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 L'Antre

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Wilkus Van de Merwe
MessageSujet: L'Antre   Dim 2 Nov 2014 - 22:08

Cela faisait un bon moment que le trio marchait. Ils étaient partis aux aurores depuis le Moulin Rouge, et avaient marché sur les routes jusqu'au Bidonville. Dites ce que vous voulez sur la FNF, mais au moins, ils gardent les routes sûres.

Le soleil commençait à grimper dans le ciel. Noircet observa sa belle montre dorée. Il était 11 heures tout juste passées. Noircet marchait devant tout le monde, au bout de la route, un fusil Churchill en bandoulière, un holster avec un Napoléon sur le côté. Il se retourna pour observer ses deux comparses : Calissi Daniela, une garce toute juste arrivée, et Jean-Jacques Zida, un super type.

Peut-être qu'on pourrait parler un peu de ce cher Zida. Il était noir, descendant de tirailleurs sénégalais de la Grande Guerre. Il a toujours aimé la France. C'est un des mecs les plus patriotes qui puissent exister dans le monde. Quand la FNF est revenue, trompettes sonnant, il a fait partie des hommes qui ont rejoint sans même qu'on leur demande. C'était un jeune homme prometteur. Quand il était jeune, il travaillait dans le commerce de son père. Serrurier, cordonnier, nettoyeur pour radcochons, même récupérateur, il a tout fait étant jeune. Il a baisé, il a gagné du pognon, et pourtant, il a tout jeté simplement par patriotisme, par amour d'un pays qu'il n'a JAMAIS connu.

Et pourtant, il a été viré. Pourquoi ? Parce qu'il était homosexuel. Parce que son officier se sentait mal avec une ''pédale'', une ''fiotte''. Il a été tabassé, il a été chambré, humilié, il a subi l'omerta des supérieurs... Et maintenant, il se retrouvait là.

Sa relation avec Noircet était bizarre. Les deux hommes travaillaient beaucoup ensemble. Noircet l'utilisait pour tout un tas de choses, parce que Zida était discret, aimable, et savait tout un tas de choses. C'était tantôt un guide, tantôt un ingénieur, tantôt un récupérateur. Noircet, lui, c'était un homme d'action. Il distribuait des pains, il lardait de coups de couteaux, il intimidait, il terrifiait, il jetait des grenades, et de temps à autre, il devait tuer. Zida n'était pas une mauviette. Il n'avait jamais pris la vie de quelqu'un, mais pas parce qu'il était un être pur ou innocent. Il n'avait pas peur de mourir pour quelque chose. Mais tuer ? Pour de l'argent ? Pour cet ex-officier qui arrêtait pas de le chambrer pour son orientation sexuelle ?

Noircet tenait à lui. Il le voyait comme un de ses soldats. Mais ça, il ne le dirait jamais.

En revanche, là où il voyait Zida avec fierté, il ne pensait pas la même chose de la nouvelle. C'était une gamine. Une garce tarée. Il savait qu'elle allait être utile, et l'avoir à ses côtés pour la mission était satisfaisant. Mais autrement ? Il n'était pas à l'aise avec elle. Sûrement parce qu'elle paraissait trop... ''Excitée''. Et peut-être, mais ça ce n'était que des suppositions, qu'il se sentait attiré sexuellement par elle. Et Noircet, en grand puritain obsédé par le travail, il ne pouvait pas supporter ça.

''On entre dans le Bidonville. À partir de maintenant, vous la fermez et vous restez calme. C'est le far-west ici.''

Le début de la déchéance humaine s'étalait sous leurs yeux. Il y avait des tentes, plein de boue autour, quelques gamins qui étaient en train de jouer aux billes par terre, un vieux sur sa chaise qui les observaient. Pour lui, ce ne devaient être que 3 types paumés qui entraient en enfer.

Zida s'approcha de son patron, juste à côté de lui. Il soupira en regardant l'étalage de bidonvilles.

''Bon. Et maintenant ?''

Noircet fit quelques pas en avant. C'était gigantesque. Plus de 3000 personnes vivaient là-dedans, dans la misère absolue.

''Et ben... Je suppose qu'il faut trouver Amaury.
-Où ?''

Noircet sorti une cigarette de sa poche, la posa dans sa bouche, et sorti un briquet. C'était bien la seule qu'il pourrait se griller avant d'entrer. Il incendia le bout, avant de faire quelques nuages avec la fumée de la cigarette.

''Bon... Je vais vous briefer un peu, alors écoutez-moi bien, je compte pas me répéter. Amaury Baskerville est un communiste. Il a passé une alliance avec Myriam Ganz, une socialiste aimante du peuple, et son petit ami goule Romeo Fratelli. Baskerville est adoré des jeunes du quartier. Mais il bouge tout le temps, car il a une peur maladive des Vautours. Si on veut savoir où il se trouve, il faut déjà parler à son lieutenant : Louis Lemonier.
-Putain, pleins de noms...
-Bref. Louis est un adolescent, respecté dans le Bidonville. Il doit pouvoir nous mener à Amaury.
-Et donc, ton plan, c'est quoi ?''

Noircet retira la cigarette de sa bouche. Il aperçut les gamins jouer aux billes. C'étaient des gosses qui devaient avoir 13 ans.

''Bon. Mademoiselle Daniela, vous pouvez aller voir ces mioches ? Vous vous démerdez comme vous voulez, mais aller les voir. Dites-leur où les gamins du quartier vont normalement, s'ils connaissent Lemonier... Qu'importe. Pendant ce temps, moi et Zida, on va remplir nos gourdes d'eau à la pompe.''

Noircet commença à s'éloigner vers une pompe artisanale. Parlementer avec la population, c'était pas son point fort... Normalement, il envoyait Jean-Jacques, mais bon... Peut-être qu'une charmante jeune fille aurait plus d'effets sur des connards en pleine puberté.
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Calissi Daniela
MessageSujet: Re: L'Antre   Lun 3 Nov 2014 - 13:53

Après être sortie de la chambre avec l'argent en main, elle s'était directement rendue au marché où elle avait pu se prendre des munitions, un pantalon en cuire qui moulait bien ses fesses et un débardeur noir qui faisait de même avec sa poitrine, le décolleté étant toujours aussi profond que d'ordinaire. Elle avait enfilé sa tenue sans attendre après avoir glissé sa robe bleue dans son sac. Puis elle aurait ramener ses cheveux en arrière pour s'en faire une queue de cheval, comme à chaque fois qu'elle partait faire son boulot. Juste après, elle serait retournée au Moulin Rouge pour boire un coup jusqu'à ce que l'heure du départ sonne.

Ils étaient partis aux aurores, depuis le Moulin rouge, et la route promettait d'être un peu longue et très chiante. Surtout quand elle se savait dans l'incapacité d'attirer l'attention de son employer. Mais bon, elle ne s'en formalisait pas trop et une forme de concentration s'était mise à émaner de chacun de ses gestes. Mais en son fort intérieur, elle savait qu'il la considérait comme une sale garce et cela ne la dérangeait pas vraiment, du moment qu'elle était payée et qu'elle passait un peu de bon temps. Parfois, certains de ses clients craquaient rapidement et ils décidaient de se la taper, ce qu'elle ne refusait que si la personne était laide. Après tout, pourquoi ne pas se faire plaisir en mission, histoire de détendre l'atmosphère ? C'était tout à son honneur de faire ce genre de chose et elle ne s'en privait pas.

Une fois arrivés au Bidonville, elle constata que les choses étaient pire qu'elle ne le craignait et qu'elle avait vraiment bien fait d'écouter Noircet, pour le coup. Un soupire franchit ses lèvres alors qu'elle jetait un coup d’œil au compagnon de ce dernier. Elle ne comprenait pas vraiment ce qu'il faisait là et elle n'avait pas envie de savoir. Elle était juste curieuse quand à la raison de sa présence. Mais elle ne devait pas s'attarder sur ça et plutôt se préoccuper de ce qu'elle allait faire. D'ailleurs, elle l'avait écoutée avec attention, restant tout à fait immobile, les yeux rivés sur le bidonville qui s’étalait devant elle. Franchement, si elle avait su, elle aurait enfiler trois pantalons et aurait prit un pull au lieu d'un simple t-shirt. Mais bon, le mal était fait et elle devrait s'en contenter. Elle entendit alors Noircet s'adresser à elle, ce qui lui fit lever la tête. Elle plongea son regard dans le sien, un petit sourire aux lèvres. Puis elle fit un petit geste de la tête, signifiant qu'elle avait comprit qu'elle ce qu'elle devait faire. Elle s'avança alors vers les gosses en prenant soin de baisser un peu plus son haut, histoire que la dentelle de son soutien-gorge apparaisse mieux. Elle se baissa vers eux alors qu'ils la regardaient fixement, bouches bées. Elle prit alors la parole, d'une voix mielleuse et sensuelle.

- Salut vous.. J'ai besoin de renseignements, est-ce que vous pourriez m'en fournir.. ?
- Mais bien évidemment ! Qu'est-ce que tu veux savoir ?
- Je cherche un certain Lemonier, sauriez-vous où est-ce que je peux le trouver ? J'ai vraiment besoin de le voir..
- Il est au centre du Bidonville, avec plusieurs gosses.
- Merci beaucoup ! Tu es un amour !

Calissi fit un grand sourire au pauvre gamin avant qu'elle ne se penche pour pouvoir déposer ses lèvres sur l'une de ses joues. Tous les sales mioches avaient le regard rivé sur sa poitrine mais elle s'en fichait complètement. Elle se redressa et partit en direction de Noircet, son sourire ayant rapidement disparu, remplacé par une expression sérieuse. Elle s'arrêta près de lui et du noir qui semblaient l'attendre. Elle lâcha un soupire en s'étirant voluptueusement, tel un chat, avant de glisser une main dans ses cheveux.

- Je suppose que le centre de tout ce foutoir, c'est à plusieurs minutes d'ici, je me trompe ? Vu le nombres de tentes qu'il y a.. cela ne m'étonnerait pas vraiment. Bon, l'un de ces gosses connaissait Lemonier et il m'a indiquer qu'il se trouvait certainement au centre du Bidonville, avec quelques enfants..

Elle se tut, détournant le regard sur ceux à qui elle avait parlé qui continuaient toujours de la regarder et qui chuchotaient des trucs entre eux. Un petit sourire revit le jour sur son visage mais il s'effaça aussitôt. Ce n'était pas vraiment le moment de s'amuser de la réactions de pauvres gamins qui avaient sans doute eu l'impression de voir une Déesse.
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Wilkus Van de Merwe
MessageSujet: Re: L'Antre   Mer 5 Nov 2014 - 18:21

Zida et Noircet étaient en train de remplir quelques gourdes sur une vielle pompe pourrie. Zida s'amusait à appuyer sur un gros levier pour faire de la pression, tandis qu'en dessous, le dissident passait quelques gourdes. L'eau était une denrée rare, surtout une eau à peu près propre. Quand ils eurent fini, Philippe s'approcha d'un vieux qui était avachi sur une chaise, a tapoter sur une table. Il jeta quelques anneaux sur morceau de bois, avant de partir sans même le regarder dans les yeux. Le vieillard avait un gros fusil sur ses genoux, une protection bien suffisante contre les quelques racailles qui espéraient profiter gratos de la pompe. Bienvenue dans le nouveau Paris.

Noircet et Zida se tenaient droit, pendant que la jeune femme se rapprochait d'eux, toujours avec son aire de pouffiasse. Les renseignements étaient pas géniaux. Au ''centre''. Une foutue ruche de plus de 3000 personnes. Des pauvres, des bandits, des pickpockets, des miliciens, des dealers, des putes. Tout un mélange de déchets qui s'étalaient sur les bords d'une Seine polluée, dans la mire de soldats républicains qui patrouillaient les gigantesques murs.

On aurait pu peindre une superbe toile de cette scène. Un jour, ça péterait sec là-dedans. Un jour, il y aurait des soldats de la FNF qui descendraient là-dedans pour mettre un peu d'ordre. Ça se réglerait à coup de baïonnettes et d'hommes, de femmes et d'enfant qu'on aligne contre un mur. Ce serait encore un autre crime de cette grande France millénaire.

''Bon... Eh bien. Je suppose qu'on a pas trop le choix. Restez près de moi, restez calmes, surveillez bien tous les angles.''

Il partit le premier, par grandes enjambées, fonçant droit de vent. Zida soupira longuement, avant de partir, un peu en arrière, sur la gauche de Noircet. Le chemin allait être long, très long, surtout qu'ils allaient un peu vers nulle part. Qu'importe. Noircet s'adapterait. Il savait s'adapter...

Ah, quand il était plus jeune, ce n'était pas la même chose. Il avait une bonne bouille de jeune enculé, les cheveux brun-blond, une barbe très légère. Il était endurant, souriant, prêt à tout pour survivre. Quand il était parti au fin fond de Paris pour chercher la Reine Amazone, il avait dû ramper sur des mètres et des mètres de boue, sous une pluie battante, les salopes au cul... C'était sûrement là que sa misogynie était née. La première étape sur sa route vers la dissidence. Il l'avait alignée dans son viseur, la Reine...

Enfin, il ne s'en rappelait plus trop. C'était les vieux souvenirs.

Autour du trio, il y avait des taudis, et des ruines investies. On voyait des fils barbelés à quelques endroits, des gens qui mendiaient, d'autres qui portaient de l'eau. À un coin d'une rue, il y avait un type qui vendait de la bouffe à la sauvette. Sûrement pas de la plus fraîche qualité.

Ils marchaient, ils marchaient et ils marchaient, la boue s'étalant sur leurs chaussures. Quelques personnes les observaient du coin de l’œil. Un vieux con avec un fusil, un noir baraqué et une pute aux cheveux bleus. Ils faisaient presque tâche dans ce paysage... Le seul truc, c'est que la plupart des gens avaient trop de problèmes pour s'occuper de ces trois là.

Il y eut un aboiement. Un aboiement sauvage, horrible. Noircet leva sa main, et les 2 qui l'accompagnaient s'arrêtaient.

Sous leurs yeux, dans une ruelle, deux gamins avaient sauté un vieux grillage. Ils s'écrasaient sur le pavé, avant de se relever, titubant un peu. Derrière eux, un radcaniche était en train de hurler, les crocs ensanglantés bien en vue.

''C'est qui, eux ?
-Rien à foutre.''

Noircet baissa la main. Quelques badauds l'observaient maintenant. Son vieux réflexe de militaire d'indiquer aux autres de s'arrêter semblait bizarre pour eux. Philippe tourna sa tête, le regard légèrement inquiet vers l'arrière.

''Bien, bien... Vous me collez maintenant... Ça peut devenir chaud à tout moment.''

Noircet repris sa cadence, bien plus rapide, se séparant de Zida. Jean-Jacques marchait sur ce qui avait été un trottoir, observant du coin de l’œil les fenêtres des différents taudis en tôle, pendant que Philippe restait sur la chaussée, le visage légèrement penché. Ils continuèrent, tout droit, jusqu'à arriver à un carrefour, où une large foule était rassemblée.

''Qu'est-ce qu'ils foutent ?''

Zida s'était arrêté net. Il observait droit devant lui, les yeux écarquillés. Il y avait tout une foule. 30, 40 personnes réunis près d'un vieil arbre aux branches coupées. Ils avaient les mains levées. Certains étaient en train de pointer du doigt, d'autres riaient aux éclats. Certains étaient en train de tirer sur quelque chose.

Une main attrapa violemment le bras de Calissi, et la tira sur sa gauche. C'était Noircet, qui mit le doigt sur sa bouche pour indiquer qu'elle devait se taire. Il fonça dans un bâtiment d'où ne tenait plus qu'un mur aux fenêtres brisées, le reste n'étant que gravât. Il s'accroupit, avant de mettre deux doigts dans sa bouche et de siffler.

Zida, qui jusque-là était droit, tourna subitement sa tête. Il aperçut Noircet et fonça vers lui, avant de foutre genou à terre lorsqu'il était à son niveau. Les deux hommes avaient les yeux rivés vers la place. Il y avait trop de mondes pour voir.

''C'est qui ces enculés ? Pourquoi ils sont tous là ?!
-Ferme la.''

Deux détonations retentirent en l'air. La foule baissa la tête, et ils partirent dans tous les sens. Soudain, des hommes se ruèrent vers la place. Des hommes portant des sweat-shirts, des vestes en cuir, avec un brassard rouge portant une tête de vautour sur le bras. L'un d'eux, un gigantesque chauve, agita un fouet. Il frappa au sol 3 fois, et quelques hommes tombèrent à terre, se tenant les bras, avant de se lever et parti.
Au niveau de l'arbre, un homme était pendu par le pied. Il lui manquait un bras, une jambe, et une partie de la tête. Néanmoins, son plastron noir et son drapeau cousu sur l'épaule semblaient dire une seule chose : Cet homme était de la FNF.

''Putain ! Me dit pas que c'est l'un des gars qu'on était censé sauver !
-Je ne pense pas... La FNF a laissé beaucoup de cadavres derrière.
-Fait chier !''

La foule qui se ruait arrivait vers eux. Ils repartaient dans leurs avenues. Autour du square, les hommes qui portaient les brassards entouraient la place, de grosses matraques bien en vue, tandis que l'un d'entre eux commença à frapper l'arbre avec une hache, sûrement pour récupérer le corps...

''On fait quoi maintenant ?
-Il faut qu'on trouve l'enculé de lieutenant d'Amaury...
-Où ?! Tu sais à quoi il ressemble, au moins ?''

Philippe ne répondit pas. Il se leva, et se planqua contre un mur détruit du bâtiment. Zida se leva, et alla vite le rejoindre, à côté. La foule était en train de passer juste à côté d'eux. Ils n'allaient sûrement pas entrer. Aucun intérêt...

''Répond moi : On fait quoi ?
-FERME-LA !''

Le dissident attrapa le noir par le cou, et commença à légèrement l'étranger, sa mâchoire brutalement fermée, les sourcils froncés.

''Tu croyais que c'était FACILE quand t'as accepté de venir ? Tu vas arrêter d'ouvrir ton claque-merde, la fiotte, ou sinon j'te jure que je vais te mettre à genoux, et je vais pas faire le genre de trucs que t'aimes quand t'es dans cette position !''

Il jeta Zida en arrière, qui se rattrapa sur un bout d'une vielle canalisation. Noircet se tourna vers Calissi, la même face enragée affichée.

''Bon, il y a les Vautours dehors, et pour faire simple, j'ai pas trop envie qu'ils me voient. Alors voilà ce que vous allez faire : Vous allez sortir dehors, et écoutez bien mes instructions, ça va être technique :
Vous allez retourner sur nos pas. Vous allez tourner près de la route au croisement. Il y a un vieux restaurant. À l'intérieur, il y a une goulasse qui tiens un vieux bar pourri. Vous allez lui dire de me retrouver sur la Place Winston Churchill ce soir. Il comprendra...
Faites gaffe aux Vautours et surtout, ne vous faites pas suivre. Ce n'est pas le moment de s'attirer des ennuis.
Vous avez des questions, vous parlez maintenant. Moi et Zida, on va rester terrés dans ce trou. Je me répète : Vous faites pas voir.''


Il se recolla au mur, alors que sa main retira la lanière de son holster. Il sortit un revolver, son doigt pas (Encore) posé sur la gâchette, le canon dirigé vers le sol.
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Calissi Daniela
MessageSujet: Re: L'Antre   Sam 8 Nov 2014 - 21:40

Calissi savait que ce qu'elle avait dit à l'homme ne lui plaisait pas vraiment, vu qu'il n'y avait pas de détail. Mais ce n'était pas son problème. Elle se contentait juste de suivre les ordres, que ça lui plaise ou non. Elle faisait de son mieux et ce n'était pas hyper facile de le côtoyer au quotidien. Sérieux, elle se demandait comment le noir faisait pour tenir. Mais bon, ce n'était pas ses affaires. Un soupire s'échappa de ses lèvres alors qu'elle se rapprochait instinctivement des deux hommes, comme si son instinct flairait un certain danger qu'elle n'était pas en mesure de voir. Plus loin, elle vit les deux jeunes sautés d'un grillage à cause d'un radcaniche alors qu'elle s'était arrêtée en voyant que Noircet venait de lever la main. Le problème, c'est que ça allait attiré le regard des gens qui lui et ce ne serait pas très bon, lui qui voulait ce la jouer discret. Elle rit intérieurement tout en le regardant, une lueur moqueuse dans le regard. Néanmoins, elle resta près de lui, quitte à le coller comme une jeune fille amoureuse ne voulant pas quitter son petit copain. Lorsqu'ils avaient reprit leurs marche, elle finit par apercevoir une foule, ce qui l'intrigua légèrement mais au fond, elle s'en foutait un peu. Elle n'était pas ici pour voir un rassemblement. Sauf que les deux hommes qui l'accompagnaient ne semblaient pas du même avis. Elle faillit lâcher un cri quand elle sentit qu'on lui attrapait le bras. Mais ce n'était que l'homme qui ne dessert jamais les dents, qui venait de l'agripper pour lui dire de se taire alors qu'elle n'avait rien dit depuis le départ. Il était vraiment con, pensait-elle alors qu'elle le suivait. Ses épaules tressautèrent légèrement, signe de surprise, quand elle entendit deux détonations. Une fois que la masse de gens s'est évaporé, courant pour aller se réfugier quelque part, elle put voir un corps suspendu à l'arbre. Elle manqua de vomir, sur le moment, tant cela la dégoûtait. Elle plaça l'une de ses mains contre ses lèvres tout en détournant la tête, n'ayant pas vraiment envie qu'on la voit dans cette état. Elle était habituée à certaines choses.. Mais à ça.. C'était trop ! Fallait vraiment être taré pour faire ça. Elle se glissa dans son propre coin, laissant Noircet et Zida se parler. Enfin.. Ce dernier semblait foutre les nerfs au premier. Après, ce fut à son tour. Elle écouta son employer lui donner des instructions, avec ce visage quelle aurait bien voulu changer en faisant quelque chose. Mais elle se contenta de dire:

-Vous commencez à me saouler. Vous êtes mieux quand vous êtes froid, et encore. Vous me dégoûtez vraiment à être ça. La vie, c'est pas ça. Mais bon, vous allez sûrement vous dire qu'une femme aussi jeune n'a pas à faire la morale à son "aîné". Pensez ce que vous voulez, après tout, cela ne me regarde pas. Mais si vous ne changez pas, cela va vraiment m'énerver. Et je me casserai, tant pis pour l'argent. Mon père vous aurait laisser tomber dès le début. Alors soyez plus aimable et dites vous que vous avez de la chance que je sois encore là. Putain.

Sur ces paroles, elle s'en alla en rejetant ses cheveux bleus en arrière, n'ayant pas très envie d'écouter la réponse, qui serait sûrement haineuse, de Noircet. Elle se mit à faire de son mieux pour se faire oublier, remontant son haut pour que rien ne compromette à sa fameuse mission. C'était pas le moment de ce faire voir à cause de sa poitrine. Elle marchait plutôt rapidement, refaisant tout le chemin qu'elle avait fait avec les deux hommes. Près du croisement, elle tourna près de la route. Elle vit alors ce fameux restaurant dans lequel elle entra. Elle se dirigea automatiquement vers le bar et se pencha vers la goule qui le tenait. Elle lui murmura exactement ce que lui avait dit Noircet avant de sortir. A partir de ce moment-là, elle ne savait pas trop quoi faire. Il fallait avouer qu'elle flippait un peu à l'idée de retourner le voir. Il allait la tuer pour ce qu'elle avait dit. Un soupire se fit entendre venant d'elle. Après tout, elle avait pas le choix. Elle était liée à lui jusqu'à ce qu'elle ait réussi son boulot. C'est avec lenteur qu'elle refit tout le chemin jusqu'au trou où étaient les deux hommes. Elle mordait sa lèvre inférieure nerveusement. Elle apparut face à eux.

-C'est bon, je lui ai fait passer le message. Il viendra, ne vous en faite pas pour ça. On aurait presque dit qu'il avait hâte de vous voir, même.. Complètement incompréhensible..
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Wilkus Van de Merwe
MessageSujet: Re: L'Antre   Mer 26 Nov 2014 - 16:16

La montre à gousset de Noircet était ouverte, reposant dans la paume de sa main nue. Il avait les yeux rivés dessus, y jetant un coup d’œil rapide, avant de la fermer rapidement et de la ranger au fond de son manteau. Ses yeux observaient le Bidonville qui s'étalait devant lui, et la Seine au bout. La lune se reflétait sur l'eau verdâtre et dégueulasse, et dans la nuit froide s'élevaient des bidons en feu, et des projecteurs venant des murs de la grande Lutèce.

Il était 22 heures passées, et le trio était sur le toit d'une vieille piscine désaffectée. Là où avant se trouvaient des vestiaires et des trous pour y foutre de l'eau servait maintenant de rassemblement pour 9 SDFs et leur radcaniche. Ils dormaient dans des sacs de couchage. C'était une famille, apparemment. Ils avaient leur petit campement, avec des merdes venant de choses récupérées. Ils n'avaient pas d'armes, si ce n'est quelques couteaux qu'ils ne savaient pas utiliser.

Plus tôt dans l'après-midi, Zida et Noircet s'étaient présentés. Ils avaient glissé quelques anneaux pour pouvoir rester discrètement sur le toit. Ce n'était pas le meilleur endroit du monde pour perdre du temps, mais c'était discret.

Ni Noircet, ni Zida n'avaient daigné parler avec Daniela pendant ces longues heures. Le dissident se mettait même à regretter la chasseuse qui pétait plus haut que son petit cul. Il avait passé tout ce temps dans la même position : Un pied sur un bout du toit, surélevé, à observer silencieusement sa montre de temps à autre. Le noir, lui, était descendu dans les rues, sûrement à faire une reconnaissance de la zone.

''Préparez-vous mademoiselle. Le revoilà.''

Dans la rue, on ne pouvait apercevoir que les ombres des dealers, des putes et des gamins mendiants. Mais l'un d'eux avait le pas plus décidé que les autres. Les mains dans les poches, il s'approchait, avant de disparaître dans un trou de grillage. Après 5 minutes, Zida apparaissait sur le toit, et il trotta jusqu'au dissident, avant de lui placer une main sur l'épaule.

''La place n'est pas aussi libre que prévue... J'ai vu les Vautours y faire un tour cet après-midi.
-Est-ce qu'il y a des gens ?
-Quelques prostituées faisant le trottoir, et des clients potentiels. Est-ce que c'était vraiment le meilleur endroit pour un rendez-vous ?
-Pleins de boucliers humains ? Bien sûr que c'est un bon lieu de rendez-vous par cette belle nuit.''

Avec un léger sourire, le vieux dissident s'approcha de la chasseuse.

''J'espère que vous êtes armée. On risque de se trouver dans une situation chaude d'ici quelques instants. Je vais aller parler à un vieil ami. Mais... Pour des raisons... Enfin, disons que cet ami a bien envie de me tuer. Ou de me vendre à la FNF. Peut-être au Trident... En fait, il y a plein de gens qui me détestent ces derniers temps. Il va falloir arranger ça.
J'espère que vous avez rien contre le fait de tuer des mafieux.''


Le sourire narquois qu'il arborait disparu entièrement, tandis que le dissident retournait dans ce qui avait été une ancienne piscine, très vite suivi de son ''ami'' Zida.

******************

Maintenant, il pleuvait.

Zida et Daniela étaient cachés dans une carcasse de ce qui avait été un fourgon, à une époque maintenant révolue. Le véhicule était éventré, et disposait de grosses fenêtres sur lesquels étaient attachés de grosses barres métalliques. Ce devait être un vieux camion de la garde mobile, sûrement déployés pour mater une énième émeute. La gendarmerie, la police, des entités que la FNF cherchait désespérément à reconstruire, à ramener des vestiges de l'histoire. Un rêve que Noircet partageait, qu'il avait toujours. Mais les 30 années passés dans cette vieille France de merde l'avaient refroidi.

Il n'y avait rien à sauver de la France. 30 ans que la FNF était là. 30 ans qu'ils tuaient des psychotiques, qu'ils envoyaient des médicaments, qu'ils rebâtissaient des ponts, des murs ou des bâtiments, qu'ils envoyaient leurs agri-bots purifier le sol ou leurs francs dans l'économie. 30 ans de corruption, de pertes, de meurtres. Et tout ça pour en arriver à aujourd'hui... La misère humaine au fond d'un Bidonville, naissant et se reproduisant juste sous les murs de la seule civilisation des Terres Désolées.

Noircet n'était pas dans le fourgon avec ses collègues de fortune. Il était sous la pluie, au milieu du square Winston Churchill. Il était dégoulinant d'eau, ses jambes remplies de boue. Dans l'obscurité la plus totale, il n'apparaissait que comme une sorte de spectre. Philippe prenait de longues inspirations contrôlées, le froid qu'il ressentait n'étant montré que par une sorte de fumée émanant de ses narines. Il tremblait, légèrement. N'importe qui de logique serait allé se cacher sous un porche, près d'un feu de bidon comme il y en avait tant. Lui, il restait là, fixe, inflexible. Il cherchait à vider ses pensées, à se concentrer sur le rendez-vous prévu. Il faut dire que les souvenirs sont douloureux... Qu'est-ce qu'il était censé se rappeler ? Chaque fragment de sa vie antérieure ne faisait rien d'autre que le dégoûter, l'obliger à vouloir voir tout le Bidonville autour de lui être brûlé. Un jour, un jour la FNF changera de mains... Un jour, elle passera à l'offensive. Elle roulera sur Neuilly. Elle fera des potences, des prisons, des camps. Elle brûlera toutes ces maisons en tôle et elle bâtira dessus des routes, des monuments, des casernes et des musées. Et on ridiculisera cette Commune de racailles, de parias et de goules.

D'autres spectres s'approchèrent de Noircet. Immédiatement, Zida bougea la main, de façon à tirer le levier de son fusil, et mettre en place une balle.

''Reste concentrée gamine... On doit protéger le vieux.''


Le fusil de Zida était un vieux fusil de chasse fabriqué après-guerre. Une arme en bois, rustique, chambrée en .308, de grosses traces de rouille sur le levier brillant qui débordait de graisse et d'eau. La lunette qui était posée sur le canon était légèrement fissurée, même si toujours utilisable. Le jeune homosexuel posa la crosse du fusil sur son épaule, et fit légèrement glisser le canon hors d'une des fenêtres.

Devant eux, Noircet retira les mains de ses poches, releva son dos, et plaça ses poignes remplies de gelures derrière lui, liées. 5 personnes s'approchaient de lui.

Parmi ces 5 personnes, 3 restaient un peu en retrait, de plusieurs côtés. La 4e portait un gros parapluie, sous lequel se trouvait un vieil homme titubant un peu, ses chaussures soulevant la boue omniprésente. Les 5 personnes s'approchaient, luttant avec l'énorme pluie. Ils étaient dans le noir total, malgré quelques illuminations dans des bâtiments alentours.

Le vieil homme s'arrêta à 2 mètres devant Noircet. Les 3 autres, qui semblaient être ses gardes du corps, entouraient le dissident, éloignés d’à peu près 5-7 mètres de Noircet. Zida et Daniela ne pourraient pas les abattre rapidement. Noircet était pris au piège. Et pourtant, il n'avait pas l'air de se faire du souci.

''T'aurais pas dû venir ici, peau-lisse...''

Le vieil homme enleva sa gigantesque capuche (Qui était un peu inutile, vu le gros parapluie que son allié soulevait), révélant ainsi le visage martyrisé d'une goule. Son garde du corps, lui, était un humain sain. Même s'il avait l'air d'un véritable bûcheron, du haut de son mètre quatre-vingt, avec d'épais cheveux noirs et sa moustache.

''T'es au courant qu'il y a une prime sur ta tête ? Je fais pas dans ce genre de business, mais mes gars là ils pourraient te ficeler et t'ramener chez les vautours.
-Il y a une prime sur votre crâne également, Anselme...''

La goule sortit une cigarette de sa poche, l'alluma, et la plaça dans sa bouche, illuminant son visage dans la nuit noire. Le bout incandescent était visible dans la lunette de Zida. Une balle, et il pourrait éliminer le plus grand artiste de la contrefaçon qui ai jamais existé en France.

''Bon, continua la goule avec la cigarette dans sa bouche, qu'est-ce tu me veux ?

-J'ai besoin de quelqu'un.
-Ah, je suis désolé, mais je suis pas le genre de personne à me marier, Philou.
-Ouais, pour ça, faudrait déjà trouver quelqu'un qui voudrait bien sucer votre bite radioactive, sale zombie de merde, mais c'est pas de ça que je cause...''

Anselme sorti la cigarette de sa bouche, et la montra à Noircet, comme pour la proposer. Le dissident leva la main, et répondit avec un ton tellement neutre qu'on comprenait qu'il n'y avait pas la trace de plaisanterie dans ses propos...

''Non merci. J'échange pas ma salive avec des sous-êtres radioactifs.''

Anselme lâcha un rictus.

''Très drôle, Philou, très drôle... Eh, tu veux une blague ? Le dernier mec que Stanislas a arrêté, il l'a pendu par les couilles et l'a laissé hurler à mort pendant toute une après-midi.
-Au moins, il a toujours plus de bourses que vous.
-Bon, ok, maintenant tu commences à me faire chier. Tu veux quoi ?
-Louis Lemonier.''

La goule sourit en coin, alors qu'il replaçait le bâton brûlant entre ses incisives.

''Ce loser ? Tu lui veux quoi ?
-Il sait où se trouve Amaury de Baskerville.
-Mon boulot c'est pas la recherche de personnes, hein.
-Non, mais vous savez comment entrer dans des dossiers informatiques, non ?
-Aaaah, peut-être, peut-être pas...
-Si Amaury était arrêté par les Vautours, vous croyez que vous pourriez savoir où il est enfermé ?''

Anselme devint fixe. Totalement fixe. Il écarquilla les yeux et resta entièrement silencieux. Lui et Noircet s'observèrent, les yeux dans les yeux, pendant de longues secondes. Après quoi, la cigarette tomba de la bouche de la goule pour s'écraser dans la boue.

''T'es pas sérieux ?
-Je posais juste une question.
-T'es en train de me dire que tu veux faire arrêter Amaury Baskerville ?!
-Libre à vous de le penser. Je ne peux faire aucun commentaire.''

Aucun sourire narquois. Aucune moquerie. Philippe gardait la face froide et sans expression.

''D'ac... Mais tu sais que Lemonier est un gars extrêmement populaire ?
-Oh que oui.
-Il a plein d'alliés ?
-C'est sûr.
-Et Ganz graisse la pâte des Vautours, donc il est sous protection policière ?
-Ce serait dommage qu'il fasse quelque chose de pas net, pas vrai ?''

Anselme fit quelques pas en avant, suivi par son garde du corps qui levait le parapluie au-dessus de lui. Instinctivement, Zida posa le doigt sur la gâchette.

''Ton problème avec Amaury, c'est pas mes affaires. Mais là, t'es en train de parler de quelque chose de grave. Alors, je vais te répondre très simplement : Qu'est-ce que je gagne dans tes merdes ?

-J'ai besoin que vous falsifiez la signature du Baron et que vous entriez dans la base de données des Vautours. Fixez votre prix.''

Anselme éclata de rire.

''Donc en gros t'as envie que je fasse chier les 2 factions qui tiennent la rue dans le Bidonville ! Excuse-moi, mais depuis la descente de la FNF, la dissidence existe plus ici. Tu crois pas que ce serait beaucoup plus simple pour moi de te casser les rotules et de te proposer à la vente ?''

Noircet haussa les épaules.

''Qui voudrais de moi ?
-Voyons voir... Tu serais une bonne prise pour la FNF. Le Baron peut espérer t'échanger à la FNF pour autre chose. Les amazones aimeraient bien venger leur ancienne reine... Ou alors, je peux te trouver un bon vieux pédéraste qui cherche un vieux débris chez lui.
-Ah, oui, je vois...
-Tu vois.
[color=#FF0000]-Mais, dans ce cas, ce serait dommage de cracher sur tous les anneaux que Montparnasse pourrait t'offrir ?
-Ouais... Ou alors tu bluffes. Tu n'es qu'un homme, Philou. Mais t'es pas le chef de la dissidence. D'ailleurs, c'est quoi tes affaires avec Amaury ?
-Confidentiel.
-Alors au revoir.''

Anselme fit un pas en arrière.

''Les soldats de la FNF capturés.''


La goule avait le plus beau sourire vicelard qu'elle ait jamais eu.

''Ouuuuuiiiiii ?
-Je compte les retrouver.
-Tout le monde me dit ça, ces dernières semaines ! Ah, ah ! Mais... Tu comptes t'y prendre comment ?
-Je vais retrouver Lemonier. Je vais le faire dire où est Amaury.
-Et après ? Désolé de casser tes rêves, mais tu comptes déjà marcher sur les pieds du Trident et des Vautours pour trouver le lieutenant d'un sous-fifre... Tu crois qu'Amaury a les prisonniers ? T'es plus débile que je pensais.
-Amaury ? Non, non, pas du tout... Mais il peut m'aider.
-Pourquoi il ferait ça ?
-Parce que je l'aurai sauvé des griffes des Vautours, pardi !''

Anselme sourit encore un peu plus. De larges crevures se formaient dans ses traits dégueulasses de goule...

''Tu sais, Philou, t'es tellement con que ça pourrait marcher ! Tu veux quoi de moi ?!
-Une lettre. Signée du baron. Une lettre compromettante...
-T'as un texte ?
-Bien sûr.''

Noircet sorti un morceau de papier chiffonné et trempé de sa poche, et la tandis fébrilement vers Anselme. Celui-ci la parcourut rapidement des yeux.

''Aaah... Pas mal, pas mal.
-Si on découvre Amaury avec ça sur lui, il pourrait finir directement au trou.
-Pas si Slobodan appelle Prosper. Dans ce cas-là il sauront que quelque chose ne va pas, et ils se tourneront vers moi...
-Vous êtes prêt à courir le risque ?
-Sûrement pas ! Mais j'ai bien quelques rivaux qui pourraient porter le chapeau.
-Bien alors. Vous avez besoin de combien de temps pour rédiger la lettre ?
-Donne moi 3 jours.
-Très bien... Vous saurez me recontacter.''

Noircet sorti un petit sac de son manteau, et le donna à la goule, avant de partir hors du square. Derrière lui, les 5 hommes s'en allaient de leur côté.

Philippe venait de mettre en péril sa propre vie, et surtout celle de ses deux collègues. Heureusement pour lui, Zida et Daniela ignoraient ce qu'il y avait d'écrit sur la lettre, ou le fait que le taré de dissident allait attirer les foudres des deux pires psychopathes du ghetto.

Alors que la nuit était déjà bien entamée, les 3 spectres se devaient retourner à la piscine pour dormir.


******************


La montre à gousset de Noircet indiquait midi passé. Daniela, le dissident et Zida étaient maintenant à table, sur une terrasse en bois bâtie sur la boue du Bidonville. Il y avait des tables de merde, des chaises inconfortables, et pas mal de gens attablés, comme eux, pour se servir un bon repas. Les ''privilégiés'' de Neuilly. Le restaurant était entouré de quelques gamins qui portaient des couteaux, histoire d'éloigner les curieux...

''Daniela. Regardez discrètement derrière moi.''

Derrière lui se dressait un beau bâtiment aux murs blancs, et un parc qui n'était pas accessible, dû à un grillage métallique gardé par un homme en costume déchiqueté qui gardait un pistolet à la ceinture.

''Je vous présente le centre hospitalier de Courbevoie. Une véritable ruche de connards. D'après les informations que Zida a pu obtenir ce matin, Lemonier est à l'intérieur.
Le problème, c'est que le centre hospitalier porte très mal son nom... Laissez-moi vous expliquer le problème en détail :
Il y a trois grands bâtiments qui composent le centre. Le premier, tout au nord, est une soupe populaire appartenant à Myriam Ganz. Myriam Ganz est une enculée de socialiste alliée d'Amaury Baskerville. À cette heure-là il doit y avoir pleins de gens. Ils viennent pour bouffer, recevoir des médicaments, des livres, des vêtements chauds... Et surtout : Une bonne propagande proto-communiste. Ils recrutent des ''bénévoles''. Ils renforcent leur minuscule milice...
Bien sûr, il leur faut des financements. Un autre bâtiment se trouve à l'ouest : Un bordel. Très mauvaise hygiène, mais les filles sont plutôt bien traitées comparé aux autres bordels de Neuilly... Je sais de source sûre que Lemonier est tombé amoureux d'une des putes de là-bas, et il est ami avec la patronne. Il lui offre la protection de sa milice et lui envoie des clients, et en échange, elle lui reverse un pourcentage.
Le bâtiment que vous voyez, là, directement derrière moi, ça appartiens au Trident. Ils aiment voir les putes et ils aiment vendre leur drogue aux pauvres sans-abris qui viennent dans le centre de réfugié... Lemonier les aimes pas. Dans ce bâtiment, ils fabriquent leur psycho pas cher. Il y a aussi des clients qui viennent s'injecter de la merde dès le matin. Un endroit dégradant... Si Lemonier y est, c'est sûrement pour négocier quelque chose. Je ne sais pas trop.
Le reste du complexe est en très mauvais état. Il y a un parc, en bon état, mais les bâtiments hors les 3 que j'ai cité sont en ruine. Attendez-vous à trouver des bêtes sauvages ou des enculés qui vivent là-dedans. Faites très attention si vous devez crapahuter là-dedans...
Enfin bref. Maintenant, la question, c'est : Qu'est-ce que vous allez faire ?''


Noircet se rapprocha de la table.

''Lemonier est dans l'un de ces 3 bâtiments. Ce que je vais vous demander peut vous paraître suicidaire, mais il va bien falloir gagner vos anneaux : Je veux que vous le capturiez. Vivant. Et que vous me le rameniez. Soit ici, soit tout au nord, près de la forêt. Vous pouvez l'assommer et le porter, ou le convaincre de vous suivre, faites ce que vous voulez, c'est pas mon problème...
Faites extrêmement attention. Je ne sais pas combien de ces enculés il y a là-dedans. Essayez pas de commencer un combat.''


Le dissident se remit alors au fond de sa chaise.

''Vous deux avez carte blanche.''

******************

Carte de la zone

Spoiler:
 

Légende :

Quadrillage noir : Positions hors-limite (Infiltration exigée)
Points gris : Grillage (A contourner/traverser)
Bâtiment violet : Bordel
Bâtiment vert : Soupe populaire
Bâtiment rouge : Salle de shoot/Labo de drogue du trident
Triangle bleu : Position possible de Lemonier
Points marrons : Positions d'exfiltration de Noircet.

******************

Présence dans la zone

Note : Le perso n'est pas censé savoir ça IRP.

Jet 1 – Position de Lemonier

1) Lemonier est dans le bordel
2) Lemonier est dans la salle de shoot
3) Lemonier est dans la soupe populaire

Jet:
 

Jet 2 – Présence dans les ruines du centre hospitalier

1) Rien
2) Meute de radcaniches
3) Meute de raliénés
4) Ruines instables - Risque d'écroulements
5) Rassemblement de SDFs violents
6) Rassemblement de SDFs peureux

Jet:
 

Jet 3 – Présence de gardes dans et autour des bâtiments

1) Faible (5-10)
2) Moyen (10-15)
3) Forte (+15)

Jet:
 

Jet 4 – Description des gardes

0) Péquenots recrutés dans le Bidonville. Peu entraînés. Pas armés. Démotivés.
1) Adolescents recrutés dans le Bidonville. Peu entraînés. Pas armés. Plutôt belliqueux, sauf avec les femmes.
2) Racailles recrutées dans le Bidonville. Un peu d'expérience dans la rixe. Armés de couteaux et de poings américains. Cherchent la bagarre.
3) Criminels du Bidonville. Assez expérimentés dans la rixe. Armés de couteaux et de poings américains. Veulent casser la gueule à tout le monde.
4) Anciens criminels de Métropolitopia. Très expérimentés dans la rixe. Armés de couteaux et de poings américains. Haine viscérale envers les goules.
5) Gangsters. Vétérans du crime. Portent des armes de poings. Narquois et hautains avec les autres.
6) Miliciens. Survivants des Terres Désolées. Entraînés avec leurs armes de poings. Professionnels et paranoïaques.
7) Mercenaires. Ont tous déjà pris la vie d'un autre homme. Portent des fusils et des armes de bonne qualité. Professionnels et paranoïaques.

Jet:
 

Jet 5 – Présence civile dans les bâtiments

1) Très faible (4-5 dans chaque bâtiment)
2) Faible (7-
3) Moyenne (10-13)
4) Plutôt bonne (15-16)
5) Forte (18-20)
6) Très forte (+25)

Jet:
 


Calissi, tu es entièrement libre dans ta réponse. Tu as le droit de contrôler Zida, les gardes, et Lemonier. Néanmoins, tout grosbillisme/ultra-facilité pourra être puni IRP.

Bonne chance.
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L'Antre

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