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 Psycho Classe Affaires

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Isabelle Jager
MessageSujet: Re: Psycho Classe Affaires   Jeu 21 Nov 2013 - 19:01

De la viande humaine était sous ses yeux, il y avait de la putain de viande humaine au menu de ce soir! Isabelle ne pût réprimer une grimace de dégoût. Elle avait la gerbe rien qu'en voyant la chambre froide, sans doutes que les cuisiniers étaient des victimes eux aussi. En fait peut être qu'ils cuisinaient leurs anciens collègues, c'était sans doutes possibles, mais ce n'était pas le problème premier. Il y avait plus important à régler. En effet, les explications de la tatouées, bien qu'un peu cruelle étaient intéressante et utile, malgré tout il fallait trouver quelque chose qui tue tout le monde à coup sûr sans ce prendre la tête et sans qu'ils crient. Oui, en effet, faire le ménage par le vide était la chose à faire en ce moment, quitte à faire d'énormes dommages collatéraux la survie de centaines de personnes dépendait de quelques dizaines de morts. Louis-Marie le Dingue en tête.

-Oui, mais je veux voir la tête de Louis-Marie sur une pique avant la fin de la soirée.

La négrière avait les nerfs à vif, elle s'éloigna un instant du groupe pour tester l'une des gazinières : amorçage manuel. Il n'y avait pas d'allumeur et enflamme le butane manuellement était nécessaire, si on ouvrait à fond les valves de gaz les cuisiniers rendraient l'âme dans la minute. C'était très bon à savoir, d'autant plus que ce serait toujours utile pour élaborer un piège. Un cuistot demanda poliment à la négrière s'il pouvait reprendre son travail, il avait peur d'une "réprimande" à en juger par son ton stressé. Pour toute réponse elle se contenta de renverser une casserole sur l'établi de travail, gâchant ainsi un bon petit plat à base de viande humaine enrobée dans du rad-poulpe. Isabelle retourna rapidement auprès de ses deux camarades d'infortune et leur expliqua son plan :

-Si on ouvre les gazinières le gaz s'échappera et en fermant la porte à clef on pourra asphyxier ses mecs. Après si on passe une cartouche à la casserole, quand elle se déclenchera à cause de la chaleur ça pourrait faire exploser le gaz ambiant à ce moment-là. C'est pas très discret mais ça marquerait le coup d'envoi, ce serait aussi une charmante annonce pour Louis-Marie. Ton avis beau gosse? Demanda-t-elle à l'attention de Victor.

Il était plutôt mignon. Même si ce n'était pas le genre de la négrière.

Où mènent les escaliers de la réserve?

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Victor Malherbe
MessageSujet: Re: Psycho Classe Affaires   Ven 22 Nov 2013 - 23:14

***

La tribale avait - on se demande bien comment d'ailleurs - réussit à déverrouiller la porte qui menait aux cuisines. Et voilà la boucle est bouclé. Un délicieux repas à base de viande humaine, voilà le menu de ce soir . Dégoutant pour sûr mais est-ce vraiment une surprise de la part de ce Louis Marie ? Victor sera alors les poings, ses jointures tournaient au blanc. Une chose de plus qui renforçait l'envie de Victor de tuer Louis Marie de ses propres mains et d'en finir une bonne fois pour toute avec tous ça. Et il était temps. Les cuisiniers ne semblaient pas être dérangés plus que ça par les nouveaux arrivants tant qu'il pouvait continuer à faire ce qu'ils faisaient, Louis Marie était largement plus effrayant que le trio quoi que l'ont en dise.
- Faut s'occuper de Louis Marie et sa clique.
-On ne peut pas laisser ces cuisiniers en vie, ils risque de nous dénoncer et ils ont charcuté des esclaves pour les servir en repas. Il faut les éliminer avant de prendre les escaliers qui mènent en haut au fond de la réserve.
Victor n'était pas vraiment réjouit, il n'était pas prendre des vies juste par plaisir de le faire, mais ces gens lui barraient la route de plus, étaient-ils si innocents ? Ils n'avaient pas l'air contraints de faire ça mais de toutes manières le choix ne se posait plus et il devait accepter l'idée de Zoé si il voulait avoir une chance de sortir d'ici vivant . Alors qu'il allait répondre quelque chose Isabelle le devança :
-Oui, mais je veux voir la tête de Louis-Marie sur une pique avant la fin de la soirée.
- Bonne nouvelle, on est deux dans ce cas. Je suis ici pour ça et pour rien d'autre en réalité. Vous vouliez me tirer les vers du nez, et bien voilà. Si je suis ici c'est pour abattre Louis Marie dit le "Dingue" de n'importe quelle manière que se soit. Il avait parlé à voix basse pour que seul les deux femmes purent l'entendre.
La négrière s'était avancée jusqu'aux cuisinières histoire de regarder un peu le fonctionnement de tous le matériel. Après avoir renversé quelque chose, Victor n'avait pas vu quoi, il avait tourné la tête à ce moment pour voir si rien de dangereux était à l'horizon, et quelques secondes après elle revint prés d'eux pour expliquer, un plan qu'elle avait mis en place. Elle voulait utiliser les gazinières de la cuisine pour pouvoir tuer tous les cuisiniers ni vu ni connu. Enfin ça c'était le plan A, le plan B était plus direct, faire sauter le tout. Elle demanda alors l'avis du masqué - qui ne l'était plus d'ailleurs -
- Mon avis ? Et bien. Que le feux d'artifice commence les filles. Louis Marie ne viendra rien arriver de tous cela et quand il se rendra compte de tous il sera bien trop tard.

***
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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: Psycho Classe Affaires   Sam 30 Nov 2013 - 14:50

-Parfait ... se réjouit Zoé. Allons tuer le dingue ! En collaborant sur ce coup, on devrait réussir à faire quelque chose, mais je dois d'abord le faire parler alors laissez lui des cordes vocales s'il vous plait, ensuite il mourra.

A cet instant, Zoé était enthousiaste et peinait à cacher son excitation derrière ses obscures tatouages. Elle trouvait deux associés de fortune qui ne semblaient pas trop incapable, bien que tout aussi peu coutumiers de ce genre de sauterie qu'elle même. Et malgré l'attrait de la Malebranche pour les célébrations aussi mortelles que vivantes, aussi malsaines qu'euphorisantes, celle-ci avait quelque chose de typiquement humain qui faisait que Zoé ne pouvait pas refuser la promesse d'une explosion de feu, faisant fi de toute réflexion stratégique, si tant est qu'il y en aie eu une ... Alors, la fine équipe mise d'accord sur leurs objectifs et méthodes pouvait commencer cette contre-soirée qui pourrait bien finir par supplanter les extravagances de la cible.

Zoé étais dans un état proche de la frénésie pendant la préparation de la flamboyante diversion, sans doute accentué par le mentat et avant tout galvanisé par cette pyromanie lancinante qui faisait son charme. L'idée était plus ou moins bonne; chacun s'occupait d'un des ingrédient de la recette purificatrice de cuisine. Zoé suggéra tout de même l'utilisation du micro-onde plutôt que de la casserole : elle prétexta une expérience passée dans le domaine des bombes de cuisine (ici). En effet, c'était une manière d'assurance pour tous les trois de savoir qu'ils auraient environ cinq minutes pour agir avant le coup d’envoi, plus sur. La machine était lancée, Zoé s'en alla vers l'escalier de la réserve qui menait au bar de l'étage supérieur.

Le salon de réception n'était plus aussi populeux qu'à son arrivée, la majorité des invités se trouvant dans la salle des artistes à admirer le spectacle grotesque. Cependant, quelques stonards y trainaient encore dans les vapeurs de l'ether et vidaient les fonds de bouteilles sans s'occuper des assassins qui enjambaient le bar pour revenir se mêler à la fête. Quoi qu'il se passe à présent, ils redevenaient, pour quelqu'un qui aurait pu vouloir les chercher, des aiguilles dans une botte d'autres aiguilles.

-Faisons une rapide mise au point, chuchota Zoé entre ses deux complices, la cuisine explosera dans moins de cinq minutes, quand ce sera fait, la foules va paniquer et les gardes se précipiter en bas. Le chaos ainsi généré sera un parfait théâtre d'opération pour nous faufiler dans la salle annexe #1 où se trouve notre ami commun et faire ce que nous avons à faire. D'ici là plaçons nous telle des pièces d’échec. Une dernière chose : préparer vous à de l'action soutenue et tachez de rester discret, de vous fondre un maximum même dans la débandade.

Sur ceux, le trio se sépara pour adopter la meilleur disposition. Zoé se rendit directement, sans omettre de flâner pour donner le change, à la salle des esclaves par laquelle elle avait pris l'ascenseur. Elle veilla à ce que personne ne s'y trouve et ne la voit pénétrer. Ensuite, elle s'empressa d'approcher les esclaves enchainés et les libéra un après l'autre en leur faisant signe d'attendre. Ci fait, il fallait trouver un moyen de les faire agir comme il se devait. Selon toute vraisemblance, il restait environ deux minutes et demi. Largement suffisant pour les amener au plus près de la porte vers la grande pièce. Il fallait attendre le dernier moment, juste après l'explosion pour les faire sortir en trombe et ainsi catalyser l'alchimie chaotique. La psychotique fit miroiter à ces êtres en détresse la liberté par la fuite, pourtant elle savait pertinemment qu'aucun ne parviendrait à s'en sortir, mais ils étaient trop faibles et désespéré pour prendre en compte ce genre de considération.

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Isabelle Jager
MessageSujet: Re: Psycho Classe Affaires   Sam 30 Nov 2013 - 16:00

C'est ainsi que la fine équipe s'était dispersée un peu partout dans la "zone", apparemment la Malebranche était allée du côté de la salle aux esclaves. La négrière alla à la salle de spectacle pour admirer des gens se faire taillader et d'autres se faire griller. Inutile de voir ce genre de chose mais la négrière voulait une bonne raison d'avoir la haine contre Louis-Marie. C'était un bon moyen en prenant en compte le fait que la négrière allait en totale contradiction avec les ordres de l'homme macabre. Elle devait observer passivement et elle avait déjà tué une personne, alors autant pousser l'erreur jusqu'au bout. L'humanité ne s'en porterait que mieux, Isabelle s'installa dans un coin de la salle et continua d'admirer le spectacle. Puis, sentant qu'il y avait de grande chance qu'elle meure ce soir, la négrière sortit son bloc note et commença à écrire :

Laura, que tu sois une Jager où que tu préfères forger ton nom dans tes exploits, sache que je suis fier de toi : tu es forte, intelligente, courageuse. Il ne te reste plus que les convictions pour que tu sois une adulte à part entière. Choisit soigneusement celles-ci.
Jeanne, toutes mes félicitations pour avoir réussi à allier fainéantise, pragmatisme et malice tant de temps. Je te souhaite bonne chance pour le reste de l'aventure, moi j'ai faits la connerie de tomber sûr une mission trop dangereuse pour moi.
Chef/homme macabre, j'aurais voulu connaître votre nom avant de clamser, j'aurais voulu poser mon cul de souris sur votre siège au moins une fois dans ma vie... Bravo pour avoir réussi à redresser l'Arc et en faire quelque chose de potable.


Terminé, rien à ajouter. Les mots n'étaient pas le talent de la lieutenante de l'homme macabre, ne restait plus qu'à voir où les choses et le destin la mènerait. Son couteau était dans sa rangers droite, caché par le pantalon cramoisi. La matraque télescopique était dans l'une des poches de veste d'Isabelle, prête à être dégainée en cas d'attaque. Ne restait plus qu'à attendre l'explosion pour tuer Louis-Marie et sa troupe de timbré, mais intérieurement Isabelle pensait que ça n'allait pas que se passer comme ça. La route du destin était pavée par l'inconnu.

-Dieu que cette soirée s'annonce bonne. Ironisa t-elle.
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Maître du Destin
MessageSujet: Re: Psycho Classe Affaires   Dim 1 Déc 2013 - 18:32

Constatant l'état du Saint, visiblement victime d'un retour de dope ou d'un choc psychologique quelconque, et puisque ses anecdotes n'avaient pas portés auprès des clients autour de la table, Arnold se leva à son tour et entreprit de présenter les effets de l'Héraclès de façon plus rationnelle et scientifique, prenant appuie sur le cobaye humain.

" Vous voyez, le premier pallier l'a immédiatement détendue. La voilà flasque et docile. Sereine dans cette situation pourtant désagréable, vous en conviendrez. La voici déjà qui entre dans un deuxième palier. Constatez par vous même, celui-ci anesthésie complètement la douleur. "
Ce faisant, la goule entailla largement avec un couteau la peau douce et blanche du dos d'Athalia. Elle eut à peine un frisson. Mais pas un hurlement ne l'agita.
" Détachement du corps et de l'esprit, ajouta le Saint.
- Exactement. Est-ce que tu peux parler, jeune fille ?
- Oui ... Oui ...
- Qu'est ce que tu ressens ?
- Un picotement dans le dos ... Je me sens bien. "

Elle se mit à respirer plus profondément, dans un râle lent et régulier. Sa poitrine se soulevait puis s'abaissait au rythme de ses respirations.

" Est-ce que tout va bien ? "

Elle ne répond plus, et semble entrer en trance. Ses yeux se révulsent, et son corps se rigidifie, ne laissant plus que sa poitrine se soulever difficilement au rythme des respirations. Le chimiste pose ses doigts pourrissants sur la carotide de la jeune femme, et sens son cœur battre encore. La fille était monté dans un avion au moment où le produit avait pénétré ses veines, et le bouton du siège éjectable avait été enclenché.

" Détachement complet du corps et de l'esprit, elle nous entends, mais elle contrôle plus qu'dalle ... expliqua mécaniquement le Saint, conscient d'avoir envoyé celle qui lui faisait confiance dans un endroit d'où elle pourrait ne pas revenir. Elle va commencer à délirer dans quelques minutes, voir des trucs, entendre des choses, qui viennent pas d'ce monde ... "

Le Dingue et les autres avaient arrêté de se moquer gratuitement pour apprécier la démonstration. C'est ce qu'ils attendaient de puis le début, et ils appréciaient les explications apportés à bon escient par les deux vendeurs, bien qu'ils ne soient ni l'un ni l'autre des orateurs passionnants. D'autant que le Saint avait perdu sa verve de commercial depuis qu'il avait reconnu Athalia, et n'essayait plus autant qu'avant de combler les silences. En fait, il les laissait même plutôt traîner lourdement.

L'un des hommes du Dingue entra dans la salle où le Saint et Arnold présentai leur nouvelle drogue, interrompant la présentation dont Athalia était la victime impuissante. L'homme affichait un air grave, et fut aussitôt suivit d'un deuxième homme qui lui avait un grand sourire peu rassurant. Le genre de sourire qui veut dire qu'il va y avoir de la violence et du sadisme très rapidement.

" Monsieur, commença le premier sur un air grave, un de nos gars a été retrouvé mort dans la réserve aux esclaves. On a interrogé une des esclaves, elle a décrit les gens qui sont passé. Il y avait une fille au cheveux roux, un mec avec un masque blanc, et une femme tatouée des pieds à la tête.
- Très bien !
Enfin, s'exclama le Dingue. J'ai cru que la soirée ne décollerait jamais ! Le type au masque blanc, il se prend pour un justicier. Il est venu pour nous tuer, on l'a invité pour mettre l'ambiance. La rousse, j'imagine que c'est la négrière que l'arc a envoyé ... Ils veulent surement savoir ce qu'on fait des esclaves. Elle n'a pas du être déçue ! Par contre la tatouée ... Je ne la remets pas ... Elle n'aurait pas du s'ajouter au tandem ...
- Alors qu'est ce qu'on fait, patron ? "


Il se leva, et les autres se levèrent aussi. Le Saint et le Chimiste suivirent le mouvement, pour ne pas manquer de rester sur le même terrain d'entente que le Dingue. Puis Louis-Marie prit poliment congé des deux revendeurs, les laissant terminer la transaction avec Pierre-Loup. Louis-Marie confessa sa totale satisfaction. L'association entre H&V et Louis-Marie le Dingue était amorcée, et avec bien moins de complications que ça aurait pu.

" Maintenant, messieurs, allons voir nos convives qui doivent s'amuser dans la salle des artistes. Le départ de la chasse à l'homme va être donné, et il sera suivi du grand banquet de ce soir. "

* * *

La gazinière explosa, soufflant une partie de la cuisine. Mais les trois cuisiniers ne furent que projetés un peu plus loin, n'ayant que quelques ecchymoses. Ils se relevèrent et sortirent de la cuisine, d'où des haricots blancs retombaient encore du plafond comme une pluie de mélasse.

" Qui a laissé le gaz allumé ?
- Pas moi.
- Non plus.
- Bordel, alors c'est surement ces touristes qui sont passés. On va les découper en quartiers ! "


Ils tirèrent des hachoir et des couteau au fils aiguisés comme des rasoirs. La chasse partait du bas.

* * *

" Distribution de Psycho ! Que la chasse commence ! "
La foule galvanisée par l'annonce de la grande activité ludique de la soirée se sépara dans toutes les directions, comme une grenade à shrapnel à la rage aveugle. Bourrés aux drogues et au Psycho, les convives se ruèrent dans les couloirs à la recherche des trois intrus. C'était maintenant que la soirée dégénérait en une abysse de folies. L'ensemble de la fête allait mener une guerre amusante, puisque gagnée d'avance, contre trois proies volontaires d'office. La chasse à l'homme était ouverte.

Ce fut d'abord Isabelle qui fut trouvée la première. Après quelques échanges de coups de feu, et plusieurs convives touchés d'un pruneau dans les entrailles ou dans l'oeil - preuve d'une certaine dextérité de la négrière -, la pauvre rousse fut submergée par le nombre et à cours de munition, et n'eut d'autres choix que de se laisser prendre vivante ou de se réserver la dernière balle pour son cerveau.

Ceux qui étaient parti dans la direction de la chambre aux esclaves rencontrèrent en route l'ensemble des esclaves libérés. La charge des quelques hommes et des nombreuses femmes fatigués et désarmés ne fut qu'une boucherie. Les esclaves tombaient les uns après les autres, tentant désespérément d'éviter les coups jusqu'à la sortie.
Une partie des esclaves battit en retraite et alla s'entasser dans l'ascenseur. En bas, les bouchers les réceptionnèrent et les tuèrent à coups de hachoir, avant d'emprunter tout les trois l'ascenseur, dans lequel se trouvaient quelques cadavres et bout de membres tranchés, en sens inverse, remontant vers Zoé. Celle-ci était bloquée, et il lui fallait faire un choix cornélien. Charybde, ou Scylla ?

Enfin, Victor, lui, avait l'avantage de ne plus porter son masque blanc, et put se fondre dans la masse provisoirement. Il était celui qui s'en sortait le mieux pour le moment, mais il ne fallait pas douter que s'il se faisait remarquer maintenant, il mourrait à coups surs sous les coups de la foule enragé.

* * *

" Nous passons l'accord pour du Psycho régulier, Messieurs. Nous comptons sur votre professionnalisme.
- Bien entendu, répondit le chimiste.
- Et la drogue que vous avez donné à cette femme,
ajouta t-il en désignant de la tête la femme nue qui bégayait dans une langue qu'on aurait pu qualifier de démonique, au Vatican, nous vous en prendrons pour le prix que vous en proposerez. Disons 25 Anneaux ?
- 60 la dose,
répondit le Saint par habitude.
- Vous plaisantez ?
- Ne dites rien avant d'avoir essayé, elle les vaut ... Disons 40. "


Il hésita, puis en recalculant tout, dont la rareté de cette nouvelle drogue exclusive, il céda.

" Entendu pour 40. Voici le paiement pour vos doses de ce soir. 650 Anneaux pour 30 doses de votre meilleure dope.
- Il manque 40 Anneaux,
alors, rétorqua le Saint, plutôt doué en calcul mental.
- J'ai pensé que pour une si grosse commande, vous pouviez faire un prix. "

Le Saint réfléchit, et jeta un regard à Arnold. Ils s'entendirent sans prononcer un mot.
" Okay, ça marche. Mais j'embarque l'esclave sur qui on a testé la dope, alors.
- Je n'y vois pas d'inconvénients,
répondit Pierre-Loup, avec son rire efféminé caractéristique. Est-ce que je vous raccompagne, ou préférez vous assistez à la chasse et au repas ?
- Autant sortir ... Nous n'avons pas très faim, de toute façon. Et vous devriez être satisfait, car une goule affamée peut faire des ravages ! "


Il partit d'un rire franc, puis les deux dealers furent amenées à la sortie, entre des scènes d'émeutes et de colère aveugle. Les convives allaient mettre en pièces les intrus à mains nues. Littéralement ...

Eux repartaient sereinement, avec Athalia, perchée au septième ciel, sur les bras, et une mallette remplie d'anneaux.
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Victor Malherbe
MessageSujet: Re: Psycho Classe Affaires   Lun 2 Déc 2013 - 21:31

***

Alors une chance comme ça fallait pas la laisser passer, mais alors pas du tout. Victor passait inaperçu maintenant enfin disons plutôt qu'il pouvait se faire passer pour n'importe qui d'autre que Victor Malherbe. Il avait décidé. Bien sûr cette décision pouvait paraître lâche, et elle l'était à 100% . Il ne voulait pas les abandonner mais maintenant il était trop tard et rester ici une minute de plus était bien trop dangereux pour lui. Il devait donc filer avec la seule opportunité qui s'offrait à lui. Qu'il regrettera peut être plus tard, certainement même mais entre la vie et la mort, le choix était vite fait.
La foule s'était rassemblait, elle en avait après le trio d'après les cris que l'ont pouvait entendre. La foule était dirigée en tête par Louis-Marie, une sorte de hachoir à la main, un truc bien tranchant en tous cas, de plus ils avaient l'air de plus être clean, pour être autant agité ils avaient dû prendre quelque chose. Bref, pour l'instant ça avait l'air de bien se passer, personne ne l'avait reconnu, par chance. Par contre partir comme ça pourrait sembler suspect, il lui fallait montrer son petit jeu d'acteur pour enfin s'en aller.
Mais tiens, qui voilà ....
- Louis-Marie ! Cria Victor d'une voix haut perché à la façon dandy.
- Quoi ? Qui sait ? Dit Le Dingue en tournant la tête. 
- C'est moi ! Je veux te dire qu'il faut que j'y ailles et que la sauterie était drôlement amusante mais apparemment vous avez du travail. Répondit le jeune homme.
Louis-Marie se rapprocha de lui, le fixant avec un regard un peu désabusé, les pupilles dilatées par la drogue et fît alors une légère moue en signe d'incompréhension.
- Martin, Martin Val , tu m'as pas oublié quand même, la drôle te ramollie le cerveau autant ? Tu perds en résistance avec le temps mon cher Louis-Marie. Dit-il d'une façon la plus sérieuse et en essayant de donner un effet réel à tous cela.
- Mais non ! Grogna Louis-Marie avant de montrer un rictus de "joie" , un sourire en d'autres mots enfin à la façon le Dingue quoi. Bien sur que non, héhé je me fais vieux sans doute, tu pars déjà c'est dommage, très dommage on était en train de commencer à s'amuser. Il commença à rire comme un dératé.

Victor riait intérieurement, il était tellement défoncé qu'il le reconnaissait même pas, bah après tout c'était sa chance. Après avoir invité Louis-Marie à lui faire la bise et après une légère accolade, les deux hommes se séparèrent, c'est le moment, l'ouverture.
En face de lui, il y avait d'autres personnes qui était en train de partir par l'ascenseur : un homme à l'apparence assez "spéciale" on aurait dit un mort vivant, le teint blafard, une aura assez "sombre" , il portait une esclave sur l'épaule et l'autre mec c'était une goule, une goule normale quoi. Les portes allaient alors se refermer mais Victor eût le réflexe d'interpeller les habitants de la cabine.
- L'ascenseur !
Une main se posa sur les portes, celle-ci s'ouvrirent une nouvelle fois. Victor accéléra le pas pour le rejoindre le plus vite possible et s'engouffra alors à l'intérieur.
- Merci bien. Dit-il à l'attention du gars qui lui avait bloqué les portes.

Sorti, il était sorti ! Vivant ! Oh oui vivant ! Il marcha dans une direction opposée au trio et se dirigea vers une petite ruine, le bord de la route. Il mit ses deux auriculaires dans sa bouche et souffla. A l'entente du sifflement deux têtes sortirent des décombres.
- Oh ouais Victor bien joué !
- Ouais, grande tiens, tu t'es gavé, je peux barrer Louis-Marie de la liste c'est bon ?
- Non, Louis-Marie est toujours en vie. C'est un échec cuisant malheureusement. Bon aller on y va.

Les deux autres hommes descendirent alors du bâtiment et se mirent à marcher le long de la route pour rentrer. Ne pas réussir certaines missions arrivé ce n'était pas un drame. Et les filles ? Tu en fais quoi d'elles ? Il venait d'y penser. Encore. Il ne pouvait les laisser et signer leur arrêt de mort. Elles étaient prêtes à tous donner pour arrêter le Dingue et voilà comment il les remercie ?
- Stop ! On y vas, mais pas par là.

***

- Ah. Excusez-moi vous voyez j'ai oublié quelque chose en bas quand je suis parti. C'est possible de me refaire descendre ?

Pour toute réponse, le garde de l'ascenseur appuya sur le bouton de l'ascenseur qui s'ouvrit alors.

- Merci bien, vous me soulagez d'un poids.

La lame s'enfonça sous la mâchoire droite du garde et ressorti par la joue gauche. Le garde tomba comme un sac de sable. Victor Retira la lame, la carotide tranchée expulsa des geysers de sang un peu partout. L'homme était mort sur le coup. Deux ombres se faufilèrent derrière Victor. Et à trois ils entrèrent alors dans l'ascenseur. Avant d'arriver en bas, les deux compères de Victor se tenait debout Churchill en main, chargés. Quand a Victor il avait récupéré un deuxiéme pistolet. Il fallait agir. [/justify]


***


Dernière édition par Victor Malherbe le Mer 4 Déc 2013 - 13:15, édité 2 fois
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Isabelle Jager
MessageSujet: Re: Psycho Classe Affaires   Mar 3 Déc 2013 - 22:12

Picole, bibine, alcool. Quel que soit le nom que les gens donnaient à ce qui était servi ici, ça resterait la même chose pour Isabelle : de l'urine brahmine. Ca piquait, mais ça ne rendait pas ivre, ça réchauffait, même ça ne procurait pas le bien-être d'une gorgée de schnaps autour d'un feu de camp. La négrière commençait à en avoir assez de la soirée, mieux valait partir tout de suite, mais d'abord elle terminait sa vodka. Au prix qu'elle avait payé, autant la finir, quitte à être aussi bourré que si elle avait bue de l'eau. La négrière regrettait l'absence de son rad-corbeau, resté dans la tente, aux côtés de Laura et de Jeanne. Puis, Louis-Marie fit une annonce. La chasse à l'homme était ouverte, c'était marche ou crève désormais. Isabelle réagit la première, contrairement aux deux autres du bar et sortit son couteau avant d'en planter un et de le faire valser. Récupérant l'arme sur le macchabée, le second s'était enfui, le barman s'était caché derrière le comptoir. Comme le faisaient ceux de Métropolitopia. La négrière récupéra le flingue et les cartouches du mort avant de venir se réfugier derrière le bar. Virant l'homme qui se cachait à grand renfort de coups de pied au derrière, celle-ci vira tout le contenant du comptoir pour y placer les deux chargeurs qu'elle avait. Elle ne ferait pas long feu avec un n99 mais elle tiendrait le temps qu'il faudrait.

Première charge, deux camés qui virent leurs poitrines se transformer en passoires, la jeune femme rechargea. Mais à la place de timbrés, il vint des "mercenaires" à en juger par leur durée de vie, plus coriaces, mais pas immortelles. Puis le reste de la troupe vint et Isabelle s'enfuit par la réserve, jugeant que les cinq dernières balles ne valaient pas le coup d'êtres utilisés pour autant de gens. Renversant une étagère qui ne ferait sans doutes pas long feu en barricade, mais c'était mieux que rien. Un tir, un mort, l'abruti qui avait tenté de balancer un cocktail molotov n'eu pas le temps d'allumer sa grenade improvisée. Plus que quatre balles, un tir de pistolet atteignit sa jambe gauche, lâchant un gémissement qui avait sans doutes avertit le tireur. Celui-ci continua à tirer, mais sans succès. La lieutenante de l'homme macabre tira deux balles dans la serrure qui tomba, la porte des cuisines s'ouvrit. Comprenant vite l'action que la négrière avait faite, l'homme hurla un ordre. Apparemment de laisser tomber, qu'elle reviendrait vite, en effet, avec une balle dans les giboles et trois cartouches elle ne ferait pas grand chose. Tirant ses dernières cartouches sur les deux mecs qui avaient mis la table, Isabelle se laissa choir contre un mur. Enlevant sa ceinture pour en faire un garrot improvisé, l'anémie guettait, la négrière comprima la plaie du mieux qu'elle pût.

-Surprise ma salope. Lui dit une voix malsaine.

Puis le noir. Elle s'était faite assommée comme une débutante.


Quand elle se réveilla, elle était dans la salle aux artistes, la pauvre femme du début de la soirée toujours dans la même position qu'après sa mort. Louis-Marie se tenait au dessus-d'elle, n'écoutant que son instinct, la négrière sortit son couteau et tenta un coup aux pieds que Le dingue esquiva d'un bond. Se relevant péniblement et malgré sa blessure, Isabelle se mit en garde tandis que Le dingue se mettait en position.

-Tu crois vraiment pouvoir nous juger? Après tout ce que tu as faits dans ta vie! Dit-il en lui tournant autour.
-Va chier! J'ai Laura, j'ai Irène et j'ai une putain de promotion qui m'attend quand je t'aurais sorti les tripes par la gorge!

Sur ses mots, la négrière attaqua d'un estoc que Louis-Marie esquiva, celui-ci agrippa au vol le bras de la négrière avant de l'envoyer à terre. Donnant un coup de pied au hasard, la lieutenante de l'homme macabre toucha son adversaire et se releva en récupérant son arme. L'assaut suivant serait le dernier, son ennemi vint en premier et saisit le bras armé d'Isabelle avant de lui prendre le couteau d'une clef de bras experte. Elle se fit repousser d'un coup de pied dans le dos contre la scène, la jeune femme se retourna et esquiva le surin qui se planta dans la scène, à quelques millimètres de l'aisselle d'Isabelle qui en profita pour donner un coup poing dans la gorge de Louis-Marie qui recula doucement. Avant de s'agenouiller, le visage apeuré par sa mort imminente, puis il mourût. C'était fini.
Puis la lumière vint.

La lieutenante de l'homme macabre se réveilla, ligoté de la tête aux pieds, avec sans aucun doute Louis-Marie au-dessus d'elle et ça clique d'attardé. Elle n'avait plus qu'à se remettre à la chance et la providence pour survivre.


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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: Psycho Classe Affaires   Mer 4 Déc 2013 - 12:10

De Charybde ou de Scylla, le choix était terrible, mais Zoé ne tenterait pas d'affronter le gouffre d'armes en pagailles agitées par la foule de camés. Ne lui restait que l'ascenseur se trouvant déjà à mi-chemin entre les deux étages; quelqu'un montait des cuisines et ce n'était vraisemblablement pas de joyeux fanfarons. Un vent de panique souffla sur la psychotique la faisant frissonner de tout son corps. La situation n'avait jamais été aussi critique. Aidée par les derniers effet du mentat, Zoé rassembla toute son intelligence et son courage pour jeter un rapide analyse. La seconde d'après, les cris de rage résonnaient dans le couloir menant à sa position. Elle ouvrit son couteau et s'acharna sur le panneau de l'élévateur pour le faire sauter. Ceci fait, elle se prépara au choc et enfonça franchement sa lame dans les circuits électriques mis à nus. La décharge fut instantanée mais rien d’insupportable. La machinerie cessa sont bourdonnement. A l'aide de sa précieuse arme, l'ingénieuse tatouée força les portes et les écarta juste assez pour se faufiler avant de les laisser s'abattre sur la foule dopée au psycho.

Zoé s'agrippa au câble métallique pour descendre calmement jusqu'à la cabine en contre-bas. A l'intérieur on s’agitait, des voix lourdes et des pas graves sortait du caisson. Elle s'approcha du mécanisme massif situé à ses pieds et suspendu dans le vide, y versa une lampée de sa précieuse sève de porte-flamme. L'acidité du produit attaqua les rouages avec une vitesse stupéfiante. En a peine quelques tambourinement sur la porte du dessus, une des pièce fixant l'ascenseur au câble céda et laissa les trois bouchers se précipiter vers le fond et s'écraser avec fracas. Zoé se saisi câble en question pour éviter la chute, mais celui-ci, sous l'action de son poids, se déroula et fit tout de même choir la Malebranche.

Une fois de plus, le choc fut encaissé, pourtant il laissait à Zoé plus de marques. Elle ne ressentit aucune fracture, mais les ecchymoses et les écorchures étaient légion, plus ce vrombissement crânien assez envahissant. La revoilà à l'étage des cuisines. sauf que les choses avaient changées. Zoé devenait la proie d'une chasse à l'homme surréaliste dans laquelle elle s'était laissé piégée. "Mort de moi !" pesta-t-elle en elle-même. Le bâtiment entier serait d'un instant à l'autre grouillant de tarés sous produits militaires ne cherchant qu'elle pour lui faire subir des sévices qu'aucun être vivant n'ose imaginer dans ses pires cauchemars. A cette idée, Zoé se ressaisit au plus vite et s'arma du hachoir subtilisé plus tôt. Elle s'assura de la mort des trois ogres d'un coup dans la nuque à chacun et prit conscience qu'elle allait devoir tuer tous ceux qu'elle verrait avant eux si elle voulait se tirer de ce traquenard. Du psycho serait le bienvenu.

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Maître du Destin
MessageSujet: Re: Psycho Classe Affaires   Dim 8 Déc 2013 - 17:59

La situation dégénérait à toute vitesse. Si le Saint, le Chimiste, Victor et Athalia avaient réussi à sortir sans se faire découper en morceaux, ce n'était pas le cas d'Isabelle, qui avait été attrapée vivante après avoir abattu une demi-dizaine de personnes. Elle aurait sans doute mieux fait de se suicider, car se laisser prendre vivante par une telle bande de dégénérés tenait de la folie. Elle se serait économiser bien des souffrances.

Louis-Marie, dominant une négrière réduite à l'impuissance, cracha sur le beau minois de la rousse.
" Alors, tu pensais nous la faire à l'envers ? Comment tu crois que tu es arrivé jusqu'ici ? Parce que tu as trouvé la soirée par toi-même ? C'est nous qui t'avons invité. On te tenait à l’œil, petite pute. Les gens bien élevés ne se montrent pas malpolis avec ceux qui offrent leur toit, et les gens bien élevés ne tirent pas non plus sur d'autres convives. C'est très grave, ce que tu as fait. Alors commençons ... "

Un homme sortit des couteaux de toutes les tailles et toutes les formes. Un joyeux nécessaire de torture. Il le passa à Louis-Marie.

" Je vois que tu porte ton arme du côté droit. Donc c'est que tu es surement droitière. "

Il prit la main droite de la négrière, et arracha l'ongle de l'auriculaire. Elle hurla, mais il ne posa pas de question. Il continua d'arracher les ongles un par un, jusqu'à celui du pouce.

" Tu as de superbes mains, douces, fines ... Quel dommage ... Alors, qui a tué le garde dans la salle de esclaves ? Toi ? "

Elle ne répondit pas, ivre de douleur.

" Je sais que c'est toi, vu ce que tu as donné tout à l'heure dans le petit salon. Allez, le dernier ongle en moins ! "


Il tira sur l'ongle, et un hurlement de douleur, qu'il trouva aussi jouissif qu'une douce sonate jouée de mains de maîtres, déchira à nouveau l'air, accompagné par les rires sadiques des spectateurs et les applaudissements respectueux.

" Si nous coupions tes doigts, maintenant ? "

Mais ce fut sans compter sur l'arrivé impensable de Victor et de deux de ses acolytes, qui eux portaient le masque blanc. L'ascenseur s'ouvrit, et les trois justiciers débarquèrent dans le petit salon. Aussitôt repérés, plusieurs coups de feu tirés par les gardes vigilants de Louis-Marie les forcèrent à se mettre à couvert dans le couloir. Les trois héros du Bien contre-attaquèrent et la foule se dispersa dans tout les sens, laissant dans la salle des artistes une jeune femme à la main mutilée, ligotée sur une table de torture. Mais les gardes tenaient la porte entre la salle des artistes et le salon avec fermeté.
Pour victor et ses compagnons, il n'y avait qu'une solution : sauter par dessus le comptoir et continuer à faire feu. Ce qu'ils firent avec succès. L'endroit devint bientôt le théâtre d'un échange de munitions aussi absurde que violent, personne n'étant véritablement touché, les uns et les autres tirant dans un tir de barrage.

* * *

A l'étage inférieur, Zoé avait brillamment réussi à se débarrasser des trois cuisiniers, tout en couvrant sa fuite en mettant l'ascenseur hors-service. Sa seule issue maintenant, c'était les escaliers dans la cuisine. en y réfléchissant bien, heureusement que la gazinière n'avait pas soufflé la cuisine aussi bien qu'elle l'espérait, car sinon, elle aurait été emmurée vivante dans ce sous-sol.

Elle grimpa les escaliers quatre à quatre, et s'arrêta devant la porte. Elle comprit que quelque chose clochait. Il y avait des trous dans la porte, et les détonations qu'elle pouvait entendre témoignaient d'un combat juste derrière cette porte. Était-ce la bonne solution ? Elle poussa la porte, et se glissa derrière le bar. Elle reconnut d'un coup d’œil l'homme qui les avait accompagné, Victor, et elle identifia deux autres hommes armés portant le même type de masque que celui qu'il portait un peu plus tôt.

Il fallait rejoindre l’ascenseur et fuir, ou foncer pour sauver Isabelle, et mourir.
" On va te couvrir, la tatouée, cria Victor à l'intention de la Malebranche, pour se faire entendre au-dessus du vacarme de coups de feu. Fonce jusqu'au couloir et appelle l'ascenseur, et on te rejoint ! On peut pas sauver l'autre, elle est blessée, on peut plus rien pour elle ! Elle nous ralentirait ! "

Ainsi dit, ainsi fait. Les trois hommes avaient rechargés leurs armes et bondirent ensemble comme des diables de leur boîtes, libérant un déluge de balles en direction de la salle des artistes. Un garde tomba, touché au bras, et les autres se mirent à couvert sous la puissance du tir de barrage, se risquant parfois à tirer sans sortir leur tête, à l'aveugle.

Zoé se précipita et appela l'ascenseur. Les trois hommes passèrent par dessus le bar, et s’engouffrèrent dans le couloir, mais le dernier fut touché en plein entre les omoplates. Il lâcha son arme, et comme un ange martyr, il chuta. C'était Victor. Il lui sembla tomber au ralenti, voyant le sol se rapprocher centimètres par centimètres, jusqu'à ce que sa joue s'écrase face contre terre.
Il repensa à toute sa vie, tout ce qu'il avait fait. Il revit tout défiler comme dans un rêve qui s'obscurcissait. Et puis bientôt, il fit tout noir.

" Ta gueule, Frédo, on peut pas le sauver, il est déjà mort ! Bouge ! "

Les trois survivants montèrent dans l’ascenseur, et fuirent les lieux.

* * *

Le calme revint finalement. Louis-Marie faisait une grimace d'insatisfaction. Trois avaient réussi à s'échapper d'entre leurs griffes. Ça n'aurait jamais du se produire. Ils auraient du tous mourir. Mais au moins, il lui restait la négrière. C'était elle qui avait tué le plus de gens. Elle était dangereuse, et méritait d'être sanctionné à hauteur de ses actes. La mâchoire du Dingue se crispa. Perdant complètement son sang-froid, Louis-Marie s'empara d'une hache et s'approcha d'Isabelle.

" Au diable les tortures raffinées ! "

Il abattit la lame sur le poignet de la jeune femme, et dans un craquement d'os humides, la main se détacha aux trois-quarts. Il donna un deuxième coup de hache, et la main se détacha pour de bon, tombant mollement au sol. Les doigts bougèrent encore, agité des spasmes nerveux, comme l'ultime espoir de la main de rejoindre son corps. Sans succès.

" AAAAH ! Ça va mieux. "

Louis-Marie fit un mouvement de tête pour renvoyer ses cheveux qui pendaient sur son front, et se recoiffa, en masquant sa folie furieuse sous un visage qui peinait à reprendre ses traits normaux.
Un homme s'approcha et coagula la plaie au fer rouge. Isabelle hurla encore. Elle avait si mal, qu'elle regrettait de ne pas être morte.

" On peut faire une tournante avec, M'sieur ? demanda l'un des convives avec un sourire malsain.
- Faites ce que vous voulez, mais ne l'abimez pas plus. Quand vous aurez fini, j'ai encore une ou deux choses à lui dire. "

Isabelle Jager fut violée, sans possibilité de se défendre, par plus d'hommes qu'elle n'aurait jamais put l'imaginer. Plusieurs fois, elle s'évanouit. Le sang coulait tout doucement de son bras estropiée, mal guéri.

* * *

Elle se réveilla. Elle avait été souillée, humiliée, et estropiée. Elle était au fond du gouffre. Brisée. Il ne lui restait plus rien. Elle attendait sa mort. Face à elle se tenait un Louis-Marie satisfait.

" Alors ? Tu es enfin réveillée ? Écoute moi bien, Isabelle Jager : je sais pourquoi tu es venue là. L'Arc t'envoie pour que tu fasses ton compte-rendu sur ce qui arrive aux esclaves ici. Tu leurs diras que tout est légal. Tu ne leur parlera ni de tortures, ni de sévices sexuelles, ni de cannibalisme. Sinon, je te retrouverais, et je retrouverais ta sœur, Laura,
ajouta t-il en tirant la lettre qu'Isabelle avait rédigé plus tôt. Et tu ne seras plus jamais en sécurité. Maintenant, tu es MON esclave, tu bosses pour MOI, et si je te dis d'amener ton cul de manchote ici, tu le feras avec le SOURIRE et en jarretelle, je me suis bien fait comprendre ? "
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Victor Malherbe
MessageSujet: Re: Psycho Classe Affaires   Dim 8 Déc 2013 - 18:55

***


Voilà la fin. Et quelle fin ! Voilà une situation bien ironique : il est mort en sauvant une Malebranche. Si il avait pu il aurait sans doute rit de cette situation. Mais il connaissait les conséquences de ses actes, de son combat et la mort en faisait partie. Voilà comment se termine l'histoire de Victor Malherbe, le masqué celui qui voulait changer les choses. Couché là dans son sang, il voulait y croire, se dire que les choix qu'il a prit dans sa vie étaient bons. Jamais il ne s'était considéré comme un justicier mais juste une personne qui voulait aider les autres. Et au final, il est bien mort comme il a vécut en aidant quelqu'un .... même si cette personne était une Malebranche. Il eût une dernière pensée pour sa femme et ses enfants, il aurait bien voulut les revoir une dernières fois. Il avait souvent pensé à eux, dans la balance qui le faisait continuer tous ça. Il aurait du arrêter apparemment mais la vie la rattrapé, mais ça tous le monde le sait : Elle est cruelle.



***



La mort n'est pas un échec. Le fait que je meurs n'entame pas ma vie. Je ne rencontrerai jamais la mort sauf lorsque je serai décédé et les morts ne craignent plus de mourir. Voilà qui est bien vrai.
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Isabelle Jager
MessageSujet: Re: Psycho Classe Affaires   Dim 8 Déc 2013 - 19:25

Le Kremlin venait de tomber, détruit par une bombe atomique, le drapeau soviétique lui était déchiré en mille morceaux. Pourtant, trois femmes se tenaient au beau milieu de ce carnage total : trois Isabelles salement amochées qui pourtant étaient déjà au travail : l’aînée recousait le beau drapeau de la mère patrie, symbole de la force de la négrière. La benjamine reconstruisait le Kremlin, brique par brique, elle en aurait pour un bout de temps, mais elle travaillait avec une verve incroyable, ne connaissant ni la faim, ni le sommeil pour reconstruire l'égo de la négrière. La petite dernière, la cadette, elle était animé d'une rage infatigable et fabriquait des bombes, assez pour faire péter la moitié de la planète terre. C'était la vengeance qui travaillait d'arrache pied pour obtenir la revanche tant attendu et elle comptait bien faire accélérer la cadence aux deux autres. Quitte à sortir le fouet, elle aurait sa revanche mais il fallait que les deux autres terminent le travail pour que tout cela puisse se faire.

-Alors ? Tu es enfin réveillée ? Écoute moi bien, Isabelle Jager : je sais pourquoi tu es venue là. L'Arc t'envoie pour que tu fasses ton compte-rendu sur ce qui arrive aux esclaves ici. Tu leurs diras que tout est légal. Tu ne leur parlera ni de tortures, ni de sévices sexuelles, ni de cannibalisme. Sinon, je te retrouverais, et je retrouverais ta sœur, Laura. Et tu ne seras plus jamais en sécurité. Maintenant, tu es MON esclave, tu bosses pour MOI, et si je te dis d'amener ton cul de manchote ici, tu le feras avec le SOURIRE et en jarretelle, je me suis bien fait comprendre ?

-Oui, s'il vous plaît laissez moi partir. Dit-elle entre deux sanglot.

Ce n'était ni, la cadette, ni la benjamine, ni même l'aînée qui parlait. C'était la bâtarde, celle qui était née d'une union difforme. C'était Irène qui pleurait en s'apitoyant sur son sort.

TA GUEULE! FERME TA PUTAIN DE GUEULE PETITE CONNE! J'AI SURVÉCU ET JE REVIENDRAIS! MAINTENANT BOUCLE LA, ROULE TOI EN BOULE DANS UN PETIT COIN ET MET LA EN VEILLEUSE! Hurla la vengeance à la bâtarde.

La vengeance vampirisait déjà l'esprit d'Isabelle qui se reconstruisait à vitesse grand V. Pas assez pour endurer une autre séquence, mais pour ce qui est de demander une dernière chose à Louis-Marie, il y avait quelqu'un au portillon. Toutefois, elle s'abstint de parler pour le moment, attendant la sentence, il fallait parfois se la fermer même si c'était une énième cicatrice qui zébrait les corps des trois petites négrières de son esprit.


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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: Psycho Classe Affaires   Dim 8 Déc 2013 - 22:02

Jugement dernier:
 

La course avait été intense, en très peu de temps, une quantité énorme de munition avait été consommée et ceux sans que qui que ce soit ne puisse vraiment savoir ce qui se passait réellement. Sauf peut être le pauvre Victor profitant de la balle fatale pour tirer au flanc dans une flaque de sang. Zoé, quand à elle avait réussi à gagner l’ascenseur salvateur avec deux nouveaux compagnons un peu plus utiles que les précédents. Ensemble, ils montèrent les étages dans le silence. La tatouée se regarda dans le miroir morcelé fixé à la parois, elle se trouvait plus ridicule qu'à son arrivée. Un piège s'était refermé sur elle sans qu'elle ne le voit venir, sur d'elle, vêtu de sa robe moche, couverte de cicatrice, endolorie jusque dans la moindre articulation et sans la lame ensorcelée qu'elle était venu récupérer, elle était à peine contente de s'en sortir vivante.

Tout de même, elle était ravi de sortir de ce guêpier en un seul morceau, pourtant la déception amoindrissait ce sentiment. Elle se sentait au bord du gouffre, les questions fusaient dans sa cervelle en pleine descente de mentat. Où irait-elle à présent ? Comment pourrait-elle raconter cette histoire un jour ? N'était-elle qu'une incapable tout juste bonne à prendre la fuite au dépend des autres ? Le temps n'était pas encore à ce genre d'état d'esprit, mieux valait se ressaisir au plus vite, cependant c'était la les limbes de son esprit torturé qui prenait toute la place. La mort de Victor n'aurait pas du la toucher ainsi, pourtant elle se disait que dans ce chaos d'incertitude, il avait eu la malchance de sa vie, celle qui frappe sans discernement. Isabelle restait introuvable, elle, qu'elle crève, Zoé n'avait jamais pu l'apprécier, même si il y avait une certaine ressemblance entre les deux femmes qui faisait que Zoé ne pouvait s’empêcher de s'imaginer à sa place à subir les pires sévices.

A leur sortie de la cabine, les survivants enjambèrent le corps du videur et Zoé se souvint du Prince qui n'avait pas pu rentrer en début de soirée. Il l'avait échappée belle. La Malebranche profita du moment où les deux inconnus ne la regardaient pas en marchant devant elle pour s’éclipser et se réfugier dans les entrailles du vieux bâtiment que nul n'aurait soupçonné être le théâtre des évènements de cette nuit. Trouvant sans effort la salle de bain d'un appartement abandonné elle s'y barricada précautionneusement; à grand renfort de matelas miteux elle se créa une espèce de nid et quand elle eu fini se regarda encore dans un miroir.

La vision de son être déclencha en elle une colère démesurée. Elle n'en voulait à personne autant qu'à elle même. Psychologiquement, elle se faisait subir une torture épouvantable qui la fit éclater en sanglot. Ce n'était plus une pleurnicherie, c'était une véritable crise de nerd : Zoé étouffait ses hurlements en se tenant la tête entre ses mains, elle se roulait au sol en bavant. Toute la haine qu'elle se vouait à cet instant était en train de s’extérioriser jusqu'à en venir aux coups de poing qu'elle se portait au visage et au ventre. Après dix minutes de défoulement aussi violent que feutré, le calme était revenu dans son crane, mais la haine subsistait. Alors, armée de son couteau, elle scarifia méticuleusement la peau tannée de ses bras et de sa figure. Le sang coulait par petit filet évacuant par la même les soucis, la pression, le malheur et cette foutue haine de soi. Exténuée par tant d'effort, elle s’endormit en position fœtale dans un coin de la pièce.

Au petit matin, elle rentrerait chez elle, car tout ce qui pouvait lui redonner le gout de sa vie s'y trouvait plus certainement que dans la solitude. La lame démonique que ce Dingue possédait toujours ne tarderait pas à retomber entre ses mains et le Prince qui l'avait dérobée tomberait forcément entre ses griffes, même si Zoé ne caressait plus le moindre espoir, une partie d'elle qui s'était terrée ressurgirait bientôt.

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MessageSujet: Re: Psycho Classe Affaires   Mar 10 Déc 2013 - 23:17

Ainsi se termina l'horrible soirée.

La négrière ayant courbée l'échine face à son tortionnaire, ce dernier lui fit un sourire presque doux. Mais Isabelle savait ce qui se cachait réellement derrière la façade de ce visage. Le vice et la folie. La crasse et la destruction. Le Grand Cornu incarné en personne. Louis-Marie le Dingue.

" Et bien, Mademoiselle Jager, puisque nous nous entendons sur le terme de notre amitié, je ne vous retiens pas plus longtemps. Mes hommes vont vous raccompagné jusqu'à la sortie. J'espère que vous avez apprécié la soirée autant que moi, et j'espère très vite vous revoir parmi nous ! "

Il se leva et tendit sa main droite pour serrer la sienne, comme il est de coutume quand deux personnes se séparent. Mais la main droite d'isabelle n'était plus qu'un moignon de chaires sanglantes mal cautérisées.

" Ho, désolé, j'avais oublié. "

Louis-Marie se pencha et ramassa la main tranchée sur le sol avec sa main gauche. Comme un marionnettiste de l'enfer, il fit un petit spectacle aussi burlesque et grotesque qu'horrible, serrant la main coupée comme s'il s'agissait de la sienne. Quelques rires faiblards s'élevèrent derrière Isabelle, provenant de deux tarés complètement défoncés en pleine descente, qui s'amusaient de ce petit numéro comique. Louis-Marie avait un sens de l'humour à mourir de rire, c'était un fait. Mais après tout, le rire est satanique, comme chacun le sait.

" Tenez, je vous rends votre main. "

Les doigts sans ongles ensanglantés, rigides et froids, se posèrent sur l'épaule d'Isabelle, comme un sordide perroquet de forban dont les pattes se crispent sur leur perchoir.

" J'espère que retrouver ces doigts vous donnera autant de plaisir que vous nous en avez donné à tous, Mademoiselle Jager. Allez, je ne vous retiens pas plus longtemps. "

Il y avait quelque chose de pervers et de démoniaque dans son sourire. Ou peut-être était-ce cette lueur de folie sanglante entremêlée de haine gratuite et d'intelligence glaciale dans son regard ...
Oui, peut-être.

Les deux hommes prirent la négrière en état de choc chacun par un bras, qu'ils passèrent par dessus leur épaule, et la portèrent jusqu'à l'ascenseur. En passant, Isabelle put voir le visage démasqué de Victor. Il était beau. Les yeux ouverts. Songeurs. Comme figés dans une ultime interrogation irrésolue. Le sang avait imprégné la moquette autour de lui. On ne pouvait vraiment dire lequel d'elle ou de lui avait été le plus chanceux. Elle était vivante mais estropiée, blessée dans sa chaire et dans sa fierté. Il quittait le monde des vivants, mais avec des lauriers. Mort pour son idéal, et en sauvant héroïquement une autre vie. Funeste destin qui étreint toujours les joueurs de l'Absurde Comédie de la Vie et de la Mort.
Les deux brutes la déposèrent dans l'ascenseur, non sans lui lancer quelques railleries supplémentaires, puis l'un deux appuya sur le bouton, et les portes se fermèrent.

* * *

Louis-marie se leva de sa chaise, entouré du brouhaha incessant, son verre à la main. Il sortit de sa poche une lame très travaillée, dégageant un aura noir et malfaisant, et la tapota plusieurs fois contre le bord de son verre pour réclamer l'attention. Le silence se fit rapidement autour de la table, et tous les visages se tournèrent vers le Dingue qui portait son toast.

" Mesdames, mesdemoiselles, messieurs.

Je vous remercie d'être ici ce soir,
commença t-il en regardant tout autour de lui comme pour s'adresser personnellement à tout à chacun, pour cette petite fête qui fut absolument mémorable. Vous êtes les convives les plus exceptionnellement fous qu'on puisse rêver ! Certains sont morts, ce soir, et parmi eux, certains de nos amis les plus fidèles. C'est regrettable, et ça nous peine tous, mais la fête doit bien continuer pour autant. Il faut dire que la chasse de ce soir fut particulièrement sportive ! Mais la curée n'en fut que plus réjouissante et méritée ! Emile Zola n'aurait put imaginer pire ! Hitler non plus !
Rire général.
Je tiens également à vous annoncer la bonne nouvelle de ce soir. Cet excellent Psycho que nous avons tous plus ou moins - selon nos restrictions religieuses et spirituelles - consommés ce soir nous parviendra désormais régulièrement et en quantité, ce qui laisse présager des futures soirées au moins aussi inoubliables que celle que nous vivons maintenant encore. Ce produit sera fourni par les invités d'honneur de cette petite réception, qui ont hélas dus s'absenter avant l'heure du repas, mais pour ceux qui ont bonne mémoire, je vous les ai présenté à tous avant que nous en commencions le spectacle collectif.
Quoi qu'il en soit, mon discours se fait déjà long, et je vous sait impatients de commencer ce repas entre amis. Aussi, je vous remercie une fois encore d'être tous là pour célébrer notre muse : l'Art, intellectuel et pourtant si agréable à nos cœurs, sous sa forme la plus abstraite et crue.
Festoyons ! "


Il leva la lame Malebranche au-dessus de sa tête, et d'un geste aussi puissant que théâtral, l'enfonça dans le sternum de l'esclave. Le hurlement muet de l'esclave fut étouffé par son bâillon, et la lame s'abreuva du sang, s'enfonçant toujours plus profondément dans le corps saucissonné de toute part qui se débattait vainement. Les convives affamés plantèrent leurs couverts dans les saucissons vivant, taillant dans la viande et dans le gras.

L'absence de gazinière fonctionnelle n'empêcherait pas le repas traditionnel de se produire.


FIN
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