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 Il faut sauver les soldats Ryans

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Wilkus Van de Merwe
MessageSujet: Il faut sauver les soldats Ryans   Dim 2 Nov 2014 - 16:17

''Quelle heure ?
-23 heures 34.
-Je commence à croire qu'il s'est foutu de notre gueule.
-Qui aurait pu croire qu'une goule poivrot était une bonne source de renseignement.''


Noircet était penché sur sa chaise, le coude sur le dossier, en train de scruter toute la salle. Il tapotait la table avec son autre main, ennuyé.

''Tu veux qu'on recommande un autre verre ?
-Non.''


Il portait une tenue bien de la mode des Terres Désolées. Sur la chaise qu'il tapotait, il avait replié un gros manteau en cuir de brahmine. Sur lui-même, il avait un sweat-shirt grisâtre, épais. Une chemise et un T-shirt en dessous. Entre les deux, il avait placé de légères plaques de kevlar qui étaient bien accrochées au corps, le plus discrètement possible. Peu agréable, peu pratique, et peu de protection... Mais c'était mieux que de se balader sans rien. Aux jambes, il portait un bon pantalon bien épais, et des chaussures sur-mesure solides, sans pour autant être des rangers...

''Quelle heure ?
-23 heures 35.''


Noircet changea de place dans sa chaise. Il se pencha plus vers la table. Il continuait de taper sur la table avec le même rythme, chiant. Le mec en face de lui était quasiment endormi. C'était un grand homme, noir, les cheveux courts et frisés, avec un gilet brun et un futal blanc.

''On pouvait pas recruter quelqu'un plus simplement ?
-Il me faut un porte flingue.
-Des portes flingues, on en trouve à chaque coin de rue.
-Un bon. La goule et le mutant étaient censés être avec moi, mais ils ont jamais tenu leurs accords... Il me faut quelqu'un d'assez compétent pour m'accompagner et qui soit pas trop loyal à la guilde.
-Tu la connais, au moins ?
-Je sais que son paternel était un chasseur de prime, comme elle. Déjà eu à le voir quand on cherchait des amazones. Il faisait son boulot, point, je l'ai pas connu, on s'est juste croisés. J'espère qu'elle a hérité de ses qualités de... Discrétion.''


Sur la table qui les séparait, il y avait l'Oppidium Gaulois daté d'il y a une semaine, un cendrier avec 3 cigarettes écrasées, dont une qui échappait encore un peu de fumée, et 2 verres vides avec au milieu une bouteille dont il ne restait qu'un léger fond de liqueur brunâtre.

''On aurait pu faire plus simple, quand même.''

Les deux hommes observèrent le reste du grand cabaret. À cette heure-là la plupart des gens étaient en train de faire la queue au chenil, pour se vider les bourses. Il y avait quelques gros poissons de la FNF qui se ramenaient à la Volière, et des mecs d'entreprises qui allaient dans les tréfonds du bordel. Eux deux, Noircet et son camarade, ils étaient dans un coin du bar, attablés, examinant chaque visage qui entrait. Des gens communs. Une serveuse avec des talons bas et mal maquillée, un grand videur chauve qui se tenait dans un coin, les poings liés.

''Je vais voir le casino. J'espère qu'elle est quand même pas avec les putes...
-C'est pas un truc de femme, tu vas me dire ?
-Ouais, c'est ça, fout toi de ma gueule en plus, la fiotte.''


Le grand homme noir esquissa un sourire. C'est vrai, il était homosexuel, mais là où certains étaient choqués des insultes de Noircet, lui était tellement habitué qu'il avait fini par en rire. Noircet s'éloigna de la table, toussotant un peu, tandis que son compagnon d'infortune leva sa main pour commander une autre bouteille.

Le dissident de la FNF était au milieu du casino, à marcher au milieu des bourrés et des connards. Pour autant, on était pas dans un taudis. Il y avait des videurs partout... Ce n'était pas le genre d'endroits où on pouvait commencer le bordel.

Philippe s'arrêta devant les machines à sou. Il vérifia dans sa poche, tâta un peu, pour sentir un paquet d'anneau bien enfoncés. Il scrutait le dos des gens qui mettaient leurs francs, avant de mettre en marche la machine. Personne ne sortait de l'ordinaire.

Il s'approchait des tables du 421. Les videurs commençaient à le regarder étrangement. Les abrutis qui faisaient rouler les dés étaient pas mieux que les petits vieux qui appuyaient sur leurs machines. Il s'éloigna encore, pour s'approcher des tables de roulettes.

Il aperçut une fille. En même temps, il semblait presque qu'il voulait qu'on l'aperçoive. De longs cheveux bleuâtres, une robe décolletée et élégante, une grande figure svelte. Ouais, rien à voir avec les autres cruches et les thons, ou alors les péripatéticiennes de l'établissement. Mais il était pas là pour se rincer l’œil. Il s'approcha, d'un pas décidé, jusqu'à la table de roulette.

Le croupier qui se tenait derrière sourcilla. Un videur commençait à s'approcher, un peu au loin. Noircet n'avait pas de temps pour des discussions. Il s'approcha derrière la jeune femme, avant de parler, avec un ton froid, sec et martial :

''Mademoiselle Daniela. Pardonnez-moi. Est-ce que nous pourrions discuter en privé ?''

Il resta calme, droit, les sourcils froncés, attendant la réaction de la jeune femme.
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Calissi Daniela
MessageSujet: Re: Il faut sauver les soldats Ryans   Dim 2 Nov 2014 - 16:39

- Cali'.
- Bordel, tu veux quoi, Loick ?
- J'ai besoin d'argent..
- Putain, t'es chiant. Je suis pas une banque, tu peux comprendre ça ? Et tu vois pas que je suis occupée, là ? Je joue tranquillement et toi, tu viens comme une fleure et tu me demandes du friques ! Avec tout ce que tu me dois, tu ferais mieux de te trouver un truc pour me rembourser, sinon je vais pas être gentille, mais vraiment pas. Aller, barre-toi et laisse-moi tranquille.
- Tu es soulante..
- Je m'en fou, je veux jouer en paix.
- Comme voudrez, princesse Daniela..

La jeune femme fit un mouvement brusque vers le garçon, qui était plus jeune qu'elle, qui s'enfuit alors en courant, de crainte qu'elle ne l'entraîne passer un mauvais quart d'heure. Un soupire s'échappa de ses lèvres alors qu'elle tentait de se concentrer pour essayer de battre ses adversaires qui avaient une petite longueur d'avance sur elle. Elle les regarda tour à tour d'un regard méprisant avant qu'elle ne se penche vers le croupier qui ne cessait de la fixer depuis le début de la partie. Elle mit alors son décolleté bien en évidence alors qu'elle approchait ses lèvres d'une oreille du pauvre homme. Elle se mit alors à lui chuchoter quelques paroles aux intonations sensuelles et douces que seul lui pouvait entendre. Des frissons semblaient même le parcourir quand à la soudaine proximité qu'elle lui offrait. Elle se retira alors après lui avoir expliqué ce qu'elle voulait qu'il fasse. Elle servit alors son plus beau sourire aux personnes qui la contemplaient fixement, avec une certaine méfiance dans le regard. Elle savait très bien que son plan allait marcher. Et il fonctionna à merveille. Elle avait demandée au croupier de simuler un malaise et de faire en sorte que la bille arrive au chiffre qu'elle avait choisit. Elle empocha l'argent avec un sourire victorieux tandis que les autres partaient, dégoûtés d'avoir perdu autant d'argent d'un coup. Un petit rire la secoua jusqu'à ce qu'elle à nouveau interrompu par le gosse de tout à l'heure. Elle leva les yeux au ciel en se levant. Elle le prit par le bras pour le traîner à l'écart, là où personne ne la verrait. Elle lui donna alors une gifle monumentale. Il tomba par terre en lâchant un petit cri. Puis elle lui donna quelques francs et anneaux qu'elle venait de gagner avant de se diriger vers une autre table, rejetant ses cheveux bleus en arrière. Elle s'assit et regarda ses nouveaux adversaires qui semblaient bien trop sûre d'eux. Elle se remit alors à jouer, perdant de temps en temps. Mais elle gagnait plus qu'elle ne perdait, alors ce n'était pas vraiment un problème. Au loin, elle vit le petit Loick s'amuser avec les machines à sous. "Sale mioche." pensa t-elle. Mais au fond, elle n'y pouvais rien si il avait décider de bousiller de l'argent dans le casino et dans les putes au lieu d'aider sa famille à avoir de la nourriture. Elle se mit à soupirer au bout de la 6ème partie qu'elle gagnait quand elle remarqua que l'un des joueurs la regardait un peu trop. Elle leva alors son pied droit avant de l'abattre sur son entre-jambe. Il tomba de sa chaise en poussant des petits cris, comme une bête venant de se casser une patte. Un petit rire se fit entendre venant de sa part. Mais son rire s'éteint quand elle entendit une voix froide, à l'intonation autoritaire, venant de derrière elle. Elle tourna lentement sa tête pour regarder l'homme qui venait de s'adresser à elle. Elle empocha alors l'argent qu'elle venait de gagner, la glissant dans son sac à dos qui traînait par terre.

- Bien évidemment. Où vous voudriez aller ? Je ne vous propose pas une chambre, sinon vous allez croire que je vais vous faire dévier de votre but. A moins que cela ne soit vraiment important...

Elle lui jeta un long regard, un fin sourire étant apparu sur ses lèvres. Elle se leva de sa chaise en mettant son sac sur une épaule, prête à suivre celui qui voulait lui parler. Elle espérait que ce serait du travail car elle en avait un peu marre de cette routine qu'elle menait depuis quelques temps. Et puis, c'est pas comme si elle s'ennuyait, dans ce casino, au contraire. Elle adorait embobiner les gens qui croyaient avoir le pouvoir alors qu'en réalité.. Ils étaient faibles face à elle. Tout ceci était vraiment amusant, quand cela ne partait pas en bagarre général.

- Je vous suis.
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Wilkus Van de Merwe
MessageSujet: Re: Il faut sauver les soldats Ryans   Dim 2 Nov 2014 - 17:00

Quelle salope. Noircet roula ses yeux après l'avoir entendue jacqueter. Elle se comportait comme une chienne avec le reste de la clientèle, et d'ailleurs, ce serait pas étonnant qu'elle se fasse jarreter par les videurs dans pas longtemps.

''Suivez-moi''

Son ton était presque ennuyé. Il commençait à quitter les tables de roulette, quand un gros mec baraqué s'était approché d'eux. Il sortit discrètement un beau bifton avant de lui placer dans la main. Il fallait au moins ça pour le calmer. Il payait pour lui et pour elle. Ils retraversèrent les tables, pour retourner vers la table où une autre bouteille avait remplacé celle vide.

''Mademoiselle Daniela, je vous présente Jean-Jacques Zida. Asseyez-vous, je vous prie.''

Il tira sa propre chaise, et s'assit dessus, avant de pousser une autre en face avec son pied, pour qu'elle puisse s'asseoir. Il garda un bras sur la table, et observa la jeune femme. Sa taille, son visage, ses courbes. Il leva les sourcils un moment, replia sa langue au fond de sa mâchoire pour dégager un truc dans ses molaires. Mais bon, il n'aimait pas se laisser distraire.

''Vous voulez un verre ?''

Noircet tapota la table, avant d'engager un peu la discussion.

''Vous recherchez du travail ? J'ai besoin de quelqu'un pour faire quelque chose. Pas de contact avec la guilde. Je ne peux pas vous donner de détails comme ça. Tout ce que je peux vous dire, c'est que ça paye bien. Si vous voulez des précisions, je vous demande qu'une seule chose : Est-ce que vous êtes disponible ?''

Une serveuse passa, et posa un autre verre sur la table.

''Si vous voulez quelque chose, on paye.''
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Calissi Daniela
MessageSujet: Re: Il faut sauver les soldats Ryans   Dim 2 Nov 2014 - 17:17

Un petit rire l'avait secouée quand elle l'avait vue rouler des yeux. Elle adorait voir les personnes réagir comme ça à chaque fois qu'elle disait des choses un peu trop.. crue. Cela rendait toujours les choses plus intéressantes qu'elle ne l'était et cet homme commençait vraiment à l'intrigué. Surtout qu'il lui rappelait quelque chose. Soudainement, elle se rappela que son père lui avait parler de lui tandis qu'elle le suivait sans même remarquer ce qu'il était en train de faire pour elle. Il n'était pas vraiment à prendre avec des pincettes. Mais s'amuser n'était pas interdit, alors tant pis pour lui si cela ne lui plaisait pas vraiment. Elle n'allait pas changer ces manières juste parce qu'il était autoritaire. Un soupire franchit ses lèvres alors qu'elle s'asseyant, remarquant à quel point il manquait de courtoisie. Elle se pencha alors légèrement sur la table pour pouvoir le regarder, la dentelle noire de son soutient-gorge se faisant apercevoir dans ce simple mouvement. Elle savait très bien ce qu'il voulait et il n'était pas question qu'elle refuse. Elle l'écouta alors pendant plusieurs secondes avant de prendre la parole à son tour, heureuse de savoir que du boulot l'attendait.

- Un verre ? Oui, merci. Ce serait avec plaisir que je prendrai quelque chose avec vous.. A moins que ce ne soit moi.. Je plaisante ! Bon, oui je recherche du travail. Rester ici, ce n'est pas le top du top, vous savez.. Tout ces gens qui perdent leur argents.. C'est vraiment triste à voir quand ils repartent les mains vides. Donc je suis plutôt satisfaite de vous entendre parler de boulot. Et je suis disponible depuis un certain temps mais j'en était sûre que les affaires ne tarderaient par à reprendre..

Elle glissa sa jambe droite sur celle de gauche tout en se tenant maintenant dans une position élégante et distinguée, un peu comme si elle était une princesse et qu'elle accédait à la requête d'un paysan. Elle prit alors le verre donnée par la serveuse afin de le remplir. Elle en but une gorgée tout en laissant son regard sur l'homme qui se tenait en face d'elle. Il est vrai qu'elle se comportait comme une sale garce mais elle était ainsi.

- Où est-ce que vous voulez que l'on ce retrouve, pour que je puisse avoir accès aux différents détails qui composeront mon boulot ?
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Wilkus Van de Merwe
MessageSujet: Re: Il faut sauver les soldats Ryans   Dim 2 Nov 2014 - 18:15

Noircet et Zida l'écoutèrent répondre. C'est bien. Elle acceptait. C'était cool. Là où Zida était plutôt pressé de partir, le dissident était légèrement enragé.

''Faire la gagne-petit, c'est bien. Mais c'est du travail d'amateur. Vous avez attiré l'attention de tous les foutus videurs du Moulin. C'est bien quelque chose qui me révulse, l'attention. C'est pourquoi je compte sur votre discrétion pour la suite...''

Il se leva brusquement, avant de reprendre le manteau posé sur la chaise, et de l'enfiler.

''Ne restons pas là. On s'arrache.''

Il jeta un autre billet sur la table, alors que son camarade faisait de même, en attrapant un gros sac par-dessus le dos. Il y avait plus discret comme endroit qu'un bout de table au milieu d'un endroit bondé. Le Moulin Rouge était un de ces endroits peu agréables pour des gens qui n'étaient pas en bons termes avec la FNF. Et entre la FNF et Noircet, c'était amour/haine. Philippe était un criminel recherché, ancien militaire, qui avait gardé de très bons contacts avec certains officiers, même dans les hautes sphères. Tout dans le monde marchait par retours d'ascenseurs.

Le Moulin Rouge, ce n'était pas un hôtel, mais il y avait des chambres. Alors que le trio était en train de marcher, Zida se sépara lentement des 2 autres. Il partait pour attendre dehors. Cela laissait Noircet et Daniela monter les marches élégantes du cabaret, jusqu'à la Volière. La fille qui était derrière le comptoir leva les yeux et reconnu le dissident. Elle replongea immédiatement son regard vers sa paperasse.

En même temps qu'une porte s'ouvrait au bout du couloir, Noircet poussait la sienne, et pénétrait dedans. Il laissa la jeune garce entrer, avant de fermer derrière lui. La pièce dans laquelle il était entrés était relativement grande. Il y avait de beaux murs avec du papier peint frais, une légère fenêtre élégamment décorée, des rideaux, et un mobilier rare et ancien, bien dépoussiéré.

''Bon. Que ce soit bien clair. Rien de ce que je dirai dans cette chambre n'en sortira, d'accord ?''

Il s'approcha d'une table, où on disposait, comme d'habitude pour les clients, de quoi boire et bouffer. Il ouvrit une belle bouteille de vin, et rempli deux verres. Avec sa main droite, il en attrapa un, tandis qu'il prit dans ses mains un Oppidium Gaulois. Il s'approcha d'un canapé, et jeta le journal sur le grand lit juste en face.

''Vous vous intéressez à ce qui se passe dans les Terres Désolées ? Il y a 2 semaines, la FNF a décidé de faire une rafle dans le Bidonville. Ça s'est fini dans le sang. Beaucoup de morts dans les deux camps. Des personnalités du Trident et de la Résistance anti-FNF capturés. Et surtout : 3 soldats de la République, capturés. Disparus, quelque part, on ne sait où.''

Il but un peu de son verre, le regard plongé dans les yeux de la jeune fille.

''3 soldats de la FNF. Au moment où nous parlons, il y a des gens à Lutèce, des nationalistes, qui militent pour qu'on purge le Bidonville. Et après la rafle, beaucoup de gens en veulent à la République. Plus qu'avant, je veux dire...
Mon nom est Philippe Noircet. Vous avez peut-être entendu parler de moi. Ces derniers temps, la République m'aime pas trop... Mais je ne leur en veux pas. Je lutte pour leur bien. Contre l'influence néfaste du Conseil.
Malheureusement, tous mes... Collègues ne sont pas de mon avis. Pour eux, la FNF est secondaire. Il faudrait reconstruire une autre République, de notre côté, se concentrer sur la lutte contre l'esclavage et les psychotiques. Qu'importe. Dans la rafle, il y avait un de mes alliés. Un homme qui sait beaucoup de choses. Qui est capable d'organiser beaucoup de choses.
J'ai un projet. Je veux récupérer les 3 soldats de la FNF capturés avant que quoi que ce soit leur arrive. Pas par charité... Je veux les rançonner. Tenter un échange ou extraire du pognon que la FNF nous a volé.''


Il termina son verre, avant de continuer, son regard toujours aussi froid et dirigé vers elle.

''Je vous paye pour m'obéir. J'ai besoin d'un agent subversif qui puisse m'accompagner et m'aider. Nous allons dans le Bidonville. Je n'ai aucune idée d'où ces soldats peuvent être, et au moment où on parle, les Vautours, la milice du Bidonville, est sûrement à leur recherche.
Je connais un homme, néanmoins. Amaury Baskerville. Son père s'appelait ''Stanislas le Révolté'', un bolchevik anti-esclavage. Il a été arrêté par la FNF. Ironiquement, par le même homme qui a organisé et exécuté la rafle... Je doute qu'il dispose les soldats en sa possession. Mais il a des relations dans ce trou à rat qu'est Neuilly. Il va nous être utile.
Je suis prêt à vous payer jusqu'à 550 anneaux si les 3 soldats de la FNF me reviennent en parfaite santé. Pas un pourcentage à reverser à la Guilde. Tout bénéf. Bien sûr, je vous conseille de ne pas faire l'idiote et surtout de comprendre l'importance de ces 3 militaires. Au-dessus de tout.
Nous allons les récupérer, et les ramener jusqu'à Montparnasse. Après quoi, je vous verse votre salaire. De plus, ce genre d'actions pourrais vous faire bien voir des hommes de Montparnasse. Des entreprises, des gens riches... Tout un tas de travail potentiel.
Qu'est-ce que vous en dites ?''


Il arrêta de parler. La balle était dans le camp de Daniela. Il gardait son expression ferme et droite, feignant bien d'être intéressé par un quelconque trait de la fille.
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Calissi Daniela
MessageSujet: Re: Il faut sauver les soldats Ryans   Dim 2 Nov 2014 - 18:51

La jeune femme rejeta ses cheveux bleu en arrière alors qu'elle se levait, après avoir écouté les quelques paroles prononcées par l'homme. Si elle avait été dans une autre situation, elle lui aurait rit au nez avant de s'en aller. Mais comme il était question de taffe, elle s'interdisait à faire le moindre mouvement déplacé, sinon elle pouvait dire adieu à cette occasion qui se présentait à elle. Elle serra son sac fermement contre elle tout en le suivant vers une sorte d'hôtel qui se situait dans le Moulin rouge. Les chambres étaient sympa mais autant ne pas abuser. Elles étaient surtout réserver aux catins qui allaient se faire payer pour la nuit. Vraiment révoltant, quand on y pense. Elle préfèrerait crever dehors au lieu de ce rabaisser ainsi mais heureusement, elle n'en était pas encore là. Là, elle devait juste se contenter d'entrer dans l'une de ses pièces avant d'écouter les différents détails qu'il avait à lui fournir. Un soupire s'échappa de ses lèvres alors qu'elle prenait place sur le lit, mettant ses jambes comme tout à l'heure, lorsqu'elle était assise sur une chaise. Elle ferma les yeux, appuyant ses coudes sur ses genoux avant de poser son menton dans ses mains tandis qu'elle écoutait toute l'histoire et ce qu'elle devrait faire. Surtout ce que cela avait l'air un peu compliqué mais néanmoins, c'était clair. Pour une fois, elle devrait privilégier la discrétion au lieu de se faire remarquer, ce qui l'embêtait un peu. Elle avait des cheveux bleus, putain ! Qui ne pouvait pas la remarquer ? Et elle n'avait pas très envie de porter une capuche pour les dissimuler. Ils ont toujours été sa fierté et elle s'était toujours refusé de porter quoi que ce soit qui gâcherait son travaille. Mais à cause des paroles de cet homme, elle devrait se remettre en question. Elle passa ses doigts sur ses yeux, comme si elle était soudainement fatiguée, ce qui n'était pas le cas. Elle finit par les ouvrir avant de se lever. Elle prit le verre de vin pour en boire deux-trois gorgées avant de planté son regard dans le sien, soudainement très sérieuse.

- J'en dit que j'accepte. Vous pourrez compter sur moi tout au long de l'entreprise. Surtout si c'est aussi bien payer.. Je serai vraiment conne de refuser. Après, ce qui me dérange, c'est que vous avez une aversion pour l'attention, ce que j'ai toujours aimé attirer. Donc, je vous pose la question, comment voulez-vous que je cache ma si belle chevelure ? Hors de question que je porte une capuche sur la tête, je déteste ça.

Elle alla s'appuyer contre le mur en face de Noircet, son regard rivée au sol. Elle se mit à mordiller sa lèvre inférieure, petit tique qu'elle faisait quand elle était frustrée ou nerveuse. Elle but une nouvelle gorgée de vin en passant sa main libre dans ses cheveux, les ébouriffants légèrement pour qu'elle puisse se donner une allure plus "sauvage" et sexy. Elle finit par s'avancer vers lui pour reposer son verre et le regarder dans les yeux. Un sourire se mit à faire son apparition sur ses fines lèvres alors qu'elle se mettait à le détaille du regard.

- Votre offre est magnifique, franchement. J'avais je n'aurai espéré trouver mieux. Le seul truc qui me gêne, c'est que vous soyez aussi froid et distant avec moi. Vous ne pourriez pas vous détendre, un peu ? J'en suis sûre que cela ne vous ferait pas de mal. On est tous les deux dans cette chambre, avec un excellent vin, pourquoi ne pas en profiter un tout petit peu, avant de se lancer, vous ne pensez pas ?

Elle finit par se taire et retourner s'asseoir sur le lit, pensant déjà à la somme que représentait les 550 anneaux. C'était vraiment énorme et plus qu'elle n'avait gagné ces dernières années. Ce travail l'excitait vraiment et même s'il ne s'agissait pas de tuer, elle était prête à parier qu'elle pourrait utiliser ses deux bijoux qui attendaient sagement d'être prit en main, dans son sac qui était au sol, près du lit. Elle avait hâte de partir pour enfin se dégourdir les jambes et s'amuser un peu, si l'occasion se présentait car rien qu'en voyant la tête de cet homme, il fallait tout de suite s'attendre à que ce ne soit pas du gâteau.
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Wilkus Van de Merwe
MessageSujet: Re: Il faut sauver les soldats Ryans   Dim 2 Nov 2014 - 19:25

Le dissident n'en croyait pas ses yeux. Et pas dans le bon sens du terme... La garce ne tenait pas en place. Elle se levait, elle bougeait, elle se donnait des airs sensuels, et la seule chose qui semblait l'inquiéter, c'était la couleur de ses cheveux. Noircet tiqua avant de nerveusement tapoter le canapé dans le quel il était enfoncé.

''Vos cheveux m'importent peu. Vous faites ce que vous voulez avec, ce n'est pas le plus important.''

Il attendit un moment, avant de continuer, pendant qu'elle continuait de bouger dans la pièce.

''En revanche, si vous avez autre chose que votre robe... Non pas que je ne l'aime pas, mais on va se retrouver à patauger dans la boue du Bidonville. Peut-être même dans des lieux plus craignos...''

Noircet souffla lentement du nez, se vidant les poumons, tandis que Daniela s'approchait du mur. Elle but lentement son vin, elle passait sa main dans ses cheveux, elle mordait sa lèvre... Noircet ne réagi pas. Et puis, lorsqu'elle termina de parler, il se contenta de se lever, et de faire quelques pas vers la jeune femme, avant de se retrouver juste en face d'elle, sa tête penchée vers le bas pour l'observer.

''Mademoiselle Daniela, j'aime rester un tant soit peu professionnel. Surtout quand nous parlons d'un travail aussi sensible que celui-ci. Je vous propose une somme d'argent gigantesque. Je vous parle d'une affaire qui concerne un bon paquet de Paris. Alors, est-ce que vous avez de vraies questions pertinentes ?''
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Calissi Daniela
MessageSujet: Re: Il faut sauver les soldats Ryans   Dim 2 Nov 2014 - 19:52

- Je.. Rah ! Je n'ai pas de questions, d'accord ? Tout ce qui m'intéresse, c'est vous et ce boulot que je viens d'accepter. Je sais que c'est important pour vous, je ne suis pas conne à ce point. C'est juste que parfois, il faut savoir ce détendre au lieu de toujours être sur les nerfs et de passer pour un gros enfoiré qui n'en à rien à foutre de ce qu'il a en face de lui !

Les joues de Calissi avaient légèrement rougit sous l'effet de la colère qu'elle ressentait. C'est vrai, elle voulait toujours autant qu'on lui porte de l'attention. Mais elle ne pouvait rien y faire, elle était comme ça depuis sa tendre enfance car la solitude l'avait toujours accompagnée et que même ses amis ni avaient rien changer. Bien évidemment, elle comprenait la gravité de la situation et l’ampleur du travail qu'elle devait faire. Le problème était qu'elle ne pouvait s'en empêcher de le faire, vu que ses parents l'avaient toujours négliger. Après, quand elle était en mission, elle se trouvait d'un seul coup hyper sérieuse et concentrée, se faisant parfois souvent discrète mais quand c'était avant de partir, il fallait qu'elle obtienne un peu de ce qu'elle désirait si ardemment. L'argent, elle n'en avait pratiquement rien à faire. Donc c'était logique qu'il ne pouvait comprendre son ressentit face à son manque de réactivité. Il ne pourrait pas se montrer un tout petit peu plus chaleureux envers elle, quand même ? Ce serait trop demander ? Ouais, sûrement. Un nouveau soupire força le barrage de ses lèvres closes. Elle finit par se détourner et aller se mettre de nouveau contre le mur, les yeux clos. Elle abandonna l'idée de recevoir quoi que ce soit en l'espace de quelques secondes. Elle se dirigea vers la porte, le corps bien droit, le visage inexpressif.

- J'essayerai de me dégoter un pantalon en cuir, de quoi m'éviter d'être salie, vu qu'on va là-bas. On partira quand vous voudrez, je m'en fiche de l'horaire. Je suis prête à partir à n'importe quelle heure, que ce soit le jour ou la nuit. A vous de décidez.
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Wilkus Van de Merwe
MessageSujet: Re: Il faut sauver les soldats Ryans   Dim 2 Nov 2014 - 20:59

Noircet sourit, presque paternellement, alors qu'il croisait les bras et observait la jeune femme partir.

''C'est bien. Je préfère ça. Gardez cet état d'esprit en tête et on ira loin tous les deux.''

Il s'approcha de la porte, là où elle se trouvait, et se pencha légèrement pour coller son épaule droite dessus. Il croisa les bras, il leva un pied pour le mettre sur la pointe.

''On se voit demain matin, 6 heures, au bout de la rue qui mène au Moulin Rouge. Prenez tout le barda que vous voulez.''


De sa poche, il sortit une petite poignée d'anneau, qu'il tandis.

''35 anneaux. Prenez-les pour vous acheter des balles et un peu d'équipement. Si c'est tout ce que vous voulez... Vous pouvez partir.''
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