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 Une piste fraîche

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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Une piste fraîche   Mer 24 Juil 2013 - 21:30

Zoé n'était pas une bonne pisteuse, mais celui qu'elle recherchait n'avait que deux jours d'avance et malgré une apparente volonté de masquer ses traces, le voleur s'était montré extrêmement stupide dans cette entreprise. C'était à se demander si celui-ci n'avait pas voulu qu'on le suive ou si la maladresse guidait ses actions. Quoi qu'il en soit il ne fallu que quelques heures à Zoé pour remonter jusqu'au Moulin Rouge. Ce lieu qui ne lui avait guère inspiré confiance lors de son furtif premier passage il y avait trois ans n'avait pas  tellement changer, mais cette sensation de malaise s'était grandement atténuée dans l'esprit de Zoé et laissait maintenant place à du mépris mêlé à du dégoût avec une pointe d'amusement.

Zoé resta à bonne distance du cabaret pendant un moment et observa les entrées et les sorties. En voyant les deux énormes mutants devant la porte d'entrée principale, elle du refréner une pulsion qui lui montrait déjà de magnifiques flammes, violettes à cause de la peinture chimique fixée de radiation depuis un siècle, tournant à une vitesse folle autour de leur axe au son des ampoules de verres qui claque comme une mitraillette avant de s'en détacher et d'effondrer un bonne partie du bâtiment qui s’embrasait emportant un grand nombre de ses occupants ! Elle comprit quel genre de trafic avait lieu derrière ces pales rouges luminescentes et la trace de l'homme qu'elle suivait s’arrêtait là, Zoé se voyait contrainte de prendre contact avec cette plèbe mais n'en avait aucune envie. De plus, sans un sous en poche, Zoé se serait rapidement fait remarquer dans un lieu tel que celui-ci, il lui faudrait faire vite; de toute façon, elle ne comptait vraiment pas s'éterniser ici.

Passer les deux gorilles de l'entrée ne posa pas trop de problèmes, Zoé ne faisait pas vraiment tache parmi les autres clients malgré son accoutrement. Cependant les armes semblaient prohibées et elle du les déposer à l'armurerie à l'entrée du cabaret; elle garda tout de même ses fioles de porte-flamme, les faisant passer pour un psychotrope quelconque. L'enquête pouvait commencer. Zoé réfléchit et réalisa qu'elle ne savait absolument pas comment faire : elle n'avait aucune idée du nom ou de l'apparence du vaurien qu'elle traquait, et à peine plus d'information sur la relique qu'il avait dérobée aux Malebranches.

Zoé contemplait le casino, il n'était pas très populeux car il était encore tôt dans l'après-midi et la plupart des clients semblait être des junkies sans véritables but dans l'existence. Assis à une table de 421, jouaient deux hommes plus soignées que les autres, ils étaient entourés de femelles en tout genre leur prodiguant massages et caresses tandis qu'eux faisaient mine de les ignorées. Régulièrement une des loques vivantes qui peuplaient l'endroit accompagnée d'un puissant rob-homme prenait une audience d'une minute ou deux au près des deux joueurs. On pouvait lire en chaque clients qu'ils n'étaient pas fière face à eux, mais ils repartaient toujours avec un visage satisfait si peu dissimulé. Zoé se dit que si quelqu'un pouvait l'aider, se serait l'un de ces deux matamores qui fanfaronnaient sans en avoir l'air. Elle fit signe au rob-homme qui leur servait d’intermédiaire et lui demanda :

- Qui sont ces deux personnes que tout le monde demande sans arrêt ?

- Si vous ne savez pas qui ils sont, je n'ai rien à vous dire.
lui répondit-il sèchement.

- Je recherche des informations à propos d'un homme qui m'a volé quelque chose de grande valeur, continua-t-elle sans se laisser démonter. Pensez-vous qu'ils puissent m'aider ?

- Je ne suis pas assez payé pour penser ma petite dame.

Ce gros bonhomme commençait a taper sur le système de Zoé avec son air de chien de garde, et cette dernière insinuation n’arrangeait pas l'idée qu'elle se faisait de lui. Zoé désirait l'immoler sur le champ, mais l'androïde n'aurait sans doute rien sentit et se serait contenté de lui broyer le crane d'une seule main si ce n'était pas les mercenaires omniprésents qui lui auraient percé la carcasse de centaine de balles fumantes. Elle ne tirerait rien de lui sans avoir quelque chose à offrir en échange. Elle fit mine de fouiller dans sa besace pour gagner un peu de temps, mais le robot tourna les talons et la laissa à son sac sans demander son reste pour recommencer son job répétitif.

Zoé n'avait pas vraiment avancé et avait déjà perdu pas mal de temps dans ce bouge. Cette conversation l'avait bien énervée, elle n'avait qu'une envie, partir au plus vite. Dans la précipitation, Zoé laissa tomber un psycho de son sac et l'instant d'après une goule et un homme se jetèrent à terre dans sa direction. La goule , comme frappée par le tonnerre, vu ses dents se décrochées d'un violant coup de botte blindée et s'enfuit en pleurnichant vers les toilettes la main sous le menton. L'humain, plus vif, réussit à s'emparer de la drogue, mais Zoé lui écrasa le poignet contre le sol d'un coup de semelle qui fit craquer le cartilage et bloqua le misérable. Celui-ci étouffa un cri et supplia :

- Pitié, ça fait une semaine que je suis en manque ! J'ai besoin de cette dose !...

Zoé le regardait avec mépris et son regard sombre indiquait clairement qu'elle n'en avait rien à foutre. Elle resserra son étreinte, mais les doigts du toxico ne lâchèrent pas prise.

- Arh ! Je t'ai entendue : tu cherches un hommes. Je le connais ! Je sais qui c'est ! geignait-il de plus en plus fort et de plus en plus aigu.

Zoé ne disait rien, mais son visage se tinta d’intérêt sans abandonner son côté intimidant.

- Il se fait appeler le Prince, mais il a rien d'un prince. Je l'ai croisé sur la route hier, il m'a dit qu'il avait trouvé un objet qui le rendrait riche, très riche. J'ai essayé de savoir ce que c'était pour le lui piquer et il m'a décoché une sacrée droite. Vu la direction qu'il a pris, il a pu aller qu'à l'arc. Il voulait surement vendre sa babiole et acheter un esclave. C'est ce que j'aurais fait moi. Si tu en as après lui, c'est là-bas qu'il faut aller !

- Comment je le reconnaîtrais ? fit enfin Zoé en levant légèrement son pied.

- Tu peux pas le rater, il est crade et porte toujours un bonnet sur le visage avec des trous pour les yeux.

Satisfaite, Zoé esquissa un sourire charmeur à l'attention de son interlocuteur puis mit tout son poids sur l'articulation brisée avant de l'enjamber, emplie de plaisir sadique.

Toute l'assemblée avait les yeux rivés sur elle qui s'éloignait calmement.

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Arnold Habdaik "H"
MessageSujet: Re: Une piste fraîche   Jeu 25 Juil 2013 - 15:25

Première visite au Moulin Rouge.
La première chose qui vint à l'esprit d'Arnold était que le lieu portait bien son nom, effectivement le rouge était et de loin la couleur dominante. Était ce pour son incroyable symbolique ?  Luxure, désir et érotisme ? Amusant qu'on associe aussi à cette couleur la puissance, le pouvoir et la colère. Ou plus prosaïquement une telle abondance, à telle point qu'on aurait cru dans certaines pièces voir comme à travers d'un monochrome pourpre, n'était elle pas du au fait que c'était l'une des teintures les plus facilement maitrisable ?
Après ça une nouvelle émotion apparu chez le chimiste, une horrible sensation d'étouffement, tout ces velours ( à l'apparence délicieusement douce mais, ne rêvons pas, aussi rêche qu'une peau de brahmine ), bordel c'était que presque le gris et le sépia des terres désolés lui manquait déjà.


Arnold tira sur la corde qui reliait les deux mains de sa marchandise, en plus du collier explosif autour du cou de Marie, cela allait de soit. La jeune femme faisait l’entière découverte des deux mots "être esclave", là elle se trouvait au troisième stade, celui de la "négation" ( le premier étant la haine et en suivant venait le marchandage ). Elle râlait, elle l'insultait, aussi le chimiste était pressé de s'en débarrassée, le dressage d'esclave c'était pas son truc.
Malheureusement ce ne sera pas ici. On lui avait refusé sa marchandise, le Moulin ne traitait qu'avec leur négriers attitrés de l'arc. C'était logique, pour ce genre de travail, mieux valait passer tout les esclaves à une inspection médicale des plus sérieuse.
- Vas te faire foutre pourriture de zombi.
Il tira un peu plus sur la corde, passa une autre salle, tira encore sur la corde. Bon sang que ce bordel était grand.
- Tu sais ce qui fait de toi une esclave ?
Elle murmura une autre insulte. Putain ce qu'il faisait chaud ici, l’atmosphère légèrement enfumée était limite étouffante trouvait il.
- Vois tu dans la vie tu es ton propre gardien. Toi seule es responsable de ton esclavage. Toi et personne d'autre.
Ils entrèrent dans la partie casino mais la goule n'y regarda pas de plus près et prit direction le bar. Pas grand monde en cette après midi, tant mieux. Il prit un verre d'eau qu'il dégusta à coté de sa marchandise assoiffée. Bah espérons que ça lui fasse fermez ça gueule.
Un type, le serveur, l'employé ou quoi qu'il en soit, malgré un certains dégout qu'il essaya de cacher chuchota à Arnold, potentiel client qu'il était, que le Chenil était désormais ouvert. Il se permit de le regarder de travers avec sa mine désabusé qui ne le lâchait plus depuis ce matin.
- Avez vous une carte de Paris ? J'aimerais la consulter.
Le type haussa un sourcil de surprise, mais la goule l’interpréta d'une autre manière et fit glisser un anneau dans sa direction.
- Le chemin jusqu'à l'Arc est long... qui sait ce... qui sait...
Elle avait la voix faible, pitoyable.
- Fermes là, je te pris. Si tu y arrives je te donnerais de l'eau.
Il n'avait pas quitté la carte des yeux, l'Arc sera son prochain arrêt, sur, mais il cherchait bien autre chose. Le pont des Sèvres...


Il se leva enfin, trainant l'autre derrière lui, et traversa le casino où se trouvait deux espèces de matadors entourées de plusieurs filles. Un moment son sang encore -et pour toujours- irradié faillit se glacer, mais non, ce n'était pas des grand pontes du Trident, seulement... seulement quoi ? Deux riches propriétaires terriens, vec' leur p'tite familles qui les attendent au ranch pendant que "papa est partis parler affaire en ville ?".
Une famille... Peuh, il y a plus intéressante que de propager la vie, c'est de la détruire. Attention aux dérives nihiliste. Et il sourit.

Et sourit encore plus -après qu’une expression de doute lui traversa les traits du visage- en découvrant, assis à une table, Marc, le mercenaire première classe.
- Quelle bonne façon d'investir sa paye.
Il lui tendit la main et décida de s'asseoir à la table de jeux.
- Et bien, pourquoi pas ? Un bon placement... parait il que le cours du 421 est la meilleur façon d'investir.
Juste après le commerce de dope ! Ha.
Ils se retrouvaient tranquille, Marc venant d'arriver -du moins dans la partie casino- récemment, il n'y avait encore aucun autre joueur.
- Pour le taff ou pour la détente le Moulin Rouge, dis moi ? J'y mettrais mon troisième orteils au presse purée que tu surveilles les deux gus bien sapé et entouré.
Il échangea ensuite les "formalités", bien que les réponses l'intéresse réellement pour le coup.Et "qu'est ce que tu deviens", "est ce que t'as déjà lapidé ta pays" ou encore "par tout les seins du paradis, sale temps hein ? Trop chaud pour travailler, mais, hé, faut bien".
Si il en venait à le questionner sur son esclave, Arnold ne voyait aucun problème à lui dire la vérité. "Une prospectrice que j'ai engagée pour piller une clinique -chopper les produits, tu m'suis ?- et qu'a essayé de me blouser.
Même si l'histoire était plus longue que cela, il n'avait pas mentionné Axel Courtain par exemple.
- Je vais partir pour l'Arc dans l'aprem'. Une autre affaire m'attend au pont des Sèvres. Une sacrée histoire.
- Tu vois, il y a peu, on a eut plusieurs cas de noyade à ce coin là précis, entre autre histoire, mais il se trouve que c'est apparemment développé la dessous une algue, nouvelle, cette coquine rejette une sorte de fin granulé blanc, aussi appelé Sel de Folie. Enfaite il s'agit d'un psychotrope, le Sel vient donc se déposer aux alentours et les types qui s'en approchent comment à partir en trip et... ce noient. Chouette histoire à conter au coin du feu, hein ?

Et ils continuèrent encore un instant à discuter plus qu'à jouer jusqu’à qu'un joyeux drill ne s'invite à leur table.
Mercenaire de l'a FNF qui adorait s'entendre parlait, lapident la moitié de sa solde dans les jeux.

Nombre aléatoire (1,6) :
4
Nombre aléatoire (1,6) :
4
Nombre aléatoire (1,6) :
1

Le "bleu" prit les dés, secoua, et parla, parla... "j'espère que je parle pas trop". Tsss, Arnold se permit, légèrement sarcastique :
- Hé bien, par les temps qui courent parler de rien c'est déjà quelque chose.


Il leva la tête face à toute cette agitation. Une prostitué avait fait tombée une dose de psycho par inadvertance, et ce fut avec une certaine jubilation qu'Arnold regarda les pauvres camés se jeter dessus. Un coup dans la tronche façon "dentiste"  et un bras cassé plus tard, la goule revint sur sa première impression. Pas une prostitué. Amazone peut être ?
Après un flot quasi ininterrompu de parole de sa victime, on entendit sa voix :
- Comment je le reconnaîtrais ?

- Tu peux pas le rater, il est crade et porte toujours un bonnet sur le visage avec des trous pour les yeux.
Elle lâcha prise et un des employé du bordel vint tirer le pantin désarticulé hors du batiment.

Et c'est à se moment que leur troisième joueur décida une nouvelle fois d'ouvrir grand sa gueule :
- Je ne croirais pas ce bon vieux Josh'.
- Une belle p'tite merde, babillard et bonimenteur, ce con a bien faillit réussir à rentrer à Lutèce si je n'étais pas passé par là.

Son sourire charmeur flancha à peine quant elle le regarda droit dans les yeux.
- Venez donc, discutons au calme voulez vous ?
A coté d'une femme, son langage s'était comme subitement enrichit, ses façons et son ton plus avenant.
- Voyons, je ne dis pas non plus que ce bon vieux Josh' est un menteur, mais j'aurais peut être des précisions à apporter sur ce sujet. Je suis souvent ici et j'ai bonne mémoire... Oh, attendez, un verre ?
Arnold garda silence. S'éclipser, maintenant ? Il l'aurait bien fait mais... d'où avait elle achetée cette dose de psycho ?

Spoiler:
 


Dernière édition par Arnold Habdaik "H" le Jeu 25 Juil 2013 - 15:31, édité 2 fois
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Marc Desbois
MessageSujet: Re: Une piste fraîche   Ven 26 Juil 2013 - 11:43

« La paye t'attendra là ma jolie, dis-je en posant mon index sur le coin de la table. Prends-moi juste de jolies notes de ce que racontent ces gros porcs, de ta plus belle écriture, d'accord princesse ?
Elle sourit en hochant la tête, partant avec un morceau de serviette et un crayon à papier caché le long du corps, malgré sa tenue très légère. Je me retournai sur ma table afin de ne pas attirer l'attention des deux gosses de riches et lançais les dés au hasard. Je fus tiré de mes méditations par une voix éraillée qui semblait s'adresser à moi :

« Quelle bonne façon d'investir sa paye. »

Je souri en reconnaissant la voix d'Arnold, ce chimiste avec qui j'avais fait équipe il y a peu.
Je lui tendis une main amical en posant un anneau pour la danseuse qui ne tarderait pas à revenir.

« Et bien, pourquoi pas ? Un bon placement... parait il que le cours du 421 est la meilleur façon d'investir.

-J'ai connaissance d'autres investissements, qui sur le long terme peuvent s'avérer très lucratifs, mais je ne suis jamais contre une parti de dés.

-Pour le taff ou pour la détente le Moulin Rouge, dis moi ? J'y mettrais mon troisième orteils au presse purée que tu surveilles les deux gus bien sapé et entouré.
Si d'après certain, le passage d'humain à goule altérait l’intelligence, je n'en croyais pas un mot avec le spectacle qu'offrait ce type. Il avait la vivacité d'esprit d'un jouvenceaux conjugué avec la sagesse du roi Charles V.

-Pas que l'image de ton dernier orteil réduit en bouilli ne me fasse pas rire ; entre nous hein, dis-je en affligeant une claque sur l’oreille de son esclave avant de chuchoter :
Voilà Matir et Mélèkh, fils d'Isaac Samuel. Je doute avoir besoin de te présenter Papa, mmh ?
Et contre toute attente
, continuai-je en reprenant un ton de voix audible, celui ou celle intéressée par
ce qu'il se passe chez ces radins préfère les nems au bon vin. Si tu vois ce que je veux te dire,
souriais-je alors qu'une prostitué qui se tenait près des deux hommes déposa une note sur la table  en échange d'un anneau qui traînait là. La note en question fut en un clin d’œil ouverte au creux de sa main.
Concentré sur ce qu'il s'y trouvait il laissa son esprit divaguer à cette tache tout en laissant ses corde vocal répondre au questions d'Arnold. C'est ce genre de discutions où lorsqu'un interlocuteur demande « Tu m'écoute ? » le type en face de lui réponde « Mmh ? Quoi ? »

C'est quand Arnold mentionnant la présence de cette que Marc leva un sourcil intrigué.

« Une prospectrice que j'ai engagée pour piller une clinique -chopper les produits, tu m'suis ?- et qu'a essayé de me blouser.

-Plus aucune parole les gens ces derniers temps, lâcha Marc en arborant un sourire sarcastique.

-Je vais partir pour l'Arc dans l'aprem'. Une autre affaire m'attend au pont des Sèvres. Une sacrée histoire.

-Pour une autre affaire que vendre cette garce tu veux dire ?

-Tu vois, il y a peu, on a eut plusieurs cas de noyade à ce coin là précis, entre autre histoire, mais il se trouve que c'est apparemment développé la dessous une algue, nouvelle, cette coquine rejette une sorte de fin granulé blanc, aussi appelé Sel de Folie. Enfaite il s'agit d'un psychotrope, le Sel vient donc se déposer aux alentours et les types qui s'en approchent comment à partir en trip et... ce noient. Chouette histoire à conter au coin du feu, hein ?

-C'est très frais, ça me donne même envi d'invité des amis à se promener avec moi sur le bord de la seine. Le bon coté d'être goulifier, c'est que la purée que t'as dans le crane sera sans doute pas altéré, non ? Dis-je sur un ton de plaisanterie. Enfin je suis pas chimiste moi.


-Je peux ? Demanda alors un mercenaire qui venait s’asseoir en face de moi.

-Je t'en pris, » l'invitais-je en lui offrant les dès.

Il posa dix franc sur la table puis fit rouler les dès entre ses doigts sans s’arrêter de raconter des conneries inintéressantes.

« 4, 4 et 1, la chance est avec moi. » avait-il dis.

Les bras croisés sur la poitrine, je glissais tranquillement ma main gauche dans ma poche intérieur pour y attraper discrètement trois dès pipé alors que le mercenaire posait les dès en face de moi. Je les attrapaient dans ma main droite les faisant rouler, rouler en encore rouler avant de les glisser au moindre signe d’inattention dans ma manche pour enfin joindre mes deux mains et faire rouler à la place les dès pipés que je lançais la seconde suivante.


    Nombre aléatoire (1,6) :
    2
    Nombre aléatoire (1,6) :
    1
    Nombre aléatoire (1,6) :
    4


« Chez moi ça fait un 421, par ici la monnaie » riais-je en attrapant les dix Franc du mercenaire incrédule, récupérant aussi les précieux dès alors que celui-ci portait son attention sur une altercation vers l'entrée.

« Je ne croirais pas ce bon vieux Josh'.
Une belle p'tite merde, babillard et bonimenteur, ce con a bien faillit réussir à rentrer à Lutèce si je n'étais pas passé par là.

-Hé, ça me rappel vaguement quelqu'un, tiens, riais-je en posant mon regard sur le mercenaire.

-Venez donc, discutons au calme voulez vous ? Invita t-il la femme qui s'apparentait plus a une amazone qu'une prostituée. Elle semblait néanmoins piqué à vif par les dire de la grande gueule.
Voyons, je ne dis pas non plus que ce bon vieux Josh' est un menteur, mais j'aurais peut être des précisions à apporter sur ce sujet. Je suis souvent ici et j'ai bonne mémoire... Oh, attendez, un verre ?

-Et grand charmeur avec ceci, murmurais-je hilare.

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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: Une piste fraîche   Mar 30 Juil 2013 - 14:14

Zoé fut interpellée par une type aux allures de militaire qui semblait avoir quelque chose à rajouter. Son sourire charmeur flancha à peine quant elle le regarda droit dans les yeux. Elle semblait néanmoins piqué à vif par les dires de la grande gueule et abandonna en parti son air de dure à cuire pour adopter cette attitude envoûtante qui lui allait si bien. En effet, Zoé était de ces femmes dont le caractère subtilement violent avait le pouvoir d'intriguer les hommes en armes. Peut être y voyaient-ils la promesse à la fois vraie et fausse d'une véritable aventure sans compromis qui donne la chaire de poule. Elle était sensuelle mais pas consensuelle et sa dangerosité excitait. C'était un sentiment de malaise qui pouvait rendre les timides fous de passion et les audacieux malades de couardise. Zoé était parfaitement consciente de son pouvoir et n'hésiterait pas à s'en servir pour arriver à ses fins. Ce jeune mercenaire était une cible idéale, restait à savoir si il pouvait véritablement apporter quelque chose ou si il n'était qu'un sombre crétin pour qui le sens de la vie était de parler de lui pour se faire regarder.

A la table du gaillard se trouvaient deux autres personnes qui semblait amusées et énervées par celui-ci. Cela ne présageait rien de bon. Qu'à cela ne tienne, elle pris place sur la chaise la plus proche de son interlocuteur en faisant onduler ses courbes et accepta de boire le verre le plus cher de la carte qu'on lui proposait. Son attention se porta doucement sur chaque belligérant pour s’arrêter sur celui qui l'avait invitée.

- Zoé. se présenta-t-elle après avoir salué d'un geste la tablée, puis, sans attendre la moindre réponse elle enchaîna : Que pouvez-vous me dire sur ce Josh et son ami que je cherche ?

- Josh n'est pas un mauvais bougre, mais c'est un lâche et il est stupide. Il vous aura sans doute dit la vérité, par peur, mais, regardez, le voila qui se prépare déjà pour sa dose, planqué dans l'ombre comme un cafard. Si j'étais vous ... Le soldat s'interrompu pour boire une gorgée, puis reprit : Quand à ce Prince, je ne le connais pas spécialement. J'ai déjà entendu parler de lui : c'est un petit truand sans ambition. Il est plus malin et plus courageux que Josh, il peut même être surprenant d'efficacité mais fini toujours pas tout faire foirer. Enfin de ce que j'en sais.

Zoé était bien contente d'en apprendre plus sur son voleur, mais le peu de contenu qu'on lui avait offert ne la satisfaisait pas vraiment. Elle fit une moue agacée en comprenant qu'elle avait finalement à faire à un baratineur, prêt à tout pour un peu d'attention. Elle s'attarda alors sur les deux autres personnages présents. Ils ne semblaient pas aussi cons, cependant ils n'étaient d'aucun intérêt pour Zoé, se contentant d'être là. Zoé n'avait plus de temps à perdre et devait reprendre sa route en direction de l'Arc avant que le Prince ne prenne trop d'avance.

A cet instant, le charmeur compris qu'il allait la perdre si il ne pouvait pas lui présenter quelque chose de plus consistant qu'un vague profil psychologique. Après ces quelques secondes de silence, il reprit :

- Celui que vous chercher a certainement déjà atteint l'Arc. Il y a trouver un marchand pour vendre ce truc que vous avez perdu et a aussi tôt dépensé cet argent pour un esclave, une femelle si possible, tout dépend de la valeur de l'objet qu'il vous a volé. Je peux vous proposer de nous mettre ensemble sur sa piste.

Il ne ratait, décidément pas une occasion de se montrer attentionné envers Zoé qui devina qu'il avait jeté son dévolu sur elle et qu'une partie de jambe en l'air aurait été l'aboutissement de sa quête personnelle. Un peu troublée, Zoé attendait presque des autres protagoniste qu'ils la tirent de ce pétrein, puis elle pensa qu'il serait judicieux de tirer parti de la situation.

- Je ne vous paierais pas, sachez le. Mais j'accepte votre proposition.

A cet instant, comme si tout-ceci n'avait jamais eu lieu, un homme étrange fit son entrée dans le casino. Une aura de puanteur qu'on pouvait presque discerner sous la forme d'une fumée verdâtre émanait de son bonnet crasseux rabattu sur son visage où deux trous était coupés à l'emplacement de ses petits yeux de rat.
Le Prince avait fait son entrée sans se douter de ce qui venait de se passer :
 
Zoé le remarqua dans la seconde et passa sa main à sa ceinture pour saisir son arme. "Enfer et damnation" pensa-t-elle, son arme était restée à l'entrée du bâtiment. Puis, Josh, assis dans un coin, la seringue dans le bras, releva la tête et l’aperçu lui aussi. Il jeta un œil sur Zoé pour essayer de lui faire comprendre qu'elle ne tarderait pas à regretter son acte envers lui. Pas intimidée un seul instant, Zoé pris congé et parcouru la salle d'un pas convaincu en direction de Josh, suivie de près par le mercenaire de la FNF. A deux, ils le maîtrisèrent rapidement, bloqué sur sa chaise et obligé de la fermée par une lame habillement placée sur son artère fémorale par le guerrier. Ces trois là suivirent des yeux le Prince qui s'accoudait tranquillement au bar.

Cet homme était d'une étrangeté rarement égalée. Il semblait plutôt sur de lui et nerveux en même temps. Son attitude général de jeune clochard désabusé était teinte de tics et de manies : tremblements, rictus, gestes brusques en tout genres ... Il était agressif à l'encontre du barman, on voyait pourtant qu'il n'était pas bêtement méchant, juste dans un état de perpétuel agacement presque justifié. Lorsque le serveur se fut éloigné de lui, il s'apaisa à peine pour que Zoé s'en rende compte. Quelque chose le tracassait, comme si un énième échec s'était ajouté à son palmarès. La vie dans les terres désolées ne lui avait pas fait de cadeau, mais après son vol à l'encontre des Malebranches, elle n'irait qu'en empirant avant de s'achever violemment. Zoé n'avait pas pour habitude de céder à la compassion.

Mais pour l'instant, il fallait faire sortir Josh du Moulin Rouge à la moindre occasion.

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Marc Desbois
MessageSujet: Re: Une piste fraîche   Jeu 1 Aoû 2013 - 15:44

Ridicule. Ce fut le seul mot qui me vint à la bouche lorsque ce type qui devait se prendre pour un super héros franchi la porte d'entrée. Une serpillière sur la tête et un sac a patate en tee-shirt, l'homme me faisait pitié à voir. Né dans les tunnels de métro, battu, maltraité et peut être violé, qui sait ?
Il avança d'une démarche peu assuré vers le comptoir où il commença à importuner le barman. Les deux hommes que j'observais depuis maintenant plusieurs dizaines de minutes étaient partis se refaire remplir leur coupes en se frayant un chemin de leurs larges épaule parmi la foule accouder aux tables de poker et aux machines à sous. Il se placèrent pas très loin du clochard puant et entamèrent une discussion philosophique à propos du derrière de la jeune femme qui dansait dans la salle d'à coté. Un instant distrait, je remarquai le mercenaire et la sauvage quitter la table pour rejoindre le dit Josh et le faire taire d'une façon ou d'une autre. Reportant mon attention sur le comptoir, je vis l'étranger retirer en douceur de la poche d'un des deux juif son porte feuille. Il l'ouvrit discrètement après s'être retourné, et à en juger par sa mine dépitée, il ne contenait que peu de liquide, il le glissa tout de même dans sa propre poche.
Pour un clochard peu réfléchi, c'était un porte-feuille comme un autre. Pour un voleur mal intentionné, ça pouvait être de l'or en barre.

Je me relevai en douceur afin de ne pas attirer l'attention pour suivre le chemin emprunté par les deux gaillards il y a peu. Je croisai ces derniers qui retournaient à leur place sans me prêter la moindre attention.

« Faites attention, » m'adressa une serveuse que je failli percuter dans la précipitation.

Arriver à quelques mètres du bar, l'odeur émanant du prince était accablante. « Prince de la fange et de la vermine, biensûr » marmonnais-je en m'accoudant au comptoir à porté de bras de mon homme tout en posant dix francs afin que l'on me serve un scotch.
Une fois servis, je louchais sur ma gauche en trempant mes lèvres dans le doux breuvage ambré qui me réchauffait la gorge. Tout comme les deux hommes qui se trouvaient là auparavant, le « prince » était distrait par la gente féminine qui se pavanait dans la salle, portant alcools et autres douceurs sur des plateaux d'argent, bien que le plateau ne fut point le centre d'attention du distrait.
Alors qu'il avait le dos tourné, je remarquai le porte feuille que je visai, dépassant de façon paresseuse de la poche arrière de sous pantalon rapiécé de tout cotés. Je m’apprêtais à tenter ma chance lorsqu'il se retourna brusquement pour aboyer au barman :

« Bon ce vin, il arrive ou merde ?! »

Face à tant de vulgarité, nombreux furent les joueurs à se retourner, passablement agacé par le grossier personnage. Le barman apporta le breuvage que demandait le clochard en offrant une grimace de dégoût lorsque le soiffard lui posa quelques billets crasseux dans la main. Alors que je laissais descendre ce qu'il restait dans mon verre vers le fond de ma gorge, moi voisin portait ses lèvre à la canette de vin rouge tout juste acquise.
C'était l'occasion, je reposai mon verre sur le comptoir et pris la direction de la sorti en passant derrière le prince des clochards, saisissant le porte feuille au passage.

Arrivé a mi-chemin de la sortie, alors que je passais devant la sauvage et le mercenaire, j'entendis crié :

« Hé connard ! Rend moi ça ! Reviens là ! »

En me mordant la lèvre inférieur de frustration, j'attrapai un Fédora sur le porte manteau pour me le placer bas sur la tête afin d'éviter les regards sur mon visage.
Quelques pas de plus et je retrouvais l'air pollué de la capital au milieu de la rue. Entendant des bruits de pas résonner dans mon dos, je me glissai dans la ruelle qui s'enfonçait a gauche du bâtiment. Cet abruti ne me lâchera pas, et si il lui faut une dizaine de centimètres d'acier dans la gorge pour qu'il comprenne, je n'allais pas me faire prier. Je dépliais en silence mon couteau papillon dans l'attente. Au diable cette sauvage et son bien précieux, si il arrivait jusqu'ici, il n'aura pas l'occasion de prononcer le moindre mot.

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Arnold Habdaik "H"
MessageSujet: Re: Une piste fraîche   Jeu 1 Aoû 2013 - 18:07

Hé mais, oh dis donc là... non mais.
Revenez quoi ! La goule s’arrêta de remuer les trois dès emprisonnés dans le gobelet de jeux, Marc venait à son tour de quitter la table. Les jeux recèle d'antique sagesse pensait il peut avant que tout ces événements ne se précipites, forçant Arnold à quitter son monde d'idées.
Le bleus et la tatoué s'étaient empressés -avec somme toute une grande discrétion- d'aller s'assurer de la coopération de ce bon vieux Josh'. La pièce était relativement vide et surtout, dans ce genre d'endroit c'est "chacun à ses affaires" alors personne n'hurla à la sécurité ( bien faible en cette après midi avait constaté le chimiste ).
Avant qu'il ne parte au bar, Marc observait ses deux cibles et le Schlingue au bonnet -le nouvel arrivant-.
Dans un soupir, alors que la dernière personne quittait la table de 421, Arnold laissa tomber les dès sur la table de jeux. Il aurait bien éloigné l'échéance d'encore une heure ou deux avec joie, mais il fallait oublier le fantasme de laisser passer le temps avec indifférence, il était bientôt l'heure de se remettre en route.
Cela le mena donc à porter son attention sur sa marchandise dont déjà plusieurs personnes dans la salle dont notre ami Schlingue l'avaient reluqués de haut en bas.

Allons y.
Arnold essaya de se lever, trouva ses genoux trop raide et se laissa immédiatement retomber dans le siège rembourré, mais prit tout de même le temps d'interpeller la serveuse qu'avait bousculé Marc en allant au bar, alors qu'elle passait près de là, pour lui demander d'apporter un verre d'eau bien fraiche à son esclave.

« Bon ce vin, il arrive ou merde ?! »
Une courte seconde il fut au centre de l'attention. Et personne qui s'attarde plus que ça sur le drôle de trio dans le coin, avec un foutu bleu qui tenait un junky avec un couteau sous la gorge ?
Après un autre soupir et s'appuyant sur la table, le chimiste se leva enfin. En douceur mon vieux. Il sentait que la situation allait mal tourner. Si il avait bien tout suivis le junky était pote avec Schlingue, et Schinlgue est apparemment un mec dangereux, aussi le bleu et la tatoué le garde de coté avec la muselière. Ok, mais aussi le type s'était injecté une dose de psycho' donc...
Faut pas trainer. Que lui avait dis Vincent sur leur psycho' déjà ? "Agit en 5 minutes, plateau de 30 à 50 minutes, descente en 4 heures." Mais cela pour une dose forte et pure. Malgré la plus que probable médiocrité de la dose qu'il s'était injecté, il ne doutait pas que dans pas longtemps le bougre allait se démener comme un chien enragé dans quelques temps.
Ne trainons pas tout de même. Cela tombait bien car Marc semblait se diriger vers la sortie, peut être allait il tout de même pouvoir attendre quelques temps à discuter, histoire de ne pas partir encore pour l'Arc alors que dehors il pleuvait du feu. Y a plus d'saisons.

« Hé connard ! Rend moi ça ! Reviens là ! »
Encore une fois Arnold se tourna vers lui, juste le temps d'apercevoir que Mr Schlingue s'adressait à Marc Desbois et distinguer l'éclat d'une fine lame sortit de sa manche.
Bon sang il va le planter dans l'dos !
La goule se prit le genoux gauche sur le rebord de la table de 421, réveillant la douleur de toute ses heures de marche de cette longue matinée et s'écrasa au sol sur l'autre.
Heureusement, le Prince Schlingue n'eut le temps de faire que trois pas avant de se recevoir un coup de Marie dans le bas ventre, le souffle coupé il fit tomber sa lame arrachant une expression de terreur à son esclave qui n'avait pas vu que le bonhomme était armé, sans quoi -peut être- n'aurait elle pas intervenue. Marie essaya de donner un autre coup de pied mais la corde qui lui liait les poignées et l'attachait à ce vieux radiateur ne lui laissait pas assez l'espace.
Mais que quelqu'un fasse quelque chose !
Le Prince, à quatre pattes et toujours hors de portée de l'esclave, tâtonna au sol pour enfin mettre la main sur sa lame.
Main clouée au sol par la chaussure de Marc.

Arnold n'avait rien perdu de la scène. Ça c'était bien goupillé semblait il. Finalement une bonne chose qu'il ne soit pas intervenu, c'aurait été un bon coup à se faire taillader ( et sa blessure au ventre commençait à peine à se résorber ). Et puis il n'était pas de ceux, comme Marc, qui réglait les problèmes par l'action physique, lui il faisait partit de l'autre coté. Et les diplomates ca ne se fâche pas, foutre non, ça prend des notes.
- Bon, c'est le moment de faire votre taff non ? Lança-t-il au milicien.
Et il continua à avancer jusqu'à Marie, histoire de voir si elle n'avait pas détachée ses liens mais aussi pour lui demander pour quelle foutue raison elle était intervenue.
- Sauver votre pote. lâcha-t-elle en reprenant son souffle.
- Et bien... bien joué, hein ?
Elle le regarda, pitoyablement. Sur le coup, Arnold aurait préféré la voir revêche, comme avant. Son esclave tendit ses mains, enchainées :
- Libérez moi, je vous en pris.
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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: Une piste fraîche   Lun 5 Aoû 2013 - 17:57

La scène qui venait de se dérouler sous les yeux de Zoé était pour le moins inattendue. Tout s'était déroulé si vite. Elle avait pourtant bien réagi à la situation, préférant éviter une baston générale qui attirerais une fois de plus le regard des gardes sur elle et pouvoir interroger son voleur avant de l'attacher sur un bûché quelque part dans la foret d'immeuble désert qu'était Paris. Certes, Zoé ne s'était pas faite à nouveau remarquée, mais c'était son objectif principal qui se trouvait sous les feux de la rampe. Ne trouvant pas d'autre solution, elle se leva en laissant derrière elle le mercenaire et le junkie, pour s'approcher au plus près du Prince. Un léger coup de crosse dans le ventre de la part d'un milicien la fit reculer pour l’empêcher d'approcher de la zone. Zoé serra les dents et les poings puis arma son bras en direction du visage du garde. Le coup failli partir mais le mercenaire l'avait rejoint et entravait maintenant son bras. Zoé se débattit comme un animal pour s'en défaire et le poussa violemment. Plus imposant qu'elle il n'eu à faire qu'un pas en arrière pour rester encré dans le sol et lui faire comprendre que dans la situation actuelle, mieux valait se faire petit.

En effet, une tension régnait dans la pièce. Les clients les moins téméraires feignaient l'indifférence en zyeutant lamentablement par dessus leur épaule, les plus enivrés (de toutes sortes de substances) cherchaient à satisfaire leur curiosité malsaine et se faisaient repousser de la même manière que Zoé par les gardes qui voulaient maintenir le calme. Le Prince gisait sur le sol dans la même position que son "ami" Josh quelques minutes auparavant, mais Zoé ne pouvait que rester simple témoin et bizarrement, elle avait peur pour la vie de celui qu'elle rêvait de vitrioler. Elle fit un tour d'horizon pour se remettre les idées en place et se souvint en les voyant de cette goule et son esclave qui avait partagé sa table un cours instant. Elle retourna à ces côtés sans se soucier de son acolyte qui la suivait encore. L'esclave semblait désespérée de sa condition mais fut interrompue dans ses supplications par une violente poussade qui l’envoya heurter une table à un mètre de là. Zoé pris sa place et s'adressa directement à son propriétaire :

- C'est ton ami qui détient ma cible. Si il lui arrive quoique se soit je fais cramer toute la baraque et ses occupants. N'aie aucun doute, ni sur ma détermination, ni sur mes compétences. Vois ce que tu peux faire pour que le Prince sorte de là en état de parler et de marcher sinon tout le monde ici mourra; ce ne sera pas rapide.

Le compagnon de Zoé était encore plus interloqué que l’intéressé par les dire de la jeune femme. Elle était comme possédée. Il voulu dire quelque chose mais balbutia d'un simple regard, noir et assassin. L'angoisse déforma son visage et tendis qu'il s’apprêtait à prendre ses jambes à son coup, préparant un hurlement de terreur, elle le saisit par le col de son brêlage, se dressa sur la pointe des pieds et l'embrassa goulûment. Il resta bête. Zoé jeta un dernier regard à la goule, l'aire de dire "Il faut ce qu'il faut"... Puis elle sorti du cabaret (sans oublier ses armes, toujours à l'entrée) en traînant le bleu par le bras qui n'en revenait toujours pas de ce qui venait de lui arriver. Zoé savait pertinemment qu'elle ne parviendrait jamais à enfermer tout le monde dans une prison de flammes, mais elle avait réellement les moyens de faire des dégâts et espérait avoir été suffisamment inquiétante pour être prise au sérieux.

Devant la porte, les deux mutants étaient toujours fidèles au poste, sans se douter de se qui se passait à l’intérieur.

- C'est une horreur ! leur cria-t-elle en jouant la panique. Ils vont s'entre tuer ! Vous devez faire quelque chose !

Les deux balourds se regardèrent stupidement.

- Dans le casino, vite ! ordonna-t-elle.

Sans plus réfléchir, ils se ruèrent en même temps sur le pas de la porte et se retrouvèrent bloqués par leurs masses imposantes côte-à-côte. Zoé ne put s’empêcher d’émettre un éclat de rire avant de s'éloigner pendant que les abrutis réussissaient enfin à passer.

La voit était libre maintenant pour tendre une embuscade au Prince dès sa sortie. Zoé se saisit d'une de ses fiole d'un liquide cyan visqueux et se cacha derrière la carcasse d'une voiture à un jet de pierre de là. Elle commanda au soldat de se tenir prêt à attraper sa cible en se plaquant contre le mur. Au bout d'une minute, qui était parue une heure au cours de laquelle de rares fracas sourds s'étaient faits entendre de l’intérieur du Moulin, un homme sortit en courant. Il était hagard et complètement agité, il regardait dans toutes les directions. Zoé eu le temps de reconnaître Josh en qui le psycho se déchaînait. Ce ne fut pas le cas du mercenaire qui bondit sur lui comme un ours pour l'entraver. Quelle ne fut pas sa surprise quand le drogué garda son équilibre et le transperça d'un long couteau à pain entre deux vertèbres lombaires. La douleur fut si foudroyante que le solide guerrier se cambra puis tomba sur le sol en convulsant. Josh, cependant, n'en sortait pas indemne, l'arme qu'il avait utilisée dépassait tant qu'il s'était auto-mutilé. Le sang coulait, mais aucune souffrance ne se lisait. Il crachait, insultait et tabassait le pauvre soldat crispé par terre, une lame fichée en travers de lui et Zoé était à nouveau impuissante. "Quel connard !" pesta-t-elle à l'encontre du mourant.

- Je sais que t'es là salope ! beugla le taré dont la main cassée pendait toujours inertes. Je vais te trucider espèce de petite pute ! Tu vas payer pour ma main !

Il continuait à vociférer, la menaçant respectivement de la violer, la taillader, la démembrer, puis la dévorer. Zoé était dans de beaux draps, incapable de le dégommer à distance : son fusil laser et elle-même manquait cruellement de précision et une fiole d'acide inflammable réduirait définitivement ses chances de capturer le Prince, toujours captif. Elle garda sa cachette le plus discrètement possible, sans oublier de guetter la moindre opportunité d'agir.

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Arnold Habdaik "H"
MessageSujet: Re: Une piste fraîche   Lun 12 Aoû 2013 - 20:37

Arnold se trouvait encore à coté de son esclave, sans relever la supplication de celle ci -et c'était difficile-. Devant lui Marc remettait sur pied le Prince Schlingue, lui bloqua une main dans le dos et le poussa contre un mur, il lui dis quelques mots à l'oreille, le Prince murmura entre ses dents, Marc resserra sa prise et, sans le lâcher, se tourna vers le maitre d’hôtel qui s'inquiétait pour son établissement, leur ordonnant de régler leur différent dehors.
Du bordel au bordel. T'ain mais rappelez moi ce qu'il vient de se passer exactement là ! Se pinçant l’arrête du nez de ses deux doigts décharnés, il préféra ne pas trop forcer sur son cerveau et tira sur les liens de Marie pour l’emmener dehors.

Et c'est là que la tatouée l'interpella.
- C'est ton ami qui détient ma cible. Si il lui arrive quoique se soit je fais cramer toute la baraque et ses occupants. N'aie aucun doute, ni sur ma détermination, ni sur mes compétences. Vois ce que tu peux faire pour que le Prince sorte de là en état de parler et de marcher sinon tout le monde ici mourra; ce ne sera pas rapide.
Il la regarda avec une mine mi-désabusé, mi-étonnée. Les événements s'enchainaient trop vite à son gout. Et pour rajouter à l'étrangeté de cette après-midi la tatouée embrassa le milicien de la FNF alors que d'une celui ci devait rebuter notre psychotique et de deux le bonhomme s’apprêtait à faire marche arrière avec ses yeux ronds face aux paroles de la tatouée.
Elle traina ensuite le milicien par le bras jusqu'à l'extérieur, ce pauvre con ne comprenant pas ce qu'il venait de se passer. On pouvait bien dire que le Créateur avait doté l'homme d'une queue et d'un cerveau mais pas assez de sang pour alimenter les deux.

Et le carnaval continua, sur la scène pris place les deux mutants de l'entrée dont le tohubohu était enfin parvenu jusqu'à leur neurone après un long cheminent des oreilles jusqu'à leur reste de matière grise ( verte ? à vérifier ). Le maitre d’hôtel alla à grand pas vers eux.
- C'est le moment de se tirer avec tact et tranquillité. Lanca Marc à la goule en décollant du mur le Prince Schlingue et le poussant vers la sortie, son couteau dans le dos pour leur assurer une discrétion de la par de leur prisonnier.
Mais hélas à peine mettaient ils pieds dans le couloir que l'un des mutants les interpella.
- Vous pas bouger.
Stupide jusqu'en dans leur façon de prononcer chaque mot. Pauvre créature.
- C'est que nous sommes pressé... nous avons ces deux esclaves à amener jusqu'à l'arc avant le couché du soleil voyez vous.
Marc avait eut la présence d'esprit d’appuyer plus fort sa lame dans le dos du Prince et de plaquer son autre main sur sa bouche, heureusement le mutant ne s'attarda pas trop sur lui mais plutôt sur le zombi qui lui avait répondu.
- M'en fous, pas bouger. Problème eux au casino j'vous dis. Huh.
Le mutant finit sa phrase sur un bruit entre le renvois et un cri rauque étouffé.
Mais la chose comprenait un langage éminemment plus simple et quant Arnold lui tendit les cinquante francs, celui ci décida de s'en retourner d'où il venait. Dépenser du bon argent pour son ancien homme de main ? Malgré la relation de bonne entente entre les deux hommes, Arnold préférais garder une certaine influence sur Marc ( et quoi de mieux pour se faire que de l'argent ? ). La confiance n'excluait pas le contrôle. Voilà certainement un point sur lequel son associé serait d'accord.

Et le duo accompagné d'une esclave et du Prince Schlingue s'en retournèrent immédiatement vers la sortie.
- Hé je crois bien que la tatouée payerait pour qu'on la laisse interroger notre trublion là et...
- Hé moi de croire qu'elle nous attend dehors planquée dans une ruine son fusil braqué sur la route.La goule ralentit le pas, abrutis. Mais que faire ?
Et il n'était pas au bout de ses surprises pour la journée. Un bref boucan se fit entendre en provenance du casino, duquel sortit leur ami le toxique déglingué par la tatouée qui claudiqua comme une furie jusqu'à la sortie. Il ouvrit en grand la porte et s’avança dans les terres dévasté, en pleine fureur. Arnold vit le milicien de la FNF qui accompagnait la psychotique se jeter sur le Tox'... et se faire embrocher.
Alors que le Tox' blessé -par lui même- se défit du cadavre du milicien pour reprendre sa route pour sa vengeance, la goule se retrouvait lui aussi à l'extérieur, à une dizaine de mètres d'une des entrées du moulin rouge, suivis par Marc et son prisonnier. Le toxico se retrouvait à plusieurs mètres sur leur droite, boitant toujours plus loin, guelant toujours plus fort :
- Je vais te trucider espèce de petite pute ! Tu vas payer pour ma main !
Ils la virent, tapis dans un coin, son fusil laser en bandoulière et une fiole en main. Du poison certainement. Un court instant de panique pour Arnold qui se tassa un peu plus derrière un petit éboulis. Quelle journée, quelle foutue journée !
- Il m'arrive tellement de couille que je pourrais en distribué autour de moi.
Et pas facile de se faire discret avec leur prisonnier qui commençait à se débattre.
- T'as ton Gari ?
Le chimiste mis du temps à comprendre, toujours fixé sur la scène devant lui : le Tox' avait découvert la cachette de la psychotique mais se tenait toujours à une distance respectable, préférant pour le moment lui balancer toutes les insultes qui lui venait.
Et Arnold sortit de sa poche son Garibaldi.
- Tiens le bien.
Marc avait pris le pistolet et collé le canon sur la nuque du Prince et tendit de l'autre son couteau. La goule prit donc sa place. Quelle putain de foutue journée ! Se retrouvant derrière le Prince, collé à lui le couteau sous la gorge, il essayait de bouger, c'était bien plus difficile que ce qu'il aurait imaginé, mais déjà le coup de feu retentit.
Marc avait abattu le Tox.
Un autre coup de feu retentit.
Abattre le Tox' avait rapidement rameuté la garde du moulin rouge -nos deux mutants- dont un était armé d'un fusil à culasse.
Arnold s'était baissé, main sur la tête mais se releva bien vite, tira sur la corde de son esclave et continua sur la route, mettant le plus d'espace entre lui, le bordel et tout ce bordel.



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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: Une piste fraîche   Mar 13 Aoû 2013 - 21:15

Une mauvaise habitude était en train de se créer aujourd'hui pour Zoé : c'était comme si elle devenait simple spectatrice. Une fois de plus la situation se précipitait sans qu'elle ne puisse interagir. Et tandis qu'elle se faisait la réflexion, déjà les deux mutants déboulait comme des gorilles, sauf que l'un d'entre eux tira une cartouche de son fusil à culasse en direction des fuyards. Zoé n'était pas bonne tireuse, mais ce bourrin aurait eu beaucoup à apprendre de sa part dans cette discipline (c'est dire si il était mauvais). Le chasseur amateur avait tiré vers la bonne direction, mais la balle se ficha dans le sol à au moins 40 mètres de sa cible. Le risque de voir son précieux moins que rien prendre une balle perdue était trop grand pour laisser tirer encore. L'occasion était parfaite pour la pyromane de tester enfin son invention dans le feu de l'action.

Elle arma son bras qui contenait la fiole de verre. Evidemment, il y avait un risque que le produit qu'elle contenait ne touche que superficiellement les deux mutants, de plus le cuire de mutant est bien plus résistant à l'acidité de la sève de porte-flamme que la peau humaine, mais une fois enflammée, cette sauce gluante aurait au moins le mérite de faire cesser le feu. Lorsque le cocktail quitta la main de Zoé, un troisième grondement retentit de l'arme de chasse (pas franchement plus précis que le précédent, trop à droite et trop haut). Le premier d'un groupe de garde de la milice de sécurité pointait à peine son né à l’extérieur à l'instant où le fracas caractéristique d'une ampoule qui éclate se fit entendre. Le garde en question eu le bon réflexe de stopper sa course, bloquant ses collègues à l'intérieur par ses bras en crois, mais pour lui il était trop tard. Il ne distingua pas la sphère se briser sur le crane dur du mutant armé, cependant il pu ressentir instantanément la brûlure chimique de la mêlas bleu fluo qui en jailli pour pour lui recouvrir la poitrine, les bras et la tête.

A cet instant, c'était la panique dans l'entrée du moulin rouge. Le mutant dont le crane dégoulinait de marmelade jusque sur ses épaules beuglait et gesticulait à tout va. Sa peau avait peu souffert, mais ses yeux ne serviraient plus jamais. Le milicien de la porte d'entrée, quand à lui, était resté immobile, mais il souffrait immensément, il hurlait pendant que sa chaire se désolidarisait. Ses collègues les plus proches avaient bien morfler aussi et se tenaient le visage de douleur. Cette symphonie de souffrance rendit à Zoé son panache. Elle se sentit pousser des ailes qui la firent sortir de son couvert. Elle marcha doucement en direction de la porte sous le regard ahuri du troll indemne.

Ahuri : peut-être, stupide : sans doute, mais pas au point de rester sans réaction devant cette démone effrontée. Il racla son pied sur le sol, créant un nuage de poussière. De la fumée s'échappa des culs de trompette qui lui servaient de narine. Il s’apprêtait à charger, Zoé en fit autant. Le rapport de force ne laissait aucun doute sur l'issue de ce télescopage : la dislocation totale de Zoé lui faisant connaitre l’expérience inédite d'être un tas de branches dans un sèche-linge. Les deux se ruèrent l'un vers l'autre en poussant des cris de rage (on ne savait plus quel cri était à qui). L'impacte était imminent. Une paire de foulées chacun et s'était le choc. Le mutant avait pris des aspects du buffle, il chargeait droit devant lui, il avait confiance en sa masse impressionnante. Zoé savait qu'elle ne pouvait pas compter sur une esquive, elle étais bien trop lente, cependant, elle dévia sa course sur la droite au dernier moment que lui permettait ses réflexes.

Le mutant mis quelques pas à stopper son élan. Il se retourna, d'autant plus furieux qu'avant. Zoé avait déjà atteint la porte. Elle lui lança un regard provocateur, puis craqua une allumette sur le mur. Elle patienta encore quelques secondes puis d'un seul mouvement, elle la projeta contre la poitrine du garde encore pétrifié par la souffrance et fit un roulade de côté pour s'éloigner. Un cercle de feu s’étendit à partir du point d'impact et enflamma le soldat puis tout ce qui l'entourait en une demi douzaine de secondes. Le sang du mutant ne fit qu'un tour. Il ne pris pas plus de temps à réfléchir (il n'était pas un expert en la matière de toute façon) et arracha un parcmètre du sol en s'approchant de la psychotique.

Au même moment, celle-ci fut précipitée à terre par une claque aveugle de la part de l'autre mutant qui battait l'air en rugissant. "OUCH !" Le coup l'avait sonnée et voila que la créature tambourinait le sol de ses pieds menaçant de broyer la coquille qui lui servait de boîte crânienne. Elle s'empressa de dégainer son  arme (un large manche de boit serti de deux galets affûtés) et frappa à plusieurs reprises de toutes ses forces l’intérieur des genoux du monstre. L'effet ne se fit pas attendre : la colossale créature chuta vers l'arrière. Marc, Arnold, Marie et le Prince purent ressentir la terre trembler jusque dans leur cachette. Les entailles causées par les coups n'étaient que superficielles, le mutant mit en oeuvre le peu d'adresse qui lui restait pour se redresser en palpant le sol de ses grosses mains, si bien qu'il en plongea une directement dans le feu qui finissait de carboniser les gardes et se diffusait petit à petit dans le moulin.

Le mutant fini par se lever. Ses vagissement avaient retrouvés de la vigueur, ainsi que ses coûts dans le vide, "un deuxième comme ça et s'en est fini de moi", songea Zoé. De plus, le second balèze était maintenant à une distance d'un parcmètre d'elle et ne tarda pas à brandir son arme improvisé au-dessus de lui et à la faire tournoyer.

- Je suis la Montagne et je vais t'écraser ! Beuargh ! meugla-t-il juste avant de se préparer à abattre sa massue.

- Quand j'en aurais fini avec toi on pourra t'appeler la Coline ! répondit Zoé.

Elle profita de cet interlude et d'un coup de pied dans le genou blessé du mutant embrasé le fit tomber à la renverse à nouveau. Il joua à merveille son rôle en déséquilibrant par la même la Montagne.

Les deux géants était l'un sur l'autre. Le cramé s'était arrêté de bouger et emprisonnait l'autre de sa carcasse encore crépitante et brûlante. L'entrée principale était bloquée par de puissante flammèches vertes. La scène avait du être saugrenue vue de l’extérieur, voir amusante, cependant, Zoé ne riait qu'à moitié, harassée par une telle baston. Certes elle avait pris du plaisir; elle s'extasia d'ailleurs un instant sur le début d'incendie regrettant de ne pas pouvoir s'attarder sur le spectacle saisissant. Malgré son essoufflement, elle ne perdit pas plus de temps et se hâta à l'intérieur du bâtiment qui longeait la rue par laquelle elle avait vu son voleur se faire emmener. Par chance, les locaux (d'ancienne boutiques et habitations) n'était plus que ruine. Les façades donnant sur les rues avaient tenues bon, mais la structure n'était plus qu'un gruyère ce qui lui permit de progresser assez vite en direction du groupe qui détenait le Prince tout en restant à couvert d'un éventuel tir. En effet, Zoé ne s'attendait pas à être accueilli à bras ouverts par des survivants plus que méfiants après avoir commis des actes d'une telle barbarie.

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Dernière édition par Zoé Grégeois le Mer 28 Aoû 2013 - 10:53, édité 1 fois
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Marc Desbois
MessageSujet: Re: Une piste fraîche   Ven 16 Aoû 2013 - 1:52

« T'as ton Gari ? » Demandai-je au chimiste en regardant le psycho déambuler en hurlant toutes sorte d'injure à l'encontre de la tatouée et de sa famille. Arnold prit son temps pour réagir, mais il finit par émerger de ses songes pour dégainer le fameux revolver.
« Tiens le bien, » lui dis-je alors en lui tendant mon couteau.
L'arme était lourde mais pas inconfortable. La mire plutôt bien agencée m'offrait un aperçu de la trajectoire du projectile qui ne tarderait pas à sortir du canon. À l'aide de mon pouce je ramenais le percuteur en arrière, entraînant la rotation du barillet, et présentant une ogive prêt à partir. J'inspirai légèrement avant d'expirer doucement pour finalement contracter mon index. La détente céda et la poudre s'embrasa. Je ressenti le recule dans l'intégralité du bras droit, remontant jusqu'à l'épaule. Il est dit de cette arme que -lorsqu'utiliser par un amateur- elle peut s'avérer aussi dangereuse pour la cible que le porteur. Cependant ma cible ne se contenta pas d'un pincement à l'épaule, et la drogue qui coulait dans ses veines n'y pourrait rien sans cœur pour la faire circuler. La balle de calibre imposant avait transpercer la poitrine du drogué, éclatant les côtes pour se frayer un chemin jusqu'à son palpitant, se déchirant dans un geyser de sang, ajoutant un peu de couleur au tint sombre de la route.
À peine avais-je pu me congratuler pour la précision de mon tir qu'une balle passa plusieurs mètre au dessus nos têtes. Le vacarme avait rameuté la cavalerie qui semblait passablement agacé. Les deux mutants qui gardaient la porte comptaient bien participer à la fête qui se déroulait aux portes de l'établissement. Je rendis le lourd revolver à Arnold pour récupérer mon couteau et le prince des clochards par la même occasion. Ce dernier avait décidé de nous faire perdre notre temps en refusant d'avancer. Un couteau pointé dans le dos et un coup de pied au niveau de l'articulation du genou le força tout de même à suivre Arnold et son esclave.

Tournant dans la première rue perpendiculaire à la notre, j'ouvrai maintenant la voie, traînant l'autre plaie par le col. Celui-ci semblait prendre plaisir à redoubler d’ingénieusement quant au insulte qu'il m'adressait. Passant de l'activité professionnel de ma génitrice à la taille de ma virilité en passant les doutes à propos de mes orientations sexuels. Bref, assez de conneries pour se demander si cet homme ne parlait pas avec son derrière.

« Si t'es sage, je te laisserais jouer avec mon couteau. » lui adressais-je entre deux de ses insultes alors qu'au loin retentissait une cacophonie de combat obstinés.

Beuglements, hurlements, détonations, un choc sourd et un peu de calme.
Si la sauvage s'en était sorti, il pourrait être intéressant de savoir en quoi ce guignol avait de l'importance. Après tout, l'égorger tout de suite ne me coûterai pas plus chère mais peut être pourrait-elle me convaincre de laisser cet homme aux mains baladeuses en vie, du moins pour lui laisser le temps de parler. Elle avait l'air débrouillarde et obstinée, les qualités requises pour nous suivre jusqu'au bout du monde, autant l'attendre ici.

« Viens par là, on va se prendre un verre. » crachai-je à mon fardeau en le poussant contre la porte de ce qui fut un bar, faisant sortir cette dernière de ses gongs alors que le prince s’étalait dessus lamentablement. Entrant à mon tour suivit par H, je traînais l'homme masqué jusqu’au comptoir couvert de débris et d'une épaisse couche de poussière contre lequel je m'adossais.
Mon otage continua de se débattre sans faiblir jusqu'à ce que je lui rappel la présence de ma lame sous sa gorge.

« La dernière fois que je me suis improvisé barbier, je pense pas que mon client m'aurait laissé un pour-boire si seulement il y avait survécu. »

Soudainement refroidi, le prince leva ses mains de part et d'autre de sa tête et ne les baissa plus. Il s'écoula plusieurs minutes durant lesquelles j'occupais ma main gauche à faire tourner le chapeau dont je venais de faire l’acquisition autour de mon index. Puis des bruits de pas précipités retentirent dans les ruines de la rue. Ne doutant pas du potentiel de la guerrière, je symbolisais un pistolet avec mon index et mon majeur à l'attention du chimiste afin qu'il soit prêt à toute éventualités. La jeune femme pénétra dans le bar lorsqu'elle remarqua notre présence. Seulement maintenant, dévoilé par les faibles rayons de soleil qui perçaient à travers les nuages de pollutions qui surplombaient la capitale, je pu examiné la guerrière. Des courbes prononcées et voluptueuse étaient recouvertes d'une pellicule de sueur. Elle était presque à bout de souffle, respirant bruyamment, tenant fermement un fusil laser et une lame étrange. Son visage affichait une grimace de douleur, peut-être de frustration. Les deux étaient possible, en effet une imposante marque rouge rompaient les traits de son visage déjà couvert de tatouages tribaux.

« Je propose qu'on range les couteaux et qu'on discute, commençai-je de ma voix suave qui se voulait conciliante. Moi c'est Charles Mirabeau, mentis-je, une seconde nature chez moi. Ce n'était qu'une parmi la dizaine de fausse identité que je possédait. Sans doute un jour je m'y perdrais jusqu'à oublier ma véritable identité.
Je pense avoir quelque chose qui vous intéresse Mademoiselle, affirmai-je en raffermissant ma prise sur mon couteau. Dis moi, tu connais la règle élémentaire du commerce ? C'est très simple, qu'est ce que j'y gagne ? »

Pendant quelques secondes de silence palpable, je rassemblais mes idées et pensées sur la façon dont cela pouvait se dérouler.

« Tu m'as l'air plutôt habile au combat, certes. Mais ce type à l'air important pour toi, la manière agressive reste donc risqué si tu le veux entier. Qu'est ce que tu peux donc me dire pour que je ne répande pas son sang sur le sol, quelque chose qui ne commence pas par "Si tu fais ça, je te..." ?


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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: Une piste fraîche   Mar 20 Aoû 2013 - 15:05

Zoé n'avait rien à offrir. Elle avait quitté le territoire malebranche parfaitement équipée pour la traque, mais n'avait pas imaginé un seul instant devoir négocier. Pour elle, si quelqu'un était en possession de quelque chose qu'elle convoitait, il lui suffisait de le prendre d'une manière ou d'une autre. Pour le coup, la méthode brutale n'était pas la plus adéquate; lui restait l'art subtil du langage. Méfiance était de mise, car l'homme qui se présentait face à elle ne semblait pas ignorant du pouvoir des mots et pouvait très bien retourner la situation à son avantage.

- Pour commencer, je suis sur que tu es bien conscient du fait qu'effectivement tu n'as pas trop intérêt à éliminer cette vermine. Je ne te ferais pas l'affront de te menacer alors que ton imagination te montre déjà les conséquences d'un acte aussi stupide. Certes, je suis habile au combat, mais ce n'est pas la technique qui guide mon bras, c'est un démon qui m'habite et m'offre sa furie flamboyante et sa volonté tranchante.

Attention de ne pas en faire trop ! Zoé croyait dur comme fer à ce qu'elle disait, mais son interlocuteur ne se laissait pas impressionner par ce qu'il considérait comme une folie parmi tant d'autre. Elle passa son fusil en bandoulière dans son dos; puis fit tourner une ou deux fois sa masse d'arme autour de son poignet avant de la fixer à sa ceinture. Maintenant que tout le monde était désarmé, la tension baissa, laissant place à une sérénité tout à fait relative.

- Je suis Zoé Grégeois. reprit-elle en s'asseyant sur un tabouret de bar avec toute la grâce dont elle était capable. J'ai, il y a peu, trouver la localisation d'une ancienne usine de fabrication de canette abandonnée. Je ne connais pas son emplacement exact, mais je l'avais inscrit, de même que les codes d'accès, sur un périphérique de stockage informatique. Et ce misérable me la dérobé !

Elle lui jeta un regard plus sombre que les ténèbres, le poussant à s'écraser. Après tout, cette psychotique déchaînée était la seul personne qui tienne à sa vie en dehors de lui-même. Elle savait surement ce qu'elle faisait, mieux valait ne pas la parasiter.

- Voila ce que je propose : remets moi le Prince maintenant et en échange, je te couvrirais d'Anneaux, toi et ton ami décharné, lorsque j'aurais pris possession de mon trésor. Qu'en dis-tu Charles Mirabeau ? Tu n'y perds rien, tu ne peux que gagner, et quelles gains !

Zoé se pencha par dessus le comptoir pour saisir trois verres couverts de poussière. Elle souffla fort dessus pour les nettoyer, puis y versa le contenu d'une vieille bouteille d'un alcool certainement frelaté, mais dont les habitants du Paris de 2177 avait fini par s'habituer. Elle en garda un et fit glisser les deux autres le long du bar jusqu'aux deux personnages. Levant son verre dans leur direction elle demanda :

- Alors ? Marché conclu ?

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Arnold Habdaik "H"
MessageSujet: Re: Une piste fraîche   Mar 20 Aoû 2013 - 22:04

Bon dieu, tenir un pistolet à bout de bras est plus difficile qu'on pourrait le penser ! Arnold se retrouvait donc dans cette ruine de bar, son esclave sur sa droite, Marc et le Prince en otage à sa gauche et en face de lui Miss Folie Pyromaniac qui a du prendre son pied à faire cramer le cuir des mutants. C'est dingue comment la moitié de Paris n'apprécie pas ce qui amuse l'autre moitié.
Bref, donc là, dans cet ancien repère d'alcoolique se trouvait Arnold et son bras qui commençait à trembloter sous le poids du pistolet. Heureusement que son bon vieux collègue Charles JeTeChanteDuPipeau avait entamé la discutions :
Dis moi, tu connais la règle élémentaire du commerce ? C'est très simple, qu'est ce que j'y gagne ? »
La règle élémentaire du commerce ? C'est d'enculer les gens, aussi n'allaient ils pas tarder à voir que c'était cette approche qu'allait choisir la psychotique.
« Tu m'as l'air plutôt habile au combat, certes. Mais ce type à l'air important pour toi, la manière agressive reste donc risqué si tu le veux entier. Qu'est ce que tu peux donc me dire pour que je ne répande pas son sang sur le sol, quelque chose qui ne commence pas par "Si tu fais ça, je te..." ?
- Pour commencer, je suis sur que tu es bien conscient du fait qu'effectivement tu n'as pas trop intérêt à éliminer cette vermine. Je ne te ferais pas l'affront de te menacer alors que ton imagination te montre déjà les conséquences d'un acte aussi stupide. Certes, je suis habile au combat, mais ce n'est pas la technique qui guide mon bras, c'est un démon qui m'habite et m'offre sa furie flamboyante et sa volonté tranchante.
Et elle passa son fusil en bandoulière, rangea sa masse d'arme et le chimiste pu enfin baisser le bras.
- Je suis Zoé Grégeois. J'ai, il y a peu, trouver la localisation d'une ancienne usine de fabrication de canette abandonnée. Je ne connais pas son emplacement exact, mais je l'avais inscrit, de même que les codes d'accès, sur un périphérique de stockage informatique. Et ce misérable me la dérobé !
- Voila ce que je propose : remets moi le Prince maintenant et en échange, je te couvrirais d'Anneaux, toi et ton ami décharné, lorsque j'aurais pris possession de mon trésor. Qu'en dis-tu Charles Mirabeau ? Tu n'y perds rien, tu ne peux que gagner, et quelles gains !
Le Prince déglutis et sans hurler pour ne pas brusquer l'homme qui le tenait avec un couteau sous la gorge, lance :
- Elle ment ! Elle ment j'vous dis ! Butez la et libérez moi. Moi j'ai de quoi vous récompenser.
Ici, un baroudeur en blouson cuir et lunette teinté accoudé au comptoir avec ses airs de dur à cuir se serait retourné vers le Prince et aurait lancé avec aplomb et philosophie : "Nul homme n'est assez riche pour racheter son passé", sur ce il aurait terminé sa clope et serait partis en direction du soleil couchant.
Mais Arnold était pas comme ça.
Il avait mal au bras, mal au pied, et il en avait plein le cul.
Elle prenait vraiment Marc et lui même pour deux paire de couille sur un manche à balais.
- Bon, je ne vais pas prendre grief que t'essaye de nous prendre pour deux pauvres imbéciles.
Dis nous plutôt à quel gang de psychotique tu appartient et pour quelle raison exactement tu veux mettre la main sur notre bonhomme.
Et qui t'as fournis la dose de psycho' aussi.

Le doute s'emparait d'Arnold, bon sang et si elle n'avait vraiment rien pour payer ? Il y avait évidement son fusil et ses quelques bijoux tribaux mais peu de valeur monétaire et certainement de la valeur "sentimentale".
Le Prince se débattait encore sous la prise solide du mercenaire, sans doute voulait il dire quelque chose...
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Marc Desbois
MessageSujet: Re: Une piste fraîche   Ven 23 Aoû 2013 - 21:34

« Pour commencer, je suis sur que tu es bien conscient du fait qu'effectivement tu n'as pas trop intérêt à éliminer cette vermine. Je ne te ferais pas l'affront de te menacer alors que ton imagination te montre déjà les conséquences d'un acte aussi stupide. Certes, je suis habile au combat, mais ce n'est pas la technique qui guide mon bras, c'est un démon qui m'habite et m'offre sa furie flamboyante et sa volonté tranchante.

- Et tu t'appelles Jeanne d'Arc, marmonnais-je de façon inaudible.

Petit à petit les armes se rangèrent, s'abaissèrent et laissèrent place à une ambiance moins palpable.
- Je suis Zoé Grégeois. J'ai, il y a peu, trouver la localisation d'une ancienne usine de fabrication de canette abandonnée. Je ne connais pas son emplacement exact, mais je l'avais inscrit, de même que les codes d'accès, sur un périphérique de stockage informatique. Et ce misérable me la dérobé !
Voila ce que je propose : remets moi le Prince maintenant et en échange, je te couvrirais d'Anneaux, toi et ton ami décharné, lorsque j'aurais pris possession de mon trésor. Qu'en dis-tu Charles Mirabeau ? Tu n'y perds rien, tu ne peux que gagner, et quelles gains !
 » Promit-elle en servant de l'alcool à brûler dans trois verres crasseux avant d'en faire glisser un vers moi. J'observai le récipient puis le repoussait du dos de la main.

« Non merci, je viens d'arrêter. » lâchai-je avec dégoût non dissimulé. L’appât du gain était fort, mais ses dires étaient si invraisemblables que même le plus avide des chercheur d'or n'y croirait pas, et comme pour confirmer mes pensés, voilà que l'autre « Prince » ouvrit sa mâchoire me faisant profiter de son halène fétide.
- Elle ment ! Elle ment j'vous dis ! Butez la et libérez moi. Moi j'ai de quoi vous récompenser.

Intervint alors mon partenaire qui avait lui aussi quelques doutes sur les dires de la sauvage

- Bon, je ne vais pas prendre grief que t'essaye de nous prendre pour deux pauvres imbéciles.
Dis nous plutôt à quel gang de psychotique tu appartient et pour quelle raison exactement tu veux mettre la main sur notre bonhomme.
Et qui t'as fournis la dose de psycho' aussi. »


Cette dernière question me fit sourire. « Le travail et encore le travail » songeai-je en relâchant légèrement la pression sur la carotide battante de mon otage, sans pour autant la retirer de son cou.

« Zoé... Zoé... c'est pas aux vieux singes qu'on apprend à faire la grimace.
Reportant mon attention sur le prince je lui demandai :
Peut-être que tu as quelques que chose a nous dire toi ? Je doute que Mademoiselle Grégeois ici présente te veut vivant pour une nuit torride d'amour avec l'étalon que tu incarnes, alors si tu nous racontais ce qu'elle te veut vraiment ? Réfléchis, quelle est la menace la plus imminente pour toi ? »

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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: Une piste fraîche   Dim 25 Aoû 2013 - 17:21

"Crétin de Prince !" fulmina Zoé. Et comme pour augmenter la pression sur ses épaules, elle en rajouta encore une couche :

- Oui, vas-y ! Dis leur ce que je te veux vraiment. Et réfléchis beaucoup à ce que tu vas dire.

Zoé savait très bien que ce truand ne se doutait même pas des dessins qui l'animait. Il s'était retrouvé au Moulin Rouge pour décompresser d'une mauvaise affaire qu'il avait une fois de plus échoué quand soudainement il était là, le couteau sous la gorge sans comprendre pourquoi c'était encore sur lui que les embrouilles tombaient. Le Prince gardait l'œil débile et ravala ses paroles. Il aurait voulu répondre, mais aucun mot ne sortait de sa bouche. Il finit par marmonner le pitoyable aveux de son ignorance. Zoé sourit.

- J'ai bien l'impression que vous ne saurez rien de plus venant de sa part. s'amusa Zoé. C'est surement mieux comme ça. Mais je vais te rafraîchir la mémoire stupide voleur.

Le mot était lâché. Tous savaient maintenant ce qui valait à la psychotique une telle hargne. Le Prince était un voleur et il avait voler les mauvaises personnes. Plusieurs souvenir revinrent à son esprit. La rapine était son métiers et il ne pouvait pas se rappeler avec précision de chacun de ses larcins. Il fit une expression de curiosité en regardant Zoé qui lui dit :

- Il y a quelque jours tu as pris quelque chose qui ne t'appartenais pas à ma famille. Mais ma famille est puissante et n'accepte pas de tels actes à son égard. Elle se tourna vers la goule : Tu as l’œil, Zombie, à défaut d'avoir le nez. Je suis de ceux que vous appelez psychotiques. Mais c'est bien plus complexe que ce que vous croyez. Le Prince à mis les pieds là où il ne fallait pas. Quoi qu'il arrive, il ne restera pas impuni. Je ne vous menace pas, mais c'est à vous de voire si vous comptez le suivre dans sa descente aux enfers, où si vous préférez oublier cette histoire qui vous dépasse infiniment.

Flammes, démons, enfers ... Ce vocabulaire ne pouvait pas provenir de milliers d'endroits. Le Prince se souvint avoir pénétrer quelques jours auparavant dans un lieu à l'atmosphère sulfureuse. Ses pérégrinations l'avaient entraîner dans un monde de ténèbres malsaines. Les murs y étaient recouvert de glyphes ésotériques tracées de sang. Les supplications résonnaient dans le ciel orange puis s’éteignaient dans des éclats de rire maléfiques. Il n'avait pas eu le temps d'admirer tous les décors quand des hordes de diablotins s'étaient mises à fondre sur lui le poussant à fuir précipitamment. Mais dans cette horrible mésaventure, qu'avait-il pu voler de si précieux ?

-Je ne sais pas de quoi vous parlez ! paniqua la voleur. Je ne savais pas où j'étais. J'étais perdu, mais je n'y retournerais plus jamais, je vous le jure !

-C'est certains. confirma Zoé. Quand à toi, Monsieur Mirabeau, je te conseil de t'appliquer tes propres maximes avant de vouloir m'en faire profiter.

Elle était parvenu à l'interloquer et enchaîna par une série de vers :

Citation :
"Sous le pont Mirabeau coule la Seine
           Et nos amours
      Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine

    Vienne la nuit sonne l'heure
    Les jours s'en vont je demeure"

"...c'est pas aux vieux singes qu'on apprend à faire la grimace."
Après cette scène théâtrale, Zoé était parvenu à faire son petit effet. Ce qui était le plus imprégnant dans ces belles paroles restaient les tintements de sincérité qui s'en dégageaient. Peut être en avait elle dit trop, peut être était-elle passée pour une illuminée. Ce qui était sur c'est qu'elle avait réussi à installer le doute et le mystère et pour trancher d'un coup sec elle termina :

- Je peux vous dire où je capte mon psycho.

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Marc Desbois
MessageSujet: Re: Une piste fraîche   Dim 25 Aoû 2013 - 21:20

« J'ai bien l'impression que vous ne saurez rien de plus venant de sa part. jubila Zoé. C'est sûrement mieux comme ça. Mais je vais te rafraîchir la mémoire stupide voleur. »

Et bien on avance. Un voleur, en fait, je n'apprenais rien, j'avais déjà remarqué l'étendu de ses capacités au Moulin lorsqu'il subtilisas le porte feuille de la raison de ma présence.
« Il y a quelque jours tu as pris quelque chose qui ne t'appartenais pas à ma famille. Mais ma famille est puissante et n'accepte pas de tels actes à son égard. Tu as l’œil, Zombie, à défaut d'avoir le nez. Je suis de ceux que vous appelez psychotiques. Mais c'est bien plus complexe que ce que vous croyez. Le Prince à mis les pieds là où il ne fallait pas. Quoi qu'il arrive, il ne restera pas impuni. Je ne vous menace pas, mais c'est à vous de voire si vous comptez le suivre dans sa descente aux enfers, où si vous préférez oublier cette histoire qui vous dépasse infiniment. »

Zombie ? Voilà un terme que H ne va pas apprécier. Cette folle sortait tout droit d'une église ou bien peut-être les Amazones ont-elles leur propre religion. Si on jouait au devinette, c'est là dessus que j'aurais miser. La peinture sur la face, les anneaux, son allure de guerrière. En même temps, aurait-elle embrassé le mercenaire au Moulin ? Sans doute pas. Mes connaissances sur les gangs de Paris étaient trop mince pour affirmé l'origine de cette furie peu commode.

« Je ne sais pas de quoi vous parlez ! S'égosilla soudainement le Prince. Je ne savais pas où j'étais. J'étais perdu, mais je n'y retournerais plus jamais, je vous le jure !

- C'est certains. Rétorqua t-elle. Quand à toi, Monsieur Mirabeau, je te conseil de t'appliquer tes propres maximes avant de vouloir m'en faire profiter.

- J'ai toujours été comme ça, généreux, altruiste... Penser aux autres plutôt qu'à ma personne c'est plus fort que moi. » lui répondis-je en affichant un grand sourire sarcastique.

Maximes ? Ce mot sortie de la bouche d'une sauvage sonnait d'une façon étrange. C'est quoi la suite ? La morale ? Les sentiments ? Ou peut-être la Loi ?

"Sous le pont Mirabeau coule la Seine
           Et nos amours
      Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine

    Vienne la nuit sonne l'heure
    Les jours s'en vont je demeure"

"...c'est pas aux vieux singes qu'on apprend à faire la grimace."


« De la poésie maintenant ? Je m'en excuse, c'est pas mon rayon. Je pourrais moi aussi t’épater en te donnant les mensurations de billet de n'importe quelle valeur ; mais de la même façon que je le fais avec ta poésie, tu n'en aurais rien à carrer, alors je vais t'épargner ceci. En revanche, permet moi de t'indiquer une autre règle du commerce, celle de l'offre et de la demande. En apparence, ce déchet qui repose à mes pieds ne vaut rien ou peu de chose, or tu en as besoin, donc sa valeur augmente.
Tu vois ou je veux en venir, n'est-ce pas ma belle ? »
Terminai-je en lui montrant la mine la plus commercial que je connaissais. La tension montait avec la température et les choses ne risquaient pas de s'arranger, à moins qu'une bonne offre se présente.

« Je peux vous dire où je capte mon psycho. »

Voilà qui devrait en intéresser certain. Qu'est ce que j'y gagnais là-dedans moi en revanche ? Sans doute Arnold me remercierait-il amicalement pour l'obtention de l'info mais après ?
Piqué au vif j'interrogeai du regard mon compagnon qui semblait réfléchir à la proposition. Après tout, elle était sur le point de nous donner l'emplacement d'une usine de canette fictive il y a peu, pourquoi s’arrêter sur une telle lancée de connerie ?

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Arnold Habdaik "H"
MessageSujet: Re: Une piste fraîche   Lun 26 Aoû 2013 - 15:03

Où qu'il aille Arnold n'était jamais seul, la folie de ce monde le suivait partout.
Ici dans cette ruine, marchandant avec une pyromane sans le sous un pauvre voleur dont ils ignoraient tout. C'était l'impasse.
Dans ce genre de situation bizarre que pouvait il arriver de plus que d'autres bizarrerie ? Voilà que la psychotique se mettait à réciter un poème sur le temps qui passe et l'amour qui file.
« De la poésie maintenant ? Je m'en excuse, c'est pas mon rayon. Je pourrais moi aussi t’épater en te donnant les mensurations de billet de n'importe quelle valeur ; mais de la même façon que je le fais avec ta poésie, tu n'en aurais rien à carrer, alors je vais t'épargner ceci. En revanche, permet moi de t'indiquer une autre règle du commerce, celle de l'offre et de la demande. En apparence, ce déchet qui repose à mes pieds ne vaut rien ou peu de chose, or tu en as besoin, donc sa valeur augmente.
Tu vois ou je veux en venir, n'est-ce pas ma belle ? »

Marc ne voulait pas lâcher cette promesse illusoire qu'il tirerait quelque chose à valeur marchande de cette situation.
- Je peux vous dire où je capte mon psycho.
Le Prince, sentant son sort se sceller, commença à s'agiter de plus en plus.
- Oui... j'... J'ai volé cette connerie, j'lai refourgué à l'Arc a un type.
Connais pas son nom.
Il s'illumina devant la sortie qui se présentait à lui :
- Connais pas son nom ! Ouais je le connais pas, mais sur... Sur que je le reconnaitrais à son visage, hein, dis... amène moi là bas et j'te l’identifie.
Ce type n'avait aucune parole, et pourtant on l'écoutait parler.
- Faudra m'amener à l'Arc en un seul morceau et...
Il s'était tu en voyant la psychotique prêter attention à autre chose qu'à ses paroles, se trouvant pas loin de l'ancienne entrée, elle avait entendu les bruits lointains.
Son esclave intervint :
" J'ai déjà traité avec les marchands de l'Arc, ceux qui ne traite pas d'affaire négrière comme l'achat et la vente d'esclave pour traiter de commerce plus honnête sont bien rare. Moi, je vous le retrouverez ce vendeur. "
De nouveau des bruits, des ordres criés dans la rue. Bientôt les bruits de bottes devinrent distinct. La goule se rapprocha du mur de l'entrée où se trouvait un trou béant, accroupis il jeta un regard à l'extérieur. Il s'écrasa immédiatement contre le mur.
- Des bleus ! Une dizaine, ils fouillent chaque ruines.
Un autre regard lui aurait permit de les compter et de les détailler. Douze patrouilleurs avec deux chiens de combat. Mais il ne s'y risque pas, ce qu'il avait aperçu lui suffisait : ils étaient nombreux et avançaient vite.
Ils étaient foutu... Défoncer la porte à l'arrière du bar était leur seule solution, mais le bruit donnerait immédiatement la chasse pensa-t-il.
Ce n'était sans compter le Prince qui avait eu la douce vision de lui même se rendant à la FNF, fait une nouvelle fois prisonnier mais... en vie.
Tous tendus, dans l'expectative de ce qui allait se présenter bientôt devant eux, cerné qu'ils étaient. Le Prince, bien décidé à réaliser sa vision si réconfortante, se défit de l'étreinte du mercenaire, se payant une estafilade tout le long du coup et fila jusqu'à la sortie, préférant le trou dans le mur que la porte d'entrée où se trouvait Zoé. Même s'il avait été plus rapide, Arnold n'aurait rien tenté pour empêcher leur prisonnier de prendre la fuite.
Le Prince se prit le pied dans le reste du mur, s'écrasa à l'extérieur, se releva immédiatement en laissant derrière lui une belle tache de sang et claudiqua jusqu'aux soldats les deux mains sur sa gorge.

Le plus marrant fut son expression quant les chiens furent lancés sur lui.
Il fit demi tour et sprinta aussi vite qu'il pouvait en sens inverse, de l'autre coté de la rue, passa devant le bar et détalla aussi vite qu'il le pouvait. Ils le perdirent de vue quant celui ci bifurqua au nord par l'Avenue de St Ouen précédé par les aboiements des deux molosses et des cris du chef de section qui lança la chasse à ses hommes. Ils n'avaient certainement eu aucun mal à reconnaitre le Prince avec son bonnet comme l'un des trublions du Moulin Rouge.
Marc put défoncer la porte de l'arrière boutique sans être inquiété par les forces de la FNF. Arnold tira son esclave à sa suite dans la ruelle par l'avant bras.
Il n'avait "rien à se reprocher", donc autant prendre le Boulevard des Batignoles chemin le plus direct et plutôt peuplé jusqu'à L'Arc. Si la FNF devait partir à la chasse aux fouteurs de merde du Moulin, ils n'iraient de toute façon pas chercher de ce coté ci, dans leur propre zone d'influence.
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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: Une piste fraîche   Mer 28 Aoû 2013 - 14:29

- J'ai déjà traité avec les marchands de l'Arc, ceux qui ne traite pas d'affaire négrière comme l'achat et la vente d'esclave pour traiter de commerce plus honnête sont bien rare. Moi, je vous le retrouverez ce vendeur.

Voilà qu'on avançait. Zoé n'en espérait pas tant. Elle avait fait mine de ne pas entendre les dernières information, mais elle les avait parfaitement écoutées et voyait une nouvelle piste se dévoiler. Cependant, la conversation coupa court à l'arrivée d'un petit groupe de soldat bien remontés, justement à sa recherche. Le Prince profitant de ce moment d’inattention générale se libéra de son étreinte pour prendre la fuite. Pourtant, la réaction des mercenaires de la FNF ne fut pas ce qu'il prévoyait et il dut prendre ses jambes à son cou sans attendre. Il courrait vite mine de rien, puis il disparu à l'angle d'une rue un peu plus loin. Tendis que les guerriers passaient devant le bar sans y prêter le moindre regard, l'homme qui avait mentis sur son nom (pour une raison encore obscure) défonça la porte de derrière pour s'y engouffrer, suivi de son acolyte et de son esclave qui devenait un élément essentiel à la poursuite de la mission. Zoé ne devait surtout plus la perdre et décida de les suivre.

Auparavant, un dernier petit incendie lui vint à l'esprit. Elle s’empressa d'ouvrir à fond toutes les vannes de gaz de la cuisinière située contre le mur du fond, puis fourra une poignée de fourchettes, le reste de la bouteille d'alcool (bien fermée), une boite de conserve (périmée depuis cent ans) et les restes d'une radio dans le micro-onde avant de le lancer à pleine puissance durant dix minutes. L'explosion qui résulterait de ce cocktail avait pour but d'attirer l'attention de ses poursuivants dans la direction opposée à la leur. Il était même possible que le Prince s'échappe grâce à cela et qu'elle le retrouve plus tard pour lui offrir sa sentence.

Zoé quitta le bar par la porte fraîchement enfoncée et emboîta le pas de l'homme, la goule et sa précieuse esclave.

- Attendez ! demanda-t-elle. Si vous vous rendez toujours à l'Arc, je propose d'oublier nos rancunes et de faire le chemin ensemble. Le voyage n'en sera que plus sur et nous avons sans doute des intérêts communs. Je m'occuperais du Prince un autre jour, inutile de risquer une altercation avec les bleus.

Tout en attendant la réponse, elle força l'allure, dépassa le trio et se retourna tout en marchant en arrière. Elle les regardait avec un grand sourire amusé :

- Quelque soit votre réponse, je vous conseil d’accéléré un tantinet si vous ne voulez pas subir le souffle. Nous avons bien dix minutes, mais il vaudrait mieux qu'on soit à une distance respectable à la fin du décompte.

Ses interlocuteurs n'était pas stupide et avaient déjà cerné ce qui excitait la pyromane. Ils ne débâtèrent pas un instant et prirent de la vitesse.

A peine cinq minutes passèrent avant que le micro-onde n'explose dans le bistrot, projetant des débris incandescents à travers la pièce qui enflammèrent presque instantanément tout le butane en suspension dans l'air. La détonation qui s'en suivi brisa toutes les vitres à cinquante mètres. D'intenses colonnes de feu débouchèrent des orifices du bâtiment comme d'autant d'énormes lance-flammes. La déflagration propulsa la carcasse de voiture garée devant la porte d'entrée à travers la rue. Un tel tintamarre s'était surement entendu sur des kilomètres. La mauvaise estimation de temps de Zoé couta aux fuyards quelques secondes de surditté accompagnée d'un atroce sifflement, ainsi qu'une bonne claque dans le dos. Fort heureusement, ils étaient déjà suffisamment loin pour que la troupe de soldats ne les voit pas en retourna voire ce qui avait bien pu arriver.

Zoé s'était arrêtée de reculer et riait au éclat en attendant les autres. Un rires dont aucun d'entre eux ne pouvait encore profiter ayant le droit à la place à un cri strident. Quand il fut apaisé, Zoé s'était un peu calmé, mais toujours très enthousiaste, elle s'excusa :

- Pardon ... Je pensais que nous serions déjà plus loin. Mais quelle beauté ! Quel pied ! Qu'est-ce que vous en avez pensez ?

La dernière question ne trouverait peut être pas de réponse aussi enjouée que Zoé l'aurait espérée.

- Je viens avec vous ?! termina-t-elle d'un ton aussi interrogatif qu'affirmatif.

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Arnold Habdaik "H"
MessageSujet: Re: Une piste fraîche   Mar 3 Sep 2013 - 11:00

C'était comme se recevoir un coup de pied au cul de la part d'un géant, rajoutez à cela l'impression que le brasier vous entourez ( en vérité seulement les crépitements incandescents pourtant lointain ) et d'affreux sifflements aux oreilles.
La goule se retrouvait les deux genoux planté dans la terre, une colonne de feu  plusieurs pattées de maisons derrière lui. Marc le releva d'une main, Arnold tituba quelque temps, mais le mercenaire ne le lâcha pas sur quelques mètres, la goule aurait été capable de s'écraser la gueule sur le bitume.
Qu'il y ait encore du gaz dans ce bar ? Dingue.
Que tout le système marche encore ? Dingue.
Plus d'électricité et un micro onde en état de fonctionner ? Dingue.
Une psychotique pyromane qui fait exploser un bar ? Normal.
Trop vieux et trop con qu'il était pour ce genre de truc, Arnold se raccrocha au semblant de normalité que donnait sa dernière pensée.
- Je viens avec vous ?!
Un simple regard en direction de Marc lui appris que, lui,  ne viendrait pas. Il avait eu ce qu'il était venu chercher. Arnold pouvait encore hocher la tête, mais ne se sentait pas encore capable d'ouvrir la mâchoire. Alors il hocha la tête et tendit au mercenaire 15 anneaux. On a toujours du boulot et on paye bien, garde cela en tête.


Leur chemins se séparèrent donc ici. Soulagé que les sifflements aient disparues rapidement, Arnold reprit la route. Son esclave avait les cheveux tout ébouriffés par l'explosion, en plus d’être salie par la vie dans la capitale.
Marie semblait encore sous le choc. Son propriétaire sentait que la situation pouvait très rapidement tourner à son désavantage aussi dépêchât il le pas.
Il ne faudrait pas qu'elle demande à l'autre psychotique de le tuer pour qu'elle le guide jusqu'au vendeur, hein ?

Il débouchèrent rapidement sur le Boulevard. Une section réduite de patrouilleurs partait au trot vers le Moulin Rouge, d'ici on ne voyait pas les flammes mais certainement ont ils entendus l'explosion.
- Boulevard des Batignoles, chemin direct jusqu'à l'Arc.
Enfin, comme dit le sage au fou : la ligne droite est le chemin le plus long pour aller d'un point à un autre.

En ce début de soirée le Boulevard était encore plein d'animation, c'était LE chemin qui reliait le Nord-Est à l'Arc, et donc à Lutèce. Des caravaniers avec leur brahmines surchargées de bidons d'eau, un éleveur et sa dizaine de radcochon, un mutant solitaire sans être un sauvage, des passants par dizaine et, surtout, des troupes d'esclaves guidées par leur maitre négriers. Soit des prises fraiches guidées vers l'Arc, ou alors des marchandises vendus qu'on devait certainement amener au Moulin Rouge, ou aux fermes du Nord. On trouvait aussi quelques magasins dans un étage retapé d'un immeuble, et, sur le sol, beaucoup plus de détritus "frais" que ce qu'ils avaient vu jusqu'alors. Surtout des bouses de brahmines. Arnold n'eut à peine le temps de remarquer un tag : "Les dieux sont justes. Craignez les" et de réfléchir à sa signification qu'il dut, une nouvelle fois, tirer sur la corde de son esclave qui trainait le pas.
- Pitié...
Encore des lamentations ?
- Dis plutôt à notre ami où elle peut trouver le vendeur qu'elle cherche.
Elle était derrière lui, et pourtant il la sentait hésiter, certainement du au fait qu'elle ne trainait plus le pas, occupée à réfléchir.
- Et bien il y a six marchands non négriers. Ça dépend de quel objet il s'agit.

Spoiler:
 

Au milieu des badaud aux visage plein de crasse et aux négriers aux têtes de vrais psychotique, Arnold n'était pas inquiétait par la FNF bien qu'elle soit présente ici. Et pas inquiété non plus d'un coup de couteau de la part de la psychotique, car la FNF était présente ici.  
- Et bien voilà, avant de quitter votre compagnie pleine de charme et de plaisir à la conversation, vous ne m'avez toujours pas dis à quel clan de psychotique vous appartenez. Les fanatiques du Sacré Cœur ? Le groupe de Truand de la gare de l'Est ? Sachez que je peux vous fournir à votre clan, quel qu'il soit, du psycho, du vrai psycho de qualité supérieur.
L'Arc se profilait devant eux, grouillant de monde et de marchandises. Quelques patrouilleurs et miliciens de la FNF se trouvaient à proximité. Comment s'y retrouver dans tout ce bordel ?
L’essentiel de l'activité se concentrait au Sud où était présenté les marchandises.
Se trouvant à l'entrée Est, Arnold n'essaya même pas d'aborder le premier négrier venu, une brute épaisse qui tirait une cage vide mise sur des roues en bois, ni d'aborder le second et le troisième qui se trouvait tout les deux ensemble, bouteilles de bière à la main et riant. Du professionnalisme que diable !
La seule personne qui attira son attention devait prêter à confusion pour le pauvre con venu acheter de l'humain. Mais : deux colliers de soumission à sa ceinture, une matraque télescopique et un pistolet laser, il s'agissait bien d'une Négrière.
- Excusez moi, je cherche à vendre ma marchandise, mais c'est bien ma première visite à l'Arc. Aussi ma compagnon de route cherche un marchand négrier.

Spoiler:
 
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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: Une piste fraîche   Dim 8 Sep 2013 - 14:59

- Et bien il y a six marchands non négriers. Ça dépend de quel objet il s'agit.

Zoé hésita, elle n'était pas très à l'aise à l'idée de révéler l’existence d'un objet aussi sacré aux premiers venus. De plus, elle ne l'avait jamais vu en vrai avant et n'avait eu le droit qu'à une description plutôt vague de la part des archivistes malebranches. L'idée de partir avec l'esclave en laissant la goule avec le crane défoncé se vider de son liquide céphalo-rachidien lui traversa l'esprit. L'esclave y aurait peut être vu un espoir d’échapper à sa condition et aurait collaboré avec sa sauveuse. Cette pensée semblait prometteuse, pourtant, Zoé ne la réalisa pas : il aurait été stupide d'user de violence ainsi entourée, il est bien connu que tout les habitants de Paris n'ont pas le même rapport à la brutalité et au meurtre que son gang. Zoé n'agit pas, mais ne refoula pas l'idée et la stocka dans son esprit en attendant un moment plus opportun.

Il lui était donc nécessaire de se dévoiler un peu à ce couple singulier :

- Je cherche une lame sculpté dans un seul morceau d'os. Il est finement ouvragé mais semblera sans valeur pour quiconque n'est pas au moins amateur ou collectionneur de beaux objets.

- Dans ce cas, il faut aller voir celui qui aurait pu en donner le plus. répondit l'esclave. Il y en a déjà la moitié qui ne s'intéressent qu'aux armes, munitions et matériel de chasse. Ceux là n'aurait pas prêter attention à un couteau préhistorique, lui préférant des armes plus modernes. L'un d'entre eux achète et revend tout ce qui a appartenu aux esclaves frais, il prend tout mais ne paye pas bien. L'avant-dernier est trafiquant d'organe. Et celui que vous voulez rencontrer est clairement un collectionneur. J'ai oublié son nom, mais vous n'aurez aucune difficulté à le trouvé tant sa réputation le précède. Il est connu pour acheter des babioles apparemment sans valeur à un prix supérieur à la moyenne et les revendre dix à cent fois plus cher.

- C'est lui que je dois rencontrer. confirma Zoé. J'espère qu'il ne l'a pas encore revendu.

- C'est très peu probable, la rassura l'esclave. Sa boutique est un véritable ramassis d'article tous plus insolites les uns que les autres accumulés au fil des années; il vend beaucoup moins qu'il n'achète.

- Mais comment fait-il pour être rentable alors ? s'interrogea Zoé.

- C'est qu'à chaque fois il parvient à trouver un acheteur, il se renfloue pour des semaines. Ça m'étonnerais que vous ayez les moyens de négocier avec lui.

- Je trouverais une solution, comme toujours ! s'enorgueilli Zoé.

- J'aime autant vous prévenir, c'est un personnage très curieux. Personnellement, je ne l'ai jamais vu que de loin et même la plupart des gens du coin ne le connaissent que de réputation et de présomption.

Zoé se réjouissait de retrouver la trace se sa lame. Elle sentait son objectif s'approcher de plus en plus. Elle aurait du se sentir heureuse ou au moins rassurée, pourtant elle avait un mauvais pressentiment : quelque chose au fond d'elle lui faisait comprendre qu'elle n'était pas au bout de ses peines.

- Et bien voilà, avant de quitter votre compagnie pleine de charme et de plaisir à la conversation, vous ne m'avez toujours pas dis à quel clan de psychotique vous appartenez. Les fanatiques du Sacré Cœur ? Le groupe de Truand de la gare de l'Est ? Sachez que je peux vous fournir à votre clan, quel qu'il soit, du psycho, du vrai psycho de qualité supérieur.

Zoé ria au (presque) nez de la goule, puis lui répondit avec un peu de tendresse et beaucoup de fierté :

- Je suis Zoé Grégeois, tortionnaire du culte Malebranche. Peut être que tu as déjà entendu des légendes nous concernant, si tel est le cas, tu sais que nous ne sommes pas disposés à commercer avec des mécréants, cependant, à titre personnel, ta proposition pique mon intérêt.

Peu après cet échange plus ou moins cordial, l'enquête repris son cours avec la rencontre d'une négrière moins bourrue que ses collègues.

Spoiler:
 



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