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 Coursier Express

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Maître du Destin
MessageSujet: Coursier Express   Dim 19 Mai 2013 - 19:15


Une boiteuse, un manchot, tout une bande hétérocycle en haillons, le dos courbé, bref : rien d'inhabituel. Il y en avait toujours une poignée de ces gueules cassés qui essayaient de trouver un boulot, n'importe lequel, plutôt "honnête" leur évitant de devoir survivre dans les Terres désolés, à se bagarrer pour un os et se faire agresser pour un shoot où une place où dormir, ces "pouilleux" vivaient tous à l'extérieur de la ville, ils se serreraient dans des taudis à coté des murs extérieur si les soldats ne les en empêchaient pas continuellement. Et donc ce retrouvait tout les jours à devoir se taper plusieurs heures de queux pour finalement avoir droit à un laissé passer de quelques heures histoire de voir si quelqu'un avait besoin des services d'un type qui "a été formé par la rue, ouais m'ssieur", et qui "connait tout les recoins de Paris, ouais m'ssieur", il arrivait que certains soit prit, prenons l'exemple de la FNEC, souvent pour des missions spéciale et dangereuse ( où le paquet à envoyer avait toute les chances d’être intercepter par un tiers et où la FNEC devait envoyer plusieurs coursiers avec des "paquets vide" pour assurer la sécurité du véritable coursier et de son colis ).
Il se trouvait justement qu'ils avaient besoin de quelqu'un pour amener de vielles munitions d'avant guerre au Parc des princes, histoire de "faire un feux d'artifice"... ça, des vielles munitions ils en avaient, mais des types pour les transporter...
Aussi, le Patron choisit celui - celle en l’occurrence - qui tremblait le moins des mains, puis continua son inspection de la file qui s'étendait à l'extérieur du batiment de la Force Nationale d'Escorteur et de Coursier.
- On engage n'importe qui pourvu qu'il soit jeune et en bonne santé, autant dire pas vous bandes de loques, aller tirez vous, retournez pourrir à l’extérieur saloperie de demi-goules.
Il retint Nathan par l'épaule.
- Pas toi voyons, t'as pas entendu, je prends que les jeunes en bonne forme physique.
Le Patron de la FNEC, section coursier, était un homme ventripotent à la moustache brune épaisse, présentant un début de calvitie et une jambe légèrement raide.
- Nathan Lin je présume ?
Il l'invita à entrer dans le grand batiment par la large entrée principale. Le service National de Coursier possédait tout le premier étage et le sous sol tandis que les Escorteurs étaient cloisonnés au premier étage pour leur partie administrative et au second pour le stockage du matériel entre autre.
Ici, beaucoup de gens s'affairaient, six petites files s'étaient formés devant l'accueille - la partie gauche du batiment -, trois pour l'envoie de colis et lettres, et trois pour la réception.
- Ici, à droite c'est comme on l’appelle "le salon des coursiers", bar, poste de radio, on a même un de ces jeux qui représente une équipe de foot miniature, c'est ici que nos coursiers attendent de recevoir leur affectations, ah ! Ils se plaignent souvent de ne pas avoir assez de temps à passer là bas, car vois tu, notre système est bien rodé aussi il n'y a que très peu d'attente entre chaque "course". Ah, mais je parle, je parle, revenons à l'essentiel. Par ici je te pris.
Il le guida dans son bureau. Un grand bureau massif et, derrière, deux étagères croulante sous un tas d'ouvrage, la plupart inutilisé et recouverte poussière excepté la rangé à porté de main ( atlas de Paris et ses environs, cartes du métro... ). Fièrement posé en face de l'invité une photo encadré du Patron avec le Président.
- Oui, oui, oui, rarement on aura vu d'entretiens aussi court. On peut dire qu'on a de la chance que nos bons soldat procède à autant d'examens médicaux sur ses prisonniers... il est vrais qu'une épidémie est aussi vite arrivé, hélas !
- Mais tu comprendras qu'ici nous sommes tenus de faire nos propres analyses, rien de bien méchant, au contraire ! On a d’ailleurs récupéré un de ces anciens "tapis roulants", quelle invention mais aïeux ! Pratique pour détecter tout problème à la course et évidement pour nous donner une idée du kilométrage que peuvent parcourir nos coursier, entre nous je suis tenus de renvoyer ceux qui n’atteignent pas un certains seuil, mais entre nous, non franchement !

Il partit d'un rire gutturale en se tenant la panse. Dieu qu'il aimait s'entendre parlait.
- Je ne te poserais pas ces questions embarrassante : pourquoi choisir notre société de Coursier plutôt que celle du concurrent, pourquoi ce métier, quelles sont vos qualités... Franchement, franchement ! Ce que tu veux c'est avoir de quoi bouffer et un endroit où dormir, et ça tu te le payera avec ce taff, crois moi ; et moi ce que je veux c'est un jeune type énergétique, rapide et digne de confiance, je regardes ton dossier et, oh que vois-je ? Encouragement du jury de blablabla, pas besoin de t’assommer, tu connais tout ça.
- Foutre, tu veux un boulot et j'ai du boulot, autant dire qu'on est fait pour s'entendre, ah , ah ah ! Pas besoin de perdre trop de temps car "Tyme iz moni" comme diraient nos potes anglo-saron qu'on pas survécu aux bombes, arh ! Tout ce que t'as à savoir c'est :
- le colis avant ta vie. Certains trucs que tu sera amener à transporter vaudra bien plus que toi, autant dire qu'il faudra mieux te prendre un coup de laser dans l'oignon plutôt que dans le colis.
- l'heure, c'est l'heure, tout retard entraine une réduction sur le prix pour le client, prise évidement sur le salaire du coursier.
- il y a toujours du boulot.
- connais la ville et tu te connaitras toi même. Ah !
Des questions ?



Il laissa ensuite à ses "assistantes" ( une paire d'esclave goules ) le soins de pratiquer les tests d'aptitudes. Rythme cardiaque, vue, audition, tout y passa, l'une était ophtalmologue et l'autre bossait dans un petit cabiné médical dans le temps. Rapide et précis.
Nathan fut briefé par un coursier expérimenté pendant près d'une heure dans le salon, carte à l'appuie il expliqua les ficelles pour commencer.
" Ne te rates surtout pas tes premières courses.
Ne vises pas le temps impartis, mais en dessous, essaye de garder une marge.
Ah il ne t'as même pas dis pour le salaire ? Il est fixe donc, c'est 50 francs par jour au début, puis se sera 700 francs la semaine si tu t'en sorts bien.
Renseigne toi auprès des autres coursiers si tu tombes sur une "course chaude", ou bien des types qui connaissent l'itinéraire ou la zone que tu dois traverser.
Regardes toujours où tu marches, ça semble con mais tu n'imagines pas combien on en a qui se sont fait avoir comme ça !
Des questions ? N'hésites pas."



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Nathan Lin
MessageSujet: Re: Coursier Express   Dim 19 Mai 2013 - 20:54

Une fois libre, la première chose que fit Nathan fut de se rendre à cette pharmacie qu’il avait tenté de voler dix mois plus tôt. Il vit derrière le comptoir monsieur Lefebvre qui l’accueillit avec un petit sourire. Nathan était juste tout simplement ravit de pouvoir voir ce monsieur autrement qu’à travers des barreaux. Après une courte discussion, Nathan l’assura qu’il n’avait pas oublié la promesse qu’il lui avait faite plusieurs mois auparavant et qu’il s’efforcerait de lui rembourser le plus vite possible ces trois boîtes de fixer que le pharmacien lui avait généreusement avancées.

Cette commission étant faite, Nathan se dirigeant vers le bureau des coursiers pas encore ouvert mais devant lequel il y avait déjà une bonne queue. Nathan se mit donc dans la queue de pouilleux et attendit patiemment son tour jusqu’à ce que ce qui semblait être le chef fasse son irruption.
Le message était clair et sans équivoque : dégagez. Mais Nathan ne comptait pas en rester là, il reviendrait plus tard ! Enfin sauf si le mec le retenait pour le job ce qui se passa immédiatement. Ravi d’être ainsi le « chosen one », Nathan suivit le chef à l’intérieur du bâtiment pour régler les formalités de recrutement. Il répondit par l’affirmative à la question sur son identité, un brin d’enthousiasme dans la voix alors qu’il tendait le papier du tribunal.

- Oui, c’est moi ! Ravi de faire votre connaissance !

S’ensuivit donc le tour du propriétaire, Nathan prit soin de bien reconnaître les lieux, n’hésitant pas à saluer d’un geste les gens qu’il voyait passer.
Après plusieurs minutes en compagnie du patron, Nathan était un peu saoulé d’informations : ce mec n’était pas désagréable mais il ne l’avait pas eu fermé plus de dix secondes depuis qu’il était arrivé ! Impressionnant ! Il ne lui avait même pas laissé la possibilité d’essayer de l’emboîter. Quand arriva le moment des questions, Nathan hocha la tête.

- Heu oui, juste une. Est-ce que j’ai droit à du matériel ? Ou au moins une avance pour m’acheter une arme par exemple. A part ces vêtements, je n’ai rien du tout.
Même s’il n’était pas de nature violente, Nathan ne se voyait pas sortir dans les terres désolées sans aucune arme : sans parler des humains, on n’était jamais à l’abri d’une rencontre avec de vilaines bébêtes pas belles. Nathan se soumis ensuite aux tests physiques qui ne lui posèrent pas de difficulté particulière : certes sa détention lui avait fait perdre un peu de sa souplesse, mais il ne doutait pas d’arriver très vite à retrouver son niveau d’avant détention : le parkour était un véritable art de vivre pour lui. Par contre, si la détention lui avait fait perdre de souplesse, il avait gagné en endurance à force de bosser toute la journée en plein soleil. Une fois les tests effectués, le garçon alla donc voir un collègue expérimenté qui accepta de lui montrer les ficelles du métier. C’est à cet instant que Nathan fit le plus grand effort de concentration et il ne perdit pas une miette des conseils de ce coursier expérimenté. Nathan remercia ce bonhomme chaleureusement peu de temps avant de recevoir sa toute première course. Ce n’était pas grand-chose, une bonne limite de temps, une faible distance, l’occasion parfaite pour Nathan de se remettre en train ! Néanmoins il ne flâna pas trop non plus, gardant en tête ce que le type lui avait dit : ne pas rater ses premiers contrats.

Une deuxième course suivit dans la journée et Nathan la réussit également. Gagner sa vie honnêtement, c’était un sentiment bizarre et plutôt agréable, Nathan était fier de lui. Il toucha son maigre salaire dont il dépensa une partie dans son alimentation pour la journée… Finalement le cours du franc était moins avantageux qu’il ne le pensait…
Plusieurs jours passèrent ainsi et Nathan s’était bien remit dans le bain, il était maintenant capable de courir, escalader et sauter aussi facilement qu’avant ! Bien sûr on ne parle pas de faire des saltos et tout ça, ça c’était bon pour les saltimbanques (encore que, à un moment de sa vie, Nathan avait mendié de cette manière), mais ses jambes avaient retrouvé leur tonus et ses bras également. Plus que jamais, Nathan se sentait libre, libre de la prison, de la dogue, de la pénible tache de rentrer pour voir sa mère agoniser, il n’avait rarement été aussi bien.

Nathan n’avait plus compté les jours depuis qu’il bossait pour le bureau des coursiers. Un peu de son salaire était mis de côté tous les jours et même s’il était loin de rouler sur l’or, Nathan était confiant en l’avenir : si les choses continuait comme ça, il pourrait un jour le réaliser son rêve d’installation à Lutèce. Ça lui prendrait du temps, sûrement, mais il y arriverait !
Prêt à en découdre avec une nouvelle journée de travail, Nathan poussa la porte du bureau à une des premières heures d’ouverture ce matin là.

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MessageSujet: Re: Coursier Express   Lun 20 Mai 2013 - 19:04

- Heu oui, juste une. Est-ce que j’ai droit à du matériel ? Ou au moins une avance pour m’acheter une arme par exemple. A part ces vêtements, je n’ai rien du tout.
- Une arme ?! Bon dieu, non. Je comprend parfaitement que tu appréhendes une sortie sans aucun moyen de défense. Ce qu'il faut à un coursier c'est pas quelque chose pour attaquer, mais pour s'échapper. On fournit à tout nos employés, passé leur première semaine, deux grenades : une à sur-pression et l'autre à percussion, c'est léger et solide, de quoi te permettre de te tirer d'un mauvais coup. Après à nos coursier de se fournir eux même, mais garde en tête qu'on vend ici du matos.
Et pour finir : pas d'uniforme chez nous. On s'est rapidement aperçu qu'une personne portant un signe distinctif le rattachant à la FNF diminuait ses chances de survie, arh !


* * *


Et les journées s'enchainèrent. Ainsi arriva-t-il au terme de sa semaine d’essais, passant au salaire de base de 700 francs par semaine. Comme tout les matins depuis son arrivée, il était le premier à entrer, premier coursier en tout cas, car déjà une dizaine de personnes se pressaient à l'accueil.
- Nathan ?!
Blonde, souriante et les deux dents de devant trop écartées, c'était Ghislaine, derrière elle, tenant un gros colis fait d'un patchwork solide de papier, carton et de scotch, François.
- Et bien... ça ! On avait bien cru qu'on t'avais envoyé dans la nouvelle prison. C'est... c'est une surprise. C'est bon de te revoir.
Elle tapota le colis et expliqua :
- C'est pour nos familles, à Roland, François et moi, de notre abris beaucoup ont préférés rester, on doit être moins d'une dizaine à être partis à Lutèce, et seulement nous trois à s'engager.
François passait à l'accueil où on réceptionna le paquet, en y ajoutant le lieu et la date d'expédition, le "stockant" en attendant au sous-sol ( où il sera fouillé ).
- On est en charge de patrouiller le quartier des affaires toute la matinée, on commence dans une demi heure. Et toi, ça se passe comment de ton coté ?
Et la conversation s'engagea, Ghislaine toujours curieuse et François dès plus timide.
- On devrait aller au café Patriote un de ces... un de ces jours, non ?
La "sonnette des coursiers" retentis et une des réceptionniste cala un colis sur le comptoir.

Un coursier qui venait d'entrée, se débarrassant face au porte manteau, glissa un oeil sur l'étiquette du colis.
"Oulà, fais attention à toi, cette vielle possède un clébard plutôt agressif. Ah ! Clébard ? C'est un putain d'ours oui, il aurait bouffé la guibolle d'un de nos gars il parait."
Il le planta là, rejoignant le salon des coursiers.
La destinataire se trouvait à moins de trois kilomètres de la ville, vers le sud-ouest, dans une vielle maison à un étage typique avec son petit "jardin" devant, clôturé, et un plus grand derrière.

* * *

"Faut pas croire se que te racontes ces minables, ouais y a un coursier qui s'est fait croqué, mais se con avait l'habitude stupide d'avoir dans ses provisions de la viande fraiche, ces clébards sa se rapproche plus d'un charognard que d'autre chose, quant sa sent le sang, sa attaque, c'tout."
Le type se tenait avec flegme adossait à une cloture en bois, avalant une dernière gorgée de sa bouteille de piquette avant de s'en allumer une, son étrange robot lui tournât toujours étrangement autour comme une mouche sur une carcasse.
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C'était Forest, le meilleur coursier de la FNEC. Il resta planté là le temps de finir sa bouteille avant de daigner rentrer dans le batiment et de recevoir les courses les plus "chaudes".

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Nathan Lin
MessageSujet: Re: Coursier Express   Mar 21 Mai 2013 - 0:02

Un peu déçu et à la fois peu rassuré de n pas avoir de matériel, Nathan ne put s'empêcher d'afficher une grimasse pour le paragraphe concernant l'arme... Espérons qu'il n'en ai pas besoin! Même s'il doutait qu'on l'envoie en plein territoire raider pour ses premières missions. Quand à l'uniforme, Nathan prenait note et irait acheter de nouveaux vêtements dès qu'il le pourrait.


Le temps passa donc, les premières courses se passant à merveille et les premières économies de Nathan allèrent dans l'achat d'une nouvelle tenue qui lui coûta peut-être un peu plus cher, mais était définitivement cool ! Ah, il acheta également un sac à dos aussi! Ça pouvait toujours être pratique.
La semaine suivante de Nathan commença avec deux bonnes surprises : la première était qu'il passait au salaire hebdomadaire et avait droit à ses deux grenades cadeau, la deuxième étant bien sûr d'avoir la bonne surprise de croiser les jeunes soldats qu'il avait rencontré une semaine plus tôt. Nathan ne cacha pas sa joie et alla à leur rencontre tout sourire.

- Hé! Salut vous! Comment ça va?!
Dit-il avant qu'ils n lui disent qu'ils le croyaient partis pour la nouvelle prison. Nathan secoua la tête négativement.
- Non en fait il m'y ont pas envoyé finalement, mais je pense que l'idée leur a traversé l'esprit... J'ai eu très chaud sur ce coup là. Par contre ils m'ont dit qu j'étais indésirable dans l'armée...
Dit le jeune homme avec une moue de déception. Mais il se reprit rapidement en affichant un enthousiasme certain.
- Mais c'est pas grave, j'ai trouvé un autre moyen de servir la FNF et de gagner ma vie! Ça me plait bien, la paye est honnête. Quelques mois à ce rythme et je pourrais me sédentariser.
Pensiez-vous, les trois ex-habitants d'abri ne devaient pas avoir ce soucis eux!
- Moi ça se passe super bien comme je vous l'ai dit. Et vous les patrouilles du coup? Ça va ? C'est pas un peu...
Chiant, Nathan n'avait pas prononcé le mot. Pour ce qui était du café, Nathan leur répondît à l'affirmative avec grand enthousiasme encore une fois, tandis que son boss l'appelait pour sa prochaine livraison. C'est que de l'enthousiasme, il en avait à revendre le jeune homme !

C'était tant mieux d'ailleurs car sa prochaine livraison s’annonçait un peu... Différente. Un chien géant mangeur de chair humaine ? Merci la chance ! Mais comment est-ce que les gens pouvaient avoir des animaux de compagnie pareil ?!!
C'était donc peu rassuré par les commères de ses collègues et la mise en garde de Forest que Nathan se rendit à la demeure de sa cliente de la journée. Le trajet se passa sans encombre, mais si ce qu'on lui avait dit était vrai, ce serait maintenant de remettre le colis qui allait être la partie intéressante. Nathan avait un mauvais pressentiment sur cette course... Le genre de sentiment qui lui disait qu'il lui fallait mieux garder le colis dans son sac à dos, parce qu'il allait peut-être devoir courir...


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Maître du Destin
MessageSujet: Re: Coursier Express   Ven 24 Mai 2013 - 21:14

Salaire et thune "en poche".
50 francs / jour pour la première semaine donc : 50 x 7 = 350 francs.
Je compterais les "besoins journaliers" à 40 francs. Donc 40 x 7 = 280 frcs.
350 - 280 = 70 francs.
A noter que donc maintenant tu passes à 700 frcs / semaine ( soit 100 francs par jour, merci calculette magique ).
La tenue de vagabond "classique", je compterais simplement 15 frcs.
Donc là, "actuellement" t'es à 55frcs.



* * *





Le voyage fut des plus long, seulement trois kilomètres ? à vol d'oiseau aurait on dit si il en restait qui avait des plumes ( et donc pouvant voler, triste monde ), la zone traversée était quasiment "stérile", sur un rayon d'un kilomètre autour de Lutèce, la totalité des matériaux intéressants avaient été utilisés, tout les meubles, même les plus fracassés avaient été embarqué, les briques encore en état réutilisées...
Un champ de gravas, ne restait de la plupart des bâtiments que quelques murs éventrés. Mais une localité s'y trouvait, au milieu d'un "champ de rien", quelques bicoques qui se seraient non loin de la Seine, ils élevaient plusieurs brahmines qui se nourrissant de la quantité de buissons épineux et d'herbes sèches des environs, leur viande rapportait peu mais leur cuir était des plus utile ainsi que leur os.
Enfin, le coursier arriva à sa destination, la baraque se trouvait à plusieurs centaines de mètres, de l'autre coté du fleuve, de la localité.

Le seul signe de vie venait de l'énorme molosse enchainé à un tronc massif. Il sentit rapidement non pas le sang mais quelque chose qui l'excitait encore plus : la peur. Le clébard tira violemment sur la chaine, mettant encore plus à vif sa peau autour de son collier métallique. Il tira, tira... Puis se mit à gratter le tronc à l'endroit où était rivée sa chaine.
Tout ses efforts étaient inutile, il tenta bien, une fois que le coursier s'était approché, de lui sauter dessus, hélas une dizaine de mètres le séparait encore de se tendre et innocent morceau. De désespoir il aboya.
Moins de dix minutes pour livrer le colis !
Aussi dut il se décider à avancer.

Son bref élan fut coupé par un coup de feu.

- P'roche pas plus !

Un gamin portant un fusil qui faisait sa taille, en salopette et casquette tachée, avait surgit par l'entrée principale de la baraque. Il tira un autre coup, à quelques mètres de Nathan.
- Z'etes de la banque ? Ma' elle m'a dit d'tirer sur les gens d'la banque !
Bon p'tit.
La vie dans les Terres Désolés, déjà assez difficile, était devenu encore plus complexe avec l'arrivée des taxes et impôts de la FNF et l'installation des banques au Marché de la Guerre semblait il.
Le gosse se tourna vers la baraque, tendant l'oreille, attentif.
- Ah bah... Il... il est... il est humain Ma' ! Pas bien gaillard quoi et... et j... et jeune Ma' ! Il a l'air... comment qu'on dit ? Il a l'air pas bien méchant... Pas d'arme, juste un sac.
Il tourna une nouvelle fois son attention vers la baraque, hocha la tête puis revint sur Nathan, le regardant avec sa tête de jeune demeuré tannée par le soleil. Il mit la crosse du fusil sur le sol, le canon sur son épaule - l'arme faisait effectivement sa taille - et fit un simple signe de passer.


L'intérieur était... étrange. Dans le bon sens car jurant parfaitement avec l'aspect extérieur, passé la minuscule entrée où était rangé bottes et chaussures en peaux, on entrait dans une baraque des plus atypique, fourmillant de détails mais plutot ordonné et loin d'etre sale. Et, le luxe, l'air était frais et sec.
- J'espère que Mo et La Teigne ne vous on pas - trop - fait peur jeune homme. De l'eau ? Du thé peut être, asseyez vous donc.
La vielle, plutôt bien conservée, tâtonna dans les placards de la cuisine et sortis de quoi restaurer le jeune coursier ; viandes et fruits séchés, gâteaux sec et autres. A ses façons, on devinait rapidement que la vue l'avait abandonné.
- Mo c'est mon chien, Molosse ; et La Teigne c'est le petiot, ne vous faites pas abusé par ce qu'il m'appelle Ma', c'est juste que je me nomme Madie, c'est pas le mien. D’ailleurs c'est mon véritable fils qui m'a envoyé le cadeau que vous transportez.
Facile de deviner, ce n'était pas tout les jours qu'elle avait de la visite malheureusement. Elle demanda à Nathan d'ouvrir le collis, il sortit ainsi de sa prison de carton et de scotch un imposant ouvrage, elle passa son doigt sur la couverture, découvrant le titre en surimpression. Les ambassadeurs Français racontent : la Chine, de l'intérieur.
- Savez vous lire mon garçon ? Ce n'est pas bien grave si vous ne savez pas, mon fiston m’envoie surtout des livres avec des illustrations, je demande au Petiot de me décrire ce qu'il voit habituellement, mais entendre une personne qui a plus de vocabulaire, ne serait ce que d'entendre quelqu'un d'autre, ce serait préférable. Voulez vous faire la lecture à une pauvre veille jeune homme ?
La nourriture et l'eau, le siège confortable et l'air frais l'aidèrent peut être à faire son choix.

Le livre retranscrivait des lettres d’ambassadeurs français, leur interviews à la presse et parfois ce qu'ils en avaient écrit dans leur mémoires. S'étendant du XIXeme ( du pillage du palais d'été ) jusqu'en 2077 et la Grande guerre, des photos, desseins ou peintures venaient souvent illustrer le propos.

Spoiler:
 

Jusqu'à la retranscription, mots pour mots, d'une discutions avec le dernier chef d’État chinois, le President Xin et son avis, des plus personnel, sur l'invasion du Canada par les États Unis.

Spoiler:
 

Se terminant sur le plus grand conflit de l'humanité.
- Tragique, n'est ce pas ?
Elle gardera ce pays dans son imagination, comme tant d'autres. L'ouvrage trouva sa place entre un recueil de photographie sur la Suisse et "Les explorateurs de l'Inde". Elle pouvait se féliciter de posséder près d'une dizaine de livres de ce genre, et en bonne état.
Toujours aventurière dans l’âme, Madie ne pouvait plus que stimuler son imagination ou revenir dans le passé. Aaaah Nostalgie, née à Paris en 2117 elle et toute une équipe de cranes brulés aventureux avaient poussé l'exploration de ce nouveau monde partout où il pouvait. Au nord ils furent rapidement bloqués, l'ancienne zone de combat semblait infranchissable, le sud était favorable par un climat agréable, mais à la faune très dangereuse et aux groupes de psychotiques des plus nombreux, aussi l'Ouest furent là où ils poussèrent le plus... jusqu'à Caen.
Une citée profondément irradiée par les retombées des bombes qui avaient frappées l’Angleterre, et la mer... entre le noir et le vert, tout le long des plages des milliers d'os et autres résidus de carcasses d'oiseaux et de poissons. Une véritable horreur qui avait non pas freiné ses envies d'aventures, au contraire. Une grande tristesse lui serra la gorge en y repensant, elle aurait du s’arrêter là, cela n'aurait pas couté la vie à son homme. Ça c'est sur ils s'étaient tous bien marré en le voyant se casser la gueule dans les escaliers d'un immeuble à Créteil qu'ils exploraient, le pauvre après ça ne pouvait plus s'asseoir et devait dormir sur le ventre, ça semblait bête mais au final, après une année à lutter contre ses os brisés, son mari tira sa révérence.

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Nathan Lin
MessageSujet: Re: Coursier Express   Sam 25 Mai 2013 - 23:16

3 kilomètres, c’était certainement la distance la plus éloignée de Lutèce à laquelle il n’avait jamais livré… Cela dit, outre le voyage qui n’était pas le plus court, ce qui inquiétait surtout le jeune coursier c’était les mises en garde de ses collègues concernant le "chien" des propriétaires. Avant d’approcher la bicoque, le jeune livreur s’était donc assuré qu’il n’avait rien sur lui qui puisse rappeler à la bestiole l’odeur de la viande et, après avoir vérifié toutes ses poches 4 fois, il prit une inspiration et se lança.
La maison ne payait pas de min, mai c’était quand même quelque chose de relativement confortable pour les terres désolées dans lesquelles ils habitaient. Par contre la localisation était vraiment isolée, à la merci d’individu peu recommandables tels que brigands et pillards… Il comprenait pourquoi ils avaient besoin d’un tel molosse pour se défendre.

Quoique… Quoique est-ce qu’au bout d’un moment une telle bestiole ne posait pas autant de danger pour vous que pour les gens qui voulaient vous faire du mal (ou même juste de passage comme Nathan, avec les intentions les plus pacifiques du monde) ? Sa simple vue fit avoir un mouvement de recul à Nathan et lorsque ce dernier se dressa sur ses ergots, tous crocs dehors et prêts à croquer la chair du jeune humain, Nathan n’eut pas qu’un mouvement de recul puisqu’il entama carrément une course vers la direction opposé à celle de ce truc. Heureusement pour Nathan et sa survie, les propriétaires savaient y faire et la chaîne, en plus d’être grosse, était très résistante et retînt très efficacement ce monstre alors que Nathan prenait ses jambes à son cou. Il finît par s’arrêter et faire demi-tour en voyant qu’il n’y avait (espérons-le) rien à craindre, mais cela lui prit bien une bonne minute pour réussir à braver sa peur.
Heureusement il était encore dans les temps t Nathan voyait mal quel autre obstacle potentiellement mortel pouvait se mettre en travers de la dizaine de mètres qui lui restait à faire pour livrer son colis…

Le coups de feu fut la réponse et Nathan fit un bon de quelques centimètres en poussant un cri qu’une jeune pucelle blonde écervelée dans un film d’horreur n’avait rien à lui envier.

- Hé ! Du… Du calme ! Je suis pas un ennemi ! J’ai un colis à livrer c’est tout !
Le deuxième coups e feu le fit sursauter de nouveau et reculer de quelques pas. Nathan réagit vivement, comme toute personne qui n’aime pas qu’on la prenne pour cible de stand de tir.
- Mais arrête de tirer bon sang ! Je suis pas de la banque je te dis, je suis juste le facteur !
Heureusement, le calvaire fut vite terminé quand une voix âgée à l’intérieur dit à Nathan d’entrer. L’adolescent était épaté de voir ce gosse réussir à manier un tel fusil avec autant d’aisance : lui se serait retrouvé sur les fesses à shooter un tel truc à son âge ! Mais qu’importe. Une fois à l’intérieur, Nathan avait retrouvé des couleurs et répondit avec humour à la dame.
- Ya pas de mal ! Disons que ça fait circuler le sang, le rythme cardiaque tout ça ! Vous accueillez tous vos visiteurs de cette manière ?
Bien sûr, c’était dit avec une bonne dose d’humour et au fond de lui, Nathan comprenait complètement cet isolationnisme : vu où ils étaient, il fallait se montrer prudent voir menaçant pour ne pas se faire tuer. Il répondit favorablement à son invitation à se restaurer et fut agréablement surpris de la voir sortir de quoi lui offrir un petit repas… La générosité est une qualité rare dans les terres désolées et donc d’autant plus appréciée : Nathan remercia donc plusieurs fois son hôte. Il ne tarda pas à donner à son destinataire le colis qu’il avait ainsi transporté et l’aiderai à louvrir si besoin est.

Un eu plus tard, sa demande prit néanmoins Nathan au dépourvu : il ne savait pas vraiment quoi répondre puisqu’il n’était pas sensé s’attarder trop longtemps… Enfin en même temps, elle venait quand même de lui offrir un repas et d thé, la moindre des choses serait certainement d’accéder à sa demande après tout… Nathan répondit donc par l’affirmative avec un sourire et commença à lire le livre avec difficulté : son père lui avait appris à déchiffrer les enluminures, mais cela remontait à loin et il n’avait jamais beaucoup eu l’occasion de pratiquer. Nathan fut surpris de voir que cela revenait assez vite mais malgré tout, il lui fallut quelques instants pour réussir à déchiffrer efficacement ce qui était écrit.

Au final, le jeune homme ne compta pas le temps qu’il passa à lire ce livre à la vieille dame et à lui décrire les illustrations : il faut dire que cette lecture le passionnait lui également car se sachant des origines Chinoises, Nathan était fasciné par la possibilité de pouvoir en découvrir un peu plus sur le pays de ses ancêtres, même si ce pays était officiellement l’axe du mal. Il écouta l’histoire de la vie de son interlocutrice avec autant d’attention, reprenant une seconde tasse de thé ce faisant. Nathan n’avait donc aucune idée de combien de temps il avait passé ici mais tans pis : il se ferait engueuler et un point c’est tout, et si son patron décidait de ne pas lui donner sa paye quotidienne, ainsi soit-il. Pour finir, Nathan prit donc congé de cette vieille dame, lui confirmant que son plaisir avait été partagé et partit donc directement sans aller faire un câlin au molosse qui semblait toujours aussi accueillant (d’ailleurs le gamin pour sa part, il ne l’avait pas revu… Peut-être avait-il sa chambre à part).
A voir la position du soleil, il était midi passé. Quelle heure de l’après-midi ? Difficile à dire mais en tout cas midi passé pour sûr. Nathan rentra donc à Lutèce sous les rayons intensifs d’un soleil bien dégagé. Au point où il en était, il ne se presserait pas et s’abriterait régulièrement à l’ombre, histoire de refroidir un peu son cuir chevelu.

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MessageSujet: Re: Coursier Express   Mar 28 Mai 2013 - 17:44

Le jeune coursier rebroussa chemin, les étendues plates de la périphérie laissèrent place aux squelettes éventrés des bâtiments de l'ancien Paris, carcasses de voitures, arbres morts et flore épineuse.
Plus il s'approchait de Lutèce plus les bâtiments étaient soit en état, soit retapés. Des habitations, un grand batiment servant "d’hôtel restaurant" où s’arrêtaient les caravaniers long courriers, les récupérateurs crane brulés et les aventuriers... aventureux ; ainsi qu'un check point de la FNF où glandaient quelques miliciens.
Une brhamine prenant une pause à coté d'un point d'eau boueux, un trio de gamin crasseux et un pauvre ères loqueteux assis dans un coin d'ombre, un reste de journal par dessus sa tête. Voyant Nathan arriver celui ci décida d'aller à sa rencontre, boitant ridiculement.
- Hey, vous êtes un coursier de la FNEC, hein ?
Il avait un ton doux malgré sa voix éraillée, bientôt implorant :
- Je vous en pris est ce que vous pouvez amener ça aux bureaux des coursiers, c'est... c'est...
Il sortit une petites boites métallique.
- C'est... notre père. Mon frère habites à Lutèce et notre père à toujours voulu être enterré là bas, c'est dans cette ville qu'il a rencontré M'ma, c'pour ca qu'ont la crématorié, jamais les gardes voudraient qu'un pouilleux comme moi entre dans la ville, oui-da, jamais !
Il replia les doigts de Nathan sur la boite contenant les cendres du paternel.
- J'ai pu envoyer qu'une lettre, mon frère payera pour retirer le... colis. Je vous en pris, faites le.

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Nathan Lin
MessageSujet: Re: Coursier Express   Jeu 30 Mai 2013 - 1:11

Le trajet de retour se passa sans aucune encombre pour Nathan si l'on omettait le soleil qui tapait toujours aussi fort sur ses cheveux noirs, couleur propice à lui chauffer un peu le crâne. C'était donc alors qu'il se rapprochait des portes de la belle Lutèce que Nathan se fit accoster par un bonhomme dont l'état le rebuta, même lui qui avait pourtant grandit à Métropolitopia.
Coursier de la FNEC, à croire qu'il y avait vraiment marqué "La poste" sur son front ! En attendant le type ne semblait pas vraiment vouloir le lâcher s'il n'emmenait pas à l'intérieur une boîte... Tant de détresse dans la voix de ce type était à la fois troublante et suspecte, pourquoi un gars dans son état, avec à peine de quoi manger, se soucierait tant de faire enterrer cs cendres à l'intérieur de Lutèce ? Et pourquoi son frère ne l'aidait-il pas ? Les terres désolées étaient-elle vraiment si inhospitalières que même les liens du sang ne comptaient plus ?
Mais d'un autre côté, Nathan ne pouvait pas ignorer la détresse de cet homme si elle était sincère, d'autant que c'était un service qu'il pouvait rendre et qui ne lui coûtait rien. Il finit donc par concéder, d'un ton hésitant.

- Écoutez... J'aimerais pouvoir vous aider... J'ai vraiment pas le droit de faire ça à vrai dire... Je vais devoir vous demander de l'ouvrir devant moi et vous demander de me montrer que ça contient bien ce que vous annoncez.
Ce n'était pas standard à la procédure mais fuck it, rien n'était standard à la procédure dans cette conversation. Nathan se permit quand même de lui demander.
- Mais monsieur, pourquoi votre frère ne vous aide-t-il pas? S'il vit à Lutèce? N'avez-vous pas essayé de prendre contact avec lui ?

hrp : désolé, en bon joueur chiant, je choisis l'option C U_U"
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MessageSujet: Re: Coursier Express   Sam 1 Juin 2013 - 14:51

- Mais monsieur, pourquoi votre frère ne vous aide-t-il pas? S'il vit à Lutèce? N'avez-vous pas essayé de prendre contact avec lui ?
- Crédieu qu'j'ai essayé mais c'est qu'on est pas en très bon terme...
Bon sang le pauvre était en larme intérieurement si on pouvait dire, Pourquoi personne ne voudrait prendre un simple p'tit paquet ? C'm'on physique qui les rebuttes à chaque fois et ma facon de parler, c'mon frère qui m'a péter les dents... attends, c'était son frère ou bien un des types de sa bande ? Trop loin, trop longtemps...
- Il sait meme po que le P'pa il est mort et crématorié en boite, oui-da, mais il est forcé de faire la dernière volonté du vieux, il est forcé !
C't'une longue histoire ça. Et puis ça s'illumina, enfaite le coursier n'avait pas peur de lui ou de pas se faire payer, mais avait peur de ce que contenait la boite !
- C'est juste les restes granulés du P'pa, z'entendez ?
Il secoua la boite. On pouvait effectivement entendre un léger bruissement.
Les miliciens qui venaient de prendre la scène en route se décidèrent d'aller y voir de plus près.
- Arh ! Tenez, prenez le, à la FNEC, y, y saura...
Le pouilleux rebroussa chemin en boitant, souvenir de sa dernière altercation avec des miliciens d’ailleurs, ces salops avaient la matraque facile !
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MessageSujet: Re: Coursier Express   Sam 1 Juin 2013 - 17:59

Laissé en plan, Nathan hésita à renvoyer au clodo la boîte de cendres mais se ravisa, puisque ce n'était effectivement que des cendres (ce qu'il vérifia immédiatement), ce n'était pas bien méchant... A la limite même si le frère ne retirait pas la boîte à la FNEC, il pourrait toujours lui-même aller balancer les cendres sur la pelouse. Nathan alla quand même lui demander le nom de son frère avant de se mettre en route.
Nathan se mit donc en route avec cette petite boîte dans les mains et se présenta à la FNEC, l'air embarrassé. Bien sûr qu'il aurait un rapport à faire sur son retard, mais c'était surtout la boîte qui l'inquiétait... Et puis en fait, ce qui l'inquiétait un peu c'était que personne ne vienne retirer la boîte à la poste...
Ne pouvant pas retarder davantage sa confrontation avec son patron, le jeune Nathan se présenta devant lui.

- Monsieur... J'suis désolé... Vraiment désolé d'être aussi en retard... Mais la cliente était une dame aveugle et elle avait besoin que je lui fasse la lecture du contenu... Un bouquin. Je croyais qu'il était pas trop long alors j'ai pas eu le cœur à lui refuser...
Concernant le colis, il s'expliquera aussi bientôt.
- Ça, c'est un colis que quelqu'un m'a confié sur le chemin du retour pour un client à Lutèce. Il paiera au retrait m'a-t-il dit... Est-ce que j'ai bien fait d’accepter ou pas?
Demanda le jeune homme, encore une fois, sans cacher son embarras et sa réelle crainte d'avoir fait non pas une mais deux conneries.
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MessageSujet: Re: Coursier Express   Dim 2 Juin 2013 - 10:18

- Monsieur... J'suis désolé... Vraiment désolé d'être aussi en retard... Mais la cliente était une dame aveugle et elle avait besoin que je lui fasse la lecture du contenu... Un bouquin. Je croyais qu'il était pas trop long alors j'ai pas eu le cœur à lui refuser...
La moustache du patron avait encore pris en volume, il tira sur un coin de celle ci tout en s’enfonçant plus confortablement dans son lourd fauteuil délicieusement rembourré.
- Nathan, Nathan, c'était prévu.
Il se tapota la tempe, tout est calculé.
- Elle doit recevoir un colis tout les trimestre je dirais, et comme souvent mes coursiers sont chargés de lui faire la lecture, mais son fils nous paie bien, il a tout a fait conscience de cette perte de temps...
Il fit glisser son siège vers la vitre, scrutant l'entrée d'où venait d'arriver deux agents des douanes. Il revint à son coursier.
- Le molosse à pas trop posé de problème j'espère ? Mon dernier coursier m'avait rapporté que le clébard se faisait un peu vieillissant par rapport à sa dernière visite. Faudrait qu'elle commence à s’inquiéter de son moyen de dissuasion, les mouchams se font plus présent de se coté là...
Un bruit aiguë se fit entendre par le jeune homme, du même que ceux qui vous font perde l'équilibre, la voix du patron revenait comme s'il était emprisonné dans une cloche de verre.
- Ouep tout le sud-ouest c'est la nouvelle région fertile je dirais, beaucoup de troupeaux de brahmines et d'autres saloperies mutantes, j'avais pensé à investir dans un Ranch...
Un radcochon c'est gros, suintant et hideux, à ce moment là il semblait à Nathan que le patron n'était autre qu'un putain de radcochon en costume, il était sur que les sons qui sortaient de sa bouche se rapprochait plus du couinement insupportable d'une truie qu'on égorge...lentement.
- Bon investissement, ça oui, mais ma femme...
Et son nez se mettait à lui piquait... horriblement.
- Bon dieu !
Le radcochon c'était levé d'un bon, et il se tenait sur ses deux pattes arrières comme un humain ! C'était incroyable !
- Tu m'entends mon garçon ? Nathan ?!



Poste de douane de l'entrée principale.
Laboratoire.

- Vivant ? C'était juste un saignement de nez. Rien de méchant, on l'a transféré à la clinique.
- Il va se réveiller dans quelques minutes, mais on le garde pour des études plus poussés.
- C'est fascinant.
- Oui tout simplement fascinant !

Le major et le Patron de la FNEC regardaient les deux zigs en blouses blanches au milieu de leur laboratoire exiguë, excités comme deux putains de Tox' face à une seringue à la contenance inconnue.
- Bordel, j'exige que l'on m'explique
Le major répondit sèchement :
- Le coursier Nathan Lin a été fouillé à son entrée, ainsi que son colis non répertorié. Notre agent n'y a vue que des cendres aussi l'a-t-il laissé passé. Quant se même agent à commencer à présenter des symptômes... inquiétants, alors même qu'il portait masque et gants pendant l'inspection, j'ai immédiatement envoyé une équipe récupérer le colis suspect pour analyse.
Le Patron, les mains sur les brettelles, ouvra à peine la bouche que le Major coupa une nouvelle fois :
- D'après ce que m'a dit l'équipe médicale votre courrier ne court aucun risque, pour notre agent il ne s'agissait que d'un simple saignement de nez et de légers vertiges, les symptômes du coursier par contre... Bref ! Dites moi de quoi il s'agit messieurs.
Appeler ces deux abrutis en blouses blanches "messieurs" le répugnait.
- Du sel de Folie.
Le major se pencha :
- Vous vous foutez de moi ?
Mais ils ne semblaient même pas l'avoir entendu.
- Aussi appelé Sel Débilitant.
- Ou encore : le dernier appel ; le Grand plongeons ; ...

Frappant la table :
- Cessez vos bouffonneries, des explications !
L'un deux réajusta ses lunettes.
- Et bien il s'agit d'un résidu de type granulé.
- Fin le granulé, et blanc.
- Qui est rejeté semble-t-il par une nouvelle algue apparu sous le pont des Sèvres.
- Cette plante rejette en petite quantité ces granulés qui viennent s'échouer sur les grèves alentours.
- Son nom vient de différentes histoires, pour la plupart véridique semble-t-il.
- En effet...
- Oui en effet cette substance semble très volatile et plusieurs pécheurs ou simples "passants" marchant près des rives viennent soulever cette substance
- Aux effets...
- Aux effets fortement hallucinogène. Les victimes qui en ont donc respiré en quantité
- C'est relatif.
- En viennent donc dans un état second de délire aiguë. Des quatre cas répertoriés... les quatre victimes sont mortes, noyés dans le fleuve.
- Tout à fait passionnant.
- Il est étonnant qu'aucun chimiste clandestin ne se soit intéressé à ce qui pourrait être une nouvelle drogue.
- Dois-je te rappeler que cette plante n'est apparue qu'il y a peu confrère ?
- Hum, une chose est sur, la FNF devrait s'en inquiéter, cette affaire ne devrait pas s'ébruiter, les algues devraient etre isolées, analysées et détruites au besoin.
- Ce serait une perte affreuse ! Penses tu ?!

Le major se tourna vers la sortie. Pauvres tarés.
Finissant d'informer le Patron de la FNEC tout en marchant :
- Une équipe de miliciens à interpellé le suspect... après un interrogatoire, sur place et non autorisé, il a été amené lui aussi à la clinique, sous bonne garde, sans avoir donnés d'informations utiles.
Bordel de merde, quelle affaire.


Clinique. 16h et quelques, mais plutôt beaucoup. L'aiguille grande plus vers là quoi.
Bordel, il n'arrivait même plus à lire l'heure ! Pas l'effet du Sel de Folie ça non, mais les doc' avaient gardés Nathan sous sédatifs pour effectuer leur analyses et tests en toute tranquillités. Mais voilà que le coursier reprenait, rapidement, ses esprits, toujours gravé dans sa tête les effets du Sel tellement jeté qu'ils en étaient indescriptible.
Le Major, assis dans un coin et un bloc note entre les mains avait décidé de laisser l'interrogatoire à l'aspirant Pestagaupe, qui s'en était déjà chargé une autre fois, le monde est petit. Après quelques amabilités, il commença :
- Nathan, est ce que tu te souviens de qui t'as donné cette boite ? Décris le exactement je te pris.
- Est ce que tu te souviens de ce qu'il a dis ? Décris nous la scène, dans tout ces détails, nous avons le temps.

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Nathan Lin
MessageSujet: Re: Coursier Express   Lun 3 Juin 2013 - 17:12

C’est toute une tension qui retomba chez le jeune Nathan quand il entendit son employeur lui dire que tout était prévu. Il était à la fois soulagé et vexé cependant : pourquoi ne lui avait-il pas dit de prendre son temps ? Etait-ce juste un oubli ou un test, justement pour jauger son honnêteté et voir s’il lui servait comme excuse la vérité ou une quelconque invention ? C’était possible mais dans les deux cas, Nathan n’était pas très jouasse de s’être ainsi fait rouler.
C’était alors qu’il était plongé dans ses pensées que Nathan remarqua que quelque chose n’allait pas : un sanglier ! Un putain de sanglier à la place de son chef ! D’un coup d’un seul en plus ! Qu’est-ce que ça voulait dire ?!! Le jeune coursier eu un mouvement de recul, craignant de se faire charger puis commença à voir tout son entourage partir en miettes. Nathan n’avait pas la moindre idée de ce qui pouvait bien se passer et avant qu’il puisse réfléchir à ces évènements, il perdit connaissance et tomba par terre.

Sa nuit fut agité de cauchemars, et quand l’un plus violent que l’autre le fit se réveiller en sursaut, le garçon trouva heureusement des visages amicaux pour l’accueillir à son réveil. Nathan prit bien quelques minutes pour se réveiller complètement et comprendre ce qui lui était arrivé. Une fois les explications données, Nathan débordait de colère intérieurement : profiter ainsi de sa naïveté et de sa gentillesse pour faire parvenir un paquet de contrebande à l’intérieur de la ville, c’était détestable ! En même temps il se disait bien aussi que quelque chose clochait avec ce mec : son histoire ne collait pas, quand à son attitude, elle trahissait complètement l’état de manque (ou de défonçage) d’un drogué ! Et Nathan était bien placé pour le savoir. Encore faible mais avec une petite force donnée par la colère, Nathan tape du poing sur le lit.

- Le salaud ! Il m’a bien eu… Si j’avais sut, je lui aurait collé là ou je pense sa boîte.
S’ensuivit un nouvel interrogatoire concernant le bonhomme et là encore, Nathan fut le plus honnête possible et n’omît aucun détail : la patte folle, la bouche édentée, l’accent et la manière de parler pour le moins… Atypique… Sa demande de faire passer un "paquet de cendres" et le fait que quelqu’un était prévenu de l’arrivée du colis à la FNEC, absolument tout ce qu’il pouvait ! Mais au fond de lui, Nathan doutait que cela serve à quoi que ce soit vu le nombre de pouilleux qu’il y avait dehors qui pouvaient correspondre à cette description.
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MessageSujet: Re: Coursier Express   Ven 7 Juin 2013 - 15:13

- Quel est le crime de ce jeune homme sinon un excès de bonté Major ?
Celui ci ne leva pas sa tête de ses notes, relisant une dernières fois sa transcription du court interrogatoire, mais se permit tout de même un signe de la main indiquant à l'aspirant Pestagaupes qu'il pouvait y aller. A peine celui ci ouvrit il la porte qu'on l'interpella :
- Je suis représentant de la F.N.E.C, mon patron voudrait que vous lui fassiez parvenir au plus vite toutes informations liés à cette affaire dans la mesure du...
- Oui, oui, dites lui que je lui ferais parvenir personnellement une transcription écrite de l'interrogatoire du suspect.
Il hocha la tête avec raideur et se permit de rentrer dans la chambre :
- Nathan, la FNEC vous offre cette fin de journée comme temps de repos sans altérer votre salaire hebdomadaire
Sachez à l'avenir que nos coursiers doivent refuser de prendre pendant leur trajet tout paquet ou lettres.

Ce qui n'était pas le cas avant, beaucoup de coursier acceptaient de réaliser quelques courses en "extra" s'ils venaient à croiser une personne sur son trajet. Maintenant il ne reste que la Post-Apo pour autoriser cette pratique.
Le représentant sortit immédiatement de la chambre, rapidement rejoint par l'aspirant. Le major rangea enfin son stylo et se leva :
- Jeune homme vous êtes libéré désormais, je vais demander à ce qu'on fasse monter vos effets.
Un infirmier fit son entrée : "Léon Lefebvre demande à voir le patient"
- Faites le donc entrer.
Le pharmacien ne se fit pas attendre, le Major referma derrière lui, demandant à l'infirmier à ce qu'on remonte la veste, le sac et les chaussures de Mr Lin. De son coté du taff l'attendait.



Le major fit son entrée dans une autre salle de la clinique, l'exact opposé de celle de Nathan, rideau fermés, matelas usé par le temps devenu aussi épais qu'un paquet de feuille. Le type était sanglé aux chevilles et aux poignées.
Une heure qu'on l'avait amené ici, les miliciens l'avaient passé à tabac mais le bonhomme n'avait pas perdu connaissance, et, après quelques soins pour s'assurer d'une certaine lucidité, on avait laissé le suspect dans l'attente.
- Votre nom.
Silence.
- Une dernière fois : votre nom.
- J. On m'appelle juste J.
Lui qui aimait avoir un peu de difficulté, le Major en fut déçu.
- J, pourquoi juste "J" ?
- Et pourquoi pas ?

Le ton était un peu trop insolent...

Après s’être permit quelques "recadrages" à coups de poing "J" fut étonnamment bavard. Il n'y avait rien d’exceptionnel dans son parcours, un pouilleux du début à la fin, mendiant puis voleur, toxico' puis après une courte période de prostitution, le gus avait décidé de trouver un "vrai job".
Ok, ok, mais dans tout ça : et le colis nom de dieu ?
Le Major fut surpris d'apprendre qu'il ne s'agissait pas d'un simple passage de drogue mais d'une tentative d'attentat aux bureaux de la FNEC. Pourquoi ? Sa demi-sœur - et aussi sa seul famille connue - avait accepter une course de la FNEC il y a quelques jours, ce genre de course laissées qu'aux "déchets", là il s'agissait de transporter de vielles munitions jusqu'au parc des Princes.
- Comment as tu pu ramasser du Sel de Folie sans en être victime ?
Le type ne l'expliquait pas mais avoua avoir eut des saignements de nez abondant, ainsi qu'une fois présence de sang dans son urine. Certainement le fait que ce type avait un passif de gros tox' au nez brulé par une quantité de drogue astronomique y était pour quelque chose...
Donc voilà toute l'histoire, une simple tentative de vengeance. Dommage que la peine de mort soit abolie pensa-t-il. Hors de question évidement de le laisser s'en sortir avec une simple peine de prison, le laisser roupiller et bouffer à l’œil ? Nan. Qu'on me balance ça au nouveau pénitencier.


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Nathan Lin
MessageSujet: Re: Coursier Express   Lun 10 Juin 2013 - 13:12

Nathan était tendu dans son lit, se faire taper sur les doigts n'était pas sa plus grande crainte, après tout il n'y couperai pas et c'était normal : même si c'était pas excès de gentillesse, il avait fauté. Non, ce qu'il craignait surtout c'était qu'on estime la faute suffisamment grave pour le virer de la FNEC ou pire, le renvoyer au bagne. En fait le bagne, c'était quelque chose de pas si terrible que ça quand on y était, mais une fois dehors, l'idée de pouvoir y retourner pour quelque raison que ce soit vous prend aux tripes et vous fait vivre dans l'angoisse permanente à chaque fois que vous fautez... Nathan soupçonnait que ce serait comme ça toute sa vie.

Mais heureusement, on ne lui en tiendrait pas rigueur, pas cette fois... mais Nathan se disait qu'il faudrait qu'il commence à essayer de ne plus faire de conneries en fait! Ça pourrait être bien pour sa carrière à long terme. Mais au final, il s'en tirait avec juste un rappel à l'ordre. Le jeune garçon secoua la tête affirmativement, confirmant qu'il avait retenu la leçon (avec une hospitalisation d'un jour, sûr qu'il retenait la leçon oui! ).

La visite suivante donna un peu plus de baume au cœur au jeune coursier : le pharmacien âgé venait donc de pousser la porte, pour lui rendre visite. C'était un homme plutôt fort, les cheveux grisés par l'âge et un visage avenant qui contrastait cependant avec un regard fatigué dans lequel on pouvait lire la mort, et pas une mort qu'il n'avait sut empêcher mais bien celles qu'il avait infligées : c'était un ancien mercenaire. Mais malgré tout, l'homme était rangé et comptait le rester, il élevait seul son fils, de un an plus jeune que Nathan. Même sans être psychologue, Nathan se doutait qu'il lui rappelait un peu son fils aussi, ou même lui quand il avait son âge : aventureux et naïf.

Les deux personnages parlèrent un moment, Léon avait vraiment eu de l'inquiétude pour le garçon et lui fit une proposition qui allait creuser sa dette envers lui encore un peu plus : l'héberger le temps qu'il puisse se payer un toit. Les repas ne seraient pas inclus mais même! Ce geste, désintéressé et d'une générosité rare, donna les larmes aux yeux à Nathan.


Une semaine après, Nathan s'était complètement habitué au métier de coursier. Il était d'une efficacité relative et espérait que ça durerait! Néanmoins le pauvre se doutait qu'à un moment ou un autre, il y aurait un incident... Sa première acquisition serait une arme. Sans doute bientôt. Une journée comme les autres, Nathan la démarra donc en se rendant au poste de la FNEC, sourire aux lèvres, sifflotant la Marseillaise.


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MessageSujet: Re: Coursier Express   Mer 12 Juin 2013 - 14:53

Spoiler:
 

Le temps passait avec la langueur du Wasteland, écrasé sous un soleil de plomb.
Le patron regardait son reflet dans la vitre de son bureau, je suis un vrai poète ! Une liasse de feuilles en guise d'éventail. Tant de bonne humeur était malvenu dans un monde comme celui ci aussi vint LA mauvaise nouvelle de ce début de journée.

Préoccupant. Extrêmement préoccupant. Son meilleur coursier du Trimestre et de loin, toujours dans le "top trois" des meilleurs gagneurs annuels. La perte de Forest serait un énorme coup dur pour l'entreprise.
C'est ce qu'il dit à Nathan une fois que celui ci entra dans son bureau.
- ... un énorme coup dur pour l'entreprise. Oui-da.
- Mon garçon, voilà un jour et demi passé que Forest est porté disparu. J'ai déjà demandé à la FNF d'intervenir si possible, mais de leur coté, aucune patrouille dans ce coin là n'est prévu avant... une semaine ! Bon sang, bon sang...
Il agitait frénétiquement son éventail.
- C'est pourquoi je te demanderais aujourd'hui de ne pas faire ton boulot habituel de livraison. Refais le même parcours que Forest, essaie de trouver des traces, des indices, des témoins ou quoi que ce soit... Reviens me faire ton bilan ce soir à vingt deux heures, avant la fermeture.
- Files maintenant, pas de temps à perdre.

Spoiler:
 
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Tueur de PJ
MessageSujet: Re: Coursier Express   Lun 17 Juin 2013 - 19:00

- Promotion ? Une promotion ?
Le mot semblait l'agresser... mais ce p'tit gars ne venait il pas de subir "l'attentat bactériologique" de l'autre pouilleux revanchard ?

Nathan Lin, Luck 4 sur 10 ( soit 2/5 ) :

1 : Rien
2 : 150frcs cash
3 : Rien
4 : 10frcs en plus par semaine ( soit salaire hebdomadaire de 110Frcs )
5 : Rien

Spoiler:
 


- ... ah, en plus ! Mouais, ça me parait raisonnable. De quoi se défendre dis tu ? N'oublis pas qu'on a une boutique ici, mais c'est sur que pour le boulot que je te demande... bah, voyons ce qu'il y a dans la réserve, mais je promet Rien !

1 : ( arme bricolé )
Visuel:
 
1 chargeur "double" donc -comme sur l'image-

2 : (arme bricolé )
Visuel:
 
1 seul chargeur

3 : ( arme bricolé )
Visuel:
 
3 chargeurs

4 : ( arme à plasma bricolé )
Visuel:
 
Depuis la bataille de Nanterre les armes à plasma "homemade" se sont rapidement répandues.
1 cellule énergétique ( 22 coups )

5 / 6 / 7 : rien.
8/9/10 : rien aussi.

Pour les armes j'ai pas trop développé, c'est toi l'expert !

Tirage !:
 
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