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 Le Dernier Cri

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Roger Kaperski
MessageSujet: Le Dernier Cri   Jeu 6 Sep 2012 - 18:06

Tapis sur son toit, à son poste, il attend. De l'autre côté de la Rue, Elbe, la rousse ténébreuse de la bande se fond dans le décor. Telles des ombres ils sont, ombres implacables des toits de ce quartier qui fut jadis le 13ème arrondissement. C'est Père qui lui a appris cela. Ces rues qu'ils défendaient si âprement, ce quartier qui était aujourd'hui leur territoire n'avait pas toujours eu cet air là. Autrefois, des milliers de personnes s'y pressaient. Il y avait des parcs, des commerces, des bars ou des restaurants à chaque coin de rue.

Aujourd'hui, comme partout, ces rues étaient vides, désertes. Plus personne n'osait s'y aventurer à part les fous et les ignorants. L'exploration des ruines de cette ville ancienne pouvait être une activité particulièrement dangeureuse. Vous pouviez être relativement à l'abri dans une rue pour entrer sur un territoire conquis au détour d'une ruelle et vous trouver, sans le savoir, dans le plus terrible des embarras. C'est ce qui arrivait la plupart du temps.

A l'inverse de leurs voisins et ennemis Wendigos, les Hurleurs chassent rarement hors de leur territoire. Ils se débrouillent assez bien pour l'approvisionnement en nourriture et ne se montrent rarement pour rien. Le risque était calculé, mesuré.

Ce matin là, le temps était clair. Le ciel, vaguement parsemé de nuages gris, semblait plein d'avenir pour Roger qui ne se trompait pas. A peine, lui et Elbe avaient ils pris leur poste, qu'un cri déchira le silence. Ce cri provenait de l'un des leurs. Ce cri, était celui de Franco. L'un des autres guetteurs, situé à deux rues plus loin. Si, pour le commun des mortels, tous les Hurleurs criaient de la même façon, eux savaient distinguer ces toutes petites différences qui étaient propre à chacun, de sorte à pouvoir distinguer de où ce cri provenait et qui en était la source.

Quelque chose arrivait, approchait doucement. Bientôt, d'autres cris seraient poussés et d'autres Hurleurs auraient gagné les toits environnant, prêts à surgir et à en découdre ...
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Joris
MessageSujet: Re: Le Dernier Cri   Jeu 6 Sep 2012 - 21:40

A partir de là, Joris savait parfaitement qu'il mettait les pieds dans les territoires des Hurleurs.
Il savait à l'avance que le jeu du chat et de la souris était perdu, il espérait simplement qu'il arriverait à trouver ce qu'il était venu chercher dans ce coin des ruines de Paris avant qu'on ne le trouve et peut être qu'on ne l'abattre, ou pire, qu'on ne l'emprisonne.

Il marcha calmement, faisant attention où il mettait les pieds au milieu des gravats pour ne pas se briser bêtement un cheville.
Il ne pouvait l’empêcher, son coeur battait vite et fort au milieu de ses ruines hostiles, et son imagination lui faisait apparaître des hurleurs sur tous les toits qu'il scrutait avec attention.
Il était habitué à traverser seul Paris pour ses missions, mais il devait bien l'avouer : ce qu'il éprouvait à se savoir dans les territoires des Hurleurs était bien de la peur.

Joris ressorti pour la cinquantième fois depuis son départ, le papier où était inscrit l'adresse du bâtiment qu'il devait fouiller, en espérant que celui ne s'était pas effondrait avec la chute des bombes.

D'après son sens de l'orientation inné, il devait se trouver à présent vers les milieux du territoire des Hurleurs. Il ne les avait encore ni vu ni entendu, mais il ne serait tarder.
Quelques pas plus loin ses prévisions craintives se confirmèrent : il entendit au loin un premier crie.

Il espérait au fond de lui que c'était celui d'un animal quelconque, mais il savait très bien que c'était en vérité celui d'un psychotique qu'il l'avait enfin repéré.
Dès lors son regard scruta le haut des bâtiments, espérant repérer une silhouette.

Mais ne voyant rien, tout en sachant qu'on l'observé, Joris se mit à courir.
Il courrait en regardant le nom des rues et les chiffres des bâtiments qui étaient toujours debout.
Il repéra enfin la rue de l'appartement qui l'intéressait, puis au loin son chiffre. L'immeuble était par chance toujours debout.
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Roger Kaperski
MessageSujet: Re: Le Dernier Cri   Jeu 6 Sep 2012 - 22:56

On entendit un cri, immédiatement suivi d'un autre. De sa position, Roger voyait le piège se mettre en place petit à petit. La rue donnait sur un croisement. L'intersection de ce dernier allait bientôt rassembler une grosse douzaine de hurleurs, chacun grimpant en silence sur les toits des bâtiments, qui jadis, n'étaient que des immeubles résidentiels. Le sol, jonché de gravats et de voitures carbonisées pouvait ainsi facilement être balayée des hauteurs.

Plus tard, d'autres Hurleurs viendraient en renfort pour s'assurer que l'individu ne puisse pas se dérober. Cette technique, légendaire, faisait bonne place parmis les stratégies les plus utilisées par le gang. C'était un des plus faciles à mettre en place et celui qui comportait le moins de risque, tout le monde se mettant en position en silence avant d'attaquer de manière simultannée pour laisser le moins de chance possible à la cible de répliquer.

Pourtant, Roger n'avait pas bougé. Accroupi derrière une grande cheminée, il avait sortit sa paire de jumelles et aiguillé par les cris qui semblaient se rapprocher, il vit bientôt émerger la cible au coin de la rue. A vu de nez, l'homme n'avait l'air de rien. Un vagabond, un voyageur peut être bien. Pourtant, il semblait sur le qui-vive. Il devait donc être au courant de leur présence, quelque part au dessus de sa tête.

Alors pourquoi venait il ici ? Il n'y avait rien dans le coin, du moins, rien d'intéressant... Pas de marché, pas d'usines ni d'entrepôts. Juste la mort, une mort rapide et silencieuse qui viendrait surement le faucher.
Agrippant fièvreusement sa paire de jumelles, il glissa l'objectif sur les autres toits où il vit Guillotine et René ramper à leur manière sur un toit en face, imités par trois autres hurleurs sur un autre toit.
Il vit également Faucon et DoubleK ajuster leur fusils à lunettes dans deux batiments se faisant face pour couvrir le plus grand angle de tir possible.

Doucement, le piège commençait à se refermer sur cet individu.

De nouveaux cris résonnèrent, tout autour de la place et se faisant, l'homme se mit à courrir, comme s'il cherchait à les fuir.

N'étant que guetteur, ce n'était pas à lui de donner l'assaut. Aussi, vit il Else se lever et se tenir debout, bien droite sur le rebord du bâtiment. Les pieds à moitiés dans le vide, sur la corniche surplombant le vide. Son fusil à la main, elle se mit à hurler, hurler de passer à l'assaut. Immediatement, elle fut imitée par l'ensemble des Hurleurs présents au niveau du carrefour, Roger le premier qui tenait fermement son arme à laser contre lui, cherchant l'homme des yeux. Il s'approchait d'un bâtiment. Il devait tirer, il le devait de peur de manquer sa chance.

Mais il ne fut pas le premier. Des quatre coins du carrefour, des toits et des étages supérieurs, chacun voulu tenter sa chance, tirant avec plus ou moins de précision sur l'Homme comme pour ne lui laisser aucune chance de se mettre à couvert. Même Roger, qui n'avait pas beaucoup de chance de le toucher de sa position, s'y était mis, essayant toutefois d'ajuster son tir au mieux, croissant de plaisir en tirant...
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Joris
MessageSujet: Re: Le Dernier Cri   Ven 7 Sep 2012 - 11:58

Plusieurs cris s'étaient à présent éveillés dans les alentours et Joris se sentait encerclé. Il ne les voyait pas mais le sentait approcher par les hauteurs.
Le gardien regarda sa montre radar après l'avoir activé. Plusieurs points blancs, des dizaines, s'affichèrent sur le petit écran.
Était ce bien des Hurleurs ou bien des animaux qui peuplaient l'endroit ? Le radar ne faisant pas de différence entre les deux. En extérieur comme cela il n'avait d'ailleurs que peu d'utilité pour se repérer.

Puis, alors qu'il arrivait à 50 mètres de son objectif, Joris entendit un cri plus fort que les autres puis vit les premières têtes apparaître au sommet des bâtiments. Puis les premières salves de tirs, de balles et de rayons lasers.
Elles ricochèrent non loin de ses pieds, et Joris couru le plus vite possible pour éviter de se faire griller.

Les tirs étaient de plus en plus précis et bientôt il allait se faire toucher. Il n'arriverait jamais à son objectif à temps.
A côté de l'appartement qu'il devait fouiller, se trouvait une boutique avec une vitrine partiellement brisée.
Joris se jeta à l'intérieur, emportant les derniers débris de vitre avec lui, pour se mettre à l'abri des tirs des Hurleurs.
Ceux ci se stoppèrent, puis Joris reprit son souffle, assis, adossé contre le mur derrière la vitrine brisée.

On lui avait dit que les Hurleurs avaient pour habitude de plutôt venir se battre au corps à corps au lieu de canarder du haut des toits, apparemment leurs traditions avaient changés, ou bien le gardien n'avait eu tout simplement pas de chance avec ce groupe là.

Il se reprit et chassa la peur de ses pensées pour se reconcentrer sur sa mission. L'appartement à fouiller était à présent derrière le mur droit de la boutique et s'il voulait y pénétrer il devait le traverser. De plus il devait faire vite, dans moins de 5 minutes les hurleurs allaient être là.

Il se releva et observa son environnement. La boutique devait être une vieille épicerie d'avant guerre, il ne restait rien à part des étalages vides. Le sol était en bois mort, les murs était fissurés et en piteux état.
Joris retira de sa ceinture son HG-23. Puis après avoir jeter un oeil dans son dos pour voir si les hurleurs n'étaient déjà pas là, il tira une salve de 3 rayons bleus sur le mur pour qu'il s'écroule.

L'opération était risqué, avec l'état du bâtiment ce n'était pas le mur qu'il risqué de faire s’effondrer mais tout le bâtiment, et lui était en dessous...

Il eut un énorme bruit, puis la fumée envahi la boutique.
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Roger Kaperski
MessageSujet: Re: Le Dernier Cri   Ven 7 Sep 2012 - 13:22

Du matériel de qualité ! C'est ce dont ils avaient tous bien besoin. Pas un seul de leurs tirs n'ayant atteint leur cible, cette dernière ayant même plongée à couvert à l'intérieur d'un petit bâtiment, les Hurleurs allaient donc devoir s'en remettre à une traque disons ... plus manuelle.

Basculant son fusil laser dans son dos, Roger se rajusta avant de se précipiter vers le rebord du toit. D'une seul mouvement, ce n'est d'ailleurs pas un mais une douzaine d'ombres graciles qui firent de même, quittant leur position de sécurité en haut des toits des environs pour fondre sur la cible tel un essein de frêlons mortels.
Arrivé tout près du vide, le Rob-Homme ajusta son regard à l'étendue se trouvant devant lui. Il analysait la situation. Il se trouvait à environ 80 mètres du sol. Devant lui, le carrefour au centre duquel, un ancien autobus était renversé sur le flanc. Plus loin, à 20 mètres, le bâtiment où s'était réfugiée leur cible.

Il fallait faire vite.

Roger se présenta debout sur la corniche avant de basculer en avant, la tête la première, dans le vide. Il ne s'agissait pas là d'une tentative de suicide, oh non. A peine eut il le temps de ressentir la sensation de la chute, qu'il se rattrapa aux barreaux d'une barrière de l'un des balcons de l'immeuble. Puis, relâchant sa poigne, il tomba de plusieurs étages avant de se rattraper de la même manière. C'était une technique bien utile pour descendre les hauts immeubles du quartier, une technique dangereuse mais routinière chez les Hurleurs. D'ailleurs, en regardant tout autour de lui, il en vit plusieurs suivre le même chemin que lui.

Quelques instants plus tard, il avait rejoint le sol, accompagné des deux ou trois autres, tout aussi résolus que lui à en découdre. Pourtant, il était assez rare que deux Hurleurs se suivent. Chacun avait sa petite technique, sa petite préférence stratégique pour la traque et Roger ne faisait pas exception. Armé de ses deux Triples Canons, il se détacha des autres pour se précipiter dans l'une des ruelles parallèles avec pour espoir de contourner le bâtiment où s'était réfugié la cible et la surprendre.

Arrivé non loin de l'entrée d'une cave, il entendit une série de tirs. D'autres avaient surement déjà établit le contact. Il allait devoir faire vite. Il sauta à pieds joints à l'intérieure de cette petite cave d'où sa première sensation fut que quelqu'un marchait juste au dessus de lui. Levant les bras par instincts, il se ravisa. Il ne lui fallait pas tuer par erreur l'un des siens. L'Aboyeur ne lui pardonnerait surement pas ça. Il se fit alors silencieux, à l'affût d'un bruit, d'une voix ou peut être d'un cri qui le ferait sortir de sa cachette pour reprendre la traque...
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Joris
MessageSujet: Re: Le Dernier Cri   Sam 8 Sep 2012 - 12:35

La fumée recouvrait tout l'intérieur du bâtiment. La chute du mur qui séparait Joris de son objectif avait fait tremblé tout l'immeuble et soulevé un énorme nuage de poussière.

Joris ne voyait plus devant lui et la poussière lui piquait les yeux.
A travers la fumée il sentit que les Hurleurs étaient là, qu'ils avaient en quelques minutes descendus des toits à plusieurs mètres de hauts pour atteindre le sol et venir cueillir le gardien solitaire.

Joris vit que ses tirs de laser avaient creusé un trou dans le mur, faisait apparaître l'appartement derrière. Il y pénétra, essaya d'oublier ses poursuivant qui étaient apparemment juste derrière, puis il se remit à courir et prit des escaliers encore en état pour atteindre l'appartement situé au 2 éme étage.
D'un coup de pied bien placé, la porte de l'appartement se fractura, le bois à moitié tué par le temps aidant l'opération.
C'était un appartement tout ce qu'il y avait de plus normal, typique d'avant guerre et typique d'après guerre aussi, avec ses décombres, sa façade en parti effondrée, ses meubles en pièces, la crasse et la poussière accumulées sur le sol...
Grâce aux plans de la ville récupérés par les gardiens, Joris savait déjà où cherché : un coffre encastré dans un mur dans la chambre principale.

Il n'eut pas le temps de faire trois pas dans sa direction que de la fenêtre apparue d'un bond un hurleur agile.
Joris, surpris, recula d'un pas, laissant au psychotique le temps de se relever et de brandir devant lui une lame de plusieurs centimètre.
Pour le moment il était seul, les Hurleurs ayant tendance à chasser en bande mais à affronter chacun la cible à leur manière cela permettait de les affronter par fois un par un.

Le psychotique donna un premier coup de couteau qui fendit l'air et que Joris évita de justesse.
Puis la lame revint dans l'autre direction et le gardien l'évita à nouveau.
Il fallait absolument qu'il réussisse à désarmer le hurleur sinon il allait finir par se faire découper, Joris était rapide mais il avait ses limites.
Le Hurleur, qui avait l'avantage, avança d'un nouveau pas en faisant reculer le gardien, puis lança à nouveau son couteau devant lui.
D'un geste vif Joris attrapa le poignet tenant l'arme, tordit le bras, arrachant un cri de douleur à son adversaire qui lâcha dans un même temps son couteau.
Il relâcha le hurleur, qui recula en se tenant son bras, puis lui asséna un violent coup de pied en plein visage, le mettant d'un coup au sol, assommé.

Joris reprit rapidement ses esprits, s'efforçant de faire disparaître en plus vite l'adrénaline que lui procurer le fait de se battre, puis il rentra dans la pièce d'à côté, la chambre.


" Bordel ! "

Il n'eut pu résister et ce "bordel" sorti d'un seul coup : le coffre qu'il devait fouillé était devant lui, la porte blindée grande ouvert et l'intérieur complètement vide. Quelqu'un était déjà passé par là et avait prit ce qu'était venu chercher le gardien.
Bref... mission manquée...

Joris se reconcentra alors sur ses adversaires qu'ils entendaient arriver à grande enjambée.
Il se retrouvait seul face à 10 hurleurs...


Spoiler:
 
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Roger Kaperski
MessageSujet: Re: Le Dernier Cri   Sam 8 Sep 2012 - 20:08

De sa cave, Roger entendit plusieurs cris. Il avait du retard par rapport aux autres. Ni une ni deux, il frappa d'un grand coup en l'air, faisant éclater le plancher moisi avant de se hisser jusqu'au rez de chaussé. Accroupit, il prit le temps d'analyser la situation. Son regard se posa à l'extérieur et vit passer une ombre. Il crut reconnaître Elbe qui grimpait le long de la façade. Il aurait du faire comme elle.

Qu'importe, il reprend ses armes en main et se lance à la poursuite de la cible. Se retrouvant dans la cage d'escalier du bâtiment. Il remarque encore beaucoup de poussière en expension. Ne connaissant pas encore en détail tout le quartier, ni tous les bâtiments qui le composent, il pousse d'abord un cri, son cri pour témoigner de sa position par rapport à la zone avant de se précipiter à son tour dans les escaliers.

Son pas est vif et silencieux et malgré l'état de délabrement de l'escalier, il parvint à le grimper sans bruit. Grimpant sur la rampe pour éviter de passer à travers, il arrive au premier étage sans encombre. Puis, au moment, où il allait crier de nouveau, comme pour répondre aux cris des autres hurleurs, il entendit un bruit de fracas et de lutte à l'étage au dessus.

N'écoutant que son courage, il s'y précipita à son tour, sa tunique fendant l'air. D'une cabriole, il évita un trou béant au milieu d'une marche et se retrouva bientôt au pallier supérieur où une porte, fracturée il y a peu donnait sur un appartement commun.

Prudent, il s'adossa au mur du couloir avant d'entrer à son tour à la manière des policiers dans les films policiers d'antan. Ses mains cramponnées sur la crosse de ses deux pistolets, il analysa la situation rapidement. L'un des siens était déjà là.

Alors qu'il faisait son entrée dans l'appartement, à l'extérieur, les autres n'étaient pas en reste. De l'autre côté de la rue, Faucon et DoubleK venaient de positionner leur longue vue en direction du bâtiment. Aidés et guidés par les cris des uns et des autres, ils étaient à présent à même de localiser la cible qui venait de se débarasser de Franco, le plus rapide d'entre eux.

Donnant un coup de pied dans la porte de la chambre, le regard fier et l'air décidé, Faucon se mit à tirer, imité bientôt par son compère qui "mitraillièrent" la chambre sans véritablement viser. De toute manière, les fusils qu'ils utilisaient n'étaient pas du genre précis. Roger vit donc une balle le frôler pour venir se loger dans l'embrasure de la porte qu'il venait de franchir.

La cible à quelques mètres de lui, semblait aussi avoir compris le changement de situation, et plongea au sol, pour éviter les balles, rampant pour quitter la pièce et se réfugier dans la pièce d'à côté, une salle de bain, dont il bloqua l'accès en reclaquant la porte derrière lui.

Poussant un cri pour faire cesser ces tirs aléatoires, Roger, entra dans la pièce avant de se mettre à tirer, quasiment à bout portant à travers la porte de la salle de bain, espérant si ce n'est tuer le bonhomme derrière la porte, au moins exploser la porte et leur laisser le passage.
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Joris
MessageSujet: Re: Le Dernier Cri   Sam 8 Sep 2012 - 21:11

Joris était enfermé dans une toute petite salle de bain.
La précipitation lui avait empéché de réfléchir correctement et le voilà coincé dans ce qui sera sa tombe...
Il n'y pas le temps de penser plus qu'il senti un hurleur derrière la porte.
Une lueur d'intelligence lui fit se mettre à couvert à temps avant que les premiers rayons lasers ne pénètre dans la pièce en traversant la porte de bois.
Sur le côté, dans un renfoncement du mur, se trouvé une baignoire/douche dans laquelle Joris plongea.
Il échappa de justesse au rayon et ferma le rideau de douche toujours accroché après cent ans d'inutilisation pour avoir plus d'intimité.

Les tirs cessèrent. Il n'eut plus un bruit pendant quelque instant avant que la porte de la salle de bain ne tombe sous la force d'un coup de pied. Il ne restait à présent plus que des miettes de la porte qui s'était détruite sous le feu des lasers.

Joris, bien caché derrière son rideau vit le psychotique avancer, son fusil laser brandit devant lui.
Il avançait doucement, très prudemment... puis d'un geste il ouvrit le rideau, tombant nez à nez avec le gardien.
Ce dernier qui s'était préparé à l'affrontement, jeta son pied en avant, propulsant le hurleur dans le lavabo qui se trouvait dans son dos, le brisant au passage.
Il sorti de la baignoire et donna un violant coup de poing dans le visage du psychotique qui se relevait.


" Aie ! "

La douleur arracha un crie au gardien. Bordel ! Mais le visage du psychotique était fait en brique ! Joris s'était peut être brisé les os en le frappant, mais le pire c'est que le hurleur avait à peine eu mal !
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Roger Kaperski
MessageSujet: Re: Le Dernier Cri   Dim 9 Sep 2012 - 10:10

Plus jamais il ne se ferait surprendre ainsi. Il était venu à bout de la porte assez rapidement. Il avait été le second sur place et alors que Franco gisait au sol, inanimé mais toujours en vie, Roger n'avait fait que d'une bouchée de ce dernier rempart qui le séparait de sa cible. Pourtant, il n'avait pas vraiment eu le temps de réagir, recevant coups et blessures de la part de cet individu, toujours actif après cette courte traque.

Une chose se faisait de plus en plus claire. L'homme en question n'était pas juste un survivant. Il semblait entraîné, même bien entraîné, préparé au danger, résistant au stress. Ce qu'il était venu faire en plein milieu de leur territoire, ça il ne saurait le dire, tout comme sa présence dans cet appartement... mais une chose était sure, jamais il n'en sortirait vivant.
Se relevant, tant bien que mal, il se précipita sur l'homme qu'il agrippa par le col de sa tenue avant de lancer, oui, car lancer est bien le mot contre le mur carrelé de la salle de bain qui s'efrita et s'écroula à moitié.

Roger poussa un cri, relayé par deux autres, tout proches de lui. Elbe venait de fracturer la deuxième fenètre de la chambre d'a côté, et le jeune Lou venait d'entrer à son tour dans l'appartement.
Ce n'était plus un mais trois Hurleurs que le pauvre diable aurait à affronter... Mais sans doute que l'Aboyeur aimerait interroger ce type là. Lui qui semblait si bien préparé ... avait sans doute des contacts. Oui, il savait des choses intéressantes.

L'homme alors, qui gisait au sol, tenta péniblement de se relever. Roger le regarda un moment avant de s'écarter pour laisser rentrer Lou, qui avait apporté avec lui un outil des plus précieux, dérobé aux Négriers : un taser.

Il ne lui fallut que quelques instants pour shocker le type avec et laisser à Roger et Elbe le soin de l'emporter



Citation :
J'espère que tu ne m'en veux pas, primo de t'avoir fait agir un peu et deusio, de pas t'avoir tué tout de suite ?
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Joris
MessageSujet: Re: Le Dernier Cri   Dim 9 Sep 2012 - 20:54

Un instant, Joris se tenait la main qu'il venait de se briser sur le visage du type en béton, l'instant d'après le trou noir...

Le gardien rouvrit difficilement les paupières alors qu'il était traîné par deux types... puis encore trop faible il les refermât...

Il se réveilla attaché à une chaise, dans un petit local en ruine, nu comme un vert, les hurleurs lui avait tout prit.
Puis un grand type entra alors qu'il était encore dans le brouillard.
Le type était un grand colosse très imposant qui parla avec une voix très grave.


" Qui es tu étranger ? "

Joris ne dit rien. Pas parce qu'il ne voulait rien dire, mais surtout parce qu'il était encore trop dans le cirage...
Le type répéta la question.


" Je... je suis... je suis où ?
- Nan c'est moi qui pose les questions. Qui es tu ?
- Et vous qui êtes vous ?
- Je crois que ce jeune homme n'a pas bien comprit. "


L'aboyeur se tourna vers ses compagnons d'un air rigolard.
Il fit un signe de la main et un hurleur dans le fond de la piège abaissa un levier.
Joris était relié à plusieurs câbles électriques qui s'électrifièrent en faisant crier le gardien.


" Ce n'est que le premier niveau jeune homme. Je répète ma question. Qui es tu ? "

Joris reprit ses esprits en secouant un peu la tête.

" Je ne suis qu'un simple récupérateur.
- Un simple récupérateur ? Ce n'est pas ce que mon dit mes hommes. Tu te bâterais bien pour un simple récupérateur. "


Puis l'aboyeur leva la main, montra l'équipement de Joris que le gang psychotique lui avait retiré.

" Et je ne suis pas sur qu'un simple récupérateur serait équipé de cette manière. Où as tu trouvé toute cette technologie ?
- J'ai de bonnes sources héhé. "


L'aboyeur ne dit rien et se contenta de refaire un signe de main qui électrifia le gardien une nouvelle fois.

" Que faisais tu sur notre territoire ? Il n'y a rien à trouver ici.
- C'est que vous cherchez mal... "


L'aboyeur se détourna de Joris, impatientait par ses réponses qui n'en était pas.
Il se tourna vers Roger qui attendait sur le côté en regardant la scène.


" J'ai mieux à faire que de te torturer ce pseudo récupérateur. Occupe toi de le faire parler et viens me voir s'il dit quelque chose. "
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Roger Kaperski
MessageSujet: Re: Le Dernier Cri   Mar 11 Sep 2012 - 19:26

Torturer les gens n'avait jamais fait parti de ses attributions. Pour ainsi dire, il n'avait jamais vraiment aimé ça. La plupart du temps, quand on capturait quelqu'un par chez eux, l'Aboyeur se chargeait toujours de toutes ces choses en personne. Mais même lui devait trouver cette activité trop fastidieuse par moment.

Avec le temps, Roger avait comprit que la plupart de ceux qu'on appelait "psychotiques" n'avaient pour seul défaut, que de ne pas entrer dans l'une des autres cases de la société. Même si on y trouvait dans un grand nombre de cas que des abrutis décérébrés pillant, violant et massacrant pour le seul plaisir, tous n'étaient pas ainsi. Il connaissait d'ailleurs plusieurs groupes, très structurés, avec une discipline, des codes et des lois. Chez les Hurleurs, en particulier, tous étaient soumis à un grand nombre de codes et de devoirs et une mort sournoise et vive était souvent la seule punition en cas de non respect de ces dernières.


"Occupe toi de le faire parler et viens me voir s'il dit quelque chose. "

Roger déglutit. Biensûr, il se doutait bien que l'homme mentait. Un récupérateur n'aurait jamais été si bien équipé et entraîné. Un récupérateur serait certainement mort dans la rue. Non, un récupérateur ne se serait jamais aventuré sur leur terrain de chasse. Alors qui pouvait il être ?

Il se leva de la caisse où il était installé depuis le début des "opérations" et alors que L'Aboyeur et ses gardes du corps sortirent de la pièce. Il demanda à ce qu'on amène Père.

Quelques instants plus tard, Hector Kaperski, celui qui avait remonté Roger et qui avait pris soin de lui jusque là se tenait devant le prisonnier. Il avait l'air fatigué. Cela faisait trois semaines qu'on le faisait bosser sans répit sur un autre projet de robotique commandité par l'Aboyeur. Biensur, lui n'était pas au courant.

Père jeta un oeil au prisonnier, ajusta sa paire de lunettes en demi lune avant de glisser à son fils :


"Il est robuste ... rien ne saurait le faire parler mais il existe d'autres moyens ... Attends moi là, je reviens ..."

Et Père s'absenta pendant une petite dizaine de minutes pendant lesquelles personne ne bougea. Tous étaient intrigués. En réalité, Père, en dépit de sa condition "d'invité forcé", bénéficiait d'un très grand respect de la part des Hurleurs. Avoir reconstruit de pratiquement 0 cet androïde qui chassait désormais comme eux était pour tous, ce qui ressemblait à de la magie. Si bien que lorsqu'il revint, les bras chargés de matériel biscornu, tous se mirent à poser des questions.

Même le prisonnier semblait curieux, curieux et inquiet des tourments qu'il allait encore subir.

Installant son matériel sur uen petite table à côté du prisonnier harnaché, Père commença :


"Ceci est un polygraphe... Un outil tout a fait remarquable crée par Cesare Lombroso il y a des siècles de cela."

Il se mit à coller des patchs et des electrodes sur le corps du prisonnier, nu avant de s'installer derrière son pupitre. Il se tourna alors en direction de son "fils" lui souriant :

"Tu peux poser tes questions ... J'ai fait en sorte qu'à chaque mensonge détecté par le polygraphe, une intense décharge électrique se propage dans tout son corps."

Perplexe, Roger acquiescça de la tête avant de demander d'une voix claire et audible :

"Es tu un récupérateur ?"
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Joris
MessageSujet: Re: Le Dernier Cri   Ven 14 Sep 2012 - 0:14

Le vieux s'absenta puis revint les bras chargés de matériel.
Le gardien n'eut pas besoin qu'il installe son dispositif pour reconnaître d'un coup d'oeil un polygraphe, un détecteur de mensonge d'avant guerre...
Les gardiens en possédaient plusieurs exemplaires au Temple sur lesquels notamment ils s'entraînaient à gérer leurs émotions quand ils devaient mentir, tout comme ici.
Malheureusement pour Joris, il n'avait jamais été très bon à ce petit jeu là...

Joris se laissa faire lorsque le vieux lui posa des électrodes sur son torse nu, déjà concentré à bien gérer sa respiration et à se préparer psychologiquement à ce qu'il allait vivre.
Mais sa concentration fut troublé par les explications du vieux que Joris connaissait déjà.

Le vieux se tourna vers l'autre psychotique, celui avec qui le gardien s'était battu dans la salle de bain du vieil appartement, celui à la tête en brique...
Il lui précisa quelque chose que Joris n'avait pas prévu : des coups de jus à chaque mensonge que la machine détectera...
Cette nouvelle fit perdre une nouvelle fois toute la concentration du gardien, il n'avait pas seulement à faire à un polygraphe normal, mais à une machine de torture, décidément ces psychotiques sont vraiment timbrés.

Le hurleur s'avança alors vers Joris.

" Es tu un récupérateur ? "

Lui posa t-il simplement, à ce que Joris répliqua en souriant :

" Et toi es tu un Rob-homme ? "

Sa question sembla jeter un froid dans la pièce comme si que le gardien venait de soulever une vérité presque embarrassante.
Mais cela lui semblait évident, il s'était presque casser la main sur le visage de cet "homme" et ce dernier n'avait absolument rien ressenti, puis la manière donc il avait projeté Joris, avec une force surhumaine, ne faisait aucun doute sur la nature de ce psychotique.
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Roger Kaperski
MessageSujet: Re: Le Dernier Cri   Ven 14 Sep 2012 - 13:51

Tout le monde se regarda l'air d'un instant comme s'ils ne s'attendaient pas à une telle réponse. Evidemment, Roger plus que tout autre fut décontenancé par la réponse de l'homme. Il jeta un berf regard en direction de Père, qui ne semblait pas plus intrigué de ça. En réalité, il s'était mis à sourire d'un air satisfait, comme s'il commençait à pénétrer la cuirasse de la pensée de cet homme dont l'identité lui semblait bien difficile à imaginer. Pour Père, l'attitude de l'homme en disait long ... mais il allait devoir parler ou du moins répondre aux questions.

Déglutissant un moment, Roger s'approcha du prisonnier pour répondre :


"Oui, bien entendu ... mais je ne suis pas celui qui doit répondre aux questions ici ..."

Il s'approcha un peu plus de Joris et s'agenouillant à côté de lui, il lui murmura à l'oreille pour que lui seul puisse l'entendre :

"Ecoute, je ne sais pas qui tu es ... Visiblement tu as des couilles. J'ai vu beaucoup de personnes, récupérateurs compris installés dans ce fauteuil et tous empestaient la peur. Toi non. Ou tu es un crétin ignare ou quelqu'un de très fort, ayant subi une formation poussée, reçu des compétences et des technologies de pointe..."

Il jeta un regard en direction des Hurleurs derrière lui. Franco, qui avait récupéré de son affrontement avec l'intrus, le regardait d'un air malsain tout en aiguisant ses deux poignards.

"Réponds simplement aux questions qui te sont posées et tu t'éviteras d'intenses heures de souffrance. L'Aboyeur est quelqu'un de raisonnable, il pourrait même te garder en vie pour ce que tu pourrais apporter au gang ..."

Il se releva alors avant de jeter un oeil en direction de Père qui règlait la puissance de son dispositif à la hausse, glissant finalement à Joris :

"Réfléchis y ... et Réfléchis y vite ..."

Il fit quelques pas en arrière avant de se retourner de nouveau pour faire face au prisonnier :

"Es tu un récupérateur ?"
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Joris
MessageSujet: Re: Le Dernier Cri   Ven 14 Sep 2012 - 14:25

Joris, nu, ligoté sur sa chaise, la sueur dégoulinant sur son corps, formant des gouttes à la pointe des mèches de ses cheveux mi long, eut un petit ricanement.

" J'ai toujours été admiratif des robots tu sais. Comment ça fait d'avoir un cerveau positronique ?
Ce truc est tellement complexe... "


Joris semblait discuter avec des amis tellement il avait l'air à l'aise.
Puis il se tourna vers le vieux.


" Beau boulot en tout cas, comment vous avez fait pour l'énergie ? Ça doit consommer une bête comme ça. Ça marche à la pile à fusion c'est ça ? "

On vu des relations entre le deux hommes et des compétences que semblait avoir le vieux, il semblait évident pour Joris que le Rob-homme était sa création. De plus, lui en parler de cette manière décrédibilisé son bourreau en le faisait passer que pour une simple machine sans âme semblable à un grille-pain...

Joris ricanait légèrement sur sa chaise. Ce petit numéro avait pour but de lui faire gagner du temps et de changer de sujet, mais il savait très bien que c'était peine perdue, il n'avait nul part où fuir. De plus, il avait toujours une mission à accomplir...
Il décida donc de répondre en parti aux questions qui allaient lui être posé.


" Moi en tout cas, j'ai sûrement une solution à ce problème d'énergie.
Si j'ai pénétré sur votre territoire en mon âme et conscience ce n'était pas juste pour faire du tourisme. Je recherche quelque chose, quelque chose d'important pour n... pour moi.
Peut être que ça pourrait vous intéresser... enfin je dis ça je dis rien hein... "


Joris regarda les hurleurs devant lui droit dans les yeux, un léger sourire au coin des lèvres, avec un air de fierté.
Cet air cachait en réalité un grand stress que la machine avait peut être détecté, même si le gardien s'efforçait de garder son calme. En révélant tout ça il prenait un gros risque mais espérait piquer la curiosité des psychotiques qui pourrait lui permettre d'améliorer un peu sa situation...
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Roger Kaperski
MessageSujet: Re: Le Dernier Cri   Ven 14 Sep 2012 - 14:56

Roger s'impatienta. Non pas qu'il attendait réellement une réponse de la part du prisonnier. L'homme semblait à ses aises. Mais s'il n'obtenait pas plus de résultats de sa part, il aurait une discussion serrée avec L'Aboyeur et ce dernier n'y tenait pas vraiment. Si bien que dès que l'homme se mit à parler de lui comme une chose, ou même chercher à dévier de l'interrogatoire, prenant tout le monde à témoin pour promettre mille et un trésors, Roger se retourna en riant.

"Toi, récupérateur, aurait une solution à MON problème ? Voyez vous cela !"

Il jetta un regard à Père, qui semblait, lui, bien intéressé par les dires du jeune homme. Enfin, il l'occasion de discuter avec quelqu'un d'un peu ouvert à ces questions, quelqu'un qui semblait savoir ce qu'était un cerveau positronique. Avec quelqu'un comme lui, il allait pouvoir faire des progrès dans ses recherches.

"Père !"

Roger avait rugit comme pour réveiller son père, le forçant bien malgré lui a envoyer une importante dose d'électricité dans le corps du jeune homme. Se contorsionnant dans ses liens, tout le monde se mit à rire, regardant la scène avec attention.

Le rob-homme le laissa se désarticuler pendant une dizaine de secondes avant de faire couper l'énergie. Il fit le tour de l'homme qui semblait avoir perdu connaissance.

On l'aspergea alors d'un seau d'eau croupie pour le faire revenir à lui.


"On dirait que quelqu'un ne manque plus d'énergie désormais !"

Il se retourna vers les Hurleurs qui se moquèrent du calembour avant de faire de nouveau face au prisonnier :

"Cesse de me faire perdre mon temps. Je n'ai qu'un mot à dire pour que mes frères s'occupent de toi ! Je commence en fait à croire que tu n'as rien à nous apporter. Tu es peut être juste un récupérateur, un poil mythomane, racontant des âneries pour avoir la vie sauve."

Il haussa les bras au ciel avant de se retourner vers Franco :

"Que faisons nous aux récupérateurs ?"

"On les démembre !" s'écria Franco qui venait de se relever, l'air menaçant.

"Que faisons nous aux récupérateurs ?" redemanda Roger en se tournant vers Elbe qui jouait déjà avec sa machette.

"On les dépèce !" s'écria cette dernière en glissant un clin d'oeil sadique à Joris.

Roger se mit à sourire de cette même manière avant de s'approcher de nouveau du prisonnier en lui demandant, pour la troisième fois :

"Es tu ... un récupérateur ?"
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Joris
MessageSujet: Re: Le Dernier Cri   Ven 14 Sep 2012 - 16:23

Rien n'avait marché comme prévu. Joris s'était simplement refait électrocuté, puis après avoir perdu connaissance se fit réveiller par un seau d'eau glacé.
Il se réveilla en sursaut et frissonna, avant de constater que l'eau puait comme les égouts...
Le hurleur reposa une 3éme fois sa question.
Le choc avait été rude cette fois et le gardien n'affichait plus son sourire narquois. La tête baisse, les cheveux trempés lui collant sur le visage, il commença à répondre.

" Peu importe qui nous sommes, je ne vous le dirais pas. Ce qui importe c'est ce que nous faisons. "

Joris releva la tête, ignorant les autres hurleurs il braqua ses yeux sur le vieux qui avait l'air plus intéressait que les autres.

" Nous avons retrouvé récemment la trace d'un ingénieur haut placé de Triskélis Energie.
Vous êtes peut être au courant qu'avant guerre cet entreprise travaillait à des armes conçues à partir de l'énergie nucléaire.
Cet ingénieur devait posséder chez lui les plans pour confectionner l'un de ces prototypes. J'avais pour mission de récupérer ces plans. "


Joris se remit à ricaner en rebaissant la tête, visiblement remit du coup de jus précédant.

" Mais bon, me voilà ici et j'ai comme l'impression que ces plans ne seront jamais retrouvé... tampi..."
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Roger Kaperski
MessageSujet: Re: Le Dernier Cri   Ven 14 Sep 2012 - 20:32

Roger prit une mine faussement désolée :

"Bouh Bouh ... et bien oui, c'est pas d'chance, dès demain on r'trouvera ta tête sur une pique, c'est la vie !"

Roger demanda à Père de débrancher l'individu de la machine. Il en avait fini de lui. Il lui fallait maintenant expédier les choses rapidement pour ne pas perdre la face. IL devait imposer son propre tempo et éviter de laisser à l'autre la possibilité de monopoliser l'attention de tous. Sinon, il allait vite passer pour faible, trop tolérant dans ses choix et ses moyens d'obtenir des informations.

Mais alors qu'il se retourna sur le côté, il constata que Père n'était plus là.


"Où il est encore passé ?" demanda Roger, ennuyé. Il ne voulait pas toucher à la machine, de peur de se perndre lui aussi un gros coup de jus qui aurait certainement une incidence sur sa morphologie.

"Il est parti par là ..." fit l'un des hommes en direction du QG.

Roger souffla bruyemment avant de se tourner vers Franco et Elbe, leur faisant signe d'en finir.
Tous deux se levèrent alors, l'un avec ses deux lames, l'autre avec sa machette, rouillée avant d'approcher doucement de l'homme attaché.


"Je suis désolé pour toi, mon ami ... Ta route s'arrête ici ..." il se tourna vers Franco pour lui ordonner : "Commence par lui trancher les doigts, un a un ..."

Mais alors que l'homme aux couteaux s'approchait de Joris, un hurlement se fit entendre de l'autre bout du bâtiment. Tous biensûr, reconnurent ce son et s'arrêtèrent nets. Il s'agissait de l'Aboyeur... qui leur demandait de stopper.

Quelques instants plus tard, Père était de retour accompagné de leur leader qui demanda à l'homme à qui il venait de sauver la vie :


"Je te donne 5 minutes pour m'expliquer en détail ce que tu sais à propos de ces plans et de ..."

Il se retourna en direction de Père pour le laisser finir à sa place :

"...Triskélis Energie ..." conclut donc Père en regardant le prisonnier, excité comme une puce...
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Joris
MessageSujet: Re: Le Dernier Cri   Ven 14 Sep 2012 - 20:50

Joris commença à paniquer en voyant les psychotiques se rapprochaient de lui, les machettes et autres couteaux en mains.
Bon... et bien il avait perdu. Ainsi s'arrêtait la vie de Joris. Quelque part il était fier, il n'avait pas parlé sous la torture et le secret des gardiens étaient encore intacte.
Quand le Rob-homme s'approcha, Joris ressenti une haine profonde envers lui. C'est cette machine, ce pseudo humain en plastique qui allait lui prendre sa vie. Ce truc ne savait même pas ce qu'était la vie, ce n'était qu'un grille-pain avec une pseudo conscience de soi et rien de plus, ce n'était qu'un imposteur, une erreur de la nature créée par les Hommes.

Puis un grand crie très grave, presque un rugissement, stoppa les hurleurs. Puis très vite l'énorme mutant réapparu dans la petite pièce de torture.
Il semblait énervé, ou impatienté.


"Je te donne 5 minutes pour m'expliquer en détail ce que tu sais à propos de ces plans et de ...
- ...Triskélis Energie."


Joris souffla et sa tension retomba. Son coeur avait palpité comme il ne l'avait jamais fait encore, il croyait vraiment que sa vie était finie...
Puis la tête baisse, il retrouva son sourire. Il n'était pas être heureux d'être ne vie, mais heureux d'avoir retiré au Rob-homme le plaisir de le tuer.

" Triskélis Energie était une entreprise qui gérait l'énergie nucléaire en France avant la guerre.
Peu avant la chute des bombes l'entreprise avait décidé de tourner son département Recherches et Développement vers une optique militaire pour aider les armées européennes contre le communisme.
Malheureusement ils n’eurent jamais eu le temps de confectionner leurs armes, et ces dernières ne restèrent qu'à l'état de prototypes.
Toutefois ces prototypes sont encore trouvables aujourd'hui et c'est ce que je suis venu chercher ici.
Récemment mon enquête m'a emmené à m'intéresser à Geoffrey Duvoix, employé chez Trikélis Energie, l'un des chefs de la section R&D. D'après mes renseignements Duvoix a gardé des plans dans son appartement, appartement qui se trouve sur votre territoire mon cher Aboyeur. "


Joris lança un petit sourire au chef des Hurleurs, puis continua à essayer de l’amadouer.

" Autant vous dire que ces prototypes sont très puissant et que celui qui viendrait à les posséder aurait une force de feu extraordinaire. "
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Roger Kaperski
MessageSujet: Re: Le Dernier Cri   Sam 15 Sep 2012 - 21:15

Roger resta pensif un moment. On allait vraiment le priver de son massacre on dirait. En réalité, tout ceci ne lui importait qu'a assoir sa place parmis le collectif. Il n'allait pas aller à l'encontre de l'intérêt de l'Aboyeur pour si peu.

Il s'installa sur une caisse, en retrait et laissa leur leader et Père interroger le prisonnier qui semblait plus à même de causer finalement. Sans doute son interrogatoire avait il été utile, en fin de compte...

Le gros mutant se traîna vers leur "invité" et sembla réfléchir pendant que l'autre refaisait l'histoire et racontait les objectifs de sa mission. Il eut une brêve expression d'intelligence au fond de son regard avant d'aboyer, oui, c'etait le mot, en direction de William, l'un des hommes les plus vieux avec Père, qui servait de conscience collective au groupe. Cumulant les fonctions de scribes et archiviste, cela faisait des années qu'il ne sortait plus chasser. Il avait troqué son arme contre un bureau confortable dans lequel il étudiait, classait les différentes sources d'informations d'avant guerre qu'il avait en sa possession.

Parmis ces dernières, un épais registre aux pages blanches qu'on appelait jadis annuaire, ainsi que différents documents, actes notariaux et courriers retrouvés dans les habitations du quartiers pendant leurs fouilles réalisées à leur arrivée, bien des années plus tôt.

William s'absenta un bon moment pendant lequel, les différents témoins de l'interrogatoire se dispersèrent, ennuyés de ne pas avoir pris part au massacre, comme c'était à peu près toujours le cas avec leurs captures. Certains regagnèrent les toits, d'autres piquèrent un roupillon et d'autres reprirent leurs postes dans les environs.

Quand l'archiviste revint, Père et L'Aboyeur étaient en plein débat, chuchotant dans un coin. Visiblement, le premier semblait avoir toute l'attention du second. Roger, quant à lui blasé, patientait en silence dans un coin de la pièce, le regard perdu en direction de Joris qui semblait avoir réussit son coup.

"J'ai un Geoffrey Duvoix enregistré ici ..." lança William en posant devant lui un gros volume de papiers et documents disparates. Père se joignit à lui pour éplucher le tas de paperasses, espérant y trouver quelque chose d'intéressant alors que Roger fut interpellé par le regard de son chef qui lui lança en regardant Joris :

"Amène notre ami au Dome ... et garde le ... il est sous ta responsabilité ... qu'il ne lui arrive rien pour l'instant ..."

Si Roger avait eu du sang, il aurait bouilli à cet instant. Pourtant, il n'avait pas le choix et il acquiesça de la tête, détachant le prisonnier et le tirant hors de la pièce, le poussant dans l'escalier menant aux toits et débouchant quelques instants plus tard, sur un énorme dome en cuivre. ouvert de vert de gris, ce dome centenaire servait chez les Hurleurs de prison à ciel ouvert. Les malheureux étaient attachés à même le dome par de grosses chaînes et étaient laissés là, aux quatre vents, par tous les temps. Mais toujours sous le regard d'un ou deux hurleurs à la fois, de sorte qu'aucune fuite n'était véritablement possible. Une fois l'homme solidement entravé à la structure, Roger lui glissa :

"Estime toi heureux d'être encore en vie demain matin ..."
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Joris
MessageSujet: Re: Le Dernier Cri   Jeu 20 Sep 2012 - 19:23

Spoiler:
 

Décidément ces Hurleurs étaient plein de ressource, Joris en était presque impressionnait.

Le Rob-homme psychotique détacha le gardien sur les ordres de l'Aboyeur. Il ne prit même pas la peine de le recouvrir d'un vêtement et c'est nu, et quelque peu gêné, que Joris avança lorsque Roger le poussa dans les escaliers.
Il monta les marches, les pieds nus dans la poussière, sursautant lorsqu'une pointe lui piqua la plante. Joris en arrivait à sourire tellement sa situation était désespérée, comment allait-il se sortir de se pétrin ?

Ils arrivèrent au toit, le soleil brûlant l'iris d’œils qui n'avaient pas revu l'astre lumineux depuis longtemps.
Joris ne savait ce qu'il allait advenir de lui, mais quand il vit les grosses chaines sur le dome il comprit.
Il se laissa faire, le Rob-homme étant bien trop fort pour un homme nu.

C'est ainsi qu'il se retrouva devant une soleil de plomb, avec des radpigeons volant au dessus de lui, ne sachant pas combien de temps il restera ici...
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Joris
MessageSujet: Re: Le Dernier Cri   Lun 26 Nov 2012 - 23:01

Plus d'une heure s'était écoulée mais Joris avait l'impression d'être resté sur ce dôme pendant au moins deux mois. Sa peau avait rougi sous l'exposition au soleil et sa gorge était sèche.
Le chef des hurleurs allait surement bientôt revenir de son expédition, Joris n'avait rien trouvé dans l'appartement et les hurleurs n'avaient probablement rien trouvé non plus, le coffre devant contenir le plan étant vide, peut être déjà fouillé par on ne sait qui. Comment le gardien allait-il expliqué ça aux psychotiques ? Ils n'allaient pas le croire et le traiterons de menteur, ils font vouloir sa mort et il restera là accroché au soleil jusqu'à ce que les radpigeons viennent manger sa chair grillé par l'astre lumineux...
Les questions se bousculaient dans la tête de Joris et très vite une nouvelle heure s'était écoulée.

Puis un cris au loin le réveilla de sa petite mort. Il reconnu le cri bien particulier de l'Aboyeur, il était enfin revenu.
A présent, devant Joris, se trouvait le chef psychotique accompagné du scientifique, de son fils Rob-homme et de William l'archiviste.
Le gardien aurait aimé sortir une petite blague du genre "vous auriez pu me mettre un peu de crême solaire avant de m'accrocher ici" ou un truc du genre, mais sa gorge était trop sèche pour ça.
C'est donc l'Aboyeur qui prit la parole, il était étonnamment calme, il semblait plus réfléchi qu'il n'y paraissait.


" Nous n'avons rien trouvé dans l'appartement de ce Geoffrey Duvoix. Son coffre était vide et il n'y avait rien du tout dedans. Tu nous as fait perdre notre temps. Tu mourras donc ici.
Roger, tu peux faire de lui ce que tu veux. "


L'Aboyeur conclu ainsi, sans chercher plus en profondeur suite à cette affaire, ce que regretta Joris puisqu'il allait du coup mourir dans d'atroce souffrance...
Il puisa dans ces dernières ressources et s'arracha sa gorge sèche pour sortir quelques mots de sa bouche.


" Attendez !..."

L'aboyeur ne se retourna pas, mais le père du Rob-homme si. Voyant que son chef n'était plus intéressait il essaya de raviver sa curiosité. Bien sur ce n'était pas pour sauver le gardien, mais bien pour ses recherches personnelles.

" Vous savez, c'est vraiment dommage de laisser passer une si belle affaire, rendez vous compte si nous pouvions posséder les plans d'une arme de Triskélis... peut être que ce récupérateur à d'autres choses à nous dire... "

Joris n’entendit pas le reste de l'argumentaire mais le scientifique sut trouver les mots juste puisque le chef psychotique revint.

" Donnez moi de l'eau et je vous dirais...
- L'eau coûte cher à notre époque, il y a intérêt à ce que tu veux dire soit intéressant.
Cette portion sera retenu sur la tienne Hector "


On apporta de l'eau à Joris et il pu se rincer la gorge.
Reprenant ses esprits il commença.


" Les plans ne sont plus effectivement, sûrement emporté il y des années pour un récupérateur plus malin que les autres. Mais ce n'est pas le premier cadre de Triskélis que je recherche, même sans ses plans nous pouvons trouver des choses intéressantes chez lui.
Mais cette fois emmener moi avec vous et je vous montrerai... "

L'Aboyeur regarda Hector Kaperski pour savoir ce qu'il en pensait et d'un mouvement de tête il lui fit comprendre son approbation.

" Si tu mens, je veillerais personnellement à ce que tu souffres très longuement avant que la mort ne t'emporte. "

On détacha Joris après un geste de l'Aboyeur, puis on lui donna des vêtements. Les hurleurs n'étaient pas assez imprudent pour lui redonner son équipement de gardien et il se retrouva donc habillé d'une vieux vêtements déchirés. Il n'avait plus l'air d'un gardien mais d'un vieux fermier des Terres Désolées à présent.

L'Aboyeur chargea Roger de veiller sur Joris.
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