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 JEK 101

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Volodia Helsen
MessageSujet: Re: JEK 101   Sam 25 Mai 2013 - 21:04


- On est tous énervés. Vous vous rendez tous comptes que les relations entre nous sont loin d’être au beau fixe. Cette mission est importante, et nous demandera de travailler en équipe. Alors avant que la situation dégénère, autant mettre les choses en point. Si nous voulons travailler ensemble, il faut que l’on se fasse confiance. Alors avant d’aller plus loin… Si quelqu’un veut dire quelque chose, qu’il le fasse. Et maintenant. Si quelqu’un d’autre veut vider son sac sur mes derniers actes, qu’il le fasse maintenant, et qu’on en parle plus. Si vous voulez engueuler quelqu’un parce qu’il a fait je ne sais trop quoi, faîte-le, mais bordel, qu’on en finisse une bonne fois pour toute.
Éloïse fixait le sol, ne pouvant affronter les regards de ses collègues, elle n'avait jamais sentie une quelconque tension ; enfin, on pouvait parfois et à juste titre dire qu'elle était tête en l'air, voir bête, Eloise avait tout de même relevée certains... comportements mais rien qui semblait important !
Vider son sac... elle avait bien des choses à dire, mais seul à seul, Joris d'un coté et Volodia de l'autre, mais c'était personnel et totalement superflu compte tenu de la situation.

- J'ai bien conscience de l'importance de cette mission, mais ce n'est pas une raison pour oublier le code. Nous sommes des gardiens, nous ne sommes pas là pour faire la guerre, pour massacrer...

Le code ? Le code putain ?! Dis moi combien de mission se sont passée sans qu'on se retrouve avec un mort. Et les Bergers, nos "saints" bergers eux même ne seraient pas là à essayer de faire respecter le Code s'ils ne l'avaient pourtant eux même souvent outrepassé !
« ...et encore moins pour torturer les gens !
Merde mais qu'est ce qui vous prend ?! J'en ai rien à foutre de ce que vous avez pu vivre dernièrement, ce n'est en rien une excuse pour se permettre ça ! Moi aussi j'ai mes soucis, et il n'entrerons pas en conflit avec les objectifs de cette mission, ni avec les préceptes qu'on nous a enseigné au Temple. »

Bras croisés elle le regarda attentivement, tout ouïe.
« Léthias a raison, on doit faire équipe, mais je ne pourrais pas faire équipe avec un fou de la gâchette qui fait exploser n'importe quoi et une droguée qui torture les gens. »
Ah ça putain il y allait fort, parler de la cohésion du groupe nécessaire au bon déroulement de la mission et juste après attaquer personnellement deux de ses collègues. Le beau gosse, forte tête et grande gueule commençait à légèrement l'irriter.
- Et bien soit.
Joris leur avait déjà tourné le dos comme un gamin geignard pas foutu de discuter calmement.
- Et bien, des points soulevés... Commençons par la porte, je te rejoins Léthias, je m’oppose catégoriquement à ce qu'on referme cette porte dont on a eut tant de mal à ouvrir si il y a un risque qu'elle reste coincée, en tout cas jusqu'à ce qu'on trouve une autre issue. Mais il est sur que le piège ne pourrait pas suffire... alors je propose qu'on barricade la seconde porte, on a tout ce qu'il faut ici non ?
Elle enleva son bandeau et s'ébouriffa les cheveux repensant à plusieurs événements passée, pourtant elle continua comme si de rien était :
- Pour monter une prochaine expédition... attendons de finir notre mission d'accord ? Mais au vu du matos qu'il y a déjà ici il me semble logique qu'on envois un deuxième groupe.
Ah pourquoi tenter le diable, inutile de discuter, Joris était partis bouder dans son coin, Léthias devait digérer les piques que lui avait lancé son collègue et Éloïse... était Éloïse.

- Torturé ? Tu l'as... tu lui as fait du mal, mais, pourquoi ?
La gardienne fouillait les différents tiroirs à la recherche de quoi la calmer, elle attendit de mettre la main sur un paquet de cigarettes avant de daigner répondre.
- Est ce qu'on a été attaqué ? Oui. Est ce qu'on risquait de se refaire attaquer ? Certainement. Combien ; Où ; Pourquoi, est ce qu'on voulait le savoir ? Réponse : oui. Est ce que notre prisonnier allait répondre de bon grès ? Non.
Fumer un truc qui avait passé le siècle ? Pourquoi pas. Elle se laissa adossée contre le bureau où elle avait trouvée le paquet. La lumière semblait aveuglante, elle n'aurait pas été contre faire sauter quelques néons.
- Je... je m'inquiète pour toi.
Elle s’essaya à coté, mis une main sur l'épaule de son ainée avec précaution, craignant peut être sa réaction.
Humain, tellement humain, Volodia songeait, toutes ces réactions, ses humeurs, ses idéologies et ses personnalités différentes, du bon et du mauvais, du bon dans le mauvais et du mauvais dans le bon, Comment les gardiens pouvaient ils se targuer de préserver l'humanité quant chacun des membres de l'Ordre étaient tellement humain, avec leur coté malsain seulement adoucis sous le fragile vernis du "Code" ?
Elle doutait de beaucoup de chose désormais, sentiment amorcé bien avant son séjour dans la Fosse.
Que faisons nous ? Sauvegarder le savoir humain en vue de la reconstruction de la civilisation et le préserver d'un mauvais usage. Question : de quel droit un groupe s'accaparerait une science, une technologie sous prétexte que les "autres" n'en sont pas digne ? Les gardiens sont ils véritablement "meilleur" que les autres ? La FNF a aussi des règles strict, un cadre, une formation pourtant personne ne doute qu'un bleus n'est qu'un être humain comme un autre.
Revenons à l'essentiel : l’être humain mérite-t-il de vivre ? Une réponse argumentée, j'attends.
Cette dernière question était venue la tourmenter dans la Fosse.
Pas une minute s'était écoulée, sa cigarette était à moitié consumée et Éloïse la fixait étrangement, une main toujours sur son épaule, l'autre tenant son avant bras discrètement.
- Joris à raison, nous ne devons pas oublier le code.
Encore sur ça ? Elle se leva enfin, décidée :
- Allons-y, voyons s'il n'y a pas un escalier ou un ascenseur.
... déjà trouvé par le Gardien Osniaril.

Volodia alla en direction des bureaux supérieurs là où était aller fouiner le jeune gardien.
- On a trouvé une sortie, j'espère qu'Adonise va pouvoir remettre en marche l'ascenseur sinon on est bon pour faire du rappel. Quelque chose de ton coté ?

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Joris
MessageSujet: Re: JEK 101   Mar 28 Mai 2013 - 16:26

Joris se retrouva seul et il en avait besoin. Il décida pour se calmer de se reconcentrer sur sa mission et d'explorer un peu plus les alentours en fouillant les bureaux.
Il ouvrit un tiroir ou deux avant de comprendre que ça ne servait pas à grand chose. Les bureaux n'avaient pas leur de contenir plus que des feuilles de notes visiblement sans grand intérêt et des crayons et autres stylos.
Après tout ils étaient dans un laboratoire Toréal, une ancienne firme de produits de beauté, et non dans un laboratoire militaire qui fabriquait des armes biologiques...

Désespéré de ne rien trouver, Joris s’assit à l'un des bureaux et mit sa tête entre ses bras croisés.
Il avait de plus en plus l'impression qu'il n'avait pas sa place pour cette mission et se demandait bien ce qu'il faisait ici. Cette expédition ne servait à rien.
Certes l'endroit était comme neuf, mais pour le moment il n'y avait rien d’extraordinaire contrairement à ce que soutenait Léthias.
Il se redressa et appuya sur le bouton de démarrage du terminal qui se trouvait devant lui.


ROBCO INDUSTRIES UNIFIED OPERATING SYSTEM
COPYRIGHT 2075-2077 ROBCO INDUSTRIES
-Server 7-
_______________________________




--- Connexion interrompue ---

Système bloqué. . . . . . . connexion au serveur principal impossible. . . . . . . Veillez contacter l'administrateur. . . . . . .








Il en alluma un second et il afficha la même page. Visiblement le serveur principale était HS et aucun des terminaux ne fonctionnaient. Peut être qu'Eloïse pouvait régler se problème.
En attendant c'est Volodia qui vint le rejoindre.

«  On a trouvé une sortie, j'espère qu'Adonise va pouvoir remettre en marche l'ascenseur sinon on est bon pour faire du rappel. Quelque chose de ton coté ?
- Rien du tout, à part que les terminaux ne fonctionnent pas. Ah et j'ai trouvé ça aussi dans un des bureaux, ça pourrait t'être utile qui sait. »


Joris tendit à Volodia un flacon en plastique avec marqué dessus « crèmes anti-ride-prototype X3 ». En espérant que la gardienne comprenne l'humour...


« Où est ce qu'on va pouvoir trouver les identifiants qu'il nous faut pour activer ton disque à ton avis ? »
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Léthias Osniaril
MessageSujet: Re: JEK 101   Mar 28 Mai 2013 - 18:12

Joris s’était éloigné sans même attendre la fin de la discussion. Les mains crispées, Léthias regarda le jeune gardien qui venait de le traiter de fou de la gâchette entré dans l’un des bureaux adjacents pour l’explorer. Il fut rejoint quelques instants plus tard par Volodia, tandis que lui et Eloïse était encore dans le hall principal. Cette dernière était d’ailleurs encore un peu troublée, à cause de sa blessure, ou peut-être à cause de la discussion animée qui venait d’avoir lieu. Surement un peu des deux. Léthias continuait d’explorer la salle, à la recherche d’un plan pouvant le mener vers le mystérieux abri souterrain qui devait se trouver des mètres plus bas. Seulement, quelque chose le tracassait. Et ce n’était même pas les paroles de Joris le concernant, mais plus la pique adressée à Volodia. Quelque chose ne tournait pas rond avec la Gardienne.

Et merde. Cette fois, je ne vais pas pouvoir y couper.


Quand celle-ci ressortit du bureau, Léthias s’éloigna dans un coin du labo, et l’appela.

« -Volodia ! Tu peux venir deux minutes, j’ai quelque chose à te montrer. »

Elle opina, et parcouru rapidement les quelques mètres qui la séparait de l’Ombre. Joris était toujours dans son bureau, et Eloïse à l’autre bout de la salle. Léthias avait quelques instants devant lui pour mettre les choses au point.

« -Alors ? C’est quoi cette chose ?
-Il n’y en a pas. J’ai plutôt des questions à te poser. »

Etonnée, Volodia se appuyai contre un mur. Léthias souffla un grand coup, et chercha comment dire ce qu’il avait à dire sans froisser la Gardienne. Déjà que l’ambiance était assez tendue, il n’avait pas envie de se mettre cette Gardienne expérimentée à dos.

« -C’est assez difficile… Mais pour faire court… On vient tout les deux de finir des missions difficiles. J’ai vu un Gardien se faire torturé, et un autre mourir dans mes bras, la moitié du torse emporté par une boule de plasma. Mais j’étais à Métrop. Proche du temple. Proche de mes frères. J’assume mes actes, je sais ce que j’ai fais. En revanche… Toi… Tu étais au cœur de la fosse, loin de l’Ordre. Le climat n’était pas le même. Je ne sais pas tout ce qui s’est passé là-bas, tout ce que tu y a vu, et je ne te demanderai pas de m’en parler si tu ne veux plus aborder cette mission.
-Abrège. Tu veux en venir où ?
-Putain, Volodia, je te jure, ce n’est pas forcé »ment évident. En fait, les Bergers ont des doutes sur toi.
-Quoi ?
-Calme-toi, attends que je finisse. Ils se demandent si tu ne cache pas quelque chose. Ce que tu as traversé était dur, et tu n’en a jamais vraiment parlé, si j’ai bien compris ce qu’ils m’ont dit. Niveau physique, tu tiens la route. Ils ont plus peur pour ton mental. Stress post-traumatique ou autre truc dans le genre. Ils m’ont donc demandé de te surveiller… Pour ton bien et celui du groupe. Et au besoin de… T’empêcher de faire certaines actions potentiellement nuisibles.
-Et tu comptais me le dire quand ?
-A la base, je ne devais rien te dire. Seulement, Joris vient de te traiter, je ne sais pas si tu t’en as aperçue, de droguée. Déjà que l’assassinat du maquisard, c’était limite, mais là… Dis-moi franchement, j’ai besoin de savoir. Tu prends quoi ? Et depuis combien de temps ? Avant que tu ne me répondes… Dis-toi juste que je ne fais pas ça de gaité de cœur. Mais franchement, c’est pour toi. Si tu veux regagner la confiance des Bergers, qui est un peu ébréchée, va falloir montrer que tu es… Merde, comment dire… Pas que digne… Nette, on peut dire ça comme ça. »

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Volodia Helsen
MessageSujet: Re: JEK 101   Mar 28 Mai 2013 - 19:29

- Rien du tout, à part que les terminaux ne fonctionnent pas. Ah et j'ai trouvé ça aussi dans un des bureaux, ça pourrait t'être utile qui sait.
crèmes anti-ride-prototype X3. Un léger sourire qui grandit jusqu'à laisser échapper un rire.
- Si vieille, vraiment ?
Comment passer d'une situation au bord du pugilat fratricide à une ambiance plus détendus, tranquille... La fatigue avait fait son travail de sape, la mission était déjà capitale en soit mais même sans prendre en compte ce point là, les quatre gardiens avaient passé la moitié de la journée à batailler dans une véritable jungle, humide et étouffante, en plus d'une attaque surprise.
- Où est ce qu'on va pouvoir trouver les identifiants qu'il nous faut pour activer ton disque à ton avis ?
- On aurait été dans un putain d'immeuble je t'aurais dis : tout en haut ; là je pencherais plutôt pour "tout en bas".


Sortis d'ici le gardien Osnirial la fit mander. Diantre.
Et là sa bonne humeur toute relative en prit un coup, mais c'était tout aussi relatif.

-A la base, je ne devais rien te dire. Seulement, Joris vient de te traiter, je ne sais pas si tu t’en as aperçue, de droguée.
Sans déconner manche à couille, merci du rappel.
-Déjà que l’assassinat du maquisard, c’était limite, mais là… Dis-moi franchement, j’ai besoin de savoir. Tu prends quoi ? Et depuis combien de temps ? Avant que tu ne me répondes… Dis-toi juste que je ne fais pas ça de gaité de cœur. Mais franchement, c’est pour toi. Si tu veux regagner la confiance des Bergers, qui est un peu ébréchée, va falloir montrer que tu es… Merde, comment dire… Pas que digne… Nette, on peut dire ça comme ça.
Elle fit quelques pas. Léthias avait été franc alors... Non c'était pas une raison. Peson le pour et le contre. Non plus... Aller dit quelque chose.
- Oui, du buffout. Depuis... depuis que je suis rentrée.
- Je me limite et me contrôle parfaitement, je ne dépasse pas un certain dosage...
ce qui était faux.
- pour être sur de ne pas ressentir de dépendance. Il n'y a aucune raison de s’inquiéter, le buffout ne fait péter les plombs à personne, c'est seulement dangereux pour le consommateur s'il surdose de façon aiguë, ou dans le temps de façon chronique. Ça augmente juste le risque d'attaque cardiaque au bout de plusieurs années. Vraiment pas à s'en faire, sa m'aide juste à me remettre dans le rythme. Ce n'est pas comme si je prenais du psycho.
ce qui serait à faire. Dans la Fosse quelques seringues passaient, pour les détenus des étages supérieurs évidement, ça avait l'air d’etre un putain de trip, un pur shoot pour combattant, un détenus sous l'effet d'un psycho' était vraiment à prendre au sérieux, pas qu'il soit plus fort mais tellement jeté qu'il continuerait à se battre les deux jambes pétées.

- Ça avance de ton coté Éloïse ? Tu vas nous le faire bouger cet ascenseur ou on commence à planter les tentes ?!
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MessageSujet: Re: JEK 101   Ven 31 Mai 2013 - 0:36

La tension entre les gardiens était un peu retombée, la hache de guerre était-elle enterrée ou bien simplement le calme avant une nouvelle tempête ?

Les fouille rapide du lieu n'avait rien donnée, et ils se doutèrent vite que la partie la plus intéressante devait être bien plus bas, au fond de la cage d’ascenseur. Restait à le faire bouger et avis fut demandé à Éloïse.

- Ça avance de ton coté Éloïse ? Tu vas nous le faire bouger cet ascenseur ou on commence à planter les tentes ?!

Malgré la douleur qui revenait un peu plus vive chaque secondes, Adonise tenait bon. On dirait qu'elle s'endurcit déjà! Elle avait déjà ouvert le panneau d'appel de l'ascenseur et branché son terminal portable dessus.
- Impossible de forcer cette porte ci sans redémarrer l'ascenseur, j'ai pas trouvé de système de déblocage d'urgence comme sur la première. Mais je pense que je peux réussir à faire quelques chose... si il y a de l'électricité pour alimenter les lampes, on doit pouvoir redémarrer cet ascenseur. Surtout vu l'état irréprochable du complexe, pas de raison que l'usure ait rongé les mécanismes. Mais il faudrait qu'on ouvre le fond plafond, que je puisse voir le câblage... Lequel d'entre vous se sens l'envie d'aller crapahuter dans un faux plafond ?

Ni une ni deux, c'est Joris qui se porte volontaire le premier, voyant peut-être là une occasion de prouver son courage, son efficacité et sa dévotion à on-sait-bien-qui. Il ôte, en forçant un peu, deux plaques du faux plafond, les plus proches de l'ascenseur, et se glisse dans cet étroit et sombre entre-deux. L'espace entre le faux et le vrai plafond est maigre, permettant à peine à un homme - pas trop gros - de ramper et d'effectuer quelques mouvements déjà difficiles.

- Il... Il doit y avoir une trappe, ou un quelconque accès au système de l’ascenseur, regarde si tu trouves!

Après quelques manœuvres difficiles, Joris trouve une trappe coulissante en métal, qui ouvre sur le "moteur" de l'ascenseur. L'ouverture est trop petite pour qu'un homme entier y passe, mais suffisante pour y passer la tête et un bras, dans la plus inconfortable des positions qui soit. Mais Joris s'exécute sans se plaindre et décrit ce qu'il voit à la lumière de sa torche: Des réseaux de câbles, des branchements complexes...

- Bon, Il faudrait que je puisse jeter un œil la dedans moi aussi! Je suis sûr qu'on peut dévier l’électricité des branchements de l'éclairage sur ceux de la porte de l’ascenseur et la faire s'ouvrir, quitte à la court-circuiter!

Éloïse monte sur une chaise, mais est encore trop petite pour passer sa tête, alors, Léthias monte sur la chaise et prend Éloïse dans ses bras, la hissant doucement vers le plafond pour ne pas trop lui faire mal.
Au final, tout les trois se retrouvent dans une drôle de situation, quelque peu gênante: Joris est couché dans un faux plafond, Léthias, perché sur une chaise, serre fermement Éloïse par les cuisses, se retrouvant le visage à quelques centimètres de son postérieur - ce qui ne manquera sans doute pas de faire regretter à Joris son empressement, lui aurait sans doute trouvé cette position très confortable, et lui aurait épargné quelques jalousie. Léthias ne pouvait-il donc pas la mettre sur ses épaule? - et Adonise enfin, a la tête dans le faux plafond et essaye tant bien que mal de garder son équilibre, éclairant Joris de son bras valide et lui donnant les explications nécessaires:


- Très bien, alors débranche ce câble électrique. Ok, maintenant celui-ci...
Le manage dura une vingtaine de minutes, et après plusieurs tentative, un doux vrombissement se fit entendre! L’ascenseur avait semble-t-il reprit vie, mais la moitié des lampe de la pièce s'étaient de nouveau éteinte, faute de courant, qui était désormais dévié.

- Je devrais avoir assez de courant pour ouvrir la porte, mais je ne sais pas s'il y aura assez d'énergie pour alimenter les moteurs et faire monter la cabine.

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Léthias Osniaril
MessageSujet: Re: JEK 101   Dim 9 Juin 2013 - 17:57

La mise au point avec Volodia passée, Léthias réfléchissait. Devait-il malgré tout faire un compte-rendu négatif à son retour au Temple ? Ou passer certaines choses sous silence, pour préserver le parcours presque sans fautes de la Gardienne ? Pour le moment, l’Ombre décida de se taire, tant que les choses n’allaient pas plus mal. Mais pour le moment, il restait encore deux trois choses à régler.

Occupons nous de cette satanée cage d’ascenseur, voyons ce qu’il y a là-dessous, et le reste, on verra au retour au Temple.

Après près d’une demi-heure de câblage et de tests infructueux, un vrombissement se fit entendre, faisant vaciller le courant dans le reste de la pièce.

« -Je devrais avoir assez de courant pour ouvrir la porte, mais je ne sais pas s'il y aura assez d'énergie pour alimenter les moteurs et faire monter la cabine.
-Fallait s’y attendre. Bon, ouvre-là déjà, on verra par la suite. »

Eloïse pianota sur la console qu’elle avait branchée au reste du système de commande, et un moteur se mit en route, faisant lentement coulisser la porte sur ses rails. Léthias avança avec précaution, et éclaira avec sa lampe torche l’immense fosse, au centre de laquelle tombaient plusieurs câbles. La cabine d’ascenseur, était visiblement restée au fond, et elle allait y rester. Le Gardien recula, se dirigea vers son sac, et en sortit une paire de gants renforcés, qu’il enfila aussitôt. Il pris également une longue corde, qu’il accrocha fermement à l’une des poutrelles d’acier qui soutenaient le plafond. A première vue, elles étaient bien fixées, il allait donc pouvoir être assuré.

« -Bon, je descends là-dedans. Je vais utiliser cette corde pour m’assurer, je pense que ça sera plus simple de glisser le long des câbles de l’ascenseur. »

Léthias vérifia que ses HG, son couteau et sa lampe était bien accrochés, et s’assit dans l’embrasure de la porte, les pieds dans le vide. Il se retourna, posa les pieds contre la paroi verticale, une main sur la corde et l’autre sur le bord de la porte. L’Ombre inspira profondément, et posa ses deux mains sur son baudrier improvisé, pour descendre de moins d’un mètre dans la cage d’ascenseur. Il poussa ensuite le plus fort possible sur le mur, pour se lancer vers les câbles tendus à moins de deux mètres de lui. Après quelques essais, il réussit à en attraper un avec une main, et serra l’autre autour de la gaine d’acier quelques instants plus tard. Il était à présent dans une position assez inconfortable, presque à l’horizontal, la corde le tirant vers le mur tandis que ses mains agrippaient fermement le câble.

« -Euh, s’il vous plait là-haut, j’aurai besoin d’un peu plus de corde ! »

Il ne put voir qui effectua la manœuvre, mais toujours est-il qu’il se redressa progressivement, pour au final entourer le câble avec ses pieds. Il attrapa sa lampe d’une main, et éclaira le fond de la fosse, une bonne quinzaine de mètres plus bas.

Bon, maintenant qu’on y est… Faut-y aller !

« -Bon, faîtes glisser petit à petit la corde, je vais descendre ! »

Concentré sur sa périlleuse descente, il ne chercha même pas à voir qui le retenait en haut. Mètre après mètre, il descendit, s’enfonçant toujours plus dans l’obscurité, jusqu’à ce que ses pieds touchent le plafond de la cabine. Il desserra le nœud qui le serrait au niveau de la taille, pour marcher en toute liberté.

« -C’est bon, je suis en bas ! J’essaie de rentrer dans l’ascenseur ! »

Avec sa lampe, il chercha autour de lui un accès, et découvrit sur le haut de l’ascenseur une petite grille d’aération, juste assez grande pour permettre à un humain de glisser à l’intérieur. Il donna un grand coup de pied dessus, mais les fixations dans les angles résistèrent.

A grands maux, grands moyens !

« -Joris, cria-il en rigolant à l’intention de son collègue quinze mètres plus haut, c’est juste car je n’ai pas de tournevis, t’en fais pas ! »

Quatre traits bleutés transpercèrent l’obscurité, laissant quatre petits trous fumants là où se tenaient auparavant les fixations. Cette fois-ci, privée de ses appuis, la grilla céda, et Léthias se laissa tomber dans la cabine. Où il faisait encore plus noir, et pour se retrouver bloquer devant une nouvelle porte solidement fermée. Son bracelet radar n’indiquait que trois signaux, ceux des autres gardiens. La zone était donc déserte. Léthias se plaça juste en dessous l’ouverture qu’il venait de faire dans le plafond.

« -Eloïse, je suis bloqué par une nouvelle porte… Y’aurait moyen que tu l’ouvres ?
-Je vais voir ce que je peux faire ! Mais je garantie rien !
-Fais ce que tu peux ! Et si quelqu’un veut me rejoindre, qu’il prenne de quoi l’ouvrir ! »

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Volodia Helsen
MessageSujet: Re: JEK 101   Lun 24 Juin 2013 - 16:07

- Je vais voir ce que je peux faire ! Mais je garantie rien !
La Gardienne sortit son pied de biche de son sac.
- Fais ce que tu peux ! Et si quelqu’un veut me rejoindre, qu’il prenne de quoi l’ouvrir !
- On devrait y aller "à l'ancienne", la moitié des lumières se sont éteintes juste pour qu'on puisse ouvrir Une seule porte. Porte coulissante en plus, en y forçant un p'tit peu on devrait y arriver.
Éloïse hocha la tête vigoureusement, car pour ouvrir la seconde porte il lui aurait fallu... descendre. Elle regarda faire son ainée l’estomac noué, descendre lentement dans le "puits" ,assuré par Joris.

Une fois en bas, Volodia fit passer son pied de biche à Léthias pour qu'il commence à tester la résistance de la porte. Après avoir reprit son souffle elle pénétra dans la cage d'ascenseur.
Son collègue s'en sortait sans problème, poussant sur un seul battant alors que l'autre faisait de même sans que personne n’appuie dessus. En attendant elle se plaça en dessous de l'ouverture pour tenir au courant les deux autres gardiens encore en haut.
Les derniers centimètres de la porte à pousser semblaient les plus dur, elle aida en s'occupant de l'autre moitié de la porte coulissante.
Une fois ouverte, une autre porte, quasi identique si ce n'était le logo Toréal en supplément, à ouvrir. La tache pris plusieurs minutes, laissant le temps à la gardienne à penser...
Une grande affiche était présente dans la cage d'ascenseur "Travail Dur, Travail Heureux !", présentant un homme en cravate souriant de toute ses dents inhumainement blanches, un dossier à la main faisant un clin d’œil à sa secrétaire toute stéréotypée et rougissante face à son terminal de travail. Ça avait p'tet du bon cette apocalypse. Mise à part quelques cas, la guerre des sexes semblait enterré. Le racisme aussi -mise à part les goules et les mutants- pour le pouilleux lambda il n'y avait plus que "les humains"... et les communistes, mais sauf les quelques affiches de propagandes présentant les méchants envahisseurs Mandarins avec leurs toques, leurs tresses et leur dents de devant digne d'un rat-taupe, on pouvait considérer cela comme "faisant partis du passé".
Contrairement à la première porte, la fin fut plus facile, coulissant presque sans efforts.
- On fait descendre les deux derniers par la corde, vaut mieux pas risquer de bloquer l'ascenseur, hein ?
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Léthias Osniaril
MessageSujet: Re: JEK 101   Mar 25 Juin 2013 - 10:14

Le pied de biche tomba sur le haut de l’ascenseur dans un fracas, et laissa même une petite marque sur le plafond. Léthias sortit par la petite ouverture sur le dessus, récupéra la barre métallique, et redescendit dans la cabine. Il plaça la fine partie incurvée de l’outil entre les deux battants de la porte coulissante, et commença à pousser dessus, tandis que Volodia entamait sa descente, une quinzaine de mètres plus haut. Elle arriva quelques minutes plus tard, et aida le Gardien à finir d’ouvrir la première porte. Malheureusement, en plus de la porte de la cabine, il y avait celle de l’étage à ouvrir. Les deux Gardiens réitérèrent donc la manœuvre, mais cette fois-ci, les deux battants de la porte coulissèrent tranquillement sur leurs rails, sans opposer de grosse résistance. La porte donnait sur un long couloir, sans aucune lumière allumée à l’intérieur, et toujours aucun signe sur le bracelet radar de Léthias. Il pointa sa lampe torche, et vit une série de portes flanquées dans les murs, ainsi qu’une au fond du couloir.

« -On fait descendre les deux derniers par la corde, vaut mieux pas risquer de bloquer l'ascenseur, hein ?
-Ouaip. Car si on ne peut pas remonter, on est mal. »

Léthias baissa sa lampe torche, remonta sur le toit de la cabine de l’ascenseur, et appela les deux derniers Gardiens restés en haut.

« -Joris, Eloïse ! Faîtes descendre nos sacs avec la corde fixée au plafond ! Descendez tout le matériel en fait, et rejoignez-nous ! Vous laisserez juste la corde que j’ai utilisée au plafond fixée au mur, et dans la cage, elle nous servira pour remonter !
-Ok, je commence par les sacs, Léthias ! »

Le lourd sac à dos de Léthias descendit rapidement dans la cage, suivit de près par celui de Volodia et des autres gardiens. Joris fit ensuite descendre avec précaution la radio et le matériel électronique d’Eloïse, en prenant soin de ne pas les fracasser contre les parois du puits. Léthias récupéra le matériel sur le toit, avant de la passer à Volodia, qui l’entreposa dans le couloir. Eloïse descendit ensuite, avec un peu moins d’aisance que les deux Gardiens qui l’avait précédé. En plus, la dose de Med-X qui finissait de se dissiper dans son sang ne devait pas arranger la chose. Elle arriva en bas, et vacilla, mais Léthias la rattrapa avant qu’elle ne s’écroule au sol.

« -Ca va ?
-J’ai un peu la tête qui tourne…
-Pas grave, t’est arrivée, c’est l’essentiel. Rejoins Volodia. C’est bon Joris, tu peux nous rejoindre ! »

Le dernier des quatre descendit à son tour, se laissant presque glisser le long de la corde. Arrivé en bas, il fit un second nœud autour d’une anse en métal, afin que la corde reste bien dans la cage. Une fois que les quatre gardiens furent dans le couloir, Léthias sortit sa torche, et s’approcha d’une porte. Il appuya sur la poignée, mais visiblement, elle était fermée. Il tapota doucement contre la porte, pour tester sa résistance, et observa la taille de la serrure. Un bruit de bois qui éclate retentit alors de l’autre côté du couloir. Il se retourna, et vit Joris qui venait d’enfoncer une porte similaire à deux mètres de lui. Visiblement, il l’avait précédé dans ses intentions. Léthias sourit, et fit de même. La porte craqua du premier coup, et il braqua sa lampe dans la petite pièce, totalement vide.

« -Sérieux, ça sert à quoi de fermer à clef une pièce vide ?
-Aucune idée. Même chose de mon côté. »

Les deux hommes s’occupèrent des deux portes suivantes, pour trouver également des pièces vides. Il restait une porte au fond du couloir, visiblement plus solide que les autres.

« -Bon, y’a plus qu’à espérer qu’elle soit ouverte, celle-là. Rapprochons le matériel, déjà. »

En quelques minutes, tous les sacs étaient à proximité. Joris s’approcha de la porte, et mit la main sur la poignée. Volodia et Eloïse braquèrent leur torche sur l’embrasure, et Léthias sortit son HG, par précaution, bien que son bracelet radar soit désespérément vide.

« -Prêts ?
-Ouaip. Vas-y, ouvre. »

Joris abaissa la poignée. Visiblement, la porte n’était pas verrouillée. Léthias lui fit signe de continuer. Un léger clic se sentir tandis que la serrure se retirait de son logement. Joris poussa d’un seul coup la porte, et les faisceaux lumineux des torches envahirent l’espace ambiant. Léthias rangea son HG, n’ayant pas eu à s’en servir, et le remplaça par une torche. Les quatre Gardiens pénétrèrent dans la salle.

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MessageSujet: Re: JEK 101   Dim 30 Juin 2013 - 3:22

Les quatre Gardiens avaient ouvert la porte sur une salle bien plus grande que celles traversée jusqu'à lors, comme si enfin ils entraient dans le vrai complexe.
Une grande pièce en hémicycle. Au centre, un grand écran de contrôle, éteint bien sûr, comme tout le reste...
Des bureaux, encore, intact et vierge de souillure d'après guerre. Ils sont disposé en demis-cercles concentriques, autours du grand écran. Tout n'est que silence et pénombre.
Prudemment, ils passent la porte et entre dans l'espace chacun leur tour, arme et torche à la main.
Ne constatant aucun menace direct, Lethias rengaine ses HG au profit de plus de lumière...
Il y a ici de quoi fouiller même si les bureaux sont presque tous vides. On trouve encore quelques papiers dans certains tiroirs, documents mais rien de semble-t-il très important. Tout semble avoir été très bien rangé, ordonné, préparé...
Il y a aussi d'autres portes, menant à d'autres couloirs, d'autres salles, d'autres ascenseurs...
Sur le mur un plan, bien sûr mieux conservé que celui de l'entrée :

Plan:
 

Les quatre confrères se réunir autours du plan, éclairé par un torche.
- A votre avis, on commence par où? Demanda l'un d'eux.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: JEK 101   Sam 6 Juil 2013 - 14:45

Instantanément, second sous-sol du laboratoire.

Les quatre Gardiens se trouvaient à présent sous une bonne vingtaine de mètres de terre. Léthias commençait à se demander pourquoi un simple laboratoire de recherche en cosmétique était enterré si profond. Et surtout, à quelle profondeur allait donc se trouver l’abri dont Zen avait trouvé les coordonnées ? Le Gardien consulta rapidement le plan, tandis que les autres jetaient un œil à droite et à gauche. Il vit Eloïse, qui tremblait légèrement. Avant toute chose, il fallait s’occuper d’elle.

« -Bon, on essaie de voir si y’a moyen de remettre du jus là-dedans, et on fonce à l’infirmerie, s’occuper du bras d’Eloïse. La petite salle là, derrière l’ascenseur du fond… C’est peut-être un local technique, on commence par là. Ensuite, on verra. Volodia, si tu as de quoi refaire un… Avertisseur devant la cage d’ascenseur. »

La Gardienne fit oui de la tête. Pendant ce temps, Joris passa devant, lampe torche en main, suivit par Léthias et Eloïse. Ils traversèrent le couloir qui longeait les bureaux, espérant rejoindre celui menant à l’infirmerie et au local technique le plus vite. Malheureusement, quand Joris abaissa la poignée, il s’aperçu que la porte était fermée. Elle semblait solide, et Léthias n’avait envie de perdre son temps à essayer de crocheter la serrure. D’ailleurs, il ne semblait même pas y en avoir, puisqu’une sorte de boitier avec des touches numériques était posé à la place. Il devait s’agir d’une serrure électronique, or il n’y avait pas de courant dans le coin. Il restait une seule solution rapide.

« -Joris, écarte-toi, et éclaire moi ce boitier. »

Le jeune homme obtempéra en ronchonnant, se doutant de ce que Léthias voulait faire. L’Ombre se rapprocha à moins d’un mètre de la porte, sortir son HG, et fit feu à plusieurs reprises. Le boitier fut transpercé par plusieurs traits bleutés, et la porte s’ouvrit dans un déclic.

« -Parfait ! Allez, continuons. »

Cette fois, la porte menant au local était ouverte. Léthias s’y précipita, éclairée par les lampes de Joris et Eloïse, et tomba sur une armée de seaux et de balais. Il les balança  un à un hors du local exigu, pour tomber sur une sorte d’armoire électrique. Il l’ouvrit, releva sans hésiter la poignée du disjoncteur à l’intérieur, mais ce dernier retomba à peine en position de marche

« -Le bouton là… C’est un bouton d’urgence, il est encore enfoncé. Il faudrait le réarmer… »

La voix faiblarde d’Eloïse venait de résonner dans le couloir vide. Léthias fit ce qu’elle venait de lui dire, avant de relever la poignée du disjoncteur. Et là, comme par magie, les lumières s’allumèrent, comme au premier jour.

« -Décidément, ce labo est vraiment bien conservé. Infirmerie, maintenant ?
-Tout à fait, il faut que s’occupe du bras de notre blessée. »

Rejoins par Volodia, les Gardiens firent quelques pas et se retrouvèrent face à la porte fermée de l’infirmerie. Joris fit de manière ostentive quelques pas sur la côté. Léthias compris le message en souriant, et fit subir au boitier le même traitement qu’au premier. La porte s’ouvrit à son tour. et ils rentrèrent dans l’infirmerie. Eloïse se posa sans trainer sur l’un des fauteuils, tandis que Léthias commençait déjà à chercher du matériel médical.

« -Il nous faut des bandes et des compresses propres, du désinfectant, de quoi recoudre, des antidouleurs, bref, de quoi s’occuper de bras. »

Les armoires furent fouillés une à une, jusqu’à ce que le plan de travail à côté de la chaise soit plein. Léthias attrapa une paire de gants dans un paquet sous vide, et s’assit à côté de la blessée. Il prenait les devant pour s’occuper de la blessée, et prenait les commandes du groupe tout court.

Et s’ils ne sont pas d’accord, qu’ils le disent clairement !

N’ayant pas forcément confiance en des médicaments datant surement d’une bonne centaine d’année, Léthias récupéra une boite d’antidouleurs dans son sac, et les donna à Eloïse, avec une gourde.

« -Tiens, prends ça. Ça va te shooter un coup, mais ça évitera que tu n’ais trop mal quand je vais recoudre.
-Vous êtes obligés de le faire ?
-Je ne sais pas encore. Je vais te dire ça de suite… »

Léthias enleva doucement les bandes qui serraient le bras de la jeune Gardienne, pour laisser la plie ouverte à l’air libre. Elle n’était pas franchement belle à voir. Il fit signe à Eloïse d’avaler les médocs, avant d’attendre quelques minutes pour qu’ils fassent effet. Un anesthésiant local aurait été plus efficace, mais malheureusement, il n’avait pas ça sous la main. Léthias respira un grand coup, et ouvrit les sachets stériles contenant le matériel, pendant qu’Eloïse tournait la tête de l’autre côté. Avec la dose de désinfectant qu’il avait mis dans le hall un peu plus tôt, la blessure ne s’était pas infectée, ce qui était une bonne nouvelle. Alors, il commença son travail. Eloïse avait beau avoir prit une bonne dose d’antidouleurs, elle gémit quand l’aiguille traversa la peau, à plusieurs reprises.

« -Allez, tiens bon, c’est presque fini… »

Heureusement pour elle, à l’arrière de l’épaule, la balle s’était contentée de percer un petit trou, un bandage suffisait donc. En revanche, là ou elle était rentrée, les dégâts étaient un peu plus importants. Trois points de sutures plus tard, Léthias nouait le petit fil résorbable qui fermait la plaie d’Eloïse.

« -Bon… Faudra malgré tout passer à l’infirmerie du Temple dès ton retour, mais ça sera déjà ça. Plus qu’à bien serrer le tout dans une bande. »

Il fit ce qu’il venait de dire, avant de récupérer la matériel non utilisé dans son sac. Il s’assit ensuite sur une chaise, et se tourna vers les deux autres Gardiens qui se tenaient juste à  côté de lui.

« -Bon, maintenant ? Labos, sécurité, bureaux ? »

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Léthias Osniaril
MessageSujet: Re: JEK 101   Jeu 11 Juil 2013 - 9:56

«-La sécurité, on cherche des codes pour une IA, c’est là qu’on aura le plus de chances de les trouver.
-Là ou les serveurs.
-Oui, mais s’ils sont éteint, ça va pas être facile, surtout que je suppose qu’ils sont protégés.
-Ils n’auraient pas un accès direct, la sécurité ?
-Faut tenter. Laissons juste Eloïse reprendre ses esprits, on aura besoin d’elle pour toute la bidouille informatique. »

Aucun ne le contredit. Ils attendirent donc un peu, le temps que la jeune Gardienne reprenne ses esprits. Le silence régnait dans la pièce. Après plusieurs heures de travail ininterrompu, depuis le débroussaillage en surface jusqu’à la descente dans le puits, en passant par l’assaut des maquisards et l’ouverture des différentes portes, chacun commençait à être fatigué.

« -Limite… Autorisons-nous quelques heures de repos. Ça ne peut pas nous faire de mal. En plus, y’a des lits dans la salle à côté.
-En effet. Gardons juste quelqu’un d’éveillé, on sait jamais.
-Je prends la première garde. Relève dans combien de temps ?
-Trois quart d’heure, une heure… On est trois, ça laissera du temps. »

Léthias et Joris passèrent dans la pièce adjacente, tandis que Volodia restait auprès d’Eloïse. Léthias détacha les quelques affaires qu’il portait à la ceinture, les posa à portée de main, sur la petite table à côté du lit, et s’allongea tranquillement. Il ferma les yeux, et somnola, sans pour autant s’endormir. A côté de lui, Joris devait faire plus ou moins la même chose, tandis qu’Eloïse dormait profondément, et que Volodia montait la garde. Mine de rien, se reposer allait faire du bien à toute l’équipe, pour être de nouveau pleinement opérationnel. Nul ne savait ce que l’avenir ici leur réservait, aussi valait-il mieux être au maximum de ses capacités. Soixante minutes plus tard, la main de Volodia lui tapota doucement l’épaule. Léthias ouvrit les yeux, et fit signe à la Gardienne qu’elle pouvait se reposer à son tour. L’Ombre se leva, s’étira silencieusement, et fit quelques pas pour se réveiller. Il en profita pour faire un tour dans le couloir, et alla jeter un œil à la porte de la sécurité, et s’aperçu qu’elle était fermée. Il n’en profita pas pour tirer de suite dedans, ne voulant pas déranger ses compagnons de voyage. Alors il attendit, en profitant aussi pour faire le tri dans tout le matériel médical et ainsi récupérer ce qui pouvait l’être, tel les bandes ou outils stériles et autres trucs non périssables. A la fin de son heure de garde sans rien à signaler, il remua un peu Joris, qui prit son tour, pendant que Léthias se rallongeait sur les vieux matelas poussiéreux. Ils restaient néanmoins assez confortable, et aucun d’entre eux n’allaient cracher dessus pour une simple petite sieste durant une mission. Cette fois, Léthias se laissa s’endormir. Il fut réveillé à l’heure prévue par Joris, qui alla ensuite parler à Volodia pour la réveiller elle aussi. Les trois Gardiens se rééquipèrent, récupérèrent leur sac, et passèrent dans la petite salle d’examen pour voir ou en était Eloïse. Cette dernière émergeait elle aussi, et arriva même à se mettre debout en s’aidant de son bras qui n’était pas blessé.

« -Comment ça va ?
-Mieux, merci. J’ai dormi combien de temps ?
-Euh… Trois heures. »

Un léger sourire passa sur les lèvres de tous les membres du groupe. Un peu gênée, Eloïse se gratta la tête, avant de sauter précipitamment sur ses affaires.

« -Ne t’en fais pas, on en a aussi profité. L’essentiel est que tu sois en forme.
-Oui, là, ça va bien.
-Super ! On a prévu d’aller faire un tour à la sécurité, pour voir si on peut avoir accès aux serveurs. Et si ça ne marche pas, la salle est juste à côté. »

Les quatre Gardiens quittèrent l’infirmerie, où ils venaient de passer un bon bout de temps, et se retrouvèrent devant la porte de la sécurité, toujours fermée. Joris fit signe à Léthias de ne rien faire, et s’arma d’un tournevis plat trouvé quelque part, fit glisser la pointe entre le boitier et la porte, avant d’effectuer un mouvement de levier qui sépara les deux. La serrure électronique pendouillait maintenant dans le vide, soutenu par deux trois fils, que Joris coupa net avec son couteau. Un léger déclic se fit entendre, et la porte s’ouvrit.

« -Ça marche aussi. »

Léthias sourit, et suivit Joris à l’intérieur. Dans la salle de la sécurité se tenaient des moniteurs pour les caméras de surveillance qu’ils avaient croisées à plusieurs reprises dans l’aile, mais aussi des postes plus gros, servant peut-être d’accès aux serveurs. Eloïse les remarqua, sortit toute son attirail, et se brancha directement sur les prises des moniteurs. Sur les petits écrans de ses terminaux, des lignes de code commencèrent à défiler, et elle se mit à pianoter sur son clavier.

« -Tu sais combien de temps ça peut prendre ?
-Aucune idée, il faut déjà que je trouve à quoi ils servent. J’ose espérer que c’est un accès aux serveurs, mais je n’en suis pas encore sûr. »

Elle continua pendant de longues minutes à éplucher les instructions défilant devant elles, sans avoir l’air trop fatiguée. Visiblement, sa longue sieste lui avait été bénéfique. Joris s’assit auprès d’elle, comme si il cherchait  à s’intéresser au travail de sa collègue. Léthias décida d’en profiter pour aller faire un tour.

« -Volodia, on va faire un tour, histoire de voir ce qu’il y a d’autre ?
-Ça roule. »

Les deux Gardiens plus âgés sortirent, passèrent devant les bureaux, dont les portes étaient encore ouvertes, et regardèrent l’intérieur des labos à travers des larges baies vitrées donnant sur le couloir. Dans les deux pièces, tout était en état, comme si les employés étaient simplement partis manger, et qu’ils revenaient dans quelques instants. Quand Léthias fit cette remarque à Volodia, cette dernière lui répondit, assez septique.

« -Mouai, ils sont quand même l’air d’être partis assez précipitamment… En plus, le bouton d’arrêt d’urgence du disjoncteur de l’aile était enclenché…
-Pas faux. Il a du se passer quelque chose ici… Mais quand…
-Et surtout, quoi ? »

Les deux continuèrent leur tour, s’arrêtèrent dans les bureaux pour y chercher quelques papiers ou données pouvant les aider à comprendre ce qui s’était passé, pendant qu’Eloïse et Joris, du moins surtout Eloïse, travaillaient d’arrache-pied sur la possible connexion aux serveurs du laboratoire.

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MessageSujet: Re: JEK 101   Ven 12 Juil 2013 - 0:47

Lethias fouillait les bureaux.

Tous les mêmes, les mêmes affaires, agrafeuses trombones stylos presses papier... Une mine d'or pour qui veut ouvrir une papeterie. Bien moins valable niveau technologie, même si les bonnes agrafeuses se font rares.
La vacuité, c'est l'étrange sentiment qui ressortait de endroit. Pas qu'il soit complètement vide, par ci par là une vieille photo de famille dans un cadre, un ticket de caisse pour un repas au resto, un stylo resté débauché, une montre arrêtée à 20H41, une tasse tachée d'un fond de café séché, un pull laissé sur un porte manteaux, la brochure d'un traiteur chinois du treizième... Mais rien qui ne témoigne d'une réelle activité du lieu, aucun document en lien avec l'activité de ces gens qui semblaient pourtant, en toute logique, venir travailler ici tous les jours.

Le gardien ouvre un énième tiroir, vide, le referme d’instinct avant de le rouvrir. Quelques chose attire sont œil. Le fond du tiroir diffère des autres, alors que le modèle du bureau est exactement le même. Quelques manipulations révèlent rapidement un double fond que Lethias ôte précautionneusement. Il y découvre quelques papier, issus du même calepin, manuscrit.

       

Enfin une découverte digne d’intérêt, même si telle quelle, assez obscure. Le gars parle de documents qu'il a planqué, et s'appelle Daniel... Pas de date malheureusement, et certaines notes semblent manquer. Maigre piste, mais la seule pour le moment sur ce lieu étrange. Peut-être faudrait-il creuser dans cette direction, ou bien se concentrer sur les codes de l'holodisque.


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MessageSujet: Re: JEK 101   Sam 13 Juil 2013 - 18:06

« -Volodia, regarde ça… »

Après l’avoir lu, Léthias passa le calepin à sa camarade, et pendant qu’elle entreprenait de le lire, il passa la tête au travers de l’embrasure de la porte pour apostropher les deux autres Gardiens, toujours à travailler sur l’accès au serveur.

« -Eloïse, Joris, ça donne quoi de votre côté ?
-Ça avance ! Je devrais passer les barrières du serveur sous peu, mais les terminaux y étaient bien connectés.
-Super ! Préviens-nous que tu as du nouveau !
-Et chez vous, ça donne quoi ?
-De la paperasse avec des trucs bizarres…. Il a du se passer quelque chose ici, mais on en sait pas plus… »

Léthias retourna à l’intérieur des bureaux, et observa Volodia, qui finissait de lire rapidement les documents qu’il avait débusqué.

« -Alors ? T’en pense quoi ?
-Qu’il y a décidément des trucs pas net ici. Faudrait qu’on trouve d’autres choses.
-Ouai. Tu déduis quoi des messages ?
-Que ce cher Daniel avait le béguin pour une inconnue, une collègue de travail ;  qu’apparemment, il cherchait quelque chose sur la raison de leur présence ici, qui ne semblait pas être celle qu’il pensait ; et qu’il s’est passé quelque chose. Difficile d’en déduire autre chose. Tout cela était visiblement clandestin, et les patrons, qui qu’ils soient, n’ont pas du apprécier.
-Je ne te le fais pas dire… Si seulement on pouvait trouver des casiers, ou quelque chose dans le genre…
-Peut-être dans la salle de repos ? Et il y a les archives aussi…
-Commençons par là, et salle de repos ensuite ?
-Ça me va. »

Les deux Gardiens poussèrent la porte de la salle des archives, qui n’était pas fermée à clef. Enfin, des archives, c’était un bien grand mot, surtout si on les comparait aux immenses rangées d’étagères du Temple. Là, à part quelques tables sur lesquelles étaient posées des cartons, il n’y avait rien.

« -Bon, bah au moins, ça sera vite fait. »

Léthias et Volodia commencèrent à ouvrir les boites d’archives, et sortirent les liasses de papier s’y trouvant. Passant rapidement d’un papier à l’autre, ils cherchaient une info susceptible de les renseigner sur ce qui s’était passé ici. Mais hormis des factures de comptabilités banales, des listes de fournitures de bureaux et autres, rien d’intéressant.

« -Alors ?
-Rien de mon côté.
-Léthias, Volodia, fit soudain Joris, on est rentré ! Eloïse commence à chercher les codes.
-D’accord, on finit d’explorer deux trois pièces et on arrive ! »

Volodia prit une boite dans ses mains, pour la pousser sur le côté, tandis que Léthias quittait déjà la petite pièce. La Gardienne eut alors un haussement de sourcil, et rappela l’Ombre.

« -Léthias, attends.
-Quoi, qu’est ce qui se passe ?
-Viens soulever cette boite. »

Étonné, Léthias fit demi-tour et alla prendre la boite vide que Volodia tenait dans ses mains. Il la souleva sans difficulté, bien que son poids soit assez pesant pour une simple boite de carton.

« -Un peu lourde, en effet…
-C’est tout ce que tu remarques ?
-A première vue, oui… »

Volodia mit son bras debout, à l’extérieur de la boite. Le bord du carton lui arrivait pile au niveau du coude. Elle fit signe à Léthias de faire attention à la longueur, puis plongea son bras dans la boite. Cette fois-ci, il y avait une longueur assez conséquente entre le bord et le coude de la Gardienne.

« -Et pourtant, je suis au fond…
-Double fond.
-Bingo. »

Léthias vint se pencher au-dessus de la boite, tandis que Volodia prenait la pointe de son couteau pour soulever le fond. Et son intuition avait été la bonne, puisqu’en effet, un petit compartiment se trouvait en-dessous du double fond. Et mieux, il n’était pas vide. Elle se tourna vers Léthias, qui sourit.

« -Bien joué !
-C’est le deuxième double fond qu’on trouve. Visiblement, il y a bien quelque chose de louche qui se tramait ici… »

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MessageSujet: Re: JEK 101   Mar 23 Juil 2013 - 3:03

Voladia souleva précautionneusement le double fond et en sortit une grande enveloppe Kraft, encore scellée, marqué en rouge "Confidentiel", comme dans les films d'espionnage d'avant guerre...

Nos deux gardien échangèrent silencieusement un regard interrogateur, et Volodia se décida à ouvrir l'enveloppe. Il y avait peu de risque qu'elle explose, et en effet, elle n'explosa pas... à l'intérieur, un dossier d'une vingtaine de pages agrafées:


Les autres pages étaient, comme annoncé sur la couverture, des relevés de comptes et de transactions bancaires. Des suites de numéros en tout genre, pour des montants exorbitants à huit ou neuf chiffres... Bien trop pour une comptabilité de fournitures de bureaux!
Les documents étaient obscurs pour tout néophyte au monde de la finance d'avant guerre, mais certaines suites de chiffres se répétaient régulièrement. Des numéros de compte, sans doute, mais avec la disparition des banques, difficile, voire impossible, d'en retrouver les propriétaires.

Les deux gardiens concentrèrent toutes leurs capacités d'analyse, avant d'être interrompus par Éloïse qui les appelait.


- On est entré... Venez voir... avec peu d'entrain dans la voix.

Ils la rejoignirent, toujours en compagnie de Joris, dans la salle de sécurité.

- J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle...
- La bonne d'abord, s'il te plait
, répondit Volodia du tac-au-tac.
- Et bien, on a accès aux serveurs...
La mauvaise, c'est qu'ils sont vide...
Rien de rien... j'ai même pas eu beaucoup de mal à entrer. La seule chose que j'ai pu récupérer, c'est un log des dernières opérations de maintenances, daté du 12 octobre 2077, 23h34. Je vous épargne les détails purement techniques, mais tous les disques durs ont été formatés, et avec un algorithme puissant, type militaire, impossible de récupérer quoi que ce soit... sauf que, un des disque dur aurait été enlevé, physiquement, un peu avant...

- Merde!
Lâcha Volodia.

La confusion était plus grande encore qu'à leur arrivée. L’énigme de ce laboratoire restait entière, même si petit à petit, des éléments de réponses arrivaient.
Tout le laboratoire semblait avoir un double fond... au figuré du moins.

Mais le laboratoire est vaste, et tout n'a pas encore été exploré.
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MessageSujet: Re: JEK 101   Mar 23 Juil 2013 - 14:01

Léthias soupira. Les quatre Gardiens n’étaient pas sortis de l’auberge. C’était limite si leur exploration n’avait pas apportée plus de questions que de réponses ; et les dernières nouvelles concernant les serveurs n’étaient pas bonnes.

« -Bon, récapitulons. Un labo pour une entreprise de cosmétique enterré à plusieurs mètres sous terre. Des serveurs nettoyés avec un algorithme militaire. Un disque dur qui disparait. De notre côté, on a trouvé qu’un des employés enquêtait en douce sur des choses étranges qui se passaient ici, et visiblement, il a eu des problèmes. On a aussi trouvé, caché dans le double fond d’une boite, un rapport bancaire. Avec de très, très grosses sommes. Et je ne pense pas qu’il s’agit seulement des recettes des ventes.
-Mais pas d’identités ?
-Non, que des numéros de comptes. Et vu qu’il n’y a plus une seule banque, ça nous servirait à rien.
-J’ai peut-être une idée. Avec un peu de chance, le disque dur manquant est encore dans le coin. Et encore avec de la chance, il y aurait des noms dedans.
-S’il n’a pas été effacé non plus. On tourne en rond, là. On était venu pour de simples identifiants d’IA, mais pour le moment, on n’a rien.
-Il faut qu’on continue de chercher. On n’a pas le choix, si on veut trouver quelque chose.
-Un instant… Eloïse, ça date de quand le formatage ?
-Du douze octobre 2077, pourquoi ?
-Soit onze jours avant le jour de feu, et deux après que ce rapport soit sorti. »

Léthias posa le rapport de comptes devant lui. Tout cela ne pouvait pas être qu’une simple coïncidence. Il lui semblait impossible que quelques jours à peine de l’apocalypse, des dirigeants soient tranquillement en train de regarder l’argent qui leur tombait dessus. Tout cette était surement lié, mais comment ? La grande question, qui permettrait sans doute lever le mystère sur cette affaire, pour le moins mystérieuse.

A moins que…

Léthias reprit le rapport, et se mit à éplucher les dizaines de lignes. D’énormes rentrées d’argent, mais aussi beaucoup de dépenses. S’il s’agissait simplement des dépenses de fonctionnement de l’entreprise, celle-ci courait à sa perte, puis que les dépenses sur ce dernier mois étaient presque aussi importantes que les recettes. Des dépenses à neuf chiffres, plusieurs fois dans le mois… Soit les salariés étaient très bien payés, soit il y avait autre chose. Puis il fit attention au symbole.

« -A votre avis, qu’est ce qui peut couter plusieurs centaines de millions de dollars, et qui peut s’avérer utile dans le climat politique de l’époque ?
-Pas grand-chose, si tu veux mon avis. Ou une petite armée.
-Ou un abri antiatomique. La première ligne est une dépense, je suppose donc qu’il y en a eu d’autres avant. Et regardez le symbole, en bas.
-C’est celui de Vault-Tech, non ? Ils ont construits presque tous les abris de Paris.
-Ouai. Donc si vous voulez mon avis, les dirigeants ont fait construire un abri dans le coin. A l’insu des salariés, pour protéger quelque chose d’important, voir de secret.
-Quand même, cacher la construction d’un abri… Pas facile.
-Si les salariés sont confinés là-dedans, ils ne devaient pas voir grand-chose. Les autres portes, dans le hall d’entrée, on sait où elles mènent ?
-Négatif. Mais je suis bien en bas, pour le moment.
-Moi aussi. Faudrait finir de fouiller la zone avant de remonter. »

Léthias regarda successivement Volodia, Joris et Eloïse. Tous semblaient frustrés de ce lieu, qui renfermait plus de mystères que de réponses. Tout n’avait pas été exploré, mais quand même ; leurs efforts n’avaient jusque là pas fait avancer grand-chose. Il restait encore quelques salles qui n’avaient pas été explorées ; s’ils ne trouvaient bien, ils étaient bons pour remonter en surface, galérer de nouveau pour ouvrir l’une des autres portes, pour surement à nouveau redescendre dans les profondeurs du laboratoire. Bref, se fatiguer et perdre du temps… Peut-être pour rien, aussi. Car rien ne garantissait qu’ils trouveraient quelque chose dans les autres ailes.

« -Bon… Donc au niveau des serveurs, c’est mort ?
-Oui. Je ne peux rien récupérer.
-Bordel ! Bon… Il reste encore deux trucs à explorer… Et il faut savoir où mènent les ascenseurs.
-Étant donné qu’en surface il n’y en avait pas d’autres, pour moi ils mènent tous vers le bas.
-Les deux près de l’entrée, je pencherais plus pour des ascenseurs horizontaux, vers les autres ailes du laboratoire. Il faut tester les deux justes à côté de la sécurité.
-Ils sont à deux mètres de nous, on peut y aller, non ?»

Léthias souleva les épaules. De toute façon, ils n’avaient plus rien à perdre. Joris et Léthias attrapèrent chacun un pied-de-biche, firent glisser la tête entre les deux battants de la porte de l’ascenseur, et la firent coulisser. Bizarrement, le travail se fit sans difficultés, comme si les protections mécaniques empêchant l’ouverture étaient usées. Volodia passa à l’intérieur, et regarda à travers une petite grille au plafond, éclairant l’extérieur avec sa lampe torche.

« -C’est le haut de la cage d’ascenseur. Donc il descend bien.
-A mon avis, il y a de fortes chances pour qu’il s’agisse de l’abri. Je ne vois pas pourquoi en enterrerait encore plus profondément le laboratoire. J’y descendrai une fois qu’on aura fini de cette partie.
-Euh, c’est pas un peu risqué ?
-Vous n’êtes pas obligés de me suivre, mais moi, je descendrai. Deux Gardiens sont morts pour cet abri, il n’est pas question que je passe à côté. »

L’allusion à la mort de Zen et de Samuel laissa planer un petit silence, mais il fut vite rompu par Eloïse, apparemment désireuse de ne pas vouloir assister à un nouveau règlement de comptes.

« -Il faudrait peut-être qu’on regarde le deuxième ascenseur…
-En effet. Joris, on recommence ? »

Le gardien s’approcha, passa la pointe du pied-de-biche entre les deux moitiés de la porte, avec l’ouvrit, avec l’aide de Léthias. Volodia entra de nouveau, et observa à travers la petite grille. Visiblement, l’ascenseur était en tous points identiques à son voisin.

« -La même, vers le bas. Donc au moins, on sait où ils mènent.
-Bon, sinon, il nous reste quoi à visiter ?
-Les labos, au besoin, mais aussi la salle de repos. On aurait besoin de certaines infos.
-Dans ce cas, pas la peine de trainer. Plus vite on aura quelque chose, mieux ce sera. »

Le petit groupe traversa les couloirs,  ainsi que les bureaux, pour rejoindre l’entrée de la salle de repos, dont la porte était ouverte. A l’intérieur, quelque canapés vieillis, distributeurs de boissons hors service, mais aussi les petits casiers carrés des employés, fermés par des cadenas. Ils étaient assez nombreux, et occupaient malgré leur taille quelque peu réduite, une bonne partie du mut face à la porte.

« -Bon, nous cherchons le casier d’un certaine Daniel. D’après les papiers qu’on a trouvé tout à l’heure, c’est ce type qui faisait des recherches. »

Chacun des Gardiens s’occupa d’une petite portion du mur de casier, et ils épluchèrent les noms marqués sur un petit bout de papier, derrière une fine lamelle de plastique transparent. Après seulement quelques secondes, leurs efforts portèrent leurs fruits.

« -Daniel, je l’ai.
-Euh, j’en ai un aussi. »

Deux Daniel, donc deux coffres à  ouvrir. Joris dégaina son HG avant Léthias, se colla contre les casiers. Il colla l’embout de son pistolet contre le cadenas, et tira un coup, découpant net la petite anse métallique. Il l’enleva sans difficultés, et put ouvrit le casier. A l’intérieur, une blouse blanche, parfaitement pliée, une paire de lunettes de protection et un stylo. Rien d’intéressant. Volodia déplia néanmoins la blouse, et fouilla les poches, afin d’être sûr qu’ils ne passaient à côté de rien. Mais la blouse resta désespérément vide.

« -Rien de rien. Espérons que l’autre Daniel soit celui des feuilles qu’on a trouvé, et qu’il y ait quelque chose dans son casier.
-Mouai. »

Joris réitéra la procédure pour faire sauter le cadenas, et fit tourner la petite porte métallique sur ses gonds. Cette fois ci, à l’intérieur, il y avait une serviette, une trousse, ainsi qu’un chapeau. Eloïse ^rit la trousse et la vida, sans rien trouver. Joris souleva la serviette, et découvrit une boite métallique cachée derrière, fermée par une serrure. Il la soupesa rapidement.

« -Il y a quelque chose dedans.
-Mieux vaut ne pas l’ouvrir à coups de laser, ça serait idiot de détruire ce qu’il y a dedans.
-Bougez pas, je m’en occupe »

Joris tendit la boite à Volodia, qui la posa sur une table, avant de sortir deux fines barrettes de sa poche. Elle les fit glisser à l’intérieur de la serrure, et après une petite trentaine de secondes, un léger clic se fit entendre, tandis que Volodia faisait tourner le canon.

« -Ça y est. Bon, maintenant, croisez les doigts. Ça doit être notre dernière chance de trouver quelque d’intéressant, ou pouvant nous donner quelques indices sur le mystère du laboratoire. »

En effet.

Volodia souleva lentement le couvercle de la boite.

Allez… Pour l’Ordre…

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Maître du Destin
MessageSujet: Re: JEK 101   Jeu 25 Juil 2013 - 19:27

Dépités mais s'accrochant toujours à l'un de leur dernier espoir, les quatre Fantastiques gardiens ouvrirent la boite.

Elle contenait la carte Magnétique du Daniel, ainsi qu'une note de papier plié.
Adonise s'en empara avant ses collègues et la déplia avidement, avant de pâlir subitement. Elle tendit le papier à ses collègues.

Note:
 


Une nouvelle déconvenue... Fallait-il donc se résigner et tourner les talons?
Un souffle froid traversa les gardiens...
Mais Joris avait gardé la note en main, et d'un coup se mit à rire, au grand étonnement de ses collègues.

- "Ne vous prenez pas la tête" riait-il.

Les autres ne semblaient pas voir quoi que ce soit de drôle, mais Joris avait déjà saisit l'épais chapeau hivernal, et le tâtait dans tous les sens, avant de commencer à en arracher les coutures à mains nues.
Les autres comprirent rapidement, et furent fixés quand Joris sorti de la doublure du chapeau un petit carnet.

Le sourire revint rapidement sur le visage des confrères gardiens. Restait à le lire:

journal:
 

Voila qui ouvrait de nouveaux horizons, sans apporter toutes les réponses espérées...

HRP:
 
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Léthias Osniaril
MessageSujet: Re: JEK 101   Ven 26 Juil 2013 - 10:31

Les Gardiens lirent chacun leur tour les quelques pages du carnet,  avant de le reposer à côté de la petite boite dans laquelle ils l’avaient trouvé. Léthias prit dans ses mains la carte magnétique ornée du logo Toréal, du nom Daniel Rousseau et de quelques infos supplémentaires, la fit tourner, et la reposa. Finalement, il y en avait des infos, dans ce petit carnet…

« -Bon, récapitulons ce qu’on apprend d’important là-dedans. Première chose qui m’a frappée, ce Daniel dit avoir un niveau d’accréditation deux sur cinq, et je vous rappelle qu’on est au niveau deux, ici…
-T’imagine ce que ça veut dire ? Cinq étages souterrains, on arriverait à plus ou moins soixante-dix mètres sous terre ! Ok, c’est parfait pour un abri antiatomique, mais ça ne va pas nous arranger ! Descendre tout au fond, c’est même pas la peine d’y penser.
-Mouai. On verra bien, que voulez vous que je vous dise… Ensuite, cet histoire d’incident le douze avril… Et les hommes en combinaison de danger chimique. Ça coïncide avec le début du départ des troupes chinoises.
-Qui sont parties à cause du VEC, je te rappelle ! Bordel, si cette merde était développée ici, on n’a rien pour s’en protéger ! On ne va pas descendre au fond !
-Attends, on n’est sûr de rien. Ça peut être une hypothèse, mais on n’a rien de sûr. Ensuite ?
-La visite du militaire. 2077, l’ambiance commence à être bizarre, surtout avec l’attentat.
-Et ce fameux Pierre-Henry ! Il bossait en recherche et développement informatique… Ça pourrait expliquer pourquoi j’ai retrouvé des traces d’algo militaire… Après, pourquoi du RD info ici, j’en sais rien.
-Il y a cette Lucie aussi… Je suppose que c’est à elle qu’il parlait dans les lettres de tout à l’heure. Soit-dit en passant… Elles n’ont pas la même écriture.
-Le stress, une écriture rapide… Ça peut jouer. Il faisait surement ça en secret, en deux temps trois mouvements histoire de ne pas être repéré.
-Surement. On peut aussi noter qu’il semblait avoir de plus en plus d’activé là-dessous…
-Aussi, sauf que les ascenseurs sont bien surveillés, et la sécurité semblait très réactive. N’empêche, je me dis que cette histoire de lien entre Toréal et Vault-Tech, ces histoires de détournements de fonds… Ça pourrait expliquer les comptes du dernier rapport.
-Surement. Quoi d’autre ?
-Le comportement de Lucie. J’aurais tendance à croire qu’elle n’était pas nette, comme si elle bossait pour quelqu’un en sous main…
-Une espionne envoyée par les dirigeants de Toréal ?
-Par exemple. Ça expliquerait que quelqu’un semblait être aux courants de leurs travaux, et surtout la disparation de Pierre-Henry, sur la dernière page. Il pourrait s’être fait capturé.
-Attendez, passez pas à côté de l’essentiel ! Ils ont trouvé une IA… SASAPO. C’est ce qu’on était venu chercher, l’holodisque qu’il dit avoir planqué est peut-être encore ici !
-Peu probable, car il doit pouvoir le retrouver en cas de besoin. Le laisser ici, c’est pas la meilleure chose à faire.
-Y’a un truc qui ne colle pas quand même… Regardez, la dernière page du carnet est datée du quatorze juin 2077. Mais le rapport de comptes qu’on a retrouvé, planqué dans la salle des archives, c’était de septembre à octobre… Daniel dit qu’il a fuit… Comment vous expliquez que personne n’ait songé à fouiller son casier ? Son bureau ? On a tout retrouvé tel quel ! Les derniers mouvements connus dans le labo sont le douze octobre, lors du formatage des serveurs… Ça fait presque quatre mois après la fuite de Daniel, vous n’allez pas me faire croire que personne ne s’est inquiété de sa disparition ?
-Bah… Vu l’état d’esprit qui semblait régner… Ça ne m’étonnerait même pas.
-Ouai, enfin, ça me parait un peu gros. Et puis même ! Si Daniel avait fuit en Juin, comment il aurait pu planquer un rapport datant de Septembre-Octobre ?
-C’est pas con ça… Il n’y a pas trente-six solutions…
-Non. Ce n’est pas lui qui l’a caché là. Ce n’est pas le conseil d’administration non plus. Donc il y avait quelqu’un d’autre.
-Ça ne nous arrange pas. Bon, au final, qu’est ce qu’on fait ?
-Je propose de regarder si une certaine Lucie n’a pas de casier. On finit de faire le tour de cet étage, et ensuite… Je descendrai. Seul, dans un premier temps. Cela ne servirait à rien qu’on reste tous coincés en bas. Si jamais il y a quelque chose, je vous appellerai. Quelqu’un a une meilleure idée ? »

Personne ne releva. Les Gardiens commencèrent à éplucher les noms sur les casiers, et après quelques recherches, Volodia fit signe qu’elle avait trouvée la personne qu’ils recherchaient. Le cadenas sauta sans tarder, et Joris ouvrit la porte. Malheureusement, le casier était vide. Même pas le moindre petit crayon, la moindre petite veste. Les Gardiens se dirigèrent ensuite vers les laboratoires, qui n’avaient pas encore été visités. Ils étaient séparés du couloir par de grandes vitres, mais aucune porte. Seule une vitre semblait s’enfoncer dans le sol, comme-ci en coulissait quand quelqu’un se présentait. Mais il n’y avait aucune surement, surement un capteur à distance. La solution la plus rapide était de priser le verre. Joris se retourna, et donna un grand coup de coude dans la vitre. Malheureusement, le résultat ne fut pas celui attendu. Au lieu de voler en éclat, la vitre se fissura, mais seul un petit bout de verre tomba. Surpris, Léthias s’en approcha, et essaya de passer un doigt là où elle était percée. Mais son doit buta sur d’infimes traits grisés.

« -Merde. Des vitres anti-explosions. Ce n’est pas du verre blindé, mais il y a un léger maillage métallique pour l’empêcher de voler en éclat.
-Faut toute la détruire alors ?
-Si on veut rentrer, oui. A moins que… »

Léthias fit demi-tour, retourna dans la salle de repos, récupéra le carnet et la carte magnétique. Il revint, et s’approcha du mur de verre s’enfonçant dans le mur, carte en main. Un léger bruit se fit en tendre, et la porte coulissa. Visiblement, ils avaient trouvé sa carte d’accès. L’officielle, pas les cartes que Pierre-Henry avait réussit à faire.

« -Bon, bloquons la porte, fouillons ces labos, ensuite on s’attaquera à ceux de l’autre côté. »

Pendant que Joris bloquait la paroi de verre avec son pied de biche, Léthias, Volodia et Eloïse commencèrent à fouiller. Des microscopes, un peu de matériel, mais aucun reste d’expérience ou autres. Visiblement, les choses vraiment importantes se passaient dessous. Eloïse semblait néanmoins assez intéressée.

« -On a de quoi ramener quelques trucs au Temple ?
-Faut voir. Pourquoi ?
-Je pense qu’il serait bon de ramener un ou deux outils, comme ces microscopes… Et puis dans les bureaux, il faudrait démonter les boitiers reliés aux écrans, et récupérer ce qu’il y a dedans. Il s’agit de matériel informatique d’avant le Jour de Feu, ça se peut qu’il soit plus performant que ce que nous connaissons.
-Possible. Écoute, tu t’en chargeras pendant que je ferai les premières explorations  là-dessous. Je te laisserai la carte magnétique, moi je n’en aurai pas besoin.
-D’accord. »

Les autres laboratoires étaient eux aussi dénués d’intérêt. Rien qui ne sortait de l’ordinaire, pas de disque dur caché, d’holodisque sous un double fond, de cartes d’accès piratées. Les Gardiens semblaient avoir fait le tour de cet étage. Mine de rien, Léthias sentait la pression monter. Il ne savait pas encore combien de mètre il allait devoir descendre dans le noir, pour atteindre l’étage inférieur. Après, une fois en bas, il se retrouverait plongé dans l’obscurité la plus totale, seulement éclairé par sa lampe torche…

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Léthias Osniaril
MessageSujet: Re: JEK 101   Ven 26 Juil 2013 - 16:29

Devant la porte de l’ascenseur, un peu plus tard.

Quand faut y aller, faut y aller…

Les trois autres Gardiens regardaient nerveusement Léthias, qui se tenait debout, devant l’ascenseur. Ils avaient fini leur inspection détaillée de l’étage quelques instants plutôt, avaient ramené prêt du bureau de la sécurité tout leur matériel, les indices trouvés et ce qu’ils espéraient ramener au Temple. Restait à voir comment descendre. A l’intérieur de la cabine se tenait un unique lecteur de carte magnétique. Pas de bouton, juste le lecteur ; et puis aussi une caméra dans un angle au plafond. Ils n’avaient trouvé aucune autre carte magnétique en plus de celle planquée par Daniel dans son casier. C’était d’ailleurs assez étrange, puisque le labo semblait s’être figé dans le temps durant la pause des employés.

« -Bon, ça nous avance pas, ça… Tu crois que tu pourrais faire quelque chose depuis la sécurité ?
-Aucune idée, je vais voir. »

Léthias et Eloïse s’en allèrent dans la salle adjacente, et la jeune Gardienne se mit à pianoter sur le terminal qu’elle avait branché au réseau, outrepassant ainsi les unités servant à l’époque. Elle fit quelques essais, mais qui s’avérèrent rapidement infructueux. L’accès à la parte inférieure du laboratoire était visiblement bien contrôlée.

« -Non, désolé Léthias… Le seul truc qui pourrait débloquer l’ascenseur, c’est la carte magnétique. Même ce poste de sécurité n’a pas les autorisations nécessaires pour faire descendre la cabine au fond. Étrangement, il peut la faire remonter, mais pas la descendre.
-Merde ! »

Léthias ressortit, et retourna inspecter la cabine. Il regarda à travers la grille, et distingua les câbles et poulies courant au plafond, qui bloquaient l’ascenseur et l’empêchaient ainsi de s’écraser en bas du gouffre.

« -Attendez, il y a bien un accès à la machinerie quelque part ?
-Pas vu en tout cas. Attends, je retourne jeter un œil dans le local technique, derrière. »

Joris pénétra dans la petite salle, vidée de tous ses seaux, balais, et autres produits d’entretiens, et observa minutieusement les bords. Mais rien. Pas une petite porte, ni même une petite trappe susceptible de donner accès aux installations au dessus de la cabine. C’est alors qu’il leva les yeux, et vit la fine fente au plafond. Elle décrivait un large rectangle, susceptible de laisser passer un homme. Mais pas d’ouverture manuelle, elle devait surement être contrôlée par la sécurité.

« -Eloïse, j’ai un trappe, au plafond du local technique, tu peux voir si tu peux l’ouvrir ?
-Laisse-moi deux minutes… »

Elle se remit à pianoter sur son terminal, cherchant dans tous les programmes du répertoire une information susceptible de lui indiquer où se trouvait le programme d’ouverture de cette fameuse trappe. Après quelques recherches, elle fit une découverte, et quelques lignes de code plus tard, un léger bruit de moteur se fit entendre.

« -Eloïse, c’était quoi, ça ?
-J’ai pu dégager le verrou, mais le système de descente ne semble plus être opérationnel. Peut-être qu’avec un pied-de-biche tu arriverais à faire tomber ce truc.
-Je vais essayer… »

Joris inséra la partie plate de l’outil dans la fente, et tira de toutes ses forces, sans résultat. Il réessaya une deuxième fois, et là, la trappe descendit de quelques centimètres, laissant apparaitre l’intérieur de la cage d’ascenseur. Il recula, juste avant que la trappe ne tombe complètement, déployant par la même occasion une petite échelle jusqu’au sol. L’accès à la machinerie était enfin libre. Joris gravit rapidement les barreaux, et se retrouva juste au dessus de la cage d’ascenseur. Il sortit sa lampe, et fit rapidement le tour de ce qui se trouvait autour de lui.

« -Léthias, vient voir ça ! Ça va te plaire, mais prends une lampe torche ! »

L’Ombre récupéra sa lampe, gravit à son tour l’échelle, et se retrouva dans le petit espace au dessus de la cabine d’ascenseur. De l’autre côté, derrière les câbles, une fosse, juste assez large pour laisser passer un homme. Le gardien s’allongea sur la cabine, et éclaira le vide. Il y avait environ une dizaine de mètres, soit un peu moins qu’entre le premier niveau et celui où ils se trouvaient actuellement. C’était une bonne nouvelle. Sauf qu’il s’aperçut que le passage était en fait un renfoncement dans le mur, qui disparaissait par la suite. Après, il n’y avait de la place que pour la cabine. Si elle tombait pendant que Léthias descendait, le Gardien serait écrasé sous le poids de la cabine. Pas forcément la meilleure chose qui puisse lui arriver.

« -J’aimerais bien qu’on essaie de libérer la cabine, et de la descendre. En plus, si au retour Eloïse peut tout simplement me faire remonter, ça ne serait pas de refus.
-On peut toujours essayer, mais ça ne va pas être facile.
-Non, en effet. Volodia, tu peux enlever la grille sur le haut de la cabine ?
-Je te fais ça. »

Volodia se munit de quelques outils, enleva rapidement les vis qui fixaient la grille au plafond, avant de retirer cette dernière. A présent, on pouvait rentrer et sortir de la cabine par le dessus, ce qui allait s’avérer fort utile si Léthias et Joris arrivaient à la faire descendre au fond.

« -Bon, calons quelques lampes torches histoire de nous éclairer, et au boulot. »

Joris opina, bloqua les lampes torches avec ce qu’il avait à disposition, et les deux Gardiens se mirent à inspecter les câbles, fixés sur le toit de la cabine et s’enroulant autour de poulies, solidement fixées sur les parois de béton. Mais ils s’aperçurent rapidement qu’il y avait un problème.

« -On a un problème.
-Tu penses aussi à la longueur des câbles ?
-Oui, ils ne sont pas assez longs pour descendre jusqu’au fond du puis. Et je ne vois aucun contrepoids au mécanisme d’arrêt.
-Je pensais à la même chose…
-Attends un peu, c’est quoi, ça ? »

Léthias s’approcha du mur, et s’aperçu que plusieurs câbles y rentraient ; sauf que contrairement à ce qu’il avait cru au premier regard, ils n’étaient pas fixés, ils passaient à travers une gaine, pour ressortir de l’autre côté du mur, surement dans un autre espace.

« -Bon, comment qu’on fait, maintenant…
-On a plus qu’à supposer qu’il y a un ou plusieurs contrepoids de l’autre côté. On n’a pas de masse pour faire un trou…
-En effet. On continue sur ce mécanisme ?
-Oui, je pense que les deux grosses mâchoires là, ce sont les freins. Si on pouvait les desserrer un peu…
-Le truc, c’est que ça doit être un système hydraulique, il y a surement du fluide dedans…
-Peut-être qu’il y a une sorte de purge de secours, ou je ne sais trop quoi… »

Les deux Gardiens continuèrent leur travail, examinant chaque poulie, chaque pièce, chaque engrenage, pour espérer débloquer la cabine. Mais rien n’y faisait, cette dernière restait désespérément immobile. Les deux hommes s’accordèrent une petite pause, sortirent de la petite pièce à l’atmosphère étouffante, et retrouvèrent Volodia et Eloïse, qui visiblement avaient une idée derrière la tête.

« -Comment ça avance, de votre côté ?
- Ça n’avance pas, la cabine est toujours bloquée. A ce rythme là, je ne serai pas descendu avant trois jours. Et vous ?
-J’ai eu une idée… Je me suis dis, pourquoi l’holodisque du Temple ne serai pas celui de Daniel ? Ça expliquerait quelques détails techniques, sur le codage et autres trucs informatiques…
-Ça ne serait pas forcément une bonne nouvelle.
-Ah bon ? Pourquoi ?
-Parce que si c’est le cas, seul Daniel a le mot de passe. Et pour le retrouver, on est foutu. »

Un silence de plomb s’abattit sur le groupe, à des mètres sous terre. Léthias n’avait sans doute pas tord, récupérer un mot de passe s’il s’avérait que Daniel était derrière le disque du Temple, cela ne servait à rien de chercher des identifiants dans ce complexe souterrain. Léthias s’aperçut qu’il avait jeté un froid sur le groupe, aussi chercha-t-il un moyen de remédier à la chose.

« -Bon après… On en sait quand même un peu sur lui… On cherche un mot de passe… Ne cherchons pas compliqué. Lucie ?
-Un proche, ça pourrait coller. Bon, on va faire une liste de tous les mots de passe possible à partir de ce qu’on a trouvé dans les carnets.
-Chapeau ?
-Aussi.
-Quelqu’un a une idée du temps qu’on a passé ici ?
-Une bonne douzaine d’heure, je pense. Trois heures en haut pour débroussailler, on a dormi trois heures en bas, et ça va aussi faire trois heures que vous bosser sur l’ascenseur. En comptant la première descente et le reste… Une bonne douzaine d’heure, ouai.»

Ainsi, dehors, il devait faire nuit. Léthias réfléchit rapidement à ce qu’il fallait faire. Pour l’instant, lui et Joris étaient bloqués, Volodia et Eloïse n’avaient pas grand-chose à faire. Ils avaient beau s’être reposés un peu plus tôt dans la journée, les organismes devaient commencer à sentir les premiers signes de fatigue, surtout qu’ils n’avaient pas mangés depuis un bon bout de temps.

« -Je propose qu’on mange un peu, déjà, histoire de refaire le plein d’énergie. Ensuite, on verra. Si certains veulent dormir, c’est lui nuit dehors, donc pas de problèmes. Moi je bosserai peut-être un peu sur la machinerie. »

Léthias sortir de son sac quelques barres de céréales et des rations de survie des Gardiens, qu’il distribua à ses compagnons de voyage. Niveau goût, ce n’était surement pas la meilleure chose qu’on pouvait trouver dans les Terres Désolées, mais les rations avaient le mérite d’être énergétiques et de vous tenir en vie. L’heure n’étaient de toute façon plus à la gastronomie fine. Après un semblant de repas et quelques gorgées d’eau rapidement expédiés, Léthias repartit dans la petite salle, et se remit à la recherche d’un moyen de débloquer la cabine. Il espérait pouvoir descendre le lendemain. La mission n’avait pas pour but premier de durer des jours entiers, et priver l’Ordre de quatre Gardiens n’était pas forcément la meilleure chose à faire. Après de nouveaux essais n’apportant aucun changement, Léthias se résigna, pour la soirée, à bosser sur la machinerie. Il alla s’allonger auprès des autres, sur les lits de l’infirmerie, histoire de se reposer pour être parfaitement d’attaque le lendemain. Personne ne savait exactement quelle heure il était, aussi leur faudrait-il faire confiance à leur horloge biologique. Demain était un autre jour, et Léthias espérait profondément qu’il pourrait débloquer la situation. Mais pour le moment, l’heure était au repos.

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Léthias Osniaril
MessageSujet: Re: JEK 101   Sam 27 Juil 2013 - 14:56

Le lendemain, heure exacte inconnue.

Léthias se réveilla, doucement. Rien n’avait perturbé la nuit des Gardiens. D’un côté, il n’y avait personne qui allait s’aventurer dans ce coin du bois de Boulogne en pleine nuit, et encore moins qui allait descendre dans une fosse de quinze mètres de profondeur pour les rejoindre. Léthias ramassa sa cape, dont il s’était servi comme oreiller improvisé. Autour de lui, les autres se réveillaient aussi, le travail allait pouvoir reprendre. Léthias s’enfila une barre de céréale et une gorgée d’eau, avant de faire le point avec les autres membres de l’équipe.

« -Bon, vu comment c’est parti, Eloïse et Volodia, vous pouvez déjà commencer à voir ce que vous voulez ramener au Temple. Joris et moi, on va retourner bosser sur la machinerie. En espérant qu’on arrive à quelque chose aujourd’hui… Au pire, je descendrai comme ça, directement, la cabine est bien tenue, donc il y aura pas trop de risque que je me la prenne sur le coin de la figure. Mais après, me servir des câbles la reliant au plafond… Surtout que je ne sais plus s’il me reste des cordes… Je vais allez vérifier, d’ailleurs.
-Ok, moi je retourne déjà à l’intérieur.
-Pas de problème, je te rejoindrai. »

Léthias s’approcha de son lourd sac qu’il avait rempli à son départ, en chercha, en vain, une longue corde. Il l’avait utilisée quand ils étaient descendus à cet étage, et la corde était toujours accrochée sur une poutrelle d’acier, quinze mètres plus haut. Désormais, il fallait débloquer cet ascenseur, afin qu’il se serve des câbles pour descendre… Et remonter. Léthias alla donc rejoindre Joris, qui s’affairait déjà.

« -Alors ?
-Plus de cordage.
-Donc il faut qu’on débloque cette foutue cabine.
-Ouai… »

Les deux Gardiens concentrèrent leurs efforts sur la pince hydraulique, qui bloquait la chute de la cabine. S’ils arrivaient à la desserrer ne serait-ce qu’un petit peu, le câble pourrait glisser lentement, faisant descendre tout doucement la cabine, jusqu’au fon de la fosse. Et Léthias n’aurait plus qu’à se laisser glisser le long du câble. Remonter serait sans doute plus dur, mais il s’occuperait de se problème en temps voulu. Après de nombreuses manipulations, Joris et Léthias arrivèrent enfin à enlever les lourdes plaques de métal qui protégeaient les tuyaux, eux-mêmes renfermant le fluide servant au système.

« -Bon, qu’est ce que fait maintenant ?
-Bah, si on les coupe d’un seul coup, je pense que la cabine va tomber d’un seul coup et s’écraser au fond. Faudrait le vider petit à petit.
-Si tu veux, il y a une palanquée de seaux, à côté.
-Je pense qu’ils vont être utiles. Si on perçait le tuyau, le fluide pourrait s’écouler doucement, et quand le câble commencera à glisser, on aura plus qu’à laisser la cabine descendre.
-Ouai. Je pense qu’on n’a pas mieux à faire. Bon, je vais chercher des seaux. »

Léthias sortit, empila quelques uns des seaux trainant à proximité du petit local technique, et remonta. Joris prit son couteau, et posa la pointe contre la gaine. Tout en appuyant sur le manche, il fit tourner la lame, afin de percer plus facilement la gaine. Le tuyau était résistant, puisqu’il devait y avoir une pression assez importante à l’intérieur, pour empêcher tout un mécanisme pesant surement plusieurs centaines de kilos de faire une chute de dix mètres. Après quelques minutes d’effort, Joris réussi enfin à percer le tuyau. Un liquide s’en échappa aussitôt, sous la pression qui régnait à l’intérieur. Léthias plaça le seau juste en dessous du jet, sur le toit de la cabine d’ascenseur. Maintenant, il n’y avait plus qu’à attendre.

« -Bon, plus qu’à attendre. Je vais préparer mes affaires pour descendre. Quelqu’un aurait un sac un peu plus petit que le mien à me prêter pour la descente ?
-Oui, fit la voix d’Eloïse, je vide le mien et je te le passe.
-Super, merci ! »

Léthias sortit de la petite salle, et s’approcha de son sac. Il récupéra juste l’essentiel, ce qui allait lui être utile en bas : à priori, il n’aurait pas besoin d’une hache ou d’une machette. Il prit donc un pied-de-biche, des outils, de l’eau, des rations, ses chargeurs pour ses HG, des piles de rechange pour sa lampe torche et quelques autres bricoles. Il fourra le tout dans le petit sac qu’Eloïse lui tendit, avant d’aller jeter un œil au matériel entassé prêt de la sécurité. Eloïse avait déjà commencé à désosser les ordinateurs, pour garder uniquement les composants, pas besoin de s’encombrer avec les boitiers entiers.

« -Alors, tu trouves ce qu’il te faut ?
-Oui, je devrais pouvoir ramener plusieurs exemplaires, en tassant bien.
-Très bien. Tu peux en mettre dans mon sac si tu veux, il y a de la place.
-D’accord. »

Après de longues minutes d’attente, Léthias retourna voir où en était rendu la fuite. Le seau s’était rempli, et devait bien  contenir un litre de fluide hydraulique. Alors qu’il s’apprêtait à repartir, un long grincement se fit entendre. Surpris, il se retourna, et observa la pince, avant que Joris ne revienne à son tour voir l’avancée des choses.

« -C’était quoi, ça ?
-J’ai l’impression que ça a bougé…
-Attends, je vais voir la cabine de l’extérieur. »

En effet, le sol de la cabine n’était plus tout à fait aligné avec celui de l’étage : il s’était affaissé de quelques millimètres. Un nouveau grincement se fit entendre, et la cabine glissa de nouveau, cette fois de plusieurs centimètres. Et encore une fois, pour descendre de près d’un mètre. A présent, de l‘extérieur, on ne voyait plus qu’un petit bout de la cabine, par le petit rectangle encore au niveau de l’étage. Quelques instants plus tard, la cabine se mettait à tomber lentement, mais régulièrement, s’enfonçant de plus en plus, jusqu’à ce qu’un gros bruit de choc retentisse. Visiblement, elle avait touchée le fond. Mais le liquide continuait de s’écouler, et Léthias mit bientôt un autre saut pour éviter que Joris n’ait à le faire un peu plus tard. L’heure était venue. Léthias vérifia que son équipement était bien accroché sur lui, qu’il avait bien ce qu’il lui fallait dans son sac, et mit ce dernier sur son dos. Il serra les bretelles afin de ne pas être dérangé, et se tint devant Joris, Eloïse et Volodia. Un silence assez pesant régnait ; personne ne savait ce qu’il y avait en bas.

« -Ne vous en faîtes pas, ça doit pas être très dangereux… Je vous dirai quand j’aurai fait le tour, et si j’ai besoin d’un coup de main. »

Ne voulant quand même pas sauter directement dans le vide pour se raccrocher ensuite au câble de traction, Léthias retourna dans la salle de la machinerie, où les câbles étaient à portée de main. Il enfila sur ses mains la paire de gants dont il s’était servi un peu plus tôt, attrapa les câbles, et descendit un peu. Dix mètres plus bas se tenait la cabine, posée au fond du puits. Chose amusante, puisqu’il avait commencé sa descente au dessus du niveau de la porte, il arriva après quelques centimètres devant la porte coulissante, ouverte, où se tenaient les trois autres Gardiens. Léthias sourit en voyant ça. Il fit un rapide signe de tête pour faire comprendre que tout allait bien, et descendit encore un peu.

« -Bon, Léthias, tu es sûr de vouloir y aller ? Là-dessous, on n’est même pas sûr que ce soit en rapport avec ce qu’on cherche ! Pourquoi on ne remonterait pas, tout simplement, on envoie un message au Temple et on leur dit nos possibilités pour le code d’accès à l’IA ? On ne va pas en faire tout un monde, de cet abri.
-Que veux tu que je te dise, Volodia… »

Léthias sourit de nouveau, et leva la tête pour répondre à la Gardienne, sur le pas de la porte.

« -Le monde ne suffit pas. »

Et il se laissa descendre dans les ténèbres.


**********


Dix mètres plus bas.

Les pieds de Léthias touchèrent le plafond de la cabine, dans l’obscurité. Seule la lumière de l’étage, passant à travers la porte ouverte dix mètres au dessus de sa tête, lui parvenait encore. Il alluma sa lampe torche, et chercha l’ouverture sur le toit, faite par Volodia la veille. Il passa à travers, pour se retrouver devant la porte fermée qui clôturait l’accès à l’étage. Il y avait un léger décalage le niveau de la porte et la cabine, cette dernière avait due descendre un peu plus que prévu du fait de sa chute non contrôlée.

« -Je suis bas, cria-t-il, j’essaie d’ouvrir la porte ! »

Léthias attrapa le pied de biche qui dépassait du petit sac, et entreprit de séparer les deux battants. Seulement, il sentait comme une résistance de l’autre côté de la porte, comme si quelque chose voulait l’empêcher de l’ouvrir.

Ça commence bien.

Léthias appuya de tout son poids sur la barre de métal, et les deux battants se séparèrent d’un demi-centimètre. C’était suffisant pour qu’une sorte de courant d’air assez fort s’échappe du couloir derrière la porte, pour passer dans la cabine et la cage. Visiblement, la porte qu’il avait forcé était étanche, et l’atmosphère derrière semblait avoir été pressurisée, comme si on voulait protéger ce qu’il y avait de l’atmosphère de l’étage supérieur, en empêchant l’air du haut de sa mélanger à celui du bas.

Ben voyons ! Ça promet.


A présent que la pression s’était égalisée, il devint plus facile d’ouvrir la porte. Les deux battants coulissèrent, et Léthias put les pousser jusqu’au fond de leur logement, où ils se bloquèrent. Il braqua sa torche dans l’espace derrière la porte. Un simple couloir, de quelques mètres, avec une porte au bout. Mais bizarrement, pas une porte blindée, si une grosse porte hermétique. Une porte, simple, avec une poignée et même pas de serrure ; elle devait donc être ouverte.

« -C’est bon, je suis passé ! Je rentre dans l’étage, on se revoit tout à l’heure ! »

Léthias sortit de la cabine, rentra dans le petit couloir, s’approchant de la porte et se demandant ce qu’il pourrait trouver derrière. Son bracelet radar était vierge de tous signaux, hormis ceux de ses trois collègues à l’étage supérieur. Cela le rassura, mais il sortit quand même, pas mesure de précaution, un de ses HG-23. Pistolet dans une main, lampe torche dans l’autre, il s’approcha de la porte, dans le noir total. Il sentait son rythme cardiaque s’accélérer quelque peu. La tension montait, Léthias ignorait totalement ce qu’il allait trouver derrière cette porte. Il posa la main sur la poignée, respira un grand coup, et l’abaissa. Comme il l’avait espéré, pas de résistance. Il poussa la porte, qui s’ouvrit petit à petit, et braqua sa lampe torche de l’autre côté. A près de trente mètres sous terre, en comptant le petit dénivelé entre le hall d’entrée du labo et le premier étage, Léthias passa à travers l’embrasure de la porte. Le noir, partout où il ne passait pas le faisceau de sa torche. Le silence, tout autour de lui.

Bienvenue dans les ténèbres, l’Ombre.

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MessageSujet: Re: JEK 101   Dim 28 Juil 2013 - 18:02

La lampe torche du gardien parvenait difficilement à percer l'obscurité. Le faisceau de lumière ne dévoilait l'espace que par petite portion... Difficile de le considérer dans sa globalité, mais cela semblait encore plus vaste que l'étage supérieur.
La pièce était large, et tellement longue que la lumière en éclairait à peine le bout. Parsemé de Bureaux, orienté les uns vers les autres de façons à créer plusieurs stations de travail - pour 6 à 8 employés - dans ce grand espace ouvert. Au plafond, haut de facilement cinq mètres, était suspendus des écrans, et des caméra de surveillance. Des tuyaux et rails en tout sens semblait également parcourir le plafonds. Cela ne ressemblait ni à un bureaux d'entreprise, ni vraiment à un laboratoire, plutôt à l'idée que l'on peut se faire, peut-être d'une base militaire, ou d'un standard téléphonique de multinational délocalisé en Inde.

Le gardien fut vite surpris par la chaleur qui commençait à se faire sentir... Du chauffage? Non, mais l'air était rare... Voila quelques chose qui pouvait finir par poser problème si sa visite se prolongeait. A une telle profondeur, et sans système de filtration de l'air, ce n'était pas étonnant.

A tâtons, Léthias, longea le mur de béton, gris mais propre, lisse. Il repéra rapidement une petite planque en acier, sur lequel était gravé le plan de ce niveau.
Voila qui devrait l'aider à organiser la suite de sa visite.



HRP:
 
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MessageSujet: Re: JEK 101   Lun 5 Aoû 2013 - 9:44

Le noir, à n’en plus voir la fin. L’endroit était visiblement beaucoup plus grand que l’étage supérieur. Léthias fut soudain prit d’une sensation d’essoufflement, assez forte qu’il s’appuie sur le mur afin ne pas tomber par terre. A trente mètres sous terre, sans ventilation, seul l’air déjà présent lui permettait de respirer, et il n’était pas renouvelé. Enfin, la pièce était assez grande pour lui offrir de nombreuses heures d’autonomie. Néanmoins, l’air ne devait pas être aussi riche en oxygène que l’air extérieur, ce qui était compréhensible. S’il voulait bien faire son travail, le Gardien allait devoir s’économiser dans ses gestes. Il profita de son appui au mur pour glisser, dans l’espoir de trouver quelque chose y étant fixé. Après un petit temps de recherche, il finit par mettre la main sur un plan, qu’il observa attentivement. Il éclaira rapidement certaines zones de l’étage avec sa lampe, pour se rendre compte que sa première impression sur la taille était bien fondée. Il y en avait, des choses intéressantes, à ce niveau. A tel point qu’il ne savait pas vraiment par où commencer. Il décida de faire un rapide tour de la pièce principale, où il se trouvait. Il se cogna à plusieurs reprises aux angles des bureaux, tellement il y en avait, un peu dans tous les sens. D’un côté, cet endroit n’était pas fait pour être visité dans le noir… Ses rapides recherches ne donnèrent rien. Presque les mêmes bureaux qu’à l’étage supérieur, mais rien de spécial. Un peu moins de paperasse, un peu moins de désordre, mais part ça, rien qui ne sortait de l’ordinaire. Maintenant, il devait se décider, et commencer sa visite des salles annexes. Le carré rouge l’intriguait. Le plan ne négligeait aucun détail, et pourtant, bien en évidence, une partie n’était pas renseignée. Surement qu’il faudra qu’il y passe.

Bon, à priori, l’infirmerie, pas besoin. Les ascenseurs latéraux… Non plus. L’armurerie, je suis équipé. Salle de sécurité, je suppose que ça va être comme au-dessus, donc pas le matériel pour. IA Centrale, très intéressant… Mais pour Eloïse, pas besoin de ça pour le moment. Les toilettes ; ça va, merci. On va donc se contenter du classique, dans un premier temps : bureaux, salle de repos et directeur. Quoique, avant… Un petit tour du côté des labos, on ne sait jamais.

Léthias ressortit tant bien que mal du dédale de bureaux, pour aller se coller au mur. Il alla ainsi dans l’un des coins, cherchant un hypothétique accès aux laboratoires sécurisés à et la pièce centrale. Il tomba devant de lourdes portes coulissantes métalliques, entourées d’un ruban zébré jaune et noir. Pas de serrure dessus, ni à côté. Visiblement, ce n’était même pas la peine qu’il essaie d’y entrer. Il réfléchit un court instant, et se dit que cela valait peut-être la peine d’essayer de les faire coulisser avec son pied-de-biche. Mais en regardant les portes de plus près, il s’aperçut qu’il n’y avait pas un demi-millimètre d’écart entre la porte et le mur dans laquelle elle était encastrée. Il décida d’aller faire un tour de l’autre côté, mais le résulta fut le même. Conclusion, les laboratoires étaient bels et bien sécurisés.

Merde, j’aurai du aller jeter un coup d’œil aux bureaux séparés tant que j’étais de l’autre côté… Bon, tant pis, on verra plus tard.

Étant à côté, Léthias décida de faire un tour dans la salle de repos. La porte n’était pas fermée, c’eut été étonnant, aussi rentra-t-il sans difficultés. Il trouva la même chose qu’à l’étage supérieur, bien qu’en dimensions plus grandes : des casiers, verrouillés, plus nombreux, et plus grands ; des tables, canapés vieillis, distributeurs hors d’âge ; bref, le contenu classique d’une salle de repos. Ce n’était pas la peine qu’il ouvre tous les casiers un à un, c’était plus une perte de temps qu’autre chose. Il ressortit de la salle, retraversa la grande salle, pour aller jeter un coup d’œil aux bureaux séparés. La salle contenait quelques tables, disposées en forme d’ellipse, sur lesquelles étaient posées des ordinateurs, ainsi que quelques dossiers dans des chemisettes cartonnées. Il les ouvrit d’un œil distrait, jetant un coup sans vraiment regarder le titre des contenus. La pêche aux infos n’était pour l’instant pas très bonne, mais il y avait surement beaucoup de choses à découvrir : il suffisait d’être prêt à les trouver. Mine de rien, ses allers-retours d’un bout à l’autre du grand étage lui avaient pris de longues minutes, aussi retourna-t-il dans la cage d’ascenseur dire deux mots aux autres.

« -Ok, tout va bien en bas ! C’est plus grand que chez vous, je suis encore dans le noir ! J’ai trouvé des labos bien fermés, je vais encore chercher un peu avant de vous faire descendre !
-Super ! On t’attend ! »

Tout en revenant dans la salle principale, Léthias réfléchissait. C’était assez bizarre que cet étage soit plus grand que le précédent… D’habitude, plus on s’enfonçait, plus les étages se rapetissaient. Là, ça pouvait être l’inverse. Perdus dans ses pensées, il passa inconsciemment sa lampe au plafond. Pour y fixer le faisceau une fraction de seconde plus tard, alors qu’il était subitement attiré par ce qu’il avait cru entrapercevoir. Il pensait avoir le plafond juste au dessus de lui, aussi s’était-il désintéressé de ce qu’il y avait. Mais il n’aurait pas du. Car la salle était haute, plusieurs mètres sous plafond. Et couraient au dessus de lui des tuyaux en tout genre, tandis que de larges écrans étaient fixés au plafond, en plus des caméras, dont la présence ne le surprenait plus. L’endroit ressemblait de moins en moins à un laboratoire, et il ne put retenir une petite interjection.

« -Fiouuuu… »

Il ne lui restait plus beaucoup d’options possibles. Essayer de pénétrer dans les laboratoires était perdu d’avance, visiter la salle de l’IA demanderait surement les compétences d’Eloïse, et il n’avait pas envie de la faire descendre, pour le moment. Seulement, une question trottait dans sa tête… L’IA qu’ils avaient trouvée tenait sur un petit disque, mais cette salle était visiblement assez grande pour accueillir un supercalculateur. Etait-ce sur un projet d’IA plus puissante que les techniciens ou ingénieurs bossaient en secret ? Ou autre chose dans le même genre, pouvant par la même occasion expliquée la présence d’un secteur RD informatique dans une autre aile ? L’heure n’était plus à la réflexion, Léthias devait agir. La meilleure chose à faire pour l’instant, c’était surement d’aller jeter un œil au bureau du directeur. S’il devait trouver des infos, c’était là qu’il fallait aller. Et s’il n’y trouvait rien, ce n’était sans doute pas la peine d’essayer de trouver d’autres dossiers dans les bureaux des simples employés. Toujours en longeant le mur, faisceau de lampe torche braqué derrière lui, il avançait. Sa lampe se mit à grésiller, avant de s’éteindre.

Merde, c’est bien le moment… J’aurais du changer la pile avant…

Léthias s’agenouilla, enleva son sac, et se mit à le fouiller à l’aveugle, à la recherche d’une pile. Comme par hasard, les rechanges étaient au fond du sac, si bien qu’il mit le contenu sans dessus-dessous. Avec la nouvelle pile, la lampe s’alluma de nouveau. Il remit son sac sur le dos, parcouru les quelques mètres le séparant encore des murs arrondis du bureau du directeur, et éclaira la poignée de la porte. Fait étrange, elle était entrebâillée. Ce détail semblait bizarre dans ce laboratoire où la sécurité et le secret semblaient les maîtres mots. Il s’approcha de la porte, poussa sur la poignée, et entra dans le bureau de forme circulaire…

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MessageSujet: Re: JEK 101   Lun 5 Aoû 2013 - 20:58

Léthias entra dans le grand bureau du directeur, plongé lui aussi dans l'obscurité. Il balaya l'espace avec sa lampe torche. 
Tout d'abord, un bureau, celui d'une secrétaire sans doute, occupait l'entrée. En face, un canapé chic et confortable, un petite table avec quelques revues économique d'avant guerre, un charmant petit espace d'attente, avant de rencontrer le directeur. Le gardien attarda sa lampe torche sur le plafond, décoré de moulures comme dans un vieil appartement Haussmannien, et d'un grand puits de lumière artificielle, qui si l'électricité fonctionnait, diffuserai une une lumière très proche de celle du soleil.
Le vrai bureau du patron se trouvais derrière une autre cloison légère, en bois sculpté, qui inspirait - comme le très beau bureau de la secrétaire, le plafond et le canapé de designer - un luxe quelque peu en décalage avec l'endroit.

Léthais ne traîna pas longtemps dans le bureau de la secrétaire, et passa la porte pour entrer dans le vrai espace du directeur. 
Même divisé, le bureau du boss restait très grand un immense bureau au centre, très haut, et placé sur une estrade, pour qu'on se sente bien écraser par l'importance de la chose - et donc de la personne assise devant - en entrant dans la pièce. Derrière le bureau, un grande bibliothèque, qui suit l'arrondi du mur, pleine de pas mal de livres et autres bibelots. Trois diplômes dans des cadres, bien mis en valeur. Deux doctorats, l'un de médecine, l'autre de physique des particules, et un diplôme d’excellence délivré par foutre qui. Tous au nom de de "Marc Orcy". 
A droite du bureau, un minibar, deux fauteuils club et de l'autre coté du Bureau, une imposante mappemonde et une armoire à dossiers, fermée.

Léthias commença sa fouille, méthodiquement. Il parcouru des yeux la bibliothèque. De beaux livres, manuels scientifique ou biographies d'hommes célèbres, quelques classiques de la littérature française aussi. Tout cela avait déjà pas mal de valeur, mais ne valait pas un JEK! 
Le plus intéressant devait bien sûr être dans le bureau lui même. Le gardien s'assis sur la confortable chaise et coinça où il pouvait la lampe torche, pour être éclairé tout en disposant de ses deux mains. Autant être bien installé pour fouiller.
Tout d'abord, examiner le plan de travail du bureau: Net, propre. Pas de photo de famille, de femme ou d'enfants, ni même d'un chien jouant à la balle. Juste une lampe de bureau, un téléphone, un répondeur enregistreur à cassette, et un interphone pour appeler la secrétaire. A priori peu utile sans électricité. 
Le premier tiroir est ouvert, contient un stylo, des feuilles vierge, des tampons pour la date ou diverse mentions, l'ombre le referme vite. Les trois autre tiroir sont fermés à clef. Dommage, mais il va falloir esquinter un si beau bureau. Quelque coups de pied de biche font sauté la serrure, contre quelques marque profonde dans le bois. 
Le gardien inspecte minutieusement chaque tiroir, les vide de leur contenu et cherche un quelconque double fond, mais ce sont bien des tiroirs normaux. 
Bon, les papier alors. Pas mal de choses de différentes, des papiers de l'entreprise, quelques rapports sur le travail des employés, des fiches de paies, etc... Rien de compromettant, rien en rapport direct avec la raison d'être de ce labo à plus de trente mètres sous terre.

Dans le dernier tiroir, au milieu des papiers, un dictaphone à cassette. La pile est morte, mais du même format que celle de la lampe torche. Léthias remplace rapidement la pile, rembobine et appuie sur le bouton play. Une voix, celle de Marc Orcy sûrement:



► Le temps manque, je commence à avoir peur parfois, que rien ne marche comme prévu. J'ai les meilleurs ingénieurs et scientifiques d'Europe, je suis l'un des meilleur du monde, mais parfois je doute.
Si tout tombe à l'eau maintenant, je ne quitterai pas le bateau! un capitaine doit couler avec son navire. Demain, nous effacerons tout... Il ne reste sûrement que quelques jours, on ne va encore pas dormir de la nuit... on DOIT finir... 
... ...

? C'est sûrement la dernière fois que je parle... Ce dictaphone va me manque, j'espère le retrouver à sa place...
... 
L'alerte à la bombe sonne dans les rues de Paris, comme prévu... mais après toute ces fausses alertes, les gens n'y croient plus. J'ai mis en congé tout les employés hier soir, qu'ils soient avec leur famille le moment venu. Il ne reste avec moins que l'équipe minimum. Les derniers abris seront bientôt scellés, et je dois moi aussi rejoindre ma place. 
Tout est entre mes mains, je ne suis pas croyant, mais j'ai peur de m'être pris pour Dieu. C'est peut-être une trop grande responsabilité entre les mains d'un Homme...
Je ne peux même pas demander qu'on me pardonne si j'ai mal agis, il n'y aura bientôt peut-être plus personne pour me pardonner.
Bonne nuit tout le monde...

 
fin du journal audio, il ne restais de la cassette que du silence, long et plat... Léthias appuya sur stop et reposa le dictaphone sur le bureau... 
Les ténèbres du mystère régnaient de nouveau, plus forte que jamais, quand Léthias eu une idée. Il ôta la cassette du dictaphone et la remplaça par celle du répondeur. Peut-être resterait-il des messages enregistrés. 
Même manipulation, mettre la cassette, rembobiner, appuyer sur play. 


► Nouveau message: BIIIP!
Marc on a un soucis aux cellules, le prisonnier à réessayé de se faire la malle, et il a faillit réussir. Passe me voir dés que possible, faut qu'on règle ce problème, dé-fi-ni-ti-ve-ment, ça fait des semaines que je te le dis! Il a bien faillit me tuer merde. ◄

Stop. Fin des messages.

Maigre piste... Le bureau du directeur ne pouvait contenir aussi peu de choses. Restait l'armoire à dossier. La serrure sauta vite sous le pied de biche, mais le meuble ne cachait qu'une nouvelle déconvenue: le même vide que partout ailleurs.
Peut-être que tout cela n'était qu'une succession de hasards, les menant à un labo, louche mais sans rapport avec le JEK... Un gros panneau avec écrit "Pas de JEK ici, rebroussez chemin" aurait été plus simple. 

Après un autre temps de recherche, et de questionnement, Léthias remarqua enfin un bouton, sous le bureau. Il appuya, un déclic se fit entendre, quelque part dans la pièce... 
La Mappemonde! Le gardien rejoignit le globe terrestre et en souleva la partie supérieure, étrangement lourde, qui pivota, dévoilant un écran incruster dans la partie haute du globe, et un clavier.
Un revolver, et les autres cassettes du dictaphone étaient également caché dans le globe. Et surtout, une carte magnétique, semblable à celle trouvée dans le casier de Daniel, mais au nom de Marc Orcy, niveau d'accréditation 5/5. Sûrement un double qu'il gardait ici. Voila qui devrait donner accès à l’ensemble du labo, si les lecteurs de cartes sont alimentés.

A la grande surprise du gardien, l'écran se mit à clignoter et s'alluma.

Erreur Système
Appuyez sur entrer pour réinitialiser.


Le message se répéta plusieurs fois. Appuyez tout de suite, ou attendre ?
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Léthias Osniaril
MessageSujet: Re: JEK 101   Dim 11 Aoû 2013 - 16:34

L’examen du bureau du directeur était fort intéressant. L’allure du bureau, pour être franc, Léthias s’en foutait totalement. Certes, il était vaste et très joli, mais ce qu’il voulait, c’était des infos. Et les premières qu’il trouva furent assez déroutantes. Trois diplômes, au nom de Marc Orcy. Visiblement, il avait trouvé le maitre des lieux. Seulement… Ce Marc bossait dans une entreprise de cosmétique, avec un doctorat en médecine et en physique des particules. Des domaines qui n’avaient strictement rien à voir. Léthias devenait de plus en plus perplexe. Au fil de ses découvertes, il s’apercevait que cela ressemblait à quelque chose de construit, de secret, mais surement pas à un simple laboratoire d’une entreprise de cosmétique. Léthias fouilla ensuite le bureau en lui-même, et y dénicha un enregistreur vocal. Il bricola un peu pour le faire marcher, et écouta attentivement le contenu. Celui-ci était tout simplement édifiant : plus de doutes possibles, Toréal n’était pas le seul actionnaire de ce laboratoire souterrain. Dès le début, on sentait qu’il se tramait quelque chose d’important. Visiblement, Marc était entouré des meilleurs, pour un projet crucial ; les bombes semblaient prêtes à pleuvoir, le Jour de Feu devait approcher. Léthias avisa le téléphone posé sur le bureau, et écouta les messages après quelques bricoles supplémentaires. Un seul message, mais au combien crucial. Léthias manqua de s’étouffer en entendant cette histoire de prisonnier. Il se souvenait très bien des infos qu’il avait eu au Temple : en 2074, des cobayes s’étaient échappés d’un laboratoire, répandant le VEC dans toute la France, faisant fuit l’occupant chinois. Tout cela concordait avec le journal de Daniel, un étage plus haut. Petit à petit, l’Ombre commençait à sentir que tout ça risquait de le dépasser. Il s’était aventuré dans quelque chose qu’il ne pouvait absolument pas maitriser, un engrenage infernal dont les pignons se dévoilaient les uns après les autres, à chaque fois porteurs d’un lourd secret. Peut-être que Volodia avait raison, peut-être auraient-ils du remonter pour contacter le Temple. Mais voilà, Léthias était descendu, et il ne pouvait plus faire machine arrière. Puis vint le bouton secret, la mappemonde et son compartiment caché. La carte fut surement la meilleure chose qu’il trouva dans ce recoin. Niveau d’accréditation cinq sur cinq, voilà qui devrait lui ouvrir quelques portes. Et si cette carte ne le faisait pas, personne ne le pourrait.

Merci, Orcy. Je ne sais pas ce que tu me caches, mais je compte bien le découvrir…

Le pistolet, il n’en voulait pas, ses deux HG-23 étaient à ses yeux bien meilleurs. Le message. Inattendu, surprenant, direct. Au point où il en était, Léthias n’avait plus rien à perdre. Il appuya sur la touche, et une barre de chargement se mit à défiler. Lentement, très lentement. S’il restait là à attendre, il allait perdre son temps. Notre Gardien était plus que tenté de retourner aux laboratoires sécurisés, malgré tous les mystères les entourant. Mais mieux valait finir de s’occuper de cette pièce. Il avait de quoi s’occuper, puisque quelques bandes supplémentaires de dictaphones étaient cachées dans le compartiment secret. Léthias les prit, pour les poser sur le bureau. Il se rassit dans le fauteuil, observant la barre de chargement, qui semblait ne pas avancer tellement la progression était lente. Il soupira. Le Gardien inséra la première bande qui lui tomba sous la main dans le petite boitier, la rembobina, et s’apprêta à appuyer sur le bouton lecture. Et puis…

Non.

Léthias reposa le dictaphone, direction l’armurerie. Il aimait bien ses deux HG, mais voulait aussi savoir ce qu’il pouvait trouver à l’intérieur. Dans le noir, il quitta le bureau, entra dans le local de la sécurité, et se retrouva devant la grille verrouillant l’accès à l’armurerie en question. Il braqua rapidement son faisceau entre les lourds barreaux de fer, et découvrit une armurerie qui ne servait pas uniquement pour de simples vigiles. Non, ce n’était pas quelques petits pistolets, mais bien une quantité assez spectaculaire de fusil d’assaut et d’armes lourdes en tout genre. Avoir une puissance de feu aussi impressionnante planquée sous terre signifiait bien qu’il y avait quelque chose de précieux à protéger.

Ou à maintenir enfermé… Merde !

Pour le moment, Léthias n’avait pas besoin d’autres armes que ses HG, aussi se désintéressa-t-il de l’armurerie. Il fit ensuite le tour de la sécurité. Elle était presque comme à l’étage supérieur, mais en plus grand : des bureaux et des moniteurs plus nombreux, mais aussi des cellules.

Des cellules ? Mais c’est quoi ce bordel ?

Léthias avait beau réfléchir, il n’y voyait aucune utilité. De simples cellules, qui contrastaient avec les armes entreposées à côté. Si quelque chose –ou quelqu’un– devait être confiné avec autant de puissance de feu pour le dissuader de faire des conneries, on ne le mettrait certainement pas dans une simple cellule. Toujours de nouvelles questions, sans réponse. Les choses s’embrouillaient un peu dans la tête du Gardien, qui essayait de mettre dans l’ordre toutes les informations que lui, Joris, Eloïse et Volodia avaient trouvées. Le Gardien regarda de nouveau à travers la grille de l’armurerie. Les fusils étaient modernes, surement des armes lasers, lui rappelant presque les HG-Flammeur du Temple. Peut-être essaierait-il d’en récupérer un. Après tout, il avait la carte d’accès du directeur, elle devrait lui ouvrir toutes les portes… Sauf qu’il l’avait laissée dans le bureau de Marc Orcy…

Bon, tant pis, ça sera pour tout à l’heure…

Une pensée lui traversa rapidement l’esprit, et il se dirigea vers l’infirmerie, toujours avec la seule lumière de sa lampe torche. Elle aussi était beaucoup plus grande que celle de l’étage supérieur. Seulement, comme il l’avait pressenti, il distingua un détail, qui le perturba : sur un des lits étaient fixées de solides sangles de maintien, capables de maintenir allongé n’importe qui, même quelqu’un de très costaud. Décidemment, quelque chose se tramait ici. Il jeta à un œil à son bracelet radar. Ses signaux avaient du mal à passer les mètres de roche le séparant de ses camarades, aussi leurs trois signaux étaient-ils assez faibles. Mais sinon, il n’y avait rien. Sauf que tout ceci commençait à être un peu dérangeant, et Léthias commençait à être pressé de trouver des informations, histoire d’être fixé. De longues minutes s’étaient écoulées depuis qu’il avait quitté le bureau du directeur. Il était temps d’y retourner, histoire de voir si le chargement du système était fini...

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MessageSujet: Re: JEK 101   Lun 12 Aoû 2013 - 23:07

Le silence régnait encore dans le laboratoire. Le silence et l'obscurité, à peine perturbé par les pas rapides du gardien et le faisceau de sa lampe torche balayant le sol et les murs. Léthias était le premier à pénétrer ici depuis que le complexe s'était scellé sur ses secrets. 
Dans ce silence de mort, ce silence d'après-guerre inviolé depuis 100 ans, un bruit résonna. Il résonna contre tout les murs, amplifié par l'acoustique de cet espace démesuré.
C'était un "bip", un simple bip, très court mais tout à fait audible. Quelque chose venait de se réveiller. 
Derrière le gardien, les lumières du grand couloir s'allumèrent une à une, dévorant l'ombre, mais révélant peut-être enfin les lieux. 
Tout s'emballait, sans que le gardien ne puisse agir. Même pas une minutes après les lumières, ce sont les écrans qui s’allumèrent, ceux fixés au plafond, ceux posés sur un bureau, affichant la même barre de chargement que sur l'ordinateur mappemonde un peu plus tôt, mais presque remplie: le chargement était presque fini, et manifestement, cela avait réveillé quelque chose dans le complexe...

D'ici quelques minutes, le chargement arriverait à son terme, et difficile de prévoir ce qu'il allait alors se passer.
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Léthias Osniaril
MessageSujet: Re: JEK 101   Mar 13 Aoû 2013 - 14:51

Même si les connaissances de Léthias en matière d’informatique n’étaient pas aussi poussées que celles d’Eloïse, il savait reconnaitre un contrôle centralisé. Le petit bruit le fit d’abord sursauter, avant que les tubes néons fixés au plafond ne s’allument. Il n’avait pas eu le temps de retourner dans le bureau du directeur, et il était là, tournant la tête un peu partout pour voir ce qui se passait. La subite lumière l’aveugla quelque peu, mais il se frotta les yeux, et récupéra sa vision. Il y avait du courant. Partout. Quand tous les écrans se mirent simultanément en route, il espérait juste qu’il n’avait pas enclenché un processus d’autodestruction ou une autre connerie dans le même genre. Léthias fit demi-tour, inspecta le plan, et se dirigea vers la salle des machines. Il défonça rapidement la porte, pour se retrouver face à des générateurs, devant alimenter toute la structure. Le processus était en marche, et le seul moyen de l’arrêter devait être de faire sauter les générateurs, ce dont il n’avait pas envie. Bizarrement, ces derniers n’étaient pas très bruyants, il devait s’agir de quelque chose de très avancé technologiquement. Plusieurs minutes s’étaient écoulées depuis son dernier message aux trois Gardiens du haut. Il retourna rapidement dans l’ascenseur, leur dit que tout allait bien, avant de replonger au beau milieu du laboratoire. Alors qu’il sortait du couloir de l’ascenseur, un léger bruit, comme celui d’une pompe hydraulique, se fit entendre derrière lui.

Oh non… Merde…

Léthias se retourna, doucement. Les portes de l’ascenseur venaient de se renfermer. A présent, il était coincé en bas. Enfin, il avait toujours la carte de Marc Orcy, celle-ci lui permettrait surement de rouvrir la porte. Sur les écrans, la barre de chargement défilait un peu plus vite qu’au démarrage ; encore quelques minutes à attendre. Que faire en attendant ? Il n’avait pas envie d’aller dans la salle de l’IA, et pas spécialement le temps de s’occuper des laboratoires sécurisés. Il retourna dans le bureau de Marc Orcy, lui aussi pleinement éclairé. Il récupéra les bandes du microphone encore dans la mappemonde, juste au cas ou, ainsi que celles sur le bureau. Au moment de les mettre dans son sac, il prit sa gourde, avala une rapide gorgée d’eau, avant de quitter le bureau. Le Gardien ne savait pas du tout à quoi s’attendre, mais il valait mieux être prêt à tout ; le moment était venu de tester la carte de ce cher directeur. Il alla dans la salle de la sécurité, et passa ladite carte dans la fente du lecteur verrouillant la grille d’accès à l’armurerie. L’écran clignota, et quelques lignes apparurent.


Identification…
Marc Orcy
Niveau d’accréditation…
Niveau 5/5
Accès autorisé.



La porte s’ouvrit dan un léger déclic. Léthias regarda autour de lui, satisfait. La carte marchait, mais les lecteurs semblaient eux aussi en état de marche. Autour de lui, des dizaines de fusils. Il prit ce qui lui semblait être un fusil d’assaut, un de ceux ressemblant aux HG-Flammeur. Il prit dans la caisse en dessous plusieurs cellules d’énergies, et en inséra une dans le logement de l’arme. Un petit écran se mit à clignoter, et un haut, un espace se remplit de petits bâtonnets bleutés. Surement la réserve. Le Gardien en dénombra une cinquante. Avec les autres cellules, il avait de la réserve. Le Gardien fut soudain prit d’une idée. Il ressortit, et s’apercevant que la barre de chargement était presque remplie, se mit à courir. Il fonça dans le bureau du directeur, ouvrit toutes les armoires et les fouilla précipitamment à la recherche de ce qu’il cherchait. Il tomba soudain sur quelques petites boites plates. Dessus, une petite inscription : « Bandes d’enregistrement pour microphone HU25. Durée : 1h. » Voilà ce qu’il cherchait. Il prit les trois bandes vierges, en ouvrit une la plaça dans le microphone, et ressortir du bureau, pour aller se tenir au beau milieu de la pièce principale.

Bientôt…

Il appuya sur le bouton d’enregistrement du microphone, et fit précipitamment une petite introduction.

« -Gardien Léthias Osniaril. Laboratoire Toréal du Bois de Boulogne, étage moins trois. Première bande d’enregistrement. Activation d’un système inconnu imminent. »

Il se tut, coupa l’enregistrement, et appuya sur le bouton lecture. Sa voix emplit l’espace autour de lui. Satisfait, il plaça la bande juste à la fin de son introduction. Ainsi, quoiqu’il se passe, il aurait un enregistrement, au moins vocal.  Dire qu’il était dans le laboratoire de Toréal était surement un peu idiot au vu de ses découvertes, mais bon… La bande des écrans était presque remplie dans quelques dizaines de secondes tout au plus, il saurait enfin de quoi il s’agissait. Léthias s’approcha d’un bureau, appuya sur le bouton d’enregistrement du microphone, et le posa sur le plan de travail. Un compte à rebours  fit soudain son apparition sur tous les écrans. Les chiffres défilaient.

Dix… Putain...

Encore quelques secondes. Le Gardien empoigna fermement son fusil d’assaut. Cinq… Quatre… Trois… Deux… Un… Et soudain, la barre de chargement et le compte à rebours disparurent de l’écran. Tous se mirent à grésiller, affichèrent pendant une dizaine de secondes le logo de Toréal, avant que celui-ci ne laisse la place à un fond blanc.

Pour l’Ordre. Pour la Lumière.

_________________
Ad Astra, Per Aspera
Jusqu'aux étoiles, par des chemins ardus.


Dernière édition par Léthias Osniaril le Jeu 15 Aoû 2013 - 14:22, édité 1 fois
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