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 Parce que le hasard fait bien les choses...

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Léthias Osniaril
MessageSujet: Parce que le hasard fait bien les choses...   Sam 30 Mar 2013 - 18:55

Spoiler:
 

Rues en ruines, aux alentours de Métropolitopia.

Le jour se levait, et Léthias venait de sortir de Métrop’, pour s’aventurer à l’extérieur. Il avait passé il y a quelques minutes les entrées bien gardées de la ville souterraine, et s’aventurait maintenant dehors, dans les rues en ruines qui formaient le Paris dévasté. Il prit le temps de grimper sur le bâtiment le plus proche, pour avoir une vision d’ensemble de ce qu’il comptait explorer. Du haut, il put voir le soleil se lever sur l’Ile de la Cité, tandis que quelques radpigeons volaient au-dessus du Louvre. Malgré les rues en ruines et les immeubles dévastés, le décor paraissait presque beau, les rayons su soleil illuminant la ville. On aurait pu croire que la ville avait été abandonnée, il y a de cela de longues années, mais la réalité était autre. L’Apocalypse avait eu lieu, et ce décor résultait du feu nucléaire. Léthias soupira. La folie des hommes avait ruiné ce qui était semblait-il jadis une des plus belles villes du monde. Quelques heures plutôt, il se préparait à quitter le Temple.

« -Léthias, tu remontes à la surface ?
-Ouaip. Je vais explorer un peu les environs, on ne sait jamais, je pourrai toujours trouver quelque chose d’intéressant.
-Fais gaffe à toi, tu sais bien que les rues sont encore moins sûres que les tunnels mal famés de Métrop’… »

Léthias acquiesça, et s’en alla vers l’armurerie. Là, il démonta soigneusement ses deux HG-23, nettoya chacune des pièces, et remonta ses armes. Il vérifia ensuite qu’il avait bien deux chargeurs de rechanges, vérifia le niveau de la batterie de sa manicle. Satisfait, il remonta prendre son sac, le remplit de rations de survies et d’eau, sans oublier une lampe torche et quelques outils. Équipé comme il fallait pour survivre quelques jours dans les dangereuses rues, il marcha tranquillement jusqu’à une des sorties du Temple, pour se retrouver dans un tunnel désaffecté. Il remonta jusqu’à retrouver la foule de Métropolitopia, et, capuche sur la tête, il s’inséra dans la foule. Après quelques minutes de marche, il arrivait devant l’un des escaliers qui n’avaient pas été murés, servant d’accès la ville. Devant les barricades de métal se tenaient plusieurs hommes, armés de fusils de puissance respectable, pour tenir à distance les bêtes qui pouvaient essayer d’entrer. L’un deux fit quelques pas, et se mit dans le passage de Léthias.

« -Eh, toi, tu comptes sortir ?
-Apparemment.
-Tu sais que c’est dangereux dehors ?
-C’est pas la première fois que je sors, et jusqu’à présent, j’ai pu me débrouiller. »

L’homme adressa un regard soupçonneux, mais n’ayant aucune raison de bloquer Léthias à l’intérieur de Métrop, se décala, et le laissa passer. Il le gratifia d’un simple « bonne chance », tandis que le Gardien grimpait les marches pour se retrouver dehors…

Le cri aigu d’un radpigeon volant à proximité fit sortir Léthias de ses pensées. Il prit une nouvelle fois le temps d’observer les environs, et réfléchit au trajet qu’il allait suivre, durant sa petite exploration. Cela faisait quelques temps qu’il n’avait pas quitté Métrop, et il avait besoin de sortir au grand jour, protégé par sa seconde peau.

Bon… l’Ile de la Cité ? A voir… Le Louvre, pas la peine. Le Marché de la gare, ça fait loin… Bref, on verra. Pour le moment, remonter vers l’Ile, c’est pas loin et relativement sécurisé.

Léthias redescendit de son perchoir, et commença à marcher dans les rues, aux aguets. Son bracelet radar n’indiquait aucune forme de vie à proximité, ce qui le rassura un peu. Il se détendit, et arriva bientôt sur les berges de la Seine. Les eaux était dangereuses, aussi il ne se risqua pas à descendre que les quais, préférant la sécurité relatives des hauts murs bordant le fleuve irradié. Sous le soleil, il continua de marcher, jusqu’à arriver devant un pont, au bout duquel se tenait un poste de garde de la FNF. L’Ile était isolée, et sa protection facile, c’est pourquoi les soldats de la FNF s’y étaient installés, et y avaient un poste avancé loin de Lutèce. Alors qu’il traversait le pont, de nombreux signaux apparurent sur son bracelet radar : à quelques mètres sous ses pieds, des radpoissons devaient nager, peut-être à la recherche de proies. Il préféra donc rester au milieu du pont, ses bestioles étant capables de faire des sauts assez grands, et il n’avait aucunement l’envie de se faire arracher la tête en la passant par-dessus les murets. Devant lui, les soldats de la FNF mirent le doigt sur la gâchette, le voyant arriver : ils n’aimaient généralement pas qu’un inconnu sortant d’on ne sait où débarque à l’improviste sur cette îlot paisible. Alors qu’il était encore à quelques mètres du poste, une injection lui parvint.

« -Halte ! Mettez les mains en l’air ! »

Décidément, ils n’ont pas l’air commodes ceux-là… Vive les faux papiers de l’Ordre.

Léthias obtempéra sans discuter, ne voulant pas attirer l’attention, puis avança doucement. Les soldats braquèrent leurs armes sur lui, et il fit de son mieux pour ne pas paraître stressé. Bon, il n’avait « que » son identité de Gardien à cacher, mais quand même

« -T’es qui ? Qu’est ce que tu fais là ? Tu vas où ? »
-Je suis citoyen français, répondit-il en sortant doucement sa carte, je viens de Métropolitopia.
-Ouai, montre-moi ça ! »

L’un des soldats lui arracha sa carte d’identité des mains, et la regarda longuement, avant de la lui rendre, l’air grave. Il fit signe à Léthias d’ouvrir son sac, et en vérifia le contenu. Il sortit une à une les rations, les gourdes, et satisfait de sa fouille, remit tout en vrac dans le sac, et fit signe au Gardien de passer. Il avait peut-être remarqué les pistolets sous sa cape, mais ils n’étaient pas interdits sur le territoire de la FNF, aussi ne dit-il rien. Après tout, en soldat qui se respecte, il devait savoir qu’on ne sortait jamais sans une arme pour se défendre. Léthias était à présent libre de se déplacer sur l’Ile, quadrillée par les soldats. Devant lui se dressaient les ruines de Notre-Dame et de la Préfecture. Cette dernière avaient été un peu nettoyée, et servait à présent d’halte pour les voyageurs en tous genres ; les derniers étages étant exclusivement occupés par la FNF. En plus des soldats, de simples voyageurs, des convois et marchands en tout genre se tenaient sur le parvis du bâtiment. Léthias se posa tranquillement sur un rocher, et sous le soleil, reprit le temps de réfléchir au chemin qu’il allait prendre. Sans doute allait-il explorer l’ile, chose qui devrait être fait en quelques heures grand maximum, au vu de la taille réduite.

Quoique… Peut-être que les souterrains ont été un peu aménagés… De mémoire, il y a une ligne de métro et un arrêt ici… Bah tiens, allons voir ça…

Il se leva, et se remettant tranquillement à marcher, sous le soleil toujours brillant, il se fit en quête de cette fameuse entrée…

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Dernière édition par Léthias Osniaril le Ven 26 Avr 2013 - 17:51, édité 1 fois
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Hippolyte Rossignol
MessageSujet: Re: Parce que le hasard fait bien les choses...   Lun 1 Avr 2013 - 10:14

-Punaise ... y'a que dall' ici ...

Il était à la tache depuis quelques heures, déjà, peu après les premiers rayons du soleil, dans les ruines qui servaient d'immeuble, dans les restes d'un salon. Il avait fouillé un peu partout où il pouvait, avec, comme "prise", quelques bouts de ferrailles, une lampe et deux-trois livres.

Pour l'ampoule ... Max, 3 anneaux, mais bon, sa serait trop beaux . . . pour le reste, sans doutes 1 anneaux ...

Il regardait autour de lui, pour voire ce qu'il pourrait récupérer en plus, pour finalement sortir de la pièce, le sac sur le dos, avec son gagne-pains dedans. Les murs de l'appartement étaient recouvert de papiers peint déchirés, autrefois coloré, qui avaient souffert au passage du temps et des radiations. Hippo se dirigeait vers la porte d'entré, pour ce retrouver dans la cage d’escalier. Il avait prit son temps pour sortir du bâtiment. Le soleil était de plus en plus haut, et il n'avait prit des rations que pour quelques jours, et sa l'agaçait de n'avoir que peu de temps pour chercher ce qu'il voulait. Pas question de débourser un seul anneaux, il savait que sa allait lui couter un bras, surtout si il était presque neuf. Les tournes-holodisques ne sont plus très courant, et en trouver, même casser, c'était déjà une belle prise.
Comme d'habitude, le quartier à déjà été fouillé, au moins deux fois, mais sa ne décourageait pas Hippolyte, il avait l'habitude des longues journées de marche et de recherches.

-Si sa continue, il vas falloir que j'aille plus au sud .

Il avait sortit son vieux plan de Paris, pour se repérer, et continuait d'avancer, au milieux de la rue. Il voulait voir quel était le chemin le plus court, et il suivait l'itinéraire sur sa carte avec son doigt, en contournant les zones gribouillés qui indiquaient des routes bloqués.

Donc, le chemin le plus court passe par la Cité ...
-Mouais ... encore un l'un de ces passages garder par les troufions de la FNF ...

Il s'arrêta pour mieux observer le plan.

Quoique ... il y à plusieurs ponts ... ils doivent pas êtres tous garder par des soldats.

Il reprit donc sa marche vers le sud après avoir rangé son plan.
Plus tard, après quelques détours, faute d'une carte qui n'était pas à jours, il réussit à arriver devant l'île, en face d'un pont, à moitié délabré, et dont les trous avaient été recouvert par des tôles et des planche de bois cloué entre eux. Hippolyte regardait le pont avec méfiance, car la construction avait l'air d'avoir été faites hâtivement .

-Hm … « fait confiance aux architectes parisiens » qu'il disent …. « même un troupeau de bramines passe dessus sans soucis » ...

Il commençait à progresser lentement dessus, un pas après l'autre, avec un grincement à chaque pas. Heureusement, sa crainte fut confirmé rapidement (il n'est pas très patient). Après sont troisième pas en fait : son extrémité du pont avait soudainement lâché. La chute n'as pas durée longtemps et atterrissage à été brutale. Face contre le pont penché, l se mit sur le dos pour pouvoir respirer rapidement.

-Si j'en croise un . . . Pfouuuu . . .Je vais lui faire … Faire comprendre mes goûts pour l'architectrec… L'achri … L'architecture .

Après s'être relevé, Hippolyte commençait à marcher le long du quai pour rejoindre des escaliers. En longeant le quai, il tomba encore une foi sur un pont artisanal, qui ressemblait plutôt à une passerelle.

-[colore=olive]Ouais, tu peut toujours courir pour que j'le prenne ...[/color]

Mais, avant de rependre sa route, un grognement qui venait de son dos l'obligeait de se retourner. Un radcaniche était là, prêt à attaquer. Hippolyte allait prendre son Mat 49.

-Attend, toi, j'vais …

Un autre grognement se fit entendre, encore dans son dos, mais, sur ce coup-ci, ils étaient 3.

-Heu . . . COURRIR !

Les Radclébard commençaient à foncer sur le mercenaire, qui fut obliger de se replier en passant par la passerelle qui, étrangement, soutenait le choc.

- Promis, si j'm'en sort, j'boufferait encore plus de chien !

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Léthias Osniaril
MessageSujet: Re: Parce que le hasard fait bien les choses...   Lun 1 Avr 2013 - 18:28

Ile de la Cité, une heure plus tard.

Léthias avait fait le tour de l’Ile, du moins la surface, et n’avait rien trouvé d’intéressant. Après tout, ce bout de caillou avait du être retourné dans tous les sens depuis que la zone avait été sécurisée par la FNF et les milices en tout genre. Il décida donc de descendre dans les souterrains, dans l’espoir de découvrir un endroit qu’il ne connaissait pas. Alors qu’il allait regagner l’esplanade centrale de l’île, les aboiements d’un, puis de plusieurs radcaniches sur la berge attirèrent son attention. Il se retourna, et vit un homme s’élançant sur une des passerelles précaires reliant la berge à l’Ile. La passerelle grinça, mais tint bon, et l’homme, remettant son casque droit sur sa tête, continua sa périlleuse traversée.

Bah lui, il a eu de la chance… Vu la gueule du euh… Pont ? J’aurais franchement pas été rassuré… Bref, il se démerde, moi, j’ai du boulot.

Il reprit son chemin, et distingua très vite le panneau rouillé, où plutôt ce qu’il en restait, indiquant l’entrée de la station de métro. Il n’y avait aucune poste de garde dehors, ce qui voulait donc dire que la zone en dessous devait être habitée. Et en effet, sur les quais, de nombreuses personnes s’étaient installées, sans oublier les locaux techniques avoisinant reconvertis en échoppes, ou encore les quelques wagons transformés en… En on ne savait trop quoi. Jetant un rapide coup d’œil aux étales des marchands, à l’affut d’un quelconque objet, Léthias dépassa les postes de gardes sécurisant l’accès. Au vu de la distance qu’il avait parcouru, il devait certainement se trouver à présent sous la Seine, si ce n’était pas de l’autre côté. Eclairant le chemin avec sa lampe torche, attentif aux infos fournies par son bracelet radar, il avançait prudemment, scrutant chaque recoin avec minutie.

Après quelques minutes de marche, il arriva devant la porte rouillée de ce qui devait être un poste d’alimentation, au vu de l’éclair jeune et noir peint dessus. Un vieux cadenas empêchait d’ouvrir la porte, mais il ne devait pas être très solide. Léthias recula un peu, et donna un grand coup de pied dans la porte. Le cadenas se brisa dans un claquement sec, et la porte pivota sur ses gonds en grinçant. Léthias sourit, et entra dans la salle. Plusieurs armoires électriques se tenaient devant lui, si bien qu’après avoir vérifié qu’elles n’étaient pas sous tension (chose qui l’aurait étonné), il récupéra méthodiquement toutes les petites pièces amovibles travaillées par le temps, et les fourra dans son sac. Il s’attaque ensuite à leur support, et enleva une à une les vis retenant les petits boitiers au mur. Son sac s’alourdit encore plus, et une fois les derniers éléments démontés, il ressortit tranquillement, et revint vers l’Ile.

Bizarre que personne n’ait jamais déniché c’te salle… Tant pis pour eux, tant mieux pour moi. Bon, j’espère qu’il fait encore beau dehors, je me poserais bien manger un morceau…

Après être remonté de quelques mètres, il refit surface, et retrouva avec plaisir le soleil de midi. Il s’éloigna de la foule, se rapprocha un peu mais pas trop des bords de l’Ile, et appela doucement le Temple, après s’être assuré que personne ne trainait dans le coin.

« -Ombre pour Temple. J’ai récupéré pas mal de matériel électrique dans les sous-sols de l’Ile. Je rentre le déposer.
-Négatif, pas la peine de faire un détour. Restez à votre position actuelle. Un des nôtres vient de nous avertir qu’il rentre au Temple par l’Ile, il va venir récupérer tout ça.
-Compris. D’un côté, ça m’arrange. Ombre, terminé. »

Léthias attendit tranquillement pendant une petite heure, et alors qu’il grignotait un bout de ration de survit, un homme vint s’asseoir à côté de lui. Il n’eut pas besoin de lui demander qui il était, puisqu’il connaissait presque tous les Gardiens.

« -Salut Léthias, besoin d’un transporteur ?
-Ouaip. Du matos récupéré dans un poste de transformation là-dessous, tu peux le ramener ?
-Pas de soucis. Je dis au Temple de te prévenir dès qu’ils ont mis la main dessus. Tu fais quoi dans le coin ?
-Rien de spécial, j’explore. Je ne sais pas encore trop où je vais aller, mais bon…
-Ca changera pas beaucoup de d’habitude… Bon allez, passe-moi tout ça, je file. »

Les deux Gardiens transvasèrent rapidement le contenu du sac de Léthias dans celui de l’autre. Les deux hommes se saluèrent, puis se séparèrent : Léthias se dirigea vers la préfecture, tandis que son collègue traversait la Seine pour regagner Métropolitopia au plus vite. Les radpigeons continuaient de tourner non loin de là, et Léthias put contempler un spectacle particulier. Plusieurs radpoissons sautèrent hors de l’eau, pour replonger un peu plus loin, pile à l’endroit ou des tentacules émergeaient. Sous l’eau avait lieu un combat acharné entre un mollusque vitreux et les radpoissons, deux ennemis naturels des eaux troubles de la Seine. Les tentacules volaient dans tous les sens, et parfois on pouvait voir un radpoisson s’accrochant fermement à ce lambeau de chair. Les tentacules cessèrent ensuite de bouger, en disparurent peu à feu sous l’eau, tandis qu’il liquide verdâtre se propageait à la surface. Les radpoissons avaient gagnés.

« -Temple pour Ombre. On a reçu le colis, merci à vous.
-Pas de quoi. A la prochaine. »

Le Gardien qu’il avait rencontré était donc arrivé à bon port avec le matériel qu’il avait démonté. En y réfléchissant bien, à tous les coups, il avait tapé dans une réserve découverte sous peu, que des prospecteurs comptaient venir vider dans la soirée. Enfin, personne ne l’avait vu, il n’avait donc pas à s’en faire. Premier arrivé, premier servi. Quoique, si c’était le cas, il était le deuxième… Enfin, là n’était pas la question. Il était Gardien, il se contentait de faire ce qu’il devait faire…

Sur le parvis des ruines de la cathédrale, Léthias reconnu le type qui avait traversé il y a de cela quelques heures la Seine, poursuivi par trois radcaniches. Visiblement, il s’en était sorti. Vêtu de robustes bottes noires, d’un uniforme dépareillé et légèrement poussiéreux, le tout recourt par un large manteau vert de gris, sans oublier son casque, il observait tranquillement ce qui restait des gargouilles de pierre ornant les tours, qui avaient bien perdu de leur splendeur. Léthias sourit, et rentra dans la Préfecture. Il fit rapidement le tour des marchands qui s’y étaient installés, et ne trouvant rien d’intéressant, refit une nouvelle fois le tour de l’Ile, se concentrant cette fois sur les abords de Notre-Dame et sur la pointe de l’Ile. Quelques souterrains avaient été creusés depuis le Jour de Feu, mais rien de vraiment important. Une nouvelle fois, il se posa sur un vieux banc fait de poutrelles d’acier rouillé, non loin du type de la passerelle, et sortit un vieux plan de Paris.

Bon. C’est pas tout ça, mais puisqu’il n’y a rien d’intéressant dans le coin, faudrait peut-être songer à partir…

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Hippolyte Rossignol
MessageSujet: Re: Parce que le hasard fait bien les choses...   Dim 7 Avr 2013 - 19:03

-Pu ... *fou* ... Putain ... qu'est-ce ... qu'est-ce qu'il court vite ces clébards

Il trainait la patte et haletait fort. La course n'étant pas son sport favoris, il n'as pas l'habitude de courir longtemps, mais juste assez pour ne plus avoir le "feu au cul".
Il longeait un mur, qui menait à une place, devant un grand bâtiment richement décoré, bien qu'un peu dégradé. Des gars de la FNF c'était installer pour en faire un avant-poste.
Hippolyte c'était laissé tomber sur le reste d'un banc, qui avait perdus son dossier, pour se reposer quelques minutes. Il observait le grand monument, avec ses statue, ses arcades, le restes des fenêtres ... La plupart des décorations était brisés, détruites, mais celas n’empêchait pas au monument de rester imposant.


-J'me demande comme il s'appelle. J'ai vu sa photos sur mon plan. D’ailleurs, il ...

Il portait sa main à sa poche, qu'il tâtait rapidement, pour se rendre compte qu'elle fus déchiré. Il regardait sa poche, et plongeait sa main dedans pour en sortir un bout de tissus à moitié bouffer et recouvert de bave.

Et meeeerde ... Fait chier.

Il se leva et jeta le reste du plan. Il se dirigeait prestement vers les marchands du coin pour voire si ils avaient un plan de trop ... En vain.
Finalement, il retournait à son banc, sur les nerfs. Un plan qu'il avait depuis quelques années, sa foutait les boules, faut dire.
Il allait commencer à revenir sur ses pas,quand sa vue fut attirer car un objet fort intéressent. Un plan. Dans les mains d'un type. Il s'approchait à vive allure, son arme principale en bandoulière. Il pointa le type du doigt et demanda gentiment :


-Hep, Toi ! J'peut t'emprunter ton plan deux s'conde ?!

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Léthias Osniaril
MessageSujet: Re: Parce que le hasard fait bien les choses...   Jeu 11 Avr 2013 - 18:17

Ile de la Cité, Paris, 2177

Pff, ici, c’est la peine… De ce côté, non plus…

Tranquillement, Léthias faisait le tour sur son plan des endroits susceptibles d’abriter un quelconque objet de valeur ; mais pour le moment, il ne voyait pas où aller. Ce coin ce la ville avait du être fouillé et refouillé par les Gardiens depuis des années, si bien qu’il ne devait plus rester grand-chose. Enfin, il venait quand même de vider un local technique entier, preuve qu’il y avait encore des choses intéressantes à trouver.

Tiens donc… Cet endroit… Palais du Luxembourg ? Qu’est ce que c’est déjà que cet endroit… Un seul moyen de savoir !

Léthias esquissa un léger sourire, et se prépara à partir. Il rangea les quelques affaires qu’il avait sorti dans son sac, et commença à plier son plan, quand une voix amicale retentit derrière lui.

« -Hep, Toi ! Je peux t'emprunter ton plan deux s'condes ?! »

Le Gardien se retourna, et vit le type de la passerelle, s’approcher de lui, arme principale en bandoulière. Instinctivement, il posa discrètement une main sous sa cape, prêt à dégainer son HG : en Gardien qui se respecte, il n’aimait pas vraiment qu’un inconnu s’approche de lui arme ostensiblement au poing. Enfin, ce type n’avait pour le moment pas l’air dangereux, et un discret tir dans la tête règlerait le problème de manière définitive. Par contre, il lui faudrait quitter vite fait l’Ile, et ne plus y passer avant un petit bout de temps. Toujours est-il qu’il tendit le bras, tenant son plan entre ces mains. Le gars le prit, l’ouvrit et commença à pointer du doigt quelques objectifs.

« -Merci, j’en ai pas pour longtemps…
-Pas de mal. De toute façon, suis pas pressé. Pas de blessures des radcaniches ? »

L’homme se retourna, l’air surpris ; Léthias sourit, et sortit une gourde de son sac. Il prit une gorgée d’eau, s’essuya la bouche d’un revers de manche et se remit à parler.

« -Je t’ai vu tout à l’heure, sur l’autre rive. Perso, je n’aurais pas franchement aimé traverser sur cette passerelle…
-Pas vraiment eu le choix. En plus, enchaina-t-il en montrant sa poche trouée, ces satanés clebs m’ont bouffé mon plan… Du coup, faut que je m’en trouve un autre.
-Pas de bol… En plus, ça ne court pas franchement les rues, ces trucs là.
-En effet… »

L’homme regarda le plan encore deux petites minutes, avant d’avoir comme une illumination. Content de lui, il replia le plan tout en se levant, et le tendit à l’Ombre. Léthias se leva à son tour, récupéra son plan, et le fit glisser dans son sac.

« -Merci, j’ai ce que je voulais. Bon, maintenant, y’a pas intérêt que je me plante.
-Ca serait problématique ouai… Content d’avoir pu être utile. »

L’homme s’éloigna, et marcha tranquillement en direction de la Préfecture. Pendant ce temps, Léthias s’en alla devant le pont Sud de l’Ile, qui devait le mener jusqu’à la rive. Il traversa sans difficultés le petit poste de contrôle de la FNF, et retraça dans sa tête le chemin qu’il devait suivre pour aller jusqu’au mystérieux Palais du Luxembourg. Derrière lui, quelques nuages commençaient à cacher le soleil, faisant disparaitre les reflets argentés qui jusqu’alors recouvraient les eaux de la Seine. Prenant soin de marcher au milieu du pont, il arriva un court instant plus tard sur l’autre rive. Son voyage pouvait continuer.

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Hippolyte Rossignol
MessageSujet: Re: Parce que le hasard fait bien les choses...   Jeu 18 Avr 2013 - 17:44

- C'est pas une carte de paris, mais sa vas faire l'affaire ...

Après quelques recherches chez d'autres marchands, qui avaient durées un certain temps, il avait réussis à dégoté un vieux plan touristique du coin. Il n'indiquait que quelques rues et n'était pas très étendus, mais il s'en contentait pour le moment. Notre récupérateur se dirigeait donc vers le sud, et il avait traversé le pont depuis quelques minutes. Il devait s'éloigner au plus de l'île, et allé dans de petites rues, car elles ont plus de chance de ne pas avoir été visité. Mais espéré trouver un coin pas encore visité dans le 6ème arrondissement, c'est un tantinet ironique.

-Bon, alors, qu'est-ce qu'ils conseillent de visiter … le Pont-Neuf
Il jetait un coup d’œil dans son dos comme pour vérifier si c'était le pont qui lui avait permis de traverser la Seine.
-... Cours Saint Rohan, Institue de France, Bresserie Lipp ...Hotel des académies et des arts … Et ben, y'a de quoi faire !

Il continuait de suivre le Boulevard Saint-Michel, ou ce qu'il en reste. Certains immeubles s'étaient effondrés, d'autre vomissaient leurs murs sur la route. Les carcasses des véhicules d'avant-guerre étaient parsemé sur ce qu'il restait de goudron, avec, parfois, des troncs d'arbres mort, à moitié brulé, qui étaient jonché eux aussi sur la route.
Après quelques centaines de mètre, il arrivait en vue d'un rond point, qu'il atteignit peu après. Le couloir d'immeuble débouchaient sur une rue en face et à gauche. Une autre rue, à droite, longeait une grille en fer forgé qui gardait les reste d'un jardin. Sur le plan, Hippolyte pouvait lire « Jardin du Luxe... ».
-Tss, encore heureux qu'il n'y à que les noms qui sont en partie effacé.

Il relevait sa tête pour regarder en direction du jardin. Il apercevait à travers les arbres calciné et dénué de feuille, ce qui ressemblait à un gros bâtiment, qui pouvait être « Le palais ... », d'après le plan.

-Un Palais, un Jardin du luxe … Ils avaient de drôles de out pour les noms, à l'époque.

Il s’assit, pour pouvoir lire le plan un peu plus tranquillement, mais regardait souvent autour de lui, pour voir si il n'y avait rien de terré dans les bâtiment en ruine ou dans les creux de la route. De l'autre coté du jardin et du palais, il pouvait déchiffrer qu'il y avait d'autre lieux touristiques.

Hmmmm … pourquoi pas traversé … Sa ne coûterais rien ...
Il regardait son arme, posé contre sa cuisse.
Presque rien, si j'y faisait un détours. Y'as ptêt' des chances que j'en trouve un. Dans un Palais ...

Il se levis, il remit son fusil-mitrailleur à son épaule, rangeât son plan, et reprit sa marche en direction de « Palais ».

-Palais des riches, me voilà.

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Léthias Osniaril
MessageSujet: Re: Parce que le hasard fait bien les choses...   Mar 23 Avr 2013 - 11:22

Palais du Luxembourg, deux heures plus tard.

Léthias avait vite fait le tour des environs, avant de pénétrer dans le Palais. La façade, bien qu’ayant subie les ouvrages du temps, témoignait encore du luxe et de l’importance que devait avoir ce bâtiment avant le Jour de Feu. Les murs portaient encore les traces des bas-reliefs qui y étaient sculptés. L’entrée de la cour principale était bouchée par une imposante prote d’acier, qui visiblement, était encore solide ; donc même pas la peine d’essayer d’entrer par là. En revanche, était percée juste à coté une ouverture, quadrillée par de vieux barreaux d’acier rouillés. Il mit sa main dans la manche de sa cape, et agrippa fermement les barreaux, avant de tirer dessus. Deux d’entres eux lâchèrent sans efforts, les deux autres résistèrent quelques secondes de plus à Léthias. Satisfait, il passa à travers l’ouverture, et rentra dans la cour principale. Devant lui, la porte du Palais, de manière surprenante bien conservée, mais adjacente à une ancienne fenêtre de verre. Le Gardien sourit devant l’ironie de la chose, et rentra dans le Palais. Plus aucune lampe ne marchait, aussi sortit-il sa propre lampe torche, ainsi qu’un de ses deux HG-23. Sur le bracelet radar, aucun signal, l’endroit était visiblement désert. Avançant malgré tout avec précaution, n’ayant aucunement envie qu’un morceau du plafond tombe sur sa tête, il fit le tour du rez-de-chaussée, et tomba sur un immense hémicycle, composé gradins. Au centre de celui-ci se tenaient une imposante tribune étagée, avec plusieurs places. Léthias en eut le souffle coupé : jamais il n’avait vu cela durant sa vie de Gardien. Il expédia un court message au Temple.

« -Ombre pour Temple. Relevez mes coordonnées actuelles, c’est absolument unique : j’ai jamais vu un truc comme ça.
-Ombre, vous avez trouvé quoi ?
-Un immense hémicycle. Cet endroit devait être un lieu important…
-Compris Ombre. Essayez d’en savoir plus. »

Léthias sortit de l’hémicycle, après l’avoir fouillé de fond en comble, sans rien y trouver d’important. Il gagna ensuite les étages supérieurs, et recommença son méthodique travail de recherche. Il tomba au bout d’un couloir sur une porte fermée à clef : décidé à savoir ce qui se trouvait de l’autre côté, il prit un peu d’élan, et se jeta de toutes ses forces sur la porte, qui sortit de ses gonds sous la poussée du Gardien !

A bah voilà ! Enfin un truc d’intéressant !

Presque en évidence au fond de la salle, un coffre mort, encastré dans un mur. Cette scène lui rappelait étrangement le jour où il avait trouvé le dernier objet qu’il lui manquait dans sa formation de Gardien. Objet qu’il avait également trouvé dans un coffre mort, dans un bâtiment qu’il n’avait encore jamais vu. Seule détail changeant, la météo : ce jour là, la pluie menaçait de tomber à chaque seconde, tandis qu’aujourd’hui, le soleil était encore relativement présent. Il regarda par la fenêtre, et vit l’immense espace qui se tenait derrière le Palais. Visiblement, il devait s’agir un immense parc, puisque quelques touffes d’herbes étaient encore présentes ici où là. Devant la grille d’entrée, il aperçu un homme : pendant un court instant, il crut reconnaitre, mais sans certitude, l’homme à qui il avait prêté son plan quelques hures plus tôt sur l’Ile de la Cité. L’homme scruta le parc, et se tourna soudain vers le bâtiment. Léthias pivota, et se planqua derrière le mur ; il n’avait aucunement l’envie d’être dérangé dans sa tâche. Il s’assit par terre, face au coffre, et sortit ses outils. Minutieusement, il étudia le coffre, et avec tout l’attention qu’il lui était possible d’avoir, essaya de crocheter la serrure. Après dix bonnes minutes, un léger clic se mit entendre, et la porte s’ouvrit. Léthias sourit en voyant ce qu’il y avait dedans : un pesant boitier en métal, à nouveau comme lors de son initiation. Il l’ouvrit, pour y découvrir des livres entiers. Le Gardien ne prit pas le risque de les ouvrir sur place, et préféra mettre directement la boite dans son sac. Les experts du Temple allaient avoir un peu de boulot à son retour….

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Hippolyte Rossignol
MessageSujet: Re: Parce que le hasard fait bien les choses...   Jeu 25 Avr 2013 - 6:29

-Bah, jeté un rapide coup d’œil, sa n'dérangeras personne.

Il traversa la grille, et pris la direction du Palais, toujours avec le petit espoir de trouver ce qu'il cherchait. Il suivait un grand chemin de terre battus, bordé d'arbres mort avant d'en prendre un plus petit, sur la droite, qui passait à travers ces derniers. Le terrain été sec, mais quelques touffes d'herbe résistait malgré tout à la sécheresse. Hippolyte continuait à marcher jusqu’à arriver à une grande façade de 3 étages. La beauté du Palais était plus surprenante de loin que de près, à cause des trous due à des impactes, au bouts de murs qui se sont effondrés et à la décoration qui c'était en partie barrée. Le prospecter commençait à longer l'aile droite du Palais, jusqu'à ce qu'il aperçoive une sorte de grosse tâche noir sur le sol. Il accéléra la pas pour s'en rapprocher, pour qu'il se rnde compte que la tâche s’agrandissait.

-Ha-ha ! Une entrée !

Il s’arrêta près du bord, pour regarder à l'intérieur. Il n'y voyait pas grand chose, à part une faible lueur verte. Il se penchait un peu quand un bruit de caillasse qui déboule d'une pente se fit entendre. Il se releva aussi ces, puis il commençait à faire demi-tour quand le sol se dérobât sous son pieds gauche.

-Hooo putain, non pas enc... !*

Son pies gauche glissait de plus en plus, comme son pieds droit, resté sur la terre ferme, ce qui lui faisait faire un magnifique grand écart … Qui ne rend pas la choses agréable pour le pauvre Hippo.
Finalement, son pieds droit lâchât, pour son plus grand plaisir, se qui le fit tomber en arrière. Après une rapide descente en boule, il percuta, casque le premier, contre un plaque en fer. Le bruit avait été assez fort pour produire un long échos, qui a durée plus longtemps que les cailloux qui tombaient de la surface. Après quelques instants, Hippolyte avait retrouvé ses esprit, il essayât de s'habituer à la pénombre, déchiré par quelques lumières vertes, suffisamment puissante pour qu'il puisse distingué certaines allées aux milieu de grosses machines.

-Nomdidjiou … où je suis encore tombé ?

Il se relevait et regardait la pièce. Les murs était tapisser de consoles et d'autres appareille électronique. Il y en avait d'autres un peu partout. Il y avait aussi des chaises de bureau, des feuilles de papiers par terre, des casque de régisseurs, de vieux holodisques …

-Et bien, on dirait un labo. Hé mais ...

Il se dirigeait vers les holodisques et tâtonnait autours d'eux. Il essayait de discerner dans le noir ce qui pourrait ressembler à un lecteur-holodisque, en vain. Il sortit donc de la pièce, tout en évitant de se prendre les pieds dans quelques chose, et arrive dans un long couloir, avec des lumières vertes tout le long. À sa gauche, sur le mur, des panneaux en fer était éclairé par l'un les petites loupiotes.
L'un d'eux, dirigé vers la gauche, indiquait la sortie. Les autres était rouillés, et Hippolyte n'arrivait pas à lire ce qui était écris.

-Bon, ben … vas pour la sortie … J'ai pas envie que quelqu'un trouve un squelette d'un type habillé en armure de combat.

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Léthias Osniaril
MessageSujet: Re: Parce que le hasard fait bien les choses...   Sam 27 Avr 2013 - 10:31

Palais du Luxembourg, quelque part dans les couloirs.

La boite de métal dans son sac, Léthias avait reprit son exploration. Après avoir défoncé quelques portes en bois vermoulu, il était arrivé sur le toit. La monté sur les échelles de fer rouillé avait été par endroit périlleuse, mais au final, il se tenait là, sur les toits du Palais. Le soleil brillait de nouveau sur les ruines de Paris, et il pouvait contempler ce qui se dressait tout autour de lui. Le parc derrière le Palais était désert : quelques traces de végétation, mais rien qui pouvait attirer la curiosité du Gardien. Il redescendit donc dans le Palais, et couloir après couloir, porte après porte, entreprit de le fouiller. Tant qu’il était sur place, autant bien faire les choses. La chance avait déjà sourit à Léthias, avec sa pesante boite de métal, mais elle semblait s’arrêter là : chaque pièce était plus vide que la précédente.

Bon… Bah, ça va être vite fait, si ça continue comme ça… Allez, étage inférieur.

Les larges escaliers de pierre du Palais étaient encore en bon état, et c’est donc sans se soucier de là où il posait son pied qu’il descendit, regardant autour de lui les moulures qui avaient bien résisté. Il retourna vers l’hémicycle, et se laissa quelques minutes pour monter en haut de la tribune. De là, il contempla la totalité des gradins, les couloirs passant autour. Il trouva peu après une porte menant sur le parc. N’ayant plus grand-chose à faire, il décida de s’y promener quelques instants, avant de reprendre sa route. Il y avait bien d’autres bâtiments intéressants dans le secteur, après tout. Alors qu’il soulevait avec son pied des nuages de poussière, le bruit d’éboulement suivi d’un rebond sonore contre une plaque de fer lui parvint. Instinctivement, il se colla au mur le plus proche, et jeta un œil à son bracelet radar. Un signal venait d’apparaitre, à une cinquantaine de mètre de lui. Le point vert sur son bracelet ne bougea pas pendant près d’une ou deux minutes, avant de partir droit sur Léthias. Le Gardien sortit alors un de ses HG-23, et se prépara. Pourtant, rien ne passa près de lui, quand bien même le signal était au même endroit que lui. C’est alors qu’il comprit.

Des souterrains. Allez, après tout, pourquoi pas !

L’homme avait du passer en dessous de lui. Il courut jusqu’à l’endroit où l’homme le signal de l’homme s’était fixé, pour découvrir un gros trou où s’écoulait encore un mélange de terre et de béton broyé. Le Gardien pointa sa lampe torche, et après s’être assuré qu’il n’y avait rien à proximité, descendit avec précaution. Le faisceau lumineux balaya ensuite les murs, laissant apparaitre le contenu de la pièce. Le Gardien fourra dans son sac tous les holodisques, et jeta un rapide coup d’œil aux vieux papiers contenus dans les tiroirs. Il ne semblait s’agir que de vieilles notes sans importances, aussi ne s’en préoccupa-t-il pas plus. Il récupéra un des vieux casques, n’ayant pas non plus envie de se trimballer des kilos de matériel, qui lui compliqueraient bien la tâche.

Ça, c’est fait. Maintenant, les souterrains.

Seul l’un des panneaux de fer semblait en état, et il était comme par hasard entrebâillé. Visiblement, l’homme était passé par là. Léthias jeta un coup d’œil à son bracelet radar, et vit le signal disparaitre de la zone de couverture ; l’individu devait donc se trouver à plus de cent mètres de lui, ce qui laissait une distance de sécurité confortable. Il prit la lampe dans une main, éclaira droit devant lui, et avec sa main libre, tint son HG dans l’axe du faisceau lumineux. Pas à pas, il avança, scrutant minutieusement les moindres recoins, sans oublier de jeter un coup d’œil régulier à son bracelet radar. Le tunnel était sombre, pas une once de lumière : toutes les lumières posées dans les angles étaient mortes. Des gouttes d’eaux tombaient des tuyaux corrodés qui couraient au plafond, et le revêtement sur les murs était complètement décrépi, laissant à nue une paroi de parpaings gris.

Qu’est ce que je suis venu faire là en fait ? Suivre un mec que je ne connais même pas ? Ben voyons…

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Hippolyte Rossignol
MessageSujet: Re: Parce que le hasard fait bien les choses...   Jeu 30 Mai 2013 - 18:17

-Bon, alors, elle est où cette foutus sortie ?

L'humidité, la faible clarté, la puanteur … Il avait déjà connu sa, mais il n'appréciait pas plus ses conditions pour autant. Le bruit de plâtre écrasé qui venait de sous ses chaussures était le seul bruit fort qu'il percevait pendant un moment, avant d'entendre un son plus aiguë.
Il tendit l'oreille, pour essayer de déterminer d'où il provenait, sans résultat. Donc, il reprit sa marche après avoir pris son arme.
La couloir débouchait sur une intersection. Le passage de gauche tournais directement à droite après quelques mètre et celui de droite continuait vers la pénombre. Le couinement se refit entendre vers la gauche. Hippolyte sa lançait dans ce couloir pour tomber, quelques pas plus loin, à coté d'une porte d'où sortait des bruits de griffes contre des parois. Il se rapprochait de la porte et enleva son casque pour qu'il puisse coller son oreille, pour écouter plus attentivement., et il en profitait pour prendre la poignée. Quand il commençait à la tourner, les couinement se faisait plus nombreux, plus fort, et la bête qui les faisait commençait à gratter la porte. Quand Hippo avait tourné entièrement la poignée, il poussa un peu la porte, puis recula un peu pour avoir de la place, il leva sa jambe et donna un violant coup de pieds dedans. La bête poussa un cris strident après avoir reçu le violant coup, mais profita de l’entrebâillement pour ce jeter sur l'étranger, mais un coup de crosse l'envoya valser dans le couloir avant de recevoir une balle.

-Bon dieu d'bon dieu … M'as fait peur cette merde .

Un raliéné. En générale, ces bêtes-la sont plus discrète, mais pour le cas présent …
Hippolyte continua son chemin, après avoir refermé la porte, en s’enfonçant de plus en plus dans la pénombre, parfois déchiré par quelques faibles et distantes loupiotes vertes. Il avançait parfois à tâtons, et le doute était arrivé dans son esprit. Heureusement, un autre panneau qui indiquait « Sortie » vers un passage, qu'il prit immédiatement, sans réfléchir … Il entendis des couinement, qui s’intensifiaient en même temps qu'il avançait. Sur l'un des murs du couloir qu'il arpentait, le panneau « sortie » était visible, ce qui donna espoir au récupérateur, qui s'empressait de la rejoindre, et il la trouva au bout du couloir, derrière une porte … À coté d'une autre porte. Les couinement se faisait entendre, les saloperies étaient derrières l'une d'elles.

-Bon, alors … Il s'agit de pas tomber sur la mauvaises ...

Il s'approcha de la première porte, celle qui était en face de lui, et toca doucement. Les raliénés qui se trouvaient derrières s'excitèrent soudainement, plus qu'avant.

-Donc, c'est bon !.

Il ouvrit l'autre porte, joyeusement, mais au lieut de tomber sur un nouveau couloir sombre et puant, c'était un tas de gravat, qui était tombé dessus en premier, et qui bouchait le passage.

- Ho non … Pu-naise ...

Il regardait l'autre porte, l'air décrépit.

-Quand faut y aller ...

Il refit la même technique que pour son premier raliéné, mais, sur ce coup là, la porte s'était ouverte entièrement, sans toucher le moindre rat mutant. Et ces derniers en ont profité pour Lui sauter dessus.
-Meeerde !

Il eu à peine le temps de tirer quelques coup de feus et d'en toucher avant d'être renverser par le poids de trois de ces monstres, qu'il repoussa avec son fusil-mitrailleur. Il essaya de ce relever mais Il sentit quelque chose lui mordre le cuisse. Il utilisa son automatique comme d'une masse pour lui lâcher prise, hélas, avec un petit « souvenirs » sans sa gueule … Hippolyte n'avais d'autres choix que de se planquer. Il faisait tenir à distance les créatures affamés avec son arme, tout en se traînant grâce à sa jambe valide vers la première porte. Un fois entré, il la refermais du mieux qu'il put, tout en donnant des coup avec la crosse de son fusil.

Il était adossé au mur, la jambe en sang, se demandant comment il allait sortir de se foutoir. Il commençait à recharger son arme, avec un chargeur à moitié plein, et 5 autres en réserves, il pouvait tous les avoirs … si ils sont moins de 15.

-Et ben … Me v'la pas dans la merde ...

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Léthias Osniaril
MessageSujet: Re: Parce que le hasard fait bien les choses...   Dim 2 Juin 2013 - 16:36

Les couloirs se ressemblaient. Mètre après mètre, l’Ombre avançait, dans une obscurité quasi-complète. Le bracelet radar du Gardien était désespérément vide, mais ce n’était pas pour autant qu’il n’était pas sur ses gardes. Ne serait-ce que pour éviter de se prendre un morceau du plafond, qui à certains endroits menaçait de s’écrouler, sur la tête. Les couloirs lui rappelaient un peu ceux du temple, mais quand même en plus humides et moins éclairés. Léthias marchait presque continuellement dans des flaques d’eau de quelques centimètres de profondeur. Le long du couloir, il croisait de temps à autre une porte de métal rouillée, fermée à clef par de solides verrous. Visiblement, bien peu de monde était passé par ici. La personne qu’il suivait devait être là, quelque part à plus de cent mètres devant lui. Léthias avançait doucement, sans vraiment savoir où il allait. Mais puisqu’il n’avait croisé aucune jonction avec un autre tunnel, il n’avait pas à s’en faire de la direction empruntée. Il marchait maintenant depuis plusieurs minutes, si bien que la longueur de cette voie souterraine devait se compter en centaine de mètres. Surement allait-il ressortir dans l’un des bâtiments à l’autre bout du jardin. Il essaye de contacter le temple, mais seul un grésillement infernal lui répondit : soit il était hors de portée pour sa modeste radio, soit la profondeur à laquelle il se trouvait l’empêchait de communiquer avec la surface. Car il était vrai, que mine de rien, il s’enfonçait. Le tunnel était un peu en pente, et il avait descendu quelques marches.

Un couinement le fit se retourner. Un son faiblard qu’il reconnut malgré tout, car il l’avait entendu un bon nombre de fois en empruntant les couloirs inoccupés menant aux entrées du Temple. Ce son, c’était le bruit typique d’un raliéné, mais celui-ci était légèrement différent. Comme-ci la bête était énervée, ou dérangée par quelque chose. D’ailleurs, un petit signal venait d’apparaitre sur son bracelet, à quelques mètres sur sa gauche. Sauf qu’il ne voyait que le mur, il devait donc y avoir une sale quelconque à laquelle il ne posait pas accéder. Quoi qu’il en soit, il allait devoir être prudent. Léthias s’était déjà fait attaqué par des raliénés : quand ils étaient seuls, il était facile de faire reculer son agresseur, un bon coup de pied suffisait. En revanche, quand ils étaient nombreux, c’était une autre paire de manches… Instinctivement, il porta la main à sa ceinture : ses deux fidèles HG étaient là, bien à leur place. Satisfait, il continua d’avancer. Un nouveau signal apparut, plus fort que celui du raliéné. Cela devait être celui de l’homme qu’il suivait.

Mais qu’est ce que je fais là moi ? Ah oui, je suis un homme que je ne connais même pas, et je ne sais pas où je vais. Enfin bref.

L’homme marchait à la même vitesse que lui, environ soixante-dix mètres devant lui. Les pas du Gardien devinrent encore plus feutrés qu’auparavant, ne voulant pas être repéré. Il enfonçait avec mille précautions ses épaisses chaussures dans l’eau, ne voulant même pas entendre le moindre bruit susceptible de le démasquer. Autour de l’homme, des signaux apparaissaient, comme par enchantement, se rapprochant à vive allure de l’homme, qui allait visiblement être assailli par une bande de raliénés. Quelques instants plus tard, des coups de feu retentirent. Léthias se mit à courir : l’homme, qui qu’il soit, avait besoin d’aide. Et dans les Terres Désolées… L’aide se faisait rare, aussi était-elle précieuse.

Et de toute façon, j’ai pas envie que ces bestioles se retournent contre moi !

L’Ombre dégaina un de ses HG, et éclaira la zone. Deux raliénés qui formaient en quelque sorte l’arrière garde de la bande se retournèrent, prêts à se jeter sur le Gardien, mais quelques tirs lasers bleutés dans le vide les firent reculer. Une fraction de seconde plus tard, ils gisaient au sol, neutralisés par des tirs qui cette fois les visaient directement. Derrière une porte, les tirs d’armes à projectiles reprirent, et plusieurs autres raliénés sortirent effrayés de la pièce, pour être aussitôt pris pour cible par le Gardien. Deux morts de plus. Une bestiole vola dans les airs, visiblement propulsée par un gros coup pied. Elle s’écrasa sur le mur à quelques mètres de Léthias, avant que celui-ci n’achève un autre raliéné. Sur son bracelet radar, les signaux des raliénés s’éteignaient. Il ne restait que celui de l’homme. HG toujours au poing, Léthias poussa doucement la porte, et entra dans la salle…

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Hippolyte Rossignol
MessageSujet: Re: Parce que le hasard fait bien les choses...   Jeu 27 Juin 2013 - 18:54

Qu'est-ce que …  quelqu'un à tiré ? Naaaaan ...

Il leva les yeux vers le plafond, les sourcilles froncés

-naaaan …

Il avait essayé de faire un pansement autour de sa jambe mais le résultat n'était pas terrible, mais il s'en contenta.Il se releva difficilement avec son fusil-mitrailleur et l'utilisa comme une canne improvisée pour marcher. Alors qu'il se dirigeait vers la porte, elle s’ouvra, pour permettre à une Ombre d'entré. Hippolyte avait fait un pas en arrière, par réflexe, mais il savait que s'était celui qui l'avait sortit de ce sacrée pétrin. Il le regardait rapidement, avant d'envoyer :

-Pfiou ... Et ben, merci pour le coup de main …
Servire d'amuse-gueul pour ces saloperie, c'était pas une mort de rêve.Mais … J'vous ai pas...? Hé !

L'ombre braquait sur l'éclopé une lampe torche, pour mieux voir L'ex-repas qui parle, ce qui l'obligeait a mettre une main devant ces yeux pour ne pas être éblouit.

Si vous pouvez évitez d'me rendre aveugle, je trouve qu'être à moitié cul-d'jatte, c'est assez pour la journée.
-Désolé.
Merci … J'allais vous d'mander su j'vous avais pas vus ailleur, et je pense que si ...
-Ah, bah... Ça se pourrait, en effet. Je vous ai prêté un plan sur l'Ile de la Cité ce matin. Enfin bref, pas de quoi. Je n’ai jamais aimé ces bestioles là. Pas forcément très prudent de se balader comme ça dans ces souterrains. Mais c’est bizarre, d'habitude, ces bêtes n’attaquent pas des humains comme ça… Doit y’avoir quelque chose dans le coin.
Quand on est récupérateur, faut bien s'attendre à avoir un peu de divertissement .
-Pour du divertissement, vous en aurez eu… Ça va votre jambe ? Je dois avoir quelques pansements dans mon sac, au besoin…
Bof, sa picote … A votre avis, qu'est-ce qui à put mettre ses bestioles dans un état pareille …Ont aurais dit qu'ils étaient dingue. Ils m'on presque rendus sourd avec leurs griffes. Ils griffaient l'acier … Purée ...
-Aucune idée. Doit y’avoir quelque chose qui les as excité. Et ce truc se trouve probablement dans le coin. Ca vous dit d’aller le chercher ?

Pendant que l'autre parlait, Hippolyte regarda sa jambe blessé et trouva une tache d'un liquide vers le haut cuisse.

Hein, j'me suis pissé dess …naan ..

Rapidement, il mit sa main dans sa poche, en se rendant compte qu'elle était déchire et pour y sortir un flasque troué.

Ho merde … j'venais d'l'achter … Hein ? Tu disait quoi ?
-Une fiole toute neuve… Si c’est pas malheureux. Je disais donc, que j’allais chercher ce truc… Si tu veux venir...
Mouais ... J'ai rien à perdre de toute façons, au point ou j'en suis ...

Les deux hommes continuèrent leur route, en s'adaptant à la vitesse limité du récupérateur, dans les couloir, en regardant une salle, visitant une autre, sans trop discuter entre eux, jusqu'au moment ou ils déboulèrent dans une salle blanche. Quelques tables, alignés, avec des terminaux dessus, de la vieille paperasse salit par le temps, des chaises. La lumières faible, bien que plus forte que celle dans les couloir, venait principalement d'une petite fenêtre grillagé. Et, au milieu de tout sa, une machine bizarre avec plein de fils de toutes les couleurs qui partaient dans tout les sens et qui traînaient un peu partout dans la pièce.

-Bon… Bah je crois que l’on a trouvé ce qui a foutu les raliénés en rogne… Ce truc pue l’émission d’ondes à des kilomètres…

« Chippo » se rapprochais 'une chaise pour se laisser tombé dessus. Il regardait la drôle de machine avant de suivre du regard les fils qui étaient par terre.

J'sais pas à quoi servait tout se bordel, mais sa doit bien valoir un petit paquet d'anneaux …  Si l'un de ses amoureux de la techno était là, il serait heureux, hé hé … Tu peut m'aider ?

Il tendait son bras vers Léthias comme pour demander de l'aider à le remettre sur son pied.

-Mouai. Je serais d’avis qu’on remonte ça, histoire d’y voir plus clair. J’aimerais bien démonter ce truc, on pourra p’tet y trouver quelque chose…
-Mais … Qu'est-ce qui t'fait dire que c'est s'machin qui à rendus les raliéné plus accueillants ?

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Léthias Osniaril
MessageSujet: Re: Parce que le hasard fait bien les choses...   Ven 28 Juin 2013 - 10:31

Le récupérateur tendit son bras vers Léthias, qui l’aida poliment à se relever. Dans le même temps, il observait la pièce, les fils qui en sortaient, et tout le reste. La machine l’intriguait. Il n’avait jamais vu ça auparavant, et à en juger par son état, personne n’y avait touché depuis un bon bout de temps. Ce truc datait peut-être même d’avant le Jour de Feu.

« -Mouai. Je serais d’avis qu’on remonte ça, histoire d’y voir plus clair. J’aimerais bien démonter ce truc, on pourra p’tet y trouver quelque chose…
-Mais … Qu'est-ce qui t'fait dire que c'est s'machin qui à rendus les raliéné plus accueillants ? »

Léthias posa son sac à côté de la machine, et approcha sa radio de la machine. Son petit boitier se mit à grésiller. Il observa la structure de la machine, et porta ensuite son regard sur les fils qui couraient dans toute la pièce, jusqu’à s’enfoncer dans des sortes de prises électriques dans un coin de la pièce.

« -Parce que ça parasite ma radio. Ne touche pas aux fils ! Tu risque de te prendre une décharge ! »

Le récupérateur, qui s’était penché pour ramasser les câbles, s’interrompit. Léthias sortit son couteau, et s’approcha de la prise. Il mit la pointe de son couteau entre le petit morceau de plastique et le mur, afin de déceler le cache. Le temps avait déjà fait son œuvre, et la protection tomba au sol en quelques secondes. Il regarda avec son œil  à travers le trou, mais ne vit malheureusement qu’une gaine dans un tuyau, s’en allant on ne sait trop où.

Bon. Tant pis.

Léthias se mit debout sur les fils, en prenant soin de laisser une petite longueur de câble entre ses deux pieds. Il prit fermement son couteau par le manche, en s’assurant de ne pas toucher la lame, et passa cette dernière sous un des fils. Il souleva son couteau, et le fil se tendit, bloqué de part et d’autres par ses pieds. Il tira ensuite un coup sec, coupant net le petit bout d’alliage métallique. Le Gardien fit ensuite la même chose sur les autres fils, jusqu’à ce que la machine soit totalement déconnectée. Il approcha de nouveau sa radio, mais cette fois-ci, rien ne vint troubler son fonctionnement.

Donc c’était bien ce truc qui émettait des ondes.

Léthias récupéra les fils trainant au sol, les enroula autour de sa main, avant de les poser sur la machine. Il remit son sac sur le dos, et ouvrit en grand la porte avant de retourner vers la machine.

« -Allez viens, sortons de là. Je prends ce truc avec moi, on verra ce qu’il en est vraiment une fois qu’on sera à la lueur du jour.»

Le récupérateur hocha la tête et sortit d’abord de la pièce, et commença à marcher en boitant, s’appuyant contre le mur. Juste derrière, Léthias prit la machine dans ses bras, et la souleva. Elle devait bien peser une quinzaine de kilos.

« -Ouarf, mais y’a quoi dans ce truc ? Bref, ça va devant ?
-Ca fait aller ! »

Les deux hommes se mirent à marcher au même rythme, c'est-à-dire lentement. Léthias parce qu’il ne voyait pas vraiment où il allait avec ce truc dans ses bras, le récupérateur parce qu’il était blessé. Le couloir sur lequel donnait la porte flanquée du panneau sortie montait doucement, De temps à autre, une petite fenêtre grillagée, comme celle de la salle, donnait sur l’extérieur. D’après ce qu’il entrapercevait, Léthias déduisit qu’ils se trouvaient sous les jardins.

« -Mouai… Si on est sous les Jardins, p’tet que ce truc servait à éloigner les animaux indésirables… Même si sur les raliénés, ce n’est pas très efficace.
-Bah j’espère que ça marchait mieux sur les autres ! »

Les deux hommes gravirent enfin un petit escalier, pour se retrouver dans une cabane de béton, dont toutes les vitres étaient cassées. Le soleil éclairait la pièce à travers les larges ouvertures, assez grandes pour que Léthias puisse poser la machine dans l’une d’entre-elles. Il sortit ses quelques outils de son sac, et commença à désosser la machine. Les quelques vis qui retenaient les plaques autour de la machine furent rapidement enlevées, et les deux hommes eurent ainsi accès à l’intérieur de la machine. Bizarrement, l’intérieur était assez organisé, ce qui contrastait avec les nombreux fils trainant sur les côtés. En dehors d’un circuit intégré, d’un boitier d’alimentation, d’un cylindre gris clair, il n’y avait presque rien, si ce n’était de la poussière. Léthias commença à sortir les différents éléments, son attention se portant sur le fameux cylindre.

« -Bon, si tu veux récupérer quelque chose… Te gêne pas. Le métal, les câbles, le circuit intégré Moi, je prendrais bien ce truc là… Le reste ne m’intéresse pas vraiment en fait… »

Ce faisant, il prit le cylindre dans ses mains. A lui seul, il devait bien peser quatre ou cinq kilos, soit presque un tiers du poids total de l’ensemble. Sachant que les parois métalliques faisaient bien six ou sept kilos, il ne restait plus grand-chose pour la carte et le boiter d’alimentation. Sur le dessous se tenaient deux broches, que l’on plantait surement sur l’alimentation. Bizarrement, le circuit intégré n’avait pas l’air d’être relié au tube, mais plus à un petit écran sur le devant, sans doute pour l’allumage de la machine. Le haut du cylindre était plat, mais sur lequel étaient plantés cinq autres petits tubes, de hauteur différente. L’un d’eux était au centre, les quatre autres disposés autour. Décidément, ce truc l’intriguait au plus haut point…

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Hippolyte Rossignol
MessageSujet: Re: Parce que le hasard fait bien les choses...   Jeu 11 Juil 2013 - 8:27

Haaa , enfin un peu d'air. J'allais plus supporter s't'odeur

Il s'était assis contre un mur, sa jambe blessé déplié et l'autre un peu plié. Il regarda sa blessure pour voir comment elle s'arrangeait, sans trop espéré que sa se soit bien amélioré. Il en avait connus d'autres, mais sa l’embêtait à chaque fois que sa lui arrivait et il ne sortait pas le temps que sa ne c'était pas arrangé. Et pour le retours, sa allait encore être bonbon …
Pour se changer les idées et se rincer la gorge de l'air humide et poisseuse des sous-terrain, il sortit une petite bouteille d'alcool artisanal de Métrop pour en boire une lichette puis pour en verser sur sa blessure. Son mauvais goût ne l’empêchait pas d'être un désinfectant extrêmement efficace. Un peu trop même. Il avait fait tirer une grimace du visage d'Hippo. Après avoir rangé la bouteille, il regarda l'autre type en train de s'occuper avec le bordel électronique. Il l'avait démonté plus rapidement qu'Hyppo l'aurait fait.                                                                                                                                                       
-Bon, si tu veux récupérer quelque chose… Te gêne pas. Le métal, les câbles, le circuit intégré Moi, je prendrais bien ce truc là… Le reste ne m’intéresse pas vraiment en fait…

Ouai,vas-y, prend l'truc le plus intéressent et laisse moi la p'tite bricole ...

-Grrr …. Ouais, sa m'dérange pas ….

Le cylindre avait l'air intéressent. Une boite pareille pourrait bien se vendre et rapporter pas mal d'anneaux, avec certains fana d'électroniques du marché de la gare.
Il se relevait, difficilement, tout en pensant à ce qu'il faudrait faire.

Je lui donne un coup par derrière, j'lui prend le machin, j'le met dans l'sac ...

-Ouf !
-Quoi ?
-Cet objet pèse son poids.

Hippolyte regardait l'était de sa jambe
Ouais, la p'tite bricole, finalement ...

Après avoir mit un câble et le boîtier d'alimentation dans son sac, il se dirigeait vers une porte en ferraille rouillé. La lumière qui passait au travers quelques trous dus à la rouille montraient qu'elle était la porte de sortie. Il prit la poignet et, avant de la tourner, il se retournais vers son camarade.

-Bon, on r'tourne à l'île. Après, moi, j'retourne à Métrop', donc, si tu veut y aller aussi ...

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Léthias Osniaril
MessageSujet: Re: Parce que le hasard fait bien les choses...   Mar 16 Juil 2013 - 10:09

Quelque part dans les Jardins du Palais du Luxembourg.

« -Bon, on r'tourne à l'île. Après, moi, j'retourne à Métrop', donc, si tu veux y aller aussi ...
-Surement. Faut que je rentre, des amis m’attendent. »

Léthias et l’homme venaient de sortir du tunnel, et se retrouvèrent quelque part au milieu des restes du jardin. Environ deux cent mètres plus loin se tenait l’imposant palais, que Léthias avait visité un peu plus tôt, avant de s’enfoncer dans les souterrains. Léthias avait encore le fameux tube en main. Il le rangea dans son sac, avant de commencer à marcher en direction du Palais, le récupérateur à côté de lui. Les deux hommes traversèrent les ruines du Palais, ressortirent de l’autre côté, et se remirent à marcher en direction de l’Ile de la Cité. Il n’y avait plus qu’à marcher, pour rentrer au Temple et déposer la bricole dans l’un des laboratoires de l’Ordre. Un vent frais soufflait, rafraichissant l’air sous ce soleil d’après-midi Il y avait moins d’un kilomètre à faire pour retourner à l’Ile de la Cité, aussi le trajet fut-il vite fait. Enfin, le récupérateur avait un peu de mal à marcher, avec sa blessure à la jambe.

« -Ça va la jambe ?
-Ça peut aller. M’en occuperai une fois rentré à Métrop. »

Léthias hocha la tête,  et ralentit un peu le rythme, histoire de rester à côté de son éphémère compagnon de voyage. Les deux hommes passèrent le premier pont, et arrivèrent sur l’Ile, le temps de faire une petite pause. Ils reprirent ensuite la route, direction l’une des entrées de Métrop, à également un petit kilomètre. Ils prirent les escaliers, descendirent de quelques mètres, passèrent le poste de garde et se posèrent sur un banc, dans l’un des tunnels supérieurs de la ville souterraine.

« -Bon… Je crois que notre voyage s’achève là.
-Faut croire. Merci pour les raliénés.
-Pas de quoi ! Fais juste gaffe à ta jambe, serait trop bête d’avoir des emmerdes maintenant.
-En effet. Bon bah… Peut-être à une prochaine fois.
-Peut-être… On verra ! »

Le récupérateur tendit la main à Léthias, qui l’accepta. Après, le Gardien se leva, et prit l’escalier descendant le plus proche. En quelques dizaines de secondes, le récupérateur avait disparut de sa vue, tandis que l’Ombre gagnait les parties les plus profondes de Métropolitopia, et le Temple.

N’empêche… Je ne saurai même pas comment il s’appelle, ce type…

Après de longues minutes de marche, il arriva devant l’une des portes, devant l’obscurité la plus totale. Il fit basculer la porte d’acier sur ses gonds et la referma après être rentré. Première chose à faire, gagner l’un des laboratoires, pour déposer sa trouvaille. Léthias emprunta plusieurs tunnels, presque identiques, à tel point qu’on pouvait se demander s’il arrivait à se repérer dans ce dédale. Mais oui, pour un Gardien ayant de longues années de service à son actif, c’était presque un jeu d’enfant. Il poussa un peu plus tard une porte banale, et salua les Gardiens se trouvant dans la pièce.

« -Ah, salut Léthias ! Alors, sortie rapide ?
-Ouai, j’ai peut-être quelque chose qui pourrait vous intéresser. »

Ce faisant, il sortir le tube mystère de son sac, et le tendit au technicien, qui l’observa attentivement, avant de le poser sur une table couverte d’outils en tout genre.

« -C’est quoi ce truc ?
-Aucune idée, répondit Léthias en souriant, à toi de me le dire. Ce truc faisait partie d’une machine qui émettait des ondes, ondes ayant d’ailleurs sacrément énervées une horde de raliénés.
-Très bien, je verrai ce que je peux en tirer. A mon avis, il y a peut-être quelque chose à en tirer.
-Super ! Je te laisse faire ton boulot. »

A ce moment là, un autre Gardien entra dans la pièce, pour y chercher un peu de matériel. En voyant Léthias, il l’aborda directement.

« -Léthias, tu tombes bien ! Les Bergers veulent te voir le plus vite possible. Ils ont quelque chose de très important à te dire, si je ne m‘abuse.
-D’accord. J’y vais tout de suite. »

Bon, qu’est ce qui va me tomber dessus maintenant… J’espère que je n’aurai pas à m’attirer tous les ennuis possibles…

Marchant vers la salle des Bergers, l’Ombre ne croyait pas si bien dire…


Suite chronologique pour Léthias : Les évadés

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