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 Au cœur de la ville des morts, les vivants se cachent comme les rats.

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Bérenger DeValence
MessageSujet: Au cœur de la ville des morts, les vivants se cachent comme les rats.   Dim 24 Aoû 2014 - 18:19

Le soleil, peut-être la dernière fois qu’il profiterait de ses rayons, effectuant une dernière vérification de son équipement le mutant reporta son attention sur son masque respiratoire ; relié à une bouteille d’oxygène liquide ce qui lui donnerait bien plus de temps qu’avec du gaz, mais si ça explosait il serait propulsé en orbite. Bérenger se trimbalait quatre kilos d’explosif potentiel au niveau du torse et ça ne l’inquiétait pas plus que ça, loin d’être inconscient ses adversaires seraient des goules sauvages, donc pas vraiment de risque de se faire canarder.
Du moins il espérait, les récupérateurs n’appréciaient pas trop la concurrence et être seul dans le métro relevait de la témérité. Mais contrairement aux autres il n’était pas là pour se faire de l’argent, le mutant était venu pour réapprovisionner une connaissance en argile, plâtre et plomb. Beaucoup se seraient demandés à quoi cela servirait, lui avait choisi de ne pas chercher la logique, Marie était une métallurgiste, lui un mercenaire, il y avait un monde entre eux deux.
Bérenger activa la vision infrarouge, et regarda sa main rougeoyante. La détection marchait, la diurne aussi marcherait, sinon il progresserait dans le noir le plus total. Le mercenaire arma son Flamas avant d’enfiler son masque et de descendre les escaliers du métro. Par mesure de précaution il descendait une station à côté de la ville morte pour éviter de se retrouver avec une quarantaine de goule dès son entrée en scène.
C’était le moment de savoir si ses lunettes nocturnes marchaient, le mutant activa l’instrument de vision diurne, d’une pénombre inquiétant les lieux devinrent beaucoup plus nets. Le mercenaire arma son PL-A1 et progressa dans les tunnels du métro, seul, Métropolitopia était une station plus loin.



Puis de la lumière, pas un éclairage chaleureux qui annonçait que l’on avait fini le trajet mais un petit filet de lumière chiche émanant d’un feu de camp fait avec des traverses de rails. Des récupérateurs, sans doutes qu’ils se reposaient un petit peu avant de retourner au charbon, Bérenger baissa son pistolet laser sans toutefois le ranger, son Flamas pendait dans son dos et se heurtait à sa taille au rythme de ses pas. Les quatre gaillards qui bivouaquaient sans leurs masques se levèrent en voyant le mutant approché avec sa combinaison rappelant celle d’un soldat de la FNF.

-T’es qui toi ?
-Pe... Pe... Ppppersonne. Bégaya Bérenger.
-T’es de la dissidence?

Le mercenaire secoua la tête.

-T’es un récupérateur alors c’est ça ?

Le mutant hocha la tête tout en resserrant son étreinte sur son pistolet, la concurrence pouvait être rude parfois.
Parfois il fallait prendre les devants pour éviter de mauvaises surprises.

-Eh, eh, eh putain RELAX ! Beugla l’un des récupérateurs. J’ai pas l’intention de te tirer dessus, ni les autres hein ?

Même avis pour les trois autres humains qui s’écartèrent respectueusement, jetant un coup d’oeil à leur armement ; un Garibaldi pour l’un, un Gonzalez pour l’autre, l’ancien soldat fût surpris de voir que les deux derniers n’avaient pas d’armes à feu, justes des couteaux. Avec un peu de chance ils ne tenteraient rien d’imprudent mais deux précautions valaient mieux qu’une, aussi, Bérenger garda son pistolet en main et passa son chemin en jetant des coups d’oeils derrière son épaule. Hors de question de se faire poignarder dans le dos en plein métro, se reposer sur la chance n’était pas permis. Le mutant accéléra rapidement la marche en s’assurant que les récupérateurs ne le suivaient pas, rapidement l’ambiance changea ; des tunnels vides on passait aux traverses ensanglantées et aux cadavres à moitiés dévoré. Quelques goules traînaient par-ci par là mais rien de bien grave, l’ancien soldat préférait se fondre dans les ombres et passer discrètement et de loin les quelques goules qui erraient dans les environs. Les munitions n’étaient pas illimitées et mieux valait ne pas rameuter une armée de zombies alors qu’il venait à peine de commencer l’expédition.
Pénétrant dans la ville morte, le mercenaire sortit son pied-de-biche et pénétra dans les habitations en profitant de l’absence de goules dans cette partie isolée de la ville pour casser quelques vitres. Rien, hormis des babioles sans intérêt et des livres, le mutant jeta un coup d’oeil à son chronomètre ; cinq heures et quarante cinq minutes avant épuisement de l’oxygène. Un quart d’heure était déjà passé, le récupérateur rangea son instrument de pillage et prit son Flamas avant de se diriger vers les gros quartiers de la ville et plus particulièrement le souk ; s’il voulait trouver ce qu’il cherchait c’était le meilleur endroit. En passant il pourrait même essayer d’ouvrir les armoires blindées de Ducrof si elles étaient toujours là.
Continuant son expédition, Bérenger se dirigea arme aux poings et dissimulés par les ombres en direction du souk.
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Tristan Decourtel
MessageSujet: Re: Au cœur de la ville des morts, les vivants se cachent comme les rats.   Sam 30 Aoû 2014 - 18:01

***

- Voilà c'est tout ce que vous avez à faire, une fois rentré apportez tous ça et je pense que ça ira.

- Bien reçu, on rentre au Temple dés qu'on a fini. 

- D'accord. Bonne chance Gardiens, évitez de vous faire remarquer.

- Alors ça, ça a peu de chance d'arriver, à part quelques tunneliers on ne risque pas de rencontrer grand monde.

- Restez sur vos gardes tout de même. Fin de communication.


La radio se tu. C'était l'heure de relever les manches ...


- Tu penses qu'on devrait aller où ?

- J'en sais rien, avec un peu de chance si il y en a un qui s'est séparé des autres, on se le fait et on prend ce que l'ont a à prendre. Sinon on s'avancera vers Métro.

- Ouais, pas le choix de toute manière.


Vide, oppressant et dangereux. Voilà comment on aurait pu il y a quelques mois encore qualifier les rames du métro de Paris. Aujourd'hui c'était bien différent, pire. Depuis l'attentat, c'était un des lieux les plus dangereux de Paris et il faudrait de nombreuses années avant que tous ça rentre dans l'ordre. Beaucoup de morts sous terre, mais au final en voyant les "contaminés" peut être que la mort semblait être une meilleur alternative. Par chance les Gardiens n'avait pas souffert de ça et la vie continué pour eux toujours à l'abri dans le Temple. Mais la situation restait tout de même dangereuse pour les Gardiens. Récemment, les Gardiens ont décidé d'étudier les "contaminés" pour en apprendre plus sur leur constitution et espérer pouvoir trouver quelques choses pour les éradiquer plus rapidement. Et ceci passé par le fait de récupérer quelques échantillons sur un sujet quelconque. C'est pourquoi Tristan était de sortie aujourd'hui, accompagné d'un autre Gardien Nicolas Angevet. Les deux hommes devait récupérer juste un peu de sang pour l'instant, l'Ordre ne voulant d'abord s'occuper de la constitution de ces choses. Les deux gardiens étaient partis du Temple depuis moins de vingt minutes, ils suivaient tranquillement une rail auxiliaire pour la maintenance, leur chemin éclairé seulement par leur faibles lampes torches - il faut dire qu'ils avaient choisi une route qui n'était pas éclairée - mais au moins en faisant un petit détour ça augmenté les chances de pas tomber sur un groupe de deux cents contaminés d'un seul coup, mais il fallait faire tout de même attention, en rajoutant que la situation n'était pas favorable aux deux gardiens. Après s'être déplacé durant quelques minutes sur les rails, il décidèrent de continuer cette fois du côté des locaux des techniciens. On y accède par une porte, et les choses qui rôdent dans le métro, ouvrir des portes ça, ils ne savaient pas faire. Ce que les Gardiens ne savait pas c'est qu'ici la porte était en place, mais que l'autre sortie se trouvait en plein ex-métropolitopia et que certains contaminés avaient réussi à se faufiler dedans. Au moment où les Gardiens avaient osé poser un pied dedans une symphonie de râles rauques se fît entendre et le comité d'acceuil ne tarda pas à se montrer. Les Gardiens retournèrent sur leurs pas, prenant leurs jambes à leur cou, ils étaient maintenant poursuivit sur les rails, dans le noir quasi totale. Ils s'étaient mis à courir préférant rejoindre un endroit protégé plutôt que de faire fasse à une dizaine de ces machins.

- Cours, cours ! Oh merde t'arrête pas.

- C'est ce que j'essaye de faire là. Oh merde ça commence mal.

- On fonce maintenant, on a pas le choix. Là ! Regarde. Le Gardien pointa quelque chose au mur. Un gaine de ventilation, on pouvoir passer par là. Faut que tu me fasses monter.

Tristan mit un genou à terre et hissa son partenaire pour qu'il puisse atteindre le conduit.
- Bouge, ils sont plus très loin. 

- C'est bon, j'y suis. Le gardien tendit alors son bras à Tristan.

Oh merde, ils sont là, aller bouge toi.

Tristan à la surprise de Nicolas lâcha son bras avant de dégainer son arme. Et de se mettre à courir encore.

- Retrouve moi au Souk !
***

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Bérenger DeValence
MessageSujet: Re: Au cœur de la ville des morts, les vivants se cachent comme les rats.   Mer 3 Sep 2014 - 16:04

Le souk était un endroit assez spécial avant la catastrophe : des foules de gens qui achetaient, vendaient tout ça sans aucun contrôle. On pouvait très bien mourir d’un empoisonnement alimentaire alors que la viande était certifiée saine et bien pire. Bien que le foyer de Bérenger soit à Lutèce il ressentait une certaine compassion pour les tunneliers ; perdre le métro était un coup dur pour l’économie de Paris. Le Bidonville était rempli de parasites et Montparnasse était sous le joug de la dissidence, Lutèce devait être le seul endroit où désormais goules, mutants et humains pouvaient cohabiter. Encore que, il y avait la vieille folle habitant en face de chez lui qui s’obstinait à vouloir l’envoyer en psychiatrie. Pour quelle raison d’ailleurs ? Il n’embêtait personne. Le mutant arma son Flamas : maintenant il était en territoire ennemi seul contre les légions de l’apocalypse irradié. Que ce soit les illuminés où les concurrents malhonnêtes le mercenaire ne se laisserait pas faire, surtout qu’il avait une tâche à accomplir.

Se fondant dans les ombres des tunnels, le récupérateur progressa dissimulé par l’obscurité des lieux. Les lampes faiblissaient vu à d’oeil et n’étaient plus que de vagues balises indiquant le chemin vers ce qui semblait être les reliques du marché métropolitain.
Bérenger continua sa route jusqu’à voir les premières rames en vue avec le paquet de goules qui allait avec, s’il avait eu un lance-grenade où un lance-flamme l’ancien de la FNF aurait volontiers déchaîné les enfers sur ces zombies mais en l’absence d’un matériel aussi évolué il faudrait y aller à l’ancienne. Le mutant profita des ténèbres du métro pour suriner une goule un petit peu trop proche de lui et continua sa progression dans le noir, heureusement qu’il avait l’infrarouge et le nocturne pour se repérer. Jetant un coup d’oeil au souk ce qu’il vit ne  lui plut guère ; pas mal de marcheurs gris, ce n’était pas une légion mais il ne pourrait pas tous les avoirs en silence. Le mercenaire devrait se montrer inventif pour trouver un moyen de passer, bondissant dans la première boutique en vue Bérenger fit l’inventaire ; de l’alcool, plein de babioles inutiles et le propriétaire raide mort.

Une boutique de prêt sur gage

Subtilisant tout l’alcool qu’il trouva, l’ancien soldat déshabilla aussi le cadavre en décomposition, nullement nécrophile les vêtements en lambeaux de l’ancien préteur lui permettraient d’avoir quelque chose à brûler. Assemblant quelques cocktails molotov, le mutant fut projeter à terre, qui dégaina son couteau suisse avant de bourrer de coups la goule au-dessus de lui, attaquant le cou et la tête en priorité. Le zombie s’effondra avec la tête en passoire, le récupérateur se releva et essuya la lame contre le comptoir.
Bien évidemment la goule avait hurlé à la mort et ses copines s’invitaient à la fête ; un marcheur gris à l’entrée, d’autres qui s’approchaient des fenêtres il fallait agir. Bérenger saisit le nouvel arrivant par la tête avant de briser un carreau avec puis lui brisa le crâne d’un coup de genou.
Virant les petits morceaux de verre d’un revers de manche le mercenaire se faufila par sa nouvelle sortie avant d’atterrir face contre terre. Les vitres avaient beau êtres grandes quand on mesurait deux mètres trente ça restait petit. L’ancien soldat se releva et alluma le seul cocktail molotov qu’il avait réussi à emporter et le lança de toutes ses forces sur les goules qui prirent feu.
Prenant son PL-A1 le mutant tua quelques goules bien trop près de lui avant d’entamer une fouille éclair des wagons à côtés : pas de plâtre, ni d’argile ni de plombs. Le tirailleur était le meilleur endroit pour trouver le dernier élément de la liste, le plâtre et l’argile ça devait se trouver dans n’importe quel atelier d’artiste ou chez un bricoleur. Bérenger bondit sur l’un des quais et commença à trottiner tout en cherchant une boutique ayant ce matériel. Son regard s’arrêta sur un magasin avec de la terre, ça pouvait le faire, le mutant fourra l’un des morceaux dans son sac qui fût alourdi d’au moins cinq kilos avant de continuer son chemin.

Dans quel merdier s’était-il fourré ?
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Tristan Decourtel
MessageSujet: Re: Au cœur de la ville des morts, les vivants se cachent comme les rats.   Dim 21 Sep 2014 - 11:01

***

Le gardien était en train de courir pour ça vie, empruntant une rame auxiliaire pour se rendre au Souk, il était toujours poursuivis par une bon nombre de créatures, n'ayant pu les compter ou du moins faire une estimation, il se retourné de temps à autre pour lâcher une salve d'énergie avec son HG-23. Alors qu'il commençait à  fatiguer ( par chance il n'avait pas emporter grand chose ) les créatures, elles, ne semblaient pas être incommodées par la fatigue. La rame était peu éclairée mais Tristan la connaissait bien étant déjà passait par ici, il savait surtout qu'il y avait une station plus loin, c'était une station de maintenance, là où on stockait le matériel électrique et ce genre de truc, par chance c'était fermé à clé et c'était les Gardiens qui l'avaient cette clé – il l'avait fait faire un jour pour se servir de cet endroit comme raccourcis – c'était une porte qui datait d'avant guerre et bien encore certainement des années soixante, mais des années soixante du vingtième siècle, c'était une petite porte de service en bois rien de bien exceptionnel en somme mais ça permettrait au gardien de se rendre au souk plus rapidement. 
En plus elle se trouvait en haut d'un escalier ce qui allait ralentir un peu les contaminées. et effectivement quelques cents mètres plus loin, le Gardien arriva à la petite station et escalade le petit surélèvement qui séparé la rame de la station. Le Gardien souffla un bon coup, les un mètre quatre-vingt bloquèrent complètement le passage des contaminés, Tristan n'eût qu'a les abattre un par un dans une danse de lumière bleutée – finalement ils étaient quinze - . 


***


Le Gardien était plus calme maintenant, il marchait tranquillement, il s'était '' introduit '' par la porte il y a quelques secondes et marchait le long d'un couloir encerclé par plusieurs casiers et armoires ses pas résonnait dans le lieu clos, on pouvait facilement constater qu'on stockait bon nombre matériel ici puisque c'était remplis de fils électriques, d'ampoule, de pinces coupantes, de colle, d'outils, de batteries, de chalumeau et autre matériel de réparation. Il s'arrêta devant un casier marqué d'un ''G'' , il l'ouvrit et pu constater que les cellules d'énergies placées ici n'avaient pas bougé. Il les récupéra et continua sa route en direction du Souk.
***


Cette fois, il pourrait marcher tranquillement jusqu'au Souk puisque la seule sortie qui mène au Souk permet d'y pénétrait par les airs, en effet étant une zone technique, on pouvait accéder au plafond du métro, héritage d'avant guerre, pour effectuer des réparations de type électrique. Le gardien se retrouva au  Souk, à plusieurs mètres de hauteur c'est vrai mais il était arrivé en un seul morceau au moins. Il fallait trouver son coéquipier maintenant. Mais le Gardien fût surpris quand son regard fût attiré par quelque chose, dans un coin il y avait des flammes qui crépitait, il les voyait onduler de gauche à droite dans une danse organisée ( Est-ce l'oeuvre de Nicolas ? ) Tristan devait savoir, il se rapprocha alors rampant tranquillement sur les poutres de béton qui étaient fixées au plafond. Il pu constater que c'était plusieurs corps de contaminés qui étaient en train de flamber.
Le Gardien comprit que ce n'était l'ouvre de son compagnon, même si il était équipé d'un manicle de feu, ça ne collait pas. Il y avait quelqu'un d'autre alors ? Un Tunnelier ? Un récupérateur ? Ce qui était sûr c'est que Nicolas n'était pas là. Mais peut-être que la présence d'une troisième personne ( ou plus ) en était la cause. Il pesa le pour et le contre mais finalement il préféra chercher son collègue ici. Le Gardien sauta de son perchoir de huit mètre et finit sa course sur un wagon - par chance, il ne passa pas à travers mais le bruit de la descente s'était répandu - il se colla à plat ventre quelques secondes histoires de pas se faire par quoi que se soit ( ou par qui que se soit ) 

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Bérenger DeValence
MessageSujet: Re: Au cœur de la ville des morts, les vivants se cachent comme les rats.   Lun 3 Nov 2014 - 19:19

Le mutant s’arrêta pour reprendre son souffle, courir comme un dératé pendant une dizaine de minutes fatiguait le plus ardu des sportifs d’autant plus qu’il avait une armée de goules à ses trousses. Bérenger fit sauter le cran de sécurité de son Flamas et mit en joue ses arrières ; plus personnes, sans doutes avait-il semé les goules après sa pointe de vitesse. Quoi qu’il en soit le mercenaire allait devoir redoubler d’attention, les marcheurs gris devaient s’attendre à de la compagnie où en tout cas, s’êtres aperçus de quelque chose avec le bruit qu’il avait fait. Le récupérateur poussa un soupir de soulagement avant de s’enfoncer dans les profondeurs obscures du souk, désert de toute vie. Pénétrant en douce dans un vieux wagon désert qui devait faire office avant de tripot à en juger par les dés traînant sur une table basse avec un grand nombre de coussins et de coffres de sûretés. Peut-être une petite banque privée, après tout, l’un des plus vieux métiers du monde devait encore perdurer même après l’apocalypse. En l’état il se serait volontiers servis mais il n’avait guère le temps ni les moyens ; pas de stéthoscope en vue ni de perceuse, donc pas jackpot. D’ailleurs il ne pourrait même pas tout emporté et le mutant n’était pas là pour ça, une prochaine fois peut-être. Quittant le wagon pour continuer son chemin accroupit, caché par les ombres, Bérenger se figea en entendant une goule arrivée.

Seule, tant mieux.

Fondant sur sa proie à l’instar d’un prédateur, le récupérateur enfonça sa lame profondément dans la gorge du marcheur et tourna le couteau autour de son cou pourri. Un sang infect s’écoula de la créature qui tomba à terre alors que ses derniers reste d’humanité l’abandonnait. Avaient-elles une conscience ? A vrai dire le mercenaire s’en fichait considérablement ; il lui fallait du plomb, le plâtre pouvait attendre. Au pire il déduirait ça de son salaire de récupérateur.
Par contre, ils ne pouvaient se permettre d’acheter du métal ; la grenaille coûtait une petite fortune et les cartouches de fusil à pompe aussi. Le budget du groupe n’autorisait pas vraiment ce genre d’achat, surtout avec ce qu’ils comptaient faire.
Reprenant sa progression, Bérenger se mit à ramper sous les rames du métro quand les chemins les plus discrets devenaient trop tortueux pour son corps gargantuesque. Le Tirailleur n’était plus très loin, autant ne pas faire de vagues. Apparemment les goules avaient toutes les yeux rivés en direction de l’affrontement et ne semblaient pas attirées par ce qui se passait du côté de l’armurerie.
Quelqu’un chose stoppa net le mutant qui se figea un instant avant que ses réflexes militaires ne reprennent le dessus et lui fasse dégainer son PL-A1 ; juste le Flamas en bandoulière qui bloquait. Réajustant le fusil de sorte à ne pas avoir des incidents similaires par la suite, il reprit sa progression sans que son arme ne se recale entre un wagon et le sol.
C’était peut-être un fusil laser polyvalent mais largement pas adapté aux intérieurs avec sa taille. Se décalant sur le côté pour vérifier qu’il ne s’était pas trompé dans ses calculs, Bérenger émerge de son dessous de rame en voyant qu’il était arrivé.

Inutile de se risquer à tenter la porte de devant, si elle était ouverte elle grincerait sans doute à en crever les tympans à un sourd.
Puis le mutant songea à sa sortie désastreuse par une fenêtre tout à l’heure et se décida à tout de même opter pour la porte. Entre deux solutions connes il choisissait la moins dangereuse pour lui.
Pénétrant dans la boutique avec la plus grande discrétion, le récupérateur jugea bon de refermer la porte derrière lui, même si elle ne grinçait pas une goule serait trop maladroite pour s’infiltrer dans son dos. Profitant que la porte menant à l’arrière-boutique soit ouverte, l’ancien soldat jeta un oeil au fond du wagon, histoire de ne pas se faire surprendre pendant qu’il tâcherait d’ouvrir les nombreuses armoires blindées abritant les armes.
Le triste spectacle fût sans appel ; la caisse ou ce qui y ressemblait le plus en tout cas avait été cabossée, détruite, son propriétaire réduit à l’état de passoire en tentant de défendre ses biens.
Le mercenaire fit un petit signe de croix.
Tout le monde avait le droit à un petit souhait de bonne chance dans l’au-delà. Qui sait ce qu’il y avait après la mort.

Sans plus attendre, il se mit en quête d’un pied-de-biche, de préférence robotique avec un petit réacteur nucléaire de poche et assez de puissance pour faire céder une armoire blindée. Peut-être de la thermite, Victor devait bien cacher des grenades à portée de main pour des cas comme ceux-là, mais ce qui inquiétait le mutant était le risque d’une étincelle. Avant la guerre ceux qui travaillaient des matériaux comme ça avaient des outils en bois, mais là il n’avait qu’un couteau suisse pour son bricolage.
En fait il valait mieux se rabattre sur le pied-de-biche nucléaire, moins probable mais moins dangereux.
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