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 Santa Maria Y Santa Muerte

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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Santa Maria Y Santa Muerte   Mar 12 Fév 2013 - 0:54

Santa Maria Y Santa Muerte
Arnold "H" Abdaik, Marc "Crabbs" Desbois, et Vincent "le Saint"


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L'école Sainte Marie était là, enfin. Saint-Vincent était le premier à sortir à l'air libre, et bien que l’oxygéné ne puisse plus être qualifié de pur depuis bien longtemps, il prit une profonde inspiration, retrouvant avec plaisir les parfums moins nauséabonds que les égouts parcourus péniblement. L'air était frais. Il devait être environs neuf ou dix heures. Grand maximum. Le brouillard semblait tenace, même en ce milieu de matinée.

Les deux autres, Marc et Arnold, montaient l'échelle à sa suite. Il tendit à celui qui était après lui une main amicale pour l'aider à sortir de là.
« On'y est les gars. On reste à couvert l'temps de trouver un plan et on y va. »

Quelques coups d'oeil autour de l'ancienne école primaire suffirent aux trois hommes pour avoir les informations qui les intéressaient en ce qui concernait l'infiltration. Il y avait jadis eu deux portes : l'une sous le préau, désormais partiellement effondré, et à la charpente entamée ; et la seconde donnant directement du couloir intérieur sur la cour de récréation. Hélas, cette deuxième voie était close, la faute d'un éboulement qui avait emmené toute une partie du bâtiment avec lui.

Toutefois, non loin, une camionnette était moitié avancée dans l'une des anciennes salles de classe, dont le mur extérieur était tout bonnement défoncé. Visiblement, la pièce servait désormais de "garage" à ceux qui squattaient les locaux. Des pneus, des jerrycans, et diverses pièces mécaniques et autres bidons étaient entreposés là ou bien posés à même le sol dans un désordre peu commun.
L'entrée semblait libre. Mais d'autres options s'ouvraient à eux.

La fenêtre à la droite de la camionnette, donnant sur une autre pièce, était complètement barricadée par des planches cloutées les unes sur les autres, le tout renforcé d'une énorme poubelle métallique posée devant la fenêtre pour empêcher qu'on l'ouvre.

En faisant le tour du bâtiment, les trois premières fenêtres sont cassées, pouvant laisser passer un homme téméraire, mais très probablement avec tumulte, bris et fracas. Enfin, les dernières fenêtres étaient fermés, et des rideaux opaques empêchaient de voir ce qui s'y trouvait. Mais selon toute vraisemblance, les dealers étaient probablement dans ces dernières pièces ...
« Alors ? On fait quoi selon vous ? » demanda le Saint tout en prenant une dernière trace d’amphétamine. Si on lui retournait la question, la drogue aidant, le dealer toxicomane répondrait à ses deux complices que l'attaque est la meilleure des attaques - ce qui n'a aucun sens - et proposerait de foncer dans le tas chacun par une entrée. Un plan typiquement classique chez les mangeurs d'amphétamines de guerre, mais peut-être pas la plus appropriée des solutions dans le cas présent ...


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Arnold Habdaik "H"
MessageSujet: Re: Santa Maria Y Santa Muerte   Ven 15 Fév 2013 - 18:52



« Alors ? On fait quoi selon vous ? »
Attendre, observer et réfléchir... Une explosion lointaine fit perdre l'ébauche de plan qu'avait en tête la goule.
- Bon, bon... pas de précipitation.
Le bâtiment semblait totalement abandonné... à peu de chose près. Les quelques cannettes, boites de conserves et douilles rouillés éparpillées tout autour disaient le contraire. Mais une patrouille de soldat ne prêteraient pas attention bien longtemps à cette ruine.
Le tour du bâtiment que le trio avait effectué ne leur avait pas apprit grand chose, les deux salles aux fenêtres brisées étaient vide, trop vide même pour ce monde. Sont ils parties ? Une inspection plus minutieuse s'imposait.
- Ici, traces de pas, multiples, petites pointures... des enfants.
Bien vu. Le mercenaire montrait du doigt plusieurs traces.
- Je dirais entre dix et plus, déjà datée, le vent a du en effacer.
Arnold se frotta les tempes. Voyons, les enfants soldats sont partis au front mais le gang ? Ils n'auraient rien à gagner à risquer leur propre vie dans cette lutte... ils seraient plutôt du genre à rassembler tout ce qu'ils peuvent emporter, piller quelques cadavres et se tirer en abattant d'une balle dans le dos les psycho' qui croisent leur chemin pour récupérer leur matos et évidement s'enfuir loin de Nanterre. Mais ils doivent avoir beaucoup de matos, et peut être même du bon, rare et couteux, et bien d'autre chose. Comment feraient ils pour transporter toute leur came, leur matos, leur armes, munitions et vivres ?
- Attention !
Vincent s'était recroquevillé derrière les restes d'un abris bus, le chimiste l'imita en se calant derrière le reste d'un muret. De l'autre coté, au bout de la rue, un soldat de la FNF passa... puis un deuxième. Ils ne se dirigeaient pas vers eux...
Il ne faut plus trainer, les bleus gagnent du terrain de ce coté ci. Combien de temps que durait cette bataille ? Près d'une demi journée certainement, la nuit n'allait pas tarder à tomber.
Mais ils n'avaient toujours pas de plan... le Dealer de Nanterre était il seulement encore ici ? Si oui qu'est ce qu'il foutrait encore là ? Une attaque sans préparation, à l'aveugle, dans ce bâtiment serait un suicide si le gang si trouvait encore.
Arnold sortit de sa cache et s'illumina en découvrant ce qu'il avait devant lui.
- Ils y a encore du monde dans l’école.
Un sourire se dessina sur son visage desséché, même avec cette pluie, mais disparu en se rapprochant de la "preuve". Il devait y avoir un petit bâtiment ici, il y a bien longtemps... aujourd'hui il n'en restait qu'une partie de la dalle en béton, des herbes épineuses, un lavabo brisé, quelques urinoirs, un demi pan de mur et un trou dressé dans la terre battu où croupissait une déjection bien... fraiche. Ces types ont tout de même prit la peine de creuser les latrines à coté de buissons desséchés et de laisser du vieux papier d'imprimante dans un bac juste à coté.

A cet instant une des issus de secours de l'école s'ouvra à la volée, dévoilant deux types armées, braquant leur fusil aux alentours. Celui qui se trouvait derrière tapota l'épaule de son collègue. "Vas y, et reviens à temps cette fois ci, qu'on s'inquiète pas ducon".
Le gars s’avanca prudemment à l'extérieur, ne se relâchant qu'une fois que son pote eut refermé la porte à clé derrière lui., le type garda néanmoins toujours son fusil calé contre son flanc.
La goule se trouvait caché à plat ventre derrière les buissons épineux, cherchant du regard les deux autres, essayant de leur faire comprendre qu'il ne fallait pas le tuer tout de suite, attendons de voir ce qu'il fait.
Il ne fallut pas longtemps pour comprendre qu'il faisait une patrouille, il fit deux fois le tour de l'école en trainant les pieds, s’arrêtant une fois pour allumer sa clope. Deux tour, cela suffisait pour détailler l'équipement du type, en un mot : lourd, un gros gilet par balle, des genouillère et un masque à souder en guise de casque, la visière était évidement levée. Son arme semblait des plus meurtrière... mais ne rappelait rien à la goule, son domaine c'est la chimie pas les armes, le machin semblait plutôt léger, un genre de fusil laser mais... avec des partie dorée, ou plutôt cuivrée, et une espèce de lueur verte au canon et dans la chambre de combustion.
"Emerich, Emerich t'es là ?" Fit une voix grésillante. Le type décrocha sa radio tout en entamant la fin de son troisième tour. "Toujours rien, pas de bleus et... toujours pas trace de Job et de son putain de véhicule, je crois bien qu'il nous a lâché cette raclure, qu'on prenne ce qu'on peu et qu'on se tire putain, j’arrête pas de vous le répéter, Zob nous a laché et la FNF va gagner ce coup là"
Il s’arrêta pour écraser sa cigarette fumée rapidement. La voix grésillante reprit : "Le chef veux pas se tirer comme ca et ce con de Dealer ne laissera jamais son matos ici". Le type cracha un glaviot et s'écarta de son chemin de ronde : "Tex, toi et moi on mérite pas de crever ici, à attendre un transport qui ne viendra jamais, si le Chef et le Dealer pose problème... un problème ça peut ce régler". Silence radio après ça... et Emerich s'approcha de la cache d'Arnold, cala son fusil entre ses pieds et baissa son futal. Ah putain d'merde. C'était le moment. Malheureusement, le temps qu'Arnold se lève que le type avait déjà remonté son pantalon, un clou partie se planter dans l'épaule du gars, un deuxième en plein sternum et un troisième qui ne partit pas..., le gars était étalé par terre, le souffle coupé mais sauvé par son gilet. La goule n'insista pas longtemps et un coup en pleine tête avec son arme qui faillit partir en morceau, puis un autre coup et Emerich s’étala... toujours en vie.
Marc et Vincent le rejoignirent.
- Faudrait l'interroger ou bien...
Interroger ce type ? Un gaillard endurcis de Nanterre ; en disposant de peu de temps avant que ses copines décident d'aller à sa recherche ? Il fallait l'achever.


- Ah merde, pas de clé sur lui.

Ils devaient avoir un code pour frapper à la porte peut être... quel con de l'avoir buter.
- Faut qu'on y aille vite. J'imagine qu'ils ne sont que trois ou quatre : leur Chef, le Dealer et un ou deux hommes de mains, comme ce tas. Cloitré là dedans dans l'attente d'un transport, pour y foutre tout leur matos et ce tirer le plus loin et le plus vite possible apparemment. Donc ils doivent être bien armé et avoir un paquet de munitions sous la main... quoique ; si tout les enfants soldats son partit au combat... ils doivent bien leur fournir arme et munitions j'imagine, où bien est ce le Maréchal qui s'en occupe ? On est face à trop d'inconnu... On devrait essayé de rentrer discrètement et de localiser où chacun de ses types se trouvent. Ensuite on les gaz à la Bertholite si possible.

La radio grésilla encore une fois, une voix faible cette fois ci : "Em', c'est Tex... t'as raison, le Chef et l'Arabe ne vont pas lâcher l'affaire... Mais à deux contre deux, on a nos chance pas vrai ? Le Dealer reste dans son labo, je vais rejoindre le Chef dans l'armurerie... est ce que tu crois que je dois commencer à "m'en occuper" ? Emerich ? Em' ? Hé..."





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Marc Desbois
MessageSujet: Re: Santa Maria Y Santa Muerte   Lun 18 Fév 2013 - 16:41

Marc posa son genou droit sur la gorge du type à terre et sa jambe gauche de façon à l'empêcher un de ses bras . Il tentait tout de même de se délivrer de son membre libre de l'entrave qui bloquait ses voies respiratoires alors que ses lèvre se tintait peu a peu de bleu . Desbois attrapa alors la radio accrocher au kevlar de l'homme qui passait lentement dans un autre monde en poussant de petits cris avortés . Le criminel mima une forte quinte de toux en allumant la radio et s'exprima d'une voix volontairement éraillé :

« Ouais, occupe toi d’lui et j’vais m’faire le dealer .

- Em’? T'vas bien ? interrogea son interlocuteur qui devait percevoir quelque chose d'inhabituel .

- T'inquiète Tex’, j'ai juste avaler une saloperie d’traviole . Paye toi c’connard et essayes d’convaincre les autres d’nous suivre, Hm ?

- Les autres ? T’veux dire Manu ?

- C’est ça . A deux sur lui ça devrait être vite fait . Je vais me charger du Dealer, discrètement . »

Marc envoya un gros mollard comme pour appuyer ses dires avant de couper la radio et l'arracher du kevlar du dit Emerich qui venait de rendre l'âme .

« Ça fait deux d’moins avec le chef, lâcha t-il en reprenant sa voix suave comme si de rien n'était . Si on pouvait gazer les deux autres avant qu’il ne quittent l’armurerie ça libérerait totalement le champ vers votre ami . »

Dit comme cela, ça semblait simple pensait Marc en souriant . Fallait-il encore que les psychotique a l’intérieur suivent ses instructions, trouver l’armurerie et et que les grenades a gaz fonctionnent .



Il sortit avec soin son arme de l’intérieur de sa veste avant de se diriger vers l’entrée qui lui semblait la plus logique, c’est à dire le garage . Marc enjambait les débris pour prendre pied dans la pièce en désordre, le sol jonché de pièces mécaniques et de récipients vides . Passant entre les flaques d’huiles et autre fluide du moteur il finit par atteindre la sortie dont la porte entrebâillée ne permettait d’apercevoir que l'ouverture obstruée qui donnait sur le préau effondré . L’homme en costume tendit l’oreille, à l’affût du moindre bruit . N’entendant aux premiers abords que la tempête qui faisait rage en dehors du bâtiment .
Desbois s’apprêtait à pousser la porte mais une main se posa sur son épaule et le retint . C’était Arnold qui se tenait derrière lui . Il montra son oreille avec insistance .

En effet des bruits de pas retentissait dans le couloir sur la droite .

« Deux types »
murmura H sûr de lui .

Avaient-ils été repéré ? Marc se tassa derrière sa porte en se demandant si ces deux hommes venaient pour eux . Cependant, d’après ses estimations les deux hommes s’étaient arrêtés devant la pièce sur la droite .

« Boss ? Chef, z’êtes là ? Interrogea une voix que tous reconnurent comme étant celle de Tex .

- Qu’est z’vous faites là bande de merde . J’vous ai dit de surveillé l’bâtiment, pas d’vous astiquer l’manche en s’baladant dans les couloirs, répondit une voix bien plus caverneuse ne pouvant sortir que de la gorge d’un colosse .

- Justement, a s’propos... »

On entendit alors quelques pas avant qu’une porte ne claque .
La suite du dialogue était bien trop étouffé pour que Marc n’en comprenne le moindre mot, cependant tout portait a croire que les deux psychotique avaient mordu à l’hameçon et d’une seconde à l’autre ils demanderaient des comptes a leur chef qui allait avoir du mal a s’en tirer .
Arnold lui tapota l’épaule pour lui signalé qu’il pouvait y aller . Marc poussa alors la porte qui pivota sur ses gonds sans trop de bruit ne provoquant qu’un léger mouvement d’air soulevant quelques feuilles trainant sur le sol . Desbois émergea en premier dans le couloir suivit de près par Arnold puis Vincent découvrant bien plus loin que la porte de la salle 3, selon le petit écriteau, était close .

« Tout nos œufs pourris sont dans le même panier on dirait bien » commenta Marc avec satisfaction .






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Dernière édition par Marc Desbois le Jeu 28 Fév 2013 - 17:34, édité 1 fois
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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: Santa Maria Y Santa Muerte   Lun 18 Fév 2013 - 22:21

Le Saint avait observé avec un sourire sadique non dissimulé la pénible agonie du dénommé Emerich. Après un regard circulaire, il se dirigea, à la suite des autres dans l'espèce de garage ouvert.
Le carrelage était recouvert d'huile qui s'infiltrait dans les rainures. L'odeur de graisse était puissante. Les vieux pupitres des élèves servaient d'étagères, de tiroirs à rangement, ou de plans de travail. Un groupe électrogène - un objet rare et coûteux - était le long d'un mur. Plusieurs appareils étaient branchés dessus, ou un attente, non loin. Des perceuses, une ponceuse, des taraudeuse, une scie sauteuse, une soudeuse ... et différentes pièces métalliques récupérés dans le coin. Les gars travaillaient visiblement, dans leurs temps libres, sur la conception d'armes artisanales et de renforcements pour les véhicules. Blindages, grillages, pare-chocs de guerre ... Il y avait de quoi transformer une voiture-poubelle en char d'assaut.

Le Saint entendit alors des pas, et s'immobilisa tout de suite, tel un chien de chasse à l'arrêt, tous ses sens à l’affût, prêt à bondir pour tuer. Arnold retint Marc, et tous deux s'arrêtèrent aussi, cachés près de l'entrée. C'était probablement Tex et Manu. Les deux hommes de main échangèrent quelques paroles avec leur supérieur, et la porte claqua. Les sons devinrent opaques, presque inaudible.

Avec la paranoïa d'un cambrioleur qui dépouillerait des gens endormis, le Saint se déplaça silencieusement, mesurant chaque pas, chaque geste. Il trouvait ses deux compagnons qui le précédaient effroyablement bruyants, la drogue augmentant ses perceptions auditives au-delà de la normale. Le carrelage était casé, et les murs avaient quelques impactes de balles. Avançant prudemment, il jeta un regard dans la Salle de Classe 1, dont la porte avait été démontée et déplacée le Diable seul savait où.

Dans cette pièce, un vieux squelette de démonstration pour les cours d'anatomie pendait mollement au bout d'une corde de nylon. Plusieurs des côtes ainsi qu'un bras étaient par terre. Le vieux squelette de plastique avait du servir de défouloir ou de cible de temps à autres. Les pupitres étaient renversés et brisés le long des murs malmenés. Seuls une demi-douzaine de bureaux avaient survécus à la rage destructrice des nouveaux locataires. Des douilles traînaient sur l'un des pupitres, ainsi qu'un pistolet Napoléon. Des manuels scolaires déchirés, et un paquet de cigarette. Le bureau professoral n'avait pas bougé, légèrement rehaussé par rapport au reste de la classe. Le tableau noir était couvert de grossièretés mal orthographiées écrites à la craie, et de dessins pornographiques ou débiles.

Il n'y avait rien qui intéressait le toxicomane. Ils continuèrent leur progression, discrètement, toujours sans communiquer avec leurs voix. Marc semblait penser que les renégats étaient dans la Salle de Classe 5. Il chuchota avec un air satisfait.
« Tout nos œufs pourris sont dans le même panier, on dirait bien. »

Rien n'était moins sur. Le Saint avait un pressentiment. En collant son oreille à la porte, il en fut sur : la conversation ne venait pas de là, mais d'un peu plus loin. Il répondit d'un signe de tête négatif au mercenaire. Il articulait silencieusement à l'attention des autres, exagérément pour qu'ils comprennent, accompagnant le mouvement de ses lèvres par des gestes clairs :

" J'avance voir où ils sont. Je reviens. Chuuuuuut. " conclut-il en portant à ses lèvres son index pour recommander un silence absolu, laissant ses deux compères avec le mystère de cette salle verrouillée et barricadée fermement.

Il avança lentement. Les sons de la conversations lui parvenaient de plus en plus clairement. Excité par l'adrénaline, le silence qui précède le méfait, le danger omniprésent au moindre faux pas, ses yeux brillaient d'une intelligence prédatrice et se promenaient sur chaque détail de l'endroit. Les sons ne provenaient pas non plus de la Salle de Classe 2, dans un état tout aussi chaotique que la première, la porte en option cette fois, mais non fermée. Il la poussa et retint sa respiration quand un léger grincement retentit, mais rien ne se passa. Il y avait une mitrailleuse lourde réparée sommairement et posée sur un pupitre près de la fenêtre, pointée vers l'extérieur. Au milieu des bouquins et du mobilier, il y avait les restes d'un feu. Pieds de meubles à demi calcinés traînaient là en compagnie de conserves ouvertes, de mégots de cigarettes et de seringues déjà vidées. Mais personne n'était là. Le bruit de la conversation était tout proche. Il progressa.

La Salle de Classe 3 était fermée, mais la vitre carrée en haut de la porte était brisée. Et de cette vitre s'échappait la conversation, dont les voix montaient de plus en plus. Le Saint, accroupi pour ne pas être vu, se retourna, et fit signe aux deux autres que les ennemis étaient là.

« On veut se barrer ! déclara Tex.
- Ouais !
- Il viendra jamais, et on risque not' peau !
- Si Nanterre tombe ...
- Si Nanterre tombe, vous s'rez plus que de vulgaires petites merdes dans cette ville. Et si le Maréchal tient bon et que vous avez désertez, comptez sur lui pour vous foutre un avis de recherche au cul, espèces de gros nazes !
- Em' est d'accord avec nous !
- Il est où celui là, justement ?
- Il arrive ...
répondit avec peu de conviction Manu, qui avait l'impression qu'Em les avait un peu laissé aller au casse-pipe en restant bien planqué à l'arrière.
- En attendant, il est pas là, okay ? Alors arrêtez de me cherchez et retournez patrouiller si vous voulez pas me trouver !
- A vrai dire, on vous laisse pas tellement le choix, Boss.
- C'est une mutinerie ?
faillit s’étouffer le chef. »

Des coups de feux retentirent. Plusieurs balles traversèrent la porte, et le Saint, qui se trouvait derrière, remercia son Ange Gardien en louchant sur le trou qui était apparu un centimètre à peine au dessus de sa tête. Ses jambes se mirent à trembler convulsivement.

« Faut pas s'laisser emmerder par ces clochards, Lothar. Quelques secondes s'écoulèrent, dans un silence de mort. Saint-Vincent distingua le son d'un objet métallique qu'on pose sur un bureau. Bha alors ? Tu pourrais me remercier !
- Si tu l'avais pas fait, ils l'auraient sans doute fait ... T'as raison, j't'en dois une, Ismaël.
- Attend ! Plus un bruit ! J'ai cru entendre quelque chose dans le couloir ... »


Le Saint avait buté par mégarde la crosse de son fusil de chasse dans le mur derrière lui, pendant qu'il envoyait des S.O.S de ses yeux fous aux deux comparses qui s'étaient planqués dans la Salle de Classe 2 au moment des coups de feux. Prenant conscience des répercussions que pouvait avoir sa maladresse, il se précipita aussi vite et discrètement que possible dans la pièce adjacente, l'Infirmerie. Au moment où il poussait la porte pour la refermer derrière lui en se traînant toujours par terre, celle d'à-côté s'ouvrit sur le Dealer de Nanterre, armé d'un couteau de chasse dans une main, et du pistolet qu'il avait repris avant de sortir. Il regarda à droite et à gauche.


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* * *

Saint-Vincent ouvrit des yeux ébahis. L'infirmerie servait maintenant de laboratoire. Toute la conception se faisait ici. Il y avait une mallette entrouverte contenant une dizaine de seringues de Psycho'50'Pur. C'était loin d'être autant que ce le Dealer lui avait volé. Il fronça les sourcils, et la rancoeur et la haine prirent la place de la peur de se prendre une bastos et de la joie d'avoir découvert la Cave à Dope. C'était déjà la deuxième fois que ce connard avait failli le tuer.
Il y avait beaucoup à explorer dans l'Infirmerie : des boîtes de fer verrouillées, des tiroirs, des liasses de papiers sur lesquelles étaient griffonnées des formules chimiques ... Mais le sang du Saint bouillait.

Il tenait sa vengeance. Il ne cessait de se répéter ses pensées vindicatives ...

" Ismaël ... Ismaël ... Tu vas dérouiller ... Longtemps ... "

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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: Santa Maria Y Santa Muerte   Lun 18 Fév 2013 - 23:06

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Marc Desbois
MessageSujet: Re: Santa Maria Y Santa Muerte   Ven 1 Mar 2013 - 15:38


Lorsque les coups de feux retentirent Marc se baissa par instinct, se glissant aussi discrètement que possible dans la classe 2 invitant Arnold a l’y rejoindre en espérant que le Saint ait la présence d’esprit de trouver un abri lui aussi . La salle dans laquelle le criminel et la goule venait de pénétrer n’était pas dans un meilleur état que la première . Des gravats et débris avaient fait intrusion dans la salle par les fenêtre brisées, un tableau gisant au sol, des tables retournées et un miroir brisé . Adossé au mur a coté de la porte H glissa un fragment du miroir trouvé sur le sol carrelé détérioré de la salle dans la main de Marc qui l’utilisa afin de voir ce qu’il se passait dans le couloir alors que son partenaire observais aussi par dessus son épaule .
Tout deux purent voir la porte de l’infirmerie se refermé alors que celle de la salle 3 s’ouvrait sur un homme inconnu a Marc qui se retourna vers H .



« Le dealer »
murmura celui-ci .



La cible de toute cette opération semblait armé . Il jeta un coup d’œil a droite et en face de lui obligeant Marc a retiré brièvement le fragment de miroir en priant tout les dieux dont il connaissait le nom qu’il ne les ait pas vu . Lorsqu’il osa finalement replacé le rétroviseur il découvrit avec soulagement que le dealer se dirigeait vers la position opposé à leur salle . Un soulagement qui fut de courte durée quand il se rappela que son employeur s’était réfugié là-bas .



« Faut s’occuper de lui,
supposa Marc toujours très bas .



- Vivant, lâcha simplement la goule en un souffle fétide .



- J’gaz la salle, t’assomes le dealer », proposa alors l’homme en costume qui glissa son arme de poing dans la poche de sa veste pour tendre sa main libre .


Arnold fit rouler ses yeux dans ses orbites desséchés marquant une certaine hésitation avant de finalement concédé . Il céda deux grenade à gaz artisanal à Marc pour empoigné de ses deux mains décharné le fusil emprunté a ce cher Emerich . Les deux criminel émergèrent de la salle la tête baissé apercevant le Dealer qui pénétrait dans la salle de jeu au bout du couloir . Marc laissa H le dépassé en restant derrière la porte entrouverte de la salle 3 .

Lorsque la goule finit par atteindre le bout du couloir Marc dégoupilla les grenades pour les glissé par la porte qui ferma rapidement . Remarquant alors l’ouverture dans la porte il retira sa veste qu’il accrocha devant par le clou auquel était suspendu la pancarte indiquant « Salle 3 » . Récompensé par des toux et autres bruits de suffocation a l’intérieur Desbois s’autorisa un regard sur sa droite pour voir que les chose ne ce déroulait pas comme prévu pour H . La goule faisait face au dealer qui se tenait au fond du couloir, chacun braquant une arme sur l’autre . Le dealer s’apprêtait a prononcé quelques paroles lorsque la porte de l’infirmerie s’ouvrit brutalement sur le Saint, l’arme à la main .

Marc ne vit pas la suite de la scène car la porte de la salle trois fut elle aussi enfoncé, et un colosse chauve en armure de cuir émergea tel un enragé pour se jeté sur Desbois qui fut précipité dans le couloir transversal où il se retrouva sur le dos, son agresseur sur lui, le maintenant au sol d’une main et s’apprêtant a le frappé avec l’autre . Les tendons au niveau de son cou semblaient prêt a rompre alors que chacune de ses veine étaient enflé d’une façon inquiétante . Ses yeux étaient humides sur le pourtour, injecté de sang alors que devant son nez et sa bouche pendait un foulard blanc, jaunie en son centre . Tandis que l’enragé armait une droite dont Marc allait avoir du mal a se remettre, celui-ci tâtonna sur son coté droit a la recherche d’une quelconque aide . Il referma sa main sur un gros erlenmeyer tombé de l’étagère . Il fracassa l’ustensile sur le visage de son agresseur avant de lui enfoncé ce qu’il en restait sous les côtes .
Profitant du laps de temps durant lequel le psychotique retirait le morceau de verre de son flanc en hurlant, Marc s’extirpa de son emprise entendant avec soulagement la venue de ses camarades dans le couloir adjacent . Chose que le psychotique devait avoir perçu lui aussi car il se saisi de sa victime par le col et l’entraîna avec lui dans un des placards .

Un coup de boule envoyé dans le nez le fit lâcher prise alors qu’un crochet porté au niveau de la mâchoire lui fit tourné le dos à Marc qui en profita pour sortir son couteau papillon dont il dévoila la lame par un petit tour de passe passe pour la longé entre deux vertèbre du psychotique . Celui-ci tomba a genou dans le couloir pour recevoir une décharge de plomb venant du croisement, mettant finalement un terme a ses souffrance .



« Ok ! On range les couteaux je sors ! »







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Arnold Habdaik "H"
MessageSujet: Re: Santa Maria Y Santa Muerte   Sam 2 Mar 2013 - 18:54

Quant la porte de l'infirmerie s'ouvrit à la volée il sut que c'était sa seule chance, la goule frappa avec la crosse de son fusil la main du Dealer qui empoignait le pistolet, un coup partit vers le plancher, Arnold tenant son fusil interposé entre lui et le Dealer poussait celui ci plus en avant. Vincent n'eut aucun mal à le maitriser.
Le chimiste se retourna :
- Ça va Marc ?
Le mercenaire, à coté du cadavre de son adversaire, fit signe que oui. Tout est ok. Il se permit tout de même un coup d’œil dans la salle de classe 3. Morts. Le gaz lui piquait le nez aussi il ne s'y attarda pas et fit un rapide tour de l'école. Laisser le Dealer avec Vincent était il raisonnable ? Bha faut juste qu'il le rende encore un peu conscient histoire de pouvoir l’interroger.
Le "flaire" le guida ensuite tout droit dans l'infirmerie où s'était caché l'autre dealer, son dealer.
A son entrée il identifia immédiatement leur produit. Du pur à 50%, Vincent avait bien du les voir lui aussi. La salle était... sale. Hé mais... putain ça leur sert de labo ! Et pas que, infirmerie, stockage mais aussi... Il prit la poire d'angoisse dans sa main. Salle de torture. L'instrument lui chut de sa main moite. Combien d'enfants torturés ici ? La goule n'était pas un parangon d'altruisme mais tout de même. Il chassa rapidement cette pensée et se concentra sur la mine qu'il avait devant lui.
- Merde, qu'est ce que c'est qu'cette merde ?
Il regarda à la lumière d'une fenêtre le bloc noirâtre enfermé dans sa prison de plastique où son nom était écrit.
- De l’héroïne ? Ça ? Mais... mais qu'est c'est que cette saloperie, combien d'étapes t'avais omit en accouchant de ce truc ?
Le Dealer ne l'entendait peut être pas mais il s'adressait plus à lui même. Il reposa l'héroine "goudron noir" et prit une liasse de feuilles. Il rit.
- Bon sang, tu vas pas me faire croire que tu voulais synthétiser de la psilocybine !
Il ne se servirait même pas de ces papiers pour se torcher la sortie un jour de colique. Il alla de déception en déception en trouvant dans un coin une boite contenant un genre de...
- Non, c'est pas cette drogue que l'on fabrique à partir de pisse de brahmine ?
Arnold avait visiblement surestimé le Dealer de Nanterre. Quoique... si j'avais des produits et du matos de qualité je le laisserais pas trainer sur une table bien en évidence non plus. Un examen plus en profondeur s'imposait mais d'abord il fallait interroger leur prisonnier.


- J'ai trouvé de quoi lui délier la langue, attention de ne pas trop en abusé histoire qu'il se désintègre pas, ah !

Il posa au sol un flacon. Le fameux "agent-rouge" utilisé par l'US-army contre les forces populaires chinoises dans l'temps, on appelait cela aussi le superacide disulfurique.
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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: Santa Maria Y Santa Muerte   Jeu 28 Mar 2013 - 14:38

Il y avait eu une sacré scène d'action, mais ça c'était étrangement goupillé très bien. La chance accompagnait les trois résidus de malfrats. Lorsque le Dealer de Nanterre ouvrit la porte, le Saint s'était cachée derrière la porte ouverte. Le Dealer fut poussé par Arnold, le Saint bondit, brusquement, le Dealer se retourna, soudainement, le Saint bloqua son bras déjà désarmé par Arnold et pris le crâne du dealer dans sa main, brutalement, et, profitant du mouvement et de la surprise, continua son geste jusqu'à écraser la tête du Dealer sur le mur, où il fit une belle trace ovale. Quand Arnold laissa le Saint en tête à tête avec le Dealer, un large sourire inquiétant déforma le faciès de Vincent, qui plissait ses yeux de contentement.

- Alors, ma cousine ? Pas trop déçu d'avoir joué au con ? Tu sais, faut savoir perdre dans la vie !
Le Saint ne masquait pas sa joie de pouvoir se venger longuement, et son air sadique commençait à donner des sueurs froides au dealer de Nanterre, désarmé et groggy. Pendant ce temps, Arnold, qui avait investi l’infirmerie s'offusquait de la qualité.
- Merde, qu'est ce que c'est qu'cette merde ?
- Bha alors ? C'est quoi c'boulot, p'tite frappe ?
- De l’héroïne ? Ça ? Mais... mais qu'est c'est que cette saloperie, combien d'étapes t'avais omit en accouchant de ce truc ?
- Tu savais pas qu'à mal faire son travail, on en récolte que les pots cassés ?

Il lui enfonça sa dague dans l'épaule. L'Arabe hurla de douleur avant de lancer un grand coup de tête à celui qui le torturait. Saint-Vincent fut surpris et relacha un peu son emprise, mais son sang ne fit qu'un tour, et avant que le Dealer n'ait eu le temps de faire un pas, il décocha une droite magistrale et bien violente dans la tempe du dealer qui s'effondra net comme un sac qu'on jette. Assommé net.
- Bon sang, tu vas pas me faire croire que tu voulais synthétiser de la psilocybine !
Dans un élan de rage, il continua à lui savater les côtes franchement, en serrant ses dents abimées par les drogues.
- T'en veux encore ?! T'en veux encore enculé ?!
- Non, c'est pas cette drogue que l'on fabrique à partir de pisse de brahmine ?
- Où tu caches la bonne camelote, crevard ?!
- J'ai trouvé de quoi lui délier la langue, attention de ne pas trop en abusé histoire qu'il se désintègre pas, ah ! annonça Arnold en sortant de la pièce.

Saint-Vincent se pencha sur la victime inconsciente. Il respirait encore, mais difficilement. Il avait déjà plusieurs côtes cassées.
- J'vais le réveiller, va me chercher un trip d'adrénaline ! On va le fondre, cet enculé !
Arnold rapporta une dose d'adrénaline. Le Saint avait retourné le dealer inconscient sur le dos, et sans ménagement, planta l'énorme seringue d'adrénaline en shoot direct au coeur, en traversant le sternum. Le dealer ouvrit grand les yeux en se redressant, stupéfait, comme un homme qui se réveille d'un cauchemar. Mais ça ne faisait que commencer.
- Marrant ton coup d'boule, mais j'ai eu la main lourde pour la chute de la farce. Mais t'inquiète, on va pas te tuer aussi rapidement.
- Sale bâtard.
- Allons, allons ... C'est pas très sympa. Où est-ce que tu caches la bonne dope ? Et ce que tu m'as volé ?
[/b]- J'te dirais rien, j'préfère crever !

- J'en doute pas, mais j'ai pas envie de te faire crever tout de suite. Mais cela dit, on a pas trop de temps devant nous, là, tu vois ? On voudrait pas que des bleus ou des amis à toi rappliquent.
- C'est l'agent-rouge, un superacide qui va te ronger en moins de deux. Franchement, tu veux pas qu'on en arrive là.

Le dealer était cette fois plus livide que Tony Montana devant Massacre à la Tronçonneuse, version non-censurée. La sueur dégoulinait par tous ses pores. Le Saint retira l'aiguille d'injection d'adrénaline et sa dague de la main en charpie.
- Tu sens la peur. Rien ne t'oblige à prendre si cher.
[b]- Le Sheitan vous prendra tous les trois ! Je te maudis !

- Il veut pas se calmer, il est dans son délire. Il veut sans doute savoir combien de temps il peut tenir face à la douleur, avant de mourir. C'est noble.
- Allez, c'est parti ! on l'embarque au calme, on va pas faire ça dans l'couloir !


Desbois, qui s'était remis de son altercation avec le gros mastodonte qui avait essayer de l'arrêter, donna un coup de main au Saint, et ensemble, ils trainèrent le Dealer qui semblait complètement détaché, comme dans les vapes. Sans doute voyait-il toute sa vie défiler devant lui. Ses actions passées, ses erreurs, le premier homme qu'il avait tué, tous ce qu'il ne pourrait plus faire avant la fin de cette journée ... les regrets et les remords ressurgissent souvent avant de mourir. L'introspection est douloureuse, et c'est d'ailleurs pour ça que les Hommes ont peur de la mort.

Ils le trainèrent dans la salle de jeu, une pièce plus vaste et plus sombre. Des stores beiges étaient baissés aux fenêtres, ne laissant filtrer la lumière de l'extérieur que par quelques fentes, comme des meurtrières, donnant à la pièce un aspect sinistre. Dans la salle, plusieurs meubles visiblement emportés par les psychotiques qui y habitaient : des canapés miteux, des poufs, un table basse, une table haute, quelques chaises, une bibliothèque pratiquement vide, des coffres de rangement en bois brut et quelques casiers métalliques fermés par des cadenas. Des seringues, des boites de conserves, toutes vides ; des dés et des cartes usées ; des capsules éparpillées et des canettes vides écrasées un peu partout étaient autant d'indices désignant l'endroit comme "la pièce à vivre", le salon commun, où se réunissaient les gars du gang.

Ils balancèrent le Dealer sur une chaise et le sanglèrent avec des ceintures et des torchons qui traînaient. Ils traînaient d'ailleurs pour servir de sangles pour le bras au moment des injections intraveineuses.
- On pourrait avoir besoin de l'acide sulfurique pour forcer les casiers. Je propose de commencer à l'ancienne.
Les deux autres approuvèrent.
- J'me colle aux questions pour commencer. A vous de vous amuser en premier, vous avez le meilleur !

Avec un large sourire dévoilant ses dents carnassières de prédateur félin - les prédateurs qui aiment jouer avec leurs victimes - Vincent pris une chaise qu'il approcha du Dealer. Il la plaça à l'envers et posa ses bras sur le dossier, négligemment, en se balançant vers l'avant. Il faisait face au dealer. Il sortit son tabac et se mit à rouler une cigarette tout en commençant son interrogatoire, d'une façon courtoise qui dévoilant implicitement toute la cruauté et la haine qu'il contenait.
- Alors, l'Arabe ... tu permets que je t'appelle l'Arabe ?
- Enculé !
- Très bien, si tu préfères, Enculé, c'est toi qui m'dit.
Il alluma sa cigarette, et balança l'épaisse fumée dans le visage de Dealer qui ne broncha pas, et gardait son air de défi, des éclairs dans les yeux. Il articula très distinctement et parla calmement :
- Pour commencer ... où est la dope que tu m'as volé, Enculé ?

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Arnold Habdaik "H"
MessageSujet: Re: Santa Maria Y Santa Muerte   Ven 29 Mar 2013 - 22:07

- On pourrait avoir besoin de l'acide sulfurique pour forcer les casiers.
Il y avait un coffre en bois massif, une armoire métallique, tout deux cadenassé. Mais il y avait aussi dans le couloir les deux placards, entravés par de lourdes chaines ; utiliser l'acide comme l'avait dit Vincent était la meilleure solution. Tant qu'on a pas affaire à de l'Iridium. Mais à quoi bon perdre un aussi bon acide alors que la thermite pouvait s'en occuper sans problème ? Non, il fallait garder l'acide pour l'interrogatoire à venir, bien que cela ne nécessitera que quelques gouttes, enfaite le chimiste aurait préféré s'embarquer le flacon, histoire de l'utiliser pour des activités plus "scientifiques".


- Pour commencer ... où est la dope que tu m'as volé, Enculé ?
Il balancea toutes les insultes qu'il connaissait dans son dialecte puis eut la politesse de finir sur quelques mots compréhensibles, mais tout aussi grossier. Le Trio laissa leur prisonnier s'essouffler en injures, le Saint eut le temps de finir sa cigarette, écrasant bien évidement son mégot sur le dos de la main de leur prisonnier, sanglé sur sa chaise de torture. La brulure lui fit reprendre tout ses esprits après tout les coups qu'il avait reçu.
Le dealer suait à grosses goutes, on entendait même le bruit des combats pourtant pas si lointain, mais bien étouffé par ces quatre murs. Il sembla d'un coup que leur prisonnier se souvint de la question qu'on lui avait posé :
- Plus rien, vous avez trouvé ce qui l'en restait.
La réponse ne plut pas à l'associé d'Arnold.
- Arrêtez, arrêtez ! Il doit... il doit en rester dans ce casier... là.
Il désigna le casier métallique à coté de lui en agitant sa tête dans la direction à suivre.
Il s'agissait de six casiers exactement, se trouvait juste à coté deux tables d'écoliers mis cote à cote, une lampe bousiller ( et une autre éclaté par terre ), un crayon rongé et quelques résidus de feuilles, ce qui devait se rapprocher le plus d'un bureau.
Quatre étaient ouvert et vide, les deux autres protégés par de vieux cadenas, Marc n'eut aucun mal à les faire sauter avec son couteau. Dans le premier se trouvait trois colliers avec une charge explosive, pareil que ceux qu'utilisent les Négriers, ainsi que trois feuilles, trois sachets de drogues et quelques vêtements d'enfants. Arnold feuilleta les documents.
Et bien, je ne les croyais pas aussi... ordonnés.
- Vous croyez quoi ? Que les acheteurs se pointaient, qu'ils nous filaient l'argent et qu'on leur échangeait leurs enfants soldats qu'ils venaient d'acquérir. Ah !
Arnold comprenait assez bien...
- La dose de drogue vous la vendait en même temps que l'enfant, histoire que le gosse soit assurer d'avoir sa nouvelle dose avec son nouveau maitre et ainsi espérer les rendre plus dociles... et les colliers...
- Un gage d'assurance que leur nouvelle acquisition ne leur plante pas un couteau dans le gras, pique le sachet et se tir. Mais on est des professionnels nous, on assure une marchandise parfaitement sous contrôle et formé...
Les mots du dealer réveillaient un sentiment de dégout chez la goule, un dégout parfaitement humain. Étrange. Il continua à regarder les feuilles. Les enfants-esclaves n'étaient apparemment pas identifié par un nom mais par une marque faite au fer rouge, chacune unique, évidement.
- Notre marchandise on la vend bien plus chers que les merdes que vous trouvez à l'Arc, nos acheteurs ont des demandes bien spécifiques, former un enfants-mules pour faire office de passeur de drogues pour le compte du Trident ça ne se fait pas en un jour, un soldat n'en parlons même pas, dire qu'ils sont en train de se faire massacrer... une marchandise de cette qualité.
C'est d'enfants que t'es en train de parler ! Aurait il pu s'exclamer, mais sa part d'humain était restait enfouis trop profondément depuis trop longtemps. Il jeta un œil dans le dernier casier feignant l'indifférence.
- Deux doses de psychos, nos psychos.
Il fit une pause, regardant son associé, puis le dealer.
- Ces casiers, ce ne serait pas là où vous mettez vos marchandises "réservées" ?
- Ton cerveau de zombie a trouvé ça tout seul ? T'as entendu ce que j'ai dis ? On nous achète une marchandise qu'on doit ensuite former, ça prend beaucoup de temps et on a pas mal de demande, comment s'y retrouver si on ne garde pas tout ça par écrit, bien rangé dans nos p'tits casiers, hein ?
Il laissa l'insulte sans répartie et fixa Vincent.
- Il n'y avait dans ce casier que deux seringues de psychos, pas un seul "acte de vente" comme il doit les appeler... quelqu'un a donc réservé ces deux psychos
...

Il se tourna vers le dealer :
- Quelqu'un est venu ici chercher deux doses de psy' ? Il n'est venu que pour ça ? Qui ?
Le ton était plus dur, le rictus qu'afficha leur prisonnier leur montra qu'ils avaient touchés quelque chose.
- Qui est venu ?
L'arabe cracha, jura, maudit mille fois le trio, et Arnold perdit patience. Fatigué, sa tête le cognait, le combat de Nanterre semblait se dérouler tout autour, assourdissant. Peut être avait il inhalé trop de Bertrholite juste avant...
Ils passèrent directement à l'acide. S'attaquant au pied droit, le cuir de la sandale du dealer s'évapora instantanément et sa chair semblait crépitait. Et il hurlait, hurlait... il hurlait trop ; heureusement pas pendant bien longtemps.
- Le Trident, c'est... c'est, un gars... un type du Trident, c'est, c'est...
Trop lent. Le chimiste fit mine de verser une autre goutte.
- J'chais pas qui sait... c'est Ismaël, il traite avec le Trident, c'est lui qui vend les enfants-mules et les gosses qui leur servent de guetteurs au Trident... I-I-Ismaël s'occupe surtout d'acheter la drogue qui nous sert à garder la marchandise docile... et, et...
Il s'était remis à parler plus lentement, essayant peut être de gagner du temps. Avait-il déjà oublié ce que çà faisait que d’être torturer à l'acide, un rappel était nécessaire.
- Dépêches toi, après j'attaque plus haut.
- Isma' il... il traité avec un des capo' des Trident, Gonz' on le surnomme, Isma' cause toujours trop et il a balancé à ce capo' du Trident que je venais tout juste "d'acquérir" du psychos... vous savez, au Trident ils font une vraie fixation sur c'tte came... Le gars à demander à Isma' de réserver deux doses et qu'il viendrait les chercher pour le double du prix... C'est, c'est tout ce que je sais...
On a assez perdu de temps.

Il laissa ses deux compagnons dire un dernier mot pour leur prisonnier et alla ouvrir les autres caches aux trésors...


Spoiler:
 



A moins d'une centaine de mètres de l'école, une escouade de la FNF prenait position, les quatre soldats avaient reçu l'ordre d'intercepter un véhicule blindé qui se dirigeait vers eux. Les bleus prirent rapidement place au milieu des gravas... leur cible fit rapidement son apparition. Le Chien de garde, piloté par Job, dis Zob, retardé par une autre petite troupe de soldat quelques heures plus tôt ainsi que par la problématique d'une éventuelle désertion, à quoi bon se risquer dans une zone peut être infestée de bleus pour sauver quelques esclavagistes ?, fit son apparition pétaradante.
L'artilleur de l'escouade lança sa première roquette, tentative ratée se soldant par l'échec de leur embuscade et par la réplique du calibre antichar du véhicule psychotique, hachant menu trois soldats avant que l'artilleur fébrile lâche sa deuxième roquette qui va exploser à un mètre de la cible. La force de l'explosion retourne le Chien de garde, arrachant son canon et écrasant les deux gus qui s'en servaient, boulant une nouvelle fois pour se retrouver sur ses roues, abimé mais certainement encore fonctionnel. L'artilleur de l’escouade lance sa troisième et dernière roquette qui s'en va juste au dessus de la cible pour finir par exploser dans l'école.



Arnold, après avoir rangé les trouvailles dans l'ancienne salle de jeux, se retrouva dans les couloirs de l’école alors que la roquette fit mouche sur le toit.



Jet de hasard :

Perte définitive de points SPECIAL

1 : blessure au bras / Force -1
2 : blessure jambe / Agilité -1
3 : blessure tronc / Endurance - 1
4 : blessure tête / Perception - 1
5 : blessures graves °1 / Perception - 1 Intelligence -1
6 : blessures graves °2 / Endurance - 2 Perception -1
7 : mort


ahou, là je flippe.
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Arnold Habdaik "H"
MessageSujet: Re: Santa Maria Y Santa Muerte   Ven 29 Mar 2013 - 22:10

Coffre en bois
Nombre aléatoire (1,3) :
2


Placard 1
Nombre aléatoire (1,3) :
3


Placard 2
Nombre aléatoire (1,3) :
1





et là : blessure(s)/voir Mort

Nombre aléatoire (1,7) :
3
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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: Santa Maria Y Santa Muerte   Mer 3 Avr 2013 - 22:10

Les espèces d'enculés, avait pensé le Saint en voyant le matériel dans le casier forcé par Marc. Voir ses colliers de soumission et cette dope à côté des vêtement d'enfants renvoyait le toxicomane à sa propre souffrance enterrée.

- Espèce d'enflure ... lâcha le Saint, aussi dégoutté qu'Arnold en entendant les explications de leur rival. Tu ne mérites pas de vivre.
- Ces casiers, ce ne serait pas là où vous mettez vos marchandises "réservées" ?
- Ton cerveau de zombie a trouvé ça tout seul ? T'as entendu ce que j'ai dis ? On nous achète une marchandise qu'on doit ensuite former, ça prend beaucoup de temps et on a pas mal de demande, comment s'y retrouver si on ne garde pas tout ça par écrit, bien rangé dans nos p'tits casiers, hein ?
- Il n'y avait dans ce casier que deux seringues de psychos, pas un seul "acte de vente" comme il doit les appeler... quelqu'un a donc réservé ces deux psychos ...

- C'qui signifie qu'on va avoir du mal à récupérer notre bien. J'pense pas que simplement tuer ce petit connard pourra nous faire rentrer dans nos frais ... lâcha sombrement le Saint qui s'était levé et examinait avec attention les colliers d'esclavage.
- Quelqu'un est venu ici chercher deux doses de psy' ? Il n'est venu que pour ça ? Qui ?
Le dealer prisonnier afficha un rictus que son homologue libre de toute entrave s'empressa avec hargne d'effacer avec un grande droite dans la mâchoire.
- Qui est venu ? réitéra Arnold.
Le prisonnier abreuva le trio de tortionnaires d'insultes arabes et françaises mélangées ensemble. Saint-Vincent jeta un regard entendu à son condisciple, qui attaqua le pied de l'impoli à l'acide. Un hurlement décrivant une souffrance insoutenable retentit alors dans la pièce.
Sous la menace, il finit par craquer et déballa tout ce qu'il savait. Le Saint connaissait bien les membres du Trident, et Gonz faisait partis de ceux qu'il fréquentait souvent. Il lui était supérieur, dans la hiérarchie. Un type duquel il n'avait jamais vraiment su que penser. Parfois un incroyable salopard, et parfois un bon ami avec qui on pouvait déconner. Mais il avait toujours été très fidèle au chef des Tridents, avec qui il se comportait comme un petit chien. Le Saint imaginait très bien la réaction du Trident en apprenant la présence de Psycho à Nanterre. Une euphorie générale dans la hierarchie. A l'heure qu'il était, les doses achetées au double du prix devait être entre les mains du meilleur chimiste des Tridents, le Docteur Argenium. Pour en extraire le secret de composition ...
- Et bien merci ! Tu nous as été très utile ! Mais à vrai dire, tu nous a fais perdre beaucoup de pognon. Ta dette n'est pas encore nulle et non avenue, mon gars. Tu vas en baver. Longtemps. Crois moi.
Le Saint passa le collier autour du cou de l'Arabe qui s'égosilla à s'en péter la voix, implorant maintenant la liberté et la pitié. Il retira les sangles aux bras et attacha les mains de son nouvel esclave dans le dos, serrant si fort que la peau se tordit et devint rouge pivoine. Il poussa le Dealer de Nanterre qui s'écroula, trop faible sur son pied rongé à l'acide.
- Ton camtard, dans l'garage, il marche ? demanda le Saint en dégainant son marteau-décapsuleur en acier.
- NON !
- Mauvaise réponse.

Il plaça le côté décapsuleur du marteau sur une phalange et fit levier. Le prisonnier hurla de douleur.
- Un autre doigt ?
- NON ! D'accord, il marche, il marche !
- C'est vrai ?
- OUI ! Arrête ! J'te jure qu'il marche !
- Elles sont où les clés ?
- Dans le bureau, c'est Lothar qu'a le trousseau !
- Le gros sans un poil sur l'caillou ?
- OUI !
- Putain, comment il s'est fait fumé, lui.
- J'ai fini, j'ai trouvé pas mal de trucs sympas !
coupa Arnold qui avait forcé les dernières caches avec succès.
- Alors en route, mauvaise troupe ! Si tu traînes, je t'arraches un oeil et je te le fais bouffer, mon gars ! Allons, haut les coeurs, camarade !

Le Saint sortit de la classe en faisant avancer le Dealer qui claudiquait. Il fouilla le cadavre du gros chauve, et trouva effectivement les clés, ainsi que quelques billets froissés. Il fit un sourire à son prisonnier blanc comme un linge et trempé de sueur, qui l'avait échappé belle. Un mensonge aurait été synonyme d'une autre phalange cassée.

[Inventaire :[color=green]
+ trousseau de clés.
+ 200 francs.
+ détonateur du collier de soumission.
]


Les quatre se dépêchaient autant que possible dans les couloir tandis qu'à l'extérieur résonnaient les explosions et les détonations sans discontinuer. Une explosion fit s'écrouler le toit, et Arnold, qui était à l'arrière de la file, fut projetée contre une charpente qui lui traversa le ventre.
- HO PUTAIN ! lâcha le Saint en se jetant à terre quand le toit s’effondrait derrière eux. Il put alors constater la criticité de la situation. Arnold était grièvement blessé au ventre, transpercé par un bâton brisé dont les échardes étaient désormais couverte d'un sang grisâtre.
Il jura et essaya d'aider son ami à se relever, mais ce dernier poussa un cri. Retirer le projectile qui l'avait empalé ne ferait de toute façon qu'accentuer l'hémorragie.
- Putain, accroche toi, mon vieux, on est presque sorti de ce merdier ! C'est à moi de te sauver, maintenant ! Serre les dents et les fesses !
Il brisa la charpente qui était encore attachée au mur de plâtre du couloir, et lui et Marc déplacèrent le corps inanimé de H jusqu'au camion. Ils le chargèrent à l'arrière. Tout l'arrière du fourgon était heureusement vide.
- Vérifie si y a de l'essence, et vérifie tous les niveaux ! Si on tombe en rade ici, on crève ! gueula le Saint qui brusquait son esclave et le poussa sans ménagement sur la banquette avant. Où est-ce que tu planques les médicaments ici ? J'ai rien vu dans vot' pharmacie !
- Donne lui du psycho, l'adrénaline lui permettra de pas clamser, souffla faiblement le dealer, qui était dans un état à peine meilleur qu'Arnold.
- Joue pas au con, s'énerva le Saint en plaçant son décapsuleur sous la paupière inférieure de l'un des yeux du pauvre gars.
- Y en a dans la pièce à côté ... Celle barricadée ... C'est la clé un peu rouillée, lâcha t-il avec un sourire las, presque comme si cet être infâme n'abritait maintenant plus la moindre once de colère, trop brisé pour vouloir fuir son destin funeste.

Le Saint se précipita et retourna dans le couloir. La porte était juste à côté. Il joua avec le trousseau, cherchant une seconde la bonne clé, puis l'inséra et l'ouvrit.

A l'intérieur, dans cette pièce sans lumière, il n'y avait pas de médicaments. Mais une bête qui tourna son regard inhumain vers le Saint. Ce dernier resta scotché un instant. La bête ressemblait aux Anges qu'il voyait en rêve. On aurait pu y voir un être humain, si ses lèvres n'étaient pas inexistantes et dévoilant des dents pointues et noires, à l'instar de ses yeux, qui plongèrent le Saint dans l'obscurité de son propre cauchemar.
La bête lâcha un long râle et s'approcha lentement, la bouche entrouverte, vers le Saint, paralysé. Elle bondit soudain sur lui. Mais à quelques centimètres de la porte, les bras tendues, la bête se stoppa nette. Ses doigts squelettiques touchaient presque le visage du toxicomane, comme pour le caresser. La bête poussa un nouveau râle, et Vincent y sentit le souffle des anges. Le temps semblait ralentit, presque arrêté, et il semblait au Saint que la bête voulait communiquer avec lui. Il tourna son esprit vers la bête, tentant de la comprendre. Une certaine douleur et une certaine tristesse émanait de cette chambre dénuée de lumière. Il constata que la bête était solidement ferrée aux pieds et au cou pour q'elle ne puisse atteindre la porte. La bête que le Saint avait d'abord identifié comme une créature voulant l’attaquer lui parut alors le supplier de la libérer. Ses supplications étaient si humaines ... Mais une nouvelle explosion et un cri venus de l'extérieur le firent sortir de sa transe, et le Saint reprit alors conscience de l'urgence de sa situation. Il jeta un dernier regard à la créature aux yeux noirs et quitta le couloir pour retrouver ses compagnons.
- C'est bon, on peut y aller ! T'as ce qu'il te fallait ? demanda Marc.
- Nan. On dégage ! lui répondit le Saint en sautant à l'arrière avec H.

Le moteur se mit en branle, et la camionnette démarra. Il n'y avait pas beaucoup d'essence dans le réservoir, mais il y en avait suffisamment pour parcourir plusieurs kilomètres à toutes berzingue.

- Tiens bon mon gars ... On va s'en sortir ... Et toi, l'Arabe, voilà pour toi !
Il lui plaqua un coton imbibé d'éther sur le visage, et le prisonnier attaché et menacé par le collier tomba inconscient sur la portière passager, pendant que Marc roulait à toute vitesse dans les terres désolées, fuyant la zone des combats.

Le Saint goba une gélule d'amphétamine et regarda, impuissant, son ami.


[Inventaire :[color=red] :
- 2% d'Amphétamine]


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Marc Desbois
MessageSujet: Re: Santa Maria Y Santa Muerte   Sam 6 Avr 2013 - 17:51

Marc avait l'impression que le ciel tout entier lui était tombé sur le coin de la tête lorsque le missile percuta le toit de l'école, faisant effondrer la quasi intégralité de la structure sur H qui fut transpercé par une poutre. Alors que Vincent constatait les dégât et rassurait son vieil ami, le dealer se releva indemne en affichant un sourire satisfait face au spectacle qui s'offrait à ses yeux. Un sourire que Marc s'empressa de faire disparaître d'un coup de coude entre les côtes.
Bras dessus, bras dessous, récupérant ce qu'Arnold avait laisser tomber, ils trainèrent le blessé inconscient qu'ils chargèrent à l'arrière de la camionnette dans le garage avant de jeter le dealer sur la banquette avant avec autant de considération qu'un sac a patate.
Desbois vérifiait toutes les jauges avant d'insérer la clé dans le contact. Une dizaine de litres tout au plus, à peine de quoi faire un marathon à la vu du moteur qui se présentait comme un véritable gouffre de 12 litre 8 à injection direct.

« On risque pas de s'embourber au moins » commenta Marc alors que le Saint claquait la porte pour retourner dans l'école après une discussion agitée avec leur captif.


« T'es pas des leurs toi. Il te paye combien ?

Demanda alors le dealer tout juste après le départ de Vincent.

- Pas trop mal, répondit simplement Marc en soupesant la pédale d'embrayage.

- Je t'offre le double, pour ma vie sauve. »

Marc acquiesça et fit tourné son index au niveau de la tempe, signe qu'il y réfléchirait puis il haussa le ton :
« Et moi je t'offre un ravalement de façade si tu la boucle pas ! »


Lorsque Vincent finit par revenir, totalement bredouille et encore plus remonté contre le dealer qu'il envoya dans les vapes en lui faisant inhalé un quelconque produit, Marc tourna la clé dans le contact. Le moteur enroué pour ne pas avoir tourné souvent prit son temps pour réagir à l'allumage. Il finit par démarrer et recracher son lot de fumée noir dans l'école alors que Desbois prenait la route pour Lutèce, évitant les lieux où se déroulaient actuellement les combats du mieux qu'il pouvait .


« Tu connais quelqu'un pour Arnold ? Lui demanda Vincent visiblement inquiet pour son ami entre deux embardée visant à éviter les débris qui encombraient la route.

- Ouais, y'a un veto plutôt règlo a Lutèce. Il m'a déjà retiré une balle de l'épaule pour la placé dans le cerveau d'un indique du trident,» plaisanta Marc en vissant son index sur son front pour mimer la trajectoire de la balle.


Voyant que Lutèce se dessinait a l'horizon il plongea ensuite sa main dans la poche de sa veste provoquant la chute de son arme sur le sol du camion, ce qui le fit jurer alors qu'il dû effectuer une énième embardée afin d'éviter la carcasse d'une brahmine en décomposition. Le tangage du véhicule fit basculer le pistolet sous la banquette arrachant de nouveau quelques insultes a l'encontre de notre seigneur. Il parvint tout de même à sortir son porte feuille en cuir d'avant guerre qu'il jeta a Vincent qui se tenait à l'arrière.


« Cherche la carte de Victor Latrace. Elle est dans le compartiment intérieur, c'est celle qu'à le titre de commerce agrafer.

- De commerce ? Interrogea Vincent interloqué en rendant le tout au conducteur.

- Exact, l'attente est bien moins longue a l'entrée des marchands ambulant et les officiers plus... ouvert d'esprit, affirma le criminel en rétrogradant alors que les couloirs de contrôles se profilait à une centaine de mètre.
Il profita de la faible allure du véhicule pour récupérer a l'aide de son pied le pistolet encore sous la banquette pour l'entreposer sur le tableau de bord avant de chopper le dealer encore inconscient par le col pour l'étaler sur le sol de la cabine a l'abri des regards. S'engageant dans un couloir vide il demanda :
« Arnold s'accroche ? »
Le saint haussa les épaules et dit quelque chose mais un soldat venu accueillir les criminels empêcha Marc de saisir le moindre mot.
« Veuillez descendre du véhicule et présenter vos papier. » Lâcha t'il, rigide.
L'homme en costume tendit ses faux papier par la fenêtre baisser en souriant sans pour autant descendre du camion depuis lequel il dominait en taille le soldat. Il loucha vers la sortie du couloir encombrer par une lourde barrière à bascule qui donnait sur la rue marchande de Lutèce avant de s'adresser au soldat :

« Référez vous a votre supérieur, l'officier Riveli, je suis attendu.

- Pardonnez moi, vous avez dis l'officier ? Demanda le soldat en tendant la main par la fenêtre.

- L'officier tu-vendras-ça Riveli, »soupira le fraudeur en posant son arme dans la main du garde qui semblait satisfait.
Celui-ci s'éloigna du véhicule et utilisa sa radio une dizaine de seconde. Il acquiesça une ou deux fois avant d'ouvrir la barrière et faire signe de passer.

Desbois se fraya un chemin au travers la foule a l'aide de coup de par-choc et de « Eh ben tu te bouge connard ?! » quand c'était nécessaire. Il tourna sur la droite à la troisième rue transversale, il fit quelques mètres en se laissant entraîner par le ralenti du moteur qui lui permit d'engouffrer le véhicule entre deux bâtiment sur la droite alors que de l'autre côté de la petite rue se dressait fièrement l'enseigne "30 milliers d'amis".

« Nous y voilà, soupira Marc en retirant la clé du contact . J'espère que personne a oublier ses papiers. »


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