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 Interlude

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Sebastien Japrisot
MessageSujet: Interlude   Jeu 7 Mar 2013 - 4:08

Vient dici.

Le diagnostique du médecin est positif. Deux cotes cassées et quelques autres fêlées, mais rien de plus grave. Je m'en tire avec un gros bandage et un paquet d'anti-douleur.
Le tarif en revanche, est exorbitant. Mon salaire de ces dernière semaine mit de coté y passe, et le Chef m'avance le reste des frais. je promet de les lui rembourser, il ne décline pas, loin de là. "Déjà que je t'ai offert deux jours de congés payé en plus!".
Je me repose au mieux pendant mon "arrêt maladie", journée au lit, Braun me monte à manger, et Pierre lui cris dessus deux fois plus fort pour compenser mon absence.

Je reprends le travail le jeudi, grosse journée et la routine reprend. Nettoyer la cuisine, récurer des casseroles, éplucher des légumes, surveiller les cuissons, lever des filets, supporter Maurice, éplucher encore des kilos de légumes, balai, serpillière, laver les chiottes... Les anti-douleurs combinés à ma bonne composition me permettent de rester efficace. Je récupère vite, mais quand vient le soir, je suis plus épuisé qu'à l'accoutumée.
Un semaine passe, mon salaire reste dans les caisse du Gourmet. Remboursement. "Et je suis gentil, je te fais crédit sans intérêt!". Ouais comme si j'avais faillit crever par plaisir.
Encore une semaine et la dette sera réglée.

Une semaine, éplucher des légumes... laver le sol... récurer les chiottes...

* * * * *


Supporter Maurice est de plus en plus dur. Ce con trop gras et trop prétentieux prend de plus en plus de liberté. Petites remarques, blagues pas drôles, questions déplacées sur mon passé... Il se mêle de tout et surtout de ce qui ne le regarde pas, fait des commentaire là où même Le Gourmet ne trouve rien à redire.
Je ne sais pas comment Pierre le supporte, peut-être parce qu'il est plus docile et courtois quand le chef est là, ou bien trouver un cuisinier dans Paris est difficile...
On devrait le découper et le servir au client. Je suis sûr que sa chair est tendre, et il a autours des os assez de viande pour tenir le menu pendant deux semaines. Bien préparé avec une sauce au oignions, les clients n'y verraient que du feu.
Si Sarah serait sûrement d'accord - Le porc lui pince les fesses à la première occasion - je ne suis pas sûr que le Gourmet approuve l'idée...

- Arrête de rêver fainéant, t'as encore des légumes à éplucher.
Et il me suffit d'imaginer Maurice dans la courge que j'épluche pour que la tâche devienne tout de suite plus plaisante.



Un vendredi soir, peu avant la fermeture.
La plupart des clients sont déjà partis, Tiphaine aussi. Sarah est dans la salle avec les derniers clients, trois caravaniers venus fêter je ne sais quoi, bouteilles de vin à l'appui.
Je range la cuisine avec Braun, et Maurice... Enfin, avec Braun pendant que Maurice regarde et commente.
- Frotte plus fort, il faut des casseroles braillantes pour une soupe braillante!
- Je vais les frotter avec ton gros cul si tu la ferme pas

Le cuisiner resta bouche bée. Je parle peu habituellement et il n'a pas l'habitude qu'on lui réponde. Mais la fatigue réduisant d'autant ma patience, qui arrivait déjà à son seuil, je me contrôle de moins avec moi.
- Je vais le dire à Pierre, tu vas voir...

Je porte mon index sur ma bouche pour lui intimer le silence. Oui, pour sûr il m'énerve, mais j'ai surtout entendu quelque chose venant de la salle.
Un coup d’œil par la fenêtre de la porte battante. Un caravanier retient Sarah par le bras, qui en a laissé tomber son plateau. Les deux autres regardent et encouragent en riant. Je dépose mon tablier et fais irruption dans la salle en m'essuyant les main dans un torchon.

- Messieurs, si c'est que vos lasagnes sont froide, trop tard, j'ai éteins le four.
- Non, on est hyper chaud et c'est ses lasagnes à elle qu'on veut! 'lors t'en mêle pas!
- C'est pas dans le menu, vous vous tromper d'endroit. Maintenant il va falloir songer à partir, on ferme.
- T'en mêle pas j'ai dis, je la connais. Elle bosse au Moulin, c'est une pute c'est tout, c'est pas grave.
Très élégamment dit, en passant de force sa main sous la robe de Sarah, qui, réaction instantanée, lui envoie une claque au visage.
Le type se lève et lui renvoie l'appareil sans la lâcher, essayant de passer au choses sérieuses.
Après un tel geste, je n'ai plus à me demander si ça fait partie ou non de mon job. J'attrape le Gus par l'épaule, et je sens son nez craqué sous le coup de ma tête. Il lâche la pauvre serveuse qui se réfugie derrière le bar, mais reste calme.
Les deux autres caravaniers se lèvent en renversant leur chaise. Ils sont tous bien éméchés, et j'ai besoin de me défouler. L'un se rue sur moi sans réfléchir pendant que l'autre brise une bouteille de vin - faisant au passage une grosse tâche de rouge sur la nappe -
J'envoie rapidement le premier au tapis, mais me méfie plus du deuxième, armé de son tesson, essayant de m'atteindre en moulinant l'air. Technique peu efficace, il expose bien trop son bras qu'après quelques esquive je saisi par le poignet et brise d'un coup ferme dans le coude. Il lâche la bouteille brisé et je le finis par un coup habilement placé au foie qui lui coupe le souffle.
Celui au nez cassé se relève pour demander son reste. Faveur accordée et genoux dans les baloches, pour lui faire comprendre qu'une femme peut dire non, même s'il oubliera la leçon dés que la douleur sera passée.
Le maintenant face contre terre en lui écrasant la botte sur la joue, je fouille son portefeuille et en tire le montant précis de l'addition.
Je les jette dehors et ferme derrière la porte du restaurant. Espérons qu'ils ne tentent rien de plus...

A mon retour, Maurice est toujours devant la porte des cuisines, ahuri. Voila de quoi le faire rêver sur mon passé, et lui couper l'envie de poser des questions.
Sarah, toujours derrière le bar. Je crois qu'il y a un fusil caché dessus, c'est une fille débrouillarde.
Moi, j'étais partiellement défoulé. C'est une chose étrange, comme si cette violence primaire, cette violence des poings me manquait...
Et avec le boucan, le Chef s'était ramené....

- Je veillerai tard ce soir, au cas où ils feraient la bêtise de vouloir revenir. J'en profiterai pour finir de ranger, allez donc dormir.

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Dernière édition par Sebastien Japrisot le Mer 13 Mar 2013 - 3:08, édité 4 fois
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Le Gourmet
MessageSujet: Re: Interlude   Jeu 7 Mar 2013 - 12:22

Sale affaire, trois clients de perdu. Mais comment lui en vouloir ? Après avoir rapidement interroger Sarah et Maurice il avait la certitude que le nouveau avait bien agit. Ouais mais trois clients tout de même. Le patron resta tard dans la nuit, il ne se faisait pas trop d'idée quant à d'éventuelles représailles, et puis des goules il en avait maté son lot. Non, Pierre Bocard s'attarda aux cuisines pour expérimenter, la moitié des plats de la carte ne pouvaient plus être servis, il fallait trouver deux trois recettes de remplacement. La réponse vint d'un livre, Pierre avait toujours eu la présence d'esprit d’acheter aux récupérateurs quelques vieux ouvrages sur la gastronomie française. Et bien voilà. Il avait trouvé une recette typiquement "marseillaise", il trouvera l'ingrédient principale sans trop de difficulté et pour pas grand chose, de toute façon depuis quant fallait il du poisson frais pour faire de la bouillabaisse ?
Mais cela ne réglera pas le problème longtemps, il fallait renflouer le stock.


Le lendemain, en début de mâtiné, alors que son cuisinier et ses deux commis prenaient de l'avance en prévision du service et que Tiphaine venait tout juste d'arriver, Pierre Bocard pus parler avec ses anciens "potes de régiments" en toute tranquillité. Ils étaient deux, du même gabarit que le patron. Un métis, chauve avec une fine barbe bien taillé, un bout de cigare dans la main gauche et un holster vide contre son flanc ( les clients avaient l’interdiction de porter des armes ici, enfin de les porter de façon trop visible, inutile de fouiller un par un chaque personne qui entrait ), et le deuxième, cheveux roux coupé à la militaire la gueule pleine de cicatrices, une tête de mort tatoué sur l'épaule gauche, malgré le foulard qu'il portait on pouvait voir qu'il souriait.
- Et bien merci d’être venu.
- Hé c'est toi qui nous a demandé, et puis pour un morceau du Gourmet gratuit je serais près à...
- Non, je n'offre rien, et à partir de maintenant je ne verserais plus que la moitié...
- Wow, tu me chagrines là, je viens, heureux de retrouver ce vieux Pierre, discuter autour d'un bon morceau et toi tu te la joues "grand Gourmet" ? Tu nous avez dit qu'on passait avant ton restaurant, c'est bien ça ? Hein dis, c'est bien ça qu'il avait dit le Pierre ?

Le type au foulard restait jovial, adressant ses dernières paroles à son collègue qui hocha une fois la tête en finissant son cigare.
- Pierro, dis, tu sais qu'on en a besoin de ce fric, hein tu le sais ça, tu nous fout dans la merde, on doit réparer le camion, acheter des munitions pour nos gars et...
- Et je ne pourrais plus rien vous fournir si mon établissement coule. Discussion close.
La discutions s'envenima à partir d'ici entre Pierre et le métis, le tatoué au foulard restait là à les regarder se chamaillé sans jamais quitter son sourire.



Treize heure, c'était le rush dans la cuisine enfumée du Clos Jolie.
- Hé tu sais je voulais pas me montrer comme qui dirait désagréable hier, hein.
- Faut pas croire, je suis un gentil, hein faut pas croire ce que raconte l'autre Tiphaine sur moi comme quoi que c'est d'm'a faute si les deux autres cuistots sont partis hein.

Plus de deux ans que Maurice travaillait ici, sous les ordres de deux cuisiniers successif, le dernier, Gustave, était et de loin le meilleur. Il n'était pas sourd, Tiphaine pensait que c'était à cause de lui qu'ils étaient partis, Sarah elle, pensait carrément que Pierre le gardait par ce que c'était son fils.

A la fin du service, le patron alla chercher Sebastien, plutôt fier de lui, il avait réussi à faire entendre raison à ses anciens chefs, ça partait toujours comme ça avant, tout le temps à s'engueuler même s'il l'on savait qu'on avait tord. Pour ce qui était de son commis, il avait mis pas longtemps à remarquer que s'était pas un rigolos, il avait brisé le bras d'une des goules tout de même ! Un ancien militaire ? Peut être un mercenaire aussi, ce type ne méritait pas de rester à éplucher des patates.
- Il faut refaire les stocks. On a besoin de cervignard et de viande de goliath. Je m'adressait au chasseurs du Moulin à Viande mais ils ont eu des problèmes et perdu des membres, je dois me tourner vers les Foukettes, je ne sais pas ce qu'ils valent, on m'en dit que du bien mais je serais bien plus rassuré si quelqu'un allait avec eux. J'ai demandé à Tiphaine, elle a refusé, alors... Oui je sais que ça a du être dur la dernière fois, mais là il ne s'agit pas de partir à la chasse avec eux, je veux que tu y ailles pour vérifier la qualité de la viande et avec quoi il la chasse, si ils utilises je ne sais quoi, comme du poison par fléchettes, il faut que je sois sur de la qualité de la viande. Tu as entendu parlé du type qui avait ouvert un restaurant et qu'on a balancé à la Fosse après que deux clients sont morts ?
- Je te payerait cette journée le triple du salaire habituel, et quant tu reviendras vu que t'es ici depuis un mois déjà tu pourra travailler au salaire normal. J'ai prévenu les chasseurs que j'enverrais quelqu'un, ils attendent dans leur avant post à coté du Bois de Boulogne.
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Sebastien Japrisot
MessageSujet: Re: Interlude   Jeu 7 Mar 2013 - 23:43

Le lendemain de mon altercations avec les goules caravaniers, Le Gourmet me prend à part à la fin du service.
M'engueuler pour hier soir? non, même pas un mot la dessus. Pierre est même plutôt de bonne humeur, ce que est assez rare ces derniers jours.

- Il faut refaire les stocks. On a besoin de cervignard et de viande de goliath. Je m'adressais au chasseurs du Moulin à Viande mais ils ont eu des problèmes et perdu des membres, je dois me tourner vers les Foukettes, je ne sais pas ce qu'ils valent, on m'en dit que du bien mais je serais bien plus rassuré si quelqu'un allait avec eux. J'ai demandé à Tiphaine, elle a refusé, alors... Oui je sais que ça a du être dur la dernière fois, mais là il ne s'agit pas de partir à la chasse avec eux, je veux que tu y ailles pour vérifier la qualité de la viande et avec quoi il la chasse, si ils utilises je ne sais quoi, comme du poison par fléchettes, il faut que je sois sur de la qualité de la viande. Tu as entendu parlé du type qui avait ouvert un restaurant et qu'on a balancé à la Fosse après que deux clients sont morts ?
- Il parait même qu'on balance des type dans la fosse pour moins que ça...
, je réponds avec l'air de savoir ce que je dis, avant d'ajouter sur un ton plus ironique:
Mais je suis sûr que c'est pas si terrible comme endroit.
- Je te payerai cette journée le triple du salaire habituel, et quant tu reviendras vu que t'es ici depuis un mois déjà tu pourra travailler au salaire normal. J'ai prévenu les chasseurs que j'enverrais quelqu'un, ils attendent dans leur avant post à coté du Bois de Boulogne.
- C'est généreux de votre part patron, et je vous remercie, je suis content de bosser pour vous

Et j'étais sincère, ça devait se voir. Oui, sincère, même si le boulot était crevant et bien souvent ingrats, pas super bien rémunéré de surcroit, j'ai eu de la chance de tomber dessus, les choses auraient pu être bien pire.
Et puis, c'est temporaire, je ne compte pas rester commis bien longtemps, mais en attendant c'est une bonne couverture, et je n'ai pas besoin de voler - ou pire - pour manger à ma faim et dormir au chaud. Ce que je compte faire après? je n'en sais rien, mais commis de cuisine est pour sûr un job passager, un interlude entre la Fosse et ce que sera ma vraie vie.


Je me prépare dans ma chambre - plus une cellule de moine d'ailleurs - à partir à la chasse. Je m'équipe du Colt récupéré lors de mon évasion, dont je ne me suis toujours pas servi - ce qui ne me dérange pas d'ailleurs - je le glisse dans mon pantalon, serré par ma ceinture et caché par ma veste en cuir. Je glisse aussi dans ma besace le hachoir à viande - également piqué après mon évasion - que je trouve assez de circonstance pour aller surveiller une chasse.
Je suis prêt à partir... Mais ne connais pas le chemin. Pierre m'explique: C'est facile! Tu vas vers Lutèce, mais tu tourne à gauche avant le pont, et tu tombe dessus, l'avant poste est entre la ville et la forêt.

Très bien, alors si c'est facile, en route. C'est ma première vraie sortie depuis des semaines et j'espère que ça se passera mieux que la pêche au calmar...

Suite ici.

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