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 Shooting Beauty

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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Shooting Beauty   Lun 18 Nov 2013 - 19:21

Shooting Beauty
A Psychedelic And Bloody Dream


Le Saint fulminait intérieurement. Cela faisait une petite semaine que deux gorilles, André et EHS, le collaient sans le lâcher. Le Baron avait engagé le Saint pour enquêter sur les enculés qui vendaient de la dope indépendante, et en particulier sur les enculés qui vendaient du Psycho. L'ironie, c'est que les enculés dont il était question, c'était lui et son associé, H, le chimiste.

Alors il se traînait les deux hommes de main dont on l'avait affabulé et qui le laissait pas une minute tout seul. Même quand il allait chier derrière un muret, il y en avait un qui se ramenait l'air de rien à quelques mètres de lui en fumant une cigarette. Le Saint l'envoyait chier et il partait en s'excusant, et puis c'était l'autre qui arrivait aussitôt après. Un beau duo de demeurés, aussi discrets qu'un Mutant en tutu au Moulin Rouge.

Il faut dire que le Saint avait pour ainsi dire "déserté" le Trident quelques mois, en partant sans laisser d'adresses ni d'explications. Du coup, on aurait pu dire que c'était normal qu'il soit surveillé. Le Baron avait de sérieux doutes sur lui. Et c'était évident qu'il avait laissé des consignes aux deux exécuteurs avant de partir.

Officiellement, le Saint avait eu le droit à une seconde chance et à une promotion. Après tant d'années de bons et loyaux service, le Baron avait fait mine de comprendre qu'il ait eu envie de changer d'air, et d'arrêter de vendre de la dope. Mais on ne quitte pas la mafia comme on quitte sa pute. Alors il lui avait confié une mission bien différente, qui lui permettait de toujours bossé pour l'organisation. Et comme ça, il était sous surveillance.
Officieusement, c'était évident, Prosper Médéric le faisait surveiller de très près. Il le soupçonnait très fortement de faire partie du réseau de vente de dope indépendante qui vendait le Psycho sans l'aval du Trident.

Ou peut-être était-ce juste la paranoïa du Saint ?

Il avait beau retourner le problème dans tout les sens, la situation était merdique. Il ne pouvait pas faire un geste sans que les deux gros malabars ne le surveille. Il ne pouvait pas prévenir H de la situation qu'il aurait pu régler de l'extérieur, avec ses mains libres et son intelligence. Il ne pouvait pas laisser de message de peur qu'il soit intercepté. En plus, il aurait fallu expliquer à H ce qu'il foutait avec des Tridents, et il aurait du lui révéler son ancienne appartenance au gang. Il ne l'aurait sans doute pas bien pris. Il ne pouvait pas non plus les tuer comme ça. Imaginons qu'il y avait un quatrième gars chargé de surveiller le trio à distance ? Tout aurait capoté, et sa tête aurait été mise à prix par le Trident. Et même si il n'y avait pas de quatrième gars, Prosper Médéric ne prendrait pas plus de risque, et ferait fit de la présomption d'innocence.
On ne devenait pas Baron de la Dope sans avoir des instincts et des intuitions aiguisées. Le Saint ne pouvait pas le prendre pour un abruti qu'on traite comme un pigeon.

En réalité, il avait bien réfléchi, il n'y avait que deux solutions viables : faire tuer les deux gorilles au cours d'une fusillade avec des inconnus qui porteraient la casquette de dealers indépendants, ou tomber sur H tout à fait par hasard dans les rues de Paris et l'interroger sur les vendeurs de Psycho. Il comprendrait bien la situation, même s'il faudrait clarifier des détails par la suite. La deuxième option était proche du zéro absolu, au niveau probabilité.

En fait, il y avait bien une troisième solution, mais le saint s'efforçait de ne pas y penser. S'il balançait le Chimiste, il perdrait peut-être son unique chance d'enculer profondément le Baron de la drogue. En plus, s'il le balançait comme ça, direct, les soupçons qui pesaient sur lui ne seraient pas blanchis, et il se ferait tuer dans son sommeil quand même.

Bordel.

Le Saint s'assit sur un bout d'immeuble effondré au milieu de la chaussée, et commença à se rouler une cigarette. Il avait la cafetière en ébullition, il fallait qu'il décompresse et remette tout ce casse-tête dans l'ordre. Il y avait de l'agressivité en lui, qu'il ne pouvait décharger. Il pensait trop. Il était préoccupé, et la présence constante de ces deux abrutis notoires l'emplissait de rage. Il fallait qu'il trouve une solution.

« Qu'est ce que tu fais, le Saint ? demanda André de sa voix grave et bête.
- Je me roule une clope, ça s'voit pas ?! Bordel, ça avance pas c't'histoire ...
- Ça fait que quatre jours qu'on est d'ssus.
- Mais ça m'fait déjà chier, okay ?!
- On a interrogé que des habitués du Trident, aussi ...
- Excuse moi d'avoir que des contacts qui sont des habitués du Trident, André ! D'où veux-tu que je connaisse d'autres mecs, putain ! »

Il y eut un moment de silence où personne ne répondit. Il alluma sa cigarette et tira dessus avec rage, en songeant à tout ce qui le préoccupait.

« Et c'est quoi, cette baraque là-bas ? reprit à nouveau André. Le Saint tourna la tête dans la direction que montrait le gros benêt.
- C'est la maison de passe de Ruby. Tu connais vraiment rien à rien, sors de chez toi, un peu ! »

André se retira un peu avec une mine vexée et boudeuse. Le Saint ne se privait pas pour envoyer chier sans arrêt cet abruti. Ils faisaient peut-être quatre fois son poids, tout les deux réunis, mais le Saint ne manquait jamais de les engueuler, pour leur rappeler qui étaient les muscles et qui était le cerveau.

Ce fut EHS qui reprit, avec sa voix plus calme et plus posée. Il était nettement plus intelligent que son collègue, mais il n'avait quand même aucune finesse, et préférait taper d'abord et poser les questions ensuite.

« Et pourquoi on irait pas y faire un tour, poser quelques questions ? Qu'est ce que t'en penses, Vincent ? »

Le Saint fit mine de réfléchir, pendant qu'André qui lui tournait le dos se risqua à un timide coup d’œil en attendant la réponse, en espérant qu'elle soit positive.
C'était jouable. La maison de passe de Ruby était bourré de toxicos. Il suffisait d'en trouver un qui achetait de la dope illégale, et de le faire tabasser par ces deux gros bourrins pendant que lui posaient des questions assez dirigées pour faire avancer l'enquête dans la direction qu'il aura choisi. C'était risqué, mais jouable.

« Okay, admit-il en tirant une latte sur sa clope. Okay, on va y faire un tour ... »

Les trois Tridents se mirent en marche vers le Bordel.



* * *


Ils entrèrent dans le bordel. Un homme vint à leur rencontre pour les réceptionner. Le Saint n'attendit pas qu'il en place une et l'informa directement de ce pourquoi ils venaient.

« Salut ... On est du Trident. On voudrait causer à Ruby. »

La déco était chic. Plus chic que la dernière fois que le Saint était passé. Mais enfin, une maison de putes reste une maison de putes, quel que soit l'habillage.

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Emily Baker
MessageSujet: Re: Shooting Beauty   Lun 18 Nov 2013 - 20:18

Emily était en pleine discussion avec un régulier de l'endroit, quand elle avait remarqué l'entrée du trio. Ce n'était pas qu'il déteignait parmi la clientèle qui fréquentait son établissement, après tout, elle servait autant de junkies tarées que de soldats en permission. Non, c'était plutôt un réflexe chez elle. L'affrontement avec les goules était toujours frais dans sa mémoire, elle ne voulait pas qu'on lui refasse le coup, elle aimait bien sa position et puis, les affaires roulait particulièrement bien, considérant les politiques unorthodoxe de la rosbif.


La maquerelle écoutait distraitement l'histoire particulièrement cochonne que son client débitait quand son homme de main l'approcha, un ancien récupérateur qu'elle avait plus ou moins engagée sous la menace. Ne sachant pas trop comment abordé l'instable maquerelle, il resta debout, les deux mains sur son flingue, attendant comme un poireau qu'il se fasse remarqué. Avec un soupire, un regard noir lourd de menace et un ton des plus exaspérer, elle dit, après c'être excusée auprès du client, qui, te toute façon, avait l'habitude.

-Robin, quoi avoir oubliée?
-Mamzelle Baker, je ne vois pas de quoi vous parl--
-Pourquoi je vois encore armes sur eux?
-Ils sont du trident..ils veulent voir Ruby.

À la mention de l'ancienne proprio, qui avait été réduite à l'état de statue humaine, une lueur malsaine vient illuminer les traits d'Emily, qui se releva en un mouvement et qui manqua de renversé sa chaise. On ne demandait pas une maquerelle pour rien, sa sentait les affaires. Elle avait entendu parlé du trident à quelque reprises, que leur dope était bonne et qu'ils était fiables. Plus que son unique dealer, en tout cas, qui avait une marchandise qui laissait grave à désirer, selon les dires de certains fin connaisseur.


Accompagné de Robin, la femme d'expérience s'approcha du trio. N'ayant pas pris le temps de se faire une belle gueule, les gueules de bois ayant la forte habitude de sappé la motivation d'Emily, la femme d'affaire avec la gueule typique de la survivante lamda, avec sa camisole blanche tachées de diverses fluides corporelles, ses longs gants de cuirs lui remontant jusqu'aux poignets et son tatouage patriotique sur l'épaule. Inutile de vous dire que les trois mafieux n'avait pas trop l'air de comprendre, après tout, Emily n'avait pas du tout la même gueule que l'ancienne junkie en charge. Affichant son plus beau sourire colgate et en offrant même une petite révérence,elle souhaita bienvenue aux trio.

-Welcome, Welcome! Mon homme dit que vous veux rencontrer Ruby? Elle n'est plus ici, ni vivante. Je suis responsable. Est-ce que je peux aider vous trois hommes? Vous chercher femmes? Homme ? Drogue? Alchool?


Son accent était à trancher aux couteau,même si on sentait l'effort que la diplomate improvisée fessait pour ce faire comprendre.Attendant que le trio comprenne, elle croisa les bras sur sa poitrine, révellant par la même occasion le pistolet qu'elle portait à la ceinture.

-Par contre, je vais devoir vous demander de donnez vos armes. Pas de flingues ici. Règles. Si vous avez meurtres à faire, sorter dans la rue. Pas de comflit ici, long à nettoyer, vous voyez?


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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: Shooting Beauty   Lun 18 Nov 2013 - 22:22

L'homme qui était venu les voir avait semblé gêné, puis était reparti apporter le message à sa supérieur. Le Saint fut d'abord un peu décontenancé, parce qu'il ne se rappelait pas de cette femme à qui le réceptionniste parlait.

Elle finit par s'approcher en abandonnant son client, et parla dans un français haché et à peine compréhensible, entrecoupé de mots sans signification connue.

« Welcome, Welcome! Mon homme dit que vous veux rencontrer Ruby? Elle n'est plus ici, ni vivante. Je suis responsable. Est-ce que je peux aider vous trois hommes? Vous chercher femmes? Homme ? Drogue? Alchool? »

André Dupieu fronçait ses épais sourcils en cherchant à comprendre, comme si on venait de lui demander la résolution d'une équation logarithmique exponentielle.

« On va simplement se contenter de poser quelques questions, répondit le crâne d'os encadré de ses deux gardes du corps qui le toisaient de cinquante bons centimètres.
Par contre, je vais devoir vous demander de donnez vos armes. Pas de flingues ici. Règles. Si vous avez meurtres à faire, sorter dans la rue. Pas de conflit ici, long à nettoyer, vous voyez?
- Elle veut qu'on quitte nos armes,
demanda bêtement André au Saint, avec un air qui lui donnait l'impression qu'on lui demandait de décrocher la lune.
- Oui, André ... Et comme nous ne sommes pas ici pour tout casser, mais seulement pour poser quelques questions, on va se plier aux règles.
- Mais ...
- Mais nous ne sommes pas des sauvages, coupa le Saint, et nous savons nous comporter en personnes civilisées, Monsieur André Dupieu, et surtout, nous ne voulons pas causer de soucis à une demoiselle, compris ? »

Son regard courroucé dissuada l'imbécile de rétorquer plus longtemps. André commençait à ne vraiment pas aimer le Saint, mais il obéit néanmoins ...

Les trois mafieux furent dont débarrassés de leurs armes. Des pistolets, des couteaux, un marteau, deux poings américains, et une série d'instruments de tortures qui firent écarquiller les yeux du réceptionniste qui récupérait les armes. Surement n'avait-il jamais vu de personnes aussi armées d'armes tranchantes, cassantes et perçantes que le trio qui venait de se présenter ...

« Bien, nous voilà parfaitement inoffensif, mademoiselle ... Mademoiselle ? » demanda t-il en haussant un sourcil, ne se rappelant plus si elle lui avait donné son nom ou pas.

« Au fait, qu'est-il arrivé à Ruby ? »

Le Saint fut pris d'une vive curiosité. Il n'avait pas entendu parlé du changement de propriétaire, et il se demanda si cela faisait longtemps que cette passation de pouvoir avait eu lieu. Il faut dire qu'il n'était pas venu dans ce bordel depuis un bon moment, et que ce n'était pas son premier sujet de conversation quand il rencontrait des gens dans les Terres Désolées. Néanmoins, il avait une certaine méfiance envers l'inconnue.

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Emily Baker
MessageSujet: Re: Shooting Beauty   Lun 18 Nov 2013 - 23:19

Durant l'échange entre mafieux, la maquerelle afficha un magnifique sourire en coin. Elle avait vue même fois le même échange entre commandant et commandé, sa politique étonnant beaucoups et déplaisants à tous. Après tout, être sans flingues dans les ruines de la capital, c'est un peu comme être sans slip en taule, sa se termine souvent en tristesse et en hémoraghie, plus ou moins interne selon les cas. Au moins, cela lui permettait de voir qui était en charge, et voir un homme qui savais ordonné était des plus rafraichisant, surtout à une époque ou le quotient du survivant moyen frole les 80.


Justement, celui qui semblait être le leader, semblait définitivement sortir du lot. Il fesait preuve d'un certain savoir vivre et d'une politesse qui, même si elle haissait bien l'admettre, qui lui plaisait. Elle aimait voir les clients l'obéir, surtout quand les clients étaient du sexe masculin. Peut être était-ce du à un penchant féministe inconscient, ou alors un désir de dominance sur les hommes , qui lui était bien conscient . Peu importe la cause, cela lui donnait quand même une sensation des plus agréables aux niveaux du bas ventre.


Tandis que Robin récuperait les armes en tout genres, et manqua de s'écrouler sous le nombres d'armes, la maquerelle inspecta les diverses armes , estimant leur valeur, même si les connaisances en arme à feu de la rosbif était quasi inexistante, le tout avait l'air en bonne état. Elle ne comptait pas garder le tout, bien évidement, mais un bon dealer ne se trimballerait pas avec des pétoires archaique. Justement , à voir l'état de la dite pétoire, le trio n'avait pas l'air de rigoler, impression qui était renforcé à la découverte du nécessaire de torture. Pas aussi impressionant que son kit de taxidermie, mais Emily le nota. Le trio était dangereux, mais elle ? Elle était vicieuse.

-Don't worry gentlemen, vos armes vous serons retournées à votre sortie.

On voyait que la femme avait répeter à mainte fois la phrase, sa syntaxe donnant moins l'envie de se crever les orreilles avec un godemichet. Robin parti avec les armes, allant les planquer dans un coffre fort caché au loin de la clientèle.

-Oh ! S'il vous plait, pardon mon manque politesse ! Je me présente, Emily Baker, propriétaire,pourvoyeuse de tout plaisirs de la chaire et de eau delà !

Le tout était dit sur un ton des plus miellieux, même si la trentenaire luttait pour cacher sa honte ! Se faire reprendre sur la politesse par un habitant des ruines, inutile de vous dire que son ego venait de se prendre un uppercut des plus magistral. Elle enchaina,en prenant un air des plus surpris, même si un éclat malsain brillait au fond de ses pupilles.

-Disons que moi et Ruby, conflit. Elle était mauvaise gestionnaires, junkie. Vous venez posez des questions ? Suivez moi, nous aller en privé, plus calme.

Puis, en jetant un regard aux brutes épaissent qui le suivait.

-Si vous désirer, vous pouvez tester  femmes. Je suis certaine que vous allez trouver une qui plait.

Sans attendre de réponse, elle fit signe au trio de la suivre, tout en échangant un regard avec les gardes en présence.  Elle les guida vers son bureau, où plusieurs souvenir des son séjour à Paris tronait, allant de couteaux de taxidermis bien aiguiser aux casques de la FNF trouée. Un dictionnaire anglais-francais tronait sur la surface de travail, mais ce qui attirait l'attention était les deux êtres empaillées qui tronait au coin de la pièce, derrière le bureau . En effet, deux cadavres avait été empailler avec amour dans des poses des plus suggestives pour l'éternité, selon les règles de bon gout et d'aisance qui prévalait dans une société post apocalyptique. Quiconque avait connue l'établissement avant le revirement de proprio reconnaitre Ruby, nue, se cachant la poitrine d'un main avec un air térrifé sur le visage. La pièce était macabre et carément malsaine, on pouvait jugé de la stabilité mentale de la propriétaire.

Elle alla se poser le postérieur sur sa chaise et fit signe aux hommes en présence de s'installer sur les chaises en bois des plus incomfortables.

-Vous cherchier Ruby ? Here she is. Voilà ce qui arrive avec eux qui sont déplaisant.  Maintenant, vos questions ?
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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: Shooting Beauty   Jeu 21 Nov 2013 - 12:14


Il y avait intérêt que les armes soient resituées à la sortie ! C'est que le Saint avait ces petites manies, et étaient très attaché à son équipement ! Emily se présenta mielleusement, avec un soupçon de perversité, comme la nouvelle propriétaire du lieu, capable de réaliser tout les fantasmes des trois hommes. Le Saint en doutait mais ne releva pas se présenta simplement à son tour, comme " le Saint, un simple homme de main du Trident ". Inutile de se faire passer pour ce qu'il n'était pas ; se faire passer pour un membre du Trident étant déjà une sorte de mensonge par omission sur ce qu'il était vraiment.

-Disons que moi et Ruby, conflit. Elle était mauvaise gestionnaires, junkie. Vous venez posez des questions ? Suivez moi, nous aller en privé, plus calme.

Mauvaise gestionnaire, Ruby l'était. Et junkie, aussi. C'était d'ailleurs ce dernier trait de caractère qui avait fait que le Saint l'avait connue. C'était une sacrée toxico, la Ruby, mais elle était inventive. Il prostituait de pauvres âmes et se faisait de l'argent sur leur dos, et claquait tout cet argent en doses de pure merde qu'elle s'injectait. Elle avait des goûts précis, à l'époque où le Saint l'avait rencontré : seulement les produits les moins chers, rien à foutre de la qualité. Si Emily l'avait tué, elle n'avait surement rien pu faire de plus que l'achever.

L'accent de la femme tatouée était très exotique, et le Saint se demandait si c'était vraiment une étrangère ou si c'était simplement un effet de style pour avoir l'air plus branché. Il lui semblait qu'elle forçait son accent, mais il n'était sur de rien. En même temps, que viendrait faire une étrangère à Paris ? Pourquoi aurait-elle quitté son pays ? Le Saint mit ses questions dans un coin de sa tête pour plus tard, et suivit l'entrepreneuse qui proposait au trio de tester des femmes. Le Saint et EHS - qui était silencieux mais méfiant, et observait plus les gardes que les putes - ne rétorquèrent rien, mais André ricana bêtement. Plus ils sont grands, plus ils sont cons, songea le Saint avec désespoir. Celui-ci était définitivement perdu dans un abîme de bêtise. Impossible de le sauver.

A l'invitation d'une discussion en privée, le Saint opina du chef et suivit la maquerelle dans son établissement. Il fallait reconnaître que la dernière fois qu'il était venu, c'était arrangé avec beaucoup moins de goût. Le maison-close était passé du stade du rang de bordel-à-mycoses-vaginales-pour-toxicomanes-habitués-mais-fauchés, à celui de maison-de-passe-méconnue-mais-qui-gagnerait-à-l'être. Des nanas âgées entre treize et quarante ans se dandinaient les fesses et les miches devant des clients aux sourires satisfaits et plein de béatitude sotte. On aurait dit qu'ils leur suffisaient de voir quelques nichons pour être au Paradis. Le Saint leur aurait bien prodigué un cours en accéléré sur les Anges et le vrai Paradis à grands coups d'injections forcées, mais il n'avait pas le temps, là, dans l'immédiat.

Emily les fit rentrer dans son bureau et avança trois chaises en bois, le genre de mobilier pourri qu'on trouvait dans les bouis-bouis miteux de Métropolitopia. Mais ce ne fut pas ce que le Saint remarqua en premier en entrant dans la pièce. Dans le fond de la pièce, deux statues aux couleurs ternes étaient fièrement exposées dans leur rigidité tragique, une expression d'horreur sur le visage. L'une des deux personnes était Ruby, l'ancienne propriétaire des lieux, dont les côtes seyantes, les jambes maigres et les bras nécrosés par les piqûres n'avaient jamais été aussi bien mises en valeurs. C'était d'une beauté macabre inconcevable. Le Saint en resta bouche-bée. C'était incroyable, jamais il n'aurait pu imaginer qu'on puisse rendre la mort si belle. D'un coup, il se souvint de tout ce que lui avait dit les amis de Louis-Marie le Dingue, à la petite sauterie à laquelle il avait participé. Ces artistes tarés à la manque obsédés par la souffrance et la mort n'auraient sans doute pas tarit d'éloges face à ces deux pièces.

-Vous cherchier Ruby ? Here she is. Voilà ce qui arrive avec eux qui sont déplaisant. Maintenant, vos questions ?

La menace sous-jacente fit détourner le regard du Saint de la statue macabre. Il regardait maintenant la propriétaire avec des yeux durs et froids, qui trahissaient une certaine défiance. Le Saint détestait être menacé. Cela le rendait d'humeur exécrable. Mais au moins, il savait à quoi s'attendre avec cette psychopathe. Et il en avait fréquenté d'autres avant elle ...
André, en revanche, semblait ne pas avoir noté la menace, et regardait avec dégoût et mêlé à une fascination morbide qui l'empêchait de regarder ailleurs - ni même de comprendre quoi que ce soit, ayant abandonné depuis longtemps l'espoir de parvenir à déchiffrer les mots prononcés par la femme à l'accent incompréhensible -, tandis que EHS semblait apprécier le travail d'un point de vue plus technique.

Le Saint fut le premier à tirer sa chaise bruyamment (son attitude cordiale et polie ayant soudainement disparue au profit d'une certaine animosité qu'il avait du mal à contenir) et à s’asseoir dessus, se mettant immédiatement sur les deux pieds arrières en se balançant sur son dossier avec un air désinvolte, comme si l'habillage de la pièce et la menace ne l'avait pas du tout atteints.

" Et bien mademoiselle Baiqueur, ça tombe très bien, nous n'avons pas l'intention d'être déplaisant, lança le Saint avec un regard déplaisant. Seulement des questions, juste pour s'informer ... D'abord, première question ... est-ce que vous fournissez de la dope à vos clients ? Comme le faisait Ruby ? "

EHS rejoint le Saint et s'assit sur la chaise à sa gauche, qui semblait minuscule en comparaison de la masse du tueur. Le Saint jeta un regard noir à André Dupieu qui était toujours scotché devant les statues, et qui s'approchait imperceptiblement de celle de Ruby, en tendant le doigt doucement, comme un insecte de nuit attiré par un néon dans un délire hypnotique. Personne n'appelait André Dupieu par son sobriquet devant lui - ceux qui l'avait fait ne l'avait fait qu'une seule fois - mais il méritait vraiment qu'on le surnomme Simplet.

" André ! siffla le Saint. Assis-toi ! "

Comme tiré d'un ensorcellement, le gros abruti cligna bêtement des yeux en regardant autour de lui, puis s'installa sur la chaise à la droite du Saint, qui semblait tout aussi petite que celle de son acolyte.

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Emily Baker
MessageSujet: Re: Shooting Beauty   Jeu 21 Nov 2013 - 14:30

Le regard de la maquerelle en chef rencontra celui du Saint alors qu'il se balancait sur sa chaise, l'air déinvolte, comme si le respect et la politesse de base avait disparut de son maigre répertoire de connaisance. Quoique bon, Baker n'en attendait pas moins d'un Parisien. La notion de respect était des plus étrange chez la propriétaire, elle qui acceptait qu'un client lui attrape le cul, mais qui detestait qu'un de ses employées ne la regarde pas dans les yeux. Elle, qui baisait avec ses partenaires d'affaires, mais qui ne supportait pas qu'on mette les pieds sur son bureau. On aurait pu écrire un thèse sur le respect "Bakerien" ,et malgré la valeur educative du texte, il n'aurait pas beaucoup d'utilité dans le moment présent.


Son mécontentement face au comportement du Saint se lisait dans ses prunelles, derrière les diverses facades et couche d'attitude mieilleuse. Son sourire lui prommetait mille tendresse et plaisir de la chair, tandis que ses yeux lui prommetait du lui faire avaler ses couilles par les orreilles s'il continuait à salir son mobilier. En temps normal, la marchande aurait été bien plus froide, mais le criant manque de sommeil et couplé avec les conflits quotidiens lui avait miner la patience. Le trident voulait jouer à qui avait la plus grosse ? Emily allait ce faire un plaisir de leur fouttre sur la gueule si le besoin ce présentait.


Subtillement, avec son genou, elle s'assura que le pistolet qu'elle avait collé avec du ruban adhésif était toujours présent.Même si elle avait toujours son flingue à la ceinture, la femme d'expérience aimait avoir un ou deux as dans sa manche, une petit mesure de sécurité des plus sécurisantes. Lentement, elle enleva ses longs gants en cuirs, revellant ses avants bras couverts de cicatrices et de sang sêcher, ce qui contrastait avec l'hygìene relativement bien entretenue du reste de son corps. Elle craqua ses doigts, et offri au trio un sourire des plus condescent.


-Je ne vend pas drogue moi. Mais il y a dealer indépendant. Je prend un parti de profit. Clients régulier l'aime bien. Est ce que cela pose problème ?


Elle croisa les bras sur sa poitrine, regardant tours à tours les hommes devant elle droit dans les yeux. Vous savez , le genre de regard qui donne l'impression de scruter votre ame et qui vous donne envie de confaisser toute les conneries que vous avez commis dans votre maigre vie ? Ouais, ce regard. Elle enchaina, sur un ton des plus sérieux, sombre, qui aurait foutu la trouille à un chasseur de prime fauché. Elle parla même plus lentement pour qu'il comprenne ce qu'elle disait.


-Listen to me, Je ne suis pas stupide. Trident vend de la drogue, d'accord ? Vous cherchez des clients ? On empiette sur votre territoire ?  Je ne veux pas conflit, même qu'un partenariat pourrait être bien. À condition que votre stock soit meilleurs que la dope...attendez, j'ai une idée.


Elle se releva d'un coup, et se diriga vers la porte, avant de l'ouvrir et de gueuler quelques ordres avec le charme d'une ogresse en rut. Elle retourna sur son throne en cuir, attendant avec un sourire des plus satisfait. Quelque minutes plus tard, un homme dans la mi-vingtaine entrant dans le bureau,portant un manteau coupe-vent et des poches sous les yeux. Le dealer local, qui apparament aimait bien tester sa marchandise.

-Michel, n'est ce pas ? Sort ton matos..impressione nous.
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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: Shooting Beauty   Ven 22 Nov 2013 - 11:11

Le Saint écouta patiemment le plaidoyer de la maquerelle. C'était évident qu'elle se méfiait d'eux. Qui ne s'en méfierait pas après tout ? Le Trident était connu pour sa façon de commercer un peu agressive. Mais en l’occurrence, il n'était pas là pour commercer. Seulement pour poser des question.

A la demande d'Emily, un jeune homme frêle dont la carrure n'était constituée que de couches de vêtements superposées, entra dans le bureau. Son regard était fuyant et obsédé par les détails. Un paranoïaque, nota le Saint. Un dealer, à n'en pas douter, et un indépendant, très probablement.

« Michel, n'est ce pas ? Sors ton matos... impressionne nous. »

La tenancière de la maison de passe avait une allure sévère. Le genre d'attitude qui signifiait clairement qu'elle n'acceptait pas qu'on lui dise non.

« Qui sont ces gens ? s'enquit Michel, inquiet.
- T'occupes, l'arsouille, déballe juste ce que tu as » répliqua le Saint qui s'était tourné sur sa chaise comme ses deux acolytes pour observer le nouveau venu.

Michel hésita, puis s'approcha du bureau en passant entre les chaises. Il ouvrit son imperméable et déposa une série de sachets et de petites boîtes sur le bureau. Le Saint se leva et s'approcha des produits.

Des sachets de feuilles broyées mal séchées, un tube d'aspirine contenant des gélules d'amphétamines, et une boîte de mentats. Maigre pioche. Un toxico de base pouvait avoir tout ces produits dans cette faible quantité n'importe quand. Le Saint posa sa question calmement, comme un client le ferait.

« Est-ce que tu peux m'obtenir un demi-kilo de Mentats pour la semaine prochaine, l'ami ? »

L'homme à l'imperméable hésita de nouveau, frottant nerveusement son index avec son pouce. Puis il finit par répondre.

« Oui ... Je pense que c'est possible ... »

Le Saint le dévisagea, pour voir s'il mentait ou pas, mais son regard fuyant trahissait simplement de la peur.

« Et ce s'ra combien ?
- Heuuu ... 300 Anneaux.
- 250.
- Pas moyen, mec, désolé ...
- 270 ? »

Il hésita encore. Il était vraiment chiant, ce type. Le Saint lui aurait bien collé une tatane directement dans la tête, mais il devait se retenir.

« Ouais ... Okay. J'imagine que ça s'ra bon pour 270 ...
- Okay, très bien ... Tu peux retourner voir les putes, mon pote, désolé de t'avoir emmerder pendant tes loisirs ... »

Il remballa promptement toutes ces affaires qu'il fourra dans les poches de son imperméable usé, et quitta le bureau en lançant avant de sortir un dernier regard aux quatre personnes qui s'y trouvait. Le Saint lui fit un sourire amical et rassurant. Enfin, autant qu'un sourire du Saint pouvait l'être. L'autre lui rendit son sourire puis sortit.
Le prix que Michel avait proposé n'était pas celui d'un bon dealer. On pouvait trouver un demi-kilo de Mentats pour à peu près 200 Anneaux, dans les terres désolées. Ce qui voulait dire que ce peigne-cul n'était qu'un arnaqueur qui achetait aux vrais pour ensuite revendre à des prix supérieurs en se faisant une marge, qui lui permettait de se payer sa dope gratuitement. Mais il ferait largement l'affaire pour le moment, et les deux tueurs, comme Emily, ne devaient pas être au courant de la fourchette normale de prix du Mentat, ce qui jouait en sa faveur.

« Mademoiselle Baiqueur, je vous remercie, commença le Saint avec un sourire courtois, content d'avoir trouvé une voie de sortie. J'aimerais encore un peu profité de vos largesses, si vous me le permettez. Est-ce que vous auriez, à tout hasard, une petite pièce tranquille, où mes deux collègues ici présents pourraient s'adonner à un interrogatoire plus poussé de ce Michel ? Vous voyez de quoi je veux parler, hum ? Pendant qu'ils discutent entre eux, nous pourrions vous et moi discutez d'affaires ? »

Dès que les deux malabars de la torture se seraient tirés pour embarquer l'autre zigue faire chambre à part d'avec la coquine qu'il devait être en train de reluquer, le Saint s'entretiendrait en tête-à-tête, et sans les oreilles indiscrètes, avec la taulière pour chercher à trouver une solution. Encore fallait-il qu'elle ait une arrière-boutique tranquille, et qu'elle accepte que deux jobards du Trident se livre à des exercices de style à coups de couteaux sur un client, sous son propre toit.

C'était le facteur X de l'équation. Mais on progressait, et cela mettait le Saint en joie.

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Emily Baker
MessageSujet: Re: Shooting Beauty   Ven 22 Nov 2013 - 16:33

Le regard qu'Emily avait jeté sur Michel en disait long sur son opinion du dealer. Ses yeux severes scrutaient l'homme, ses dents grincaient imperceptiblement et ses pieds tappait la mesure sur le vieux plancher pourri. Pour faire cours, le dealer allait passer un salle quart d'heure dans un futur plus ou moins rapproché, la maquerelle allait lui apprendre comment avoir une paire de couille et les montrées. Bordel, même une nonne aurait été moins timide et plus crédible ! Comment esperait-t'il vendre son matos en baigallant comme une adolescente qui vois sa première queue !?


Michel étant parti, la macquerelle ne put se retenir de poussez un de ses soupires désolée et d'échanger un regard de tristesse infinie au Saint. Voilà qui donnait à son établissement un image plus ou moins merdique, pour le moins dire. Elle maudit son manque d'interet dans la came, sans sa, elle aurait tout de suite remarqué les allures de Michel qui la metait autant en confiance que l'aurais fait un prêtre catholique.


Elle concotait dèja divers techniques pédagogiques les plus retorces les unes que les autres quand la douce voix fleurie du Saint vient la sortir de sa torpeur. Imédiatement, il senti les yeux d'Emily braqué sur ses traits, un peu comme l'aurait fait un projecteur, sauf que la projecteur n'avais pas tendance à fouttre la trouille au gens, à moins d'être une vrai tapette.


Bien sur, sa proposition lui fit sourire, vous savez, le genre de sourire carnassier qui ne devrait pas être humainement possible ? Ouais, ce sourire. L'idée était des plus séduisantes, effectivement. Bien sur, elle ne pourrait pas y participer, ce qui l'attrista au dernier degré.Elle fit mine d'y réfléchier quelques instants, prenant un air pensif et jettant même un regard à Ruby , y cherchant une quelqu'onque inspiration.


-Donc, vous voulez torturer mon employée, ici ? Mr.Saint,vous demandez beaucoup..mais j'aime. Je connais l'endroit,nous avons cours intérieur bien pour sa. Bien sur, ne le tuez pas. Ici, il n'y a que moi qui à droit vie ou mort, pigé ?


Allez , on ajoute un petit clin d'oeil aux trio, avant de donner les instructions nécessaires au deux idiots pour atteindre la cour intérieur. Elle leur refila un bout de papier avec un drapeau Anglais stylisée, qu'il devrait leur eviter de se faire intercepter par le personnel armée du bordel.


Emily étant maintenant seul avec le Saint, elle lui offri un sourire compatissant alors qu'elle  alla chercher une bouteille de spiritueux dans un étagère, de l'eau de vie qu'un client lui avait refiller. Elle deposa le tout sur la table avant de s'installer sur son throne favoris.

-Maintenant nous seuls ? Quoi vouloir parlé ? C'est le mec que vous recherche ? Sa drogue est bonne ?


Puis, sans entendre de réponse, la femme d'affaire offrit la bouteille d'eau de vie au Saint, un sourire colgate sur le visage.

-Allez, sers vous.
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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: Shooting Beauty   Dim 24 Nov 2013 - 19:38

Emily, à la surprise du Saint, accepta assez facilement que EHS et André aillent s'occuper de Michel, dans une petite salle annexe. Enfin, ces deux gros cons le lâcheraient cinq minutes pour se concentrer sur ce qu'ils aimaient le plus : faire souffrir des gens avec leurs poings comme des enclumes.

Le maquerelle apporta deux verres et une bouteille d'alcool qui semblait déjà exhaler ses vapeurs nocives avant même d'être ouverte. Elle lui fit un beau sourire.

« Maintenant nous seuls ? Quoi vouloir parlé ? C'est le mec que vous recherche ? Sa drogue est bonne ? »

Sur l'invitation de la brune, il se servit un verre. Après avoir enlever le bout de liège qui bouchait la bouteille, il approcha son nez de la bouteille. Il s'était déjà fait avoir par un espèce de cocktail de taré, lors d'une entrevue pour la radio Wendigo. Ça sentait un peu pareil. Il remplit son verre.

« Je vais pas vous mentir maintenant qu'on est entre nous, c'est pas du tout le mec qu'on cherche, et j'en ai rien à foutre d'la qualité d'sa drogue qu'il revend après l'avoir acheté aux type du Trident. »

Il sortit de sa sacoche sa trousse à pharmacie, qu'il posa sur la table.

« J'ai déjà la mienne de dope. On va partager, ça nous mettra dans d'bonnes conditions pour discuter sereinement. Mescaline ? »

Il sortit la douzaine de comprimés qu'il lui restait. C'était une drogue hallucinatoire très forte, que le Saint aimait beaucoup consommé, et ce à n'importe quel moment de la journée, avec ou sans bonnes raisons pour le faire.

« On va faire un topo rapide de la situation. J'ai bien réfléchi, et je suis pratiquement obligé de vous faire confiance, Mademoiselle Baiqueur, pour le plan que j'ai en tête. Ne croyez pas que je compte me servir de vous, ni vous embarquez dans une situation merdique. Un Ange Gardien vous a mis sur ma route, pour me tirer d'un mauvais pas. Je n'ai pas choisi ni le lieu, ni la personne, ni le plan. Ça a été très simple, une révélation, lumineuse, la voix d'un messager de Dieu résonnant clairement dans ma caboche, voyez ? Ce service que je vais vous demander ... Je vous le rendrai, n'importe comment, n'importe quand. »

Il prit son verre dans la main, et le leva devant lui, vers Emily, comme pour porter un toast.

« La question qui se pose à nous, c'est celle de la confiance. Est-ce que vous pouvez m'faire confiance, et est-ce que j'peux vous faire confiance. Alors ? On trinque ? »

Pas sur que l'anglo est tout assimilé, surtout si elle n'imitait pas son accent, ce dont le Saint doutait. Mais au moins, il avait essayé d'être le plus clair possible. Sans trop en révéler non plus. Il avait du mal à cerner la maquerelle, pour le moment. Et surement qu'elle, de son côté, avait aussi du mal à le cerner ...

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Emily Baker
MessageSujet: Re: Shooting Beauty   Lun 25 Nov 2013 - 14:04

Emily était resté silencieuse lors de la confession du Saint, son visage restant de marbre, en oubliant son éternel sourire en coin, arrogant et limite hautain, qui lui, ne voulait pas quitter ses traits. Après tout, elle était dans son domaine, il était donc des plus normales qu'elle se sente dans son élément. Sa main jouait machinallement avec son verre, ses yeux fixée dans celui du Saint, cherchant un intention obscure, caché derrière ses pupilles et ses traits squelletique. Rien, nada. Même si sa facon de flatter son égo était des plus particulière. Était-t'il un homme religieux ? Avec un tel nom..tiens, faudrait qu'elle pense à embaucher des gosses.


Elle laissa planner un silence,laissant le Saint avec son verre levée attendre pendant un moment, et de lever le sien à son tour et d'en prendre une bonne gorgée. Elle ne put s'empecher de grimacer et de pousser un petit juron bien de la maison. Le spiritueu x était fort, comme elle l'aimait. Faudrait qu'elle remercient le type qui lui avait apporté d'une facon des plus personelles.


Elle reposa le verre sur son bureau, avant de s'appuiyer les deux coudes sur la surface et d'installer sa tête dans ses mains, dans une pose des plus innocentes et candides, même si les traits de la maquerelle était des plus serieux.

-First of all, Mr.Saint, j'apprécie compliment,mais je suis loin d'être produit d'un ange. Plutôt l'inverse, don't you think ? Après tout, une sainte femme ne travaille pas vice...well..except you.


L'anglais était utilisée à bon eccient, la femme d'expérience prenant un villain plaisir à voir l'incompréhension sur le visage de ses interlocuteurs. Un petit plaisir personelle quoi.

-Ma confiance ? Monsieur Saint, vous comprendre qu'une femme, travaillant dans domaine du luxure, ne peut donner confiance à tout le monde.

Elle sirota du précieux liquide,avant de reprendre sa pause candide des plus déplacement, considerant la décoration de l'endroit.


-Que veux un Saint ? Un gamin ?

Elle rigola de son humour, d'un rire distingué et poli, avant de reprendre son attitude de femme d'affaire emasculeuse d'homme.

-Meurtre ? Kidnapping ? Décoration interieur ? Mes talents sont nombres. Ma confiance, elle,limité...surtout avec ceux qui veulent droguer pour discuter.

La maquerelle était des plus direct avec son interlocuteur, son ton aurait tranché comme l'acier, mais la syntaxe défaillante de Baker donnait un effet totalement opposé à son discours.

-Now, ceci n'est pas menace, loin de là. Mais, où je viens, nous eviter drogues et commerces, vous voyez ? But..let me guess..la faveur que vous demander..lien avec vos hommes,non ? Vous voyez,Mr.Saint, ces hommes massacre un de mes employées, pour votre faveur. J'espère que vous avez beaucoup à offrir, plus que hommes pourrait offrir..now..Parler. J'ai commerce à gerer, hommes à entrainer et femmes à enseigner.
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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: Shooting Beauty   Lun 25 Nov 2013 - 15:45

Emily se montrait insultante, et refusa de trinquer avec le Saint, qui le prit très mal. Quelle genre de personne buvait son verre sans trinquer, surtout quand on était la personne qui recevait l'invité ? Le Saint commençait à trouver son interlocutrice de plus en plus désagréable. Et l'esprit mégalo, puant l'auto-satisfaction, de la maquerelle, commençait à empester dans toute la pièce. Du moins, le Saint en avait l'impression.

Voilà qu'elle se prenait pour l'Ange dont le Saint avait parlé. Et elle ne cessait de baragouiner dans une autre langue dont les sons incompréhensibles ponctuaient ses réponses. Le Saint n'était pas dupe. Elle parlait suffisamment bien français pour que tout ceci ne soit qu'une façon de le confronter à son ignorance, et de le rabaisser. Il ne supportait plus l'anglo, et il se sentait insulté à tout moment.

Même en étant parfaitement candide, et en trouvant pour elle les excuses qu'elle ne formulait pas pour expliquer ses actes - comme les différences de coutumes, pour les verres qui ne se sont pas entrechoqués -, c'était évident qu'elle se moquait de lui. Même André, cet idiot, s'en serait rendu compte.

Il commençait à douter de son interprétation des signes. Il devait y avoir erreur, ça n'était certainement pas la bonne personne pour marcher contre le Trident.

Après une blague que le Saint ne saisit pas, et un éclat de rire que le Saint, affichant un visage impassible et froid, ne partagea pas, elle énuméra ce qu'elle pouvait faire pour lui. Mais sans oublier de souligner que sa confiance se payait, et cher.

Elle refusa même la drogue, prétextant qu'elle ne pouvait faire affaire sous l'emprise de substances chimiques. Mais elle s'était enfilé son verre de gnôle. Le Saint commençait à entendre un murmure dans sa tête, qui lui soufflait de lui écraser le front sur le bord du bureau jusqu'à ce qu'elle meure. Mais ce murmure venait de lui, ce n'était pas la Voix des Anges. Alors il le réprima avec beaucoup d'efforts, tentant de canaliser sa haine intérieure.

Et la voilà qui maintenant se plaignait que son client, toxico du dimanche, qu'elle qualifiait d'employé - certainement pas celui du mois - comme si il travaillait pour elle, se faisait dérouiller par les deux cogneurs. Qu'est ce qu'on en avait à foutre, bordel ? Le Saint fulminait intérieurement. Les jérémiades maniérées incessantes de la pédante était en train de lui donner mal à la tête et de lui faire perdre son sang-froid. Et ce vouvoiement de façade qu'il y avait entre eux ne faisait que l'énerver encore plus.

Nerveusement, les mains tremblantes, il fouilla sa pharmacie et entreprit, avec difficulté de rouler une cigarette de cannabis - qu'il ne partagerait pas, qu'elle aille se faire mettre ! - pour se détendre.

Au moment où il mit les mains dans sa trousse à dope, il remarqua la seringue. Elle ne lui avait pas été confisquée à l'entrée. Il vit son corps, comme s'il était un esprit détaché de celui-ci, glisser ses mains dans la trousse, s'emparer de la seringue, et bondir par dessus le bureau en l'enfonçant comme un poignard dans son visage, en libérant toute sa rage et en hurlant des insultes à cette salope. Le sang giclait. Elle hurlait. La seringue entrait dans son oeil, jusqu'au fond du cerveau, pour ressortir et s'enfoncer dans sa gorge, dans son palais, dans ses joues, dans son torse.

« Mister Saint ?
- Hein ? Ah oui ... »


Le Saint réintégra son corps et sortit de sa torpeur. Il avait le papier de cigarette remplit d'herbes séchées entre les mains, son cul toujours visé sur la chaise qui faisait face à Emily. Il se sentit en sudation, subitement. Il roula, mais ses mains étaient moites. il parvint néanmoins à faire une espèce de cône mal tassé qu'il alluma nerveusement avec son zippo qui manquait d'essence. La mèche prenait mal, il dut s'y reprendre à trois reprise, avant de sentir le goût salvateur des essences relaxantes.

« Désolé, j'écoutais pas ... Je pensais à autre chose. Qu'est ce que vous disiez, déjà ? »

Il prit le verre de gnôle et se l'envoya d'une traite, avant de se resservir immédiatement, après avoir cillé une fois sous la brutalité du degré d'alcoolémie. Au moins ce verre l'avait-il réveillé pour de bon. Il tira sur le joint et  après avoir emplit ses poumons de la fumée, il la recracha vers Emily dans un long et lent souffle.

« Ah oui ! Un commerce à gérer, oui ... Très-bien très-bien, continua t-il vaguement, repensant à sa douce vision qui l'avait emmené dans une réalité parallèle aussi libératrice que tentatrice. Bref, donc je disais ... Qu'est-ce que je disais déjà ? Ah oui, j'y suis. Donc je disais ... »

Il marqua de nouveau une pause, comme s'il avait encore oublié de quoi il parlait. Le Saint commençait à élaborer un nouveau plan dans sa caboche de fou furieux. Pourquoi demandez l'autorisation quand on pouvait se servir ?

« Excusez-moi, mais vous vous êtes plainte au sujet de votre employé, non ? demande-t-il en changeant à nouveau complètement de conversation. Ses sautes d'une idée à l'autre devaient le rendre difficile à suivre. Probablement penserait-elle de lui qu'il n'était qu'un toxico complètement pété aux drogues. J'peux pas supporter qu'ça soit un argument qui entrave notre conversation, je suis désolé. J'aurais su que vous teniez tant à ce ... à ce ... à cet "employé" ... Jamais j'vous aurais demandé ce que vous avez interprété comme une faveur. Je pensais vous débarrasser d'un rad-cafard, et vous proposer de la dope meilleure et moins cher, mais je vois qu'vous n'êtes pas intéressée ... Je vais de ce pas dans l'arrière-cours, continua-t-il en se levant, son verre et son joint dans chaque main. Je vais faire libérer votre employé. Oublions ce malentendu. »

Il s'enfila son deuxième verre de gnôle cul-sec avant de le reposer sur le bureau dans un claquement sec. Puis il tira à nouveau quelques bouffées sur sa cigarette, en se dirigeant vers la porte.

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Emily Baker
MessageSujet: Re: Shooting Beauty   Lun 25 Nov 2013 - 16:25

Saloperie. Bordel.Damn.Fuck.Shit.Cunt.Tits.Cock.Balls

Voilà les pensées qui parcourait les neurones de la maquerelle, alors que son interlocuteur se dirigait vers la porte. Fallait qu'elle reprenne la situation, merde ! Elle fesait tout fouirré ! Merde, mais où s'était-t'elle planter ? Pas le temps d'y repenser, la main tenant son verre tremble,son corps passablement engourdi par la mal nutrition et le verre de spiritueux ne prenant plus la peine de cacher ses signes de nervosité. C'était tout, ou rien.

Craq. Un tout petit cracquement,accompagné du son de vitre brisé tombant sur la moquette à moitiée bouffer par les vermines. Puis accompagné du son mat de son sang coulant lentement sur le sol. Le verre avait briser dans ses mains, la vitre brisé entayant sa paume. En temps normal, elle aurait trouvé la scène passablement érotique et agréable, mais là, ce qu'elle s'appretait à faire allait contre tous ses mesures de sécuritées, ses précaution, son éthique de femme d'affaire.


Elle se releva lentement et vérifia que le pistolet était toujours niché dans sa ceinture, son poids réconfortant étant toujours niché à proximité de son bas-ventre. Parfait.

-Vous croire que incapable de débarasser de la vermine moi même ? Just.fucking.follow.me.

Puis, en bousculant le Saint d'un coup d'épaule, la macquerelle en colère se diriga vers la cours intérieur , à la marche rapide. Certains gardes et employées l'interpellèrent, la vue de la main ensanglanté piquant la curiosité. Pour le reste, il était assez commun de voir Emily en colère, surtout quand de l'alcool était inclu dans le mélange. Elle gueula deux trois insultes en anglais,avant d'ouvrir la porte menant à la cour.


Vous voyez, Emily externe sa colère. Cet colère qu'elle ressent surtout envers elle même. Elle qui avait l'habitude de mener négociations et échanges avec brios, qu'un partenaire pottentiel lui tourne le dos l'insulte. Son ego était à vif, sa santé mentale, dèja instable, était pathétique. Comme sa main gauche, tremblant et saignant comme un porcelet égorgé.


Exclamation de surprises des deux dealers du trident. Sa main droite vient aggriper la crosse de son flingue, et dans un mouvement des plus imprécis, elle pointa le pistolet sur son pauvre employée,avant d'appuiyer sur la gachette à 5 reprises. Cinq dans le bide. Cinq cri de colère, un pistolet qui vole pour aller terminer sa course dans une pile de débris.


Silence. Suivi d'interogations, de cris de frustrations, de surprise. La maquerelle, elle, regarde la dépouille de son dealer, la gorge en feu à force de crier, ou alors, c'est la gnôle qui lui manque. Son feu brule encore dans son ventre. Ses poings crispées, ensanglantées. Putain un congé lui ferait du bien.


-Vous deux...Get.the.fuck.out.of.my.sight.before.i.kill.you.both.

Puis, en francais cet fois, devant leur air ébahit.

-SORTEZ BORDEL !

Maintenant..le Saint..il était où ce connard ? L'avait t'il suivit ? Putain de dopée toxico macho à la con..

Puis, elle alla écraser son poing sur le mur de la cour, sentant ses jointures craquées sous l'impact.
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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: Shooting Beauty   Lun 25 Nov 2013 - 18:57

Emily devait surement être dans une rage noire, puisqu'elle le harangua avec force et fureur, alors qu'il allait retrouver les deux imbéciles.

-Vous croire que incapable de débarrasser de la vermine moi même ? Just.fucking.follow.me.

Elle le bouscula, puis sortit comme une furie de son bureau. Le Saint retourna rapidement jusqu'au bureau, pendant qu'elle engueulait le personnel dans sa langue natale. Il faucha la bouteille de gnôle avec un sourire satisfait, puis força le pas en s'en envoyant une rasade qui lui chauffa les joues et lui alluma le feu dans tout son corps. Il s'élança à la suite de l'ouragan Emily, presque en courant, pour qu'elle ne le distance pas.

Il jeta des regards amusés aux prostituées qui s'étaient arrêté de danser un moment et aux clients qui avaient cessés de regarder le spectacle érotique qui s'offraient à eux, pour mieux regarder l'action qui se passait bruyamment en arrière plan.

Ahah, le Saint n'aurait jamais pu imaginer que ça marcherait si bien ! Mais il était impératif qu'il soit avec elle quand elle débarquerait dans la cours. Pour l'empêcher de tout foutre en l'air. C'est qu'elle était sacrément impétueuse, la garce !

Elle entra dans la salle et les deux hommes de main arrêtèrent leur interrogatoire pour se tourner vers la nouvelle arrivante. Comme elle était armée et qu'ils ne l'étaient pas, ils obtempérèrent. Bon Dieu, jamais le Saint n'aurait pu imaginer que ça se passerait si bien ! Il exultait ! Elle allait les foutre à la porte, et le Saint serait libre de lui expliquer son plan ! Merveillleux !

Puis l'ouragan ravagea tout. Elle tendit le bras et cinq balles transpercèrent le dealer de pacotille de part en part, sous le regard horrifié du Saint. Tout venait de voler en éclat. Son plan génial ne pouvait plus être réalisé ! Surtout que André et EHS étaient témoins de tout ! Jamais il ne pourrait se faire passer pour mort à la place de ce cadavre qu'ils avaient vu ...

Cette pute-en-chef avait tout ruiné ... Son caractère impétueux était une malédiction.

-SORTEZ BORDEL !

Les deux hommes, menacés par le flingue, se dépêchèrent de sortirent. Dépité, plus aucun sourire de satisfaction n'illuminait le visage du Saint. La bouteille dont il comptait se servir pour brûler le visage de Michel, qui était à peu près de sa corpulence, et ainsi se faire passer pour mort aux yeux des deux costauds qui le suivaient à la trace, glissa de ses mains, lentement, et se brisa sur le bitume. Le joint seulement moitié consumé glissa de ses doigts, et tomba à quelques centimètres de la flaque d'alcool pur. Ses yeux brûlaient de fureur, à son tour. Une rage qu'il ne pouvait plus canaliser.

" Espèce de connasse ! T'as tout foutu en l'air ! gueula le Saint si fort que André et EHS, ainsi que toutes les autres personnes dans la baraque, l'entendraient à coup sur. J'avais besoin de ce merdeux ! "

Sans lui laisser le temps de faire un geste de plus, de sa main squelettique, il enserra la gorge d'Emily, et de son autre main, il lui serra le poignet qui tenait l'arme si fort qu'elle aurait l'impression qu'on lui broie les os. Il approcha son visage de la maquerelle et lui postillonna dans la face dans un sifflement hargneux entre ses dents noirâtres, sans écarter sa mâchoire serrée de rage. Sa tempe avait gonflée de façon impressionnante et son visage osseux était habillé d'une grimace de haine pure.

" Tire tes dernières balles maintenant, salope, ou j'te crève. "

Il maintenait fermement son arme en direction du sol, pour qu'aucune balle ne l'atteigne.

" Tire par terre tes balles, et sort de là. Dis leur que je suis mort, et s'ils veulent voir mon cadavre, tire leur dans les bras et les jambes. Fais-le. "

Puis, toujours sifflant sur le ton de la colère, mais en reprenant des formes de politesse.

" Ensuite ... Ensuite, Mademoiselle Baqueur ... Nous parlerons enfin d'affaires ... D'égal à égal, Mademoiselle Baiqueur, et dans une ambiance décontractée et sereine ... Et crois moi, tu y gagneras ... Beaucoup. Alors marche avec moi pour le moment. "

Puis, criant à nouveau, lâchant un filet de bave qui vint s'écraser à peu près à part égale sur le visage d'Emily et sur le menton du saint, le Saint lui ordonna de tirer.

" Vas-y ! Tire, connasse, si tu l'oses ! "

C'était dit avec suffisamment de conviction et de force pour que derrière la porte, tout le monde comprenne qu'une histoire sanglante était en train de se produire. A la fois, le Saint était un acteur qui jouait son rôle magnifiquement surtout parce qu'il avait VRAIMENT une dispute avec la maquerelle.

Mais si elle faisait ce qu'il venait de lui dire de faire, le Saint se montrerait très généreux. Vraiment très généreux. La négociation tournerait vite à l'avantage de la nouvelle entrepreneuse.

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Emily Baker
MessageSujet: Re: Shooting Beauty   Mar 26 Nov 2013 - 3:41

Le Saint du sentir la resistance dans le bras de la macquerelle, tandis que son régard mi-couroucée,mi-surpris lui retournait son regard fou. Bien sur, la macquerelle tenta de se sortir de l'emprise du Saint, mais il fallait ce l'avouer, la force brute était loin d'être le point fort de la régente, et puis, chaque mouvement lui donnait l'impression que les doigts squelletiques de Vincent s'enfoncait dans ses chaires. Elle poussa un juron étranglé, avant d'appuiyer sur la gachette à plusieurs reprises, sentant les éclats du plancher lui érafler les jambes, qui heureusement était proteger par un jeans.


Elle appuiya, jusqu'a ce qu'on attendit le clic caractéristique du flingue vide et que le Saint lacha son emprise sur sa gorge. Ne pas lui briser la tête sur le parquet demandait toute la volonté de la maquerelle, qui était pour le moment courbée en deux, halletant, ses pauvres poumons fesant le plein d'oxygène, tandis que son sang dégoulinait toujours sur le plancher. Sa serait bien chiant à nettoyer sa.


Elle aurait passer plus de temps à ce récuperer, à ce faire une gueule présentable, à se donner une image de leader, mais le regard insistant et passablement instable du Saint lui dicuadait de rester plus longtemps. Elle cracha au sol, avant de retourner dans la salle principal, plaquant sa main blessé sur sa poitrine.


Inutile de vous dire que ce fut les deux molosses de plus tôt qui l'accuilèrent, avec des regards noirs et des airs de tueurs en série fraichement évader. Inutile de vous dire qu'Emily leur retourna la courtoisie,en s'assurant que ces hommes lui jetterent un coup d'oeil. À la place, l'entireté de la clientèle avait le regard fixé sur le trio, en effet, le genre de scène était des plus rares dans l'établissement, qui avait la réputation d'être un endroit relativement sur. Parfait. Les deux cons ne ferait pas de trucs idiots avec tant de flingues pointées sur eux.


-Vous deux, fiche le camp. Il n'a rien pour vous ici, sauf mort. Je ne veux pas revoir vous ici.

Le ton était acide, et sincère. Pas besoin de jouer la comédie quand les sentiments exprimées étaient des plus réels.La menace dans son language était flagrante, surtout accompagné avec l'insertion d'un nouveaux chargeur dans son pistolet. Bien sur, l'escorte du Saint n'obtère pas, voulant voir la scène de leur propre yeux. Même qu'André, le plus grand du duo, tenta de bousculer la patronne. Tenta étant le mot clé, car un projectile en acier vient terminer sa course dans son estomac, ruinant ainsi au passage quelques organes internes. Puis une autre. Et un coup de pieds dans les couilles, pour réduire les chances que la connard se reproduise.


Avec André sur le sol, se tortillant dans son sang, la demande d'Emily semblait des plus raisonables, surtout accompagné des flingues de ses gardes. Avec le flingue braquée sur la tête d'André, elle répeta, lentement, tout en caressant la gachette.


-Tu.sors ou je vous tues.tous.3..2..1..

Un sourire carnacier sur les traits de la maquerelle suivit André alors qu'il quitta le bordel, supportant un André laissant une trainée de sang derrière lui. Inutile de vous dire que l'ambiance de la soirée était ruinée, les employées tenta d'attirer l'attention de la clientèle avec leur danses erotiques. Emily ? Elle ? Pour le moment , elle s'en foutait. Elle était à bout, son capital de patience épuisser. Putain, elle devait tirée un coup. Ou boir.Ou..n'importe quoi merde.Mais avant..cet enflure de Saint. Elle retourna dans l'arrière cours, puis, en lui jetta le regard de celle qui était épuisée et à bout, le regard de celle qui luttait pour garder une facade de self controle..


-Parlons..j'ai presque foutu commerce en l'air..deal est mieux d'être bien..merde..damn..

La femme d'expérience n'arrivait pas à croire ce qu'elle avait fait, elle qui avait réussit à garder un certain calme depuis son arrivé au pouvoir. Elle était déestabiliser, au point qu'elle s'assit sur le sol,fixant le cadavre de Michel.

-What have I fucking done.
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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: Shooting Beauty   Mer 27 Nov 2013 - 20:41

Elle tira les coups de feu, et sortit comme une furie. Le Saint aurait du être content. Mais il ne l'était pas. Il avait du improviser un plan parce que celui qu'il avait ébauché n'était pas parfait. Son sourire satisfait avait complètement disparu de son visage. Il s'en voulait. Il en avait été réduit à menacer une personne à qui il devrait rendre des comptes par la suite. Elle l'aidait contre son gré, et elle se mettait à dos le Trident tout entier. Il allait devoir raquer un sacré paquet pour s'en tirer ... s'il voulait s'en tirer. Il n'était pas exclu qu'elle l'abatte en revenant dans la cours.

Dehors, Emily mit les deux hommes de main du Trident à la porte, et tira quelques coups de feu supplémentaires. Le Saint essaya de trouver la paix intérieur, et de retrouver son calme. Si la route devait finir ici, ainsi soit-il, la volonté des Anges ne peut pas être contredite. S'il y avait une autre solution, alors les Anges le guideraient sur la bonne voie.

Lorsque Emily revint dans la salle, elle se trouva face à un homme calme, qui avait réussi à éradiquer toute trace de haine ou de peur. Il faisait face à son destin. Quant à elle, elle semblait tellement fatiguée, si fragile ... Le Saint aurait pu compatir, s'il ne s'attendait pas à ce qu'elle le plombe d'une seconde à l'autre.

« Parlons ... J'ai presque foutu commerce en l'air ... Deal est mieux d'être bien ... Merde ... Damn ... »

Elle semblait véritablement abattue, mais au moins, en dégageant toute sa rage sur André, elle semblait avoir perdu son agressivité et sa colère. S'il n'avait pas été un compagnon de route très désiré, Simplet avait au moins été un bouc-émissaire exceptionnel.

La tueuse à bout de nerfs se mit dos au mur, et glissa piteusement le long de celui-ci pour finir assise sur le sol. Elle fixait, comme ronger par la culpabilité, le cadavre de Michel.

« What have I fucking done ... »

Le Saint laissa les secondes s'égrainer dans un silence pesant. Il était vivant, et ils étaient déjà ensemble dans la même pièce depuis plus d'une minute. Le plus dur était passé. Mais il pesa très soigneusement ses mots. Il avait eu la preuve visuel de ce que pouvait être cette femme aux cheveux noirs, si on la contrariait. Il déglutit, puis pris la parole avec une petite voix, de laquelle pointait une certaine compassion.

« Je suis désolé pour tout ce qui s'est passé ... Je vous dois des explications. Je n'avais tout simplement pas le choix ... »

Le Saint se dirigea vers le mur adjacent à celui où Emily s'était adossé, et il imita la position de son interlocutrice, en se posant en tailleur le long du mur au crépis abîmé.

« Ces deux hommes sont des tueurs du Trident. Je suis aussi un membre du Trident, mais cette histoire est assez compliquée ... Le Baron, celui qui dirige le Trident, m'a engagé pour retrouver des dealers indépendants qui vendent le meilleur Psycho de Paris ... Et il m'a donné ces deux imbéciles pour faire le sale boulot. Sauf que le dealer indépendant qu'il cherche, c'est moi. Non seulement, je suis le dealer indépendant que le Baron veut voir mort, mais en plus, je suis un traître. Surement qu'il me soupçonnait déjà. C'est pour ça que ces deux gros bras étaient là. Pour me surveiller plus que pour autre chose. C'est pour ça que je devais faire ça ... Me faire passer pour mort. Et que tous puissent en témoigner. Je disparais de l'organisation, je n'existe plus, je suis mort. C'était la seule façon de ... ressusciter. »

Il laissa quelques secondes s'écouler, en jetant un regard froid, mais emprunt d’honnêteté, à la maquerelle. Le temps pour elle d'assimiler ce flot d'informations.

« Vous pourriez me tuer ... Je suis venu chez vous, j'ai mis le bordel, et je vous ai ... piégé, en quelques sortes. Mais je suis sur que nous pouvons trouver un arrangement. Le Trident ne sera plus votre allié, même si vous me donner à eux. Vous avez tirer sur un de leurs hommes. Mais je suis quand même prêt à acheter votre silence et votre collaboration. Moi et mon associé, nous pourrons vous fournir à des prix plus qu'avantageux la meilleure drogue de tout Paris. Vous en tirerez tellement de bénéfices que vous pourrez doubler votre personnel pour la sécurité ... Le Trident n'attaquera pas la forteresse que vous allez vous construire avec notre drogue. C'est la récompense pour votre prise de partie ... »

A nouveau, une pause plus longue. Il cherchait à jauger la réaction d'Emily, mais sans beaucoup de succès. Cependant, il était sur d'avoir son attention.

« Et quand je vais voir mon associé ... Et lui dire tout c'qu'y s'est passé ... On passera la vitesse supérieure ... Le Trident veut nous abattre, mais on va contre-attaquer. Ce sera une guerre ouverte, et nous allons renverser ces enculés. Soyez notre allié, et nous serons vos fournisseurs et vos protecteurs. Alors ? Qu'est-ce que vous dites ? »

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Emily Baker
MessageSujet: Re: Shooting Beauty   Mer 27 Nov 2013 - 22:18

La voix du Saint sonnait comme une douce mélodie, une mélodie recomfortante, une mélodie qui tentait en vain de la ramener sur Terre. La maquerelle devait bien le dire, le Francais avait cet effet que l'anglais n'avait pas. Tendre, doux, réconfortant n'était pas des adjectifs qui allait bien à la langue natal de la macquerelle, maquerelle qui jouait toujours machinalement avec l'arme dans ses mains, son regard perdu dans les vagues sanglantes qu'offrait la dépouille du dealer.


Lentement, sans jeter un regard à son interlocuteur, elle se releva, s'appuiyant sur sa paume blessé, grogant de douleurs et d'incomfort. Elle avait connu la vie d'une proie, elle avait connue la vie de celle réduite à toute les bassesses pour survivre. Elle avait connue les couteaux qui tranches les chaires, les masses qui broies les os et les flingues qui perce la peau. Ses rêves n'étaient remplies que d'amer souvenirs et d'horrible connerie. Cet vie, elle l'avait enterée sous le cadavre de Ruby et des goules qu'elles avait du tuer pour en arriver là. Cet Emily, elle était morte, mutilisée,sodomiser,massacrer, trouer,gerber, pisser.


Elle soupira, se cachant le visage dans ses deux mains, se mordant la lêvre inférieur à un point où elle senti la délicieuse flagrance de son hémoglobine sur ses papilles gustatives. Ses yeux allait de Michel, au Saint, et ainsi de suite. Dans toute la merde qui venait d'arriver soudainement dans sa vie, le Saint avait tout l'apparence d'une bouée de sauvetage, en plus squelletique toute fois.Finalement, elle ranga la pistolet dans sa ceinture.

-Je n'ai pas vraiment choix..non ?

Le ton utiliser était faible, à peine plus fort que le plus silencieux des murmures. Impossible de savoir si la touriste britanique s'adressait au Saint, ou à elle même. Sa voix tremblait, comme elle même, qui réussisait à rester saine d'esprit seulement pour garder un semblant de classe devant un partenaire..non..un alliée..c'était le terme utilisé.Alliée..


-D'accord. J'accepte. Je ne pas fouttre ma vie en l'air pour rien. Je..Je.. Nous parler entente ? Maintenant ?

Maintenant qu'elle begaillait. Bordel de merde Emily, reprend toi saloperie. La femme d'affaire n'avait franchement pas envie de parler bussiness dans le moment, dèja que son état était loin d'être optimal, et le Saint devait bien le savoir, même un junkie à moitié crever l'aurait remarqué. Distraitement, Baker se mit à se gratter la paume, la plaie se remettant à saigner, elle s'en foutait bien de toute manière.


-Look..uhm...I..Je.. aller dans ..m..mes quartiers..relaxer.....je..votre matos.. d'ac ?


Son francais devenait de moins en moins cohérents, elle quitta la cour avant de voir si son interlocuteur avait compris. Peu importe, elle avait besoin d'être seule un moment, quelque secondes de silence. Elle traversa la salle principal, le menton enfouie dans la poitrine, les bras croisées et les ongles enfouies dans les chaires de ses bras , ignorant les interogations de tous, ni les larmes qui pointait au coin des ses yeux. Non, non, pas maintenant.

Elle défonca presque la porte de sa chambre,tout comme elle manqua de l'arracher en la refermant. Enfin seule. Allez, on pleure un grand coup malgré sa volonter. On enfonce son poing dans le mobilier, on gueule sa rage tel une pré-ado sur les stéroides. On file des coups de pieds à toute les surfaces inimaginables, puis on fini sa course sur le matelas durci par les années de vices. Rien à faire, toujours en colère, toujours nerveuses, toujours ce sentiment dans l'bas ventre qui empeche de bien ce sentir.

-JUST FUCKING KILL ME ALREADY !


Elle gueula. Pourquoi ? Sais pas. À qui ? Elle ? La vie ? On s'en branle. Elle ne pleurait plus. Au moins. Elle essuiya sa main pissant le sang sur son visage...au moins elle aurait la classe devant son invité du jour.
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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: Shooting Beauty   Dim 1 Déc 2013 - 20:47

Le Saint crut vaguement comprendre que la tenancière du bordel était disposée a accepté les termes de l'association. Elle partit promptement. Elle semblait dans une méchante humeur.

Bien sur qu'elle avait le choix. Tout le monde avait toujours le choix. Tu pouvais choisir de travailler honnêtement ou de te mettre à vendre de la dope à des gamins et des détritus humains. Tu pouvais choisir de foutre le bordel dans une maison de passe ou de donner ton associé. Tu pouvais choisir de tuer ou de laisser vivre. Tout le temps, tout le monde avait le choix. Seulement, il y avait des choix meilleurs que d'autres. Il fallait peser le pour et le contre. Trouver un sens à ses actes, bien qu'ils n'aient au final aucun sens particulier. Il fallait décider d'agir avec la raison ou sans aucune forme de réflexion. Par instinct meurtrier, ou par instinct de conservation. Et il fallait toujours faire son choix.

Parfois, tuer un homme peut apporter plus de problèmes qu'en résoudre. Parfois, ne pas le tuer, c'est s'exposer à une mort certaine. Le Saint faisait confiance aux Anges et aux signes, autant qu'à son instinct, pour apporter des réponses aux chois qui se proposaient à lui.

Alors qu'il songeait à ça, il retourna dans le bureau d'Emily, qui devait maintenant l'y attendre depuis un moment.

Il poussa la porte, et découvrit Emily, qui avait retrouvé sa dignité, derrière son bureau.

« Vous voulez tester mon matos, non ? »

Il déballa sa trousse à pharmacie pour la deuxième fois.

« Me prenez pas pour un simple vendeur de lait en poudre. Si j'vous propose de tester certains de mes produits, c'est pour mieux qu'vous constatiez la qualité d'ma dope. La meilleure chose que j'ai, c'est du Psycho. Pas du Psycho de merde, coupé à je sais pas quoi, et mal synthétiser. Du Psycho que prenaient les militaires français et les premières générations de rebelles. Du Psycho d'avant-guerre ... »

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Emily Baker
MessageSujet: Re: Shooting Beauty   Lun 2 Déc 2013 - 15:24

Assise derrière son bureau, les cheveux recoiffées, les blessures pansées et les vêtements changée, la tenancière avait repris cet air de confiance et de maitrise qui semblait lui être innée, au premiers abords. Un observateur doué, ou un client régulier aurait bien remarquer qu'un truc clochait, que le tout sonnait faux,qu'il y' avait anguille sous roche.


Elle resta silencieuse un moment, examinant d'un air distrait la pharmacie mobile du tonton le saint, se demandant bien ce qui pouvait pousser un individu à ce shooter avec toutes ses merdes. En même temps, que pouvais pousser une jeune femme à devenir taxidermiste avec des rêves de bordels international? Ouais, valait mieux pas trop investiguer.


Le mec avait l'air de connaître ces trucs , son matos, son gagne pain. Comme elle connaissait le KamaSutra comme le dos de sa main et les préférences de sa clientèle. Ouaip, même si elle voulait pas ce l'admettre, elle et lui, ils avaient des similarités. Au moins, elle n'avait pas la tronche d'un squelette anorexique.


Elle accepta la sérynque de psycho et la fit rouler dans sa paume, l'examina même si elle n'était pas foutue de comprendre quoi en faire, ni qu'elle était ses effets. Elle imaginait bien qu'elle devait se l'injecter, une sérynque étant une séryinque, à moins qu'elle tenait dans sa main nue était une suppositoire des plus retords.Elle espérait pouvoir suivre l'exemple du Saint, après tout, elle était beaucoup trop orgueilleuses pour lui demander tout innocemment comment faire.


Inconsciamment, la main de la maquerelle se sera autour de la dose, ses jointures blanchissantes, sa main tremblant. Allez..happy thoughts.. Le saint pu l'entendre murmurer une insulte en Anglais avant de se rentrer l'aiguille avec violence dans son bras et d'injecter le delicieux cocktail dans ses veines.

Un deux, visages crispées par l'attente de l'inconnue..trois quatre, la séryngue va battre, cinq six, tombe au sol du surprise et manque de te casser le coxis. Sept, huit, j'veux bouffer des huitres. Putain de bordel de merde, elle se sentait bien, woais. Elle avait encore plus envie d'en découdre. Elle avait envie de se taper, plus ou moins littéralement, l’entièreté des terres désolées. Plus particulièrement, elle avait deux glandus quelle voulait ce taper. Elle ouvrit un tirroir de son bureau brusquement, envoya le tirroir et son contenue sur le sol, et attrapa un petit revolver tout minuscule et une long couteau de chasse.

-Saint..You wanna go hunting? I don't like people leaving my establishement unsatisfied.

Réalisant qu'elle avait tout raconter en anglais, elle tenta de parler francais, mais les mots ne venait pas. Ils crevaient dans sa bouche, elle n'avait pas envie de parler une langue fleurie, non, elle voulait crier. Ainsi, elle lui fit un sourire avant courir vers la porte de son bureau. Elle se voyait dèja finir les deux maffieux , trancher leur jugulaires et se rouler dans les intestins..oh putain ouuuui. Putain, l'excitation qu'elle sentait, baiser serait de la merde à partir de maintenant..
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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: Shooting Beauty   Mar 3 Déc 2013 - 21:26

Le Saint s'enfonça l'aiguille dans la veine du bras, et appuya sur le bouton qui activait automatiquement la poussée du liquide dans les veines. Il ferma les yeux de satisfaction. Immédiatement, il se sentit plus vif et plus éveillé. Son cœur battait plus rapidement. C'était comme si tout ses sens endormis venaient juste de se réveiller. Il se sentait invincible, fort comme un Super-Mutant, mais plus rapide et plus agile. Il avait l'impression que plus rien ne lui échappait.

L'autre avait suivi son exemple et semblait complètement décoller. C'était une règle de base : on n'achète pas un produit avant de l'avoir essayer. Pour le Saint, c'était tellement évident qu'il avait proposé l'échantillon gratuit sans même se dire qu'elle pouvait ne pas être habitués aux drogues.

Merde, elle avait des cadavres empaillés dans son bureau et elle tenait un bordel à putes, évidemment qu'elle se défonçait lourd !

Mais l'adrénaline du Psycho sembla affecté sa psyché et ses désirs refoulés plus profondément qu'il ne l'aurait cru, puisqu'elle sortit un pistolet et un couteau de chasse d'une longueur dissuasive. Le Saint eut un mouvement de recul. Emily parla avec un sourire, mais le dealer ne comprit pas un broque de ce qu'elle bava. Elle semblait s'être rendu compte qu'elle n'avait pas parlé français, mais elle ne parvint pas à reformuler la phrase.

Elle fonça alors vers la porte, le Saint s'écarta prudemment - comprenez qu'il fit trois pas en arrière à toute vitesse, en manquant de trébucher - puis la suivit à distance respectable, un ou deux mètre derrière elle. Elle traversa le bordel jusqu'à la porte de sortie, sans jeter un coup d’œil à la salle qui la scrutait de nouveau, son allure et ses armes intriguant.

Elle avait une démarche animale, bestiale. C'était une bête affamée de sang, une bombe prête à exploser. Comme il la suivait, le Saint fut peu à peu contaminé par l'adrénaline et le besoin d'action que la folie contagieuse d'Emily lui transmettait.

Il claqua des doigts en lui demandant qu'on lui rende ses armes, mais le portier qui l'avait débarrassé refusa catégoriquement, en s'excusant toutefois de la gêne occasionnée. Occasionner ? Le Saint ne comprenait pas le sens du mot dans le contexte de la phrase. Dans le doute, il se dit que ça sonnait bien avec "On casse le nez", et il asséna un puissant coup de boule venant d'un mouvement brutal du corps. Le portier s'écroula sur son séant, la main sur son visage, le nez en sang.

Aussitôt, l'ensemble des gardes le pointèrent de leurs armes.

« Whoo ! Non, non, non ! Je veux juste récupérer mes armes ! Je sors avec vot' patronne ! »

Ils continuaient à le garder en joue.

« Dégage, minable !
- He ! Tu m'causes meilleur, toi, ou j'vous prends tous un par un, pédés ! Allez, quoi, j'veux juste mes armes. »

Un tir de semonce siffla à l'oreille gauche du Saint. C'était pas passé loin. Il fila par la porte à la suite d'Emily sans demander son reste.

Elle avait déjà progressé dans les rues désertes, plus tristes et dépravées qu'une femme de parieur alcoolique un soir de défaite. Les deux mafieux n'étaient plus là, déjà. Et c'était tant mieux, se dit en réfléchissant une seconde le Saint. Eurent-ils été là qu'il aurait fallu les tuer, puisque son retour si prématuré à la vie n'aurait pas manqué d'éveiller les soupçons encore plus forts.

« Who, qu'est-ce tu fous ?! Qui tu veux buter comme ça ?! Attends ! Attends, j'te dis ! Putain, lâcha t-il dans un juron pour lui-même. Quelle plaie. »

Il courut et la rattrapa.

« Ils veulent pas me rendre mes armes, là-bas ! Putain, tu kiffes la dope, hein ? Elle te cogne bien sur la cervelle, pas vrai ? Ahaha. »

Inventaire : Ensemble du RP
- 1 comprimé de Mescaline
- 1g de tabac
- 1g de cannabis
- 1 dose de Psycho'75'Pur

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Emily Baker
MessageSujet: Re: Shooting Beauty   Mer 4 Déc 2013 - 4:38

La maquerelle avait bien de la difficulté à garder ses deux yeux sur le visage du Saint, alors pigé une langue qui n'était pas la sienne était de l'ordre du quasi miracle. Ses orreilles captais les mots, mais dans la cervelle de la rosbif camée, les mots n'avaient plus aucun sens,saveur ou signification. Le sang battant dans ses tempes là rendait folle, se tenir sur ses deux jambes sans bougées lui donnait l'impression d'exploser. Elle sautillait quasiment sur place, ses muscles étants crispées, ses veines saillants à la surface de sa peau quasi cadavérique, donnant un air maladif à la femme d'expérience, qui pourtait, se sentait en pleine forme !


Okay...le cerveau avait compris le message du Saint, maintenant fallait lui répondre. Elle avait envie de crier sa réponse, de lui scarifier sur la poitrine, de l'égorger, de licher l'sang résultant. Des jolies images assez tentante qui occupait son esprit. Elle du luter pour garder un semblant de contrôle, après tout, il était la source de cet extasy parfaite, de cet puissance liquide.

-O-o-ouais.Bonne..C-c-came.. Francais..doué..


Son allocution était des plus difficiles, elle avait l'impression de lutter contre elle même.  Elle avait besoin de defouler cet énergie débordante, et même si le visage du Saint était une belle cible...

-GAH FUCK !


Elle gueula, assez fort pour qu'on l'entende, assez fort pour que ces cordes vocales la face soufrir. Assez fort pour qu'elle sente la délicieuse agrume sanguine sur ses papilles gustative. Assez fort pour qu'elle balance, dans un rage quasi berseck, un coup de boule magistral sur un pauvre lampadaire présent.


Elle qui voulait sentir cet douleur, cet violence physique et physiologique, ne comprennait pas. Elle n'avait presque pas senti l'impact,elle ne sentait pas la fleur de douleur qui aurait du émaner de son front, elle ne sentait pas le sang qui coulait le long de ses traits. Pourtant, elle sentait le sang sur sa langue, elle goutait la délicieuse hémoglobine, cet hémoglobine qui lui filla un plaisir quasi orgasmisque alors qu'elle parcouru le trajet de sa bouche à son estomac.


Vincent la regardait avec un de ses regards d'incompréhension, ou de fierté, elle ne savais plus rien. Le psycho avait jeter au sol toute son éducation, ses manières, ses valeurs,sa classe anglaise, ne laissant derrière que les désirs refoulées, les fantaisies réprimers. Freud aurait bander sévère quoi. Elle était un putain d'animal en rage,  ou en rut, mais un rut vraiment zarb. Le pire là dedans ? Une infime parti de son psyché en était consciente, et s'assurerait qu'Emily le regrete.

-FOR FUCKS SAKE ! WHY IS THERE NO ONE TO MURDER IN THIS FUCKING SHITHOLE ?!

Elle gueula aux cieux, damnant un dieu inconnu, avant de retourner scanner la rue  avec ses yeux, ignorant le sang qui commencait à couler en bonne quantité sur les traits de la macquerelle. Il devait avoir un truc..un..un..merde..c'était quoi sa ? Elle crut voir des silhouettes dans le lointain.. elle fronca les yeux, mais le sang embrouillait tout et trompait ses sens. Hommes ou femmes..elle s'en foutait, elle avait un parfait exutoire.. Elle ricana un bon coup , un ricanement de hyène attardé, avant de charger le duo, le couteau dans la main droite et le pistolet dans la gauche.


Avec son sourire carnassier, ses yeux fous injectées de sang et la plaie sur son front, Emily avait l'air de tout sauf d'un enfant de coeur. Elle les chargaient, ne sentant même plus ses pieds sur le sol, ne sentant pas la brulure musculaire. Elle gueula une promesse de douleurs extremes avant de voir ce qui croyait être un flingue pointée dans sa direction.  Une rafale vient sonner dans l'air, Emily senti une brulure au niveaux de la cuisse et manqua de perdre pieds. Elle leva l'arme de poing et appuiya sur la gachette, oubliant la joyeuse existence du cran de sureté.


Elle balanca l'arme derrière elle, tout en chargant toujours. Il y avait toujours un ceintaine de mêtre entre elle et le duo .90..80... 70..73.. Une détonation. Un choc au niveau du bras gauche.  Un choc qui arreta sevère la maquerelle. Elle tomba au sol, ce tenant le bras, bras qui pissait le sang. Bordel, là, elle sentait la douleur, grave.


Les highs, c'est bien. Les down ? Beaucoup moins.
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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: Shooting Beauty   Ven 13 Déc 2013 - 23:04

Le Saint voyait tout beaucoup plus clairement et se sentait capable de détruire la terre entière, avec le shoot qu'il avait pris. Mais étant plus qu'un gros consommateur, les effets de la dope de le mettait pas dans cet état de transe berserk que la maquerelle semblait subir et découvrir.

C'était comme si elle ne l'avait pas entendu se plaindre à propos de ses armes qu'il n'avait pas récupéré. Elle lâcha juste un compliment dit avec difficulté, sur la qualité de la dope, en fouillant les ruines de ses yeux fous et exorbités, injectés de sang.

Merde, on pouvait dire que ça dégénérait. Prudent, le Saint se tint un peu en retrait, la regardant avec méfiance. Elle était armée, lui pas. Et elle semblait prendre un mauvais pied. Le genre de pied qu'on écrase dans la gueule de la personne la plus proche - qui en l’occurrence était le Saint - dans un craquement d'os aussi jouissif que sinistre. Elle voulait du sang. Elle invoqua ses divinités, ses anges, ou les Anges seuls savent quoi, dans une prière ou une malédiction céleste proférée dans sa langue maternelle agressive, qui sonnait comme une cascade de pierres roulantes dans une forêt de conifères. Le Saint ne reconnaissait pas un seul mot, mais ça sonnait comme des insultes de bûcherons. Elle avait une sacré rage, la petite brune.

Il fallait reconnaître pour sa défense que le Psycho de H tabassait violemment sur la cervelle. C'était pas la moitié d'un manchot, pour faire de la chimie un art. Ca vous déglinguait la boite crânienne plus vite qu'un coup de crosse dans le caberlot, mais quand vous repreniez vos esprits, au moins, vous aviez encore votre tête. Ceux autour de vous, pas toujours.

Emily repéra trois pauvres types qui étaient au mauvais endroit au mauvais moment, et fonça sur eux. Le Saint jura et pesta. , tout partait vraiment en couilles. Il essaya de la retenir, mais elle avait déjà une dizaine de mètres d'avance sur lui. Alors il l'appela et tenta de la ramener à la raison, mais sans succès. Elle courrait toujours comme une déchaînée qui chargeait ses oppresseurs. Elle gueulait, couteau et pistolet en main, dans sa foutue langue de barbares, quand une première rafale fut tirée. Le Saint se jeta à terre, main sur la tête, et plusieurs balles passèrent à quelques mètres de lui, ricochant contre le sol de terre et de pierre. Emily, elle, avait été touchée à la jambe. , c'était VRAIMENT la merde.

L'adrénaline montait, le Saint regarda la scène qui suivit, en se précipitant vers un couvert. Une sorte de petit parapet en béton de quarante centimètre de haut, qui offrait une protection idéale face aux trois assaillants. Il s'accroupit derrière ce bouclier, et entendit un deuxième coup de feu, tiré cette fois par un fusil de chasse, pendnat que les trois hommes se déployait sur le bord de la route pour se mettre eux aussi à couvert. La balle toucha Emily qui effectua un quart de cercle sur elle-même, fauchée dans son élan, avant de tomber misérablement comme une poupée de chiffon.

Bon, là, c'était l'extra-merde, le genre de truc qui peut t'arriver que quand t'es raide d'avoir trop pris de dope. Comme ces mecs qui s'enterre sous le sol et meurt étouffer parce qu'une voix dans leur à tête leur a dit de le faire. Le Saint ne savait pas ce qui était passé par la tête de la maquerelle. Est-ce qu'elle avait eu des hallucinations, ou est-ce qu'elle s'était juste complètement laissé porter par la dope qui avait fait sauter tous les barrages et les verrous de son cerveau pour la transformer en bête aux instincts meurtriers ? Peu importe, le résultat était là : elle était par terre, criblée de balles, à quelques trente mètres de lui. Et à trente mètres d'elle, dans l'autre direction, il y avait trois gars armés qui la tenaient en joue.

Le Saint ne réfléchit pas. S'il l'avait fait, il n'aurait sans doute pas agi comme il allait le faire. Tout mis l'un dans l'autre, laisser la maquerelle se faire tuer, c'était se débarrasser du problème à la source. Mais le Saint n'y songea pas, défoncé qu'il était.
Il se leva et leva les bras en l'air, gueulant aux trois autres.

« Putain ! Vous l'avez mise en pièces !
- Qui t'es toi ?!
- Son médecin !
- Quoi ?!
- Son médecin, j'te dis ! Cette fille a des problèmes ! Elle a pas toute sa tête ! Il fit tourner son index autour de sa tempe, pour leur signifier que la petite était gaga. C'est une débile, et vous l'avez flingué comme des vrais tarés !
- Who ! Elle était armée et elle gueulait ! Les trois hommes semblèrent baisser leur garde. Ils ne pointaient plus leur fusil vers la maquerelle, et se redressèrent un peu, échangeant des regards penauds. On pouvait pas savoir que c'était une folle ! »

Le Saint sortit de sa cachette et s'approcha de la grande blessée, toujours les mains en l'air.
« Baissez vos putains d'armes, par tous les Anges ! Vous voyez bien que je suis pas armé ! Et venez me filer un coup de main ! »

Ils hésitèrent, et s'échangèrent de nouveau des regards indécis. Les bras du Saint lui en tombait. Littéralement. Il désigna la blessée.

« Bordel de merde, vous allez pas me laisser me démerder toute seule avec elle ! Amenez-vous, réparez vos saloperie ! Il faut que je la ramène chez elle pour que je la soigne ! »

Se sentant cons, ils se décidèrent finalement, et s'approchèrent prudemment des deux psychotiques, gardant toutefois leurs armes en main.

« Ho arrêtez de jouer les durs, là ! Rangez ça, vous en avez assez fait ! Aidez moi plutôt à l'amener, c'est là-bas. »

Bêtement, ils finirent par se décider. Le Saint et l'un des trois hommes prirent un bras chacun, les deux autres prirent les jambes. Puis la troupe ramena la blessée jusqu'à la maison de passe.

« Désolé, doc, dit le voisin du Saint, on pouvait pas savoir ... On a cru qu'elle nous attaquait. Faut s'méfier de tout par ces temps-ci.
- Je connais le refrain, merci ! »

Le Saint était une sorte de menteur né. Il avait un secret pour ça. Ne pas en faire trop. Il passait pour un type de mauvaise humeur, un sale con associable, un marginal, ce genre de chose. Mais les gens, refroidis par sa mauvaise humeur, n'insistaient jamais - disons très rarement - et le mensonge tenait la route à coup sur.

Ils arrivèrent enfin à la porte du bordel. Ça n'avait pas du être plaisant pour Emily, ça aurait sans doute été plus agréable avec un brancard. Mais le Saint n'avait pas eu le temps de peaufiner les détails, et tant pis pour sa douleur.
« C'est quoi c't'endroit ?
- T'occupes, toque, c'est pas des gens qui tirent sur les autres avant de les connaître en tout cas. »

Le type frappa trois coups à la porte. Deux secondes après, le réceptionniste ouvrit.
« Ho mon dieu ! » s'exclama t-il en voyant sa patronne dans cet état.

Le Saint lâcha le bras de la maquerelle subitement et la tête d'Emily heurta le sol. Les deux autres aux pieds n'avaient pas eu le temps de réagir que déjà, celui qui avait frappé à la porte se ramassa une patate de forain en pleine poire. Sonné par le choc - et aussi par le rebond que fit sa tête contre l'encadrement de la porte du bordel - le Saint en profita pour choper son arme de poing et la pointer sur les deux andouilles qui venaient juste de lâcher les jambes de la blessée, qui se retrouva couchée par terre.

« Tout doux, les comiques. Pas de gestes brusques. Et toi, gros con, dit-il au réceptionniste, appelle tes copains, qu'ils viennent ici mériter leurs paies. »

Quand la sécurité débarqua, le Saint esquissa un large sourire devant le visage blême de l'un des deux gars.
Y a des jours avec et des jours sans. Là, c'était franchement un jour sans, pour ces trois pauvres gars. Mais tous, le Saint comme les gars de la sécurité, restaient méfiants.
« Posez donc vos bottes, vos fringues et vos armes, les p'tits gars. Et quand j'dis ça, j'veux bien dire que vous allez vous foutre à poil et repartir d'où vous êtes venus.
- Tu sais pas à qui tu t'attaques, le tox, menaça le moins blême et le moins assommé des trois.
- Nan, et j'm'en tape. Bouge. »

Ils se déshabillèrent, jusqu'à ne plus garder que leurs caleçons rapiécés et tâchés. Le type le plus blême en portait un vieux blanc avec des motifs de cœurs délavés dessus.
« Okay, vous reprenez la belle endormie, maintenant.
- On dit la Belle au Bois Dormant, connard.
- On dit c'que j'veux et grouille toi, grande gueule. C'est moi qu'ait le flingue, et j'ai pas mis la sécurité, moi, okay ?! »

Ils soulevèrent tout les deux le corps inanimé de leur compagnon, et repartirent d'où ils venaient. Les gardes apportèrent Emily à l'intérieur, faisant le plus attention possible pour ne pas la blessé. Les trois gus avaient parcourus vingt mètres dans la rue. Envahi d'une pulsion et d'un sentiment de puissance, le Saint tendit son bras armé et visa le dos du premier avec un grand sourire. Il le tint en joue, plus d'une minute. Et puis alors, le type se retourna, jetant un regard en arrière. Et là, son visage se décomposa en une figure d'horreur.
« Ho non. Non ! Non ! »
Coup de feu. Coup de feu. Coup de feu.

Le Saint court jusqu'aux cadavres en caleçons étendus au milieu de la rue et vide son chargeur dans leurs corps et leurs têtes.



Ce que ça pouvait faire du bien !

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Emily Baker
MessageSujet: Re: Shooting Beauty   Lun 16 Déc 2013 - 0:32

Grognement de douleurs. Voilà l'étendu des sons que la gorge anglo-saxonne était capable de produire. Une douzaine d'heures c'était écouler depuis l'épisode berserker de la maquerelle,épisode sponsorisée par le Psycho du son copain pour la vie. Une douzaine d'heures ou Emily plannait entre conscience et inconscience, ses moments conscients étant tout sauf lucide, la femme d'affaire baragouinant dans sa langue natales des mots sans queue ni tête, murmurant des insultes et des promesses de souffrance éternelle. Les gardes se chargant de sa protection y eurent pris intêret pendant une heure ou deux, avant de lasser. Tout les employées le savait, Mamzelle Baker était une femme sortant du commun, et plus rien n'étonnait les employées.


Heureusement, les projectiles avait transpercer de part en part les chaires brittaniques, ils n'eurent pas besoin d'enlever les projectiles métalliques. Je dis bien heureusement, car peu d'entre eux avait les connaisances nécessaires pour effectuer ce genre de procédure sans causer un maximum de douleurs à leur patient, et personne ne voulait courir le risque de mettre en colère la touriste d'outre manche, après tout, tous connaisait le sadisme quasi légendaire de la propriétaire.


Le soleil avait quitté le ciel parisien, laissant sa place à une lune sombre caché par les nuages post apocalyptique. On aurait pus dire de même de la conscience des deux gardes affairés à ses protections, qui avait préferer valser avec Morphée plutôt que de proteger leur patronne.On avait transportée Baker dans ses quartiers personelles, dans l'optique de la laisser se reposer. Quiquonque connaisait la proprio aurait su qu'elle ne connaisait pas.


Des clignements d'yeux, voilà ce qui marqua le retour en capital de la maquerelle. Elle pris un moment à comprendre la situation, à ce rememorer les evenements l'ayant menée jusque là. Le Saint, le trident..la dope..l'extase...la chasse..le sang. Le sang...elle se redressa d'un coup, ou du moins tenta, avant de pousser un hoquet de douleurs, sa jambe et son bras gauche lui foutant un mal de chien. Un rapide regard vers son bras lui revella un bandage d'une propreté questionnable, taché de sang lui appartenant. Même chose aux niveau de la jambe. Elle soupira, avant de très lentement, s'assoir sur le bord de son lit et de réfugier sa tête entre ses mains, ignorant la migraine qui pointait le bout de son nez.


Putain qu'elle était conne, se disais-t'elle. Elle evitait les drogues en temps normal, et pour cet putain de raison! On déconne sur la dope..et on se reveillait avec des trous dans la peau..Elle passa un bon moment à s'insulter elle même, avec des mots plus fleuri les uns que les autres, avant de se relever, tranquillement, en mordant dans le cuir de la ceinture qu'elle avait au préalablement enlevée. Elle était trop orgeuilleuse pour crier..inutile de vous dire que la pauvre ceinture pris cher.


Se tenant le bras et trainant le pied, elle se traina jusqu'à la salle principal. Elle avait envie de gerber, elle se sentait faible du sang perdu, elle tremblait..mais elle devait montrer qu'elle était forte..ouais.. Les sons habituelles du bordels s'étaient tues. Hallucinait t'elle? Nah. Pas de gémissement, de rire, de verres qu'on entrechoque..rien..Elle s'inquietait.


Elle eu la réponse à son questionnement. Le vestibule était vide de client, seul s'y étaient les employées, conversant à voix basse. Emily observa, bouche bée, la scène..mais merde..pourquoi? Personne ne semblais là remarquer, même si en petite cullote et en camisole tachée de fluides corporelles, la maquerelle était aussi camouflées qu'un rouquin en arabie saoudite.


La maquerelle remarqua le dealer de drogue, assi à un table..il était toujours là..tiens..

-Would..someone fucking tell me what happened?!


La maquerelle voulait avoir l'air en colère, mais son cris se termina dans les aigues, ses cordes vocales et sa pauvre cervelle n'appréciant pas l'effort. Son teint était blême, on aurait dit une revenante, tout droit sorti d'un tombe. Quelques employées accourrent dans sa direction, on la soutena, lui disant des trucs en francais qu'elle ne pigait pas..merde, se francais à la con.

-Donner..arme à dealer..he..sauved moi? Donned lui..tout ce qu'il veut..I..I.don't sens bien.
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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: Shooting Beauty   Sam 11 Jan 2014 - 23:53

Le Saint patienta pendant la convalescence de la maquerelle, profitant des locaux en compagnie d'un garde avec qui il avait finalement sympathisé, après avoir raconté à tout le monde au moins trois fois ce qui c'était passé et comment il avait sauvé leur patronne, en omettant soigneusement d'expliquer ce qui avait rendu Emily aussi cinglée et suicidaire. Inutile de faire de la mauvaise pub pour sa dope dans un endroit où il en écoulerait bientôt une bonne partie.

Le garde et lui jouait à un jeu de dés où il fallait parier ce qu'on avait à échanger. Le Saint était dans une veine de cocu et avait déjà remporté quelques anneaux et pas mal de petits extras sympas (une mini-radio FM, un groupe électrogène portatif, et un ouvre-boîte. La valeur réelle devait tourner autour de la centaine d'anneaux au bas mot), quand Emily sortit du bureau où elle se trouvait et commença à baragouiner dans sa langue incompréhensible en déraillant complètement. Elle avait du mal à tenir debout. Sans les calmants, probablement qu'elle n'aurait même pas put se lever.
Le Saint, opportuniste, profita de l'arrivée d'Emily pour mettre fin au jeu et partir gagnant avant de tout reperdre comme ça lui arrivait souvent.

« Donner..arme à dealer..he..sauved moi? Donned lui..tout ce qu'il veut..I..I.don't sens bien. »

C'était pas clair, mais l'essentiel était là. Le Saint ramassa le fourbi qu'il avait gagné dans sa sacoche, et alla voir l'étrangère qui se remettait doucement. Le portier lui apporta le reste de ses effets personnels, armes et tout le tralala. Le Saint ne lui accorda pas un regard, jugeant ce sous-fifre indigne de la moindre marque d'attention.

« Vous vous êtes bien retapée, mademoiselle Baiqueur. Encore un peu de repos, et vous irez mieux. Vous devriez faire venir un médecin qui vous examinera mieux que moi, quand même ... Juste pour être sur. Puis, se penchant sur l'épaule de l'entrepreneuse, il lui chuchota : Je vous ai sauvé, vous m'avez sauvé, notre amitié part sur de bonnes bases. Je reviendrais avec plus de drogues pour fournir vos clients. Vous deviendrez riche et puissante, rapidement, je le sens ... Vous savez vous faire des amis. »

Puis, en s'éloignant, le Saint agita la main en guise de salut, et quitta la place.

« A bientôt, et bon rétablissement, mademoiselle Baqueur. En espérant que notre prochaine rencontre soit moins mouvementée à l'avenir »

Un rire sincère s'éleva comme il s'en allait finalement de cet endroit où l'Ange de la mort comme son Ange Gardien l'avaient suivis.

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Shooting Beauty

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