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 Compter sur ses doigts.

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Isabelle Jager
MessageSujet: Re: Compter sur ses doigts.   Mar 27 Aoû 2013 - 13:39

-Pas de chance, c’était le mois dernier.

Et ben tant pis alors. Je me cale dans mon siège et regarde autour de moi, il y a toujours un tireur d'élite qui surveille le stade, il fait a sa profession celui-là : un tireur d'élite doit être discret bordel! Celui-ci est aussi discret qu'un mec de la FNF à Métrop', bientôt on verra des négriers vendre des animaux... J'ai toujours l'autre marchand qui sonde chaque recoin du stade avec mes jumelles, faut vraiment que je lui en offre si on reste ensemble pour un temps indéterminé.

-Merci, c’est vraiment des super jumelles que t’as là.

Je sais, je les ai payé une petite fortune au marché de la gare, j'aurais préféré un télémètre a la place mais j'avais pas le fric. Je suis largement capable d'évaluer une distance à l'oeil, mais j'aurais voulu un outil pour m'assurer que j'ai raison. Je range les jumelles dans mon sac après m'être assuré que le tireur d'élite nous braquait pas. Je me cale dans mon siège en attendant que le match commence, il fait petit à petit noir, je m'éclaire au briquet. Mon voisin parle pas, moi j'ai pas envie de causer pour rien, ça me convient comme ça.

-Aucun signe de tes mercenaires ? Il commence à faire noir, ça va pas être facile d'y voir quelque chose.

Personne en vue, ni Jérémie, ni l'avorton. Mon ami mercenaire a dû prévoir que je viendrais ici pour mener mon enquête, sans doutes qu'on ne le verra pas ici pendant un long moment. Je suis entrain de ramer pour rien là.

-Non, je reste jusqu'à demain midi et ensuite je file vers Métrop' me renseigner sur ce type. Y doit travailler pour un prêteur sur gage. Mais plus le temps passe plus je me dis que je devrais me faire passer pour une négrière et retourner l'arc de fond en comble. Si ça se trouve elle a déjà été vendue à quelqu'un.  

Je soupire, jamais j'aurais pensé que je m'inquièterais pour quelqu'un que j'ai pas revu depuis seize ans. J'ai l'impression que je perds mon temps en restant ici. Je m'enfonce dans mon siège et fermes les yeux, j'ai les bras croisés sur le ventre, l'autre doit penser que je dors. Je réfléchis à tout ce bordel qui est arrivé à Irène. Pourquoi elle m'en a pas parlé? Je continue de faire le tri entre ce qui peut m'être utile dans mes recherches et ce qui ne sert à rien, je crois que je perds la notion du temps.

La foule me réveille, le match va commencer, je crois. Je vérifie que mes affaires sont là, elles y sont.

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Maître du Destin
MessageSujet: Re: Compter sur ses doigts.   Mar 27 Aoû 2013 - 18:03

Stade du Parc des Princes, quelques minutes avant le début du match.

Les spectateurs s’étaient installés, Isabelle et Eric s’étaient retrouvés, et attendaient, tranquillement assis dans les tribunes. Cette fois encore, les gradins allaient être combles. A chaque match, c’était la même effervescence dans le public. L’excitation qui vous gagnait, alors que les équipes allaient rentrer sur le terrain, pour s’affronter dans la poussière et le sang. Des vieux hauts parleurs avaient été installés à côté de la tribune présidentielle, d’où Victoire, reine des lieux, allait assister au Match. Quand l’un des annonceurs fit son apparition dans la tribune, un silence presque religieux emplit le stade. On aurait presque put entendre les mouches voler, dans ce temple de la violence et des cris. L’homme s’approcha du micro devant lui, et le saisit.

« -Mesdames et messieurs… Bienvenu pour le seizième match de trashball de la saison, qui verra s’opposer l’Equipe Royale de Michel Patani, en bleu… Au Radlions de Fabien Balèze, en Rouge ! »

L’espace d’un instant, le stade se remplit des acclamations des spectateurs. L’annonceur fit signe au public de se taire, mais ses gestes étaient difficile à voir à l’autre bout du stade. Il du crier au plusieurs reprises dans son micro avant de reprendre son discours.

« -Vous l’avez sans doute remarqué, il fait très chaud aujourd’hui ! Alors pour nos courageuses équipes, la reine Victoire a choisi une délimitation spéciale pour le terrain, des fosses remplies d’eau ! Mais attention ! N’essayer pas d’y aller vous rafraichir… Car elles seront remplies de radpoissons !»

Nouvelle acclamation des spectateurs, à l’idée que des joueurs puissent tomber dans les douves, et se faire dévorer sous leurs yeux. L’annonceur eut une nouvelle fois des difficultés pour calmer la foule, avant de pouvoir recommencer à parler.

« -Et maintenant, mesdames et messieurs, celle qui a organisé tout ceci, celle que vous attendez tous… La reine du royaume des jeux, Victoire ! »

Dans des vivats encore plus intenses que précédemment, Victoire fit son entrée, suivit par sa cour. Elle salua longuement la foule, avant de s’approcher du micro. Il fallut tendre l’oreille pour entendre sa voix, presque entièrement couverte par les cris des spectateurs. Ensuite, elle alla rejoindre son trône, bien installé sous la bâche qui recouvrait sa tribune.

« -Que le match commence ! »

Quand les deux équipes rentrèrent sur le terrain, précédées des arbitres en armures et tenant fermement leur fusil à pompe, les acclamations montèrent encore d’un cran. Jusqu’où pouvaient-elles aller ? Il faudrait attendre le match pour le savoir. Les équipes firent le tour du terrain en courant, saluant la foule, avant d’aller se placer dans leur moitié de terrain. L’Equipe Royale avait choisi sa traditionnelle disposition en 3-3-2 : trois bloqueurs, trois milieux, et deux coureurs. Pour contrer cette équipe offensive, les Radlions avaient choisis de positionner quatre bloqueurs, deux milieux et deux coureurs. Leur choix allait-il être payant ? Seul l’avenir permettrait de le dire. Les deux capitaines se rapprochèrent du centre du terrain, ou se trouvaient les deux arbitres. Après tirage au sort, les Radlions allaient engager cette première moitié de jeu. Michel Patani et Fabien Balèze regagnèrent leur place, tandis que l’un des deux coureurs des Radlions prenait le ballon dans sa main. Satisfait du positionnement deux équipes, l’un des arbitres fit un signe de tête à son collègue, et ce dernier se saisit d’un sifflet dans ses poches. Un souffla dedans, et un long son aigu retentit dans tous le stade. Le coureur des Radlions fit une passe à son collègue, et les joueurs se mirent à courir. Le jeu gagna très rapidement en intensité, et bientôt, la ballon tournait dans tous les sens, tandis que des joueurs se faisaient violemment plaquer au sol, geste à chaque fois accompagné des clameurs des supporters. Assis en haut des tribunes, Eric et Isabelle regardaient le match, entourés de supporters plus fervents les uns que les autres, hurlant à la moindre action de leur équipe favorite, huant à la moindre faute. De l’autre côté du stade, plusieurs hommes étaient eux aussi plongés dans le match. Quelques hommes, un groupe indiscernable parmi tous les autres, et pourtant… Jérémie, le négrier, et ses amis passaient un dernier bon moment, avant de reprendre la route, direction l’Arc… Ils ne se doutaient surement pas que quelqu’un, parmi les milliers de personnes assises dans les gradins, s’échinait à les retrouver, au beau milieu de cette foule hurlante et gesticulante…
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Eric Aubert
MessageSujet: Re: Compter sur ses doigts.   Ven 30 Aoû 2013 - 23:27

Boulogne-Billancourt, gradins du Parc des Princes – soirée/nuit.

Les gradins sont toujours vides, malgré les centaines de ploucs dans le stade. Le match ne m’intéresse pas autant que je l’aurais pensé, le jeu stagne et la balle est constamment perdue, sans compter que je ma mise en anneaux m’importe peu. Je commence à compter, pour m’aider je sors mon bloc-notes et je fais un schéma pour m’y retrouver, la lumière des projecteurs suffit à peine à éclairer ma feuille.

Selon mes calculs, le stade peut contenir 40 000 personnes au maximum, enfin à peu de choses près, une grande portion de tribunes s’est effondrée au Nord Ouest et je n’arrive pas bien à distinguer les décombres des gradins dans cette zone.

L’essentiel des types sont massés en bas, tout autour de l’arène, avec une grosse concentration près des buts. Ça m’arrange pas. J’espérais qu’ils auraient la décence de s’asseoir, ce qui m’aurait facilité la besogne, mais non. Je compte, deux, trois cent par-là à peu de choses près… Ouais. Ça nous fait 1000 types côté équipe royale, un peu moins de l’autre côté. Disons 800. Je constate avec déception que mes chiffres sont très hasardeux. Peu de certitude, cette masse informe de supporters est trop bordélique. Ça pourrait être 2000 comme 5000 ou 800. Je ne sais absolument pas ce que je fais, aucune règle mathématique ne semble s’appliquer à cette marée humaine
Le matche ne m’intéresse toujours pas. Isabelle est captivée, les yeux collés dans ses jumelles, probablement occupée à chercher ses petits copains… Je me sens déprimé, et j’ai un gros coup de barre.

Je range mes affaires et je m’allonge sur le sol, ma besace en guise d’oreiller et mon coton huilé pour seule couverture.

« Je vais pioncer un peu… » Dis-je, histoire d’enfoncer une porte ouverte.

La température reste tiède, le béton continue de rendre la chaleur du soleil. Je m’endors presque instantanément, bercé par les clameurs.


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Isabelle Jager
MessageSujet: Re: Compter sur ses doigts.   Sam 31 Aoû 2013 - 10:38

Je continue d'inspecter le stade, toujours personne en vue. Mon dieu mais quand est-ce que je pourrais trouver ce type? J'ai mon voisin qui s'amuse à compter les gens, mais il galère, évidemment qu'il galère, comment il veut pouvoir compter tous les gus du stade... Je cherche toujours le mercenaire, j'aurais des choses à lui dire quand je l'aurais chopper. Enfin s'il est en état de m'entendre quand j'aurais terminé de me défouler sur sa gueule. Puis je le vois avec ses potes, il est relax entrain d'admirer le match sans se soucier de sa vie! Tant mieux, j'avais pas besoin d'un parano.

-Je vais pioncer un peu…

Ca m'arrange, j'allais faire la peau à quelqu'un. J'ai pas envie de me faire remarquer par la seule personne qui connaît mon nom par ici. Je me lève et me dirige vers Jérémie en envoyant  boulet ceux qui veulent admirer et n'apprécient pas que je passe devant eux, comme s'ils allaient mourir alors qu'un match peut durer huit heures. Je commence à me rapprocher sérieusement de Jérémie puis je vois qu'il joue avec un collier d'intimidation. C'est un négrier? Merde je vais devoir boxer un collègue sous les yeux d'autres esclavagistes? Non, je vais tenter une approche moins violente et on verra où sa mène. Je m'installe derrière lui, il a l'air plutôt calme, je me racle la gorge histoire d'attirer son attention, tous les regards sont sur moi. Je me suis raclé un peux trop fort je crois.

-Tu veux quelque chose?

Je sors deux colliers de soumission de mon sac, Jérémie pige qu'on est collègue.

-Salut. Dit-il en me tendant la main.

Faux cul, si je travaillais pas à l'arc tu m'aurais déjà assommé. Je garde le silence.

-Irène Lesproux, tu l'as capturé récemment grâce à un petit avorton. Le problème c'est que c'est ma demi-soeur, alors je veux savoir : elle est toujours à l'arc où elle a déjà été vendu?

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MessageSujet: Re: Compter sur ses doigts.   Mar 3 Sep 2013 - 17:54

Parc des Princes, plus tard dans la soirée.

Isabelle avait retrouvé Jérémie, et s’était présentée à lui. Elle lui demanda des informations à propos de sa sœur, et le négrier haussa un sourcil. Visiblement, il n’était pas content d’être dérangé pour une histoire de ce genre. Ce qui lui importait pour le moment, c’était le match, et il n’avait pas l’intention d’en manquer une grande partie, même pour une autre négrière.

« -Je ne sais même pas pourquoi je te dis ça… Elle est toujours à l’Arc. Mais plus pour longtemps, j’ai plusieurs acheteurs sur le coup, et elle va me rapporter un joli paquet d’anneaux. Franchement, j’en ai rien à foutre que ce soit ta demi-sœur où même la fille d’un enfoiré de général de la FNF. Juste un bon conseil, n’essaie pas de faire foirer cette vente. Sinon, je peux t’assurer que tu en prendras pour ton grade… Maintenant, dégage, je veux voir la fin du match. »

L’homme se retourna, sans un mot de plus, et alla discuter avec ses amis. Le temps réglementaire était presque imparti, et aucune des deux équipes ne semblait prendre un réel avantage. Et pourtant, les deux avaient leur raison pour gagner : l’Equipe Royale, pour conserver les faveurs de Victoire, et les Radlions, pour détrôner les protégés de la Reine. A quelques minutes de la fin, la tension monta, les fautes se firent de plus en plus nombreuses, si bien que l’un des arbitres fini par dégainer son fusil à pompe. Il visa un joueur, et tira. La détonation claqua dans l’air sec du Parc des Princes, et le joueur visé fut frappé à l’épaule par une partie de la salve de mitraille. Il tomba à la renverse, sous les hurlements de la foule. S’il ne voulait pas se faire lyncher, il avait intérêt de continuer à jouer. Alors il grimaça, se releva, et se remit à courir, pour rattraper ses équipiers parti à l’attaque. Les dernières minutes furent décisives. A plusieurs reprises, le ballon fut écrasé dans l’embut. La victoire était à portée. Les adversaires faiblissaient, et il était temps de porter le coup de grâce. Un ultime drop entre les deux poteaux, dans les dernières secondes, vint crucifier les perdants.

Vainqueur :
1->Equipe Royale
0->Radlions

Nombre aléatoire (0,1) :
0

Dans un tonnerre d’applaudissements, encore plus assourdissant que tout ce qui s’était passé jusque-là, les spectateurs se levèrent pour saluer les vainqueurs. Ces derniers firent un tour de stade en courant, tandis que les perdants, tête baissée, rentraient aux vestiaires sous les sifflets. Les bâches recouvrant les fosses furent remises en place, et les spectateurs quittèrent petit à petit le stade. Ils attendaient tous le prochain match, pour une nouvelle fois voir s’affronter les joueurs dans la poussière du Parc des Princes. De leur côté, Eric et Isabelle avaient tous les deux plus ou moins eu ce qu’ils cherchaient. Isabelle savait où se trouvait sa demi-sœur, et Eric avait tant bien que mal essayé de dénombrer ceux qui se trouvaient au royaume des jeux. Maintenant, ils allaient surement reprendre leur route, chacun ayant quelque d’autre à faire. Isabelle allait-elle se moquer des menaces du négrier pour délivrer Irène ? Le choix lui appartenait…
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Eric Aubert
MessageSujet: Re: Compter sur ses doigts.   Lun 27 Jan 2014 - 21:08


Boulogne-Billancourt, gradins du Parc des Princes - bout de la nuit.

« Quelle heure ou qu'est ce qu'on est faire ?! »

Je me réveille le cœur battant, à moitié dans un rêve à l'ambiance délurée. Il y a des coussins en velours et un grand lit à la belle étoile, et des gens qui rigolent, plein de fumée. Je me rappelle plus...

Mes affaires ! Je tombe de mon banc en me redressant en sursaut, entraînant tout mon fatras par terre après moi. En fait tout est là. Je me suis fait mal aux fesses en chutant, ça me lance dans toute la cuisse gauche. Mais personne ne m'a volé. Et l'autre rouquine bagarreuse est partie. A sa place il y a un vieux barbu qui fume une pipe à eau en taule forgée avec une bande de gens à l'air rigolo, le vieux me regarde à travers un nuage de fumée épaisse en rigolant d'un petit rire aigu et éraillé. Il n'a pas l'air moqueur. Juste perché. Et les gens autour de lui qui tirent sur les nombreux tuyaux de sa pipe farfelue ont l'air assez perchés aussi. Ils rigolent tous, personne ne parle, personne ne fait de blague, ils se regardent juste en rigolant, comme au ralenti.

Moi ça me fait tousser, mais soudain je me met à rigoler aussi. Un petit ricanement absurde et involontaire, qui m'échappe, puis un autre. Je regarde le stade à travers le voile de fumée en riant bêtement, et je vois que l'essentiel des types sont partis. Je pense un instant à mes comptes, mon recensement, tout ça. Le match est fini, et ça me fait rire. Je crois que j'ai oublié comment parler. Je ne sais plus que rire. Je me rapproche des rieurs, et je deviens l'un d'eux. Il y a une femme qui est jolie, je m'allonge sur ses genoux en rigolant. Son petit nez retroussé me fait rire. Je tente une phrase sensée. Je bafouille, elle rigole, je rigole, ils rigolent tous lentement et je m'endors, la tête entre les jambes de cette inconnue. Elle sent les épices. Je bande. Dans mon rêve, on baise et on rigole.

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Isabelle Jager
MessageSujet: Re: Compter sur ses doigts.   Mar 28 Jan 2014 - 10:42

Un abruti allongé sur les genoux d'une jolie fille, des camés qui se shootent avec des vapeurs qui ne font presque aucun effet à mon mental. Cet abruti se drogue... Il est tombé bien bas pour un mec bien, mon instinct de prédatrice sanguinaire reprend le dessus et je fous une taloche monumentale à monsieur le junkie. C'est moi ou il bande? Une fois que je suis bien certaine qu'il m'écoute je lui balance :

-Je vais à l'Arc et toi : TIRE TOI! Je parie que dans une heure tu seras à poil dans le désert à cause de la dope qui t'auras rendu aussi dangereux qu'une limace malade! Alors autant que tu viennes avec moi, j'ai des choses à régler et j'ai trop de scrupules pour te laisser déambuler dans le stade en étant camé. T'as un quart d'heure pas plus avant que je ne file. Je serais devant le bar à essayer de récupérer mon piaf.

Je sors en trombe en récupérant mon matériel avant de siffler le corbac qui tarde à venir. Connerie d'oiseau bourré à la vodka, il ne pouvait pas choisir un autre moment pour se torcher alors que je règle une affaire personnelle? Entre lui et l'autre con que j'ai du remords à laisser dans le caniveau à la merci de psychotique je suis pas sorti des problèmes. Je regarde nerveusement ma montre tandis que les minutes passent. Il est en pleine descente ou alors il est encore dans son délire où il (sans aucun doute) baise?

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Eric Aubert
MessageSujet: Re: Compter sur ses doigts.   Mar 28 Jan 2014 - 22:39

Le sommeil ne me lâche pas. Je suis trop bien, je regarde le soleil se lever et empourprer la cime du Parc des Princes. Je crois qu'ils sont tous partis, et même peut être avec mes affaires, mais je m'en fous bien, il y a un beau lever de soleil, et le vieux est toujours là avec sa pipe. Au diable la pute rousse, au diable la FNF, qu'ils aillent se faire irradier ailleurs, ces fils de pute. Moi je pionce, et c'est plaisant. Et le vieux rigole toujours, alors je rigole avec lui. On est bien.
Puis tout va si vite, y a des cris, la pipe et le vieux ont disparu. Soudain j'ai plus du tout envie de rire. Y a des mecs costauds, avec des flingues, des matraques, on me pousse en bas de gradins, tout débraillé, sans me laisser le temps. Je comprend rien et soudain je suis déjà dehors, ça me refroidit.
Et je me met à chialer, je suis en pleine descente putain. Je grelotte, y a des tas d'inconnus autour de moi, certains me regardent avec indifférence, d'autres m'ignorent. Quand je sors je suis dans le froid du petit matin, y a de la rosée, de la condensation quand je respire, et je me sens glacé. Je reste planté un moment devant l'entrée, puis je marche un peu sans trop savoir où aller. Je me sens vraiment mal. J'ai envie de pisser, de chier et de vomir. Puis je suis en dehors du village, tout seul. Ou presque, y a une brahmine qui broute, et un gars à côté.
On se regarde longtemps, lui et moi. Je vomis par terre. Et là le mal est sorti. J'ai un goût de bile dans la bouche, mais je suis de nouveau moi même. Le mec me regarde toujours. Il est un peu pouilleux, voûté, un bouseux à première vue.

« Tu fous quoi ? » Il me dit,

« Je sais pas, et toi ? »

« Je vais vers métrop', vendre du lait... du lait d'brahmine... » Il a un sale accent de paysan.

« Ah. Ok. Tu m'en vend un peu ?»

Je bois une rasade dans la tasse qu'il me tend, et je lui file son anneau. Le goût de vomi laisse la place à celui du lait caillé. Je sais pas le quel est le pire.
Je me casse, laissant le pouilleux avec sa brahmine. Putain de supporters de merde.
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