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 Introspection

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Thomas Dole
MessageSujet: Introspection   Lun 1 Sep 2014 - 15:29

Dole entrait dans le Moulin Rouge, passant sans problème la sécurité, comme a son habitude. Mais pour une fois, il y allait pour une raison tout autre... Et une raison peu commune.

Le commandant étais mis a pied administrativement. Tout ce qu'on lui demandait, c'est un foutu certificat médical. Oh, il aurait pu tout simplement aller à Lutèce... Mais Dole n'avait aucunement confiance en ces médecins qui pouvaient aller tout raconter aux flics. Non... Il lui fallait un docteur qui allait signer ça sans problèmes. Et il en connaissait un : Ophélia Grive. La dernière fois qu'ils s'étaient vus, elle lui avait sauvé la vie d'une attaque, mais en échange, il lui avait collé la Sûreté aux fesses car il a vu un mutant recherché par la FNF.

Le problème, c'est que l'opération commençait a coûter légèrement trop d'argent. Dole avait quelques faveurs que la Sûreté lui devait, mais... Il fallait pas trop traîner.

Surtout que l'agent de la BRS collé aux trousses de la rob-femme commençait a devenir... Légèrement trop zélé... Il la suivait de plus en plus longtemps. Si elle se faisait attraper, ce serait un peu chiant pour Dole

L'officier regarda la salle. C'était étrange. D'habitude, a cette heure là, ce jour-ci, il y avait un paquet de soldats de la FNF, en train de faire le bordel, sûrement virés par les vigiles au bout de quelques minutes. Mais là... Les quelques militaires qu'il reconnaissait étaient postés au bar. Les autres devaient être en train de faire des heures sup', voulant a tout prix en découdre avec les miliciens du Bidonville. Le message était en train de se répandre dans les Terres Désolées. Les jours qui allaient venir seront le bordel...

Dole aperçu la table de roulette. Au point où il en était... Il n'avait même pas pris son psycho quotidien. Il était arrivé a un point où il était totalement vidé. Il s'approcha d'un pas lourd vers la réception.

''Pour 300 francs, s'il vous plaît...''

Il tandis les billets, et on lui redonna des jetons. Il marchait vers la foutue roulette, où étaient présent 3 autres humains et une sale goule.

*********

1er Jet

Pari : 100 francs.
Couleur rouge.

Jet:
 

2e Jet

Pari : 100 francs.
Couleur noire.

Jet:
 

1er Jet

Pari : 100 francs.
Nombre pair.

Jet:
 

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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Introspection   Lun 1 Sep 2014 - 15:40

200 francs de gagnés, 100 de perdus. Putain de merde, vraiment pathétique. De toute façon, il avait vraiment plus envie de jouer.

Il se cassait immédiatement, avec ses ridicules jetons qui valaient pas 10 anneaux. Qu'est-ce qu'il allait faire avec ça ?

Il continuait a s'enfoncer dans le Moulin Rouge. Il allait vers le foutu cabinet médical du docteur Grive.

Grive, Grive, Grive...

Officiellement, ce n'était pas un médecin de la FNF. Elle ne vivait pas à Lutèce. Mais 2 choses la rendait tout de même valable : Déjà, elle avait bossé avec la FNF. Ensuite, elle avait dû soigner plein d'officiers, dont certains d'entre eux devaient être mariés... Ce serait con, hein, qu'elle se mette a dire qui viens baiser ? Ou qui a gagné la goulyphilis.

Bien sûr, Dole aurait pu aller au Marché de la Gare. Mais il ne faisait pas confiance aux juifs.

Il arrivait donc devant le cabinet de Grive, puis attendu quelques minutes. Au bout d'un moment, une des putes du Moulin sortait du cabinet, en boitant. Quelqu'un y était allé un peu trop fort ?

Qu'importe. Dole se faufilait a l'intérieur du cabinet, alors que la doctoresse avait le dos tourné.

''Docteur Grive...''

Dole parlait avec une voix faiblarde. Ils ne s'étaient pas vus depuis plusieurs mois déjà... Et Dole avait bien changé. Maintenant, il paraissait sacrément faible, barbu, sale, stressé...

''Je... Je suis désolé de vous déranger...''

Et maintenant Dole s'excusait. Pathétique. En arriver a ce point... Il se dégagea la gorge, avant d'essayer de s'expliquer.

''Enfin, je voulais vous dire... Voilà, je vais faire très simple. J'ai besoin que vous me fassiez un... Certificat médical.''


Il sortait alors son dossier complet, avec son carnet de santé et diverses observations faites. Notamment qu'il n'avait plus eu de séances psychologiques depuis maintenant 1 an.

''Je sais que ça peut vous paraître bizarre... Je ne sais pas si vous êtes psy, mais... Vous êtes reconnue...''

Il avait peur d'énerver Grive, surtout vu tout le bordel qu'il avait foutu sur son dos...

''Je sais que vous avez un agent de la Sûreté aux basques. Je peux vous le faire dégager... J'ai... Juste besoin que vous signez ceci...''


Bien sûr, tout ce que Dole voulait, c'était la signature. Pas qu'elle se mette a lire le dossier et a le faire chier a poser des questions inutiles sur son passé.

Ou alors, peut-être qu'il le voulait, inconsciemment...

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Bérenger Mauban
MessageSujet: Re: Introspection   Mer 3 Sep 2014 - 15:53

''Docteur Grive...''

Cette voix, la première chose qu'Ophelia imaginait en entendant cette voix c'était un homme de la FNF sûr de lui et orgueilleux. Un type qui ne prenait en compte aucune valeurs du passé si elle se souvenait bien de ses paroles Hippocrate... Je me rappelle l'avoir lu dans un livre... Il n'a aucun cadre légal et n'existe plus., mais pour une toubib qui respectait le serment elle ne s'était pas vraiment comporté mieux.

''Je... Je suis désolé de vous déranger...''

Désolé? Il n'avait pas vraiment été désolé la dernière fois qu'il s'était ramené ici.

''Enfin, je voulais vous dire... Voilà, je vais faire très simple. J'ai besoin que vous me fassiez un... Certificat médical.''

Un certificat médical, ça faisait un bail qu'on ne lui avait pas demandé ça, encore moins de la part d'un commandant de la FNF. La médecin se retourna et fût surprise de voir l'officier dans un état si différent de la dernière fois ; ça se voyait à vue d'oeil qu'il n'allait pas bien. Où en tout cas qu'il avait méchamment dégusté au cours d'une bataille pour être aussi amoché.

''Je sais que ça peut vous paraître bizarre... Je ne sais pas si vous êtes psy, mais... Vous êtes reconnue...''

En effet, par la FNF, en tout cas en virologie. Par contre la psychologie n'était pas son fort, hormis les confessions de prostituées qui se lamentaient dans son cabinet les entrevues psychologiques n'étaient pas nombreuses.

''Je sais que vous avez un agent de la Sûreté aux basques. Je peux vous le faire dégager... J'ai... Juste besoin que vous signez ceci...''

La Sûreté hein, à vrai dire elle n'avait même pas remarqué qu'elle était suivie, soit elle devait sérieusement faire plus attention à elle soit l'agent était un pro.
Sans doutes les deux.
Ophelia s'empara du dossier médical, du carnet de santé et des observations, non pas qu'elle fantasme sur la vie du commandant mais au moins savoir de quoi il retournait. Ce n'était pas son travail de signer bêtement des documents officiels mais de sauver des vies et d'en préserver d'autres mêmes si ça passait par emmerder un commandant qui n'avait pas que ça à faire.
Poids : Soixante quinze puis une grosse descente de quinze kilos. Soit il se sous alimentait pour une raison inconnue soit c'était un junkie, la deuxième option semblait bien plus valable rien qu'à voir son tain de camé sous anti-dépresseur.

-Commandant, pourrais-je savoir quelles drogues vous consommez? Et quel intervalle entre les prises?

Simple direct, et efficace.

-Je signerais, n'ayez pas d'inquiétude. Mais je tiens a mieux vous cerner et comprendre le pourquoi du comment.
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Introspection   Sam 6 Sep 2014 - 9:38

Dole restait debout, a bêtement fixer le robot qui tournait tranquillement les pages. Le fait qu'elle n'étais pas de Lutèce le rassurait inconsciemment. Toutes ces sales raclures de médecins... Lutèce, bien que c'était extrêmement beau, avait une sensation dérangeante et glauque. La plupart des gens qui avaient toujours vécu a Lutèce ne s'en rendaient pas compte. Dole ne s'en rendait pas compte il y a quelques années. C'est ces rues bétonnées, ces maisons construites, ces panneaux intacts... Tout est bien trop propre. Tout est bien trop dégagé. Et surtout, il y a ces saloperies de caméras roulantes a chaque putain de coin de rue. Tout ces enfoirés d'hommes en noir qui attendent dans les ruelles, un carnet à la main, qui fouillent les poubelles et qui suivent les gens. Peut-être qu'il était en train de devenir paranoïaque... C'est sûr que tout le psycho qu'il s'injectait était pas fait pour le rassurer...

Le robot ouvrit la bouche. Ou quelque chose comme ça...

''Commandant, pourrais-je savoir quelles drogues vous consommez? Et quel intervalle entre les prises ?
Je signerais, n'ayez pas d'inquiétude. Mais je tiens a mieux vous cerner et comprendre le pourquoi du comment.''


Le commandant resta figé un moment, le regard fuyant. Sa main gauche attrapa fermement son poing droit alors que sa tête bougea un peu pour observer le cabinet. Qu'est-ce qu'il était censé répondre a ce genre de conneries ? Non, pire que ça : Comment est-ce qu'elle savait ? C'était si évident que ça qu'il se droguait ?

Putain de docteur de merde... Et si elle se retournait contre lui ? Ouais, elle devait être contre lui la salope... La sale putain... Dole ferma lentement sa bouche, écrasant ses dents jaunes et fragiles entre-elles. Sa paranoïa bien avancée n'étais pas couplée avec sa rage qu'il éprouvait d'habitude. Il n'avait pas pris de psycho depuis déjà 2 semaines et les symptômes de manque ne devenaient que plus violent.

Il trembla un peu plus. Des jambes surtout. Son front devenait un peu humide. Son foutu cœur de merde battait un peu plus fort. Et Dole ne se rendait même pas compte qu'il venait de rester silencieux depuis maintenant une bonne minute. Ses yeux bougèrent pour fixer le robot. Qu'est-ce qu'il avait a perdre ? Et puis... De toute façon, même Chan s'était rendu compte qu'il se droguait, alors...

Le commandant parla un peu, d'une voix légèrement tremblante.

''Je... Prends un peu de psycho... De temps a autre...''

Il lécha ses incisives puis avala sa salive, avant de continuer, sa voix un peu plus aiguë.

''C'est... Pas quelque chose... Enfin... Je suis pas un addict, putain ! Qu'est-ce que vous me faites chier avec ça de toute façon ? C'est juste que le psycho... De temps a autres, ça me fait du bien... Voilà... J'en prend... 1... 2... Par semaine... Par jour... Et puis merde ! Vous me faites chier ! Vous pouvez pas juste signer le putain de papelard ?''

Il n'était pas en rage. Il était bien trop faible pour être en rage. Mais sa face devenait un peu plus blanchâtre, alors qu'il fixait désespérément la doctoresse, gêné d'être dans une telle situation où il se sentait inférieur.

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Bérenger Mauban
MessageSujet: Re: Introspection   Mar 9 Sep 2014 - 15:56

''Je... Prends un peu de psycho... De temps a autre...''

Au moins il admettait sa dépendance, c'était déjà ça.

''C'est... Pas quelque chose... Enfin... Je suis pas un addict, putain ! Qu'est-ce que vous me faites chier avec ça de toute façon ? C'est juste que le psycho... De temps a autres, ça me fait du bien... Voilà... J'en prend... 1... 2... Par semaine... Par jour... Et puis merde ! Vous me faites chier ! Vous pouvez pas juste signer le putain de papelard ?''

Pas addict? Il était entrain de piquer une crise de nerfs sous ses yeux à cause d'une simple question, enfin, ce n'était pas la première fois que quelqu'un s'excitait sur elle à cause d'une histoire de dope. Le manque était évident ; quand on se droguait et qu'on ne suivait pas le cerveau faisait n'importe quoi pour avoir sa prochaine dose. Le corps s'habituait à de nouveaux taux de substances chimiques et quand il revenait à la normale biologique l'organisme réclamait une nouvelle injection.
Vicieux mais terriblement simple, n'importe qui pouvait comprendre ça et les dealers savaient pertinemment que la sensation de manque l'emportait souvent sur la volonté d'un sevrage à froid.
D'ailleurs même un simple sevrage pouvait être dur.
Elle repensa à la dernière phrase de Dole.

Vous pouvez pas juste signer le putain de papelard ?

Non la doctoresse ne le pouvait pas et ce n'était pas de l'argent qui allait la convaincre de signer sans un mot mais son éthique professionnelle qui prenait le dessus. Hors de question que de signer un certificat médical alors que le commandant en face d'elle avait visiblement besoin d'aide.
A défaut de redorer le blason de sa profession autant ne pas le salir davantage comme les médecins de la FNF corrompu où des faux toubibs qui donnaient des antibiotiques pour lutter contre des virus.

-Non, je ne signerais pas ce certificat tant que je ne serai pas sûre que vous soyez apte au service.

Le serment d'Hippocrate restait de mise dans son cabinet, quoi que ses patients en pensent elle restait seule maître à bord quand ils étaient ici.

-D'ailleurs, pourquoi avez-vous commencé à consommer du psycho? La dernière fois que je vous ai vu vous sembliez en parfaite santé.
Vous pouvez me dire la vérité, je ne rapporterais rien à la FNF où a qui que ce soit, j'ai juré sur le serment d'Hippocrate.


Contrairement à son interlocuteur, Grive était très calme, l'air impassible, presque compatissant envers le junkie qu'elle avait sous les yeux alors qu'il y a quelques mois à peine c'était un officier respectable et un brin soupe au lait en plus d'être orgueilleux.
Comment le rapport de forces entre les deux avait pu s'inverser si vite? L'androïde en restait sans voix quelque part de voir comment un type comme Dole avait pu en venir à se shooter avec du psycho, ce n'était pourtant pas la meilleure drogue utilisée pour ce faire plaisir. Toutefois elle restait plus courante que de l'opium ou la morphine au niveau de sa distribution, sans doutes ce qui avait fait son succès.
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Introspection   Mar 9 Sep 2014 - 18:38

''Pourquoi est-ce que vous me faites chier avec ça, bordel ?!''

Quelle sale pute. Franchement, qu'est-ce que ça pouvait lui faire ce qu'il faisait ? Tout ce qu'il voulait, c'était une foutue signature. Il était venu pour ça, et rien d'autre.

Pourquoi est-ce qu'elle lui tenait tête ? Elle avait un putain d'agent de la sûreté sur son sale cul en téflon ! Dole pourrait simplement lui demander de la suivre, de fouiller son cabinet, de trouver des putains d'information sur elle et de la foutre dans la Fosse.

Sauf que Dole devenait de plus en plus gênant... C'était peut-être le psycho qui le rendait paranoïaque (C'était sûrement ça), mais la sûreté savait tout. Son escapade à Ménilmutant ? Le dissident capturé qui a disparu ? La mort suspecte de Pestagaupe ?

Pourquoi est-ce qu'elle le faisait chier comme ça ? Il demandait pas un effort sur-humain... Juste une putain de signature et il se casserait.

Dole observa son poignet furtivement. Sa belle montre en or, un foutu cadeau de merde. Rapidement, de l'autre main, il se gratta la nuque, d'une telle violence que des griffures blanches apparurent sur sa peau livide. Il passa cette même main dans ses cheveux gras, avant de faire un pas en arrière.

''Très bien... D'accord...''

Il souffla rapidement.

''Putain...''

La putain de doctoresse cherchait a instaurer un climat de confiance. Serment d'Hippocrate... Une belle connerie de merde, ouais. Les docs de la FNF lisaient ce serment par vieille tradition, mais aucun d'entre-eux ne le respectait. Les médecins soignaient et basta. Les psychologues ? Ils se comptaient sur les doigts de la main. Et tous trempaient avec le putain de CR. Dole en était persuadé.

Il ne devait pas perdre ce docteur. Un putain de médecin qui avait le pouvoir de lui sauver le seul boulot qu'il pouvait faire... Allez, autant jouer a son jeu de connasse.

''Ok... J'ai... J'ai commencé le psycho l'année dernière... C'était, enfin...''

Akhaten, putain de merde...

Cette putain de fille qui lui réapparaissait a chaque instant. Il n'avait même pas eu le temps de se débattre qu'il se retrouvait avec ce foutu stylet de merde dans le bras... Dole se mordit violemment la lèvre inférieure, laissant apparaître du sang.

''C'est... Je l'ai reçu de force, et... Ça m'a plu... Ça m'a...''

Il prit une grande inspiration, tout en levant un peu ses mains.

''Ça m'a libéré. C'est... C'était... Bordel... Vous pouvez pas comprendre... C'était... Génial.''

Le meurtre. Dole avait goûté au meurtre.

Le commandant réfléchit un moment. Avant de rencontrer Akhaten, avait-il tué ?

Le combat, c'est une chose étrange. Des soldats s'échangent des tirs, a plusieurs centaines de mètres. Ils se déplacent, ils jettent des grenades, ils appuient sur la détente... Il n'y avait 'que' 800 soldats de la FNF qui partaient sur le terrain. Allez, disons qu'un tiers est déjà parti au combat. Combien avaient déjà tué ? Le corps à corps, aussi glorieux soit-il, n'arrivait que très rarement.

Dole avait déjà tiré vers d'autres personnes. Des personnes a couvert, généralement. Il avait déjà vu des gens s'écrouler devant lui, devant son canon... Mais sans jamais savoir si c'était lui ou un autre qui avait asséné le coup fatal.

Là, avec Akhaten... C'était un vrai meurtre... A main nues... Avec cette superbe drogue dans ses veines, qui canalisait et faisait sortir toute la hargne qu'il avait envers tout le monde... Et pourtant, il s'en foutait.

''Pendant une fraction de secondes... J'étais bien.''

Dole remis ses yeux vers le docteur, le visage totalement neutre. Il resta fixe, quelques secondes, avant de finalement bouger vivement la tête de gauche a droite.

''Pourquoi vous signez pas juste le papier ? Ça vous prend deux secondes, je me casse et vous me voyez plus jamais. Je remet même plus les pieds au Moulin Rouge. Vous êtes contente ?''

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Bérenger Mauban
MessageSujet: Re: Introspection   Mar 9 Sep 2014 - 20:49

''Pourquoi vous signez pas juste le papier ? Ça vous prend deux secondes, je me casse et vous me voyez plus jamais. Je remet même plus les pieds au Moulin Rouge. Vous êtes contente ?''

La médecin soupira, elle avait déjà dit pourquoi elle ne signait pas.

-Moi aussi j'ai été mise à pied, j'ai fini dans un hôpital psychiatrique. J'essaie de vous éviter de passer par ces étapes car je doutes que vous souhaitiez un retour à la vie civile. Commença Grive sur un ton un peu honteux. J'ai été crée pour la guerre, j'ai été promue commandante avec toute la pression que ça engendre et j'ai pété un câble après avoir détruit un village qu'on nous avait dit "rempli de rouge".
Nous sommes tous accrocs à quelque chose, seulement certaines choses finissent par tuer ; le psycho peut vite provoquer des troubles cardio-vasculaires dans le meilleur des cas. Dans le pire vous n'aurez pas la chance d'être à Lutèce où ici même quand une crise sera trop violente pour que vous puissiez prendre vos cachets.
Je ne signe pas car je suis une idéaliste et car le jour où l'on vous doutera à nouveau de vos capacités on vous demandera de voir un médecin de la FNF et pas moi. Ce jour-là vous serez coincé.
Alors autant faire en sorte que vous n'arriviez pas à ce stade.


L'androïde voulait qu'il comprenne ; le psycho lui permettait de se sentir bien mais à quel prix? Chaque dose qu'il s'injectait dans les veines compromettait un petit plus sa vie et sa carrière en général, la drogue était prohibée par la FNF. Jamais il ne serait toléré qu'un officier supérieur se came même en privé.

-Et... Je voulais vous présenter mes excuses pour mon attitude lors de notre dernière rencontre, ça peut sembler stupide mais je n'aurais pas dû agir comme ça.
Bref, asseyez-vous. Vous serez un peu plus à l'aise pour parler.


Une chaise en face de son bureau, un canapé avec une table basse qui servait de fourre tout en attente d'analyse ou de rangement. A vrai dire il avait un peu l'embarras du choix quant à où s'installer. La médecin aviserait en conséquence.
La toubib attendit que le commandant s'installe pour reprendre la parole un bref instant avant de la lui laisser :

-J'ai l'impression que votre quotidien hors travail est loin d'être radieux, je me trompe?
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Introspection   Mar 9 Sep 2014 - 21:15

Dole écouta silencieusement l'histoire de la doctoresse. Elle prenait un ton étrangement sympathique. Au moins, elle motiva le commandant en parlant de la chose qu'il souhaitait : Rester dans la putain d'armée. Franchement, c'était étrange... Elle était vraiment gentille. Elle s'excusa même. Très, très gentille. Peut-être même trop... Oh, son frère aussi était gentil avec lui, même si c'était sur un ton condescendant. Mais elle ?

Rien ne l'obligeait a faire ça. Ça dépassait Dole. Comment est-ce qu'une personne pouvait avoir des intentions aussi pure ?

Un micro. Ouais, une saloperie de robot... Ce genre de saloperie devait avoir un micro. Un putain de micro, c'était sûr.

C'était peut-être ce putain de psycho de merde qui le rendait parano, mais il ne sentait pas ce coup là. Il resta fixe alors que la médecin bougea. Qu'est-ce qu'elle gagnerait a foutre un micro ? Les confessions d'un commandant de merde sans aucun intérêt, que même François Losse avait arrêté de défendre ?

Dole était juste scotché. Incapable de réagir. C'était impossible. Personne n'étais pur dans ce monde. Rien. Elle devait vouloir quelque chose... De l'argent sûrement. Meh. Peu importe. Il aurait de quoi payer. En même temps, elle n'avait pas l'air d'avoir des problèmes financiers non plus...

Bah. C'est sûrement a cause de l'agent de la sûreté. Voilà tout. Elle essayais de flatter son ego pour être sûre de plus avoir personne aux fesses.

Il alla lentement vers le canapé, avant de s'asseoir prudemment, le dos voûté, les bras sur les cuisses, le postérieur sur le bout du canapé, tout prêt du dossier. Une position sacrément défensive et martiale, comme s'il n'était pas à l'aise... Enfin... Il n'était jamais vraiment à l'aise.

''J'ai l'impression que votre quotidien hors travail est loin d'être radieux, je me trompe?''

Dole sourit brutalement. Un sourire assez nerveux, qu'il supprima très vite. Il répondit immédiatement avec un ton assez ironique.

''Mon quotidien dans mon travail n'est pas radieux non plus.''

C'est ça que ça allait être ? Un entretien psychologique ? Et dire qu'il était venu pour éviter ça... Mais bon, allez, autant être un peu honnête que ça se finisse vite.

''Non. Non... J'ai pas... Un quotidien radieux.''

Il resta silencieux, avant de détourner ses yeux du docteur pour observer le cabinet.

''Enfin... Voilà... J'ai pas a me plaindre non plus... J'ai de quoi manger et boire tout les jours... Je vis dans une ville fortifiée et protégée... C'est plus que le commun des mortels puisse vouloir, non ? Ouais... J'ai... J'ai une belle vie...''

Il soupira un peu, après avoir sorti cette dernière phrase sur un ton peu convainquant, alors qu'il s'arrachait un ongle avec ses doigts.

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Bérenger Mauban
MessageSujet: Re: Introspection   Mer 10 Sep 2014 - 14:36

"Enfin... Voilà... J'ai pas a me plaindre non plus... J'ai de quoi manger et boire tout les jours... Je vis dans une ville fortifiée et protégée... C'est plus que le commun des mortels puisse vouloir, non ? Ouais... J'ai... J'ai une belle vie..."

Une belle vie alors qu'il se dopait au psycho pour tenir la cadence, qu'il se retrouvait mis à pied par ses supérieurs et qu'il en était réduit à voir une toubib qu'il détestait?
Elle doutait un petit peu de tous ça.
Prenant un bloc note sur son bureau et commençant à noter ce qu'il disait, la doctoresse regarda un instant Dole avant de répondre.

-On peut ne rien avoir et être heureux tout comme l'inverse.
J'ai la sensation que pas mal de choses vous pèsent sur le coeur non?


C'était relativement simple comme raisonnement, à vrai dire elle connaissait l'anatomie humaine par coeur mais quand il fallait parler de psychologie ça devenait un peu plus compliqué pour elle.
Et puis surtout contrairement à Caron l'androïde ne pouvait disséquer la mentalité de quelqu'un avec scalpel et scie à os pour comprendre comment ça marchait. Alors autant y aller avec des pincettes car entre les confessions d'une prostituée qui en avait assez de son métier et un commandant qui allait parler de ses problèmes à la FNF il y avait un monde.
Quoi que.
Dans les deux cas les gens étaient insatisfaits de leur situation actuelle.
Au final les problèmes psychologiques de l'hommes quand ils n'étaient pas dus à un déséquilibre au niveau de certaines cellules venaient souvent de l'homme en fait. L'être humain avait une soif d'ambition et de richesse souvent insatiable, il avait tout pour être heureux mais quelque chose n'allait pas.
Ce quelque chose ils allaient devoir le découvrir.
Non pas que la toubib soit ravi d'avoir un sujet d'étude psychologique sous ses yeux mais avoir l'avis, dialoguer avec quelqu'un qui n'était pas une prostituée était quelque chose de nouveau en soi ; les visites étaient rares à l'exception de quelques hurluberlus qui venaient se faire soigner après avoir joué à un jeu trop extrême avec une fille qui pensait avoir des talents de gymnaste. Le commandant devait sans doutes souffrir d'un problème qu'il refoulait depuis trop longtemps comme dans beaucoup d'autres cas, mais là il faudrait creuser en profondeur sur plusieurs séances.
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Introspection   Mer 10 Sep 2014 - 15:50

La doctoresse sortait un calepin, et le bruit de la mine qui s'écrasait sur le papier résonnait dans les tympans du commandant. C'était bien ça qu'il redoutait. La putain d'analyse. Cette sensation stressante et emmerdante, qui semblait le placer comme dans un zoo, au centre de l'attention. Il souleva un peu ses épaules, tentant de se donner une vraie posture sérieuse malgré son atroce mal de crâne, de cœur et d'oreilles.

''Je vois pas trop ce que vous voulez dire... J'ai quelques problèmes, mais tout le monde en a, non ? Après tout, même vous... Vous me dites que vous étiez dans la vieille armée française, l'ancêtre de notre FNF... Je suppose que c'est la vie, et voilà.''

Il prit une courte inspiration nasale, tout en observant la robote qui écrivait.

''Enfin... Voilà quoi...''

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Bérenger Mauban
MessageSujet: Re: Introspection   Ven 12 Sep 2014 - 17:01

-Je connais l'armée, ce n'est pas rose tous les jours et on veille plus à ce que les soldats fassent le bien de la nation mais pas que la nation fasse le bien pour ses soldats. Quelque soit l'époque il y a des soldats qui n'ont pas supporté la pression et qui se sont tirés une balle à cause de ça.
Les problèmes peuvent s'accumuler et ronger les gens.


Cessant d'écrire sur son calepin, l'androïde regarda Dole d'un air compatissant, elle savait ce que c'était les problèmes de la hiérarchie et tout le bordel que ça entraînait quand il y avait une erreur dans l'administration. La pression, la mort des soldats dont on était responsable, n'importe qui pouvait craquer sous la tension des combats et des supérieurs.

-Vous avez le droit de vous plaindre de façon ouverte vous savez. Chaque souci peut avoir une importance capitale.

Bon, la doctoresse ne s'attendait pas vraiment à ce qu'il se mette à fondre en larmes et à lui pleurer sur l'épaule mais elle préférerait toujours ça que de lire dans le journal un commandant qui avait viré barjot et abattu tout l'état-major de la FNF. Toujours avec le bloc-note en main elle se cala dans son siège et attendit patiemment que son patient parle.
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Introspection   Ven 12 Sep 2014 - 17:39

Qu'est-ce qu'elle lui commençait a lui pomper l'air, cette salope. Dole fronça les sourcils avant de tonner, comme s'il parlait a l'un de ses soldats.

''Vous voulez que je vous dise quoi, bordel ? Que je me mette a chialer, a vous dire que ''bouhouhou, ma vie est si dure''... Si l’état-major me forçait pas, jamais j'aurais foutu les pieds ici ! Je vais bien, bordel de merde ! Oui je prends du psycho, et bordel de merde, ça me fait du bien !
Cette merde me fait du bien ! J'adore sentir mon cœur de merde accélérer, mes muscles faibles se contracter, mes douleurs ignorées par cette rage que je produis instantanément. Et plus que tout : J'adore la déchaîner !''


Il leva sa main droite et la serra violemment, formant un poing, tenant cette posture pendant quelques instants, avant de finalement soupirer et de s'écraser dans le fauteuil.

''Vous pouvez pas me comprendre... Il y a qu'une personne qui peut me comprendre...''

Dole s'arrêta immédiatement. Akhaten. La salope d'Akhaten... Oh, Dole aurait adoré arrêter de parler, mais il ne pouvait pas laisser le sujet sur ça. Il ne pouvait pas laisser le médecin lui poser des questions là-dessus...

''J'en prends plein dans les dents toute la journée. Je me sens... C'est pas... Enfin... Je suis pas triste, je suis pas une fiotte... C'est... Putain c'est bizarre... D'ordinaire, je me sens vide, écrasé, inutile... Mais quand je prends du psycho... Toute la rage que j'accumule sort... Et mieux que ça : Cette rage sort utilement.
Je sais que ça peut paraître... Fou... Peut-être que c'est juste une idée que je me fais, mais....
Bordel ! Quand je prends du psycho, je suis productif ! J'écris, je complète, je hurle, je dirige... Je bouge mon cul. Je fais peur... J'ai vu déjà vu des soldats me redouter. Et ils m'obéissent de plus belle.
Vous savez, un commandant, normalement, ça pose son cul derrière un bureau. Mais moi je vais sur le terrain. Regardez moi... Je suis un nain chétif tout le temps essoufflé, avec une maladie congénitale a mon putain de cœur... Comment vous voulez que je dirige de soldats comme ça ?
Avec le psycho, c'est différent. Je dirige par l'exemple.''


Dole croisa ses bras, le regard étrangement mélancolique, alors qu'il fixait toujours la doctoresse.

''Mais comme je disais, vous pouvez pas comprendre... Je suis dans une position de merde, vous savez. Tout mes soldats me regardent en attendant un chef. Tout mes supérieurs me regardent en attendant des résultats. Tout mes collègues... Ils me regardent comme un rival...
Pire. Je suis détesté d'eux. A cause de moi, un commandant a été muté, et un autre a été tué. Je doute que la FNF voudra me garder longtemps... Je crois que la seule raison pour laquelle ils me gardent c'est parce que je suis le seul officier assez taré pour faire un tel boulot...
Je suis seul. Je peux pas me permettre de rater et de devenir un bouc émissaire pour toutes les merdes de la République.
C'est pourquoi j'ai besoin que vous signiez ce papelard. Pour que je puisse y retourner. Il faut a tout prix que j'y retourne... Qu'est-ce que je pourrais faire d'autre, hein ?''

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Bérenger Mauban
MessageSujet: Re: Introspection   Mar 16 Sep 2014 - 18:17

C'est pourquoi j'ai besoin que vous signiez ce papelard. Pour que je puisse y retourner. Il faut a tout prix que j'y retourne... Qu'est-ce que je pourrais faire d'autre, hein ?

Se reprendre en main? Ce n'était pas vraiment de la colère que la doctoresse ressentait à l'égard du commandant qui semblait perdu dans ce qu'il devait faire. Mais elle n'arrivait pas à le cerner ; d'un côté il se sentait heureux de prendre du psycho mais de l'autre il semblait souffrir de cette situation. Au final quel que soit le choix qu'il entreprendrait ça risquait d'être dans la douleur qu'il se ferait.

-Vous dirigez par l'exemple en vous injectant une saloperie dans les veines.
Votre problème c'est que j'ai l'impression que vous ne pouvez pas canaliser votre rage sans votre psycho. A vrai dire qu'est ce qui vous bloque en particulier quand vous n'êtes pas sous l'emprise du psycho qui vous empêche d'utiliser votre rage, à bon escient dirons-nous.
Quand vous êtes ivre, on a déjà raconté des comportements similaires à celui que vous avez quand vous êtes sous psycho ou alors ce n'est qu'avec cette drogue que vous ressentez cette rage.
D'ailleurs parlons-en ; vous avez un sentiment précis pour la décrire? Colère, haine, quelque chose. J'ai rarement vu des gens enragés sans bonne raison.


Elle commençait à avoir un semblant de piste concernant l'addiction au psycho de son patient ; si c'était dû à un traumatisme ou bien à un quelconque blocage émotionnel. Si seulement elle avait un bouquin de psychologie pour l'aider, l'androïde ne lisait pas vraiment en Dole comme on lisait dans un livre. D'autant plus que s'il avait la rage c'était pour une bonne raison, encore fallait-il la trouver.
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Introspection   Mar 16 Sep 2014 - 21:30

Le commandant s'enfonça dans le canapé, avant de soupirer lentement. Il ressentait quelque chose qu'il n'avait pas ressenti depuis un sacré moment : le calme. Il parlait ouvertement, dans un endroit propre, avec un docteur qui n'avait pas de raison particulière de vouloir sa perte. Et pourtant, Dole ne voulait pas baisser sa garde. Il semblait comme oppressé, a fond sur la défensive, presque apeuré par cette médecin altruiste. Que des conneries, l'altruisme...

''Je sais pas ce que j'éprouve... J'ai jamais su... J'essaye de remonter dans mes souvenirs, mais j'ai toujours eu cette foutue... ''Chose'' en moi.''

Dole passa sa main sur sa bouche, puis tira sa peau avec sa paume pour descendre le long de sa mâchoire. Il tremblait un peu, presque de froid. C'était évident qu'il voulait parler. Il voulait inconsciemment que cette salope de robot l'aide, qu'elle lui foute la vérité en face, qu'elle l'oblige a lui parler de toute sa putain d'histoire, d'Akhaten, de son père, de Morvand, de Pestagaupe...

''Enfin, je comprends pas... Je suis un humain normal... J'ai du sang, de la chair, de la peau, des cheveux... Mais pas une seule émotion claire ou distincte a part... Enfin... Je ressens que du dégoût et de la haine.''

Il respira fort, de manière saccadée, dans un mélange vaste d'émotion. Une sorte d'union entre de la peur et de la tristesse.

''J'ai aucune idée de ce que je ressens... Avant, j'étais sous alcool. Tout le temps sous alcool. Et même si j'étais violent quand je buvais, ça avait un effet différent. Ça me terrassait. Quand je bois, j'ai l'impression d'être une merde, je me sens écrasé, au minimum... J'ai envie de m'écrouler et de dormir, souvent de manière lamentable...
Le psycho, c'est autre chose. Ça me réveille, ça m'excite... Ça sort toute la rage qui est contenue en moi alors que l'alcool ne fait que la retenir.''

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Bérenger Mauban
MessageSujet: Re: Introspection   Sam 20 Sep 2014 - 13:04

Il avait toujours eu cette rage en lui.
Étrangement Ophelia se demandait comment il avait fait pour ne pas péter un plomb après tant d'années à contenir sa rage en lui, peut-être grâce à un excellent self-control ou la bibine. La médecin nota soigneusement sur son calepin alors qu'il se livrait sur l'alcool, il déprimait quand il était ivre mais avec du psycho sa rage sortait de façon utile. C'était paradoxal à ses yeux, mais la physiologie humaine réservait plus d'une surprise.
Non il lui faudrait gratter en profondeur le problème pour qu'elle puisse mieux comprendre ce qui clochait avec son addiction. L'androïde réfléchit un instant.

-Comment en êtes-vous venus à vous droguer et à atterrir dans mon cabinet? Aux dernières nouvelles la FNF n'envoie pas d'officiers en visite médicale pour le plaisir.

Il fallait lui tirer les vers du nez quitte à y aller à la pince. Ce n'était pas pour elle que la toubib posait tant de questions, mais pour lui ; s'ils voulaient en finir avec sa dépendance et des problèmes que ça engendrait il faudrait qu'il parle. Qu'elle puisse mieux le comprendre, qu'elle puisse savoir pourquoi on l'avait envoyé ici. La robot prit une nouvelle page sur son bloc note et se prépara à noter quelques éléments importants alors qu'elle se questionnait intérieurement sur le commandant.
Comment avait-il fini comme ça, quelqu'un l'avait-il initié au psycho, quels secrets se cachaient derrière cet air de dépressif parano en manque.
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Introspection   Sam 20 Sep 2014 - 14:53

Dole prit une inspiration tremblante, la gorge sèche et serrée, le regard fuyant.

Il hésitait vraiment à la manière de répondre. Heureusement, il savait être ambigu quand il le fallait.

''C'est pas important comment j'ai découvert le psycho. Franchement, ça change quoi ? En plus, je doute que ce soit pour ça que la FNF m'envoie ici.
Vous avez pas entendu parler d'une intervention dans le Bidonville ? Au moment où on parle, on a 3 soldats de la FNF qui sont recherchés par toutes les Terres Désolées, ou pour les sauver, ou pour les lyncher. Et on a des dizaines et des dizaines de civils morts... C'est a cause de ça que je suis dans votre cabinet. J'étais l'officier de terrain de l'opération. L'état-major pense que les pertes élevées sont dues a mon incapacité psychologique a diriger l'opération.''


Le commandant avait changé de ton. Il semblait plutôt monologuer que discuter avec le docteur.

''Quelle bande de gros cons. C'est bien facile de la part de Chan de se tourner les pouces dans son bureau et d'oser dire que j'ai causé autant de morts. Bordel de merde... C'est ça la réputation que je me traîne, maintenant. Tout les militaires de la FNF me détestent ou me craignent. Ouais... Je peux comprendre des militaires du rang... Mais les officiers ? Hénin, j'aurais pigé, il n'est jamais allé dans les Terres Désolées. Mais les autres ? Ils ont marché les rues, ils ont connu Madof, ils ont vu que pour gagner il faut faire les sacrifices nécessaires.
Alors oui. Oui j'ai envoyé Blanchard, Pignon, Lilles, Barras et tout les autres a la mort. Oui j'ai envoyé 12 hommes a travers la favela en sachant parfaitement qu'ils allaient se faire tirer dessus. Et c'est pas les seuls...''


Sa voix devenait plus faible, presque du chuchotement.

''Ils sont tous devenus paresseux. Et la paresse engendre la stupidité. Oui, bordel de merde... Oui j'ai regardé Blanchard dans les yeux, j'ai pris un ton rassurant et je lui ai dis qu'il devait juste marcher calmement. Et oui je savais qu'il allait s'en ramasser plein la tronche... Mais le convoi est passé sans encombres. Sans morts. Sans rien.''

Il regarda maintenant le robot, et leva sa voix, étranglée, alors qu'il tentait désespérément, et sans raison, d'obtenir l’approbation de Grive.

''I-I... Imaginez juste cette situation : Vous avez 10 hommes... Et... Et-et, ils sont postés devant une rivière. Vous savez qu'il y a des psychotiques derrière la rivière. Vous savez qu'ils sont plus nombreux, mieux armés, mieux entraînés... Vous savez que si vous traversez ensemble, vous allez crever...
Alors, vous désignez un soldat. Pas parce que vous le détestez, ou parce que c'est un poids... Mais parce qu'il le faut. Vous vous devez d'en choisir un. Vous envoyez le soldat a travers la rivière, en lui disant qu'il part en reconnaissance. Qu'il doit se replier après le premier contact. Que le reste le couvrira.
Puis, quand il a traversé la rivière, et qu'il commence a marcher, vous ordonnez au reste du groupe de déguerpir. Vous vous cassez. Vous faites le tour. Vous trouvez un pont, et vous continuez votre route pendant que le soldat tout seul vous gagne un peu de temps. Il meurt. Mais vous avez sauvé les 9 autres.
C'est bien, non ? C'est pragmatique. Il faut être pragmatique dans la vie.''


Il enfonça ses molaires entre elles et souleva son dos, quittant la position confortable dans laquelle il était.

''Docteur... Je suis pas un monstre... Il faut me croire... Je suis pas un monstre, bordel ! Je fais juste ce qui est nécessaire pour accomplir l'objectif avec le moins de pertes possibles ! Vous pensez que je connais pas les noms des gens morts sous mes ordres ? Parce que j'en ai une liste gigantesque. Je suis l'officier qui a perdu le plus de soldats depuis la fondation officielle de Lutèce. Je me rappelle de chacun d'eux... Parfois même de leurs cris avant de tomber...
Mais je regrette pas. Je refuse de regretter. Vous savez pourquoi ? Si ça avait pas été moi, ça aurait été un autre officier. Vous me croyez pas, docteur ? Si je suis viré de la FNF, il y aura toujours un autre larbin pour envoyer de la chair à canon.
Le psycho ça a rien a voir dans l'histoire... Je suis sûr que mes supérieurs en ont rien a battre de ma santé... Comme vous dites, ils envoient jamais personne en visite médicale pour le plaisir. Tout ce qu'ils veulent, c'est un moyen de m'écrouer. C'est ça la raison. Allez pas chercher plus loin.
Signez juste le papelard... Ce sera assez de travail pour eux.''

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Bérenger Mauban
MessageSujet: Re: Introspection   Jeu 25 Sep 2014 - 19:33

Signez juste le papelard... Ce sera assez de travail pour eux.

Cruel dilemme ; le commandant n'arrivait sans doutes pas à se réinsérer dans la société et s'il était aussi bon meneur qu'il le disait malgré les choix qu'il devait faire au quotidien.
Comme il l'avait dit ses supérieurs devaient chercher un moyen de le virer pour une raison où une autre et sa seule parade à cela était de venir la voir en ses lieux.
Elle signa sans aucune hésitation le papier, peut-être qu'elle venait de signer l'arrêt de mort d'une centaine de soldats, peut-être qu'elle venait de leur sauver la vie. S'il y a une chose que préférait la doctoresse c'était de ne pas avoir de remords ; elle préférait les regrets aux remords et au point où il en était, le commandant n'avait plus vraiment d’opportunité pour s'en sortir par ses propres moyens.
Grive tendit le papier à l'officier.

-Je préfère savoir que des soldats de la république ont un chef comme vous aux commandes, un type qui admet ses erreurs plutôt qu'un autre qui serait ici par arrangement politique.

Ophelia hésita un instant avant de continuer ; elle ne mentait pas, mais elle préférait que tout reste professionnel aussi donnez son avis personnel sur une situation comme celle-ci.
Était-ce éthiquement correct de prendre ouvertement parti?

-En retour, faites en sorte de rester en vie et que votre prochaine visite ici ne soit pas pour un autre certificat demandé par la FNF.
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Introspection   Jeu 25 Sep 2014 - 20:43

Dole resta quasiment la bouche ouverte, choqué de voir l'incroyable retournement du médecin. Elle posa le stylo sur la feuille, y apposa son pathétique sceau, et voilà que Dole était là, libre et puissant.

Le commandant Thomas Dole. Officier de la FNF. Plus grand boucher de la République. Nettoyeur de Nanterre. L'homme qui avait écroué Stanislas le Révolté. Le militaire qui avait porté les couleurs de la FNF au-delà de sa frontière. Le fou sans aucun état d'âme, craint et haït par tout le monde. Marque noire de la République. Horreur du monde moderne.

Pourquoi est-ce qu'elle avait cédé ? Dole devrait être heureux. Il devrait se lever, se casser, et retourner vers Lutèce où il pourra continuer son travail de purge et de protection du Sanctuaire.

Mais Dole était tout sauf heureux. Il était en rage. Une putain de rage face au docteur.

C'était quoi cette putain de comédie ? Pourquoi le faire s'asseoir ? Pourquoi le faire parler ? Pourquoi lui dire des banalités pour finalement signer le papier et lui dire qu'il était un meilleur officier que les autres ?

L'ancien Dole était remonté. Le Dole infect et inutilement violent. Le Dole qui avait tabassé sa petite amie, qui avait éventré le fils d'une membre du CR. Le Dole qui avait dirigé du tir sur des civils apeurés et innocents.

Oh, au fond de lui, le commandant aurait adoré qu'elle l'interne, qu'elle lui foute la vérité en face, qu'elle l'aide.

Mais ça, il ne l'avouera jamais. Il crèverait la bouche ouverte s'il le faut. Il arracha le papier de la table, regardant que tout était en règle, avant de lâcher sur un ton de perfidie ce qui était censé être un remerciement :

''Merci. Je vais faire en sorte que l'agent de la sûreté parte.''

Il souleva son cul de la chaise, sa face morne et martiale, avant d'ouvrir brusquement la porte, voyant un pauvre ivrogne qui se tenait, la main ensanglantée, devant le cabinet. Dole le poussa violemment.

''Dégage, fumier ! Enculé de poivrot de merde ! Crame ta paye en alcool, ta paye de nettoyeur de merde !''

Il cracha au sol, avant de se presser pour partir, de peur de se faire engueuler par la sécurité du Moulin Rouge.

Il repassa devant le casino quasi-vidé. Il observa les salopes qui étaient prêtes a sucer des bites pour quelques maigres francs. Il regardait ces hypocrites, ces lâches, cette bande d'enculés de merde.

Dole était l'un d'eux.

Il franchit la porte de l'établissement, sous le sourire mielleux du maître d'hôtel, content de voir un habitué qui de toute façon reviendrait.

Il s'enfonçait dans la nuit. Sans caravane. Sans escorte. Sans rien. Rien a part son revolver pourri, son manteau trop long pour le protéger du vent et sa vieille carcasse en manque.

Il marchait a travers cet atroce temps, froid et hostile, alors que toute la FNF était à cran à cause de 3 soldats qui pouvaient se faire égorger à n'importe quel instant. 3 hommes sacrifiés par Dole. Et le voilà libre, riche et puissant. Il n'y avait pas de justice dans ce monde.

Après 10 minutes de marche, Dole avait envie de pisser. D'habitude, quand les soldats marchent, ils ne s'arrêtent pas pour pisser. Ils attendent la pause où ils se déploieront ou bien ils se font dessus. Il vaut mieux avoir le pantalon mouillé que de crever a cause d'un radcaniche caché dans un caniveau. De toute façon, tout les soldats se faisaient dessus la première fois... Dole, lui, ça avait été les boyaux. Il s'était pas chié dessus, mais putain, ce qu'il avait vomi...

Maintenant, plus rien ne l'étonnait. Après toutes les opérations qu'il avait fait, il avait sûrement tué plus de civils que la plupart des groupes psychotiques. Il mériterait d'avoir sa tête sur le palmarès des faiseurs d'hécatombes, au-dessus des Hurleurs et en-deçà des Wendigos.

Le commandant enleva sa braguette, alors qu'il était sur un pan de mur encore intact. Il soupira. Son corps trembla, soumis à la chair de poule. Il pissait sur ce qu'il restait d'un appartement boulevard des Batignolles. Pas le temps de philosopher comme une merde sur un tel symbole. Il pissait a côté d'un vieux bureau en bois, avec une lampe pourrie a côté.

Dole entendit des bruits de pas derrière lui. Rien a foutre. Il retira sa bite de son caleçon, et tenta de se concentrer. Il avait de plus en plus de mal a pisser, et putain, ça lui faisait un mal de chien. Il grimaça alors que le fluide jaune sortait violemment de son urètre, le tordant de douleur. Au bout de quelques instants, il n'y avait plus rien. Plus aucun bruit, a l'exception de la pisse qui tombait sur le tapis, les petits gémissements de Dole, et la respiration d'un homme qui était juste derrière lui.

Le commandant resta fixe, un courant lui traversant l’échine. C'était qui, le mec derrière lui ? Qu'est-ce qu'il lui voulait ? Si c'était un criminel qui voulait son porte-feuille, il l'aurait déjà dit. Alors qui ? Un attardé ? Un mec qui lui voulait des comptes ? Un violeur ?

Putain de merde, Dole était pas censé vivre ça. Violé dans sa propre pisse, par un taré qu'il connaissait même pas. C'était sûrement le psycho qui le rendait paranoïaque, mais il s'imaginait déjà être violemment poussé, alors qu'un pénis s'enfonçait dans son anus.

''Vous voulez m'aider ? La tenir, p'têt ?''

Dole répondit avec un ton de hargne, espérant intimider le mec derrière lui.

''Elle est pas très grande, non plus... Franchement, vous devez pas avoir de problème avec ça.''

Les deux hommes s'échangèrent un rictus sardonique.

''Non, sérieux, ducon... Casse-toi.
-Mouais... J'adore quand ils se battent... ça me rend dur...
-Ok, comme tu veux le pd. Moi, j'ai pas le temps pour ça.''


Dole tira son prépuce pour retirer les dernières gouttes, avant de finalement remettre sa braguette et commencer a partir.

L'homme passa son bras devant le torse de Dole, et l'envoya valser en arrière, où le commandant s'écrasait sur le mur.

C'était parti pour danser.

Dans la nuit noire, au milieu de nulle part, dans le froid et le noir absolu, les 2 hommes allaient se battre.

Dole n'était peut-être qu'un mec chétif qui faisait pas un mètre soixante-dix, mais il avait été entraîné. Il dégaina son revolver, et visa la figure. Mais celui-ci sorti un objet métallique, qu'il déploya. Une matraque télescopique. L'homme frappa le bras de Dole, et un coup de feu parti. L'homme asséna un deuxième coup dans la mâchoire de Dole, avant d'utiliser son pied pour le faire reculer.

Dole hurla de hargne, avant de baisser la tête et de se jeter sur le ventre du mec. Il le poussa vers une fenêtre cassée, ce qui eut pour effet de faire gémir l’agresseur. Mais très vite, celui-ci leva sa matraque, et frappa le dos de Dole, qui tomba a terre.

Dole tomba, puis roula sur son dos endolori, avant de lever l'arme.

''Putain !''

Le taré donna un coup de pied dans le bras de Dole. Un autre coup parti. L'agresseur attrapa son oreille, avant de frapper la main de Dole, et de l'écraser horriblement, réduisant en charpie les doigts du commandant, qui hurla de douleur.

''Enculé de merde ! T'as tiré dans ma putain d'oreille !''

Il se baissa, et attrapa le commandant par le collet.

''Je vais te faire payer ! Pour ça et pour la torture !''

Sa voix semblait aussi enragée que celle de Dole. Mais le commandant, chien qu'il était, n'avait pas fini de frapper.

Il planta ses dents dans la main du mec, avant d'enfoncer ses doigts. Le violeur hurla lui aussi, avant d'utiliser sa deuxième main pour donner un coup de poing dans le nez de Dole.

Le commandant tomba à la renverse. L'homme au-dessus de lui se jeta, apparemment pour attraper le revolver qui était parti, disparu dans la nuit. Dole sorti quelque chose : Un poignard. Un superbe poignard de la FNF. Il foutu sa lame dans la jambe du mec, avant de se lever, de lui attraper les cheveux arrière, et de lui donner un coup dans sa tempe ensanglantée.

Dole se battait vraiment comme un chien. Il n'y avait pas d'autre mot. Aucune stratégie, aucune compétence. Juste sa hargne qu'il vidait.

Mais l'autre ? C'était un pro.

Il se retourna, et fit un beau crochet au commandant. Celui-ci tomba. Le violeur prépara son pied, et foutu son talon d'un coup vif dans l'entre-jambe de Dole.

Aïlle.

''ENCULEEEEEEEE !
-J'ai fait que commencer, ma mignonne !''


Il attrapa le revolver, et plaça le canon sous la gorge de Dole, son autre main sur le haut de la chemise de Dole.

''Tu me reconnais ! Allez, dis-le sale PUTE !''

Il sorti son briquet, et, d'un geste vif, illumina les deux hommes d'une lumière faible et mouvante.

''Hein que tu me reconnais, petit fils de puputte ! Dis-le !''

Dole avait revu ce visage.

C'était le dissident. Le dissident capturé. Lors de l'opération Tilsit. La mort de Pestagaupe...

Les soldats de l'avant-poste avaient trouvé un dissident. Dole l'avait torturé, puis l'avait laissé partir pour qu'il ne serve pas de preuve contre lui.

''Ouais ! Tu m'as reconnu ! T'as été très, trèèèèès vilain... Mais franchement, tuer le fils de la maman au CR, t'as fait fort, mon gros porc ! C'est mieux qu'aucun d'entre nous ! La dissidence te remercie !''


Il se retira, et leva son pied, avant de filer un gros coup de botte dans le visage du commandant. Dole s'écrasa sur sa droite, ses mains sur le visage. Et le dissident éclata de rire.

''Ah ah ! Tu m'as tiré dans l'oreille !''

Il posa sa main sur le poignard de Dole, qui était enfoncé dans sa cuisse, et le retira violemment, gémissant un peu.

''Ah c'est incroyable, ça ! J'aurais dû te couper les couilles quand j'en avait l'occasion !
-Qu'est-ce que tu me veux, salope ?!''


Le dissident rigola encore, avant de poser un genou devant Dole.

''T'es incroyable, toi. Putain de merde, je sais pas si tu te rend compte... Mais putain, t'es la mort incarné, enculé ! T'as pas idée de combien de gens t'as massacré, mon con ! Mais le pire c'est que t'es un sale malin !
Je sais que t'as égorgé Pestagaupe. Et t'as réussi a foutre ça sur le dos de Noircet... T'as fait fort. Franchement, je te le redis. T'es une chienne, t'entends ? Une saloperie de chienne qui aboie et mord comme une salope. Si ça tenait qu'à moi, faudrait te castrer. Mais tu sais ce que t'es ? T'es pas un héros, oh non. T'es un pantin. Un pantin de la FNF. Un pantin du Conseil Républicain... Un pantin des Malebranches...''


Dole s'arrêta de tenir son visage. Il bougea ses yeux apeurés vers ceux du dissident.

''Ouais, je sais ça aussi. Franchement, elle est bonne la salope. Akhaten ? C'est vrai qu'elle fait bander. Mais de là a aller éventrer le PUTAIN DE FILS D'UNE SALOPE DU CR ?! AH AH ! BORDEL DE MERDE !''

Un autre coup vins s'abattre contre Dole.

Il s'était fait dessus.

''Mais maintenant... T'es la pute de Noircet. Et ouais. Tu sais ce qu'on sait sur toi. Et tu sais qu'on peut te retrouver. On a plein de relations dans la FNF. Est-ce que tu sais combien de haut-gradés sont sympathisants à notre cause ?
Est-ce que tu savais que Chan était déjà venu à Montparnasse ?''


Il se leva, avant de sortir une cigarette de son blouson, et de l'allumer avec son briquet dont la flamme était fuyante. Il fuma pendant quelques secondes, laissant Dole dans sa merde, recroquevillé sur lui-même, rempli de sang.

''T'es notre pute a nous, Dole. Si tu parle, personne te croit, et on s'arrangera pour que tu sois viré. Ou alors envoyé dans un avant-poste en première ligne face aux amazones. Ou non, mieux : On t'envoie en mission hors de Paris. Parce que ça avait bien marché la dernière fois, non ? Franchement, je sais pas comment t'as retrouvé ton grade. Des rumeurs parlent du fait que Darquier t'aurait aidé, mais j'y crois pas.''

Il jeta sa cigarette sur Dole.

''Allez enculé. Maintenant qu'on s'est bien mis au clair, toi et moi, voilà ce que tu vas faire : A Lutèce, dans le quartier des affaires, a 4 rues de la mairie, il y a un petit café populaire. Dans 2 jours, a 18 heures, je veux que tu y sois.
Tu verras ce qu'on attends de toi.
Ciao, la salope. Oh, et encore une fois : On te remercie. Pour tout ce que tu as fait. La dissidence a jamais été aussi populaire depuis ton massacre en règle.''


Il quitta la maison, laissant Dole seul. Le commandant s'était enfoncé dans les pires abysses qui avaient jamais pu exister. Les enfers venaient de s'ouvrir a ses pieds.

La justice existait.

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