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 Si Vis Pacem, Para Bellum

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Thomas Dole
MessageSujet: Si Vis Pacem, Para Bellum   Jeu 14 Aoû 2014 - 14:09

Chan était en train de re-lire le rapport que Dole avait envoyé à Hénin. Le commandant était assis sur un fauteuil, ses mains croisées, stressé. Chan avait l'air détruit. Il gardait un doigt sur sa tempe, silencieusement, faisant voler les pages une par une.

Dole avait un mal de chien... Son nez était complètement détruit... Il appréciait ce que Falquin avait fait pour lui... Mais putain, ce connard avait pas ménagé. Il se retrouvait avec un bandage énorme sur toute la cloison nasale, et des bouts de tissus dans les narines qui n'arrêtaient pas de saigner.

Finalement, Chan laissa un bref soupir avant de jeter le dossier sur la table. Il s'enfonça dans son fauteuil avant de fermer un peu les yeux. Les deux hommes restèrent silencieux un moment, avant que le colonel décida de donner de la voix.

''Vous êtes sûr de tout ce que vous avez écrit ?''

Dole resta scotché. Pendant un moment, il revoyait le visage du commandant alors que la lame s'enfonçait violemment dans sa gorge pour petit a petit glisser vers le bas, perforant et découpant son torse.

''Oui... Colonel.''

Chan soupira a nouveau. Dole était étrangement calme. Calme, respectueux, droit... Ce n'était pas Dole. Il n'avait pas son air hautain insupportable. Il était honnête, doux... C'était comme si toutes ses pulsions violentes avaient disparues avec le meurtre du commandant.

''Mais merde ! Le fils de Stanislas, la goulophile, et l'éventreur dissident ? On se croirait dans une pièce de théâtre de mauvais goût... Et tout ça nous as coûté la vie de 7 hommes...''

Dole tentait de se rappeler pourquoi c'était Chan et pas de Coubertin qui lui faisait le dé-briefing... Il avait manqué un peu de sommeil ces derniers temps, et... Ah oui. C'est vrai. Chan devait le premier faire un rapport de la zone du Bidonville, avec l'aide des Vautours. C'était assez grotesque, vraiment... Mais pour obtenir des informations sur ses ennemis, Chan tenait a interroger personnellement le commandant.

''Vous êtes sûr que c'était Noircet ?
-Colonel... S'il vous plaît... Vous avez vu les armes et les documents. Vous avez les images que Gaillard a pris. Il y a une union néfaste dans ce Bidonville. Il faut la briser.
-Commandant, je sais très bien ce que nous devons faire. Je vous demande simplement de me confirmer tout ce qu'il y a dans ce rapport...
-Sauf votre respect, mon colonel, j'ai eu le temps de voir Noircet quand il découpait un mec a côté de moi et qu'il m'a défoncé la face !''


Chan resta silencieux un moment.

''Oui... Oui, vous avez raison... D'ailleurs, en parlant de ça, je ne suis pas en charge de votre dossier... Mais est-ce que vous avez reçu votre convocation pour savoir si vous serez apte au service ?
-Vous voulez dire mon nez ? Ben... Oui, oui, bien sûr... Ne vous inquiétez pas, mon colonel, je serais en pleine forme.
-Je parlais de votre état psychologique.''

Dole fut étonné de cette question. De toute façon, les psychanalystes de l'armée n'étaient pas évolués... A la limite, c'était presque si ils ne demandaient pas ''Êtes vous un sociopathe ? Si oui, quittez l'armée. Si non, retournez au combat''. Même si c'était bien de voir Chan s'occuper de ses soldats, comme toujours d'ailleurs, il exagérait vraiment si il pensait qu'un psychothérapeute pouvait avoir un quelconque effet sur un soldat...

''J'ai reçu la convocation. Ne vous inquiétez pas pour cela, mon colonel.
-Bien... Bien... Alors dans ce cas, commandant Dole, je vous rappellerais pour la réunion inter-armes. On manque cruellement de bons commandants ces derniers temps.''


Chan qui faisait un compliment ! Comme c'était mignon ! Enfin, c'est que depuis sa rétrogradation, il s'était calmé le Dole. Plus aucune insulte, plus aucun outrage, plus aucun comportement immoral... Maintenant, il se contentait de prendre son psycho en douce, de se vider les bourses sur des putes et de se vautrer dans son lit à Lutèce.

''Merci colonel. Au fait... Comment va la mère de Pestagaupe ?''

Les deux hommes se levèrent de leurs fauteuils, alors que Dole serra la main de Chan.

''Elle est dévastée, d'après les dernières nouvelles... Mais votre lettre sera en route aussi tôt que possible.
-Bien... Très bien... Je sais a quel point ce doit être horrible de perdre son fils... J'étais avec Pestagaupe dans ses derniers moments... Vous savez, je doute qu'on ait pu faire autre chose... Noircet doit payer pour ce qu'il a fait.

-Non, commandant. La vengeance n'est pas notre priorité. Si nous voulons vraiment détruire Noircet, ce ne sera pas avec une balle dans la tête. Mais en construisant quelque chose... En rendant la FNF grande, puissante, et aimée.
-Vous avez raison, mon colonel... Mais si vous reconsidérez la balle dans la tête, je suis sûr que vous pourrez donner le fusil au capitaine Rinaldo. Je sais que vous avez lu mon rapport, mais j'insiste : Il a été un tireur formidable.
-Dites moi, commandant... Votre... Et bien, auriez-vous quelque chose a signaler sur Rinaldo ?''


Dole mit ses mains sur ses hanches avant de tourner ses yeux hors du colonel, bougeant ses pupilles a travers la pièce, feignant l'interrogation.

''Je... Ne suis pas très sûr de comprendre le sens de votre question...
-Commandant, c'est juste que... Le capitaine Rinaldo est un homme... Instable.''


Instable ? Le capitaine serait donc un collègue taré ?

''Il est dans un état psychologique grave. Pour faire simple, il est dépressif... J'ai bien peur que dans un futur proche, il se retrouve a se suicider...
-Et bien, colonel... L'état psychologique de Rinaldo me semblait tout a fait normal. Bien au contraire, je ne l'ai pas mentionné dans mon rapport, mais... Rinaldo a bel et bien provoqué une très courte altercation après une plaisanterie... Douteuse au possible. Mais tout s'est réglé très vite. Mon colonel, je vous rassure : Rinaldo est un très bon élément, point.
-Je ne doute pas de ça, commandant. Pensez juste que j'aimerais qu'il ne gâche pas sa vie en la terminant lui-même...''


Dole sourit un peu. Les prétentions du colonel étaient louables, certes... Mais naïves. Très naïves. C'était pour ça qu'il préférait le colonel de Coubertin à Chan. Certes, les deux étaient très compétents... Mais au moins, Coubertin ne se laissait pas aller a ce genre de débats bateau. Elle l'aurait déjà renvoyé a ses occupations et serait passée a autre chose. Dole posa ses mains sur la chaise avant de continuer la discussion.

''Mon colonel. Je comprends le fait que vous vous intéressiez à la vie de vos hommes. Et je sais a quel point il est très difficile de mesurer le moral des soldats. Je sais mieux que quiconque que nos hommes sont très souvent des gamins, avec des motifs très différents pour rejoindre l'armée... Mais pensez-vous vraiment que nous devrions gâcher du temps et des ressources simplement pour... L'état psychique ? On dirige les soldats avec la carotte ou le bâton. Ceux qui ne peuvent pas suivre peuvent quitter l'armée.''

Chan fut choqué d'entendre ça. Il croisa les bras tout en fronçant fermement les sourcils.

''Commandant. Est-ce que vous savez combien de militaires de la FNF meurent par an ?
-80 en moyenne.
-Est-ce que vous savez combien de ces décès sont liés au suicide, hors et a l'intérieur des territoires de l'armée ?
-Et bien... Non, monsieur... On a des instructions de supprimer ces statistiques.
-Exactement. Vous êtes un officier de terrain, Dole. Vous voyez vos hommes comme des outils. Certes, certes... Vous calculez, vous préparez, vous faites en sorte de perdre aussi peu de soldats que possible, vous n'êtes pas un boucher... Mais vous devez comprendre que vos hommes ne sont pas homogènes. Ils ne vont pas tous foncer au combat avec la même motivation derrière. Si vous voyez les choses du côté pragmatique, dites-vous que moins de suicide égal plus d'économies et de soldats parés au combat.''


Dole resta silencieux. Il enfonça légèrement ses dents avant de prendre une voix plus... Soumise.

''Oui... Je vois votre point de vue mon colonel... Mais bon... Rinaldo ne va pas s'éclater la cervelle... Sauf votre respect.
-Et vous ?
-Pardonnez-moi ?
-Ce n'est pas la première fois que vous tombez dans une situation compliquée psychiquement...
-Si vous parlez de la mort de Pestagaupe, ne vous inquiétez pas. Je suis en pleine forme.
-Ravi de l'entendre. Rompez.''


Les deux hommes se saluèrent alors que Dole quittait l'endroit. Son expression assez triste s'était changée en un sourire carnassier a peine dissimulé... Pestagaupe avait vécu comme une tante, il était mort comme une tante... Il avait observé ses yeux alors que la lame entrait dans son corps... Il n'y avait rien a sauver. Pestagaupe avait été un lâche jusqu'à la fin. Il ne regrettait pas une seule seconde sa décision de tuer cet homme.



**********



Trois semaines et cinq jours plus tard.
Base militaire de la FNF.




Le ciel de Lutèce était maintenant totalement gris, noir même par certains endroits. Au moins, la neige et le froid, c'était en partie fini... Maintenant, de la pluie, de la pluie, et que de la pluie...

A la surface, on ne voyait que quelques soldats qui étaient réfugiés sous les porches ou des toits qui étaient élevés au dessus de 4 colonnes en fer, un peloton couverts de long manteaux qui fonçaient a travers la pluie, et les mecs du département Ingénierie, dans leurs gros hangars, qui soudaient, vissaient et sciaient comme d'habitude.

Pour une fois, les soldats passaient leur temps de repos dans les galeries souterraines. On leur foutait la paix pour une fois. Pas de gros entraînement prévu. Alors ils vaquaient a leurs occupations, à la cantine, à l'armurerie, dans leurs quartiers, ou dans des salles de repos au confort très sommaire.

Malgré tout, les officiers de la République étaient en train de trimer. Dans la salle de commandement, un bon nombre de personnes étaient déjà réunies autour de la grade table. On attendait plus beaucoup de monde...

Dole était adossé à l'entrée, quand il vit un officier étrange passer près de lui... Une vision exceptionnelle : Une goule.

''Ha, commandant !
-Aspirant Barras...''


La goule portait un superbe habit d'officier tiré a quatre épingles, avec la cravate et la belle veste marron-beige. Une vision incroyable quand on sait qu'il avait l'habitude de porter des vêtements en cuir de brahmine plutôt que l'uniforme réglementaire.

''Donc ma recommandation a finalement été acceptée...
-Arh, ne rêvez pas trop, hein. En pratique, mes galons ont la même valeur que ceux de major...
-En effet. Mais bon, au moins, vous suivez des cours.

-Ouais... Et putain, ça me fait grave chier... Les conneries qu'on dit...''


Le fait que Barras braillait ça sans gène ennuyait un peu le commandant. Il commençait a entrer dans la salle de commandement.

''Ouais... Et bien, on se revoit plus tard, aspirant.
-Oui m'sieur !''


Il fit un salut militaire a peine sarcastique avant de partir. Barras franchirait sûrement pas le grade de sous-lieutenant avec cette attitude... Mais qu'importe. Dole était maintenant dans la pièce géante, a marcher a travers les dédales de bureaux et d'ordinateur. Au dessus de lui, la carte géante de Paris. Avec des cadres, des ronds, des flèches colorées... Et juste devant l'île que la FN contrôlait, une gigantesque masse de rouge. L'atroce Bidonville.
On voyait aussi des zones intermédiaires. Le territoire de la FNF ressemblait a une sorte de vague qui était attaquée de toute part. C'était surtout les Amazones et les Wendigos qui étaient problématiques... Ils attaquaient les convois, soit pour voler et violer, soit pour capturer et manger. Les négriers avaient dû réduire leurs ventes dans ces endroits, et désormais, l'arc était quasi-dépendant de la République pour subvenir a ses besoins. Les tables avaient tourné. 30 ans plus tôt, ce serait les esclavagistes qui dicteraient leurs besoin. Maintenant, la FNF était devenue les maîtres indirects de l'Homme Macabre.

Gabriel Hénin se tenait au bout de la table, assis, a parcourir lentement les notes. En attendant, de chaque côté se trouvaient des officiers aux opinions différentes. Le colonel Jacques Chan a sa droite, et le colonel Olympe de Coubertin a sa gauche. Dole s'assit silencieusement sur une chaise, alors que les lumières commençaient un peu a baisser. Un homme en imperméable se mit en bout de table, face à Hénin, pour pouvoir faire un briefing rapide de la situation. Ce devait sûrement être un de ces agents de la BRS, la Sûreté et les Renseignements... Derrière lui, un projecteur illuminait des cartes et des photos.

''Messieurs. Je vais résumer très rapidement la situation.
Depuis maintenant 2 mois, Neuilly-sur-Seine est devenu un Bidonville où règne la misère et la mort. Couplé a cela viens la recrudescence d'un mouvement anti-FNF extrêmement dur et fort. La raison est très simple. Tout part de Métropolitopia, où des terroristes goules ont laissé s'échapper un virus mortel qui transforme la population en contaminés très... Atypiques. Le département scientifique a des précisions sur ça.
Dans tout les cas, nous avons perdu le contact avec les hommes de l'Humanitaire que nous avions envoyé. En revanche, la Dissidence a beaucoup aidé à l'évacuation des citoyens. Leur popularité en ressort donc grandie...
Le refus de Lutèce d'accepter les milliers de réfugiés a été un très fort coup au moral des citoyens, et il était tout naturel, a ce moment là, que grandisse une opposition à la FNF...
Mais cette opposition est plus unie que jamais, malheureusement.
Les diverses opérations que nous avons fait ces derniers temps nous ont permis d'identifier trois groupes d'insurgés.
Le premier est, bien sur, la Dissidence, dirigée de facto par Salomon. Ils sont au moins une cinquantaine d'hommes très expérimentés, vouant une haine à la fois aux goules et aux négriers.
Le deuxième groupe est dirigé par le fils d'une très vielle connaissance. Amaury Baskerville... Tout vous reviendra en mémoire si je vous dit : Stanislas. Il semblerait que son fiston ait hérité de son...  Don pour les discours et pour attirer les foules.
Enfin, nous avons la goulophile socialiste Myriam Ganz. Son gang n'est pas particulièrement... Violent. Elle ne commet pas d'exactions ou d'attentats... Mais malgré tout, elle juge que pour discuter et négocier avec la FNF, elle doit être à la tête d'un groupe armé qui puisse rivaliser avec nous.
Bien sûr, ça, se sont nos ennemis. Les dissidents sont une cinquantaine de soldats bien entraînés et armées, Amaury et Ganz... C'est plus dur a évaluer. En tout, les deux doivent avoir un effectif entre une centaine et jusqu'à cinq cents selon certains... C'est difficile de trouver quels chiffres sont sérieux et quels sont du pipeau.
Dans tous les cas, les trois groupuscules opposants ont le même point commun. C'est bien facile d'être contre la FNF, mais il leur faut des armes, des vivres, des camps d'entraînement, de l'argent, des relations... Et c'est là que mes renseignements entrent en jeu !''


Le mec en imperméable avait un large sourire, alors que le projecteur changeait pour montrer les photos d'une gigantesque tour et d'une poignée de main entre hommes en cravate.

''Ces trois groupes ont en commun deux choses : Le Bidonville, et la Tour Montparnasse. Le Bidonville est leur lieu d'action, de recrutement, de dispatch... Depuis l'opération Tilsit, nous avons des preuves que les armes des insurgés proviennent surtout du Trident, le gang mafieux qui sévit dans le Bidonville. En revanche, trouver des hommes et des flingues, ce n'est que le début. Il faut apprendre a les utiliser.
Montparnasse est un lieu a part de l'autorité de la FNF. Et cette ville, très silencieuse de notre côté, grandit. De nombreuses entreprises se sont réfugiés là-bas, et la Dissidence peut dicter sa loi. Toute leur nourriture proviens de Montparnasse. Tout leur argent proviens des dons que fait la population, mais également des investissements qu'ils ont dans des entreprises.
Le Bidonville et Montparnasse. Se sont les deux problèmes que nous avons. Et... Il va falloir les fixer...''


Il y eut un silence pendant un moment. Dole était assis a côté de deux officiers, mais en bout de table, il y avait la salope. Olympe de Coubertin... Le commandant adorait sa façon d'être franche et dure avec tout les officiers. On la surnommait ''La Frigide'', on se moquait d'elle dans son dos, on disait qu'elle devrait s'occuper de ses gosses... Mais elle s'en balançait. Elle était puissante, compétente... Enfin bref, elle s'était enfoncée dans son fauteuil et commençait a parler.

''La situation me semble très simple. Le vrai problème, pour le moment, c'est le Bidonville. L'ennemi peut se former autre part, mais le Trident se cache a quelques kilomètres d'ici. Il faut les lessiver.''

Chan fronça avant de contre-argumenter.

''Avec des chars ? Des armures EADS ? Sur des innocents ? On ne donnera qu'une légitimité a ces groupes... On ne fera qu'empirer les choses... Et au prix de nombreuses vies.
-Chan, enfin... Si nous attendons, nous ne ferons que perdre plus de vies ! Général Hénin, il nous faut faire une attaque dans le Bidonville.''


Hénin posa un coude sur la table, et mit sa main sur sa bouche.

''En parlant d'opérations... Comment pensez vous que nous pourrions procéder ?''

L'homme en imperméable leva les épaules.

''Cela dépend quelles sont nos priorités stratégiques... Préparer une intervention dans le Bidonville est complexe, et nous devons avoir une raison...
-Avez-vous des idées ?
-Oui mon général. J'ai été capable de vous faire une très grande liste de toutes les personnes qui font partie de ce trio de groupes.''


Il fit quelques pas, avant que des soldats étendent un très grand tissu blanc. Un projecteur illumina le mur qui était face à la carte de Paris. Dessus, on voyait plusieurs visages, avec leurs noms et quelques renseignements sur eux. Et d'autres qui avaient un point d'interrogation et simplement un alias...

''32 personnes qui forment un réseau totalement inconnu. Ça va de Philippe Noircet à Anselme le Passeur. Certains n'ont qu'une culpabilité passive, d'autres sont de vrais anti-FNF.
-Parfait ! Mettons des primes sur leurs tête et infiltrons des agents dans Montparnasse ! Pas besoin d'intervention armée !''


Chan était parfaitement énervé par les idées militaristes qui n'attireraient qu'un combat asymétrique.

''Jacques, enfin...''

Olympe penchait la tête et avait un ton étrangement condescendant, comme si elle prenait Chan pour un enfant.

''Nous le savons tout les deux... Une opération subversive sera longue, compliquée, et sans garantie de succès...
-La dernière fois que nous avons envoyé des soldats, 6 sont rentrés dans un cercueil !
-Parce que l'un d'eux avait été explosé par un pan de dynamite. Ce sont eux qui ont commencé cette guerre !
-Et c'est pour cela qu'on va faire une opération armée ?!
-Du calme, du calme vous deux !''


Hénin tentait tant bien que mal de trouver une solution a ce problème.

''Pourquoi ne laissons-nous pas les Vautours faire une arrestation ?
-Les Vautours... Et bien... Dites vous qu'il y a quoi, 80 miliciens ? Devant eux, nous avons 3, voir 4 milliers de personnes qui ne les portent pas dans leur cœur... Les Vautours peuvent arrêter une personne de temps a autres, mais pas une perquisition de masse.
-C'est normal, quand on sait que la FNF ne fait rien pour les citoyens du Bidonville.
-Chan, enfin...
-Le colonel Chan a raison. Enfin, si je puis me permettre... L'une des raisons pour laquelle les insurgés attirent autant de monde, c'est qu'ils font des soupes populaires, ils donnent de l'éducation, ils font de belles promesses... Bien sûr, je doute que ce soit plus que du vent, mais au moins, ils ont une certaine présence.
-Qu'importe, qu'importe ! Agent, combien d'hommes pensez-vous arrêter dans le Bidonville ?
-Mes espions parmi le Bidonville me préviennent qu'une réunion aura lieu d'ici a quelques jours. Ce seront des agents d'Amaury et de Ganz qui viendront négocier une vente d'arme. Nous pourrions leur mettre le grappin dessus a ce moment là. Cela ne résoudra pas le problème... Mais mes hommes sont très bons pour faire des interrogatoires. La vente aura lieu dans un square perdu au milieu du Bidonville... Le square Beloeil. On pourrais les attraper a ce moment là. J'ai un agent infiltré dans le Trident...
-Ce n'est qu'une solution de facilité...
-C'est exact, colonel Chan. Agent, pensez-vous pouvoir faire les deux plans en même temps ? C'est a dire, infiltrer Montparnasse pendant que nous, l'Armée, nous occupons de l'arrestation ?
-Tout a fait, mon général !
-Alors c'est décidé. Maintenant, nous allons devoir nous préparer tactiquement.''


Il y eut un nouveau silence. Là encore, on allait s’engueuler. Chan voudra sûrement la faire de façon fine, avec des forces spéciales, et Coubertin voudra y aller directement. C'était dans ce genre de situations stériles que les officiers pouvaient se démarquer... Dole se leva de sa chaise, lentement, attirant les yeux de tout le monde autour de la table. Il hésita quelques secondes avant de parler, puis se lança.

''L'opération... Militaire dans le Bidonville a un objectif très particulier. Nous devrions aller directement dans le Bidonville. Le problème, c'est qu'à ce moment, les insurgés partirons alors même que nous pénétrions. En revanche, envoyer des hommes de l'Exploration pour exfiltrer en douce serait... Impossible. Le Trident n'est pas composé d'hommes très enclins a se soumettre à la République. Il y a déjà des miliciens qui disparaissent quand ils viennent seuls... Non, écoutez messieurs, j'ai... Peut-être une ébauche de plan.
-Allez-y.
-Agent, qu'est-ce qu'il y a autour du Square ?
-Des magasins... Des taudis... Une ancienne école...
-Est-ce qu'il y a des positions de tirs pour des snipers où ils seraient cachés ?
-Affirmatif.
-Et le rendez-vous, a quelle heure se passera t-il ?
-Vers six heures du matin.
-Parfait... Voilà une idée que j'aurais : La section d'Exploration et les agents de la BRS accompagnés de Vautours pourraient faire une opération jointe pendant la fin de journée. L'idée serait d'amener des hommes de l'explo en civil avec des fusils de précision pour occuper les différentes zones. Vous me dites qu'il y en a des positions. Un groupe d'une dizaine de personnes pourrait suffire. Je propose trois duos de tireur et d'observateur, ainsi qu'un fusilier dans chaque groupe. Enfin, on rajoute un soldat auxiliaire... Comme... Mouais, je pense qu'un médecin serait plus que suffisant.
Enfin bref... Les agents de la BRS s'infiltreraient autour du Square, peut-être en se faisant passer pour des paysans, ou autres malfrats qui vagabonderaient... En attendant, les 10 hommes de l'exploration, en vêtements civils, s'installeraient autour du périmètre. Ils passeraient la nuit, a compter les entrées, a nous faire des rapports de reconnaissance complets.
Ensuite, alors que l'heure du rendez-vous approchera, nous pourrions préparer un convoi qui se dirigerait a travers les rues. Je propose pour cela une opération conjointe entre les sections de Patrouille et d'Infanterie. Les hommes de l'Infanterie seront très entraînés et spécialisés dans le fait de contenir la population, alors que les hommes de la Patrouille seront formés pour arrêter, perquisitionner et réunir nos cibles.
Nous marcherions a travers le Bidonville, et alors, normalement, quelqu'un donnera l'alerte au Trident. Immédiatement, les hommes de l'Exploration commenceront des tirs de dissuasion tandis que les agents et les Vautours commenceraient a mettre tout le monde a terre.
L'Infanterie et la Patrouille représenteraient un bon convoi, disons... D'une cinquantaine, voire soixantaine de soldats. Nous aurions un camion de façon a embarquer autant de monde que possible, ainsi qu'un véhicule rapide a l'avant... Je me rappelle qu'après une opération, l'opération Akhaten, mes hommes ont remis en marche des véhicules qui appartenait a un groupe psychotique appelé ''La Horde''. Nous l'utiliserons. Enfin, il me semble logique qu'en cas de problèmes, nous aurions besoin d'armes un peu plus... Lourde. Ce ne serait pas de refus que les jeeps soient équipées d'une MHC² et qu'on envoie un homme en armure EADS.
Bien sûr, il faut toujours préparer des plans Contingents. En cas de problème dans le Bidonville, si nous nous faisons attaquer en masse, j'aimerais que nous préparions un plan d'évasion. Nous pourrions prendre des soldats de l'Infanterie, des hommes en EADS, et les masser sur l'Île de Puteaux. Peut-être que nous pourrions même sortir le Francouville...''


Il y eut un silence pendant un moment. Coubertin semblait emballée, mais ce n'était pas le cas de Chan. D'ailleurs, celui-ci eut même un commentaire :

''Commandant Dole... Envoyer le Francouville est excessif.
-Je suis d'accord. C'est un gâchis de ressources.
-Enfin... c'est SURTOUT une escalade trop haute. Non parlons d'un char d'assaut face a des pauvres qui n'ont que quelques pistolets antiques...
-Certes, certes. Il est hors de question d'envoyer le Francouville dans le Bidonville. Je parle juste de le disposer de telle façon qu'il soit capable d'avoir un effet dissuasif. On ne se retrouverait pas avec un char d'assaut dans les rues. Juste à l'entée de Neuilly. Après tout, je préférerais ça que de nous retrouver avec 60 soldats perdus au milieu de nulle part... N'oubliez pas qu'il y a des milliers de citoyens dans le Bidonville. Et que nous sommes juste aux portes de Lutèce.''


Le silence régna encore, alors que Hénin prit une grande inspiration.

''Commandant Dole... Votre plan, dans les grandes lignes, est organisable. Il est vrai que la FNF dispose de... Très bons moyens que nous n'utilisons jamais, et que la situation est difficile. Néanmoins, je ne souhaite pas les avoir dans un Bidonville qui est rempli de civils.
-Je vous comprends, mon général. Personne ne le souhaite. Mais je préfère prévenir que guérir. Et je préfère la vie de mes hommes a celle de quelques citoyens qui acceptent volontiers que des terroristes pullulent...''


Le plan était donc choisi, aussi risqué qu'il fut. Les officiers commencèrent alors à le prévoir en détail, pendant de longues heures. L'opération fut baptisée ''Pax Franciae''. Officiellement, une opération de contre-insurrection rapide, ordonnée, sans aucune victime, et qui serait un grand pas en avant pour les opérations contre les insurgés.
En vrai, n'importe quelle merde pourrait faire en sorte que l'Opération se termine par un véritable massacre, une guérilla urbaine dans un Bidonville gigantesque... Et qui ruinerais entièrement l'image de la FNF.
Mais c'était un quitte ou double, qu'importe. Au pire, la FNF apparaîtrait comme des fascistes, mais au moins, des fascistes qui font peur. Tout ce qui importait, aux yeux du haut-commandement, c'était la vie de citoyens de Lutèce.

L'Opération serait donc divisée en trois phases :

La première est la reconnaissance. 10 hommes de l'Exploration et 10 Vautours en étaient chargés. Tous procéderaient en habits civils. Le but des agents de la BRS et des Vautours serait d'entrer autour du Square, alors que l'Exploration devrait surveiller le périmètre.
Le Capitaine Magnart avait été choisi pour l'Opération. Il venait juste de sortir de l'hôpital et avait, suite à une recommandation surprise du commandant Dole, était décoré de la Croix de la Valeur. Il aura sur son commandement 2 tireurs d'élites, 3 observateurs, 3 fusiliers et le médecin Grandieux. En tout, donc, trois groupes. Deux composés d'un tireur, observateur, et fusilier en couverture, et le dernier composé de lui-même, un observateur, un fusilier et son docteur.

La deuxième phase de l'opération serait le mouvement. Pour cela, la Patrouille et l'Infanterie seraient au contact. Un camion pour procéder aux interpellations, et deux jeeps pour ouvrir la voie. La Patrouille donnerais 20 hommes répartis en 3 groupes de 6, en plus d'une équipe de commandement composée de 2 hommes : Le capitaine Tyleul et un aide de camps.
L'infanterie donnerais 30 hommes. 4 seraient dans les jeeps, 2 seraient dans le camion. Il y aura, de plus, 2 hommes en armures assistées EADS. A cela s'ajoutent quelques auxiliaires : Le docteur Petiot et un infirmier, ainsi que deux brancardiers. Il y aura 3 officiers : L'Aspirant Barras, le capitaine Gaillard et le commandant Dole. Les 15 derniers hommes seraient en unités de 5 soldats.
Le département d'Ingénierie participera également a l'assaut en donna deux ingénieurs de combats, qui resteront dans le camion, et pourrons réparer sur le terrain ou dégager des obstacles.
Les hommes de la Patrouille utiliserons des armures de Patrouilleurs et des armes légères, a l'exception de quelques soldats qui auront des fusils à pompe. Les hommes de l'Infanterie auront des armures d'Infanterie et de bons FLAMAS.

Enfin, la troisième phase serait l'exfiltration. Une fois arrivés dans le Bidonville, le groupe de mouvement rejoindrait le groupe qui a passé la journée dans le Bidonville. Tous les suspects seront mis dans le camion, et les 72 soldats rentrerons en ordre serrés, jusqu'à Lutèce.

Néanmoins, comme les opérations ne se terminent jamais comme prévu, un large groupe de combat est prêt a les aider. Le Francouville et plus de 70 soldats, dont certains en armure EADS, attendrons patiemment sur l'Île de Puteaux. Ils auront, de plus, des soldats auxiliaires, dont des médecins, qui seront déployés avec tout leurs équipements déjà sortis.

Bien sûr, si le groupe de renfort serait amené a être utilisé, c'est que l'Opération sera en soit un échec, ou, tout au plus, un succès en demi-teinte... Les soldats vont devoir faire preuve d'un professionnalisme a tout épreuve. AUCUNE victime. C'était l'objectif de l'opération. Pas une personne, que ce soit des soldats de la FNF ou des citoyens du Bidonville ne devront s’écharper le petit doigt.

********

Affectations militaires

-Caporal-chef Dorian Falquin (Médecin) : Affecté au groupe de renforts sur l'île.
Aides de camp : Camille Petiot (Infirmière), Lionel Mahut (Brancardier), Marc LeMaître (Brancardier).

-Soldat 1ère classe Hannibal Cobs (Maître-chien) : Affecté au groupe d'intervention militaire. Section d'Infanterie. Unité Béta-2.
Commandant de l'Unité : Adjudant-Chef Gaye Maverick.
Autres soldats de l'Unité : Caporal Pierre Hernandez, soldat 2e classe Jean Hubert, soldat 2e classe Émilie Vaudeville.

-Soldat 2e classe Maël Aupra : Affecté au groupe d'intervention militaire. Unité Gamma-2
Commandant de l'Unité : Major Carl Lilles.
Autres soldats de l'Unité : Soldat 2e classe Thierry Prost. Caporal-chef Henri du Marrât. Sergent Sophie Pignon. Soldat 2e classe Michel Neuchâtel.

Spoiler:
 


Dernière édition par Thomas Dole le Ven 22 Aoû 2014 - 17:25, édité 7 fois
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Marshawn
MessageSujet: Re: Si Vis Pacem, Para Bellum   Jeu 14 Aoû 2014 - 23:26

De la pluie, de la pluie, toujours de la pluie. Si la guerre ne change jamais, le temps non plus. Il flottait depuis maintenant deux jours, et le secteur était au bord de l’inondation. Le groupe de Maël discutait de tout et de rien dans la chambre. Chacun fourré dans son lit. Ils évoquaient leurs motivations, se présentaient leurs familles, discutaient de leurs amis proches. Ils exposaient leur passé, se repentaient de choses peu orthodoxes qu'ils avaient pu commettre. Tout un tas de choses auxquelles Maël n'en avait strictement rien à faire. Lui, était allongé dans son lit, et se plongeait dans la seule photo qu'il avait de son père et des Maria. Cela faisait désormais deux heures qu'ils étaient cloitrés dans cette pièce et il n'avait pas sourcillé. Malgré sa discrétion, un mal être régnait. Sophie brisa la glace :

" - C'est pas en faisant la tronche que tout vas s'arranger, tu sais. Tu ne rends service à personne en faisant ça. Tu mine le moral de l'escouade, et tu te ronges toi même. "
" - C'est pas ton problème, alors lâche-moi. "
" - Très bien, je vais désormais vous parler en tant que supérieur, puisque vous n'avez pas l'air d'avoir grand chose dans le crâne.Tout ce qui peut affecter le groupe est mon problème, seconde classe Aupra. Cessez d'agir comme un gosse de quatorze ans. Manquez-moi de respect encore une fois, et vous allez voir.  "

Maël ne répliqua pas. L'armée le gonflait, c'était officiel. Il n'avait pas encore fait une seule mission, mais il en avait déjà plein le cul. La soumission à l'autorité, c'était décidément pas pour lui. Il se renfrogna un peu plus.

" - Vous savez ce que vous êtes, Aupra ? Un égoïste. Un putain d'égocentrique doublé d'un gamin tout ce qu'il y a de plus immature. Tirez-vous d'ici. Tout de suite. "


Maël ne se fît pas prier. Il se leva d'un bond, et sortit de la pièce. Encore une fois, il se comportait comme un abruti, Sophie avait raison. Il faisait quoi maintenant ? Il allait se promener sous la pluie ? Il fît les cents pas dans le couloir, puis tomba sur Neuchâtel, qui rentrait de la cantine.

" - Tu tiens le coup ? "
" - Il faut bien, hein. " Ironisa Maël avec un sourire nerveux.
" - Qu'est ce que tu fous dans le couloir ? " Demanda Neuchâtel, sceptique.
" - Pignon. Elle m'a foutue dehors. Je ruinait le moral du groupe apparemment. "
" - Si tu tirais la tronche d'enterrement que tu tirais y'a vingt secondes. N'importe qui aurait fait pareil. "

Maël le fusilla du regard. Michel chercha quelque chose pour détourner le sujet de la conversation.

" - Au fait, je pensais à un truc pendant que je bouffais. Je penses pouvoir régler le problèmes des médicaments. " Face à l'incompréhension de Maël, qui avait visiblement un peu de mal à percuter, il rajouta. " Tu sais, pour ta fille, et ma sœur. Leurs pneumonies ? Bah je penses avoir trouvé un moyen de les soigner sans se ruiner. "
" - Ah ouais ? Et comment ? En demandant gentiment aux médecins ? "
" - Précisément. "
" - Tu te fous de ma gueule, là ? "
" - Si tu veux, on peut toujours essayer de s'introduire dans la pharmacie en catimini. "

Maël ne savait pas trop quoi penser. Il trouvait ça improbable qu'un médecin ne leur file des médicaments sans contrepartie. Il trouvait cette idée improbable tout court d'ailleurs. Il fût interrompu par l'arrivée du Major Carl Lilles.

" Mesdames, briefing ! Immédiatement ! " Hurla t-il en tambourinant aux portes.
" - On discutera de ça plus tard, tu veux ? "
" - Ouais, on verra ça plus tard. "

Au même moment, Sophie, Henri et Thierry sortaient de leur dortoir. Maël croisa immédiatement son regard.

" - Vous avez terminé votre cinéma, Aupra ? "Aboya Sophie avec un ton autoritaire.
" - Oui, madame. " Répondît t-il à contrecœur, en joignant ses pieds, les bras le long du corps.
" - Bien, j'aurais besoin de vous à cent pour cent. C'est valable pour tout le monde. Par ici la salle de briefing. "
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Dorian Falquin
MessageSujet: Re: Si Vis Pacem, Para Bellum   Ven 15 Aoû 2014 - 0:07

***

Dorian était avec Camille à l'infirmerie. La jeune fille regardait par la fenêtre la fine pluie qui était en train de tomber sur Paris. Dorian lui était assis sur une chaise à ne rien faire, les regard vague se perdait dans la pièce. Ils allaient partir encore en mission la première depuis l'affaire des dissidents. L'infirmerie était rangée au carré, chaque chose à sa place. Le médecin et l'infirmière n'attendaient plus que quelqu'un viennent les appeler pour se rendre au briefing.

- "Il fait pas beau aujourd'hui encore."

- "Ouais on dirait, après tout c'est pas bien grave, au pire on aura une grosse pluie, rien de bien méchant à première vue." 

- "C'est sûr. Mais j'en ai marre de bosser avec ces conditions. Je préfère à la rigueur qu'il fasse trente degrés. "

- "De toute manière on fera pas grand, et si on doit faire, on sera planqué quelque part, donc on prendra notre mal en patience tranquille." 

-  "Si tu le dis. "

Deux bras vinrent enlacer l'infirmière autour de sa taille. Le médecin s'était levé et avait prit l'infirmière dans ses bras et avait posé son menton sur son épaule. Il resserra son étreinte et déposa un baiser dans le cou de la jeune femme. Dorian ne se sentait jamais aussi bien qu'avec elle.  Camille se retourna et fît face à Dorian. Les deux échangèrent alors un baiser passionné, le médecin fît glisser ses mains sur les hanches de l'infirmière et continua à l'embrasser pendant plusieurs secondes.

- "Tu sais quoi ? Tu devrais venir t'installer à l'appartement avec moi."

- "Tu ne penses pas que c'est trop tôt ?"

- "Trop tôt ? Non je penses pas"

- "Après tout, pourquoi pas. "

- "Tu vois si je te le dis."


Dorian se sépara alors de Camille et retourna sur chaise, il commençait à perdre patience. Même si il ne voulait pas partir en mission ne rien faire était pire pour lui. Il pensait aussi qu'en revenant de cette mission, il devrait payer son loyer, encore des francs qui s'allaient disparaître de sa poche. Bon c'était vrai, il gagnait assez pour bien vivre. Le début des cours à l'école des sous-officiers le fatiguait d'autant plus et physiquement, ça se voyait. Mais il savait que ça lui apporterait beaucoup, mais il savait aussi d'où venait cette promotion mais en réalité ... Il avait fini par s'en foutre, il assumait son geste. Ce qui devait arriver est arriver. On pourrait résumer ça comme ça. Alors qu'ils attendaient chacun de leur côté dans la pièce pour tuer le temps, la porte s'ouvrit et on les invita à rejoindre le lieu du briefing. La personne s'en alla juste après.

- "Bon aller, c'est parti."

- " Ouais, c'est pas trop tôt, je commençais à perdre patience là."

Ils s'embrassèrent une dernière fois et ils se mirent en route.


***

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Hannibal Cobs
MessageSujet: Re: Si Vis Pacem, Para Bellum   Sam 16 Aoû 2014 - 14:49

Les dernières semaines on été difficile pour Hannibal. La bagatelle de morts imminentes auxquels il avait assister durant l’opération Tislit avaient durement mis sa détermination a l’épreuve. Combien de temps se passerait t'il avant qu'il ne finisse lui aussi le crane explosé par un rayon laser ? Combien de temps avant de finir cribler de balles au nom de la civilisation ? Il se demanda si l'on pouvait imposer la république a ceux qui ne la désiraient pas. Il ne remettait pas en question le fait que ce soit juste , mais le fait que ce soit pertinent.

Sa promotion entant que Soldat de 1ère Classe n'avaient pas remis son ardeur patriote a flot. Bien sur l'augmentation de sa solde l’arrangeait bien ! Il avait commencer a cumulé une petite ardoise au Café Patriote. C'était un coin assez calé pour picoler et se détendre. Mais l'ambiance commençait a être délétère. Il remarqua progressivement que la clientèle du bar était un ramassis de nationalistes aux idées arrêtés.

Ces connards de pouilleux du Bidonvilles sont de plus en plus nombreux , il va falloir que quelqu'un trouve une solution a ce problèmes avant que l'ont ne se fassent envahir et coloniser. Une Solution ... Finale !

Il méprisait les personnes tenant ce genre de discours , bien plus que ces propres discours. Certains n'avaient jamais vu les Bidonvilles de leurs propres yeux. Certains n'étaient même jamais sortit de l'enceinte de Lutèce. La majorité n'étaient même pas des soldats de la FNF , mais de simples habitant de la ville. Bien a l'aise dans leurs conforts bourgeois. Ils n'avaient aucun remord a tapé sur les personnes de l'extérieur , mais pas au point de prendre les armes ! C'est dangereux ça ! Hannibal lui avait la légitimité de parler de l’extérieur. Il venait des Terres Désolé , et il était deja monté au feu pour la FNF.

Un jour les clients qui virent l'uniforme d'Hannibal l’invitèrent a voire un coup. Il avait l'impression d'etre un animal de foire.


Ta deja tiré au FLAMAS ? C'est lourd un peu ?

Ta deja tué une de ces pourritures Anarchistes ? Ça fait comment ?

Tu te sent pas trop puissant avec ta tenue de combat ?




Qu'est ce que ces petits fonctionnaire se prenant pour de grands patriotes savent de la Nation ? Qu'avaient t'il fait pour l'effort de guerre ? Signez trois bon de réquisition ? Ouvrir le courrier des lettres de soldats a leurs femmes pour vérifier quelle ne contenait pas d'idée défaitiste ? Extorquer la pension d'une veuve de guerre en demandant des impôts exorbitant servant a couvrir les lubies de l'administration ?


Il sortit de table sans dire un mot. Tout a coup un des types l'attrapa par l’épaule.

- Ta un problème avec nous Soldat ? Nos gueules sont pas assez bien pour toi ?

-  Est ce que tu sais parler autrement qu'en posant des questions ? Parce que sinon je peux te faire une traduction ! Tu pense pas être une grosse merde pétant plus haut que son cul ? Est ce que ta deja tenus une arme dans ta vie , ou tu la passé a signez des bon de commande ? Est ce que tu pensait sincerement poser un coup de pression a un homme qui a grandit dans les Terres Désolé avec ta petite phrase de merde ? Est ce que tu crois que mon sergent instructeur ne m'a pas appris a tué une personne de 14 maniere différente avec son propre pouce gauche ?

Le type ne dit rien. Ses yeux s’éparpillèrent , il ne savait pas trop où se mettre. Il lâcha l’épaule de Cobs et se rassit sur sa chaise. Cobs paya son verre et ne revint plus jamais. En sortant il s'amusa de sa derniere replique.

- "Mon sergent instructeur m'a appris à tué une personne de 14 maniere différente avec son propre pouce gauche" Elle est pas mal celle là !


****************


Quelques Jours et quelques cuites plus tard  
Salle d'entrainement de la section Cynophile de la FNF


Après avoir un peu freiné sur la picole ( Parce que se réveille dans le chenil de la FNF c'est pas une super situation ). Hannibal passa pas mal de temps à entrainer RASOIR. Au moins lui ne faisait pas semblant d’être autre chose. Quoi qu'il pensait des pseudo patriote du bar , il tenait encore l'armée en très haute estime. La mission qu'il venait d'accomplir , lui montra que la camaraderie était une valeur importante , bien plus qu'une pseudo allégeance à un drapeau. RASOIR était un des soldat meilleur soldat de la FNF pensa t'il. Il n'aurait pas éliminé autant de d'ennemis durant l’opération Tilsit sans son vaillant Chien.

Alors qu'il lança un morceau de viande pour récompensé RASOIR de sa mâtiné d'entrainement , quelqu'un tapa a la porte de la salle d'entrainement. C'était l'Aspirant Barras dans un très bel uniforme. A la vu du Lieutenant qu'il respectait beaucoup , Cobs se mit au garde à vous.

- Repos Cobs ! Alors on se plait a ce que je vois avec la section cynophile !

- Oui patron !

- C'est très bien ! Vous avez fait du bon boulot l'autre jour avec votre chien ! Une opé se met en place , vous êtes attendus en salle de briefing.

-  A vos ordres. Permission de parler franchement patron ?

- Oui Cobs ? Je vous écoute.

- Très beau costume patron !


Cobs esquissa un tic de langage avec sa bouche. Il avait fait un lapsus entre uniforme et costume. Il s'attendait a une réprimande du style " On est pas a un bal dansant ici". La Goule se mit a rire.


- Merci Soldat !


Le l'Aspirant retourna en salle de briefing , suivit de Cobs.
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Si Vis Pacem, Para Bellum   Mer 20 Aoû 2014 - 23:11

Dole se tenait devant la porte de l'infirmerie, où le docteur Petiot terminait d'examiner Maverick. Gaye Maverick était tellement grand que même assis sur le lit d'hôpital, Petiot était forcé de prendre un escabeau pour atteindre ses oreilles... Le docteur termina rapidement d'ausculter l'Adjudant, qui avait reçu une belle commotion cérébrale signée Philippe Noircet avant de le lâcher. Il était apte au service. Le docteur parti se laver les mains tandis que le jeune Adjudant s'approcha de son chef, dont il était le chien de garde et aide-de-camp.

''Vous êtes prêt a y retourner ?
-Yep.
-Parfait Maverick... De toute façon, ça aurait été étrange sans vous.
-Ouais. Zêtes bien obligé de m'avoir près de vous. Qui d'autres protégerais votre cul, hein ?''


L'Adjudant commençait a partir, tandis que Dole observa le docteur Petiot, qui rangea silencieusement son matériel. Dole s'adossa au mur et croisa les bras.

''Docteur... Vous venez avec nous pour l'opération ?''

Les mains du docteur tremblaient. Lentement, il ferma son sac de médecin.

''Docteur ?
-Oui, oui, je vais bien, je... Je vais venir...''


Il parlait avec une voix faible, fébrile... Dole l'avait toujours connu ainsi. Toujours aussi dépressif et impressionnable, difficile de croire qu'il était militaire... Mais là, il était encore plus étrange que d'habitude.

''Docteur ? Vous avez un problème ?
-Non... Non non, aucun commandant... Je vous assure.''


Dole s'approcha lentement, et posa une main sur l'épaule du docteur. Un signe qui n'eut rien de rassurant pour lui.

''Vous avez un problème ?''

Il resta silencieux un moment, observant droit dans les yeux l'officier.

''Oui...
-Mmm. Lequel ?
-Je sais que vous avez aidé à la promotion du docteur Falquin.
-Votre élève ? Effectivement. Il a été incroyable au combat. Il a sauvé la vie de nombreuses personnes.
-C'est pas ça le problème... Vous lui avait même fait obtenir une pension...
-Il la mérite amplement ! N'importe qui avec ses connaissances pourrait s'ouvrir un cabinet et gagner 4000 francs par mois !
-Vous comprenez pas Dole... Falquin... Il est avec ma fille !''


Le docteur soupira lentement, avant de reculer. Il s'assit lentement sur une chaise, visiblement excité. Dole fronça violemment ses sourcils, le regard hautain dirigé vers le vieux.

''Et... Vous avez un problème avec ça ?
-Vous allez le corrompre ! Et il va corrompre ma fille !
-Corrompre ? Qu'est-ce que c'est que ces conneries !
-Vous êtes le mal incarné, Dole ! Vous n'êtes qu'un rapace assassin qui s'amuse a manipuler les gens ! Vous... Vous m'avez fait des choses ! Cette femme, vous !
-PAS UN MOT !''


Dole avait immédiatement levé son doigt, dirigé vers le docteur, qui s'arrêta immédiatement. Le commandant jeta un regard nerveux vers le couloir, avant de s'approcher plus près du médecin, son volume sonore baissé.

''Qu'est-ce que c'est que votre problème, exactement ?
-J'ai... J'a... J'arrive plus a dormir... A chaque fois je revois cette fille... Ce qu'on lui as fait...
-Ce que VOUS lui avez fait, vous voulez dire ? Parce que, franchement, votre ton me dégoûte un peu. Je n'ai pas touché à... Nérée. Je ne vous ait rien ordonné.
-J'étais entraîné par les autres !
-Une excuse de lâche, Petiot. Arrêtez de vous dire ça. Dites vous plutôt que Nérée méritait totalement sa correction. Dites vous qu'elle a tué horriblement plusieurs de nos hommes, et qu'elle vous aurait horriblement torturé si elle nous avais prise vivante. Dites vous également que de toute façon, si vous parlez, personne ne vous croira...
-Non, non Dole... Si c'est que ça qui vous intéresse, je ne dirais pas un mot ! Je continuerais de faire mon boulot. En tant que soldat de la FNF et en tant que médecin qui a prêté le serment d’Hippocrate.
-Parfait ! Eh eh ! Où est le problème alors ?
-Falquin... Est un homme bon... J'en suis sûr ! Mais je vous connais... Vous pourrirez le convaincre de faire des choses atroces !
-Mmm. Je pense que vous dites ça pour vous rassurer. Pour vous dire que le problème est avec moi et pas avec vous. Mais croyez-moi, Petiot. Falquin ne tuerais jamais quelqu'un. C'est un médecin. Il fait son travail, point. Camille est entre de bonnes mains.
-Je l'espère, commandant...
-Au fond de vous, vous espérez l'inverse. On est tous un peu égoïste...''


Dole s'en allait avec un étrange mélange d'émotion. Il se sentait suffisant et supérieur, bien heureux d'humilier en silence cet homme. Mais en même temps, une perspective l'inquiétait... Quelle était vraiment son influence sur les autres ? L'école militaire l'avait appris a mener des hommes, par l'exemple et par la peur. Mais ces derniers temps, il avait été capable de laisser les autres commettre des actes horribles pour lui... Les survivants de son unité à Mantes-la-Jolie avaient violé en réunion et battu a mort une saloperie de tarée qui avait tué plusieurs de leurs hommes. Et Dorian Falquin avait volontairement euthanasié et retiré toutes preuves de sa culpabilité sur un commandant de la FNF... C'est vrai que Dole avait fait du chemin depuis sa négociation qui avait lamentablement échoué avec George Hazan. Il était plus... Enfin, il était beaucoup moins violent de façon pure. Il ne se déchaînait plus a corps perdu sans raison. Son humeur était accorte, hautaine, suffisante... Qu'importe. Il avait un briefing a donner.

***************

La plus grande salle de briefing de la FNF venait d'être préparée spécialement pour la présentation de l'opération. Dole était sur une estrade a peine élevée, avec, au-dessus de lui, une large ardoise blanche sur laquelle allait être affichée des cartes ou des photographies de la zone. Le commandant était sur un petit pupitre, dans lequel il avait foutu pas mal de documents. Devant lui, une large allée, et, de chaque côté de cette allée, des rangées de chaises. 7 lignes de chaises de chaque, qui montaient jusqu'à 6 rangs. 84 personnes s'asseyaient, et quelques personnes étaient adossées aux murs. La pièce, en tout, était assez étriquée, surtout avec tout ce monde dedans, si bien que les militaires se retrouvaient épaule contre épaule. Qu'importe... La République n'offrait pas le confort grand max. C'est pas nouveau.

''Messieurs, messieurs !''

Les lumières de la salle se baissèrent alors que les portes se fermèrent. Très vite, la seule source de lumière fut un projecteur très bruyant, qui projeta sur le mur un faisceau blanc. Depuis le trajet de la lumière, on pouvait observer de fines particules voler a travers la pièce. Tout le monde fut silencieux, a l'exception d'un homme qui toussa.

''Messieurs. Vous allez faire partie de l'opération Pax Franciae. Pour les personnes qui ne parlent pas latin oui qui ne sont pas des experts en Histoire, c'est une référence directe a un vieil Empire qui dirigea l'Europe pendant un long moment. Cet Empire régnait de façon dure, mais juste avec ses sujets, détruisant quiconque menaçait la paix. « Pax Franciae »... Nous allons commémorer cet Empire en tenant de fonder le nôtre. Nous participons à l'Histoire de France et au bien-être des générations futures. Vous, mes chers soldats, devez vous rendre compte que vous êtes des acteurs bienfaiteurs pour les citoyens de Paris.''

Dole avait déclaré un ramassis de conneries. Mais un ramassis de conneries avec conviction. D'un côté, il n'avait pas tort... La FNF offrait de l'ordre et de la sécurité. A condition de ne pas être esclave. Ou d'accepter les caméras de sécurité a chaque coin de rue...
Une image s'afficha sur l'ardoise. Celle de 7 militaires.

''Le soldat 1ère classe Martin Millet, aîné d'une fratrie de 4 enfants. Soldat 1ère classe Michel Thierry, a une petite amie enceinte. Soldat 2e classe Fabien Quentin, marié. Soldat 2e classe Nicolas Pivert, a une mère souffrant d'une tumeur au cerveau. Caporal Daniel Mondestin, divorcé et vétéran de 3 opérations militaires. Adjudant François Vaillant, marié, père de 2 enfants. Commandant Jean Pestagaupe, grand décoré de la FNF. Ces 7 hommes sont tombés au champ d'honneur. En se battant contre un ennemi redoutable et féroce, qui a décidé de s'attaquer aux citoyens de la République. Et pour quoi ? Pour créer sa propre nation ? Pour essayer de prendre le pouvoir sur un état qui a tout refondé de lui-même ? Le feu atomique a dévasté la France, mais c'est la VIe République, et la FNF comme bras armé, qui a fait resurgir des ruines de la ville-lumière cette magnifique et adorée cité. Il y a seulement 31 ans la République faisait son retour dans les ruines française. Durant cette trentaine d'années, nous avons créer, nous avons construit, nous nous sommes solidifiés, nous sommes devenus gigantesques, et nous avons vaincu tout les adversaires qui se tenaient devant notre chemin. Bien sûr, nous avons perdu. Tellement perdu... Je suis sûr que certains de vous dans cette pièce ont déjà eu a se rendre compte de la dure réalité des Terres Désolées. Vous avez des proches, des amis, de la famille qui ont étés tués, par la vermine psychotique, par les radiations, par des maladies, par des bêtes sauvages. Mais la République vous as offert des murs, des remparts, des droits. Ensemble, nous avons bâti la toute première pierre d'un Empire gigantesque qui a comme destinée de reprendre le flambeau de l'ancienne Rome. Tout ceux qui se tiennent devant nous serons assimilés. Tout ceux qui s'attaquent a des innocents seront annihilés. Il y aura, je vous le jure, une Pax Franciae. Et vous, chacun d'entre vous, en sera le Légionnaire.''

Putain, il était doué pour dire des conneries, le Dole ! Qui sait, certains allaient peut-être même le croire ? Qu'importe. Le projecteur se déplaça, pour afficher une image de la Place Maillot.

''Presque un mois plus tôt, l'avant-poste Salpêtre a été victime d'un attentat terroriste. L'opération Tilsit nous a permis de détruire le camp de base des responsables. Mais ce que nous avons découvert est bien plus grand que nous voulions bien l'imaginer... Déjà, il serait bon d'identifier les responsables de l'attentat.
Vous avez tous entendu parler de la Dissidence. Ces parias qui ont trahi notre République pour tenter d'imposer leurs idées extrémistes et goulophobes. Il semblerait qu'une fraction d'entre eux, dirigés par l'atroce ex-commandant Philippe Noircet, ce sont déplacés dans le Bidonville pour prodiguer de l'entraînement et des hommes d'exception a certains de nos pires ennemis. Il est incroyable que la Dissidence décide tout d'un coup d'être contre la FNF... Mais l'Etat-Major pense que la Dissidence ne prend qu'une part passive dans l'action, nous mettant des bâtons dans les roues pour qu'ils puissent préparer des plans plus grands. Sûrement contre l'Arc de Triomphe.
Mais alors, qu'elle est la partie active de la résistance ?''


L'image du projecteur changea pour montrer Stanislas le Révolté, le marxiste moustachu.

''Vous avez tous dû entendre parler de ce communiste aux idées révolutionnaires ? J'ai... Et bien, pour ne pas me vanter, personnellement dirigé l'assaut contre son refuge. Nous l'avons arrêté sans problème, et son lieutenant, François Lemerle, s'est suicidé. Quant a son frère, Alexandre... Il a disparu pendant la contamination de Métropolitopia.
Nous pensions qu'il était fini. Nous espérions qu'il était fini... Sauf que nous avons des rapports récents, et gênant, concernant son fils, Amaury de Baskerville... Amaury semble avoir hérité de quelques... Qualités de son père. Un zèle, une motivation, une capacité a manipuler les gens, et un idéalisme outrageant quand on connaît ses idées. Amaury est également un mercenaire qui est compétent avec les armes à feu. Ce cher Amaury a décidé de créer sa propre faction anti-FNF, mais s'est très vite lié d'amitié avec une autre grande anti-FNF.''


Le projecteur tourna. On vit alors des images prises depuis une longue distance d'Amaury Baskerville, mais aussi quelques clichés sombres, provenant sûrement de Métropolitopia, sur lequel on voyait une jolie jeune femme. Il y avait aussi des photos de tags marxistes, anti-FNF et pro-paix sur divers murs ou ruines.

''Myriam Ganz. Elle-même qui avait profité de la déchéance de Stanislas pour récupérer ses éléments. Elle est la plus... Pacifique des 3 groupuscules unis. Mais ne vous trompez pas : Elle est prête a employer la force pour faire plier la FNF. Elle est également goulophile.
C'est d'ailleurs très incroyable que les anti-goules dissidents décident d'un coup de supporter Ganz, mais comme je vous l'ai dit, ce ne doit être qu'une tactique de Noircet pour nous ralentir et nous occuper.
Mais alors, quelles sont les revendications de ces 3 groupes ?
En commun, ils veulent d'abord abolir l'esclavage, purement et simplement. Je vais vous arrêter tout de suite, soldats. Je sais que beaucoup d'entre vous, moi d'abord, sommes contre l'esclavage. Mais les esclaves de Lutèce sont très bien traités ! Ils ont a manger, ils sont soignés, ils sont logés ! Un luxe dans les Terres Désolées ! Ce sont simplement des ouvriers de travail non rémunéré de façon a consolider Lutèce. Le temps venu, ils seront fait citoyens avec les même droits que les Lutéciens, et nous les dédommagerons pour ces années d'esclavagisme.''


Dole s'impressionnait lui-même. La politique était finalement envisageable, non ?

''A part cela, le groupe a d'autres revendications diverses. Ouverture des portes pour les réfugiés de Métropolitopia... Meilleurs droits et salaires pour les ouvriers... Lutte contre la corruption et installation d'une soi-disant démocratie... Certaines revendications ne sont pas vraiment partagées. Par exemple, Ganz aimerais la fin de la goulophobie et une parfaite égalité entre toutes les personnes de même race, même sexe et même origine, quelque chose que refuse la Dissidence. Enfin bref, passons ces idées puériles... De toute façon, leurs motifs ne nous intéressent pas. On ne juge pas une personne sur ce qu'elle est. On juge une personne sur ce qu'elle fait.''

L'image du projecteur changea. On vit alors des clichés du Bidonville, aussi bien pris des murs de Lutèce que directement dans la ville. On voyait Amaury au milieu d'une troupe en train de parler. On voyait des personnes distribuer des repas. On voyait des hommes s'entraîner au combat au couteau.

''Ce que le trio de groupes fait, c'est très simple. Ils tentent a tout prix de convertir et tourner les esprits de jeunes personnes, hommes et femmes, goules et humains, pour les monter contre la République. Ironique, n'est-ce pas ? Ils décrient la FNF quand nous arrivons sur leur territoire mais quand ils veulent accéder au nôtre sans aucun contrôle, cela deviens un problème ?''

Il avait des espoirs chez les nationalistes. Oui... Dole devrait rejoindre le mouvement nationaliste. Pas qu'il croit en ce qu'ils disent, mais sa carrière militaire et sa façon de faire croire qu'il était embrigadé par la République est parfait.

''Pour les convertir, c'est simple. Soupes populaires et distribution de nourriture. Gigantesques discours. Tracts. Affiches. Piratage des ondes radios pour diffuser leurs messages. Écoles gratuites dans lesquelles ils tournent les esprits des jeunes parisiens... Enfin. Tout ça, c'est pour la résistance passive. La belle résistance. Celle qu'ils montrent à la face de la population. La vérité est moins reluisante...''

Le projecteur changea. On vit alors deux images : Celle d'une personne lynchée et pendue a un lampadaire, et celle d'un avant-poste de l'armée après une explosion.

''Assassinat. Attentats à la bombe, parfois suicidaires. Assauts militarisés. Une fois que vous entrez dans la résistance, vous allez apprendre a tuer sans aucune hésitation, avec hargne et une violence qui égaleraient les pires psychotiques de Paris. Les résistants ne sont pas aussi bons qu'ils aimeraient le faire croire. Ils tuent. Et horriblement. Soldats, ils faut que vous compreniez ceci : Si vous êtes capturés, un sort horrible vous attends. Vous risquez d'être atteint physiquement et psychiquement. Si vous êtes une femme, attendez vous a vous faire violer en réunion. Si vous êtes un homme, attendez vous a être électrocuté, amputé, éborgné... Je ne vous demanderais pas non plus de vous suicider avant la capture. Je vous demanderais plutôt de rester professionnel, calme et pragmatique a chaque instant de votre temps face a ces résistants.
Bien. Je pense que c'est suffisant pour les présentations. On pourrais peut-être parler de leur nombre ? Les dissidents sont une cinquantaine, mais ne vous attendez pas a les avoir en face de vous. Heureusement pour nous, d'ailleurs, car ces soldats ont reçu l'entraînement militaire de la FNF qui est bien supérieur a tout autre.
Malheureusement, les dissidents servent d'instructeur pour nos ennemis. Combien sont-ils ? Le Bidonville est composé de plus de 3000 personnes. Tous sont des recrues potentielles. Imaginez ce qui se passerait si demain ces 3000 hommes prenaient des bombes, des armes, et décidaient de se ruer a travers les ponts de la Seine ? De renverser Lutèce ? Que ce passerais-t-il ? Nous allons mettre un terme a tout cela.
Ce ne sera pas facile. Loin de là.''


Le projecteur changea. On vit l'image de personnes avec les mains sur la tête, entourées de militaires de la FNF, et un gamin dont le corps avait été partiellement réduit en poussière, sûrement par des lasers.

''Les personnes qui pourraient vous tuer n'apparaîtrons pas a vous comme des psychotiques normaux, en slip, couverts de tatouage et hurlant avec des pistolets à la main. Au contraire, même. Nos ennemis sont des pères de famille. Des femmes avec des amants et des enfants. Des gosses qui peuvent être aussi jeune que 8 ans. Je vais vous demander quelque chose d'atroce. Si votre supérieur vous demande d'ouvrir le feu, vous ouvrirez le feu. Qu'importe la tête ou la taille de la personne devant vous. Hésiter serait provoquer la mort de dizaines de vos frères et sœurs d'armes. Une part de vous, une part de votre innocence risque d'être mise à l'épreuve, de disparaître pour toujours. Mais pour le bien de la République... Vous allez devoir sacrifier plus que votre vie. Vous allez devoir sacrifier votre conscience et votre moralité. Et alors, même si vous tomberez dans les pages de l'Histoire comme des monstres, et même si vous serez torturés jusqu'à la fin de vos jours, vous pourrez le dire haut et fort : Vous aurez sauvé la République.''

Putain de merde ! Il était doué avec ces discours, le commandant ! Enfin bref, il laissa un petit silence, avant que l'image change encore, cette fois-ci pour montrer trois choses : Des clichés du Trou, perdu au milieu du Bidonville, avec des hommes en costume-cravate ; des clichés d'hommes importants du Trident, comme Prosper Médéric ; Et une image très vielle, d'avant-guerre, d'une gigantesque tour, intitulée « Tour Montparnasse ».

''Bien sûr, pour organiser leurs raids et leurs meurtres, la résistance n'a pas que de la chair a canon. D'ailleurs, même pour leur soupe populaire, il leur faut bien des aliments. Les renseignements de Lutèce, composés à la fois des espions du Département des Forces Spéciales et de la Brigade de Renseignement et de Sûreté, nous ont permis de savoir où la résistance tirait autant de matériel.
La réponse est simple. Elle se trouve a deux endroits. Le Bidonville lui-même, et Montparnasse.
Dans le Bidonville règne la criminalité, et notamment le Trident, le gang mafieux sans scrupules, qui tabasse et tranche même les pires miliciens de la République... Le Trident a des drogues dures que les résistants donnent a leurs hommes pour les faire se battre, ainsi que des armes en tout genre, qu'ils volent a des convois ou grâce a des contremaîtres corrompus.
Le Trident n'as pas de prétentions anti-Républicaines. Seul l'argent les motives. Et bien sûr, cet argent, il faut le trouver.
Contrairement a ce qu'on croyait, toute la population survivante de Métropolitopia n'est pas partie vers Lutèce. Certains ont fait leur chemin vers le sud, aidés de la dissidence, repoussant les hordes des Wendigos et des Hurleurs. Ils ont trouvé une tour, habitée a cette époque, qu'ils ont décidé de rejoindre. La Tour Montparnasse. Cet endroit est devenue une puissance économique forte. Ils ont de tout. Surtout de la nourriture et des médicaments, choses essentielles pour faire marcher une armée. Ils produisent également des armes à énergies artisanales, même si la résistance reste un peu dépendante du Trident.
Nous ne savons pas grand chose sur Montparnasse, la ville est entièrement hors de notre sphère d'influence. Mais cet endroit est rempli de gens qui ont une dent contre la FNF, la raison qu'ils évoquent étant que nous ne les avons pas aidés face à la contamination. Aussi, c'est un endroit où il n'est pas rare de voir des collectes de fond pour la résistance. Nous ne savons pas comment ce système de collecte marche, ce doit sûrement être de l’extorsion, mais les dissidents arrivent a mettre la main sur de précieux anneaux... Et même des soldats a envoyer en première ligne, notamment grâce à leur barge volante, le Souverain.''


L'image du projecteur se modifia. A la place, on voyait un gros point noir dans le ciel.

''Ce n'est pas une légende. C'est bien réel. Le Souverain existe.
Donc, nous avons le trajet. Les dissidents de Métrop rencontrent les socialistes du Bidonville. Ils prennent de pauvres gens, s'unissent avec des criminels pour commettre des attentats terroristes. Et nous, la FNF, allons-nous attendre que tout se passe ? Allons-nous donner raison a ces communistes ?
Bien sûr que non !''


Le projecteur changea de pellicule. On voyait maintenant une photo volée d'une sorte de square.

''La BRS a infiltré un agent parmi le Trident. Ils refusent de nous dévoiler l'identité de leur homme. Sûrement pour son propre bien, d'ailleurs...
Cet agent a réussi a trouver la date et l'heure d'un règlement pour une livraison d'arme. Des agents de Ganz, Baskerville et de la Dissidence ont été dépêchés sur place pour régler une importante somme d'argent, tout en gagnant le lieu où étaient stockées les armes.
Nous ferons donc d'une pierre trois coups. Nous prendrons l'argent durement récolté par les dissidents, nous nous emparerons d'un important stock d'armes du Trident, et nous mettrons sous les fers des agents subversifs de confiance de la Résistance. La BRS les interrogera, et nous pourrions même en tirer des informations importantes !
Nous allons donc passer à la partie qui vous intéresse le plus : Le déroulement tactique de l'opération.''


L'image changea, tandis que dans les rangs, des militaires passaient pour donner les cartes aux sous-officiers et officiers, laissant les militaires du rang perplexes. La carte en question était déployée sur le projecteur, en version honteusement simplifiée.

Carte Stratégique du Bidonville:
 

''La Nationale 13 est depuis quelques mois le seul lieu accessible pour aller à Lutèce. La départementale 908, déjà bien amochée par le feu atomique, a vu son pont barré par la FNF. Il est maintenant constamment gardé par des miradors, des mitrailleuses et des fils barbelés autour. La porte n'est pas condamnée, mais le Génie nous déclare qu'il serait très peu pratique de l'ouvrir, surtout car la route découle tout de suite vers la partie la plus violente du Bidonville, notamment a cause de l'infâme « Trou », l'antre du Trident et des différents malfrats en tout genre. Le « Trou » est basé dans l'ancien Hôtel de Ville de Levallois-Perret.
Au sud, la milice payée par la FNF, les « Vautours », ce sont installés dans l'ancien bâtiment du SACEM. C'est l'unique bâtiment entièrement rénové du Bidonville. Il est armé, défendu, et peut ainsi parfaitement servir de QG de fortune.
La Nationale 13 est totalement défendue par les Vautours. On y trouve des barbelés, des morceaux en fer servant comme des piques, des murs, et surtout des mines anti-personnelles. Seul un accès est encore capable d'être traversé par des hommes : Le Boulevard du Château, et il est très bien défendu.
Le Boulevard du Château a les premiers mètres entièrement bons, mais après... La route est en train mauvais état, et on pense même que des tentes ou des taudis ont été construits dessus. Aussi, il est hors de question de vous lâcher dans l'obscurité totale comme ça.
La section d'exploration nous as donné ses meilleurs hommes. Le capitaine Magnart ici présent, qui fait partie des 20 meilleurs tireurs d'élite de la FNF, sera envoyé avec des Vautours avant l'assaut initial, et prendra position autour du lieu du rendez-vous : Le Square Beloeil. Il y a quelques ruines en hauteur autour de la zone dans lesquelles ils pourront accéder.
Vers six heures du matin, le rendez-vous se tiendra. L'explo aura passé la nuit là-bas, et l'agent de la BRS portera un micro. On écoute les conversations de tout les hommes, et dès qu'on est sûr qu'il y a l'argent ET le lieu des armes, Magnart et les Vautours interviendrons. Ils seront maîtrisés, interpellés, et mis au sol.
Dès lors commence la seconde partie du plan. Un groupe de 52 hommes, dont je ferais partie, se déploiera rapidement dans le Bidonville. Le début du tronçon est sûr, mais le trajet a travers la ville est... Aléatoire. Normalement, nous devrions mettre 20 minutes a rejoindre Magnart. En réalité, je planche plutôt sur une trentaine, voir une quarantaine.''


La carte changea encore.


Carte Tactique du Bidonville:
 

''Comme je vous le disais, le trajet est très aléatoire. Les ruines de vieux bâtiments, comme les écoles ou les hôpitaux, sont très souvent habités par des résistants, ou du moins abritent des résistants. Ils y mettent leurs écoles, leurs usines de fortunes ou leurs soupes populaires. Les carrés rouges sur la carte ne sont donc pas des endroits où on trouvera des résistants... Mais des endroits de là où ils pourraient partir.
Les ronds rouges, en revanche, sont de vieux bâtiments en hauteur et solides, qui eux seront des endroits parfaits pour nous attaquer. Il faudra donc rester très prudent...
Contrairement a ce que les deux cartes pourraient vous faire croire, il n'y a plus de routes. Tout n'est que de la boue ou de la poussière, et on risque de trouver des taudis a chaque coin de rue. L'opération sera d'autant plus dure que pour transporter les résistants, nous avons besoin d'un camion. Un camion long, grand, visible et audible... Le bon vieux camion de la FNF n'est pas capable de traverser les gravats, mais on pourra l'utiliser pour forcer un passage a travers les taudis que nous aurons, bien sûr, préalablement dégagés. De plus, exceptionnellement, nous aurons une version du camion équipée d'une écoutille, par laquelle nous passerons une MHC.
Bien sûr, je vous parle d'un extrême. Il est hors de question que le camion endommage une quelconque habitation !
D'ailleurs, l'Etat-Major n'a pas été idiot. Ils nous ont fait deux petits cadeaux...
Le premier nous viens tout droit des psychotiques !''


Le projecteur afficha une image.

Jeep de la Horde:
 

''Les deux jeeps qui vont nous accompagner ont été capturées a un groupe psychotique surnommé ''La Horde'', lors de l'Opération Akhaten que j'ai moi-même dirigé. Le véhicule est très rapide, résistant, et surtout : Tout-terrain. Sur l'image, vous voyez a quoi ils ressemblaient quand on les as volés. Le seul problème est que les hommes a l'intérieur sont assez à découvert. Le département ingénierie a rajouté un toit en métal dessus, avec des sortes de cages pour fenêtres et un trou pour faire passer un soldat avec mitrailleuse... Mais ce n'est une protection exceptionnelle. Il y a 2 places devant, et ont peut mettre des soldats derrière dont un tireur avec une MHC². Des soldats peuvent également, en cas d'urgence, s'accrocher dessus pour se déplacer plus rapidement.
Les jeeps seront donc des véhicules parfait pour ouvrir la voie, et, en cas de problèmes, trouver des sorties éventuelles.
Le deuxième cadeau est l'homme qui est adossé au mur, là-bas.''


Un gigantesque soldat, complètement baraqué, leva alors le bras pour saluer les soldats qui se retournaient.  

''Messieurs dames, je vous présente le lieutenant-colonel Fauchard, de l'escouade Lima. Lui et certains de leurs hommes ont été des héros durant l'Opération « Tempête de Nanterre », et deux hommes en Armure Assistées auront l'immense privilège de nous accompagner durant l'opération.
Les jeeps avec mitrailleuse, 50 soldats, et deux hommes en armure EADS... Cela peut vous sembler excessif. Très excessif. Hors, je vous le rappelle encore : Nous avons 3000 personnes hostiles à la FNF devant nous. Je ne dis pas que les 3000 personnes vont se jeter sur nous... Mais nous devons être prudents.
D'ailleurs, l’État-major n'a pas décidé de nous laisser vagabonder seuls. Sur l'Île de Puteaux, le char d'assaut Francouville et un bataillon resteront, l'arme a pied. Parmi cette brigade, des aides médicales et des ingénieurs. Si il y a un Dieu, priez-le pour qu'ils n'aient pas a franchir la Seine.
Je vous le redit, encore, et encore : Cette opération doit s'achever sans AUCUN mort. Soyez professionnels. Soyez calmes. Obéissez toujours aux ordres, et TOUT devrait bien se passer.
Je marcherais a vos côtés. Je m'assurerais que vous rentriez tous à Lutèce.''


Dole jouait sur les mots. Il leur assurait qu'ils rentreront à Lutèce. Pas qu'ils rentreront en vie...

''Je vais maintenant passer à la partie un peu barbante. Vos unités et escouades...''

Le projecteur changea pour montrer une sorte d'organigramme.

''Le capitaine Magnart de la section Exploration sera en charge de ce qui est officiellement appelé « 3ème Escouade de Reconnaissance ». Le groupe aura la dénomination « Alpha » et ce sera a Magnart lui même de désigner qui va dans chacun des 3 groupes d'Alpha, c'est a dire 2 trio de tireur-observateur-fusilier et un dernier composé en plus d'un médecin de terrain. Ils agiront en vêtements civils renforcés de diverses protections, alors faites extrêmement attention a ne pas créer un incident de tir ami. Les hommes de Magnart auront tout de même leurs BEC cachés sous leurs manches et des fusils de sniper démontés et placés dans leur paquetage. On leur filera quelques grenades fumigènes et lacrymogènes.
Les 10 Vautours, dont je n'ai reçu AUCUNE information, seront appelés Écho.  
Sur le terrain, nous aurons donc 52 hommes.
Pour commencer, 20 appartiendrons à la section de Patrouille. Ils seront appelés Gamma. Gamma-C sera le duo de commandement, dirigé par le capitaine Tyleul et son garde du corps. Les 3 autres groupes, Gamma-1, Gamma-2 et Gamma-3 seront sous le commandement de divers sous-officiers. Leur équipement sera basique : Armure de patrouilleurs et armes légères. De plus, tous les hommes de la Patrouille seront équipés, sur le terrain, de menottes plastiques et d'une matraque pour contrôler la foule. Un homme dans chaque unité se verra également équipé de grenades lacrymogènes, et un autre de grenades fumigènes. J'ai aussi réclamé des lances-grenades, mais il n'y en aura que un par unité, et il a une très courte portée.
Ensuite, on va s'intéresser aux 30 gars de l'Infanterie. La plus grosse partie sera appelée Bêta. Il y aura 3 unités de combat, Bêta-1, 2 et 3. Tous auront droit à l'armure d'Infanterie et des FLAMAS, ainsi que un ou deux FMD-01 par unité. Bêta-2 sera également dotée d'un maître-chien pour plusieurs rôles. Les dotation en grenade varieront, et on retrouvera des grenades a main explosives ou incendiaires. Néanmoins, nous ne les utiliserons qu'en dernier recours étant donné la facilité avec laquelle les tentes peuvent brûler...
En plus des 15 hommes de Bêta, commandés par l'Aspirant Barras, nous trouveront l'escouade Lima, qui nous donneras deux hommes en EADS, équipés de Mitrailleuses Haute Cadence. Ils seront appelés Lima-2.
Enfin, les derniers hommes seront dans les deux jeeps et le camion..
On va clôturer le tout en vous parlant de Bêta-S, dirigée par le médecin-chef Petiot, qui sera votre seul recours en cas de blessure. Il faut aussi mentionner que le Département Ingénierie nous as donné 2 hommes, avec tout leur barda dans le camion, et qui pourrons ainsi dégager des passages divers qui pourrons entraver notre chemin.''


Dole prit une grande inspiration avant de continuer.

''La formation sera simple. Nous devons entourer le camion, et les jeeps pourront se détacher comme il le veux dans les rues. Pour cela, nous allons nous répartir simplement. Gamma-1 surveillera l'arrière du convoi, Gamma-2 sera a l'avant du convoi, et Gamma-3 devra se déplacer a chaque instant vers l'endroit où il y a le plus de foule.
Bêta-1 et Bêta-3 occuperont chacun un côté du camion, tandis que Bêta-2 aura la charge de surveiller les différentes ruelles ou passages dans le Bidonville.''


Le commandant venait de perdre un temps assez conséquent, mais c'était la fin du briefing. Le projecteur s'enleva, ne laissant plus qu'une lumière blanche.

''Tout va bien se passer. D'ici à quelques mois, la Résistance ne sera plus.
Dès demain, 10 heures, nous partons pour l’île de Puteaux. Nous avons des tentes et de vieux bâtiments qui nous servirons de logis. Ce soir, prévenez vos proches. Dès que l'heure indiquera 10 heures, nous seront officiellement en alerte maximale jusqu'à la fin officielle des opérations décrétée par le Général d'Armée Gabriel Hénin.
Je place toute ma confiance en vous, soldats. Je ne vous décevrais pas. Mais uniquement si en retour, vous faites votre travail comme on vous l'as appris.
Si vous avez des questions très précises, posez les a vos officiers subalternes respectifs.
La République nous appelle. Sachons vaincre ou sachons périr. Rompez.''


Le projecteur s'éteignit, les lumières se rallumèrent, et les soldats se levèrent de leurs chaises quand Dole pointa son doigt vers Magnart.

''Capitaine ! Attendez ! J'aimerais vous parler en privé, a vous et a tout vos hommes.''

Le reste des soldats se cassèrent, laissant Dole seul avec les 10 hommes de l'Exploration. Le commandant rangea ses notes et les mis dans une serviette. Il la posa a côté du pupitre, avant de s'approcher du capitaine, un dossier dans la main qu'il donna au capitaine.

''Capitaine. Je vous ai fait venir a part pour vous donner des objectifs plus précis sur la nature de votre tâche. En effet, vous dire simplement d'aller autour d'un Square est... Concis, n'est-ce pas ?
Je vous ai fait venir a part parce que ce que j'ai a vous expliquer est Confidentiel Défense. Tout ce qui va sortir de cette salle devra rester entre vous.
La raison de cet... Entretiens est très sensible. Voyez-vous, la BRS refuse de nous donner le nom de leur agent dans le Trident. Mais pire que ça, ils refusent de nous laisser passer les noms des personnes que nous sommes censés arrêter. La raison est très simple : La dissidence a de nombreux sympathisants dans l’État-major. C'est d'ailleurs pour cela qu'on arrête pas de mettre des officiers en retraite anticipée et qu'on sort des vieux du placard comme le Lieutenant-Colonel François Losse...
Enfin bref. Je vais faire simple. On a des traîtres. Beaucoup de traîtres. On m'a prévenu que la merde pouvait même remonter jusqu'au Colonel Chan... Je doute sérieusement que Chan soit un dissident, mais la BRS suspecte tout le monde... Y compris moi. Hier j'ai vu que des hommes fouillaient mes poubelles, c'est vous dire...
Enfin bref. La carte que je vous ai donné est une ancienne image satellite du square récupéré par LINDA.''


Image satellite du square Beloeil:
 

''L'imagerie est faussée. Elle est encore plus vieille que l'invasion des chinois. Il ne reste plus rien du square. Plus aucun arbre. Il y a juste quelques tentes et un taudis. Le reste est complètement rasé et quasi plat. Les losanges bleus indiquent sur la carte les seules ruines encore assez haute pour permettre a des hommes de s'y mettre. Au sud, c'est juste un vieux appartement qui s'est écrasé sur lui-même, mais vous pouvez encore accéder au 3e étage. Au nord-ouest, même chose, sauf que c'est le 2e étage maximum. Enfin, le bâtiment au nord-est était un centre aquatique. Le toit est complètement tombé, mais la terrasse avec la piscine est encore capable d'accueillir des hommes. Contrairement a ce que la carte montre, ça ne gênera aucunement le tir, puisque, je le répète, toute le bâtiment est tombé.
Enfin, le petit problème... C'est la cité scolaire Pasteur. Tout a été anéanti... A l'exception de la lignée de bâtiments en vert. D'après les rapports que je reçois, l'endroit a été en partie retapé, et servirais d'école gratuite. Une école qui as des liens avec la résistance... Heureusement, notre intervention se passera avant l'heure de la rentrée, mais nous pourrions nous attendre a voir du personnel enseignant a l'intérieur. Une fois que vous avez interpellé ceux qu'on devait attraper, ce serait une bonne idée de se replier dans cet endroit. C'est parfaitement défendable. Mais attendez vous a ce que la population n'apprécie pas trop...
La situation est compliquée, comme vous le voyez. Dès demain matin, vous et les Vautours devront vous poster silencieusement, assez près pour pouvoir tous les attraper et assez discret pour ne pas vous faire repérer avant l'heure.
Ce n'est pas moi qui vous donnerais l'identité des hommes que nous devons interpeller. La raison est très simple. Je ne veux pas vous faire peur... A vous tous... Mais aux yeux de la BRS, ils n'existeront plus. Aussi simple que cela. Dès qu'on les aura enfermés dans le camion, ce sera la dernière fois qu'on verra leurs visages.
J'ai conscience que je vous demande beaucoup. Surtout vu que certains d'entre vous ont été... Victimes de traumatismes physiques graves ces derniers temps. Mais la FNF vous demande.
Dès demain matin, j'irais avec vous au Camp Delta rencontrer les Vautours et les agents de la BRS. Nous obtiendrons les noms de nos cibles demain.
Je sais que je vous demande beaucoup. Mais l'heure est grave. Nous ne pouvons pas nous permettre un quelconque incident dans cette poudrière...
Rompez, messieurs.''


Le commandant n'attendit pas la réponse du capitaine et de ses hommes. Il emporta immédiatement sa serviette et marcha hors de la salle de briefing.

Ok les loulouttes:
 

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Hannibal Cobs
MessageSujet: Re: Si Vis Pacem, Para Bellum   Jeu 21 Aoû 2014 - 15:46

Cobs écoutait attentivement le briefing. Le commandant était un excellent orateur. Peut être un des meilleur que Cobs avait entendus dans sa courte existence. Il respectait cela. Et il respectait énormément le commandant , notamment pour la recommandation qu'il venait de lui faire. Il expliquait l’opération Pax Franciae avec une grande éloquence et une grande précision. Mais il commençait a entrevoir les problèmes que pourraient envisager l’opération. Pax Franciae ... Pax Romana une paix qui était censé durer milles ans ... qui fut suivit fatalement par la chute de Rome face aux invasions barbare. Cobs avait toujours considéré Lutèce comme la Nouvelle Rome.  Mais la FNF devenait trop sure d'elle même , à l'instar de son homologue antique. Penser maitriser le terrain était une absurdité. L’opération Tislit en avait montré la preuve. Cobs l'avait lui même remarquer , et ses camarade de combat en avaient payé le prix fort ...

Une simple mission arrestation et de maintien de l'ordre ? Déployer le Francouville et un bataillon tout entier pour des perte en realité mineure et secondaire pour les rebelles ? Une chose était sure. Entre les Milliers d'hostiles potentiels dans le bidonville , et la puissance de feu de la FNF , si quelque chose venait mettre le feux au poudre ce serait un sacré carnage ... loin de l'objectif zéro mort de l’État Major. Cobs était inquiet ... devait t'il faire part de ses doutes au Commandant , au risque d’être débarqué de la mission pour "défaitisme" ?

Le briefing venait de se terminer. Cobs se dirigé vers le Commandant , au moins pour le remercier de son avancement. Mais d'un air pressé , il partit de sa salle en emportant ses documents. Inutile d'insister pensa Cobs.

***********

21h53 , dortoir des soldats de la FNF.

Cobs n'arrivait pas a dormir. La possible tournure de l’opération l'angoissait. 3000 hostiles potentiels ... ce serait l’opération Tislit puissance 1000. Voir des camarades mourir a la pelle dans les ruelles du bidonvilles , de voir des enfants lui sauter dessus avec un couteau ... c'était ce genre d'image qui l’empêchait de dormir. Il se rendit compte qu'il n'avait pas d'amis au sein de l'armée. De toute façon tout ceux qu'il avait plus ou moins approcher durant sa première mission étaient morts. Le reste était d'autres soldats , ou de nouvelles recrues. Il décida de se lever , et d'aller bruler quelques cartouches. Peut être que de mieux jauger la puissance et la cadence de tir de son FLAMAS le rassurerait un peu.

Au stand de tir il brula plusieurs cible. Il se rendit compte que le FLAMAS avait une bonne cadence de tir , une précision correcte. Mais sa force de pénétration n’équivalait pas a celle d'une balle , en particulier le 9mm et le 7,62 mm. N'importe comment , en cas d’embuscade contre des ennemis avec des calibres de guerres , il faudrait se mettre en couvert dans un endroit éloigne des tir , et en béton armée.

Quelqu'un d'autre semblait ne pas dormir. Une grande femme blonde , avec une queue de cheval , presque plus grande que Cobs. Son uniforme et ses galons , ainsi que son fusil de précision ne semblaient pas mentir. C'était un des tireurs d’élite de l’opération de demain. Cobs ne put s’empêcher de la fixer. Elle ne lui prêta pas attention. Elle se posa au stand avec son fusil. Elle dégommait les cibles avec une précision renversante. Cobs ne put s’empêcher d'admirer le spectacle. Elle remarqua tout à coup quelle avait toute l'attention de Cobs.


- " J'ai un truc sur la figure soldat ?"


Il fut quelque peut surpris.

- " Euh non pas du tout ,au contraire ... je suis juste fatigué , j'arrive pas a dormir."

- " Tu es de la mission de demain , ça ne sera pas facile ... il va y avoir des civils de tout les cotes. Mais il faut bien arrêter ces saloperie d'anarcho-communistes."

Bizarrement , Cobs était plus réceptif au message nationaliste. Peut être est ce qu'il venait enfin d'un soldat , où c'est juste l'emballage de l'interlocuteur qui rendait la phrase plus juste.

- " C'est juste. Mais j'ai été de la dernière opération. J'étais au sol. C'était une vraie boucherie..."

Soudain elle s'approcha et regarda la plaque de Cobs.

- " C'est toi Hannibal ! J'ai lu le rapport sur l’opération Tislit. Tes vraiment un gros malade ..."

Il ne savait pas quoi repondre a cela , il ne savait pas que d'autres soldats pouvaient consulter les rapports des operations. Peut etre quelle n'avait pas le droit d'ailleurs.

- " ... mais j'aime bien la méthode ! Tout bruler et discuter après !"

Hannibal était touché ! La fille avait pris l'ascendant sur lui. Elle savait pas mal de chose sur lui , mais ne savait rien d'elle.

- " Écoute , le garde a la guérite de la PM le jeudi soir est un gros ivrogne. Si on fait le mur pour allez boire un verre ou deux , et qu'on lui promet de lui ramener une bouteille , il ne dira pas non !"

Hannibal était ravis.

- " D'accord mais je ne connais même pas ton nom."

- " Elena"

Ils sortirent en direction d'un bar. Hannibal demanda seulement de ne pas allez au Café des Patriotes , juste histoire de passer une bonne soirée !
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Marshawn
MessageSujet: Re: Si Vis Pacem, Para Bellum   Jeu 21 Aoû 2014 - 16:58

Sacré briefing, pour une sacrée opération. Maël avait été impressionné par le discours du Commandant. Cet homme avait une exceptionnelle capacité à fédérer et unifier les hommes. Il n'aimait pas trop sa tête, mais le charisme qu'il dégageait était indéniable.

Mais malgré tout, Maël ne parvenait pas à avaler ce flot de conneries nationalistes. Il ne mourrait, ni pour lui, ni pour la FNF et encore moins pour "le peuple français". Il ne mourrait pour personne. Il aimait sa famille, mais ne trépasserait pas non plus pour elle. Comme tout le monde, il était égoïste, et faisait primer sa vie au dessus de celle des autres. Il ne croyait pas aux histoires de sacrifices. Les hommages, les médailles, et les beaux discours à titre posthume, c'était de la poudre aux yeux, parce que lorsque l'on se retrouvait six pieds sous terre, c'était terminé.

Durant toute l'explication du déroulement de l'opération, il avait la boule au ventre, anxieux, stressé, pas à l'aise. Ce serait sa première mission. Il jeta un coup d’œil à la lavette, puis se sentît un peu mieux. En effet, ce dernier était livide, le regard absent et semblait tressaillir. Maël lui donna une tape dans l'épaule, suivit d'un clin d’œil.

" - Ça va bien se passer. " Avait-il dit avec un grand sourire, alors que lui même était sceptique et peu rassuré. Thierry lui décocha un regard vif, les lèvres pincés, avant de plonger son regard sur ses bottes.

Certes, la lavette était quelqu'un de méprisable, de lâche et de naïf, avec un humour du genre très lourd et un physique peu avantageux. Mais sa fragilité avait finalement fait que tous s'étaient attachés à lui, parce qu'il n'avait pas un mauvais fond et qu'il restait un gamin malgré tout.

Ce qui tracassait le pus Maël, c'était le lieu de l'opération. Il avait tout fait pour se sortir de cet endroit, et faisait à présent tout ce qu'il pouvait pour en sortir sa famille, et voici qu'il y retournait, armé jusqu'au dent, avec les blaireaux de la FNF. Le Bidonville portait autant d'affection pour le gouvernement que Maria en éprouvait pour lui. D'ailleurs, à quoi bon jouer les hommes d'honneur ? Qu'est ce que cela lui vaudra d'aider quelqu'un qu'il dégoûte ? Il ne savait pas trop si c'était les paroles de son père, ou l'affection qu'il éprouvait pour sa fille qui lui procurer le courage de réaliser tout ceci. Et puis, au fond de lui même, il éprouvait quelque chose pour la mère de cette dernière, il se considérerait volontiers comme fou amoureux, mais la situation était tellement compliquée... Et si peu réciproque.

Putain de profiteuse ...

Il se serait giflé pour avoir songer un instant à ce qu'il venait de penser. Maria n'était pas de ce bord-là. Il se réconfortait en se disant que si elle n'éprouvait pas d'affection pour lui, elle serait repartie chez ses parents. Après tout, sa mère a toujours été présente pour sa fille, ELLE. Il pensa à sa défunte mère, qui les avaient "abandonnés" lui et son père. Ce n'était pas de sa faute, mais une part de Maël ne pouvait s’empêcher de se sentir lésé, et de lui en vouloir.

Cette opération dans le bidonville représentait un risque incommensurable, non seulement pour lui, mais également pour sa famille. S'il advenait qu'il perde son masque balistique et que quelqu'un le reconnaisse, s'en était fini de son père, de sa fille et de Maria. S'il se faisait capturé, il serait passé à tabac, massacré, torturé et il passerait l'arme à gauche de la pire des façon possible. Car Maël était un traître, et il l'est devenu dès lors qu'il signa son contrat qui le lia à la FNF pour une durée indéterminée. Il n'osait même pas imaginer ce qu'il arriverait à son père, à ses Maria, si quelqu'un le démasquait. Elles seraient violées en réunion, puis tabassées, dans le meilleur des cas elles seraient tuées, sinon vendues ou séquestrées pour le plaisir malsain et pervers d'un de ces psychopathes qui résident dans le ghetto.

La reste de la journée passa lentement, et la chambre se transforma en véritable cellule de soutien psychologique. Henri et Sophie, les plus expérimentés, passèrent leur soirée à rassurer les deux bleus du groupe. La lavette restait toujours impassible, comme bloqué dans la matrice, ou une autre dimension parallèle. Il était à des années lumières de la réalité, planait complètement. On sentait que tout un tas de questions métaphysiques défilaient dans son cerveau et qu'il n'y trouvait aucunes réponses. Il remettait en question la raison de son existence, le pourquoi du comment de la vie et de la mort, l'origine de l'univers tout entier. C'était réellement inquiétant, parce qu'en réalité, personne dans quel genre de problème s’aventurait son esprit déjà fragile. Sophie, l'exhortaient de discuter avec elle, de parler de son ressenti, d'extérioriser, mais il restait muet. Thierry représentait un danger non-négligeable pour le groupe et l'unité. S'il hésitait, ou se retrouvait paralysé sans aucunes raisons, dans un premier temps, il courrait à sa perte, et dans un second temps, c'est le groupe, puis l'unité qui pourrait y passer.

Henri, bourru comme il est, eût vite fait de dissiper les quelques doutes de Maël.

" - Moi, j'ai fais Nanterre mon petit gars ! Et c'était pas des rigolos ! Alors les culs-terreux de pétaouchnok vont pas nous faire chier, je te l'assure. " Assura t-il, gonflé par la fierté. Il aurait pû bander ses muscles pour terminer la caricature. Il montra ses multiples cicatrices, dont Maël n'était pas sûr de vouloir en connaître les raisons. La Montagne exagérait parfois, souvent même, mais dans ce genre de situation, il fallait quelqu'un qui ne craignait ni la peur, ni la mort, ni rien d'autre. Il fallait un homme plein d'assurance, et qui sache la communiquer aux autres. Cet homme, c'était Henri.

" - Et puis si ça chauffe trop, tu peux toujours te planquer derrière moi !" Railla le géant en manquant de lui déboiter la clavicule.

Devant un discours aussi assuré, aussi passionné, Maël se sentait mieux, beaucoup mieux. Même si ce n'était qu'un ramassis de conneries, il n'y avait pas de places pour le doute. Dole et lui devaient être de la même famille, cousins éloignés ou quelque chose du genre. Il sourit à cette pensée.

Même si la forme changeait, le fond restait le même, car Sophie tenait exactement le même discours, en plus fin, plus subtil et plus recherché, avec des analogies intéressantes. Enfin, Maël n'était pas très instruit, et il en fallait généralement peu pour impressionner les ignares.

C'est sur une partie de carte que la soirée s'acheva, Thierry était toujours coincé dans les méandres de son esprit, mais ça ne l’empêchait pas de jouer, silencieusement. Neuchâtel s'était joint au groupe. Tout le monde se coucha plus ou moins rassuré.

La boule au ventre ne refît son apparition que lorsque le début de l'opération fût donné, tôt dans la matinée ...

Je suis un putain de soldat ... Un putain de soldat ...
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