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 Après l'effort, encore un petit effort...

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Marc Desbois
MessageSujet: Après l'effort, encore un petit effort...   Lun 22 Avr 2013 - 0:21

Comme prévu, le véhicule n'atteint pas le repaire de Vincent et d'Arnold, tombant en rade de carburant à plus ou moins un kilomètre de celui-ci. La proposition du Dealer était revenu hanter Desbois pendant le retour, mais ce sur seulement quelques secondes. Après tout ce dealer était de mèche avec le trident. La crédibilité de ses paroles était proche de zero, et les histoires de trahison, ça fait toujours mauvaise publicité. Par chance, lorsque le moteur commença à tousser, le dealer avait émergé du pays des merveilles pour retomber dans la triste réalité qu'était la sienne. Son calvaire risquait d'être long. Très long.

C'est donc à coup de latte derrière la tête qu'il fut conduit par Marc jusqu'au repair des traficants alors que Vincent aidait H à tenir debout en le tenant par l'épaule. Le butin avait été répartit dans deux sac que portaient les deux criminels encore valide. Enfin arrivé dans la rue Louis David, le cortège hétéroclite pénétra dans le bâtiment insalubre, grimpant lentement après une longue journée riche en péripéties l'escalier instable. Les sacs de butin furent déposé à côté du lit sur lequel Arnold s'affala en portant une main à sa cicatrice encore fraîche. Marc jeta sans ménagement le dealer sur un radiateur en fonte couché sur le sol pour l'y attacher pieds et poings lié a l'aide de fils de fer qui traînait de cie de là.

« Passons au partage, soupira alors H en vidant le contenu des sacs sur le sol.
Je vous avouerais que le Garibaldi m'intéresse pas mal, confessa la goule en louchant sur le revoler.

-Je passe mon tour sur celui-ci, en revanche, je ne serais pas contre un peu de liquide pour remplacer l'arme que j'ai laissé a l'autre fumier, affirma alors Marc à la vue de tout cette argent.
De toute façon je n'aurais que peu d'utilité du reste de ce matériel. Je ne suis ni chimiste, et je n'ai pas vraiment l'âme d'un mécano a vrai dire, rit-il en voyant l'état déplorable du fusil à plasma. Malgré cette soif d'argent, sa politesse et sa courtoisie finit tout de même par le rattraper.
Mais tout ceci vous appartient, c'est donc à vous de voir combien accepté vous de céder.

Il sourit brièvement avant de se retourner pour se pencher par la fenêtre qui donnait sur la rue Louis David, apercevant au loin le soleil se coucher. Il retira une nouvelle fois sa veste étouffer par l'humidité ambiante du bâtiment pour la déposé sur le cadre de la fenêtre avant de se retourner.

« D'ailleurs, cela ne vous dérange pas que je passe la nuit ici ? Les rues de Paris sont peu fréquentables la nuit ses dernières années, ironisa l'homme en costume.


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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: Après l'effort, encore un petit effort...   Mer 1 Mai 2013 - 20:41

Si Arnold avait plus l'esprit d'entreprise et le côté artiste de génie un peu fou qui faisait de lui un si bon chimiste indépendant, le Saint avait l'esprit de la gestion et le côté pratique du deal bien mené qu'il avait acquis au cours de ses nombreuses années de larcins et de reventes.
C'est donc lui qui prit la parole, d'autant que c'était lui qui avait traité les termes du contrat avec Marc.
- La paie s'élevait donc à 200 Anneaux pour ton boulot, plus le partage équitable du butin. Si tu n'es intéressé par aucun des trucs qu'on a récupérer, je pense que ce serait raisonnable de te céder une part supplémentaire sur le butin.
Mais le Saint, en affichant l'argent, du se rendre à l'évidence : le rendement avait été loin d'être aussi bon que prévu.
- Comme tu le constate, on a là 40 Anneaux, et 150 Francs, soit environs un quart de ta solde. Honnêtement, je vais pas te mentir, c'est pour nous une aussi grosse déception que toi.

Et c'était vrai.
La dope n'avait pas été récupérée, et la compensation était venu de matériels supplémentaires et d'armes usées, que le Saint évaluait bien en dessous de sa valeur, à l'inverse de son associé qui avait conscience de la rareté des objets. Ils avaient risqué leurs vies pour des clopinettes ... Le Dealer de Nanterre n'avait pas fini d'en baver. Le Saint se félicitait d'avoir fait de ce forban sa "chose". Il tirerait encore quelques profits de sa vie, avant de l'abattre comme un radcheval malade dans une ferme.

- Toutefois, une dette est une dette - et ce faisant, le Saint jeta sur le papier une série de chiffre qui permirent d'ailleurs d'évaluer le bénéfice de l'entreprise depuis le début, au passage - et il ne sera pas dit que nous t'aurons voler, mon gars. T'as fait un excellent boulot.

Alors, 28 Psycho'75'Pur vendu, à 23A l'unité, 644A. Et 33 Psycho'50'Pur à 15A l'unité, on arrive à 1139A. On a les 36 Psycho'50'Pur que monsieur Connard nous a volé et a écoulé avant qu'on ait eu le temps de lui botter le fion, ce qui nous fait encore deux doses de 75'Pur à écouler.


Le Saint parlait vite, et un auditeur inattentif n'aurait probablement pas noté le Psycho'50'Pur qui manquait à l'appel. Et pour cause, le Saint se gardait bien d'être moins évasif sur les quantités, puisqu'il avait testé le produit avec cette dose manquante sans avoir payé. Il enchaîna encore.

- Tu vois donc qu'on a encore de quoi te payer, même si cet argent n'était pas prévu pour être dispenser de la sorte et que nos pertes ont été lourdes ... Arnold, veux-tu bien que nous piochons dans le pot commun pour payer l'ami ci-présent qui aura été d'une aide estimable ?
Vincent ôta de son collier la clef qui ouvrait le pot commun, en association avec la seconde clef d'Arnold.

- 200 Anneaux du pot commun, plus les 40 Anneaux et 150 Francs de la razzia. Et il nous faut aussi 10 Anneaux de plus, pour la commission. Une petite frappe qui m'a trouvé notre brillant gaillard ... Bien ... Si tout le monde est d'accord, nous pouvons donc clore ce contrat en bonne et due forme. Pas d'objections ?

[1139 - 210 = 929 Anneaux encore présents dans les finances de l'entreprise H&V. Si personne ne voit de contestation à faire sur le paiement InRP, évidemment]


Le tueur à gage, ou le mercenaire, ou qu'importe la fonction que l'on pouvait lui attribuer, demanda le gîte pour la nuit. Le Saint hésita, en revanche, cette fois, jetant un regard interrogateur qui exprimait une pointe de méfiance à Arnold. Certes, l'homme avait été efficace et réglo ; certes, il avait permis le rétablissement de la goule blessée en dégotant un docteur ; certes, ils avaient picolé ensemble comme des trous ... Mais le contrat s'achevait, et garder un tueur avide de gains dans une planque contenant un coffre des finances encore relativement bien garni ... Cela laissait le Saint sur ses gardes.
Si la goule ne désirait pas garder l'homme avec eux pour la nuit, il saurait trouver l'excuse bidon qui le forcerait à accepter sa paie et se retirer dans quelques motels mal-famés des Terres Désolées. Sinon ... le Saint ne fermerait pas ses yeux cernés de la nuit, comme a son habitude, et le tiendrait à l’œil ... Juste au cas-où ...

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Arnold Habdaik "H"
MessageSujet: Re: Après l'effort, encore un petit effort...   Jeu 2 Mai 2013 - 17:09


Le mercenaire ne prenait donc aucun matos qui lui était présenté et concéda même le Garibaldi. H n’espérait pas à devoir l'utiliser, évidement, mauvais tireur il est et restera, de toute façon il ne souhaitait la mort que d'une seule personne : le "Baron" du Trident, et là si il mettait la main sur lui, peu de chance qui le laisse s'en aller d'une simple balle dans la tête.
Ensuite venait les cellules énergétiques, absolument nécessaire pour faire marcher ses machines du laboratoire. Le fusil à plasma par contre... peut être fera-t-il la joie d'un récupérateur ?
Son associé fit les comptes avec rapidité et efficacité... enfin c'est l'impression qu'il donnait.
- Tu vois donc qu'on a encore de quoi te payer, même si cet argent n'était pas prévu pour être dispenser de la sorte et que nos pertes ont été lourdes ... Arnold, veux-tu bien que nous piochons dans le pot commun pour payer l'ami ci-présent qui aura été d'une aide estimable ?
La quantité d'anneaux dans le coffre le surprit agréablement. 929, 929, 929... Il se réservera en priorité une somme pour aller consulter un médecin décent au sujet de cette balafre mystérieusement apparu sur son ventre. Pas plus moche qu'avant ! Mais foutre que ça gratte. Toute cette humidité là, à coup sur... mais il n'avait pas prévu de passer la nuit dans l'immeuble, après toute la tension accumulé à Nanterre, et puis il s'était permis un petit somme dans une clinique vétérinaire de Lutèce à ce qu'il parait, sans compter le "boost" que lui avait refiler son associé pour calmer la douleur. Il repensera beaucoup à tout ces événements à l'avenir... il s'en était fallu de si peu. Il regarda leur prisonnier, pensif, comme s'il s'agissait là d'une porte lui permettant de revoir toute cette histoire. Ce type réduisait des enfants en esclaves, les torturait, traitait comme de simple marchandise... Mais comment porter un jugement sur ce genre d'individu alors que j'empoisonne ? Alors que je ne considère même pas nos clients comme des hommes mais comme de simple consommateurs ? Ah bon sang, comme l'esprit peut hésiter dès qu'il se préoccupe d'éthique... Arretes ces conneries Arnold, la morale, la morale oui c'est mauvais pour les affaires.
- D'ailleurs, cela ne vous dérange pas que je passe la nuit ici ? Les rues de Paris sont peu fréquentables la nuit ses dernières années.
Arnold hocha la tête comme si cela allait de soit : la nuit allait bientôt tomber et c'était une sacrée trotte jusqu'à la prochaine localité ... Puis il rebrancha son cerveau dans le réel, il s'agissait là d'un mercenaire, son seul intérêt : l'argent, et après que Vincent ait fait les comptes devant ce type... aie. Mais le jeter dehors ? Ce serait s'attirer une certaine animosité, il connaissait à peu près la localisation de leur planque, il n'y avait que deux solutions : l'une étant inenvisageable, alors autant se pencher sur la seconde.
- Évidemment. Pose donc tes affaires au troisième, j'avoue avoir penser à retaper cet endroit pour en faire un hôtel avec vu sur le Bois de Boulogne. Ah !
Il expliqua à V quant ils furent seul.
- Il vaut mieux créer un lien de confiance avec ce Marc Desbois... je crois que l'entreprise V et H aura une nouvelle fois besoin d'un homme de main de confiance. Ce que nous a dis l'arabe pendant l'interrogatoire est des plus préoccupant. Ce caporal du Trident qui s'intéresse à nous, ce "Gonz'" ? Tu le connais ? Est ce qu'il peut se révéler dangereux pour nos affaires ? Est ce qu'il en a référé aux pontes du gang qu'il allait bientôt mettre la main sur deux doses de psycho' ?
La goule fit quelques pas dans la chambre, se pinçant l’arrête du nez avec deux doigts.
- De toute façon je crois qu'il est bientôt temps de passer à la "deuxième étape" non ? D'abord s'attaquer à la seconde fourné et puis faudra commencer à s'intéresser de plus près au Trident et c'est d'homme de main comme Marc dont on aura besoin m'est d'avis, pour régler certaines affaires. J'aurais pensé aux chasseurs de primes mais... un risque qu'il y ait des infiltrés ? Des taupes aux services de Prosper ? Ton avis là dessus ?


Après une rapide collation ( se trouver près du Bois était un véritable avantage quant à la qualité de la bouffe, bien qu'Arnold ne s'attendait pas à des méthodes HACCP, ça restait une plus valu... toujours dans l'optique de transformer l'endroit en hotel, ah ! ), il était temps de s'adonner à de l'art dans l'une de ses formes les plus pure, mais assurèment l'une de ses plus basique. "La Chimie c'est la base de tout", à cet instant qui sait ? peut être respiraient ils des particules ayant appartenu à une de ces "cravates" qui a appuyé sur le bouton rouge de mise à feu avant la guerre. Certains diront que tout de l'ancienne époque à disparu, foutaise, en chimie rien ne se perd.
- Au fait, tu penses pouvoir revendre ces MagX ? Sans trop éveiller l'attention je veux dire ? J'en garde deux unité au fait, j'en aurais beaucoup à apprendre.
Arnold se frotta les mains ( causant une nouvelle douleur inexplicable tout le long de sa cicatrice ), il était temps d'essayer ce nouveau bijoux ! Du matériel LabCo c'est le top du top, plus haut c'est le matos de chimie avec lequel les dieux ont créer le monde.
Il avait beau être une tête dans le domaine, Arnold n'avait tout de même jamais travailler avec ce matos, et sans mode d'emplois... "Ah mais ! Pas de science sans difficulté !".
Une autre machine lui causa des problème : le vieux poste radio. Son associé semblait bien mieux s'y connaitre que lui, surtout question musique. Pas de cuisine sans musique ! V inséra la cassette, ils pouvaient commencer.

Quatre heure de travail. Il semblait que son associé n'aurait de toute façon pas fermé l’œil cette nuit. Ils n'étaient pas fou au point d'avoir laissé la caisse au même endroit mais tout de même...
Ils transfusèrent donc, de récipients en récipients, prirent notes, relevaient des températures, discutait entre les pauses et autre temps de repos.
- Pourquoi tu as vendu de la dope "indépendantes" ? Tu savais bien que le Trident allait te chopper tôt ou tard, pour quelques anneaux en plus...
- Enfin tu m'diras, maintenant t'as trouvé le bon filon hein ? Ah ces enfoirés ils savent pas ce qui va leur tomber dessus, à petit feu on va les ruiner. Dis t'as déjà causé avec Prosper Médéric en personne ?
Et encore une fois : filtrer, transvaser, réduction...
- Et les deux doses de MagX, tu sais c'est pas pour me les envoyer, tu vois le récupérateur que j'ai engagé m'a ramené de sa dernière chasse pas mal de produits en surplus que ce que je lui avais commandé...
Il se fit bien plus sérieux :
- Il y a autre chose que je désire plus que de torturer et détruire tout ce qu'a fait le Baron, c'est de créer une nouvelle recette. Jusque là, tout ce qu'on a fait, nous et les autres chimistes, ce n'est que du plagiat, misérable, on vol et on pervertie le fruit d'années de travail tu vois ? Mais si seulement... si seulement on arrivait enfin à concevoir un produit... un produit Unique, bon sang, tu imagines seulement ? Pendant tout un siècle nous, le reste de l'humanité on a fait que s'adapter, reconstruire en reprenant le passé, aucune originalité. Il est venu le temps de l'innovation camarade !
Il laissa la mixture qui allait donner le psycho reposer et pu enfin commencer son projet, sortant un vieux cahier, là où il avait pris le plus grand soins pendant ces deux dernières années de répertorier ses avancés et surtout ses échecs, n’avançant qu'à petit pas, les commandes étaient énorme et le Trident les poussait toujours vers une plus grosse production, mais maintenant...
Place aux expérimentations.

Spoiler:
 

Il ne fallait évidement pas oublier le psycho', en quatre heure leur production s'élevait à :
30 psycho pur'75' ( 23A l'unité )
70 psycho pur'50' ( 15A l'unité )

Il regardait le stock avec une certaine fierté... et inquiétude. Bha, est ce réellement envisageable que le mercenaire les descende pour ça ? Il y gagnerait plus en restant de leur coté.

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Arnold Habdaik "H"
MessageSujet: Re: Après l'effort, encore un petit effort...   Jeu 2 Mai 2013 - 17:10

Jet de hasard :

8/9/10 : création de l'Héraclés
1/2/3/4/5/6/7 : échec

Spoiler:
 
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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: Après l'effort, encore un petit effort...   Jeu 9 Mai 2013 - 21:28

Le Saint ne rétorqua pas. Si Arnold prenait la responsabilité d'héberger leur tueur, alors il se montrerait vigilant, mais ne déclencherait pas de dispute avec son associé. Ce qui était dit était dit. Ils n'allaient de toute façon pas revenir en arrière sur leur décision. C'eut été vexant.
D'autant que comme le précisait le chimiste, il y avait des choses plus préoccupantes. Le Saint n'aimait pas qu'on parle du Trident. Il avait toujours peur de se trahir. Il savait la haine qu'Arnold avait pour Prosper Médéric, et ne voulait pas que leur association tombe à l'eau à cause d'un banal quiproquo. Le Chimiste soupçonnerait logiquement le Dealer d'être un espion du Trident. Tout partirait en sucette, et la confiance n'existerait plus. Ils s'auto-détruiraient.

- Ouais, je le connais ... Vite fait. Je l'ai déjà croisé, quoi. C'est un sale type, comme toute cette bande de tarés. Après, j'en sais pas plus que toi - et c'était vrai - mais je le suppose assez vicelard et ambitieux pour vouloir de l'avancement et balancer les doses de psychos aux chimistes et au Boss du Trident. Après ... C'est aussi un toxico, et il gardera ptêt les doses pour lui ... J'peux rien affirmer. Mais ...Il faut qu'on se considère comme sous la menace du Trident ... Mieux vaut être trop prudent que pas assez.
- De toute façon je crois qu'il est bientôt temps de passer à la "deuxième étape" non ? D'abord s'attaquer à la seconde fournée et puis faudra commencer à s'intéresser de plus près au Trident et c'est d'homme de main comme Marc dont on aura besoin m'est d'avis, pour régler certaines affaires. J'aurais pensé aux chasseurs de primes mais... un risque qu'il y ait des infiltrés ? Des taupes aux services de Prosper ? Ton avis là dessus ?
- J'ai rien contre Marc. Il a fait du bon boulot, et il a été réglo. Mais regarde le deux secondes. Cette dégaine luxueuse, ce côté flambeur ... Il ira toujours voir là où il y aura le plus à se faire ... Et si il nous balance pour des capsules ... En même temps, je lui fais pas totalement confiance, mais je fais pas plus confiance aux Chasseurs. Ni aux miliciens. Mais évidemment, on aura besoin tôt ou tard d'hommes de main. Si on peut fournir à Marc l'assurance d'un salaire conséquent et régulier, on pourra le garder de notre côté. Je pense ... Tout comme d'autres tueurs. Des petites bandes de psychotiques ... Voir même en appeler à des toxicomanes et les faire chanter contre des doses ... Ils seront fiables pour peu qu'on leur propose de la dope de qualité ou de quoi s'en acheter. Ce sera plus rentable ... Mais commençons à refaire nos stocks ...

Il était d'accord avec Arnold. Même si lui préférait appeler ça "la chimie" quand le Saint parlait de dope. La vérité était pourtant là : c'était la base de tout. Et en particulier de leur réussite et de leur richesse.
- Au fait, tu penses pouvoir revendre ces MagX ? Sans trop éveiller l'attention je veux dire ? J'en garde deux unité au fait, j'en aurais beaucoup à apprendre.
Il acquiesça.
- Aucun problème. Y a des tas de tarés dans cette ville. Ils seraient capables de se foutre la cafetière en l'air juste pour avoir l'assurance de connaître la Vérité Absolue et la Paix Intérieure. Avec tous les suicidaires qu'il y a, et vu la rareté du produit, ce sera un vrai jeu d'enfants d'écouler deux doses ...

Arnold commença à trifouiller son nouveau matériel, pendant que le Saint sortait une cassette audio. Dans le petit boitier se trouvait un papier plié en quatre, sur lequel était inscrit en pattes de mouches différents noms, dans la langue de Shakespeare. Le Saint n'y comprenait rien, mais il savait que ça lui plaisait. Il ne savait rien de ce truc, qui n'avait jamais eu aucun succès commercial en France mais qui avait été le mouvement musical contestataire en Angleterre. Avant les bombes.
Il inséra la cassette, et le grésillement de la bande commença. Il lut les noms de groupes dans sa tête. Eddie and the Hots Rods, Cockney Rejects, Sham 69, Ramones, Motorhead, Brother Dan All Stars, The Astronauts ... Le son se libéra d'un coup à la place du grésillement. Le son de la contestation.

Spoiler:
 

- C'est balèze, hein ? Je comprend rien aux paroles, mais ça m'parle à donf, commenta le Saint à l'attention de son ami, en parlant plus fort pour couvrir le son de la musique, qui crachait un chant énervé qui alternait parfois sur un blues allant à deux cents à l'heure.

Ils travaillèrent sans répit, pendant quatre heures, masques à gaz sur le visage, la musique à fond crachant le grésillement bruitiste de musiciens fou furieux. Le rythme les motivait mieux que n'importe quoi d'autres, et ils ne s'arrêtaient que pour sortir la cassette et remettre la deuxième face à lire.
- Pourquoi tu as vendu de la dope "indépendantes" ? Tu savais bien que le Trident allait te chopper tôt ou tard, pour quelques anneaux en plus...
- Ces types sont des enfoirés ... répondit simplement le Saint, pour ne pas étoffer une histoire qui ne devait souffrir aucune incohérence pour être crédible.
- Enfin tu m'diras, maintenant t'as trouvé le bon filon hein ? Ah ces enfoirés ils savent pas ce qui va leur tomber dessus, à petit feu on va les ruiner. Dis t'as déjà causé avec Prosper Médéric en personne ?
Les récipients fumaient, les liquides passaient dans les bocaux aux formes étranges, et le Saint continuait de suivre les instructions d'Arnold, commençant à choper le coup de main et l'autonomie. Il voyait peu à peu ce qu'il fallait faire et retrouvait les mouvements qu'il avait déjà effectuer lors de l'assistance de la première fournée. Il commençait à se sentir plus à l'aise et à prendre de plus en plus de plaisir à créer la dope. C'était SA drogue. Il contribuait à la création. Il n'était plus qu'un simple revendeur. C'était LUI. Il se sentait fier, et il adorait ce sentiment gratifiant.
- Non. Jamais. Mais je l'ai déjà vu, une fois, à Métropolitopia. Entouré de ses gardes du corps, des chiens à sa botte. Tu l'as dit toi même ... Cet enfoiré ... Il doit tomber. Trop d'temps qu'il nous fait chier.
Ils continuèrenet leur travail. Arnold reprit la parole, entre deux ordres concis.
- Et les deux doses de MagX, tu sais c'est pas pour me les envoyer, tu vois le récupérateur que j'ai engagé m'a ramené de sa dernière chasse pas mal de produits en surplus que ce que je lui avais commandé...
- T'as engagé un récupérateur ? Et il t'a donné du MagX ? Et bha ... Il est un peu con. Tu l'as payé combien pour son job ? s'informa le dealer, curieux de l'état des finances. Il avait fait les comptes sur papier, mais pas vérifier capsule par capsule dans le pot commun. De toute façon, Arnold aurait du lui demander sa clef pour ouvrir. Il se demandait donc quel salaire avait été octroyé au récupérateur ... qui semblait pas très doué en affaire, de surcroît.

Au bout de quatre heures environ, la dope fut finie. Ils laissèrent reposer le produit et retirèrent les masques à gaz. Il fit un large sourire à Arnold qui illumina son visage osseux. On peut le dire, ils avaient de nouveau fait du bon boulot. Ils étaient restés sur le même plan de découpe pour la répartition des qualités. 30 P75P pour 70 P50P.
Le Saint roula deux cônes et en tendit un au Chimiste. Après l'effort ... le réconfort.

La cassette passait maintenant les deux dernières chansons de la Face B. Le Saint trouvait le rythme particulièrement approprié pour fumer. Relaxant.

Spoiler:
 

- Il y a autre chose que je désire plus que de torturer et détruire tout ce qu'a fait le Baron, c'est de créer une nouvelle recette. Jusque là, tout ce qu'on a fait, nous et les autres chimistes, ce n'est que du plagiat, misérable, on vol et on pervertie le fruit d'années de travail tu vois ? Mais si seulement... si seulement on arrivait enfin à concevoir un produit... un produit Unique, bon sang, tu imagines seulement ? Pendant tout un siècle nous, le reste de l'humanité on a fait que s'adapter, reconstruire en reprenant le passé, aucune originalité. Il est venu le temps de l'innovation camarade !
Le Saint fumait lourdement sur son joint.
Il regarda le chimiste, qui après son envolée rhétorique, sortit un carnet de note et commença à noter tout en expérimentant sur sa nouvelle machine. Le Saint lui rappela qu'un joint lui était destiné, mais devant la concentration farouche du chimiste, il se résolu, cinq minutes après avoir fini le premier joint, à s'allumer le second.

Ce serait dommage de gaspiller ... se dit-il.

Mais tout les efforts du chimiste n'aboutirent à rien, cette fois-ci.
- Allez, vieux ... Te laisse pas abattre. Ce sera pour la prochaine fois. Laisse tout ça reposer un peu, et fume avec moi. On a fait du beau boulot. On va réussir à le changer ce monde. Il sera tel qu'on le façonnera.
Il lui passa de nouveau un pétard tout neuf fraîchement roulé, pendant que lui s'allumait déjà son troisième. Il ne se sentait pas de prendre des drogues dures ce soir là. Le cannabis le détendait et lui permettait de faire fit, pour un instant, de toutes ses inquiétudes. C'était l'idéal après une dure soirée de labeur.

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Arnold Habdaik "H"
MessageSujet: Re: Après l'effort, encore un petit effort...   Mer 5 Juin 2013 - 15:14


Oh bordel, bordel, merde non !
Les fioles du labo se cassaient la gueule l'une après l'autre, la cuve contenant la production de la nuit se renversa, acide, ultra corrosive, creusant un trou dans le béton, dans la terre, creusant, creusant un foutu trou sans fond. C'est à ce moment là que Marc descendis, gigantesque et terrifiant, taché du sang noir de son associé, le mercenaire plomba Arnold avec une mitraillette qui ne semblait jamais à court de munitions. A terre, pissant le sang à coté des corps de ses deux anciennes associées. Mais toujours en vie, et c'est alors que Prosper sortit de l'ombre avec à ses coté Minigoule qui cria "lâcher les chiens !", putain quelle merde Arnold pouvait plus bouger !
Il essaya de ramper pour s'enfuir mais les clébards le rattrapèrent vite, plantant leur croc, la douleur était insupportable !


Dans le monde réel de la vérité véritable, le chimiste lâcha un râle, à terre à coté de son "bureau", son Garibaldi récemment acquis appuyant douloureuse sur ses cotes. Quelle merde, pourquoi ses cauchemars étaient de plus en plus long au fil des années ?
Il réussit à se mettre debout après quelques tentatives, ses vêtements empestaient les produits chimique, vous voyez cette odeur d'acide phosphorique ? Non ? Et ben allez vous faire mettre. Ses pensées remisent en place, les souvenirs de la journée passé revinrent, cela semblait tellement daté c'était perturbant !
Après avoir nettoyé le labo et mis en sureté la production, Arnold était partis gratter sur son brouillon jusqu'à s’effondrer dessus, plus il était fatigué et plus les idées venaient, quelle saloperie. Il ne désespérait pas de trouver enfin LA recette.

La matinée était à peine entamée et Marc s’apprêtait à partir, le mercenaire se trouvait devant l'immeuble avec Vincent qui lui, ne semblait vraiment pas avoir fermé l’œil de la nuit.
Le chimiste revint à son bureau, il restait beaucoup à faire : vendre la came, évidement, mais aussi commencer à s'intéresser plus en détail au Trident. De son coté, Arnold avait quelques livraisons, de matériel et d'informations, qui l'attendait à Nécrotopia.

On est repartis.


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