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 Pecheurs en eaux troubles

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Le Gourmet
MessageSujet: Pecheurs en eaux troubles   Jeu 3 Jan 2013 - 21:15

Vient d'ici

- Bon, heu... suis moi.
Tiphaine ouvrit en grand la porte qui menait dans la ruelle.
- T'as jamais "péché" le mollusque vitreux j'me trompe ? Bon ben je vais éssayer de faire en sorte que cette première soit la moins déplaisante.
Le patron avait pendu par les pieds, contre un mur de la ruelle, un Radcochon, l'animal mutant et horriblement difforme se débattait en poussant un "grrroiiiiin" strident.
- Il faut commencer par l’appât. Et cette merde boursoufflé c'est notre appât. De premier choix à ce que je vois. Elle se rapprocha de l'animal en montrant du bout de sa hache. Ca tu vois, un radcochon c'est dégueulasse mais celui ci est malade, mais regardes moi cette jambe comme elle est enflée ! Ça doit être la goutte.
L'une des cuisses du cochon était toute boursoufflée comme couverte d'ecchymoses, du pus suintait d'une des protubérances.
- Le patron il achète des animaux malades aux marchands qui font route pour Lutéce, ça coute presque rien.
Braun arriva à leur coté et posa une bassine en bas de l'animal. Tiphaine se rapprocha à son tour, les sourcils froncés et le nez plissé, l'odeur était absolument infect. "j'dirais qu'cest une femelle, m'enfin qu'est ce qu'on en a à foutre tu m'diras, aller au boulot". Elle tapota l'épaule de Braun et mima d'égorger l'animal, l'enfant goule recula en secouant sa tete de gauche à droite et lui tendit le couteau. Tiphaine lui prit des mains en râlant et après une longue inspiration, ouvrit la gorge de l'animal qui couinait plus que jamais en se convulsant à telle point qu'il devait se briser les os contre le mur. Le sang, fumant, tombat d'une floppée dans la bassine puis le reste dégoulinant le long de la tête du porc.
- Ah nom de dieu ! Bon aide moi à le décrocher de là Sébastien.
La carcasse tomba sur le bitume avec un bruit mate, elle tapota encore une fois l'épaule du gosse qui alla chercher puis donner aux deux humains une vieille blouse chacun.
- Là c'est le plus marrant. Fit elle en pince sans rire.
Tiphaine leva haut au dessus de sa tête la hache qu'elle abattit de toute ses forces. Il fallut plusieurs "Tchac, splothch" et quelques "crac" quant on arrivait sur un os pour sectionner l'une des jambes. Elle continuait sans s’arrêter à hacher la carcasse qui se mettait à dégager une odeur de plus en plus insoutenables quant elle arriva aux abats, les viscères lancèrent d'un coup leurs odeur fétide dans l'air, maintenant elle devait s’arrêter pour respirer une grande bolée d'air entre chaque coup. "c'est absolument... dégueulasse", elle arriva au milieu du corps, essoufflé, la gorge serré... "ah non... merde, je crois qu'on a la certitude que c'est une femelle maintenant pas vrai" ? Le dernier coup avait révélé une forme presque translucide et rosâtre avec des petits yeux noirs et un cordon au milieu du ventre.
- Continue, je n'en peux plus. Fais des... des petits morceaux, le plus petit que tu puisses avant de gerber.





La besogne finis il ne restait qu'un amas de chaire et d'os saignant sur le sol de bitume.
- Tu vois les blouses que nous a apporté Braun, c'était pas pour protéger nos vêtements des éclaboussures.
Avec une pelle elle remplie trois grands sceau en fer des restes de l'animal.
- Bon, maintenant on va vers la Seine, ce n'est pas bien loin c'est déjà ça. Une fois arrivé on va balancer le baque de sang puis se barbouiller la veste avec... les restes, faudra mettre le plus de morceaux que l'on peut dans les poches... Et puis on se jette à l'eau ! On empeste tellement que les mollusques vitreux vont se jeter sur nous ! Ah ! Bon, Braun va nous passer les harpons. Mince où il est passé ce...
Elle ne mis pas longtemps à le trouver et lui à ramener quatre "harpons", sortent de petites lances avec un manche en bois une longue pique en fer et une autre recourbée vers l'intérieur.
Ils partirent tout les trois vers la Seine, trimbalant derrière eux une odeur à réveiller un mort.
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Sebastien Japrisot
MessageSujet: Re: Pecheurs en eaux troubles   Sam 5 Jan 2013 - 2:50

- Bon, heu... suis moi.
T'as jamais "péché" le mollusque vitreux j'me trompe ? Bon ben je vais essayer de faire en sorte que cette première soit la moins déplaisante.


Nous étions dans la ruelle jouxtant le restaurant. Tiphaine, Braun et moi... Et un gros Radcochon suspendu par les pattes arrières.

- Il faut commencer par l’appât. Et cette merde boursoufflé c'est notre appât. De premier choix à ce que je vois. Elle se rapprocha de l'animal en montrant du bout de sa hache. Ca tu vois, un radcochon c'est dégueulasse mais celui ci est malade, mais regardes moi cette jambe comme elle est enflée ! Ça doit être la goutte.
Le patron il achète des animaux malades aux marchands qui font route pour Lutéce, ça coute presque rien.


J'avais vivant devant moi le genre de truc qu'on nous donnait à bouffer dans la fosse. L'odeur qui se dégageait de la bête était agressive pour le nez.
- j'dirais qu'cest une femelle, m'enfin qu'est ce qu'on en a à foutre tu m'diras, aller au boulot
J'approuvais d'un hochement de tête. Je parlais assez peu.

Brau refuse d'égorger le cochon et Tiphaine s'en charge finalement, bien qu'un peu à contre cœur, et je la comprend. Le cochon pue encore plus une fois ouvert... Un coup de couteau dans la gorge ouvre une plaie béante par laquelle le sang coule à flot, avec même quelques giclées au début qui éclabousse le mur et jusqu'à mes chaussures.

- Ah nom de dieu ! Bon aide moi à le décrocher de là Sébastien.
- Tout de suite!
et j'allais l'aider à décrocher l'animal qui avait finalement cessé de bouger.

Après ça, c'était d'après Tiphaine "l'étape la plus marrante". Découper la carcasse avec une hache de bucheron. C'est un travail nettement moins précis que de préparer un Moucham, et l'odeur est de pire en pire, me rappelant vraiment les pires moments dans la Fosse.

- ah non... merde, je crois qu'on a la certitude que c'est une femelle maintenant pas vrai...
Cette fois c'était bel et bien immonde, oui. Un coup de hache avait éventré un fœtus de cochon, encore à l'intérieur de sa mère.
Tiphaine n'en peux plus, elle me passe la hache et me laisse finir. Je prends mon courage à deux mains, et je remplace la pauvre joueuse de trashball, qui a l'estomac retourné. Moi aussi, mais j'ai peut-être un peu plus l'habitude des odeurs macabre, et je n'ai pas pris de petit déjeuné.
Le manche de la hache s'est couvert d'un sang épais et poisseux et glisse à chaque coup, mais après une demie heure d'effort, j'arrive à la fin. La Radtruie n'est plus qu'un amas de viscères de chaire et d'os broyés.

- Tu vois les blouses que nous a apporté Braun, c'était pas pour protéger nos vêtements des éclaboussures.
Elle rempli des sceaux avec la purée de radcochon en continuant de m'expliquer:
- Bon, maintenant on va vers la Seine, ce n'est pas bien loin c'est déjà ça. Une fois arrivé on va balancer le baque de sang puis se barbouiller la veste avec... les restes, faudra mettre le plus de morceaux que l'on peut dans les poches... Et puis on se jette à l'eau ! On empeste tellement que les mollusques vitreux vont se jeter sur nous ! Ah ! Bon, Braun va nous passer les harpons. Mince où il est passé ce... Elle cherchait Braun qui lui, cherchait les harpons, qui nous serviraient à chasse les mollusques.
C'est une méthode de chasse innovante et sans doute surtout très dangereuse.

Nous marchons jusqu'à la seine, occasion d'une balade, mais nous ne parlons presque pas, l'odeur nous rendant muet. Mieux vaut garder la bouche fermée.
Arrivé sur les berges de seine, Tiphaine se prépare et j'en fais autant. Nous sommes à quelques pas de l'eau vertes qui clapote tranquillement, pour le moment. Je retire une partie de mes vêtements, pour ne pas les salir, et passe la blouse. Je me tartine généreusement de tripes de cochon, retenant les hauts de cœur. Un peu de courage, j'ai traversé pire!
Puis Tiphaine renverse le sceau de sang dans l'eau, la chasse est ouverte.

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Le Gourmet
MessageSujet: Re: Pecheurs en eaux troubles   Mer 9 Jan 2013 - 17:13

le sang se répandit en tache d'huile sur l'eau, il fallut attendre une dizaine de minutes pour que le rouge ait totalement disparu, emporté par le courant. Les quelques morceaux de viandes lancées dans la Seine coulèrent rapidement... mais toujours rien.
- Bon, entrons, à mis cuisse, pas plus. En rentrant je demanderais au patron de nous passer un peu de radX ou de radaway. Et un bac d'eau chaude avec du savon, bordel quelle poisse.
L'eau verdâtre semblait presque épaisse tellement elle était opaque et semblait vous engluer, et on ne savait jamais si c'était le courant ou une tentacule qui vous effleurait les pieds sans plonger son harpon. Il fallut encore dix minutes pour qu'un mollusque se présente enfin. Un jeune et frêle, ils n'eurent aucun problème à l'abattre, Tiphaine lui planta la lance au milieu du corps pour le bloquer et Sebastien lui administra le coup fatal sur son point faible : l’œil. Le mollusque se retrouva dans la bassine qui contenait il y a peu le sang du cochon. Braun se chargea de l’éviscérer mais prit la peine de jeter les organes sur la terre ferme, si les autres mollusques vitreux sentaient le sang d'un de leur semblable il fuyait.

La "pêche" s'éternisait, vingt minutes... et puis une heure passèrent sans qu'ils n'attrapent autre chose qu'un mollusque encore plus jeune et rachitique que l'autre qu'ils avaient harponné.
Une voix derrière eux les héla :
- Hé mais c'est notre terrain ça !
Deux types, ridicules dans leur combinaisons "faites maison" ( une tenue jaune où ils avaient placé des crochets, et accrochés sur ces derniers se trouvait des morceaux de viandes ), celui qui avait parlé continua :
- Ca fait une dizaine d'années qu'on pêche et un an ici, ce coin est à nous.
Son compagnon semblait plus occupé à vouloir vider le contenu du baque plastique qu'il tenait, il vida le contenu puant dans l'eau, du sang avec des morceaux qui se répandirent tout autour de lui, le type recula de quelques pas et pu respirer.
- Ca fait trois putains d'années que je chasse le mollusque ici et je vous ait jamais vu, qu'est ce que tu me raconte là ?
L'autre type balanceait des bouts de viandes qu'il avait dans la poche le plus loin qu'il pouvait dans la rivière et se mit à tatoner le terrain avec sa longue perche et lança à son camarade :
- Bon on va pas se faire chié, il y en a bien assez pour tout le monde de ses saloperies... Tiens en parlant de ça je crois que...
Il s’avança jusqu'à avoir l'eau jusqu'à mi-corps sa perche enfoncée dans les profondeur... et il fut entrainé par le fond.
- Nom de dieu !
Une tentacule de deux fois la taille d'un homme sortit pour fendre l'eau en deux à coté de Tiphaine qui esquiva pesamment, tombant dans l'eau.
- J'arrive, tiens mon harpon !
Le gars s'adressait à son coéquipier qui venait de refaire surface, une dizaine de mètres plus loin.
- Et merde, je ne sais pas quelle viande ils ont balancé pour en amener un de cette... taille.
Ils revinrent tout les deux dans un semblant de nage, tout leur efforts répandaient dans l'eau les morceaux accrochés sur leur combinaison, mais ils arrivèrent vers eux sans problème mais essoufflé.


Leur souffles roques et l'écumes crées lors de leur nage cacha les tentacules qui avanceaient vers eux.


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Sebastien Japrisot
MessageSujet: Re: Pecheurs en eaux troubles   Lun 4 Mar 2013 - 1:41

- Et merde, je ne sais pas quelle viande ils ont balancé pour en amener un de cette... taille.

Les deux type reviennent tant bien que mal sur les quais, effrayés et manifestement épuisés. Le rescapé s'épanche en remerciement à son camarade. Peut-être deux frères, ou de vieux amis, peu m'importe, la scène est presque touchante mais je reste au aguets, les mains cramponnées sur mon harpon.

- Bordel bordel bordel! T'as eu chaud au cul.
- Ne restons pas près de l'eau, il pourrait rev...


Tiphaine n'a pas le temps de finir sa phrase qu'une tentacule jallit hors de l'eau et nous fauche tous quatre les jambes. Je tombe sur le dos, je ne l'ai pas vu venir. Le temps de me relever, je constate la situation. Les deux gus sont encore à terre, l'un gémit et se tient la jambe d'où dépasse un bout d'os: Une belle fracture ouverte. Tiphaine est en mauvaise posture. La jambe gauche prisonnière d'une tentacule de plusieurs mètres qui essaye de la tirer dans l'eau, elle résiste, accroché à une ancienne bite d'amarrage. Elle ne tiendras pas indéfiniment face à ce monstre.
Les escaliers qui remontent et donnent sur la rue sont à quelques dizaine de mètres, mais je ne songe même pas à laisser Tiphaine. Pas uniquement par honneur et camaraderie, mais si je retourne au restaurant sans ma collègue, je suis sûr de perdre mon Job. Et puis, j'ai déjà laissé deux camarades derrière moi dans la fosse, je ne laissera pas de nouveau quelqu'un tomber dans l'eau.
De toutes mes force, je plante ma lance dans la large tentacule. Un peu d'un genre de sang visqueux jaillit, et l'étreinte autours de Tiphaine se desserre un peu. Mais le Mollusque ne lâche pas prise et au contraire, la réaction est quasi instantanée. Un deuxième appendice plein de ventouse de fouette le torse et m'envoie quelques mètres plus loin contre l'épais mur de soutènement des quais.
Un peu sonné mais encore vivant, le souffle court et une putain de douleur dans la poitrine. Quelques cotes fêlées, peut-être cassées... Espérons que ça ne me perfore pas un poumon.
Je me relève dans un râle de souffrance, mais je ne quitterai pas le combat... Pas comme ces deux lâches qui tentent de fuir, minablement, l'un s’appuyant sur l'autre pour compenser sa jambe broyée.

Tiphaine est toujours en lutte avec le monstre marin. Mon harpon est resté planté en travers de la tentacule, je ramasse celui de ma collègue quelque pas plus loin et retourne à l'assaut.
Je comprends vite que le Calmar géant n'a pas une bonne vue.. Il frappe assez hasardeusement autours de moi de ses tentacules, essayant de m'atteindre mais sans précision. Il ne sait précisément où je suis que quand je lui plante le harpon dans la tentacule, mais averti, c'est sans mal que j'esquive sa colère, et après quelques coups de crochet acharnés, il cède et ravale sa tentacule.

Mais tout n'est pas encore gagné, il faut s'éloigner de l'eau, mettre entre lui et nous une distance plus grande que celle de ses tentacules. Je me suis affaiblit et la douleur aux cotes se fait plus intense...

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Le Gourmet
MessageSujet: Re: Pecheurs en eaux troubles   Mer 6 Mar 2013 - 14:26


La pêche doit être bonne. Midi était largement passé, les derniers clients s'attardaient, deux sous-officiers qui avaient commandé le fameux "morceau du Gourmet", à ce prix là il se permettait aussi de taper la causette avec eux ; Pierre Bocard ne s'intéressait que de loin en loin aux affaires intérieurs de Lutèce mais pour 500 Francs il pouvait faire l'intéressé. Les sous-of' avaient comme complétement oublié la fameuse évasion de la Fosse et des raids pour ouvrir une nouvelle ligne de métro pour se concentrer sur des récits complétements absurde sur Nanterre et une armée de psychotiques fanatiques. Le Patron semblait écouter attentivement mais pensait à tout autre chose en faisant tournoyer la lourde clé en fer qu'il portait comme un bijoux attaché à une chaine autour de son cou massif. Les gradés s'en furent avec un simple "pas d'inquiétude on a renforcé les patrouilles à l'Ouest, au Nord et à tout les points d'accès possible à la ville, que ce soit maritime ou souterrain". Ben voyons, tire toi de là que je puisse nettoyer la salle. Enfin que Braun le fasse.
Quatorze heures à présent, le patron rentra dans son bureau en écartant l'enfant goule, trop curieux celui ci surtout en ce qui concernait cette porte toujours fermée. Il sortit son trousseau de clés de sa poche et entra, tombant le masque, le visage soudain soucieux... comme tout les fins de trimestre où les réserves du Clos Jolie étaient épuisés. Dans cinq jours il n'y aura plus grand chose, juste de quoi pouvoir préparer le quart des plats indiqués sur la carte.
Bordel qu'est ce qu'ils foutent ? La Seine est juste à deux pas d'ici !
Seul Maurice ne semblait pas inquiété, le menton plongé dans une soupe graisseuse. Ah les économies que le Gourmet ferait s'il ne laissait pas Mau' bouffer les trois quart des restes, aimait plaisanter souvent ses employés. Et pourtant il avait bien fait le compte et cela ne représentait pas une perte, non le vrais gouffre financier était de payé
- Pierre, chef ! Il... il est blessé
Tiphaine avait faillit décrocher la porte du restaurant en rentrant, soutenant difficilement le nouveau avec l'aide d'un soldat.
- Hé ben tu parles d'un truc, qu'est ce qui...
Ils firent de la place sur une des tables pour allonger le blesser, à même la nappe. Le soldat glissa quelques mots à ses collègues via son oreillette.
- On a été attaqué par... par un putain de mollusque géant, je sais pas une pieuvre où je ne sais quelle saloperie mutante ! Trois patrouilleurs sont venu nous aider, heureusement.
- Et vous n'avez rien ramené ?!
Si le restaurant ne renflouait pas ses stocks à temps s'était la ruine, il n'avait que trop attendu déjà. Tiphaine faillit s'étouffer :
- Quoi ? C'est tout ce que tu trouves à dire alors qu'on a faillit crever !

Le soldat se tourna vers eux :
- Je peux appeler un médecin, mais même si vous avait votre carte d'identité française ça ne sera pas gratuit, désolé.
Nom de nom... Ça reviendrait à une centaine de francs bon dieu ! Sébastien avait il au moins sa carte sur lui ? Un recoin sombre s'illumina soudain dans l'esprit de Pierre, le contrat ! Il prenait toujours les empruntes de ses employés, avec ça la FNF pourra retrouver le dossier de son commis.
Mais s'il n'a pas la citoyenneté ? Ce sera plus chère, bien plus chère, la FNF a pour ordre d'aider tout ses citoyens. Putain de merde ! Mais quel que soit le prix Pierre Bocard assurera... du moins la moitié, l'autre devra être payé par le nouveau lui même, il se sentait prêt à offrir aussi une journée payé en plus, il ne pouvait se permettre de perde encore du personnel. Et pourtant ça pourrait bien couter au nouveau tout l'argent qu'il avait gagné jusque là. Et peut être plus encore.

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Sebastien Japrisot
MessageSujet: Re: Pecheurs en eaux troubles   Jeu 7 Mar 2013 - 0:53

Mes dernières forces sont passées dans la lutte contre le monstre, et Tiphaine libérée, le combat n'est pas terminé pour autant.
La douleur s'accentue, la tête m'en tourne. Je hurle quelque chose à l'ex joueuse de Trashball qui s'est déjà remise sur pied, harpon en main.
Ma vue se brouille, mais elle m'aide à m'éloigner de l'eau tout en repoussant les assauts du mollusque.
Je perds à moitié connaissance lorsque Tiphaine est contrainte de me jeter sur le coté pour esquiver une tentacule. Dans le brouillard, j'entends quelques cris couverts par le remoud de l'eau et le bruit mou des tentacules frappant les pavés. Quelques minutes passent, des coup de feux éclatent. D'abord assez loin, mais ils se rapprochent rapidement.
Un œil à demi ouvert, je rampe, j'essaye de me trainer hors d'ici à la force d'un bras, minablement.
Quelques éclairs, des coups de feu encore. Quelques chargeurs d'armes automatiques vidées, puis le calme revient, et je ferme les yeux, le noir l'emporte...

Brève lueur d'esprit quand Tiphaine me retourne et prends mon pouls. Je ne sais pas combien de temps est passé, assez peu sans doute. Elle crie quelques chose comme "Il est vivant, aider moi à le transporter" et je me sens soulevé.

Debout, entre l'épaule gauche de Tiphaine et droite d'un patrouilleur de la FNF, elle me demande.
- Tu peux marcher ? ça va? Le restaurant n'est pas loin, on va te soigner...
C'était juste...

Dans un murmure-rale, je lui signifie que ça devrait aller, je devrait tenir jusqu'au restaurant aidé de mes deux béquilles.

On entre dans le restaurant par la grande porte et avec fracas. On m'allonge sur une table.
Pierre est à coté et nous regarde d'un air ahuris:
- Et vous n'avez rien ramené ?!
- Quoi ? C'est tout ce que tu trouves à dire alors qu'on a faillit crever !
- Merde, désolé.
Balbutiais-je.

Le gourmet avait l'air préoccupé, Tiphaine inquiet, je n'arrivais pas à voir les autres. Un soldat nous avait accompagné, il avait l'air de s'en foutre. Pour lui c'était juste un rapport à écrire à son retour à Lutèce, si ses collègue ne s'en était pas chargé. L'issu lui importait sans doute peu, il faisait juste son boulot. Enfin, je ne peux pas l'en blâmer...

- Je peux appeler un médecin, mais même si vous avait votre carte d'identité française ça ne sera pas gratuit, désolé.
Merde, non. Je préférerai ne pas impliquer trop de personnel de la FNF dans cette histoire. Je ne sais pas s'ils pourraient remonter jusqu'à ma mise en fausse, mais la prudence s'imposait.
- N... NON! Non non... Inutile d'appeler un médecin... Je vais me remettre tout seul, j'en ai pris des pires. j'essayais de me redresser un peu, pour valider mes propos, tout allait bien, mais l'échec fut cuisant. Je retombais le dos contre la table en crachant du sang.
Tiphaine plaqua calmement mais fermement une mais sur mon épaule pour m'empêcher de bouger.

- J'ai pris quelques coup moi aussi, appelez ce médecin.

Le chef porta son approbation d'un haussement de tête, et le soldat nous tourna le dos pour passer un appel radio.
Je tournais la Tête vers le Patron et dis doucement:
- Je vous préviens, je n'ai pas la citoyenneté.
Je ne crois pas, je n'espère pas que les fonctionnaire de la FNF fasse une recherche approfondie pour une simple consultation médicale... Je ne sais même pas s'ils gardent des infos sur les prisonniers qu'ils balancent dans la fosse... Mais autant leur dire tout de suite que je n'ai pas de carte d'identité, qu'ils ne perdent pas de temps, et ne découvrent pas que je n'ai pas d'identité du tout et que je suis un évadé de la fosse...

Tiphaine et Braun m'aidèrent à monter dans la chambre et m'installèrent dans mon lit en attendant l'arrivé du médecin. Je murmurai un merci avant qu'elle ne quitte la pièce.

Suite ici.

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