! »

Spoiler:
 


Réponse du Père Noël à Emily Baker et Elise Follie

Elle aussi put sentir le gros sucre d'orge du mutant quand elle vint s'asseoir sur lui.

« Je ne doute pas belle enfant que tu ais été gentille cette année, tu m'as l'air d'une bien belle sagesse.
Je vais te faire un bien beau cadeau qui je l'espère t'ira tout droit dans le cœur.
En plus, tu parles comme une vraie mutante ! Cela ne peut que prouver ta gentillesse car tous les mutants sont gentils.
Tu veux une radio qui traduit ? Voyons voir ce que le Père Noël va t'apporter. »

Il fit un signe à une lutin goule qui soupira. Celle ci fouilla dans le grand sac plein de cadeau et en sorti un qu'elle apporta à Emily.

Spoiler:
 

« Avec ça tu vas pouvoir écouter la radio quand tu veux ! J'espère qu'il te... »

Le mutant n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'une autre jolie jeune dame vint s'asseoir sur ses genoux avant d'embrasser l'anglaise à pleine bouche. Le Père Noël fut un peu désorienté et son sucre d'orge doubla de volume.

« Oh et bien toi aussi tu mérites un beau cadeau ma belle enfant ! Un peu moins de solitude ? Du fun ? Un jouet ? Le Père Noël à ce qu'il faut pour toi ! »

Un grand sourire répugnant se dessina sur le visage du mutant et ce dernier fit un signe à l'une des ses lutins goules.
Elle fouilla dans le grand sac et en sorti un truc qui se mit à faire beaucoup de bruit. La goule approcha, tenant dans ses bras un bébé.

« En voilà un beau cadeau pour toi ma petite, un beau bébé ! Avec ça tu ne vas plus du tout te sentir seul ! »

Le mutant ne perdit pas de temps et poussa Emily et Elise de ses genoux.

« Au suivant. »

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