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 Requiem pour un reve

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Arnold Habdaik "H"
MessageSujet: Requiem pour un reve   Sam 27 Oct 2012 - 15:23

[ Paris, 16eme ; rue Louis David ]

C'était ici qu'Arnold commença l'installation de son nouveau laboratoire. La rue était étroite et la plupart des immeubles se sont effondrés et ceux qui tiennent encore debout ont tout l’air de ne plus en avoir pour longtemps avant de s'écraser sur le bitume déjà fissuré. Après inspection d'un immeuble, H s’aperçut qu'il n'en était rien, les fondations étaient solides et à certains étages les vitres étaient encore en place !

Mais ce fut le bâtiment au coin de la rue qui l'intéressait particulièrement. Le toit s'était effondré, recouvrant le cinquième étage de débris certes, mais le quatrième et troisième étage étaient encore viable une fois débarrassé de tout les meubles pourris et des anciens occupants réduits à l'état d'os noircis ( la besogne occupa Arnold pendant plusieurs jours ! ), le second et particulièrement le premier étage sont recouverts d'une mousse vert-cramoisi, parfois suintante ( liquide non mortel mais totalement impropre à la consommation ).
D’ailleurs, en raison de la promiscuité de l'arrondissement avec le Bois de Boulogne, il n'était pas rare de trouver par endroit une végétation plus ou moins dense, surtout sur les toits et routes bien exposés au soleil.

Et surtout il y avait le parking. Juste à coté du bâtiment, avant guerre il était réservé aux quelques résidents de l'immeuble, désormais il allait servir de laboratoire, endroit presque parfait, la surface était plane, il y avait de nombreuses aérations et il n'y avait que deux entrée ( l'entrée principale à moitié bouché par une carcasse carbonisé de voiture et l'escalier permettant de rejoindre l'immeuble juste à coté ).

La goule ne travaillait qu'une à deux heures par jours à la réhabilitation de l'endroit, apportant à chacun de ses voyages, avec le plus grand soins, quelques verreries qu'il entreposait au troisième étage de l'immeuble. Dés que tout son matériel sera là bas, il quittera son squat, décidément trop prés du Trident.



[ Planque de H ; non loin de son ancien labo ]

Arnold passait un coup d'alcool fort ( dilué dans de l'eau ) à chacune de ses verreries, décontaminant ainsi le matériel de toute la flore pathogène qui aurait pu s'installer ( les molosses qui étaient restés plusieurs jours dans son labo étaient on ne peux plus porteurs de germes, comme le prouvait l'infection ultra-rapide après la morsure du type qu'il avait engagé ), rangeait ensuite les outils dans son sac, entouré de papier et de carton pour amortir les chocs, en vue du prochain voyage jusqu'à ça nouvelle planque.

Et toujours loin des fenêtres... En fin de mâtiné, Arnold à pu observer dehors deux des hommes de mains de cette face de cul de lépreux qu'est Prosper Mederic. Les premiers à venir, mais certainement pas les derniers, le chef du Trident à pensé à envoyer des hommes en reconnaissances pour voir si quelqu'un avait essayé de pénétrer dans l'ancien laboratoire. Il a des doutes quant à ma mort... et il sait pertinemment que si je suis encore en vie je reviendrais récupérer ce qui m’appartient.
Mais les deux hommes qui avaient été envoyé ce matin n'ont fait leur boulot que de "loin", n'ayant pas le courage de rentrer dans le bâtiment où devait encore être les molosses enragés qu'ils avaient jeté sur lui il y a quelques temps.
Ils ont du entendre quelques grognements et son repartis voir le chef pour lui dire que rien n'avait changer. Des grognements ? Oui, même Arnold les entendait jusqu'ici parfois, seulement les charognards venu ce repaitre des cadavres des chiens.


Plus rapide que prévu... Arnold avait déjà fini, il ne lui restait qu'un dernier sac de matériel à apporter jusqu'à son nouveau labo et il ne remettra plus jamais les pieds ici.
Mais je lui ais donné une semaine...

Il ouvrit son sac à dos pourtant parfaitement rangé, en sortit une boite de conserve qu'il ne prit pas le risque de chauffer, et attendit.

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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: Requiem pour un reve   Dim 28 Oct 2012 - 17:55

Soudain, Saint-Vincent ouvrit la porte avec fracas, sans précaution ni discrétion. Il fonça vers le milieu de la pièce en jetant à "H" un regard illuminé par la folie de la vexation et la rage impuissante de celui qui a du subir les évènements.
D'une voix peu amicale, le toxicomane, visiblement sous l'emprise d'amphétamines, pestiféra avec violence :

" Putain de bordel, "H" ! Qu'est ce que c'est qu'ce plan foireux ? J'savais bien que je m'engageais dans un truc louche, mais j'ai failli me faire gauler par deux gars du Gang des Tridents, avant de me pointer, là ! C'était pas prudent de se donner rendez-vous ici ! J'aurais pu y rester ! "

Mais surtout, et ça, il ne pouvait l'avouer à H aussi facilement, Saint-Vincent n'avait pas tilté - et se sentait idiot à présent - que ceux qui poursuivaient et avaient essayé de tuer son nouvel associé étaient en fait Prosper Médéric et ses hommes. Hommes dont lui même, Saint-Vincent, faisait partis. Il avait percuté en voyant les deux types qui cherchaient de loin près de la Planque. Deux types qu'il connaissait. Des Tridents, tout comme lui. Et tout s'était illuminé. Prosper avait commandité un assassinat pour conserver le monopole du réseau de la dope. Et lui, par un hasard terrible, se retrouvait à bosser pour cette goule, qui l'engageait pour buter les chiens que son propre Boss, Prosper, avait lâché dans cette bicoque. Et cette goule, que son Boss cherchait à faire disparaître, l'avait soigné, le sauvant d'une infection qui aurait pu le conduire à la mort. Et Saint-Vincent, comme un imbécile, avait lié amitié avec cette goule, et pensait même pouvoir entuber en douce son Boss. Et Saint-Vincent, comme un crétin, comprenait juste que l'intensité du jeu de pouvoir et de manipulation dans lequel il s'était engagé en sachant qu'il serait gagnant, venait de passer au cran d'intensité et de dangerosité du dessus. Les nouvelles cartes dévoilées, que lui seul - pour le moment - connaissait, risquaient de fausser la gagne. Un facteur "x" s'inséra dans le jeu, et soudain, il ne fut plus très sur de pouvoir entuber les Tridents. Il eut même le pressentiment que si "H" apprenait que son nouvel associé était un Trident, ça pourrait être lui le plus entubé de l'histoire. Il perdrait probablement la confiance du chimiste, qui chercherait peut-être même à abattre. Et de l'autre côté, si Prosper apprenait que l'un de ses hommes bossait pour un concurrent, il va sans dire qu'il allait envoyé mercenaires, chasseurs de primes et exécuteurs à sa poursuite, pour qu'ils lui ramènent sa tête sur un plateau.

Le jeu devenait malsain. Tout le monde, absolument TOUT LE MONDE, devait ignorer ce que Saint-Vincent faisait d'un côté et de l'autre. Certes, il aurait pu avouer la situation à "H" dans son intégralité, car il ne comptait pas le trahir. Mais il ne le connaissait pas assez bien. Dans ce monde, la moindre faiblesse pouvait devenir mortelle. "H" pourrai lui retirer sa confiance et le faire abattre. Ou même le faire chanter. Avec une carte aussi importante dans les mains du chimiste, trop d'options s'ouvraient à lui, au détriment du dealer. Il ne pouvait savoir si "H" était un homme d'honneur, était un homme honnête ... D'ailleurs, son activité "professionnelle" lui laissait penser qu'il ne l'était pas.

Alors tout le monde devrait ignorer ce que Saint-Vincent faisait d'un côté et de l'autre. En étant le seul à connaître les cartes face cachées, il conservait une longueur d'avance, et pouvait s'adapter, improviser, se couvrir, et ramasser le pactole tout en assouvissant sa vengeance. Mais si quelqu'un voyait aussi les cartes, tout tombait à l'eau.

La paranoïa le prit soudain. Il se sentit suivit, surveillé, guetté. Il se mit alors à mesurer chaque mot. Il ne devait jamais se trahir. Il essayait de savoir ce que pensait "H", et ce qu'il savait. La partie de poker commençait à devenir excitante. La mise, c'était sa vie.

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Arnold Habdaik "H"
MessageSujet: Re: Requiem pour un reve   Dim 28 Oct 2012 - 19:15

" Putain de bordel, "H" ! Qu'est ce que c'est qu'ce plan foireux ? J'savais bien que je m'engageais dans un truc louche, mais j'ai failli me faire gauler par deux gars du Gang des Tridents, avant de me pointer, là ! C'était pas prudent de se donner rendez-vous ici ! J'aurais pu y rester ! "

Arnold se leva gauchement de sa chaise, un peu tremblant. Ca il ne s'attendait pas à ce que ce type débarque de cette manière. Putain ça non.
Aussi il remarqua tout de suite l'état de son interlocuteur, surtout à sa façon de parler. "Extra-lucide", certaines drogues donnaient l'impression que d'un coup l'on voyait tout plus "clair" ( comme sous le coup de l'adrénaline ), plus intelligent et de se fait plus sur de soit.

- Comment... comment sais tu que c'était des types du trident ?
Peut être que les membres de ce gang avaient tous une façon commune de s'habiller ( surtout du noir, veste ou plus simplement lunettes teinté ), mais peu de personnes pouvait reconnaitre un homme de main du Trident directement.

Le coté parano revint inévitablement. Est il un homme de Prosper ? Mais il ne fallut pas deux secondes pour comprendre que non. Et
puis le gars avait l'air de craindre le gang.
" J'ai déjà eu à faire à ces types par le passé ... "

Trop évasif, Arnold insista :

- Qu'est ce que te voudrais le Trident ?

Certainement un mauvais payeur, fallait avoir une chiure de goéland dans les deux yeux pour pas voir que ce type était un toxico...
" Écoute, mec, j'ai eu des soucis avec ces types. J'ai vendu de la dope d'indépendants sur leurs territoires. Meilleur produit, moins cher. Les clients s'y trompent pas, tu sais bien de quoi j'parle. Ça a pas vraiment été au goût de l'autre pourri et de ses raclures. Depuis, j'suis persona non grata auprès des Tridents. Mais t'inquiète pas pour ça, ils sont cons comme des manches à balai, je me débrouille toujours pour passer entre les mailles du filet. Enfin, on peut dire que toi et moi, on est dans la même galère vis à vis de ces salauds. "


Bon, bon. Fit il maladroitement en mettant les mains dans les poches avant de sa veste blanche.
- T'as pigé dans quoi tu t'embarques, hein ? Je te demande juste un peu d'aide, surtout pour installer le labo. T'as déjà vu un laboratoire de drogue je présume ? Il me faudrait de l'aide pour la première fournée, c'est un travail extrêmement délicat si on si prend seul. Ce n'est pas bien compliqué, seul le dosage est extrêmement important et ça, c'est mon domaine. Des questions ?
Et comment qu'il avait besoin d'aide. Le type aurait le même boulot qu'un commis de cuisine, même si là son boulot sera plus valorisant ( on a vraiment l'impression d’être un vrai chimiste ), il se résumera tout simplement à transvaser les solutions, filtrer les substrats et noter les températures.
" Bien sur que j'sais où j'fous les pieds. Me prend pas trop pour un bleu-bite quand même. J'ai commencé à prendre l'habitude de travailler sans cesse contre les Tridents, de toute façon. Dans l'marché de la dope, soit on est avec eux et on se tape tout le boulot de merde pour pas un rond, soit on est contre eux et on fait du chiffre d'affaires. Bon, j'ai pas de questions, tu sais. T'as l'air d'en connaître un rayon en chimie. Tu m'diras quoi faire et j'te filerais le coup de main dont t'as besoin pour relancer la production. "

Restait un dernier points, et non des moindres :
- Je pourrais te payer soit en franc soit en anneaux. Ou... en produits. A toi de voir.
" Premièrement, nous sommes associés. Les gains, ce sera 50/50. Ce que je t'offre en retour ? Mon aide pour la production, la protection, et le revente des produits. Du pognon qui va pleuvoir plus que jamais auparavant. Et ma discrétion. Jamais, JAMAIS, personne n'entendra parler de toi. Tu seras l'homme de l'ombre, tu ne seras jamais inquiété, personne ne saura d'où vient ce que je vendrais. Tu peux avoir confiance en moi. Au niveau du paiement ... Et bien ... On avisera, pas vrai ? Selon mes besoins du moment. "
50/50 ? Mouais et c'est qui qui va payer tout le matos, la matière première ? H garda ça pour lui... on verra plus tard.


- Hâtons nous, je suis sur que Face de Lèpre va envoyer d'autre de ses sbires avant la tomber de la nuit. Il n'a jamais fait confiance à ses hommes.
" Okay, t'as raison, on bouge. Je te suis. Faut pas qu'on traîne là.

- Prends ce sac veux tu. Il y a mon thermocycleur dedans.

Il jeta un dernier coup d’œil par la fenêtre, le soleil éclairerait les rues de la capitale encore pour quelques heures. Ce sera suffisant, le voyage n'est pas trop long. En bas de la cage d'escalier, il vérifia une dernière fois si l'allée était vide. Allons y.

Le sac de sport en bandoulière il lança une fois dehors :
- Au fait, je m'appelle Arnold.





Dernière édition par Arnold Habdaìk "H" le Jeu 1 Nov 2012 - 14:54, édité 1 fois
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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: Requiem pour un reve   Dim 28 Oct 2012 - 22:04

" Comment... comment sais tu que c'était des types du trident ? " l'interrogea la Goule, soudainement méfiante.
Saint-Vincent improvisa un mensonge, évasif.

" J'ai déjà eu à faire à ces types par le passé ... " dit-il avec un air sombre qui était censé décourager les questions supplémentaires.
" Qu'est ce que te voudrais le Trident ? " insista pourtant "H".
" Écoute, mec, j'ai eu des soucis avec ces types. J'ai vendu de la dope d'indépendants sur leurs territoires. Meilleur produit, moins cher. Les clients s'y trompent pas, tu sais bien de quoi j'parle. Ça a pas vraiment été au goût de l'autre pourri et de ses raclures. Depuis, j'suis persona non grata auprès des Tridents. Mais t'inquiète pas pour ça, ils sont cons comme des manches à balai, je me débrouille toujours pour passer entre les mailles du filet. Enfin, on peut dire que toi et moi, on est dans la même galère vis à vis de ces salauds. "
Saint-Vincent avait inventé cette histoire de toute pièce, sans hésiter une seconde. La drogue faisait de lui un grand maître bluffeur.


" T'as pigé dans quoi tu t'embarques, hein ? Je te demande juste un peu d'aide, surtout pour installer le labo. T'as déjà vu un laboratoire de drogue je présume ? Il me faudrait de l'aide pour la première fournée, c'est un travail extrêmement délicat si on si prend seul. Ce n'est pas bien compliqué, seul le dosage est extrêmement important et ça, c'est mon domaine. Des questions ? "

Saint-Vincent était satisfait que la conversation passe à autre chose qu'aux relations que chacun entretenait avec les Tridents. Il répondit avec l'agressivité qui le caractérisait.

" Bien sur que j'sais où j'fous les pieds. Me prend pas trop pour un bleu-bite quand même. J'ai commencé à prendre l'habitude de travailler sans cesse contre les Tridents, de toute façon. Dans l'marché de la dope, soit on est avec eux et on se tape tout le boulot de merde pour pas un rond, soit on est contre eux et on fait du chiffre d'affaires. Bon, j'ai pas de questions, tu sais. T'as l'air d'en connaître un rayon en chimie. Tu m'diras quoi faire et j'te filerais le coup de main dont t'as besoin pour relancer la production. "

" Je pourrais te payer soit en franc soit en anneaux. Ou... en produits. A toi de voir. "
Les conditions de l'association. En vérité, Saint-Vincent s'en foutait un peu. Il ne faisait ça ni pour l'argent, ni pour la dope. L'argent, c'était toujours utile, c'est sur, mais c'était pas indispensable à la survie. Et la dope, Saint-Vincent savait où la trouver. Il n'hésiter pas à tuer de sang-froid pour se la procurer. Ni à prendre des commissions plus grosses sur ce que lui confiait les Tridents. Non, ce qu'aimait Saint-Vincent dans le trafique de drogues, c'était le trafique en lui-même. Et la relation client. Une armée de fanatiques qui commence à vous attendre comme le Messie quand vous leur apportez la dose hebdomadaire. Devenir un Saint dans leurs yeux. Occulter la vérité. Manipuler la masse. Voir le monde brûler pour l'avènement de soi-même. Et savoir qu'il est différent, qu'il est supérieur, quand il voit ses ouailles devenir de véritables déchets humains, à peine mieux que des Goules, commençant à ne vivre plus que pour la Dope, perdant leurs dents, leur peau, leurs cheveux, incapables de penser, quand lui-même développe un métabolisme qui intègre les drogues comme une substance nutritive jouant un rôle positif sur son organisme et sur son éveil intellectuel.
Mais il fallait négocier.

" Premièrement, nous sommes associés. Les gains, ce sera 50/50. Ce que je t'offre en retour ? Mon aide pour la production, la protection, et le revente des produits. Du pognon qui va pleuvoir plus que jamais auparavant. Et ma discrétion. Jamais, JAMAIS, personne n'entendra parler de toi. Tu seras l'homme de l'ombre, tu ne seras jamais inquiété, personne ne saura d'où vient ce que je vendrais. Tu peux avoir confiance en moi. Au niveau du paiement ... Et bien ... On avisera, pas vrai ? Selon mes besoins du moment. "

" Hâtons nous, je suis sur que Face de Lèpre va envoyer d'autre de ses sbires avant la tomber de la nuit. Il n'a jamais fait confiance à ses hommes. " Et il avait bien raison Face-de-lèpre. S'il savait quelles magouilles se montaient à son insu, il accorderait encore bien moins de confiance à ses hommes.
" Okay, t'as raison, on bouge. Je te suis. Faut pas qu'on traîne là.
- Prends ce sac veux tu. Il y a mon thermocycleur dedans. "

Il prit le sac en question, qu'il passa en bandoulière, croisé avec la besace qu'il portait déjà de la sorte. H passa la tête à la porte, prudent. C'était une goule qui commençait, malgré les enjeux gravissimes de la partie qui était en train d'être jouée, à susciter une certaine sympathie à Saint-Vincent. Un sentiment presque neuf pour lui.

" Au fait, je m'appelle Arnold. "
Saint-Vincent comprit l'importance de cette phrase. Cette phrase scellait un pacte. Et cette phrase accordait à Saint-Vincent une confiance qui allait, dans le futur, devenir réciproque et inaltérable. Paisiblement, sans la moindre once d’agressivité, cette fois, le visage Saint-Vincent fut illuminé d'un sourire sincère.
" Enchanté, Arnold. Ce sera un plaisir de travailler avec toi. Nous allons faire de grandes choses, ensemble. "

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Arnold Habdaik "H"
MessageSujet: Re: Requiem pour un reve   Jeu 1 Nov 2012 - 17:34

- Enchanté, Arnold. Ce sera un plaisir de travailler avec toi. Nous allons faire de grandes choses, ensemble. "
H sourit.
- Enchanté aussi. Mais j'attendais surtout que tu me donnes ton prénom à défaut de t'appeler par je ne sais quel sobriquet qu'il me faudra trouver.

* * *



* * *

Le territoire traversé a été sévèrement touché lors de la guerre, parait il qu'en 2067 un missile balistique chinois, le Chonqing C-2 aurait été le premier à tomber - et le plus puissant - sur la Capitale. Lu dans un livre d'histoire qu'il avait acheté, il y a bien longtemps, au marché de la gare. Et livre perdu alors qu'on l'avait dépouillé quelques semaines plus tard. Cela faisait tant d'années... années ? Décennie plutôt !

Le voyage se fit sans encombre et ils arrivèrent enfin à destination.
"Ici", il montra l'entrée du parking. Il faisait sombre et frais.

Arnold avait commencé à installé, dans un coin, une grande table ( stable ), une petit commode pas trop défoncé qu'il avait réussi à descendre sans se casser le dos, dessus était installé une lampe puissante et réclamant peu d'énergie. Il l'alluma.
- L'installation ne prendra qu'une quinzaine de minutes. Laisse donc le sac ici et suit moi, il y en a quatre autres à descendre.
Ils empruntèrent l'escalier qui menait directement à l'immeuble et montèrent au troisième où se trouvait tout le matériel.

* * *


Spoiler:
 

Arnold mis ses deux mains sur ça nuque et fit craquer son cou. Une sensation exquise pour ses vieux os.
Il sortit de la commode un masque à gaz quasi comme neuf.

Spoiler:
 

- C'est pas de la cochonnerie ce matériel là, ce n'est pas un masque fabriqué par la FNF ou un masque à oxygène comme portaient les pompiers d'avant guerre. C'est exactement ce qu'avait les laborantins militaires. Il appartenait à... une de mes anciennes associée. Il est à toi maintenant, prends en soins car tu n'en trouveras pas d'autre si facilement.


L'équipement de H se résumait à plus simple :
Spoiler:
 

- Nous voilà fin prêt. Oh, juste une dernière chose.

Arnold glissa un holodisque dans la radio sur la commode.

Spoiler:
 

- Allons y.
Il plaça dans le thermocycleur une micro-pile à fusion et mis en route la machine.
- Pour le pshycho. Enfin Mon, ou plutôt Notre psycho, pas exactement le même que celui que l'armée américaine donnait à ses soldats, on va avoir besoin de trois matières principales que l'on va mélanger pour avoir une solution homogène injectable.
Il disposa sur la table plusieurs petits bidons, tantôt à moitié vide ou carrément avec un fond restant.

- Du venin de serpent volant, comme on en trouve partout dans notre belle ville. On va isoler la neurotoxine de ce venin. C'est le plus simple mais aussi le plus dangereux. Il suffit de mélanger avec une solution saline, la filtrer puis la faire bouillir, c'est là que c'est dangereux : attention aux vapeurs ! Bouillit jusqu'à obtentions de cristaux noirâtres. Simple non ?

- Le deuxième composants essentiels je m'en occupe. Il faut faire une synthèse totale et obtenir du benzoylmethylecgonine et le faire réagir avec de l'acétone, de l’alcool si tu veux. Je t'épargne les détails.

- Et enfin il nous faudra faire la Thermolyse d'huile pyrolitique. Hum ca aussi je m'en chargerais. Occupe toi du venin. Je le fais une fois, tu poses des questions s'il le faut. Et puis on est partis !



Spoiler:
 

- Maintenant il faut solubiliser nos trois réactifs grâce à de l'acide et d'un autre coté le purifié avec du permanganate de potassium. On obtiendra une pâte qu'on fera chauffer jusqu'à avoir un précipité rougeâtre.
Il lui tendit un crayon à papier ( ce qu'il en reste ! ) et un bloc notes aux feuilles jaunis.
- J'aurais les deux mains prises pendant la cuisson car je devrais transvaser à chaque fois que notre produit arrivera à ébullition, c'est pour éviter qu'il ne déborde et nous face perdre une partie de notre production. Prends cette vielle montre et note les températures que je te dirais.

La mine grave et concentré, on n'aurait pas dit mais au fond Arnold exultait, il était dans son élément !



* * *


- Et voilà, ça nous fait... 386cl de psycho pur. Sachant que nos seringues contiennent 50ml ca nous fera 77 seringues de psycho pur. Enfin exactement... attends. 77,2. Le truc c'est qu'on va, qu'on doit de toute manière, couper notre produit, aussi concentré il peut être mortel si le consommateur n'y est pas accoutumé. Tu penses quoi, qu'on devrait rajouter 25, 50 ou 75 % d'adjuvant ? On utilisera simplement de l'eau concentré en saccharose.

Arnold n'avait "consommé" du psycho qu'une seule fois, cela faisait bien longtemps, il en avait été malade et garde depuis un très mauvais souvenir. Mais il y a des gens qui sont prêt à payer pour ça, alors donnons leur ce qu'ils veulent. Étant donc un non initié au plaisir du trip, il ne pouvait dire si cela changeait quelque chose si le produit était coupé et jusqu'à quelle proportion on le sentait. Tout ce qu'il savait c'était que l'armée américaine donnait pour 100ml de psycho, 100 à 150ml de diluant neutre.

- Parlons du prix maintenant. M'est d'avis que le Trident à essayer, d’après l'espionnage de mon ancien labo, de fabriquer leur propre psycho mais que cela échoua lamentablement. Aussi voilà que nous avons tout un lot de consommateur en manque un peu partout dans notre ville. Le prix avant étant de 12 anneaux la dose de 50ml, je pense que maintenant, pour un produit de cette qualité, on peut monter jusqu'à 15 sans problème. Qu'est ce que tu en dis ?


- Pour les points de ventes : le métro est, et restera, le plus gros consommateurs de drogue. Malheureusement il y a le Trident qui remarquera notre intrusion... peut être que dans le temps si on recrute des revendeurs, et que ceux ci en recrute, bref qu'à la fin nous ayons des vendeurs qui ne nous connaissent ni de vu ni de nom, on pourra essayer d'en vendre là bas. Ensuite le marché à Nécrotopia et Ménilmutant me parait bien trop faible en bénéfice pour y aller. Je vois pour l'instant un seul endroit tout indiqué, car non loin d'ici : le Parc des princes. Et puis il y a l'arc de triomphe, au nord. J'imagine que certains négriers on sacrément la frousse avant de faire un raid pour récupérer quelques esclaves et un peu de psycho serait la bienvenue pour pas mal d'entre eux. Visons ensuite le Moulin Rouge. Aucun probléme pour faire nos affaires là bas.



- Bon assez parlé, notre solution a assez refroidis : on peut emballer !


* * *





- J'en suis ému aux larmes ! Ah ah, sans déconner c'est du bon boulot.
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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: Requiem pour un reve   Jeu 1 Nov 2012 - 23:02

" Enchanté aussi. Mais j'attendais surtout que tu me donnes ton prénom à défaut de t'appeler par je ne sais quel sobriquet qu'il me faudra trouver. "

La drogue faisait parfois se comporter bizarrement le Saint de la Dope, et il en avait oublié de se présenter, ce qui est une règle sociale de politesse pourtant bien connue quand on se présente à vous, même dans les Terres Désolées.

" Excuse-moi. Je m'appelle Vincent, mais j'ai déjà des tonnes de surnoms, si bien que personne m'appelle par mon prénom. Appelle moi Saint Vincent, ou le Saint, c'est sous ce pseudo qu'on me connait dans le milieu. Ou "V", puisque tu es "H" ! Ahaha !"

Voilà qui était fort imprudent. Une enquête approfondie sur le passé de Saint Vincent déboucherait forcément sur son implication chez les Tridents. Mais le Saint ne se sentait pas de mentir à tout, et encore moins d'inventer un prénom aussi bidon que "Louis Goupil", son pseudonyme à Lutèce. Si enquête il devait y avoir, enquête il y aurait.


* * *

Après avoir traversé Paris jusqu'à la nouvelle planque, que Saint-Vincent adopta tout de suite comme son nouveau chez soi, s'attachant sans qu'il ne sache pourquoi au lieu de façon instinctive, les deux jeunes entrepreneurs dynamiques se mirent à installer le parking à leur convenance, au cours d'une petite heure de travail. Une fois le labo installé et paré à être opérationnel, il fallait passer au point central de leur activité. La production.

Arnold, que Saint-Vincent appelait encore parfois "H", donna à son acolyte un masque à gaz. Un véritable masque à gaz. Il s'agissait d'un équipement technique très rare et très couteux, et Saint-Vincent apprécia le cadeau à sa juste valeur, le détaillant avec minutie de son regard, fasciné par l'objet.


Spoiler:
 

Saint-Vincent enfila le masque pendant que la goule mettait lui aussi son équipement de chimiste.
" Nous voilà fin prêt. Oh, juste une dernière chose. "
"H" se dirigea vers une radio. Il y inséra un holodisque, et la musique se lança. Saint-Vincent hocha de la tête, avec un sourire complice en entendant le son lourd, frappant à intervalle régulier. L'esprit contestataire et libertaire envahit la pièce. La production pouvait commencer.

Saint-Vincent traita le venin. Une épaisse fumée colorée s'échappait de ses précipités, tandis que se formaient les sombres cristaux voulus pour la suite de la conception de la drogue.
Ensemble, ils notaient, observaient, transvasaient, épuraient, mélangeaient, synthétisaient, cuisaient, dosaient, notaient de nouveau, retiraient des précipités du feu, en remettaient d'autres, avec la plus grande attention. Saint-Vincent découvrait le plaisir de la cuisine. Toutes ces ébullitions, ces réactions chimiques, ces fumées et ces solutions aux couleurs toutes plus vives les unes que les autres, émerveillaient le drogué comme si il était retombé en enfance. Il sentait renaître l'innocence admirative de sa jeunesse. Il se sentait comme un artiste ou comme un vrai chimiste, lui qui n'y connaissait rien ni en art, ni en chimie. Il obéissait aux directives de son associé, et écarquillait des yeux ronds en voyant les résultats des indications données. Il s'assurait parfois auprès d'Arnold que tout était normal, ce qu'Arnold confirmait.


* * *

Enfin, ils eurent terminés leur première fournée. 3,86 litres de Psycho reposaient devant les deux compères, fier du travail effectué. Un résultat satisfaisant !

" Le truc c'est qu'on va, qu'on doit de toute manière, couper notre produit, aussi concentré il peut être mortel si le consommateur n'y est pas accoutumé. Tu penses quoi, qu'on devrait rajouter 25, 50 ou 75 % d'adjuvant ? On utilisera simplement de l'eau concentré en saccharose. "

Saint-Vincent frotta son menton recouvert d'une barbe mal rasée, d'un air pensif. Il avait envie de tester le produit pur. Il adorerait. Mais il se méfiait, écoutant la voie de la raison dictée par son associé.

" 75%, c'est trop dilué pour être un bon produit. 25 ou 50. Voir les deux. On devrait générer 30% de chaque tournée en 25, et 70% en 50. On apporte un produit excellentissime sur le marché, et on fait flamber les prix. On devrait même augmenté en début de production la quantité de dilués à 25. C'est un manque à gagner, mais au final, on aura rendu plus de gens accro à la qualité supérieure, et on aura alors plus qu'à diminué à 10% en 25 et augmenter en 50 jusqu'à 90% ! On aura 10% de chaque fournée qu'on vendra comme un produit de luxe. Seuls les plus riches pourront s'en payer. Ce sera un produit si pur que tout le monde en voudra.

- Parlons du prix maintenant. M'est d'avis que le Trident à essayer, d’après l'espionnage de mon ancien labo, de fabriquer leur propre psycho mais que cela échoua lamentablement. Aussi voilà que nous avons tout un lot de consommateur en manque un peu partout dans notre ville. Le prix avant étant de 12 anneaux la dose de 50ml, je pense que maintenant, pour un produit de cette qualité, on peut monter jusqu'à 15 sans problème. Qu'est ce que tu en dis ?

- Si on en reste à ce que j't'disais, on pourrait vendre les psycho'50'Pur à 15 anneaux, facile, et vendre par dessus les psycho'75'Pur pour au moins 23 anneaux ! Ce serait un plan béton. "

Arnold enchaîna avec les points de vente. Le speech était clair et Saint-Vincent approuvait tout à fait sur tout les points cités. Le drogué rassura Arnold en lui rappelant que c'était son job, la revente, et qu'il connaissait son job.

La petite entreprise prometteuse et pleine de dynamisme allait vite passer à la suite. Se lancer dans l'import-export grande échelle.
Il était temps de remballer le matériel et d'y aller d'un pied ferme et résolu.

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Arnold Habdaik "H"
MessageSujet: Re: Requiem pour un reve   Ven 2 Nov 2012 - 22:05

Imbécile. C'est en voyant le "plan de travail", sale, puant et encore fumant que lui revint à l'esprit certaines choses. Mais tout d'abord :

- Bon, on a 30 doses avec 25% de diluant et 70 doses à 50%. Avec les prix que tu m'as donné ça nous fera un total de... 1740 anneaux, sans compter les pertes. Pour les 50/50 de partage des gains je suis totalement d'accord mais il y a un hic : il faudra acheter de la matière première, changer et acheter du nouveau matériel. C'est cela qui nous coutera le plus chère. Met d'avis qu'on devrait mettre la moitié de notre bénéfice de chaque fournée dans une... caisse commune.
Non c'est stupide, n'importe lequel de nous deux iraient piocher dedans, comme ça ?
Mais la réponse - simple ! - vint de son associé.
- Oui, un coffre à deux serrures, une clés chacun. Bien vu, V.
Bien bien bien, voilà que tout est réglé.
- Combien de temps te faudra-t-il pour écouler toute la marchandise ?
Le pourra-tu au moins ? Oui, certainement, les clients ne manquaient pas et de plus étaient "affamés" depuis le temps qu'ils n'ont plus vu l'ombre d'une seringue à psycho.
- Tu ne vas pas te trimbaler avec une centaine de doses sur toi, alors on va les stocker ici.
Il montra, de l'autre coté du parking, une porte.
- Il y avait une buse à incendie et quelques balais dedans, il y a suffisamment de place et l'endroit est frais et sec. Je voudrais bien installer une serrure mais j'imagine que ni toi ni moi ne savons comment faire et pas question d'amener quelqu'un ici.
Arnold prit un psycho. 25% celui ci. Le plus concentré était reconnaissable à son rouge plus foncé.
- Je vais rester ici nettoyer le labo. Dés que tu ramèneras assez d'anneaux, dans les 500, je partirais voir mes anciens contacts, s'ils sont toujours en vie, pour récupérer ce qu'il nous faudra pour commencer la prochaine fournée. Tu piges ? Les premiers anneaux seront ceux de la caisse commune, je les utiliserais rapidement pour aller chercher tout ce qu'il nous faut.
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Requiem pour un reve

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