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 Château de Cartes

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Thomas Dole
MessageSujet: Château de Cartes   Sam 19 Juil 2014 - 17:33

Les rues de Lutèce étaient étrangement calme. On avait du mal a croire quel jour il était quand on voyait ce calme incroyable... Sur les murs de la ville, on voyait beaucoup de drapeaux français, des petites lumières de partout, le café Patriote était bondé de monde, et les rues avaient un petit peu de neige dessus. Mais non, en cette nuit, personne n'oserait dire qu'on était le 31 Décembre 2177. Le 30e réveillon de la VIe République à Paris... Un événement censé être historique.

L'île avait prévu de grandes célébrations, encore plus qu'un 14 Juillet. On aurait dû avoir des cadets d'écoles de l'île, des vétérans de toutes les armes, qui se déploieraient devant le président Hénin avant de faire une procession au milieu d'un square où on poserait une stèle et une flamme éternelle... On avait même prévu de sortir le Charles de Gaulle.

Mais tout a été annulé. Parce qu'un mois plus tôt, la plus grande ville de Paris a cessé d'émettre... Métropolitopia. La gigantesque fourmilière a subi l'affront de la plus grosse attaque terroriste jamais vue des yeux des néo-parisiens. Et le pire, pour la FNF, a été juste après...

Une masse de personnes arrivèrent aux portes de Lutèce. Au premier jour, c'était a peu près 200. On leur a installé des tentes, organisé des soupes populaires, et préparé des documents pour les laisser entrer. Après tout, la République avait bien besoin de sang neuf vu toutes les pertes qu'ils ont eu à Nanterre la terrible.

Et puis, il y a eu deux semaines plus tard. On avait fait entré une soixantaine de réfugiés dans Lutèce, alors tout les survivants du Métro, en recherche d'une nouvelle maison, eurent de l'espoir. Ils arrivèrent, avec leurs maigres bagages, passant sous les yeux ébahis des négriers, pour aller s'installer dans les portes de Lutèce.

120. 150. 300. 410. 65... Chaque jour, plus de monde s'approchait. Au départ, la FNF tenta tant bien que mal de réagir. On demanda rapidement à la section Humanitaire de trouver des hommes. On leur foutu des médecins, des tentes, des rations militaires... On commença a vacciner, a traiter... Et puis, après, on a très vite vu que c'était bien, bien trop.

Les réfugiés attendaient dans la neige et dans le froid. Ils voulaient juste entrer dans Lutèce. Alors, il y eu des mouvements de mécontentement, l'ambiance devenait chaude... De plus, parmi les réfugiés, il n'y avait pas que des civils innocents. Il y avait aussi les membres du Trident, des dissidents, et même des goules qui étaient accusées d'avoir participé à l'attentat ! La République déploya des hommes. Ils installèrent des barbelés, des miradors, des grillages. Neuilly-sur-Seine passa d'un camp de réfugié en bidonville surveillé.

Mais le plus tragique, c'était il y avait a peine 3-4 semaines. Un médecin de la FNF avait été poignardé par un dealer de drogue. La raison ? Le médecin faisait de la concurrence en donnant du Med-X gratuitement a des amputés...

D'un coup, il y eu également des manifestations de l'autre côté des murs. Des nationalistes, des populistes... Ils demandaient immédiatement qu'on purge le Bidonville, qu'on les envoies hors d'ici. Certains avaient même dans l'idée de les réduire en esclavage avec l'aide des négriers. Négriers, qui, d'ailleurs, n'arrêtaient pas d'être victimes d'attaques de dissidents recrutés dans le Bidonville.

Alors, la République ferma immédiatement toutes ses tentes humanitaires, et se replia sur le Camp Delta. On ajouta des barrières, et on laissa la population pourrir là. Mais cette République... Elle changeait cette République. Elle n'avait jamais aimé le mercenariat ou la torture. Pourtant, sur l'initiative du Lieutenant-Colonel François Losse et du haut-divisionnaire Michel Mainard, une nouvelle entité s'ajouta aux forces de Lutèce. Officiellement, ils étaient appelés ''Brigade de Voltigeurs Armés non-Uniformisés Tactiques, Opérations anti-Subversives''. B-VAUTOS. Tout le monde, même les hommes de la République les appelèrent les ''Vautours''... Leur chef s'appelait Slobodan. Très peu de personnes avaient accès a son dossier, ce qui déjà voulait dire quelque chose. Les rumeurs étaient nombreuses. On pense qu'il avait travaillé avec le Maréchal, ou peut-être d'autres grandes pointures du crime... En tout cas, il avait carte blanche pour maintenir un semblant d'ordre dans le Bidonville.

Bref, tout ça pour en revenir a ce jour-là : On était dans le quarter des affaires de Lutèce. Dans la rue, un capitaine en uniforme de cérémonie tira un sabre.

''PRESENTEZ, AAAARMES !''

Devant lui, des soldats couverts d'un Képi se mirent a garde à vous et montrèrent leurs fusils bien en avant. Le capitaine n'avait avec lui qu'une vingtaine de soldats. Aucune marche militaire n'avait été organisée. Alors on avait pris quelques soldats pour faire une passe d'arme rapide. Parce que si il n'y avait pas de défilé, il était hors de question pour la FNF de ne pas faire un réveillon.

Dans un grand bâtiment, le même qui avait été utilisé pour remettre une médaille au grand Francis Mervault, de nombreuses personnes étaient réunies. Pas le bas peuple, oh non... Des industriels, des officiers, des politiciens... On leur servait du champagne et des apéritifs alors qu'à a peine 2-3 kilomètres d'ici, des gens crevaient de faim. Mais le vrai truc incroyable, c'est que parmi tout ce monde, il y avait des gens de l'Île Présidentielle. Et notamment, parmi eux, trois personnalités incontournables, dont le Président Jean-Eude Hénin.

Dole était présent. Pour lui, c'était presque un miracle. Il y a a peine quelques mois, il n'était plus que Capitaine. Mais tellement de choses lui étaient arrivées ces derniers temps. Surtout depuis qu'il avait rencontré cette étrange salope psychotique... Le Commandant était sur son 31, propre, rasé, parfumé, ce qui le changeait totalement de d'habitude. Il se tenait tranquillement dans un coin de la salle, a observer silencieusement, quand il fut immédiatement extirpé de son semi-sommeil par une voix familière :

''Je suis content que tu ai décidé de venir ici...''

Dole se retourna lentement. Sous ses yeux était son sale grand frère, un sourire en coin et un verre de champagne à la main.

''David...
-Je t'avais dit qu'un jour je viendrais à Lutèce !
-Un jour. Un seul.
-Ça me fait plaisir de te voir.
-Assurément...''


Dole finit son verre d'un coup, lui qui essayait désespéramment de s'extirper de son alcoolisme.

''Je... Tout vas bien, hein ?
-Oui. Oui tout a fait.
-Je vois que t'as retrouvé tes galons de commandant.
-C'est exact. D'ailleurs, merci pour la recommandation que tu as envoyé à Losse et à Chan.
-Arh, j'ai pas eu a faire grand chose, tu sais...
-Ne me fait pas de compliments inutiles. Je sais que t'es marié avec la petite fille d'un de ces mecs du CR et qu'en plus t'as un poste au ministère de la Reconstruction... C'est pour ça que tu es là ?
-Oui.
-Tu vas faire un discours ?
-Non. Mais j'espère que t'as révisé le tiens.
-Oh que oui...''


Dole posa son verre sur un plateau qu'un homme portait. Dans toute la salle, on voyait des hommes en uniforme militaire noir, certains avec un képi sur la tête... Ces hommes faisaient partie du Service d'Ordre et de Sécurité des Hautes Personnalités. Le SOSHP. C'était une agence ultra-select. Il y en avait a peine une quarantaine. Tout ces hommes étaient des salopards très compétents. Ils étaient tous sur l'île, et avaient pour consigne de défendre le Président de la République et le CR. Les voir ici était impressionnant. Ils étaient tous droits et beaux, a scruter la salle de leurs yeux qui étaient un implant mécanique pour certains...

''Je suppose que ton discours parlera du Bidonville...
-Pas uniquement. Je suis censé accompagner le commandant Pestagaupe pour une présentation des actions de la Section d'Infanterie dans nos relations avec la population et les objectifs militaires du Livre Blanc de la Défense 2175.
-Pestagaupe... C'est pas celui qui...
-Si.
-Merde...
-Bref. Notre livre blanc arrive a terme l'année prochaine et il faut qu'on renouvelle notre armée. Nouveaux uniformes, nouvelles armes, nouveaux effectifs, nouvelles doctrines... L'objectif donné est de rompre avec le status quo dans Paris. Ce sera le tout premier livre blanc qu'on éditera sans Hector Madof...''


Les deux frères restèrent silencieux.

''Madof... Bon sang, ça fait déjà quoi, 7 mois ?
-Quelque chose comme ça, oui.
-On dirait que ça fait une éternité... Tu te rend compte, il y a à peine 7 mois, Francis Mervault était juste là...
-Le pauvre mec a complètement disparu.
-T'avais pas reçu un travail de la part de Gabriel Hénin ? Quelque chose a voir avec d'anciens amis de Madof et la construction d'un dirigeable ?
-Si...
-Et alors ?
-Confidentiel Défense.''


Dole eut un long soupir avant de fermer ses yeux. Il posa deux doigts sur sa tempe droite et la massa doucement.

''J'ai un service a te demander.
-Oui, c'est quoi ?
-Tu as toujours tes entrées à la Sûreté ?
-La sœur de ma femme est mariée au neveu de Mainard.
-Est-ce que tu pourrais me procurer des informations sur un nom... ''Akhaten''. A, k, h, a, t, e, n.
-Akhaten ? C'est quoi ça ?

-Une personne... Il y a sûrement des transcriptions, des témoignages rapportées... Sûrement du côté de Ménilmutant.
-Ok. D'accord. Je chercherais Akhaten.
-Écoute, David... Il faut que j'aille voir Pestagaupe... On se rejoint après pour boire un verre ?
-D'accord. Comme tu veux. Bonne chance...''


Dole s'éloigna. Son frère le rendait malade... C'était sûrement a cause de son attitude dégueulasse de bon-pensant. Le mec n'avait jamais dû souffrir une seule seconde de sa vie... La haine qu'éprouvait Dole était peut-être de la jalousie réprimée.

Le commandant aperçu alors un autre commandant. Fringuant, beau, parlant avec une fille en robe et un mec en surpoids. Dole s'approcha lentement a côté de Pestagaupe. Celui-ci regarda vers le commandant, penchant sa tête pour observer cet homme plus petit que lui.

''Ahhhh... Commandant Dole...'' commença-t-il a parler avec un ton légèrement agacé. ''Laissez moi vous présenter madame de Balzac avec monsieur Ringal. Madame, monsieur, je vous présente le commandant Dole...''

Dole se pencha pour serrer la main à Ringal, avant de faire une petite révérence à la femme.

''Dole... Dole, Dole, j'ai déjà entendu ce nom quelque part... Vous auriez pas fait la première page de mon journal ?
-Monsieur Ringal est rédacteur en chef de l'Oppidium Gaulois.
-Je... Pense que si. J'ai participé à l'opération pour arrêter Stanislas le Révolté...
-Ah, Stanislas ! commença la femme. Qu'est-ce que ce charmant marxiste devient, déjà ?
-Il est en train de recevoir son procès...
-Son avocat est très bon.
-Certes, mais nous savons tous que ce procès est une farce.''


Les 3 hommes regardèrent tous Dole, silencieusement. Celui ouvrit grand les yeux, conscient de la gaffe monumentale qu'il venait de faire. Il tenta tant bien que mal de se rattraper.

''Je veux dire... Je n'ai aucun doute de la culpabilité de Stanislas... Son avocat ne pourra pas éternellement jouer les arguments ad hominem...
-Oui... Oui... Vous... Permettez que je parle a mon collègue un instant ? Ce ne sera pas long...
-Oh non, allez-y...''


Pestagaupe s'éloigna un peu, suivi de Dole.

''Et bien. Vous êtes un rapide, Dole ! Vous venez tout juste de retrouver votre grade et vous foutez déjà tout en l'air !
-Sûrement, Pestagaupe. Je suppose que votre présentation est prête...
-Oh oui. Un super travail de groupe qu'on a réalisé, n'est-ce pas, partenaire !''


Pestagaupe avait un ton entièrement sarcastique mais enjoué, l'alcool adoucissant sûrement son stress en même temps qu'il lui montait à la tête.

"Dites moi, Pestagaupe, puisque vous savez tout sur tout, ce sont qui les deux hommes qui suivent tout le temps notre Président ?''

Il y avait en effet, comme décrit plus tôt, trois personnalités de marque avec Hénin.

''Vous voyez le mec a qui il manque un œil et qui est totalement squelettique ?
-Oui.
-Son nom est Raymond de Deauville. C'est un industriel spécialisé dans la fabrication d'armes et d'uniformes pour la FNF. Comme vous le savez, on va changer de livre blanc, alors il prévoit d'installer une usine d'armes à feu, une manufacture sur Lutèce... Et l'autre en chaise roulante, avec son respirateur, là... C'est Frédéric Cocheril. Son grand-père est un des pères fondateurs de la FNF... Il est dans le CR depuis tellement longtemps qu'il a des secrets sur tout ses collègues.
-Ces deux hommes ont des têtes terrifiantes.
-Bienvenue dans le Conseil Républicain...
-Votre mère est comme ça ?
-Oh que oui.''


Pestagaupe sourit en coin avant de boire son verre.

''Mais dites moi, Dole... Vous n'aimez pas trop les grandes fêtes. Qu'est-ce qu'un homme comme vous fait là ?''

Sous les yeux de Dole, une ribambelle de grands hommes s'alignèrent sur une estrade.

''Je veux me lancer en politique.
-Oh... Oui... Oui oui, bien sûr ! continua Pestagaupe avec un ton moqueur. C'est vrai que ça explique tout...''


Hénin, fils et père, les deux du CR, Chan, de Coubertin, madame la maire de Lutèce, le PDG du FNEC, des lieutenants-colonels, de grands investisseurs... Tous se réunissaient côte a côte.

''Vous voyez, Pestagaupe... Vous vous moquez de moi, mais mon père m'a appris la manière dont marche le pouvoir, même si auparavant je n'ai jamais voulu faire de politque.
-Ah ouais ? Et c'est quoi le secret du pouvoir ?
-Le pouvoir c'est un peu comme l'immobilier. Tout ce qui compte c'est la localisation, la localisation. Dans un siècle, quand des historiens verront cette image, qui verrons t-il, bien dans un coin, a sourire en marge de cette photo ?''


Dole leva un peu sa main, devant son ventre, et fit un petit signe très subit, alors qu'un flash sorti de l'appareil photo.
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Château de Cartes   Dim 20 Juil 2014 - 17:26

Dole, Pestagaupe, et un troisième commandant du nom de Leclerc étaient tout les trois debout dans une salle de conférence, en pleine nuit. C'était le rituel de la FNF chaque année : Faire une grande intervention inter-arme en même temps que les personnes de l'île étaient là.

Plusieurs personnes étaient déjà passés. Un petit groupe de la section Humanitaire qui déplorait le manque de moyens alloués par Lutèce, puis des membres en charge de la Défense de Lutèce qui avaient dans le projet de construire un nouveau canon d'artillerie pour défendre leur murs, chose qui leur serait sûrement accordée vue la situation dans laquelle était la FNF...

Dole et ses deux collègues représentaient la collaboration des sections Infanterie, Patrouille et Exploration. L'Infanterie et la Patrouille étaient sous le même commandement joint de de Coubertin, mais les officiers de l'Explo revendiquaient encore et toujours leur indépendance. Leclerc faisait partie de l'Explo. Sa position était différente de celle de Dole et Pestagaupe : Il était contre tout projet de fusion.

Incroyable de ce dire que ces 3 officiers qui étaient opposés présentaient un projet commun... Devant eux, en plus, il n'y avait pas du mauvais monde. A part des militaires qui surveillaient la salle, on retrouvait Gabriel Hénin et son papounet (Qui avait insisté pour participer à la conférence), de Deauville, François Losse, Chan, de Coubertin, et surtout, des journalistes. Parce que oui, il ne fallait pas s'imaginer des choses. La FNF ne réglait pas ces problèmes militaires en faisant des réunions avec des présentations photos. Tout ça, c'était une mascarade pour calmer le peuple. Et avec des nationalistes dans la rue, on avait bien besoin de calme...

Pestagaupe termina sa présentation devant l'audience, assez réduite, avant de déclarer haut et fort que le Livre blanc devra rompre avec toute la politique qui avait été installée jusque là, pour se donner un rôle beaucoup plus construit sur les routes de la République. Naturellement, le FNEC sera ravi par cette nouvelle, surtout quand on sait a quel point leurs caravanes étaient pillées ces derniers temps...

Pour cela, Pestagaupe osait proposer une collaboration plus active avec la création d'une agence inter-arme et d'un cabinet entre Chan et de Coubertin. Cette nouvelle fit immédiatement plaisir aux officiers, qui auraient ainsi plus de postes inutiles a assumer pour gagner du pognon. Dole était révulsé... Et il savait a quel point d'autres personnes le seraient aussi.

''Naturellement, il me semble normal de prévoir des revalorisations nouvelles a inclure dans le Livre Blanc. Notre armée devra renouveler des projets d'Ingénierie pour notre Francouville et Charles de Gaulle, de façon a garder une force de dissuasion massive.''

Dole était penché sur une table, les bras croisés. Quand il entendit ce projet idiot qui serait relayé dans la presse, il ne put s'empêcher de dégager sa gorge et de lever un peu la main.

''Excusez moi un instant, commandant Pestagaupe, mais... Quelle est l'utilité exacte de dépenser des centaines de milliers de Franc dans la maintenance de deux véhicules, dont l'un n'a jamais servi depuis que nous sommes installé a Paris et l'autre n'a été sorti de l'armurerie qu'une seule fois où il a été mis hors d'état, et donc demandé encore plus de frais au contribuable ?''

Pestagaupe resta fixe, son visage commençant a être livide. Pour l'audience, ce n'était qu'un jeu. Dole était censé donner un argument que n'importe qui pourrait donner et Pestagaupe le détruirais. Sauf que ce n'était pas prévu du tout...

''Et bien... C'est...''

Les journalistes et les officiers commencèrent a plisser les sourcils.

''Commandant Dole... Nous avons besoin de ces véhicules puisqu'ils sont... Des moyens de dissuasion...
-Exactement. De la dissuasion qui ne nous as jamais servi de toute l'Histoire de la République, n'est-ce pas ?''


Pestagaupe se retourna lentement, ses yeux noirs et vides. Il ne comprenait pas a quoi jouait Dole. Et surtout pourquoi est-ce que Dole lui-même se foutrait en danger de façon aussi ridicule.

''Commandant... Voilà une idée étrange... Nos véhicules sont performants et supérieurs a tout ce qui puisse exister dans Paris.
-Bien. Très bien. Pourquoi est-ce que Paris n'appartient-il pas à la FNF alors ?
-Paris est à la FNF, coupa alors le commandant Leclerc.
-Vraiment ? Parce que... Il n'y a pas de soldats français a Neuilly-sur-Seine. Et, étrangement, la seule raison pour laquelle il y a une présence de la République, certes minime, a Ménilmutant et Nécrotopia, est qu'il y a eu des opérations que j'ai moi-même eu l'honneur de diriger.''


Le silence fut complet dans la salle. Dole se leva lentement et arriva juste a côté de Pestagaupe.

''La question, commandant, c'est quelle est l'utilité d'être supérieur technologiquement a tout Paris quand on se fait anéantir par des femmes nues équipées de lances et pierres ou des goules avec des pierres !''

Leclerc s'impatienta. Il se leva, mit ses mains dans le dos, et tenta de défendre le pauvre Pestagaupe qui restait fixe et livide.

''La République est la civilisation. Point. Nous n'avons rien d'autre a dire.''

Dole sourit. Il sourit ostensiblement, devant des officiers, des actionnaires, un paquet de journalistes. Il se dressa devant l'assemblée, ignorant ses deux collègues.

''Civilisation, civilisation...''

Il se retourna, fit quelques pas vers le tableau, tout en parlant avec une voix hautaine et suffisante.

''La civilisation n'est pas ce dont les parisiens ont besoin. Merde, c'est même pas ce qu'ils veulent ! La FNF a essayé d'installer une civilisation dans cette ville pour 30 ans... Et ça n'a pas marché UNE SEULE FOIS !''

Il se retourna brusquement, avec son doigt lever pour former un joli ''1'', la mâchoire en avant et tremblant un peu. Immédiatement, il s'avança, et posa ses mains sur la table, bien penché dessus. Sa voix s'adoucit un peu, presque comme celle d'un père parlant a ses enfants.

''Ses sauvages n'ont même pas les fondations les plus basiques pour supporter une civilisation !''

Il se leva, tourna sa main, et prit une voix plus sarcastique.

''Des petits trucs très simples, comme...''

Il fit de grands gestes et feint d’imiter un philosophe.

''Nous devons être tolérants avec ceux qui n'ont pas grandit avec nous !''

Dans l'esprit de Dole, des images se formait. Il s'imaginait les Amazones, les Malebranches, les Hurleurs, les Wendigos... Des psychotiques reclus entre eux et qui prennent toutes les personnes qu'ils voient comme de futures victimes.

''Nous devons être tolérants avec ceux qui n'ont pas... la même idée du monde, que nous !''

Il pensa alors aux nombreuses tribus de Paris. Les Zingaros qui n'agissaient pas et ignoraient parfaitement les offres de la FNF. Les maquisards qui vivaient comme des sauvages dans leur forêt. Les enfants de l'acier qui tuaient les non-humains. Les dissidents qui s'attaquaient a toutes les personnes qu'ils jugeaient oppressantes. Dole s'approcha de la table et augmenta le volume de sa voix.

''QUE LES OPPOSANTS ONT LE DROIT DE NE PAS ÊTRE D'ACCORD AVEC LEUR CHEF !''

Il pensant à Montenbourg, à la Reine de Ménilmutant, au Trident tranquille sur son Cartel du meurtre, qui restaient en place peut importe ce que les autres disaient. Dole quitta son ton sarcastique, se pencha sur la table et s'adressa de nouveaux à l'assemblée.

''Et vous pensez, vous tous, vraiment, qu'on peut juste marcher dans Paris basé sur une sorte de de principe chauviniste et pourri d'un complexe de supériorité, jeter quelques bombes, installer un char d'assaut, lever des murs, tuer des chefs psychotiques et COMMENCER UNE CIVILISATION ?!''

Il s'était subitement avancé avec le dernier mot, postillonnant presque. Il s'imagina tout ce qu'il avait dû enduré en tant qu'officier de la FNF. Toutes les personnes qui étaient mortes sous ses ordres, tout les meurtres qu'il avait ordonnée en commandant, toutes les manipulations qu'il avait fait, tout les moments où il avait été traité comme de la merde et avait dû dire ''Amen'' a tout ses supérieurs. Il y avait le putain de président de la République dans la salle et lui, un tout petit commandant, osait faire la morale.

Il frappa la table, et fit un son de dédain avec sa bouche.

''Bah... Laissez moi rire...''

Sa voix était noire. Réelle. Brute. Pessimiste. Il marcha comme un militaire dans la salle.

''Le peuple ne veux pas de civilisation... Ils veulent des règles et des barrières. Une protection. Contre des envahisseurs et surtout contre eux-même !''

Il se retourna, et posa sa main sur une table, se donnant une posture supérieure malgré son mètre soixante-et-onze.

''Le peuple a besoin d'une armée a son service qui ne soit pas pollué par une caste. Le peuple a besoin de produire de façon constante pour un meilleur futur. Le peuple a besoin d'un chef qui puisse leur donner, en même temps, les capacités et les contraintes pour maintenir le chaos à l'écart. Vous leurs donnez ça ? Et ils vous suivrons...''

Dole se retourna. Il regarda dehors, par une fenêtre. C'est alors, avec un art théâtral, qu'il arriva a marmonner une phrase juste assez basse pour qu'on comprenne qu'il s'adressait a lui-même et juste assez haute pour que tout le monde puisse l'entendre.

''Et c'est là que j'entre en jeu...''
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Château de Cartes   Mar 22 Juil 2014 - 12:19

Le commandant était dans son bureau, enfoncé dans son fauteuil, un paquet de glace sur le crâne. Il avait déjà eu des gueules de bois, mais là, c'était la pire de sa vie...

Après son discours, il s'était éclipse. D'un coup. Qu'est-ce qu'il allait faire ? Il avait personnellement dicté au putain de président de la FNF la conduite a tenir. Il avait son show et maintenant il allait payer... Directement après être sorti, il était passé dans le café Patriote, s'est soûlé a mort pour oublier, avant de se vautrer a 3 heures du mat, tout habillé, dans son lit.

Maverick, son aide de camp, était en train de lire l'Oppidium Gaulois sur un autre bureau, dans la même pièce que lui. Il avait la bouche ouverte, les yeux écarquillés. Il lisait lentement les lignes, ayant des difficultés a lire, mais ce qu'il voyait sur ce torchon était impossible a croire... Dole avait fait une impression choquante aux journalistes, et c'est sûr que ce sale connard de Dole allait avoir une gloire, aussi éphémère et controversée qu'elle soit.

Le journal s'adaptait a son audience. Et en ce moment, l'audience demandait le sang du Bidonville, du sensationnel. Dole avait eu droit à la 3e page. L'homme qui avait écrit l'article avait vraiment mâché ses mots, pour ne pas s'attirer les foudres du CR.

« Un jeune officier critique les stratégies employées par le haut-commandement

Alors que le réveillon est normalement censé être placé sous le signe d'accords et de poignées de main, ce n'était pas ce spectacle réjouissant qui a été offert au président de la République lors de sa revue d'officiers.

Un exposé proposé par un commandement inter-arme, au départ déchiré entre l'idée de fusions ou de création de nouvelles agences, a été coupé court lorsque le Commandant Thomas Dole, un officier controversé de la République, est intervenu pour publiquement dénoncer les méthodes de la FNF.

'' Quelle est l'utilité exacte de dépenser des centaines de milliers de Franc dans la maintenance de deux véhicules [NDLR : Le Charles de Gaulle et le Francouville], dont l'un n'a jamais servi depuis que nous sommes installé a Paris et l'autre n'a été sorti de l'armurerie qu'une seule fois où il a été mis hors d'état [Référence directe à la Bataille de Nanterre], et donc demandé encore plus de frais au contribuable ?'' A t-il ainsi demandé a l'audience présente, où étaient notamment présents des représentants du Conseil Républicain. L'officier a alors continué, en déclarant que : '''Le peuple ne veux pas de civilisation... Ils veulent des règles et des barrières, une protection, contre des envahisseurs et surtout contre eux-même.''

Aucun responsable n'a encore réagit a ce coup d'éclat. Mais nous pouvons deviner le climat de tension après avoir entendu hier soir la chef des populistes, Marine le Tilleul, déclarer : ''On en a marre. On en a marre de devoir travailler 13 heures par jour et payer des taxes pour voir notre argent distribué a des péquenots marxistes et des goules qui ne sont même pas capable de ce civiliser eux-même.''

L'armée, toujours sous le choc de la Bataille de Nanterre, serait-elle en train de se révolter contre le gouvernement ? Nous connaissons tous déjà le problème des terroristes dissidents, mais s'agit-il ici d'un problème a part ?

Il faut en effet relativiser. Dole est un officier controversé. Bien qu'il ait déjà fait les titres de ce journal, notamment car il est celui responsable de l'arrestation de Stanislas Linitié ainsi que de la purge d'un gang qui sévissait près de Mantes-la-Jolie, c'est également un homme réputé violent et bipolaire, qui a déjà été rétrogradé.

Dole fait partie de cette génération d'hommes violents et prêts a tout pour parvenir a leurs fins, de la même trempe que le Lieutenant-Colonel François Losse, qui a retrouvé son poste il y a quelques mois. Est-ce ici un changement dans la République ? (Débat page 5) »


Dole écoutait a peine Maverick lire a voix haute le journal. Celui-ci était a la fois abasourdi, choqué, et amusé. Immédiatement après, la porte de la pièce s'ouvrit, et un homme en uniforme fit deux pas martial dedans. Il pointa son doigt vers le commandant.

''Vous. Dans mon bureau. Maintenant.''

Il parti en claquant la porte. Dole soupira, jeta son paquet de glace et se leva. Marverick aussi se souleva de son siège.

''Et bah... Chef... Ça sent le roussi pour vous...
-Et comment, Maverick... Putain de merde...
-Au moins vous avez réussi a passer dans le journal ! Ah ah !
-Je suis pas sûr que ça va bien me servir, Maverick...
-Si vous êtes viré, vous pourrez toujours rejoindre un gang de psychotique. Putain de merde, ça m'étonnerais pas !''


Dole força un sourire. Mais est-ce que ce qu'il disait était vraiment aussi faux que ça ? Il avait demandé a son frère un dossier sur cette Akhaten. Elle hantait encore ses cauchemars et ses pensées dès qu'elles n'étaient pas occupées... Il devenait lentement taré. Peut-être était-ce pour ça qu'il s'était mis a gueuler devant une audience de hautes personnalités ? Ou peut-être était-ce la drogue ? Il tituba vers la porte, l'ouvrit, et se retrouva dans les bureaux où travaillaient beaucoup de sous-offs pour remplir des tas de petites fiches en tout genre. Il alla vers une porte de service, et emprunta par ici les escaliers, plutôt que de perdre son temps dans l'ascenseur.

Il arriva jusqu'à l'étage supérieur. La salle des officiers. Il ouvrit la porte, traversa un poste de contrôle, avant de se retrouver dans un long couloir qui sentait bon le café et l'encre. Il passa devant une salle de repos où quelques personnes étaient tranquilles, de grand et riches bureaux, jusqu'à arriver au bout. Sur la porte, en inscriptions dorées, on pouvait lire : ''LCL Neuchâtel, Cabinet du Gal Hénin''. Dole toqua à la porte, entendit une voix violente tonner un ''entrez'', avant de l'ouvrir, de rentrer calmement dedans, les mains dans le dos et au garde-a-vous.

''Fermez la porte !''

Dole s'exécuta, et reprit sa posture. L'homme en face de lui, un grand aux cheveux gris et à la mâchoire de Pitbull, était en train de fumer un gros cigare tout en lisant un dossier.

''Commandant Thomas Dole. Putain de merde... Qu'est-ce qui a traversé votre minuscule cervelle de goule atrophiée pour me faire un SCANDALE PAREIL !''

Dole était en train de se décomposer. Ses mains tremblèrent, sa face devenait livide.

''Mais BON SANG ! Vous étiez forcé de faire le paon ? Espèce de petite merde ! Vous avez décrédibilisé publiquement le putain de commandant Pestagaupe, les stratégies du général Hénin, et la putain de mémoire de Madof, et ce, devant le président !
-Monsieur, je...
-Je ne vous ai pas autorisé a ouvrir votre claque-merde, Dole !
-Sauf votre respect, je n'ai pas décrédibilisé Hénin... Simplement les stratégies qui ne sont pas adaptables... On peut changer la FNF, c'est le message que j'ai voulu faire passer...
-Mais vous voulez quoi ? Une promotion ? Une médaille ? Vous construire une réputation ? Vous auriez pu faire ça a un autre moment, bordel de merde ! La seule raison pour laquelle je ne vous vire pas est que ce serait reconnaître la faiblesse de la République ! Mais écoutez moi bien, espèce de sale nain... Je vais faire ma petite enquête sur vous... Vous voyiez le dossier que j'ai dans les mains ? C'est juste une toute petite partie de toute la chiasse que la Sûreté a récolté sur vous... Si j'apprends que vous continuez a faire chier Hénin ou son père, voir les deux à la fois comme vous avez fait, je vous jure que le prochain emploi que vous aurez sera en première ligne face aux Amazones ! ROMPEZ !''


Dole claqua ses bottes, salua le Lieutenant-Colonel, et quitta la pièce rapidement. Dès qu'il avait fermé la porte, il sourit a lui-même, et dans un narcissisme aveugle, il susurra à sa propre personne :

''Fait ça mon coco... Je te ramène toutes les amazones aux fers... Je suis le seul homme compétent de cette armée de merde...''

Il traversa le couloir, la tête haute, avant de regagner son bureau. Quand il ouvrit la porte, Maverick était tranquillement en train d'écrire sur son bureau.

''Alors ?
-Arrangez-moi un rendez-vous avec le Lieutenant-Colonel François Losse. J'ai une proposition a lui faire.''
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Château de Cartes   Sam 26 Juil 2014 - 10:32

Un officier était debout sur un toit démoli, les yeux dans les jumelles, a observer silencieusement un grand bâtiment. Dole s'approcha derrière lui, les mains dans le dos. L'officier sourit un peu avant de baisser ses jumelles.

''Commandant Thomas Dole... Vous aimez vous donner en spectacle, hein !
-Certes, mon colonel... Quelle est la situation ?''


Losse passa les jumelles a Dole.

''3 assaillants sur le toit. 5 répandus sur le rez-de-chaussé. On pense que les otages sont dans la cuisine ou la pièce forte. Résistance totale attendue bien supérieure à la moyenne. Ils sont bien armés et fortement retranchés.
-Qu'est-ce qu'on va leur envoyer ?
-La police de Lutèce a déjà établi un périmètre de sécurité, au cas où ils décident de s'enfuir en courant. Le Groupe d'Intervention est déjà prêt a descendre en rappel de la maison adjacente, mais ça va être limite. On a 3 escouades de l'armée qui vont foncer a l'intérieur.
-C'est génial, je suis content d'assister a ce spectacle.''


Les deux officiers regardèrent silencieusement, alors que des grenades fumigènes explosèrent. Les policiers et militaires fonçaient dans le bâtiment, mirent tout le monde a terre, firent sortir les otages avant de menotter les preneurs d'otages. Tout de suite après, on entendit des applaudissements. C'était effectivement un très bel exercice qui avait été réalise.

Losse sourit un peu alors qu'il se tourna pour montrer son torse au commandant.

''Vous vouliez donc me voir ?
-Oui, mon colonel...
-Le bureau d'Hénin vous fait peur ?
-Je... Oui... Oui, mon colonel.
-Arh ! C'est bien dommage ça ! Mais, soyez clair avec moi, pourquoi êtes vous venu jusqu'à moi ?
-Je suis venu vous demander du soutien.
-Du soutien ? Pour quoi faire ?
-Pour que je ne me fasse pas virer, pour commencer, mon colonel.''


Losse resta silencieux un moment, avant qu'un large sourire se dessine sur son visage.

''Vous inquiétez pas, Dole... Vous ne serez pas viré.
-Ce n'est pas tout. J'ai besoin de support pour... Et bien... Avancer.
-Avancer ? Vous voulez avoir le même grade que moi, Dole ?
-Peut-être même plus, qui sait ?''


Losse pouffa de rire. Il commença a partir, suivit de près par Dole.

''Ce genre de choses ne dépend pas de moi... Entre nous, Dole, vous et moi... Nous ne sommes rien pour la République. Que deux pions inutiles. Vous avez le soutien de la masse. C'est très bien. Vous pouvez utiliser cela... Mais ce n'est qu'éphémère. Vous savez... Je vous aime bien. Et je m'assurerais que vous ne soyez pas renvoyé. Mais ce n'est pas moi qui vous appuiera pour une promotion. Oh non... Pour cela, vous avez besoin de bien plus. Vous avez besoin du Conseil Républicain. De Gabriel Hénin. De vos colonels respectifs. Tout un putain de travail, effectivement...
-Pour l'instant, je crains être tout seul.
-Peut-être pas pour longtemps, commandant... Dites moi, avez-vous déjà entendu parler de Raymond de Deauville ?
-Plus ou moins...
-Il est intéressé dans la rénovation de la République. Qui sait, il pourrait peut-être vous trouver une utilité, non ?
-Où puis-je trouver un membre du Conseil Républicain ?
-Il a une usine. Sur Lutèce. Il veux faire une Manufacture d'Armes. C'est un très bon ami... Si vous voulez, je peut vous arranger un rendez-vous, mais ce ne sera sûrement pas avant une semaine.
-Et en attendant ?
-En attendant, commandant Dole, il va falloir vous rattraper aux yeux d'Hénin. J'ai appris qu'il allait faire une opération sur la Porte Maillot... Une histoire de terrorisme... Si vous voulez, je met votre nom en haut du dossier.
-Ce serait aimable, mon colonel. Franchement, je suis content que vous fassiez ça pour moi !
-Je ne le fait pas pour vous. Je le fais surtout pour moi-même.''
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