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 Les cœurs et les esprits

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Thomas Dole
MessageSujet: Les cœurs et les esprits   Jeu 21 Aoû 2014 - 19:02

06h07
Île de Puteaux


Le petit bataillon de fortune était fin prêt. Il faisait encore un peu nuit, le soleil ne sera pas levé avant une bonne heure. Le moment parfait pour frapper... Les gens étaient encore endormis, les petites frappes qui avaient passé la nuit a commettre leurs actes étaient sûrement en train de croupir dans leur merde, et tout le monde passait encore de longues minutes avant de repartir dans leur ville de merde, a tenter de trouver de quoi subvenir a ses besoins pour pouvoir voir le soleil se coucher.

Les hommes de la FNF, une bonne centaine, étaient sur l'île de Puteaux, stressés, la peur au ventre pour certains, l'adrénaline pour d'autres. Ils étaient tous dans une sorte de gros garages, assis, leur paquetage et armement paré. Au milieu, le capitaine Gaillard était sur une carte, et redonnait a tout le monde le briefing très rapidement et sommairement.

''On reste toujours près du camion ! Le sanctuaire ne doit pas être a plus de 30 minutes de marches ! Soyez toujours prêts et agissez en symbiose avec votre chef d'unité ! Couvrez toujours tout les secteurs ! Chaque fenêtre est un angle de tir parfait ! Soyez calmes, soyez silencieux ! N'utilisez vos radios que pour signaler des messages concis, détaillés et utiles ! Confirmez toujours chacune de vos menaces ! Faites attention aux toits de bâtiments par lesquels ont peut lâcher de la dynamite ou vous attaquer ! Respirez un grand coup, les louloutes. On va faire ça rapidement. On doit être rentrés avant que le soleil arrive.''

Barras, lui, était toujours aussi peu réglementaire. Il gardait son pistolet sans sécurité, avec le holster défait, de telle façon que n'importe qui pourrait le prendre et tirer. Il s'approchait des divers soldats qui revoyaient leur équipement, quand il donna de la voix.

''Hey les gars ! Vous faites pas chier a porter 35 kilos de barda ! On est dans le Bidonville pour une heure grand max !''

Il donna un coup dans le dos de quelqu'un.

''N'emportez surtout pas de nourriture ou d'eau ! N'emportez pas de piles pour votre vision nocturne ou votre BEC ! Contentez de prendre l'essentiel : Balles et grenades. N'emportez pas non plus de stimpaks : Petiot et son infirmier auront au pire tout ce qu'il faut !''

Pendant qu'il demandait a ses soldats d'emporter aussi peu de paquetage que possible, les hommes du département ingénierie étaient en train de se manier. Devant le garage étaient postés trois véhicules : Un gros camion, avec une jeep devant et derrière, a peine 2 mètres les séparant. Pourtant, aucune trace du Francouville. Il n'était pas déployé sur l'Île, il était resté à Lutèce. Les ingénieurs avaient juste préparé les munitions, au cas où. Après tout, aux yeux de tout le monde, le Francouville n'aurait même pas a allumer ses moteurs, pourquoi se faire chier maintenant ?

La base militaire de Lutèce avait augmenté son niveau d'alerte. Pas parce qu'ils allaient se faire attaquer, mais parce que l'opération, très sensible, allait se dérouler juste sous les murs de la ville... Les hommes du Pont de Neuilly avaient déployé plus de soldats et avaient armés leurs fusils pour pouvoir observer la zone.

Au même moment, 6 médecins et leurs aides, dont le caporal-chef Falquin, étaient rassemblés dans un grand bâtiment sur l'île, qui état relié au hangar, avec des lits d'hôpital et des fournitures médicales déjà prêtes. Ils pouvaient facilement traiter les premiers hommes qui arriveraient. Aucune salle de trauma ou de chirurgien... Mais ce serait parfait pour le départ.

Le commandant Dole était à l'étage de ce bâtiment, devant un vieux moniteur, accompagné de quelques aides. Au même moment, à Lutèce, le Général Hénin, ses deux colonels et de nombreux soldats de l'état-majors étaient réunis dans une salle de la base, a déplacer des pions sur une carte géante de Paris. Il faut dire que la situation était déjà compliquée... Certains étaient là depuis le début de la nuit. Ils avaient 10 soldats de la FNF perdus dans le Bidonville.

******************

Neuilly-sur-Seine

''La sieste est finie, ducon.''

Le capitaine Magnart était couché sur un tas de ruine, accompagné de son observateur. Derrière lui, a l'entrée du bâtiment, son médecin et son fusilier gardaient la zone, stressés. Ils n'étaient pas en uniforme de la FNF, qui était caché sous de longs manteaux jaunâtres, et venaient juste de poser leurs vieux casques sur la tête.

''Ici Alpha-1, on est en position. Vous me recevez Alpha-2 ?
-Affirmatif.''


2 hommes étaient couchés sur la terrasse d'une piscine, leur fusilier accroupi dedans. Il faut dire que ça faisait des anneaux qu'il n'y avait plus d'eau dans ce merdier...

''Alpha-3, vous êtes là ?
-Tous présents, chef.''


Plus loin, les 3 soldats étaient dans une position similaire a leur capitaine, excepté que le toit qui était censé être présent avait complètement disparu.

''Très bien... Personne ne manque a l'appel. Nous nous préparons a l'opération.''

A Lutèce, on recevait faiblement une image depuis des caméras de très basse qualité qui étaient installées sur leurs casques, reliées à Linda. Dans les bureaux de Lutèce, le général et les deux colonels observaient silencieusement leurs écrans. Il y avait avec eux un homme en imperméable noir. L'agent de la BRS qui était déjà présent pour résumer la situation...

''Très bien, capitaine. Très bien. Est-ce que je peux parler a Slobodan ?''

Les Vautours étaient eux aussi en habits civils. Excepté que les miliciens n'avaient pas de superbes BEC-3000 a leurs bras, mais de petits écouteurs reliés a une radio pourrie. Ils se baladaient tranquillement autour du square qui était encore plongé dans le noir. Certains étaient couchés par terre, a se faire passer pour des clodos, pendant que d'autres fouillaient les poubelles. Ils se fondaient parfaitement dans le décor de cette misère où de toute façon, personne ne s'occupait d'autrui, a part pour quelques contestataires socialistes... Qu'on allait de toute façon arrêter aujourd'hui.
Il n'y avait que Slobodan qui était en contact avec Lutèce. Quand il entendit une petite vibration dans son futal, il décida de partir vers un vieux bâtiment en ruine où ne dormaient que quelques clochards près d'un feu de camp. Alors, il sorti un écouteur, avant de se le foutre dans l'oreille. Il parla avec un fort accent d'Europe de l'Est aux nantis de l'Île Présidentielle...

''Ouais ?
-Slobodan. Vous et Écho êtes en position ?
-Ouais, ouais. Faudrait p'têt que vous me disiez c'est qui votre agent, non ?
-Très bien. Capitaine Magnart, monsieur Slobodan, écoutez moi bien : Votre agent porte le nom de ''Vincent''. C'est un homme plutôt grand, la trentaine, cheveux noirs aplatis, corps fin...
-C'est cool.
-Il portera une cravate rouge alors que les autres hommes du Trident porterons des cravates noirs ou bleues.
-Ok... Cravate rouge.''


Il retira son écouteur avant de sortir dehors. Il chuchota a l'oreille d'un homme qui fouillait les poubelles.

''Agent de la BRS. Cravate rouge. Fais passer le mot.''

Il lui donna une tape dans l'épaule, avant d'aller vers des hommes couchés.

''Agent BRS. Cravate Rouge.''

Les deux hommes qui étaient couchés se levèrent et laissèrent leurs couvertures sur le sol, sortant seulement des fusils qu'ils cachèrent aussitôt sous leurs vêtements. Heureusement pour eux, la pluart des gens dormaient et il faisait encore sombre. Les seules sources de lumière n'étaient que des incendies, faits par divers sans-abris pour se réchauffer. Pendant ce temps, a Lutèce, on commençait un peu a stresser.

''A quelle heure est fixée le rendez-vous, déjà ?
-6 heures 20.
-A quelle heure le soleil se lève ?
-7 heures 8 selon Linda...
-Ça risque d'être coton...
-Nos hommes seront rentrés alors que le soleil commence a se lever. Les gens y auront vu que du feu...
-J'espère, Colonel. J'espère...''


Les minutes passèrent, lentement... Très lentement... Les Vautours marchaient autour du square, quand enfin, dans la lunette du fusil du capitaine de l'Exploration, Slobodan s'arrêta et parla dans son micro, caché sous son manteau.

''Ils sont là...''

Magnart chargea son fusil. C'était l'heure fatidique.

4 hommes en costume-cravates arrivaient du nord-est. 2 hommes et une femme en tenues plus modestes depuis une ruelle reliée à la rue Perronet. Les hommes en cravate devaient être le Trident. Les 7 personnes formèrent rapidement un cercle. C'est alors que les Vautours, les hommes de l'Explo, Dole et l'état-major entendirent des bruits stridents et crépitant, avant d'avoir des fragments de voix... C'était sûrement l'agent de la BRS qui activait son micro. Au bout de quelques instants, on arriva finalement a distinguer quelque chose.

''Franchement, c'est un super endroit ce Bidonville, tu trouves pas ?
-Oui.
-T'aimes pas trop ? Bah... Les gens aiment pas ici. Mais moi je trouve ça super sympa. Au moins la FNF nous fais pas chier. Mec, tu vas pas me dire qu'ici c'est moins bien que Montparnasse ?
-Non.
-Tu causes pas trop, toi ?
-Non.
-Tu devrais t'ouvrir aux gens, t'sais ! T'as une copine ? Une famille ?
-J'avais.
-Si tu veux des putes, nous on peut t'en trouver t'sais ! J'taccueille au Trou quand tu veux man, quand tu veux !
-Où sont les armes ?''


L'homme excité qui parlait beaucoup portait un costume bleuâtre et des lunettes de soleil. L'homme en face de lui était un chauve baraqué.

''Aaaaaaah... Les armes... Oui... T'as l'argent ?''

L'unique femme du groupe leva alors la valise, qu'elle remua frénétiquement, faisant du bruit métallique, signalant ainsi la présence d'anneaux. L'homme en cravate foutu ses lunettes sur le bout de son nez, les yeux par dessus les verres.

''Hmmmm... Si t'as besoin de te reconvertir... Je peux te faire gagner beaucoup d'argents, pupuce...
-Où sont les armes ?
-Ah oui. Les armes... Putain, t'es sérieux, mec ! C'est bien ! J'aime les gens sérieux ! J'aimerais plus de gens sérieux dans le Trident ! C'est malheureux que tout le monde ne soit pas sérieux chez nous... Tu vois, Propser, c'est le boss. Et moi j'ai toujours aimé le boss. Mais il y a des gens qu'aiment pas le boss. Des petites putes qui croient pouvoir le baiser ! Et pourtant, Prosper, c'est pas une pute ! Il se fait baiser par personne, excepté madame Prosper, ah ah !
-Où sont les armes ?
-En gros, le problème t'vois, mec, il y a pleins de connards qui ont cru pouvoir nous niquer dans la raie ! Et je vais pas passer par quatre chemins : On a un putain de traître.
-Quoi ?!
-T'inquiète t'inquiète ! Oh papy, t'énerve pas ! Fais gaffe a ton cœur !
-Espèce de...
-Chut ! Écoute ! Prosper est pas con. Il sait qu'on a une pute qui s'est vendue aux Vautours. Mais il est pas con Prosper ! Les armes sont bien cachées dans le Bidonville ! Comme t'as demandé ! 50 revolvers, 50 fusils, tout un stock de ba-balles ! Mais j'veux pas te dire où elles sont comme ça !
-Qu'est-ce qu'on fait alors ?
-On va au Trou.
-Hors de question.
-Quoi, t'as peur qu'on te bute ?
-En premier lieu.
-Je savais que t'allais dire ça, mec ! Alors Prosper a tout prévu ! Exceptionnellement, on va pas te livrer les armes. Ce serait trop risqué. On doit déjà trouver ce traître de merde...
-Je retournes pas à Montparnasse sans les armes.
-On va aller chercher les armes. Nous... Heeeu... 7. On y va tous, tu vérifie que t'as tout, tu me file les petits anneaux, et alors tu demande a tes mecs de charger les brahmines.
-Je n'ai pas d'homme.
-Toi pas, mais...''


Il pointa son doigt vers la fille, avant de lécher sa lèvre supérieure.

''Les deux cons qui sont avec toi... Ils sont avec Ganz et l'aut tanche de rouge, hein ? Ils ont des hommes et des animaux.
-C'était pas dans l'accord.
-Bon, écoute ! Là tu commence un peu a me chauffer ! Je te dis que je risquerais pas les flingues ! C'est pas dur ! Je t'amène même voir où qu'elles sont !''


L'homme avec qui il parlementais se retourna vers ses deux compagnons, la femme et un autre homme, un blondinet.

''Bon... Vous croyez que vos chefs vont pouvoir assurer le transport ?
-Myriam Ganz serait plus que ravie de participer. Elle a des brahmines parés et des escorteurs.
-Bien. N'oublie pas où on fait la livraison.
-Je sais, je sais... C'est pas la première fois.''


L'homme se remit devant son interlocuteur.

''Allons voir ses armes.''

A Lutèce, on était déjà en train de s'arracher les cheveux.

''Merde ! On doit exfiltrer nos hommes de là !
-Négatif... On peut plus les exfiltrer maintenant. Beaucoup trop reconnaissables. Il faut intervenir.
-On a pas les armes, général ! Je ramène mes soldats de l'Exploration !
-Colonel Chan, calmez vous !''


Les 7 hommes étaient en train de s'éloigner.

''Il faut intervenir !
-Nous devons les suivre dans la ville ! Slobodan ?
-Nah, mec... Je prends pas de risque. J'interviens maintenant ou je rentre a Delta.
-Colonel Chan... On pourra capturer les armes a un autre moment. Slobodan ! Intervenez !
-Vous faites une erreur, général...
-Slobodan, vous avez reçu un ordre ! Intervenez !
-Bien reçu...''


Slobodan surgit alors de son bâtiment, un revolver a la main.

''HEY ! LES SALOPES !''

Les 7 personnes se retournèrent lentement. Slobodan tira en l'air avant de viser vers eux.

''A TERRE ! A TERRE MAINTENANT !''


De tous les bâtiments, des Vautours sortirent, les armes a la main, entourant parfaitement le petit groupe. Quelques hommes du Trident mirent instinctivement leurs mains dans leurs vestes, pensant sortir de l'artillerie de leurs hoslters. Les snipers ouvrirent le feu... A leurs pieds. Le sable se leva sous leurs yeux, après un énorme bruit terrifiant. Il n'en fallu pas plus pour détruire le moral des gangsters... Ou du moins, ça les déconcentra assez de temps pour recevoir des coups de matraque dans la face.

Les 7 personnes étaient maîtrisées, frappées, violemment collées a terre, dans les hurlements et les cris de rage. Quelques personnes sortirent alors de tentes pour observer la scène. Et parmi eux, un gosse de 8 ans. Le salopard avec ses lunettes de soleil eut alors un sourire carnassier tandis qu'un Vautour lui passait les liens.

''Hey petit ! VA AU TROU ! T'AURA DES ANNEAUX !''

Le Vautour qui était sur son dos écarquilla les yeux.

''VA AU TROU ! DIS LEUR ! DIS LEUR PETIT ! PLEIN D'ANNEAU ! ALLEZ ! AAAAARH !''

Le Vautour lui écrasa le crâne. Le gamin pris les jambes a son cou et commençait a partir, avant de dégainer son pistolet. Il visa l'enfant... Juste avant de recevoir une clé de bras. Slobodan lui retira son pistolet des mains.

''Fais pas ça ducon ! Sinon, on est mort dans 2 minutes !''

Slobodan pointa alors vers un regroupement de civils. Une douzaine de pauvres s'étaient juste réveillés, et observaient la dizaine d'hommes.

''Ici écho ! On a tout le monde ! On demande exfiltration ! Je répète, envoyez nous l'exfil !
-Chef, on est bien a découvert ici !
-Je sais ! Capitaine, vous et vos boy-scouts de la FNF pourriez sécurisez l'école ?
-Ouais, ouais, j'suis en route ! Groupe alphas, on se déplace !''


Les snipers remballèrent. Ils quittèrent leurs petits nids avant de courir vers l'école. Elle était vide a cette heure-ci. Ils cassèrent les fenêtres, ouvrirent les grillages, et mirent les 7 prisonniers a terre, dans une salle de classe en plutôt bon état.

******************

île de Puteaux
6h26


''A toutes les unités : Opération déclenchée. Je répète, opération déclenchée.''

Les hauts-parleurs du hangar s'étaient violemment allumés. Le signal était simple mais il faisait son job. La cinquantaine de militaires se levèrent avec leurs paquetages pour foncer vers les véhicules. Les 3 avaient déjà 2 hommes dedans : Un servant de mitrailleuse et un conducteur. Les 50 militaires se ruèrent dans les jeeps, ou a l'arrière du camion. Les autres s'accrochèrent dessus, des poignées soudées pour se le permettre.

''Allez bande de fiiooooooooooons ! On commence la putain d'opération !''

Le conducteur du camion était sacrément stressé. Très vite, son véhicule était rempli comme une boîte de sardine (Enfin, si vous avez déjà vu une boîte de sardine dans Paris...). Dole arriva parmis les derniers soldats. Pourtant, il n'alla pas directement vers le camion. A la place, il s'approcha de la jeep de tête, où étaient présents 6 patrouilleurs de Gamma-2 et l'unité d'infanterie Bêta-3. Les patrouilleurs étaient accrochés au véhicule, tandis que les 5 soldats étaient complètement écrasés a l'arrière...
Dole portait un bel uniforme de patrouilleur, décorations et galons accrochés dessus. Il marchait lentement vers le Major Carl Lilles.

''Bonne chance petit ! Ramène tout tes soldats en vie !''

Le commandant foutu son masque balistique sur le visage avant de partir vers le camion, laissant les soldats de marbre. Un militaire, pour briser le silence gêné, s'adressa au major.

''Qu'est-ce qui se passe, monsieur ?!
-Rien... C'est juste que... C'est la première fois que je vais sur le terrain !
-Quoi ? Putain !''


Un foutu bleu... Le major devait être sorti de l'école de sous-officiers... Il était entraîné. Mais encore une bleusaille...

Tout le monde était sur un véhicule ou dedans. Il ne restait plus que l'aspirant Barras. Il était a côté de la porte passager de la jeep de tête, a observer le pont de Neuilly. Il soupira avant de se retourner vers le conducteur.

''Allons-y !''

Il monta dedans et ferma la porte.

''Sergent Dills ? En route !''

Dils foutu le pied au plancher, et la jeep démarra de plus belle, immédiatement suivie du camion et de la dernière jeep. Les soldats accrochés tirent fermement les poignées pour résister aux vibrations de la route. Leurs visions nocturnes étaient a peine allumées... Pour l'instant, la nuit était leur alliée.

Ils allèrent sur le pont de Neuilly. Devant eux, les obstacles s'ouvrirent. Une porte, une barrière, deux soldats portant des fils barbelés. Les 3 grosses caisses sur roues franchirent ce superbe pont que tant d'hommes voulaient traverser. Enfin, voilà, ils étaient hors des murs de Lutèce. En plein dans Neuilly-sur-Seine, roulant sur la N13... Dommage que les soldats n'avaient pas le droit d'utiliser leur BEC pour capter de la musique pendant une opération.

Un milicien était seul sur la route. Il fit de grands signes de mains. Dils tourna le volant. Ils étaient maintenant sur le Boulevard du Château. Tout autour, aux fenêtres des ruines et taudis, des gens se penchèrent, a observer ces superbes véhicules.

''Allez ! On se déploie ! Maintenant !''

Les véhicules s'arrêtèrent quelques instants. Les soldats débarquèrent, et les véhicules ralentirent. Deux hommes en EADS baroudaient fièrement autour du camion. La jeep de tête progressait lentement, avec Barras qui tapotait le tableau de bord. Gamma-2 était devant, Gamma-1 derrière, Gamma-3 sur les côtés. Ils marchaient calmement, comme des policiers en patrouille. Les mecs de l'infanterie, en revanche... Ils étaient en groupe de 5. Ils couraient, limite accroupis vers les trottoirs, avant de couvrir tout les toits, toutes les fenêtres qu'ils voyaient, pointant leur FLAMAS.

''Ok, c'est cool... On est dedans...''

L'ambiance était vraiment lourde. Il y avait plein de gens aux fenêtres. Ils étaient a peine réveillés. Ils ne s'attendaient sûrement pas a voir débarquer les fascistes, les bleus juste dans leurs rues boueuses. D'ailleurs, les roues des véhicules avaient du mal. Ils roulaient au pas, a la vitesse des soldats. Puis, des gens commencèrent a s'agglutiner, tout en restant éloignés des véhicules républicains. Les tireurs de mitrailleuse gardaient leurs MHC² pointés vers le ciels, mais regardaient de façon suspicieuse ces hommes. Enfin, ce fut a un carrefour que quelque chose se produisit...

Juste sur la route, devant le groupe du Major Carl Lilles, une bonne trentaine, peut-être quarantaine de civils s'agglutinèrent devant la rue en hurlant. Certains prirent des pierres et les jetèrent sur la jeep et les patrouilleurs de la FNF. Ils se mettaient a crier, scander des sortes de slogans un peu débiles... Visiblement bien emmerdés de voir les républicains devant leurs maisons. Les rues étaient sacrément étroites... Les soldats de l'infanterie braquèrent leurs FLAMAS vers le groupe de civils.

Pendant ce temps, a l'arrière du convoi, la dernière jeep commençait tout juste a s'enfoncer dans la route. Mais il y eut une sorte de son métallique. Le servant eut un courant qui lui traversa l'échine, et il s'accroupit dans sa cabine.

''TIRS REÇUS ! TIRS REÇUS !''

Il y eut un deuxième tir. Encore un autre bruit métallique strident.

''CASSEZ VOUS, BANDES DE SALOPARDS !''

Le cri venait d'un tout petit taudis accroché a deux autres. La jeep était encore a découvert. Le tir était faible et lent... Sûrement un fusil à rats ou a vermine. Un truc a air comprimé qui pouvait être assez dangereux. Dole ouvrit un peu la porte du camion, avant de communiquer avec ses hommes.

''Maverick ! Vous pouvez le dégager ?!
-J'vais essayer !''


Maverick se tenait a l'angle du carrefour, juste a côté de la jeep qui recevait des tirs. Il se retourna vers Cobs.

''Ok gamin ! Toi et ton clebs on va avoir besoin de toi ! Faut qu'on dégage ce connard sans le tuer ou se mettre a tirer !''

Ordres a Aupra:
 

Ordres a Cobs:
 

Croquis pourri et mal foutu:
 

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Marshawn
MessageSujet: Re: Les cœurs et les esprits   Ven 22 Aoû 2014 - 1:33

Maël était trop dans les vapes pour écouter les instructions du Major Barras et des autres officiers. C'était limite s'il ne s'endormait pas sur place. Tout se déroulait selon le plan. Ils étaient en route pour exfiltrer les cibles. Mais c'était calme, beaucoup trop calme. Le calme avant la tempête dirait-on. Il ne pensait à rien d'autre qu'à ce qu'il pouvait désormais arriver. Son escouade s'était retrouvée à l'Avant-Garde, et il marchait aux côtés de Neuchâtel excentré sur la gauche, progressant sur ce qu'il restait du trottoir, au pied des bâtiments en ruines. Sophie et Henri marchaient au beau milieu de la route rongée par le temps, le bitume était recouvert de sable et semblait se morceler tandis que sur la droite, se trouvaient Prost et le Major Carl Lilles.

Il y avait un tas de gens qui posaient leurs regards inquisiteurs sur eux depuis leurs fenêtres, ou sur le trottoir. Maël préférait les éviter des yeux. Il n'était pas serein à l'idée qu'il pouvait être reconnu à chaque instant, malgré le masque balistique. Bientôt, l'une des jeep, en l'occurrence, celle qui refermait le convoi, s'embourba dans le sable. Elle n'arrivait plus à progresser et ralentissait tout le monde. Tout le monde s'arrêta. Tandis qu'à l'avant, une quarantaine de personnes approchait d'eux en criant, scandant, plus enragés que jamais ! C'était terrifiant à voir, et Maël se sentait fragile malgré son armure. L'atmosphère était lourde et pesante, il transpirait sous son masque, il gouttait, et de la buée commençait à se former. En plus, la vision nocturne lui faisait mal aux yeux, il songea un instant à la désactiver, mais un coup de feu très sec retentit. Il résonna quelques secondes, avant qu'un homme n'hurle :

- '' TIRS REÇUS ! TIRS REÇUS ! ''

Une deuxième détonation retentit, un claquement dans l'air, suivie d'une percussion métallique. Les civils se rapprochaient dangereusement du convoi.

- " Gamma-2, faites les bouger. Je répète, faites les bouger. On ne peut pas rester ici, on doit avancer, employez tous les moyens nécessaires. " Ordonna le Commandant Dole, dont les ordres furent simultanément reçus par chacun des hommes de l'escouade via leurs BEC-3000.
- " On tire dans le tas ! Enfoirés de prolos ! " Hurla Henri en levant son fusil d'assaut.
- " Alors là sûrement pas Caporal ! Répliqua Sophie en lui lançant un regard noir, malheureusement caché derrière le masque balistique qu'elle portait. Major, que fait-on ? " Demanda t-elle finalement tandis que les manifestants n'était plus très loin et commençaient à ramasser des pavés et autres projectiles.
- " Je ... Je ... Je n'en sais rien. Une idée Sergent ? "Avoua le Major Lilles, désabusé, complètement perdu face à la responsabilité de sous-officier qui pesait sur ses épaules.
- " Les lacrymos ! On leur balance les lacrymos à la gueule ! " Cria Maël pour se faire entendre malgré le boucan que provoquait la foule de prolétaires.
- " Euh, oui, les lacrymogènes. J'imagine que ça les dispersera, c'est bien à ça que ça sert non ? " Demanda Carl Lilles en se retournant vers Sophie, cherchant son approbation.
- " Non ! On peut tenter de les écarter de la route. ! La lacrymogène va échauffer les esprits ! " Répondît t-elle énergiquement.
- " Bon, choisissez vite, mais choisissez bien, bordel ! " S'agaça la Montagne.
- " Un peu de tenue Caporal ! "
- " Je veux pas vous déranger, mais y'a des types en furie devant nous. " Fît remarquer Neuchâtel en tenant en joue les civils enragés qui commençaient à les bombarder.

Pendant ce temps-ci, la lavette était en position fœtale, derrière un muret. Personne ne s'y était trompé, il allait être un danger pour l'escouade.

- " Je ... Je vous couvre d'ici ! Expliqua t-il en bégayant lorsque le Major se rendît compte de ce qu'il faisait.
- " Prost ! Relevez-vous ! "

Tout se déroula très rapidement, un pavé fendit lourdement l'air, puis percuta le visage du Major qui s'écroula lentement, soulevant un voile de fumée lorsqu'il épousa le sable poussiéreux qui recouvrait le sol. Son képi roula jusqu'aux pieds de Thierry.

- " Oh mon Dieu ! " Hurla Prost en se recroquevillant sur lui même tandis que le mitrailleur de la jeep amorçait son arme. La foule hurlait de plus belle face à la réussite d'un des leurs qui avait réussi à toucher un soldat.
- " Personne ne tire ! Ne tirez pas ! Commandant, Sous-Officier à terre, je répète, Sous-Officier à terre ! " S'égosilla Sophie en portant son BEC-3000 à la bouche. " Gamma-2, on avance, en rang serré vers les manifestants. Ne répondez pas aux insultes, ni aux coups, restez disciplinés ! Ne craquez pas ! Comportez-vous en Soldats ! "

Le Major se mît difficilement à quatre pattes, sous le regard effaré de Thierry. Le masque de l'Officier avait été pulvérisé sous l'effet de l'impact, des morceaux de verre jonchaient le sol. Il le retira d'un coup sec, avant de le laisser tomber à ses genoux. Le pavé, qui reposait devant lui, était plutôt lourd, un filet de sang coulait sur son visage. Il avait l'arcade sourcilière ouverte.  Carl resserra ses poing sur le sable qu'il jeta plus loin avant de se relever, complètement sonné. Il ne manqua pas de foudroyer Thierry du regard. Son uniforme, auparavant impeccablement sombre, était maintenant tout crasseux. Carl oublia immédiatement son manque d'expérience et sembla prendre quinze ans d'assurances. Il se releva, tremblotant, se secoua, puis se dirigea d'un pas déterminé vers Prost dont il agrippa le col.

- " Rejoignez le reste de l'escouade ou je vous fais passer en cours martiale si vous revenez vivants de cette opération. "

Thierry ne pût retenir plus longtemps sa vessie. Son visage sembla se décomposer, il était absolument terrifié. Mais Lilles n'en avait que faire, il avait faillit y passer à cause de cet incapable. Il n'aurait plus une once d'empathie envers ce déchet. Les deux hommes rejoignirent ensemble le reste de Gamma-2, aux prises avec les manifestants. Ils ne les tenaient pas en joue, leurs faisaient seulement face tandis qu'ils essayaient de trouver un terrain d'entente, chacun de leurs côtés.

- " S'il vous plaît, veuillez- écartez. Citoyens, rentrez chez vous ! " Ne cessait d'ordonner Sophie avec un calme exemplaire, tentant de calmer les choses en jouant des mains.
- " On veut pas de vous ici ! Vous n'avez aucuns droits ici ! Dégagez ! " Vociféra un homme noir très agressif, paré d'un bandana et de lunettes de soleil.
- " Écoutez monsieur, nous sommes ici pour assurer votre sécurité et ... "
- " Ferme la, salope ! On veut pas de vous ici ! " Hurla t-il en la bousculant. Pignon broncha à peine, elle se mordît les lèvres pour se contenir.
- " Je vous en prie, nous ne vous voulons aucuns mal. " Répondît le Sergent avec une incroyable maîtrise de soi. Mais cette phrase eût l'effet d'une bombe, et la foule la hua encore plus fort. Ils sifflèrent, repoussèrent la jeune femme une fois, deux fois, avant de carrément lui rentrer dedans la troisième fois. Le Sergent tomba à la renverse.

Maël détourna les yeux des gens qu'il contenait pour s'assurer qu'elle n'avait rien, une seconde d'inattention qu'il n'aurait jamais dû concédé. Lorsqu'il se retourna vers la foule, il n'eût même pas le temps de réaliser d'apercevoir le cran d'arrêt qui s’abattait sur son épaule. Le peu d'armure qu'il avait encaissa le gros du choc. Il se saisit de l'arme, et la balança derrière lui avant de repousser avec force les civils.

Pendant ce temps-là, la lavette ne faisait pas le poids, et se retrouva lui aussi à terre.

Carl ordonna au mitrailleur de la jeep de tirer dans le ciel. Quelques détonations retentirent, et quelques manifestants s'en allèrent apeurés, mais certains criaient que c'était du bluff et semblait ne pas craindre la puissance de feu de la FNF.
Cela ne servait à rien de raisonner les anarchistes, ils ne désiraient que le chaos et pour le Major Lilles, la solution devint tout de suite plus claire.

- " Aupra, Henri, balancez les lacrymos ! " Ordonna froidement Lilles. " Montrez à ces animaux que nous ne sommes pas venus pour plaisanter. "

Quelque chose avait changé dans l'intonation du Major, Maël le remarqua immédiatement, mais plutôt que de s'attarder sur les détails, il porta la main à sa ceinture, et attrapa une lacrymogène. L'un des manifestants qui lui faisait face, une femme d'une vingtaine d'année, de type hispanique, compris immédiatement ce qu'il allait faire. Elle agrippa la main gantée de Maël, qui la repoussa. Il dégoupilla la grenade, mais la jeune femme se jeta sur lui. Elle lui fît étrangement penser à Maria, l'espace d'une seconde. Elle était si belle. Le gaz s'échappa aussitôt de son contenant, la jeune femme prît le composé chimique en pleine figure. Maël n'avait jamais voulu ça, c'est elle qui c'était jetée sur lui.

- " Putain de merde ! Mais dégage ! " Hurla t-il en la poussant de toute ses forces avant de lancer le projectile dans la foule.  
- " Prenez-ça les gorets ! " Ricana Henri en l'imitant. Un épais nuage de fumée irritante se répandît dans la foule qui hurlait. Les plus intelligents de ces anarchistes se dispersèrent rapidement, en se couvrant les yeux, tandis que les autres ne semblait pas savoir quoi faire, restant sur place, les yeux larmoyant et injectés de sang. Gamma-2 s'occupa de mettre les derniers manifestants sur le bas côté afin de laisser passer le convoi dès que la jeep aura terminée de se sortir de là, et que le tireur embusqué sera neutralisé.

Maël était sous le choc, il repensait sans cesse à cette fille qui avait été littéralement brûlée par le gaz. C'était idiot de s'être jeté sur lui.

- " Commandant, la route est dégagée. " Annonça le Major, qui se tenait devant les restes du gaz lacrymogène qui terminait de s'estomper.

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Hannibal Cobs
MessageSujet: Re: Les cœurs et les esprits   Ven 22 Aoû 2014 - 11:31

Sans rentrer dans les détails , Hannibal a passé une très agréable soirée en compagnie d'Elena la tireuse d’élite. Il ne cessait d'y songer en se préparant a sa mission. Il faisait sa check-list. L'Aspirant Barras avait conseiller de voyager léger. Mais malgré le respect qu'il avait pour la Goule , Cobs était bien trop inquiet qui écouter ses recommandations optimiste. Il pris pour au moins une journée de provision , des chargeurs laser de FLAMAS supplémentaire et des piles... un soldat averti en vaut deux !

Ils arrivèrent aux bidonvilles. Cobs était deja venus ici. Mais le confort de Lutèce l'avait peut être trop imprégné. Mais la situation semblaient pire qu'avant. Le bidonville semblait deux fois plus peuplé. Des mendiants sur toute les chaussés , des enfants dans une santé précaires. La colonne avançait dans ce capharnaüm. Chaque soldat était en pression. Un tir , un engin explosif improvisé pouvait tombé à l'importe quel moment , de n'importe quel civil.

Cobs entendais les Vautours sur son Bec. Les Vautours ... les soldats de la FNF étaient des foudres de guerres , des combattants de la liberté. Mais ici les Vautours n'étaient que les bandits mercenaires à la solde de la FNF. Rien que des capots qui se servent du drapeau tricolore pour pouvoir tabasser des gens gratuitement. Encore quelque chose qui pouvait mettre le feux aux poudres.

Tout a coup un tir retentis. La balle ricochât sur le blindage du camion. Cobs était a l’arrière du convois avec RASOIR. Tout les soldats autours d'eux se mirent a couvert , soit derrière les véhicule , soit derrière les ruines. Un deuxième coup de feux retentis , et ne toucha rien. Un troisième coup de feux atterrit au pied d'un soldat.

- " Soit ce type est un manche , ou son calibre est bousillé ... voire les deux !" lança un soldat.

Un cinquième coup de feux retentit. Il cibla le casque d'un soldat. Fort heureusement le coup ricocha sur sa tête. Il parut un peu sonné , mais indemne. Un autre soldat se tourna vers lui :

- " Putain ta vraiment du cu toi !"

Hannibal remarqua d'où venait les tirs. C'était a peine derrière le convois a pas plus de 20 mètres. Il remarqua le tireur avec ses airs maladroit , et une pétoire totalement difforme.

- " Son calibre est merdique" conclut Hannibal.

Maverick se tourna vers Hannibal :

-''Ok gamin ! Toi et ton clebs on va avoir besoin de toi ! Faut qu'on dégage ce connard sans le tuer ou se mettre a tirer !''

- " Comprit Chef !"

Il se mit en route avec le chiens au pas de course. Bien que le calibre de son arme soit merdique , il n'en était pas moins dangereux. Le type hurlait aux soldats des obscénité.

Cobs s'était glissé dans la cage d'escalier. Le gars l'avait vu rentré. Comment savoir si il ne l'attendait pas avec son fusil a vermine. A bout portant ce saloprie pouvait etre assez dangereuse. Il fallait retenir son attention , il lanca a ses collegues par radio :

- " Les gars j'ai juste besoin que vous détourniez son attention. Envoyer quelques bastos dans les murs , mais ne le toucher pas ! Je veux qu'il ait peur , et retourne et re tir par a fenêtre. Faites bien gaffe a vous !"

Les soldats s’exécutèrent. Quelques balles vinrent perforer les murs. Le type devint totalement détraqué et commença a hurler le nom d'une actrice porno en guise de Sainte ... Il se retourna et envoya quelques tir par la fenetre.

Le type était encore vivant et focalisé sur extérieur. Il fallait lui tomber dessus maintenant. Hannibal chuchota a RASOIR

- "Neutralise le"

RASOIR fonça alors par l'escalier. Hannibal le suivait de très près. Le chien avait bondit sur le gars , en lui mordant le bras droit. Il lâcha son arme.Hannibal calma l'animal avant qu'il ne dévore la cible. Il le retourna et le mis sur le dos. Il pris une menotte en plastique et lui attacha les poignés. Il appella Maverick par son BEC-3000 :

- " Cible neutralisé chef !"
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Les cœurs et les esprits   Ven 22 Aoû 2014 - 12:08

Les lacrymogènes étaient en train de se lever dans le ciel, quelque chose de bien ennuyant pour le commandant. Il regarda nerveusement sa montre. 6 heures 35... Ils avaient encore une bonne demi-heure d'obscurité.

Maverick arriva vers Dole, le dos un peu vouté.

''Cible neutralisée, commandant !''

Dole se retourna pour observer Tyleul et Gaillard dans le camion.

''Très bien, pourquoi on avance pas ?''

Le commandant sauta dehors, et observa le reste de la rue du Château. Le major Carl Lilles était en train d'être rapidement soigné par Petiot, du moins pour le permettre de continuer, alors que les deux ingénieurs d'assaut étaient en train de travailler sur les roues du camion.

''C'est quoi le problème ?!
-Le putain de sable, commandant !
-Combien de temps ?
-J'ai juste besoin de 5 minutes !
-Vous en avez 3, bordel !''


On entendis des cris et des voix fortes dans toute la ville, tandis que le BEC-3000 du commandant sorti une voix.

''Commandant ! Ici le capitaine Magnart ! On a sécurisé l'école mais c'est pas beau ici ! On a plein de curieux autour de la zone ! J'ai déjà fait un tir de sommation mais on dirait que ça les as juste énervés !
-Restez calme, Magnart, on arrive !''


Le commandant s'approcha du camion pour parler à Tyleul.

''Vos patrouilleurs, ils peuvent se déplacer sans les véhicules ?
-Je sais pas trop, commandant... On a pas des armes lourdes et j'ai pas envie de les envoyer au milieu de ça.
-Et si on vous donne un mec en EADS, ça peu le faire, niveau dissuasion ?
-Hmm... Si vos gars de l'infanterie peuvent nous remplacer, ça peut le faire.
-Parfait !''


3 minutes passèrent. De longues, épuisantes et stressantes minutes, jusqu'à ce que le camion se remit en marche. Finalement, ils étaient repartis. Les véhicules se déplaçaient avec une lenteur outrageante. Sur les toits des taudis, sur les routes, aux carrefours, des gens s'agglutinaient, mais la plupart avaient trop peur de s'approcher. Le gros convoi passa devant une petite ruelle étriquée par laquelle on pouvait rejoindre l'avenue Achille Peretti. Mais c'était trop petit pour faire passer des véhicules... Les hommes continuèrent, toujours aussi lentement, les militaires en formation parfaite, jusqu'à passer devant l'avenue Sainte-Foy. A droite, sur la route, c'était le bordel. Des taudis et des morceaux de fer pourri... Au milieu, de la merde, des tentes et des bâtiments de fortune. Les camions s'arrêtèrent au Boulevard d'Argeson. Dole se leva du camion pour courir vers la jeep où était l'Aspirant Barras, alors que Blanchard en EADS le couvrait.

''Qu'est-ce qui se passe ? Je ne vous ai pas donné l'ordre de vous arrêter !
-On est pas sécurisés ici ! N'importe quoi peut venir des taudis a notre droite !''


Les vieux appartements et les jardins de l'ambassade algérienne étaient remplis d'habitations inventées sur le tas. Un tas de merde qui devait pulluler d'armes. Dole attrapa son BEC pour communiquer avec tout les hommes.

''Très bien, écoutez moi, changement de formation ! Gamma-2, Bêta-3 et l'Adjudant Blanchard vont directement aller au Square Beloeil a pied ! Il est impératif d'aider le capitaine Magnart ! En attendant, le reste du convoi, on a Gamma-1 en tête, Gamma-3 derrière, Bêta-1 et Bêta-2 ouvrent la voie sur le Boulevard Nortier avec la jeep de tête et un ingénieur ! Exécution !''

6 hommes de la patrouille, 5 de l'infanterie et un en EADS se retrouvaient juste en face d'un énorme tas de tentes, de boue, de vieux ponts qui traversaient de grosses flaques pourries (Et sûrement radioactives),  avec l'objectif de traverser tout ça pour atteindre l'école où le Capitaine Magnart était entouré de tout un tas de civils pas content. En attendant, derrière eux, le convoi continuait. Ils se déplaçaient a 3 kilomètres a l'heure, moins vite que la marche des soldats... A l'exception de la jeep de tête, qui se détacha. Barras sorti de cette jeep, un FDM a la main, avant de faire des signes de mains aux 11 soldats derrière lui, dont parmi eux Maverick et Cobs, ainsi qu'un militaire du département ingénierie qui est entraîné a chercher des explosifs improviser et dégager des merdes sur la route... Mais dont l'armure est très peu protégée comparée aux autres militaires. Leur objectif était de traverser le Boulevard Édouard Nortier, seule route encore praticable pour le camion, pour atteindre le devant de la Cité Scolaire Pasteur.

Carte du trajet:
 

Ordres a Aupra:
 

Ordres a Cobs:
 

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Marshawn
MessageSujet: Re: Les cœurs et les esprits   Ven 22 Aoû 2014 - 15:21

Le convoi ne mît pas longtemps à reprendre sa route. Les ingénieurs s'activaient sur les roues du véhicule embourbées, et en trois minutes montres en mains, le tour était joué. C'était reparti, encore plus lentement que précédemment.

Maël sentait l'adrénaline dans son sang, elle l'enivrait, il y prenait presque du plaisir, la soif de danger. Henri l'avait sûrement contaminé, lui qui semblait ne jamais connaître la peur.

L'agitation commençait à naître dans le bidonville, de toutes parts, des gens s'affairaient, courraient dans tous les sens. La majorité des civils les injuriaient lorsqu'ils les voyaient passer devant eux, ils étaient constamment sifflés, certains leurs jetaient même ce qu'ils avaient sous la main. Il fallait continuer de progresser.

D'autres, restaient impassibles, les observaient silencieusement. Maël ne savait pas trop quoi penser de ceux-là, étaient-ce des sympathisants ? Ou tout simplement les plus dangereux ? Ceux qui attendaient le bon moment pour leur planter un couteau dans le dos.

Maël jeta un rapide coup d’œil à son BEC-3000. Il restait une bonne demi-heure avant le lever du jour. Cela faisait désormais dix bonnes et grosses minutes, voire quinze, qu'ils avaient mis les pieds dans la fourmilière, et c'était déjà un bordel sans nom. Mais le pire restait à venir, ils ne s'étaient pas encore enfoncés dans les entrailles de Neuilly que Maël connaissait comme sa poche. Il y avait pire, bien pire, il le savait, il connaissait ces hommes qui leurs faisaient face. Après tout, ils étaient comme lui, des gens instables prêts à tout pour sauver le peu qu'il leur reste.

Le convoi se retrouva finalement face à un gigantesque taudis qui faisait face à l'ancienne ambassade algérienne. Ce n'était pas le quartier le plus calme du ghetto, il était principalement constitué d'hispaniques. En effet, à Neuilly, les communautés ne se mélangeait pas souvent. Étrangement, le Trident était également peu présent. C'était surtout les locaux qui posaient problèmes ici et dominaient le marché des stupéfiants, et avait la main-mise sur les taudis du secteur. Cependant, Il y avait fort à parier que si les hommes de Médéric devaient défendre leurs intérêts, ils trouveraient un terrain d'entente avec ce gang afin de stopper net l'opération de la FNF. Du moins, si les nouvelles sont allées assez vite, ce qui n'était pas moins sûr, le bidonville était aussi synonyme de désorganisation. Mais la FNF n'était pas passée inaperçue.

- '' Très bien, écoutez moi, changement de formation ! Gamma-2, Bêta-3 et l'Adjudant Blanchard vont directement aller au Square Beloeil a pied ! Il est impératif d'aider le capitaine Magnart ! En attendant, le reste du convoi, on a Gamma-1 en tête, Gamma-3 derrière, Bêta-1 et Bêta-2 ouvrent la voie sur le Boulevard Nortier avec la jeep de tête et un ingénieur ! Exécution ! '' Ordonna le Commandant, toujours bien planqué. Ce dernier bascula ensuite sur la fréquence de Gamma-2 et des autres escouades qui allaient les accompagner à travers le ghetto.

- " Votre objectif est de couper avec le convoi. Vous devez immédiatement aider le capitaine Magnart et les Vautours qui sont entourés de civils énervés. Vous devrez aussi traverser des zones d'habitations installées dans l'ancien jardin de l'Ambassade Algérienne. Faites très attention aux possibilités d'embuscades, car beaucoup de résidents ont des armes. Vous avez le droit de tirer pour riposter... Mais faites attention. "

Le Major Lilles approuva, imité par Blanchard. Ce type était impressionnant dans son armure assistée, et Maël était sur le cul. C'était la première fois qu'il en voyait une. Il pensait que toutes ses histoires à propos d'hommes en super-armures n'étaient que des ragots, des légendes urbaines, des mythes inventés pour divertir la populace. Pourtant, celui-ci se tenait devant lui, stoïque, implacable, entouré d'une aura qui inspirait courage et volonté. Il était là, le vrai visage de la FNF, celui que l'on voyait sur les affiches de propagandes. Henri faisait pâle figure à côté de cette masse métallique.

- " Ok, on perds pas de temps, il faut rejoindre la zone cible. Magnart ne tiendra pas longtemps. " Expliqua le Major en empoignant son FLAMAS qu'il avait accroché à une accroche magnétique dans son dos. Il n'avait pas remis son casque, trop bousillé pour en faire quoique ce soit. " Blanchart, en pointe ! " Ordonna t-il ensuite tandis que le groupe s'engouffrait en file indienne dans la gueule du loup.

Les douze hommes de la FNF avançait d'un pas rapide, armes en joues.

- " Checkez chaque civil, couvrez les angles, et n'oubliez surtout pas les fenêtres ! " Conseilla Sophie en pointant son arme de gauche à droite, et haut en bas. A l'affût du moindre mouvement suspect.
- " Je suis au taquet, putain, je suis au taquet ! Alors, personne la ramène ? Bande d'enfoirés ? Ricana Blanchart. Un vrai psychopathe ce type. Son rire était gras et amplifié par le casque intégral de l'armure assistée. Bizarrement, Henri fût le seul à glousser.
- " On ne tire qu'en cas de derniers recours, Blanchart. C'est compris ? " Répondît Carl d'un ton autoritaire.
- " Bien, très bien, monsieur ! "

Le groupe de militaires passa devant tout un tas de maisons fabriquées avec divers matériaux de récupération. De la tôle, du bois principalement. Quelques briques récupérées par-ci et par-là. Tout un tas d'odeurs parvenaient aux narines de Maël, de la nourriture, des épices, et autres odeurs aguichantes, mais également, de la merde et une odeur de pourri des plus répugnantes. Au fil du temps, après dix ou quinze minutes de progression, et désormais en plein cœur du taudis, ils croisèrent de moins en moins de monde, jusqu'à arriver à une petite place totalement déserte.

- " Vous sentez ça ? " Demanda Henri. Personne ne savait quoi répondre, à vrai dire, leur odorat malmené par un melting pot de saveurs plus ou moins ragoûtantes. " L'odeur du péquenot qui se penses assez intelligent pour nous tendre une embuscade. "

Sophie et Carl se jetèrent un regard un peu paniqué. Maël fût pris d'un violent coup de sang. La lavette semblait vouloir creuser sa propre tombe. Soudain, un intense grésillement résonna, les soldats ne pouvaient se boucher les oreilles, excepté le Major et se contentèrent de tenir leurs casques dans leurs mains.

- " Chiens de républicains ! En entrant sur notre territoire, vous nous avez déclarés la guerre. Vous et votre République de merde n'êtes pas les bienvenue ici ! Alors, je ne vous le direz qu'une seule fois. Je suis un homme d'honneur après tout. Rendez-vous, sinon vos cadavres feront offices d'avertissements aux prochains connards de la république qui voudraient pointer leurs nez ici, pendus aux lampadaires par les entrailles vous serez parfaits, j'en suis sûr. " Scanda un homme à travers un puissant haut-parleur.

- " La FNF meurt, mais ne se rends pas ! " Hurla le Major, plus féroce qu'il ne l'aurait jamais été, provoquant l'hilarité chez son interlocuteur.
- " Écoutez, nous sommes un milliers de fois plus nombreux que vous, et nous connaissons le terrain par cœur, soyez raisonnables ! "
- " Merde ! " Répondît le Sous-Officier.

C'en était fini d'eux, Maël ne pouvait s’empêcher de s'imaginer mourir ici et maintenant. Mais il s'interdisait de finir ici, et comme ça.

- " C'est admirable. Vraiment. Tuez-les tous. Tous, sauf lui, capturez-le vivant. Nous verrons si la FNF se rends pas. "

Immédiatement après, une vingtaine de types armés déboulèrent de nulles parts. Il y en avait absolument partout, sur les toits, dans les ruelles, devant, derrière, sur les côtés. Partout. Un flot de plombs se déchargea sur la FNF, accompagnés d'une multitude de détonations. Les coups de feu s'enchaînèrent et Maël fût confronté à la mort d'un de ses équipiers. Criblé de balles, un homme de l'infanterie s'écroula sur les genoux, avant de recevoir une balle en pleine tête. sa boîte crânienne explosa littéralement, avant que le reste de son corps ne tombe sur le côté. Une mare de sang se forma sur le sable poussiéreux.

- " Commandant, ici Gamma-2, nous sommes engagés, je répète, nous sommes engagés ! Contacts hostiles ! " Hurla le Major à travers son BEC-3000.

Pendant ce temps-ci, Blanchart défouraillait sans vergogne tandis que les autres se mettaient à couvert. Maël avait plongé à travers une fenêtre pour se protéger des balles à l'intérieur d'une des bâtisses, il s'adossa contre le mur.

- " Hé ! Si vous en voulez encore ! Vous savez où me trouver les copains ! " Ricana Blanchart avant qu'un homme n'arrive dans son dos. Il ne l'avait ni vu, ni entendu. Il avait une ceinture d'explosif.
- " Blanchart, derrière vous ! " Hurla Henri en sortant de sa cachette, arme de poings à la main. Il tira sur l'homme qui se ruait vers le mastodonte de métal, mais le rata. Par contre, le tireur d'élite qui l'avait en joue, ne le manqua en aucuns cas, et répandit la cervelle du Caporal-Chef sur le bois qui faisait office de mur au taudis qui l'abritait. Blanchart, se retourna, mais il était trop tard. une détonation assourdissante, suivit d'une incroyable déflagration atomisa le Mastodonte. Un silence de mort régnait désormais tandis que les gangsters se dispersaient, et qu'une foule grandissante dansait autour de la carcasse métallique.

Maël, entendit des pas précipités se diriger vers lui, deux personnes ouvrirent précipitamment la porte de la baraque, Maël ne réfléchit pas une seule seconde, et pressa deux fois la détente de son fusil à pompe. Deux corps furent instantanément déchiquetés, le sang et la chair giclèrent dans tous les sens, mais ce n'était pas des miliciens armés. Seulement une femme et son gosse. Maël eût tout juste le temps de retirer son masque balistique avant de régurgiter son petit-déjeuner, dégoûté de lui même. Il craqua tout de suite, et fondît en larme tandis que les coups de feux continuaient de retentir. Il était incapable de penser à autre chose qu'aux visages de cette femme et de cet enfant qu'il venait de littéralement pulvériser. Il y avait de l'agitation dans la ruelle sur laquelle donnait l'encadrement de la porte sur le quel gisaient les deux cadavres. Un homme apparu finalement, ou plutôt une femme, c'était Sophie, elle aussi n'avait plus son masque et était recouverte de sang. Maël avait instinctivement pointé son arme vers elle, mais elle le rassura.

- " Ho, ho, ho, doucement. Doucement. Aupra ? Aupra, putain de merde qu'est ce que vous avez fait ? " S'affola t-elle finalement en s'agenouillant près des deux cadavres.
- " Je sais pas, Sergent. Je sais pas ... " Répondît t-il en bégayant, dévasté, hanté par les visages de ses victimes.
- " Bordel de merde, Aupra c'était des civils ! " S'énerva Sophie en s'assurant de leurs états.
- " Mais je sais, putain ! Je sais ! J'ai pas fais exprès ! Ils sont arrivés, comme ça ! Arrivés de nul part ! Je pensais qu'ils étaient armés ! "
- " Chut, chut, chut ! Bouclez-là ! " Ordonna Sophie en mettant son index sur ses propres lèvres. La jeune femme s'engouffra dans la bâtisse, ramena les corps à l'intérieur et ferma la porte. Elle se plaqua silencieusement contre celle-ci et tous deux retinrent leurs respirations. Des gangsters passèrent devant les fenêtres en courant, aboyant en espagnol, des coups de feux suivirent. J'ai plus de munitions, et je ne sais pas où sont passés les autres. Annonça le Sergent en soupirant, l'air grave.
- " Je suis encore blindé, je peux te filer mes chargeurs de M-77. " Proposa t-il en les cherchant dans les poches de son armure légère, avant de les lui lancer. Sophie appuya son front contre la chambre de l'arme. Songeuse. Désespérée.
- Ce sang, que tu as sur toi ...
- Un des types de l'infanterie. Répondît t-elle avec difficulté.

Leurs BEC-3000 grésillèrent, tandis que la foule se dispersait progressivement.

- " Allô ? Allô ? Quelqu'un me reçoit ? Ici, Neuchâtel. Répondez, je vous en prie. "
- " Neuchâtel, ici le Sergent Pignon, où êtes vous ? " Demanda la jeune femme, emplie d'espoir, les yeux pétillants.
- " J'en sais rien, je suis dans une baraque aux abords de la place. Je peux voir ce qu'il reste de l'EADS d'où je suis. Faut venir me chercher Sergent, je vous en prie ! " Expliqua Michel tandis que Sophie se déplaçait silencieusement à l'unique fenêtre du taudis. Michel alluma, puis éteignit sa lampe torche en guise de signal.
- " Bien, je vous ai en visuel, soldat. " Annonça Sophie en jetant un coup d’œil averti aux alentours, à l'affût du moindre tireur d'élite, ou autre type armé. Bien, ne perdez pas d temps, grouillez-vous de nous rejoindre.
- " Quoi ? Mais ça va pas ! Hors de question que je donne mes fesses comme ça, je me jetterais pas une deuxième fois dans la gueule du loup. " Protesta Neuchâtel, inquiet.
- " Vous y êtes déjà, soldat, alors magnez-vous ! On dois rejoindre l'Exploration ! On vous couvre Aupra et moi. "

Michel soupira, analysa la situation. Le secteur semblait désert. Pas un bruit. Il enjamba le bord de la fenêtre, puis s'élança le plus rapidement possible en direction de ses deux équipiers. Il tentait de faire le moins de bruit possible.

- " Putain, de putain, de putain, de putain de merde ! " Murmura t-il tandis qu'il était complètement à découvert.
- " Courez, vous y êtes ! " Annonça Sophie pour l'encourager. Lorsqu'il arriva à son niveau, elle l'empoigna pour l'aider à passer plus vite le rebord, puis tous deux se plaquèrent au mur. Michel se retrouvait entre Sophie et Maël.
- " Content de te voir. "
- " Pareil. Où sont les autres ? " Demanda Maël, anxieux, toujours sous le choc.
- " Morts, morts, et re-morts. Tout le monde s'est fait buté bordel. "
- " Vous plaisantez, j'espère ? " S'indigna Pignon.
- " Pas du tout, et le pire, c'est qu'ils ont réussi à chopper le Major. Je sais pas où ils l'ont emmené ! "
- " Et vous n'avez rien fait pour les en empêcher ?! " Rétorqua le Sergent, à cran.
- " Qu'est ce que j'aurais pût faire face à une dizaine de ces gars, là ? Ils m'auraient butés !
- " Et la lavette ? "
- " Lui, par contre, j'en sais rien. Mais les types de l'infanterie sont tous tombés au champ d'honneur. "
- " Bordel de merde ! "
- " Il est 6h50 ... " Constata Maël qui avait checké son BEC-3000.
- " Ok, on bouge. Neuchâtel, vous avez des munitions ? "
- " C'est mon dernier chargeur. "

Sophie soupira. Maël était noyé dans la tourmente. Il semblait déconnecté de la réalité. Il aurait voulu que tout ça ne soit qu'un cauchemar, un horrible cauchemar. Il ne restait que dix minutes avant le lever du soleil. Les premiers rayons n'allaient pas tarder à apparaître. Il fallait bouger, maintenant.

Le Sergent ouvrît délicatement la porte, enjambant les cadavres au passages. un regard à gauche, puis à droite, un autre sur les toits. La voie était dégagée. Le pire était sûrement déjà passé, avec un peu de chance, leurs ennemis penseraient les avoir tous eus. Les trois soldats s'engagèrent prudemment dans la ruelle, pesant chacun de leurs pas, attentif au moindre mouvement. Ils n'avaient désormais plus aucun droit à l'erreur.

Au détour d'une rue, ils tombèrent nez-à-nez avec deux membres de Bêta-3 qui avait survécut. Un véritable soulagement. après cinq minutes de progression silencieuse, ils débouchèrent sur le square Beloeil et purent enfin apercevoir l'école dans laquelle se terrait Magnart, littéralement assiégée par la foule.

- " Nom de Dieu ... Commandant, ici Gamma-2. Nous approchons de l'école, mais il y a beaucoup trop de monde en bas. Nos pertes sont lourdes, Bêta-3 est en morceaux, le Major Lilles a été capturé par l'ennemi, et Lima-1 est mort. Je répète, Lima-1 est mort. Nous avons perdu l'EADS. Je suis désolée, Commandant. "
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Hannibal Cobs
MessageSujet: Re: Les cœurs et les esprits   Ven 22 Aoû 2014 - 17:42

Il fallait atteindre la cité scolaire Pasteur pour épauler les soldats retranché. Pour cela il fallait contourner le bidonville , pendant que l'autre équipe fasse diversion ... Il fallait y arriver au plus vite , mais faire attention aux insurgé potentiel. L'Aspirant Barras lança a ses hommes :

- " Les gars , faut pas trainer. On va faire le tour de cette foutus favelas , il va falloir couvrir nos arrières."

Il appela l’équipe dans la cité scolaire.

- " Ici Barras , nous arrivons Temps Estimé d'Arrivé 20 minutes , je répéte TEA 20 minute."

C'était une course contre la montre. La Jeep de tête ouvrit un passage , suivit du camion et de tout les hommes. Toute la troupe fonça. Il y avait quelques tir , mais rien de très dangereux. Sans compter que pour chaque balle tiré vers le camion , la mitrailleuse MHC² de la Jeep en crachait 60 en riposte.

Cobs avançait avec le reste de la troupe. Il avait la main posé sur son FLAMAS. RASOIR le suivait. A chaque fois que le chiens aboyait , il braquait son arme vers la direction indiqué par le chien. C'était bien souvent des civils. Cobs faillit en descendre un ou deux. Tout le monde était dans une pression monstrueuse.

Finalement il y avait très peu de résistance. Cobs entendis a la radio que le gros des troupes ennemies s'était focalisé sur Beta , Gama , et Lima qui avaient coupé par le bidonville.

Pauvres Bougres se dit Hannibal.

La colonne continua son avance. Étant donné la faible résistance le convois avançait plus vite que prévus. Barras renvoya un message aux hommes dans la cité scolaires.

- " Le chemin est clair , temps TEA 10 Minute."

Tout à coup la Jeep de tête s’arrêta. Il y avait une barricade faite de bric et de broc au travers de la route. Elle n'était pas très grosse , juste quelques cadis de supermarché empilé sur des vélo rouillé , et des détritus.Il fallait seulement lever les plus gros morceaux et le convois pourrait rouler par dessus le reste.. Barras demanda a deux soldat de dégager ça. Les deux soldats s’exécutèrent , ils commencèrent a lever le premiers cadis quand soudain ils eurent un mouvement de reclus.

- Engins explosifs improvisés !!! hurla un d'entre eux a la radio.

L'EEI était posé dans le tas de gravas. Caché sous un des cadis.

- Bordel de merde il ne manquait plus que ça ! Envoyer moi l’ingénieur voir si il peut désamorcer ce truc sinon il faudra qu'on trouve une autre route.


L’ingénieur arriva sur zone. Il posa sa mallette a coté de lui et commença a examiner le dispositif explosif. C'était un conception réellement artisanale : L'allumeur électrique d'un Four a Pain , relié a une moitié d'aspirateur , attaché avec des morceaux de pneu a une bombonne a gaz. Un beau bordel !

- Alors le pro , combien de temps ca va mettre ?

- Je n'en ait aucune idée , je n'ai jamais vu un tel dispositif. Il y a 10 seconde je ne pensait même pas que c'était possible. Si ça se trouve ça ne fonctionne même pas ! Je devrais en avoir pour 6 minutes lança l’ingénieur.

Le convois était bloqué. Chaque seconde comptait les hommes dans la cité Scolaire étaient dans une situation vraiment insoutenable , sans parler des hommes piégé dans le bidonville ...
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Les cœurs et les esprits   Ven 22 Aoû 2014 - 21:35

Dans le ciel, les premiers rayons du soleil apparaissaient. Des rayons rouges, puissants, aveuglants... Et qui n'étaient en rien un bon signe pour les Républicains coincés au milieu d'une foutue favela remplie de gangsters et curieux avec un flingue. Au moment où les camions étaient bloqués, le gamin avait dû rejoindre le Trou, et maintenant, tout un tas de chasseurs de prime du Dimanche payés grassement par Prosper Médéric allaient rejoindre la FNF. Après tout, il avait ce pouvoir, le boss... ''30 anneaux par tête de soldat de la FNF'', c'est le genre de truc qu'il avait le pouvoir de faire.

''Nom de Dieu ... Commandant, ici Gamma-2. Nous approchons de l'école, mais il y a beaucoup trop de monde en bas. Nos pertes sont lourdes, Bêta-3 est en morceaux, le Major Lilles a été capturé par l'ennemi, et Lima-1 est mort. Je répète, Lima-1 est mort. Nous avons perdu l'EADS. Je suis désolée, Commandant."

Le commandant attrapa son BEC-3000. Toute la bataille, il l'avait entendu a travers les différentes radios. L'état-major l'avait entendu. Les soldats de la FNF l'avaient entendues.

''Ne soyez pas désolée, sergent. Restez a couvert avec vos hommes, je vais vous sortir de cette merde.''


Slobodan, qui avait entendu ça, avait décidé de se rendre utile. Surtout par pragmatisme... Avec ce bordel, autant trouver les armes du Trident immédiatement. Il quitta la fenêtre qu'il regardait pour aller voir les prisonniers, qui étaient mis en joue par deux miliciens. Slobodan s'assit devant le mafieux qui avait ses lunettes et une saloperie de sourire hautain.

''Salut, suka.''

Il lui retira violemment ses lunettes.

''Je vais faire simple. J'ai pas de temps a perdre. On peux faire ça rapidement, ou bien on peut faire ça à la manière dure. Tu vas me dire où sont les armes. Maintenant.''

Slobodan coupa sa radio. Pendant ce temps, Dole était toujours à l'arrière du camion, une rage sourde commençant a monter et grandir en lui. Il trifouillait la détente de son revolver, jusqu'à ce que les ingénieurs d'assaut déclarent la nouvelle salvatrice.

''Obstacle dégagé monsieur ! On y va !''

Les véhicules étaient repartis de plus belle, la cadence un peu plus rapide, laissant les soldats derrière devoir marcher au pas de course. Certains, bien que c'était déconseillé quand on se faisait tirer de partout, décidèrent de sauter sur les véhicules pour s'accrocher. Très rapidement, les 3 camions s'arrêtèrent en ligne juste devant la cité scolaire. Du bâtiment sortirent quelques militaires, qui se mirent a couvert derrière les 3 objets roulant. Dole sorti immédiatement de son camion, tout comme beaucoup d'autres soldats, et alla trouver Slobodan, qui se lavait les mains avec une serviette, énormément de sang dessus.

''Qu'est-ce qui se passe ?!
-Rien. Écoutez moi, commandant ! Les armes sont dans l'église de Neuilly.
-Les armes ?! J'ai 4 hommes dont la mort est confirmée et vous voulez qu'on aille chercher les armes ?!''


Tout autour de l'école, des assaillants s'approchaient, montant dans des bâtiments ou se couchant par terre pour ouvrir le feu, avec des calibres très variables. On entendait des cris. Sûrement des civils qui ne voulaient pas être concernés avec cette fusillade.

''Dole, j'ai fais ça pour vous ! Si vous êtes pas content, j'men tape, je rentre à Delta ! Mais je retourne pas nettoyer votre merde !
-Putain, fais chier !''


Dole entra en courant dans l'école. Ouais, c'était une école... Le bon mot. Il y avait des tables, des chaises, des livres. On dirait bien qu'elle avait servi il n'y a pas longtemps. Dole alla dans un endroit plus tranquille pour parler avec son état-major.

''Commandant Dole, vous me recevez ?
-5 sur 5, mon colonel !
-J'ai perdu le contact avec vos hommes !
-Les antennes relais ne marchant pas toujours, mon colonel... Écoutez, j'ai 4 morts confirmés. Adjudant-chef Patrick Blanchard. Caporal-chef Henri du Marrât. Soldat 2e classe Chloé Yann. Soldat 1ère classe Alexandre Roussel !
-Commandant, confirmez s'il vous plaît, Blanchard est mort ?
-Oui mon colonel ! Je suis désolé ! Son armure s'est désintégrée !''


Chan baissa la tête, les mains sur une table, tandis que de Coubertin était légèrement penchée dessus. Hénin, lui, restait dans son fauteuil, le regard fuyant.

''Est-ce toutes les pertes, commandant ?
-Négatif. J'ai 3 hommes disparus. Morts non confirmées. Soldat 2e classe Thierry Prost. Major Carl Lilles. Caporal Julien Frisque.
-Commandant, vous ne confirmez pas leurs morts ?
-Négatif mon colonel ! Ils se sont juste volatilisés dans ce putain de Bidonville !''


Chan tentait tant bien que mal de trouver une situation, tandis que des militaires bougeaient des pions sur la carte. LINDA n'arrêtait pas d'avoir des crash ces temps-ci... Trop d'information stockée... Il faudrait sûrement la remplacer dans un futur proche. Les options envisagées étaient un centre opératif qui serait dirigé par plein de radios et des humains. Bien moins coûteux qu'une IA.

''Et pour nos objectifs ?
-Les 7 contacts sont emprisonnées. On a l'argent de la dissidence. Mais aucune trace des armes. En revanche, Slobodan me signale qu'il a une localisation pour les fusils. Un sacré coup porté au Trident ! Les armes ne poussent pas sur les arbres !
-C'est trop risqué, commandant.
-Sauf votre respect, Colonel, quitte a être dans une poudrière, autant aller jusqu'au bout ! Les armes sont dans l’Église de Neuilly, a quelques minutes d'ici !
-Commandant, je vous déconseille de faire cela, mais le Général Hénin me signale que vous pouvez.
-Très bien, colonel.''


Il arrêta sa communication, avant de s'approcher d'une fenêtre. Des civils... Beaucoup trop de civils. Et pas loin, Pignon et ce qui restait de ce qu'il avait envoyé a travers le Bidonville. 5 hommes sur douze.

''A toutes les unités, a toutes les unités, ici le commandant Dole. Les règles d'engagement ont changé. Vous avez maintenant le droit d'ouvrir le feu sur tout ce qui vous semble hostile. Je répète, tirez sur tout ce qui vous semble hostile. Magnart, dégagez nos hommes de là !''

Magnart était sur le toi de l'école, a observer dans son viseur le groupe de fortune dont faisait partie Aupra. Avec son BEC, il communiqua avec eux.

''Ok, écoutez moi, on est deux tireurs ici, je vais ouvrir le feu dès que vous êtes prêts. Contentez vous de foncer. Vous m'entendez ! Foncer et entrez dans l'école.''

En attendant, Dole alla voir Slobodan.

''Vous pouvez nous emmener à l'école ?!
-Pourquoi, vous avez finalement décidé de prendre les armes ?
-Combien de temps pour y aller ?
-Si on a pas d'infanterie avec nous ? 4 minutes. On charge pendant 3 minutes, on rentre en 4.
-Parfait. Vous allez au combat.
-Quoi ?!
-Vous connaissez cette zone mieux que quiconque ! Vous aurez votre pognon, vous inquiétez pas !
-Et dire que j'ai quitté les psychotiques en pensant que c'était trop dangereux !''


Dole fit quelques signes vers l'officier Goule.

''Barras ! Vous et Bêta-1 et 2 vous allez devoir accompagner Slobodan pour charger les armes du Trident ! Vous emprunter le chemin a l'ouest, et vous contournez ! Faites très attention !
-Je sais patron, je sais ! Je vais m'assurer que la bleusaille rentre intacte !''


Les trois véhicules allaient être mis a disposition.

Dans la jeep de tête, Slobodan, Barras, le conducteur, le tireur, et un soldat de Bêta-1.
Dans le camion derrière, Petiot et tout les officiers étaient partis pour trouver refuge dans l'école. A la place, ils avaient maintenant le tireur, le conducteur, et a l'arrière, Bêta-2.
Dans la jeep derrière, le tireur, le conducteur, et 4 soldats de Bêta-1.

Pendant qu'ils s'apprêtaient a partir, tout les soldats et les miliciens de la FNF s'étaient agglutinés aux fenêtres, où il tiraient sur les gens encore assez braves pour tenter de les opposer. Il y avait de plus en plus de ces abrutis. Ouais, Propser ou un autre avait dû mettre une prime sur leur tête...

Qu'importe. Sans infanterie pour les couvrir, les véhicules pouvaient exploiter leur vrai potentiel. Ils fonçaient a vive allure, bien que de façon un peu chaotique, a travers la rue Perronet. Les trois MHC² de chaque véhicule délivraient autant de tir qu'ils le pouvaient, mais de manière incroyablement imprécise. Impossible d'aller au but : Un putain de barrage ennemi. Ensuite, ils prenaient a gauche, de façon sèche. Dole tentait de calmer le groupe.

''Dils ! Vous allez bien ?!
-J'ai pas envie de parler maintenant, mon commandant !''


Dils était un expert dans la conduite de véhicule, une chose sacrément rare dans les Terres Désolées. Pas parce qu'il était spécialement bon... Mais parce qu'il savait comment conduire un foutu véhicule. Il était stressé, apeuré, mais comme tout bon soldat de la FNF, il restait concentré, les yeux rivés sur la route, a donner des coups de volant secs pour éviter des problèmes. Les soldats de la FNF se faisaient tirer de partout. Des tirs sporadiques, certes, mais qui arrivaient a chaque putain de recoin... Hors, les MHC² n'avaient pas de munitions illimitées.

Et c'est alors que d'un abri sorti un ennemi couché... Il eut juste a se lever, puis a décharger son flingue, pour toucher droit dans la gorge le servant de mitrailleuse de la première jeep. Il s'écrasa sans vie et plein de sang sur son camarade militaire. Dole avait entendu les cris.

''OH PUTAIN ! NON ! IL EST TOUCHE ! PUTAIN !
-Est-ce que quelqu'un est blessé ? Dils, parlez-moi !
-Le caporal Émile monsieur !
-Quel est son statut ? Dils, quel est son statut ?''


Barras se retourna. Il vit le soldat de Bêta-1 qui tenait son camarade, rempli de sang. Le soldat était apeuré, même si on ne voyait rien derrière son masque ballistique.

''Il est mort...''

Dils attrapa la radio.

''Mort. Émile est mort, monsieur.''

Dole soupira. Un nom de plus. Un décès de plus... Dole avait envie de vomir. A cause de ces sales raclures du Bidonville, mais aussi a cause de lui-même. Il l'annoncerait lui-même à la famille. C'était le moins qu'il puisse faire...

''État-major, ici le commandant Dole ! Nous avons un mort au combat ! Caporal Nathan Émile ! Terminé !
-Bien reçu.''


Chan chercha lentement une chaise, livide, avant de s'enfoncer dedans, les mains derrière la tête.

''Quelqu'un monte sur cette MHC ! Allez, que quelqu'un se foute sur cette MHC !
-J'y vais !''


Barras prenait les devants sur Slobodan qui ne voulait pas risquer son cul et le soldat terrifié. Il franchi la tête hors de la carlingue, arma la gigantesque mitrailleuse, avant de déchaîner un tir nourri vers les positions ennemis. Dils tourna le volant. C'était la dernière ligne droite. Le Boulevard Jean Mermoz...

Carte de la zone:
 

Ordres a Cobs:
 

Ordres a Aupra:
 

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Marshawn
MessageSujet: Re: Les cœurs et les esprits   Sam 23 Aoû 2014 - 16:30

- '' Ne soyez pas désolée, Sergent. Restez a couvert avec vos hommes, je vais vous sortir de cette merde. ''

Au moins, ils n'étaient pas abandonnés. Le Commandant semblait très paternel. Mais ce n'était sûrement qu'une impression, songea Maël en retirant son masque balistique tandis que les premiers rayons du soleil venaient caresser le visage de Sophie, appuyée contre le tronc calciné d'un vieux platane. L'aube était rougeoyante, une triste analogie avec cette nuit bien sanglante. Tout le monde était silencieux, et personne n'osait briser ce moment de réflexion. Chacun se torturait avec ce qu'il avait vécut aujourd'hui. Ils avaient tous été confronté à la mort, et certains l'avait vue de très près. Maël était tourmenté par la mort des deux civils qu'il avait lui même provoqué. Il revoyait sans cesse leurs corps déchiqueté, mais aussi le crâne d'Henri explosé par un calibre .308. Il n'aurait jamais pensé qu'il puisse y rester, c'était le dernier soldat de l'escouade qu'il aurait vu tomber au champs d'Honneur.

- '' A toutes les unités, a toutes les unités, ici le commandant Dole. Les règles d'engagement ont changé. Vous avez maintenant le droit d'ouvrir le feu sur tout ce qui vous semble hostile. Je répète, tirez sur tout ce qui vous semble hostile. Magnart, dégagez nos hommes de là ! ''

Alors c'était fait. Le point de non-retour était franchi, l'escalade de la violence était entamée, jusqu'à atteindre son paroxysme d'ici quelques minutes. Des coups de feux retentissaient déjà plus souvent que d'habitude. La FNF ripostait, et ne comptait pas se laisser faire.

- '' Ok, écoutez moi, on est deux tireurs ici, je vais ouvrir le feu dès que vous êtes prêts. Contentez vous de foncer. Vous m'entendez ! Foncer et entrez dans l'école. ''

C'était Mangnart, et une grosse idée de merde. Maël y était opposé.

- " Sergent, on peut pas faire ça, c'est du suicide ! "
- " Je ne vois pas de galons sur votre armure, Aupra. " Répondît sèchement Sophie sans même lui prêter un regard.

Maël serra les poings, la mâchoire crispée, les dents serrées. Aux premiers coups de feu ils détaleraient en direction de l'école.
Une lourde détonation résonna dans le square Beloeil tandis qu'un civil s'écroulait aux pieds de l'école. La foule s'affola et se dispersa, tandis que d'autre restaient pour jouer avec le feu. Plusieurs tirs de fusil de précision suivirent encore lorsque l'escouade s'élança au beau milieu du no man's land qu'était le square. La milice locale semblait riposter puisqu'une véritable fusillade se déclencha.

- " Ici, Magnart. On se fait arroser ! Faites sortir du monde pour accueillir le colis ! "

Maël était exténué, mais il fallait tenir bon, la porte d'entrée était à une centaine de mètres devant eux. Trois hommes armés s'arrêtèrent à leur gauche et les balles semblèrent alors voler au dessus de leur tête. Le plombs s'écrasait parfois à leurs pieds, soulevant des petits monticules de sable et de béton. Un hurlement déchira l'atmosphère, Maël se retourna immédiatement, avant d'arrêter sa course. Neuchâtel s'écroulait sur le dos, en se tenant le postérieur. Il était touché. Un des soldats de l'infanterie qui les accompagnait tenta de le relever, mais Michel hurla de plus belle. L'autre rangea alors son FLAMAS en bandoulière et pris le patrouilleur sur ses deux épaules. Neuchâtel hurlait à la mort tandis qu'un flot de balle les frôla encore.

Le deuxième soldat de l'infanterie était planté au beau milieu du champs de tir et tentait tant bien que mal de les couvrir. Les hommes de Magnart semblaient occupés ailleurs, une roquette virevolta alors en direction du bâtiment, sortie du nulle part. Le projectile explosa au deuxième étage, c'était très mal tiré. Une multitude de morceaux de béton s'écrasèrent un peu partout.

Trois hommes sortirent alors de l'établissement, afin de couvrir encore un peu plus leur arrivée. Sophie les avait rejoins. Brusquement, un type aboya des injures avant de débarquer de nul part dans le dos de Maël, il se retourna, pressa la gâchette, mais son arme s'enraya. L'hostile avait un couteau cranté. C'est avec un violent coup de crosse au visage qu'il fût reçu. Une fois ce dernier à terre, Maël dégaina son arme de poing et vida lâcha trois balles dans le caisson. Un autre homme se pointa, armé d'un fusil à vermine, il tira. La balle se logea dans la clavicule de Maël qui tomba à genoux, en portant sa main gauche à sa blessure. Une deuxième balle se logea le bras gauche. Aupra serra les dents, et leva son arme. C'est avec un chargeur entier que le soldat réussit finalement à abattre son adversaire.

Le soldat de l'infanterie qui avait couvert ses deux équipier s'approcha de lui, et l'aida à se relever et à avancer.

- " Ça va ! Ça va ! Je te tiens ! " Dit-il en rangeant on arme en bandoulière pendant que Maël grognait, terrassé par la douleur.

Maël était sidéré. C'était donc de ça que parlait le Lieutenant dans ses discours moralisateur. La notion de respect. Peu importe les origines, les croyances ou le statut social. Ils étaient frère d'armes. Maël avait un peu de baume au cœur, mais les balles qu'il avait reçu lui faisaient horriblement mal, même s'il s'estimait chanceux. L'autre, se démenait pour l'amener à l'intérieur. Une fois dans le bâtiment, les trois militaires qui les avaient couverts refermèrent les portes. C'était terminé, ils étaient arrivés. Enfin, en sécurité, toute relative soit-elle.

- " Deux blessés, ici. Quelqu'un ! " Hurla le type qui soutenait Maël tandis que Sophie s'approchait précipitamment de Neuchâtel et lui.

Une journée en enfer ...
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Hannibal Cobs
MessageSujet: Re: Les cœurs et les esprits   Dim 24 Aoû 2014 - 21:20

Cobs monta dans le camion avec plusieurs hommes. RASOIR était là egalement. Barras accompagna le groupe jusqu'au camion suivit de Slobodan :

- Slobodan et moi allons vous suivre avec la jeep. Il connait bien la zone.

Cobs regardait Slobodan. Le grand homme chauve reflétait pour Cobs tout ce qu'il y avait de pourrie dans la FNF. Sa corruption, sa tolérance de la loi du plus fort, son indifférence du sort des plus démuni. Tout a coup Slobodan regarda Cobs de travers. Celui ci ne préféra pas soutenir son regard. Il y avait eut suffisamment d’emmerdement pour aujourd’hui. Cobs monta a bord du camion et démarra.

Le camion blindé fonça a vive allure dans la rue Jean Mermoz. Un déluge de balle ricocha sur le blindage du véhicule, mais ne freina pas sa course. Maverick se tourna vers le chauffeur du camion :

-Essayer de vous garer derrière l’église. On va passer en pétant les vitraux et les fenêtres. Ces cons nous attendent par la grande porte , il vont être déçus !

Le chef des Vautours approuva un hochement de tête. Tout les hommes du camion restèrent concentrer sur leurs armes. Cobs et son chiens étaient prêt à la bataille.

Le Camion dérapa derrière l’église. Les soldats débarquèrent a vive allure. Chacun était accroupis sous une fenêtre. Tout s'était rapidement mis en place. Slobodan regarda par un trou dans le mur.

- Une dizaine d’hostiles en vu !

Maverick donna rapidement ses ordres :

- Très bien les gars , je ne veux pas de perte. On lâche tous nos grenades a fumigène a travers les vitres. Attention aux éclats de verres. Une fois que tout pète faite un balayage avec vos FLAMAS. Deux précautions valent mieux qu'une !

Chaque soldat dégoupilla sa grenade. Maverick lança le compte a rebours , 5,4,3,2,1,0 !

Les grenades percèrent les fenêtres prenant les défenseurs au dépourvus. Le gaz s’échappa. Les occupants de l’église ne voyaient plus rien. L’équipe brancha sa vision thermique ce qui permis de distinguer les ennemis à travers la fumé. Une véritable hécatombe. Hannibal dut retenir RASOIR de se lancer a l'assaut. Il ne fallait pas non plus lancer la meilleure machine de guerre de la FNF sous des tirs amis ! Les feux cessèrent au dernier râle d’agonie des ciblés. 6 hostile étaient morts. Autour d'eux , des dizaines de caisses du trident.

Maverick savait qu'il ne fallait pas trainer. Les ennemis sur les toits n'allaient pas tarder a arrivé pour harceler les hommes chargeant les caisses d'armes dans le camion :

- Ok les gars , 6 hommes chargent les caisses dans le camion. Les 6 autres , vous allez dehors pour couvrir vos camarades.

Cobs se plaça a l’extérieur. Il serait plus utile avec son FLAMAS qu'a porter des caisses onze fois trop lourde pour lui. Slobodan se plaça a coté de lui. Il sentit l'aura malsaine de cet homme, accoutumé aux tortures et au viol... enfin c'était les bruits qui couraient à son propos.

Les hommes commençaient a charger les caisses dans le camion. Les ennemis a partir du toit du bâtiment d'en face , passèrent à l'attaque. Leurs tir était nombreux et très imprécis. Ils semblait plus se focaliser sur le camion blindé que sur les hommes. Certains Hostiles descendirent du bâtiment et attaquèrent la troupe frontalement.  Slobodan envoya une grenade a fragmentation. En explosant elle démembra deux type. Ils ressemblaient a une peinture d'art contemporain. A la vue du carnage il eut un petit gémissement de plaisir. Cobs détestait ça.

Les tirs continuèrent à fusé. Un soldat de la FNF fut blessé au bras. Mais ce n'était rien comparé à la dizaine d'ennemis abattus.

Au bout de six minute, Maverick envoya un message à tout ses hommes.

- Dernière caisse chargé à bord , tout le monde au camion.

En se tournant vers le camion Slododan se prit une balle qui lui effleura le bras. Une petite coupure. Rien de bien méchant pour un homme de son gabarit. Mais ce qui suffit a le placer dans une rage folle.

- Bande D’Enculés !

Il vida le chargeur de son fusil vers le bâtiment ennemis. Deux soldat durent le ramener vers la jeep de tête ( un d'entre eux se ramassa un sacrée pain au passage ). Tout le monde était à bord avec le chargement.

- Mission accomplie , chargement à bord du camion. On rentre a l’école balança Maverick sur les ondes.
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Marshawn
MessageSujet: Re: Les cœurs et les esprits   Lun 25 Aoû 2014 - 14:25

Sergent Sophie Pignon
Unité de Patrouilleurs Gamma-3
7h03


La jeune femme aida Aupra à s'asseoir en attendant qu'une aide médicale n'arrive. Neuchâtel, lui, avait déjà été mis sur une civière. Il disait qu'il n'arrivait plus à bouger, qu'il ne sentait plus rien. Une idée qui terrifiait Sophie, qui craignait la paralysie. Une balle ici ne pardonnait pas, si elle avait, ne serait-ce qu'effleurée un seul vertèbre, c'en était fini de lui. Il serait renvoyé chez lui avec les honneurs.

Sophie examina ce qu'il se passait tout autour d'elle, c'était une véritable fourmilière en ébullition. Les médecins arrivèrent au bout de quelques minutes. Elle laissa donc ses hommes à leurs soins. Un peu secouée par les évènements, et n'arrivant toujours pas à se faire une raison quant à la mort d'Henri, elle scruta les environs avec un regard absent. Elle repéra finalement celui qu'elle désirait rencontrer. Le Commandant Dole.

Cet échec opérationnel ne lui avait néanmoins pas ôté son sens du devoir. Elle était toujours prête à servir la France et la FNF. Elle se présenta auprès de l'officier, au garde-à-vous, il lui transmit ses nouveaux ordres, puis elle disposa.

Les nouvelles directives étaient claires : fouiller et menotter les interpellés en vue de leur transport imminent. Dole lui avait assigné quelques soldats supplémentaires qui se présentèrent rapidement à elle. Ils étaient cinq. De toute manière, elle n'avait pas besoin d'un régiment entier pour sécuriser le colis.
Les intéressés avaient été enfermé dans une pièce à l'écart de combats, afin de ne pas risquer leurs peaux. Ces hommes et femmes avaient désormais une importance capitale pour l'effort de guerre. Bientôt, ils seraient transférés dans les bureaux de la BRS, et soumis à de rudes interrogatoires. Ils balanceraient absolument tout : plans d'opérations, planques, avants-postes rebelles, noms d'associés et de têtes pensantes. Bientôt, tout ce petit monde que formait la Dissidence sera balayé.

Sophie ne cessait d'éprouver une haine farouche envers ses hommes et ses femmes qui se permettaient d'agir en marge du cadre de la loi. Qui se permettaient d'ouvertement décrédibiliser la FNF et qui souhaitaient la voir à genoux, sans se rendre compte qui si un jour cette situation se produisait, la France libre serait perdue à jamais. Laissée aux mains des psychotiques et autres gangs sanguinaires. Il n'y aurait plus aucun espoir de voir un jour une France resplendissante et reconstruite. La FNF avait héritée d'une lourde et honorable tâche, mais tout le monde semblait vouloir la faire échouer. Quelles étaient la motivation de ces fauteurs de troubles ? Le pouvoir évidemment, Sophie en était certaine. Le pays est en ruine, régner à Lutèce et sur Paris semble à portée de main.

Le groupe arriva devant la pièce où devaient se trouver les prisonniers. Le Sergent ouvrit énergiquement la porte, menottes à la main.

- " Mesdames, messieurs. " Fît elle en guise de salut, avec un air dédaigneux.

Les prisonniers avaient des mines déconfites, et l'un était dans un sale état, il semblait littéralement avoir été massacré. Sophie s'approcha de lui.

- " Mains dans le dos. " Ordonna t-elle en le plaquant au sol, face contre terre.
- " Vous êtes ... Des barbares ... Des monstres ... Regardez ce que vous m'avez fait ! " Marmonna t-il, à moitié évanoui. Sophie n'avait que faire de ses remarques. Elle était entraînée à ne pas y faire attention. Les hommes comme lui mériteraient plus que le simple lynchage.

D'un geste net et précis, elle menotta les poignets du rebelle, avant de procéder à une fouille corporelle. Rien, hormis quelques capsules, et des effets personnels qu'elle s'empressa de confisquer.

- " Non ... Non ... Vous n'avez pas le droit ! " Bougonna le blessé, les yeux mi-clos.

Les militaires qui accompagnait Pignon avait procédé de la même manière qu'elle, rapidement, tous les prisonniers étaient menottés, face contre terre et destitués de tout objets qu'ils portaient sur eux. Les camions ne tarderaient pas à arriver, il fallait se presser, afin de déguerpir au plus vite de ce nid de guêpes.

- " Allez, debout ! " Vociféra t-elle en attrapant le col de l'infirme qui semblait décidément fracassé. Elle n'avait aucune idée de ce qu'il lui était arrivé, mais il avait passé un sale quart d'heure. Tout comme le Major doit en passer un en ce moment, songea t-elle avec amertume et effroi. Qu'allait-il avenir du Marjo désormais ? Avaient-ils juste une seule chance de le retrouver dans ce merdier ? L'ordre de le retrouver allait-il être donné ? Elle aurait volontiers pris les devants, mais désirait rester à sa place. Ce n'était pas elle la tête pensante de l'opération, et si le Commandant estimait que retrouver Lilles était trop dangereux aux vues des risques encourus, elle se plierait à sa décision.

Les militaires escortèrent les prisonniers jusqu'au Commandant. Sophie se présenta une nouvelle fois au garde-à-vous :

- " Le colis est empaqueté, mon Commandant. Prêt à partir. " Annonça t-elle avec humilité.
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Les cœurs et les esprits   Lun 25 Aoû 2014 - 16:04

Dole venait juste de terminer sa communication avec Barras. Que de bonnes nouvelles... Ils avaient, malgré la mort d’Émile, réussi a sécurisé toutes les armes sans aucun mort. Ils recevaient du gros sel, mais, ma foi, tout allait bien se passer. C'est alors qu'il vit le sergent Pignon s'approcher de lui.

''Le colis est empaqueté, mon Commandant. Prêt à partir.
-Excellent, sergent. On va enfin pouvoir''


Le mur derrière Dole explosa. Les deux militaires étaient emportés par une onde de choc et s'écrasèrent lourdement dans la pièce, très vite remplie d'un nuage de poussière noirâtre et de débris. Des soldats foncèrent et relevèrent les deux hommes, tandis que le capitaine Gaillard s'approcha un peu du trou béant qui avait été formé par l'explosion.

''Ils envoient de la dynamite ! Ces enfoirés sont sérieux !''

Dole, couvert de poussière et saignant, était difficilement relevé par deux soldats. Il fit quelques pas, un peu sonné, le visage pâle et rempli de morceaux noirs. Gaillard s'approcha de lui.

''Commandant, vous allez bien ?
-QUOI ?!
-VOUS ALLEZ BIEN ?!
-OUI !''


Dole commença a marcher tout seul, une main couvrant son oreille droite, tandis que tout le monde sortait dans le couloir.

''COMBIEN D'HOMMES ON A AUTOUR DE NOUS ?!
-UNE QUARANTAINE, PEUT-ÊTRE MÊME CINQUANTE ! QUI SAIS COMBIEN DE CES CONNARDS SONT EN TRAIN D'APPROCHER ?!''


Sur le toit, les trois snipers n'en finissaient plus de brûler leurs cartouches. Trois duos de tireurs et d'observateurs se contentaient d'appuyer sans relâche sur la détente, fusillant d'un coup les divers gangsters qui osaient s'approcher hors d'une couverture. Et putain, il y en avait des tas...

La plupart n'avaient que des habits civils et une pétoire. Certains s'affichaient en armures faites de pièces de métal et de fusils lasers de piètre qualité. Tous se contenaient de faire du tir sporadique et peu précis, mais qui, multiplié par tout leurs comparses temporaires, opposait une puissance de feu terrifiante aux républicains.

''Ici Magnart, on commence a manquer de munitions ici ! Ces enfoirés arrêtent pas de sortir de n'importe où, et ça deviens compliqué de savoir qui est un civil et qui est une menace !''

Dole alla dans une salle de classe. La cité scolaire sur laquelle la FNF s'était mobilisée comportait 3 niveaux. Le médecin, Petiot, s'était réfugié dans le CDI, les hommes de l'exploration étaient sur le toit, et le reste des soldats se mobilisaient sur les différentes fenêtres, ou dehors. De plus en plus de tirs provenaient du Boulevard d'Inkermann, où on ne voyait que tout un tas de taudis. De ce champ de tir à l'école, il y avait un no man's land : Le boulevard lui-même, déjà, mais aussi des ruines conquises par les soldats de la FNF, et une large cours avec des terrains totalement anéantis. L'explosion de la dynamite, en revanche, venait d'un jet qui arrivait de la rue Perronet. Barras et ses hommes étaient presque en route. Ils n'avaient fait qu'un changement : Le cadavre du servant de mitrailleuse avait été placé dans le camion, et il avait été remplacé par un soldat de Bêta-1, qui devaient maintenant composer avec 4 militaires.

Le CDI où était Petiot commençait a être rempli. A part Neuchâtel, qui était mal au point, installé sur une civière et bourré de Med-X, il y avait un patrouilleur de Gamma-3 avait un bras quasiment arraché, un autre de Gamma-1 qui pissait le sang, et un soldat de Bêta-3 qui devait tenir sa jambe, sans oublier Aupra de Gamma-2 qui souffrait de multiples blessures. Deux autre blessés venaient juste d'arriver : Un patrouilleur de Gamma-1 qui avait été grillé par un AER-9, et du toit, un fusilier de l'exploration. D'ailleurs, en parlant de l'explo, le médecin qui accompagnait Magnard était descendu dans le CDI pour aider Petiot. Avec 2 docteurs et un infirmier, on pouvait traiter les blessés légers très rapidement.

Dans le ciel, c'était maintenant officiel. Le jour s'était levé. Tout ce putain de Bidonville était éveillé. Et pourtant, aucune mention des 3 soldats disparus. Dole essaya de communiquer avec Chan.

''ÉTAT-MAJOR, ICI DOLE, AUCUNE INFORMATION DES BEC-3000 DE NOS TROIS SOLDATS ?
-Négatif commandant ! On essaye toujours de les localiser...
-JE POURRAIS PAS RESTER ICI ÉTERNELLEMENT, MON COLONEL !
-Je sais, commandant... Concentrez-vous sur vos objectifs principaux.''


3 putains de soldats disparus au milieu de 3000 personnes qui ne portaient pas la FNF dans leurs cœurs... Ils seraient sûrement lynchés. Ou torturés. Ou même vendus, qui sait ? Plus les heures passaient, et plus leurs chances de survie s’amenuisaient. Les cadavres de la FNF ? Ils étaient morts, qu'importe si on les profanes, ça ne fait qu'empirer la haine envers les gens qui vivaient dans le Bidonville. Mais 3 portés disparus ? C'était le genre de choses a mal finir.

Mais pour l'instant, avec les 5 morts (Dont un en armure EADS) et les 7 blessés, l'important était de partir. Les hommes de Dole avaient accompli les 3 objectifs : Tout le pognon, les armes, et 7 haut-membres des ennemis de la République (Enfin, 6... L'un d'eux bossait pour Lutèce). Un soldat devait savoir se sacrifier.

''On est repartis ! En avant !''

Barras fonça dans la jeep de tête, sur le siège passager. Les 3 véhicules étaient repartis de plus belle. D'ailleurs, les jeeps... On ne voyait que du sang et des douilles dedans. Les MHC² commençaient a manquer sérieusement de munitions. Leurs ennemis potentiels, en revanche, devenaient de plus en plus nombreux. Des balles traversaient de tout les côtés. Dans la dernière jeep, un des soldats a l'arrière eut le corps traversé par une balle traçante. Il s'écrasa, encore vivant, très vite aidé d'un camarade. Encore un homme qu'il faudrait vite aider...

Les 3 véhicules remontaient la rue Peronnet le pied au plancher, avant de tourner sec devant la cours de l'école. Les infirmiers de Petiot sortirent en courant pour attraper le blessé et le ramener au CDI, tandis que les soldats de Bêta-2 débarquaient du camion, et Bêta-1 des jeeps. Il ne restait plus que les conducteurs parés a repartir et les mitrailleurs des 3 véhicules, qui avaient les canons rivés vers les bâtiments ennemis en face.

Tout les officiers, les armes encore fumantes à la main, s'approchèrent de Dole, qui était a moitié sourd. Barras, comme a son habitude, ouvra son claque-merde le premier.

''COMMANDANT ! ON DOIT VITE SE DÉPLACER ! ON A TOUT UN TAS DE PORTES-FLINGUES EN TRAIN DE S'APPROCHER !
-ILS SONT DU TRIDENT ?!
-J'CROIS PAS, HEIN ! MAIS SÛREMENT QU'ON A UNE PRIME SUR NOTRE TÊTE ! CHAQUE ENFLURE DE CE BIDONVILLE DISPOSE D'UN FLINGUE !''


Dole observa les véhicules dehors, tout en regardant tout les tirs.

''ON AURA PAS ASSEZ DE PLACE POUR TOUT LE MONDE DANS CETTE MERDE !
-FRANCHEMENT, NON ! ENTRE LES ARMES ET LES PRISONNIERS DANS LE CAMION, ON AURA PAS DE QUOI OCCUPER PLUS DE 12 SIÈGES !
-ET LES JEEPS ?
-UN PASSAGER, UN CONDUCTEUR, UN TIREUR, 4 GARS MAX A L’ARRIÈRE...''


26 hommes. 26 hommes a faire partir... Ils étaient 67. C'est alors que Slobodan ouvrit la voix.

''CHUVAK, NE BESPOKOYTES' OB ETOM ! MOI ET MES GARS ON VA SE TAILLER DIRECT PAR LE SUD ! VOUS VOUS FONCEZ COMME DIVERSION !
-ILS VOUS ATTAQUERONS PAS ?
-ON CONNAIT MIEUX LE TERRAIN, ON SERA MIEUX A COUVERT, ET LE CAMION EST UNE PLUS GROSSE CIBLE POUR EUX. EN PLUS, ILS SAVENT QUE SI ILS NOUS ATTAQUENT ILS PAYERONT DANS LES JOURS QUI VIENNENT... I, KSTATI, J'IRAIS CHERCHER TES TROIS ABRUTIS DANS LE BIDONVILLE !''


Donc, plus que 57 a foutre dans les véhicules. 31 soldats qui restent... 31 militaires qui allaient devoir courir jusqu'à Lutèce a pied.

Le camp Delta se trouvait a 1 kilomètres et 800 mètres de la Cité Scolaire Pasteur. Du moins, en empruntant les routes dégagées, hors des rassemblements de taudis... ça faisait a peu près 23 minutes en marchant. En course militaire ? Les soldats étaient jeunes. On foutrait les blessés graves dans le camion, les autres pourraient très bien faire 1800 mètres en moins de 12 minutes... Même si ils se feraient attaqués de toute part. Et même si ils traînaient un homme en armure EADS...

''D'ACCORD ! ON VA RASSEMBLER TOUT LES BLESSES ET LES FOUTRES DANS LES JEEPS ET LES CAMIONS ! ENSUITE, ON FOUTRA  AUTANT DE GENS QUE POSSIBLES DANS LES VÉHICULES, ET LA TRENTAINE D'HOMMES QUI RESTENT RENTRERONS A PIED !''

Les officiers quittèrent Dole. Dehors, l'ennemi s'approchait de façon grandissante. Slobodan et Barras attrapèrent les 7 prisonniers et commencèrent a les charger dans le camion, quand ils furent attaqués par des tirs plus précis en face...

Au même moment, a l'arrière du bâtiment, dans le Square Beloiel, une masse de saloperies fonçaient avec des lames et des tubes de dynamites. Les snipers de Magnart brûlaient leurs cartouches sur place. Le CDI où étaient les blessés étaient juste en face de cet assaut.

Carte de la zone:
 

Ordres a Cobs:
 

Ordres a Aupra:
 

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Hannibal Cobs
MessageSujet: Re: Les cœurs et les esprits   Mar 26 Aoû 2014 - 10:19

La journée n'était pas encore terminé.

Une véritable horde était en train de charger l'école. Il fallait les repousser pour permettre au convois de partir. Maverick descendit et alla chercher ses hommes :

- Les gars je sais que on vous en a beaucoup demandé aujourd’hui, mais c'est pas encore finit. L’ennemi veut passer a l'assaut. Il faut établir une position avancé et épauler les Vautours pour permettre au convois de faire diversion.


Beta-2 , un soldat en EADS, RASOIR, et Hannibal descendirent rejoindre les Vautours. Les Vautours. Il détestait vraiment ces mec. C'est une honte pour la république de faire appelle a une telle bande de salopard. Et maintenant il allait devoir versé le sang a leurs cotés.

La cible était les ruines en face de l'ecole. Si les ennemis prenaient position ils menaçeraient le départ des véhicule. Ça sera egalement une bonne position avancé pour  neutralisé toute menace qui passerait à l'attaque.

Le groupe passa a l'attaque. Les Vautours n'avaient aucune stratégie, aucun déploiement tactique. Il chargeaient en beuglant. Les soldats de la FNF m'étaient un peu plus de temps , car il fallait appuyer l'EADS. Et puis rien ne servait d'aller trop vite, par les mitrailleuses des jeeps pouvaient les couvrirs

Hannibal et RASOIR arrivèrent sur zone. Les Vautours avaient déjà investit la zone. Il pilonnaient les hostiles qui chargent. C'était une vague d'ennemis avec des armes rudimentaire. Pas de quoi réellement blessé la section.

- RENDEZ VOUS ! OU ON VOUS TURA JUSQU'AU DERNIER ! cria Slobodan aux ennemis dans un accès de rage.

Ce a quoi il lui répondirent en vidant un chargeur de Uzi dans le mur près de lui. Finalement ces rebelles n'étaient pas si mal. On devrait les embaucher pensa Cobs!

Le Soldat en EADS arriva alors. Il mitrailla la zone éliminant un dizaine d'ennemis. Il canalisait la totalité des tirs des pétoires adverses. Ce qui permit aux soldats et aux Vautours de pouvoir tirer en toute sécurité.

A ce stade ,la FNF déplorait deux blessé légers. Les Vautours, deux blessé et un mort. La volonté du vrais soldat face a la vénalité du mercenaire conclut Cobs. Maverick appela alors sur la radio :

- Position avancé prise, unité en place pour le combat.

La position était tenue , et le groupe attendait la prochaine vague adverse.
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Marshawn
MessageSujet: Re: Les cœurs et les esprits   Mar 26 Aoû 2014 - 21:27

- " Excellent, sergent. On va enfin pouvoir ''

Le commandant ne pût terminer sa phrase. Le souffle d'une explosion, derrière le Commandant, les propulsa à travers la pièce dans laquelle il se trouvait. Sophie s'écrasa contre un des murs, enfonçant le plâtre avec son armure, avant de lourdement retomber sur le sol. A ce moment précis, elle regrettait d'avoir ôtée son masque.

En effet, son nez se cassa lorsqu'il percuta le carrelage abîmé. Ses muscles étaient tout endoloris, elle souffrait le martyr. Le mur qui se trouvait derrière Thomas Dole était en ruine et la fumée de l'explosion commençait tout juste à se disperser, tandis que des militaires courraient un peu partout, affolés par la multitude d'ordres qu'ils recevaient. Sophie pissait le sang, son visage était désormais souillé de sang frais et séché, elle n'arrivait plus à se relever, son armure était endommagée, une douleur au crâne la terrassait, et un affreux bourdonnement emplissait ses oreilles.

La jeune femme s'adossa contre mur, les jambes étalées devant elle. Sophie aurait tout donné pour cinq minutes de répit. Elle et son unité s'en prenaient plein la gueule depuis le début de l'opération, et les trois quarts y étaient passés. L'autre quart était blessé, c'était la seule encore dans la course. Elle découpa quelques morceaux de tissus de sa tenue, et compressa son nez avec pour tenter de stopper l'écoulement d'hémoglobine.

Le Commandant était en pleine discussion avec Gaillard, lorsque des coups de feux retentirent. La jeune femme se releva difficilement, désireuse d'apporter son soutien au front, mais Dole l'interpella :

- " Un groupe d'hostiles arrive par derrière, franchissant les couvertures et les ruines du Square Beloeil. Ils disposent de dynamite qu'ils sont prêts a envoyer, y compris sur votre position où sont les blessés.
Vous devez a tout prix tenir pendant que Barras évacue les blessés les plus graves, y compris vous a un moment ou a un autre. "


C'était exactement ce qu'elle comptait faire de sa propre initiative. Elle salua maladroitement le Commandant, puis s'en alla vers l'arrière du complexe scolaire. Il ne lui restait qu'un chargeur, celui de M-77 qu'Aupra lui avait donné dans le Bidonville. Aupra ... Elle espérait qu'il s'en sortirait. Au moins lui, si elle devait perdre tout le monde aujourd'hui, elle espérait qu'au moins un puisse survivre à cet enfer.

- " Tout ceux qui peuvent marcher ! Battez-vous ! L'ennemi ne doit pas entrer ! " Hurlait Gaillard en tapant dans ses mains. " Allez ! Allez ! Bougez-vous ! "

Maël faisait partie de ceux qui pouvaient encore servir. Les deux balles étaient ressorties, les médecins se contentèrent donc de lui filer du Med-x et des bandages.
Les deux soldats de Gamma-2 se croisèrent en se rendant à l'arrière. Sophie adressa un franc sourire qui le lui rendît un peu gêné.

- " Contente de savoir que vous allez mieux. Faites-moi plaisir, Aupra. Essayez de ne pas vous faire tuer. "
- " Je ferais de mon mieux, Sergent. " Répondît-il, content de revoir un visage familier.

C'est au pas de course qu'il rejoignirent les soldats qui empêchaient les hostiles de pénétrer dans le bâtiment. Ils étaient postés derrière une double porte métallique, fermée. Du mobilier avait été disposé ci et là pour faire office de couverture. C'était très peu.

- " Mais comment on va défendre ça putain ! S'ils décident d'entrer on va se faire massacrer ! " S'indigna Maël, à qui le goût du risque n'avait pas manqué.
- " Hé bien, nous donneront nos vies pour que d'autres soient sauvées. " Répliqua sèchement le Sergent, les mains sur les hanches. " Capitaine, quelle est la situation là-haut ? "
- " Il y en beaucoup trop, ce sera impossible de tous les retenir ! Nous n'avons pas les munitions, ni les hommes pour ! Préparez-vous à voir débarquer ces péquenauds ! " Répondît Magnart, dépassé par les évènements.
- " On a quelques hommes aux fenêtres, mais ils n'endigueront jamais le flot d'assaillants. " Fît remarquer un des soldats à couvert derrière une table.
- " En effet, ce ne sera jamais suffisant. Ils sont des centaines là-dehors. "

Soudain, la porte s'ouvrit à la volée. Un flot de plombs et de lasers se heurtèrent aux armures de la FNF. Deux militaires y laissèrent la vie sous l'effet de surprise, tandis que Sophie plongeait pour se mettre à couvert. Maël était déjà en position, au coin d'un mur. Les soldats répliquèrent avec fureur. Les miliciens se faisaient massacrer par dizaine. Des gerbes de sangs et des morceaux de chair volaient dans tous les sens, tandis que les murs et meubles étaient réduits en charpies. Les copeaux de bois virevoltaient au travers du hall, et des nuages de pâtres recouvrirent bientôt la pièce. L'attaque avait été violente.  

- " Vous appartenez à quelle escouade, Soldats ? " Demanda Sophie aux trois hommes qui restaient dans le hall.
- " Gamma-1, madame ! " Répondît un soldat désabusé dont le masque balistique avait été détruit par un tir.
- " Qui commande ici ? "
- " C'était le Sergent Masson ! " Fît-il, dégoûté, en désignant la carcasse encore fumante dudit Sergent.
- " Bien, vous êtes avec moi, maintenant. " Annonça la jeune femme en changeant de chargeur.

Soudain, un son inquiétant se fît entendre. Celui d'une mèche qui se consume. Ce ne fût juste avant qu'un bâton de dynamite ne survole la pièce et n'explose au dessus de la table retournée. Maël ne vît rien d'autre qu'un souffle enflammé qui manqua de l'emporter s'il n'avait pas été projeté en arrière par le souffle de l'explosion. Il retomba lourdement en arrière, sa tête percuta violemment le carrelage délabré. Un choc terrible. Autour de lui, tout était flou et il ne distinguait ni sons, ni formes, tout était brouillé, ses oreilles sifflaient et étaient hantées par les acouphènes. Quelques trente secondes plus tard, un homme se pencha au dessus de lui. Son visage ne lui était pas familier. D'ailleurs, il ne portait pas l'armure de la FNF. Son sang bouillonnait, mais il n'arriva plus à faire le moindre geste, complètement ensuqué par le choc. Un sourire carnassier se dessina sur le visage du civil penché au dessus de lui. Il allait lui faire la peau. Où étaient passés les autres ? Personne ne voyait ce qu'il se passait ? Personne ne pouvait l'aider ?

Une détonation retentit, et la cervelle de son agresseur vola en morceau. Maël, toujours au sol, pencha la tête sur le côté, c'était Sophie. Adossé contre un mur, le corps brûlé, mutilé par l'explosion. Elle y avait laissé un avant-bras, et son corps était transpercé de toute part. Maël voulut se relever, mais fût pris de multiples douleurs. Il examina ses blessures, il avait quelques clous plantés ci et là. Ils avait attachés des clous au bâton de dynamite, des putains de clous.

Dans un effort surhumain, il se releva, et s'approcha de Sophie en boitillant, les larmes aux yeux. Il tomba à genoux auprès d'elle, en l'examinant sous tous les angles. Elle avait été sacrément amochées. Un ennemi s'approcha de lui en hurlant, un couteau à la main. C'est d'un coup de chevrotine dans la poitrine qu'il s'en débarrassa.

Non loin, le soldat de Bêta-3 et le dernier patrouilleur de Gamma-1 se relevaient, complètement sonnés. Les corps des deux autres hommes de Gamma-1 étaient en lambeaux, complètement déchiquetés, à l'endroit où se trouvaient la table renversée, désormais pulvérisée. Il y avait du sang absolument partout. Dans le couloir où se trouvaient allongé Maël, les deux infirmiers qui accompagnaient Petiot avait été sauvagement massacrés. Une véritable boucherie.

- " Vous ... Vous m'en devez une, Aupra ... " Articula Sophie, tandis que du sang coulait le long de ses lèvres. Elle cracha ce qui lui restait dans la bouche. Elle avait une hémorragie, une sévère hémorragie et un avant-bras en moins. " Allez chercher ... Allez chercher Petiot. Je veux pas  ... Je veux pas mourir ici, Aupra. Vous m'entendez ? Je veux pas crever ici. "
- " Chut, chut, chut. Arrêtez de parler. Je vais vous chercher quelqu'un. "
- " Envoyez plutôt quelqu'un. Vous avez le plus gros calibre du groupe et vous savez vous en servir. Couvrez l'entrée. " Rétorqua t-elle, exténuée. " En attendant ... Il faut faire quelque chose pour mon bras. "
- J'ai de l'alcool sur moi. Annonça le type de l'infanterie en lui jetant sa gourde métallique, sans grande conviction.

Maël déchira une de ses manches, et l'en imbiba de liquide. Il se contenta ensuite de l'enrouler autour du moignon du Sergent qui serra les dents ... Avant de ne rendre l'âme dans un dernier soupir.
Il ne réalisa pas tout de suite qu'elle l'avait quitté, et continuait à enrouler le textile autour de son avant-bras. Aucuns des deux militaires qui assistaient à cette scène désespéré n'osait sortir Maël de son utopie. Lorsqu'il réalisa la triste fatalité, il fût tiraillé entre la haine, et le désarroi. Imprégné d'un profond désespoir, mais également d'une fureur plus intense que jamais, il restait livide, son regard plongé sur les yeux clos de Sophie, le visage ensanglanté et souillé par la poussière. Les yeux exorbités, Aupra se releva lentement, avant de reculer de quelques pas. Les deux autres hommes s'efforçaient de ne pas croiser son regard.

- " Qu'est ce qu'on va faire, maintenant ? " Demanda Maël, d'une voix étranglée, les yeux inondés de larmes. C'en était beaucoup trop pour lui.
- " Ici Magnart ! Y'a quelqu'un en bas ? Bordel ! Ils ont réussi à monter, qu'est ce que vous branlez ? Si quelqu'un est encore vivant en bas, videz vos chargeurs dans leurs dos ! "
- " Les ordres du Commandant sont clairs, ont doit tenir ce point. "
- " Ils ont dû entrer pendant que nous étions tous à terre ! Ça ne sert plus à rien de rester ici ! Il faut avertir tout le monde ! "
- " Je vois ... " Fît Maël, absent. Il porta son BEC-3000. " A toutes les unités. Ici Gamma-2. L'ennemi est entré, je répète, l'ennemi est entré. Magnart, je me dirige vers vous. "
- " Ce serait pas de refus ! On a plus de munitions ici ! "

Les cinq hommes s'élancèrent dans la cage d'escalier adjacente au hall d'entrée. Ils enjambèrent les marches trois par trois. Les ennemis avaient littéralement investis le bâtiment. Il y en avait dans tous les recoins. Mais ils étaient censés être mort, et bénéficiaient de l'effet de surprise. Au dessus de leur tête, des coups de feux retentissaient. Il y avait une vingtaine de cadavres dans la cage d'escalier, et parmi eux, Maël distingua plusieurs hommes de l'exploration. La porte qui menait au toit était encore ouverte. Les tirs avaient cessés, mais de l'agitation se faisait toujours entendre. Des cris de douleurs, des râles guerriers. Lorsque le groupe arriva sur le toit. Deux soldats étaient morts, une dizaine de civils jonchaient le sol et le dernier militaire, se trouvait aux prises avec un local. Ce dernier tenait fermement un couteau qu'il était en train d'enfoncer dans la poitrine du militaire qui hurlait sous la douleur, tentant de repousser son assaillant de toutes ses forces.

- " Putain de merde ! " Hurla Maël, tandis que le soldat de Bêta-3 abattait l'hostile d'une dizaine de rayons lasers. Les trois militaires s'approchèrent de leur équipier déjà mort, le couteau enfoncé aux trois quarts.

Quelqu'un bougea parmi les cadavres. C'était Magnart qui se relevait. Il avait de vilaines marques sur le visage.

- " Vous arrivez un peu tard ... " Annonça Magnart en leur expliquant qu'il s'était pris un coup de cran d'arrêt d'entrée de jeu. Il avait été littéralement sonné. Il leur expliqua ensuite qu'ils n'avaient plus de munitions et que la situation allait être intenable.

Trois hommes de la FNF déboulèrent sur le toit. C'était, l'un des trois trios de Magnart. Il les avaient dispersés un peu partout, pour couvrir tous les angles et ne pas se tasser au même endroit, afin d'éviter que l'ennemi ne fasse un Strike.

- " Qu'est ce qu'il s'est passé en bas, putain ? Comment ces enfoirés ont réussi à entrer ? "
- " Ils nous ont balancés de la dynamite. Ils se sont arrangés pour qu'elle nous explose à la figure en plein vol. On a perdu tout le monde. Nous n'avons rien pût faire. " Expliqua le patrouilleur de Gamma-1. Maël était incapable de prononcer le moindre mot, il revoyait encore le visage brûlé, ensanglanté et défiguré de Sophie. Essayez de ne pas vous faire tuer, lui avait-elle dit ...
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Les cœurs et les esprits   Mer 27 Aoû 2014 - 0:01



''L'officier doit toujours éviter le combat dans une zone retranchée s'il ne l'a pas retranchée préalablement.''

Dole était quasiment avachi contre le camion, les mains sur le visage, a observer le putain de massacre qui se produisait sous ses yeux. Ses renforts fonçaient dans l'école. Et la seule chose qui arrivait dans la tête de Dole, c'était les putains de leçon de l'île...

''Le combat dans les milieux urbains demandent de la réactivité tactique et l'utilisation de trois dimensions. Les hommes de la FNF ne devraient jamais s'engager au corps a corps.''

Barras fonçait le premier, un karambit en main, suivi de soldats qui foutaient des baïonnettes sur leurs FLAMAS. Ils chargeaient en plein dans le dos des quelques survivants. Un trou béant c'était formé dans l'école, a la fois littéralement (Foutue dynamite...) et stratégiquement.

''Le tir de mitrailleuse doit toujours être fait par très courtes slaves. Son but est de supporter les tirs d'appoints, non pas de fournir le tir a lui tout seul.''

Le dernier soldat en EADS, paré a venger Blanchard, défonça la fenêtre du CDI, où il n'y avait plus personne. Il fonça dehors pour voir près d'une trentaine de types. Certains étaient désarmés. Certains étaient juste venus observer.

Il pressa sa détente, et ne la lâcha pas.

Pendant 22 secondes, montre en main, son énorme canon cracha des balles de 5 millimètres a tête pénétrante directement dans la vingtaine d'hommes, faisant des mouvements de gauche a droite. Quand le canon arrêta de cracher, il n'y avait plus qu'une fumée éparse et quelques bruits de tirs sporadiques...

''COMMANDANT, BORDEL !''

Barras gifla Dole.

''ON A BESOIN DE VOUS ICI ! QU'EST-CE QU'ON FAIT ?!''

Dole observa l'école. Des militaires prenaient rapidement les cadavres, sans hommage, avant de les balancer dans le camion. Ils n'avaient pas de temps a perdre.

''COMMANDANT !
-Qu'est-ce qui s'est passé ?!
-Attaque de ces salopards ! On a une douzaine de putain de morts ?
-Blessés ?
-VOUS AVEZ PAS COMPRIS ?! ON EST TOUS BLESSES ICI ! MÊME VOUS, PUTAIN !''


Dole posa sa main sur son visage, et frotta vite. Ses mains étaient pleines de sang et de poussière.

''DEMANDEZ VITE A MASSON DE FAIRE UN-
-IL EST MORT !
-Merde ! Alors prenez moi Pignon et-
-Morte !
-Non... Non putain, c'est pas vrai... Il faut...
-Putain, Dole, je vais vous économiser du temps ! Tout le monde dans ce bordel va crever si on improvise pas !''


Dole courra vers l'école, d'une manière très étrange. Il sentait enfin l'après-choc de la putain d'explosion... Il commençait a avoir des acouphènes, sa vision était troublée... Il vis alors 7 hommes, avec pleins de liens.

''Pourquoi ils sont pas dans le camion ? BORDEL ! POURQUOI ILS SONT PAS DANS LE CAMION ?!''

Barras souriait alors qu'il attrapa un des prisonniers par le collet.

''ALLEZ ! ALLEZ PUTAIN ! M'OBLIGEZ PAS A VOUS TRAINER !''

Les hommes levèrent difficilement leurs culs, quand Slobodan sorti un revolver et tira un coup dans le toit. Dole attrapa vite ses tympans.

''VOUS ATTENDEZ QUOI ?! ALLEZ, ON SE MAGNE ! SUKA !''

Les 7 prisonniers fonçaient, très vite poussés par d'autre militaires. Ils allaient droit de le camion.

Ce putain de camion... Au fond étaient entreposées des caisses d'armes et des cadavres. Les prisonniers commençaient a occuper des chaises, quand deux soldats de la FNF les attrapaient et les jetaient au milieu des morts.

''VOUS BOUGEZ PAS ! RESTEZ COUCHES !''

Les balles ricochaient sur les parois du véhicule. Qu'importe... Dole se tenait fermement une oreille qui saignait, avant d'attraper Gaillard qui passait par là.

''Vous avez des blessés plus graves que d'autres ?
-7 hommes !
-7 ?! On aura pas la place pour 7 ! Foutez l'un d'eux dans une jeep avec un docteur !
-Très bien, je vais m'arranger !''


Dole entra dans une des salles de classes vide. Les hommes de la FNF commençaient a se replier, a recharger, a se retrancher... Le commandant tituba lourdement vers une table, bizarrement en bon état, avant de s'écraser dessus. Il bougea un peu, vomis ses tripes, avant de lourdement se nettoyer la bouche avec la manche.

Qu'est-ce qui c'était mal passé, putain ?

C'était pas une favela normale. C'était un putain de nid de guêpe... Il regarda sa montre. 7 heures 32.

18 morts. 3 disparus. Il n'en fallait pas un de plus. Dole attrapa son BEC-3000 pour tenter de communiquer, d'une voix un peu plus faiblarde.

''Prenez les munitions sur tout les blessés graves ! Si vous voyiez des armes, n'importe lesquelles, prenez les !''

Bon sang... Heureusement que Barras avait donné des instructions d'emporter plus de munitions et pas de vivres. Les soldats pouvaient aisément s'échanger des chargeurs. Mais maintenant, il faudrait penser au trajet du retour.

Dole avait été trop optimiste. Les jeeps de la horde n'emportent que 5 gus. Le camion ? Il allait être rempli a ras-bord. Il allait falloir rentrer a pied...

Slobodan rassembla ses Vautours. Il fonça a l'extrême sud de l'école, avant d'utiliser sa radio pour parler avec le commandant.

''Ok, écoutez moi bien ! Quand vous êtes prêts a partir, on va balancer nos grenades fumigènes et foncer ! On se taille droit depuis le bidonville. Vous restez tout seuls.''

Ils n'allaient pas s'éterniser ici.

Les deux ingénieurs d'assaut quittaient le camion pour faire de la place aux blessés. Les ingénieurs d'assaut, qui portaient tout un tas de munitions dans leurs énormes tenues encombrantes en passaient a tous les soldats qu'ils trouvaient. Des cellules à énergie très précieuses, et qui allaient être un sacré renfort a ces militaires. Mais aussi des chevrotines, des balles... Qu'importe. Le département ingénierie transformait toujours ses hommes en gigantesques mules. Après quoi, les ingénieurs vidés se séparèrent et prirent chacun place dans une jeep.

Au même moment, les 3 mitrailleuses des 3 véhicules étaient quasiment a sec. Ils avaient tiré non-stop depuis plus d'une demi-heure... Il ne leur restaient a tous que 3 bandes de munitions. Les véhicules étaient jonchées de douilles et de sang...

Gaillard pris place à l'avant du camion. Tyleul se sécurisa une place a l'arrière, tandis que 7 blessés étaient maintenant entreposés. Le camion fut grossièrement verrouillé. 10 hommes a l'abri. Restaient une bonne quarantaine a ramener a Lutèce...

Dole fonça vers les véhicules, et rentra dans la jeep de tête, a côté du sergent Dils, qui avait les mains braquées sur le volant. Dole baissa la tête tandis qu'il tentait de communiquer avec Chan.

''COLONEL CHAN, ICI THOMAS DOLE !
-Commandant ! Nous écoutons des rapports de nombreuses pertes ! Pouvez vous confirmer ?!
-ON A UNE DOUZAINE DE MORTS ! ILS AVAIENT DE LA DYNAMITE ! JE REPARS A LUTCE IMMEDIATEMENT ! NOS 3 OBJECTIFS PRINCIPAUX SONT ACCOMPLIS !''


Hénin souriait un peu. L'objectif, c'était ça l'essentiel. En revanche, de Coubertin et Chan... La colonel de Coubertin était dans une rage contenue par une face de marbre. Chan, lui, était détruit.

''NOS 3 HOMMES ! VOUS AVEZ LEURS BEC ?
-Négatif, commandant... LINDA... Enfin... On a encore eu un problème... On a arrêté de les recevoir depuis qu'ils ont traversé l'ambassade algérienne...
-C'est pas vrai ! BORDEL DE MERDE !''


Dole sauta sur son siège et donna un énorme coup de pied dans le tableau de bord, ce qui eut effet de faire sursauter Dils. Mais d'un coup, une balle traversa la vitre, venant se loger dans l'épaule du conducteur.

''AAAAAAAAAAAAAAAAAARH !
-COMMANDANT ?!
-DILS !''


Dole se coucha et posa violemment la main sur le dos du sergent, l'enfonçant vers son volant, ce qui déclencha un klaxon fort audible.

''Commandant !
-MEDECIN ! UN MEDECIN BORDEL !''


Petiot courra vers la jeep, et ouvrit la porte pour attraper Dils. Le pauvre conducteur hurlait comme un porc, tandis que Petiot lui injecta un Med-X et un stimpak.

''TU PEUX CONDUIRE ?
-OUI CHEF !''


Le jeune conducteur s'écrasa en arrière, tandis que Dole fit un signe a Petiot pour qu'il rentre dans la jeep. Alors, le commandant donna une tape dans le pied du servent de mitrailleuse.

''T'as encore des balles ?!
-Plus beaucoup, chef !''


Dole attrapa la radio.

''Colonel ! Je vais me casser de là !
-Commandant, êtes-vous sûr que la route est sécurisée ?
-BORDEL DE MERDE CHAN ! IL Y A RIEN DANS CE BORDEL QUI SOIT SECURISE !  
-Soyez rationnel commandant ! Vous n'avez pas de place pour tout le monde dans vos véhicules ! Vous devez vous installer dans l'école et faire plusieurs trajets ! C'est la chose sûre a faire !''


Dils n'en pouvait plus. Ses nerfs commençaient a lâcher avec la blessure.

''C'EST PAS POSSIBLE PUTAIN ! ILS VEULENT TOUS NOUS FAIRE CREVER ! ILS VEULENT QU'ON MEURE ICI, HEIN ! PUTAIN ! PUTAIN ! PUTAIN !
-DILS, CALMEZ VOUS !''


Dole amena la radio plus proche de lui.

''Chan, écoutez moi ! Je rentre a la putain d'île ! Si j'ai un seul taudis devant moi je l'écrase !
-Nous ne pouvons pas risquer-
-DES VICTIMES CIVILES ! MES HOMMES ONT DÛ FUSILIER PLUS DE SOIXANTE CIVILS AUJOURD'HUI !''


Dole commença a bouger un peu, quand une autre balle le toucha, directement. Dole s'affala sur le tableau de bord. Petiot, qui était juste derrière, plongea.

''JE VAIS BIEN ! C'EST DANS MON GILET !''

Dole haletait. Ses mains écrasaient son uniforme. Finalement, il ouvrit sa porte et marcha hors du véhicule, pour aller voir Barras, qui était couché par terre.

''BARRAS ! VOUS ET TOUT CE QUI RESTE, VOUS MONTEZ SUR LES VEHICULES !''

Les soldats survivants s'échangèrent des regards nerveux. Finalement, Barras ouvrit sa gueule bien amochée de goule.

''CHEF, PUTAIN ! VOUS VOULEZ QU'ON CREVE ?!''

De plus en plus de connards se rapprochaient pour tenter de tuer des soldats de la FNF.

''BARRAS, ON SE CASSE !''

La goule cracha au sol avant de se lever.

''OK LES GARS ! ÉCOUTEZ MOI BIEN ! ON RENTRE A PIED ! VOUS M'ENTENDEZ LES MECS ? ON RESTE SUR LES ROUTES, ON TRAVAILLE EN FORMATION DE COURSE MILITAIRE RAPIDE AVEC TIRS CROISES ! ON A TOUS VUS CETTE MERDE A L’ENTRAÎNEMENT !''

Dole fonça dans sa voiture, ferma lourdement la porte, et les 3 véhicules se cassaient en trombe. Immédiatement après, Slobodan et ses Vautours jetèrent des grenades fumigènes sur la route, avant de se lever et de se barrer en courant, trucidant quiconque osant se lever devant eux.

C'était ça la différence avec le massacre des soldats de tout a l'heure. Maintenant, la FNF avait le droit de tirer sur tout le monde. Au diable la putain de presse...

Barras et ses hommes étaient prêts a se casser. Les 3 véhicules leur ouvraient la voie. Les mitrailleuses MHC² n'avaient plus aucune limite d'engagement. Ils maintenaient le doigt appuyé sur la gâchette, tandis que les conducteurs avaient le pied au plancher. Les fenêtres étaient anéanties, les passants se cassaient en courant, les insurgés étaient coupés en deux...

Le servant de la jeep de tête, où était Dole, reçu une balle dans le thorax, et s'écrasa a terre. Heureusement pour lui, il avait un médecin juste a côté... Petiot lui fila un Med-X tandis qu'ils allaient dans un virage. L'ingénieur d'assaut rechargea l'arme, puis passa sa tête hors du toit, pour continuer le mitraillage en règle.

Il n'y avait plus aucun tir qui atteignait les véhicules de la FNF. Tout le monde était ou bien mort, ou bien en train de se casser. Les véhicules ne roulaient plus soigneusement. Ils allaient a une vitesse dangereuse. A un moment, la jeep de tête s'affala dans le sable... Qu'importe. Juste derrière, le camion lui fonça dans l'arrière, violemment, projetant quelques débris au sol, et ils étaient repartis de plus belle.

L'énorme Boulevard du Château, avec les maisons criblées de balles. Dans certaines, il devait y avoir des civils qui se contentaient de vivre. Qu'importe. Les véhicules devaient y arriver.

6 minutes. Les véhicules avaient mis 6 minutes. Quand ils arrivaient finalement devant le Pont de Neuilly, les MHC² n'avaient plus une balle. Et les Vautours étaient mobilisés, a couvert derrière des débris de véhicules, parés a couvrir légèrement la masse de soldats qui rentraient a pied...

Les portes s'ouvrirent. Quasiment sans s'arrêter, les 3 véhicules pénétraient dans la base. Dans le ciel, le beau soleil se reflétait sur la paisible eau. Tous s'arrêtaient net devant le grand hangar de la FNF, d'où sortaient en courant des militaires. Les portes des véhicules s'ouvrirent, les hommes de la FNF se ruèrent, et commencèrent a aider du mieux qu'ils purent.

Les blessés étaient vite mis sur des civières et transportés vers la salle de soins où était notamment le docteur Falquin. Petiot, son infirmier et le médecin de l'Exploration se joignant a eux.

Les prisonniers étaient mis en joue, tabassés, et foutus a terre, dans un coin.

Quand aux quelques cadavres qu'on avait pus sauvés... Eux qui avaient été laissés en plan, de manière compacte, étaient finalement soulevés et mis de façon plus honorable, en ligne, une couverture sur la tête.

Alors qu'ils commençaient tout juste a faire ça, les soldats qui avaient marchés a pied commencèrent a arriver...

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Marshawn
MessageSujet: Re: Les cœurs et les esprits   Ven 29 Aoû 2014 - 14:43

Magnart n'arrivait pas à y croire. Tout le monde avait été tué, absolument tout le monde. Ces types devaient être un peu moins d'une dizaine et ils se sont tous fait écraser lorsque ces fou furieux ont essayé d'entrer. Il voulait leur faire payer. Il voulait leur montrer ce que cela coûtait de s'estimer pouvoir tuer impunément des soldats de la République. Il toisa les cinq six soldats face à lui d'un air méprisant. Il détestait cette guerre et ces acteurs. Mais à l'heure d'aujourd'hui, il ne vivait plus, il survivait, et se contenter de ce fait, de laisser de coté ses opinions ainsi que sa morale.

Anselme s'agenouilla près des corps de ses anciens équipiers, et fouilla leurs poches, sous l'air étonné de Maël. Les trois autres soldats de l'Exploration n'en avait rien à faire et se contentaient de vérifier qu'aucun ennemi n'essayerait de les tuer.
Magnart rafla sur les corps absolument tout ce qui avait de la valeur, ainsi que des munitions pour son fusil de précision et son M-77. En se relevant, il croisa le regard désapprobateur de Maël.

- " T'as un problème ? " Grogna t-il en percutant le soldat de l'épaule. Maël, à contrecœur, n'opposa aucune résistance. " On se bouge, allez. On rejoint le Commandant. "

Les sept hommes s'engouffrèrent dans la cage d'escalier du bâtiment. Le fusil de Magnart prenait énormément de place et n'était pas pratique à transporter. Arrivé au premier étage, plusieurs balles filèrent en direction du groupe. Les armures absorbèrent la plupart des chocs, mais une gerbe de sang éclaboussa tout de même le groupe avant que le Patrouilleur de Gamma-1 ne s'écroule, touché en pleine jugulaire.

- " Regardez-moi ces enfoirés ! Ils tirent au hasard, en espérant atteindre un point vital, et on dirait que ça marche ! " Ironisa Magnart tandis que les militaires abattaient le responsable de ce meurtre.

Le groupe, désormais réduit à six, continua sa descente en direction du rez-de-chaussée. Ils déboulèrent dans le hall qu'Aupra et son groupe avait tantôt essayé de défendre. Des soldats de la FNF étaient en train de débarrasser le sols des cadavres de leurs frères d'armes tombés au Champ d'Honneur. Maël jeta instinctivement un coup d’œil à l'endroit où gisait Sophie. Elle avait déjà été emportée. Le soldat eût un pincement au cœur lorsqu'il se remémora le visage lacéré, mutilé et calciné du Sergent. Il en avait mal au ventre.

Le groupe traversa tranquillement l'établissement avant de finalement rejoindre la position du Commandant et de sa troupe qui chargeaient les corps, les prisonniers et les armes dans le camion et les jeeps. Le Commandant semblait nerveux, il n'arrêtait pas de faire des allers-retours, parlait d'un ton agacé. Compréhensible, l'opération, était certes, une réussite, mais les pertes étaient trop élevées et Maël avait perdu le compte.

Slobodan fît embarquer les prisonniers en tirant un coup de feu dans le vide, ce qui arracha un sourire carnassier à Magnart qui se retourna vers Maël et les autres.

- " Allez, on rentre les filles. " Assura t-il, confiant alors que les balles sifflaient autour d'eux.

Ce mec était était serein, malgré le fait d'être en plein milieu d'un guêpier. Son attitude agaçait Maël, mais ce dernier ne pouvait s’empêcher de le trouver attachant. Après tout, des leaders comme lui sont de bons leaders. Il ne laissent pas transparaître leurs craintes. Ils étaient vaillants, et courageux. Sophie était du même bord. Son visage le hanta encore une fois. Il pensa alors aux disparus. Le Major, la Lavette, et cet autre soldat inconnu, qui, s'ils avaient étés capturés, devaient passer un sale quart d'heure. Certainement le pire de leur vie.

Maël n'oubliera jamais ce qu'à dit le Major avant que le feu ne soit mis aux poudres. La FNF meurt, mais ne se rend jamais, avait-il dit. Un acte admirable, qui ne sera certainement jamais reconnu. Car tel était leur devoir. Défendre la nation et la République à n'importe quel prix, sans espérer de reconnaissance. Heureusement, Maël n'était pas de ce bord là et se voyait plutôt comme un Freelance. Lui, était là pour une seule et unique chose, la paye.

Les Officiers aboyaient toute sorte d'ordres tandis que les moteurs démarraient. Les Vautours s'agitèrent, et balancèrent des fumigènes. Le feu pétait soudain de partout. Des tirs, encore des tirs. Les impacts de balles dans le béton ou sur les carlingues métalliques des véhicules. Une terrible spirale.

Le seul ordre qui fît sens dans l'esprit de Maël, fût celui de Barras :

- " Ok les mecs, ici Barras !
Les véhicules viennent juste de partir tout comme Slobo ! Avec le tir des MHC² on va être tranquille !
On doit vite se casser avant que les renforts du Trou arrivent ! Tirer sur tout ce qui bouge, foncez sans vous arrêter, ensemble ! Putain de merde, comme a l'entraînement les gars ! On en a pour 10, 15 minutes de course si on se magne la rondelle !
On ne perd PERSONNE ! Trop de gens sont morts aujourd'hui ! "


C'était une blague ? Une putain de blague ? Rentrer à pied ? Sous le feu ennemi ? L'autorisation de tirer à vue ? Combien d'innocents allaient encore mourir ?

- " C'est eux, ou toi. " Fît Magnart, comme s'il avait lu dans son regard, en posant en main rassurante sur son épaule. Le Capitaine arborait un regard flamboyant et ses traits méprisants étaient plus visibles que jamais. Maël trouvait cette soudaine proximité avec l'Offcier, étouffante. Le crâne rasé sur les côtés, avec un début de crête sur le haut du crâne, une barbe de trois jours. Les lèvres épaisses. Ses yeux noisettes pleins d'arrogance. Une gueule néanmoins charismatique. Maël restait sceptique quant au Capitaine.

- " Ouais ... " Répondît Maël, convaincu sans l'être réellement. Il se dégagea de l'étreinte oppressante de Magnart.

L'infanterie se mît en route dès que les véhicules démarrèrent. Les jeeps arrosaient absolument tout ce qui passait dans leurs mires. Les rafales semblaient interminables. Maël ne lâchait pas des yeux Magnart, qui galopait devant lui, fusil de précision à la main. Lui même suivait Barras, la goule. Une goule dans l'armée. Maël était étonné. Il n'en avait jamais vu dans la FNF durant son entraînement. Les véhicules assuraient une bonne couverture, mais leur vitesse fît que l'infanterie et la motorisée se retrouvèrent séparés. A cet instant précis, les militaires redoublèrent d'effort, sachant pertinemment que les hostiles ne tarderaient pas à leur faire payer.

Les quelques ennemis qui daignaient essayer de les tuer, se faisaient instantanément cribler de balles. La FNF était à l'affût. Ils étaient regroupés, et soudés. Une cinquantaine de soldats, si ce n'est moins. Ils étaient impossible à arrêter. Soudain, le soldat de Bêta-3, trébucha, juste devant Maël. Son masque balistique tomba, laissant entrevoir son visage. C'était une femme. Depuis le début, c'était une femme et Maël ne l'avait jamais remarqué. Elle était basanée. C'est tout ce qu'il eût le temps de voir, il se concentra plutôt à l'aider. Il la releva d'un coup. La jeune femme lui adressa un regard reconnaissant.

Les dix minutes de courses passèrent rapidement. Personne n'avait été touché, la FNF avait pour cette fois-ci, été efficace et la diversion de Slobodan semblait avoir fonctionné. Un bon point pour le Commandant. La troupe approchait du pont Neuilly. Jamais de toute sa vie, Maël semblait avoir été aussi soulagé, hormis lorsqu'il retrouva son père après avoir été balancé dans la Seine. D'ailleurs, il aurait préféré ne pas faire l'analogie avec cet évènement qui avait été traumatisant.

Les soldats rejoignirent finalement la base. Maël était exténué lorsque la jeune femme s'approcha de lui, essoufflée elle aussi.

- " Ça va ? " Demanda Maël en exagérant sa respiration afin de bien ventiler ses poumons. Il avait envie de vomir.
- " Ça va, oui. " Répondît l'autre en s'appuyant sur ses genoux.
- " C'était un putain de cauchemar là-bas ... "

La jeune femme arbora un sourire en coin.

- " Qui sème le vent, récolte la tempête. "
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Les cœurs et les esprits   Ven 29 Aoû 2014 - 17:04

Putain de merde...

Les soldats de la FNF venaient juste de revenir. Derrière eux, des soldats fonçaient aux portes. On ne pouvait pas risquer un assaut du Bidonville...

Sauf qu'il n'y avait plus personne dans le Bidonville. Le silence régnait. Un silence terrifiant. Il n'y avait qu'un énorme tas de cadavres, partout. De la fumée de balles, de la poussière qui s'élevait dans le ciel de la matinée. Quelques chiens et bêtes sauvages qui se déplaçaient. Des gens qui, de temps a autres, traversaient la rue en courant...

Mais a part ça. Rien. Le Bidonville était comme vidé. Tout le monde s'était caché.

Combien de putains de gens étaient morts ? En a peine une heure ?

Dole était assis sur une caisse, le regard vide, la bouche un peu ouverte, tandis qu'il contemplait le périmètre autour de lui. Des militaires fonçaient partout. Les véhicules rentraient très, très difficilement vers Lutèce. Les soldats qui venaient juste d'arriver de leur course se mettaient a vomir, a tomber par terre, tandis que des frères d'armes leur filaient des bouteilles d'eau qu'ils vidaient entièrement, la buvant et se la foutant sur le visage.

Un médecin arriva, mâchant quelque chose, avant de s'accroupir a côté du commandant, et de commencer a lui foutre des compresses. Le commandant avait du sang qui dégoulinait de son oreille et de sa tempe gauche, un énorme ecchymose endolori sur son torse, et quelques coupures sur le bras gauche. Mais bon, rien ici qui méritait une quelconque urgence... Tout les soldats de la FNF étaient blessés. Sans aucune exception. Tous avaient été touchés, ou violemment remués. Mais 7 d'entre-eux étaient sérieux. On les avaient mis dans le camion a peine déchargé et nettoyé, et ils étaient partis pour la clinique de Lutèce.

Des cadavres... Il y avait pleins de cadavres. Ils étaient foutus dans des sacs. Il y en avait 14 pour l'instant. 13 soldats de la FNF, et un des miliciens. 5 autres corps de la FNF étaient toujours dans le Bidonville... Et il y avait 3 foutus disparus. D'ailleurs, c'était ça que tout le monde avait en tête. Les 3 disparus... 3 pauvres gus perdus au milieu d'une foule sacrément en colère. Pour l'instant, le Bidonville était mort. Mais plus tard ?

Des hommes entrèrent dans la base. Et pas des soldats de la FNF. Une douzaine de types armés de flingues hétéroclites et de plaques de protection diverses. L'un d'eux était un énorme chauve. Slobodan avait survécu. Il arriva devant le commandant qui se faisait toujours soigner.

''J'emporte mon cadavre. Ça vous dérange ?''

Dole leva lentement les yeux vers son interlocuteur.

''Il avait une famille, le milicien ?
-Une famille ?! Ah ! Ce putain de connard ?! Naah... Enfin, je veux dire, c'était un bon gars. Mais un sacré enfoiré de merde aussi. Ouaip. Enfin... Je vais l'enterrer derrière le Camp Delta.''


Le médecin lâcha Dole, tandis que le Commandant se mit difficilement sur ses jambes.

''Et pour mes 3 disparus ?
-T'inquiète poulet ! On va les chercher ! Et si ils se font tuer... T'as pas idée de comment ces sales putes vont payer.
-Le Trident ?
-Le Trident et tout les enfoirés du Bidonville. Je les fout tous dans le même panier. Allez Dole. C'était sympa tout ça. Je me casse, mec. On se reverra peut-être.''


19 morts du côté de la FNF. Et du côté du Bidonville ? On avait dû perdre le putain de compte... 150. 200. Peut-être même 300... C'était dur a dire. Tout ces putains de morts... La FNF avait tiré de partout. Le pire ça avait été les MHC². Ils avaient ouvert le feu sur toutes les putains de maisons et de ruines... Dole essayait de ne pas imaginer une famille qui restait assisse dans un coin de leur taudis, a attendre que tout se termine, quand soudain une slave de balle traverse leurs murs et qu'ils soient hachés par du 5 millimètre...

Mais putain de merde, qu'est-ce qui s'était mal passé ? L'opération avait bien débuté... Puis ils avaient perdu du temps. Ils se sont retrouvés dans un terrain impraticable.

Et si Dole n'avait pas envoyé les 12 soldats a travers le putain de Bidonville ?

Peut-être... Peut-être que ça aurait empiré. Que les véhicules ne seraient pas passés. Qu'au lieu de 12 soldats ça aurait été les 50 qui auraient été au milieu. Mais... Merde. Dole ne voulait pas y penser. Il ne voulait surtout pas songer a cette putain de bataille... Il savait qu'il y aurait des risques.

Six hommes passaient. Ils portaient des costumes-cravates. Sûrement des hommes de la BRS. Leurs figures terrifiante et dramatique n’annonçaient qu'une chose : Les prisonniers allaient passer un sale putain de quart d'heure.

Mais qu'est-ce qui c'était mal passé ? Le commandant restait fixe, les mains sur les genoux, a rien fixer. Il était mort. Il était dans un état qui ressemblait à une catatonie. L'opération n'aurait pas dû engendrer de pertes... 19 républicains morts. Et putain, combien de citoyens du Bidonville ?

Les estimations allaient être sacrément problématiques. Le bilan de la FNF donnera sûrement un petit nombre, du genre 30 ou 40. Les journaux marxistes iront sûrement jusqu'à dire que la FNF a tué plus de 600 hommes. La vérité se tiendra sûrement au beau milieu... Dans tout les cas, ça n'annonçait rien de beau pour le futur.

Mais le pire, le truc horrible, c'est que techniquement, ils avaient gagné.

Et oui, c'était une putain de victoire de la FNF.

Ils avaient arrêté 7 membres haut-placés de diverses organisations anti-FNF. Ils avaient volé une valise remplie a craquer d'anneaux, et sachant qu'on peut pas construire de nouveaux anneaux, on pourra ou les fondre pour montrer la valeur du franc, ou bien les distribuer a des groupes qui soutiennent la FNF. Quant aux armes... Elles avaient dû coûter cher au Trident, sans aucun retour sur investissement, ce qui risque de leur donner des difficultés plus ou moins grandes, sans oublier que la République pourra vendre ces armes...

Ouais, une putain de victoire. Mais a quel prix ?

Le milicien mort, a en croire Slobodan, ne sera pas regretté. Mais les 18 autres soldats ? Tous devaient avoir des familles... Des amis... Des... Des gens qui avaient une vie perdue sous les ordres de Dole. Encore d'autres hommes...

Combien d'hommes étaient morts sous les ordres de Dole depuis qu'il était arrivé à Paris ? 11 ans qu'il se traînait dans Paris, et tout ce qu'il a causé, c'est des morts, et tout ce qu'il a vu, c'est des morts. Chacune de ces âmes perdues ne faisaient que s'enfoncer dans sa conscience fragile... Mais le pire, c'est que Dole n'avait personne sur qui rejeter la faute. C'était lui qui avait proposé l'opération. C'était lui qui l'avait exécutée. Les 18 soldats morts seront toujours de sa faute. Et jusqu'à ce qu'il soit mis sous terre, Dole en sera le seul et l'unique responsable.

Mis sous terre... 5 soldats de la FNF n'allaient même pas avoir ce luxe. Et peut-être 3 dans les semaines qui allaient venir. Le commandant commença a marcher, presque en titubant, alors qu'il regardait bien autour de lui.

Des tas de douilles. Du sang. Des soldats blessés... Il jeta un moment son regards vers Dorian Falquin. Il ne fallait pas y penser...

Pestagaupe...

Mais bordel, qu'est-ce qu'il avait foutu ?

Il fallait qu'il se reprenne... Toutes les putains de morts qu'il avait causé...

Dole s'approcha alors d'une table, où étaient entreposées tout un tas d'objets. Des armes, des vivres, des soins... Et il aperçu alors une goule.

Barras avait jeté son uniforme de la FNF. Il n'avait gardé que le plastron, les genouillères et les bottes, au-dessus d'habits civils. Il rechargeait son PL-A1 qu'il enfonçait dans son Holster, puis attrapa deux grosses poignées de chevrotines qu'il foutu dans un sac militaire, avant de se le foutre sur le dos. C'est alors qu'il leva un peu les yeux pour voir le commandant. Celui-ci, toujours dans son même état étrange, réussi a sortir faiblement quelques mots :

''Tu retournes là-bas ?''

Dole tutoyait finalement son aspirant. Et pourtant, Barras, qui lui était toujours d'une humeur enjouée et énergique envers son supérieur favori, ne répondit qu'avec une voix martiale, droite et professionnelle.

''On a toujours des hommes là-bas.''

Il attrapa une assiette, et avec sa fourchette, touilla un peu le contenu.

''Bordel de meeeerde...''

Il goba rapidement de grosses bouchées, foutant pleins de bouffe partout, alors qu'il jetait des regards stressés et énervés un peu partout. Il tourna alors ses yeux vers le commandant, qui restait fixe, avant de parler la bouche pleine, d'une voix un peu enrouée, peut-être par la tristesse.

''Quand j'irais au bar... Les mecs me demanderons...
*Hey, le zombie ! Pourquoi t'as fait ça, mec ? Pourquoi tu t'es engagé ? Est-ce que... Est-ce que t'es un putain de junkie de la guerre ? Ou bien est-ce que c'est parce que t'es atteint par la propagande de la FNF ?*
Et bah je leur dirais pas un putain de mot. Pourquoi ? Parce qu'ils comprendrons pas du tout. Ils comprendrons pas pourquoi on se bat. Ils comprendrons pas... Que c'est a propos du mec a côté de toi. C'est tout.''


Barras continua a mâcher, avant de détourner son regard du commandant pour observer droit devant lui.

''C'est tout en fait. C'est pas pour la République ou pour le peuple de Paris. C'est juste pour le mec a côté.''

Barras posa l'assiette vulgairement, avant de lever son FDM, et de le foutre dans son dos.

''Hey. Dole. Soit pas trop dur avec toi, boss. C'est juste que... Tu peux pas comprendre ce que je ressent. Ça fait plus d'un siècle que je me bat tout seul. Je travaille très bien tout seul.''

Il parti, finalement, rejoignant alors les Vautours, dont deux d'entre eux portaient sur une civière le cadavre de leur camarade milicien, quand Barras se tourna, marchant en arrière, pour hausser la voix vers Dole.

''Hey ! On est vendredi putain ! Demain c'est samedi ! On se tire d'ici !''

Barras disparu au milieu des miliciens, n'étant alors plus qu'un de ces soldats de fortune parmi tant d'autres. Dole eut juste un court sourire, avant de lentement se tourner. Il repartait marcher dans le camp, tandis qu'autour de lui, les médecins s'attelaient a soigner le plus de blessés possibles.

Ordre final:
 

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Marshawn
MessageSujet: Re: Les cœurs et les esprits   Sam 30 Aoû 2014 - 19:41

- " Qui sème le vent, récolte la tempête. " Répéta t-elle en riant nerveusement.
- " Qu'est ce que tu veux dire ? " Demanda Maël, épuisé, mais intrigué par cette subite aura mystérieuse qui se dégageait de la jeune femme.
- " Qu'est ce que je veux dire ? " Renchérit-elle en s'approchant de lui, pendue à son oreille. " La FNF l'a bien cherché, voilà tout. Et ce n'est que le début. "

Maël, s'éloigna légèrement, et lui jeta un regard en biais. Elle souriait de toutes ses dents. Lui, savait pas trop quoi penser de ce qu'elle venait de lui dire. Il se contenta de régurgiter tout ce qu'il avait avalé ce matin. Ne pouvant plus se retenir, ils se pencha sur le côté. Il avait un horrible mal de crâne. Maël se retourna se vers la jeune femme, s'essuyant avec sa manche.

- " Mais putain, je comprends pas. " Dit-il en déglutissant.

La jeune femme ria de plus belle, tout en se relevant. Elle s'étira, tandis que ses cheveux étaient soulevés par une légère brise, le regard plongé au loin. Elle était belle. Maël détourna les yeux, pensant à Maria, avant d'être envahi par une pensée étrange. Il n'en avait plus rien à faire d'elle. Après ce qu'il venait de vivre, il se sentait vide, sans âme.

- " Comment ... Comment tu t'appelles ? " Demanda t-il faiblement.
- " Ismaïla. " Se contenta t-elle de répondre avec une incroyable assurance. Le combat semblait ne pas avoir eu de retombées sur elle. Elle avait beau avoir le visage lacéré par les projections, elle semblait ne pas y faire attention. " Vivement la permission. On pourra prendre du bon temps. " Continua la jeune femme, toujours souriante. Maël ne savait pas si elle faisait une quelconque allusion par "on pourra prendre du bon temps". Mais se refusa à poser la question.
- " Ouais, ça fera du bien de se poser un peu. " Renchérit le jeune homme en se massant les tempes, fébrile.
- " Tu fais quoi ce soir ? " Demanda t-elle subitement. Il était pris au dépourvu, mais son corps n'eût aucune réaction. Trop fatigué pour laisser paraître sa surprise.
- " La tournée des bars, j'imagine. " Menti Maël à contrecœur. Il savait pertinemment qu'une fois dans le dortoir vide, seul, livré à ses propres démons, il pleurerait toutes les larmes de son corps. Il était dans une profonde détresse, mais ne savais pas à qui en parler. Il avait perdu tout ceux en qui il un croyait un minimum.

Ismaïla le regarda de travers, elle n'était pas convaincue par son mensonge. Une tape dans le dos bouscula Maël.

- " Alors, comme ça on drague les chawis ? " Scanda Magnart avec son habituel regard arrogant. Il prît place aux côtés d'Aupra. Il passa un bras autour de ses épaules avant de tous les deux les désigner du doigts. " Ceci dit, vous allez bien ensemble, hein. Entre personnes de couleurs et issues du tiers-monde. Vous voyez ce que je veux dire, vous venez tous les deux de ce putain de Bidonville non ? " Magnart s'approcha de son oreille. " Elle est bonne en plus, et plutôt pas mal au lit. Crois-moi. " Chuchota le Capitaine avant de lui balancer un clin d’œil, sous l’œil apathique d'Ismaïla. " Aupra, faites-moi plaisir, décoincez-vous un peu. Vous êtes trop sérieux. " Ricana l'Officier en s'en allant finalement, les saluant d'un signe de la main.

Ismaïla cracha sur son sillage. Magnart était vraiment un cas unique en son genre. Détestable et pourtant doté d'une aura charismatique.  

- " Je le déteste, celui-là. " Dit finalement Ismaïla. Son sourire avait disparu. " Pourri jusqu'à la moelle. La pire des merdes. "

Maël ne releva pas. Il se contenta de réfléchir au pourquoi du comment, avant de finalement se dire que ce n'était pas ses affaires. Un infirmier arriva, une trousse de soin à la main.

- " Soldat de Seconde Classe Aupra ? " Demanda t-il, avec un air ignare.
- " Ouaip. " Répondît Maël, sans prendre la peine de se lever.
- " C'est votre tour. Les premiers soins ne vous feront pas tenir debout éternellement. "
- " Je vois. " Fît le jeune homme en se levant avec difficulté. " On se voit plus tard ? "

Ismaïla ne répondît pas.

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