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 Les goules, le saint et les rats

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Le catalyseur
MessageSujet: Les goules, le saint et les rats   Mer 12 Sep 2012 - 18:57

Le Monsieur avait été méchant. Il voulait pas qu'on aille sauver Bill. H l'avait embobiné. JC connaissait toute les goules de Paris, sauf celle là. On pouvait pas lui faire confiance. Il l'avait dit au Monsieur mais il l'autre ne l'écoutait plus. Il aurait peut être pas dut se plaindre. Maintenant c'était rappé pour se casser de cette endroit. Ça sentait les embrouilles.

-Nous... y voilà.
H les avait emmenés devant un ancien bâtiment qui avait résisté aux souffles des bombes. Ils étaient caché. De quoi H avait peur ?

- L'étage du haut est en ruine, l'escalier qui y mène et totalement détruit, il y niche quelques radpigeons, à par ça, rien. C'est en bas que ça nous intéresse.
Interrasant, ou pas en faite. JC commençait à avoir peur pour son chien. Et si jamais Bill se faisait tuer avant qu'il arrive. Il ne leur pardonnerait jamais. D'abords il tuerait le Monsieur, rapidement pour ne pas se salir les mains. Ensuite il prendrait H et là... Ses pensées furent coupées par les explications de la goule.

- C'est simple : un rectangle, séparé par une ligne aux deux tiers, cette ligne, représente un mur, de l'autre coté mes appartements, il y a une seule porte pour y accéder, elle a était très certainement défoncé. Bref, dans la grande salle vous trouverez quelques tables et beaucoup de verres brisées... faites attention : il doit rester de la verrerie intacte, contenant encore quelques produits, plus ou moins dangereux. Bref, c'est simple, il n'y a que deux salles, une seule entrée pour le bâtiment, et une seule entrée pour l'autre salle. Une fois que vous aurez finis et bien dés que je vous vois sortir, je vais chercher l'argent et on en reste là.
JC sortit son arme de sa poche. Un couteau papillon qui avait appartenu à son père. Il savait s'en servir à la perfection. Dès années à ne faire que s’entraîner car y'avait de ça à faire ça aide.

JC s'approcha du Monsieur avant de lui chuchoter quelque chose à l'oreille :
« Eh Monsieur, tu trouve pas ça bizarre qu'il vienne pas avec nous ? »

Juste après il alla voir la goule.
« Quand à toi H, je tient à te prévenir, si jamais le Monsieur crève. Je vais te retrouver. Puis je te tuerai. Il doit venir avec moi pour qu'on récupère Bill au grands messieurs en blanc. T'as comprit ? Bon maintenant on y va Monsieur ? J'ai pas que ça à faire. »

JC fit tournoyer son couteau entre ses mains avant de rentrer dans le bâtiment. Il plissa le nez. Ça puait le rat ici. C'était rare qu'une odeur le fasse dégoutter à ce point. L'habitude des égouts et de la nécrose ambiante à Nécrotopia (d'où en partie le nom de la ville).

« Bon je propose qu'on reste ensemble », dit-il au Monsieur quand ce dernier s'engouffra à sa suite dans le bâtiment.
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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: Les goules, le saint et les rats   Jeu 13 Sep 2012 - 9:03

Le plan était en effet on ne peut plus clair. Tout ça ne semblait pas vraiment compliqué, même si ça allait être assez sportif, probablement. Mais Saint-Vincent nota la remarque de JC ... C'est vrai que c'était bizarre que ce lascar ne veuille pas rentrer. Saint-Vincent espérait surtout que le type allait pas s'en aller avec les 50 anneaux qu'il allait devoir lui donner juste après. Tout ça puait le guet-apens, il commençait à se sentir utilisé et à faire la marionnette. Et ça ne lui plaisait pas tellement.

« T'as comprit ? Bon maintenant on y va Monsieur ? J'ai pas que ça à faire. »

Saint-Vincent, qui n'avait pas écouté la première partie de la phrase, leva les yeux au ciel avec un petit sourire. Ce gamin le faisait un peu rire, finalement, avec ses airs importants.

"Oui, oui, j'y vais, j'en ai pour cinq minutes, JC."


Il fourra la main dans sa poche pour la ressortir avec sa Dague Balisong en main. Il releva son t-shirt un peu, ce qui fit apparaître aux yeux de JC et H un flingue imposant.

« Bon, je propose qu'on reste ensemble ! »
" Et moi je propose que tu restes sagement ici le temps que je revienne, mais comme t'es qu'une tête de pioche, il vaut mieux qu'on reste ensemble pour qu'il t'arrive rien, ouais. "

Saint-Vincent se releva, quittant la sécurité de l'endroit où ils s'étaient tous mis à couvert le temps que H fasse un briefing, et avança dans la rue, paisiblement, en marchant, jusqu'à la porte de la grande salle. Arrivé devant la porte, il la poussa ...

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Arnold Habdaik "H"
MessageSujet: Re: Les goules, le saint et les rats   Jeu 13 Sep 2012 - 18:02

Quand à toi H, je tient à te prévenir, si jamais le Monsieur crève. Je vais te retrouver. Puis je te tuerai. Il doit venir avec moi pour qu'on récupère Bill au grands messieurs en blanc. T'as comprit ? Bon maintenant on y va Monsieur ? J'ai pas que ça à faire.
Choqué ? Oui, devant un comportement aussi subit qu’extrême de ce gamin séditieux. Enfin, "gamin", évidement qu'il ne l'était pas. Arnold aurait été prêt à l'aider à retrouver son chien si l'autre ne voulait pas, mais maintenant que JC s'était révéler aussi menaçant... un problème, voilà ce qu'il pourrait être. Mais le tuer, non, jamais, pas une façon... pas ça façon de régler les problèmes.

« Bon, je propose qu'on reste ensemble ! »
" Et moi je propose que tu restes sagement ici le temps que je revienne, mais comme t'es qu'une tête de pioche, il vaut mieux qu'on reste ensemble pour qu'il t'arrive rien, ouais. "
Et merde, ça devait pas ce passer comme ça, pas du tout...
Il savait qu'il savait la solution à ce "problème", comment calmer JC, le convaincre de rester ici... Mais Arnold n'arrivait pas à garder son sang froid quant ca ne ce passait pas comme prévue, et pourtant, c'était toujours le cas.

H empoigna ce qu'il lui servait d'arme, un simple tuyaux de canalisation tordu, mais qui restait solide.
Bon... bon... de, de toute façon on a plus de chance si on est plusieurs, hein ?
Il réussit à contenir sa panique et suivit le duo.

Déjà, l'humain ouvrait la porte...
La grande pièce était juste éclairé par la lumière qui s’engouffrait dans les trous du bâtiment.
Les réparations n'ont pas tenue... en regardant les troues auparavant bouché par des morceaux de tôles rouillés.

Immédiatement les grognements ce firent entendre. Quatre... non, cinq molosses se trouvaient devant eux, un sur la gauche, trois devant et un à droite.
La terreur faillit l'emporter... Mais Arnold se remémora comment il s'en était sortie.
Les produits... Il vit instantanément les fioles remplient d'un précipité jaune. Il pourrait lancer son arme, les vapeurs affoleront les animaux, c'était certains, mais il se retrouvera sans défenses.

Il fallait agir vite.



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Le catalyseur
MessageSujet: Re: Les goules, le saint et les rats   Ven 14 Sep 2012 - 14:58

JC se retourna quand le Monsieur lui répondit. Il le prenait pour qui ? Ah ouais c'est vrai un gamin... Il avait oublié qu'il possédait le corps d'un enfant de 13 ans malgré son esprit d'un vieillard. Il lui manquait une certaine sagesse et une maîtrise de soi, mais fallait pas le chercher trop longtemps, et ne pas faire passer Bill après le nettoyage d'une ruine appartenant à une goule.
Il vit que H les avait suivit. Il avait récupéré ses boules lui. Tant mieux, il aurait pas à le retrouver bien loin si le Monsieur mourait.
Des grondements firent sursauter JC. Il se mit sur ses gardes. Merde ! Des chiens ? Ils ne ressemblaient pas à Bill. Et pourtant ils avaient l'air de canidés. Mais pas gentils par contre, au contraire de Bill. Ce dernier lui aurait sauté à la figure pour lui lécher le visage (le pauvre), les monstres qui se tenaient devant eux lui sauteraient au visage pour le dévorer (les pauvres).
JC fit tournoyer son arme de plus belle. L'action allait débuter.

« Bon les gars je propose que je m'en prenne un, vous tuer les autres. On se retrouve dans 10 minutes maximum. »

La jeune goule se mit en garde prêt à donner un coup avant les chiens. En terme de vitesse il n'aurait pas l'avantage. Il devait attendre qu'ils attaquent les premiers. Ce qu'ils firent, 3 secondes après que JC ait parlé.
Il attendit qu'un des molosses lui sautent pour aller à sa rencontre, lame au clair. Son couteau rentra dans la chair du grand noir avant qu'il lui plante griffes et crocs. Le chien continua sur sa lancé pour renverser la goule. Il se fit étendre par terre. Il replanta plusieurs fois son couteau dans le ventre de la bête avant que cette dernière arrête de bouger.
JC était recouvert de sang. En plus il n'arrivait pas à se relever. Le chien était trop lourd.

« Les gars aidez moi. Ohoh ! Ohoh ! »

Personne ne lui répondit. Ses compagnons étaient encore aux prises avec les animaux. Il allait devoir attendre qu'ils aient finit. Par chance aucun chien ne s’intéressa à lui.
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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: Les goules, le saint et les rats   Dim 16 Sep 2012 - 13:49



Saint-Vincent avait poussé la porte. La pièce était envahi par la pénombre. La lumière ne s'infiltrait que par quelques interstices de tôles usées et par la porte d'entrée qu'il venait de pousser. Il nota en un regard un désordre apparent assez indescriptible de chaises renversées et de tables couvertes de bescher et autres alambiques. Le parfait kit du petit chimiste débutant se trouvait là, exposé, au milieu du capharnaüm et des bris de verres qui jonchaient le sol. Pour sur, la rixe avec les radcaniches avaient fait du remue-ménage.

Il allait posé quelques questions à son commanditaire, qui les avait finalement rejoins, sur la teneur de son activité professionnelle, bien conscient qu'il avait à faire à un Chimiste de la Dope. Pour qui bossait-il ? Qui était ses chiens ? Pourquoi étaient-ils là ? Au fur et à mesure, Saint-Vincent prit conscience qu'il s'était peut-être mis dans de sales draps en aidant un type qu'on avait visiblement cherché à assassiner pour sa production de dope. Mais il n'eut pas le temps de poser la moindre question, les grognements de molosses se firent déjà entendre. JC sursauta. L'adrénaline monta chez Saint-Vincent également. Le petit se reprit et tira sa lame.

« Bon les gars je propose que je m'en prenne un, vous tuer les autres. On se retrouve dans 10 minutes maximum. »
A peine le gosse avait-il terminé sa phrase que l'un des chiens lui sauta à la gorge, entraînant le petit dans son élan.
" Nom de Dieu ! "
Trop tard, Saint-Vincent avait manqué de vigilance, et un autre des monstres enragés lui fonça dessus à son tour, la gueule grande ouverte, visant visiblement à attaquer son ventre.
Saint-Vincent poussa un juron et ne put que relever son genou par réflexe qui alla s'écraser en plein sous la mâchoire du chien. Le chien, sous l'impact, tomba sur le flanc, mais se releva aussitôt, pas sonner une seule seconde. Saint-Vincent, lui, avait trébuché, et se retrouvait assis par terre.
Le camé jura à nouveau en essayant de reprendre ses appuis au plus vite pour se redresser. Pas assez vite. La bête remonta à la charge pour lui arracher la tête. Il planta son Balisong juste sous la patte gauche du chien, profondément dans l'abdomen, atteignant le cœur. Au moins l'espérait-il. Tuer des gros chiens, il avait déjà fait, il savait s'y prendre. Mais dans le feu de l'action, c'est toujours difficile. C'était possible qu'il ait raté le cœur pour mieux perforer les poumons aussi.

La bête empoigna son avant-bras qu'il avait mis devant son visage par réflexe pour se protéger. Il poussa un hurlement de douleur et plusieurs jurons. La rage montait chez le camé. Il replanta le couteau avec une force inouï dans l'oreille gauche du chien qui lâcha aussitôt prise et tomba de tout son poids sur lui.
Un deuxième molosse profitait de la faiblesse de Saint-Vincent, cloué au sol, pour finir ce qu'avait commencé le premier. A nouveau il lâcha ses injures sans queues ni têtes, avec une rage non contenue.
" Putain de fils de putes d'enculé de clébards ! "

Il parvint à tirer son flingue de son falzar, mais le flingue était pas armé - Saint-Vincent mettait toujours la sécurité quand son flingue était dans son pantalon. Y a des types qui ont perdus leurs organes génitaux à cause d'une maladresse, parfois - et son autre main tenait toujours fermement la dague.

« Les gars aidez moi. Ohoh ! Ohoh ! »

Saint-Vincent était trop occupé à sa survie pour que sa raison et sa pensée ne perturbent son instinct. Sans quoi, il n'aurait pas manqué d'être à la fois soulagé et exténué par le fait d'entendre la voix de Minigoule.

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Arnold Habdaik "H"
MessageSujet: Re: Les goules, le saint et les rats   Dim 16 Sep 2012 - 17:03

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Un des molosses s'était jeté sur JC tandis que sur la gauche, deux autres s'en prenaient à la peau-lisse.

Pétrifié, Arnold resta de marbre devant les deux clébards qui s'avançaient en face de lui, passant sous les tables, sautant par dessus les débris, l'un claquât des dents, l'autre resta avec la mâchoire ouverte.
Ce ne fut que quant le sixième molosse, plus gros encore, apparu dans l'embrasure de la porte, qu'Arnold repris ses esprits. Il se saurait enfui en courant comme jamais, mais l'adrénaline parlait. Le gros se lança immédiatement dans une ruée bestiale.
Il transpirait, le bout de tuyaux faillit lui glisser des mains, mais se penchant légèrement sur le coté, il lança son arme sur un gros ballon de chauffe encore à demi plein alors que les deux premiers chiens passaient en dessous de la table où elle se trouvait, les recouvrant d'éclats de verres et pire, d'un produit méchamment corrosif, brulant poils et chaire. Le plus gros de la meute bondit au dessus de la table pour retomber sur une flaque d'acide, les pattes carbonisés, il s'écroula sur le sol, à quelques mètres d'Arnold qui s'était reculé jusqu'à être plaqué contre le mur.
Ses jambes faillirent ployer, mais il ne s'accroupit que pour prendre ce qui avait été un bec benzene fabriqué à la façon des TD. Retourné, présentant le tranche de la coupole à la base de l'appareil. Une arme dérisoire...

" Putain de fils de putes d'enculé de clébards ! "

" Les gars aidez moi. Ohoh ! Ohoh !"


La goule préféra se tourner du coté de la peau-lisse qui venait tout juste de sortir d'un combat contre un premier clébard, la manche arraché et l'avant bras en sang. Il se présentait néanmoins face à son deuxième adversaire couteau et pistolet dans chaque mains.
Arnold lança avec moins de précision cette fois ci, le projectile frappa le sol avant de rebondir mollement sur le flanc du molosse qui se tourna un court instant vers lui. Peut être cela suffirat-il.
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MessageSujet: Re: Les goules, le saint et les rats   Dim 16 Sep 2012 - 22:29

Précision


source => http://fallre.forumgratuit.org/t31-medecine#Maladies


Infection Radcaniche
La morsure de Radcaniche est très dangereuse du fait du grand nombre de bactéries situées dans sa gueule. Une morsure, même banale, peut avoir de grave conséquence sur la santé de la victime.
Les Radcaniches et les Hommes se côtoyant souvent les morsures ne sont pas rares et les médecins soignent souvent ce genre de problème.
La morsure touche aussi bien les humains que les goules et les mutants. Certains se servent de la salive de Radcaniche pour confectionner des poisons.

Il n'existe pas d'antivenin spécifique à la morsure d'un Radcaniche, mais on peut généralement traiter la plaie par nettoyage de la zone blessée et par administration de fortes doses d'antibiotiques. Si la plaie n'est pas traitée au plus tôt, une nécrose locale peut rapidement se développer, pouvant nécessiter l'exérèse de la zone nécrosée, voire l'amputation du membre touché. Le Radcaniche semblant à l'abri de ses propres venins et bactéries, des recherches sont actuellement menées sur les aptitudes anti-venin et antibactériennes que possèderait l'animal, dans l'espoir d'une application médicale.
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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: Les goules, le saint et les rats   Lun 17 Sep 2012 - 22:19

La douleur lançait Saint-Vincent. Avec la douleur, l'adrénaline augmentait. Le sentiment d'être en danger de mort devenait la pensée unique du camé. Le sang montait à sa tête. Ses muscles se bandèrent d'instinct, sans qu'il ne les force, comme si le corps agissait de lui-même pour se protéger.

Le deuxième chien montait sur lui. La sale bête devait bien peser aussi lourd que Saint-Vincent, avec le Desert Eagle compris. Par tous les Dieux, les Saints, et les Anges dans les Cieux, que pouvait-il faire contre ce chien, affalé sur le sol, dominé par le monstre, avec un bras armé dégoulinant de sang, et un bras armé d'un flingue avec la sécurité ?
Au même moment, alors que tout espoir semblait vain, H lança sur le chien un projectile qui attira son attention un instant. Saint-Vincent loua sa chance et profita de l'opportunité, la faille ouverte par la goule. Il planta le couteau, au prix d'un effort surhumain, sous la mâchoire du chien, transperçant son museau de haut en bas, lui clouant littéralement le bec. Avec une bestialité et une sauvagerie que seule la drogue pouvait provoquer chez un être humain, il tourna le couteau sur lui-même, et tous purent entendre l'infâme craquement des os. Il écrasa enfin la crosse de son pistolet sur le crâne du chien, qui tomba à la renverse, dégoulinant de sang, visiblement chaos. Saint-Vincent se releva, en hurlant comme un damné, possédé par une rage incoercible, et, sans montré la moindre once de pitié dans son regard dément, leva la jambe pour mieux écraser le talon de sa chaussure dans les côtés du chien. Les jappements de douleur du chien, ses couinements faiblards, mêlés aux puissants hurlements du toxicomane et aux sons des côtes broyés donnaient un paysage sonore des plus infâmes.

Après quelques secondes d'un piétinement intensif, il reporta son attention sur les deux derniers chiens, qui, d'un seul coup, semblaient beaucoup moins enclin à sauter aveuglement sur Saint-Vincent pour lui mâcher les noix, conscient qu'ils étaient de la furie de l'humain anorexique. Que voilà un repas peu rentable, devaient-ils se dire. Deux goules putrides et un maigrichon sans viande qui les tue néanmoins ... Mauvaise pioche pour la meute affamée.

" Et ouais ! Mauvaise pioche, bande de cons ! "
cria, toujours dans une colère noire, le toxico à l'attention des deux chiens qui reculèrent de quelques pas, prudemment, sans perdre de vue leur proie et prédateur.

Saint-Vincent arma son flingue. Il tendit son bras, le canon pointé sur les deux derniers chiens.

" Retour à la niche, les cabots ! "

Il vida son chargeur comme un dératé, en prenant à peine le temps de viser, dans un vacarme de coups de feu qui firent siffler les oreilles de tout le monde. Des beschers explosèrent. Y a eu des trous dans les tôles. Des bouts de verres qui volèrent partout. Et les deux chiens qui se prirent des balles perdues. L'un trois balles dans le corps, gémissant sur le flanc, salement amoché, complètement scotché au sol, baignant dans son sang ; l'autre une seule balle. En pleine tête.


" Et voilà l'travail ! "
s'exclama le fou de la gâchette en se retournant vers H.
On pouvait dire à peu près tout ce qu'on voulait de ce qui venait de se passer ici. Mais pas que ça avait été fait proprement.

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Arnold Habdaik "H"
MessageSujet: Re: Les goules, le saint et les rats   Mar 18 Sep 2012 - 17:23

C'était fini. Arnold resta abasourdit un moment, le temps de mettre de l'ordre dans son esprit chamboulé par les évènements précipités.
Son sens scientifique revenant, H étudia tout d'abord les dangers environnent : de l'acide en quantité c'était répandu sur le sol, les vapeurs ce sont évaporés... mais pas en totalité, il dessina dans sa tête un périmètre d'un rayon de cinq mètre autour de la zone en question, au delà on s'exposerait à des risques non négligeables. Puis il y avait d'autres flacons encore pleins qui ont étaient briser par les tires, seulement de l’alcool ou des précipités neutralisés depuis longtemps. Aucun risque.
Que restait il ? L'homme qu'il avait engagé ne semblait pas souffrir outre-mesure de sa blessure, l'adrénaline qui fait encore effet. Il fallait agir vite.
Arnold traversa la salle jusqu'à passer de l'autre coté, là où était ses anciens appartements, sans penser une seule seconde que l'autre s'imagine peut être qu'il s'enfuit.

Des étagères rouillés, des cartons pourris, des blouses mités. Ça n’avait pas changé. Il prit en en vitesse tout ce dont il avait besoin pour traiter une leptospirose la "maladie du radcaniche" : bandages ( il déchirât ce qui semblait être les tissus les plus propres présent dans la salle, vêtement, draps... ), deux Stimulateur ou "Stimpack", un Med-X d'avant guerre mais qui devrait encore faire correctement effet. Mais il fallait encore traiter la maladie infectieuse causé par la morsure d'un des molosses, le cas de cet homme pouvait s’aggraver très rapidement. Quoi utiliser ? Arnold finit par trouver quelques antibiotiques bactéricides, un vieux projet ça, peu avant que son labo et son équipe soit éliminés, H travaillait sur des produits médicaux, réussir à en refaire comme avant guerre... incroyablement difficile, mais à force de persévérance et d'expériences ratés, Arnold à réussi à produire quelques échantillons.
Il prit le tout et fila dans la grande salle. Ça ne suffira pas... Les radiations, fortement présent dans les salives des radcaniches, devraient commencer à démanger la zone infecté, puis à bruler ( seulement la sensation... extrêmement désagréable ). Seulement un seul Med-X comme analgésique .
Arnold déposa le matériel sur une table branlante.
- Il faut nettoyer la plaie et combattre les risques d'infections avec des antibiotiques. La douleur sera extrêmement désagréable, et... je n'ai que très peu d'analgésique.

H prit de sa ceinture la minuscule la gourde qu'il avait emporté pour le voyage, la moitié de vide... et c'était loin d’être de l'eau propre, pour un humain en tout cas. Oh, merde...
- Je... je n'ai rien pour nettoyer la plaie
Arnold regarda autour de lui, inutile, il n'y avait rien... Mais son regard tomba sur JC, bloqué sous le cadavre d'un des molosses. Faillis l'oublier celui là ! H s'agenouilla à ses cotés, il était encore en vie, sa respiration était haché. Il du s'y prendre des deux mains pour dégager le cadavre.


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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: Les goules, le saint et les rats   Mer 19 Sep 2012 - 21:03

Saint-Vincent était tiraillé de douleur sur ses deux bras. L'un lui faisait ressentir une douleur légère, engourdie, musculaire, suite à la façon dont il avait canardé comme un sourd, l'autre lui faisait ressentir une douleur vive, piquante, croissante, suite à la morsure profonde de la bête féroce.
Il plaqua sa main sur son bras, appuyant fort sur la plaie pour bloqué l'hémorragie.

Le dénommé "H" se dirigea, aussitôt Saint-Vincent avait-il fini son carnage, vers la porte donnant sur l'autre pièce avec une rapidité étonnante, sans même prononcer un petit mot.
" Eyh fais gaffe, il est pas encore mort celui-ci ! Il fait que de geindre. " le prévint-il alors qu'il passait à côté du radcaniche s'étant pris trois balles dans le flanc. Le type ne se retourna pas et continua tout droit, sans être inquiété par l'animal radioactif mourant, incapable même du dernier sursaut d’orgueil qui aurait pu couter cher à cette vieille carcasse moisie sur pattes.
" Ptêt qu'il m'entend pas ... C'est vrai qu'c'est bruyant, c'truc ... Ça bousille les esgourdes, un peu. " se dit-il à lui-même en regardant le Desert Eagle qu'il tenait en main, désormais déchargé.

Saint-Vincent, fatigué, hésita entre aller aider JC, aller achever l'autre sale bestiole avec le marteau qu'il portait à la ceinture, partir chercher l'autre mec, ou se poser et examiner sa plaie de plus près. Il savait, puisque "H" lui avait dit avant l'attaque, que l'autre pièce n'avait aucune issue. Et puis JC ... S'il pouvait mourir, ça le dérangerait pas plus que ça, au final. Il l'avait aidé, le gosse, mais maintenant, ça allait être à lui de l'aider, et ça l'arrangeait pas. D'autant que son employeur était visiblement plus qu'une simple Goule du Prolétariat, au vu de l'appartement qu'il avait nettoyé. Quelques questions allaient s'imposer, finalement ...
Le chien pouvait attendre, amoché qu'il était ...
Saint-Vincent se déplaça jusqu'à un mur, s'y adossa, et se laissa choir pour s'assoir sur le sol où le carrelage défoncé laissait entrevoir épisodiquement le béton qui se trouvait en dessous. Il détacha la fermeture de son sweat-shirt, en piteux état, et l'ôta, avant de porter son attention sur son bras.
" C'est pas joli-joli ... " murmura t-il, hypnotisé par le sang qui emplissait les trous, profonds, laissés par les crocs du radcaniche. Ça le démangeait et le brûlait. Le sang coulait le long du bras, et quelques gouttes tombèrent mollement sur le carrelage.

Il revint à la réalité et quitta sa plaie du regard. Il ouvrit prestement sa besace, y fouilla un instant et en ressortit sa trousse à pharmacie. Il l'ouvrit.

A l'intérieur, tout était très bien rangé et ordonné. Les flacons étaient sanglés pour qu'ils ne se brisent pas. Ils ne portaient pas d'étiquettes. Saint-Vincent savait ce que chacun d'entre eux contenait. Il tira du fond de la trousse un peu de coton et un demi-litre d'eau claire. Potable. Radioactive, bien sur, mais tout l'était, dans ce monde morne.

C'est alors que l'autre revint. Saint-Vincent referma la trousse prestement, pour cacher ses, pour ainsi dire, seuls biens du regard de la Goule. Il posa des flacons. Lui aussi il faisait collection ? Saint-Vincent fit un mince sourire en se disant qu'ils s'étaient bien trouvés, les deux toxicos qu'ils étaient, au final. A vrai dire, le sourire ressemblait plus à une grimace pâle qu'à autre chose. La douleur avait rendu Saint-Vincent encore plus pâle qu'il ne l'était habituellement.
"Il faut nettoyer la plaie et combattre les risques d'infections avec des antibiotiques. La douleur sera extrêmement désagréable, et... je n'ai que très peu d'analgésique.
- Vas-y, balance tout c'que t'as, H." lui répondit-il, l'air complètement défoncé.
Le gars prit une gourde de sa ceinture, il l'ouvrit, et son visage prit un air défait.
"Je.. Je n'ai rien pour nettoyer la plaie.."
Saint-Vincent regarda avec un air grave le type qui essayait de l'aider du mieux qu'il pouvait. Il ne pouvait pas lui faire confiance. C'était contre sa nature. Et pourtant, il y était forcé et obligé s'il ne voulait pas mourir là comme un étron puant. Le dilemme était grand. Et plus une seule balle dans le chargeur ... Sinon, d'autres options se seraient offertes à lui. Soudain, la douleur le lança, encore plus fort.
"Okay, okay, c'est bon !" Il poussa sa trousse à pharmacie vers le gars. "Tu peux l'ouvrir, y a tout ce qu'il faut. Seringue, compresses, anesthésiants ... L'heroïne peut même servir d'analgésique, mais j'vais plutôt prendre de l'éther. C'est la fiole de gauche, là, avec le bouchon jaune."
Arnold lui passa l'éther. Saint-Vincent en renversa un peu sur la manche non déchirée et ensanglantée de son sweat, roulé en boule à côté de lui, et en respira profondément les vapeurs, en se collant le vêtement sur le nez, les yeux fermés. Il semblait d'un coup paisible, très paisible, comme s'il venait de mourir.
Pendant ce temps, H nettoyait la plaie comme il le pouvait, avec l'eau et le coton.

Saint-Vincent ouvrit la bouche, et il entendit sa voix, soporifique, endormie, lente, lente, si lente qu'on aurait dit qu'elle n'était pas humaine. Une voix monstrueusement lente et pachydermique, rauque comme l'Enfer. Chaque syllabe était anormalement détachée.
" C'est le labo de ton ancien dealer, H ? Tu es venu récupérer les miettes pour te faire un fix ? Je pourrais t'aider, si tu veux ... Je connais des tas de dealers ... Avec moi, tu pourras dépouiller la dope de tout le monde, si il faut. Ne prends pas que les miettes, H. Avec mon aide, tu seras ... Avec mon aides, tu seras ... Avec mon aide ..."
Il ne termina pas sa phrase. L'anesthésiant était puissant et faisait effet. Il sombrait ... Si H décidait de profiter de sa faiblesse pour le voler et le laisser crever, rien ne serait plus facile. Saint-Vincent avait essayé de le convaincre qu'il avait besoin de lui. Mais actuellement, c'était plutôt Saint-Vincent qui avait besoin de H que l'inverse ...


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Arnold Habdaik "H"
MessageSujet: Re: Les goules, le saint et les rats   Jeu 20 Sep 2012 - 18:23

"Avec mon aides, tu seras ... Avec mon aide ..."
Oh merde, merde, putain de bordel de... Arnold réceptionna le corps inanimé avant qu'il ne chute sur le sol en béton, même si le type était adossé au mur, le choc à la tête aurait pus être fatal dans le pire des cas. H assura au corps inerte une position plus sur, se servant du sweat du type pour lui caler la tête.

Il se tourna vers JC :
- Ça vas, tu n'as rien ?
Visiblement non.
- Ton chien je promet qu'on vas le retrouver, si lui ne le fait pas ( il désigna la peaux-lisse ), je le ferais. En attendant t'as bien compris qu'on est dans la merde, avec tout ce boucan, il vas falloir bouger assez vite. Il vas falloir transporter ce type dans un endroit plus sur et prendre ce que l'on peut. Tu me suis ?

Arnold se dépêcha de remplir les deux seuls sacs en état. Vêtement, médicaments, quelques conserves, couteau, une grosse piles à fusion encore en état. Tout ce qui pouvait servir, sauf la verrerie. Les alambics, erlenmeyer et autre ballon de chauffe, il devra repasser.


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MessageSujet: Re: Les goules, le saint et les rats   Ven 21 Sep 2012 - 18:48

JC voyait bien qu'on s'occuperait pas de lui et qu'on était jamais bien servi que par soi même. Sauf qu'il ne parvenait pas à se défaire du cadavre du chien.
Toutes les bêtes gisaient sur le sol, mortes. Merde ! Même s'il était content de ne plus avoir à se salir les mains. La seule chose qui le choqua vu de voir le Monsieur par terre avant de comprendre que les coups de feu qu'il avait entendu plus tôt avait détruit toute la pièce. Jamais vu un bordel monstre comme ça, même chez Louis.
H était penché sur le blessé et tentait à tout prit de le sauver. Quel merde. Il lui avait bien dit que si le Monsieur crevait il le tuerait. Le seul moyen qu'il s'en sorte c'était de sauver le Monsieur. Il devait aider l'autre goule même si cela lui pesait.
Les deux adultes se mirent à se parler sur le meilleur remède à l'infection du Monsieur. Ce dernier prit carrément de l'Ether. Quel bande de toxico c'était pas possible. Il se serait bien mit la tête dans la main avant de la secours en signe de désespoir.
Dès que le drogué se fut évanouie H vint voir JC.

«  Ça vas, tu n'as rien ?
[color=green]- Ouais, si on oublie pas le chien...
- Ton chien je promet qu'on vas le retrouver, si lui ne le fait pas ( il désigna la peaux-lisse ), je le ferais. En attendant t'as bien compris qu'on est dans la merde, avec tout ce boucan, il vas falloir bouger assez vite. Il vas falloir transporter ce type dans un endroit plus sur et prendre ce que l'on peut. Tu me suis ? »

Non mais quel idiot ! Il voulait parler du chien qui le collait au sol. Son envie de facepalm se faisait de plus en plus forte. Par chance H s'était légèrement appuyé sur le cadavre de la bestiole ce qui permit à JC de le faire glisser par terre. Le temps qu'il se relève et regarde si il ne lui manquait rien H était déjà prêt, deux sacs pleins de provisions.

«  Alors on fait quoi? »

Son compère lui expliqua où ils devaient aller. Jean Claude proposa de porter les sacs tandis que H transportait le Monsieur sur son dos. Ils se dirigèrent dans un immeuble non loin du charnier canin. C'était la planque de la grande goule, du moins c'est ce qu'il lui expliqua. Ils laissèrent le Monsieur sur une sorte de lit de camp. JC, lui, cala ses fesses dans un canapé défoncé. Il avait dès chose à demander.

«  J'ai une question... Pourquoi tout ces alambics et ces bocaux pleins de produits chimique ? C'est bizarre quand même. Tu ferais pas des armes chimiques des trucs dans le genre? »
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Arnold Habdaik "H"
MessageSujet: Re: Les goules, le saint et les rats   Ven 21 Sep 2012 - 21:20

J'ai une question... Pourquoi tout ces alambics et ces bocaux pleins de produits chimique ? C'est bizarre quand même. Tu ferais pas des armes chimiques des trucs dans le genre?

Des armes chimiques ? H regarda le "gamin", il pensait qu'il était plus fin que cela.

- Des armes chimiques ? Non, non tu n'imagine même pas comment il est difficile de fabriquer ne serait ce qu'une seule bombe sale. Isoler le germe pathogène, le garder dans de bonnes conditions... Impossible de créer de pareilles armes dans ce monde, heureusement, espérons ne pas reproduire les erreurs passés.

Tout en parlant, Arnold examina les plaies, et fit un second bandage, le premier était déjà souillé. Malgré tout, cela semblait sur la bonne voie, le peau autour des blessures n'était que légèrement rougie. Il prit le pouls, à l'avant bras puis au cou. Lent.
- Ouah t'en connais des choses. T'étais scientifique avant la chute des bombes ?
H s'écarta du lit de camp et s'assit sur l'une des deux chaises qu'il avait trainé dans la petite pièce.
- Scientifique d'avant guerre ? Putain ça non. Pour être un homme de science il faut plusieurs qualités dont évidement l’intelligence. Et tout ces ramasseurs de merde qui bossaient pour l'armée n'en étaient pas. Crois moi : l’intelligence défend la paix et à horreur de la guerre.
Ah quoi bon le bassiner avec ces conneries ?



- C'est quoi l'histoire avec ton chien ?
- Bah en fait je me baladais avec lui dans les alentours de Nécrotopia quand tout a coup une bande de type en blancs m'a attaqué. Ils m'ont assommé et quand je me suis réveillé y'avais plus Bill avec moi.
Arnold garda le silence un moment. C'est bizarre...
- Pourquoi avoir fait ça ? Pensât-il tout haut. S'ils t'ont assommé, c'est soit pour prendre ton chien, ce qui est étrange. Soit c'est que tu étais la cible et ton chien t'as défendu... mais alors tu aurais du retrouver des traces, du sang par exemple. Ils veulent peut etre te faire passer un message, t'as eu des embrouilles ? Non ça ne me regarde pas. Et puis il y a trop de possibilité. En premier lieu je pense qu'il faudra interroger des habitants de nécrotopia... en épérant tomber sur un type qui a était témoin et qui voudra parler.
En se penchant sur le problème, celui ci attisa la curiosité de H. Oui, si l'autre type n'aidé pas JC, il le ferais. Pas pour faire plaisir au "gosse", mais pour savoir.

Arnold avait repris deux fois le pouls du gars, il s’accélérait. Changea aussi une dernière fois le bandage ( il ne restait plus de quoi en faire un troisième ).
Cette attente lui devenait insupportable.

- S'il se réveil, donne lui de quoi boire et dis lui ce qui s'est passé. Je reviens dans une heures au plus tard. Il y a de l'eau et de la nourriture ici. Il montra le sac à pharmacie de la peau lisse à coté duquel se trouvait quelques conserves et de l'eau.

Repartir là bas ? De la folie. Mais il restait encore du matériel, tout ce qu'il fallait pour en fabriquer. Non, il ne pouvait se permettre d'attendre, qui sait ce qui pourrait arriver dans les prochains jours, attiré par les charognes des molosses coincés là dedans ?

Pas sans de quoi se défendre. Arnold prit le marteau que la peau-lisse avait sur lui ainsi que son couteau. Si il devait se retrouver ne serait ce que face à un seul de ces affreux Moucham, pas sur qu'il y gagne.
Il vida les deux sacs qu'ils avaient pris en quittant l'ancien labo. Cela devrait suffire.



***




Les ombres s’étiraient alors que l'aube pointé. Arnold pressa le pas mais ne baissa pas sa garde. Des rats mutants, une minuscule troupe de cervignard, rien d'autre, aucune trace d’humanoïde vivant.
Vingt minutes qu'il trottait au milieu des ruines de la Capitale, et enfin il arriva en vue du bâtiment. C'était un simple entrepôt d'un super marché Vainqueur avant la guerre, il ne restait plus rien quant H et ses associés investir les lieux, tout avait été pillé.
Un mouvement. Arnold s’accroupit derrière la carcasse rouillé d'un véhicule. La chose émettait des bruits entre le grognement et le reniflement. H risqua un coup d'oeil... Ah, ces abominations le dégoutait. Un simple cochon mutant.
Il fit rapidement le tour du batiment pour s'assurer qu'il n'y avait aucun danger. Rien. Rien avait changé. Mais il fallait se dépêcher : la nuit n’allait pas tarder à tomber et on n'y verrai plus rien à l'intérieur.

La porte était encore ouverte, mais aucun sons à l'intérieur. L'odeur par contre, instantanément la puanteur lui agressa les narines, lui faisant tourner la tête. Titubant, il du heurter une table ce qui fit tomber des éclats de verre.
Aaaarrrh
Son cœur s’arrêta.

Le premier prit directement un coup de marteau dans la tempe, le cadavre s'écroula immédiatement, l'arme encore enfoncé dans son crane. Le second boita rapidement jusqu'à lui, tendant son unique main. Le coup pris Arnold à l'épaule, la goule sauvage continua dans sa lancé et essaya de le mordre au cou.
Arnold planta le couteau entre les cotes du mort-vivant, empoignant l'arme des deux mains il poussa la chose qui s'écroula par terre tentant immédiatement de ce relever. Il lui écrasa la mâchoire de sa botte.
Il tendit l'oreille mais tout ce qui lui parvenait était les battements de son cœur.

***



En dix minutes ce fut plié. Ampoule à décanter, bécher, burettes, un thermocycleur fabriqué façon Terre Désolé... Et le plus important : permanganate de potassium ( H secoua doucement le petit bidon, il était en dessous de la moitié ), acide et NH4...
Trop peu.... Arnold repartit avec les sacs aux trois quart plein jusqu'à la planque.


Dernière édition par Arnold Habdaìk "H" le Dim 23 Sep 2012 - 20:34, édité 3 fois
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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: Les goules, le saint et les rats   Ven 21 Sep 2012 - 22:01



Saint-Vincent émergea de son rêve cauchemardesque provoqué par l'insupportable Éther. Il errait dans un monde où la réalité consciente et l'inconsciente passive se confondait dans un ensemble sans qu'il ne cherche, même une seule seconde, à résister à la vague étrange qui embrumait son cerveau. La douleur s'était dissipée. Il se sentait léger, comme flottant sur un nuage. Ce n'est qu'alors qu'il constata que la Goule qui l'avait employé le portait sur son dos, bravement.
Saint-Vincent comprit alors qu'il allait l'aider à le soigner. Il était sauvé. Enfin, avec de la chance ... Balbutiant, il demanda d'une voix faible, soporifique, et illuminée à la fois, s'inquiétant soudain pour ses drogues :
" Elles sont où mes affaires ?"

Il se sentit alors d'un coup très lourd. Il venait d'être posé au sol.
La folie psychologique commençait à atteindre l’éthéromane. Les ombres des ruines semblaient bouger et danser, pointant du doigt nos trois héros dans des rires railleurs. Les ombres prenaient la forme de bouches emplies de crocs pointues qui s'esclaffaient dans un silence oppressant. Le murmure du vent au travers des interstices d'un immeuble écroulé devenait des chuchotements désapprobateurs les suivant comme la peste sur leurs traces. Le ciel s'assombrissait, de lourds nuages passaient devant le soleil, faisant disparaître les ombres peu à peu. Saint-Vincent eut alors l'impression que les ombres avaient rampé jusqu'à eux pour les étouffer. Il se garda bien d'en dire un seul mot, pour ne pas effrayer les deux goules. Moitié inconscient, il laissa échapper quelques sons sans que les autres ne puissent les entendre, incapable de pousser sa voix plus fort ...
" On est où ? J'ai pas trop la forme ... "

Avant d'avoir pu entendre la réponse, il recommença à partir dans des hallucinations qui le déconnectèrent de nouveau de la réalité. Il ne se réveillerait peut-être pas immédiatement. Il ne se réveillerait peut-être pas tout simplement.

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Dernière édition par Saint Vincent de Räzell le Mar 25 Sep 2012 - 12:26, édité 2 fois
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Le catalyseur
MessageSujet: Re: Les goules, le saint et les rats   Dim 23 Sep 2012 - 19:27

«  Des armes chimiques ? Non, non tu n'imagine même pas comment il est difficile de fabriquer ne serait ce qu'une seule bombe sale. Isoler le germe pathogène, le garder dans de bonnes conditions... Impossible de créer de pareilles armes dans ce monde, heureusement, espérons ne pas reproduire les erreurs passés.
- Ouah t'en connais des choses. T'étais scientifique avant la chute des bombes ?
[Réponse de H]
[Réponse de JC]
- C'est quoi l'histoire avec ton chien ?
- Bah en fait je me baladais avec lui dans les alentours de Nécrotopia quand tout a coup une bande de type en blancs m'a attaqué. Ils m'ont assommé et quand je me suis réveillé y'avais plus Bill avec moi. »

Ils arrêtèrent là. L'autre goule devait s'occuper du Monsieur. Il le soignait du mieux qu'il pouvait. JC le voyait. Jusque au moment où H se leva  :
« S'il se réveil, donne lui de quoi boire et dis lui ce qui s'est passé. Je reviens dans une heures au plus tard.
-Hein pourquoi tu t'en va ? Je sais pas quoi faire si jamais son état s'aggrave . Eh écoute moi!

En***é ! Il s'était cassé. JC pesta un bon coup, en prenant soin de pas gueuler trop fort pour ne pas réveiller le blessé ni ameuter tout le voisinage. Pendant une bonne demi heure il s'amusa à regarder par la fenêtre. Il avait une bonne vu et il pouvait voir les gens de loin. Après s'être amuser à tirer pour de faux sniper sur un groupe de marchands, le Monsieur s'éveilla.
« On est où ? J'ai pas trop la forme ...
- Bouge pas trop Monsieur ! H m'a dit de te donner à boire si jamais tu te réveille. Bouge pas, je cherche. C'est bon y'a une bouteille d'eau la bas.
La jeune goule se dépêcha pour aller la chercher. Le temps qu'elle revienne le blessé s'était déjà ré-évanoui. Il laissa la bouteille à côté du lit de camp au cas où.

La fenêtre n'avait pas bougé. Il se serait bien fait chier sinon. Il chercha partout son chien quand il entendu des aboiements mais rien. Sûrement une bande de molosses errants. Il retira sur le groupe de marchands jusqu'à ce que son stock de morts horribles et d'armes soient épuisées. Là, il eut faim et partit taper dans les réserves en attendant le retour de H.
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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: Les goules, le saint et les rats   Mar 25 Sep 2012 - 14:06

Saint-Vincent ouvrit les yeux. Il se sentait mieux, bien qu'encore un peu fatigué. Il essaya de se souvenir de son rêve, mais peu de détails lui revenait. lus il essayait de se concentrer, moins il se souvenait. Et pourtant, il était persuadé d'avoir déjà fait ce rêve, et un sentiment de déjà vu l’oppressait. Complètement dans le coltard comme après avoir picravé une bouteille de Villageoise d'avant-guerre, Saint-Vincent se redressa. Il essayait de se souvenir comment il était arrivé dans cette baraque aux fenêtres barricadées de planches pourries, mais de nouveau, la mémoire prit la fuite. En regardant autour de lui, il constata qu'il était seul. Un rapide coup d'oeil lui permit de retrouver son sac. Il l'ouvrit, en retira la trousse à pharmacie, et constata avec soulagement que ses "médicaments" s'y trouvaient encore. Il rangea ses affaires.

Une bouteille d'eau traînait juste à côté de lui. Il en prit quelques gorgées puis se mit de bout. Ce n'est qu'alors qu'il perçut le bruit qui venait de la pièce adjacente. Il mit les mains à ses poches, mais ne put que se rendre à l'évidence : son couteau et son marteau avait disparu. Et son révolver était toujours déchargé. Mais le poing américain était toujours là. Il le passa à ses doigts, et, discrètement, avança. Il s'arrêta à la porte, caché, prêt à bondir. Visiblement, le type mangeait. L'adrénaline montait. Il n'y tint plus. Saint-Vincent bondit dans la pièce comme un guépard, le poing en avant, prêt à frapper.

" Nom de Dieu, JC ! J'ai failli t'maraves ! "

Il soupira, reposant ses mains sur ses genoux. L'adrénaline retomba. Il rangea son poing américain.
" Où qu'il est l'aut' ? "

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Arnold Habdaik "H"
MessageSujet: Re: Les goules, le saint et les rats   Mar 25 Sep 2012 - 18:12



Arnold portait les deux sacs avec les sangles croisés sur ses épaules, une main sur chacun d'eux pour amortir sa marche rapide.
La nuit, bientôt.

Mais le denier rayon de soleil n'eut pas le temps de disparaitre qu'il se retrouva devant l'entrée du petit immeuble.

De l'autre coté de la porte il pu enfin se relâcher.
- C'est moi, H.
En attendant quelqu'un monter, JC pouvais toujours se tenir prêt dans l'ombre à sauter sur l'intru avec son canif. Il vaut mieux prévenir que mourir.

- Et bien...
Il déposa les sacs au sol avec précautions.
- Je peux jeter un coup d’œil ?
Arnold désigna la blessure du type. Épatant, vraiment, beaucoup mourraient pour moins que ça !
- Ça à l'air d'aller. Apparemment les tendons n'ont pas étaient touché : vous pouvez toujours plier vos doigts ( le type tenait un coup de poing américain ). Il se pencha sur les tissus.
Bien, très bien même, les zones qui étaient violacés ne sont plus qu'un simple rougeoiement. A surveiller tout de même.

H ne pouvait empêcher son esprit "médical" de prendre le dessus parfois. Il aurait bien continué sur un speech des risques infectieux...

- Votre travail est terminé. Lanca-t-il à la seule personne que H avait côtoyé depuis un bon moment. Une immense solitude en perspective ( mais bon sang, son matériel toujours là ! Il pourra penser à autre chose... ).
Un sac plastique sale contenant 50 anneaux s'écrasa sur une table basse défoncé.

Arnold commença à sortir de la salle pour faire l'inventaire du matériel qu'il avait récupéré, mais s’arrêta au niveau du type.
- Est ce que tu vas aider JC ?
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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: Les goules, le saint et les rats   Sam 29 Sep 2012 - 19:05

Saint-Vincent mesurait à quel point il était passer à côté de la mort, une énième fois. L'infection l'avait rendu chaos un bon moment, et, seul, il y serait peut-être resté. L'aide de son employeur, que rien n'obligeait à l'aider - pire, qui en le sauvant devait honorer le paiement du service rendu là où il aurait pu économiser 50 anneaux - avait été salutaire. Saint-Vincent regardait la goule avec un mélange d'incompréhension, de méfiance, et de gratitude, ne sachant pas trop ce que la Goule attendait de lui après l'avoir sauvé. Car ici bas, rien n'est gratuit. C'est on échappe à la mort grâce à l'aide de quelqu'un, c'est que ce quelqu'un attend de vous la réciprocité. Certains Hommes étaient des soigneurs et des médecins par conviction et par foi en l'Humanité, bien sur, mais ils étaient rares. Et une Goule qui emploie un mercenaire pour nettoyer un laboratoire de cuistot habité par des molosses enragés n'était certainement pas quelqu'un de particulièrement altruiste.

La Goule avait posé sa paie sur une table basse défoncée. Il pouvait prendre son argent et partir, maintenant. Mais la méfiance et la curiosité le retenait. Que lui voulait-il, cet oiseau de malheur en décomposition ? Saint-Vincent ne le lâchait pas du regard. "H" avança vers la porte, mais s'arrêta à sa hauteur.
" Est ce que tu vas aider JC ? "

Saint-Vincent garda le silence un instant. Il réfléchissait. La question était simple, mais de nombreuses possibilités s'offraient à lui, et toutes avaient des conséquences. Et il n'était plus armé que de son poing américain. Saint-Vincent n'arrivait pas à lire dans le regard cadavérique de son interlocuteur. Il n'aurait su dire à quoi pensait la Goule.
" C'est une possibilité qui s'envisage. " répondit finalement le toxicomane. " Je lui ai promis, après tout. Mais réponds d'abord à mes questions. " Le regard de Saint-Vincent était chargé de défi. Il montait au contact, prêt à en découdre avec ce mystère qui lui avait valu la vie sauve.
" Pourquoi m'avoir sauvé quand tu pouvais économiser 50 anneaux, H ? Qu'est ce que tu attends de moi en retour ? "
Saint-Vincent camperait sur sa position. Et il ne prendrait pas l'argent tant que la réponse ne le satisferait pas.

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Arnold Habdaik "H"
MessageSujet: Re: Les goules, le saint et les rats   Sam 29 Sep 2012 - 19:32

" Pourquoi m'avoir sauvé quand tu pouvais économiser 50 anneaux, H ? Qu'est ce que tu attends de moi en retour ? "

Faut dire que ca coupa net l'herbe au pieds d'Arnold, il ne s'attendait vraiment pas à des questions. Pourquoi ? Soigner les autres, il avait fait ça pendant des années, ne recevant rien en retour, parfois pire, on le dépouillait. Ça l'avait dégouté de bien des choses... au point de le changer du tout au tout. Mais ça, c'est ce qu'il croyait, on ne change jamais aussi facilement.
J'ai fait ça pour aider, je ne peux laisser une personnes mourir alors que je peux faire quelque chose. Paradoxale pour un vendeur de mort.
Mais il ne me croira jamais. Arnold commença a prendre peur, c'était stupide, mais dans sa nature, toujours à imaginer ce qui pourrait ce passer. Si le type croie qu'il ce fout de ça gueule ? En tout cas il semblait qu'il voulait une réponse. Non, pas la vérité, mais une réponse convaincante.
- Tu m'as l'air fiable. Et j'ai encore besoin d'aide. J'ai tout de suite compris que tu savais ce que je faisais avant et que je compte continuer à faire. Si l'envie te dis de m'aider, tu n'aura qu'a revenir ici avant une semaine, après je serais partie.
Arnold n'avait jamais su mentir.
- Mais par contre, je veux que tu aille aider JC, tu a fais une promesse à ce gosse.
C'est ce qu'Arnold pensait, vraiment. Mais encore une fois, la réponse ne conviendrait pas.
- C'est qu'on ne peu se permettre de nous mettre à dos JC, même si pour toi ce n'est qu'un gamin, ca reste une goule, vielle d'un putain de siècle et qui a tout eu le temps de nouer des liens avec les habitants de Nécrotopia. Tu vois où je veux en venir ?

Ce fut tout pour H. H qui commençait à trouver son "mensonge" séduisant. C'est vrai qu'il avait bien besoin d'aide pour plier bagage ici et trouver un nouvel endroit où installer le labo.

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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: Les goules, le saint et les rats   Mar 2 Oct 2012 - 18:33

Saint-Vincent avait un regard suspicieux, mais H sut trouver les mots justes. Le drogué avait envie de le croire et de lui faire confiance. Le cuisinier l'avait sauvé, mais il s'agissait d'abord de trouver quelqu'un qui pouvait l'aider dans son affaire. Mais alors pourquoi l'avoir choisi lui ? Pourquoi pas, en réalité ? Saint-Vincent s'y connaissait en dope, avait déjà un réseau de clients, était dans le milieu depuis un moment, et venait de prouver à son putride interlocuteur qu'il savait se montrer à la hauteur pour ce qui est de se battre. L'opportunité qui se présentait permettait au drogué de jouer double jeu avec les Tridents. Tout ceci commençait à attiser la flamme de joueur du drogué, d'autant que la mise à perdre - sa vie - n'égalait que la mise à gagner - la vengeance et le monopole - !

H ajouta :

" Mais par contre, je veux que tu aille aider JC, tu a fais une promesse à ce gosse. "
Saint-Vincent fronça les sourcils.

" C'est qu'on ne peu se permettre de nous mettre à dos JC, même si pour toi ce n'est qu'un gamin, ca reste une goule, vielle d'un putain de siècle et qui a tout eu le temps de nouer des liens avec les habitants de Nécrotopia. Tu vois où je veux en venir ? "
Saint-Vincent jeta un regard méfiant à Minigoule qui était reparti un peu plus loin jouer au tireur embusqué à la fenêtre. Suffisamment éloigné pour ne pas entendre la conversation des deux marchands de morts.
Oui, il voyait où il voulait en venir. La Goule avait raison. Il fallait jouer serré. Bien serré sur toute la ligne. Et surtout, ne pas se faire remarqué à leurs débuts, ni se faire d'ennemis.
" C'est juste. De toute façon, je lui ai promis. Je vais régler son problème, trouver son chien, puis je reviendrais. Tu restes ici toute la semaine, donc ? Bon, je trouverai ... Ah au fait, tu peux me rendre mes affaires ? Mon marteau, et tout le reste ... "

Le psychotique prit sa sacoche et la mit en bandoulière. Il alla vers JC, pour lui annoncer qu'ils allaient partir.
" T'es prêt, Minigoule ? On va chercher ton caniche ! "

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MessageSujet: Re: Les goules, le saint et les rats   Ven 12 Oct 2012 - 16:09

« T'es prêt, Minigoule ? On va chercher ton caniche.
- Ah bah enfin c'est pas trop tôt. Bon je vous laisse dix minutes pour vous préparer ! »

JC faillit sauter de joie mais il se retint. Il attendait depuis trop longtemps. Il avait failli les lâcher. Sauf que voilà les deux types avaient dit qu'ils l'aideraient donc... Puis là si y'en avait un qui crevait y'en avait un de rechange.
Il joua du couteau en attendant ses deux compères. Ils semblaient très bizarre depuis leur petite discussion de tout à l'heure. Pas son problème.

« C'est pas trop tôt. Avec vos conneries c'est Bill qui risque de mourir. Et s'il est mort, vous paierez. »

Bon sa menace ne semblait pas marcher sauf que si jamais... Il n'hésiterait pas. Ils les emmena hors de l'appart' de H, en direction de Nécrotopia. Ils furent très discret et ils n'attirèrent pas l'attention. JC ne parla pas, mais les deux autres s'étaient mit un peu à l'écart pour discuter entre eux. Sûrement des trucs pas intéressant.
Rentrer chez lui, leur prit une bonne partie de la matinée et ils arrivèrent vers midi. JC avait faim. Il décida donc de passer chez lui prendre un truc à bouffer. Il lui restait une conserve de ravioli. Pour trois personnes ça suffirait, puis s'ils étaient pas content pouvaient aller se faire voir.

« Bon les gars, j'ai trop la dalle, je propose qu'on bouffe un coup avant de partir chercher mon chien ça vous dit ? Puis de toute façon si ça vous dit pas, moi je vais manger. Ma baraque est par là. »

Sa piaule était une ancienne chambre d'ouvrier reconvertit en chambre/toilette/cuisine/salle de jeu. Ce qui consistait à un lit superposé avec un matelas en dessous. Un pot de chambre et un réchauf à gaz. Il y avait deux placards différents, un pour les vêtements et les jouets de JC, et un autre pour la nourriture.
Le propriétaire sortit sa conserve avant de la verser dans la seule casserole de la pièce. C'était de la vrai qualité. Quarante ans qu'elle le servait fidèlement. Bon les taches avaient du mal à partir mais c'était le seul défaut.
Il sortit trois assiettes, aussi propres que peuvent l’être des assiettes de plusieurs dizaines d'années servant régulièrement et des couverts dans le même état.

« Bon bah les gars, je propose qu'on commence les recherches à partir de l'endroit où Bill s'est fait enlever. »

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Saint Vincent de Räzell
MessageSujet: Re: Les goules, le saint et les rats   Ven 19 Oct 2012 - 12:27

Minigoule proférait des menaces qui faisait sourire Saint-Vincent. Ce petit avait au moins le mérite de remettre un nihiliste qui venait de passer un bon moment entre la vie et la mort de bonne humeur. Qu'est ce qu'il était drôle, tout de même ! Saint-Vincent espérait quand même qu'il ne se prenne pas trop au sérieux, parce qu'il aurait été plus ridicule que drôle, du coup.

Il avait sorti une boîte de conserve qu'il avait mis à réchauffer dans une casserole dégueulasse. A nouveau, Saint-Vincent ne put s'empêcher de sourire en coin, discrètement, en voyant cette goule haute comme trois pommes en train de s’affairer derrière les fourneaux. Le sourire était mi-dédaigneux, mi-amusé.
Minigoule présenta sa nourriture infecte dans des assiettes sales. Saint-Vincent refusa, pas très poliment, et prit quelques amphétamines. C'était un coupe-faim très efficace, que Saint-Vincent utilisait tout le temps. Il alluma une cigarette pendant que Minigoule dévorait goulument sa pitance.

« Bon bah les gars, je propose qu'on commence les recherches à partir de l'endroit où Bill s'est fait enlever. » dit le petit, la bouche à moitié pleine.

" Inutile de demander à H. Il a des affaires à régler de son côté. Je vais retrouver ton corniaud tout seul, y a pas de problème. Alors, dis moi plutôt, petiot : où est-ce qu'il s'est fait enlever ? "


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Arnold Habdaik "H"
MessageSujet: Re: Les goules, le saint et les rats   Ven 19 Oct 2012 - 18:40

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Merde, Arnold avait beau être une goule c'est papille n'en étaient pas moins encore bien en état ! Mais il avala tout de même ça part, toujours en imaginant des scénarios tordu... Cette conserve doit bien être centenaire ! Espérons qu'il n'y ait pas de germe de Clostridium Botulinum. Ah la toxine botulique... sur qu'il y a quelques part, enterré sous terre dans un bunker oublié ou je ne sais quelle laboratoire militaire un échantillon du germe. Quelle saloperie.
Il s'écarta du réchaud, trainant avec lui son sac vide, et sortit un papier sale où il avait écrit la liste de ses "courses" ( c'était d’ailleurs pour cette raison qu'il avait accompagné le groupe ). Quelques verreries indispensables... et surtout de l'alcool absolu ( 100° ), un ingrédient plutôt "facile" à trouver, si on met la main à la poche, mais il n'en avait plus.
Il y avait quelques distilleries à Nécrotopia, le prix demandé serait assez fort, mais H avait de quoi payer avec tout ce qu'il avait récupéré dans son ancien labo ( pas une fortune, mais suffisamment pour acheter le nécessaire et faire repartir la production ).

Il partit sans un au-revoir, Arnold savait qu'il allait bientôt retrouver ce type.
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Le catalyseur
MessageSujet: Re: Les goules, le saint et les rats   Lun 29 Oct 2012 - 19:28

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