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 Un sauvetage lupin

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Delphine Lanvas
MessageSujet: Un sauvetage lupin   Ven 14 Déc 2012 - 9:25

Méliss' accepta de faire le trajet avec nous. Ce fut un réel soulagement car, malgré le fait que ce soit nous qui lui ayons sauvé la vie, tout dans son apparence et son expression témoigne d'une combativité et d'une expérience qui nous aideraient beaucoup. La jeune femme avait dit être une Amazone, terme qui m'avait fait sourire mais dont j’appréciais la valeur. La tribu des Zingaro se situait au nord-est de Ménilmutant, encore à environ deux heures de marche. Le brancard nous ralentissait quelque peu, car malgré l'ingénierie de Richard, il ne pouvait éviter les petits obstacles aussi bien que nous. Mon loup respirait toujours mais il n'y avait aucune amélioration. Sa respiration faible m'insufflait la force et le courage de continuer. Tout en marchant, nous conversions à mi-voix, des anecdotes du passé, de comment se déroulait la vie dans les autres lieux de la capitale... Des discussions sans réelles buts mais qui me faisait du bien, après ces quelques jours passés avec Volodia.

Cela faisait une heure que nous avions repris la route quand, sur une grande avenue rectiligne que les véhicules abandonnés rendait tortueuse, nous entendîmes des cris dû à une colère mal contenue. Nous eûmes le même réflexe : se baisser et dégainer. Une voiture couchée en travers de la voie nous dissimulait et nous permettait d'observer discrètement. Un groupe, manifestement des bandits mal-famés, s'engueulait, penché au-dessus de trois cadavres. Les sinistres individus avaient interrompus le festin des charognards, qui attendaient impatiemment posés sur un toit voisin, que cette autre espèce de charognards s'éloignent. Les brigands se disputaient au sujet du butin. Le vent froid nous charriait les odeurs de décomposition. Manifestement, les cadavres étaient là depuis un moment. Volodia nous fit signe de reculer et nous désigna une ruelle sur la droite. Contourner le problème me paraissait être une bonne idée. Méliss' prit le brancard à l'arrière pour éviter que les frottements ne s'entendent. Je vis le regard déçu qu'elle jeta brièvement aux forbans et je remerciais les dieux, s'ils existaient vraiment, qu'elle soit raisonnable. Affronter à trois treize personnes armées jusqu'aux dents n'est pas vraiment l'idée que je me fais d'un voyage paisible. Courbées en deux et aussi silencieuses que possibles, nous traversâmes le petit espace à découvert nous séparant de la ruelle. En entrant dans celle-ci, un chat qui vivait là, fit tomber un carton à l'arrière d'un camion, plein de métaux divers. Le bruit du métal claquant contre le bitume me remonta tout le long de la colonne vertébrale. Je fut envahie d'une terreur indicible. Saisie de stupeur, je n'eus aucun réflexe, mon cœur cognant ma poitrine, ne pensant qu'à une chose : treize, treize bordel.

Volodia fit peur au chat de sorte qu'il s'enfuit dans l'avenue. Je ne vis qu'un éclair roux filer en direction de celle-ci. Son corps décharné s'était propulsé loin du danger. Je fis signe à Volodia de nous cacher devant le camion. Un silence terrible s'était abattu, interrompu par un C'était quoi ce bruit bordel ?, qui me laissa blanche comme un linge.

Hey c'était ce stupide animal là. Regardez ! Il se terre derrière le buisson là ! Mais que ça ne vous détourne pas de ce putain de problème, je les ai trouvés en premier. La plus grande part me revient...

Nous soupirâmes de soulagement. Et je repris espoir. Nous continuâmes d'avancer mais cette fois-ci sans discuter et nos yeux se posaient partout. Après avoir estimé la distance suffisante entre eux et nous, nous reprîmes la direction de la tribu des Zingaros.

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Méliss'
MessageSujet: Re: Un sauvetage lupin   Dim 16 Déc 2012 - 5:33

Tandis que le groupuscule s’éloignait de la bande de psychotique, la jeune Méliss' ne cessait de jeter des regards en arrière, la main caressant la crosse en bois de son fusil,la mâchoire crispées et le regard noir. Il était évident qu'elle voulait la bagarre, mais elle savais les ravages qu'une dizaine de mâle inférieur pouvait faire, et puis, son bon vieux canon scié serait aussi utile qu'une fourchette dans un affrontement de cette magnitude. N'êmpeche que cette rage bouillonnait sous sa peau, et criée sa colère dans le moment présent n'étant pas le choix le plus judicieux, elle agrippa son éternel couteau et sera la lame de toute ses forces, l'acier mordant dans la chair de sa paume et une sensation de détente remonta le long de sa colonne vertébrale,calmant la fureur dans ses veines. Sentant le regard des ses compagnons de voyage, elle ne pu s’empêcher de leur envoyer un sourire carrément malsain, avant de licher le vieux couteau et de le remettre a sa ceinture.


Appréciant le malaise qu'elle avait réussi a faire planer sur le duo, la jeune psychotique avait une sourire en coin sur le visage . Elle semblait réfléchir, le regard lointain, les bras croisées sur sa poitrine. Son regard était troublé, en parfait contraste avec son sourire. Sa façade semblait fragile, et plus le temps avançait, plus elle semblait nerveuse, ses membre tremblants sur la crosse de son fusil. Elle participait a peine au conversation, répondant avec des monosyllabes . L'amazone jetait des regards derrière le groupe a chaque vingts pas. Le groupe marchait depuis un bon moment, le soleil étant haut dans le ciel et la jeune femme avait l'impression de cuire dans l'armure métallique, qui était brûlante au touché. Elle n'en pouvait plus.


Demandant un groupe de faire une pause, requête qui fut accepter assez rapidement, la jeune femme soupira , avant de guider le groupe dans une ruelle qui offrait un semblant d'ombre. Sans perdre un moment, la jeune femme se mis a enlever le haut de son armure, revellant au deux autres femmes qu'elle ne portait rien sous les plaques de métal. La jeune femme , devant les réactions de ses partenaires, offrit un bien maigre sourire, la vue de son corps couvert de cicatrices, qui pour la plupart était parallèles, ne devait pas être très plaisant.
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Volodia Helsen
MessageSujet: Re: Un sauvetage lupin   Dim 16 Déc 2012 - 12:56

Le départ de Ménilmutant se fit aux alentour de 15h, le temps de préparer son équipement et de définir l'itinéraire avec Delphine. La tribu nomade des Zingaro se trouvait à seulement deux heures de marches de la ville... oui mais pour les critères mutant, pour deux humaines ralentie par le solide traineau qui servait de brancard au loup et le terrain glissant suite à l'averse qui était tombé en début de semaine, visons plutôt quatre heure s'il elles ne tombent pas sur un os.




Un cri, entre terreur et fureur, d'une femme se fit entendre alors qu'elles s'engageaient dans le croisement.
Delphine épaula son arme et se dirigea derrière un éboulis. Non loin de là se trouvait une femme, un filet de sang ruisselant de son avant bras, devant elle se trouvait un cadavre et un autre assaillant, bien en vie celui ci, armée d'une machette et tournant autour de sa cible. La blessée était aussi armée d'un couteau et l'autre ne voulait pas tenter le diable et la laissait s'affaiblir tout en lançant quelque coup de taille que la fille esquiva. Le type à une meilleur allonge. Le type ne desserrait pas les dents et continuait à attaquer en grognant. A gauche, un pas de coté, puis à droite, le psychotique n’arrêtait pas de bouger.



Volodia souffla à Delphine :
- Je le fixe et tu tires.
C'était un truc qui marchait à tout les coups avec ce genre de type.
- Hey toi là, sac à foutre, regardes moi !
Le psychotique chevelu ne les avait pas vu arriver, il se tourna instinctivement vers la source du bruit donnant une parfaite cible immobile. Delphine tira un coup parfait dans la gorge du gars qui lâcha sa machette et prit sa gorge entre ses mains, tentant vainement d’arrêter le flot de sang. Il s’effondra.

- Je vais m'occuper de ça. D'autre blessure ? Non ? Bon.
Elle nettoya la blessure et mis un bandage.
- Ça va aller.
Choquée ? Elle ne l'était pas le moins du monde... en apparence. On sentait qu'elle était encore sous le coup de l'adrénaline, souffle rapide, veines saillantes et pupilles dilatés.
Un crachat atterrit en plein dans la gueule d'un des cadavre.
- Chien, aucun homme ne peut venir à bout d'une amazone.
Tiens donc... Volodia avait lu, comme tout Gardien, le rapport sur les différentes tribu de la Capitale, mais les Amazones restaient on ne peut plus mystérieuses. Delphine fit les présentations. Puis lanca :
- Nous nous rendons chez les Zingaros pour tenter de sauver mon loup, atteint par le venin d'une araignée bourgeoise, si tu vas dans la même direction on peut faire un bout de chemin ensemble. A trois, nous avons plus de chance que seule ou a deux. Qu'en penses-tu ?
Amener avec nous une personne que l'on ne connaissait à peine ? Peut on réellement lui faire confiance ? Elle pourrait nous tuer ! Cette Méliss' avait bien vu que Volodia avait une trousse à pharmacie plutot conséquente et Delphine une arme des plus meurtrière, on tue pour moins que ça dans les Terres Désolés.
Elle accepta aprés un long moment de réflexion. Non visiblement elle n'allait pas dans la même direction qu'elles et pourtant accepte de faire le voyage avec les deux femmes. Pourquoi ?
- Dépêchons nous, il ne faut pas rester ici.
Et elles reprirent la route.
"A trois, nous avons plus de chance que seule ou a deux." Effectivement, Volodia n'avait plus sa mitraillette et il ne lui restait que son misérable pistolet et ses quelques balles, et de son coté, Delphine ne devait plus avoir beaucoup de munitions avec tout ce qu'elle avait tiré quant elles étaient là bas, dans ses foutues catacombes.



Le temps était torturé, un temps d'automne, nuages et éclaircies se succédait, vent fort et calme plat. Le traineau les ralentit par trop de fois et puis il fallait s’arrêter pour s'assurer que rien n'avait empiré pour le loup. Volodia changea aussi une fois le bandage de Méliss'.
Delphine avait la tchatche mais avait le bon sens de parler à voix basse. Discuter un brin cassait la monotonie du voyage et causer d'autres chose que des missions ou de l'état du Temple avec ces collègues Gardiens, elle en avait oublier ce que c'était !
"Pourquoi être entré chez les chasseurs de prime ?" et "Comment à tu trouvé Oeil de nuit ?", Delphine se demandait comment se déroulait la vie dans les autres villes de la Capitale. Alors, Volodia décrivit sa vie dans le Métro et puis son enfance dans Lutéce. Mais toujours en évitant de mentionner le Temple et les détails de son ancienne vie dans la FNF.


Le vent s’arrêta de souffler alors que le soleil se montrait, plus brillant que jamais, aveuglant alors qu'il amorçait ça descente. Seize heures ? Dix sept heures ? Plus ? Pas le temps de penser à la question qu'un beuglement se fit entendre.
A couverts et fissa.
Avancant à croupis, elles découvrirent un groupe d'une dizaine de personnes. Plus même. Trois d'entre eux s’engueulaient, les autres attendaient, riaient, ou s'engueulaient aussi mais pour d'autres affaires.



C'était un groupe hétérocycle, armé et vêtu de bric et de broc, certains à la face vérolés d'autres seulement recouvertes de crasses.
Hostile ? Ils nous voient, ils nous tuent. Elle en était sur. S'il elle avait eu son P90 et plus de munitions toutes trois saurait été du gâteau avec l'effet de surprise et eux, tous groupé et à découvert...
Volodia fit signe. "on recule et on passe par cette ruelle". Un chat malingre fut effrayé par l'arrivé des intruses et cogna un carton plein de ferrailles. Elle fit mine de lui donner un coup de pied pour qu'il s'en aille déguerpir vers la route.

Elles s’engagèrent plus profond dans la ruelle le cœur battant. Méliss serant les dent et son couteau... Non, la lame de son couteau ! Avec sa main ! C'était une mauvaise idée de la prendre avec nous.





Il faisait excessivement chaud en cette fin d'après midi, chacune d'entre elle se relayèrent pour trainer le brancard, de plus en plus difficile était le terrain. Et plus lente la respiration du loup. Il nous a sauvé la vie, à nous de la lui sauver.
Dix huit heure, peut être plus. Un temps à vous rendre malade entre le froid glaçant du matin et la chaleur étouffante de l'après midi.
Ses jambes étaient raides et son cou rougit par le soleil, le pire était la faim. Alors quant Méliss proposa de faire une pause, elle accepta volontiers.

Elle devait cuire dans son armure. Arrivé dans un cul de sac bien ombragé, elle l'enleva, découvrant un corps couvert de cicatrices. Volodia posa son bardas.
- Pause, une heure et on repart.
Le camp des Zingaros devait être à encore une heure de marche au mieux ! De toute façon elles l'atteindrons à la nuit tomber, alors autant s'octroyer une pause.
- Comment ça t'es arrivé ?
Évidement, elle parlait des cicatrices. Volodia enleva ses chausses et libéra ses pieds endoloris par l'irrégularité du terrain.

- Raconte nous un peu ton histoire, comment t'en est venu à être Amazone ? Et pourquoi ?
Bien décider à faire la faire parler, Méliss s'était montrée des plus muette pendant le voyage.

- C'est vrai ce qu'on raconte, que pour mieux épauler le fusil certaines d'entre vous se mutile ?
Comme les anciennes amazones qui se coupait un seins pour mieux tirer à l'arc. Franchement...

- Comment en es tu venus à avoir une telle haine pour les hommes ?
La question pouvait être délicate, mais elle se refusait à prendre des gants.

- J’espère que tu ne coupera pas la virilité aux hommes de la tribu Zingaros une fois que nous y serons, c'est qu'on a une faveur à leur demander !
D’ailleurs... Elle se tourna vers Delphine :
- Comment se porte-t-il ?

La Gardienne défit le paquetage qui contenait les vivres que leur avait laissé Richard. Viande et fruit sécher en quantité, trois boites de conserve, de l'eau et de l'alcool fort. Il avait même mis un réchaud, usée et rouillé par endroit, il n'en marcha pas moins pour le mieux.


Sept heure passé. La nuit était tombé.



Le cul de sac était bien éclairé par la pleine lune. Elle inspecta plus profondément les lieux.

Un mur de béton surmonté de barbelé et au dessus des petits poteaux portant de lourd câble. Des câbles électriques... Érigé peu avant la chute des bombes, ce genre de mur était posé autour de petites zones de quarantaine. Mais qu'est ce qu'il y avait derrière ces murs ?



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Delphine Lanvas
MessageSujet: Re: Un sauvetage lupin   Dim 16 Déc 2012 - 15:11

Volodia harcelait littéralement de questions l'amazone. Elle ne lui faisait pas confiance et je la comprenais. J'avais vu dans ces yeux cette lueur caractéristique des gens sanguinaires, et je me méfiait de Méliss', même si j'appréciais sa compagnie. Je ne savais quel comportement adopter en sa présence. Volodia se tourna vers moi et me demanda comment allait Œil-de-Nuit. Je défis le brancard et m 'approcha de lui.

Son état ne s'aggrave pas, il ne s'améliore pas non plus. Plus vite nous arriverons, mieux ça vaudra.

Je lui humectais les babines et fit couler de l'eau de ma gourde dans sa gorge. J'avais peur qu »il meurt de faim, mais je ne pouvais rien y faire, contrairement à l'eau. Nous nous restaurâmes au pied du mur et je remerciais encore une fois Richard de sa prévenance. J'appréciais le réchaud tout particulièrement, comme Volodia. Nous échangeâmes un sourire. La nourriture, bien que simple, nous redonna des forces. Et ma curiosité se réveilla une fois mon appétit satisfait. Que cachait ces grands murs, entourés de fils barbelés ? Une oasis de paix et de cultures se cachait-elle derrière ces murs bétonnés, stériles ? Nous échangeâmes un coup d’œil, et je grimpais prudemment le long d'un des murs attenant à l'enceinte fortifiée. Prudemment, je me hissais jusqu'aux barbelés et jetais un rapide regard. Sidérée, je me pétrifia. Il y avait là une quarantaine d'individus, hommes et femmes mélangés, qui attendaient dans un silence religieux. Un homme se tenait devant un grand feu, au milieu de la place principale. Les vêtements de ces êtres étaient colorés, excentriques. Le concept de mode n'existait plus depuis une centaine d'années mais je doute que quiconque dans les Terres désolées, accepterait de porter ceci. Les couleurs vives sautaient aux yeux de l'observateur. Dans un même ensemble, on pouvait trouver vingt coloris différents. Il donnait à penser qu'il avait été cousu avec des pièces de différents habits, ce qui état probablement le cas. La foule qui se rassemblait là n'était ni impatiente ni fébrile. Elle se contentait d'attendre, comme s'ils effectuaient une sorte de rituel. Tous les âges étaient présents dans cette foule mais je remarquais qu'il n'y avait pas d'enfants de moins de treize ans. La grande place circulaire se trouvait au milieu de l'enceinte. L'énorme feu se dressant au milieu de la place, éclairait de nombreuses tentes tout autour. Certaines plus solides que d'autres étaient manifestement construites avec des matériaux durables, d'autres étaient en simples toiles. Je reportais mon attention sur cette foule bigarrée, immobile. Soudain, l'homme au milieu leva les bras en l'air et une longue stridulation sortie de sa gorge.

Le cri interminable résonna dans mes tympans. Quel était donc cet étrange peuple ? Je me tournais vers mes deux comparses mais leur regard étaient aussi stupéfaits que le mien. Volodia et Méliss' ramenèrent deux caisses contre le mur, et grimpèrent à mes côtés pour observer l'étrange spectacle.

Le cri s'arrêta enfin, et l'homme lança un appel dans l'air, bref et aussi fugitif qu'un courant d'air. Deux hommes près des tentes s'avancèrent vers le cercle de lumière, soutenant tous les deux un jeune enfant, les mains attachées dans le dos. Ils le forcèrent à s'agenouiller dos au maître de cérémonie. La foule attendait toujours, pas un frémissement ne la traversait. Le chef de la tribu commença à chanter une mélopée a capela. La beauté de son chant m'amena des larmes aux yeux. Je tournais le regard vers Volodia et Méliss'. Volodia semblait ému et interrogatrice à la fois, tandis que Méliss' avait l'air de s'ennuyer au possible. Pas évident de savoir ce qu'elle pensait réellement, celle-ci. Je reportais mon attention sur la foule au moment où le chant se tut et où des tambours se mirent en action. Un chant primitif accompagna les instruments et, à ce moment, la foule se mit lentement en mouvement. Petit à petit, la danse s’accéléra. Les danseurs allaient pieds nus dans la poussière de la place. Ils y mettaient tout leur cœur et leur âme et la vue de ce peuple m'émut encore davantage. Je me demandais à quoi servait ce rituel, et à quel moment le garçon ligoté allait intervenir. Le grand feu de la place projetait loin les ombres des danseurs. J'assistais à un spectacle autant réaliste que mystique, et des frissons me parcouraient le dos. C'était primitif, et comme tout art primitif sûrement barbare et cruel. Les anciens dieux étaient cruels. Qui priaient-ils ? J'étais totalement absorbée.

La danse dura bien une demi-heure, sans autre variations majeures. Méliss' s'était désintéressée et Volodia commençait à montrer des signes d'impatience. J'allais lui proposer de retourner à notre quotidien quand soudain, un long cri monta du cercle de lumière, repris par tous les membres de la foule. La danse ne s'arrêta pas mais ralentit grandement. Tous les cris moururent tandis que les yeux se fixèrent sur le chef de cérémonie et sur le petit garçon ligoté, dos à lui. Il prononça une phrase dans une langue inconnue, leva un long couteau qu'il posa ensuite sur la gorge du garçon. Un cri de terreur mourut sur mes lèvres. Nous devions rester cachées. Une deuxième phrase fut prononcée, et le couteau mordit dans la chair du petit. Son sang s'écoula de sa plaie béante. Pas un son n'était sortit de sa petite gorge à jamais éteinte. Quel était donc ce peuple aux traditions si barbares ?

Le corps de l'enfant eut à peine touché le sol, que tous les danseurs formèrent des couples, et dans un élan général, se mirent à exécuter une autre forme de danse, dont la beauté était d'une autre nature cette fois-ci. Ils s'accouplaient. Partout sur la place, des hommes et des femmes de tous âges s'entremêlaient, pour former la vie. Des plus jeunes aux plus vieux, tous exécutaient la danse la plus vieille de ce monde : la danse de l'amour. Et soudain, je compris... Ce devait être la nuit de la fertilité pour ce peuple, et ils avaient donc sacrifier un de leur jeune à leurs dieux, afin de favoriser la fertilité de leurs femmes. J'étais écœurée et pourtant encore sous le choc de ce que mes yeux avaient vus. Je descendis de mon perchoir, les membres ankylosés.

Vous croyez qu'ils font parti de la tribu des Zingaros, demandais-je, mal-à-l'aise.
Non, me répondis Méliss'. C'est une autre tribu, plus dangereuse. Si jamais ils nous repèrent, je ne donne pas cher de notre peau. Ils commercent avec nous en plein jour, mais il ne vaut mieux pas tomber entre leurs mains, seul la nuit tombée. Ils vous sacrifieraient à un de leurs dieux.

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Méliss'
MessageSujet: Re: Un sauvetage lupin   Dim 16 Déc 2012 - 20:04

La jeune psychotique s'installa sur une bonne vieille benne a ordure, ce qui, selon les standards des terres désolées, était presque le summun du confort.Méliss' pris le temps d'enlever le bandage sur son bras, inspecta la coupure, qui ne présentait aucun signe d'infection. Elle fit mine d'ignorer la question de la toubib pendant un moment, sa main se baladant sur sa cuisse. Son regard était lointain,fixé sur une tache de sang seché sur le sol. Sa vue se troublait, et un fin observateur aurait remarquer l'ébauche d'une larme sur le coin de son œil, avant qu'un d'un seul mouvement fluide et rapide , elle agrippa sa lame fétishe et vient se faire un estafilade sur le bras. Son visage ne trahissait aucun signe de douleurs, tandis que de mince goute de sang virent couler le long de son avant bras. Elle essuiya la lame sur sa cuisse, avant de la ranger et de cracher au sol, jettant un regard qui voulait en dire long a Volodia.


La toubib n'allait pas la laisser tranquille, elle le savait. Méliss' ne pouvait pas lui en vouloir. Elles l'avait sauvées après tout, et puis, entre femmes, on se serrait les coudes.Son histoire? Elle voulait connaître son histoire, elle allait lui raconter, et en détail. Elle n'ommit aucun détail, parlant de son père qui l'abusait, de son frère avec lequelle elle se battait. L'amazone aborda ses soirées sur le toit de l'immeuble, avec pour seul confidente la lune et l'acier de sa lame. Elle envoya un solide coup de poing dans le mur quand il fut de mentionner sa fuite, sa survis dans les rues, seules et fragile. Le dégout dégoulinait dans sa voix quand elle mentionna sa quête de sécuriter chez les marchands de la capitale. Elle décrit avec détails, sa voix tremblante et son dos tournées au deux femmes, les actes qu'elle du faire. Et puis vint le silence, son dos trésautant, la facade de la jeune femme disparue l'espace de quelques larmes. C'était avec un puissant directe de la droit dans la brique de l'immeuble qu'elle repris un semblant de contenance, elle se retourna et fixa Volodia dans les yeux, cette force pure et cette colère primitive dans le regard. Elle raconta sa rencontre avec sa gardienne, son entrainement, son premier meurtre avec une joie presque enfantine. Elle parlais de rédemption, de l'inférioritédes hommes, de la force féminine. On aurait presque dit de la propagande, elle racontait sa vie au camp, une lueur nostalgique dans les yeux.


Elle faillit se tordre de rire , est ce qu'elle avait l'air d'avoir un sein en moins? Elle aggripa la main de Volodia assez brutalement et lui fit tatter sa poitrine, un sourire indéfinissable sur le visage. La jeune amazone changeait d'émotions a la seconde. Allait t'elle s'amuser a émasculer des hommes? Dans son temps libre, elle ne dirait pas non. Mais les Zingaros était des partenaires de bussiness. Comme quelques tribus qui avait la chance d'avoir le support des amazones.


Méliss était occuper a grignoter un morceau de saucisson quand un cri venant de l'autre coté de la palissade attira sa curiosité. Elle se tira une caisse et épia. Elle avait entendu parlé de cette tribu, on lui avait recommander de s'en tenir loin, elle savait comment cette cérémonie allait se terminer. Pourtant, elle n'arrivait pas a cesser de regarder. Elle n'éprouvait que dégout, et quand le corps du garçon vient mordre la poussière, elle retourna enfiler son armure, la Méliss froide étant de retour. Elle glissa un mot a Delphine sur la tribu avant de sortir dans la rue, cherchant quelconque signe de vie, et n'en trouva aucun, elle marcha dans la direction de la tribu, laissant les deux autres femmes avec le loup. Elle avait besoin de solitude, et puis, un éclaireur, c'est toujours pratique. Elle s'en voulait d'avoir laisser tomber sa façade devant eux..


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Volodia Helsen
MessageSujet: Re: Un sauvetage lupin   Dim 16 Déc 2012 - 21:43

Peut etre avait elle trop insisté, réveillé de vielles blessures... L'histoire que débita l'amazone tenait la route, son ton semblait tout a fait véridique, les larmes aussi. Soit elle nous manipule.
La question sur la mutilation était évidement légère, mais Mliss' semblait prendre les paroles de la Gardienne on ne peu plus au sérieux et lui prit le poignée fermement. Volodia aurait pu briser le siens mais n'en fit rien. Pauvre fille...
- Si tu aurais avancé d'autres arguments sur l'infériorité des hommes que ce que tes préceptrices amazones ton fourré dans le crane, tu m'aurais peut être convaincu.
Le discours de Méliss à ce sujet avait sonné comme creux.

Delphine et Volodia se réchauffèrent les mains aux flammes du réchaud tandis que l'amazone entamait son repas, recluse, le visage fermé.
- L'infériorité des hommes... pfff.
Elle entama sa conserve.
- Quoique je dois avouer parfois... Tiens, même pas ma dernière mission avec ce jeune con prétentieux. Moi son ainé, la plus expérimenté, il me revenait de diriger l'opération évidement mais cet abrutis ne pouvait s’empêcher de me croire, je ne sais pas, "faible" peut être, "restes derrière moi" et "fais attention à ci et à ca", mais putain je l'avais déjà vu pauvre con. Et cette façon qu'il avait à me prendre par la main alors que ces saloperies nous couraient après dans les tunnels, comme si j'étais à la traine ou je ne sais quoi. Bha, ca doit e semblait bête dis comme ça mais si tu l'aurais vu...
Ahmin, ca oui qu'elle s'en souvenait de cette mission dans le métro. Il fallait "déplanter" qu'y disaient les chefs de l'Ordre.
Pas le temps de penser à ça qu'un bruit par delà le mur les fit se retourner. Volodia se servit d'une caisse pour monter sur une benne à ordure plaqué contre le mur...
Du pied du mur et jusque sur une dizaine de mètre se trouvait des gravas, sur la gauche tout n'était que ruine effondré, créant un mur plus épais que celui par dessus lequel les trois femmes se tenaient. Sur la droite il y avait un bâtiment en béton, vide et totalement ouvert, plus de fenêtre, plus de porte, plus de toit, passé se bâtiment le mur avec le barbelé se prolongé en arc de cercle, traversant d'autre ruine. Le milieu de se grand cercle n'était que terre battu, terre foulé par plus d'une trentaine de personne. Non, plus même, beaucoup plus.
Revêtu d'habits amples aux couleurs affriolantes, ils passaient pour une belle bande d'illuminé... des tentes et des tables étaient en train d’être installées un peu partout.
- Mais c'est les Zingaros, non ? Chuchota-t-elle.
Mais aucune de ses deux compagnons ne bougea, en effet, quelque chose clochait. Certainement à cause du gamin ligoté. Les gus ne tardèrent pas à chanter.
Son cœur palpita, elle reconnaissait cela.
La danse dura longtemps... Et s’arrêta. Le type à coté du feu parla, toujours dans la même langue qu'était les chants.
- C'est du latin ! Faillit elle s'exclamer.
Déjà qu'avant guerre la langue était quasi morte, savoir qu'elle perdurait encore lui mis du baume au cœur... cœur qui s’arrêta bien un instant quant le type égorgea le gosse. Volodia s’accroupit sur la benne, le souffle court. Les Malebranches ! Souffla-t-elle apr devers elle. Qui était il vraiment ? Personne ne le savait. Le rapport des Gardiens à leur sujet les désigne comme étant hostile et leur territoire à n'approcher d'aucune façon.
On a du dévier notre route trop au nord.
Elle se releva et se força à regarder, cela devra figurer dans son débriefing impérativement. L'égorgeur avait aussi récupéré le sang de l'enfant dans un calice, il y trempa ses lèvres, bu une énorme gorgée et jeta le reste dans les flammes...
Donnant le top départ à la soirée des barjos.
Au fond, dans une tente on pouvait voir que c'était l'atelier torture, un homme et une femme étaient pendu par des chaines et entouré de plusieurs Malebranches, un gros maniait un tisonnier, on distinguait d'ici le fer porté à rouge. Le cadavre de l'enfant servait à l'atelier dégustation, deux tarés suceaient le sang de la plaie à la gorge. Et partout ailleurs c'était l'atelier baise. Des femmes avec des femmes, des hommes avec des hommes, par devant et par derrière, dans la boue ou sur les tables, c'était buffet à volonté. On voyait aussi des seringues passer de mains en mains. Un type non loin semblait avoir perdu les pédales et se mettait à cogner la tête de sa partenaire, qui réussi à se soustraire à l'étreinte du bonhomme et à courir vers elles. Volodia se plaqua contre le mur mais garda un œil par dessus. D'autres commenceaient à se rapprocher, le camp s'éparpillait légèrement de tout coté tout en continuant plus férocement dans leur délire satanique. La fille à poil, le visage en sang, elle ne l'avait pas perdu de vue, elle entra dans le bâtiment sur leur droite à l'instant même ou le gars lancé à sa poursuite la plaqua au sol. On l'entendait crier, ce qui attira l'attention d'un autre homme. Volodia se plaqua sur le mur pour ne pas se faire voir, mais glissa sur le couvercle métallique de la benne et dégringola avec son perchoir dans un fracas.
Crispé elle tendit l'oreille. Toujours des hurlements et des grognements, des chants et des cries. Elle vit soudaine qu'il manquait quelqu'un.
- Où est Méliss ?
- Partie, il n'y a même pas une minute.
Le barda vu plié en quelque seconde et Delphine s'attela au traineau.

Encore un cri. Elle ne pouvait laisser faire ça... Volodia entra dans le bâtiment de droite, elle était plaquée sous lui et n'avait plus la force de hurler. Le gars, toujours allongé, leva les yeux vers elle et sourit.
Il prit son genoux dans la gueule et s'écrasa en arrière, grogna et commença à se relever. Un coup de pied sur le coté le fit partir un peu plus sur le coté, il s’aida d'un mur pour se relever, rit. Elle se jeta sur lui, écrasant son genoux dans l'abdomen du type, lui coupant le souffle, il tomba lourdement sur ses genoux. Volodia le prit par ses long cheveux gras et propulsa sa tête contre le mur, lui donna un coup de poing du gauche puis l'empoigna par la nuque, le type était sonné mais essayait de se débattre. Elle écrasa sa tête contre le béton, une fois, le son était mat, une deuxième fois, le bruit était plus fort, la troisième fois laissa une belle trace de sang. La quatrième éclata le crane. La cinquième était inutile puisque le type était mort, elle n'en continua pas moins. Pourquoi assassiner un gosse, un putain de gosse sans défense ?!! Le corps retomba mollement au sol. Elle se tourna vers la victime et n'eut pas le temps de dire quoi que se soit que la fille se jeta sur elle, les propulsant toute deux dehors, heureusement du "bon" coté, pas vers le camp. Avec son avant bras elle se défit de l'étreinte de la fille qui commenceait à la ruer de coup. Nue, la gueule en sang et un pentacle tatouer dans le dos. C'est, c'est l'une des leurs ? Elle protège le type qui lui a fracasser la gueule et violé ?
Un coup d'oeil sur le coté, Delphine avait laissait le traineau et arrivait vers elle, un coup d’œil de l'autre coté, par la porte ouverte qui donnait de l'autre coté elle vit un homme à moitié défroquer avancer vers elles.
- Pas de coup de feu. Lança-t-elle à Delphine.
Volodia sortit son couteau.

La fille avait ramassée une pierre et le grand gaillard passait la porte...
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Delphine Lanvas
MessageSujet: Re: Un sauvetage lupin   Lun 17 Déc 2012 - 10:23

Ces types étaient vraiment barjos.

-Pas de coups de feu...

Évidemment, il s'agit pas d'attirer tout le camp...

Je sortis ma machette. La fille armée d'une pierre ne devrait pas poser de problème à Volodia, je m'en désintéressais pour me concentrer sur le mec. Grand, musclé, pas un rigolo. Ces yeux injectés de sang me laissaient penser qu'il était drogué. Rien ne l’arrêtera. Je n'avais jamais reçu de formation au combat au corps à corps mais je comptais sur l'allonge de mon arme. Le type à moitié nu n'avait aucune protection. Il serra les poings et un sourire pervers lui vint aux lèvres quand il me détailla de la tête aux pieds. Ses mains étaient maculées de sang et d'autre chose d'indéfinissable. Le primitif s'avança vers moi, la rage dans les yeux. Soudain, il fonça vers moi. Je levais mon arme quand il fit un écart sur la gauche et vint me percuter sur le côté. Sa masse lui assura le dessus. Nous tombâmes tous les deux sur le sol bétonné et je serrais aussi fort que je pus mon arme, que je ne pouvais me permettre de perdre. Il me décrocha un coup de poing dans l'épaule et la douleur me voila un instant les yeux. Je levais dans le même temps mon arme et lui porta un coup un peu à l'aveuglette, trop sonnée pour viser mais consciente que j'avais peu de temps pour agir. Mon coup bien que faible lui entailla profondément la gorge. Assez pour le tuer lentement. Il ne parut même pas remarquer sa blessure, sûrement à cause des drogues ou bien l'adrénaline. Il me frappa à nouveau cette fois-ci au visage. Je ramenais mes jambes sous lui et lui décochais un violent coup de pied dans le genou, tout en ramenant ma machette vers sa poitrine. Le coup le fit rouler sur le côté droit. Celui-là, il l'avait senti. Je me relevais à demi et abattis ma machette en plein visage. Ce fut fini. C'était vraiment moche à voir et je détournais les yeux pour voir où en était Volodia. La fille reposait à ses pieds, le visage crispé pour son dernier repos. Je secouais la tête, quel gâchis....

Viens, on s'en va avant que d'autres rappliquent.

Volodia acquiesça et nous sortîmes dans la ruelle. Le vent frais du crépuscule me fit grand bien. Je restais un peu sonnée. Des douleurs me parcouraient tout le corps mais rien de grave.

Tu va bien ? demandais-je à Volodia.
Ça va mais ce comportement, je ne comprendrais jamais....

Je hochais la tête tout en remettant mon harnais. Nous retrouvâmes Méliss' à la sortie de la ruelle, un peu en avant. Elle scrutait les alentours.

Rien à signaler apparemment, nous accueillit-elle.
Bien, nous sommes allé un peu trop au nord, je crois. Nous allons contourner cet enfer et reprendre à l'est, nous avertit Volodia.
Eh bien, c'est partit, murmurais-je, et le plus discrètement possible...

Nous marchâmes ainsi pendant une heure, sans autre incident. Je fus heureuse que nous ayons toutes les trois nos manteaux car l'obscurité avait amené avec elle un froid qui annonçait clairement que les beaux jours étaient derrière nous. Nous étions à présent dans une zone où les bâtiments avaient souffert de délabrement dû au temps qui passe et non à la guerre ou aux bombes. J'en fus heureuse. Les Zingaros s'étaient peut-être installés dans un coin à l'abri des intempéries et une nuit au chaud ne me ferait pas de mal.

Nous approchons. Je reconnais l'endroit. Je suis déjà venu une fois dans ce camp-ci des nomades, nous informa Volodia.

Un sourire transperça mon visage, puis soudain l'angoisse étreignit mon cœur. Allaient-ils pouvoir sauver mon loup ? Allait-il conserver des séquelles de cet empoisonnement ? Une angoisse indescriptible m'envahit. Au détour d'une rue, nous aperçûmes la lueur d'un grand feu et des bruits, signe d'une activité humaine. Les avions-nous enfin trouvés ?


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Méliss'
MessageSujet: Re: Un sauvetage lupin   Lun 17 Déc 2012 - 13:52

Les lourdes bottes de notre jeune amazone martelait le sol de ce qui avait été, il y'a bien longtemps, une rue passante pleine de vie, d'enfants qui jouait au ballons et de connasse qui discutait de la plui et du bon temps. Finalement, Méliss' appréciait beaucoup plus les restes de la capitale national que la capital elle même. Maintenant que la lune était haute dans le ciel et que le soleil était six pieds sous terre, la psychotique se sentait d'humeur calme, paisible, même un peu nostalgique. Bien sur, cette hostilité latente envers tout ce qui ressemblait de près ou de loin a un homme était toujours présente, mais la jeune femme avait atteint un état de bien être assez étrange et hors du commun. Elle se surprit même a murmurer une vieille mélodie de son enfance, un des seuls souvenirs qu'elle chérissait en secret.


Le manteau lui fit d'un grand secours dans le froid, l'armure n'offrant pas beaucoup niveau conservation de la chaleur, et puis, sa lui donnait une gueule qu'elle appréciait assez bien. Bien sur, Méliss' n'ayant aucune idée de comment remercier Delphine comme il se doit, fallait dire qu'elle ne cherchait pas beaucoup, se contenta de lui offrir une ébauche de semblant de sourire. Elle ne s'y connaissait pas dans les loups, sa connaissance s’arrêtant au goût de leur chairs, qui était succulente avec un peu de sel. Tout de même, elle s'assurait que la bête n'était pas mourante, même si les choses ne se portait pas très bien. Dommage.



Les lueurs du campement Zingaros visible dans le lointain, l'amazone repris la tête du trio, l'arme a la main. Elle ne pus s’empêcher de lire cette étincelle d'angoisse dans le regard de Delphine, et elle vu une occasion de lui remettre la faveur. Elle s'approcha de la chasseuse, et avec une preuve d'affection assez déplacé, la jeune femme passa son bras autour des épaules de Delphine et lui dit, sur un ton qui faisait transparaître beaucoup d'espoir et de détermination.

-T'en fais pas, s'il tienne a leur couilles, ils vont soigner ta bête, je vais m'en assurer.


Et , ce fut avec un clin d'oiel et un signe de tête qu'elle repris la marche, son rythme était plus rapide, ce qu'elle avait dit a Delphine..elle n'y avait même pas réfléchis. De toute manière, elle sauverait son putain de loup, même si elle devait annihiler une tribus entière. C'était avec un air de détermination qu'elle approcha du camp, le fusil a la ceinture , en signe de paix. Ne fut t'elle que mettre un pied dans le camp que l'odeur du radcaniche sur la broche assaillit ses narines et la fit saliver, son ventre gargouillant soudainement. Tout autour d'elle, on ne lui jeta qu'un regard avant de reprendre les activités du camps. Quelques gosses lui jetait des regards effrayé avant d'aller se réfugier près de leur génitrices. Elle alla s'assir près du feu, entre deux femmes visiblement enceinte, tandis que Volodia et Delphine faisait les diplomates. Subtilement, sa main gauche caressait le manche de son couteau, y cherchant réconfort. Tous ses hommes autours d'elle, qui abordait un sourire.. la foutait de mauvaise humeur.
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Delphine Lanvas
MessageSujet: Re: Un sauvetage lupin   Mer 19 Déc 2012 - 16:26

-T'en fais pas, s'ils tiennent à leur couilles, ils vont soigner ta bête, je vais m'en assurer.

La phrase de Méliss' me surpris et un sourire naquit sur mes lèvres. Je la croyais sur parole ! Malgré sa personnalité, ou peut-être grâce à elle, je l'appréciais de plus en plus. A notre entrée, beaucoup de visages interrogateurs se tournèrent vers nous. Méliss' alla s'asseoir auprès du feu, faisant fuir quelques badauds. Le camp était rudimentaire et l'installation montrait clairement qu'il était provisoire. Les gens allaient et venaient, chacun absorbés dans sa dernière tâche avant la nuit. Volodia se tourna vers moi et me dit en ces termes :

Je devrais m'adresser à eux. J'ai une plus grande connaissance de leur peuple et de leur us. Va à côté de Méliss' et ne bougez surtout pas. Pas d'esclandre ou ils ne nous aideront pas.
Mais...
Non, pas de mais. Fais-moi confiance. Ne t'inquiètes pas, je t'ai déjà dit que je suis déjà venue une fois ici. Pas d'esclandre et tout ira bien.
Si tu insistes, en cas de pépin, tu sais où nous trouver. Je te fais confiance.

La jeune femme hocha la tête et je l'abandonnais là, contrariée quand même de la laisser demander une faveur à ma place, mais plus inquiète encore de savoir Méliss' seule, entourée d'hommes du clan. Un problème à la fois.
Je m'assis près du feu, où deux femmes, manifestement enceintes, me dévisageaient avec intérêt. Je songeais qu'ils ne devaient avoir guère de visiteurs, et nous n'étions de toute évidence pas des marchandes. Je défis le brancard et fis boire Œil-de-Nuit à la gourde. Elle était quasi vide et je préférais lui garder ce qui en restait et m'abstins de me désaltérer. Je frictionnais les muscles de mon loup, autant pour le réchauffer que pour éviter qu'ils ne s'ankylosent, je m'adressas à Méliss'.

Je te suis reconnaissante, et à Volodia aussi, de tout ce que vous faites pour moi. Ça me touche beaucoup. Je jure sur la tête de mon loup que je vous rendrais la pareille. Si un jour, tu as besoin d'aide, laisses-moi un mot à la guilde des Chasseurs, et je te rejoindrais, où que tu sois.

Rend moi un service, et n'accepte pas un contrat sur ma gueule, sa me mettrait de mauvaise humeur de te descendre, t'es une fille sympathique. Dommage que tu décide de rester hors du droit chemin.

Vu son expression, elle ne devait pas porter la guilde dans son cœur.

Je pourrais difficilement tuer quelqu'un que j'apprécie même pour tout l'or de ce monde. Ne t'inquiètes pas, je ne suis pas comme ça... ( une pause ) Tu comptes faire quoi après ? Je veux dire, une fois que mon loup sera soigné, je devrais aller rendre compte à la guilde. Volodia rejoindra sûrement son commanditaire, et toi ?

Ce que je vais faire? Je vais faire ce que j'ai toujours fait, ce que les amazones on toujours fait. Éradiquez les inférieurs ou les revendres. Tuez. Pillez. Massacrez. (Long Silence) Et recrutez celle qui le mérite. Tu croyais que j'allais faire quoi? Allez faire un élevage de goules? Dit-elle en souriant férocement.

J'éclatais de rire. Les femmes autour de nous étaient de plus en plus mal-à-l'aise. De toute évidence, elles hésitaient entre s'éloigner de Méliss' et rester auprès de la chaleur du feu.

Ton humour et tes réparties acérées me manqueront ! Nous ferons de toute façon une partie du trajet ensemble. ( Une pause ) Nous sommes vraiment loin de tout ici, comme si nous nous tenions au bord du monde. Quelle drôle d'idée, le monde est si vaste ! Tu crois qu'un jour, nous pourrons à nouveau voyager ? Aux abords de Métropolitia, j'ai trouvé une carte du monde d'avant dans un livre, il y a longtemps. Je me demande quel effet ça ferait de se trouver à des milliers de kilomètres d'ici dans des paysages aussi grandioses que dangereux.

Tu veux savoir ce que j'en pense? La merde dans lequelle on vit, c'est la même putain de chôse partout. J'men branle de voyager, si c'est pour terminer a un endroit ou les femmes sont les esclaves des hommes! Partout dans la capitale, nos sœurs souffrent sous l'emprise des mâles , tous des ordures inférieurs! Je compte pas me mettre a fantasmer sur des histoires de paysages lointains quand cette putain de ville, notre putain de ville est un véritable enfer! Que ces paysages éloigner aille se faire mettre, tant que cette ville ne sera pas purifier des hommes, ils n'existe pas pour moi!

Je pense que certaines femmes sont terrifiées et qu'elles ont besoin des hommes. Elles n'imaginent pas une vie sans eux, car elles pensent peut-être qu'il vaut mieux appartenir à un seul homme, que d'être seule et brutalisée par tous. Mais regarde, Volodia, toi et moi nous en sortons très bien.

Pendant mon discours, elle s'était levée, les derniers mots que la jeune amazone avait prononcé avait attiré tous les regards sur elle. Elle tremblait et je me demandais si je n'allais pas assister à un de ces dérapages qu'il fallait éviter à tout prix. Des larmes perlèrent à ses yeux. Je savais que la compassion n'était pas à employer avec elle, et quand elle se dirigea hors du camp, je ne pus rien faire, impuissante.
Une demi-heure avait passée et je m’inquiétais pour Méliss'. La nuit sans lune engloutissait toutes les couleurs et il faisait aussi noir que dans un four. Je sortis du camp, partant à sa recherche. Quand mes yeux s'habituèrent à l'obscurité, j'entrevis une silhouette se découpant dans la pénombre. Je m'approchais de Méliss'.

J'ai merdé. Je sais que j'ai merdé. Ceci ne s'est jamais passé, t'a rien vu, compris?

Elle tenait un couteau et de larges traînées noires maculaient son avant-bras. Ce monde était dur. Chaque jour était une lutte, pour survivre, mais aussi pour rester soi-même. Une lutte de pouvoir. Avoir des gens sur qui compter mais rester maître de sa propre existence. Je songeais à ma sœur, sûrement enfermée dans un bordel paumé, où des clients crasseux la touchaient, tout ça pour ramener de l'argent à un mac qui n'en avait rien à foutre de sa tronche. Oui, certaines luttent chaque jour pour rester entière et nous avons toutes quelque chose pour tenir, un petit truc pour se calmer et reprendre pied, pour s'aider à rester froide et maître de la situation. Tandis que d'autres....

Je comprends....

Les mots étaient superflus et je pense qu'elle le savait autant que moi. Rares sont les fois où je me suis sentis aussi proche d'un autre être humain. Et je compris pourquoi j'avais choisi mon loup comme compagnon de vie, et pourquoi je ne pourrais jamais le laisser à la guilde. Certes, il était vieux maintenant, et sa vie était en danger avec moi à ses côtés, mais telle était sa place. Jamais il accepterait de rester à la guilde sans moi. Je n'avais que lui et il n'avait que moi. Ma main se posa sur son épaule. Et je fis demi-tour pour rejoindre le feu de camp, espérant qu'une fois calmée, elle reviendrait.

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Dernière édition par Delphine Lanvas le Jeu 20 Déc 2012 - 10:27, édité 1 fois
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Méliss'
MessageSujet: Re: Un sauvetage lupin   Mer 19 Déc 2012 - 18:00

La jeune Méliss jetait des regards emplis de dégoûts aux femmes enceintes qui se réchauffait autour du feu, tout comme elle. Elle n'arrivait pas a comprendre comment une femme pouvait s'asservir a un homme d'un telle manière. Pourquoi rejetez sa liberté d'une tel manière? Pourquoi devenir volontairement l'esclave et le jouet des inférieurs? L'amazone voulait leur sauté a la gorge et leur faire comprendre que ce n'était pas sa la vie, que les femmes devait se serrer les coudes pour éradiquer les hommes. Sa mâchoire était crispés, et son poing s'était inconsciemment refermer sur la lame de son couteau avec une telle force qu'une jolie entaille supplémentaire vient s'ajouter a sa collection. La douleur lui fit sortir de sa réflexion , tout juste au moment ou Delphine vient la rejoindre. L'amazone essuya le sang sur sa cuisse, tout en jetant un regard noir remplit de haine et de dégoût a ceux qui la dévisageait. Méliss , en tentant de garder un semblant de calme , ce qui était assez ardue quand l’envie de faire couler le sang est si présente dans votre fort intérieur, fixa son attention sur la chasseuse de prime.


Elle semblait reconnaissante, enfin, son ton de voix, son langage corporelle et le contenue de son discours semblait véridique, mais la jeune amazone ne pouvait que la remettre en question. Pour Méliss', il était normal de leur donner un coup de main. Elles lui avait sauvé la vie, elle les escortait,c'était aussi simple que cela le parraisait. Pourtant, une lueur dans le regard de Méliss s'éteint a la mention de la guilde des chasseurs, son regard se fit lointain, pendant l'espace d'une seconde, avant de reprendre le contrôle de ses sens, balayant ses peurs du revers de la main. Une amazone était forte, toujours.

-Rend moi un service, et n'accepte pas un contrat sur ma gueule, sa me mettrait de mauvaise humeur de te descendre, t'es une fille sympathique. Dommage que tu décide de rester hors du droit chemin.


Son ton était faussement enjouée, son ton un peu trop exagérer pour être plaussible, et son sourire n'était pas en accord avec ses yeux. L'air combatif de Méliss' était toujours la, mais , sans le savoir, Delphine avait mentionner une corde sensible. Une pensée allait vers son frère, était t'il un chasseur de prime comme Delphine? L'envi de lui demander était forte, on pouvait lire l'indécision sur son visage. La psychotique prit une grande respiration, et reprit son air typique de folle guerrière. Quelle frère? Elle n'avait pas de frère, que des sœurs.


-Ce que je vais faire? Je vais faire ce que j'ai toujours fait, ce que les amazones on toujours fait. Éradiquez les inférieurs ou les revendres. Tuez. Pillez. Massacrez. (Long Silence) Et recrutez celle qui le mérite. Tu croyais que j'allais faire quoi? Allez faire un élevage de goules?


Un petit sourire accompagna sa tirade, elle était fière de son effet. Bien sur, sa réponse effrayait les femmes autours du feu, et elle remarqua qu'un gosse pleurait dans les bras de sa génitrice. Elle riait, un rire remplis de mépris, un rire de psychotique standard . Elle se surprit a imaginer la chasseuse de prime en amazone, et l'idée eu un effet sur elle. Qui sais, elle pourrait peut être lui en glisser un mot un jour?


-Tu veux savoir ce que j'en pense? La merde dans lequelle on vit, c'est la même putain de chôse partout. J'men branle de voyager, si c'est pour terminer a un endroit ou les femmes sont les esclaves des hommes! Partout dans la capitale, nos sœurs souffrent sous l'emprise des mâles , tous des ordures inférieurs! Je compte pas me mettre a fantasmer sur des histoires de paysages lointains quand cette putain de ville, notre putain de ville est un véritable enfer! Que ces paysages éloigner aille se faire mettre, tant que cette ville ne sera pas purifier des hommes, ils n'existe pas pour moi!



La jeune amazone s'était lever pendant sa tirade, et criait presque a tue tête vers la fin. L'optimisme la dégouttait, le monde était une merde, et que certaines personnes croits en une sorte d'avenir radieux ou tout était comme avant la foutait en colère. Peut être était-ce le fait que tant d'homme autour d'elle la rendait nerveuse, peut être était-ce que son père lui avait souvent fait le même discours, mais cela n'importait plus. Toutes les activités du camp avait cesser, tout les regards était braqué sur elle. Seul les flammes du feu de camp bougeait encore, seul son crépitement brisait le silence. L'amazone le sentait, elle allait craquer. Elle devait se bouger. Méliss jeta un regard a Delphine, avant d'avaler sa salive. Elle ne pouvait pas partir, pas maintenant. Ses bras tremblants, sa vision se fit trouble, les larmes commenca au couler le long de ses joues . L'amazone se retourna et sortie du camp, la démarche raide. Elle bouscula volontairement ceux qui se tenait sur son chemin, femme, homme, enfant. Quand la lueur des feux fut derrière elle, elle aggripait son couteau, et fit se même rituel qu'elle avait fait durant son enfance. Elle arracha le bandage , aggripa son couteau, et se fut avec frénésie et rage qu'elle s'entailla le bras a 17 reprises. Le sang coullait amplement, mais a chaque blessures, elle reprenait le contrôle, elle redevenait la forte et puissante amazone qui n'avait peur de rien.



Elle ne saurais dire combien de temps avais passé, 20 secondes? 20 minutes? Cela n'importait pas. Son regard était rivée sur le ciel noir, le sang coulant le long de son bras, le couteau couvert de sang tenu fermement dans sa main. Elle entendis des pas, et s'en même regarder, elle dit, d'un ton monocorde.

-J'ai merder. Je sais que j'ai merder. Ceci ne s'est jamais passé, t'a rien vu, compris?
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Volodia Helsen
MessageSujet: Re: Un sauvetage lupin   Ven 21 Déc 2012 - 23:13

La tribu nomade, enfin.
Tout le trajet Volodia était restée recluse dans son silence... La Malebranche, nue, qui brandissait une caillasse, folle jusqu'au bout, et bien piètre adversaire... Il avait suffit de faire le coup de "la main est plus rapide que l’œil", Volodia s'était rapprochée au maximum et au lieu de frapper avait jetée un regard insistant sur le coté, guidant par là le regard de son adversaire dans cette direction, une brève distraction qui lui a était fatale, la Gardienne à plongé son couteau dans le ventre de la fille et vrillé la lame, se dégagea de l'étreinte et fit un dernier coup pour l'achever. Une horreur.

Mais elles arrivèrent sans autres encombres à leur destination, un beau conglomérat de tentes, serrés autour de plusieurs feu et le tout entouré d'une petite palissade.
Je devrais m'adresser à eux. J'ai une plus grande connaissance de leur peuple et de leur us. Va à côté de Méliss' et ne bougez surtout pas. Pas d'esclandre ou ils ne nous aideront pas.
Mais...
Non, pas de mais. Fais-moi confiance. Ne t'inquiètes pas, je t'ai déjà dit que je suis déjà venue une fois ici. Pas d'esclandre et tout ira bien.
Si tu insistes, en cas de pépin, tu sais où nous trouver. Je te fais confiance.

En tant qu'initié voilà des années de ça, elle et son mentor était venu chez les Zingaros pour étoffer le dossier sur cette tribu ; Ont ils une quelconque utilité pour l'Ordre ? Une machine ou un savoir d'avant guerre ? La réponse était : non, d'aucune façon. Mais leur accueille était chaleureux et hospitalier, leurs coutumes et rites leur sont totalement propre et n'ont découlé d'aucune ancienne culture. Un autre voyage fait par un autre gardien à démenti cette assertion, les Zingaros sont proche d'un peuple nomade européen ancien. Volodia avait lu en intégralité le rapport du gardien. Quel peuple magnifique... Mais elle ne pouvait s’empêcher de les considérer comme des doux rêveurs. Comment peut on être non violent dans ce monde ?
Bon, il est temps de s'y mettre.
La gardienne pénétra dans une grande tente, celle du patriarche et de la matriarche d'une des grandes famille. Ne s'y trouvait qu'une vielle femme assise dans un coin, un homme au milieu et une jeune fille.
- Une place sous ton toit et du thé.
- Va pour les deux !
Selon leur coutume, elle était maintenant leur hôte. Il claqua des doigts et la fille fila, pour revenir quelques instant après avec le thé.
- On m'a prévenu de l'arrivée de trois femmes et d'un loup. Qui êtes vous et que voulez vous ?
- Je m'appelle Volodia et je suis médecin, m'accompagne Delphine une chasseuse de prime et Méliss une amazone.
Inutile de cacher l'identité de ses compagnons.
- Nous venons pour sauver ce loup atteint de...
- Nous ne faisons pas confiance aux amazones, elles ne sont que haine et nous on causée du tord, surtout à nos chasseurs ; vous m’offensez en amenant l'une d'entre elle ici.
- Elle n'est là que pour renforcer notre protection pendant notre voyage.
Le gars tenait sa tasse du bout des doigts comme si elle était en fine porcelaine, trempant à peine ses lèvres dans le thé, s'était agacent. La vielle femme, toujours dans son coin lança :
- Qu'est il arrivé à votre animal ?
- Une morsure d'une araignée bourgeoise géante, dans les deux à trois mètres.
- Depuis combien de temps ?
- Plus d'une journée.
- Votre animal vivra.
Son cœur s'emballa.
- Ça reste à voir.
Le type s'était décidé à arrêter de faire trempette avec ses lèvres et bu d'un coup le thé.
- Qu'est ce que vous m'en offrez ?
D'excellent commerçant parait il et des personnages plutôt fantasque, elle n'allait pas tarder à le vérifier. Pas le temps de proposer quoi que se soit que le type coupa :
- Une danse, nous aimons tous cette art, art qui a une place particulière dans tout cœur Zingaro. Offrez m'en une et on vous aidera.
Apparemment il n'y avait aucune autre alternative... Volodia se leva et lâcha son sac médicale.
- Je vous en donnes tout ce qu'il y a dans ce sac. 2 doses de MedX, c'est de la morphine, 5 stimpacks, beaucoup de pansements, du désinfectant, du fil et des pinces pour refermer des plaies et le sac en lui même, en toile solide. Je sais bien que vous allez me dire que vous n'avez que faire de ce genre de "technologie" contraire à vos mode de vie aussi je n'avancerais pas comme argument que beaucoup tuerait pour avoir ca, mais que vos chasseurs ne reviennent pas à chaque fois sans blessures, blessures parfois mortel et dont vos plantes et autres herbes médicinales ne peuvent rien alors qu'un seul Stimpack aurait pu sauvé une vie. Aussi j'ai bien pu observer deux femmes enceintes. L’accouchement est une épreuves terriblement douloureuse et dans ce monde il n'est pas rare que des femmes meurent en mettant au monde, donnez leur une dose de MedX et alors enfant et mère seront sur de réchapper à cette épreuve.
L'offre était plus que raisonnable, évidement par rapport à une danse... L'homme tourna la tête vers la vielle qui répondit par un hochement bref.
- Bien, suivez moi.


On était en plein milieu de la nuit mais personne ne dormait à l'intérieur du camp, l’atmosphère et le cœur étaient réchauffé par les grands brasiers et les chants.
- Azlan !
Ils s’étaient arrêté devant une petite tente dont l'entrée était "férocement" gardé par deux vieux clébards ridés.
- Azlan, aide notre hôte du mieux que tu pourras, son loup est malade, mordu par une araignée bourgeoise.
- Un loup ?!
Le type était déjà partis, ne restait plus qu'elle et Azlan que Volodia mena jusqu'au loup. Delphine était partie.
- Il n'est pas encore trop tard pour inoculer l'anti-venin.
Azlan commença à inoculer sa mixture.
- Vous me croirez pas si je vous disais que c'est à base d'anticorps de lapin, hein ? Et pourtant... Vraiment difficile de s'en procurer, le pire c'est de chopper un lapin, vous n'en avez peut être même jamais vu. Bha.
Il appliqua ensuite un baume sur la blessure.
- Pour pas que ça ce nécrose. Bon ben il est tiré d'affaire c't'animal mais vous feriez bien de garder le bestiau à l'abri pendant pas mal de temps, il ne risque pas d’être super réactif avec ses muscles toute ankylosés.
- C'est bon, il est... sauvé ?
- Oui m'dame.
- Et bien... merci.
- Bha, bha, de rien. Et un truc contre ces saloperies d'araignées : de l'huile de lavande, ouais ça à l'air con mais c'est super efficace, ça doit etre l'odeur forte qui les rendent folle, m'enfin bref c'est super efficace.
Je manquerais pas d'en toucher deux mots à Richard.



Volodia ne les chercha pas longtemps, elles se tenaient non loin du camp et ne semblait pas échanger beaucoup de paroles, puis Delphine fit demi tour et revint.
- La pauvre.
Ce fut tout ce qu'elle pu dire en voyant Méliss en se scarifiant.
- Oeil-de-nuit est sauvé, mais plus question pour lui de courir partout pendant un certain temps. Mais il n'en gardera aucune séquelle mis à pars une vilaine cicatrice.
Elles retournèrent prés du feu.
Une putain de semaine, non de mois ! Depuis qu'elle a était promu gardienne c'était un travail constant au temple, archivage et maintenance, patrouille et formation des Initié. Et cela constamment, sans répits... faire l'inventaire des armes et des munitions, patrouille, faire l'inventaire des stocks alimentaires et médicaux, patrouilles, maintenance du Temple et patrouille de nuit. Les deux missions qui lui on était confiée ce mois ci ce sont révèlés des plus éprouvante. Avec Ahmin dans les tunnels du Métro, et puis à Ménilmutant avec Delphine, dans les catacombes avec ces saloperies d'araignées... rien que d'y repenser. Quant on est Initié tout n'est qu’apprentissage, votre besoin de savoir est comblé et les missions se trouve des plus instructives et peu dangereuse avec votre mentor... Mais quant on monte en grade et que l'on devient gardien, le vrai travail commence... et pourquoi tout ça ? A quoi bon ?
La gardienne était fatiguée et s'assit prés du feu.
- Tu voulais savoir qui je suis, qui Armand était et pour qui nous travaillons, hein ? Les Gardiens, voilà ce qu'on est, on doit préserver le savoir d'avant guerre et veiller à la sauvegarde du patrimoine humain. Tu sais quoi, le cinquiéme point du code de notre Ordre stipule que : "un gardien ne doit jamais révéler son identité ni l'emplacement du Temple. La mort est préférable à la dénonciation.", qu'ils aillent se faire foutre, pas moi qui les ait trahis ca non, c'est eux, ils se révèlent être comme les autres, on est sensser n'utiliser la violence qu'en dernier recourt et pourtant ! Ouais pourtant pas une mission sans qu'il n'y ait un cadavre sur le plancher... Putain je me dis qu'on est peut etre sur la mauvaise voie, il y a qu'à regarder les Zingaros...
Elle jeta un coup d'oeil alentour et s'assura par là que personne ne les écoutait.
- Eux ils vivent dans ces ruines comme nous tous et pourtant semblent heureux, Eux ils sont réellement non violent et pourtant ne subissent pas d'entrainement poussé, Eux n'ont pas besoin de récupérer le savoir d'avant guerre, ils se fabriquent leur propre culture qui convient parfaitement à la vie dans ce nouveau monde.
Silence.
- Mais d'un autre coté les Gardiens œuvrent aussi pour que les anciennes technologies ne tombent pas entre de mauvaise mains, et ça c'est une cause pour laquelle l'Ordre s’emploit bien. J'ai été dans la FNF et je sais parfaitement ce qu'ils feront s'ils tombent sur certaines choses...
Long silence.
- Le septième et dernier point du code de l'ordre est "un gardien qui ne se soumettrait pas au code, ou qui désobéirait, sera réduit au silence." S'ils apprennent que je t’ai dis ça et bien... bon t'as compris. Mais d'un autre coté personne ne nous a entendu, m'enfin malgré ça j'ai l'impression d'avoir fait une gaffe. Ah et puis merde, j'ai un mal de crane pas possible avec leur putain de chant et cette putain de semaine m'a poussée à bout, j'ai bien besoin de repos.

Elle se releva difficilement et alla s'effondrer sur quelques coussins moelleux avant de s'endormir.
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Delphine Lanvas
MessageSujet: Re: Un sauvetage lupin   Mar 25 Déc 2012 - 22:19

En revenant au feu de camp, Volodia me rejoignit. La jeune femme entrevit Méliss' et lâcha :

-La pauvre...

Je hochais la tête, incapable d'en dire plus. Je levais vers elle des yeux plein d'espoir et de crainte entremêlés en une danse infernale. Je devais savoir. Enfin, les mots salvateurs sortirent. Volodia me dit que mon loup était sauvé. Enfin.... La joie me monta au cerveau. Une larme de soulagement perla à mes yeux et j'eus grand mal à rester debout. Ne pas tomber, rester debout...

Nous retournâmes au feu de camp. La nuit fraîche avait dû passer une trêve avec le vent car il s'était tu pour la nuit. Ce qui me rassura. Je ne savais pas si les Zingaros allaient nous prêter une tente ou s'il faudrait dormir dehors. Volodia se mit à parler si brusquement que je ne compris tout d'abord pas de quoi elle parlait. Puis, la lumière se fit. Je tournais vraiment au ralenti. Les gardiens... Des frissons me parcouraient tout le corps pendant que Volodia me livrait son histoire. Quand elle eut fini, je repris ma respiration, ayant cessé de respirer pendant son intervention. Ainsi, je savais, mais à quel prix... J'étais en danger maintenant. Je regardais autour de nous, soudain très inquiète. Personne ne pouvait avoir entendu.

-T'inquiètes pas. Ton histoire est en sécurité avec moi. Je tiens à ma vie ainsi qu'à la tienne.

Rien de plus ne pouvait être dit. Je ne savais même pas si j'avais envie d'en savoir plus. Et surtout si j'en aurais le courage, même en plein milieu d'un désert, sans rien à perte de vue. Ma vision du monde venait d'être changée à tout jamais. Apparemment, ce serait un ordre, une espèce de guilde en plus fou, un contrat à vie jusqu'à la mort. Henry aussi... Merde, quelle putain de merde... En fin de compte, c'était pas si mal d'être seule. Au moins, je ne risquais pas bêtement de lâcher ça à des « connaissances ». Les Gardiens. Des gens dont le but est de récupérer des anciennes technologies, sûrement pour les étudier et essayer de les remettre au goût du jour, goût de la poussière radioactive et du sang. « Savoir d'avant guerre » « la sauvegarde du patrimoine humain » Que voilà de nobles objectifs! Mais la façon dont elle m'en a parlé laissait penser que ça ne ressemblait plus à ce qu'elle croyait. Sans doute des gens prêts à tout pour protéger un secret : leur propre existence. Mon dieu, et dire que le monde me paraissait compliqué avant. J'inspirais un grand coup et me tournais vers Volodia. Je me sentis bien conne quand je me rendis compte qu'elle n'était plus là. Je n'avais même pas entendue la Gardienne se lever. Sûrement partie se coucher. Je devrais en faire de même. Je me levais en étouffant un bâillement.

Je m’enquis auprès d'une Zingaro du lieu où se trouvait mon loup. Elle m'indiqua un recoin de la place qui entourait le grand feu de camp. Mon loup avait été installé sur de grands et confortables coussins. Que ces gens étaient donc sympathiques et prévenants. Je la remerciais grandement et me dirigeais vers Œil-de-Nuit, qui dormait comme à l'accoutumée. Toutefois, sa respiration était moins lourde. Je priais pour que le jour où il ouvrirait les yeux arrive bientôt. Un petit feu avait été entretenu à côté des coussins pour que mon ami ne souffre pas de la douceur de la nuit. Ces gens étaient incroyables. Je me pelotonnais contre mon loup et me réchauffait grâce à sa chaleur animale.

Je fus réveillée le lendemain par des sensations étranges et baveuses sur ma joue. Manifestement, un museau tout froid se collait contre elle afin de me réveiller. Encore embrumée, je priais Œil-de-Nuit d'arrêter puis ouvrit les yeux, frappée de stupeur. Devant mon regard ébahi, mon loup me regardait avec ses yeux bleus rieurs, quoique fatigués. Je hurlais de joie et me jetais tout contre lui. Il hurla assez faiblement et je m'empressais d'aller lui chercher à boire ainsi qu'à manger. Son regard s'illumina à mon retour. Tandis que je l'hydratais et le nourrissais, une petite troupe de badauds venait voir la scène. Ce devait être des gens proches des animaux en tout poils car ils semblaient tous ravis pour nous.

Je vis Méliss' s'approcher de notre petit groupe mais rester à l'écart. La foule agglutinée devait la gêner. Je n'osais congédier tous ces gens de peur de les vexer, aussi me contentais-je de lui adresser un sourire radieux. Je lui fis comprendre par gestes qu'on se verrait tout à l'heure. Je frictionnais les muscles de mon compagnon avec un onguent spécial que venait de me donner une vieille femme aux rides rieuses. Il était censé aider à la circulation du sang. En tout cas, ça ne puait pas trop et j'en fut soulagée. Après ce traitement qu'Œil-de-Nuit n'apprécia pas du tout ( il n'osa toutefois pas me mordre ), les badauds s'étaient dissipés, inquiets des grognements de la bête, qui à vrai dire étaient forts terrifiants. Méliss' s'approcha accompagnée de Volodia. Toutes les deux flattèrent l'encolure du loup, qui gardait grise mine. Elles semblaient elles aussi très heureuse du dénouement, et j'en fus touchée. Pendant que nous discutions de la suite des événements, Œil-de-Nuit faisait quelques pas afin de réapprendre à contrôler tous ses membres, chose peu évidente après tant de temps passé dans le coma. Je le surveillais, amusée et émue à la fois de ces efforts.

-Eh bien, cette fois-ci, notre mission est bel et bien terminée. Nous pouvons dès à présent organiser notre voyage de retour. Je pensais vous accompagner jusqu'à Métropolitia si telle est votre destination, avec Œil-de-Nuit en brancard, bien sûr. Il lui faudra un peu de temps pour se remettre et ça va pas lui plaire ! ( éclat de rire ) Ensuite, je me dirigerais vers Nécrotopia pour faire enfin le rapport à ma guilde. Ils risquent tout de même de s’inquiéter. Je trouverais facilement une caravane pour nous y emmener.

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Méliss'
MessageSujet: Re: Un sauvetage lupin   Mer 26 Déc 2012 - 6:08

La jeune femme garda son regard sans vie fixé sur le ciel noir. Les coupures superficielles avait cesser de saigner, et une mince croute de sang s'était formée sur son bras. L'amazone s'était endormis , le couteau a la main, la longue marche et l'échange avec Delphine l'avait achever. Le manteau était tomber sur le sol, et la jeune femme frisonnait. Elle se redressa tranquillement, son corps fourbue et sa gorge enrouée. La douleur dans son bras n'étant rien de plus qu'un leger inconfort, la jeune femme ne pus s'empecher de regarder ces mutilations avec un sentiment de fiérté et de nostalgie, ce qui se traduisait par un sourire des plus inquiétant. Dans le lointain, les bruits du campenant des zingaros s'était tue, la plupart des habitants dormait paisiblement, une pansée qui dégoutait l'Amazone. Vivre paisiblement? Ne pas connaître cette joie lugubre , ce sentiment de travail accomplis a la vue du corps sans vie de l'adversaire? La vie n'était qu'une suite de combat, et l'envie de le faire comprendre au Zingaros lui prenait. Paisible ou non, les inférieurs étaits des inférieurs, et leur place était dans des cages ou morts a ses pieds. Ce n'était pas négociable pour la jeune femme.



Méliss' réfléchissait a une manière de faire un massacre au camp quand une voix vient interrompre ses pensées. En un instant, ces muscles se tendière et sa prise sur l'arme blanche qui l'accompagnait se raffermit, au point que ces jointures blanchirent dans la noirceur totale. La mystérieuse voix était bien trop grave, trop grave pour être celle d'une femme. Beaucoup trop grave. Et beaucoup trop proche. La jeune femme sauta sur ces pieds a la manière d'un fauve, en position défensive, le cœur battant et la respiration bloquée. Pourtant, ce qui avait parlé était loin d'être intimidant. Un vieil homme se tenait devant elle, la tête aussi garni que le cul d'un bambin et le visage ridée. Un semblant de barbe ornait ses joues. Une inspection du regard rapide confirma a la jeune femme qu'il ne portait aucune arme, c'était tout l'inverse en fait. Dans ses mains se trouvait un petit flacon, qui devait probablement contenir un anti douleur artisanal. L'Amazone avait dèja oublier ce détail par contre. Une lueur malsaine brillait dans son regard de meurtrière, une leur que l'ancêtre ne put que remarquer tandis que la jeune femme s'approchait de lui, comblant les quelques mêtres qui les séparaits. Un sourire dément, un sourire qui cachait sa rage, un sourire de prédateur prenait toute la place sur le visage de la psychotique, tandis qu'elle envoya un solide directe de la gauche au papy, qui n'eut même pas le temps de poussé un cri qu'il tombait a la renverse sur le sol.



Le vieil homme étant maintenant le nouveau jouet de la jeune amazone, elle ne put s'empecher de envoyer une solide coup de pied au niveau de la tête, qui la récompensa avec un lugubre, mais très satisfaisant, craquement d'os. Le vieux venait de rendre l'âme qu'il n'avait pas , mais Méliss' s'en foutait, elle avait son jouet. Elle ne pris même pas la peine de trainer le corps hors de vue du camp, les zingaros, Delphine, Volodia et les terres désolées. Il ne restait qu'elle et son jouet, ensemble dans un faille spatio-temporelle, partagant un moment d'intimité malsain au possible. Elle rua le cadavre d'une série de coup de pieds, cassant les jambes et les bras du pauvre type. Elle expulsait sa rage, cette énergie haineuse qui l'habitait, mais cela n'était pas assez. Elle aggripa sa lame et vient l'enfoncer dans le cœur du vieux, qui ayant déjà passer l'arme a gauche, ne produit pas l'effusion du sang que la jeune femme escomptait. Peu lui importait, elle se sentait légère, libéré, puissante. Elle s'enduit l'armure et le visage du sang du défunt pacifiste avant de finalement le trainer dans une ruelle et de planquer dans une benne, benne qui allait être son dernier tombeau. Bien sur, elle laissa une jolie trainée de sang derrière elle, mais elle s'en foutait. Quand elle retourna au camp des zingaros,le sourire en coin , les yeux remplis de bonheur et l'armure couverte de sang, elle attira l'attention des types qui était toujours debout, mais on savait qu'il ne fallait pas s'approcher d'une amazone. Peut être allait-ce changer a la nouvelle de la mort de l'ainée, mais la jeune femme ne pouvait que sourire , s'imaginant des scénarios dans sa tête. Elle passa la nuit a fixer les flammes, y réflichant jusqu'à ce que le soleil se lêve et qu'un attroupement se fit autour de Delphine et son loup se fit. Elle lui adressa un signe de la tête et un sourire, qui n'était pas faux avant d'aller se poster a l'entrée du camp. Allait t'elle mentir a ces compagnonnes? Allait-elle être honnête? Elle balancait le pour et le contre, son regard fixé sur un duo de chasseur qui examinait d'un peu trop près la trainée de sang qu'elle avait laisser sur le sable de la capitale. L'adrénaline commencait a monter dans ses veines, tandis qu'elle voyait les deux inférieurs s'agiter, son éternel sourire malsain étamper sur le visage. Son petit jeu nocturne lui avait redonner le contrôle.
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Volodia Helsen
MessageSujet: Re: Un sauvetage lupin   Mer 26 Déc 2012 - 14:05



Le remue-ménage la réveilla en milieu de matinée. Les Zingaros commencent à lever le camp... En premier lieu la palissade était enlevée et des patrouilles lancée tout autour du camp pour s'assurer qu'il n'y avait pas de danger, puis l'avant garde constitué essentiellement de guerrier ouvrait la marche, venait ensuite plusieurs heures plus tard le corps principale du camp, mais ils n'en étaient pas encore là.


Ils offrirent de bon cœur de quoi déjeuner, la gardienne en était touchée, jamais on ne verrais pareil comportement dans les Terres Désolés... Mais une partie des Zingaros restaient méfiant, faisant comprendre par leur regard qu'il était temps de partir.
Et bien allons y.
Elle trouva Delphine au milieu d'un attroupement vite dissipé par les grognements de l'animal. Il s'est remis ! Voloida s'approcha en quelques foulés rapide et le trouva là, trottinant autour de sa maitresse.
- Et bien c'est presque la grande forme on dirait !
Faudrait il encore le porter avec la civière ? Leur vieux traineaux était tout cabossé mais tiendrait certainement pour le retour ou du moins pour une partie du voyage.
-Eh bien, cette fois-ci, notre mission est bel et bien terminée. Nous pouvons dès à présent organiser notre voyage de retour. Je pensais vous accompagner jusqu'à Métropolitia si telle est votre destination, avec Œil-de-Nuit en brancard, bien sûr. Il lui faudra un peu de temps pour se remettre et ça va pas lui plaire ! ( éclat de rire ) Ensuite, je me dirigerais vers Nécrotopia pour faire enfin le rapport à ma guilde. Ils risquent tout de même de s’inquiéter. Je trouverais facilement une caravane pour nous y emmener.
Mission terminée, enfin ! Volodia devra aussi passer par la case débriefing quant elle rentrera au Temple... mais elle laissa de coté ce tracas supplémentaire que lui fournira la paperasse de son rapport pour rester dans le moment présent où elle était bien, heureuse, cela faisait longtemps que son visage n'avait accueillit de sourire si franc et détendu.
- On s'est enfoncé pas mal vers l'est, aussi nous avons deux endroits où prendre une caravane, soit revenir sur nos pas et arriver à Ménilmutant, soit prendre sud-sud-ouest direction le marché de la gare, c'est plus loin mais les alentours direct sont sur avec les patrouilles régulières qui sillonnent les quelques quartiers alentours.
Volodia questionna du regard ses deux compagnons de route.
- Quelle est ta destination Méliss ? Tu rentre avec nous ou tu files chez les Amazones ? Si tu dois rentrer chez toi, il faudra mieux que l'on prenne la direction de Ménilmutant.
Quelque chose perturbait la gardienne, peut être les traces marrons séchés sur l'armure de métal de l'amazone. Du sang, évidement. Se pouvait il qu'elle se soit tellement tailladé que... Non, non il y en a trop.
- Va pour Ménilmutant alors ? Les Zingaros vont vers le nord aussi pouvons nous marcher avec eux un moment, non ?
Delphine était pour, Méliss contre... et Volodia, contre aussi, nous avons assez abusé de leur hospitalité, et puis le convois des nomades était lent.


Elles se mirent en route à onze heures passé, le traineau rempli au tiers de vivre et de cadeaux de leurs hôtes ( deux tapis, quelques bijoux et une boite en bois sculpté, des armes et des munitions auraient été préférable ), mais pour les vivres Volodia avait du ajouter 25 anneaux de sa poche.
- En route pour la ville des mutants, encore une fois...
Delphine tira le traineau, Oeil-de-nuit gambada autour d'elle quelque temps mais ne mit pas longtemps à ce fatiguer...
Éloignée à peine de cinquante mètres du camp, Volodia se retourna, pas que le confort du camp lui manquait déjà mais plusieurs éclaireur Zingaros s'activaient non loin de la caravane. Ils semblaient sur les nerfs. L'un d'entre eux héla la troupe, il avait découvert quelque chose dans une benne à ordure. Deux Zingaros entrèrent dedans et en ressortir un pantin désarticulé... le cadavre devait être un membre de la Tribu vu la réaction qu'ils eurent en découvrant son visage.
Elles étaient à plus d'une centaine de mètres du camp désormais, l'entrée dans les ruines de la Capitale était à moins d'un kilomètres, signalé par deux building croulant ; Volodia ralentit l'allure pour voir ce qui se passait.
L'un des Zingaros courut jusqu'au camp et revint avec deux autres membres de la tribu. L'un des nouveau arrivant s'agenouilla devant la dépouille, on ne pouvait voir s'il marmonnait ou sanglotait.
Les trois femmes et leur traineau arrivèrent enfin sur du bitume. Nous revoilà à Paris ! La gardienne marchait presque à reculons, elle ne pouvait quitter la scène des yeux.
- Ils ont besoin d'aide, on devrait rebrousser chemin, non ?
C'était aussi les pensées de Volodia.
Les Zingaros parlaient entre eux, certains faisaient des vas et viens entre le camp et la zone où à été retrouvé le cadavre, des groupes avaient des discutions animés... Et l'homme qui était agenouillé devant la dépouille hurla, tout le monde se tue, il se releva criant des choses qu'elles ne pouvaient entendre d'ici. Mais fit un geste des plus explicite, il désigna le petit groupe qui avait quitté le camp en continuant à parler. La plupart des Zingaros semblaient perdu, devaient ils rejoindre le camp nomade qui était sur le point de partir, rejoindre leur poste en somme, rester là avec la dépouille et continuer à chercher des indices ou bien suivre les directives du type, quelle qu'elles soit ?
- Merde, qu'est ce que c'est que ces conneries ?
Un groupe se détacha et avança vers elles.
- Bon, pas de connerie.
Elle s'adressait évidement à Méliss. Chaque membre du groupe était bien visible désormais. Cinq. Le type qui s'était agenouillé devant le cadavre était un blondinet, Zwei qu'il s’appelait, et son frère était là aussi... merde ! C'était le type avec lequel elle avait marchandé les soins pour le loup, Yoshka, le tout frais chef d'une des familles dirigeantes.

Spoiler:
 

Des frères ces deux là ? On ne pouvait les associer que par leur carrure et leur yeux bleus. Les trois autres Zingaros lui était inconnu. L'un d'entre eux devait être un chasseur car il portait le fusil à deux lames bien à eux mais semblait jeune et inexpérimenté. L'autre inconnu était grand et svelte, la dernière du groupe portait un couteau à lame courbée à sa ceinture de soie.
- Vous l'avez tué, vous avez tué mon père ! Cracha Zwei.
- Calme toi, c'était aussi le mien et j’entends bien savoir ce qu'elles ont à dire...
A la fin de sa phrase Yoshka desserra les dents et semblait légérement surprit, certainement par les mines incrédules que tirait Delphine et Volodia.
- Quoi, comment ça, que c'est il passé ?
- Fermes-ta-putain-de-gueule ! Je ne supporterais pas un seul mensonge !
Leur père... le patriarche d'une des grandes famille donc.
- Nous n'avons rien fait.
La gardienne essayait d'avoir un ton calme et assuré mais c'était plus que difficile.
- Alors pourquoi fuyez vous ?!
C'était le type grand et mince, elle se tourna vers lui et répondit :
- Nous ne fuyons pas, voyons, nous... nous étions venu pour sauver un animal blessé, vous l'avez soigné, nous avons payé à l'amiable, nous rentrons alors à Ménilmutant.
- Pourquoi alors n’être pas resté avec nous ? Vous savez très bien que nous nous dirigeons vers le nord, ca vous aurez permis de faire quelques kilomètres avec un grand groupe, donc d’être protégé. Ça n'a pas de sens.
Delphine commença :
- Mais si voyons, nous devions aller...
Mais la Zingaros coupa en vociférant :
- Putains d'amazones ! Vous m'aviez déjà pris mon époux voilà que vous tuez aussi mon oncle ! Ces chiennes devraient être abattu...
- Yoshka tu sais très bien qu'elles sont coupable, fais toi pousser des couilles et donnes l'ordre de les abattre.
- Mais pourquoi l'aurions nous tué ?! On a aucune raison de vous vouloir le moindre mal...
- Mais qu'est ce qui vous fait croire que l'on a...
La Zingaros pointa son poignard en direction de Delphine et Méliss.
- Mon oncle m'avait dit qu'il allait apporter un peu de lait de pavot pour atténuer les blessures de celle là. J'ai très bien vu avant qu'il ne parte que ces deux amazones conversaient à voix basses. Et après vous l'avez tué !
- Je ne suis pas une amazone !
Volodia se tourna, elle avait eu l’intelligence de ne pas dégainer son arme, on ne pouvait pas en dire autant de Méliss. Toute les deux, tuer un vieillard ? Même Méliss seul, elle en doutait.
- C'est elle qu'il l'a tué j'en suis sur, toutes ses belles paroles et ses sourires stupides, elle nous dupait, voyez ! C'est une amazone !
Non, pas Delphine, non, jamais. La femme tenta un coup d'estoc sur la chasseuse de prime. La gardienne n'eut qu'à lui enrouler le coup avec son bras quant elle passa près d'elle et de couler le canon de son pistolet sur la tempe de la femme, alors que tout le monde se mettait à parler :
- Tuez les !
- Lâches là !
- Tu bouges je t'exploses sac à foutre.
Le ton montait rapidement, Volodia s'affolait et resserrait involontairement sa prise sur son otage. Elle marcha à l'instinct et tira une balle dans la cuisse du jeune Zingaros avec le fusil.
- Lâchez vos armes, tout de suite !
Les balles de son pistolet était faiblarde mais ca n'avait empêcher au jeune homme de tomber sur un genoux. Elle braqua son arme tour à tour sur les trois autre encore debout.
- Yoshka, votre arme je vous prie.
Ils n'avaient aucune chance, Delphine avait déjà épaulée son arme et Méliss son canon scié. Il obtempéra et jeta son pistolet.
- Zwei, votre couteau dans votre ceinture.
Il lâcha l'arme devant lui.
- Poussez la avec votre pied.
Elle n'allait pas se faire avoir comme ça !
- Nous... Je vous faisais confiance...
- Croyez moi bien, nous ne sommes pour rien dans cette affaire ! Pour... Pourquoi aurions nous fait un truc pareil, posez vous la question, on a rien à gagner à tuer votre père, mais peut être quelqu'un d'autre ? Faire porter le chapeau à trois inconnues de passage...
Elle lâcha la Zingaros qui alla s'écrasa à terre en suffoquant. Elle lui défit sa ceinture de soie.
- Delphine, gardes les bien dans ta ligne de tire, Méliss, prends les ceintures de ces messieurs je te pris... et ne les tues pas bon dieux.
Lui dire de ne pas les frapper reviendrait à dire au soleil de ne pas briller. Volodia empoigna la Zingaros et la plaqua contre un vieux poteau métallique et avec la ceinture lui lia les poignées au milieu. Elle fit pareil avec tout les autres mais ne se faisait pas d'illusions...
- Je vous retrouverez ! Vous ne m'échapperez pas !

Spoiler:
 


- Allons y !
Elles récupérèrent sur les Zingaros tout ce qui pourrait leur servir et partir au trot, ralentit par le traineau.

Inventaire :
+ Fusil Zingaros
+ Munitions : 15 balles
- Pistolet


Après quelques pas, Volodia se retourna. Au loin deux silhouettes se rapprochaient de leur camarade Zingaros menottés à un poteau. Il ne leur aura pas fallu longtemps.
- Vite, vite !
Toutes les cinq minutes elles changèrent de rôle, une pour tirer le traineau, une pour ouvrir la marche et l'autre pour la fermer. Pendant plus de vingt minutes elles prirent direction nord-ouest et puis...
- Par ici, ils savent que l'on va aller à Ménilmutant.
Sud-sud-est direction la Gare de Lyon.









* * *




Ses poignées étaient atrocement douloureux à force de trainer le brancard, ses chevilles hurlaient à force de se prendre dans une crevasse et trébucher sur des éboulis. Mais celui qui était le plus mal en point c'était le traineau. Une heure entière quelles couraient presque dans les rues, la seule rencontre fut avec deux moucham qui s'étaient trop approché, Volodia était au traineau aussi ce fut aux deux autres de régler le problème.
Le traineau justement était désormais HS, brisé en son milieu... Elle prit trois des cinq sac de nourritures, chacune d'entre elles en prirent un. Et tout fut abandonné là, le loup suivait en trottant et grognant.
- Par ici.
Elles traversèrent le halle d'entrée d'un petit immeuble au bout de la rue pour se retrouver dans l'arrière cours. Volodia lâcha ses deux sacs à terre et reprit sa respiration.
Comment, comment la situation avait elle pu empirer comme ça ? Comment d'une matinée heureuse était on passé à ça ?! S'en était plus que la gardienne pouvait supporter, elle se colla contre un des murs de la petite cours intérieur en essayant de réprimer un sanglot. Pourquoi, comment ?
Un coup d’œil à Méliss qui jouait avec son couteau la décida. D'un sac elle extirpa le pistolet qu'elles avaient pris à Yoshka, fit quelque pas et saisit Méliss par la nuque pour la pousser à terre. L'amazone avait beau être assez vive, niveau force elle ne faisait pas le poids. Dans sa chute elle avait resserrée sa prise sur son arme, mais en appuyant sa botte sur son poignée elle lui fit lâcher.
- Fais quoi que ce soit...
Elle arma le flingue.
- Tu te retrouves avec un troisième œil.
Oeil-de-nuit grognait derrière. Voyait il Méliss ou bien Volodia comme un danger ? Peut être entendit elle des mots de protestations de la pars de Delphine mais elle n'écoutait pas.
- Est ce que tu l'as tué ?
Spoiler:
 
- Pourquoi, pourquoi tu l'as tué ?! Si tu réponds que c'est par ce que c'était un homme, je t'abats.
Elle avait presque hurlée, et recula de quelques pas, si elle était trop proche, Méliss pouvait tenter un truc, mais en prenant de la distance elle pourrait tirer dés qu'elle esquissera le moindre geste.
- Vous les amazones n’êtes qu'une bande de psychotique de plus dans ce monde misérable j'ai l’impression, tuer les hommes et laisser les femmes dis tu ? Pourtant quant vous avez tué le mari de cette Zingaros vous ne l'avez pas délivrée de quoi que ce soit, vous l'avez amputé d'une partie d'elle même, de son amour. Et quant, toi, tu as tué ce vielle homme qui voulait t'aider, tu t'imaginais que ça allé délivrer toute les femmes de la tribu ?! Tu es inconsciente et stupide, ce type était l’apothicaire de la tribu, tu sais ce que ça signifie ? Le médecin le plus expérimenté des Zingaros, poses toi cette question : combien de vie d'hommes et de femmes a-t-il sauvé ? Combien d'autres vie d'hommes et de femmes ne pourra-t-il sauver ?
Elle baissa son arme.
- Lorsque notre haine est trop vive elle nous met au dessous de ce que nous haïssons. Avait elle entendu dire un jour par son mentor.
Elle lui tendit la main alors que le loup hurlait encore une fois.



Des bruits, dans l'immeuble. Elle se retourna instinctivement alors qu'un molosse bondit par la fenêtre.




Il atterrit sur l'amazone et mordit une fois dans le métal puis au cou... Il n'eut pas le temps de mordre que l'un des tranchants du fusil de la gardienne s’enfonça au milieu de son corps.
Un deuxième animal sauta par la fenêtre alors qu'un troisième passait la porte ainsi qu'un quatrième.
- Je vous aviez dis que je vous retrouverez !
Volodia eut le temps de penser : le traineau ! on a laissé la carcasse du traineau en plein milieu de la roue ! qu'elle s'éffondra au sol.

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Dernière édition par Volodia Helsen le Mer 26 Déc 2012 - 21:26, édité 7 fois
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Méliss'
MessageSujet: Re: Un sauvetage lupin   Sam 29 Déc 2012 - 19:29

Ses deux yeux fixant le canon du revolver, le visage de l'amazone était neutre, son habituel sourire arrogant semblait avoir cesser d'exister l'espace d'un moment. Sa lèvre inférieur tremblait, trahissant sa nervosité, et sa gorge était aussi sèche qu'un vieux morceau de parchemin. Son poignet lui faisait déjà vachement mal, avoir la botte de la gardienne qui vous l'écrase n'était pas une expérience agréable, surtout que Volodia n'était pas un poids plume. Elle voulait crier , elle voulait lui faire comprendre sa vision de la capitale. Elles ne connaissaient pas la souffrance, elles ignoraient l'esclavage que les hommes leurs infligeaient, elles ne connaissaient pas la vie au camp, cette harmonie, ce bonheur!



Les yeux de l'amazone fixait maintenant ceux de la gardienne, n'ont pas pour la lire, mais pour la laissez lire. On ne lisait pas de rage dans ses pupilles, pas de haine. On y lisait de l'incompréhension, de la tristesse et une pincée de pitier. Pourquoi restait-elle aveugle a ce point? L'amazone était siderer, c'était évident. Le meurtre, selon Méliss', avait perdu sa gravité. La nature tue a tous les jours, pourquoi devrait t-elle se privé cet acte libérateur? C'était avec une voix neutre, ou on ne lisait aucune émotions, n'y même une once de regret qu'elle avoua.


-Oui . Je lui ai casser le cou.


Le hurlement de la gardienne pris l'amazone par surprise et l'espace d'un instant elle cru que s'en allait être fini d'elle. Volodia était a cran, la tension était dans l'air. L'amazone n'osait même pas respirer trop fort. Elle resta muette, fixant son interlocutrice. Elle voulait sérieusement les faires comprendre, mais sa colère typique refit surface. Sa main gauche se crispa, enfonça ses ongles dans sa paume dans une honnête tentative pour se calmer. Elle écouta le discours de Volodia, avant de répondre, avec beaucoup plus d’agressiviter qu'avant.


-La capitale ne pardonne pas, c'est la nature merde! Si tu es pas foutu de te proteger correctement, tu mérites de crever! Putain, tu descendrais le cabot qui bouffe un rat?! Bordel, c'est la même chose chez moi! Je suis le prédateur naturel des hommes!


Méliss' jeta un regard sur la main de la gardienne, s’apprêtant a agripper quand hurlement lupin la pris par surprise , tout comme la masse noir qui vient s’écraser sur elle, lui coupa le souffle. Elle n'eut pas le temps de comprendre que Volodia vient a sa rescousse. Elle repoussa la bête et se releva, aggripant deja son fusil a canon scié d'une main et son couteau dans l'autre. Son regard était braqué sur le gosse en colère.


-Allez espèce de merde! J'espère que tu va être plus marrant a buter que le putain de débris ambulant qu'était ton père!


Elle s'appretait a tirer sur le Zingaros quand un molosse tanta de lui sauter au niveau de la poitrine, tentative qui fut stopper net par le genou de l'amazone. Delphine et son loup était occuper par un molosse, elle voyait l'autre bête revenir a la charge après sa tentative échouer. Elle s'appretait a lui tirer une jolie balle dans la tête quand le canin changa subitement de direction pour allez mordre la jambe de Volodia. Et le Zingaros n'était plus visible! Merde! D'une sublime coup de pied, elle envoya la canin s'écraser dans le mur,et de l'achever d'une balle bien placé. Cherchant l'inférieur des yeux, elle laissa les deux autres femmes se battre avec les molosses tandis qu'elle retourna dans la rue, cherchant l'enculé.

-Allez espèce de merde! Vient pas me dire que tu as peur?! Même ton père a eu les couilles de ne pas fuir!
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Delphine Lanvas
MessageSujet: Re: Un sauvetage lupin   Dim 30 Déc 2012 - 18:17

Spoiler:
 

Putain de merde... Elle a tué un vieillard... Un homme sans défense qui ne représentait aucune menace, bien au contraire. Un soigneur... Cette femme est plus que dangereuse, désespérément tarée. On doit s'en débarrasser.

-Il ne représentait aucun danger pour qui que ce soit. Tu l'a tué pour te faire plaisir... Lâche, assassin. Je criais les derniers mots.

Les terres désolées ne montraient que rarement de bon côtés. La vie était rude et injuste mais là... Ça allait au-delà. Je visais Méliss' avec mon arme. Je m'attendais à tout de sa part. Œil-de-Nuit grognait, ses dents retroussées sur ses babines étaient un signal d'alarme. Je jetais un bref coup d’œil à sa silhouette et vis que ce n'était pas les deux femmes qu'il menaçait mais l'immeuble sur le côté.

-Atten...

La fin de mon avertissement fut noyée sous une série de grognements. Un énorme molosse sauta de la fenêtre et s'écroula sur Méliss', lui enfonçant ses crocs dans l'épaule, puis au cou. J'avançais vivement et plantais le tranchant de mon arme dans le poitrail du chien. Je répugnais à tuer des animaux mais n'avais guère le choix. Je soupçonnais les Zingaros de se cacher près d'ici. Je dégageais mon arme tandis qu'une deuxième arme de chair et de poils sortait de la fenêtre. Deux autres passèrent par la porte.

-Je vous avais dis que je vous retrouverais !

Et merde... Merci Méliss'...

Je laissais retomber mon fusil en bandoulière sur ma poitrine et dégainas ma machette. Super acquisition vraiment ! Elle serait beaucoup plus utile face aux chiens. Un des molosses se mit à bondir sur nous. Œil-de-Nuit l'évita sans peine, et je remerciais mon compagnon pour son intelligence. Il était encore beaucoup trop faible pour espérer gagner ce combat. Le molosse atterrit à mes pieds et je profitais de l'ouverture pour planter mon couteau dans son dos, de toutes mes forces. La sensation et le bruit furent horribles. Un hurlement de douleur pétrifia le chien. Je dégageais ma lame mais ne fut pas assez rapide pour l'achever. Il planta ses crocs dans mon poignet, me faisant lâcher ma machette. Œil-de-Nuit bondit et lui arracha un morceau de la gorge. Le chien desserra sa prise et mourut dans des spasmes. Je repris ma machette en me relevant, changeant de main mon arme. Combattre de la main gauche allait être ardu.

Deux cadavres de chiens s'étalaient aux pieds de Volodia. Je rengainais ma machette devenue inutile et repris mon fusil. Je désignais la ruelle.

-Méliss' est partie par là. Apparemment, elle pense pouvoir y arriver seule. Quelle merde !

Les Zingaros pensaient réellement que j'étais tout comme Méliss' une amazone. Je ne pouvais laisser passer pareille erreur. Je devais rectifier cette méprise. Les Zingaros étaient une grande tribu et je n'avais pas envie qu'ils retournent d'autres tribus à mes basques pour me retrouver et me tuer. Mais je ne voulais certainement pas mourir maintenant.

-On peut pas les laisser croire ça. On doit arriver à leur faire entendre raison.

Volodia était manifestement du même avis que moi. Elle appréciait les Zingaros et aimait la justice. La jeune femme ne pouvait fermer les yeux. Nous nous approchâmes de la ruelle et jetâmes un regard, tout en restant à couvert. La scène qui s'offrait à nous était surréaliste. Méliss' était à couvert derrière une voiture tandis que les Zingaros se trouvaient dans l'entrée de l'immeuble. Un des Zingaros gisait devant elle, abattu d'une balle dans le cœur. La situation semblait inextricable, en tout cas avec des mots.

Spoiler:
 

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Méliss'
MessageSujet: Re: Un sauvetage lupin   Dim 30 Déc 2012 - 20:39

Planqué derrière une carcasse de voiture, Méliss' tentait de se visualiser la scène. Elle croyait avoir aperçu une demi douzaine de Zingaros armée de fusils et de divers couteaux. Elle n'était pas certaine de son observation, mais de le moment présent, rien n'était certain pour elle. Elle chercha une issue de secours, un plan B, une échapatoire , mais planqué de cette manière derrière la vieille bagnole, le cœur battant au fond, ce n'était pas une chôse aisée. Il avait bien des ruelles et des bagnoles, mais pour sa, il faudrait se piquer tout un sprint, avec une armure qui pese six tonnes, elle n'avait pas beaucoup de chance. Et sur les six mecs, l'un deux était certain d'avoir assez de chance pour atteindre l'Amazone. Son fusil ne lui offrait pas la porté nécessaire pour essayer de les descendres.


Elle s’apprêtait a tentée le tout pour le tout quand elle vis ses deux « partenaires » dans une ruelle avoisinante. D'un coup, l'amazone fut prit d'un sentiment qu'elle croyait oubliées, inexistant, un sentiment qu'elle ne pouvait plus ressentir. Elle se sentait coupable d'avoir mis ses deux femmes dans la merde. Elle était une amazone, elle pouvait se battre, elle pouvait tuer, elle pouvait saigner. Eux, elles en doutaient. Et de plus, elles lui avait sauvées la vie par le passer, il était temps qu'elle retourne la faveur. Méliss' avala sa salive d'un bon coup, n'arrivant pas a croire ce qu'elle s'appretait a faire.


-Hey! Bande d'enculées! C'est moi, RIEN QUE MOI , qui a tuer votre vieille merde! Laissez partir les deux autres femmes et je me rend , c'est clair?! Elles n'ont rien faites bordel de merde! C'est que des merdes pacifistes!


Malgré le vocabulaire assez fleuris et vulgaire de la jeune femme, on sentait l'honneter dans sa voix. Du coin de l'oeil, elle crut voir des expressions de surprises totales venant des deux femmes. Méliss' leur envoya un regard froid, un regard qu'on ne pouvait contredire. Elles devaient partirs, avant qu'elle ne décide de faire un massacre.
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Volodia Helsen
MessageSujet: Re: Un sauvetage lupin   Dim 30 Déc 2012 - 20:53

Spoiler:
 

- Ah saleté !
Un coup avec le tranchant de son arme entailla le jarret de l'animal, un deuxième l'acheva. Bon dieux... Elle jeta un coup d’œil à sa blessure, rien de grave. Elle avait eu un sacré coup de chance, ce genre de bestiaux était taillé pour la chasse.
- Ça va, pas de blessure ?
Il semblait que non, l'armure de cuir de la chasseuse de prime était parfaite contre les morsures d'animaux.
- Où est...
-Méliss' est partie par là. Apparemment, elle pense pouvoir y arriver seule. Quelle merde !
Elles sortirent dans la rue, la gardienne choisit le couvert d'un gros tronc d'arbre calciné et les restes d'un banc sur lequel elle cala son fusil. Méliss se trouvait sur la droite, derrière la carcasse d'une bagnole, criant quelques insultes. Une bonne idée de les provoquer car une personne sortit d'un immeuble en face et tira avec son pistolet en direction de Méliss', chaque coup tiré avec sa lourde arme de poing semblait lui emporter le bras.
- Crèves, crèves !
Cette voix... c'était la Zingaro qu'elle avait pris en otage. Le fusil était bien calé, sa ligne de tire dégagée. Le coup partit. Impressionnant recul de l'arme, mais la balle alla où elle avait voulu, raflant le coin de la cuisse de la Zingaros qui s'écroula, persuadée qu'elle avait été touché en pleine jambe.
- Restez à couvert. On ne bouge pas.
Un regard à gauche, Delphine était accroupie à coté de son loup, à droite l'amazone était toujours à couvert. Mise à pars les cris de la femme, tout semblait calme.
Volodia couru jusqu'à un autre couvert. Personne n'avait tiré. Elle se leva et inspecta les alentours. Personne. Alors elle pu aller jusqu'à la Zingaros.
- Du calme.
Elle serait les dents et la foudroyait du regard.
- Je... je vais vous soigner. Si j'ai tiré c'était pour vous immobiliser.
La blessée essayait de reculer, au regrée de la gardienne qui du forcer la Zingaros à enlever ses mains de sa blessure... blessure plus grave que ce qu'elle n'avait cru au début, la balle avait arrachée un morceau de chair. Et je leur ais filé ma sacoche...
- Delphine, t'as un buffout, un stimpack ? Les deux mêmes ce serait préférables.
Elle fit les premiers soins et injecta le stimpack, le buffout elle ne pouvait forcer la Zingaros à l'avaler.
- Ça servira d'anti-douleur, non, vous êtes sur ?
- Qu'est ce... vous... Pourquoi ?
Ça saigne mais elle y survivra.
- Écoutez moi, je n'ai pas tué votre Oncle. Elle non plus, pour aucune raison elle n'aurait pus vouloir le moindre mal aux personnes qui on sauvés sont animal. Ah et elle n'est évidement pas une amazone.
Elle ne me croit pas...
- C'est elle qui l'a tué, c'est une amazone. J'ai eu tort de lui faire confiance et de l'amener dans votre camp... comment j'aurais su ?
Ca elle s'en voudra pour longtemps, elle n'avait pas confiance en Méliss' dès le début mais pourtant...
- Dites leur qui a vraiment tué votre Oncle. Dites leur.
Bon, il ne faut pas s'attarder. Elle rebroussa chemin en direction de ses compagnons, passa devant le cadavre de l'autre Zingaros et... Ce n'est pas Zwei !
- A terre !
Elle n'aurait pas du crier, au moment ou elle poussa Méliss un tir ce fit entendre. Elles se réfugièrent derrière la carcasse de voiture. Un deuxième coup partit, puis un troisième qui se ficha dans le bitume. Elle ne pu maudire encore une fois que sa mauvaise vision, elle n'avait aucune idée d'où était embusqué Zwei.
- Où est il ?
- L'immeuble de bureau, deuxième étage, troisième fenêtre sur la droite.
La perception de la chasseuse de prime était fort appréciable.
D'autres coup partirent.
- Churchil...
Excellente arme mais sa portée est limité. Volodia évaluait mal les distances, encore à imputer à sa mauvaise vision.
- Ça fait combien de mètres ? 150 ?
- 210 à 220 je dirais.
A la limite.
- Méliss va tirer avec son canon scié tout en restant à couvert, aucune chance de l'atteindre mais le bruit de la détonation va le faire s'abriter et si ce n'est pas le cas il sera de toute façon attiré par ici, là Delphine tu tires sans t’arrêter. Une fois que t'es à sec je prends la relèves et tire dés que je le verrais.
En espérant qu'il n'ait pas entendu. La chasseuse de prime se trouvait assez loin alors elle avait du élever la voix.
- Aller, vas y.
Le coup de feu de Méliss ne fit pas battre en retraite Zwei, tant mieux car cela permis à Delphine de l'avoir en pleine ligne quant elle fit feu.
- Je crois que je l'ai eu. Fit elle une fois son chargeur vide.
Volodia avait épaulé son fusil et guettait les fenêtres. Rien. Elle relâcha un peu son attention... il ne fallait pas, va savoir combien étaient réellement à leur recherche ? Une chose était sur tout les Zingaros voulait justice.
-Hey! Bande d'enculées! C'est moi, RIEN QUE MOI , qui a tuer votre vieille merde! Laissez partir les deux autres femmes et je me rend , c'est clair?! Elles n'ont rien faites bordel de merde! C'est que des merdes pacifistes!
Interloquée d'abord, puis un sourire en coin, "merdes pacifistes", cette fille ne changera donc jamais ! Volodia quitta le bâtiment des yeux et s’accroupit dos à la portière.

- Zwei est un mercenaire aguerris, fort, rapide et intelligent. C'est un chasseur et tu es sa proie, sa vendetta. Tu l'as peut être reconnu au son, il utilise un Churchil, c'est une arme redoutable, conseil n'essaie pas non plus de l'avoir au corps à corps et ne le sous estime jamais il en dépend de ta vie désormais. Le seul lieu où tu sera en sécurité c'est auprès de tes "sœurs", une fois là bas tu ferais bien de ne pas quitter ton camp...

Elle s’apprêta à courir jusqu'à l'abris où se tenait Delphine.
- Pas d'autre issu à cette traque que la mort de l'un de vous deux, ou des deux. Mais... mieux vos lui que toi. Je te souhaite bonne chance, soit toujours sur tes gardes, vous n'aurait se type qu'en l'attaquant à plusieurs. Aller, peut être à une autre fois et médite sur ce que je t'ai dit dans la cours de l'immeuble.
Volodia fonça jusqu'au prochain couvert et se retrouva avec son amie.
- On va vers le Marché de la Gare, de toute façon c'est le seul endroit où l'on peut aller, t'es d'accord ? Allons y !



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