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 Les Sioux du Métropolitain détèrrent la Hache de Guerre

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Maître du Destin
MessageSujet: Les Sioux du Métropolitain détèrrent la Hache de Guerre   Jeu 8 Nov 2012 - 15:04

Les soldats de la FNF avançaient, peu inquiétés par l'obscurité grâce à leur équipement de pointe. Le métro n'était qu'une succession de couloirs verts vus à travers les lunettes de visée nocturne. Ils tournèrent à un angle. Sur les murs, de façon sauvage, barbare, primaire, étaient peintes des fresques représentant des animaux, des étoiles, des plans et des schémas, des symboles géométriques s'emboitant ensemble, et autres énigmes incompréhensibles. Cela semblait peint avec du sang séché. Les plus jeunes des soldats restaient muets, tentant de faire abstractions de ces symboles mystérieux, tandis que les vétérans avançaient calmement, sans sembler être inquiéter par le sinistre décor.

A nouveau, un virage. Il y avait une porte de métal sur la droite. Aucune lumière. Sans les lunettes de visée nocturne, personne ne verrait ses propres doigts dans ce noir opaque. En face, un éboulement coupait la voie. Et toujours ces peintures rupestres sur la roche irrégulière. Il fallait prendre un détour par les portes réservés auparavant au personnel du service ferroviaire. Ou faire appel à l'équipe de démolition.

Les trois escouades s'arrêtèrent. L'ambiance devenait lourde et oppressante. Les cinq chefs d'équipes se retrouvèrent. Le Lieutenant Rinaldo, le Lieutenant Lapeyre, le Lieutenant Quimbel, le Lieutenant Legrand et le Commandant d'Armorique.
" Quel est votre avis, Commandant ? " demanda le Lieutenant Lapeyre.
Le Lieutenant Quimbel, une femme qui avait acquis ses galons et mérité son grade à force de coups d'éclats, de propositions téméraires débouchant sur des succès rapides, et d'une efficacité sans quartier sur le champs de bataille, était une véritable casse-cou, bien plus que la plupart des hommes des Forces de la Nouvelle France.
" Mon escouade et moi, on reste pas là, c'est hors de question ! On part en reco, on va vous faire des boulevards pendant que vous vous poireauterez devant cet éboulement ! "
C'était une femme spontanée, pour ne pas dire vulgaire, même en présence de supérieurs. Une véritable garçon manquée, et pire encore.
Le Commandant avait pris une pose contemplative, attendant les avis de ses subordonnés. C'était un homme proche de ses soldats, démocrate dans une armée de despotes, et ayant tendance à écouter les conseils avant de prendre ses décisions finales. Indécis, il allait porter le problème à la hiérarchie auprès du Colonel.

C'est alors que sans crier gare, la porte fermée qui était la seule issue pour progresser s'ouvrit avec fracas ! Une dizaine de grenades jaillirent et éclatèrent dans les jambes des soldats. Certains furent démembrés sur le coup, d'autres furent soufflés et allèrent s'écraser au sol ou sur les murs. Le chaos avait frappé subitement ! Les hommes étaient encore désorganisés et sous l'effet de surprise, quand une horde de Raiders furieux poussant un cri de guerre uni et puissant, déboulèrent à la suite des explosifs, armes en main. La plupart étaient armés de haches, de serpes, de lances, de poignards et d'éventreurs. Ils étaient torse nus, exposant une musculature hors-norme, travaillée, impressionnante. Et sur leurs pectoraux et leurs bras étaient tatoués les mêmes symboles ésotériques, barbares et païens qui étaient parfois sur les murs. Ils portaient tous des blue-jeans usés, et abordaient des cheveux très longs. Leurs visages étaient couverts de peinture de guerre et leurs expressions étaient déformées par leur cri bestial et la rage dans leurs yeux.

La charge fut héroïque. En quelques secondes, de nombreux soldats gisaient au sol, éventrés, saignés, embrochés. Les troupes se réorganisèrent pour la contre-offensive ! Il fallait repousser la charge !

A la porte, deux archers armés d'arc de chasse très perfectionnés commencèrent à décocher leurs flèches, offrant une couverture à distance bienvenue à la douzaine de guerriers raiders assoiffés de violence, dans une rage meurtrière, comme possédés par des esprits Berseker.
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Martin
MessageSujet: Re: Les Sioux du Métropolitain détèrrent la Hache de Guerre   Sam 24 Nov 2012 - 18:27

« TIR ENNEMI ! »

Le cri déchira les tympans du Lieutenant. Il vit sa radio prendre une flèche dans le ventre. Son armure aurait du arreter un projectile d'un tel calibre. Il comprit ce qu'il se passait quand un autre de ses gars s'en prit une dans la jambe. L'adversaire avait des arcs améliorées, sûrement des flèches dans un alliage résistant.

« À couvert, tirer sur les premiers, pas plus d'une rafale par personne. Les snipers éliminez moi les archers ! Sergent prenez ... »

Martin ne put pas terminer sa phrase, un psycho avait réussi à franchir les premières lignes pour se jeter sur lui. Il eut à peine le temps de réagir. L'homme s'écroula sur lui, deux trous rouges dans le ventre. Le lieutenant le dégagea rapidement pour se choisir une nouvelle cible.

« Qu'est ce qui y'a chef ?
- Désolé sergent, fallait que je m'occupe d'un suicidaire. Vous pouvez faire évacuer les hommes à terre. Durand, encore debout ?
- Ouaip chef !
- Ok, prends la radio et rejoint moi. Camille, Simon vous le couvrez. Les autres feu à volonté ! »

L'escouade réagit immédiatement, des tirs nourris vinrent déchiqueter les psychos qui arrivaient à passer les premières lignes. Permettant ainsi aux unités de Lapeyre, Quimbel et Legrand de se replier pour se reconstituer. Le commandant hurlait des ordres aux fuyards ainsi qu'aux arrières pour avoir un soutient rapide.
Durant cette courte période de chaos pour les deux camps Martin vida deux chargeurs. Il se demanda combien de temps ils allaient tenir la ligne. Il allait demander à ses hommes de reculer pour appuyer une nouvelle charge adverse quand Quimbel se mit à couvert à ses côtés.

« Rinaldo ?
- Qu'est ce qui y'a Lieutenant ?
- On va contre attaquer !
- On attends pas les renforts ?
- Pas le temps ! Dites à vos hommes de se tenir prêt, j'ai besoin de vos snipers pour du contre sniping !
- Mais le commandant...
- Pas le temps ! On va attaquer !
- C'est bon, j'ai compris. »

A peine le temps de reprendre ses esprits que Quimbel était déjà partie rejoindre son unité pour les préparer à l'assaut. Quel femme !

« Camille, Simon en contre sniping, élimination des éventuels officiers adverses en deuxième cible. Sergent prise en charge des armes lourdes. Paré au combat. »

Il vit ses hommes recharger pour se préparer à l'assaut. L'infanterie légère abandonnèrent leur sac et préparèrent leur grenades à porté ainsi que leur couteau pour l'affrontement rapproché qui allait se dérouler dans quelques instants. Ses tireurs d’élites alignaient déjà leur deuxième cible.

« Chargez ! », cria Quimbel.
Les hommes abandonnèrent leur couvert, lançant leur grenades, aussi bien flash que d'assaut sur les psychos. Appuyés par les armes lourdes.
L'ennemi fut surprit, attendant un couvert qui ne vint pas avec toutes la puissance qu'ils attendaient. Leur chefs gisaient au sol ainsi qu'une bonne partie de leur archers. Le travail des snipers avait réussi. Les ordres ne vinrent pas et les berserks ne purent que contrer l'assaut.
Ce fut rude. Martin vit fauchon exploser le torse d'un de ses adversaires tout en évitant un coup de tomahawk. Il tua ensuite son agresseur d'un coup de pied dans les parties suivit d'un tir à bout portant de son fusil à pompe en plein dans la tête.
Le lieutenant, déconcentré par l'action de Fauchon, faillit y rester et n'évita le couteau du psycho qu'au dernier moment. Le coup ripa contre son armure et son ennemi se prit une rafale de FNF90 dans les dents.
Le combat tourna vite en la faveur de la FNF. Les psychos fuyaient, sûrement pour mieux se regrouper plus tards. En tout cas c'était une grande victoire pour la France !
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Jean Linitier
MessageSujet: Re: Les Sioux du Métropolitain détèrrent la Hache de Guerre   Lun 11 Mar 2013 - 19:35

Le caporal Jean, accompagné de deux hommes, suivait les éventuels traces de ces compagnons. Il circulait dans ces galeries accompagné de deux soldats, un vétéran et un bleu, tout au temps que lui.

-Cet endroit ne m'a pas l'air sympathique.....en même temps vu les personnes qui vivent ici.

-Caporal, ce ne sont pas des hommes...je le sais, j'en ai déjà combattu avant. Ils ne s'habillent pas vraiment, n'ont aucune hygiène.

-Caporal....ces peintures....c'est du sang ?!

-Cela ne me réjouis pas vraiment non plus. Vous avez raison, ce sont des bêtes !

Tout en continuant d'avancer, vision nocturne activée, les trois hommes bavardaient jusqu'à ce moment :

"Non, mais ce n'est pas que ce bar est nul, il y a sûrement un problème de....."

A ce moment précis, plusieurs explosions, provenait du fond de ce tunnel, se firent ressentir par le petit groupe.

"Mon dieu caporal, c'était quoi ça ?!"

Sur le même moment, des bruits sourds de tirs et de cris ce firent entendre.

-C'est pas bon ça....faut y aller le plus vite possible caporal !

-Oui...ne traînons pas, courrez les gars !!

A ce moment là, les trois hommes se mirent à courir, sans vraiment savoir ce qui les attendait. Peut-être des Psychos assoiffés de sang, des soldats morts, à moitié démembrés. Jean savait que ces scénarios étaient plus que probables.
Mais à un moment, les tirs stoppèrent, les bruits se calmèrent.

-Ce n'est pas forcément une bonne nouvelle alors faites attention à vous. Nous nous rapprochons, ce n'est qu'à dix, voir vingt mètres. Restez sur vos gardes. Je vais aller voir. Si je ne reviens pas dans 5 minutes, vous retournez à la base.

-Caporal, je devrais plutôt y aller, j'ai plus d'expérience et....

-Non ! J'irais, vous vous garderais Paul avec vous !

En effet, le caporal connaissait le bleu depuis le centre de formation. Ils s’étaient rencontrés après une bagarre, ou plutôt pendant....

Le caporal partait, en même temps que des voies se firent entendre :

-Belle victoire ! Pour la France !!

Il était à présent sur que c'était des gars de la FNF, et fit venir ses deux hommes.

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Léonard Fournier
MessageSujet: Re: Les Sioux du Métropolitain détèrrent la Hache de Guerre   Mer 27 Mar 2013 - 13:45

« Avec tout le respect que je vous dois colonel, en quoi cette mission concerne t-elle la section d'infanterie ? interrogea Léonard, perplexe . N'est-ce pas là le travail de la section d'exploration ?

- En effet lieutenant, confirma De Coubertin en se laissant aller en arrière dans son fauteuil de cuir installé derrière son bureau en chêne massif . Cependant la mission en question est passée de capital, à urgente . La France; Paris a besoin de cette liaison au plus vite, l'état major a donc décidé d'envoyé des troupes supplémentaires afin d'ouvrir la ligne dans les plus brefs délais .
Fournier acquiesça et s'apprêtait a répondre mais il fut devancé :
Vous partez avec l'escouade du sergent Paulbert . Trois éclaireurs sont dans le métro depuis peu, vous devrez les rallier à vous si vous les rattrapez avant qu'ils n'atteignent le commandant d'Armorique .
Le sergent Paulbert vous attend a l'entrée du métro .
Vous êtes parti il y a 10 minutes lieutenant .


- Bien Colonel, » confirma Léonard en offrant un salue militaire précis avant de quitter le bureau .


***


Les bottes en cuir de Léonard claquaient sur les escalier bétonnées du métro alors qu'il descendait à la rencontre des hommes que l'on venait de lui attribuer . L'escouade l'attendait déjà équipé, tous ayant revêtu leur armure complète a l'exception du sergent Paulbert qui vint l'accueillir tête nu en lui offrant un salue militaire imité par ses hommes que le lieutenant leur rendu .

« Sergent Paulbert, escouade "I", a vos ordres lieutenant . » se présenta le sous officier dominer d'une tête par son supérieur, impassible .
Le sergent vêtit son casque par dessus sa chevelure blonde alors que Fournier le dépassait en observant son escouade . Le sergent plutôt jeune au visage quelques peu immature était a la tête de 12 soldats en tenu d'infanterie . Un tireur désigné portait sur son épaule un QSG-1 . Deux mitrailleurs se tenaient côte a côte chacun armé d'un simple berreta alors que dans leur dos, l'un portait une mitrailleuse 12,7mm et l'autre supportait le point du trépied, des munition et des pièce de rechange . Tout les autre tenait fermement leurs FLAMAS réglementaire .

« Nous sommes en retard sergent... » Fit remarquer le lieutenant en enfilant sa casquette et son masque avant de pénétrer dans le métro .


***



« Moi je dis... une heure vingt ! S'exclama un soldat grenadier .

Un autre renchérie :
- Je suis près a parier une tournée que ça fait plus de deux...
Lassé de tout ceci, Léonard s'apprêtait a couper court a ces devinette mais il fut devancer par le sergent :
- Trente huit minutes, lâcha t'il fermement. Trente huit minute que nous somme sous terre, maintenant bouclez là . »

La progression dans le métro délabré était suffisamment longue et laborieuse pour perdre tout repère spatio-temporel . Les soldats avaient l'impression de progresser depuis des jours dans le dédale alors qu'ils n'avaient a peine parcouru deux kilomètres entre les rails au milieux de ses peintures de plus en plus inquiétantes et oppressante représentant des visages torturer qui observaient leurs invités peu rassurer par leur présence .

« ..c'est de la folie, susurra l'un d'entre eux en secouant la tête .

- Isolement, consanguinité, sous nutrition, absence de sommeil et j'en passe des meilleurs, » corrigea le lieutenant qui progressait en tête flanqué du sergent . Celui-ci vérifiait constamment les traces de pas laissée dans la fine couche de poussière qui reposait sur le sol afin de rester sur la piste des escouades d'exploration les précédant au cas ou elles auraient dévié de leur route pour une raison ou pour une autre . Léonard ne pouvait qu'accorder une confiance aveugle au sergent, ne voyant au sol que de la poussière et de la crasse, la vision nocturne de son casque n'améliorant pas les chose . Malgré une progression qui semblait infiniment lente aux yeux de Fournier le sergent l'assurait que les empreinte se faisaient de plus en plus récente, ils se rapprochaient .




***




Après avoir dépassé avec soulagement l'arrière garde du Sergent Marc Grégoire, l'escouade de génie du Colonel Stéphane Durdand en pleine réparation, et enfin la ligne de soutien du Lieutenant-Colonel Sylvestre Stèle-Haume il finir par tombé sur la pointe de la lance de l'opération qui venait d'achevé un féroce combat .

« On dirait qu'on a raté le gros de la fête, lâcha le mitrailleur de l'escouade en marchant involontairement ou pas sur le torse de l'un des psycho mort dont la cage thoracique s'affaissa doucement en un craquement immonde sous le poids de l'homme, de son armure et de sa mitrailleuse .

- T'es dégueulasse Pierre, soupira son partenaire .

- C'est toi qui dis ça ? S'indigna t-il en pointant les intestins de l'un des sauvage restées accrocher à la botte de son ami .

- C'est infecte, commenta un troisième en toisant quelques cadavre de soldats .

- O salutaris Hostia, Quae coeli pandis ostium. Bella premunt hostilia, Da robur fer auxilium, » susurra le lieutenant Fournier d'une quasi façon inaudible en serrant la croix en argent qui pendait à côté de ses plaque militaire .
Levant enfin les yeux de l’immonde carnage qui s'offrait devant lui, le Lieutenant repéra ses trois éclaireurs mené par un jeune Caporal plutôt talentueux d'après les rumeurs . Il les salua d'un signe de tête avant de se diriger vers le regroupement des officiers de la mission, regroupement présidé par le Commandant D'Armorique auprès duquel il se présenta .

« Lieutenant Fournier, section d'infanterie, à vos ordres commandant . »




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Maître du Destin
MessageSujet: Re: Les Sioux du Métropolitain détèrrent la Hache de Guerre   Ven 29 Mar 2013 - 19:34

Le Lieutenant Quimbel et son unité avait quitté le lieu du combat, mais trois éclaireurs étrangement situés à l'arrière du fer de lance, suivi du Lieutenant Fournier et de son unité compensèrent le départ de Quimbel et les quelques pertes humaines subies dans la bataille. Six morts, deux blessés au ventre, et cinq blessés légers étaient toutefois à déplorer. Des pertes pas si minces.

Le Commandant d'Armorique tonna dans un grondement courroucé :
" C'est fini maintenant, les conneries ! Tout le monde a intérêt de rester sur ses gardes ! Je ne tolérerais pas une seule perte de plus ! Une grande victoire pour la France, mon cul ! Vous vous êtes fait cueillir comme des cèpes par des sauvageons ! Qui sécurisaient cette porte ?! Du nerf !
Et vous, Caporal ! Vous avez pas l'impression d'être en retard ! Vous êtes éclaireurs ! En avant, avec vos gars ! Tachez de me retrouver le Lieutenant Quimbel ! Quand vous l'aurez trouvé, passez lui un savon et dites lui de revenir vers nous !
- Commandant,
coupa le Lieutenant Lapeyre, la voie empruntée par le Lieutenant Quimbel est la seule dégagée pour le moment. Il serait plus logique que nous la rejoignions !
- Et approuver son indiscipline ? Vous marcher sur la tête, Lieutenant !
- Le Lieutenant Quimbel a un caractère fort, mais c'est un officier incroyable sur le terrain, mon Commandant
, continua Legrand.
- Très bien ! Très bien ! puisque tout le monde est du côté de cette petite peste arriviste ! Lieutenant Rinaldo, Lieutenant Fournier, vous accompagnez le Caporal et son unité ! Les autres, on reste ici, et on tient la position en attendant les troupes du génie pour dégager la voie ! "

La réunion était terminée. Il fallait désormais obéir. Les troupes s'avancèrent dans le couloir parallèle à la voie obstruée. Le Caporal et ses deux hommes prirent la tête, quelques quarante mètres en avance.
Le Lieutenant Fournier et Rinaldo se mirent côte à côte et eurent l'occasion d'échanger quelques mots ensemble.

* * *

Plus en avant, le Caporal et ses hommes progressaient normalement, scrutant les tunnels à travers les teintes vertes et blanches de la vision nocturne. Désormais qu'ils étaient seuls en avant, véritablement enfermés dans un espace plus exiguë que la voie ferroviaire, la claustrophobie mettait dans leurs paroles une teinte de peur. Les voix se faisaient moins fortes et moins sures, et les mots moins fréquents.
" Là ! Du sang, Caporal.
- Ho merde, qu'est ce qui se passe !
- Des fréquences électromagnétiques !"

Les appareils étaient défectueux. Une attaque électromagnétique venait de toucher les trois éclaireurs, sans qu'ils ne sachent d'où l'agression venait. Il n'y avait pas un bruit, juste la vision nocturne qui grésilla et afficha finalement un écran vert. Ils durent ôtés leurs lunettes.
"Qu'est ce qu'on fait ?"

Au moment où tous c'était brouillé, le couloir ne présentait aucune porte sur les flancs, et il continuait à progresser en ligne droite, dans une pente légèrement descendante sur plusieurs dizaine de mètres. Aucun des trois soldats n'avait vu le moindre mouvement, au loin, pas de traces d'ennemi. A part ce sang par terre, un peu plus loin.
Ils progressèrent, à la lumière de torches à batterie, jusqu'à l'endroit où le sang était. Il était encore frais. Peut-être un blessé de l'unité de Quimbel.

Mais soudainement, un bruit sourd, du bruit blanc, un son sinusoïdale constant, s'amplifiant, parvins aux oreilles du Caporal.
Le son devenait de plus en plus fort, passant de l'agaçant bourdonnement au vacarme qui empêche toutes pensées de se former dans l'esprit humain. Les deux subordonnés de Jean plaquèrent leurs mains sur leurs oreilles en poussant un hurlement ! Le Caporal n'attendit pas de voir leurs oreilles saigner et sa cervelle se liquéfier pour détaler en retraite. Il courut, aussi vite qu'il le put, abandonnant à leurs tristes sorts ses compagnons.
Il courut.
Il courut jusqu'à en perdre haleine.
Il s'arrêta finalement. Il ne reconnaissait pas l'endroit. Ils avaient laissé des marques, au cours de leurs progression en avant. Ils étaient censé n'être que cinquante mètres maximum en avant du gros de la troupe. Pourtant, il était sur d'avoir parcouru deux cents mètres en courant, facilement ! Et pas une trace de vie amie. Juste le noir. Il tenta de rallumer sa vision nocturne. Par chance, cela fonctionna. Il découvrit à travers les tons de vert un couloir identique à celui qu'il avait laissé, mais de nombreux embranchements étaient là, vers la droite, et vers la gauche. Et pas de balise de repérage laissées auparavant. Étaient-ils passer à côté d'un couloir menant ici, qu'ils auraient ratés à l'aller ? Ça lui semblait impossible ... Et pourtant, il était seul dans un couloir qu'il n'avait jamais vu alors que l'aller était en ligne droite.
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Jean Linitier
MessageSujet: Re: Les Sioux du Métropolitain détèrrent la Hache de Guerre   Sam 30 Mar 2013 - 11:31

Le caporal et ses hommes s'avançaient vers la troupes : des blessés, légers et graves, même des morts étaient recensé dans le camps de la FNF. En s'approchant du commandant, il remarqua qu'il était d'une humeur massacrante et ne voulu pas interrompre la réunion qui avait lieu.
Malheureusement pour lui, il le remarqua, après avoir crier sur ses gars :

-Et vous, Caporal ! Vous avez pas l'impression d'être en retard ! Vous êtes éclaireurs ! En avant, avec vos gars ! Tachez de me retrouver le Lieutenant Quimbel ! Quand vous l'aurez trouvé, passez lui un savon et dites lui de revenir vers nous !

En effet, le lieutenant Quimbel était parti devant pour "explorer le secteur". Sans doute devait-il avancer dans les lignes ennemies. Jean se vu attribuer le soutient des lieutenants Rinaldo et Fournier pour cette mission. Ce serait un soutien utile en cas d'embuscade ennemie. Le seul problème fut le bleu, qui ne se sentait pas rassuré :

"Soldat, tout va bien se passer si vous gardez confiance en vous. Il est probable que nous essuierons d'autres pertes mais si vous résistez à la tentation de fuir et que vous gardez le contrôle, tout ira bien."

Là, les trois hommes partirent en avant pour explorer le secteur en quête de dangers potentiels. En marchant il reprirent une discussion, même si cela n'était pas prudent :

-Le seul problème avec ce bar c'est qu'il est trop.......

-Là ! Du sang, Caporal.

-Ho merde, qu'est ce qui se passe !

-Des fréquences électromagnétiques !

Des fréquences se ressentaient à travers la vision nocturne qui ne marchait plus. Le caporal fut obligé, comme ces hommes, d'allumer des lampes torches en ce cas précis.

-Qu'est ce qu'on fait ?

-On continue....Et surtout on ne perd pas ses repères.

Ils avançaient dans un couloir qu’ils pensaient sans fin. Au fur et à mesure de leur avancée, une chose étrange intrigua le caporal. UN silence de mort, dans un tunnel infesté de bêtes féroces. Mis d'un coup un bruit horrible, se faisant de plus en plus fort, atteignit les oreilles de chacun des membres du groupe. Bizarrement, ceci arrive juste après la découverte de traces de sang par le bleu. Ce son, si horrible, si nuisible, empêcha toute communication entre ces trois soldats et empêcha Jean d'ordonner le repli. Courrant rapidement, sans trop savoir vers où, il avança jusqu'à ce que le bruit ne s'entendait plus entendre. Avant toute autre chose, il essaya de réactiver sa vision nocturne, et par miracle, y arriva. Seulement, le remord le rongeait et il ne pût s'empêcher de penser au deux hommes sûrement morts, qui étaient encore là-bas.

"Et merde....c'est hommes....je suis tout seul, face au danger....sauf si e retrouve le lieutenant....où alors les sioux me trouverons avant...."

Le caporal reprit ses esprits et découvrit des portes, une à gauche et une à droite. Regardant à droite, il se dit d'aller à gauche même s'il ne savait pas où il se trouvait. Il entama sa poursuite de la mission, en essayant de contacter le reste des troupes : sans succès. Un squelette, assis sur une chaise, tenait un holodisque dans sa main. Il le prit et continua sa route.

Spoiler:
 

Le caporal avançait sur de lui et traversa un couloir avec une porte en son bout. A ce moment un sioux sorti de là et coura vers Jean, arme à la main. Heureusement le caporal attrapa son couteau et lui lança dans le torse puis lui dona un coup de crosse dans la tête.

"Si t'es là toit, c'est qu'il y en a d'autres....."

Derrière la porte, 2 autres "animaux" assis, se parlaient. Jean prix son pistolet silencieux qu'il venait d'assemblé et se jeta sur les deux hommes. Il lança son couteau dans le premier comme on lui avait appris et tira sur les deux par la suite. Il le récupéra et se mit à avancer sans trop savoir vers quelles atrocités il se dirigeait.

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Léonard Fournier
MessageSujet: Re: Les Sioux du Métropolitain détèrrent la Hache de Guerre   Mer 10 Avr 2013 - 18:25

« Sergent, rassemblez vos hommes. » ordonna Léonard en s'engouffrant à la suite des éclaireurs dans l'annexe plongée dans l'obscurité. Son escouade et celle du Lieutenant Rinaldo suivit, progressant prudemment, laissant les éclaireurs prendre de l'avance et faire le travail qui leur était assigné par leur titre, éclairer le chemin de la troupe.

« C'est un tribunal de cour martial qui devrait ramener ce lieutenant Quimbel, et à coup de pompe dans le cul... Grogna Fournier alors que le lieutenant Rinaldo le rejoignait.
On est sensé libéré et dégager l'accès pour une voie direct Lutèce-Metropolitopia, pas créer un jeu de piste avec des passages d'annexe en annexe. »

Des murmures se firent entendre à l'avant, sans doute les éclaireurs en plein débat philosophique a propos de l'existence humaine ou peut-être de l'avortement, cependant, lorsque Léonard les contacta par le biais de la radio, aucune réponse ne parvint aux oreilles du lieutenant.

« Caporal, répondez. » répéta t'il plus ferme sans pour autant hausser la voix. Face à ce silence radio il soupira avant de changer de fréquence pour s'adresser au commandant d'Armorique :
« Commandant, ici Lieutenant Fournier, nous avons perdu contact avec nos éclaireur, présence d'hostiles fort probable dans l'annexe, terminé.

- ...e vous r...cois m... L...tenant, ré...tez...»
Ce charabia incompréhensible fut suivit de grésillement ne laissant aucune place a la voix du Commandant. Ce problème technique concernant la radio premièrement gagna aussi les visions nocturnes qui laissèrent place aux lampe torche apposés aux canons des FLAMAS, projetant leurs faisceaux aveuglants droit devant, éclairant l'intégralité du corridor sur une dizaine de mètres.
« Du matos fiable, “Made in France” qu'y disaient... se moqua un soldat.
- Boucle la Pierre » lâcha un autre.
Quelques mètres plus loin la troupe entama une descente qui s'apparentait de plus en plus a une descente au fond d'un piège qui n'attendait qu'à se refermer sur ses proies. L'étroit passage ne laissait assez de place que pour deux soldats de front parmi lesquels on distinguait clairement un homme remonter le courant.

« Lieutenant Rinaldo, lieutenant Fournier, vous devriez venir voir ça,» invita un des soldats de Martin. Les deux officiers se frayèrent un chemin a travers les rangs serrer de la troupes sur quelques mètres pour que la première chose qui leur saute au yeux soit une tâche de sang qui ne semblait pas retenir l'attention des soldats pour autant. Ceux ci s'écartèrent a l'arrivé de leurs supérieurs dévoilant deux soldats a terre, ne présentant aucune blessure apparente. L'homme agenouiller a leurs côté posa son diagnostic d'une voix impassible qui n'annonçait pas ce genre de nouvelle seulement les 36 du mois.
« Celui-ci est mort, l'autre et inconscient, pouls faible et respiration quasi inexistante. Aucune trace du caporal.
- Sergent, le contact radio ? Demanda Fournier à son sous-officier qui secoua la tête négativement.
Un mort de plus, un blessé et un autre disparu en plus de l'escouade de Quimbel, tout va pour le mieux.
Vous en pensez quoi Rinaldo ?»




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Martin
MessageSujet: Re: Les Sioux du Métropolitain détèrrent la Hache de Guerre   Mer 17 Avr 2013 - 20:24

La bataille terminé le Lieutenant fit le compte de ses hommes avec le major.

« Alors, vous en avez retiré combien du combat ?
- Deux seulement chef. Dugrain, notre jeune radio et Perrochon.
- [color=green]Dugrain va bien? J'ai vu qu'il s'en ai prit une dans le ventre.
- Ouaip ça devrait aller, pour Perroch' aussi.
- Tant mieux. Durand va prendre la radio. On reste sur le même schéma.
- Ok. »

Ils se séparèrent et Martin vint prendre ses ordres auprès du commandant. D'après ce qu'il comprit ils allaient se coltiner le couloir avec une équipe de trois éclaireurs et une équipe de l'infanterie pour son cas. Legrand allait rester là avec le reste de l'expédition. Autant se tirer une balle dans la tête maintenant.
Sans Quimbel et son équipe de fou furieux spécialiste de l'exploration en zone ultra-hostile, genre comme là. Ainsi que l'équipe de Legrand et sa bande d'experts en déblayage de métro à l'arrière la mission allait être un peu plus dure. Voir plus si Fournier et les éclaireurs avaient pas les tripes pour ça. Envoyer des bleus faire le boulot des types de l'exploration, n'importe quoi... Bref, il allait bien voir.

« C'est un tribunal de cour martial qui devrait ramener ce lieutenant Quimbel, et à coup de pompe dans le cul...On est sensé libéré et dégager l'accès pour une voie direct Lutèce-Metropolitopia, pas créer un jeu de piste avec des passages d'annexe en annexe.
- Ouaip vous avez raison, Quimbel a joué au con sur ce coup là. J'espère qu'elle va s'en tirer sans soutient ou du moins qu'elle et ses hommes survivront le temps qu'on arrive. C'est un bon soldat et un bon officier. Un peu tête brûlée mais un bon soldat... »

« Caporal, répondez.
- Il répond pas ? Merde je vais essayer... Caporal répondez. »

La réponse fut la même. Un silence profond qui sembla durer éternellement. Martin frappa du poing contre le mur. Tout allait pour le mieux : plus d'yeux. Si ça continuait ils auraient plus d'oreilles non plus. Le signal avait de plus en plus de mal à passer et seul la radio arrivait à avoir le commandant clairement.

« Durand reste bien à côté de moi, même si ça commence à canarder je veux toujours avoir le contact avec le QG.
- Compris chef ! »

De bons petits, pour l'instant ils s'étaient bien débrouillés. Même Dugrain s'était arrangé pour pas crever maintenant. Suffisait que ça continue comme ça et ça ferait moins de paperasse à la fin de la mission. Suffisait de relativiser la situation et voilà tout allait bien en fat.

« Lieutenant Rinaldo, lieutenant Fournier, vous devriez venir voir ça »

'Tain fait chier ! Voilà que la théorie du caillou dans la botte se montrait exact une fois de plus. Il alla donc voir ce qui se passait. En fait ça allait, pas de sang, seulement deux mecs totalement inanimés. Il s'attendait à un truc plus glauque. Quoi qu'on savait pas vraiment ce qu'ils avaient subit.

« Celui-ci est mort, l'autre et inconscient, pouls faible et respiration quasi inexistante. Aucune trace du caporal. »

Il aimait pas ça. Quimbel aurait jamais abandonné un blessé même s'il elle y aurait été forcée.
« Sergent, le contact radio ? Un mort de plus, un blessé et un autre disparu en plus de l'escouade de Quimbel, tout va pour le mieux. Vous en pensez quoi Rinaldo ?
- Je pense que c'est la merde. C'est des hommes à Quimbel, ça veux dire que nos éclaireurs ont sûrement rien et qu'avec de la chance ils l'ont rattrapés. Seulement y'a un truc étrange, le fait que Quimbel est abandonné un blessé. Encore le mort, elle va pas se ralentir pour rien mais l'autre... Je la connais, enfin même si des fois elle réagit bizarrement. Je pense pas qu'elle l'aurait laissé comme ça, si elle l'avait laissé intentionnellement. Bref, je crois qu'elle à un problème et qu'on ferait mieux de se bouger tout en serrant bien nos fesses car les gars qu'on put faire ça à Quimbel ils doivent être très fort. »

Martin s'éloigna des cadavres. Il espérait juste que le blessé s'en sortirait. Le Major s'occupa de la plaque du type mort avant de réorganiser les troupes. Il avait comprit que son chef voulait s'éloigner le plus rapidement d'ici. Ils se devaient d'aller plus vite que ceux qui avaient fait ça, surtout s'ils étaient nombreux. Et Martin craignait que ce soit le cas.
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MessageSujet: Re: Les Sioux du Métropolitain détèrrent la Hache de Guerre   Lun 6 Mai 2013 - 20:56

Le Caporal avait fait preuve d'un héroïsme incroyable en éliminant trois ennemis à lui seul. L'effet de surprise avait joué en sa faveur, et il n'avait eu aucun mal à se débarrasser des trois sioux, les uns après les autres. Il faisait preuve d'un sang-froid exacerbé, et l'aide de la vision nocturne lui fut précieuse ... Mais alors, il devait continuer à avancer. Il retomba sur une ligne de métro parallèle à celle où la FNF avait essuyé son premier assaut.

La vision nocturne déployait face à Jean les rails qui se perdaient au bout du tunnel dans un coude. Plusieurs wagons jonchaient la ligne, débris de la civilisation d'antan. Ils étaient tous renversés et semblaient laissés à l'abandon. Pour pouvoir progresser, il fallait quitter le centre du tunnel et passer entre les wagons et le mur, sur un trottoir peu large, aménagée jadis en cas de panne du métro, pour permettre aux passagers de sortir du tunnel.
Jean jeta bien entendu des regards attentifs et méfiants partout autour de lui. Au dessus, devant, sur les côtés dans les wagons, craignant une attaque surprise d'un ennemi qu'il n'aurait pas vu. Le sentiment du danger était oppressant, mais il ne distinguait rien d'anormal. Rien de vivants. Pas un mouvements. Et pourtant, chaque ombre, verte foncée à travers les lunettes de vision du Caporal, prenait une forme étrange, comme une menace imminente, en dépit de la technologie rassurante qui alourdissait Jean.

Il progressait, toujours arme à la main, lorsque soudain, il fut happé par une force physique en arrière. Il se retrouva sur le dos en un rien de temps, et la force agile et rapide, mais ferme, le désarma sans mal. Ce n'est qu'alors que le Caporal, à la merci de l'ennemi, découvrit l'identité de son agresseur.

C'était une jeune femme, svelte et musclée, aux yeux noirs et durs, de laquelle émanait une haine obscure. Elle avait de longs cheveux noirs noués dans un chignon en bataille. Elle semblai assez jeune, peut-être 22 ou 23 ans ... Comme une ombre, elle s'était approchée, sans un bruit, dans le dos du Caporal. C'était elle qui avait eu l'effet de surprise à son avantage, cette fois, et la connaissance du lieu comme sa technique supérieure lui avaient donné le dessus. Elle immobilisa le soldat, désormais réduit à l'impuissance et à l'incapacité d'utiliser la force, avec une prise de lutte qui menaçait de briser le bras du Caporal.
- Toi ! C'est toi qui a tué mon fils, hein ?! Parle ! Parle, ou je casse ton bras !
Et ce faisant, elle força violemment sur le bras.

* * *

Pendant ce temps, les unités de Rinaldo et Fournier tentaient de renouer le contact avec le reste de la colonne de la FNF.
Ils purent identifier les causes du décès : le blessé, inconscient, souffrait de lésions cérébrales graves, et le mort qui avait visiblement subi le même sort mais avec moins de chance, avait vécu ce qui fut identifié comme un accident vasculaire cérébrale.
Les officiers hésitaient entre rejoindre Quimbel au plus vite et tenter de rétablir la communication, et aucune décision n'avait été prise quant au blessé inconscient.
C'est à ce moment que l'officier radio de Fournier capta un signal, confirmé par l'officier radio de Rinaldo.
- Lieutenants ! J'ai une fréquence amie qui revient ! Impossible de reprendre contact avec le Commandant, mais il semble que nous ayons rétablie la communication avec l'unité de Quimbel.
- Icir Unité Crr, me krecevez-kroous ? Kreherminé.
- Nous vous recevons Unité C, quelle est votre position ? Terminé.
-Krous sommes dans la station Charrrles-de-Gaulkrr. Nous akrrrons été attakkkr par krrrrrrrrr supérieurrrrs en nombrrk. Nous kroukrrr repliés et tenons à krr krrrrrr des assaillants. Nombreuses per-krrrr ...
- Unité C ? Unité C, à vous ! Terminé !
- Plusieukkkr soldats à terre ou blessés ... krrr soutien d'urgence, je répèkkre, demandons krrr d'urkkkrgence. Terminé.

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Jean Linitier
MessageSujet: Re: Les Sioux du Métropolitain détèrrent la Hache de Guerre   Sam 11 Mai 2013 - 9:51

Jean venait de tuer ses premiers hommes, mais il n'y pensait pas trop pour se focaliser sur le lieu : un tunnel noir et inquiétant s'ouvrait devant lui. Celui-ci semblait abandonné mais le caporal ne prit aucun risque et fouilla lentement mais sûrement les wagons et tout autre endroit pouvant servir de cachette pour une embuscade.

Heureusement que cette vision nocturne marche," se dit-il.

Tout en avançant, en cherchant le moindre signe de vie, il voyait ce qu'il prenait pour des ombres, lui faisant parfois peur. Mais cette fois, il avait bien fait d'avoir peur : une femme, qu'il ne distinguait pas, se jeta sur lui en lui attrapant le bras, e mit à terre. Tout en serrant, elle lui posa une question :

- Toi ! C'est toi qui a tué mon fils, hein ?! Parle ! Parle, ou je casse ton bras !


Même s'il avait essayé de se débattre, il ne serait pas sorti, et il aurait perdu l'usage de son bras.

-De quoi me parlez-vous ? Je ne comprends pas....

Tout en se calmant, Jean répondit la seule chose qui lui passa par l'esprit, aussi grand soit-il. Comme il était en position de faiblesse, il ne voulait pas agresser son agresseur en tenant des propos non appropriés. Comme il privilégiait les paroles dans les cas difficiles comme celui-ci, il se mit à parler tout seul, comme un robot, tout en ayant peur :

-Je ne sais pas....Vous êtes sûrement une sioux....donc il est possible que....Enfin, la guerre n'est composé que de mauvais côtés comme la perte des proches....

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Martin
MessageSujet: Re: Les Sioux du Métropolitain détèrrent la Hache de Guerre   Sam 18 Mai 2013 - 12:51

« Lieutenant, j'ai un truc, annonça Durand.
- Lieutenants !, cria la radio de Fournier plus rapide et impatient que Durand. J'ai une fréquence amie qui revient ! Impossible de reprendre contact avec le Commandant, mais il semble que nous ayons rétablie la communication avec l'unité de Quimbel.
- Ok, passez là sur la fréquence générale, dit Martin soucieux de savoir ce qui se passait avec Quimble.
- Icir Unité Crr, me krecevez-kroous ? Kreherminé.
- Nous vous recevons Unité C, quelle est votre position ? Terminé.
-Krous sommes dans la station Charrrles-de-Gaulkrr. Nous akrrrons été attakkkr par krrrrrrrrr supérieurrrrs en nombrrk. Nous kroukrrr repliés et tenons à krr krrrrrr des assaillants. Nombreuses per-krrrr ...
- Unité C ? Unité C, à vous ! Terminé !
- Plusieukkkr soldats à terre ou blessés ... krrr soutien d'urgence, je répèkkre, demandons krrr d'urkkkrgence. Terminé.
 »

Tout le monde était raidi par l'effroit. Le devoir leur demandait d'aller sauver leur camarades mais c'était pas l'envie qui venait. Ca avait l'air terrible là bas.
En tant que bon officier Martin avait tout de suite saisi que ça n'allait pas. Une bonne partie de son équipe était des bleus et l'autre préférait se cacher pour tuer. Un affrontement direct n'était pas la chose qu'ils préféraient.
Le major semblait aussi l'avoir senti et il donna un coup dans l'épaule de la recrue la plus proche.

« Allez t'en fait pas ils ont pas l'air terrible ces psychos ! T'inquiète pas, Quimbel est pas du genre à se faire encercler par une bande de sauvages à plumes et à flèches. C'est juste un replie stratégique le temps de reformer les rangs. »

Le mensonge sembla fonctionner. La tension retomba et les hommes reprirent confiance en eux. Même les vétérans semblèrent aller mieux. Le major avait toujours eux la chance d'avoir la confiance des gens avec qui il parlait. Les gens l'écoutaient et le croyaient. Bref un parfait sous-off.
Martin vérifia son arme, aussitôt imité par son unité puis suivit par celle de Fournier. Tout le monde semblait prêt.

« Ok on passe devant, annonça Martin en plein dans son rôle d'exploration. Formation Alpha-2. »

La formation ne changea pas d'un iota de celle d'avant. Toujours deux groupes de combat, sauf que là l'unité était plus regroupé et les snipers jouaient le rôle de soutient et progressaient par bond de 50 mètres tandis que les armes lourdes avançaient les premières épaulés par les fantassins et guidé par le Major.
Les lampes éclairaient toute la largeur du couloir sur 25 mètres et les snipers pouvaient voir jusqu'à 65 mètres grâce à leur lunettes spéciales. Les casques permettaient une vision un peu plus supérieur dans le noir, jusqu'à 35 mètres, mais certains soldats le retirèrent vu la chaleur du couloir. Le Major les réprimanda mais n'alla pas plus loin. Les casques reviendraient bien vite quand les premiers tirs se feraient entendre.
Le stress était là. Martin était en troisième ligne avec les snipers pour soutenir un éventuel repli des hommes de troupes. Les armes lourdes devaient reculer doucement pour permettre l'évacuation et revenir rapidement après 30 secondes de tir ininterrompus et en largeur pour balayer les éventuels assauts adverses. Heureusement le couloir n'était pas très large et les gros calibres feraient leur boulot à la perfection et clouerait les ennemis le temps qu'ils se regroupe et les prennent à revers.
Bref tout était rodé. Au bout de deux cents mètres ils entendirent des tirs. Ils voulurent en savoir plus sauf que la radio répondait pas. Ils devaient aller voir, c'était Quimbel. Sur à 100% !

« En position Béta-1. On va repousser l'assaut et sécuriser Quimbel. Go ! »

L'unité se mit en position de course. Sauf que là l'infanterie passait devant pour balancer des grenades tactiques du types fumigènes. Ici une devrait suffire. Ensuite les casques repéreraient les unités ennemies et alliés et les MHC² allaient faire leur boulot.
Les snipers allaient buter tout ceux qui resteraient debout et iraient couvrir la zone pour couvrir la sécurisation. Ensuite Fournier viendrait en renfort 30 secondes plus tard pour bien éliminer les fuyards et empêcher une contre-attaque. Après ils se regrouperaient et partiraient à la chasse aux nuisibles. Fournier avait des lances-flammes. Ça allait être drôle.

« Sur Zone dans 5 secondes, dit Fauchon en première ligne. »

Ce qui devait être fait fut fait. Deux flashs bondirent de derrières les hommes de Quimbel en mauvaise posture. Une fumigène suivit tandis que les MHC² mitraillaient les premiers psychos qui chargeaient au corps à corps pensant achever l'ennemie. L'offensive surprise fut acceuillis comme il se devait. Les archers et autres tireurs répondirent comme ils le pouvaient, mais leur nombres – environ du 2 contre 1, voir du 2,5 car Martin ne connaissait pas les pertes de Quimbel et Fournier n'était pas encore arrivé – fit que l'infanterie fut obligé de se mettre à couvert et que les armes lourdes durent changer de cible passant des fuyards aux tireurs.
Les snipers ne pouvaient pas tirer sans se mettre en danger et Martin dût les faire bouger entre les balles pour essayer de trouver un meilleur angle tout en restant intouchable. Tirant Durand derrière lui, il entendit une flèche rebondir prêt de lui et une balle frapper la radio. Heureusement elles étaient solides et la balle n'avait dû que faire un éclat en plus sur la vieille carlingue.
Tout le monde s'en était sorti quand ils sortirent de la zone des tirs. Les snipers firent leur travail mais le flot de projectiles continuaient à s'abattre sur le Major et l'unité Quimbel. Les fuyards ayant rejoint leur arrière ligne ils avaient dût appeler des renforts et remplacer les blessés et les morts.

« Le lieutenant Fournier est arrivé. Ils sont prêt à charger.
- Merci Major. Je vais le prendre. Fournier ? Bien on va essayer d'éliminer leurs chefs et leurs tireurs d'élites. Commencez par les plaquer sur leur position avec les tireurs lourds avant de faire un feu de suppression rapides et de faire avancer mes hommes. »

Fournier obéit. Un flot de balles surgit des positions de la FNF en réponse. Les tirs furent tels que les psychos durent s'arrêter de tirer.
Profitant de cette instant de repis l'infanterie commença à avancer vers les premiers couverts tirants de temps en temps pour appuyer la progression. La tactique et l’entraînement prenaient le pas sur la brutalité et la chance.
Malheureusement les psychos reprirent courage et continuèrent à tirer.

« Camille, Simon vous me trouvez leur chef ?
- On arrive à rien Lieutenant il doit se cacher, dit Camille en pleine concentration.
- Ok. Essayez de le trouver, faut qu'on les déstabilises. »

Sachant pertinemment qu'il ne servirait à rien ici, Martin revint vers Fauchon par le même chemin. Son homme était en train de soulager un pauvre type qui s'était prit une balle dans le ventre. Le lieutenant ne se rappelait pas s'il faisait parti de son équipe.

« Alors ? Vous arrivez à avancer ?
- Non, répondit Henry tandis qu'il arrachait avec les dents l'emballage d'un bandage. On vient de perdre deux types de l'équipe. Granier, qui est déjà à l'arrière et Francky. Il devrait s'en sortir sauf qu'on risque d'avoir plus de pertes si ça continue comme ça.
- Ok je vois ce qu'on peux faire. Ramène les MHC² par ici, ils vont me faire un feu defénsif et je vais essayer de choper l'enfoiré qui les commande par le centre. Julie et Simon arrive pas à le voir sur le côté.
- Ok on va voir ce qu'on peux faire. »

Martin essaya de revenir vers le milieu et y parvint juste à temps. Les MHC² venaient juste de se regrouper et tiraient tout leur soûls. Martin commença à courir dès que les balles psychos commencèrent à se taire. Arrivé à sa première couverture les fusils lourds s’arrêtèrent pour se replacer correctement. Deux psychos curieux se relevèrent avant d'être accueillis par les snipers. Les autres ne se bougèrent pas de peur de finir comme leurs camarades. Martin en profita pour avancer de nouveau. Il était maintenant plus loin que les hommes de Fournier et ces derniers en profitèrent pour le suivre.
Dès que Martin entendit la voix du chef il demanda un appui grenade et un appui feu. Il prit son sniper accroché dans son dos. Il lui pesait en même temps de le ralentir mais c'était son job. Il se mit à rechercher la cible qui devait normalement gueuler à ses hommes de garder leur position.
Les psychotiques se mirent en effet à reculer sous le coup de pression infligé par les gars de la FNF. Ils pensaient s'en sortir en fuyant mais les snipers les abattaient un par un. Beaucoup réussirent néanmoins à se replier par la voie qui menait à Métropolitopia. Cependant le choc psychologique firent qu'ils partaient sans aucun ordre particulier et ils auraient dû mal à se reconstituer et porter une contre-attaque.
Martin, lui, continuait à chercher le chef, ou les chefs. Il le trouva. C'était celui avec le plus de plumes et d'ornements divers (des crânes en passant par des bijoux en or). Il était à découvert en train de frapper un de ses hommes pour qu'il reparte à l'assaut. La cible en plein sur sa tête, le lieutenant inspira avant de tirer. La balle n'atteint pas forcement la cible là où il l'aurait souhaité mais il vit le visage de l'homme blêmir quand son cou se mit à pisser du sang. Son subordonné lui échappa des mains visiblement content de pouvoir s'échapper.

C'était la fin du combat et un « CESSEZ LE FEU » retentit dans la station. Les sous-officiers réunirent leurs hommes et comptèrent les blessés. Tandis que Martin alla aux nouvelles. Il se demandait si Quimbel s'en était sorti et surtout qu'elle était la suite.
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Léonard Fournier
MessageSujet: Re: Les Sioux du Métropolitain détèrrent la Hache de Guerre   Lun 20 Mai 2013 - 22:39

Cette marche macabre dans l'attente d'une rencontre forcement hostile exacerbait la patience de Fournier. En plus de ça, une douleur plutôt gênante s'était éveillé dans sa jambe gauche, et le fait que tout cela soit le résultat de l’incompétence et de l'insubordination d'un autre soldat n'aidait pas les choses. Il observait depuis tout a l'heure le petit bouclier balistique situé vers le canon de la mitrailleuse de l’escouade sur lequel avait été gravé :


« Photomaton à psycho
Regardez ici =>
Souriez
Attendez le flash »



En général il ne cautionnait pas ce genre de chose mais lorsque que l'originalité était au rendez vous, ça changeait la donne.
Il finit tout de même par faire basculer le masque qui lui barrait le visage afin d'introduire dans sa bouche un cachet sortie de la poche de son manteau afin de calmé cette migraine naissante. Il fit descendre la pilule avec une gorgé d'eau provenant de sa gourde. Soulevant sa casquette afin de replacer son masque aisément, il remarqua les nombreux soldat tendant l'oreille vers le bout du tunnel. Fournier lui, n'entendait absolument rien d'anormal, cependant il nota l’apparition de flash de lumière rouge au loin. Sa radio se mit grésillé alors que les soldats adoptaient une allure plus soutenu :



« En position Béta-1. On va repousser l'assaut et sécuriser Quimbel. Go ! »

Fournier encouragea ses propres troupes qui s'étaient vu renforcées de deux soldat lourdement protégé, portant avec eu un lance flamme portatif chacun. L'arme idéal pour nettoyer les éventuels poche de résistance ennemi, si ceux si étaient assez fou pour se dresser sur leur chemin.

« Allons-y soldats, ne faisons pas attendre ces vermines suicidaires. Purgeons ces tunnels, pour la France. »



Les hostilité avaient débutées lorsque Fournier et ses hommes atteignirent la zone de combat. Les projectiles furieux fusaient de part et d'autre du tunnel, les bruits des tirs de laser totalement inaudible, couvert par le vacarme assourdissant des mitrailleuses qui semaient balle après balle la mort et le désordre parmi les rangs ennemis.

« Fournier ? Bien on va essayer d'éliminer leurs chefs et leurs tireurs d'élites. Commencez par les plaquer sur leur position avec les tireurs lourds avant de faire un feu de suppression rapides et de faire avancer mes hommes.

- Reçu lieutenant.
Mitrailleur ? Une position favorable dans les environs ? Questionna Léonard derrière la première ligne.


- Ce tas débris derrière la ligne ennemi me donnerait une bonne vu lieutenant, affirma le tireur.

- Bien, on p...
L’explosion d'une grenade dans le tunnel interrompit le Lieutenant.
On passe la ligne de front, reprit-il. Sergent, vous et deux de vos hommes vous surveillez les flans, les autres avec moi sur le talus, baïonnette au canon. »

Les soldats obéirent et bien vite, tous brandissaient au bout de leurs armes une lame étincelante, prête a transmettre les idées républicaine à ces sauvages. La colonne se mit en marche jusqu'au front après lequel elle se mit a courir sous le feu primitif des sauvages malgré le tir de couverture offert par leur allié. Les flèches mal ajustée n’atteignirent que rarement leur cible, cependant un soldat fut transpercé au niveau de l'épaule et de la cuisse mais - avant même de chuter - il fut agripper par le col par un de ses camarades qui le traîna jusqu'au talus. Alors que le sergent et les deux soldats réglaient quelques différents avec deux malins qui avaient tenté de flanquer le contingent, le reste de la troupe atteignaient le sommet des débris où ils furent cueillis par cinq adversaire totalement berserck. Sous l'effet de surprise, l'un d'entre eux parvint à planté sa lame dans le cou de l'un des soldats de tête qui se mit a pousser d'horrible gargouillis de supplication alors que son meurtrier, toujours sur lui, se faisait transpercer par deux baïonnettes à la fois. Un autre païen luttait avec un soldat pour la possession du fusil de ce dernier. Léonard lui vint en aide en tirant a l'improviste vers le sauvage, qui, atteint a la cheville, perdit ses appuis. Le grenadier reprit possession de son arme afin d'asséner un violent coup de crosse a son adversaire avant de l'achever d'un tir de laser a la tête. Léonard quant a lui aperçu au denier moment une autre brute épaisse qui se ruait sur lui. Il tenta de le mettre en joug cependant sa cible déviât le pistolet d'un coup de hachoir, entaillant le manteau de Léonard. La lame fut néanmoins stoppé par une plaque de renfort du bras mécanique de Fournier qui profita du temps d’arrêt que marqua le païen, surprit que son adversaire ait encore une main gauche, pour encastrer la garde armée de son long éventreur dans la mâchoire du sauvage qui s'inclina de par la force de l'impact. Au retour de l'épée tronçonneuse celle-ci vint déchiqueté la chair de son cou, éventrant sa trachée et les vaisseaux sanguins qui couraient le long de celle-ci. Le dernier des sioux, passablement refroidit par cette démonstration de force et de détermination de l'escouade hésitait maintenant a prendre la fuite. Cependant, le jet de liquide enflammé sortant de la bouche d'un lance flamme fut plus rapide. Le brasier craché par l'engin éclaira intégralité du tunnel, renvoyant sur les parois les ombre déformées des soldats, les faisant paraître pour quelques seconde comme d’énorme colosse difformes, puis l'instant d'après, la flamme s'éteignit, laissant le sauvage se consumer a petit feu. Fournier était reconnaissant de ne plus sentir quoi que ce soit en entendant beaucoup de soldat tousser a cause de l'odeur de chair brûlée.

« Mitrailleurs en place ! Ordonna le lieutenant imperturbable.
Sergent ? Les pertes ?

- Un mort et deux blessé. Le premier a petite entaille au mollet dans le mollet, l'autre est touché a la cuisse et a l'épaule, peut être un poumon perforé.

- Bien, qu'un homme emporte les blessé derrière la ligne, statua Fournier en observant l'établissement de la position de la mitrailleuse selon un exercice bien huilé.

Couvert par ses camarades, l'assistant dégageait quelques gravats afin d'installer le trépied puis le mitrailleur posait l'arme lourde sur celui ci en se penchant en arrière. Lorsqu'elle y était enfin fixé, le tireur se débarrassait des sangles qui le reliait a son arme alors que l'assistant la chargeait et maintenait la bande de 12,7 bien en face du couloir d'alimentation. Tout fut installé en moins d'une dizaine de seconde. Le mitrailleur tira sur la culasse, plaçant une balle dans la chambre et le concert débuta.
Le fusil mitrailleur se trouvant sur sa droite, Fournier pu apprécier la mélodie dans son intégralité. Les douille brûlantes tombant sur le sol, le va et vient de la culasse, la bande de munition qui se déroulait a chacun des coups de feux rythmant cette étrange symphonie. Voyant les impact de plusieurs centimètres de diamètre se former près de leurs positons, ces sauvages calmèrent leur barrage de flèche incessant. Voyant que ceci permettait aux autres soldats d'avancer, les hommes de Fournier redoublèrent d’effort a la tache. Cependant, cet effort soutenu ne fut pas suivit par la mitrailleuse lourd qui cessa ses percutions.

« Enrayée ! » hurla l’assistant en tenta de remettre la culasse en place. Celle-ci refusait de bouger, pas plus que le cache au dessus du couloir d'alimentation. Il entreprit alors de le démonter a l'aide d'un tournevis, mais a peine celui-ci avait dégagé la douille qui refusait de quitté la chambre que les païen reprirent leur sottise, a la dynamite cette fois. Ces feu d'artifice éclairant le tunnel de mille feu forcèrent les soldats de la république a la retraite. Un bâton d’explosif atterri justement sur la mitrailleuse alors que le tireur était occupé a la réarmer. L’assistant parvint a l'éloigner du nid d'un revers de la main, cependant l'explosion projeta tout de même des débris de toutes pars envoyant un rocher plus gros que les autres sonner sérieusement le sergent et un morceau de débris métallique transpercer la poitrine d'un porteur de lance flamme.

« Homme à terre ! Hurla un des soldats.

- On tient la position ! » Ordonna alors le lieutenant en envoyant quelques tirs de lasers vers les sauvages alors que la mitrailleur avait repris sa moisson macabre en chœur avec plusieurs copine se trouvant a l'arrière.
Remarquant alors du coin de son œil bionique le lieutenant Rinaldo progressé dans le feu pour même les dépasser, il rallia ses soldat :
« Mitrailleurs, vous tenez la positon, les autres avec moi !

- En avant ! » Surenchérit le sergent qui avant repris ses esprits.

Le premier soldat qui montra sa tête de derrière le talus fut accueilli par une flèche rustique bien ajusté qui par chance ricocha sur le casque. Cependant, durant l'assaut ce fut le même soldat qui fit la découverte des pièges a loup qui couvraient la zone. Alors que les mâchoire d'acier dentelé lui dévorait la chair du mollet, c'est un bâton de dynamite qui détonna non loin de lui, mais malgré ça, celui-ci ne lâcha pas son arme, se contentant de roulé sur le coté en gémissant afin de rester a couvert.

« Rinaldo a besoin de soutien, sur eux, lance flamme en tête ! »

Plusieurs soldat choisirent un endroit bien protégée afin d’effectué un tir de couverture pour le lance flamme qui progressait lentement mais sûrement vers une position de grenadier ennemis restante malgré le fait que leur chef s'était vu offert un deuxième trou de balle au niveau du cou. Ce fut sans doute une mauvaise idée de leur part car bien vite les flammes furent sur eux, brûlant chair, plumes et explosifs, créant une réactions en chaîne d'explosion, ébranlant une fois de plus les parois du tunnel qui n'avaient pas besoin de ça.

Après ce vacarme assourdissant qui ne laissait comme preuve de sa venu qu'une immonde tache rouge s'étalant jusqu'au plafond, le silence revint ponctué de « Cessez le feu ! »

« On ne peut pas rester là, grogna Fournier. Il vont se regrouper et nous tomber sur le coin de la gueule, ça va nous faire drole. Sergent ! Sergent ! Au rapport.

- Le blesser léger de tout a l'heure est de retour, le porteur de lance flamme n'a pas survécu. On a aussi une blessée sérieuse en plus, signala le sergent en pointant du pousse le soldat coincer dans le piège a loup qu'un ingénieur était en train de démonter.

- Et dire que par son grade Quimbel aura la priorité sur les soins, un médecin pour elle ? Un juge plutôt.

- Ce ne sera sans doute pas nécessaire mon lieutenant, s'aventura le sous-officier. Une artère est touchée, elle fait une hémorragie interne.

- Le prix de la connerie,

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MessageSujet: Re: Les Sioux du Métropolitain détèrrent la Hache de Guerre   Sam 13 Juil 2013 - 19:53

Le combat dans les tunnels avait été âpre, mais les soldats finirent par prendre le dessus et forcèrent les sauvages à battre en retraite. Ils ignoraient si les pertes dans les rangs ennemis avaient été importantes, ils avaient pris soin de traîner les cadavres et les blessés avec eux lorsqu'ils s'étaient repliés.

Le calme était revenu. Fournier avait prononcé une mise en garde. Il craignait que les sauvages ne reviennent après s'être réorganisé s'ils attendaient trop longtemps sur cette position. Toutefois, de nombreux blessés étaient intransportables et nécessitaient des soins sur place.

Quimbel avait été retrouvée, ses rares soldats survivants aussi. Ils parlaient d'une embuscade terrible qui avait eut raison de la moitié des effectifs en moins de trente secondes. Quand ils furent interrogés sur les deux soldats appartenant à leurs unités, présents dans les tunnels qu'avaient utilisé les unités de sauvetage de Fournier et Rinaldo, ils s'accordèrent tous à dire qu'ils ne s'était rendu compte de rien, et qu'ils pensaient que ces deux soldats avaient été ensevelis sous des gravats ou dispersé en morceaux lors de l'explosion d'une mine artisanale au cours de l'embuscade. Ils n'avaient pas remarqué, sur presque un kilomètres de tunnel, que leur groupe avait été amputé de deux soldats.

La Mission était claire : retourner en arrière avec Quimbel et ses hommes, et rejoindre le gros des troupes. Ils avaient déjà fait un détour sur leur voie principale en s'arrêtant à la station Charles-de-Gaulle.

Un opérateur radio vint perturber les officiers réunis dans leur méditation.
« Chefs. J'ai des nouvelles. Les interférences radios sont provoquées par un système de brouillage électromagnétique plutôt faible, mais selon les zones, les ondes se renforcent ou diminuent. A pleine puissance, je pense que ces ondes sont capables d'altérer les capteurs sur nos combis, de bloquer les circuits intégrés des équipements de visée, d'empêcher les armures assistées d'être opérationnelles, voir même d'altérer le feu laser et plasmique. En fait, pour vous la faire court, cette saloperie de système de brouillage est potentiellement capable de bousiller tous nos équipements technologiques. Face à des adversaires comme ceux contre qui on s'bat ... On serait désavantage lourdement ...
- Il y a moyen de savoir où sont les zones les plus fortement touchées par le brouillage ?
- Affirmatif. En restant scotché sur nos modules et nos rapports d'équipements. Dès qu'une ou plusieurs altérations des systèmes surviennent, se diriger en sens inverse le plus rapidement possible jusqu'à retrouver la stabilité qui indiquera qu'on sera sortit de la zone de brouillage. Je sais, c'est archaïque ... Mais nos capteurs et nos radars fonctionnent mal, sans parlé que j'ai la nette impression que les zones de danger sont mobiles. Tenez, tout à l'heure, la radio de Quimbel avait du mal à nous joindre, c'était parasité de chez parasité. Et là, j'ai une liaison longue distance directe sans interférence. Si vous souhaitez communiquer avec Le Commandant d'Armorique, c'est le moment.
- Passez le nous.
- Je vous met en relation ... ... ... C'est bon.
- Bon Dieu, qu'est ce qu'y s'passe dans votre putain d'unité ! Ça fait une heure que j'essaye de vous contacter pour prendre vos positions nom de dieu ! Et j'ai pas plus de résultats avec le groupe de reconnaissance dirigé par le Caporal Jean. VOUS ALLEZ ME FAIRE BILAN COMPLET DE LA SITUATION IMMÉDIATEMENT ! »


* * *


Pendant ce temps, un peu plus loin, quelque part dans les couloirs du métro, Jean se faisait assommer par un coup de poing rageur d'une force insoupçonnable pour une simple femme.
Lorsqu'il se réveilla, il était attaché les mains dans le dos, et une corde à son cou était serrée, nouée fermement à l'autre extrémité à l'un des piliers de fondation, servant à soutenir la voûte d'une station à l'éclairage minimal. Quelques feux de camps luisaient ça et là, projetant une lueur vacillante et presque surnaturelle sur les murs usés formant un demi-cercle de la station. Jean ne pouvait dire dans quelle station il était. Aucune indice n'était visible, et sa connaissance du métro n'était pas suffisante pour l'identifier à son architecture.
Un homme rasé de près approchant de la quarantaine, au regard métallique et au menton résolu s'approcha de lui. Le pli grave de sa bouche n'annonçait rien de bon. Deux plumes de radfaucons ornaient sa coiffure de jais qui descendait sur son épaule jusqu'à mi-torse dans une longue queue-de-cheval. Il était accompagné d'un comité d'accueil : deux hommes de carrure robuste et la femme qui l'avait piégé. Le regard de cette dernière semblait lancer des éclairs au Caporal. C'eut été des revolvers qu'il serait déjà mort vingt fois.
L'homme aux plumes de radfaucons parla le premier.
« Alors, tunique bleue, toi et tes frères venez sur notre territoire pour semer la destruction et terroriser nos femmes, nos enfants et nos pères ?
- C'est lui ! C'est lui et les siens qui ont enlevé mon fils ! coupa la jeune guerrière. Comme à tous les autres !
- Peut-être. Ne juge pas l'homme en bleu sans fondement. Attendons de voir ce qu'il a à nous dire.
- Depuis déjà deux semaines, nos fils et nos filles disparaissent sans jamais revenir ! Et maintenant que nous sommes au plus bas, et que nos meilleurs guerriers ont quitté le village pour aller les chercher par delà les tunnels, ils nous attaquent et tuent les fils qu'il nous reste ! renchérit néanmoins la femme.
- Honte à eux, si tel est le cas. Sa mort sera lente et douloureuse. Comme celle de ses frères, commenta l'un des deux hommes qui suivaient celui qui était le chef.
- Qu'as tu à dire pour ta défense ? Pèse bien tes mots, jeune chien fou. »

Le regard d'acier du chef était plongé dans les yeux du jeune sous-officier, attendant avec gravité sa réponse. S'il la jugeait inadéquate, fourbe, ou non-crédible, sa sanction serait la mort.
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Léonard Fournier
MessageSujet: Re: Les Sioux du Métropolitain détèrrent la Hache de Guerre   Lun 22 Juil 2013 - 13:39

[/color]C'était bel et bien la dernière chose dont cette expédition avait besoin, un leader au sang chaud. Tel était la pensée du sergent Paulbert qui observait la réunion des lieutenants et de l'opérateur radio. En tout cas, si Fournier avait été heurté par les aboiements de son supérieur, il n'en laissait rien paraître. Il se contenta de lever la main pour indiqué qu'il s'en occupait tout en laissant planer le silence sur les ondes.

« Lieutenants ? demanda le commandant d'une voix nettement moins agressive, presque inquiète, faisant sourire Léonard qui essuya sa main droite ensanglanté avant d’activer d'une pression sur son BEC ses communications.

-Ici le Lieutenant Fournier, escouade India.

-J'écoute Lieutenant. »

Avant même que Léonard ne commence, le sergent se demandait par quoi pouvait t-il commencer. Le fait qu'ils avaient retrouvé Quimbel ? Que de ce fait ils avaient perdu plus de soldats qu'ils n'en avaient sauvé, que Quimbel était entre la vie et la mort et qu'un simple coup de vent pouvait la faire basculer d'un coté ou de l'autre ; et la cerise sur le gâteau, les sauvages qu'ils affrontaient disposaient d'une façon ou d'une autre d'un système IEM qui pourrait être assez puissant pour mettre sur la touche leurs FLAMAS. Quand se trouve l’entracte dans tout ceci ?

« Nous avons retrouvé Quimbel et ce qu'il reste de son unité, soit un quart de son escouade encore valide, commença Fournier sur un ton transpirant la neutralité. On a une demi douzaine de blessée grave comprenant des lésion interne dans lesquelles j’inclue le lieutenant Quimbel. D'après les rapports, un fragment de béton projeté par une explosion l'aurait percuté provoquant une hémorragie interne, précisa Léonard en faisant preuve d'une insensibilité mécanique.
D'après les rapports toujours, nous pouvons aussi avancé le fait qu'un système de brouillage d'onde mobile soit présent dans la Zone d'opération. On ne peut affirmer avec certitude que ce brouillage soit un des atout des sauvages du métro, mais les techniciens affirme que sa puissance est suffisante pour mettre H,S la plupart de notre équipement. Nous pouvons tenter de l'éviter et vous rejoindre, ou bien le traquer et éliminer le brouillage. C'est à vous que revient la décision commandant. »

-Et le caporal Jean ?

-Aucune nouvelle mon commandant.

Le sergent avait autrefois entendu parlé de ce lieutenant, et jusque là, rien ne confirmait la moindre des rumeurs dont il avait eu ouïe. Jusque là.
C'est sans doute avec ce genre de description technique, précise, et concise qu'il avait convaincu la cours que l’exécution sommaire d'un caporal et de deux soldats au beau milieu d'un champ de bataille était un mal nécessaire. Il se souvenait de cette citation qui avait fait polémique parmi les citoyens ordinaires.

« Lorsque quelque chose d’effrayant se profil devant et que les soldats hésitent, faites les craindre d'avantage ce qu'ils ont derrière eux afin qu'ils tiennent la ligne. »


Le sous officier fut tiré de ses songes lorsque la radio grésilla :
« Bien, organisez le rapatriement des blessés en gardant une certaine protection pour eux. Vous et Rinaldo, tachez de localiser ce système de brouillage, neutralisez le si possible sans le détruire, ça pourrait intéresser nos ingénieur. Recontactez moi après neutralisation dispositif. Bonne traque lieutenants.
-Bien commandant. »

Super, commenta Paulbert pour lui même, pourquoi éviter le danger alors qu'on peut lui rentrer dedans ? Une rumeur de plus a propos de ce lieutenant se confirmait.

« Sergent ? Lui demanda ce dernier.

-Mon lieutenant ? Répondit-il au garde a vous, soudain inquiet d'avoir pensé un peu trop fort.

-Repos. Reste t'il un sous-off valide de l'unité de Quimbel ?

-Le caporal Mirabeau ne présente que quelques égratignures mon lieutenant. Pour quoi doit-il se préparer ? Lâcha alors  Paulbert soulagé.

-Assignez deux de vos hommes les moins expérimenté, ou légèrement blessé a son unité. Qu'ils transportent les invalides jusqu'aux position du commandant.

-Bien mon lieutenant.



***



La tâche qui se présentait allait être ardu estimait Léonard en retournant vers l'opérateur radio. Pour l'instant ils avaient besoin d'un cap, d'une direction a suivre.

« Auriez vous un moyen de nous donné la direction du brouillage soldat ? Demanda t-il au technicien au regard fuyant.

-Pour l'éviter mon lieutenant ?

-Pour lui rentrer dedans soldat.

-Et bien, en envoyant une onde d'écho, je pourrais sans doute repéré d'où proviennent les interférences.

-Procédez », gronda alors Fournier sur un ton procédurier.

L'opérateur retira l'appareil qu'il portait sur le dos, il pianota sur quelques touche avant d'observé ce que rendait l'écran a forme d’oscilloscope. Il déplia une carte du métro parisien pour chercher les positions probable du dispositif.

« Les ondes écho de la ligne 2 direction place de Clichy reviennent de façon brouillon. Je ne saurais malheureusement dire a quelle distance sans connaître l’intensité de leur brouillage, mais c'est la direction a suivre.


-Beau travail opérateur, dit Fournier avant de haussé le ton afin de s’adresser a toute la troupe alors que les blessés étaient sur le départ, certain même sur des civière improvisées.
Nous bifurquons sur la ligne 2 direction place de Clichy. Restez sur vos garde la station n'est peut être pas sûr et la ligne le sera encore moins. Préparez les torches et laissez tomber les visions nocturnes et la radio, elles finirons par nous lâcher sur le chemin de toute façon. Nous cherchons un dispositif de brouillage qu'il faut neutraliser en essayant de garder entier. Surveillez vos tirs et les ombres.
Sergent Paulbert en tête, allons-y.



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Jean Linitier
MessageSujet: Re: Les Sioux du Métropolitain détèrrent la Hache de Guerre   Jeu 22 Aoû 2013 - 22:14

Un coup de point, c'est tout, et le caporal rentre dans un profond sommeil. Au moment du réveil, Jean remarqua que ses membres étaient attachés à un pilier de soutient. Malheureusement, il n'avait jamais étudié le réseau de métro parisien, seul la surface lui était acquise.

*J'aurais dû regarder les plans avec Chris, il m'avait pourtant prévenu que c'était utile*

Mais après ce moment de réflexion, Jean se concentra sur les personnes présentes, et reconnu ce qui pourrait être le chef de cette tribu "néo-indienne". Deux autres hommes l'accompagnaient, et une femme, celle qu'il avait "rencontré" avant de se faire sécher d'un coup.

« Alors, tunique bleue, toi et tes frères venez sur notre territoire pour semer la destruction et terroriser nos femmes, nos enfants et nos pères ?
- C'est lui ! C'est lui et les siens qui ont enlevé mon fils ! Comme à tous les autres !
- Peut-être. Ne juge pas l'homme en bleu sans fondement. Attendons de voir ce qu'il a à nous dire.
- Depuis déjà deux semaines, nos fils et nos filles disparaissent sans jamais revenir ! Et maintenant que nous sommes au plus bas, et que nos meilleurs guerriers ont quitté le village pour aller les chercher par delà les tunnels, ils nous attaquent et tuent les fils qu'il nous reste !
- Honte à eux, si tel est le cas. Sa mort sera lente et douloureuse. Comme celle de ses frères.
- Qu'as tu à dire pour ta défense ? Pèse bien tes mots, jeune chien fou. »
 
Bien qu'ayant tout suivi avec sérieux, car de cela dépendait sa survie, le caporal ne comprenait pas tout.
 
"Avant toute chose, je tient à vous dire bonjour, bien que cela ne soit peut-être pas le bon moment. J'ai écouté attentivement votre conversation et je suis au regret de vous dire que nous ne sommes en rien responsable de votre descendance. En effet, nous sommes ici pour ouvrir une trajectoire directe entre Lutèce, la capital de la Nouvelle France et Métropolitopia qui est une ville majeure de l'ancienne capitale.
Nous étions envoyez pour sécurisé, rééclairer et protéger la ligne 1, permettant ainsi le raccordement aux deux villes. Pour ma part, je ne suis en rien au courant pour l'enlèvement d'autochtones du métro.

 
Là, le caporal laisse un temps de réflexion à ses ravisseurs et essaie de se sortir de se pétrin tout en essayant de contacter la troupe :
 
Aussi, je me demandais s'il serait possible que j'entre en contacte avec mes supérieurs pour les informer que la situation actuelle n'est qu'un énorme quiproquo.
 
Tout en attendant la réponse des indigènes, le caporal essaie de ne pas perdre son sang froid même s'il il transpire, tremblote un peu et remue frénétiquement les doigts.

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Martin
MessageSujet: Re: Les Sioux du Métropolitain détèrrent la Hache de Guerre   Lun 2 Sep 2013 - 19:50

Ça commençait à devenir la merde dans le Métro. Les ondes de brouillages bougeaient. C’était possible ce genre de connerie ? Sûrement vu que le technicien à l’autre bout de la radio devait le dire. Encore un ingénieur qui n’avait aucune réalité du terrain.
En plus le commandant voulait un rapport de ce qu’il restait de son bataillon, car la mixité entre l’équipe A et D semblait être devenu le bataillon A/D, enfin Martin le voyait comme ça. C’était très simple. Quimbel avait joué au con et Martin appuyé de l’équipe de Fournier avait fourni du bon travail. Mais vu que son homologue officier avait fait son travail en plus de celui de Martin tandis que ce dernier sécurisé la zone, pas besoin de surcharger d’Armorique.

«Nous avons retrouvé Quimbel et ce qu'il reste de son unité, soit un quart de son escouade encore valide. On a une demi-douzaine de blessée grave comprenant des lésions internes dans lesquelles j’inclue le lieutenant Quimbel. D'après les rapports, un fragment de béton projeté par une explosion l'aurait percuté provoquant une hémorragie interne. D'après les rapports toujours, nous pouvons aussi avancer le fait qu'un système de brouillage d'onde mobile soit présent dans la Zone d'opération. On ne peut affirmer avec certitude que ce brouillage soit un des atout des sauvages du métro, mais les techniciens affirme que sa puissance est suffisante pour mettre H,S la plupart de notre équipement. Nous pouvons tenter de l'éviter et vous rejoindre, ou bien le traquer et éliminer le brouillage. C'est à vous que revient la décision commandant. »

Le commandant demanda des nouvelles d’un petit groupe dirigé par un sous-officier nommé Jean. Jamais entendu parler. Enfin si peut être. Le Major devait savoir quelque chose. C’était le rôle d’un sous-off’ d’informer son supérieur des rumeurs et autres histoires qui pouvaient miner les hommes de troupes. Puis envoyer un simple caporal au casse-pipe comme ça. Pas cool. La section pénitentiaire n’existait plus depuis son extermination à la Banque de France mais ce genre d’ordre idiot ressemblait à ceux qu’ont donnés à ses anciens membres.

« Bien, organisez le rapatriement des blessés en gardant une certaine protection pour eux. Vous et Rinaldo, tachez de localiser ce système de brouillage, neutralisez le si possible sans le détruire, ça pourrait intéresser nos ingénieur. Recontactez-moi après neutralisation dispositif. Bonne traque lieutenants. »

Soit d’Armorique était inconscient soit il en avait rien à foutre d’envoyer deux escouades de plus à la mort. C’est pas parce que Quimbel avait fait l’idiote qu’il fallait punir tout le groupe. En plus les groupes étaient usés par les récents combats. Le plus intelligent aurait été d’envoyer les réserves qui sécurisaient la zone, chose extrêmement facile, car tuer des rats et des cafards mutants servaient juste à gâcher des munitions ou à faire des paris à la con avec les potes.
Bref Martin s’apitoyait encore sur son sort d’être encore et toujours prêt du feu. Le Major réunit l’équipe et donna des ordres sommaires afin que chacun soient prêts quand ce serait l’heure d’y aller. Lui-même vérifia d’un œil tandis qu’il écoutait ce que proposait Fournier. En gros il prenait le sous off’ de Quimbel, qui aurait été en trop, pour évacuer les blessés. Pas con, c’était juste assez. En plus les deux bleus qui furent choisis semblaient contents de laisser le feu. Ils pourraient toujours raconter à leurs potes de chambrées comment ils avaient tués héroïquement des dizaines de sauvages fou furieux. 15 minutes de gloires. Au moins ils rentreraient. Pas comme beaucoup d’entre eux si ça continuait comme ça.

« Auriez-vous un moyen de nous donner la direction du brouillage soldat ?
- Pour l'éviter mon lieutenant ?
- Pour lui rentrer dedans soldat.
- Et bien, en envoyant une onde d'écho, je pourrais sans doute repéré d'où proviennent les interférences.
- Procédez.  
- Les ondes écho de la ligne 2 direction place de Clichy reviennent de façon brouillon. Je ne saurais malheureusement dire à quelle distance sans connaître l’intensité de leur brouillage, mais c'est la direction à suivre.
- Beau travail opérateur. Nous bifurquons sur la ligne 2 direction place de Clichy. Restez sur vos garde la station n'est peut-être pas sûr et la ligne le sera encore moins. Préparez les torches et laissez tomber les visions nocturnes et la radio, elles finiront par nous lâcher sur le chemin de toute façon. Nous cherchons un dispositif de brouillage qu'il faut neutraliser en essayant de garder entier. Surveillez vos tirs et les ombres. Sergent Paulbert en tête, allons-y.
- Et c’est partit » lança Martin en serrant les dents.

Les hommes étaient à cran. Paulbert ne semblait pas à l’aise. C’est vrai que la plupart du temps les gars du reco faisaient leur boulot. Les troupiers arrivaient avec quelques infos sur ce qui les attendaient, du moins la plupart du temps. Mais là rien. A part le fait qu’ils se dirigeaient vers le silence. Personne ne les entendrait appeler à l’aide. Du moins sur les ondes. Car si on s’approchait assez prêt on pourrait percevoir des gémissements de douleurs, des coups de feu et des munitions qui tombent au sol : en masse.
Les vétérans de Martin n’étaient pas mieux. Pas l’habitude d’être dans un couloir. Normalement ils étaient dans le couvert des immeubles en ruines et des décombres. L’ombre était leur alliée la haut. Ici non.

Les deux lieutenants étaient côtes à côtes. Ils ne se disaient rien. Martin était  tendu. Ça devait être pareil pour Fournier. Tous deux faisaient leur boulot et bien pas besoin de se parler et tenter de se lier d’amitié. Y’avait le mess pour ça. Quand tout serait finit. Si ça se finissait un jour.
1 km de galeries et les seules choses qui ressortaient c’était les bruits de pas et le grésillement qui augmentait. Martin prit un risque en coupant sa radio et en disant :

« Plus de radio, on se parle maintenant. On évite sauf cas majeur. »

Tout le monde acquiesça conscient des risques. C’était pas la joie cette opé. Dire qu’ils étaient les premiers gars de la FNF à aller aussi loin. Même pas de fierté, trop dur de ressentir quoi que ce soit dans cette atmosphère lugubre et glauque. Chacun s’attendait à voir surgir un monstre de chaque coin sombre et les muscles tendus tous se fatiguaient pour rien. Les combats précédents les plombaient encore plus. Pas bon d’aller au combat dans un tel état de fatigue. Surtout pour aller droit vers l’inconnu se faire tuer.

D’un coup la colonne se stoppa net. Tout ceux au milieu et à l’arrière se regardèrent se demandant bien ce qu’il se passait et si le combat était proche. Les deux officiers et le Major allèrent à l’avant voir Paulbert.

« Alors qu’est ce qui se passe ? demanda Martin.
- Une porte monsieur, d’après la carte l’objectif est juste derrière.
- Merde, je pensais qu’on aurait plus d’espace pour manœuvrer avant un éventuel combat. On devrait en discuter avec nos sous-off’, j’ai un plan. On fera passer. »

Fournier fit signe aux siens de venir et le Major alla chercher Henry.

« Bon les gars. On va balancer quelques fumigènes dès qu’on aura ouvert cette porte. Si ça panique et ça tire dans tous les sens là-dedans les porteurs d’armes lourdes arrosent tout ça à travers le rideau de fumée. Ça devrait les calmer. Les autres rentrent calmement la tête baissée et essayent de les encercler en trouvant un abri.
- Et si y’a personne ? demanda le Major.
- On les encercle juste. Tout simplement et on attend que tout s’estompe.
- Je vois on le prends par surprise et même si ils nous ont entendus arrivé ça devrait assez les prendre au dépourvu pour qu’on est l’avantage.
- Vous pensez qu’il y a assez de ventilation là-dedans pour que la fumée se disperse ?
-  Si on peut encore respirer là-dedans c’est que les ventilateurs marchent encore. Comment je sais pas, mais j’espère que ça suffira. Tous ok ? »

Tous ok. C’est partit.

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MessageSujet: Re: Les Sioux du Métropolitain détèrrent la Hache de Guerre   Ven 6 Sep 2013 - 23:14

Les soldats ouvrirent la porte et les fumigènes furent balancés promptement.
Un râle rauque et inhumain retentit d'une force à vous glacer le sang. Il y avait bien quelques choses derrière la porte, et ça ne semblait pas humain.
Les armes lourdes entrèrent en action et arrosèrent copieusement l'intérieur de la salle. Une salle des machines. De lourdes installations étaient fixés au sol, offrant, par chance, un couvert idéal aux soldats qui se faufilaient pendant que les brutes à l'entrée les couvraient efficacement.
Le râle d'agacement se changea en râle de souffrance. La bête avait été touchée, c'était sur, mais elle était encore vivante.

Ce n'est qu'à ce moment que le Sergent Paulbert - qui était entré dans la pièce en collant de près le Lieutenant Fournier - remarqua un problème, alors que tout le monde avait les yeux rivés sur leurs viseurs plutôt que sur leurs équipements ...
« Lieutenant ... Jetez un œil. »
Il lui montra le compteur geiger. L'aiguille oscillait dangereusement vers le haut de l'indicateur.
« Je capte un rayonnement ionisant dans la pièce. C'était présent dans la pièce, Lieutenant ... Ce sont des radiations ... Faut qu'on s'arrache, elles sont assez fortes, on pourrait tous y rester ... »

Les soldats étaient tous en position et attendaient les ordres de leurs supérieurs. Paulbert jetait un regard insistant et désespéré au Lieutenant Fournier.
Le râle faiblissait, et la fumée se dissipait lentement, remontant naturellement vers les conduits d'extractions d'air au plafond.

Un vague coup d’œil au dessus de leurs couverts permirent aux soldats et aux officiers de découvrirent l'origine du râle.
Un adolescent, nu, un bras cassé et le ventre ouvert par des impactes de balles, gisait misérablement sur le sol en respirant douloureusement et difficilement, dans ce râle d'agonie. En observant bien, ils virent sur son peau claire, presque blanche, une multitude de tâches noires, comme des brûlures ou des croûtes. Il en était couvert sur la totalité de son corps. Au niveau de sa gorge, il y avait un trou, comme un cratère d'acide qui aurait rongé sa chaire.

Il agonissait, et semblait totalement inoffensif, dans sa misère. Fallait-il lui porter secours ? Chercher le pourquoi du comment ? Ou bien valait-il mieux, comme l'avait soulevé le Sergent, filer de ce couloir à toute vitesse ?
Un homme de la troupe, de l'escouade de Rinaldo, se sentit faible et lâcha son arme en tremblotant. Il eut un soubresaut, et vomit copieusement, en tombant à quatre pattes sur le sol. Puis il s'évanouit et tomba face contre terre, inconscient, le nez dans sa gerbe.

* * *

« "Avant toute chose" blablabla "en effet" blablabla ! singea avec agressivité la femme après le petit discours du soldat. C'est comme ça que vous réglez vos problèmes, à Lutèce ?! En parlant comme ... comme ... comme des crétins ? Il nous insulte, Guide-du-Clan ! conclut-elle en prenant à parti le chef du comité. Il nous prend pour des imbéciles !
- Oui. En effet ... Il n'a pas l'air de saisir. »


L'un des deux hommes qui accompagnait le quatuor balança un puissant coup de poing dans l'estomac du soldat. Il dégueula aussitôt et en eut le souffle coupé pendant un long moment.

« Tu à l'odeur de la peur. Et celle du mensonge, jeune chien fou. Qu'est ce que toi et tes semblables faîtes sur mon territoire ?
- Tu amènes des armes contre nous, nos fils disparaissent un à un depuis des lunes, et tu OSES demander qu'on te relâche pour que tu contactes tes chefs de guerre ?! Pour leurs donner nos positions ?! Nos effectifs ?! Tu voudrais pas mon cul pendant qu'on te laisse établir le contact, aussi ?! Tu es un espion ! Avoue ! C'est vous qui êtes derrière tout ça ! »


Sa beauté était farouche et sauvage. On pouvait le dire, c'était une femme de caractère.
« Garde ton calme, fille de braises au vent. Quoi qu'il fut, il n'est désormais plus rien. Mi'ök', va chercher le couteau de cérémonie. Nous allons dépecer son crâne et exposer son corps dans les tunnels pour donner un avertissement à ses semblables ... »

Le regard déterminé du chef pénétra celui du Caporal. Le dénommé Mi'ök' laissa un sourire macabre et vengeur se dessiner sur son visage. Puis il s'éloigna et sortit du champs de vision de Jean, toujours attaché au pilier qui prenait de plus en plus l'aspect d'un poteau de torture ...

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Martin
MessageSujet: Re: Les Sioux du Métropolitain détèrrent la Hache de Guerre   Dim 15 Sep 2013 - 11:31

Les hommes firent leur boulot, comme on l'attendait d'eux et dans la meilleur situation. Les tirs fusèrent et couvrirent toutes la zone.  N'importe quelle bestiaux à l'intérieur serait mort, sauf qu'en fait non. Il en restait un qui grognait, blessé gravement d'après le bruit qu'il faisait.


« Lieutenant ... Jetez un œil.  Je capte un rayonnement ionisant dans la pièce. C'était présent dans la pièce, Lieutenant ... Ce sont des radiations ... Faut qu'on s'arrache, elles sont assez fortes, on pourrait tous y rester ... »

Les officiers pestèrent tandis que la fumée se dissipait faisant apparaître le lieu. Le truc qui avait morflé c'était un humain, totalement déchiqueté avec un trou à la base du cou. Pas beau à voir mais il faisait pitié.

« Chef ! On se bouge ou pas ? »demanda le Major à Martin.

Ce dernier ne bougeait pas. Il était stupéfié par le blessé. N'importe qui serait mort après être resté tant de temps dans les radiations, ou avec une blessure comme ça.
Tandis qu'il pensait un de ses hommes se mit à vomir et il s'écroula. Il n'avait pas son casque. Il était vulnérable. Comme tout ceux dans cette pièce sans protection, voir le reste s'ils restaient trop longtemps ici.

« On évacue, cria le Lieutenant. Je veux qu'on ferme la porte derrière nous. Les infirmiers vérifications des dégâts et on soigne ! Dit-il pendant qu'il courrait vers la sortie. Fournier on se voit quand on est à l'abri ! »

Les hommes obéirent, non pas par respect du devoir mais par survie car la fuite fut désordonnée. Il y eut un bouchon devant la petite porte qui menait au couloir et ce ne fut que grâce à l'efficacité du Sergent Paulbert et du Major Lafont que tous purent passer sans problème.
Dès que la porte se referma derrière le dernier soldat les deux infirmiers aider de ceux qui avaient prit le moins de radiations commencèrent à vérifier les plus touché, dont le premier malade qu'un homme courageux avait ramené sur ses épaules.
Les deux officiers suivit de leurs deux bras droits se mirent à l'écart pour discuter de la marche à suivre et ne pas affoler les soldats.

« Bon on fait quoi ? Demanda le Sergent Paulbert
- Je me disais que c'était une bonne idée de faire sauter cette endroit et de laisser tout ce qu'il y'a à l'intérieur, proposa le Major.
- Bonne idée, major.
- Non, dit Martin. Ce gars à l'intérieur m'intrigue. Je vais voir qui c'est. Si ça me plait pas on fait tout sauter avec lui à l'intérieur.
- Sinon vous y aller pas et on fait tout sauter quand même, dit Fournier, puis on fait péter le couloir, puis celui d'après.
- Et on trouve un satellite lanceur d'engin nucléaire pour le faire exploser depuis l'orbite. Juste pour être sûre ?
- Voilà. En tout cas, votre vie et celle de vos hommes est entre vos mains. Je vous suivrais pas.
- Je comprends. Mais la curiosité me titille. J'y avais qu'importe votre avis Lieutenant. Major préparez les hommes au cas où. Fournier je compte sur vous pour faire sauter le truc. On cachera enfin ces radiations de la surface de la Terre. Ça fera une tache de moins dans la couverture radio. »

Tous hochèrent la tête. Le seul point noir c'était le comportement du Lieutenant. C'était vraiment une tête brûlée. Sauf qu'il devait savoir qu'elle truc pouvait survivre à un déluge de balles 12,7 sans mourir ainsi que d'agoniser dans un endroit où les radiations pouvaient tuer un homme en 5 minutes avec protection.  Bref, c'était une énigme intéressante. Mais dangereuse. Un infirmier lui donna deux rad-x ainsi qu'un radaway. Ça devait suffire pour la petite opération mais il devait faire attention.
Le Major et Fauchon le couvrirent tandis qu'il se ré-engoufrait dans la pièce irradié. Le truc était encore là.

« Bonne chance, lui lança le Major. »

Martin lui répondit en hochant la tête. Il avança prudemment. Braquant son arme sur la chose qui agonisait en face de lui. La peur lui nouait le ventre. Mais le chemin était court et il se retrouva rapidement à côté du monstre. Car c'en était un. Forcement. C'était obligé personne ne survivait à tout ça. Personne sauf un monstre.

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Jean Linitier
MessageSujet: Re: Les Sioux du Métropolitain détèrrent la Hache de Guerre   Dim 15 Sep 2013 - 13:54

« "Avant toute chose" blablabla "en effet" blablabla ! C'est comme ça que vous réglez vos problèmes, à Lutèce ?! En parlant comme ... comme ... comme des crétins ? Il nous insulte, Guide-du-Clan ! Il nous prend pour des imbéciles !

- Oui. En effet ... Il n'a pas l'air de saisir.

Là, Jean ne le sentait pas. Et il avait raison, un des gars lui lança un coup dans le ventre ce qui le fit vomir et l'empécha de respirer pendant un bon petit moment.

« Tu à l'odeur de la peur. Et celle du mensonge, jeune chien fou. Qu'est ce que toi et tes semblables faîtes sur mon territoire ?
- Tu amènes des armes contre nous, nos fils disparaissent un à un depuis des lunes, et tu OSES demander qu'on te relâche pour que tu contactes tes chefs de guerre ?! Pour leurs donner nos positions ?! Nos effectifs ?! Tu voudrais pas mon cul pendant qu'on te laisse établir le contact, aussi ?! Tu es un espion ! Avoue ! C'est vous qui êtes derrière tout ça ! »


Bien quelle était du gout du caporal, il n'en fit rien et ne la regardait pas, par peur de mauvaise interprétation.

[b][« Garde ton calme, fille de braises au vent. Quoi qu'il fut, il n'est désormais plus rien. Mi'ök', va chercher le couteau de cérémonie. Nous allons dépecer son crâne et exposer son corps dans les tunnels pour donner un avertissement à ses semblables ... »/b]

C'était la fin, mais Jean ne voulait pas abandoner la vie et décida de tenter le tout pour le tout :

"D'une je ne viens pas de Lutèce mais des terres désolées. De deux, nous ne sommes pas là pour vous tuer mais pour une voie directe entre deux grandes villes. De trois, je ne suis qu'un caporal alors si vous penser apprendre quelque chose de moi vous vous trompez et de quatre, j'en ai plus rien à faire de toutes vos conneries ! Je suis un soldat qui suis les ordres et qui obéis, rien de plus ! Ce n'est pas en me tuant que vous aller venger vos enfants, qui, par ailleurs, ne disparaissent pas par notre faute ! Allez y ! Tuez-moi ! Mais ça ne changera rien ! Soit vous me tuer, soit vous me laissez vous aider !

Le caporal venait de jouer sa dernière carte. Il avait lu dans un livre que, dans des tribus primitives, seul la force avait une valeur, ne laissant rien à la pitié.

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Maître du Destin
MessageSujet: Re: Les Sioux du Métropolitain détèrrent la Hache de Guerre   Ven 4 Oct 2013 - 18:34

Martin arriva près du monstre. Il était difforme, hideusement muté, et les plaies béantes de son corps, provoquées par le déluge de balles des soldats, ne saignaient déjà plus, laissant à la place des suintement de pue jaunâtre à l'odeur méphitique.

Il était mis hors d'état de nuire néanmoins, et Martin put le contempler à loisir. Il remarqua un bras qui semblait avoir muté à base de stéroïdes mutants, le rendant monstrueusement difforme, alors que l'autre bras semblait normal, et même plutôt fin. Un tatouage tribal était présent sur le poignet du bras difforme. Ses jambes ressemblaient à des souches de troncs de chênes, massives et noueuses, les muscles normaux s'étant décuplés en plusieurs autres muscles complètement fantaisistes et improbables, gonflant sous la peau pour donner cet aspect d'écorce d'arbre.
La créature était imberbe des pieds à la tête, à l'exception de quelque chose qui ressemblait vaguement à une chevelure sur un front surdéveloppé qui tombait sur les yeux révulsés de la bête, comme la bosse de Quasimodo au milieu du visage. Dans son dos, même si Martin n'était pas un expert de l'anatomie, il put constater une scoliose incroyablement brutale, probablement survenue à cause de la mutation des muscles du dos. C'était incroyable. Incroyable que cette bête ait put survivre. Il était évident que c'était un être humain qui avait été transformé en Mutant.

Enfin, Martin remarqua un dernier détail troublant. Malgré cette anatomie monstrueuse de mutant gonflé aux stéroïdes – à l'exception de ce bras rachitique -, la bête, totalement nue, possédait un pénis d'enfant ...

Les yeux révulsés de la bête se remirent d'un coup face aux trous, se plongeant dans le regard du Lieutenant. Il articula dans un râle à peine humain des mots que le Lieutenant parvint à comprendre ...

« Tuez ... moi ... »

Il était encore conscient ! Il pensait ! Il parlait ! Il avait peut-être d'autres choses à dire ! Mais le choix moral aurait exigé qu'on accède immédiatement à sa requête ... S'il restait quoi que ce soit d'humain dans ce corps monstrueux, il fallait mettre fin à ses souffrances.


* * *

Pendant ce temps, Mi'ök revint avec le couteau de cérémonie, pendant que le caporal se démenait comme un diable, jouant le tout pour le tout.

[color=#0000FF]« D'une je ne viens pas de Lutèce, mais des terres désolées. De deux, nous ne sommes pas là pour vous tuer mais pour une voie directe entre deux grandes villes. De trois, je ne suis qu'un caporal alors si vous penser apprendre quelque chose de moi vous vous trompez et de quatre, j'en ai plus rien à faire de toutes vos conneries ! Je suis un soldat qui suis les ordres et qui obéis, rien de plus ! Ce n'est pas en me tuant que vous aller venger vos enfants, qui, par ailleurs, ne disparaissent pas par notre faute ! Allez y ! Tuez-moi ! Mais ça ne changera rien ! Soit vous me tuer, soit vous me laissez vous aider ! »[/font]

Il avait tout dit. Il n'était qu'un caporal, et il n'avait donc aucune valeur. Un simple soldat que les Sauvageons ne pourraient même pas échanger ou garder en otage. Le gamin parlait, mais qui aurait put dire si les enfants disparaissent par la faute de la FNF ou par la faute de quelqu'un d'autre ? Ce qui était sur, c'est que les enfants disparaissent, et que la FNF arrivait. Curieuse coïncidence, qui ne jouait pas en sa faveur. Et comme le soldat l'avait dit, ils avaient été envoyé pour créer une voie entre Lutèce et Métropolitopia. Comme d'habitude. Les soldats débarquaient, et flinguaient à tour de bras comme des rambos, et ne se posaient pas de questions, aveugles et militaristes qu'ils étaient, quant à qui ils abattaient. Bons ou mauvais, ils sont sur la route, alors on les écrase. Le rouleau-compresseur FNF. Jamais ils ne lançaient de mission pour porter secours à la population. Jamais leur prétendu rétablissement de l'ordre dans les Terres Désolées ne passait par des actes justes. Mais que pouvaient-ils y faire après tout ? Ce n'était que des soldats, ils obéissaient aux ordres.

Quand ces mots furent prononcés, vérités d'une violence crue envoyées comme des pavés dans la tête du caporal, plus douloureux que des coups de poing, le caporal pouvait être sur qu'il allait y passer.

Mais alors que le couteau était à quelques centimètres du haut de son front, la fille qui l'avait capturée interrompit l'action à la surprise générale.
« STOP ! »

Tous se retournèrent vers elle, avec sur le visage des mines interrogatrices. Elle qui avait tant perdu dans cette histoire. Elle qui n'était animé que par le désir de vengeance.
« Ne soyons pas comme eux. Laissons lui une chance. Une SEULE chance, de se racheter. Peut-être dit-il la vérité ... Même si je ne le crois pas. Mais si j'avais tort ... Si nous avions tort ... Nous serions en train de mettre à mort un innocent. Nous avons crier à la guerre, mais nous ne connaissons pas notre véritable ennemi. Ni ses intentions.
- Alors que proposes-tu, fille du Clan ?
- Il nous faut agir. En profondeur. Vous maintiendrez la résistance contre tout homme armé, jusqu'à mon retour. Mais avec cet imbécile, je pourrais me faufiler à travers leurs lignes ... Il ne sera pas armé, et moi si. Il sera attaché à moi, et je garderai sa radio.
- Les technologies nous sont interdites, fille du Clan, tu connais la loi
, souligna le chef.
- Il faudra faire une exception ... Pour cette fois-là. Je DOIS savoir. Si je ne reviens pas d'ici deux cycles de soleil et de lune, considérez les hommes en bleus comme nos ennemis ... »

Ainsi, la décision fut prise. En tant que prisonnier et otage, Jean accompagnerait la fille qui l'avait si proprement humilié à la recherche de la vérité sur cette sinistre histoire d'enlèvements, qui sème la tempête dans les couloirs du métro.

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Martin
MessageSujet: Re: Les Sioux du Métropolitain détèrrent la Hache de Guerre   Lun 4 Nov 2013 - 20:47

« Tuez ... moi ... »

Martin se figea. La chose, ou la personne il n'aurait su dire où placer l'humanité du mourant, souffrait. Pourquoi ? Les radiations ?
Non, il semblait être là depuis longtemps et si c'était un humain il serait déjà mort. Ce n'était pas une goule, le lieutenant de par son expérience chez les reco savait à quoi ressemblait les zombies. Ils étaient dans un pire état que ça, ou pas en fait. Au moins les goules étaient plus ou moins fières de leur accoutrement et la plupart s'étaient acceptées telles qu'elles étaient. Puis leur engins avaient pas du tout cet allure, il était plus défraîchi et un peu plus gros.
Là on aurait cru que le mutant était un enfant, mais impossible à cause de sa taille et de sa corpulence. Il aurait fallut être gravement atteint pour être dans cet état.

« Tu es quoi ? demanda Martin.
- Tuez... moi... »

Le lieutenant était trop choqué pour réagir. Personne n'était prêt pour réagir à ça. Même des soldats entraînés de la FNF. On leur apprenait à réagir dans des cas quasiment identiques mais les situations n'étaient pas les mêmes. A un soldat à qui il manquait la moitié du corps en plein combat et où les secours ne venaient pas on hésitait pas à user d'une balle précieuse pour abréger ses souffrances. Dans les pires cas on y allait au couteau. Mais là, que faire ?

« Dépêchez vous chef ! »

Merci Julie. Il n'avait pas vu le compteur Geiger s'affoler. Il fallait qu'il prenne une décision.
L'arme était lourde dans ses mains mais Martin arriva à la lever et à la poser sur le crane du mourant. La gâchette fut dure sous son doigt, plus que d'habitude. Les radiations commençaient à l'atteindre.

« Désolé. »

Le mur fut repeint. Le lieutenant cru voir une larme couler des yeux de la chose mais ce ne devait qu'être une illusion, il n'y avait plus de tête pour le prouver.
Il courut jusque à la porte. Elle se referma derrière lui et tandis qu'on l'examinait la salle s'effondra sur elle même.

« Ca va chef ? Le major était inquiet. Vous êtes resté longtemps à observer le monstre. Puis pourquoi gâcher une balle ? L'explosion l'aurait achevé.
-  Vous ne pouvez pas comprendre. Il me l'a demandé.
- Si vous le dites. »

Martin vit bien que Romain jeta un coup d’œil pour vérifier le niveau de radiation. Voir si ça n'avait pas endommagé le cerveau de son officier. Un bon sous-off faisait tout pour que son supérieur n'est pas trop de travail avec les hommes. Et inversement.

« Bon on a finit ici. Où se trouve la prochaine zone ? 
- Par là mon lieutenant. »

La radio lui montra un couloir qui s’enfonçait vers Métropolitopia. Leur véritable objectif. Ils n'étaient là que pour sécuriser les flancs de la force principale. Du moins maintenant. Leur but premier était bien d'ouvrir la voie, au pire de fuir si jamais la menace était trop grosse.

« Dites chef. C'était quoi ce truc ?
- Aucune idée mais ça n'annonçait rien de bon. »

Ils continuèrent leur chemin, silencieux.

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Jean Linitier
MessageSujet: Re: Les Sioux du Métropolitain détèrrent la Hache de Guerre   Ven 10 Jan 2014 - 11:47

« STOP ! »

Jean fût soulagé par ce mot. Il savait qu'il avait obtenu un peu de temps, mais combien, là, il ne savait pas. Détaché, il repris confiance et continua d'expliquer la situation.

"Merci. Bon, je peux vous faire passer mais il faudra soit de la discrétion, soit de la franchise. Je suis sur qu'ils seront d'accord pour vous rencontrer. Maintenant c'est à vous de choisir. Pour ma part la franchise serait plus adéquat mais cela présente plus de risques. Vous penserez que c'est une ruse pour vous capturer mais, je vous promets que non.

Il se tût, laissant la parole.

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Les Sioux du Métropolitain détèrrent la Hache de Guerre

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