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 JEK 101

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Maître du Destin
MessageSujet: JEK 101   Mar 23 Avr 2013 - 0:15

Le bois de Boulogne. Quatre Gardiens.

L'équipe chargée d'explorer le laboratoire du bois de Boulogne avait été constituée sur consultation des Bergers. Après une longue discussion, ils s'étaient mis d'accord. Le JEK mérite bien qu'ils envoient leurs meilleurs élément sur le coup. C'est bien sûr le risque de perdre quatre gardiens chevronnés, mais ces quatre là au moins sont capable de peser le poids de leur sacrifice.

Volodia avait été désignée d'office, elle avait risqué déjà plusieurs sa vie pour l'holodisque - cette mince piste vers le JEK - et pour l'ordre, et l'idée même d'envoyer quelqu'un d'autre sur cette opération aurait été prit par beaucoup au temple comme une trahison.
Éloïse... Le choix avait été difficile, mais ce sont ses connaissances en informatique qui ont fait pencher la balance. Les Bergers ont aussi estimé qu'il serait bien pour Volodia d'être accompagnée par quelqu'un qui lui est assez proche, vu les événements qu'elle a du traverser récemment. C'est elle qui transporte le terminal mobile et la radio du groupe, assez puissante pour émettre jusqu'au temple.
Léthias lui, avait été choisis pour son expérience. Homme de Terrain et gardien émérite, Les bergers ont toute confiance en lui pour mener à bien cette mission. Tout juste revenu d'une autre mission liée au JEK, les bergers ont préférés ne pas se disperser et concentrer leurs effectif sur une même tache.
Joris, plus jeune, a pour autant lui aussi déjà fait ses preuves, au travers de plusieurs missions suicides. Il s'est porté volontaire dés qu'il a appris qu'une mission dangereuse mais d'envergure se préparait, et que Volodia allait y participer.

L'ordre de mission est assez simple: Trouver toute informations permettant la lecture de l'Holodisque, les fameux "identifiants".
Secondairement, toute information ou technologie liée ou non au JEK ou à l'holodisque est à relever, mais aucun risque inutile ne doit être prit. Si des technologies intéressantes se cachent ici, une autre mission sera montée pour les récupérer.


Le laboratoire est au cœur de la forêt de Boulogne. Bien que facile à localiser il reste difficile à atteindre, protégé par une véritable muraille de végétation, tellement dense qu'il faut s'y frayer un chemin chemin à coup de hache ou de machette.
La grosse porte d'entrée métallique de l'ancien laboratoire est entrouverte, forcée par deux grosses lianes qui pénètrent dans le bâtiment, ou peut-être en sortent, difficile de savoir...
L'atrium est une grande salle, haute sous plafond mais très rudimentaire, envahit par la même végétation qu'à l'extérieur. Un grand bureaux circulaire au centre de cette pièce témoigne du passé du lieu: Sa vocation n'est clairement pas de recevoir du public, et il y a fort à parier que le bâtiment n'est pas "civil". Aucun bureaux à part celui de l'accueil. Les quelques ordinateurs sont depuis longtemps rongés par la rouille et ne servent désormais que de refuges aux insectes.
De grosses portes blindées protègent le vrai bâtiment et ses expérimentations. Bien que recouvertes de mousse, on peut voir transparaitre sur l'une d'elle le Logo au "T". Sans doute celle qui intéresse nos gardiens, même s'il est impossible de savoir ce que cache les deux autres.
Celées électroniquement et blindées, ouvrir l'une des ces trois portes allait être un premier défis...
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Volodia Helsen
MessageSujet: Re: JEK 101   Mar 23 Avr 2013 - 15:24

Spoiler:
 



Souvent les personnes tombant pour la première fois devant la végétation luxuriante du Bois de Boulogne se demande comment un truc pareil à put pousser au milieux de tout ces monceaux de merde. C'est con : il faut bien du fumier justement pour faire pousser une plante non ?



En avant pour la recherche du laboratoire de... Toréal. Pourquoi ne pouvait-elle pas s’empêcher de lâcher un petit rire cynique en prononçant ce nom ?
La troupe se retrouva face à la lisière de cet autre monde, on vérifia une dernière fois l'équipement, les connexions radio et leurs armes, le seul danger physique étant les goliath, saloperies mutante pullulant dans ce nouvel et atypique écosystème, pour le risque biologique on avait droit à quelque chose de moins drôle : la plante goulifa, aussi un petit masque filtrant était à prévoir au cas ou.

Ils pénétrèrent enfin dans ce sanctuaire de végétation, de rare coup de machette ils passèrent à un véritable débroussaillage au fur et à mesure qu'ils s’enfonçaient plus loin vers le centre du bois, lieu le plus probable de l'emplacement de ce fameux laboratoire de la plus grande firme de cosmétique française. Elle avait eut tout son temps pour détailler ses coéquipiers.

En premier lieux ont retrouvait Léthias Osniaril, jouissant d'une mauvaise réputation auprès des jeunes gardiens depuis peu, le surnommant "le cafard", toujours dans l'ombre : une vraie vermine. Le tohubohu que Léthias avait causé il y a peu dans le métropilitain en était la cause, les Bergers l'avait mis en garde et pourtant, le cafard n'avait pas pu s’empêcher de jouer à tout faire sauter. Faut savoir que le Trident n'est pas un vulgaire gang de psychotique, on ne peut pas s'amuser impunément à zigouiller leurs hommes et à faire exploser leurs repaires, alors depuis ont avait eu droit à une véritable recrudescence de leurs activités dans le métro, menant des traques pour retrouver le responsable, il était devenu dangereux de pratiquer les portes et tunnels secrets du Temple désormais, sans compter le fait de se balader dans la ville souterraine, à peine avant de partir justement, une histoire était parvenu aux oreilles de la Gardienne, un jeune initié s'était justement fait agressé, certainement à cause du port de sa cape l'avait confondu avec quelqu'un d'autre...
Volodia n'était pas contre de telle mesure extrême, ce qui l'avait irritée en ayant reçu le rapport de Léthias c'était ses méthodes justement, si ce vieux gardien aurait pour une fois agit rapidement au lieu de rester tapis dans l'ombre... peut être aurait il pu sauver Zen ? Ah quoi bon, il est trop tard pour ça de toute tacon, ça a du être dur pour lui, deux gardiens morts...

Joris lui avait quelques traits de ressemblances avec Léthias : fort, agile et endurant, un peu plus que le vieux Osnirial enfaite, les deux étaient fait pour l'action et c'était un atout de les avoir pour cette mission, dernier point commun : leur passable manque de bol. Cela pourrait sembler stupide pour des gardiens à faire attention à ce genre de chose, mais qui sait ? S'il y avait quelque chose au dessus, peut être que la chance allait compter ?

Tchac, tchac, le seul autre bruit, plus désagréable celui là, était le flot de parole de la jeune Éloïse, seulement interrompu quant elle glissait sur le sol boueux ou se prenait le pied dans une racine.
- C'est dingue ça, enfin je veux dire cette foret, vous trouvez pas ? C'est bizarre au milieu de toute ces ruines !
Mais fermes là ! Volodia s'énerva sur le manche de sa lame prise dans une liane, se permettant d'imaginer ce qu'elle ferait si elle avait un lance flamme ! Putain de saloperie, quant elle était énervé cela lui donnait envie de reprendre une autre pilule de buffout... elle s'était jurée de bien faire attention à ne pas en prendre plus de deux par semaine, ce qui était parfaitement gérable pour son organisme, aucun risque de dépendance. Pourtant va savoir pourquoi elle avait prie tout un flacon de buffout dans son barda ?
Le gardien Léthias releva Éloïse qui s'était empêtrée la chaussure dans un ancien terrier, elle releva sa frange, collée par l'humidité ambiante et alla d'un timide "merci" avant de continuer, comme toujours, à parler.
- Je suis désolée pour votre dernière mission Gardien Osniaril, voir mourir Samuel, dans ses bras sans rien pouvoir faire... quoi qu'en dise les autres, je trouve que vous avez bien mener cette quête, paix à l’âme du gardien Zen. Un chic type. Vous le connaissiez bien ?
Volodia se retrouva devant avec l'énergétique Joris, elle avait failli émettre sa réprobation quant au bavardage derrière eux, mais le goliath était réputé quasi aveugle et dur de la feuille, se déplaçant à l'odorat... mais il n'y avait pas que des sangliers dans cette jungle.
Hélas, la monotonie la fit céder :
- Alors Joris, ta petite escapade chez les Négriers ? Autant je peux imaginer ce que ça fait d'etre mis en esclavage et enfermé dans une cage... mais être vendu à un mutant maquereaux pour... heu, enfaite je veux même pas y penser. Dis moi comment t'as pu sortir de ce merdier. Putain, même : comment ça avait commencer s't'affaire là ?
Elle lui tapa l'épaule, quant meme, cette histoire c'était complétement dingue, on en rigole là, mais ça à dus être vraiment quelque chose sur le moment !
- Ah ça aurait été moi, j'aurais bien craché 250 A, pour usage personnel, histoire que tu te tires pas faire fortune au Moulin Rouge. Ah !

Spoiler:
 


Dernière édition par Volodia Helsen le Mar 23 Avr 2013 - 17:48, édité 1 fois
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Léthias Osniaril
MessageSujet: Re: JEK 101   Mar 23 Avr 2013 - 16:03

A une centaine de mètres du Bois de Boulogne…

En approchant du Bois de Boulogne, deux choses vous frappaient. La première, le bruit : un bruit unique, comme il n’en existe nul part ailleurs dans les Terres Désolées. Le bruissement des feuilles agitées par un vent léger, les branches qui tombent au sol, ces mêmes branches écrasées par un quelconque animal ; parfois même le clapotis d’une source d’eau… Et par-dessus tout, une vision presque surréaliste : du vert, du vert, et encore du vert. De l’herbe, des arbres et des plantes à perte de vue. Une végétation dense, qui renferme bien des dangers. S’aventurer seul dans le Bois de Boulogne n’est surement pas la meilleure chose à faire : on y trouve nombre de Goliaths, et aussi un tas de créatures en tout genre, prêt à vous sauter dessus pour vous déchiqueter encore vivant, si elles sentent que vous avez peur. Mais sur ce coup, Léthias était serein. Les ombres de Volodia, Eloïse et Joris se tenaient à côté de lui. Tous entrainés, équipés, armés et dangereux. Il se souvint, quelques jours plus tôt, de son briefing dans la salle des Bergers, alors qu’il rentrait tout juste de mission. Mission semblerait-il reliée à la quête du JEK, où il avait perdu deux Gardiens.

« -Gardien Osniaril. Les données récupérées dans la puce que tu as trouvées dans la chaussure de Zen sont en lien direct avec les données que Helsen a pu sortir de la fausse. Elle a trouvée les coordonnées exactes d’un laboratoire du laboratoire situé en plein cœur du Bois de Boulogne. Zen avait quand à lui bien trouvé un abri : il s’avère que cette abri se situe à quelques dizaines de mètres du laboratoire, voir en dessous. Cela ne peut pas être une coïncidence.
-Qu’avez-vous donc décidé ?
-Gardien Osniaril, tu pars demain matin avec la Gardienne Helsen, Eloïse et Joris pour le Bois de Boulogne. Votre mission : infiltrer le laboratoire et l’abri, récupérer toutes les données utiles pour le JEK, sans oublier tout ce qu’il pourrait être utile à l’ordre en général. Vous avez carte blanche pour l’équipement.
-Quatre Gardiens ? N’est ce pas beaucoup ?
-Nous pension effectivement cela. Néanmoins, la Gardienne Helsen nous a convaincus, et vous ne serez pas de trop. Chacun de vous possède des capacités bien spécifiques, qui seront à coup sûr utile au reste du groupe.
-Très bien, Bergers. Nous n’échouerons pas.
-Je n’en doute pas. En revanche, Gardien Osniaril… Si on vous dit de ne pas faire de bruit, ne faîtes pas tout sauter, compris ? »

Le Gardien n’osa même pas relever cette allusion directe au bordel qu’il avait foutu sur les Champs. Léthias s’inclina, et sortit de la salle, direction l’armurerie et l’équipement. Cela faisait longtemps qu’il ne s’était pas éloigné autant de Métropolitopia, et à vrai dire, cela tombait à point nommé. Après ce qu’il venait de semer sur les Champs Elimés, se faire oublier n’allait pas être de refus. Pour une mission de cette importance, il troqua son léger sac habituel pour un lourd sac de randonnée. Il prit soin de prendre des provisions et de l’eau pour plusieurs jours, sans oublier quelques pansements et médicaments de bases. Deux lampes torches, avec leurs batteries de rechange. Et puis aussi deux outils qu’il n’emportait d’habitude pas : une machette et une hache. Il n’allait pas cracher sur ses deux lames acérées pour se frayer un chemin au travers de la végétation. Il prit enfin son équipement habituel : couteau à la ceinture, ses deux HG-23, des cellules d’énergies de secours, batteries additionnelles pour sa manicle de foudre, bracelet radar et autres petits outils. Ainsi lesté de plusieurs kilos supplémentaires, il s’entraina une dernière fois, sac sur le dos pour s’y habituer, profita d’une longue nuit de sommeil, chose qu’il ne connaitrait sans doute pas dans les jours à venir. Le lendemain matin, il rejoignit les quatre membres de son équipe, et tous partirent en direction du Bois de Boulogne.

Le bruit d’un Eloïse s’affalant dans par terre tira Léthias de ses pensées. Il tendit la main à la jeune Gardienne, et une fois qu’elle l’eut attrapée, l’aida à se relever. Elle gratifia le Gardien d’un timide merci. Intérieurement, Léthias soupira. Il était quasi-sûr de connaitre la raison du malaise de la Gardienne.

« -Je suppose que cet enthousiasme à me parler est du à ma dernière mission ?
-Eh bien euh… En fait…
-Pas la peine. J’ai compris. Crois moi, je n’ai pas fais sauter les Champs de gaité de cœur. Primo, je n’avais plus rien à perdre, secundo, c’était une meilleure chose à faire pour que je puisse sortir des Champs en vie. J’essaie toujours de m’en tenir aux ordres. Mais sur ce coup, je n’ai pas pu faire autrement. Croyez-le ou non, mais attirer l’attention du trident était bien la dernière des choses que je voulais faire… D’ailleurs, me faire oublier quelques temps ici ne sera pas de refus…
-Je comprends… Je suis désolée pour votre dernière mission Gardien Osniaril, voir mourir Samuel, dans ses bras sans rien pouvoir faire... quoi qu'en dise les autres, je trouve que vous avez bien mené cette quête, paix à l’âme du gardien Zen. Un chic type. Vous le connaissiez bien ?
-C’était un Gardien. Les Gardiens sont comme une famille, pourrait-on dire. Enfin bon… J’avais fait quelques missions avec Zen, quelques autres avec Samuel. Ils étaient doués… Au fait, tu peux m’appeler Léthias. »

L’Ombre se tut, et jeta un coup d’œil à son bracelet radar, qui connaissant une activité sans précédente, en ces lieux inconnus. Instinctivement, il vérifia que ses deux HG-23 étaient à leur place, et, son lourd sac sur le dos, continua de marcher, suivant Volodia et Joris qui marchaient à quelques mètres devant lui. Ils allaient encore devoir marcher quelques heures avant de trouver le laboratoire et l’abri. Ils verraient comment s’organiser en temps voulu. Toujours aux aguets, Léthias continua de marcher, s’enfonçant dans une végétation de plus en plus dense…

Spoiler:
 

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Joris
MessageSujet: Re: JEK 101   Mar 23 Avr 2013 - 23:06

Pour cette mission dans les bois Joris était accompagné de trois gardiens expérimentés.
Cela le rassuré, lui qui avait été promu il y a moins d'un an. Il commençait tout juste a se sentir à l'aise dans son rôle mais pour pénétrer dans un territoire comme celui ci, réputé hanté et sournois, il fallait mieux ne pas être seul.

Le jeune gardien avait prit les devant, déblayant les branches et les lianes qui bouchaient le chemin. Volodia le suivait à la semelle. Il n'avait jamais eu l'occasion de beaucoup discuter avec elle mais il l'avait déjà croisé plusieurs fois dans le Temple. Il était assez troublé de se retrouver à ses côtés tout en sachant ce qu'elle avait vécu dans sa dernière mission. Il aurait aimé lui poser des tonnes de questions sur le déroulement de sa mission, sur la Fosse, ses habitants, sur la vie là bas, mais il avait apprit aussi que la gardienne avait quelque peu changé depuis son séjour là bas et il avait cru comprendre qu'il était préférable de s’abstenir de toutes questions.

Dans le dos des deux gardiens qui ouvraient la marche suivaient deux autres membres de l'ordre, dont Léthias Osniaril. Encore une fois ce n'était pas un des gardiens que Joris côtoyait régulièrement. Il le connaissait mal et ne savait de lui que ce qui se racontait au Temple. Il avait vaguement entendu que sa dernière mission s'était plus ou moins mal finie, mais Joris n'avait pas encore prit le temps de lire son RP son rapport.
La dernière à les accompagner était Eloïse. Elle par contre Joris la connaissait un peu mieux.
Maladroite, elle se prit les pieds dans une branche et tomba. Le jeune gardien aurait voulu la ramasser et voir si elle allait bien, mais Léthias qui était tout proche d'elle le dépassa dans son intention.
En vérité, Joris avait de suite accepté la mission en apprenant que Eloïse y participait. Cela l'inquiétait de la savoir à l'extérieur dans un endroit aussi dangereux et la présence du jeune gardien parmi les quatre autres n'était motivé que par l'amitié (l'amour?) qu'il portait à Eloise.


« Pourquoi les bergers nous ont foutu cette empotée ? Adonise nous ralenti, elle est pas faite pour ce genre de mission. »

Joris avait un ton dur, il était bien trop fier pour montrer le moindre sentiment envers Eloïse. C'était ça façon d'aimer, plus il appréciait quelqu'un et plus il était dur avec, c'est d'ailleurs pour cela qu'il était sympathique avec tout le monde, peu de personne lui faisait l'effet que lui faisait Eloïse...

Volodia ne répondit pas à la pique de Joris envers son amie et préféra questionner le gardien sur sa mission précédente, une sale affaire chez les négriers.


« Je sais bien ce qui se raconte au Temple, mais il ne s'est rien passé avec ce mutant...
Je devais infiltrer l'arc en tant qu'esclave pour rentrer en contact avec un gars. Un autre gardien devait jouer le rôle d'un acheteur pour mon extraction, mais ce mutant a mit plus cher sur la balance... Du coup je me suis retrouvé dans ce bordel à Ménilmutant. »


L'histoire avait l'air d'amuser sa consœur. Elle n'avait sûrement pas eu l'occasion de beaucoup rire récemment.

« Disons que... je me suis fait un peu d'argent de poche. »

Bien évidement à la première nuit Joris s'était échappé et n'avait eu le temps de connaître les joies de ce nouveau métier, mais il préférait mettre son orgueil en berne pour essayé d'afficher un sourire sur les lèvres de Volodia.

« Je vais prendre de l'avance pour essayer de trouver le chemin. »

Joris activa le pas. Il ne se retourna pas mais espérait secrètement qu'Eloïse le regarde aller plus vite que tout le monde. Il en fit un peu plus que la normal pour montrer sa grande agilité et rapidement il sema le groupe pour explorer un peu en avant la forêt.
Puis très vite il tomba sur l'entrée du laboratoire.


« Par ici ! »
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Volodia Helsen
MessageSujet: Re: JEK 101   Mer 24 Avr 2013 - 13:21

Pauvre imbécile se fustigea intérieurement la jeune gardienne Brunet, il croyait que je faisais allusion à sa mésaventure elle essaya de se rattraper de façon pitoyable "Je, non, ce n'est pas comme ça que je voulais... enfin je veux dire , je sais ce qui se raconte mais, non c'est pas mon avis... heu désolé", le pauvre, après tout ce qu'il lui était arrivé, elle trouvait sincèrement inadmissible ce qui se disait sur cet honorable gardien.
- Au fait, pourquoi portez vous toujours deux HG-23 ? Vous perdez pas en précision ?
Elle se rappela ce que lui avait dit Volodia l'année où elle fut son instructrice personnel sur le maniement des armes "Tirer peu, viser juste. Rappelles toi toujours de cela. Tirer peu, viser juste", ce n'était pas banale d'avoir ce genre de "cours personnalisé", mais les Bergers avaient beaucoup d'espoir en Éloïse, elle excellait en presque tout... sauf les techniques, même de base, du combat ; sans compter ses aptitudes physique quasi nul. C'était cette année là où elle avait commencée à...

« Pourquoi les bergers nous ont foutu cette empotée ? Adonise nous ralenti, elle est pas faite pour ce genre de mission. », devant le pas était rapide, les tailles pour se frayer un chemin précises. Pour répondre à la question soulevé par Joris, qui était d’ailleurs justifié, elle aurait pu répondre oui et non, leur groupe devait être de toute façon obligatoirement pourvu d'un(e) expert(e) en informatique et autre bidouillage qui dépassé largement le savoir de Volodia, après il était évident que la pauvre Éloïse Brunet ( Adonise en mission ) n'était absolument pas faite pour ce genre d'expédition périlleuse, mais elle était bien encadrée.
« Je sais bien ce qui se raconte au Temple, mais il ne s'est rien passé avec ce mutant...
Je devais infiltrer l'arc en tant qu'esclave pour rentrer en contact avec un gars. Un autre gardien devait jouer le rôle d'un acheteur pour mon extraction, mais ce mutant a mit plus cher sur la balance... Du coup je me suis retrouvé dans ce bordel à Ménilmutant. »

Ah, qu'est ce qu'ils avaient rigolé au mess' en apprenant ça ! Et puis beaucoup inquietés au fil des heures qui s’écoulaient en attendant le retour de Joris.
« Je vais prendre de l'avance pour essayer de trouver le chemin. »
- Fais attention à toi beau gosse.
Elle pu ralentir la cadence et se laisser rattraper par ses deux camarades, Adonise riait d'une anecdote du "cafard à cape", en la voyant Éloïse sembla reprendre son air de petite fille timide qu'elle détestait tant, mais qui faisait par ailleurs en craquer plus d'un.
- Ça fait des heures qu'on marche, j’espère qu'on sera bientôt arrivés...
- Arrêtes de te plaindre, et prends exemple sur Léthias, lui il peu se permettre de parler mais reste toujours aux aguets. Ne baisse pas ton attention.

Au tour de Volodia de revoir sa première rencontre avec Éloïse pendant cette année d'entrainement, la pauvre se plaignait même du poids de son HG-23 ! Mais comment a-t-elle pu la supporter tout se temps ? Encore une fois en repensant à ce passer tranquille et "insouciant" elle eut envie de s'enfiler un autre caché de buffout. Non, j'en ais déjà pris... avant de partir.
« Par ici ! »
Enfin. Le laboratoire se voyait à travers une véritable haie formée par une dense végétation. Ça va être du gâteau pour passer. Soupira-t-elle et une nouvelle fois ses pensées allèrent à un bon lance flamme.
Ils se relayèrent, deux binôme toutes les demi heures, hache et machette, pour tracer un passage jusqu'à leur objectif.
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Léthias Osniaril
MessageSujet: Re: JEK 101   Mer 24 Avr 2013 - 17:54

Bois de Boulogne, quelques instants plus tard.

Le groupe continuait de marcher, Joris et Volodia en tête. A quelques mètres derrière eux, Léthias et Eloïse suivaient, fermant la marche. Depuis le début de la… Promenade de santé ? Bref, depuis le début de la marche, Eloïse n’avait cessé de parler de tout, mais surtout de rien, tant et si bien que Léthias en avait presque mal à la tête. Lui qui avait l’habitude d’être assez discret, peu bavard quand il n’y avait pas besoin, il était verni.

C’est pas possible ça… Et Volodia arrive à la supporter ? Bah chapeau…

Le Gardien se retint malgré tout de piquer une crise. Mettre les nerfs du groupe à vif avant même le commencement des choses sérieuses n’était surement pas les choses à faire. Et puis, il avait son autre mission, que lui seul connaissait ; elle lui avait été discrètement ordonné par un seul Berger, séparément du briefing standard de la mission. Il espérait ne pas avoir à agir, et se mettre à gueuler allait directement à l’encontre de cette idée. Il fit donc mine de ne pas être dérangé, mais se jura de toucher deux mots à la jeune Brunet à un moment où un autre. Après tout, un Gardien se devait d’être discret, et ce n’était pas en passant son temps à parler qu’on l’était.

« -Au fait, pourquoi portez vous toujours deux HG-23 ? Vous perdez pas en précision ? »

Tiens, enfin une question un minimum intéressante…

« -Deux HG, crois-moi, c’est toujours utile. Si un seul suffit, autant s’en servir d’un seul. En revanche, avoir deux HG, ça m’a sauvé la mise plusieurs moi. Si tu veux tout savoir, la dernière en date, c’était sur les Champs, quelques minutes avant que je fasse le ménage. Si tu as plusieurs adversaires, que tu es seul, la précision ne suffit parfois plus : il te faut de la puissance. Et comme je n’ai pas souvent un fusil-mitrailleur sur moi, deux HG, bah c’est un très bon compromis. Pour neutraliser deux objectifs distincts en même temps, c’est aussi appréciable. Avec un seul, tu pourrais avoir le temps d’en éliminer un, mais tu te ferais descendre avant d’avoir pu viser le deuxième ; tandis qu’avec deux… »

Un petit quart d’heure plus tard, Joris partait devant pour explorer, et Volodia ralentissait pour revenir à la hauteur d’Eloïse et de Léthias. En voyant Volodia se rapprocher, Eloïse cessa brusquement de parler, et changea aussitôt de d’attitude. Léthias souffla : enfin un peu de répit. Un sourire furtif traversa les lèvres de Volodia, qui avait du s’apercevoir de la chose.

« -Ça fait des heures qu'on marche, j’espère qu'on sera bientôt arrivés...
-Arrêtes de te plaindre, et prends exemple sur Léthias, lui il peut se permettre de parler, mais reste toujours aux aguets. Ne baisse pas ton attention. »

L’Ombre sourit, et continua d’avancer, jetant régulièrement un œil à son bracelet radar. Mais pour le moment, rien de plus gros que les signaux d’inoffensifs insectes étaient apparus sur le petit écran. Une heure plus tard, alors qu’Eloïse allait en remettrai une couche pour –supposait-il- se plaindre une nouvelle fois, la voix de Joris, toujours à quelques mètres devant eux, leur parvint.

« -Par ici ! »

Le dôme de verre recouvrant une partie du laboratoire était visible, bien que difficilement, à travers une partie de la végétation, qui était soudainement devenu plus dense. Il était à présent impossible de faire le moindre mètre sans être aux prises avec de petites lianes ou au contraire, d’imposants troncs. Léthias posa son sac, et sortit la hache qu’il avait prit avant de partir. La lame aiguisée brilla brièvement sous un filet de lumière.

« -Allez, au boulot ! »

Par groupe de deux, les Gardiens se relayèrent, se taillant petit à petit un chemin à travers la végétation. Léthias se concentra sur les gros obstacles, que l’on ne pouvait pas détruire à la machette. Pendant plusieurs heures, ils débroussaillèrent le chemin, sans avoir l’impression d’avancer. Alors qu’il leur restait encore quelques dizaines de mètres à parcourir, la jeune Brunet reprit une nouvelle fois la parole.

« -Et une fois qu’on sera devant la porte, on fait comment pour l’ouvrir ?
-C’est censé être ton boulot. Pirater le système, mais débloquer la porte. Au besoin, ou plutôt en dernier recours, je dis bien en derniers recours, j’ai des pains d’explosifs dans mon sac. »

Un silence de quelques secondes suivit la dernière phrase de Léthias. Il préféra ne pas y porter attention, avala une gorgée d’eau, et se remit à l’œuvre. Ils leur restaient encore du boulot, et il allait bien leur falloir jusqu’à la fin de la journée pour tailler toute cette végétation. Petit à petit, les feuilles tombaient, les lianes étaient tranchées, les branches coupées, et un véritable tunnel naturel se créait, s’enfonçant toujours plus en direction de la porte du laboratoire.

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Joris
MessageSujet: Re: JEK 101   Mer 24 Avr 2013 - 21:32

Joris fronça les sourcils en entendant le ton que prenait Léthias pour parler à Eloïse. Il aurait aimé s'interposer pour réprimander son aîné, mais après réflexion il trouva l'idée incompatible avec la mission, fallait mieux garder une bonne entente entre les quatre gardiens.
Mais Joris s'autorisa tout de même une petite pique envers Léthias qui voulait encore une fois tout exploser.


« Mieux vaut que tu gardes tes explosifs dans tes poches. On est la pour fouiller le labo, pas le détruire.
Et je suis sur que Andonise pourra ouvrir la porte. »


Il lança un petit sourire à Eloïse tout en essuyant les gouttes de sueurs qui perlaient sur son front.
Sous la chaleur étouffante de la forêt l'effort pour déblayer l'accès au laboratoire était dur.

Joris donna un dernier coup de machette sur la dernière liane qui barrait le chemin et l'arracha rageusement.
Enfin le passage était libre.
Il s'assit et bue à la bouteille quelques gorgées d'eau pour se rafraîchir mais il du se relever quand il vit qu'Eloïse s'apprêtait à entrer dans le hall du laboratoire.


« Non attend. Ça peut être dangereux à l'intérieur, je vais passer en premier. »

Joris prit son arme, un pistolet HG-23 classique, puis entra.
Le laboratoire n'avait eu de présence humaine depuis des années, probablement depuis la chute des bombes. La nature avait reprit ses droits dans le hall d'entrée. Des lianes, plantes et ronces recouvraient les anciens bureaux et les terminaux d'avant guerre. Il y avait en tout 3 portes, une en face, une à gauche et une à droite. Elles aussi, recouvertes de verdure et de rouille, n'avaient été ouvertes depuis des dizaines années.
Joris s'approcha d'un mur et y arracha un vieux plan à moitié effacé.


« Vous pouvez entrer, il n'y a rien de dangereux ici. Juste des plantes et des vieux terminaux rouillés.
J'ai trouvé un plan, mais il ne nous apportera rien je pense, on n'y distingue plus grand chose. En tout cas le labo semble grand derrière ses portes. »


A présent, à Eloïse de jouer.
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MessageSujet: Re: JEK 101   Lun 29 Avr 2013 - 0:24

Après plusieurs heures d'un laborieux travail de débroussaillage, les quatre gardiens arrivèrent enfin au Laboratoire, entiers et sans encombre, même si une tension, légère et encore impalpable, se faisait déjà sentir. Était-ce dû la présence du mystérieux Léthias, pénible à Volodia ? Ou à la féminité d’Éloïse, si déroutante pour certain. Peut-être au deux... Ou à rien de tout cela. L'avenir nous le dira, et pour le moment, les quatre héros devraient se méfier de dangers bien plus proches.

En gentleman, Joris était entré le premier dans le Hall, devançant l'ardeur d’Éloïse.

« Vous pouvez entrer, il n'y a rien de dangereux ici. Juste des plantes et des vieux terminaux rouillés.
J'ai trouvé un plan, mais il ne nous apportera rien je pense, on n'y distingue plus grand chose. En tout cas le labo semble grand derrière ses portes. »


En effet, le plan qu'il avait trouvé n'allait pas être très utile. Rongé par des années d'humidité, il était couvert de mousse, champignons, et on ne sait quoi encore.
On peut à peine y lire que c'est un plan. En se concentrant, on peut discerner le hall d'entrée, marqué par une pastille "vous êtes ici". Quelques autres éléments transparaissaient, mais aucune information utile, à part que le bâtiment semble.... très grand... Et encore, ce plan ne concerne que la surface du Laboratoire...

Il fallait se mettre au travail et ouvrir un accès. Éloïse allait déjà être importante. Les Gardiens investirent les lieux, et s'affairèrent, jusqu'à être interrompu , un petit quart d'heure plus tard.
A l'extérieur, on pouvait entendre des bruits de branches cassées sous des pas. Plusieurs individus, et ça se déplace rapidement.
Un instant plus tard, sept Hommes jaillissent de tous cotés, braquant Fusils et arcs sur les quatre gardiens. Ils sont rapides, lestes, habitués à évoluer dans les branchages. A leur tenu, on peut facilement les reconnaitre: Des maquisards.

- Faite pas les cons et posez vous armes, on est bien plus nombreux que vous! S'exprima celui qui semblait mener le groupe, perché en hauteur sur une branche surplombant l'Atrium.
On vous suit depuis un moment, vous êtes pas bien discrets... Et c'est pas malin d'aller aussi loin sur notre territoire. Va falloir vous justifier...
Vous êtes quoi d'ailleurs. Des... récupérateurs?
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Volodia Helsen
MessageSujet: Re: JEK 101   Lun 29 Avr 2013 - 17:23

Joris s'attaqua au dernier mètre de végétation qui séparait le groupe de leur objectif, tirant avec force sur les lianes, Volodia, derrière s'occupait d'élargir le passage, l'atmosphère était étouffante, non pas à cause de la chaleur mais d'une humidité oppressante. En simple débardeurs par dessus sa seconde peau qui semblait trempe, découvrant les quelques marques laissées par la Fosse, la gardienne donna ses deux derniers coup de machette alors que son collègue émergeait de l'autre coté du mur végétal, dégoupillant sa gourde Joris alla s'asseoir devant l'entrée après avoir vérifié les alentours direct. Elle réajusta son bandeau et vit l'expression de la jeune Éloïse.
- Prends ton sac et arrêtes de mater l'autre apollon.
S'écartant pour la laisser passer elle ne pu que constater les joues empourprés d'embarras et le regard soudain fuyant d'Adonise.
- Quoi ? Non je... enfin je ne regardais pas le gardien Jo... heu, enfin...
C'était effectivement le cas, Volodia avait lancé ça sur le ton de la plaisanterie. Soit elle avait aussi abandonnée derrière elle son humour en prison, soit Éloïse était plus sotte que dans ses souvenirs.
- Ne baisses pas ta garde.
Ils pénétrèrent enfin dans le laboratoire, identifiant rapidement le fameux T sur chacune des trois portes, le groupe passa à l'inspection.
- Rien d'intéressant hein ?
- Finement observé. Mets toi au boulot je te pris. On tente d'abord la porte du milieu qu'est ce que vous en dites ?


Un laboratoire en plein milieu d'un bois, qu'est ce que... Léthias fut le premier à réagir et à les prévenir. Du bruit à l'extérieur. Éloïse lâcha son terminal portable qu'elle avait relié à l'ouverture électrique avec divers câbles. Volodia se tourna vers elle lui faisant signe de continuer. Ils auront peut être bientôt besoin d'une issue de secours.
Le gardien Osniaril balaya le périmètre, ses deux pistolets braqués. Mais cela ne suffit pas.
Sept hommes surgirent de nul par, ou plutôt de partout en même temps. Flèches, lance, javelot, fusil... Adonise ne put retenir un petit crie d'effrois et empoigna la gardienne, qui se dégagea lentement, son P90 tenu d'une main, collé à son flanc.
- Faite pas les cons et posez vos armes, on est bien plus nombreux que vous !
Des maquisards, elle souffla intérieurement : c'était prévisible. Mais maintenant : que faire ? Elle leva les mains doucement "Ok, très bien, on veut pas d'emmerde" elle pointa le canon de son arme vers un mur et enleva le chargeur pour poser le tout sur la table de l'accueil. Elle gardait évidement son HG et surtout sa grenade incapacitante.
- On vous suit depuis un moment, vous êtes pas bien discrets... Et c'est pas malin d'aller aussi loin sur notre territoire. Va falloir vous justifier...
Vous êtes quoi d'ailleurs. Des... récupérateurs?

Leur ainé les devança :
- Récupérateurs effectivement, on a été employé par des caravaniers aux Marché de la Gare.
Tsss, trois guerriers vétérans mis en respect par quelques glands armés de bâton et vêtu de feuilles de salade. Les hippies des temps moderne c'est plus ce que c'était. Et Adonise fut prise d'une soudaine illumination :
- Et mais attendez, vous êtes des maquisard c'est ça ? Ah c'est incroyable, j'ai toujours voulue savoir comment vous...
Elle s’aperçut de l'absurdité de son intervention et alla d'un simple "heu, désolé". Volodia en aurait ris.
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Léthias Osniaril
MessageSujet: Re: JEK 101   Mar 30 Avr 2013 - 10:32

Bois de Boulogne, devant l’entrée du laboratoire.

Après plusieurs heures de dur labeur, l’entrée du laboratoire était enfin dégagée. Joris pénétra d’abord dans le hall principal, arme au poing, pour s’assurer que la zone était sécurisée. Il ressortit quelques instants plus tard, après s’être assuré que rien ne les menaçaient.

« -Vous pouvez entrer, il n'y a rien de dangereux ici. Juste des plantes et des vieux terminaux rouillés.
J'ai trouvé un plan, mais il ne nous apportera rien je pense, on n'y distingue plus grand chose. En tout cas le labo semble grand derrière ses portes.
»

Léthias opina, récupéra son lourd sac posé un peu plus loin, et fermant la marche, suivit le reste du groupe dans le hall. Déjà, Eloïse commençait à déballer tout son attirail électronique, branchant les premiers générateurs aux systèmes de commande électronique de la porte du milieu. Deux autres portes verrouillées donnaient accès aux autres parties du laboratoire, une à gauche et une à droite. L’Ombre posa de nouveau son sac, et y accrocha sa hache. A première vue, il n’allait plus forcément en avoir besoin. Eloïse commença à pianoter sur l’un des terminaux fixés au mur, tandis que Joris et Volodia attendaient patiemment. Le faible bruit d’une petite branche se cassant attira l’attention de Léthias, qui regarda instinctivement son bracelet radar. Malheureusement pour lui, il y avait tellement de petites bestioles dans le coin que celui-ci était presque inutile. Soucieux, il scruta minutieusement le haut de l’atrium, avec ses arbres, ses branches et sa végétation offrant de multiples cachettes pour un guet-apens. Tout cela ne lui plaisait décidément pas.

« -Léthias, un problème ? »

Volodia avait dû remarquer le trouble du Gardien, qui acheva son tour d’horizon, avant de poser la main sur un de ses HG-23.

« -J’aime pas ça… C’est trop facile… Et j’ai l’impression qu’on nous observe.
-Quoi ? Et ton bracelet radar, il dit quoi ?
-Saturé. Trop des bestioles dans le coin, j’ai des signaux tous azimuts, je ne pourrais même pas distinguer un homme d’un raliéné. »

Quelques instants plus tard, un nouveau bruit le fit sursauter. Cette fois, il en était sûr, il y avait du mouvement dans le coin. Et pas que des animaux. Il dégaina prestement ses deux HG-23, et balaya l’espace ambiant.

« -Du bruit dehors, restez sur vos gardes. Eloïse, sans vouloir te foutre la pression, si tu pouvais accélérer le mouvement… »

La jeune Gardienne se tourna vers Volodia, qui lui fit signe de continuer à travailler. De son côté, Joris s’était lui aussi relevé, et observait attentivement les alentours. Mais cela ne suffit pas. Le bruit d’une corde glissant sur une branche siffla, et Léthias pointa ses deux pistolets dans la direction voulue. Sept hommes apparurent comme par magie sur les branches, armés d’arcs, de fusils ou de lances. Eloïse poussa un petit cri et se raccrocha à Volodia.

Et merde ! Des maquisards. Fais comme des putains de bleus. A note, utilité du bracelet radar dans le coin, zéro.

« -Faites pas les cons et posez vos armes, on est bien plus nombreux que vous ! On vous suit depuis un moment, vous n’êtes pas bien discrets... Et c'est pas malin d'aller aussi loin sur notre territoire. Va falloir vous justifier... Vous êtes quoi d'ailleurs. Des... récupérateurs ? »

Léthias maugréa, et rangea ses deux pistolets, tandis qu’il réfléchissait rapidement à une excuse valable, mais aussi que ces hommes ne pourraient pas vérifier. Ne pas révéler son identité, une des règles de base de l’Ordre. En effet, quelle serait la réaction des gens si vous leur racontiez que vous étiez membre d’un ordre secret dont le but était de récupérer toute la technologie d’antan ?

« -Récupérateurs effectivement, on a été employé par des caravaniers aux Marché de la Gare.
-Marché de la gare, c’est loin ça… Vous faîtes quoi ici ?
-Croyez-moi, quand on vous paie aussi bien, sans compter la prime si on leur ramène ce qu’ils cherchent dans nos trouvailles, vous n’hésitez pas très longtemps.
-Ils veulent quoi vos employeurs ?
-On sait pas. Ils nous ont dit de ramener tout ce qu’on pouvait. On sait juste que c’est facilement transportable. »

L’excuse était limite valable. Pour de simples récupérateurs, ils étaient vachement bien armés et équipés. Enfin, ils pourraient toujours prétendre être les meilleurs, ne marchant que sur contrat ou toute autre connerie du genre. L’homme qui semblait être le chef des maquisards, fit mine de réfléchir, quand la voie aigue d’Eloïse retentit dans l’atrium.

"-Et mais attendez, vous êtes des maquisards c'est ça ? Ah c'est incroyable, j'ai toujours voulue savoir comment vous... »

Ouah, l’illumination du siècle !

Eloïse se tut subitement, se rendant compte de l’inutilité de l’intervention. Léthias faillit se frapper le front avec sa paume de main. Cette fille était peut-être douée en informatique et autres bidouilles électroniques, mais on ne pouvait pas pour autant dire qu’elle était très maline. Un des maquisards pointa alors son fusil vers Léthias

« -Eh au fait toi, on t’a dit de poser tes armes au sol, pas de les ranger à ta ceinture. »

L’Ombre s’exécuta, et détacha tranquillement ses deux HG-23, pour les poser doucement au sol devant lui. Le maquisard hocha la tête d’un œil satisfait. Le Gardien n’avait maintenant plus que sa manicle et son couteau. Et encore, la manicle de foudre n’était efficace qu’au corps à corps. Essayer de mettre en œuvre le petit projet d’amélioration qu’il avait en tête depuis maintenant quelques temps serait surement le bienvenu. Peut-être même qu’il pourrait trouver dans ce laboratoire les derniers éléments qui lui manquaient. Enfin, s’ils arrivaient à sortir vivant de ce piège, et ensuite à rentrer dans le labo…


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Joris
MessageSujet: Re: JEK 101   Mer 1 Mai 2013 - 11:12

En quelques minutes le groupe était encerclé. Ils n'avaient même pas eu le temps de réagir qu'ils étaient à présent sans défense, braqué par des fusils et autres armes de fortunes.
Etre un gardien expérimenté ne servait à rien ici, la forêt était un terrain que personne ne maîtrisait mieux que les Maquisards.
Ses collègues décidant d’obtempérer aux ordres de l'ennemi Joris décida d'en faire autant et de poser son arme au sol.
Pour autant Eloïse ne perdit par sa curiosité et se laissa entraîner par la fougue de sa jeunesse, chose dangereuse dans une telle situation.

« Et mais attendez, vous êtes des maquisards c'est ça ? Ah c'est incroyable, j'ai toujours voulue savoir comment vous... »

Elle se rendit compte seule de son erreur et d'un geste Joris la plaça dans son dos.

« Reste derrière moi Adonise, et surtout ferme la. »

Comme à son habitude Joris était dur envers celle qu'il aimait secrètement, mais il se devait la protéger.

Léthias imita ses collègues en mettant au sol ses armes.
Pendant un instant Joris cru qu'il allait faire une connerie, tirer dans le tas ou même sortir une bombe d'on ne sait où pour la faire exploser sur les Maquisards. Avec ce qu'il se racontait désormais sur ce gardien il fallait se méfier, le gars était capable de tout et pas du meilleur.

Donc apparemment ils étaient des récupérateurs du Marché de la Gare. Si Joris en rajoutait une couche ils auraient paru suspect, il préféra donc se taire et ne rien dire de plus.
Mais lorsque le Maquisards prétendit ne pas connaître le Marché il voulu intervenir, cette tribu était connu pour aller marchander dans les Terres Désolées, qu'ils ne connaissent pas le plus grand marché de Paris était absurde, il devait sûrement mentir pour faire parler les gardiens.
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MessageSujet: Re: JEK 101   Sam 4 Mai 2013 - 23:22

Les quatre gardiens s'étaient pliés aux ordres des Maquisards et avaient déposé leurs armes sans résistance, tous pris dans la ligne de mire d'au moins un tribal.

-Récupérateurs effectivement, on a été employé par des caravaniers aux Marché de la Gare.
-Marché de la gare, c’est loin ça… Vous faîtes quoi ici ?
-Croyez-moi, quand on vous paie aussi bien, sans compter la prime si on leur ramène ce qu’ils cherchent dans nos trouvailles, vous n’hésitez pas très longtemps.
-Ils veulent quoi vos employeurs ?
-On sait pas. Ils nous ont dit de ramener tout ce qu’on pouvait. On sait juste que c’est facilement transportable.


Un silence s'installe, deux maquisards s'éloignent un peu pour discuter, à voix basse, de l'avenir des quatre intrus, tandis que les cinq autres ne détachent les yeux des profanateurs.
Aucun d'eux n'est une goule végétale, se qui explique peut-être ce partage du pouvoir entre les deux plus anciens.
- Merde, on fait quoi maintenant ?
- Ben... on fait ce qu'il faut.
- Et il faut faire quoi?
- Je sais pas trop, mais on peut pas simplement les laisser partir.
- Tu ne penses tout de même pas à...
- Pas quoi?! Pas quoi?! Et si on les laissent partir, tu crois qu'il reviendront pas, plus nombreux, mieux préparés, mieux armés?!


Éloïse rompit maladroitement les messes basses:
- Et mais attendez, vous êtes des maquisards c'est ça ? Ah c'est incroyable, j'ai toujours voulue savoir comment vous...
Tout le monde, y comprit ses compagnons, lui lance un regard noir et elle ravale sa curiosité.

Un autre type intime à Léthias de poser ses armes pendant que les deux leaders continuent leur conversation.

- Et si ça s'apprend? Plus aucun marchand ne voudra traiter avec nous! Personne au marché de la gare ne commerce avec des tueurs de récupérateurs.
- Justement, réfléchis un peu idiot! La gamine vient de le dire, ils nous ont déjà reconnus! Si on les laisse partir, ils raconteront au marché qu'on les as empêché de finir leur mission, ils reviendront, et on sera dans la merde. Plus encore que maintenant. Si on fait les choses bien, et qu'on se tait, le temps passera, et dans quelques jours, leur employeurs conclura à un accident... C'est une mission dangereuse après tout, ils en étaient conscient. Et nous, on reste innocents, on nie les avoir vu, on en rajoute un peu, on dis qu'on a entendu des bruits, des choses bizarres au fond de la forêt, ça découragera même les plus trouillards de tenter leur chance.
- Merde non, je suis pas d'accord, on est pas des tueurs!
- Moins fort idiot, pas la peine de gueuler, ils ont pas besoin de nous entendre...
- Merde
, dit-il en chuchotant. Fermement, mais en chuchotant. Merde, je suis pas d'accord, on doit consulter les anciens avant de prendre une telle décision!
- Et on fait quoi d'eux en attendant? On les amène au camp? Mon cul ouais, on en finis maintenant! Pas de pitié pour les profanateurs!
Si tu veux pas le faire, je m'en charge, pauvre poule mouillée.


Le type tourne les talons, laissant son compagnon - et un peu trop sensible - en arrière.
Sans dire un mot, il scrute les quatre païens, et, d'un doigt inquisiteur, désigne Éloïse. De suite, deux gardes la saisissent, écartant Joris, et trainent la pauvre fille, qui ne manque pas de s'épandre en râles et hurlements. Ils l'a font mettre à genoux devant le chef, qui dégaine son Garibaldi et le point droit vers le cœur d'Adonise.
La 'poule mouillée' tente une dernière fois de le raisonner, mais se fait rembarrer par un "Ta gueule Étienne". Dépité, il tourne le dos pour ne pas voir la scène.

Avant de se décider à Tirer, le leader se lance dans un petit discours très théâtral, touchant de près au fanatisme religieux. Si tous les maquisards ne sont pas aussi fou, aucun pour autant n'osera s'opposer à une décision prise par un plus ancien qu'eux.
- Ignorants, impies! Vous avez profanez nos Terres, vos avez fâché notre sainte mère en profanant son sanctuaire sacré, et maintenant, en gage de réparation, nous allons abreuver la terre de votre sang, nourrir les plantes de vos âmes, et si mère est clémente, peut-être vous accordera-t-elle son pardon.

L'index sur la détente, il prend une longue inspiration, et s'apprête à tirer.


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Joris
MessageSujet: Re: JEK 101   Mer 8 Mai 2013 - 16:57

Évidemment les maquisards avaient repéré la plus faible du groupe pour prendre un otage.
L'un d'eux poussa Joris pour qu'un autre attrape Eloïse et l'emmène avec lui.
Contre toute attente le gardien ne réagit pas et laissa les maquisards emmener celle qu'il aimait, il perdait tous ses moyens face à la situation.
Il lança des regards à Volodia et Léthias pour savoir comment réagir, mais apparemment eux non plus ne savaient quoi faire.

Eloïse à genou, le chef maquisards pointa un pistolet sur son front. La situation devenait critique, s'ils ne faisaient rien le jeune gardienne se ferait abattre sous leurs yeux.
Joris, trop occupé dans ses pensées à trouver un moyen de s'en sortir, n'écouta le discourt de l'agresseur que d'une oreille.
Puis il décida de prendre ses responsabilités.


« Arrêtez ça ! Elle n'y ait pour rien.
Je suis le responsable de cette expédition et si vous devez punir quelqu'un c'est moi. Laissez partir les autres. Nous sommes aussi des enfants de votre sainte mère, limitez au moins le bain de sang pour elle. Vous n'allez rien réparer en détruisant. »


Le gardien jeta un nouveau regard vers Volodia et Léthias, en espérant qu'ils aient une meilleur idée pour s'en sortir si jamais ça ne fonctionnait pas.
Spoiler:
 
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Volodia Helsen
MessageSujet: Re: JEK 101   Mer 8 Mai 2013 - 21:03

Non vraiment, se faire prendre comme ça par une bande d'écolo' fanatiques, c'est, c'est... c'est con. Eux même ne semblaient pas savoir quoi faire. Et comme dans tout les petits groupes mal organisé c'était celui qui gueulait le plus qui avait le dernier mot.

Mais quant ils prirent Éloïse, là, là c'était de l'art, eux, trois gardiens expérimenté dans l'art martial ne tentèrent pas la moindre action alors que deux de ces apôtres en feuilles de salade venaient embarquer Éloïse. Faut dire qu'ils ne s'y attendaient pas, certes, mais ce fut l'occasion manquée, ils auraient pu facilement les maitriser et les prendre en otages. Merde, quelle conne.
Le gueulard partie sur un discours inspiré, mais lui même ne semblait pas convaincu.
Et puis...
« Arrêtez ça ! Elle n'y ait pour rien.
Je suis le responsable de cette expédition et si vous devez punir quelqu'un c'est moi. Laissez partir les autres. Nous sommes aussi des enfants de votre sainte mère, limitez au moins le bain de sang pour elle. Vous n'allez rien réparer en détruisant. »

Oh quel héroïsme !
Oui, oui il a raison les gars, aller changeons donc d'otage, on va flinguer ce type plutôt. Pourquoi on doit en flinguer un déjà John ? T'ain c'est con, j'y avais même pas réfléchis Johnny"

- On est des récupérateurs expérimentés, bien qu'on ne soit jamais partis en mission ici, nos employeurs on mis gros sur cette expédition, vous croyez vraiment que si nous ne revenons pas ils vont ce dire : bah, tant pis ? Ils sauront qu'il est arrivé une couille et qu'on ne s'est pas juste tiré avec le fric et le matos qu'ils nous on prêté pour cette mission, comme ils seront que la seule chose qui aurait pu mettre un terme à cette expédition ce sont d'autres hommes, en l’occurrence je crois qu'il n'y a que vous ici ? Ouais ils penseront direct que c'est les maquisards, et le premier de vos potes qu'ils trouveront en train de faire du troc au marché de la Gare nos employeurs vont le cuisiner. De toute façon si nous échouons une autre équipe sera envoyée.
- Quoi, vous avez peur qu'en nous laissant continuer on vous fera de la mauvaise publicité ? Ma parole vaut que dalle donc pas besoin de vous juré ici qu'une fois rentré je ne vous cracherais pas dessus, mais ce qui est sur c'est que tout votre groupe sera dans la merde si vous nous abattez ici. Réfléchissez aux conséquences.
Ok, autant le gars qui braquait Éloïse avait l'air franchement d'un abrutis, mais les autres... bordel j'espère qu'ils leur reste du bon sens !


La terreur avait fait place à l'angoisse. Éloïse sentait qu'elle avait à présent beaucoup plus de chance de s'en sortir... mais pour quelles raisons ? Pour le discours de Volodia sur le fait qu'ils perdraient l'accès à un point de vente, bref juste une question d'argent ? Ou était ce pour la belle intervention de Joris, faisant appelle à leur sentiments ? Évidement elle souhaitait de tout cœur que ce soit pour cette dernière. Les rapports sur les maquisards, elle les avait lu plusieurs fois, réellement fascinée... mais toujours elle se les était représentée comme une tribu pacifique ; une larme roula sur sa joue, finissant sur son menton et tomba devant les pieds du maquisard. Elle murmura :
- La nature a fait l'homme bon et généreux j'en suis convaincue, mais c'est la société qui l'a pervertis et dépravé.

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Léthias Osniaril
MessageSujet: Re: JEK 101   Jeu 9 Mai 2013 - 16:32

Hall d’entrée du laboratoire, Bois de Boulogne.

Léthias attendait tranquillement, tandis que les maquisards complotaient à voix basse. Encore dépité de s’être fait prendre au piège aussi bêtement, il observait attentivement les réactions de ces camarades ainsi que celles des maquisards. Pour le moment, personne ne semblait se résoudre à déclencher un bain de sang. Alors, il attendit, mais faisait imperceptiblement glisser sa main vers son couteau. Il le décrocha, et le glissa dans sa manche sans que personne ne le voie. A présent, manicle dans une main et couteau dans l’autre, il pouvait se défendre efficacement, même s’il n’avait plus ses deux HG. Soudain, le chef des maquisards se retourna, et se lança dans un petit discours, très motivé.

« -Ignorants, impies! Vous avez profanez nos Terres, vos avez fâché notre sainte mère en profanant son sanctuaire sacré, et maintenant, en gage de réparation, nous allons abreuver la terre de votre sang, nourrir les plantes de vos âmes, et si mère est clémente, peut-être vous accordera-t-elle son pardon. »

La seule réaction qu’il suscita chez Léthias fut un haussement de sourcil, jusqu’à ce qu’il pointe son fusil sur le cœur d’Eloïse. Sous sa veste, le couteau glissa de quelques millimètres, descendant un peu vers la paume. Il n’était pas le meilleur au lancer de couteau, mais il savait que cela pouvait faire son petit effet.

Il est sérieux ce type ? Depuis quand les maquisards sont des fanatiques religieux ?


Joris réagit presque aussitôt, mais pas comment il s’y attendait. Il aurait pensé que le Gardien allait les menacer ou quelque chose dans le genre, quoique cela fut un peu risqué. Au lieu de ça, Joris se repentit dans une sorte d’excuse.

« -Arrêtez ça ! Elle n'y ait pour rien. Je suis le responsable de cette expédition et si vous devez punir quelqu'un c'est moi. Laissez partir les autres. Nous sommes aussi des enfants de votre sainte mère, limitez au moins le bain de sang pour elle. Vous n'allez rien réparer en détruisant. »

Volodia réagit à son tour, et se mit elle aussi à parler, d’une manière plus convaincante que Joris, et tenant un discours qui plaisait mieux à Léthias. Intérieurement, il pensa à l’autre mission qui lui avait été confiée. Mais pour le moment, Volodia semblait en forme, et largement en état de remplir sa mission

« - On est des récupérateurs expérimentés, bien qu'on ne soit jamais partis en mission ici, nos employeurs on mit gros sur cette expédition, vous croyez vraiment que si nous ne revenons pas ils vont ce dire : bah, tant pis ? Ils sauront qu'il est arrivé une couille et qu'on ne s'est pas juste tiré avec le fric et le matos qu'ils nous on prêté pour cette mission, comme ils seront que la seule chose qui aurait pu mettre un terme à cette expédition ce sont d'autres hommes, en l’occurrence je crois qu'il n'y a que vous ici ? Ouais ils penseront direct que c'est les maquisards, et le premier de vos potes qu'ils trouveront en train de faire du troc au marché de la Gare nos employeurs vont le cuisiner. De toute façon si nous échouons une autre équipe sera envoyée. Quoi, vous avez peur qu'en nous laissant continuer on vous fera de la mauvaise publicité ? Ma parole vaut que dalle donc pas besoin de vous juré ici qu'une fois rentré je ne vous cracherais pas dessus, mais ce qui est sur c'est que tout votre groupe sera dans la merde si vous nous abattez ici. Réfléchissez aux conséquences. »

Son discours fit son petit effet, puisque plusieurs maquisards firent discrètement signe à leur chef de baisser son fusil. Ce dernier n’en fit rien, mais ce tourna vers Léthias, qui restait impassible.

« -Bon, et toi alors, tu as quoi à nous dire ? On a une pleurnicharde, un repenti et une réfléchie. Et toi, tu es quoi ? »

Le Gardien prit le temps de réfléchir, tandis qu’Eloïse murmurait quelque chose d’incompréhensible. Il ne voyait rien à rajouter à ce que venait de dire Volodia, et la seule chose qu’il pouvait faire pour ne pas envenimer les choses, c’était jouer le type neutre. Léthias sourit.

« -Je passe mon tour.
-Pardon ?
-Ce que vient de dire ma collègue est vrai, et je ne vois pas grand-chose de plus à rajouter. Alors, je préfère passer mon tour. Enfin, si vous tenez vraiment à ce que je rajoute quelque chose… Je ne m’y connais peut-être pas des masses en croyances en tout genre, mais à ma connaissance, les maquisards ne sont pas des fanatiques religieux, bien que ce soit l’impression que vous voulez nous donner… Vous prônez la transformation en goule végétale, en estimant que c'est l'évolution ultime de l'Homme, mais ce n’est pas pour autant que vous vénérez la mère nature à tout bout de champ…
-Super, maintenant, on a un type qui analyse le comportement des gens. Mais qu’est ce qu’on va bien pouvoir faire de vous… »

Nous laisser faire notre boulot et vous barrer avant qu’on vous mette à terre…


Il n’aurait pas forcément été avisé de leur dire ça de face. Alors Léthias attendit ; il chassa l’un des rares moustiques qui tournait autour de lui, chose étrange pour un endroit comme celui-ci. Le chef des maquisards semblait encore assez décidé à faire le ménage, mais derrière lui, ses camarades ne semblaient plus si sûrs du bienfait de la chose. Etait-ce à cause du discours de Joris, de Volodia ou du sien, il n’en savait rien, toujours est-il qu’ils avaient réussis à semer le doute dans leur esprit. Les sept maquisards avaient baissé leur garde, et étaient à présent plus vulnérable. Léthias avisa discrètement les deux GH qui trainement à ses pieds. Leurs assaillants avaient eux aussi plus ou moins baissés leurs armes, et un pistolet face à une lance… Le combat était assez inégal. Surtout que les réflexes des quatre Gardiens n’étaient surement pas les peines que ceux de ces pauvres types vivant dans le Bois… Au moins, s’il fallait tenter quelque chose, c’était maintenant qu’ils avaient le plus de chances…

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MessageSujet: Re: JEK 101   Sam 11 Mai 2013 - 1:56

- On est des récupérateurs expérimentés, bien qu'on ne soit jamais partis en mission ici, nos employeurs on mit gros sur cette expédition, vous croyez vraiment que si nous ne revenons pas ils vont ce dire : bah, tant pis ? Ils sauront qu'il est arrivé une couille et qu'on ne s'est pas juste tiré avec le fric et le matos qu'ils nous on prêté pour cette mission, comme ils seront que la seule chose qui aurait pu mettre un terme à cette expédition ce sont d'autres hommes, en l’occurrence je crois qu'il n'y a que vous ici ? Ouais ils penseront direct que c'est les maquisards, et le premier de vos potes qu'ils trouveront en train de faire du troc au marché de la Gare nos employeurs vont le cuisiner. De toute façon si nous échouons une autre équipe sera envoyée. Quoi, vous avez peur qu'en nous laissant continuer on vous fera de la mauvaise publicité ? Ma parole vaut que dalle donc pas besoin de vous juré ici qu'une fois rentré je ne vous cracherais pas dessus, mais ce qui est sur c'est que tout votre groupe sera dans la merde si vous nous abattez ici. Réfléchissez aux conséquences

Le Discours de Volodia avait fait son petit effet, et le petit groupe de Maquisards perdit son peu enthousiasme et d'assurance, à l’exception du chef improvisé qui ne daignait pas se calme, et agitait toujours son flingue vers le frêle corps d’Éloïse. Les autres étaient hésitants: regards obliques aux voisins pour jauger leur avis, mouvements timides et imprécis, et même quelques grosses goutes de sueur qui germent sur les fronts des plus impressionnables. Ils essayent de raisonner leur camarde, mais en vain, il reprend de nouveau:

- Bon, et toi alors, tu as quoi à nous dire ? On a une pleurnicharde, un repenti et une réfléchie. Et toi, tu es quoi ?
-Je passe mon tour.
-Pardon ?

-Ce que vient de dire ma collègue est vrai, et je ne vois pas grand-chose de plus à rajouter. Alors, je préfère passer mon tour. Enfin, si vous tenez vraiment à ce que je rajoute quelque chose… Je ne m’y connais peut-être pas des masses en croyances en tout genre, mais à ma connaissance, les maquisards ne sont pas des fanatiques religieux, bien que ce soit l’impression que vous voulez nous donner… Vous prônez la transformation en goule végétale, en estimant que c'est l'évolution ultime de l'Homme, mais ce n’est pas pour autant que vous vénérez la mère nature à tout bout de champ…
-Super, maintenant, on a un type qui analyse le comportement des gens. Mais qu’est ce qu’on va bien pouvoir faire de vous…


Sa voix était de plus en plus perchée, montant de plus en plus haut dans les aigus, et de plus en plus tremblante.

- Vous débarquer de vos ruines de ville, vous entre ici comme si c’était chez vous, sans demander à personne, pour piller les lieux, et en prime, vous vous permettez des leçons de morale sur notre éthique religieuse? Salopard impérialistes! cria-il en crachant par terre, sans baisser sa garde.
Puis il reprit son monologue, mais en s'exprimant cette fois si plus pour ses frères que pour les gardiens:
- Vous n'êtes toujours pas d'accord avec moi ? Mais écoutez les, ces trois là qui se pensent civiliser, ces donneurs de leçons alors qu'ils ne sont que des voleurs, prêts à massacrer notre forêt et à profaner nos croyances pour simplement s'en mettre plein les poches. Et vous n'êtes pas d'accord avec ma décision??? Mais les laisser, c'est dire oui à leur arrogance, c'est donner raison au monde que nous avons choisis de quitter en venant vivre dans cette forêt! Avec ou sans mère nature, les laisser entrer ici impunément, c'est trahir ce qui nous anime, nous Maquisards! Regardez un peu la trace qu'ils ont déjà laissé de leur passage à travers nos arbres, à coup de machettes et de haches! Laissons les faire, et c'est bientôt toute notre forêt qui sera piétinée par tous les récupérateurs cupides des terres désolées!

Il fit de nouveau face à Lethias, à quelques pas devant lui, le regardant droit dans les yeux:
- Arrêtez de jouez les héros... VOUS êtes sur NOS TERRES, VOUS profanez NOS lois, NOS codes et notre mode de vie, alors vous n'avez AUCUNE leçons à nous DONNER! Hurle-t-il.
Il se calme un peu et fait de nouveau quelques pas en arrière, continue de se déplacer en parlant, d'un pas nerveux et tendu:
Les récupérateurs... Vous êtes bien tous les mêmes! Prêts à bafouer tout ce que vous n'êtes même pas capable de comprendre pour vous faire un peu d'argent... Je ne vous permet pas de juger mes croyances ou celle de mes camarades, chaque maquisard à librement choisis de suivre la voix végétale, et c'est pour les protéger tous que je dois faire cela.
Et croyez moi, la mort que je vous offre est plus douce que celle que vous auriez trouvé à l'intérieur...
conclu-t-il avec un sourire sournois.

Il tend le bras vers Éloïse mais un des maquisard - Étienne, celui qui avait tenté de le raisonné - intervient. Il lance son couteau. Une détonation résonne mollement contre la voute végétale au moment même où la lame traverse la main du chef, qui lâche son revolver et un cris. Éloïse cris aussi en tombant à la renverse en serrant l'épaule gauche. Le couteau à dévié l'arme à temps mais rapidement, d'autres détonations éclates.

Spoiler:
 

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Joris
MessageSujet: Re: JEK 101   Mar 14 Mai 2013 - 1:22

Contre toute attente c'est un maquisard qui sauva Eloïse.
Mais alors qu'un couteau se plantait dans la main du preneur d'otage, ce dernier réussi tout de même à figer une balle perdue dans l'épaule de la gardienne qui tomba à la renverse.
Il n'en fallut pas plus à Joris pour qu'il agisse enfin. D'un bond il se précipita vers le chef maquisard, lui attrapa l'avant bras dont la main était blessé, puis activa sa manicle de force pour lui briser l'avant bras en deux. De son autre main le gardien l'attrapa au col et le tira violemment au sol.
Mais à peine avait t'il eu le temps de faire ces gestes que d'autres détonations avaient retentis.
Les maquisards s'entre tuaient !
L'acte de Etienne n'avait visiblement pas plus à certains de ses collègues qui avait répliqué en lui tirant dessus, le pauvre homme n'avait pas eu le temps de lancer d'autres couteaux qu'il s'était retrouvé avec trois balles dans le poitrail. A leur tour, ceux alliés à Etienne avaient répliqué en tirant sur ses meurtriers, l'un deux se retrouva avec une lance plantait dans le thorax et un autre truffé de plomb.
Joris ne se préoccupa pas de ce que pouvaient faire Volodia et Léthias et se précipita vers Eloïse en prenant le temps de ramasser le Garibaldi qu'avait fait tombé son agresseur.

« Eloïse ! Ça va ? »

Elle avait l'air de souffrir, ce devait être la première fois qu'elle se prenait une balle, mais même sans ça, une balle dans l'épaule provoque toujours la même douleur.
Joris regarda sa blessure. A bout portant, la balle avait traverser l'épaule pour ressortir de l'autre côté, formant un petit cratère dans la terre un peu plus loin.
Le gardien allongea Eloïse alors que d'autres balles fusaient dans son dos. Les maquisards s'entre tuaient toujours et avaient semble t'il oublié les gardiens.

« Ça va aller Adonise. C'est superficiel. »

Joris mentait pour rassurer Eloïse, la blessure saignait beaucoup.
Il n'avait vraiment pas été à la hauteur sur ce coup ci et il s'en voulait. Il mordilla l'intérieur de sa joue pour calmer sa frustration et chercha du regard les deux autres gardiens. Il n'avait pas beaucoup de compétence en médecine et ne pourrait soigner Eloïse sans eux.
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Léthias Osniaril
MessageSujet: Re: JEK 101   Jeu 16 Mai 2013 - 18:13

Bois de Boulogne. Même endroit.

Du coin de l’œil, Léthias vit le couteau apparaitre dans la main d’un des maquisards. La lame argentée brilla sous la lumière tamisée par l’épaisse forêt, avant de fendre les airs en sifflant. Le couteau se planta au beau milieu de la main du maquisard tenant Eloïse en joue, faisant dévier celui-ci. Etouffant sa douleur, il tira dans l’épaule d’Eloïse, avant de viser ses anciens amis. Quand le second coup de feu parti, Léthias se laissa tomber à terre, récupérer prestement ses deux HG, et s’abrita derrière un mur. Sur sa gauche, Volodia se rapprochait de son P90, tandis que Joris se précipitait sur Eloïse. Cette dernière était allongée sur le sol, et Léthias n’arrivait pas à voir si elle était encore consciente. Mais dans tous les cas, elle était mal en point. Tandis qu’autour de lui les balles sifflaient, Léthias plongea sur son sac, pour rejoindre Joris. Un des maquisards lui tomba dessus du haut du mur, clouant le Gardien au sol. L’Ombre roula par terre, et décocha un coup de poing dans la mâchoire de son agresseur, qui tomba à la renverse, avant d’enchainer avec un bon coup de pied dans le ventre. L’homme se plia en deux, tandis que Léthias mettait le sac sur son dos.

« -Toi, je reviens te voir plus tard ! »

Léthias se remit à courir, et glissa sur le sol poussiéreux du hall, pour se retrouver juste à côté de Joris. Il jeta un œil à la blessure, qui n’était pas belle à voir. La balle avait traversée l’épaule de part, déchiquetant les chairs. Juste à côté, Joris semblait décontenancé. Et si le groupe perdait Eloïse, s’en était fini de la mission, elle seule pouvait ouvrir cette foutue porte. Autour d’eux, les tirs semblaient diminuer d’intensité, les maquisards avaient du finir leur carnage. Léthias sortit rapidement une seringue de Med-X, ainsi que de larges bandes. Eloïse respirait péniblement, visiblement, elle soufrait. Léthias découvrit rapidement la manche du bras non-blessé d’Eloïse, ouvrit l’emballage hermétique de la seringue, et chercha une veine. Après un court instant, il trouva un trait bleu à fleur de peau, et y planta l’aiguille, avant de vider progressivement son contenu dans le sang de la jeune Gardienne. En quelques secondes, le médicament fit son effet. Les muscles de la blessée se relâchèrent, et elle souffla longuement.

« -Bien, elle sera dans les vaps, mais au moins, on pourra la soigner tranquillement. Tiens, aide-moi à la mettre sur la côté, bras blessé vers le haut. Et appuis son dos contre tes genoux pour la bloquer. »

Joris obtempéra, posa sa main à la base du coup, tandis que Léthias se servit des jambes de la jeune fille pour faire un levier. Celle-ci pivota, et retomba doucement sur les genoux de Joris. La blessure saignait encore abondamment, la balle avait plus qu’entamée la peau. Cette dernière était encore logée à fleur de peau, juste au niveau de la sortie. Léthias fouilla rapidement son sac.

« -Merde, pas de pinces pour l’enlever… Tant pis, on va devoir faire avec ce qu’on a. »

Le Gardien prit le couteau accroché à sa jambe, et le sortit de sa garde, avant de verser rapidement sur désinfectant sur la pointe. Il planta ensuite quelques millimètres de la lame dans la plaie, le long de la balle, et effectua un léger mouvement pour le faire ressortir, en faisant attention de ne pas abimer l’épaule d’Eloïse plus qu’elle ne l’était déjà. Il l’attrapa et l’envoya au loin, en soupirant.

« -Bon, ça vaut pas un hôpital, mais j’ai déjà vu des boucheries bien pires. »

Un court instant, la vision de Samuel, à qui on pouvait presque voir le cœur après le coup de plasma, lui traversa l’esprit. Il chassa cette vision d’horreur de sa tête, et se concentra sur l’actuelle blessée. Eloïse était encore sous l’effet du Med-X, encore heureux pour elle, car le reste des soins n’allaient pas être très agréables. Léthias déroula une bande stérile, y versa du désinfectant, et nettoya les contours de la plaie. Si elle avait été encore éveillée, sans doute qu’elle n’aurait pu s’empêcher de crier. Le sang continuait de s’écouler, aussi fallait-il agir vite. Le Gardien déroula une nouvelle bande, et fit enroula l’épaule à plusieurs reprises, comprimant la plaie. Il fit signe à Joris de tenir le bandage, tandis qu’il récupérait de quoi attacher le pansement. Pour le moment, ils ne pouvaient rien faire de plus. A côté d’eux, Volodia balayait l’espace avec son fusil, avant s’occuper du maquisard qui avait sauté sur Léthias, mais qui voulait désormais se relever. Un léger coup suffit à renvoyer l’homme au sol. Dehors, le silence était revenu. Quelques instants plus tard, la situation semblait aussi calme qu’à leur arrivée. A part le cadavre du chef dans le hall, et un autre dans les branches, on ne voyait rien qui laissait présager le carnage. Les morts avaient du tomber en dehors du labo, et les blessés s’étaient sans doute enfuis. Léthias trouva quelques épingles dans son sac, et piqua les bandages.

« -Bon, on ne peut pas faire grand-chose de plus, enfin je pense. Il faudra à tout prix la faire examiner au Temple à notre retour. On va devoir attendre qu’elle se réveille pour continuer, pour le moment il vaut mieux la laisser se reposer. La balle n’a pas l’air d’avoir touché l’os et le gros des muscles, donc bon… Tiens, on va poser ça sous sa nuque. »

Tout en parlant, Léthias sortit sa cape qu’il avait rangée dans son sac, et la posa délicatement sous la tête d’Adonise. Il se leva ensuite, et rejoignit Volodia, tandis que Joris restait auprès d’Eloïse.

« -Alors ?
-On n’a plus qu’à espérer. Faudra surement changer le bandage sous peu, si la plaie saigne encore longtemps. En plus, les maquisards vont être sur les nerfs… je ne sais pas comment va se finir cette mission, mais ça pas être du gâteau…
-Il faudrait monter là-haut, fit Volodia en désignant les murs où s’étaient postés les maquisards quelques minutes plus tôt, on devrait avoir une vue du coin.
-Ok. Ne bouge pas, j’y vais. »

Léthias s’éloigna, et prit un peu d’élan, avant de sauter pour agripper avec ses mains le haut du mur. Il se hissa ensuite dessus, et essaya de voir s’ils y avaient d’autres maquisards dans le coin. Il ne voyait rien à proximité, mais la végétation était si dense que tout ce qui se trouvait à plus de vingt mètres était caché par un imposant et dense mur végétal.

Eh beh… Ça promet…

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Volodia Helsen
MessageSujet: Re: JEK 101   Jeu 16 Mai 2013 - 21:24

Un battement seulement après le "clic" du chargeur enfoncé dans sa mitraillette et une salve crépita, cueillant un sauvage qui bandait son arc dans leur direction. La gardienne se mis immédiatement après à couvert. Le dos à peine posé sur le mur que les combats semblaient terminés, bref et violent. Elle cria :
- On se souviendra que vous nous avez aidé, que vous nous avez sauvé. Vous avez fait le bon choix en préférant vous opposer à une exécution sommaire et condamner cette barbarie aveugle... Mais comprenez moi bien, si on voit d'autres maquisards s'approcher... nous sommes contrains désormais de considérer n'importe lequel d'entre vous comme hostile.
Volodia jeta un oeil aux alentours directs, ne trouvant dans la minuscule court naturelle en face de l'entrée du bâtiment que le maquisard qu'avait été mis hors jeux par Léthias, qui avait d'ailleurs bien faillit lui décrocher la mâchoire semblait il.
Le blessé bougeait trop, s'imaginant peut être pouvoir s'échapper. Elle le calma d'un coup de botte avant de le trainer à l'intérieur du batiment, le déposant, hagard, dans un coin du grand halle.
Les hommes s'occupaient du cas d’Éloïse, Volodia préféra garder un oeil sur l'entrée l'arme à la main... main tremblante d’ailleurs. Bon prétexte pour s’enfiler un cachet de buffout. Juste un.
Comment d'écrire cette sensation ? Buffout, buffout... L'adrénaline s'en approche le plus, tout semblait plus clair autour d'elle, mais l'effet était plus fort ( on rapportait beaucoup d'histoire de personne se brisant les dents à force de serrer la mâchoire ), tout ses muscles semblaient tendus, mais elle gardait le contrôle.
Léthias vint la remplacer
-Il faudrait monter là-haut ; on devrait avoir une vue du coin.
-Ok. J’y vais.
Elle s'en retourna questionner le maquisard, toujours affalé dans un coin. Deux claques. Il semblait perdu. Un coup avec sa manicle et un sursaut douloureux plus tard il semblait avoir l'esprit clair.
On entendait toute sortes d'histoires sur ce genre de chose, les tortures élaborés des Malebranches, les interrogatoires bien rodés de la FNF... Donnes moi seulement un couteau et je le fais chanter.
- Où est votre campement ? Où ?!
- Combien vous êtes dans le secteur ?! Combien ?!!
- Qu'est ce que vous faisiez par ici ? Vous surveillez l'endroit ?! Parles !
- Qu'est ce qu'il y a de l'autre coté de ces portes ?! Qu'es ce que tu sais bordel, de cet endroit ?

Un ongle après l'autre, une phalange, les lobes des oreilles, elle n'eut pas à aller jusqu'aux dents ni à s'attaquer à l'entre jambe ou aux yeux.

Spoiler:
 

Le temps passait... et Éloïse revint à eux, véritablement, elle ne balbutiait plus des trucs incompréhensible, et malgré la sueur et ses yeux frénétiques elle semblait de retour.
- Bien joué gardien Osniaril, je ne vous connaissiez pas des talents de doc'.
C'est sur rendez vous ? J'ai l’impression d'avoir choppé une saloperie à l'orteil après mes vacances à la Fosse. Faudra en reparler, ah !


- Joris ? ... Joris ?
Elle s’accrochait à lui en sanglotant; puis quant sa vue fut moins brouillée et qu’Éloïse repéra Volodia, elle tendit ses bras légèrement tremblotant vers elle.
La gardienne se résigna à s'asseoir à coté de la blessée, la laissant s'agripper à elle, la tête sur son épaule.

- Il faut... que je te dises
- Ça va aller, calmes toi. Une fois bien remise tu pourras remercier Léthias, et puis ta bonne étoile.
Pathétique.
- La douleur passe mais la beauté reste. Ironisa-t-elle une fois qu’Éloïse eut relâchée sa prise.

Ils durent veiller au grain, mais l'état de la jeune femme allait véritablement en s'améliorant. Revigorée, elle alla enfin, tout de même épaulé par deux gardiens, jusqu'à la porte où elle reprit, assise par terre, son terminal portable qu'elle avait laissée là.
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Maître du Destin
MessageSujet: Re: JEK 101   Lun 20 Mai 2013 - 0:23

La soudaine mutinerie des maquisard arrangeait bien les affaires de nos quatre gardiens, mais n'évita pas à Eloïse une bonne dose de plomb dans l'épaule. Mais cela aurait pu être bien pire, l'épaule n'est - jusqu'à preuve du contraire - pas un organe vital, si?

Volodia réussit à attraper l'un des maquisards pendant la débâcle, le pauvre type était parti pour un sale quart d'heure, entre des mains avisées.

- Où est votre campement ? Où ?! Le pauvre type était totalement effrayé, à deux doigt de se faire dessus, alors que la gardienne avait à peine commencé à le cuisiné.
- S'il vous plait, non... Pas ça! Le campement, c'est à l'est... Mais ça pourrait bien être à l'ouest où dans ton cul, tu le trouveras pas, la forêt est un labyrinthe par ici! Il y droit à une beigne, et quelques doigts cassés qui le remettent vite dans le droit chemin, celui que Volodia veux qu'il suive. Est-ce vraiment chez les gardiens qu'elle a appris à faire parler un pauvre homme de cette façon, où tire-t-elle cette science de son propre jardin secret ?
- Combien vous êtes dans le secteur ?! Combien ?!!
- Une vingtaine, mais plus encore au camp... les bagarres sont fréquentes, ça se calme vite, et on va revenir!
- Qu'est ce que vous faisiez par ici ? Vous surveillez l'endroit ?! Parles !
Mais merde, on vous l'as dit! Vous étiez plus bruyant qu'un troupeau de Galiouns Géants! Et cette endroit... C'est sacré, Lucien déconnait pas, même s'il est allé un peu loin... il a ses raisons...
- Qu'est ce qu'il y a de l'autre coté de ces portes ?! Qu'es ce que tu sais bordel, de cet endroit ?
Dans la douleur, la victime trouva malgré tout la force de répondre et de ne pas tomber en larmes, ou de se pisser dessus:
- Sacré, j'ai dit sacré bordel! Moi je sais pas ce qu'il y a derrière les portes, elles sont pas fermées pour rien! AAAAH! NON! pas ça, je raconte je raconte!
Y'a des rumeurs chez nous, sur ce lieu. On dit que c'est de là que viens la forêt, et pour ça que c'est sacré, et aussi que c'est dangereux, mais je sais pas pourquoi, c'est peut-être juste pour nous dissuader de s'en approcher trop... Je sais paaaaaas...


Volodia finit par abandonner le pauvre homme qui n'arrivait même plus à s'exprimer, elle ne pourrait plus rien en tirer.


Un peu après, Eloïse reprit conscience. Les soins de Léthias s'étaient avérés efficaces, par chance pour elle, car d'ici, impossible de rebrouser chemin pour rentrer à la base. Au delà de l'importance de cette mission, la présence des maquisards aux environs, et la vitesse de marche d’Éloïse - encore plus faible qu'à son habitude - rendaient impossible tout demi tour. Elle y laisserait là peau à coup sûr.
La meilleure option était d'ouvrir la porte du laboratoire, et de prier d'y trouver de quoi soigner Éloïse avant que son état n'empire à nouveau.

Elle rejoignit le terminal portable qu'elle avait laissé par terre, à peine brancher sur le système câblé du vieux panneau de commande de la porte.
Le travail commença, et allait être long. Éloïse était une fille très douée, un génie si l'on peut dire - dans le domaine des technologies du moins - mais ses connaissances restaient très théorique, et son apprentissage fait avant tout sur des machines d'après guerre. Jamais elle n'avait essayé de pirater un système de protection complexe d'avant guerre... sans même être sûr qu'il y reste du courant....
Mais assise devant son ordinateur, elle oublia presque la douleur de son épaule qui la lançait régulièrement. Elle était comme hypnotisé par l'écran et les lignes de chiffres et de lettres qui défillaient à toutes vitesse. Elle seule semblait y comprendre quelques chose: sur ce coup, ces camarades allaient être inutiles, ils n'avaient qu'à attendre, et s'occuper en attendant.



Un demie heure plus tard, et alors qu'elle n'avait dit mot jusque là, Éloïse cria victoire:
- Ça y est! J'y suis presque! J'ai réussis à contourner les sécurité du système principal, et j'ai isolé les commande de la porte du reste du réseau, en le reconfigurant pour qu'il croit que mon terminal EST le centre du réseau, le boitier de commande est donc désormais sous contrôle!... en théorie du moins.
Le soucis, c'est que vous que je nous ai isolé du reste du réseau du laboratoire, impossible de savoir s'il reste du courant dans les générateurs, et impossible de l'envoyer à la porte pour qu'elle s'ouvre...
Le mieux que je peux faire, c'est essayé de déclencher un système d'ouverture d'urgence. Les verrous mécaniques devraient sauter, mais... ça va être à nous de tirer la porte...
Enfin, à vous, parce que avec mon épaule, je ne vais pas pouvoir tirer grand chose!
Dit-elle avec un grand sourire. Elle semblait parfois presque fier de s'être prise une balle. Maintenant, elle savait ce que ça fait, elle entrait dans le cercle des vrais gardiens de terrain!

Elle tapota encore sur le clavier, et s'arrêta net, le regard fixé sur la porte. Quelques secondes après, un premier "clic" se fit entendre.... Rapidement suivis par toute une série de cliquetis, et une légère vibration de la porte. Enfin, un bruit plus fort et plus sourd, et la porte se décala de quelques centimètre d'un coup. La fermeture hermétique venait de sauter, il restait à a charge des gardiens de réussir à faire coulisser l'énorme porte... Qui devait bien peser son poids, et c'est peu dire...

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Volodia Helsen
MessageSujet: Re: JEK 101   Mer 22 Mai 2013 - 16:47


Elle laissa aux "hommes" le plaisir de montrer leur force à Eloise en ouvrant cette foutue porte, et partie de son coté rejoindre le prisonnier toujours effrayé et délirant. L'effet du buffout s'était dissipé aussi s’aperçut elle que ce médicament n'était en rien la cause de son "état" quant elle acheva le maquisard. Un état fait d'excitation et de dégout mêlés, étrange. La gardienne ne l'avait pas achevé par pur sadisme - le cadavre leur sera utile - , mais en tournant la lame, si.

Ténèbres.
La porte s'ouvrait sur un couloir qui semblait sans fin, même avec les puissantes torches des gardiens, l'un d'eux alla en éclaireur, et après quelques mètres, découvrit une autre porte.

- Quelle... horreur, pour...pourquoi ?
Volodia lâcha le cadavre à deux mètres après l'entrée du tunnel.
- Il nous a dit que d'autres risquaient de venir.
Voilà pour l'explication, la gardienne n'alla pas plus loin , ses deux collègues eux avaient certainement compris la situation. Elle plaça donc un piège sommaire à l'entrée du tunnel, une simple corde reliée à son unique grenade incapacitante. Classique, facile à réalisé... mais plutôt visible... d'où le cadavre du maquisard dans la pénombre, de quoi, espérons, détourner l'attention de ses p'tits potes qui viendraient cueillir - casser plutôt - le file en voulant s'inquiéter de son état. De quoi les effrayer, mais surtout, avertir le groupe de gardiens.

Éloïse tenait sa lampe de son bras blessé, collé contre elle, sa main libre sur sa blessure. Quelle... quelle douleur atroce, vous pouvez pas imaginer. Elle se surprit à légèrement zigzaguer pendant la "descente", un seul remède pour oublier la douleur : parler.
- C'est... c'est carrément flippant vous trouvez pas ?
La jeune femme se retourna, découvrant le simple point lumineux qu'était leur point de départ, une pale lueur qui l'appelait à sortir de se trou le plus vite possible.
- Espérons que ce soit accueillant, je crois bien qu'on est partis pour passer la nuit ici, pas vrai ?
Accueillant ?
Non. L'endroit était propre, spacieux, étonnamment bien conservé et incroyablement étrange pour une personne "d'après". C'était comme découvrir un autre monde, une civilisation inconnu... inconnu ? Non, une civilisation disparu mais que tout le monde connaissait. Indescriptible, mais elle essaya de trouver les mots, angoissant oui, un truc pareil c'était carrément dingue, une fenêtre sur le monde d'avant, elle balaya les bureaux avec sa lampe, bouleversant et tellement captivant.

La photo présentait une famille lambda, le gosse avec son sourire forcé et un clébard en train de se gratter l'oreille. Volodia reposât le cadre sur le bureau. Les bureaux justement, tous les même, à peux de choses prêt, elle s'imaginait bien la scène : tout les employés en tenues grise comme la tronche qu'ils tiraient, pas un plis, de vrais robots faisant un boulot de robot dans leur petites cases. Foutre, peut être que ce monde là méritait de cramer. D’ailleurs : combien d'entre eux avaient survécu ?
La chose qui metta le plus mal à l'aise les trois gardiens fut certainement la quasi absence de poussière ; cette endroit avait plus d'un siècle et semblait avoir été abandonné la veille, littéralement.
Une corbeille, des liasses de feuilles dans les tiroirs, une chemise... encore sur le dossier de la chaise. Un calendrier, oh ! Légèrement mal accroché, penchant d'un coté, une boite de punaise, une agrafeuse faisant presse papier. Bon dieu. Elle revint sur la chemise posé sur le dossier. Très étrange. Brune, solide ( elle tira dessus ), les poches vides... mise à par un trousseau de clés... personnel puisqu'il y avait accroché, dans un petit cadre plastique, la photo d'un nouveau né et un autre d'une femme d'age mur. Une belle veste comme ça tirerait un bon prix, mais "ne vous encombrez de rien de superflus, une autre équipe sera envoyée si vous tombez sur des choses intéressantes autre que l'objectif", ou à peut de chose près.
Mise à par un boitier accroché au mur contenant un défibrillateur automatique et quelques boites - largement périmées - de médicaments, rien qui en vaillent le coup de son coté.

- Je pourrais peut être rétablir le courant... enfin une faible partie, il faudrait trouver le disjon...
Elle vacilla une nouvelle fois, se prenant l'angle d'un bureau dans le flanc.
- Gardien... Gardien Osniaril, ma blessure, elle, enfin ça brule. Lanca-t-elle sur un ton geignard.

- On devrait bien trouver quelque chose par ici. Une pharmacie du coté des bureaux des cadres peu être.
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Léthias Osniaril
MessageSujet: Re: JEK 101   Sam 25 Mai 2013 - 10:47

Une demi-heure après l’attaque. Toujours devant la porte.

Arme au poing, Léthias restait vigilant. Eloïse était comme obnubilé par sa console, sans doute encore un peu sous l’effet de la dose de Med-X qu’il lui avait injecté. Alors pendant ce temps, avec les autres, il montait la garde.

« -Ça y est! J'y suis presque! J'ai réussis à contourner les sécurités du système principal, et j'ai isolé les commande de la porte du reste du réseau, en le reconfigurant pour qu'il croit que mon terminal EST le centre du réseau, le boitier de commande est donc désormais sous contrôle!... en théorie du moins. Le souci, c'est que vous que je nous ai isolés du reste du réseau du laboratoire, impossible de savoir s'il reste du courant dans les générateurs, et impossible de l'envoyer à la porte pour qu'elle s'ouvre... Le mieux que je peux faire, c'est essayé de déclencher un système d'ouverture d'urgence. Les verrous mécaniques devraient sauter, mais... ça va être à nous de tirer la porte... Enfin, à vous, parce que avec mon épaule, je ne vais pas pouvoir tirer grand chose ! »

Léthias opina, et rangea son HG à sa ceinture. Il fit signe à Joris de le rejoindre, et tous deux se mirent à pousser la lourde porte d’acier. Malheureusement, celle-ci ne daigna pas bouger d’un millimètre.

« -Bordel, c’est que c’est lourd ce truc !
-Je te ne le fais pas dire… On réessaie ? »

Joris acquiesça, et les deux hommes se remirent à pousser. Un léger grincement se mit entendre, et dans un infime sursaut, la porte glissa sur la longueur d’un ongle de pouce. Franchement pas assez pour dégager le passage.

« -T’arrête pas de pousser ! »

Petit à petit, la porte glissa sur son rail. Avec l’inertie communiquée, le mouvement devint plus facile, et finalement, après quelques minutes, la porte était ouverte sur la moitié de la largeur maximale, ce qui était maintenant suffisant pour permettre au groupe de passer. Derrière Joris et Léthias, Volodia s’occupa, si l’on pouvait dire ça comme ça, du maquisard encore au sol, sous les yeux ébahis d’Eloïse. Celle-ci s’offusqua aussitôt de l’action, mais Volodia lui répondit sèchement. L’Ombre n’ajouta rien : Volodia avait raison, ce n’était absolument pas prudent de laisser quelqu’un susceptible d’aller chercher des renforts derrière eux. Léthias braqua sa torche dans la couloir, sans pour autant en distinguer le bout. Bizarrement, cela lui rappelait les longs tunnels en pente de Métropolitopia, qu’il empruntait pour regagner le Temple. A la différence près qu’il connaissait ces tunnels comme sa poche, alors que là, il ne savait pas où il allait. Léthias ressortit un de ses HG, et descendit le premier, suivit de près par Joris. Derrière, Volodia installa un petit dispositif à l’entrée du tunnel, que l’on pouvait qualifier de piège à cons, pour les prévenir en cas d’intrusion non désirée. Puis elle descendit, suivit par Eloïse, qui recommençait à sentir les effets de la blessure. Dans quelques minutes, le Med-X allait cesser de faire effet, et la douleur allait s’intensifier.

Léthias arriva dans la salle principale, et balaya l’espace ambiant. Quatre faisceaux lumineux fendaient la noirceur de la pièce. Le Gardien passa son doigt sur la table la plus proche. Il pensait la trouver couverte de poussière, mais rien. Malgré les dizaines et dizaines d’années passées inoccupées, l’endroit était impeccable. Il s’aperçut bien vite que l’endroit avait du être déserté en quelques minutes, chacun laissant ses affaires en plan, avant d’être scellé hermétiquement. Sur tous les bureaux, des dossiers, crayons, cadres avec de vieilles photos et autres bricoles en tout genre trainaient, comme ci ceux qui y travaillaient était simplement partis manger quelque minutes plus tôt. Une vision presque intemporelle des choses, qui était loin d’être rassurante. L’atmosphère aseptisée était loin de la moiteur habituelle de Métropolitopia. Jamais Léthias n’avait vu un endroit comme ça. Eloïse observait les recoins de la salle avec sa propre lampe torche.

« -Je pourrais peut être rétablir le courant... enfin une faible partie, il faudrait trouver le disjon... »

Après quelques minutes, elle vacilla une nouvelle fois, se prenant l'angle d'un bureau dans le flanc.

« -Gardien... Gardien Osniaril, ma blessure, elle, enfin ça brule.
-Les effets du Med-X se dissipent. Et je ne t’en donnerai pas une nouvelle dose, je ne suis pas assez doué en médecine pour connaitre la dose maximale que tu pourrais prendre sans danger. Va falloir rester dans le conventionnel. »

Volodia hocha la tête, et se mit à parler avec Eloïse, avant de chercher quelques médicaments.

« -Au pire, fit Léthias en posant son lourd sac au sol, regardez là-dedans… Vous trouverez peut-être quelque chose d’utile. Il me semble que j’avais prit des anti-inflammatoires basiques à l’infirmerie du Temple… »

Dans un recoin de la pièce, Léthias trouva une sorte de panneau de contrôle électrique. Il ouvrit, et abaissa la poignée du disjoncteur qui s’y trouvait. Il ne s’attendait pas non plus à retrouver la totalité de la puissance, mais espérait quand même voir s’allumer quelques lampes. Mais la lumière fit place au noir total. Toutes les lumières du plafond s’allumèrent, et inondèrent l’espace ambiant d’une lueur blanche presque aveuglante. Les quatre Gardiens mirent quelques secondes à s’adapter à cette soudaine luminosité ambiante, pour découvrir une pièce encore plus grande que ce qu’ils avaient vu jusqu’à alors. Sur les bords de la salle, des escaliers en métal, aucunement rouillés, menaient à des bureaux dissimulés derrière de larges vitres opaques.

« -Mais merde, c’est quoi cet endroit ? C’est encore mieux conservé que dans un abri antiatomique de pointe ! »

Dans tous les cas, ils venaient de mettre les pieds dans un endroit unique. Quelle que soit leur mission, il y avait ici quelque chose d’important, et l’Ordre devait être au courant.

« -Il faut qu’on parler aux Bergers. Ils ne doivent pas non plus s’attendre à ça. Il y a ici beaucoup plus d’enjeux que dans prévu… Il faudra surement monter une nouvelle expédition. Et si les maquisards reviennent… Hors de question de laisser à une bande de sauvages cet endroit. »

Léthias rangea son HG à sa ceinture, après s’être assuré qu’il n’y avait aucun danger immédiat. Son bracelet radar était de nouveau fonctionnel, et seuls les signaux des trois autres Gardiens présent apparaissaient. Un silence pesant régnait dans la salle, alors que l’Ombre cherchait un plan de la zone mieux conservé que celui qu’il y avait dans le hall.

Et en plus, il y a un abri là-dessous… Je n’ose même pas imaginer ce que l’on va y trouver…
Zen, Samuel… Quoi que l’avenir nous réserve ici… Sachez que vous ne serez pas morts en vain…


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Joris
MessageSujet: Re: JEK 101   Sam 25 Mai 2013 - 15:01

Joris avait gardé le silence depuis l'attaque. Le comportement de ses collègues le désorienté.
Il se retrouvait avec un pyromane adepte de la gâchette et une bourreau shooter au buffout.
Oui, Joris avait bien remarqué Volodia prendre des pilules en douce, mais il n'avait rien dit.
Il n'avait rien dit non plus quand il la vit pratiquer la torture sur un pauvre type avant de le descendre sèchement, pourtant le gardien n'en pensait pas moins...
Étaient-ils vraiment des gardiens ? Avaient-il vraiment lu le code ? Ils semblaient n'avoir que peu de considération pour la vie humaine ce qui dégoutté Joris qui pour lui était une chose à protéger et à prendre qu'en cas d'extrême nécessité.
Il fera son rapport en temps et en heure aux Bergers., pour le moment la mission devait se poursuivre et ce n'était pas l'endroit pour se disputer, les gardiens devaient rester solidaire, mais seule Eloïse lui semblait de confiance.

Enfin ils pénétrèrent dans l'abri. Joris resta derrière Léthias, jetant des coup d’œils à Eloïse derrière lui, pour voir ce qu'elle faisait et si il n'avait pas besoin d'aide.
L'endroit était désert mais aussi incroyablement propre. Tout était encore en place, les gens d'avant guerre semblaient encore vivre ici.


« -Il faut qu’on parle aux Bergers. Ils ne doivent pas non plus s’attendre à ça. Il y a ici beaucoup plus d’enjeux que prévu… Il faudra sûrement monter une nouvelle expédition. Et si les maquisards reviennent… Hors de question de laisser à une bande de sauvages cet endroit.
- Ouais bah pour le moment je ne vois que des bureaux, rien de bien palpitant, pas de quoi s’enthousiasmer comme ça, à part si tu considères un bureau neuf comme une forme de haute technologie... Donc range ton arme, hors de question qu'on refasse un carnage. »


Joris cachait à peine son énervement, il avait vue trop de mort aujourd'hui.

« Cette bande de sauvage sont aussi des hommes. »

Il aurait eu envie de rajouter un « connard » à la fin de sa phrase, mais Joris s'en empêcha.
Il se tourna vers Eloïse.


« On est capable de refermer la porte qu'on vient d'ouvrir ? On pourrait simplement la refermer derrière nous, ce qui empêchera les maquisards de rentrer ici et de nous embêter.
Si on arrive à prendre le contrôle de cet endroit on a plus à s'inquiéter. »
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Léthias Osniaril
MessageSujet: Re: JEK 101   Sam 25 Mai 2013 - 16:43

Plusieurs mètres sous terre, à l’intérieur du laboratoire.

La voix visiblement énervé de Joris venait de résonner dans la salle. Quelques mètres plus loin, à côté du disjoncteur, Léthias se retourna, et accrocha sa lampe à sa ceinture. Il fit quelques pas vers Joris, qui visiblement, n’avait pas l’air d’accord avec l’Ombre.

« -Des bureaux… Cite-moi un seul endroit des Terres Désolées dans cet état de conservation. Je vais t’épargner la peine de chercher, il n’y en as pas. Et puis… Je te rappelle qu’il y a un abri antiatomique encore inconnu là-dessous. Si rien que cet endroit est resté intact avec tout ce matériel dedans, je pense que nous pouvons trouver quelque chose d’intéressant là-dessous. Et regarde autour de toi ! Tu as déjà vu des ordinateurs comme ça ? Non. Imagine ce que nous pourrions trouver dedans. Et si l’Ordre avait des unités comme ça au Temple, je ne te raconte pas le bond niveau informatique. Quand à mon arme, elle est déjà rangée… Je ne pas le fou furieux qu’on dit de moi depuis ma dernière mission… A ce que je sache, j’ai toujours fait en sorte de respecter le code. C’est la première fois depuis que je suis Gardien qu’il m’arrive une merde dans le genre, alors s’il te plait, évite de me mettre tout ça sur le dos… Je ne suis pas un type tuant de sang-froid comme certains chasseurs de primes. Avoir en plus de ça les images de deux Gardiens morts dans la tête, ce n’est pas forcément très agréable. Mais je tiens pour que leur mort ne soit pas veine. Ils se sont sacrifiés pour qu’on trouve le secret de cet endroit, et je compte le trouver. Quitte à rester seul ici. Après, je reste d’accord sur le fait qu’il faut éviter de nouvelles morts, mais je n’accepterai que l’on referme cette porte que si on est sûr de pouvoir la rouvrir. Je n’ai pas franchement envie, même pas du tout, de rester coincer là-dedans. »

Léthias s’éloigna, fit quelques pas, jeta un œil à gauche et à droite, et se posa contre une table. La tension était palpable entre les quatre membres de l’Ordre. Cette mission était d’une importance cruciale, et allait nécessiter un travail en équipe parfait. Mais l’heure était plus aux règlements de comptes qu’aux fraternités. Léthias avait confiance en Joris, Volodia et Eloïse quelque soit la situation. Mais il préférait largement être bon terme avec quelqu’un qui lui sauve la vie, plutôt qu’un type lui sauve la vie uniquement à cause d’un serment récité quelques années plus tôt.

« -On est tous énervés. Vous vous rendez tous comptes que les relations entre nous sont loin d’être au beau fixe. Cette mission est importante, et nous demandera de travailler en équipe. Alors avant que la situation dégénère, autant mettre les choses en point. Si nous voulons travailler ensemble, il faut que l’on se fasse confiance. Alors avant d’aller plus loin… Si quelqu’un veut dire quelque chose, qu’il le fasse. Et maintenant. Si quelqu’un d’autre veut vider son sac sur mes derniers actes, qu’il le fasse maintenant, et qu’on en parle plus. Si vous voulez engueuler quelqu’un parce qu’il a fait je ne sais trop quoi, faîte-le, mais bordel, qu’on en finisse une bonne fois pour toute. »

Léthias se releva, croisa les bras, et regarda ses trois compagnons.

« -Moi, je sais ce que j’ai fais. Je sais pourquoi je l’ai fais. Je sais quelles ont sont les conséquences, et j’assumerai celles à venir. »

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Joris
MessageSujet: Re: JEK 101   Sam 25 Mai 2013 - 17:07

Léthias avait visiblement mal prit les remarques de Joris et se lança dans un monologue pour dire ce qu'il avait sur le cœur.
Ça y est, le tension qui était palpable depuis le début de la mission était en train de craquer.

Mais Léthias avait raison sur un point, la mission était trop importante pour être troubler par des querelles personnelles entre les quatre gardiens.
Joris attendit la fin du discours de son collègue pour reprendre, tout en pointant un doigt nerveux vers celui ci.


« J'ai bien conscience de l'importance de cette mission, mais ce n'est pas une raison pour oublier le code. Nous sommes des gardiens, nous ne sommes pas là pour faire la guerre, pour massacrer... »
Il se tourna pour pointer son doigt vers Volodia.
« ...et encore moins pour torturer les gens !
Merde mais qu'est ce qui vous prend ?! J'en ai rien à foutre de ce que vous avez pu vivre dernièrement, ce n'est en rien une excuse pour se permettre ça ! Moi aussi j'ai mes soucis, et il n'entrerons pas en conflit avec les objectifs de cette mission, ni avec les préceptes qu'on nous a enseigné au Temple. »

Il baissa enfin son doigt rageur.

« Léthias a raison, on doit faire équipe, mais je ne pourrais pas faire équipe avec un fou de la gâchette qui fait exploser n'importe quoi et une droguée qui torture les gens. »

Sur ces mots Joris quitta la pièce pour aller explorer seul les autres bureaux, devant le regard médusé d'Eloïse qui ne comprenait pas très bien ce qui se passait.
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