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 Le bleu et le vétéran

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Romain Lechevallier
MessageSujet: Re: Le bleu et le vétéran   Jeu 9 Mai 2013 - 22:40

Lorsque le taré monta sur le camion un tir de laser lui faucha les jambes, lorsque je me suis retourné une dizaines de membres des forces de l'ordre m'attendaient, je pris mes jambes à mon cou en longeant le tribunal pour finalement passer par la fenêtre ou Nathan passait son "audition". Je tira une salve de balle à l'intérieur, un cadeau d'adieu pour mon ex codétenu puis continua ma route sur quelques dizaines de mètres. J'escaladai un petit muret tandis que les soldats derrière moi avaient un peu de mal à suivre la cadence, ces années à fuir parce que je pouvais pas payer la note finissaient par porter leurs fruits, même si de nos jours il n'y a plus beaucoup de fruits. Lorsque je retomba de l'autre côté de l'obstacle, deux soldats me mis en joue avec un sourire non dissimulé, je pris le canon de l'un qui était à porter puis l'écarta, dans la seconde suivante je pris mon arme de poing et tua froidement le second soldat qui s'apprêtait à tirer, une balle dans la tête tua l'autre. Derrière moi j'entendais mes poursuivants montaient le mur, je continua ma course folle en direction des quartiers résidentiels, la-bas je devrais normalement pouvoir attendre quelques temps que les choses se tassent, sinon je tenterai une percée par la porte principale mais je pense que c'est à exclure. J'entendais des coups de feu derrière moi, je n'étais visiblement pas le dernier survivant de cette petite évasion, ça devrait les occuper quelques temps. J'arrivai enfin dans les quartiers résidentiels, la des civils marchaient tranquillement sans être au courant des derniers évènements. Je me dépêcha de passer dans la première ruelle venue pour me cacher, je voyagea de petites rues en petites rues, seulement à l'aide de mes souvenirs pour retourner chez moi, ça parait certes évident mais de toutes façon ils suivent en temps réelle par ou je passe avec toutes ces caméras posées un peu partout, ma seule façon pour qu'il perde ma trace se serait d'aller sur les toits et j'ai un accès depuis ma chambre, de la je devrais pouvoir me rapprocher des murailles et trouvait un plan pour me sortir de ce merdier.
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MessageSujet: Re: Le bleu et le vétéran   Ven 10 Mai 2013 - 11:16


Le taré avait tenté le tout pour le tout et se retrouvait collé au mur, ses deux mains sur le rebord tentant désespérément de lever sa carcasse squelettique de l'autre coté, son pied bot pendait raid tandis que l'autre battait ridiculement le béton du mur, comment allait il de toute façon passer les barbelés ? "Aller, cueillez moi ce parasite", l'autre avait déjà bifurqué à gauche quant le reste des effectifs ( ce qui ne s'occupaient pas de neutraliser le taré ) se jetèrent à se suite, se séparant une nouvelle fois à la prochaine intersection, le commandant n'avait absolument pas prévu que la proie allait faire le tour et revenir à son point de départ...



- Que ce passe-t-il bon sang ?
L'aspirant Pestagaupe qui venait de recevoir un dernier rapport par oreillette : "nous avons investis l'armurerie où c'était planqués les prisonniers, nous venons de les neutraliser" pu calmer les cinq membres du jury alors que pourtant la moitié des gardes sortirent du bâtiment.
- Encore un exercice je présume, continuons.
- En vu de vos efforts exemplaire et de votre réelle envie d'intégration, jeune homme, le Tribunal Redécisionnaire a décidé d'annuler vos deux derniers mois de travaux de réhabilitations. Vous êtes libre.
L'un d'eux tapota sur un terminal.
- Aussi j'ajouterais les encouragement du jury sur votre dossier ainsi que notre appui si vous vous décidez à postuler pour un travail chez la Force Nationale d'Escorteur et de Coursier. Félicitations, l’aspirant Pestagaupe va vous conduire à...
L'officier se trouvait dans l'embrasure de la porte, la main collé à son BEC, le jury ne le savait pas mais il venait de rediriger la vingtaine de prisonniers en attente de leur second jugement, Nathan Lin était leur dernier "client" de la journée. La situation semblait déraper...
- C'est tout pour aujourd'hui, je vais raccompagner Mr Lin ainsi
- Bon dieu mais qu'est ce qu'il se passe là dehors ?
Ils n'avaient à présent pas manqué de remarquer l'absence de garde ( tous réassignés à surveiller la vingtaine de prisonniers ).
Une courte salve de laser traversa l'unique vitre de la pièce, touchant à l'épaule l'officier qui plaqua au sol Nathan, faisant bouclier de son corps qui reçu un autre tir dans le dos, heureusement qu'il était en uniforme de combat.



* * *

- Philippe ! Phil ?!
La voie de Joël résonna dans le petit bâtiment vide. Se trouvant dans le stand de tir où il inspectait les cibles d'entrainement, Phil n'entendait rien, fatigué mais toujours soigneux dans son travail. Le boulot, toujours le boulot, bien loin de chez lui où l'attendait le désespoir de son quotidien, sa femme - il avait oublié depuis combien de temps elle s'était mise à le haïr -, et sa fille, malade.
- Phil ! Descend on a du boulot, prends ton arme. Phil ?!
Qu'elle soit malade cela ne changeait rien, c'était ça fille et il l’aimait, quoi de plus naturel ? Mais quant ils se sont aperçu vers ses deux ans qu'elle était... différente. D’ailleurs qu'est ce que c'était ? Autisme, trisomie ? Il n'en savait rien. Le plus dur ne fut pas la découverte de cette maladie mais ce qu'en pensaient les autres. Une enfant comme ça, dans ce monde, même ses propres parents n'hésiteraient pas à la laisser mourir. Ni à l'extérieur... ni dans cette ville. Ça femme ne l'avait jamais exprimée clairement, contrairement à tout les autres, mais ça se voyait... depuis sa dernière mission en extérieur, où pendant deux jours sa femme avait laissée leur fille de cinq ans seule, espérant évidement qu'elle finissent par claquer dans son lit, tranquillement, comme si c'était naturel, dans l'ordre des choses. En rentrant, il y a deux mois, il avait alors décidé de rester tout le temps à l'intérieur de Lutèce, la situation familiale c'était empiré...
- Philippe bordel de merde, un prisonnier c'est échappé, on doit sécuriser le quartier, bouges !
Le duo sortit en trombe dehors, Joël était en tenu compléte de patrouilleur, et lui en tenue civil, une Flamas entre les mains. Ils croisèrent un groupe de personnes en pleine discutions, Joël intervint :
- Rentrez chez vous je vous pris, on a une fuite de gaz à déploré
Oui.
Oui c'est bien ça monsieur, l'explosion que vous avez entendus.
Rentrez chez vous je vous pris, pas d’inquiétude.
Les prisonniers ? Pas de soucis de ce coté là, on les gardes bien parqué"

Le civil répondit "Pourquoi s'embêter avec ce genre d'individu, ces parasites ne mérite qu'une chose : une balle".
Joël sourit en guidant le groupe vers leur baraque. Phillipe ne se permit aucune paroles, ces gens pensent être supérieurs aux survivants de l'extérieur, mais il ne valent pas mieux.
Le quartier allait être partiellement vidé en moins de dix minutes, et à partir de là, il ne faudra plus qu'une poignée de seconde avant qu'une caméra ne retrouve le suspect.
- T'as une sale mine mon pote, tu devrais arrêter de travailler autant.
Il repensa au prix des soins pour son enfant unique, il l'aimait, ça il en était sur alors il était prêt à tout. Le duo se mit devant le muret qui séparait les deux quartiers, Joël alluma une clope avec flegme quant le fugitif bondit par dessus l’obstacle. Phillipe eut à peine le temps de pointer son arme que Romain empoignait le bout du canon, et tira avec son pistolet sur Joël, en plein sternum avant de retourner l'arme sur Philippe. Ses dernières pensées ? Sa fille évidement, la pire humiliation quant on est handicapé c'est de ne recevoir que de la pitié disait on, mais maintenant on ne recevait que de la haine.


"Rapport, rapport bordel de merde !"
"On a neutralisé tout les évadés, deux sont morts. On commence à terminer de sécuriser le quartier d'habitation Ouest"

Il ne restait au fugitif que quelques minutes s'il voulait s'en tirer.
"Bloquez les deux portes d'entrées"
"C'est déjà fait, effectifs doublés et portes fermées"
"Ca me tue qu'on doivent autant ce casser le cul pour neutraliser un seul parasite"
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Nathan Lin
MessageSujet: Re: Le bleu et le vétéran   Ven 10 Mai 2013 - 18:45

Le jeune homme ne s'attendait certainement pas à un verdict aussi positif : en effet, même s'il accueillait avec soulagement l'absence d'aggravation de sa peine (même s'il s'y attendait), il fut complètement prit par surprise par la décision du tribunal de lui accorder une remise e peine supplémentaire qui le libérait dès à présent. Mais sa plus grosse surprise fut le fait qu'ils lui donnent carrément une appréciation encourageant son recrutement pour la force des courriers de la FNF... Celle là, il ne l'avait pas vu venir, même dans ses rêves les plus idylliques.
Le résultat fut que le jeune homme était tout secoué, un sourire de reconnaissance jusqu'aux oreilles qui sera néanmoins effacé par les coups de feu que tout le monde pouvait entendre à l'intérieur du tribunal. Pour le coup, ces évènements firent redescendre Nathan du petit nuage sur lequel il était, il réagit donc à l'aspirant venant le chercher en se levant immédiatement. Alors qu'il commençait à être emmené,il se retourna quand même avec une expression de reconnaissance envers le jury.

- Merci!
A cet instant précis la fenêtre vola en éclat sous une salve de tirs qui arrachèrent des cris de frayeur à l’ensemble des spectateurs. Celui de Nathan fut pour le coup plus un cri de surprise et bien moins puissant qu la plupart des gens quand bien même il était le premier ciblé par ces tirs. Encore entravé par ses chaînes, Nathan tomba lourdement sur le sol et sa tête le heurta, ce qui le secoua pas mal et l'empêcha dans les secondes qui suivirent de se rendre compte que le militaire venait de faire rempart de son corps pour le protéger lui, un bagnard, innocent peut-être, mais toujours moins innocent et utile à la société que n'importe quel soldat, et pourtant il venait de le faire alors qu'il aurait tout simplement put se jeter au sol et sauver sa propre peau, le laissant à la merci des lasers.

Tous ces évènements tous plus barrés les uns que les autres et qui s'étaient enchaînés à une vitesse folle laissèrent Nathan avec plusieurs grammes d'adrénaline par litre de sang. Pour le coup, lui aussi tremblait encore d'avoir échappé de si près à la mort et ne fut pas réactif après que le soldat soit blessé, laissant à ses collègues le soin de le secourir. Quoi qu'il arrive, Nathan obéirait aux ordres et se laisserait faire, non sans avoir un certain "What the fuck" en tête alors qu'il essayait, comme beaucoup, de comprendre ce qu'il venait de se passer.
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Romain Lechevallier
MessageSujet: Re: Le bleu et le vétéran   Ven 10 Mai 2013 - 21:15

Les ruelles se succédaient une à une, je me rapprochait doucement de ma cible, je n'étais pas particulièrement pressé par le temps. Dans ces petites rues mal-éclairés il n'y avait peu de personnes, quelques jeunes qui parlent un peu fort et qui ont ignorés l'ordre d'évacuation, des adultes avec le pas pressé, ect... Je rencontra un groupe de deux femmes qui me regardèrent avec un air hautain et méprisant, je détestais ce genre de personnes qui se croient supérieurs aux autres, j'ai juste envie de leur décoller la tête des épaules, je pourrais le faire d'ailleurs... Je demanda avec une contenance hors du commun :

-Pourriez-vous avoir la gentillesse de vous décaler s'il vous plait ?

-Tu te rend compte dans quel époque on vie, ce sauvage à l'audace de nous parler !

-Oui c'est tout simplement incroyable ! On devrait les enfermer dans des cages !

Je serra mon poing afin de contenir la rage qui s'accumulait en moi, je devais résister à la tentation... :

-Je vous ais demander poliment de vous décaler, alors faites le s'il vous plait .

-Et il recommence en plus, je n'y...

Je pris de nouveau mon arme de poing et c'est avec un balle dans la mâchoire que je la fit taire, je pris un plaisir malsain à plaquer le canon contre le tempe de ma seconde victime pendant que celle ci pleurait toutes les larmes de son corps, un rictus souriant sur le visage, une arme en main, un corps ensanglanté au sol, je suis de retour dans l'action. J'exécutai ma seconde victime et j'entendis par la suite des bruits de pas pressés derrière moi, ils m'avaient déjà retrouvés ? Quelle rapidité ! Je me mis à courir dans la direction opposée à la source du bruit laissant les deux cadavres se vider de leur sang. Après quelques minutes de cette poursuite dans le quartier résidentiel, je retrouva enfin l'immeuble où je vivais quand j'étais jeune. Je rentra le code qui n'avait pas changé depuis la dernière fois et je monta jusqu'au cinquième étages le plus rapidement possible, une fois devant la porte, je l'ouvris et tomba nez à nez avec mes parents, deuxième fois qu'on se voit en plus de dix ans, pas mal. Ma mère avait les yeux rouges et irrités à cause des pleures, mon père lui avait juste l'air triste et avait su garder sa contenance devant sa compagne. Ce qui est sur c'est qu'il était tout les deux surprit par ma visite, je ne sus que dire devant cette scène :

-Bon et bien, heu... Bonjour ?

Je sentis quelqu'un pousser contre la porte de l'entrée, j'avais perdu trop de temps, je tenta désespérément de garder la porte fermée, mais c'était difficile puisqu'ils étaient plusieurs à pousser. Ni une ni deux, je dis à mes parents de partir et vite si ils tiennent à leur vies, ce qu'ils firent sur le champs, quand à moi j'exécutai une roulade en avant, prit mon arme puis me retourna pour faire face à mes ennemies. La porte s'ouvrit d'un coup et je sentis un tir de laser frôler ma joue, je répliqua avec plusieurs salves de traits d'énergies qui exécuta deux des cinq soldats qui se trouvaient à la porte. Voyant que j'allais être débordé, je recula doucement en gardant mes poursuivants en joue et je rentra dans mon ex chambre. Je débarrassa d'un ample mouvement du bras le bureau qui était contre le mur et je le poussa contre la porte pour la bloquer, l'instant d'après je monta l'échelle pour rejoindre le toit. Une fois la-haut, je pris mon élan et commença à sauter de toit en toit, heureusement ils était tous collés l'un à l'autre, seulement un peu plus d'un mètres les séparés.
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Maître du Destin
MessageSujet: Re: Le bleu et le vétéran   Sam 11 Mai 2013 - 11:42


"C'est bon, c'est bon ! Ça ira, allez mettre le jury en sécurité.

Il sentait l’enchevêtrement des petites plaques métalliques protégeant son dos se refroidir, de l'autre coté, dans une zone de la taille d'une pièce de monnaie, l'aspirant avait la peau brulée. Il aida le prisonnier à se relever, constatant que son épaule était bien plus douloureuse que son autre blessure.
" Ça va aller ?
Il s'accroupit pour défaire les chaines.
"Autant j'imagine que tu feras un bon coursier, autant je pense pas que tu sois fait pour être soldat"
Ses genoux tremblaient, tout son être semblait chercher à savoir ce qu'il s'était passé, et l'adrénaline il ne savait pas comment la gérer. Tout s'apprend, s'il veut vraiment rentrer dans l'armée...
- Bon sang qu'on m'explique qu'est ce qui vient de se passer !
L'aspirant leur fit signe d'aller vers le commissariat, le jury était encadré par deux soldats, et en suivant derrière venait l'aspirant et le jeune prisonnier.
"Romain Lechavallier c'est évadé.
On venait de leur tirer dessus, la moindre des choses à leur dire c'était : qui ?
"Quoi ? Je croyais que tout ce système avait été
"Il a reçu de l'aide extérieur, ne vous inquiétez pas nous avons neutraliser ce soldat. Le tiers de nos troupes sont à la recherche du fugitif.
Le commissariat était investit de policiers et moitié de civils... sans compter les prisonniers qui avaient investis l'armurerie, retenus désormais au sous sol. Il semblait que la FNF reprenait la situation en main.


* * *


Une fois le fugitif disparu dans sa chambre, ils purent récupérer leur blessés, le dernier des cinq soldats se jeta à sa poursuite. Un regard par la fenêtre, il vit les jambes de Romain disparaitre.
"Il est sur le toit !"
En tenu de combat, il était bien trop lourd pour tenter de le rattraper.
"On ramène les blessés et les parents du fugitifs pour interrogatoire"


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Nathan Lin
MessageSujet: Re: Le bleu et le vétéran   Dim 12 Mai 2013 - 0:31

Même plusieurs secondes après l'attaque, Nathan était toujours à terre à cause de ses chaînes: difficile de se relever avec si peu d'espace pour ses membres et en les ayant tous attachés d'une telle manière. Alors qu'il était donc dépendant du soldat pour être remit sur ses pieds, Nathan eu le plaisir de goûter immédiatement à sa liberté retrouvée alors qu'il décidait de lui ôter ses fers pendant que le tribunal était évacué.
- Ça va aller, merci... Grâce à vous.
Nathan massa ses poignées et ses genoux encore un peu tremblants donnèrent un peu plus de fil à retordre au soldat quand il s'agît d'ôter les fers à ses pieds... S'ensuivit par conséquent une remarque qui fit grimacer Nathan qui répondit en s’excusant.
- Désolé... Mais c'est la première fois que je me fais tirer dessus, ça fait un choc... D'autant que si vous n'aviez pas été là...
Il serait en train de se vider de son sang avec un gros trou à la place de l'estomac, une vision pas très sympathique.
- Merci...
Se contenta-t-il d'ajouter. Il semblerait que Nathan devait une fière chandelle à la FNF et à ses membres aujourd’hui. Alors qu'il ne restait presque plus personne dans le tribunal (à part l'accusé, les soldats et le jury) Nathan se mit un peu en retrait, laissant le jury demander des comptes au militaires et il emboîterait le pas pour se rendre au commissariat : Il était peut-être libre mais avec les rumeurs d'évasion et sa tenue rayée sur le dos, Nathan doutait de rester libre (et/ou en vie) très longtemps s'il décidait de jouir de sa liberté là maintenant tout de suite.
Néanmoins, arrivé au commissariat, a situation de gêne n'était pas tellement différente puisqu'il y avait une bonne proportion de civils et de policiers ce qui faisait que le jeune bagnard jurait toujours autant avec le décor. Se doutant bien qu'il avait autre chose à foutre pour le moment que de le rendre à la vie civile, Nathan se mit un peu en retrait bien que toujours dans leur ligne de vue pour quand ils voulaient passer à la suite.
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Romain Lechevallier
MessageSujet: Re: Le bleu et le vétéran   Dim 12 Mai 2013 - 22:02

Pour une raison que j'ignorais, personne ne me poursuivait, pas que ça me dérange mais je trouvais ça assez bizarre. Je me rapprochais rapidement du mur d'enceinte de la ville et plus je m'en rapprocher, plus je me disais comment j'allais escalader ce truc mais, je remarqua qu'il y avait des trous dans le murs, beaucoup de trous. Ils allaient me servir de prise pour m'évader, j'ai de la chance en ce moment ça fait plaisir. J'arrivais enfin sur l'immeuble le plus près de ma cible et la, problème, deux mètres me séparait de la liberté et après avoir passé un coup d'œil en bas je vis plusieurs soldats qui semblaient m'attendre, ça va mal finir cette histoire... Je reculai de quelques mètres pour prendre de l'élan, commença à courir le plus vite possible et hop, je me retrouve à foncer dans un mur avec des cris de stupeurs en bas, journée normal quoi. Je me suis agrippé à un enfoncement dans le mur puis commença à monter rapidement après avoir rapidement repris mon souffle. Je montais à un rythme effréné, évitant de justesse les tirs de laser qui frôlaient mes jambes puis le drame arriva... Un tir percuta ma jambe gauche me fessant lâcher prise avec ce membre, elle pendait dans le vide, mon armure m'avait protéger du gros des dégâts mais je sentais que la peau et peut-être la chaire était brulées mais je devais continuer. Lentement mais surement, j'atteins finalement le haut du mur et le chemin de ronde, à bout de force je me laissa tomber sur le sol quand un soldat que je n'avais pas remarqué avant me mis en joue. Je me releva lentement, les mains en l'air puis profitant d'un moment d'inattention, je lui sauta dessus nous projetant dans le vide. Pendant notre chute qui sera amortie par un camion-poubelle (quelle chance) je plaça mon pied valide sur le ventre de mon adversaire puis poussa violemment me lâchant un cri de douleur, quand au soldat il eu la tête arrachée en ripant contre le mur, une trace de sang rougeâtre en témoignait. pour ma part je tombai sur un tas d'ordure qui amortit ma chute puis je fus ammené, sans que le conducteur le savait, vers une destination inconnue...
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Maître du Destin
MessageSujet: Re: Le bleu et le vétéran   Mar 14 Mai 2013 - 18:41


" Putain-de-bordel-de-merde-à-queue ! Échappé ? Échappé vous dites ?! Et des blessés ?! Quoi ?!! Un mort...
C'est à ce moment que le chef faillit s'étouffer face à cette bande de bleus à la tête creuse pleine de propagande nationaliste, les regards baissés.
- Une escouade est lancées à sa poursuite, dirigé par le seul membre des forces spéciales qu'on ait trouvé de disponible. Deux sections sont bientôt prête, on va...
" Non ! Non. Envoyez une section auprès du convois qui a transféré les prisonniers de la Fosse pour renforcer les effectifs. La deuxième escouade en patrouille par binôme dans la ville, quartier résidentiels prioritaires, on doit éviter la panique. "
"Une seule troupe pour poursuivre le fugitif ?"
"Je ne pense pas qu'ils vont réussir, qu'ils soit cinq ou une quinzaine... la FNF ne va pas perdre de ses forces pour retrouver ce nuisible.
D'autres s'en chargerons, croyez moi".




* * *



Le commissariat était bondé, la population sédentaire de Lutèce était des plus paranoïaque, bien que cette fois ci, leur peur était fondée. L'aspirant Pestagaupe réapparut après une brève disparition dans les niveaux supérieurs du bâtiment où une poignée de gradés s'affairaient faces à des terminaux, téléphones filaires et machines à écrire, beaucoup de boulot en perspective :
- donner les directives pour les lignes éditoriales du Journal de la Nation
- lettres de condoléances aux victimes
- nouvelles instructions pour les gardes et les membres du laboratoire militaire ( qui lui, ne devrait tout de même ne pas être en pénurie de cobaye )
et encore beaucoup de paperasse, sans compter les visionnages et revisionnages des bandes vidéo des CamBot et des caméras de sécurités.
- Nathan ?
Une fois retrouvé l'ancien prisonniers, ce qui n'était pas bien difficile, l'officier le conduisit dans un grand ensemble de bureau où s'affairaient les policiers en charge de l'analyses des vidéos de sécurités ( une tonne de travail ! ).
- Il est temps de prouver ta dévotion jeune homme. Déjà commence par changer de vêtements, j'ai bien peur que tu ne t’attires pas trop de sympathie ainsi vêtu. Cette porte, oui, là ; c'est les vestiaires, on a reçu de nouveaux uniformes pour les nouveaux... prends un à ta taille, et reviens me voir que j'enlève l’insigne cousue. Pour le reste de la journée, et de la soirée, tu vas assister les cadets François, Ghislaine et Roland.
Une main sur l'épaule pour dire : je te fais confiance... mais ne me déçois pas. Et il s'en fut vers les kilos de taches qui s'étaient retrouvées sur son bureau en une après-midi.

Au programme pour Nathan : nettoyer la scène de crime ( celle où a été sauvagement assassiné les deux citoyennes ), faire la liaison entre le commissariat et son groupe de cadet ( dont le seul BEC, celui de Roland, se retrouvait sans pouvoir utiliser l'option radio/communication ) et tout un autre tas de taches diverses comme la réhabilitation de l'armurerie.

Pour finir par une séance d'interrogatoire.
- Désolé Nathan, il semble que la soirée est encore loin d’être finie. Je dois mener un interrogatoire plus poussé quant à tes discutions et ton rapport avec Romain Lechevallier, ton aide pourrait se révéler précieuse, sauver des vies notamment.
Ils avaient mis du temps à s'organiser, l'aspirant Pestagaupes demandant à ses supérieurs de questionner l'ancien "camarade" de cellule du fugitif, pouvant grandement aider le groupe partis à la recherche de ce dernier. Mais à situation de crise, réaction confuses et ordres contradictoire.
Pestagaupes était déjà tout désigné pour mener l'interrogatoire.

- Est ce qu'il avait parlé d'évasion ?
- A-t-il évoqué son passé ?
- A-t-il dit ce qu'il pensait lui arriver par la suite ?
- De quoi avait vous discutez précisément ?
- Son comportement était il très étrange parfois ? Semblait il impulsif ?


A la fin, il relâcha enfin le jeune Lin qu'il laissa dormir au commissariat... il se trouvait que les cellules du sous sol étaient désormais totalement vide.

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Nathan Lin
MessageSujet: Re: Le bleu et le vétéran   Dim 19 Mai 2013 - 14:25

Nathan avait dut attendre plusieurs minutes avant que l’on s’occupe de lui : il était bon dernier dans la chaîne de priorité des agents du commissariat de Lutèce et ça pouvait se comprendre car avec la panique qui s’était répandu, sans doute y avait-il beaucoup de ces petits bourgeois qui venaient au nouvelle avec l’espoir de déterrer une anecdote croustillante ou tout simplement se rassurer. Quoi qu’il en soit, Nathan était complètement perdu dans ses pensées quand le chef en personne vînt lui signaler qu’il devait le suivre.

La remarque de ce dernier fit glousser Nathan, ne pas attirer la sympathie, c’était pas pour ça que ces uniformes rayé avaient été crées ? Semblable à ceux qu’utilisaient les Américains pour leurs bagnes au début du siècle alors que les détenus travaillaient en plein air… Ne pas attirer la sympathie et les rendre plus voyant en cas d’évasion étaient justement l’objectif de ces vêtements… Nathan se demandait bien par ailleurs comment son ancien compagnon de cellule avait put se mouvoir dans les rues de Lutèce sans être repéré malgré le port de ces vêtements. Quand le chef lui posa une main sur l’épaule, Nathan le remercie par un petit hochement de tête et un sourire, il n’avait pas l’intention de le décevoir et allait redoubler d’effort pour montrer au monde qu’il méritait sa libération anticipée.

Nathan alla donc attraper un BDU à sa taille à l’inventaire et avant de passer à la douche, c’est sans aucune nostalgie qu’il dira au revoir à sa tenue rayée. Certes, ce n’était pas la pire des pires périodes de sa vie, en plus de ça il était logé et nourri après tout donc c’était une situation plutôt enviable comparé à celle de certaines personnes dans les TD’s… Mais quand même, Nathan avait bien l’impression d’avoir perdu 10 mois de sa vie, dix mois pendant lesquels il n’était que spectateur de sa propre vie et pas acteur. Le BDU reposant sur le banc, Nathan alla donc prendre une douche, la première vraie douche de sa vie et la première fois qu’il se lavait depuis un an… Et là Nathan resta poker face quelques instants en constatant que l’eau qui ruisselait dans le bas de la cabine de douche était grise… Alors qu’elle sortait absolument transparente ! Quand on y pense, un an à travailler tous les jours comme un con sans jamais se laver, il comprenait qu’il était sale mais quand même, Nathan ne s’était pas imaginé l’être à ce point là ! Ça lui prit bien cinq bonnes minutes pour être propre, et encore cinq bonnes minutes à se savonner frénétiquement, pas à se prélasser sous l’eau !

Une fois ceci fait, Nathan se sentait renaître de nouveau, quoi de mieux pour célébrer une sortie de prison ! Nathan enfila ensuite le BDU, il lui allait comme un gant ! Si l’uniforme rayé le grossissait, l’uniforme militaire lui allait bien et le faisait paraître plus baraqué ! Plus un homme quoi !
Mais l’enthousiasme du garçon retomba rapidement quand on lui attribua certaines petites taches de travaux d’intérêt généraux… Comme quoi il n’était peut-être pas si libre que ça… Mais il obtempérerait sans broncher après qu’on ait enlevé les insignes de FNF du BDU qu’on lui avait filé. Sa première tâche ? Nettoyer les tâches de sang justement ! Donc des tâches de sang laissez par…

- Wait what ?
C’était ce que s’exclama Nathan quand on lui confia sa tâche. Avant de se rendre sur les lieux du crime, il se fit expliquer ce qui s’était passé : après avoir abattu un soldat et blessé un autre, Romain avait massacré deux femmes innocentes dans la rue avant de s’enfuir de la cité. A l’annonce de ce fait divers, Nathan se sentît mal et eu besoin d’une chaise pour s’asseoir : il avait du mal à comprendre comment ni pourquoi ce type avec qui il avait passé deux bonnes semaines s’était mit à buter des gens au hasard dans la rue. Mais la vue de la flaque de sang en question ramena bien vite Nathan à la réalité puisque c’était lui qui devait les nettoyer. Cela lui prit bien 15 bonnes minutes, avec une pause de cinq minutes au milieu parce qu’il se sentait mal et dut aller vomir dans une ruelle adjacente, un liquide aigre qui lui rappela qu’il n’avait pas encore mangé aujourd’hui. Etait-ce les relents de ce sang séché ou était-ce de savoir qu’il avait une certaine culpabilité dans leur mort de part son silence ? En tout cas cette expérience marqua Nathan qui apprit qu’il ne fallait jamais se fier aux apparences : la plus sympathiques des figures peut cacher un psychopathe de la pire espèce.

Après cela, Nathan alla faire la liaison avec le groupe de cadets qu’il était sensé guider. C’est que, mine de rien, il connaissait plutôt bien Lutèce après tout ce temps passé à en retaper les bâtiments et à y vagabonder avant. Les trois jeunes gens étaient tous plus vieux que Nathan de plusieurs années et furent sur le cul de savoir qu’ils avaient affaire à un ex-bagnard libéré seulement quelques heures avant, pas à un militaire. D’ailleurs quand il y pensait, Nathan soupçonnait le chef d’essayer de le mettre en condition pour le pousser vers les rangs des militaires. Nathan fit donc le chemin avec ces jeunes gens qui, une fois passé le fait qu’il était un ancien taulard, s’ouvrirent à lui plutôt bien et s’avérèrent être des jeunes gens vraiment cools malgré leur statut de militaire. En même temps, ils venaient de se faire recruter c’était peut-être pour ça qu’ils n’avaient pas encore la stature de militaires. Ils venaient tous les trois des TD’s, le type avec le BEC avait grandit dans un abri, ainsi donc était constitué ce groupe et l’ironie voulait que, es trois, Nathan soit le seul à avoir un BDU et celui qui faisait le plus militaire. Ghislaine était une jeune fille blonde, très agréable à regarder, l’air un peu naïve mais assurément déterminé, entrer dans l’armée était visiblement un rêve d’enfance. Pour sa part, François était un garçon baraqué, les cheveux courts et l’air un peu timide qui rougît quand Nathan lui adressa la parole et lui serra la main…Mais cette timidité ne l’empêcha pas malgré tout de demander à Nathan s’il était gay. Quand il répondit par la négative, il l’entendit pousser un petit soupir de déception. Nathan rit de bon cœur et lui tapota sur l’épaule.

- T’inquiète va, je suis sûr que tu trouveras quelqu’un à ton goût qui le soit aussi.
Disait-il avec un clin d’œil. Roland, quand à lui, était un vault boy à peine sortit de son terre, le teint un peu plus pale que tout le monde et encore avec une combinaison de vault-tec sur le dos… Lui ça ne devait certainement pas l’embêter de porter un uniforme. Un bonhomme pour le moins moyen, niveau taille comme poids, l’air souvent rêveur, perdu dans ses pensées… A oui, et avec des lunettes sur ses yeux marrons, surement un peu intello, ou du moins plus éduqué que Nathan qui avait déjà du mal à lire l’alphabet romain.

Les quatre compères échangèrent donc des anecdotes sur leurs vies passées mais ne purent pas trop pousser plus loin puisqu’ils arrivaient au commissariat. Le chef les prit alors en charge et envoya Nathan aider à la reconstruction de l’armurerie, ce qu’il s’empressa de faire non sans faire un petit signe d’au revoir au petit groupe qui le lui rendit. Nathan s’afféra ensuite à la reconstruction de l’armurerie, seul, ce qui lui laissa tout le loisir de méditer sur son action, comme la part de responsabilité qu’il avait dans la mort de ces gens par exemple. La culpabilité le rongeait plutôt bien alors qu’il y pensait et il doutait d’avoir les balls de le cacher au chef.
D’ailleurs, quand on pensait au loup, il finissait toujours par arriver ! C’est alors que Nathan replaçait un FLAMAS sur l’étalage qu’il arriva pour lui demander de le suivre, un interrogatoire soi-disant. Comme à son habitude, Nathan suivit le chef en l’appelant monsieur par réflexe : puisqu’il était libre, il pouvait bien en théorie l’appeler vieille branche… M’enfin il préférait ne pas tenter cela dit. Pour l’interrogatoire, c’était donc un officier qu’il ne connaissait pas, Pestagaupe, qui s’en chargerait. Nathan se retrouva donc un peu plus nerveux, il n’était pas préparé à avoir affaire à quelqu’un qu’il ne connaissait pas.
Alors qu’il se préparait, la première question tomba, celle qu’il avait redoutée de toutes ses forces. Nathan avait à cet instant la belle tête du coupable idéal, celui qui on venait de poser une question qui le gênait beaucoup et qui savait que sa réponse pouvait le renvoyer en taule si elle était sincère. Mais il était trop tard, Nathan s’était déjà trahit par cette expression, et même si cela signifiait se retrouver de nouveau derrière des barreaux et purger sa peine en intégralité (ou plus), Nathan ne pouvait enlever de sa tête l’image du sang qu’il épongeait dans la rue. Peut-être qu’avouer sa faute l’aiderait à se sentir mieux.

- Il ne m’en avait pas parlé, mais j’étais au courant…
Nathan soupira, l’air véritablement peiné sur son visage.
- Je… Je suis désolé. J’aurai dut vous mettre au courant… La première nuit où il est arrivé, un garde est venu lui parler, un certain William. Je dormais mais leur conversation m’a réveillé, ils ont parlé de comment ça se passait aujourd’hui dans la FNF et à un moment le soldat lui a dit qu’il le ferait sortir de là avant qu’il soit envoyé dans la fosse.
Nathan était plus que gêné en disant cela, il avait peur également, peur que son silence n’ai des répercussions catastrophiques, aussi s’empressa-t-il de rajouter l’excuse de la menace pour se défendre, même si quand bien même elle est vraie, c’était avant tout la sympathie qui l’avait poussé à se taire.
- Il m’a dit qu’il me tuerai si je lui chiait dans les bottes… Enfin plutôt qu’il s’amuserait avec moi avant de me tuer. Alors je me suis tut. Je suis désolé…
Sauf que tous les désolés du monde ne ramèneraient pas à la vie les gens qu’il avait tué. Quel que soit la décision du type face à lui, il devrait vivre avec maintenant. Néanmoins Nathan ne serait pas fixé maintenant puisque l’interrogatoire continuait. Le jeune garçon répondrait à toutes les questions le plus sincèrement possible, donnant le plus de détails possibles. D’abord la question de son passé.
- Eh bien il m’a dit qu’il était né au sein de la FNF et était devenu soldat très jeune. Il m’a aussi expliqué la raison de sa désertion : il était sensé interroger un enfant qui devait avoir des infos sur les raiders. Son chef a torturé le garçon et même quand ils étaient sûrs qu’il ne savait rien, le type à continué par sadisme. J’ai appris par William que ce type avait finit dans a fosse pour ça, mais en attendant ça l’a traumatisé… Il m’a dit que c’était de la que venait sa pédophilie, qu’il aimait les enfants et voulait leur donner de l’amour.
Nathan était dégoûté par ces mots. C’était vraiment tout droit sortit de l’esprit d’un vrai malade qu’est Romain.
- Pour la suite, il a juste dit qu’il allait peut-être devenir mercenaire. Mais il est vraiment remonté contre la FNF, il a déclaré qu’il vous tirerait dessus à vue.
Nathan ne comprenait pas la position de Romain : pour lui l’histoire du gamin était plus une excuse qu’autre chose pour faire ce qu’il voulait, après tout la FNF avait punit ce mec donc elle les dérapages d’un officier ne pouvaient pas refléter l’état d’esprit de la faction !
- De ce qu’on a discuté… Un peu de tout et de rien, je lui ai raconté mon histoire, il m’a raconté la sienne et voilà. Sinon on faisait une partie de cartes de temps en temps. Quelques échanges mais rien de bien spécial.
S’il voulait un retranscrit complet de toutes leurs conversations, Nathan allait en avoir pour un moment mais il ferait un véritable effort de concentration pour se souvenir de tout… Ou du moins d’un maximum. Pour le comportement, Nathan hocherait la tête sans hésiter.
- Bien sûr qu’il semblait impulsif. Il me l’a dit d’ailleurs : quand il a but ou qu’il est en colère, il se dit incontrôlable. Après il semblait m’apprécier, j’ai jamais fait quoi que ce soit pour le contrarier mais… Ya toujours eu cet espèce de malaise dans ma cellule dans qu’il était là… Une sensation qu’il pouvait essayer de me baisser mon pantalon ou m’étouffer avec mon oreiller à n’importe quel moment…
Même si on mettait de côté le fait que cet enfoiré avait essayé de le tuer au tribunal, Nathan ne pouvait plus éprouver la moindre sympathie pour ce monstre qui s’était bien foutu de sa gueule. L’interrogatoire était terminé, il faisait nuit et pour le moment, Nathan était autorisé à dormir dans son ancienne cellule, mais il eu du mal à trouver le sommeil à cause de l’image du sang qui revenait sans cesse et des cauchemars relatifs qui le réveillèrent plus d’une fois. En ouvrant les yeux le lendemain matin, Nathan eu une mauvaise surprise en se dirigeant vers la porte de sa cellule : le loquet était fermé. Fronçant les sourcils, Nathan la secoua, croyant à une erreur avant de comprendre l'horrible vérité. En se retournant, son cœur sauta un battement quand il vît au pied de son lit un paquet de linge propre et plié, rayé noir et blanc; il y avait avec une paire de bretelles et par dessus une paire de souliers noirs tous neufs avec des chaussettes et un caleçon blanc. Nathan s'effondra sur son lit en voyant cela, Peut-être ne pourrait-il pas sortir de prison aujourd'hui finalement... Il enfoui ses mains dans son visage et pleura à chaudes larmes.
Après avoir passé plusieurs minutes pleurer, Nathan commença à enlever le pantalon le BDU et enfila l'autre uniforme. Le tissu était nouveau, bien plus confortable qu'avant et propre... La FNF devait sans doute avoir prévu d’étendre son programme de réinsertion vu son succès, ces uniformes nouvellement produits en étaient la preuve. Cette fois-ci, le pantalon tenait tout seul mais Nathan mis ses bretelles par réflexe. C'est donc par les chaussures qu'il termina d'enfiler l'uniforme et leur laçage lui fit couler des larmes supplémentaires. Il prit ensuite le BDU, les chaussures qui allaient avec et le plia soigneusement, une boule dans la gorge et beaucoup de regrets. Il venait de terminer de plier le linge quand il entendit quelqu'un e diriger vers lui, il attrapa donc le paquet de linge et les rangers et se dirigea vers les barreaux pour les rendre, non sans avoir quelques larmes qui coulaient encore des yeux. Il s'agissait d'un bidasse, en fiat c'était François qui portait maintenant l'uniforme de la FNF et fit face à Nathan pendant quelques secondes, silencieux, interdit et désolé à la fois. Nathan se força à lui sourire sous ses larmes.

- Ça va aller... T'en fais pas.
Le jeune soldat avec qui il avait sympathisé semblait vraiment peiné de voir Nathan dans cette situation, il prit le linge sans rien dire et en se constituant un sourire de compassion. Nathan alla ensuite se rasseoir sur sa couchette, attendant qu'on lui explique ce qui allait se passer pour lui maintenant.

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MessageSujet: Re: Le bleu et le vétéran   Dim 19 Mai 2013 - 17:34

Spoiler:
 


- quoi de neuf ?
- à part pleurer et tourner en rond tu t'attends à ce qu'il fasse quoi ?

Sur ce, les jambes toujours allongées sur la table, le soldat se remit à son journal. Devant lui s’étalait une demi-douzaine d'écrans de Cam-Bot patrouillant le commissariat, dont au moins l'un d'entre eu gardait en visuel ( et à porté de mirco ) l'unique prisonnier du sous-sol. Le pauvre bougre avait été laissé une journée entière là dedans avec pour seule consolation d'avoir la même bouffe que tout les employés du bâtiments.
- Soldat !
Cette voix puissante faillit le faire tomber de sa chaise, le sergent s'approcha et tendit la main pour recevoir le rapport, une simple feuille où le soldat retranscrivait ses maigres notes sur le comportement du détenus.
- Allez me le chercher. Et un peu de tenus bon dieu !

Il arriva, mal à l'aise dans son nouvel uniforme trop amidonné mais rendu plus imposant par la lourde veste BDU qu'il avait mis par dessus.
- Comprenez bien jeune homme que la FNF n'a pas pour habitude d'agir ainsi, mais à situation exceptionnel...
- Nous avons du vous garder en détention pendant 24 heures supplémentaires pour vérifier toutes nos donnés vidéo et audio recueillit par nos cambot sur vos discutions avec le désormais fugitif Romain Lechevallier, ainsi que reprendre votre évaluation via ceux qui vous on côtoyés : Léon Lefebvre ; le Major Tabarnecla ; l'Aspirant Pestagaupe ainsi que les membres du jury.
- Au nom de notre République et de son Président, je vous présente des excuses, nous ne pouvions nous permettre en aucun cas de prendre le moindre risque suite à cette affaire et au contexte actuel.
- La FNF vous relâche donc, définitivement, mais il vous est désormais interdit de rejoindre notre corps d'armée qui ne comprends que de fidèle patriote, dévoués et courageux... qui n'hésites pas à la délation si ses règles stricts sont enfreintes, même s'il s'agit d'un camarade de longue date ou d'un type qui en impose plus.

Il le regarda droit dans les yeux le temps d'y lire le malaise.
Regardant sa montre :
- Il est bientôt huit heure de la matinée, vous êtes donc libre ; suite à la demande du jury et à la lecture de votre dossier, je ne peux que vous conseiller d'aller vous engager à la FNEC, leur bureaux sont déjà ouverts. Les ex-détenus on rarement autant de chance que vous Mr Lin.
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Nathan Lin
MessageSujet: Re: Le bleu et le vétéran   Dim 19 Mai 2013 - 19:45

Après une journée passée à patienter qu'on vienne lui signifier son sort définitif, Nathan était à cran : ce n'était pas tant l'idée de retourner en prison qui le mettait hors de lui, après tout ce n'était pas la pire des choses sur terre mais c'était surtout de ne pas pouvoir savoir ce qu'il allait lui arriver ensuite, s'il allait être libéré ou envoyer en prison pour le reste de sa peine, ou pour plus, ou directement à l'île... Nathan alla donc se coucher avec un peu de peur au ventre de retrouver une mauvaise surprise à son réveil, du style de celle qu'il avait eu le matin même.

Mais le lendemain, su le coup de huit heures, alors que Nathan ne faisait que somnoler, il entendit le verrou de la porte claquer. Le garçon se redressa en sursaut et se mit debout, face à un sergent qui lui était inconnu t faisait bien une tête de plus que lui.
C'est à cet instant que le verdict tomba : une enquête de 24 heures, c'était tout, il avait faillit mouiller son pantalon pour ça. Cela dit, cette liberté lui laissa un goût amère dans la bouche quand il lui dit qu'il était interdit de se faire recruter dans l'armée. Nathan ne cacha pas sa déception et eu quand même un mot.
- Je... J'ai fais une erreur, j'accepte d'en payer les conséquences. Mais sachez que je ferais ce que je pourrais pour me rattraper.
Pour rattraper "l'erreur", autrement dit se farcir Romain. Mais Nathan était déterminé, le jour où leurs chemins se croiseraient de nouveau, il dégainerait sans sommation et rapporterait sa tête à la FNF.

La suite, Nathan l'avait déja vécu le jour avant, on l'autorisa à reprendre le même BDU qu'il avait prit avant-hier et il fut libéré. La liberté... Malgré un petit goût amer à l'idée de voir les portes de l'armée se fermer définitivement, Nathan allait la croquer à pleines dents!
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Le bleu et le vétéran

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