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 Ligne directe pour Nanterre

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Arnold Habdaik "H"
MessageSujet: Ligne directe pour Nanterre   Lun 21 Jan 2013 - 20:20

-> http://www.fallout-requiem.com/t405-comment-lancer-une-opa-sur-pme


Ils partaient presque sans plan, leur destination était précise : L'Ecole Sainte Marie, mais le chemin pour y parvenir... Le chimiste angoissait plus ils se rapprochaient de Nanterre. Passer par les égouts, oui, mais où, vers où, comment ?
La troupe passa la Seine par les restes du boulevard Bineau qui enjambait le fleuve ; une fois de l'autre coté, il fallait rester le plus au nord possible pour éviter le territoire sous contrôle de la FNF, plusieurs groupes éparses de miliciens patrouillaient les zones au Sud et au Nord de Lutéce. Beaucoup trop de patrouille.
La station de Courbevoie était inaccessible, entourée de bleus... il fallait continuer plus au Nord. Ils avaient bien tenté de soulever une plaque d'égout pour explorer les environs direct, mais le tunnel était bouché coté Ouest. Une autre tentative, à peine la plaque soulevée qu'une odeur pestilentiel s'en dégagea, vous brulant le nez et la gorge.
- On est mal partis. Est ce qu'il y a... une autre station ?
Vincent, à la carte, leur indiqua la direction à prendre pour la station La Garenne-Colombe, mieux valait tenter leur chance là bas, peut être les tunnels du métro sont encore en état ?
- Espérons qu'il n'y ait pas de patrouilles de bleus, m'enfin aussi loin ça m'étonnerais.

En une heure ils arrivèrent à la station, le complexe se trouvait juste à coté d'un centre hospitalier... et il y avait du monde.
- Des récupérateurs ?
Ils en avaient tout l'air avec leur manteau ample et leurs sacs à dos vides. Un type et son clébard repérât le groupe et avertit ses potes, mais ne bougèrent pas. Pourquoi restent ils là ? Aussi proche des combats ?
Une explosion retentit au lointain, affolant une volée de piaf qui partirent en piallant.


Et Arnold comprit, ce ne sont pas des récupérateurs... Des charognards qui n'attendaient que la fin des combats pour aller piller les carcasses qui leur tomberont sous leurs serres.
Ils entrèrent dans la station sans une parole échangées avec ces types...


Le toit était effondré, le carrelage explosé, les bancs fracassé et les vitres en miettes. L'endroit avait été pillé du peu qu'il y avait ici. La station La Garenne-Colombe, ancienne gare et reconvertit en métro, fin des travaux 2081, la France renait de la guerre !
La grande affiche, délavé, se tenait encore sur un mur du bâtiment. Tout n'était que silence mis à par les bruits lointains et sporadique de tirs.
Marc trouva l'accès au métro :

Spoiler:
 

- Les travaux n'ont pas bien avancé en un siècle.
Le béton était fissuré, les câbles rongés et le tunnel était loin d’être finis. Mais ce n'était pas par le réseau du métropolitain qu'ils allaient arriver jusqu'au repaire du dealer de Nanterre...
- Par ici.
Une trappe menait aux réseau du tout à l'égout de l'ancienne ville.

Spoiler:
 

Les barreaux étaient glissant et gluants mais ils mirent pied à terre sans casse. Arnold inspecta l’endroit avec le faisceau de sa lampe.

Spoiler:
 

Ils prirent le tunnel qui allait plein Ouest, ligne directe pour Nanterre.

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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: Ligne directe pour Nanterre   Mar 22 Jan 2013 - 0:43

Les trois malfrats avaient amenés leur pérégrination jusqu'à une station près de laquelle quelques rôdeurs traînaient, attendant visiblementq ue quelque chose se passe. Le Saint les regarda avec méfiance, tenant son fusil bien en main, mais rien ne se passa. Pas un mot ne fut prononcé de part et d'autre, et les trois gars purent pénétré dans la station Garenne-Colombe sans altercation.

La station était en travaux lorsque les bombes sont tombés. La rouille et l'usure aidant, cette station n'était plus que l'ombre anorexique et sans opacité de ce qu'elle aurait du être.
« Les travaux n'ont pas bien avancé en un siècle.
- Tu m'étonnes ... Mate le taudis, y a plus rien à foutre ici ... »
Des affiches délavés de propagande d'avant-guerre étaient encore affichées. Saint-Vincent sourit. Il pensa à tous ses gens qui étaient capables de croire à ça. Il se demandait ce qu'ils avaient ressentis quand le gouvernement et l'armée sont tombés, quand les humains sont morts de cancers et de maladies tous les uns après les autres, quand les rares survivants terrés dans des caves pendant des mois durent s'entre-dévorer, quand tous cédèrent à la panique collective, quand les enfants naquirent avec trop ou pas assez de membres et d'organes ... Tout ce la le fascinait. Se plonger dans le passé pour imaginer les souffrances de cette lointaine civilisation perdue, et songer que lui était vivant, parce que ses descendants avaient eu plus de chance que la plupart des autres. Il prenait conscience de son unicité, et d'à quel point le Destin le rendait puissant. Il pensa aux Anges.


Ils progressèrent alors dans les égouts, après avoir descendu une échelle crasseuse. Le lieu était puant. Une odeur rance de renfermé et d'humidité, de pourriture. Les égouts, depuis la chute des bombes, n'étaient plus utiles à la population pour son usage d'acheminements des déchets. Il n'y avait plus beaucoup de système de plomberie encore fonctionnel, l'eau courante étant généralement absente. De par le fait, le niveau d'eau se résumait à un tout petit ruisseau coulant paisiblement mais avec puanteur au fond des galeries. L'odeur n'avait jamais disparue, dans les tunnels des égouts. Elle était toujours extrêmement forte, malgré l'absence de matières fécales acheminées quotidiennement. Les raliénés - des rats contaminés par la radioactivité - avaient investis les lieux avec plus de ferveur encore qu'avant la chute des bombes. Les égouts étaient leur empire, partagé péniblement avec divers drosophiles et autres moustiques. Ils contribuaient à la nausée olfactive ambiante.

Les trois combattants progressaient à travers les tuyaux. Le Saint, Arnold et Marc Desbois lançaient des conversations, alimentant tour à tour la discussion par une anecdote, une histoire ou un débat. En parlant ensemble, ils évitaient de sombrer dans le morose, les réflexions sinistres que peuvent amener le silence dans un lieu si exiguë, sombre et malodorant.

Tout se déroulait sans accroc. La route était tracée, et assez simple. Le Saint vérifiait de temps à autre sur la carte qu'il ne fallait pas tourner, et se repérait aux panneaux des rues vissés dans les épaisses parois de béton.

Spoiler:
 

Les raliénés étaient toujours là, se cachant dans les recoins noirs lorsque les faisceaux de lumière des lampes leur passaient dessus. Certains parvenaient au genou des trois aventuriers. De sacrés morceaux. Saint-Vincent ne les craignaient pas, mais ce n'était peut-être pas le cas de ses deux compagnons de route. Et malgré tout, il se méfiait des gros rats. Il n'était pas exclu que ceux-ci les attaquent pour les dévorer. Bien que charognards, ces bêtes, en groupe, et au vu de leur taille, poseraient de graves problèmes s'ils décidaient de se nourrir des trois steaks en marche qu'ils guettaient avec envie.

Au fur et à mesure de la progression, le Saint dut se rendre à l'évidence : les rats étaient de plus en plus nombreux, et il peinait désormais pour ne pas marcher sur les grosses créatures, qui semblaient dédaigneuse à l'idée de se déplacer en dehors du chemin des trois hommes. Les couinements s'élevaient des ténèbres, et les rats s'arrêtaient souvent pour fixer de leurs yeux rouges et mauvais les passants, qui les importunaient jusque sur leur territoire.


Alors que la pression devenait de plus en plus forte, et que les discussions avaient cesser depuis bien longtemps, face à la peur et au sentiment de danger oppressant, tous les rats s'enfuirent soudainement dans le sens opposé de la progression de nos trois personnages. Cela n'annonçait rien de bon. Absolument rien.

Le Saint, qui était à l'avant-garde, dirigea aussitôt sa lampe droit devant. Le faisceau se perdit dans les ténèbres. Il scruta les murs, le plafond, le sol, nerveusement, sans parvenir à distinguer clairement à plus de vingt mètres devant lui. Une peur panique commença à monter en lui, et il commença à se sentir claustrophobe. C'est alors qu'une immense araignée bourgeoise, pattes juchées au plafond, emplissant toute le diamètre du tunnel, se dessina lentement dans la lumière. La bête n'était qu'un contour très sombre, une ombre dans la nuit, qui semblait ne pas vouloir foncer vers la lumière. Vincent était figé de terreur, et avait des spasmes incontrôlés devant ce qu'il voyait se dessiner devant lui.

« Vous la voyez ... ? Vous la voyez les mecs ? » demandait-il avec une nervosité qui ne lui ressemblait pas, faisant dérailler sa voix dans les aigus.

C'est alors que la lampe faiblit. La lumière se coupa par intervalles très courts avant de se rallumer péniblement, forçant l'araignée à reculer se cacher après avoir avancé timidement à chaque petite coupure, pendant que gémissait le Saint.
« Nooon ... NoooOOoon ... ! Pas maintenant ! Tu vas pas m'lâcher maintenant ! »

La lumière lâcha et le Saint hurla en tirant ses trois coups qui illuminèrent le tunnel, dévoilant avec chaque détonation l'araignée à chaque fois de plus en plus près, s'avançant dans le cliquetis effrayant des pattes énormes sur les murs, jusqu'à n’être plus qu'à un ou deux mètres.

Le Saint avait vidé toutes les munitions de son chargeur.


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Dernière édition par Saint Vincent de Räzell le Mer 23 Jan 2013 - 0:48, édité 1 fois
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Marc Desbois
MessageSujet: Re: Ligne directe pour Nanterre   Mar 22 Jan 2013 - 22:45

Marc afficha un rictus de dégout lorsqu’il fallu descendre dans les égouts .

« Va falloir passer au pressing... » maugréa t-il en posant les deux pieds dans les égouts après la descente de l’échelle crasseuse .
Il remarqua aussi avec une grimasse à peine masquée des dizaines de raliené fuir dans toutes les directions a leurs arrivé . La forte ordeur de pourriture et de mort agressa ses nasaux lui portant les larmes aux yeux alors qu’il emboîtait le pas du Saint . Il écrasa d’un geste vif un parasite qui s’était posé sur le dos de sa main avant de plonger celle-ci dans sa veste pour sortir son Glock, par sécurité . Bien vite, le lieu semblant sûr, les voix du trio résonnèrent dans les tunnels débattant sur des futilités ne faisant qu’éveiller un peu plus de rat qui se glissait entre les pas des géants tel une meute de Radcaniche autour d’un Galioun géant, du moins c’était une façon de voir les choses .

Au bout d’une ou deux heures, ou peut-être de quelques dizaine de minutes -Marc avait perdu toutes notion du temps, aucun des membres groupe ne se sentaient d’humeur à meubler une discussion sans queue ni tête laissant alors un lourd silence s’installer dans une atmosphère oppressante rythmé par chacun des pas des criminels qui se répercutaient en écho dans tout le dédale Parisien . Desbois remua sa jambe lorsqu’un énième raliené vint s’échouer sur son pied . Un geste qu’il ponctua d’un : 


« Va chier saloperie »

Il était tellement absorbé par le nombre prodigieux de rat qui filaient entre ses jambes dans le sens opposé qu’il failli percuter Vincent qui s’était arrêter au beau milieux du tunnel .

« Vous l'a voyez ... ? Vous la voyez les mecs ?
murmura t-il avec un semblant de nervosité dans la voix .
- Voir qu... »

Marc se tût . Oh oui il l’avait vu et elle n’était pas sorti d’une quelconque hallucination de la part du dealer . C’était bien une énorme araignée bourgeoise qui se trouvais sur le plafond , prise dans le faisceau de lumière de la lampe de Vincent, un faisceau qui vacilla, avant de s’éteindre, plongeant le tunnels dans l’obscurité la plus totale .

D’instinct, Desbois se retourna pour attraper la lampe d’Arnold qui profita de ses deux mains libres pour épauler correctement son fusil ferroviaire . Trois coup de feux retentirent provenant du fusil de Vincent, la détonation se répercutant avec force contre les parois faisant vibrer les tympans de Marc qui écarta le dealer de son bras armé, tenant avec l’autre la lampe qui dévoila la créature sur le plafond a seulement un ou deux mètre devant le groupe . L’homme en costume retira la sécurité de son arme puis tira une première fois puis une seconde sur la créature déjà amoché par plusieurs plombs qui avaient transpercé son énorme abdomen duquel suintait divers fluide vitaux . Il était sur le point de répéter l’opération avant qu’un énorme clou de rail vienne s’enfoncer dans ce que les scientifique appelleraient le céphalothorax de l’énorme arachnide qui siffla de douleur . C’était trop, elle chuta du plafond pour plonger dans l’eau des égouts, parcouru de spasmes dans chacun de ses membres . Elle mit plusieurs secondes a se remettre sur ses pattes afin de fuir devant le groupe, n’écoutant que son instinct de conservation .

« Pire que mon ex-femme...commenta Marc en pointant sa lampe vers la fuyarde qui disparaissait au tournant . C’est l’unique chemin ? » interrogea t-il tout de même connaissant déjà la réponse .







Ils finirent tout de même par atteindre la sortie entier, quelques détour plus loin . La terre promise était là, sous la forme d’une échelle rouillé surmonté d’une trappe d’acier enfoncée .

« A qui l’tour ? »
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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: Ligne directe pour Nanterre   Mer 30 Jan 2013 - 21:45

Le tueur à gage écarta d'un geste vif le dealer, et pointa la lampe torche sur la créature qui s'arrêta nette et eut une attitude de repli face à la lumière à nouveau vive. Plusieurs coups furent tirés par Marc. La bête siffla de douleur, et ses mandibules s'agitèrent avec énervement. Mais Arnold mit fin au courroux de la bête en tirant un coup de son fusil ferroviaire. Un gros clou de rail s'enfonça dans le corps de la bête, qui s'écroula au sol, avant de battre en retraite dans les profondeurs noires des tunnels, mélangeant à l'eau croupie la couleur de son sang.

« Pire que mon ex-femme... C’est l’unique chemin ? »

Le Saint haussa les sourcils avec un air réprobateur, tout en remettant trois cartouches dans son fusil de chasse. Il n'était pas vraiment persuadé que la situation fut parfaitement adaptée à un trait d'humour. Il ne fit cependant pas de cas de la boutade et répondit simplement à l'homme qui, s'il n'était pas le plus fin humoriste que l'on puisse rencontrer, avait au moins pu prouver sa valeur.

« Ouais ... C'est le seul chemin ... Mais je pense pas qu'cette saloperie veuille se r'frotter à nous après c'qu'on lui a mis dans la gueule. On peut continuer serein ... »

Saint-Vincent reprit donc la marche, éclairé par Marc en seconde position, qui tenait la lampe encore en fonctionnement, pendant que son associé fermait la procession.

Après quelques minutes, une fois la tension retombée, Saint-Vincent trouva finalement la blague de Marc assez drôle, et il sourit en surenchérissant :
« La négociation avec ton ex-femme s'est aussi faîte au fusil d'chasse avec crucifixion en bonus ? Ahahahahaha ! »
Le rire du drogué était sincère et libérateur. Ils auraient pu tous mourir. Ils étaient finalement vivants.

Il y avait de quoi rire et se réjouir, au final.

* * *

Enfin, la sortie. Le trio était parvenue à leur bouche d'égout de sortie. Un couloir identique à tous ceux qu'ils avaient traversés. Une échelle identique à toutes celles qu'ils avaient vu sur le chemin. Une puanteur identique à l'ensemble du réseau du Tout-à-l'égout. Mais aucun doute, c'était ici : un panneau fixé dans l'épais mur de béton indiquait le nom de la rue.
« A qui l'tour ?
- J'passe en premier ... »

Le Saint grimpa l'échelle dégueulasse et humide, manquant de glisser au cours de l’ascension, et força comme un bœuf sur la trappe de fer qui finit par s'ouvrir.
« C'est plus lourd qu'vous pouvez l'croire ... J'en ai bavé ... »

Il passa sa tête à l'extérieur. La rue était déserte. Il sortit, suivit des deux autres ...


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