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 Viens faire joujou mon "amie"

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Élizabeth
MessageSujet: Viens faire joujou mon "amie"   Mar 8 Jan 2013 - 5:45

Cessant sa sixième vaine tentative de replonger dans le sommeil, Élizabeth finit par ouvrir les yeux, cédant au soleil qui lui intimait de se lever depuis au moins une bonne demi-heure déjà, la harcelant de ses rayons aveuglants. Ceux-ci passant allègrement au travers des fissures dans la table que la jeune fille avait pris soin de reverser au devant de la fenêtre avant de sombrer dans le sommeil. Le visage zébré de raie de lumière, Élizabeth grimaça entre ses dents. Elle regrettait quelque peu la soirée d'hier. En effet, elle avait assisté à l'arrivée d'un nouveau qui devait alors boire le Styx, sauf qu'un des maîtres du clan avait osé dire à notre jeune fille qu'elle était trop trouillarde pour boire à nouveau de ce fameux breuvage fortement irradié. La provocation ne fut pas vaine puisque Élizabeth attrapa alors un gobelet de Styx, l'avalant d'une seule gorgée, le regard empli de cette fureur qui la caractérisait dans de tels moments. On l'avait mis au défi, voilà tout ce qui lui importait. Ce matin, elle avait la nausée et un mal de tête horrible, mais rien qui l'empêcherait de sortir et de vaguer à ses occupations. Après tout, elle était la meilleur et ce n'était pas une petite rasade de Styx qui allait la clouer au lit.

Relevant la tête puis faisant suivre le reste de son corps, la Malebranche se redressa complètement. Se relevant pour aller déplacer la table lui ayant servi de volet, se faisant elle laissa pénétré le soleil dans la bâtiment, réveillant des détails qu'elle n'avait jusqu'à pas remarquer et sur lesquels elle ne porta pas plus d'attention. Les chauds rayons finirent de la réveiller, amplifiant par le même fait son mal de tête et son humeur massacrante. Élizabeth était tout sauf de bonne humeur. Le regard froid que la jeune fille lança sur les terres désolés confirmant son air enragé. Rien. Il n'y avait là rien d’intéressant qui pouvait s'offrir à sa vue, que des débris et de la poussières. La journée s'annonçait longue et pénible, surtout pour ceux qui allait devoir endurer Élizabeth aujourd'hui. Balançant ses jambes par la fenêtre béante, la Malebranche s'assit sur le rebord de pierre en soupirant d'ennui. Elle allait devoir se trouver une occupation quelconque avait d'en venir à aller embêter ses confrères de clan. Une idée lui vint à l'esprit, la limite, c'était là qu'elle risquait de rencontrer de nouveaux "amis" puisque rare était ceux qui s'aventuraient plus profondément sur le territoire des Malebranches sans en subir de graves conséquences, n'entre pas ici qui veut.

Bien décidée à s'amuser au détriment d'un autre, Élizabeth se laissa glisser le long du mur, se réceptionnant dans un nuage de poussière grise. La demoiselle prit le temps d'épousseter légèrement son manteau en frappant dessus fermement avant de se mettre en marche. Elle chercha un instant la bouche de métro la plus proche pour se glisser à l'intérieur. Les rues n'étaient pas sure, même sur leur propre territoire, des indésirables traînant toujours ça et là au détour des rues. Éli' se faufilait tout près des murs de pierres, restant sur ses gardes, prêtes à prendre la fuite au moindre bruit suspect. Son court trajet fut sans encombre, la jeune trouvant finalement une des entrées du métro. Une fois sur la rame, elle accéléra, allant jusqu'à courir par moment juste pour le plaisir. Après tout, personne ne l'attendait, en tout cas pas quelqu'un qui en avait conscience, alors à quoi bon se presser pour des insignifiants.

Sa destination du jour était proche, elle savait sans même y avoir jamais mis les pieds auparavant, qu'elle approchait de la limite du cercle de son pêché. Là où il risquait d'avoir de sympathiques visiteurs à rencontrer, mais surtout à embêter, voir à enrôler ou à traîner en justice si l’occasion s'en présentait. Il faut savoir que le sens du mot "justice" était bien différent pour Élizabeth que chez un individu que l'on pourrait qualifier de normal. En effet, la torture était le moyen favori de la Malebranche pour obtenir ce qu'elle désirait d'un étranger. Avisant sa sortie, elle dévia de la rame pour gravir l'escalier vers la surface au pas de course. À nouveau ébloui par le soleil, Éli' dû plisser les yeux une fraction de seconde avant de savourer son projet, mais surtout sa destination.

Au premier coup d'oeil, cet endroit n'avait rien de bien différent du coin de rue précédant, sauf peut-être un lampadaire crochu de plus, mais elle se savait au bon endroit. Ne lui restait plus qu'à attendre l'arrivée de quelqu'un en détaillant le paysage ennuyeux. Élizabeth s’avança au milieu de ce qui jadis devait être la rue pour regarder des deux côtés, elle restait bien au centre de la chaussée sur la ligne imaginaire qui délimitait les possessions des Malebranches. La demoiselle faisait les cents pas, guettant le moindre bruit, la moindre ombre qui pourrait traduire l'arrivée d'un visiteur étranger.
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Méliss'
MessageSujet: Re: Viens faire joujou mon "amie"   Mar 8 Jan 2013 - 15:37

Que faisait la jeune Méliss' pendant tout ce temps? Elle s’ennuyait en a mourir. Hier, elle était revenue au camp, dans l'optique de se reposer dans le confort de sa tente, de s'amusers avec ses sœurs et peut être de faire joujoux avec les multiples prisonniers inférieurs que le camp hébergeait. Les inférieurs étaient, en quelque sorte, l'équivalent d'une balle antistress pour notre tarée de service. Alors, imaginez sa réaction quand, à peine dix minutes après son retour parmi sa grande famille, qu'elle devrait allez monter la garde a la frontière Amazone/Malebranche, elle était de mauvaise humeur. Bon, un fin observateur aurait remarqué que la jeune femme était rarement dans une humeur autre que mauvaise, mais là, elle était dans une colère noire. L'Amazone bouscula même quelques de ses sœurs en allant chercher ses rations de la journée, avant de quitter le quand, laissant derrière elle une panoplie de jurons tous les plus colorés, imagés et vulgaires les uns que les autres.

Cela faisait deux heures de ça maintenant, et la colère qui enflammait les veines de Méliss' brulait toujours de la même intensité. Elle s'était hissée au premier étage de ce qui avait dû être un café, pour atterrir dans un petit appartement. Les vieux proprios étaient toujours là, sous la forme de deux squelettes, enlacés sur lit pour l'éternité dans une position qui faisait monter le dégout dans la gueule de l'Amazone, qui n'avait pourtant aucune idée du sexe des anciens propriétaires. Peu importe, cela ne faisait que rendre sa haine envers les hommes encore plus forts. L'appartement avait été vidé depuis longtemps par des pillards, et rien de valeur ne restait. Soupirant, prenant des grandes respirations pour éviter de criées a s'en arracher les cordes vocales, elle était tout de même près de la frontière des Malebranche, et elle avait eu la malchance de voir un de leur rituel, et elle apprécierait ne pas être l'object d'un sacrifice inconnue pour un dieu encore plus inconnu. Elle voyait encore le visage du gosse à la gorge tranchée, qui se vidait de son sang dans le sable des terres désolées, comme un vulgaire animal. Bien sûr, un homme ne vaux pas mieux qu'un vulgaire animal de compagnie, mais que les Malebranche tu l'un des leurs lui avait donnez un haut-le-cœur.

L'Amazone s'était assis sur un vieux coffre en bois, vide de tout contenu évidemment, et aussi confortable qu'un tapis de clou, en observant la rue par le trou béant qui ornait depuis un moment l'appartement. Faut croire que mère Nature croyait que les rayons du soleil n'entraient pas assez dans le vulgaire logis. Tout était calme à l'extérieur, d'un ennui total. Elle se surprit à espérer qu'une recrue Malebranche ose s'aventurer dans le coin. Ses poches étais bien vides et la vente d'esclave était le meilleurs source de revenue de l'époque. Ou sinon, elle pourrait bien se défouler sur le malchanceux. Elle choisira au moment venu. Si un connard osait s'approcher.

Méliss' manqua bien de s'endormir à plusieurs reprises, le paysage étant aussi intéressant que le cadavre en décomposition d'une mouche. Elle contempla son couteau, son ultime compagnon de voyage avant de soupirer, ses bras étaient déjà couverts de bandages, et puis bon, si un type arrivait, elle aurait l'air d'une vraie conne. Après un long bâillement qui semblait sortir d'un film de série B, elle scruta la rue. Elle faillit tomber à la renverse quand elle remarqua une silhouette solitaire, en plein milieu de la rue, immobile. L'amazone cligna des yeux à multiple reprise, n'en croyant pas ses yeux. Ce ne pouvait être une goule, la posture était trop droite.. Elle devait être a une trentaine de m’être… C'était une véritable insulte pour son gang! On craignait les amazones, on ne resta pas dressés comme des cons en plein milieu de la route!

Elle agrippa son flingue, vérifia qu'il était bien chargé avant de descendre dans la rue. Son armure faisait un boucan abominable, mais elle s'en foutait bien. Méliss' remonta la rue, complètement a découvert, elle allait lui montrer a se sonna --— attendez..Elle réalisa que c'était une femme qui se dressait devant elle quand la silhouette lui fit face. L'expression de surprise sur le visage fort de l'amazone devait être hilarante. Jusqu'à ce qu'elle se ressaisit, que son regard se refit colérique et empli de rage, que son poing gauche se crispa et que sa prise se fit sur sur la crosse de son arme. Il devait avoir une dizaine de mètres entre les deux femmes.

— Tu sais que t'as l'air d'une vraie salope, comme ça, en plein milieu de la rue, comme une saloperie de pute?! Qu'est-ce que tu fou la?

Le ton de l'amazone était clairement hostile, elle criait presque les mots. Elle cracha au sol pour appuyer ses propos avant d'étamper son sourire caractéristique sur sa gueule, peut importe la réponse de la jeune femme, elle allait passer un sal mauvais quart d'heure..
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Élizabeth
MessageSujet: Re: Viens faire joujou mon "amie"   Mer 9 Jan 2013 - 5:26

Un bruit mat, suivit d'une série d'autres se fit entendre, quelqu'un, ou peut-être quelque chose qui sait, venait vers Élizabeth. Un sourire se dessina sur le visage placide de la jeune Malebranche, elle allait enfin pouvoir s'occuper pour tromper la monotonie de cette journée ensoleillée. Trépignant presque d'impatience telle une gamine inconsciente, Éli' restait immobile en attendant l'individu ou la chose qui faisait un tel boucan. Quelle ne fut pas sa surprise de croiser le visage d'une femme, surement une Amazone puisqu'elle venait du territoire ce ces dernières, en se retournant. L'inconnue parue encore plus surprise qu'elle ce qui amusa Élizabeth, elle aimait bien faire une "agréable" première impression. L'étrangère se figea à quelques mètres de distance de la Malebranche, la fixant d'un regard de chien enragé en resserrant sa prise sur son arme. Détail important qu'Éli' prit soin de noter dans son esprit.

Tu sais que t'as l'air d'une vraie salope, comme ça, en plein milieu de la rue, comme une saloperie de pute?! Qu'est-ce que tu fou la?

Pardon !?!? Elle une salope, Élizabeth n'en croyait pas ses oreilles. Une sale Amazone osait lui parler sur ce ton? Visiblement, la discussion était mal partie pour bien se finir. Accompagnant ses paroles venimeuses d'un crachat au sol, l'étrangère marqua bien son hostilité envers la Malebranche. Élizabeth esquissa un sourire sournois sur son visage, chassant la mèche qui lui tombait devant les yeux d'un geste vif de la main droite. Elle allait bien s'amuser avec cette adorable individu. Du moins, elle pourrait dès que l'Amazone aurait franchi la limite de leur deux territoires. Après tout, Éli' n'allait pas aller chercher des ennuis, ni des passes-temps vivants chez ses ennemis. Elle avait bien mieux à faire, du genre attendre sagement plantée en plein milieu de la rue qu'une Amazone pointe le bout de son nez. La jeune redressa la tête pour poser sur regard dans lequel on pouvait voir une lueur de démence sur l'étrangère.

- Et si je te renvoyais plutôt la question? Surtout que si le fait que je me tienne au milieu de la rue fait de moi une pute et bien, te voilà dans la même position. Qui est la plus pute de nous deux au fond ?

Il n'y avait aucune bonne réponse à cette question selon Élizabeth. Les deux choix de réponses ne pouvaient que mener à plus d'hostilité et par le fait même peut-être que l'Amazone viendrait franchir l'invisible limite de territoire. Il ne manquerait alors plus qu'à la Malebranche de l'assomer/attraper/capturer, au choix, pour la traîner au camp et la passer en justice. Élizabeth avait envie d'embêter la bête et agressive Amazone qui se tenait stupidement au milieu de la rue, faisons abstraction de la position indique de la jeune fille voulez-vous bien.
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Méliss'
MessageSujet: Re: Viens faire joujou mon "amie"   Mer 9 Jan 2013 - 6:18

Un individu bien entraînée dans l'art du langage corporelle aurait remarqué les spasmes de la paupière droite qui venait tout juste d’apparaître sur le visage fermée de l'amazone. Sa mâchoire se crispa, ses dents s'entrecrochère dans un concert de grincements qui était aussi agréable a l’oreille que les pleurs d'un bambin éthiopien obèse. Son cœur battait a un rythme fou, le sang battant a tout allures dans ses tempes et la noradrénaline coulait a flot dans ses veines. Ses membres tremblait a un point t'elle que même un aveugle l'aurait remarqué a des kilomètres a la ronde, et son regard injecté de sang avait bien de la difficulté a se poser sur la jeune femme. Elle allait craquer, exploser et imploser. L'amazone le sentait, ou croyait le sentir.


Et puis elle rit. Un rit qui sonnait faux, un rire dément, un rire qui était malsain dans toutes ses déci-belles. Un rire qui aurait eu sa place dans un film de série B, un rire qui devrait sortir de la gorge du vilain, du gros montres horribles qui faisait peur au jeunes dames sensibles, pas d'une jeune amazone au corps scarifié et couvert d’hématomes. Elle fit passer l'arme a sa ceinture avant de se tapez les cuisses, riants toujours comme une taré. Seul son rire brisait le silence habituel de la capital. Seul le manque d'oxygène mit fin a son horrible rire. L’Amazone prit une grande respiration,avant de jeter un sourire qui reflétait la folie qui l'habitait, cette rage guerrière qui l'habitait, cette rage qui était l'essence de sa personne.


Elle poussa un cri a s'en arracher les cordes vocales, un cri primal, animal, bref, un cri qui aurait sa place dans une chanson de Black Metal d'une groupe de seconde zone. Et puis elle chargea, l'épaule première. Elle combla l'espace qui les séparaient rapidement, avant de filer un vigoureux coup de genoux dans le bas ventre de la Malebranche, qui l'envoya au sol. L’envie de la ruer de coup était tentante, mais la jeune femme ne abaisserait a un tel niveau avec une représentante de la race forte, sa non. A la place, elle lui cracha au visage, le visage de l'amazone ne montrait que colère pure, avec une touche haine.


-SA RÉPOND A TA QUESTION ?! HEIN ?! NON ?!



Elle mis sa botte sur la poitrine de son opposante, elle n’exerçait aucune pression. L'envie de lui écraser la cage thoracique était bien la, mais elle répugniait a tuez l'une de ses soeurs . Une soeur dans l'erreur, une soeur qui errait loin du droit chemin, mais une de ses soeurs tout de même. Inconsciamment, L'amazone ne voulait qu'affirmer sa dominance et son contrôle sur la situation..
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Élizabeth
MessageSujet: Re: Viens faire joujou mon "amie"   Ven 11 Jan 2013 - 5:25

Toujours immobile telle une statue de marbre, Élizabeth se tenait droite en attendant la réaction de l'Amazone. Cette dernière digérait visiblement mal qu'on la provoque puisqu'elle serrait les dents de rages. Rien de bien, bien inquiétant aux yeux de la Malebranche. Voilà que l'étrangère tremblait de tout son corps, pauvre femme de manquer d'équilibre et de maîtrise corporelle de cette manière. C'est qu'elle faisait un peu pitié l'Amazone tremblotante comme ça, n'allez tout de même pas croire que cela affectait notre Éli' qui la regardait froidement s'agiter comme un vieux éteint de parkinson avancé. Les yeux d'Élizabeth se promenaient sur le corps de l'inconnue dans l'attente d'une réaction quelconque, un mouvement, une parole, n'importe quoi qui pourrait montrer qu'elle ne parlait pas à un cadavre sur pattes. Le rire de l'Amazone finit par détrôner le silence, un rire malsain qui ne provoquait aucune émotion chez la Malebranche.

La suite des choses fut bien plus intéressante. L'Amazone fonçant en direction d'Élizabeth, lui assénant un brutal coup de genou à l'abdomen ce qui eut pour effet d'envoyer la Malebranche au sol. Tout cela avait été précédé d'un puissant cri animal, telle une bête enragée qui avait coup de vengeance. Le souffle coupé par l'impact, tant avec le sol qu'avec le genou de l'étrangère, Élizabeth peinait à reprendre un rythme normal de respiration. Un crachat, amalgame de salive et de suc gastrique, projeté avec une étonnante précision vient s'écraser dans le visage de la Malebranche. L'Amazone allait trop loin.

-ÇA RÉPOND À TA QUESTION ?! HEIN ?! NON ?!

Une botte vient se placer sur la poitrine d'Élizabeth qui attendait sagement au sol que l'Amazone aie fini de faire sa dominante. Se permettant même quelques commentaires personnels sur la tenu de l'étrangère qui se pensait bien supérieure. Laissant passer un dernier moment de silence, Élizabeth soupira bruyamment avant de se dégager d'un mouvement vif et fluide, tirant la jambe de l'Amazone sur son passage pour la faire tomber au sol. Le mouvement fut quelque peu compliqué compte tenu du poids de la grosse étrangère, si on compare à celui de la Malebranche bien entendu. Adoptant la même posture que l'Amazone quelques instants auparavant, hormis la botte sur la poitrine, Élizabeth regarde son opposante de haut une bonne minute. Elle la détaillait du regard, notant tous les détails pertinents ou non.

- Tout à fait. Tu es une sale garce doublée d'une brahmine agressive, joli mélange.

Élizabeth se tourna, faisant délibérément dos à son joujou du jour, l'Amazone restait bel et bien qu'un passe-temps amusant. La jeune fille finit par éclater de rire, un rire cristallin, franchement agaçant pour les tympans. Elle allait ramener l'Amazone chez elle pour la montrer à ses "amis" Malebranches, ensemble ils trouveraient bien un châtiment tout à fait approprié pour l'étrangère. Retournant vers l'Amazone nudiste, bon pas tant que ça comparer à certaines Malebranches portées sur la luxure, mais quand même, Élizabeth lui sourit. Pas un sourire amical, vous l'aurez deviner, plutôt un de ceux que l'on fait quand on a gagné, un sourire orgueilleux. Elle approcha son visage de celui de l'étrangère.

- Au fait, une brahmine c'est un genre de vache, un bête animal de somme.

Ne laissant pas l'Amazone le temps de réagir à sa dernière remarque, Élizabeth lui asséna un coup sur la tête de toute ses forces, ce qui est plutôt minime, mais tout de même suffisant pour assommer quelqu'un. Étape 1 : fait. Maintenant, il lui fallait trouver un moyen de traîner le poids mort de la visiteuse jusqu'au camp de base, une tâche plutôt compliquée. Valait mieux commencer dès à présent. Élizabeth attrapa le bras droit de l'Amazone au niveau du poignet et entreprit de la tirer sans aucune délicatesse vers le métro, mais elle dû se résigner et s'arrêter au bout d'environ 50 mètres. L'Amazone était trop grosse pour être tiré sur une longue distance pour une faible, uniquement au niveau musculaire, comme la Malebranche. Elle s'assit donc en attendant le réveil de l'étrangère.
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Méliss'
MessageSujet: Re: Viens faire joujou mon "amie"   Ven 11 Jan 2013 - 6:12

L'amazone ne se rendant compte de son erreur qu'aux dernier moment, elle n'eut même pas le temps de lâcher un juron, une insulte ou encore une exclamation de surprise qu'elle se retrouvait les quatre fers en l'air, sa chute se termina quand sa tête vient s'écraser avec toute la force que la gravité ce permettait d'appliquées. Heureusement pour l'Amazone, elle avait la tête solide et son crâne résista a l'impact, tout comme son cou. Bien sur, toute personnes ayant eu la chance de se fracasser la tête sur le sol vous le dirons, ce n'est jamais une expérience bien agréable, et la jeune amazone pourrait vous le confirmer. Une fleur de douleur éclos derrière son crâne, avant de rependre ses pétales douloureuses dans le reste du corps de la jeune femme, grâce a la magie du système nerveux humain. Sa vison était floué par les larmes de douleurs,qu'elle tentait de réprimer, car les amazones ne pleures pas et son ouïe ne se portait pas mieux. Les sons parvenait a son cerveau tout distordus, et ne faisait aucun sens. Mais surtout, chaque décibels qui traversait ses tympans lui faisait grincer les dents de douleurs, et cela s’appliquais aussi au rayons du soleil, qui aurait bien fait de se planquer. Dans son fort intérieur, Méliss' pris note de flinguer le soleil un jour.


Elle sentait le regard de la Malebranche sur elle, elle sentait son sourire sans le voir. Et cela ne faisait que mettre l'amazone encore plus en colère. Elle tentait bien de se relever, mais toute coordination semblait avoir quittés ses muscles momentanément. Ses mouvements était brouillons, et elle ne réussit qu'a se hisser sur ses genoux avant de chuter sur le dos, son équilibre étant affecté par sa chute.Elle grommela des paroles incompréhensibles, qui était probablement des insultes, avant de se retrouver avec le visage d'Eli, qui arborait encore le magnifique crachat sur son front, a quelque centimètres de son visage.Elle ne vut pas le coup venir, et un rideau de noirceur accueilli la jeune femme.



Après une bonne heure dans les vapes, les paupières de la jeune femme s'ouvrièrents avec difficultés, sa main droite s'ouvrit et se referma avec difficultés et au même moment une magnifique grognement digne d'une film de George Romero quitta sa gorge. Elle se sentait faible, et sa mémoire a court terme semblait lui faire défaut. Elle commençais a se relever quand elle senti le contact familier d'un métal encore plus familié sur sa gorge, et son corps stoppa . Elle osa ouvrir les yeux,des yeux qui trahissait sa faiblesse et sa fragilité, et elle vut le sourire arrogant de la Malebranche...


-Allez..t-tu peux déposer le couteau..entre femmes...n-non?
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Élizabeth
MessageSujet: Re: Viens faire joujou mon "amie"   Sam 12 Jan 2013 - 1:48

Lasse d'attendre, Élizabeth se dégourdissant les jambes en tournant autour de l’inconsciente. Un éclat métallique attira son regard, elle dut y regarder à deux choix pour vérifier si elle ne rêvait pas. Et bien non. L'Amazone avait bel et bien un couteau sur elle, objet tout à fait intéressant aux yeux de la Malebranche. Cette dernière n'hésita pas un instant avant de s'en emparer, le soupesant plusieurs fois, alignant la lame avec l'astre du jour pour en admirer la lame, un objet de bien meilleure qualité que le sien tout compte fait. Élizabeth s'amusait à pratiquer ses lancés de couteau, avec celui de l'Amazone bien entendu, dans une petite zone sablonneuse. La Malebranche devait en être au moins à son vingt-cinquième lancé quand l'étrangère commence à remuer. Fini l'attente. La jeune fille revint rapidement vers l'Amazone, se passant le bras sur le visage pour enlever la bave séchée de l'étrangère. Elle restait là, accroupi au dessus de sa captive, le couteau de cette dernière placer juste au dessus de la gorge de l'Amazone. Un avertissement silencieux. Élizabeth attendait avec un sourire arrogant sur les lèvres, son sourire habituel si vous préférez. L'Amazone ouvrit finalement les yeux après s'être arrêter en sentant la lame sur sa gorge ce qui renforça le sentiment de supériorité de la Malebranche.

-Allez..t-tu peux déposer le couteau..entre femmes...n-non?

Le regard de l'Amazone est disait long, Élizabeth s'en réjouissait. Cette faiblesse flagrante, ce léger reflet de peur, mais surtout cette fragilité digne d'une gamine, tout pour satisfaire la Malebranche. Prenant un air de réflexion, elle laissa un peu plus d'espace à l'étrangère pour qu'elle puisse respirer, sans éloigner la lame. Il ne fallait prendre aucune chance avec un tel otage. Éli' fit faner son sourire pour le remplacer par un rire amusé.

- Oh, la petite Amazone aurait-elle peur ? Comme c'est mignon.

Cette rencontre était tout compte fait des plus agréables et il y aurait de la viande au menu ce soir ! Pas de la viande d'Amazone voyons, n'allez pas imaginer n'importe quoi, personne ne s'abaisserait à manger un truc aussi indigeste de toute façon et puis bon Élizabeth n'est pas une cannibale après tout. Quoique parfois... non, bon laissez tomber cette allusion tordue. La Malebranche imaginait tout de même assez bien faire participer l'étrangère à un de leur rituel, en tant que sacrifiée surement ou comme porteuse de Styx. Comme cela pouvait être une image sympathique dans la tête d'Élizabeth. Une Amazone comme trophée, rien de mieux. Elle reporta son attention sur l'inconnue toujours étendue sur le sol.

- D'abord tu me dis qui tu es et ce que tu fous ici. Ensuite, on verra si je peux déposer le couteau.

Ce disant, elle appuya la lame contre la peau de l'Amazone, tranchant une mince couche d'épiderme ce qui fit couler un mince filet de sang. Une ombre sadique passa dans le regard d'Élizabeth et s'est avec une voix menaçante qu'elle ajouta :

- Et tu as tout intérêt à me répondre.
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Méliss'
MessageSujet: Re: Viens faire joujou mon "amie"   Sam 12 Jan 2013 - 2:27

Le regard de l'amazone était toujours dans la vague quand elle senti sa propre lâme lui entailler la gorge. Ses mains se crisperents, ses ongles vinrent s'enfoué dans le sable de la capitale. La jeune amazone avait de la difficulté a ce concentrer, son pauvre cerveau n'étant pas encore remis de toute cet brutalité qu'il avait du subir en un si cours laps de temps. Pour ajouter au plaisir, la gorge de notre héroïne avec la texture d'un vieux parchemin érotique de l'antiquité. Le simple fait de déglutir lui semblait douloureux,une douleurs qui était comparable a celle qu'on expérimenterais a avaler un vieux morceau de tôle rouillé. L'amazone ne voulait pas obéir a cet salope de Malebranche, elle ne voulait pas lui laisser le plaisir de vaincre sur elle. Elle sentait sa façade ce fragiliser, son esprit avait besoin d'un moment de repos, ce que Paris ne voulait pas lui laisser avoir. Elle tenta de se relever, mais le contact glacé de la lame sur sa gorge la calma rapidement. Sa cervelle travaillait a toute vitesse, cherchant un échappatoire, espérant presque un miracle, mais le regard et l'attitude générale de la Malebranche lui assurerait qu'elle se ferait un plaisir de la taillader si elle ne répondait pas. Elle déglutit encore une fois, une action toujours aussi douloureuse avant de parler. Sa voix trahissait sa peur et sa faiblesse, deux sentiments qui ne faisait qu'apporter de la honte chez notre amazone.


-M-M-M-Mon nom..Méliss'..Je..Je patrouillait avec mes sœurs.. Ils d-devrait revenir d'un moment a l'autre.. Allez, laisse moi partir et peut être que tu seras é-é-épargner la colère des amazones.


Le mensonge avait été inventé sur le coup du moment et la jeune femme doutait que la Malebranche y croit, mais au points ou elle était, elle ne laisserait pas partir de s'en sortir vivante. On lui avait raconter les horreurs des Malebranche mainte fois, et les subir ne faisait pas partis de son agenda quotidien. Elle allait ouvrir la bouche ,probablement pour proférer une quelconque menace quand le maigre contenue de son estomac remonta dans sa gorge, pour fini sa course dans le sable des Terres Désolées. Je vous épargnerais la description de la mixture a l'odeur abominable, qui de toute façon n'était que de la bille, les rations de l'Amazone étant encore dans le petit appartement merdique. Son estomac était a sec, ce qui expliquait en grande partie sa faiblesse. Méliss' c'était roulée sur le coté, et crachait ce qui lui restait de pris entre les dents. Si un mot pouvait décrire l'amazone a ce moment précis, il serait pathétique.
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Élizabeth
MessageSujet: Re: Viens faire joujou mon "amie"   Dim 13 Jan 2013 - 17:42

Élizabeth s'amusait particulièrement de la situation, ce n'était pas tout les jours qu'elle croisait une Amazone et encore moins qu'elle arrivait à en capturer une. Elles étaient réputées pour ne pas être des plus faciles à vaincre. Sauf que cette Méliss' n'était qu'une faible aux yeux de la Malebrance et le mensonge qu'elle venait d'énoncer était si gros qu'il provoqua un léger soubresaut de rire chez Éli'. La jeune recula vivement quand l'Amazone roula sur le côté pour rendre son déjeuner, tout à fait appétissant comme situation voyez-vous. L'odeur était tout sauf alléchante et Élizabeth dut retirer son haut le coeur, elle avait toujours détester cette odeur âcre de renvoyé. La jeune se trouvait désormais dans le dos de Méliss, la lame de sa tête dernière toujours prête à servir contre sa propriétaire. Une idée germa dans l'esprit de l’orgueilleuse demoiselle, pourquoi ne pas faire de l'Amazone son garde du corps personnel, un genre de toutou de poche.

Profitant de l'inattention de l'Amazone pour fouiller dans ses poches, Élizabeth fini par en sortir ce qu'elle cherchait. Un collier d'intimidation, usé, sale et ayant surement servi plus d'une fois, mais il ferrait l'affaire, surtout qu'elle l'avait récupérer sur un cadavre il y a de ça 3 jours, elle n'allait pas faire sa difficile. Elle se rapprocha de l'Amazone pour lui fixer le collier autour du cou, une tâche un peu délicate puisque Méliss' n'était pas une fille tout à fait docile. Le déclic se fit enfin entendre, le collier était bouclé sur l'Amazone. Il avait fallu lutter à Élizabeth pour y arriver, malgré sa faiblesse apparente l'étrangère n'était pas une proie facile. Satisfaite du résultat, la Malebranche se recula pour aller s'asseoir à quelques mètres de là sur un morceau de débris. Elle fit un sourire arrogant, sa spécialité, à Méliss'.

- Si j'étais toi, j’essaierai pas de l'enlever... à moins que tu ne désires perdre la tête brutalement.

Élizabeth se mit à rire, elle s'amusait elle-même avec ses "plaisanteries" envers l'Amazone. Ne restait plus qu'à attendre la réaction de la dite Méliss'. La Malebranche continuait son petit jeu avec le couteau de sa prisonnière. Comme ce mot pouvait être doux dans ses oreilles, une prisonnière Amazone juste pour elle. Élizabeth avait des idées pleins la tête concernant cette dernière.
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Méliss'
MessageSujet: Re: Viens faire joujou mon "amie"   Dim 13 Jan 2013 - 21:14

La jeune Amazone avait beau se débattre comme une déchaîner, utilisant l'énergie du désespoir pour offrir l'illusion d'une résistance, son encombrante armure la clouait au sol, ses muscles n'arrivant pas a soulever l'armure en ferraille qui semblait soudainement peser une tonne. Elle criait , enfin, des sons qui s'apparentait au cri d'une panthère a l'agonie sortait de sa douloureuse gorge. Son regard était celui d'une bête sauvage qui n'avait plus rien a perde...


Le déclic mis fin a toute ses tentatives de résistances. Elle connaissait l'effet des colliers, elle avait pris un malin plaisirs a voir les têtes de certaines esclaves récalcitrant exploser, la fontaine de sang macabre était l'équivalent de Broadway pour l'amazone. Maintenant qu'elle était la chanceuse qui portait la magnifique invention, elle n'osait plus bougé d'un centimètre. Elle était complètement immobile, agenouiller dans le sable de la capitale, l'odeur de son repas d'avant hier flottant dans ses narines et l'arrière goût était bien présent sur sa langue.Son regard se faisait lointain et sa respiration quasi inexistante brisait a peine le silence. La façade de Méliss' venait de se transformer en un nuage de poussière. Ses mains vinrent tâté sa ceinture, cherchant cette lame, ce réconfort malsain , ce macabre confident qui ne la quittait jamais et qui lui permettait de reprendre le contrôle sur elle même. Les mouvements de l'amazone se faisait frénétiques et paniquer quand elle réalisa que la Malebranche avait sa lame. Des larmes vinrent coulé le long de ses joues quand elle jeta un regard sur la psychotique. Un regard qui l'implorait, qui lui demandait de faire preuve de pitié. Elle se redressa lentement et manqua de s'écrouler sur le sol, son équilibre étant toujours absent a l'appel. De ses mains tremblantes, elle vint arracher le bandage qui lui entourait le bras droit, reveller une peau qui avait plutôt l'apparence d'une planche a découper. Sa peau était parcourue de cicatrices, plus ou moins récente. Il était évident que la jeune femme se les était auto infligées, car ils était tous parfaitement perpendiculaire.. Elle tendi le bras dans la direction d’Élisabeth, la suppliant de lui redonner son précieux couteau.


-D-Donne m-m-m-moi le c-c-couteau..j'-j'-j'en a-a-a-i besoin..po-p-pour..pour..


Sa voix se brisa sur le dernier mot, ses mains parcourant la surface de son collier, elle n'arrivait pas a y croire, elle ne voulait pas y croire. Elle était une femme forte, une amazone..pas un chien..un esclave..Elle avala sa salive, n'arrivant pas a croire ce qu'elle allait dire..elle devait rester forte, elle devait rester libre.. l'envie d'arracher le collier était forte, mais non. Il fallait le couteau.


-P-pour..vous..vous..pour vous protéger...
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Élizabeth
MessageSujet: Re: Viens faire joujou mon "amie"   Mar 15 Jan 2013 - 3:27

Les protestations agressives de l'Amazone s'arrêtèrent dès le déclic du collier, laissant place à des larmes sur les joues de Méliss'. Élizabeth la regardait d'un air neutre, conservant un masque inébranlable, elle ne devait pas faiblir à ce regard piteux. L'Amazone avança vers elle à tâtons, se relevant par moment pour aussitôt perdre l'équilibre et retomber au sol, soulevant un nuage de poussière par ce fait même. Déchirant le bandage qui lui recouvrait l'avant-bras, cette dernière offrit à la Malebranche une vue des moins réjouissante. Une série de cicatrices bien alignées, dont certaines semblaient dater d'il y a moins de quelques jours. Jamais Élizabeth n'aurait pu imaginer qu'une Amazone, une femme forte par définition, puisse s'infliger volontairement de telles blessures. Elle en restait troubler, fixant le bras de Méliss' sans vraiment le voir. Le bras se tendit vers elle et Élizabeth dû en détourner le regard pour regarder le visage de son interlocutrice.

-D-Donne m-m-m-moi le c-c-couteau..j'-j'-j'en a-a-a-i besoin..po-p-pour..pour..

La voix tremblante de l'Amazone montrait bien la gravité de la situation : une faible Malebranche qui venait de lui passer un collier d'intimidation autour du cou. Élizabeth se ressaisit, ce n'était pas le moment de flancher, le risque était bien trop grand. Elle sentait une menace peser sur elle malgré l'outil mortel qui avait transformer Méliss' en esclave dont elle pouvait se servir pour effectuer ses moindres besognes. Un sentiment opprimant qui l'amenait à rester sur ses gardes.

-P-pour..vous..vous..pour vous protéger...

Devait-elle la croire... tel était la question qu'Élizabeth se tournait en boucle. Bien entendu, l'Amazone avait bel et bien besoin de sa précieuse lame pour la protéger, mais alors qui la protégerait de l'Amazone elle-même? Le dilemme était dur à trancher. Un jeu d'échec aux possibilités infinies qui se jouait dans l'esprit de la Malebranche afin de déterminer la marche à suivre. Une part d'elle se sentait mal du sort qu'elle infligeait à Méliss', la traitant comme un simple esclave alors qu'elle devait avoir plus de valeur. D'un autre côté, l'orgueil fort de la jeune fille prenait le dessus, elle venait d'affirmer sa supériorité sur l'autre. Élizabeth lâcha un soupir las, tout cela commençait à lui donner la migraine ce que le soleil plombant au dessus de sa tête n'aidait en rien. Elle regarda une dernière fois son esclave-amazone, un terme qui sonnait bien tout compte fait, avant d'afficher un sourire arrogant.

- Tu l'auras quand nous serons au camp, pas avant. Allez, debout maintenant.

Élizabeth n'attendit pas Méliss' avant de se mettre en marche. Cette journée était somme toute amusant, mais au combien épuisante, et le chemin de retour était plutôt long, mieux fallait ne pas traîner. De plus, un sacrifice était prévu ce soir et la Malebranche avait bien envie d'y amener son nouveau toutou de poche.
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Méliss'
MessageSujet: Re: Viens faire joujou mon "amie"   Mar 15 Jan 2013 - 4:33

Le regard de l'Amazone resta figé sur le dos de la Malebranche tandis qu'elle s'éloignait tranquillement, comme si de rien n'était. Méliss' pouvait imaginer ce sourire arrogant, ce sourire victorieux qui insultait,rabaissait et détruisait la vulnérable jeune femme. Des larmes silencieuses coulait encore sur son visage, des larmes qui laissait des traces claires sur son visage salis par la vie d'amazone. En effet, ses larmes faisait des traînées évidentes sur ses joues qui était couverte d'une mixture de sang et de sable qui semblait être bien populaire dans les terres de la capitale. A chaque inspiration, Méliss' sentait le collier qui lui enserrait le cou, lui rappelant a chaque secondes que sa vie tenait entre les mains d'Elizabeth. Même le poids de son arme , qui était toujours a sa ceinture, semblait inexistant en comparaison.


La jeune femme voulait sa lame,il lui fallait. Elle se sentait comme une junkie en manque. Elle agonisait en son fort intérieur. C'était ce manque qui motivait la jeune femme a suivre la Malebranche. Elle était prête a faire tout pour sentir la morsure rassurante de sa lâme. Bien sur, cette motivation ne rendait pas un semblant de force a la jeune femme, qui trébuchait a chaque trois pas avec la précision d'un clarinettiste perfectionniste. Pourtant, a chaque chute, elle se relevait, sanglottant toujours silencieusements. Ses dents grincaits et elle ne pouvait s'empecher de grater ses vieilles cicatrices, trouvant une motivation perverse dans la douleur que cela lui procuirait. L'amazone n'avait aucune idée ou cette marche allait la porter, mais cela ne lui importait peu, elle suivait aveuglément la Malebranche, ne prenant pas notes de la route. Toute précautions étaits disparut dans la cervelle de la pauvre Junkie. Elle avait perdu la notion du temps et de l'espace, son corps fonctionnait péniblement en mode automatique.


Jusqu'a ce que la Malebranche se stoppa,tout comme l'Amazone, qui avait le teint pâle, livide même. Sa respiration était sifflante, et un filet de sang assez important coulait le long de son bras, ses ongles ayant ouvert ses cicatrices les plus récentes. Devant eux, le camp Malebranche se tenait devant eux, et un immence sentiment de peur envahit le psyché de Méliss'.
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Élizabeth
MessageSujet: Re: Viens faire joujou mon "amie"   Jeu 17 Jan 2013 - 4:51

Élizabeth ralenti le pas au fur et à mesure que les deux femmes approchaient du campement des Malebranches, allant jusqu'à s'arrêter complètement quand elles furent en vu du camp. Devant eux, légèrement contre-bas, se trouvait la place centrale de l'organisation Malebranche. Un lieu pentu entièrement dégagé hormis quelques gros débris ça et là qui servait en quelque sorte d'estrade durant les rituels, puisque c'était le lieu où se déroulaient les plus importants rituels durant lesquels tous étaient convié. Tout autour, était disposé les abris de fortunes des Malebranches formant neuf cercles distincts, un pour chaque péché puni par le gang. Le camp n'avait rien de bien spectaculaire pour un observateur, des abris délabrés fait avec les matériaux du bord, des tentes usées par le temps, quelques membres qui traînaient ça et là, s'occupant à des jeux macabres. Tout à fait normal.

Élizabeth tira une fraction de seconde Méliss' par le bras, elle désirait rentrer chez elle. En mettant la main sur le bras de l'Amazone, la jeune fille se mit du sang dans la paume de main, main qu'elle secoua avec un air dégoûté par la suite. Éli' ne dédaignait pas le sang, mais être souillé par celui d'une étrangère ne faisait pas parti de ses habitudes. Elle se remit en marche, forçant l'Amazone à marcher derrière elle. La Malebranche se tenait la tête haute, un air fier sur le visage. Elle aimait voir les regards se fixer sur sa captive, son orgueil étant gonflé à bloc en cet instant. Ce qu'elle aurait aimé voir le visage de son paternel aujourd'hui, elle aurait pu lui montrer à quel point elle était la meilleure, mais ce jour de vengeance morale envers son père ne viendrait jamais puisqu'elle avait choisi il y a déjà plus d'un an de le quitter, lui et toute sa famille ignoble.

Les deux demoiselles furent bien vite en face de ce que l'on pourrait qualifier de demeure d'Élizabeth. Un montage précaire de morceaux hétéroclites formant un abri de deux pièces, puisque la jeune femme avait tenu à séparer sa vie plus publique de celle strictement privée. La Malebranche entra à l'intérieur sans un mot, laissant la porte, une lourde plaque de métal, ouverte comme signe d'invitation pour l'Amazone afin qu'elle entre à son tour. Élizabeth s'impatienta, laissant un regard mauvais à Méliss' qui lambinait derrière. D'un signe de tête, elle indiqua l'unique chaise à l'Amazone, lui ordonnant silencieusement d' prendre place. Quand la captive eut suivit les ordres, Élizabeth détourna son attention pour fouiller dans une boîte posée dans le coin est de la pièce. Revenant vers Méliss', elle lui montra un morceau de bandage plus ou moins blanc ayant servit déjà quelques fois.

- Tend le bras que je soigne tes plaies, vaudrait mieux que ça ne s'infecte pas.

La voix d'Élizabeth était douce, aucun accent de mépris ne se faisant attendre. Un changement d'attitude surprenant.
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Méliss'
MessageSujet: Re: Viens faire joujou mon "amie"   Jeu 17 Jan 2013 - 5:31

La jeune Méliss' n'ayant pas le choix d'augmenter la cadence, sa tortionnaire la traînait maintenant par son bras, son bras ensanglantée et si sensible. Traîner était un verbe plus qu'adéquat, considérant que la jeune femme avait autant de force dans les jambes qu'un paraplégique sodomite allemand. Ses muscles s'était métamorphoser en véritable centrale de douleurs qui alimentait son pauvre système nerveux en stimuli qui était tout sauf agréables. La jeune femme sentait le regards des Malebranches sur son corps, ce corps qui était source de fierté par le passez ne semblait qu'être que sources de hontes et et se moment elle aurait bien troquer son armure métallique pour une bonne vieille tenue Hazmat . Elle entendait les sifflements, les remarques vulgaires et désobligeantes, ainsi que certaines menaces qui glaçait le sang de l'Amazone antropophobe. Elle n'osait pas lever le regard, Méliss cherchait un réconfort dans le sable qui couvrait le sol, ce sable qui était le même partout dans Paris, ce sable familier. Elle ne savait pas ou la Malebranche l'amenait, mais elle voulait presque y être. Elle voulait être seul, ou du moins êtres débarrasses des inférieurs, car son pauvre organisme était sur le point de s'autodétruire tant son cœur battait rapidement. Son teint devenait de plus en plus pâles, ce qui était alarmant.


L'amazone faillit bien se manger le cadre de porte en pleine gueule quand elle entra dans la modeste demeure d'Elizabeth. Ses muscles était sur le pilote automatique tandis que sa pauvre cervelle tentait, tant bien que mal , de ce mettre en veille. Elle avait encore le minime espoir que tout ceci était un mauvais rêve, qu'elle c'était assoupi a son poste de garde, mais tristement, ce genre de truc n'arrive que dans les séries télés pour mômes.Et puis, l'inconfort de l'unique chaise en métal semblait beaucoup trop réel pour être le résultat d'une simple cauchemars. Elle avalait nerveusement sa salive, et senti par la même occasion la morsure du collier. Une partie d'elle ne voulait qu'arracher la saloperie, et ainsi en finir, mais la mort la terrifiait tout autant que ce qui l'attendais parmi les Malebranche. L'Amazone était enfouie dans de bien sombres réflexions quand la voix d'Élizabeth lui refit prendre contact avec la Terre. Quelque chose sonnait louche dans son ton. Un changement radicale qui n'augurait rien de bon. Méliss' resta un bon moment a fixer le visage de la psychotique, incrédule et méfiante, jusqu'à ce qu'une touche d'impatience se fit voir et que la jeune femme se vit contrainte de tendre le bras, pour éviter de ce le faire arracher par une Malebranche en colère.


-Après...tu me files mon couteau...


C'était bien une demande que l'Amazone faisait, mais toute trace de détermination et de férocité manquait toujours a l'appel. Chaque syllabes prononcer semblait lui demander un effort titanesque et sa voix était aussi intimidante que le jappement d'un labraniche sauvage de Malaisie.
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Élizabeth
MessageSujet: Re: Viens faire joujou mon "amie"   Jeu 17 Jan 2013 - 5:56

Méliss' finit par tendre le bras et la Malebranche le saisit délicatement, à la manière de la mère qui attrape doucement son nouveau-né. Un geste de sympathie, sentiment étranger à Élizabeth depuis un long moment. Elle se souvenait clairement d'une scène semblable durant laquelle elle n'avait été que spectatrice. Elle se souvenait de sa mère demandait à son aînée de tendre le bras de la même manière, elle se souvenait de la douceur des gestes, de la bonté dans le regard, elle se souvenait de tout comme si c'était arrivé hier, mais cela faisait bien des années. Élizabeth répétait les gestes appris de sa mère, faisant abstraction de l'individu qu'elle prenait le temps de soigner ainsi. La Malebranche avait entendu la demande faible de l'Amazone, elle allait flancher. Trop de similitude avec le passé. Elle devait s'isoler, faire le vide pour oublier et revenir au moment présent, cette faiblesse était dangereuse.

Un peu d'eau pour nettoyer la plaie, puis en enroule le bandage avec souplesse dans le sens des aiguilles d'une montre, voilà la simple routine apprise par Élizabeth. Des gestes bien banales, mais qui ramenait notre arrogante Malebranche à une époque où tout était différent dans sa vie, où elle était différente. Élizabeth senti les larmes lui venir aux yeux et elle dut détourner la tête une fraction de seconde pour masquer son trouble et reprendre le contrôle de la situation. Elle finit le bandage de Méliss' rapidement pour abréger ce moment qui n'avait que trop duré. Élizabeth sorti la lame de l'Amazone de sa ceinture et la tendit à cette dernière avec un regard dur.

- Tâche de ne pas faire de bêtises en ce lieu, tu ne voudrais certainement pas servir de sacrifiée pour la cérémonie de ce soir.

Élizabeth comptait bien amener sa nouvelle acquisition au rituel lorsque la nuit viendrait à tomber, elle pourrait ainsi montrer à tous comment elle avait pu vaincre une Amazone à la réputation farouche.
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Méliss'
MessageSujet: Re: Viens faire joujou mon "amie"   Jeu 17 Jan 2013 - 6:40

Les yeux de l'Amazone semblaires s'illuminer quand sa poigne se rafermit sur sa lâme, l'acier venant s’enfouir dans les chaires de sa paume. Elle poussa un soupire satisfait, tandis qu'un sourire zène des plus étranges vint s'étamper sur le bas de son visage. L'espace d'un instant, elle avait oubliée le collier explosif et cet étrange Malebranche, mais cette illusion des plus fantasmagorique fut rapidement dissiper par la voix d'Élizabeth, qui semblait froide et hostile. Pour la première fois depuis leur arrivé au camp, la jeune femme réussit a regarder le visage de sa tortionnaire, l'espace d'une nano seconde avant de détourner le regard. On ne pouvait le nier, la Malebranche avait un don pour intimider, sans dire un mot. De tout ses gestes émanait une puissances muettes, une force bien caché que l'Amazone se voyait forcé de respecter, pour le moment. Elle concoctait un plan, enfin, dans les limites que ces quelques neurones encore active lui permettait. Peut être si elle rentrait dans les bonnes grâces de la Malebranche, elle pourrait se débarrasser du collier avant de lui arracher tous les os du corps? De toute manière, elle n'avait pas le choix si elle voulait resté en vie, non?


Enfin, elle avait assez pensée pour le moment, et puis, elle avait un rituel d'une importance capitale a faire. Tandis que la Malebranche l'observait, la jeune femme agrippa son couteau et entreprit de le nettoyer avec les moyens du bord. Elle qui vouait une admiration folle ,considérant l'outil comme un dieu, elle n'osait pas prendre l'eau irradié, elle n'y prenait pas confiance.La Malebranche avait souillé son object, son memento, son seul moyen de contrôle, elle se devait de le nettoyer avec son sang. D'un mouvement fluide, elle s'entailla la paume violament, laissant ainsi couler un mince filet de sang dans sa main qu'elle tacha de ne pas faire tomber sur le sol tandis qu'elle recouvrait la lame de l'outil ainsi que sa prise de sa précieuse hémoglobine. Son visage était fermé, ses traits fixées dans une expression de concentration intense pour ce rituel qu'elle faisait a chaque six jours. Ce rituel qui lui permettait de reprendre un maigre contrôle sur elle même, de solidifier sa facade. De faire remonter cette haine qui lui servait de carburant. Deja, on pourrait remarquer cet haine et cet rage qui pointait le bout de son nez dans les pupilles de l'Amazone. L'Amazone tantait de refaire surface, tant bien que mal. Le rituel était long, très long, et elle croyait sentir le regard de la Malebranche jusqu'à ce qui semblait être du pain et un tranche de radcochon vient atterrir sur le sol a ses pieds. Son estomac grondait, ses glandes salivaires fonctionnait a plein régimes. Elle manga le maigre repas avec appétit, ne laissa pas une miette sur le sol. Bien sur, le goût était tout sauf agréable, on était loin de la fine cuisine d'avant guerre, mais ce maigre repas suffit pour lui redonner un semblant de force.



Le temps avançait toujours, et les deux femmes n’échangeait peu de mots, l'Amazone étant préoccuper avec son couteau. Elle faisait quelques tours de passes passes, se concentrant sur cet tâche pour éviter de faire une rechute vers la faiblesse, vers le passé. Elle tentait de s'imaginer ses sœurs qui la méprisait, qui lui ra pellait cet échec. Et cela la motivait, tant bien que mal. Elle serrait les poings, et fit craquer toutes les articulations qui était possibles. Méliss' semblait s'être déconnecter de la réalité, elle était dans son petit monde personnel remplis de sang, de douleurs et de mort. Comme plus tôt, ce fut cet voix qui la resorti de se petit monde parfait. Apparemment, c'était l'heure du rituel...
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Élizabeth
MessageSujet: Re: Viens faire joujou mon "amie"   Ven 18 Jan 2013 - 4:07

Dissimuler les faiblesses, ne montrer que le côté sombre et dure de sa personnalité, un apprentissage qui avait été long et douloureux pour Élizabeth, mais elle y était arrivée. Ce n’était pas le moment de flancher, surtout pas avec l’étrange Amazone sous son toit. Elle commençait à regretter quelque peu son acquisition. En effet, Méliss’ venait de s’entailler la paume pour souiller sa lame de sang. Le liquide carmin coulait doucement en un filet que l’Amazone maîtrisait parfaitement. On pouvait croire qu’elle devait faire cet espèce de rituel fréquemment, certainement une des raisons qui expliquait toutes les cicatrices sur son corps, du moins sur la partie exposé de son anatomie.

Élizabeth détourna le regard, non pas par dégout, mais par ennuie. Elle avait déjà vu bien pire parmi les jeunes Malebranches, la prestation de Méliss’ ne faisait que démontrer son état d’esprit dérangé. Éli’ ne doutait pas un instant du fragile équilibre mental de l’Amazone, qui semblait une seconde aussi solide que le roc, puis fragile tel une fleur de printemps l’instant suivant. Une personnalité qui fascinait la Malebranche qui gardait un œil sur sa prisonnière tout en s’occupant de sa propre préparation pour le rituel de ce soir. Elle avait déjà hâte d’y être, d’être admirée, d’être crainte.

Le temps passait lentement, le ventre d’Élizabeth lui rappelant bruyamment l’heure avancée. Elle se prit une tranche de ce qu’on pourrait qualifier de simili pain ainsi qu’une de radcochon, servant froidement le même menu à Méliss’ sans un regard. Elle vit l’Amazone s’empiffrer en avalant le tout rapidement. Éli’ s’assit dans un coin sur une table basse, observant sa captive effectuer quelques jeux de mains avec sa lame. Elle reconnaissait que Méliss’ était doué à ce petit jeu, pas une seule fois elle laissa tomber le couteau qui était devenu une extension de son corps. Fascinant.

Le ciel s’était assombrit, le moment tant attendu approchait. Élizabeth se redressa en silence, ramassant ses maigres affaires. Elle n’avait pas besoin de grand-chose là où elles allaient, hormis sa lame personnelle qui pouvait toujours être pratique en cas de besoin, pour corriger une captive récalcitrante par exemple…

- Allez debout fainéante, c’est l’heure.

Élizabeth sorti de sa propre demeure en grommelant, elle n’aimait pas attendre. La Malebranche releva la tête, fixant un point que seule elle pouvait apercevoir. S’impatientant, elle passa le haut du corps dans l’entrebâillement de la porte pour intimer l’Amazone de se dépêcher d’un simple regard. Elle se recula pour laisser sortir Méliss’, la poussant pour qu’elle marche juste devant elle. Élizabeth préférait ne pas prendre la chance d’avoir l’Amazone dans le dos maintenant que cette dernière semblait aller mieux et qu’elle avait récupéré sa lame.

Il leur fallu peu de temps pour attendre le rassemblement. Le rituel était sur le point de commencer. Élizabeth sentait les regards se pauser sur sa captive et elle-même. Elle souriant de manière arrogante en lançant des regards froids à ceux qui s’approchaient de trop près. Méliss’ restait sa propriété privée, même si elle l’exposait aux yeux de tous. La Malebranche attrapa par son joujou par le bras pour la traîner à sa place, au second rang vers la droite du cercle, parmi les autres membres de son cercle. Tout une bande d’individu orgueilleux à l’os qui détaillant l’Amazone de bas en haut, de quoi rentre mal à l’aise la captive. La tête haute, l’air fier, Élizabeth restait de marbre, se contentant de sourire par moment.

Leur chef arriva enfin, le rituel allait pouvoir commencer. Élizabeth n’était pas certaine de l’horaire de ce soir, mais elle présumait qu’il y aurait mort d’homme compte tenu de la lune absente. Un soir de grande joie qui se devait d’être célébré comme il se doit. La Malebranche avait vu juste. Une femme, qu’elle reconnaissait comme appartenant au cercle de la luxure pour l’avoir aperçu quelques fois en compagnie de jeunes hommes aux tenues légères, s’avança à la suite du chef, prenant place au centre même du grand cercle qu’ils formaient ainsi rassemblés. Ils se mirent à chanter, formant un immense cœur de leur voix à l’harmonie. Magnifique. Le seul mot que pouvait trouver Élizabeth pour décrire ce moment. Elle regarda sans broncher le premier rang s’avancer pour former une ronde sombre autour de la demoiselle. Cette femme qui ne tarda plus à périr sous la lame tranchante du chef de cérémonie qui lui trancha proprement la gorge en un mouvement net. Le chant redoubla d’ardeur. Mort il y avait eu. La lune de demain serait rouge tel le sang qui s’écoule de la plaie béante de la Malebranche sacrifiée.

Élizabeth trépignait de bonheur, le moment du sacrifice était toujours son préféré même si elle ne raffolait pas de tout ce sang bêtement perdu dans le sable. Ils pourraient faire un bien meilleur usage de ce liquide ferreux. Elle tourna la tête pour fixer l'Amazone toujours à ses côtés.

- Un si beau sacrifice, j'espère que tu as apprécié le spectacle. Désormais, tu sais à quoi t'attendre en cas de désobéissance.
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Méliss'
MessageSujet: Re: Viens faire joujou mon "amie"   Ven 18 Jan 2013 - 5:00

L'amazone jetta un regard froid a la représentante Malebranche, sa gorge douloureuse ne lui permettait pas de sortir une insulte bien poignante. Imaginer la honte, si la voix de l'Amazone s'aurait briser en plein milieux de son insulte. Et puis, le collier dans son cou lui inspirait toujours peur, elle n'avait pas envie de le faire sauter mégarde a cause d'une saute d'humeur. De toute manière, le seul regard de l'Amazone était tout aussi aggresif, sinon plus, que la plus vulgaire des insultes qu'un peuple occidental d'avant guerre aurait pus inventé. Bien sur, l'Amazone prit tout son temps pour se lever, s'étirant de toutes les manières possibles, son corps devant momentanée un concert de craquements, tous les plus macabres les uns que les autres. Le regard de la malebranche fut une assez bonne motivation tandis qu'elle franchi la porte,avant de se faire brutallement poussé par sa tortionnaire.


Cette fois, sa tête était lever et elle n'hésitait pas a retourner les regards des autres psychotiques. Son visage été fermés, mais ses yeux exprimait une hostilités des plus dangereuses. Un grognement sourd montait de sa gorge,un grognement qui était quasi impossible a entendre par dessus les bruits que la masse de psychotiques produisait. Ses deux poings étaits crispées le long de son corps, ses jointures blanchits par l'effort et ses dents grincants si fort que les cadavres des dentistes oubliées se roulait dans leur tombes. Garder son calme lui demandait toute sa volonté et quand elle senti le main de la Malebranche sur son bras, elle faillit le lui tordre par instinct. Elle effleura la lame de son couteau subtilement, son cœur reprenant un rythme plus adéquats pour la situation tandis qu'elle se faisait trainée a sa place.



Elle sentait les regards des psychotiques sur sa chaire scarifiées et sur sa peau bronzées par deux décennies de vie dans les ruines des terres désolées. Elle sentait leur jugement, leur sourire orgueilleux, les hochements de têtes approbateurs. Elle entendait les murmures,ce qui était presque impossible par dessus le son ambiant. Peut être imaginait t'elle tous ses murmures? Peut être était t'elle finalement folle? Méliss' écarta cette possibilité, concentra ses sens sur le spectacle qui se déroulait devant t'elle. Elle y avait assister, une fois en secret, mais cette fois, elle était au premier rang. Son regard balayait la scène, ses oreilles essaye de comprendre les chants barbares, quasi gutturales, ses yeux essayait de comprendre les mouvements des ombres. C'était déroutant, captivant et effrayant. L'Amazone avait le regard fixé sur la scène, une fascination morbide l'habitant, l'énergie de la foule l'envahissant, la remplissant d'énergie a son tour. Tout ceci stoppa quand le sacrifice humain tomba dans le sable, le sang coulant toujours a flot de sa gorge. L'Amazone réalisa qu'un inférieur avait tuée une femme.


Les sons se furent sourds dans les oreilles de l'Amazone, ses mains tremblait a nouveaux, ses yeux injectée de sang semblait briller d'un feu ardent. Elle ne tremblait pas de faiblesse, mais de rage. Elle n'etendi même pas les paroles d'Élizabeth, sa voix n'étant pas plus forte que celle d'une souris muette ayant une laryngite. Un aveugle aurait remarqué ce qui clochait..Elle allait exploser. Et elle explosa, quand un psychotique eu la brillante idée de lui effleurer le postérieur, volontaire ou par accident, cela n'importait peu. En l'espace d'une seconde, la jeune femme avait agripper son couteau et l'avais planté dans le dos du malheureux, un punk a la crête turquoise, qui criait de douleurs en tentant de déloger la lame de ses chaires. Malheureusement pour lui, l'Amazone était deja sur lui et lui frappait la tête sur le sol avec la force d'une déchainer, poussant un hurlement primitif tandis que le pauvre cerveau inexistant du psychotique se retrouvait peu a peu sur le sable..
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Élizabeth
MessageSujet: Re: Viens faire joujou mon "amie"   Mar 29 Jan 2013 - 17:03

Tout ce passa à une vitesse surprenante, si bien qu'Élizabeth n'eut pas la possibilité d'intervenir pour éviter la suite des choses. Elle fixait, sans vraiment la voir, sa captive qui abattait froidement un Malebranche, l'achevant brutalement en lui fracassant le crâne à plusieurs reprises sur le sol. Il n'y avait plus rien à faire pour l'homme, quoique personne ici n'aurait fait quoique ce soit de toute façon. La mort emportait toujours les plus faibles, ainsi que ceux qui avaient le don de faire des bêtises. La psychotique ne fit pas un seul mouvement quand les membres du gang qui se trouvaient tout près sautèrent sur l'Amazone. Après tout, cette dernière méritait une punition et puis Élizabeth était curieuse de voir comment elle se débrouillait en combat rapproché. La jeune fille calcula tranquillement un bon 10 minutes, laissant le loisir à tous ceux qui le désiraient de martyriser sa captive. Ce délais écoulé, elle n'eut qu'à lancer un regard plein de sous-entendu à l'assemblé, c'était sa manière de faire autorité, on la contestait rarement en voyant la cruauté dans ses yeux. Élizabeth repéra un "ami" à elle, lui demandant silencieusement de traîner l'Amazone amochée jusque chez elle, pas question de tenter encore une fois de porter elle-même ce poids mort.

On déposa l'Amazone sur le sol, plutôt on la laissa tomber sans ménagement, tandis qu'Élizabeth s'assoyait sur la table pour la fixer froidement en attendant son réveil encore une fois. Cette captive lui amenait plus de soucis que de bénéfices tout compte fait, mauvais investissement. Profitant de l'état comateux de Méliss', la Malebranche vérifia le collier une fraction de seconde, tout dommage pouvant causer une explosion soudaine et inattendue. Elle récupéra finalement la lame de l'inconsciente, pas question de lui laisser une seconde de plus, lui rendre avait été une grave erreur, Éli s'en rendait désormais compte. C'est qu'elle était bête parfois cette Malebranche, tout embrouillée dans son esprit tordu pour voir venir les gaffes aussi visibles soient-elles. Impatiente de pouvoir engueuler l'Amazone, Élizabeth attrapa un sot d'eau irradiée qu'elle lui versa sans mégarde sur la tête. Certes, l'eau irradié sur les plaies n'était pas une des meilleures options, mais la Malebranche n'en avait cure, pas maintenant qu'on murmurait sur son passage à cause de cette pitoyable individu qui gisait mollement à ses pieds. Finissant de réveiller Méliss' d'un coup de pied dans les côtes, elle se rassit sur le table, ne la quittant pas des yeux. Dès que cette dernière émis un son semblable à un borborygme indigène son regard s'enflamma.

- Fini de dormir la belle au bois dormant !?!?, elle hurlait pratiquement ces paroles d'un ton sévère, Tu mériterais que je te fasse exploser la tête ou bien j'aurais dû te laisser aux membres des luxures, ça t'aurais servi de leçon, sale garce.
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Viens faire joujou mon "amie"

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