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 I - L'aterissage.

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Versailles
MessageSujet: I - L'aterissage.   Ven 18 Sep 2015 - 20:39

En cours -

Aux escouades engagées :
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MessageSujet: Re: I - L'aterissage.   Lun 21 Sep 2015 - 0:55

La guerre. La guerre ne meurt jamais...

Bâtie alors que l'european commonwealth éclatait, que les nations unies se dissolvait et que la guerre des ressources au moyen orient se transformait en un conflit civil au cœur même de l'Europe, la mystérieuse île artificielle de l'atlantique demeura observatrice silencieuse de l'effondrement mondial. Même lorsque les lances de feu nucléaires zébraient le ciel, elle ne trembla pas.

Refuge de grands esprits et politiciens dans une masse principalement militaire, la poignée de survivants s'y étant réfugiée y établi une république martiale basée sur les valeurs de l'ancien monde, décidés à survivre coûte que coûte et à transmettre leur héritage. La république insulaire grandit avec les années, fit croître son industrie, sa population, sa maîtrise technique au point même de s'emparer d'une plate forme pétrolière. Mais l'ascension avait un prix. L’île étouffait, les conflits internes chargeaient le climat à tout les niveau faisant du petit monde de survivant une véritable bombe prête à exploser, une explosion sans précédent qui entraînerait la chute de l'espoir même pour toute une civilisation.

L'espoir. Il reste présent car nous sommes une race de survivants, les vainqueurs d'une sélection naturelle. L'espoir se trouve par delà les vagues de cet océan stérile. L'espoir se trouve la ou il a toujours été, sur la terre de nos ancêtre, au cœur de notre foyer. Et les braves qui fouleront du pied ce sol fracassés seront comme les anges des saintes écritures portant notre message et annonçant notre venue aux hordes de bêtes humaines sortis de leurs boites souterraines. Aux autres ils présenteront la chaude lumière des armes et la glaciale étreinte de la mort car notre survie ne permet aucun compromis. Dussé-je partir en guerre moi même contre l’inhumanité et bâtir la nouvelle civilisation sur leurs os noircis car la guerre, non la guerre ne meurt jamais.

La France vaincra.
Le ministre déposa délicatement le stylo boisé dans l'emplacement prévu à cet effet au coin supérieur gauche de son impeccable bureau d'avant guerre. Se levant dans son siège en réajustant son costume, le vieil homme courbé passa devant la photo de son fils si prometteur et stoppa canne et pas face à la grande vitre marquée par la pluie nocturne. Dehors malgré le manque d'éclairage dans les hauteurs, il était facile après toute ces années de deviner les contours de la tour présidentielle. Le ministre ricana. A cette heure-ci les trois escouades qu'il avait sélectionné avec tant de soin n'allaient pas tarder à décoller. Il avait réformé les forces de l'ordre pour en refaire une véritable armée, investit dans la recherche et aujourd'hui le projet de toute une vie allait s'accomplir au nez et à la barbe d'un homme dont la couronne tombait en cendres.
22 mars 2147 – 23h45
En approche des côtes françaises.

Pierre Naness sous son épais manteau serrait les dents en contrôlant ses instruments de mesure. Une véritable tempête venait de passer et les conditions météorologiques étaient loin d'être favorables. Alors qu'il cachait soigneusement la poche de billets remis par le représentant du ministère des armées, il coupa les moteurs et verrouilla la cabine. Sa longue barge était censée conduire les vieux vertiptères vers la plate forme pétrolière ou ils seraient utilisés pour la logistique. Leur destin véritable était tout autre. Il entra une commande, tira un levier et attendit qu'une petite lumière rouge se mit à clignoter faiblement.

-Bon voyage les gars.

Dehors, dans l'épaisse brume, un vacarme assourdissant se fit entendre, passa au dessus de la cabine et s'éloigna à l'horizon sous la forme d'une aile de trois vertiptères. Quelqu'un cognait à la porte de la cabine, Naness grogna et justifia simplement un problème des machines.
Lancé de dés 1-3:
 
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Versailles
MessageSujet: Re: I - L'aterissage.   Lun 21 Sep 2015 - 1:33

00h33

Le vertiptère tremblait légèrement, tanguant et grognant sans pour autant troubler son équipage. L'escouade Rossignol semblait à la fois plongée dans le stress précédent la bataille et l'apaisement créer par ce soudain éloignement du tumulte insulaire. De Coubertin était resté debout tout le long du trajet, hypnotisé par la brume s'écrasant contre le cockpit comme si à chaque bourrasque les côtes du pays qu'il avait tant imaginé estomperait toute noirceur. Jouant de temps en temps avec son Garibaldi puis le nettoyant il ne se détourna de l'objectif que le temps de jeter un regard amusé vers Simonova.

Le scientifique était plongé dans la lecture d'un ouvrage intitulé « Vault tec guide. Outside the Vault. ». Fin et décoloré, ses pages durcies et courbés craquait à chaque fois qu'il les tournait, bougeant les lèvres sans produire le moindre son, il se plongeait dans les explications et schéma comme-ci sa vie en dépendait. Mal à l'aise et à l'étroit avec son paquetage, il s'était inconsciemment ou non, éloigné de Saint-Clair centimètres par centimètres tout au long du voyage. Sans doute l'attitude étrange du soldat le troublait dans sa réflexion.

Yann Saint-Clair, guerrier sans visage, avait passé tout le trajet à murmurer dans son coin de banc, cramponné au grand colis logistique d'armement qui emplissait la soute comme s'il avait peur que celui-ci ne passe d'une façon ou d'une autre par dessus bord. Il jetait régulièrement un regard à ses deux collègues et se penchait de temps en temps pour apercevoir le pilote aux commandes de l'appareil tout en vérifiant le contenu de ses sacoches en secouant la tête en signe de désapprobation.

Le pilote finit par ralentir la cadence et vérifier son Bec puis la tableau de commande.

-Nous avons perdu le signal de Mistral.

De Coubertin s'étira et se tourna vers les deux autres en posant une main ferme sur le gros colis.

-Mistral a disparu depuis plusieurs minutes déjà, je ne m'en fait pas pour eux ils ont un excellent pilote. Il faut bien que quelqu'un arrive en premier et Eryx est juste derrière nous.
-Bien. J'amorce la descente. La visibilité est horrible accrochez vous ça risque d'être légèrement brutal.

Personne ne bougea, le vertiptère cessa de grogner et se mit à siffler alors que des claquements sourds sur les côtés signalaient que les rotors latéraux se mettaient en place pour une phase d'atterrissage. Simonova plia son livre et le rangea soigneusement avant de s'agripper à la fois au banc et au colis. Après quelques tremblements supplémentaires, une immense terre apparut, plus grande que tout ce qu'ils avaient put imaginer. Sous la brume plusieurs points lumineux pouvaient être aperçus avant de disparaître. De Coubertin souri un bref instant alors que tout disparaissait et que l'appareil frappait violemment le pont du navire échoué.

-Papa est rentré. Rossignol en avant !

Le pilote poussa un levier qui ouvrit l'arrière de la soute et laissa glisser le colis, les trois combattants républicains sortirent à sa suite armes à l'épaule, sécurité ôtée. La nuit était fraîche et humide mais le brume était moins dense qu'en altitude. Le gros projecteur du vertiptère dévoilait un espace qui était effectivement dégagée et pouvait facilement accueillir six vertiptères. De Coubertin fit signe à Simonova de prendre position derrière la carcasse d'un avion de combat calciné et à Saint-Clair de rester à proximité du colis. Au dessus de leur tête, les rotors d'Eryx se faisaient déjà entendre.

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Thomas Dole
MessageSujet: Re: I - L'aterissage.   Mar 22 Sep 2015 - 12:38

Nous étions un jeudi. Ou plutôt dans la nuit d'un mercredi à un jeudi. La notion du temps avait été un peu compliquée à garder en tête vu le bordel qu'avait été la dernière semaine.

Personne ne parlait. C'était assez incroyable. On était dans le genre de situation où cet abruti d'André ne pouvait pas s'empêcher de dire des conneries, ou Marceline de s'engueuler avec lui. Et pourtant, non, nous n'entendions pas une mouche voler. Tout le monde était prostré sur son siège, les sangles bien accrochées, le FLAMAS près de soi.
Voilà 70 ans que la France était morte. Presque un siècle de solitude. Eux, ils étaient les libérateurs, l'Augure du retour du drapeau tricolore, de la Liberté, de l’Égalité et de la Fraternité. Je tremblais d'excitation.
Mon regard croisa, l'espace de quelques secondes fugaces, les yeux du sergent Fauchard. Il semblait circonspect, comme si quelque chose le tracassait. Je ne l'avais jamais vu comme ça. Il ne daigna même pas me rassurer, ou me sourire, ou même nous sortir un discours patriotique. Il tourna les yeux et observa la cabine du pilote, qui lui aussi restait silencieux.

Un sentiment nouveau s'empara de moi : Mon cœur battait avec une force inespérée, et une montée d'adrénaline crispait mes membres. C'était comme si, pour la première fois de ma vie, je me sentais en train d'accomplir quelque chose, quelque chose qui dépassait tout ce que je pouvais tenter d'espérer.

- 5 minutes !

Le pilote hurla à notre destination. Pascal se leva sur ses deux jambes, attrapa son casque et le mit sur sa tête, recouvrant ainsi son visage, disparaissant sous son heaume aux yeux rouges lumineux. Nous l'imitions.

Il s'approcha de la porte latérale de l'hélicoptère, attrapa la poignée, et la fit basculer. L'air extérieur, le souffle du vent, s'empara de la cabine. Un souffle froid et violent, qui faisait un peu voler nos uniformes sous nos épais plastrons pare-balles. Pascal se tenait fermement devant l'entrée, dépassant la tête. Il voulait voir la France. Il la contempla un moment, silencieusement.
Dans ma tête, une musique semblait faire écho dans ma tête. Un peu comme des tambours militaires, avec un chant d'une femme. J'avais déjà dû l'entendre pour qu'il me paraisse aussi saisissant. La scène elle-même était surnaturelle.

- Allez soldats ! Nous y voilà ! Vous le raconterez à vos enfants !

L’hélicoptère tangua en arrière pour se stabiliser. Il commença sa descente, alors qu'en bas un autre vertipère était déjà là. Pascal attendit que le véhicule fut à moins d'un mètre du sol pour se jeter. Il tomba et se mit à genou, avant de vite se mettre sur ses deux jambes et foncer, le FLAMAS en main. André le rejoignit peu après, puis Marceline. L'hélicoptère était maintenant à terre que je me retrouvais devant la sortie. Mes yeux se posèrent rapidement sur la cabine du pilote. Il était en train d'appuyer sur quelques boutons, sûrement pour abaisser les volets des hélices ou un truc de ce genre. Je sautais dehors et posait les pieds à terre, et leva le FLAMAS qui était retenu à mon corps par une bandoulière.

- C'est dégagé !
- Affirmatif, tout est sécurisé !


Nous nous remplacions proches les uns des autres tandis que les hélices de notre vertipère ralentissaient, jusqu'à s'arrêter complètement. Pascal Fauchard s'approcha au pas de course de l'escouade Rossignol. Il fit claquer ses talons avant de se mettre au garde-à-vous.

- Lieutenant de Coubertin, l'escouade Eryx est ici est prête à commencer le travail !
Où est l'escouade Mistral ?


Il comprit vite la situation.

- Très bien.
Monsieur, pourriez-vous commencer à installer un QG là où la zone vous semble propice ? Moi et mes hommes allons faire un tour du navire, voir si nous pouvons capter le signal de Mistral ou d'autres choses.


Il nous fit signe. L'objectif n'était probablement pas de faire route jusqu'au vertipère endommagé, mais sûrement au moins de sortir du navire, pour faire un tour rapide du propriétaire, voir s'il n'y avait pas d'ennemis...

En file indienne, Pascal devant, nous descendions effectivement de l'endroit. Je me demandais un moment si, au fond, le sergent n'avait tout simplement pas envie de fouler le sol français avant tout le monde. Il posa les pieds à terre, sur le sable fin de la berge, et je tremblais moi-même à son contact.
Pascal activa son BEC, et leva le bras pour l'observer. Il devait être en train de chercher le signal de Mistral, ou alors de consulter des archives.

- Bien. Nous n'allons pas nous éloigner d'ici. Commençons une courte patrouille de la zone.

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LouetRinkin
MessageSujet: Re: I - L'aterissage.   Mar 22 Sep 2015 - 13:02

C'est avec un grand honneur que Charles Bravo avait prit les commandes de l'appareil qui allait emmener l'escouade Mistral vers la France.
Lui qui avait été moqué toute sa vie, allait devenir un héro en devenant l'un des premiers pilotes à survoler le sol français depuis des décennies.
Mais pour le moment la célébrité était encore loin, la mission était secrète et pour qu'elle ne le soit plus il fallait qu'elle soit une réussite.

Charlie transportait dans son vertiptère l'escouade Mistral, composé du Lieutenant Petiot, du Caporal Blanc et du Sergent de Sousa.
Le pilote eut un léger sourire quand il repensa à la sergent. Du même âge, les deux soldats étaient issu de la même promotion et Alexia de Sousa faisait parti du tableau de chasse de Charlie.
Pendant leur courte histoire « d'amour » (d'à peine un mois), le pilote se souvenait des poèmes ridicules que lui écrivait sa « bien aimée ».
Il connaissait moins les deux autres soldats qui accompagnaient son ex.

Un violent coup de vent fit trembler le vertiptère et sortir de ses pensées le pilote.
L'appareil vacilla, mais Charlie reprit rapidement le contrôle.

« Désolé, même le meilleur des artisans ne peut pas faire grande chose avec de mauvais outils. »

En effet, Charlie pilotait une épave, un vertiptère rouillé et branlant. De plus, les conditions de vol étaient mauvaises, la luminosité était nulle, il y avait du brouillard et un vent fort.
Le pilote devait se guider avec ses instruments de vol, mais vu l'age de l'appareil il n'était pas très confiant dans la précision de sa machine.

Un nouveau coup de vent fit se détourner l'appareil de sa trajectoire, bousculant ses passagers.
Une alarme sonna dans l'habitacle.

« Merde... ne vous inquiétez pas, on vient juste de perdre la cafetière. »


Sous son humour qu'il ne perdait jamais, Charlie était inquiet. Ses instruments devenaient fou, il pilotait à l'aveuglette dans épais brouillard. De plus, les communications avec les autres escouades étaient coupées.

« Bon, je ne vais pas vous mentir, c'est pas le café qui va nous manquer.
Mes instruments de vol m'ont laché, je ne sais plus où je suis. Je vais me poser, je n'ai pas le choix, la visibilité est trop mauvaise, c'est beaucoup trop risqué. »


Charlie entama la manœuvre d'atterrissage, il ne savait absolument pas où ils étaient.
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Axel Courtain
MessageSujet: Re: I - L'aterissage.   Mar 22 Sep 2015 - 18:38

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Malgré toute la technique du pilote, l'atterrissage ne se fît pas sans soucis même si il était clair que l'escouade avait eut la chance de son côté. Le Vertiptére s'était posé, arrachant quelques arbres au passage - le manque de visibilité pouvait être dangereux dans ce genre de cas -  et termina sa course au milieu de vieilles ruines avec fracas mais l'appareil résista plutôt bien et Bravo pu limiter la casse, ils se retrouvaient maintenant au milieu d'anciens bâtiments sans doute sans intérêt. Le calme était revenu et tant mieux pour les soldats. Il ne leur restait maintenant plus qu'une chose à faire : Retrouver le reste du convoi et débuter la mission qui leur a été confié, mais pour l'instant il fallait s'assurer que tout le monde allait bien :

- Toute le monde va bien ? C'est bon rien de cassé ? 
- C'est bon pour moi Lieutenant. Répondit Blanc 
- De Sousa ? 
- Je crois que ma cheville à tourné. Dit alors la jeune femme à l'encontre de son supérieur.
- Faîtes moi voir ça.

Le Médecin s'approcha de la jeune femme et l'à fit s'asseoir sur un des bancs du Vertiptére pour regarder de plus près sa jambe. Le Sergent retira sa botte et Petiot pu examiner sa cheville. Après quelques palpations, le verdict tomba assez vite : rien de grave, juste un petit craquement au moment de l'impact, la douleur passerait d'elle-même. Blanc quant à lui n'avait pas bronché et était resté debout tout le long de l'atterrissage, pas surprenant vu la carrure du bonhomme.

- Bravo, c'est okay pour vous ? 
Le pilote répondit par un hochement de tête.
- Bon. Aller tout le monde on va débarquer. Bravo ouvrez la porte. Bon on d'abord faire un périmètre de sécurité autour de l'appareil on va commencer par 50 mètres. Nestor, aide De Sousa à descendre après on tente de récupérer le signal des deux autres escouades.

Petiot sorti le premier, une fois à terre, il pu se rendre compte qu'ils s'étaient posées dans une sorte de marécage assez boueux, c'était un lieu d’effroi, tout y est plus ou moins mort. L’eau qui compose cette zone est sombre et le fond de ces eaux est tellement vaseux que cela en fait un véritable piège naturel. 
Le sol n’était qu’un enchevêtrement de racines où l'ont peut apercevoir à certains endroits quelques restes d’animaux qui n’ont pas réussi à déjouer la nature hostile de cette contrée. L’air y était empli d'une odeur de décomposition. 

La lumière y est peu présente à cause de la canopée des arbres qui le bloque . Apparemment ils étaient au milieu d'une ancienne ville ou d'un village, de toute manière là n'était pas le problème il fallait rapidement rejoindre les autres, car bien que les environs était plutôt calmes, il ne fallait pas oublier qu'ils étaient en territoire dangereux, ignorant tout de la faune et de la flore. Petiot tenait son Flamas dans sa main gauche. Une lampe phare dans la main droite balayait la zone pour trouver un lieu au sec. Il finit par apercevoir au loin le reste d'une mairie.

-  Je vais aller jeter un coup d'oeil là-bas pour voir si j'arrive à capter un signal. Inspectez la zone, qu'on est pas de surprises.
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LouetRinkin
MessageSujet: Re: I - L'aterissage.   Mar 22 Sep 2015 - 19:04

Si un autre pilote avait été derrière le manche, le vertiptère se serait sûrement écrasé violemment. Mais grâce au talent de Charlie, l'appareil se posa avec le moins de dégâts possible.

« Il faut que j'examine les dégâts chef. »


Officiellement, Charles Bravo et Léon Petiot avait le même grade, mais en tant que chef de l'escouade, le pilote se mettait tacitement sous ses ordres.
Toutefois, Charlie restait maître de son appareil.

« On a plus de radio, impossible de contacter les autres à partir du vertiptère. De plus avec les dégats qu'on a reçu je ne suis pas sur qu'on puisse redécoller. Faut que je regarde tout ça pendant que vous allez explorer.
Alexia peut rester avec moi si son pied lui fait trop mal, elle m'aidera. »
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MessageSujet: Re: I - L'aterissage.   Mar 22 Sep 2015 - 23:15

00h40 Epave.

-Escouades Rossignol et Eryx

La position élevée du site d’atterrissage avait rapidement permis aux deux chefs d'escouade de localiser Mistral grâce aux signaux de leurs BEC-2000 avancés. S'ils ne pouvaient déterminer leu position exacte, ils savaient au moins dans quel direction regarder sans vraiment savoir ce qui s'était passé ni si leurs alliés étaient toujours indemnes. Les pilotes avaient prévenu qu'ils ne resteraient sur le site qu'une heure en accord avec l'aspect clandestin de l'opération.

Le pont accidenté était une zone facile à quadriller, aussi en dehors de quelques carcasses d'aeronefs d'avant guerre, d'outils et de matériel de sauvetage, il ne semblait rien contenir d’intéressant. Alors que Eryx avançait en formation vers le sol français, De Coubertin et ses hommes inspectèrent les cabines. Plusieurs portes verrouillés, un équipage de toute évidence militaire et français. En inspectant d'avantage, il ne sut dire si les hommes étaient partis en emportant tout ce qu'ils purent emporter ou si le navire avait finit par être pillé. Finalement, tous se retrouvèrent enfin sur la plage vaseuse.

Sous la légère brume, une ceinture de débris formait un interminable obstacle leur bloquant le passage vers l’intérieur des terres. Bateaux civils ou non, véhicules, morceaux de bâtiments et de routes. Les choses étaient telles, qu'il semblait que la terre elle même s'était soulevée pour isoler ce pan de plage du reste du monde. Les patrouilles engagées ne révélèrent aucune présences mais quelques passages potentiellement exploitables, un assemblages de voitures praticable en escalade et une ou deux entrées de bâtiments susceptibles de déboucher sur l’extérieur au nord et au sud.
00h52 Ruines citadines
Escouade Mistral.

Privée de son chef d'équipe, l'éscouade se dispersait dans les ruines de la ville détruite. Au milieu du silence pesant, le vent portant régulièrement l'écho de murmures spectraux. Face à Blanc se dressait une imposante structure éventrée dans ses hauteurs.Si l'enseigne avait disparue, le logo « SEGACAFE » était visible à de multiples endroits. La double porte métallique à l'entrée comportait plusieurs impacts de balles et traces de brûlures, la poignée de la porte de droite était brisé et celle-ci battait au rythme du vent contre un objet la bloquant de l'autre côté.

De Sousa, alors qu'elle approchait du "fice u tursme", fut interrompue par une série de pas feutrés dans l'obscurité. Le projecteur du vertiptère dévoila l'espace de quelques secondes une silhouette courbée se faufilant autour de l’escouade, puis une seconde. Dans l'appareil, une sorte de petit homme fouinait discrètement dans le colis de vivre. Vêtu d'un mélanges de peaux et le visage couvert par un casque fait à partir d'abats jours, il s'immobilisa en voyant Bravo.


Petiot s'était aventuré seul vers la mairie. Les portes semblaient être protégées par un rideau de fer qui avait dut être éventré plus tard. Derrière se trouvait un grand hall encore orné par le drapeau Français. Un bureau circulaire en guise d’accueil comportant plusieurs terminaux inactifs et une porte de chaque côté, semblant répondre à l'usage d'un badge magnétique.
MJ:
 


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LouetRinkin
MessageSujet: Re: I - L'aterissage.   Mar 22 Sep 2015 - 23:52

Alors que l'escouade sortait faire les repérages, Charlie resta auprès du vertiptère pour examiner les dégats causés par l'atterrissage forcé.
L’appareil n'allait pas pouvoir redécoller tout de suite, quelques réparations allaient devoir être nécessaires. En vérité, Charlie se demandait si l'état lamentable du vertiptère était dû au crash ou non, ils s'étaient envolés de l'île avec un taudis ambulant.

Le pilote retourna au cockpit pour tenter une nouvelle fois de faire fonctionner la radio.
En passant il vit Alexia non loin, qui parcourait la zone avec sa lampe torche.
Charlie se remémora les moments passés avec elle et eut envie de rire lorsqu'il repensa aux poèmes débiles qu'elle écrivait. La pauvre, heureusement qu'elle avait finalement opté pour l'armée plutôt que de poursuivre ses rêves de devenir une grande poétesse.
Ses vers étaient dignes d'un enfant de sept ans, et encore. Cette fille n'avait aucun talent, heureusement qu'elle avait un beau cul pour réussir dans la vie.

Charlie se demanda pourquoi il était si méchant avec elle. Puis il se souvint que c'était parce que c'est marrant d'être méchant.

Il rentra dans son cockpit et se rassit dans le fauteuil du pilote, trifouilla la radio qui ne lui répondit que par quelques grésillements.
Puis il entendit un bruit derrière lui. Charlie se retourna calmement, pour tomber nez à nez avec une étrange bestiole qui fouillait dans l'obscurité.
Charlie, emporté par la peur, n'eut d'autre réflexe que de sortir son pistolet et de vider son chargeur sur la bête qui était entré dans son appareil sans permission.
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Versailles
MessageSujet: Re: I - L'aterissage.   Jeu 24 Sep 2015 - 12:33

De Coubertin avait inspecté la barrière de débris soulevée en évitant soigneusement les zones de vases. Une cigarette du pays insulaire entre les lèvres, il répertoriait chaque bloc différent pour essayer d'imaginer à quoi ressemblait cet endroit à la lointaine époque durant laquelle il était surement remplit de vie. Le vétéran s'était attendu à tomber sur des locaux ou mêmes quelques animaux aussi près des rives. S'approchant de Fauchard, il lui tendit son paquet, une cigarette levée et pris la parole d'une voix basse mais sereine sous le bruit des vagues dans l'obscurité.

- L'isolement de l'endroit est une bonne chose, on devrait pouvoir établir une cache sans trop de problème. Il s'arreta le temps de se souvenir des feuilles de route. Il savait que Mistral transportait les vivre, lui transportait armes et munitions, Eryx ne pouvait donc que transporter le matériel médical. Nous devrions profiter le la nuit pour franchir tout ça et repérer les lieux de l'autre côté.

- Monsieur.

De Coubertin leva un oeil interrogateur en direction de Simonova se débattant avec la lampe fixée à son fusil.

- Qu'est ce qui se passe Simonova ?
- Monsieur si vous me permettez ... Il attira l'attention des deux officiers au pied du monticule de débris qu'il éclaira de bas en haut. Voyez. Ces dépots verdâtres, et j'ai vérifié au niveau de la plage. Nous ne devrions pas rester sur place, il semblerait que la marée soit montante et que tout ceci serve de digue naturelle.
-Bien. Retrouvez moi Saint-Clair et passez les colis dans les cabines de l'épave. Ces foutus vertiptères refuseront d'aller au-delà du point d'atterrissage, je suis surpris qu'ils restent si longtemps.

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MessageSujet: Re: I - L'aterissage.   Jeu 24 Sep 2015 - 12:38

Les coups de feu de Charlie avaient résonné dans chaque rue de la ville fantôme. La petite créature tomba en arrière sans un geste supplémentaire, son casque tomba et roula jusqu'au sol poussiéreux par delà la porte de la soute, dévoilant le visage d'un enfant maladif aux traits tirés. Plusieurs petits cris se firent entendre à l'éxterieur. Pour tout le reste de l'éscouade, il était maintenant évident qu'ils n'étaient pas seuls ici.
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: I - L'aterissage.   Jeu 24 Sep 2015 - 16:35

Fauchard refusa la cigarette du lieutenant à l'aide d'un poli mouvement de main. Je ne l'avais jamais vu fumé, probablement étais-ce une habitude chez lui.
Il semblait tracassé par son BEC, sûrement à chercher à joindre Mistral. Il ne dit pas un mot là-dessus.

- Si on passe au-dessus et que la marée monte, nos deux groupes vont se retrouver scindés en deux.


Il observa au-dessus de lui. L'escalade n'avait pas l'air extrêmement ardue, rien qu'ils n'avaient pas vu à l'entraînement ou dans une simulation.

- Mon lieutenant, je vous laisse vous occuper du matériel. Mes hommes et moi-même allons faire une courte reconnaissance par-delà la berge, mais nous tâcherons d'être de retour avant d'être forcés de nager jusqu'au navire.

Il fit un signe de tête à André, avant de lâcher son FLAMAS pour le laisser pendre, retenu à son corps. Ses gants agrippèrent ce qui semblait être un essuie-glace de voiture, et grimpa sur une selle de vélo encastrée dans le moteur. Il put ainsi grimper sur le toit d'une bagnole accidentée, provoquant un froissement de tôle, comme le cri d'une bête féroce.

- C'est pas solide. Faut qu'on y aille un par un.

Sur ces mots il s'accrocha à une sorte de structure au-dessus de lui et pendit à 2 mètres du sol. Fauchard était un acrobate, mais je me demandais si Gignac, ce lourdeau, allait être capable d'escalader jusqu'en haut.

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LouetRinkin
MessageSujet: Re: I - L'aterissage.   Jeu 24 Sep 2015 - 16:40

Charlie sentit la panique grandir après sa rafale de balle. Il tenta de calmer tout le monde.

« Ça va, ça va ! C'est rien j'ai la situation en main. Juste une bestiole. »

y'a la radio.

Il s'approcha du cadavre et le toucha du bout du pied pour constater qu'il était bien mort, comme un gamin tâtant le corps d'une marmotte écrasée avec une branche.
Mais alors qu'il pensait avoir flingué une bestiole post-atomique, le pilote remarqua les vêtements en guenilles et le casque qui avait roulé à côté. Le tout baignait dans une épaisse marre de sang. C'était un enfant qu'il avait troué de plusieurs balles.

« Ah... merde, la boulette... Les gars, je crois qu'on a un soucis. »


Le jeune enfant ne devait pas avoir plus d'une dizaine d'années, il avait les joues creuses et le visage recouvert de crasse.
Bizarrement, Charlie n'avait aucun remord, ce qui au premier abord l'étonna. Il venait de tuer un enfant, chose qui l'aurait horrifié en temps normal, mais qui dans ce contexte le laissait totalement de marbre. Il se sentait comme un noble chevalier civilisé qui venait d'occire un cul-terreux des bas-fond. La mort de cet enfant, qui visiblement n'avait d'autre but dans la vie que de survivre, n'allait pas changer la face du monde. Avait-il au moins des parents qui allaient pleurer sa mort ?

Charlie s'agenouilla en se disant qu'il allait devoir nettoyer lui même cette flaque de sang qui tachait son vertiptère. Il fouilla le cadavre, dégouté par la crasse qui maculait les vêtements du garçon, en plus du sang qui pissait de ses plaies béantes.
Le pilote trouva un petit couteau dans une poche et des anneaux de cannette dans une autre. Qu'est ce qu'un enfant pouvait bien faire avec des anneaux de cannette ? Il les collectionnait ? La vie de ce gamin devait être bien pathétique.

Charlie et releva, son uniforme ensanglanté au niveau des genoux.
Il se retint de lancer « les gars j'ai trouvé le dîner ! », la blague allait peut être mal passer auprès de ses coéquipiers...
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Axel Courtain
MessageSujet: Re: I - L'aterissage.   Jeu 24 Sep 2015 - 22:53

Alors que Blanc et Petiot était en train d'inspecter la zone à la recherche de quoi que soit d'utile, la mairie et l'autre bâtiment ne semblaient pas réellement être des cibles de valeur mais pouvait toujours renseigner sur leur localisation ce qui pouvait toujours servir. Alors que tout se passait calmement ils entendirent une rafale qui venait du Vertiptère écrasé, les détonations avaient alors brisés le silence relatif du lieu. Petiot surpris pianota alors sur son BEC-200.
- Blanc ? Blanc ? Dis moi, ça vient de toi ça ?

- Non du tout Lieutenant, c'est pas moi. Je crois que ça vient de l'épave chef.

Petiot pianota à nouveau sur son BEC-2000 pour changer d'interlocuteur.
- De Sousa ? Les tirs viennent de chez vous ? Au rapport.

- Oui Lieutenant. Les tirs viennent d'ici. C'est Bravo.

- Et donc ? Demanda Petiot.

- Il a tiré sur un intrus... Mais c'est.. c'était juste un gosse. Répondit le Sergent de Sousa.

- Quoi !? Sérieux. On est censé venir pacifiquement ici, on doit se comporter correctement envers les locaux si ils y en a, comment on peut discuter si on bute leurs gosses. Petiot pianota sur son Bec-2000 pour que tout le monde l'entende. Blanc et moi on rentre, on avisera quand on sera dans l'épave. Blanc retrouve moi devant la mairie.

- Bien reçu Lieutenant. Répondit une voix féminine
- J'arrive Lieutenant. Répondit Blanc.

Blanc arriva quelques secondes plus tard.
- Aller. On se bouge. Les deux hommes se mirent à courir en direction du Vertiptére en faisant attention où ils mettaient les pieds. L'épave fût rapidement visible.
Alors qu'ils n'étaient plus qu'a quelques mètres Petiot lança aux deux autres :

- Tout le monde à l'intérieur et Bravo fermez la porte si il reste encore du jus.
Petiot et Blanc dégoupillèrent deux fusées éclairante qu'ils déposèrent autour de l'appareil pour savoir si quelqu'un s'en approchait. De toute manière, ils étaient déjà repérés.
Les deux soldats arrivèrent dans le Vertiptère. Du sang et un cadavre. La mission commençait bien.
Dur journée en perspective.

- Bon, c'est quoi tout ce bordel ? 
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MessageSujet: Re: I - L'aterissage.   Jeu 24 Sep 2015 - 23:11

01h03 Ruines citadines
escouade Mistral

Il avait été possible en dispersant l'ensemble des fusée éclairante du vertiptère d'apercevoir quelques silhouettes toujours timides, s'éloignant rapidement et se cachant dans les ombres brumeuses. A l'intérieur de l'appareil alors que le corps de l'enfant gisait contre le colis de vivre, l'escouade mistral put entendre plusieurs bruits de petits impacts frappant le blindage ainsi que quelques voix.

-Chiffon arrête !
-Non, ça a mangé Lampion, ça a mangé Lampion !
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LouetRinkin
MessageSujet: Re: I - L'aterissage.   Jeu 24 Sep 2015 - 23:31


« Bon, c'est quoi tout ce bordel ? »

Charlie rechargea son arme avant de répondre d'une voix calme.
Le pilote avait littéralement vidé son chargeur sur le pauvre enfant, qui ressemblait à présent plus à une passoire pleine de jus de tomate qu'à un gamin.
Il retira le chargeur vide de son pistolet et le remplaça par un plein qu'il décrocha de sa ceinture.

« J'ai prit le gamin pour une bestiole qui fouinait dans les vivres. Dans l'obscurité j'ai pas bien vu, mon premier réflexe a été d'éliminer la menace. »

Charlie n'eut pas le temps de finir son explication pour se dédouaner que des impacts se firent entendre sur la carlingue du vertiptère. Des voix se firent entendre dehors, mais trop étouffée pour que l'on puisse comprendre quoi que ce soit.

« Bordel, mais ça nous attaque ! »

Charlie tira la culasse de son arme, prêt à en découdre avec les autochtones.
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Axel Courtain
MessageSujet: Re: I - L'aterissage.   Ven 25 Sep 2015 - 0:00

Petiot prit une grande inspiration.
- Doucement, doucement. On ne va rien faire. On va pas sortir comme ça, on ne connait même pas leur nombre mais leur puissance de feu n'a pas l'air impressionnante ... J'ai plutôt l'impression qu'il nous attaque à coup de pierre.

Petiot réfléchis quelques instant.
- Bon, on ne peut pas se tourner les pouces, chaque secondes est du temps perdu pour rejoindre le reste des escouades. Blanc, essaye de voir si on a des fumigènes ou des grenades aveuglantes ? Sergent votre jambe c'est comment ?

- C'est bon de mon côté, la douleur à disparu donc c'est tout bon pour moi. Répondit de Sousa en souriant en faisant bouger son pied pour confirmer ses propos.

- Parfait. Alors Caporal ? Vous avez quelques choses ? 

- Ouais. J'en ai 4, vous savez se sont les fumigènes colorés. Bon il fait nuit c'pas comme si c'était important. Mais j'ai trouvé ça aussi.  Blanc montra alors de petites grenades de forme assez allongée. Le même nombre de gaz lacrymogène, ça devrait le faire.

Voilà une chose qui pouvait être vraiment utlie pour l'escouade.

- On va tenter de passer à travers. Autorisation d'ouvrir le feu si c'est requis. On va se servir des fumigènes en premier et on tirera les lacrymo' ensuite, ces gens-là ne doivent pas savoir ce que c'est. Vérifiez que vos casques sont bien en place pour pas être touché par les lacrymogènes. On reste groupés comme à l'entraînements. Par contre les vivres on en fait quoi ? On les transporte comment ? 
Petiot était un peu perplexe sur la marche à suivre en ce qui consiste les vivres.Les impacts s'étaient calmés, mais ça ne voulait pas dire que les personnes s'en étaient allés.
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LouetRinkin
MessageSujet: Re: I - L'aterissage.   Sam 26 Sep 2015 - 19:12

« Par contre les vivres on en fait quoi ? On les transporte comment ? »

Charlie réfléchi quelques secondes. Il était hors de question qu'il abandonne son appareil, c'était non seulement son joujou, mais aussi leur ticket pour rentrer chez eux.
De plus, il n'était pas un combattant.

« Les vivres ont les laisse là. Pas besoin de les transporter.
Moi aussi je vais rester, je ne compte pas laisser mon vertiptère sans surveillance. Ces gens dehors seraient capables de le mettre en pièce, même s'ils ne sont armés que de lance pierre.
Il faut aussi que je fasse les réparations si on veut redécoller.
Allez voir dehors, je vous couvre d'ici. »


Petiot lui fit un signe de tête, puis le pilote ouvrit l'habitacle pour laisser sortir ses coéquipiers.
Ils étaient tous un peu sur les nerfs, leurs fusils pointaient dans toute les directions, la menace pouvait venir de n'importe où dans ces ruines.

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MessageSujet: Re: I - L'aterissage.   Sam 26 Sep 2015 - 19:26

01h00 Obstacle de l'épave
Escouade Eryx

L'obstacle se révéla finalement plus difficile à franchir que prévu pour l'escouade Erys. Des bords tranchants et pliants, des prises mouvantes et grinçantes et des pièges naturels à chaque centimètre. Fauchard était en tête, le chef d'équipe semblait avoir fait ça toute sa vie, montrant une grande agilité couplé à un excellente analyse du terrain. Plus bas, Gignac subissait les irrégularités et instabilités mais tenait bon, empoignant ce qu'il pouvait empoigner et se hissant de force non sans quelques grognements.

Delachesnais elle, semblait en difficulté, elle avait faillit tomber lorsqu'en saisissant la portière d'une voiture, celle-ci c'était ouverte et manqué de s'arracher. Gardant le contrôle, elle se rétablit rapidement puis en observant attentivement son leader, commença à monter plus rapidement et finalement à gravir l'obstacle en deuxième et même à aider Gignac à l'atteindre.

A bout de souffle et endolorie, l'escouade Eryx mordue par le soudain vent glacial disposait d'un large champs de vision limité à leur équipement d'éclairage et à la lumière ambiante des puissants projecteurs des deux vertiptères laissés derrière et le clair de lune. L'obstacle n'en était un que depuis la plage, devant eux un désert de débris, une véritable petite décharge descendait dans une vallée. Leurs appareils leur donnait une toute nouvelle perspective, ils semblaient être venus du nord et faire face au sud, à l'est et à l'ouest, l'absence de brume sur leur position leur permettait d'apercevoir de petites lueurs lumineuses. Pas un son mis à part le vent étouffant tout bruit provenant de l'épave à chaque rafale.
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: I - L'aterissage.   Sam 26 Sep 2015 - 19:44

Fauchard leva une lampe-torche, et tenta d'éblouir plus loin. La France s'étendait devant eux, morte et froide, sans aucune trace de vie, peuplée de rouille et de débris.

- Bien. Bien... Allons. Faut se mettre au travail.


Il appuya sur sa petite radio pour communiquer à l'escouade Rossignol. Le signal était faible de part la distance.

- Ici Eryx-1. On est en haut, tous valides. Commençons patrouille.

Il trifouilla son BEC quelques instants, avant de nous regarder, sa voix changée derrière son épais masque qui lui recouvrait le visage.

- Les capteurs de l'escouade Mistral donnent vers le sud. Mais c'est difficile de savoir leur distance.
- Alors on fout quoi ? Demanda André, respirant fort, comme essoufflé.
- On descend vers le sud-ouest, on va essayer de voir ce qu'il y a autour de notre navire. Espérons qu'il n'y a pas d'autochtones hostiles...
Vous vous rappelez-tous du briefing. On peut tomber sur n'importe quoi, y compris de dangereux criminels qui disposent de matériel militaire. Dorénavant, je veux que chacun d'entre vous se comporte comme si nous étions dans une zone de guerre.


Étonnamment, tout le monde resta silencieux, comme si nous approuvions.

- En avant.

Le sergent Fauchard leva son arme et commença à aller dans la vallée. Il pointait son fusil et courbait son dos. Alors, notre groupe se déplaçait comme d'un seul homme.
Nous faisions une sorte de jeu. Nous étions divisés en deux binômes : Fauchard et Gignac, moi et la pouf' de Marceline. Se divisant sans s'éloigner, on marchait alors selon une rythmique simple. A tout moment, un homme du binôme avançait d'un pas rapide, et l'autre le couvrait, puis on faisait l'inverse. L'action paraissait en réalité autiste et inutile, puisqu'il n'y avait pas le moindre signe de danger, et que nous perdions un temps fou à faire ce genre de bêtises.

Mais, ainsi, nous descendions vers le sud-ouest, dévalant vers l'un des points lumineux de la nuit. Difficile de dire ce qu'il y avait devant nous. Un vieux village, peut-être ?

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Versailles
MessageSujet: Re: I - L'aterissage.   Dim 27 Sep 2015 - 18:05

De Coubertin avait allumé une nouvelle cigarette, passant au crible les anciens appareils de guerre, il décrocha d'un des cockpits un vieux revolver portant les inscriptions "God save the queen". Le cadavre de son propriétaire mis à part un vieux badge rouge, quelques photos et son uniforme rapiécé ne disposait pas de grand chose. Il fut finalement distrait par les parasites retransmis par son BEC.

- Bien compris Eryx, pas de contact inutiles contentez vous d’observer. Et ramenez nous une bouteille de rouge du pays.

L'officier rejoint ensuite son escouade occupée à transporter les différentes caisse du colis de ravitaillement vers l’intérieur des cabines. Simonova chancelait de tout les côtés, ne faisant qu'un aller quand Saint-Clair en faisait trois. De Coubertin l'assigna à une simple vérification des stocks et finit de transporter les charges avant d'en revenir à Saint-Clair.

- J'ai trouvé assez de cordage pour  pour placer une tyrolienne jusqu'au sommet des débris.
- J'peux tout à fait grimper ça comme Eryx l'a fait et même avec Simonova sur mon dos monsieur.
- C'est pas très loin de ce que j'avais en tête fils. Je veux que tu grimpe là haut mais simple ment avec ça. Tu devrais pouvoir trouver de quoi l'accrocher là bas. Tout ça nous permettrai de faire passer du matériel sans problème.
- Je vois ... Et pourquoi on ne fout pas ça là bas en vertiptère tout simplement ? J'veux dire ces gars là c'est juste des pilotes, on peut très bien les forcer à faire un petit détour si v'voyez c'que j'veux dire.


Saint-Clair bomba le torse en tapotant son Flamas du plat de la main.

- Ils ont leurs directives, nous avons les nôtres. Ces pilotes sont notre seul moyen de retourner sur l’île si jamais ça venait à trop chauffer alors tu ferais bien de la jouer plus polie. Allez mon grand, t'as du boulot.
- Ouai m'sieur.


Alors que De Coubertin se dirigeait vers l’intérieur du navire pour placer une extrémité du cordage en hauteur, Saint-Clair resta un instant immobile à fixer les vertiptères derrière son casque.

- Ouai m'sieur.

Finalement il suivit la route d'Eryx vers les hauteurs et l’intérieur des terres sans un mot supplémentaire.

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MessageSujet: Re: I - L'aterissage.   Dim 27 Sep 2015 - 18:44

01h15 - Vertiptère crashé
escouade mistral

Lorsque l’escouade prit son courage à deux mains et sorti de l'appareil pour affronter l'assaillant armés de grenades en tout genre et de leurs armes de pointe, ils tombèrent nez à nez face à quatre enfants extrêmement amaigris. Tous portaient une sorte d'armure en patchwork de différents objets d’intérieur, des frondes rudimentaire, une besace remplie de pierres et quelques étranges animaux morts pendaient de leur dos.

Visiblement effrayés par l'ouverture du vertiptère, ils avaient tous reculé, adoptant une position défensive et prêts à fuir au moindre trouble. Tous observaient maintenant l'escouade avec les yeux et la bouche grands ouverts.
01h20 - Source lumineuse ouest
escouade Eryx

Fauchard et ses hommes avaient percé l'obscurité et traversé la décharge, suivant les restes d'une route à deux voix partiellement enterrée, ils finirent par arriver non loin d'une ancienne station essence barricadée. Plusieurs tonneaux enflammés éclairaient l'endroit mais aucun individu ne se montrait.


Dernière édition par Maître du Jeu le Dim 27 Sep 2015 - 22:12, édité 1 fois
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: I - L'aterissage.   Dim 27 Sep 2015 - 21:42

Notre quarto s'arrêta devant la station. Se couchant au sol, dans la crasse, nous observions. Grâce à la lumière des barils en feu, on pouvait plus ou moins observer ce qu'il y avait devant. Pas de trace d'hostile, ni de quoi que ce soit de dangereux.

- Nom de Dieu ! Blasphéma Fauchard en chuchotant. Hey, il doit y avoir des gens-là dedans...
- On fout quoi ?
- On va faire une reco à l'intérieur. Mais je veux rien risquer.
Voilà ce qu'on va faire : Moi et Noircet, on va s'approcher en douceur, et tenter de voir ce qu'on peut trouver dans le bâtiment.
Marcel' et Gignac, vous restez ici, armes à la main. Si on se fait caillasser hésitez pas à faire un tir de suppression à travers les fenêtres, on se collera au sol.

- Faites attention à vous, chef.
- Bordel de merde Marcel', me faites pas promettre ça. Dans les BDs le héro se fait toujours tuer quand on lui dit ce genre de choses !
A la place, passe-moi une grenade aveuglante, je vais peut-être en avoir besoin.


Elle ne sembla pas trop comprendre, mais Fauchard était déjà levé. Il me donna une tape derrière la tête puis sauta au dessus d'un vieux muret. Je me levais, à genou, et me mettait moi-même derrière ce muret, le couvrant le temps qu'il arrive juste devant la clôture et s'écrase au sol. Je sautais, faisant le même chemin que lui pour me retrouver juste derrière la clôture.

- T'as des pinces ?
- Je ne suis pas un ingénieur de combat, monsieur.
- Contente-toi de me dire « non », crétin.


Après m'avoir séché, il fouilla dans son barda, remuant bruyamment ses poches et ses sangles, jusqu'à en tirer un petit coupe-fil de quelques centimètres. Accroupi, exposait, il se démenait pour casser le grillage avec ses minuscules pinces coupantes. Il eut du mal. Je levait mon FLAMAS, anxieux, surveillant la porte du bâtiment devant nous, priant pour que rien n'en sorte.

Un long moment plus tard, le sergent rangea sa pince, agrippa la clôture, et tira violemment dessus. Une fois, deux fois, trois fois. Je laissais tomber mon arme pour lui venir en aide ; notre force combinée vint à bout d'un morceau de la clôture, et ainsi, nous rentrions dans l'enceinte de la station service.

Dorénavant, le feu des bidons nous éclairais : notre ombre était projetée sur le sol, tandis que nous foncions vers les bâtiments au sud, se collant au mur.

- Hey. C'est la première fois que tu te bats ?
- Oui monsieur.
- Je me rappelle lors des émeutes d'ouvriers... J'étais comme ça avec mes gars. Caché, apeuré, accolé à un mur, priant pour qu'il y ait rien derrière...
Faut t'y faire. Crois en tes instincts mec, hésite pas, la première impression est toujours la bonne. Tu m'suis ?

- Oui monsieur.


En réalité je ne comprend pas trop ce qu'il veut me dire. En plus il était à peine plus vieux que moi, il n'avait pas de quoi jouer au vieux vétéran avec moi.
Mais qu'importe. Il se décolla du mur, et fit le tour du bâtiment, le longeant par la gauche. Je me mit à l'angle, et bascula mon corps pour viser.

Les bureaux ont des fenêtres. De grandes fenêtres. Aussi, Fauchard s'accroupit tout en continuant son chemin. Il s'arrêta devant ce qui était une double porte, levant son corps. Il me fit un signe de la main. Je l'imitais, faisant le même chemin que lui.

Nous étions alors tout deux devant la porte des bureau, chacun d'un côté. Il pencha sa tête pour observer à l'intérieur, mais c'était trop sombre.
Il me fit alors des signes des mains, le genre de mouvements que seul un militaire peut comprendre, avant de prendre l'aveuglante de Marceline et de me la filer entre les mains. Il laissa tomber son FLAMAS, retenu à son corps, pour s'équiper de son pistolet automatique. Il s'approcha de la poignée, et l'ouvrit très consciencieusement avant d'entrer.

Il pénétrait dans le bâtiment, illuminant la pièce à l'aide de sa lampe-torche. Je gardais la grenade dans mes mains, prêt à l'envoyer à l'intérieur s'il y avait un problème.

Fauchard tentait de se repérer dans ce dédale catastrophique. Il y avait des trucs qui traînaient, des débris de verre, des douilles, des papiers en tout genre. Les bureaux étaient cassés, les chaises retournées avec un bois pourri, les barres en fer de certaines étagères complètement rouillées. Il ne semblait rien avoir d'intéressant, mais rien d'hostile non plus.
Sans baisser sa garde pour autant, il s'approcha d'une autre pièce, séparée du reste des petites tables et des espaces séparés. Cette pièce, derrière une porte vitrée, devait être la salle du boss, qui observait ses employés derrière ses rideaux. Il entra à l'intérieur, la vitre étant complètement cassée, et commença à fouiller à l'intérieur des tiroirs. Peut-être qu'il pouvait trouver des renseignements, ne serais-ce que où ils étaient en France.

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Dernière édition par Thomas Dole le Lun 28 Sep 2015 - 19:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I - L'aterissage.   Dim 27 Sep 2015 - 22:29

01h25 - Station essence barricadée
escouade Eryx

Alors que Gignac et Marceline vouaient toute leur concentration au bâtiment et aux mouvements hypnotique des flammes susceptibles de dévoiler une soudaine menace, le contact froid et désagréable d'un canon métallique vint leur faire frissonner l'échine.

-Ho putain ho putain ho putaiiiiiiiiiiiiiiiin. Mwaaaa elle est trop bôôôônne !
-Ferme ta gueule.

Les deux voix étaient radicalement opposée. Alors que la première était rapide aiguë et chantante, la seconde lente grave et monotone semblait de toute évidence être la décisionnaire.

- Vous bougez je vous bute. Vous parlez je vous bute. La loi c'est moi maintenant et l'ordre : vos armes doivent m'êtres remises. Délicatement, de beaux joujous. On dirait que la fourchette nous envois des durs à cuir cette fois-ci. Je pensais que le boulet garderai sa garde rapprochée à Hadès.
- Flingue pas la gonzeeeesse. S'teu'plait, steplaitsteplaitsteplait !
- La ferme. Tournez vous doucement et les mains bien sur le crane.

Les deux individus étaient tels que l'on pouvait les imaginer. Le premier petit, dégarni et maigrichon et le second, grand athlétique bien que d'un age avancé. Le plus étrange, c'est que tout deux portaient des armes de guerre énergétiques que les deux soldats républicains n'avaient jamais vu avant.

- Bieeen. Alors, on peut savoir ce que vous revenez foutre ici ? Vous n'en avez pas eut assez ? Pour que le baron envois des types aussi bien équipés c'est qu'il a laissé un truc important dans le coin j'me trompe ?


De leur côté, Fauchard et Noircet ne pouvait rien trouver de plus intéressant que de l'argent d'avant guerre, quelque cartes routières de France et divers objets de bureau. La seule interruption fut lorsqu'une sorte d'insecte dévala la pièce et traversa une double porte entrouverte menant manifestement vers le garage duquel émanait maintenant une forte odeur nauséabonde.
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: I - L'aterissage.   Dim 27 Sep 2015 - 22:47

André et Marceline restaient fixes et silencieux, droits, maints derrière le crâne. Même tout leur courage et leur sens du devoir ne leur donnait pas particulièrement envie de jouer aux héros.

Enfin, surtout Marceline qui restait fixe... Pétrifiée, surtout. Peut-être à cause de l'attardé qui semblait être « intéressé » par elle ? Elle semblait apeurée, tout le contrôle d'André, qui dévisageait les deux hommes, comme s'il s'apprêtait à bondir sur eux et leur péter la gueule.

Mais ils parlaient d'autre chose. Les deux hommes les suspectaient d'être des mercenaires d'une autre faction, d'un certain « baron ». André et Marceline se regardaient, l'espace d'une seconde. Qu'est-ce qu'ils étaient censés faire ? Dire qu'ils étaient des soldats de la République Française, arrivés ici par ADAV, avec pour objectif de reconquérir les terres désolées des autochtones sauvages ?

Avant même qu'André puisse dire un mot, Marceline prit la parole.

- Heuu... Le baron, oui, d'accord...
Écoutez, c'est... C'est une drôle d'histoire. Je vous demande donc de pas nous tuer avant que je vous ai expliqué :
On est pas d'ici. Oui je sais, on a de l'équipement, et on traîne sur votre territoire, mais... On a rien a voir avec vous.
Vous voyez notre fusil ? C'est un FLAMAS, c'est une arme étrangère. Un fusil laser moderne et puissant. Il y en a nulle part dans cette région, mais c'est parce qu'on est pas du coin.
Je suis sincèrement désolé de ce malentendu.


Elle sourit. Un sourire forcé et figé, presque terrifié. Elle baissa les mains et fit un pas vers les deux hommes.

- Mais maintenant on peut faire connaissance, messieurs...
Je m'appelle Marceline. Mon ami là c'est André. Faites pas attention s'il tire la tronche, il est comme ça avec tout le monde.
Et vous alors ? Vous savez c'est pas très cavalier de votre part de traiter une dame ainsi. Mais je suis sûr que vous allez vous rattraper...


Elle fit un clin d’œil au gros type musclé.

Moi, je me tenais toujours près de la station service, sans vraiment me douter qu'il y avait un truc. Mais André avait activé sa radio. On pouvait donc entendre Marceline dire des trucs.

Je regardais à l'intérieur du bureau. Ce connard de Fauchard était pas là, et je pouvais pas lui crier de venir... Et je pouvais pas l'abandonner non plus.
Je rentrais dans le bureau, fonçant presque, bruyamment.

- Chef ! Chef !


Fauchard suivait l'insecte. Il poussa la porte d'un coup de pied, et rentra, levant son pistolet.

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I - L'aterissage.

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