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 Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.

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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Lun 28 Juil 2014 - 0:29

La scène était surréaliste. Une superbe comédie de merde... Tout autour de la salle, des soldats, foutus sur leurs radios ou vaquant a leurs occupations, regardaient ce spectacle navrant pour une entité digne de la VIe République.

Le capitaine Daubât était un peu au milieu. Devant lui, Cobs lui pontait du doigt et l'engueulait, suivit de près par un Adjudant. Pestagaupe rentrait doucement, les bras croisés, a pousser des petits rictus. Quelques personnes commençaient a rentrer dans la pièce, et a regarder la scène.

Dole était toujours couché sur la table. Il reprenait son souffle. Ses yeux faibles se tournèrent vers son médecin.

''Mer... Ci...''

Sa face était toujours livide, mais il se tourna sur la table, s'assit, et commença a se lever. Lentement, il gagna l'endroit où tout se passait. Il avait les épaules basses, le regard morne et vide, suant un peu. Lentement, il passa sa main sur son holster. Il tira dessus, faisant partir le bouton, et glissa son doigt sur la détente.

''Vous avez l'air de souffrir, Martin...''

Sa voix était a peine audible. D'ailleurs, personne ne réagit a ce qu'il venait de dire. Le Commandant était une loque, une sale carapace qui tentait tant bien que mal de marcher, Falquin était juste derrière lui et s'apprêta a le rattraper, quand Dole fut bousculé.

''Vous avez pas envie de faire ça.''

Maverick attrapa la main du commandant, referma le holster, et commença a l'éloigner doucement. Il fit un pas en avant. Du haut de ses deux mètres, il pouvait se montrer bien plus puissant et imposant que le capitaine devant lui. Il baissa sa tête pour regarder droit dans les yeux de Daubât.

''Y a un problème ?''

Sa voix nasillarde et moqueuse fut la dernière chose qui retenti. Tout le monde avait fermé sa gueule. Même Cobs qui était d'une humeur si âpre a défendre son chef. En même temps, personne ici n'arrivait à la tête du géant Maverick. Mais dans un coin, Pestagaupe ne laissa qu'un petit rire.

''Oui, oui mon cher. Il y a un problème.''

Celui-ci fit un pas en avant, et parla directement a ses soldats.

''Ne nous voilons pas la face ! Dole est un incompétent ! Non mais regardez le !''

Il pointa son doigt vers Dole, qui était totalement en sueur.

''Regardez le ! Depuis combien de temps n'a-t-il pas dormi, ou mangé ? C'est un alcoolique ! Un taré qui n'hésitera pas a vous conduire tous à la mort !''

Cobs, juste derrière, fit un pas en avant, retenu simplement par la main fébrile de Maverick, alors qu'on tentait dans l'autre pièce de calmer Vaillant.

"C'est facile de dire ça quand on dors bien tranquille dans un lit douillé ! Connard !"

Pestagaupe se retourna lentement.

''Oh, toi... Tu peux dire adieu a ta carrière, mon petit gars !
-C'est sûr, maman est au Conseil Républicain !
-QUI A DIT CA !''

Devant le pauvre commandant, dont la mère était effectivement au CR, une assemblée silencieuse de soldats. La situation commençait a s'envenimer au point de devenir presque comique.

''PARLEZ BANDES DE MACAQUES !
-Commandant, votre gueule !
-DOLE, ESPECE DE...!''


Le pauvre Pestagaupe, pressé par le stress et la honte, révélant enfin qui il était vraiment. Derrière cette façade de moqueur pompeux se cachait un gamin qui hurlait à la moindre occasion. C'est alors qu'on entendit un applaudissement sarcastique de l'entrée. Gaillard, suivi de la goule Barras, entraient calmement.

''Et bah et bah ! Je vois qu'on s'amuse sans nous !''

Tout le monde tourna les yeux vers ces hommes moqueurs. Gaillard souriait paisiblement.

''Sachez que pendant que vous, les filles, étaient en train de vous crêper le chignon, une de mes patrouilles a enfin pu localiser des dissidents !''

Dole balbutia quelques mots.

''Une base ?
-Non. Plutôt un camp. Une place forte. On n'en sait trop rien, pour être honnête !''

Thomas Dole passa sa main dans ses cheveux.

''Ok... Bon boulot... Très bon boulot... Ecoutez, soldats... Je suis désolé que vous ayez a assister a ce genre de scènes puériles.''

Il bougea ses yeux vers Martin.

''Surtout quand on voit la mentalité de certaines personnes... Franchement, ça se dit section de Reco et c'est l'infanterie qui trouve la base dissidente ! Ah ah !''

Quelques copains de Dole lancèrent des rires, plus ou moins vrais.

''Tout le monde déguerpi. On va étudier ça.''


*****************


L'après-midi était fini à l'avant-poste Salpêtre. Et déjà, il fallait commencer un rapport a envoyer à Lutèce.

L'opération ''Tilsit'', qui était une union inter-armes, et ainsi permettait d'ouvrir la voie à une rénovation de la FNF (Dont Dole voulait activement faire partie, vu ce qu'il avait osé dire devant le Président de la République), avait commencé étrangement.

L'opération Tilsit comptait 47 hommes de l'Infanterie, 15 de l'avant-poste (Patrouille + Explo) et 6 de l'Exploration. Parmi les 47 de l'infanterie, seuls 35 devaient partir vers Salpêtre. De plus, parmi les 15 de l'avant-poste, 4 étaient blessés. Et lors d'une embuscade, 2 soldats de l'Infanterie étaient morts. Au final, tout le groupe compris comptait 50 hommes, soit l'effectif normal d'un Bataillon.

Sauf que ce ''Bataillon'' était étrange. Il était commandé par deux commandants, qui se détestaient tous mutuellement avec une passion presque terrifiante...

Ces 50 hommes étaient la force d'action. Mais vous aurez compté que 47-35 faisait 12. Les 12 derniers hommes de l'Infanterie étaient arrivés dans la soirée, derrière le camion du capitaine Daubât, avec l'objectif de prendre le contrôle de l'avant-poste Salpêtre. A 18 heures, l'avant-poste était officiellement déclaré comme ''ouvert'', et toutes les caravanes étaient libres de repasser par là. Le marché gagnait toujours...

50 hommes, donc. Il fallait savoir que le docteur Petiot et les infirmiers étaient revenus en même temps que les 12 derniers hommes, mais le camion était resté. Soucis d'économie. Vaillant était néanmoins blessé. On l'avait soigné, remis en état de combat, mais il faudrait pas non plus trop en attendre de lui.

50 hommes. 2 médecins. 2 maîtres chiens. 2 snipers. 2 commandants.

Pestagaupe et Dole se regardaient de manière cruelle et silencieuse. Il avaient une question a régler. Une seule, et cruciale : Que faire du dissident capturé ?

Il restait là haut, en train de guérir de ses blessures. Pestagaupe voulait a tout prix qu'il vive, pour servir de preuve vivante des abus de Dole. L'autre commandant, lui, voulait s'en débarrasser. Le tuer ? Ou le laisser s'échapper ? En attendant, il était sous la garde d'un pauvre petit soldat qui n'en voulait a personne.

Il fallait aussi régler la question de l'embuscade. Qui était en tort ? Dole mettait tout sur le dos du capitaine de la Reco. Pour lui, c'était simple : Il avait été abruti, inutile, s'est retrouvé dans la merde et a causé la mort de deux soldats. Pestagaupe déclarait le contraire. Dole avait provoqué la mort des deux hommes en sautant directement et en ne laissant aucun homme derrière. Heureusement, grâce au témoignage du Major Barras et la médiation de Gaillard, on arriva à un compromis : La faute, ce n'était ni à Dole ni au capitaine. C'était la faute à l'instabilité de la région, et donc aux Vautours. Et oui, aussi incroyable que cela puisse paraître, la faute allait retomber sur des gens qui n'avaient rien a voir avec l'opération, mais qui de toute façon s'en branlaient.

Tout les bons officiers avaient travaillé sur les cartes réalisées dans la région. On avait lancé des patrouilles et des reconnaissances silencieuses dans le coin où les ennemis avaient été signalés. Au moment où on allait donner le briefing, 2 soldats regardaient silencieusement avec des jumelles, leur radio reliée à l'avant-poste. En humiliation ultime, ce n'était pas la Reco qui était chargée de garder la zone sous l’œil.

Pourtant, très vite, vers 21 heures, alors que tout le monde avait mangé, compté les munitions et s'était soigné, on avait ordonné un briefing rapide. Dans la grande salle de l'ancienne boîte de nuit, il y avait une table avec des cartes affichées sur des panneaux derrière. Dole, Pestagaupe et Gaillard étaient debout, devant, a présenter. Devant eux se tenaient présent de nombreuses personnes. Le major Barras, visé sur sa chaise a l'envers, le capitaine Daubârt, l'Adjudant Vaillant, l'Adjudant Vincent (Le nouveau chef de l'avant-poste vu que l'ancien était dans un lit d'hôpital à Lutèce), Petiot et sa fille Camille ainsi que Falquin pour représenter les médicaux, un Adjudant-Chef, deux sergents-chefs et quelques invités, tel que le bon vieux Maverick, le soldat Cobs (Le nouveau chouchou de Dole, apparemment) et un homme très étrange et silencieux. Un mec de 1m98, le crâne rasé, une large balafre sur l’œil, et portant les galons de Sergent-Chef... Du département Ingénierie. Le seul. Et pourtant, ce n'était pas un Ingénieur de combat.

''Messieurs'' Dole commença, ce qui était vraiment drôle a observer quand on savait qu'il n'y avait qu'une femme dans l'assemblée. Superbe société patriarcale qu'étais la République... ''L'opération Tilsit a très bien commencé. Nous avons réussi a prendre l'avant-poste et a le sécuriser. Néanmoins, n'oublions surtout pas que deux des notre sont morts au champ d'honneur, hormis ceux qui étaient déjà tués hier soir. Donnons une minute de silence au soldat 1ère classe Thierry, et au soldat 2e classe Quentin, tout deux ayant moins de 21 ans, et qui ont décidé de faire le sacrifice suprême au nom de la paix et de la prospérité de la France. Paix a eux...''

Pendant une minute, le silence fut intégralement respecté. On dira ce qu'on voudra sur la FNF, mais ils restaient des soldats malgré tout. Quand les balles fusaient, leurs conflits s'évaporaient. Ils se battaient avec un cœur, une âme, un corps... Et même si ça semblait sur-réaliste, tout les hommes présents dans la salle pensaient vraiment a ces deux soldats, même si ils ne les connaissaient pas personnellement. Dole prit une grande inspiration avant de continuer.

''Commençons donc. A 12 heures 16 minutes, une patrouille de la FNF a déclaré avoir trouvé des mouvements d'hommes armés vers une sorte de petit complexe ayant survécu à l'holocauste nucléaire. Il s'agit ni plus ni moins que d'un complexe de restaurants et d'une station essence, toute proche de cet avant-poste. Nous pensons donc qu'il ne s'agit que d'une base temporaire, qui va être démantelée très prochainement. Nous n'avons donc pas le choix. Nous devons intervenir ce soir, malgré la fatigue.''

Déjà, on se disait que ça commençait mal. L'opération devait avoir lieu directement. C'était comme ça que les imprévus arrivaient...

''Une observation constante de la zone nous a permis de définir deux périmètres : L'entrée, et l'intérieur. Nous avons les moyens de nous déplacer très rapidement près de l'entrée, mais il faudra garder un effet de surprise. Nous allons donc diviser nos forces. Je prendrais 24 hommes avec moi. Le capitaine Gaillard en prendra 24 autres. Le commandant Pestagaupe restera à l'avant-poste.''

Personne ne se doutait de ça. La mère de Pestagaupe était au CR. Il ne fallait surtout pas qu'il meure lors d'une opération...

''Mon groupe prendra la dénomination d'Alpha. Je commanderais directement le groupe du capitaine Daubât et ses 6 hommes, qui pendant la durée de l'opération aura le nom de code ''Alpha-R''. Parmi les 19 autres hommes, nous trouverons le caporal-chef Dorian Falquin et un infirmier, qui seront accompagnés de 2 gardes du corps et brancardiers de combat. Ils seront appelés ''Alpha-S''. Les 15 autres hommes seront répartis en 3 unités de combats de 5 hommes. Une de ces unités sera une formation standard appelée ''Alpha-1'', sous les ordres du Major Barras. Les deux ordres seront des formations spéciale. L'une sera l'équipe cynophile de l'Adjudant Vaillant, ''Alpha-2'', qui n'aura exceptionnellement que 4 hommes ; et l'autre sera une formation de choc commandée par l'Adjudant-Chef Blanchard, ici présent.''

Dole leva sa main vers le grand molosse rasé.

''Blanchard est un soldat habilité a utiliser l'armure EADS. Il sera donc notre soldat de choc au cas où l'ennemi devant nous est bien retranché. Son groupe portera le nom ''d'Alpha-3''.''

L'exposé était bien sûr long et fastidieux, mais nécessaire.

''Les 24 autres hommes commandés par Gaillard seront le groupe Béta. Il s'agira d'un groupe qui, contrairement au notre, sera un groupe de support standardisé. On retrouvera le docteur Petiot avec son infirmier et ses 2 gardes du corps, ''Béta-S''. Les 20 autres hommes seront tous répartis en unités de 5 hommes, Béta-1, 2, 3, 4, qui seront respectivement sous les ordres des Sergent-Chefs Cordier, Madégnan, Pascale, et du sergent Dills. Maintenant que tout nos hommes sont placés, il va falloir qu'on arrive à la partie plus... Technique.''

Dole fit glisser un panneau devant lui, pour montrer la première carte.

Carte vierge:
 

Carte (Légende):
 


''Comme vous le voyez sur cette carte, notre groupe parviendra a se déplacer vers l'arrière de la place forte. Le groupe de reconnaissance Alpha-R, composé de 2 tireurs d'élites émérites, sera sans doute notre meilleur outil pour entrer dans la zone. Leur but est de repérer autant d'ennemis que possible, si possible les éliminer silencieusement, et repérer les caches d'armes des groupes ennemis. Ils devront faire cela sans se faire repérer, et trouver une position de tir adéquate pour le reste de l'opération. Si ils ratent, nous seront forcés d'envoyer directement nos unités, ce qui nous retirera l'effet de surprise. Quelque chose de désastreux pour le reste de l'opération...
Si, en revanche, ils parviennent a accomplir cet objectif, nous pourrons attaquer rapidement. Comme vous le voyez, la route est solidement barrée. Nous serons capable de prendre la petite station-service comme base pour les médecins, et continuer. Concentrons nous maintenant sur la ville...''


Carte (vierge):
 

Carte (Légende):
 

''Comme vous le voyez, nous pensons que la ville croulera sous la présence mixte des dissidents et des hostiles. Nous pouvons attaquer directement... Mais le terrain de Béta est incroyablement a découvert, alors que l'ennemi est solidement retranché. Notre objectif ? L'auberge au milieu, un bâtiment en parfait état, très compliqué a capturer. Des chiens pourraient nous être utiles...
L'idée du combat sera donc simple : Le groupe de reconnaissance prendra position et commencera son tir sur des ennemis. Nous attaquons par derrière et sécurisons la station-service. L'ennemi se pressera sur l'entrée. Le groupe Béta lancera alors la charge, poussant l'ennemi entre deux solides murs, sans oublier des tirs de sniper. Nous enverrons les chiens et appliquerons ce que Hector Madof nous a appris : Le choc, le feu, et l'effroi. L'ennemi, dans le noir, fatigué, déjà meurtri, attaqué par des ennemis sur deux fronts, devraient alors rapidement se replier... Nous laissant prendre le contrôle de leurs caches d'armes et de leurs explosifs. N'oubliez pas que notre but n'est pas de faire autant de morts que possible. Je vous le dit déjà : Nous n'y arriverons pas. Le but de cet opération est simplement de faire reculer l'adversaire sans ses armes.
Je vais être honnête avec vous, messieurs. Ce sera une opération compliquée a mettre en œuvre. Une opération risquée, dangereuse, et dans laquelle des pertes seront inévitables. Si tout ce passe bien, on planche sur 3, 4 morts et une douzaine de blessés. Autrement... Nous pourrions passer a une dizaine de tombés au champ d'honneur, et une vingtaine de blessés. Dans tout les cas, l'objectif reste le plus primordial.
Bien, maintenant, quelques questions ?''


Une première main se leva. C'était le major Barras.

''Quelles sont les forces ennemies que nous trouverons ?
-Nous ne savons pas trop. A la vue de ce qu'ils avaient déjà et des premiers rapports, on pense qu'il y a 5, 6 dissidents dans la base et plus de quatre-vingt hostiles. Mais comme je vous le disais, les chiffres sont très vagues et viennent surtout de rapports plus ou moins probants.''


Une deuxième main se leva. C'était celle de Vincent.

''Quels sont ces ''hostiles'' ? Quels sont leur équipement ? Leur entraînement ?
-Je répondrais a cette question !''
déclara Pestagaupe. ''Il s'agit d'un groupe dirigé très sûrement par la socialiste Myriam Ganz. Hormis les dissidents, dont nous savons tous qu'ils sont des vétérans de Nanterre, très dangereux, le groupe de Ganz est très, très hétéroclite. Il est à la fois composé de mercenaires avec une cause, très endurcis, d’indigent recrutés dans le bidonville, de Marxistes anciens amis de Stanislas le Révolté, d'esclaves affranchis... On trouve de tout. Ils ont sûrement eu un entraînement minimal des dissidents et sont armés de fusils de tout type. C'est pour quoi il faut faire attention : L'homme que vous pourrez avoir en face de vous peut tout aussi bien être une bleusaille imprévisible qu'un professionnel froid et dangereux...''

Un adjudant leva la sienne.

''Notre objectif est donc uniquement les caches d'armes ?
-C'est exact. Mais ces caches ne sont pas uniquement des armes. Nous pensons qu'il s'agit également d'ateliers d'explosifs, et de gros rassemblements de nitroglycérine. C'est pour cela que le combat sera très compliqué dans les bâtiments, et que nous vous conseillons de ne pas utiliser de grenades a moins d'en avoir besoin.''

Barras leva a nouveau sa main.

''Lutèce ne nous envoie pas plus de support ?
-Lutèce juge que deux snipers et un soldat en armure EADS seront bien suffisants pour cette opération. Si nous échouons et devons nous replier, la FNF enverra sûrement des renforts. Mais le temps qu'ils arrivent, demain, l'ennemi aura déjà plié bagage...
Bien, si il y a d'autres questions, n'importes lesquelles, n'hésitez pas. C'est maintenant ou jamais.''




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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Lun 28 Juil 2014 - 13:38

Dole regarda son BEC-3000. Il était 2 heures 45. La nuit était sans lune. L'obscurité était la plus totale. Les soldats marchaient dans la merde, le bruit de leurs bottes et de leurs sacoches étant un peu audible. Ils essayaient tant bien que mal d'être discrets. Ils tremblaient, l'air frais et les températures basses. Cela faisait 10 minutes qu'ils avaient quitté le groupe Béta. Maintenant, 23 hommes marchaient dans l'ombre, en formation de tirailleurs, la lumière de leur casque servant de petites lucioles. Ils se baladaient sans trop savoir où, la tête lourde et les jambes fatiguées. Ils n'avaient pas encore commencé une nuit blanche, mais cela faisait déjà bien 18 heures qu'ils restaient éveillés. Et certains avaient été blessés dans la journée...

Soudain, Dole leva la main. Tout le monde s'accroupit brusquement. Il fit quelques pas en avant, suivi de près par son aide de camp, Maverick, et du Major Barras. Tout les autres soldats restaient derrière, tapis dans l'ombre. Le commandant haussa la voix.

''Auerstadt !''

D'un rocher, une voix répondit.

''Davout !''

Dole fit un geste, et tout les soldats baissèrent leurs armes. Deux hommes sortirent, et foncèrent vers le commandant. Celui-ci posa la main sur l'épaule d'entre eux.

''Sergent Yannis, au rapport...
-Des mouvements nouveaux a signaler ?
-Rien de spécial, monsieur. Regardez par vous même...''


Dole se leva et observa au loin. La nuit noire était parfaite pour s'infiltrer. Les seules sources de lumière de la basse ennemie étaient des feux de camps, des chandelles, des bougies, des lampes torches des soldats, et un grand projecteur qui venait de la station-service.

''Combien d'homme ?
-On pense a une trentaine, peut-être une quarantaine dans l'entrée et vers la route. Derrière les morceaux de ciment, l'ennemi peut se mettre a couvert.
-Mouais... Ecoutez, Yannis. Vous et votre collègue faites maintenant partie de l'unité Alpha-1. Restez près du major Barras.
-Bien monsieur !''


Tout les soldats se déplacèrent alors que Dole s'approcha de Martin.

''Capitaine Daubât. Vous et vos hommes doivent se mettre en route. Mettez votre sniper, monsieur Simon, ainsi que vous même dans une position de tir adéquate, et repérez autant d'ennemis que possible par radio pour le capitaine Gaillard et moi-même. Si vous le pouvez, dès que les tirs commencerons, débarrassez vous du projecteur. Qui sait, peut-être que je pourrais vous pardonner des hommes que vous avez envoyé à la mort...''

Dole s'approcha de Blanchard, qui portait une gigantesque armure assistée.

''Prenez Alpha-2 et Alpha-S, et déplacez vous vers la route. Barras reste avec moi pour foncer tout droit.
-BIEN, BOSS !''


La voix métallique se fit retentir, et 10 hommes se déplacèrent vers la route, donc Hannibal Cobs et Dorian Falquin.

Bien loin d'ici, Gaillard et ses 24 guggusses surveillaient la base tranquille, cachés derrière des rochers et couchés dans le sable, un lance-grenade équipé d'une fusée éclairante prêt a être tiré.

Spoiler:
 
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Martin
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Mar 29 Juil 2014 - 22:11

 « Capitaine Daubât. Vous et vos hommes doivent se mettre en route. Mettez votre sniper, monsieur Simon, ainsi que vous même dans une position de tir adéquate, et repérez autant d'ennemis que possible par radio pour le capitaine Gaillard et moi-même. Si vous le pouvez, dès que les tirs commencerons, débarrassez vous du projecteur. Qui sait, peut-être que je pourrais vous pardonner des hommes que vous avez envoyé à la mort... »

Pas besoin de répondre. Un simple hochement de tête suffit. Ses hommes savaient quoi faire. Dewiit en tête suivit de Dupont, puis le capitaine, Simon, puis Julie pour être protégé des tirs par le corps massif des hommes devant elle. Dupond fermait la marche.
Ils firent quelques mètres avant de sortir de la rue qui menait jusqu'à l'objectif. Le groupe déboucha sur une place, cachés par quelques débris. En face, deux sentinelles gardaient les yeux fixes sur la place, seul un bidon enflammé leur offrait de la lumière. Les deux types ne devaient pas y voir grand chose, mais ils étaient bien retranchés et rien ne disait que certains de leur petits copains n'étaient pas loin.
Dewiit leva la main pour que tout le groupe s'arrête. Le capitaine sortit du rang et partit le rejoindre.

« Alors ?
- Deux types en face, j'en vois pas d'autres.
- Je vois. Faudrait qu'on s'approche.
- Ouais mais ils risqueraient de nous voir, le mieux serait qu'on les bute.
- Trop voyant d'ici. Si quelqu'un les voit crever ce sera l'apocalypse. N'oublie pas Franck, discrétion avant tout.
- Ok chef. »

Sur leur gauche il y avait un bâtiment qui pouvait servir de spot de tirs. Le mieux serait de prendre celui qui était juste après et qui donnait un bel angle de tir sur toute la zone. Sauf que d'après les premières informations il y avait des types dedans et sûrement sur le toit.
Malgré cela, c'était la seule voie.

« Ok, Simon et Julie vous restez en observations sur les deux sentinelles. Dupont et Dupond en reconnaissance sur le bâtiment à gauche. Nom de code PT-1, juste derrière on a PT-2 qui est notre objectif. Dewiit et moi on vous rejoindra quand la zone sera libre. »

Julie malgré son inutilité de départ s'était révélée être une bonne observatrice. Elle sortit donc ses lunettes à vision nocturne pour observer ses cibles, tandis que Simon préparait son arme. Dewiit s'agenouilla la tête tournée vers les sentinelles, le cran de sécurité de son FNF-90 baissé. Le capitaine utilisa les fonctions de son casque pour suivre la progression de ses deux éclaireurs.
Par chance des débris bloquaient la vue sur la place, ce qui permettait une approche discrète. De plus la place était plongée dans le noir et les armures de combat de la FNF se fondaient bien dans le décor urbain désolé du Paris d'après-guerre. Les sentinelles avaient été idiote d'utiliser un objet aussi éclairant que leur bidon, car la lumière devait les empêcher de bien surveiller leur position. Un point de plus pour une infiltration réussie.

Les deux hommes de la reco, arrivèrent près d'une vieille porte qui ouvrait le RDC de PT-1. Ils vérifièrent que personne ne la surveillait avant de regarder si elle s'ouvrait. Il sembla que ce fut bon et ils firent signe à leur chef.
Martin donna une petite tape sur l'épaule de Franck et ils se bougèrent jusqu'au premier couvert qui était encore assez loin des sentinelles. La suite était plus tendu. Les deux soldats attendirent quelques secondes avant de s'élancer souplement vers le suivant.
Ils recommencèrent l'opération encore 2 fois. Plus que deux couverts et ils seraient sur zone. Martin se leva avant Dewiit, puis à quelques centimètres il entendit le seconde classe frapper contre un cailloux qui vint frapper fortement un débris métallique.
Le capitaine eut juste le temps de se jeter derrière le bloc de béton. Franck voulut l'imiter mais il était trop loin et une bonne partie de son corps dépassait de l'abri. Il voulu se relever mais son chef lui maintint les épaules contre le sol.
Tous réagirent. Les Dupont/d mirent en joue les sentinelles tandis que Simon arma une balle dans le canon, la tête d'un des deux types dans le viseur.
Les gardes devaient être en train de s'endormir car ils sursautèrent au bruit. Ils avaient de vieilles lampes torches à piles qui balayèrent négligemment la zone. Par chance ils n'avaient pas vu d'où venait vraiment le bruit et ils vérifièrent surtout les endroits les plus proches d'eux. L'un deux se détourna de la place pour revenir en arrière. Martin serra les dents attendant l'alarme... qui ne vint pas.
La dernière sentinelle par contre ne bougea pas pendant quelques minutes cherchant d'où pouvait venir le bruit. Ça devait être un nouveau à ce poste car il était plus assidu qu'il n'aurait dû. Son copain vint le chercher, deux bouteilles à la main. Les bruits d'animaux étaient monnaies courantes, surtout dans les ruines sombres.
Le capitaine ramena Franck vers lui, puis ils rejoignirent leur deux camarades à la porte.

« Elle semble ouverte chef, chuchota Dupont.
- Il n'y personne à l'intérieur, du moins à côté de l'entrée, dit Dupond. Je pense que des types surveillent le toit, ne serait-ce que pour couvrir une arrivée par les ruelles et assurer un appui feu sur la place au cas où.
- Ok, on va rentrer doucement et pacifier la zone menant au toit. On essaiera d'atteindre PT-2 à partir de là. »

Tous hochérent la tête. L'opération débutait vraiment.
Silencieux visé sur le canon, ils virent Dupont ouvrir la porte. Elle n'était pas graissée et un bruit strident déchira le silence. Le soldat fit doucement et petit à petit afin de ne pas éveiller les soupçons. Les sentinelles n'avaient pas du l'entendre, ou du moins ne devait plus s'inquiéter. Au pire, ils avaient toutes une garnison derrière eux en cas d'attaque.
Le cœur battant à cent à l'heure Martin entra dans une pièce vide. Dupont était déjà en train de la vérifier. Dupond vint se poster derrière l'une des deux portes pour barrer le passage.
Le capitaine fit signe au soldat afin qu'il garde un œil sur l'autre accès à la pièce. Car la seconde porte de la pièce menait logiquement aux escaliers et ce serait con de se faire prendre à revers. Ses soldats restants ouvrirent la marche. Juste au cas où, au moinde problème l'officier en poste devait être capable de fuir afin de mener une retraite convenable avec les survivants.

« Mouvement », le poing levé Dupont arrêta sa suite. Il montra du doigt une lumière qui illuminait l'entrée au deuxième étage. Le dernier juste avant le toit.
Il partit jeter un coup d’œil discrètement tandis que Martin et Dewiit braquaient leurs armes sur le couloir en cas de grabuge. L'éclaireur s'arrêta alors qu'une ombre vint traverser la lumière. Il leva son FNF-90 pour tirer. Puis quand la tête de ce qui semblait être une femme d'âge mur surgit devant lui il fit ce qu'on lui avait appris à l’entraînement : toucher au but.
Un petit filet de sang vint éclabousser le mur et tacher un magnifique papier peint d'époque. Franck se mit aussitôt à surveiller l'escalier qui menait au toit alors que son capitaine vint aider Dupont à nettoyer la zone.
Ils ne virent personne d'autres mais il y avait de quoi loger 4 personnes. Sûrement ce qui servait de chambre pour les sentinelles du toit. Donc il en restait 3 autres, en train de monter la garde la haut. Ils rejoignirent Dewiit pour terminer le travail.

Avant de voir le ciel nocturne Martin sentit le vent faire bouger son poncho de combat qui l'aidait à se fondre dans la nuit. Comme un ninja. Ces anciens guerriers de l'ombre qui allaient tuer leur ennemis au plus profond de la nuit. Discrètement... Mortellement.
Il aligna la sentinelle la plus lointaine avec son viseur. Tout comme ses compagnons il avait une cible bien précise et ils tirèrent quasiment en même temps.

« Touché.
- Touché.
- Touché, répondit le capitaine quelques secondes plus tard. »

PT-2 était à proximité. Martin chercha un moyen de traverser tandis que le reste de l'équipe se regroupait sur le toit.
La meilleure idée était de prendre la voie des airs en faisant un pont de cordes jusque de l'autre côté. Par chance ils en avaient. Ils traversèrent en quelques minutes sans se faire repérer. Pile poil sur le deuxième angle de tir.

Simon et Martin se mirent en position, avec Julie en observatrice alors que les trois autres sécurisaient la zone.

« Ici Alpha-R, nous sommes en position. »
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Mar 29 Juil 2014 - 23:27

« Ici Alpha-R, on est en position »

Aucun mot ne pouvait décrire le gigantesque sourire nocturne qui s'était esquissé sur la face de Dole. Le capitaine Daubât et ses hommes avaient finalement trouvé une position de tir... Et sans se faire repérer... Une agréable surprise, quand on sait a quel point tout n'a été que de la merde pendant le reste de la journée. Dole leva son bras pour communiquer avec son BEC.

''Barras, vous êtes en position ?
-Oui chef. Je communique en ce moment avec Alpha-R...''


Dole sorti ses jumelles nocturnes et tenta tant bien que mal a observer. Lui, Barras, et Daubât croisaient leurs résultats pour dégager autant de groupes ennemis que possible. Après une bonne douzaine de minutes, ils parvinrent enfin a trouver un plan.

''3 hommes derrière les sacs de sable, bien armés. Au moins cinq... Six ennemis entre les obstacles en béton. Un énorme paquet de renforts derrière. Au moins 4, 5 gars sous et dans la station service. Je compte au moins 3 personnes se baladant sur le parking... Putain de merde... Capitaine Daubât, je vous félicite encore... Si une alarme avait retenti, on serait foutus a cette heure-ci.
Ok, écoutez moi. L'Adjudant Vaillant doit passer par le sud. Faites le passer dans l'obscurité. Pendant ce temps, envoyez moi Alpha-3 direct derrière le bus. Qu'ils se mettent a couvert derrière les sacs de sables. Alpha-1 et Alpha-S resteront ici pour fournir un appui-feu restreint. On sera capable d'avoir un arc de tir à la fois vers la station et vers les débris. Quand a vous, Capitaine Daubât, écoutez moi : Dès que je vous donnerais le signal, tuez tout les hommes derrière le sac de sable, vers le bus. Ensuite, détruisez moi immédiatement le projecteur.
Juste après, Barras, Blanchard, Falquin et moi nous déploierons. Vaillant et ses 3 hommes se cachent dans la nuit. On engage tout le monde avec aide d'une fusée éclairante. Cobs et ses molosses pourrons alors tranquillement tuer tout le monde dans le dos, et dans le noir. Je sais que c'est pas une tactique honorable... Mais toutes les personnes qui ont une once d'honneur sont déjà morts.
Vive la France...''


Dole donna une tape amicale dans l'épaule de Vaillant. Du moins, son épaule valide, alors que Cobs, les 2 autres soldats et les 2 toutous s'excitèrent. Au bout de 3 minutes, ils se déclarèrent aptes a intervenir.
Blanchard, en EADS, chargea sa gigantesque mitrailleuse. La plupart des ennemis allaient être a couvert, mais avec ce calibre dans ses mains, il était sûr qu'on allait réfléchir deux fois avant de lever la tête... Et pourtant, le fait qu'il était là ne voulait dire qu'une chose : Leur groupe allait recevoir le gros de l'ennemi.

''Ok messieurs... On marche... Rapidement...''

Dole et ses hommes proches se levèrent lentement. Falquin, Barras et leurs hommes depuis le petit bois, pour s'approcher, tout au nord, de déchets et d'un arbre détruit. Un grenadier de leur unité sorti alors un petit lance-grenade portable. Au même moment, Dole augmenta le volume de sa voix :

''Daubât. Tir, maintenant !''

Deux arcs sortirent du toit. L'un perça la gorge d'un ennemi, l'autre la tête. Deux nouveaux arcs, presque aussi rapide, alors que tous les gardes s'étaient réveillés. L'un tua le dernier soldat proche du bus, et le dernier le projecteur. Pendant quelques secondes, ce fut le noir complet. Tout le monde était fixe. Tout le monde était silencieux. Les 4 tirs, audibles, avec un énorme écho derrière, avaient été entendus par tous.

Immédiatement, le grenadier visa en l'air. Il pressa la gâchette, et, toujours en marche rapide, il tenta de rendre son bras plus fort pour résister au recul. Un son strident et long, comme un cris, fut hurlé dans la nuit noire. Un arc jaune vola vers le ciel. Tous les gardes levèrent les yeux vers cette chose. D'un coup, elle explosa. Et toute la station-service fut illuminée par une lumière blanche et pure.

''Oh merde !
-C'est quoi ça ?
-A COUVERT LA BLEUSAILLE !''


Les deux snipers vidèrent leurs chargeurs. Certains coups manquèrent. Certains tuèrent. Certains blessèrent. Le chaos était indescriptible. Blanchard et ses 4 camarades foncèrent de l'arrière du bus, se jetèrent derrière les sacs de sables, et observèrent rapidement les positions ennemies. Dans le ciel, la lumière commença a disparaître. Le soldat en EADS hurla, qu'on pouvait entendre de l'autre côté de la route, était distordue par le gigantesque masque qu'il portait.

''COMMENCEZ A PLEURER, LES FILLETTES ! LA FNF EST LA ! AH AH AH !''

Écrasé sur le sac de sable, Blanchard enfonça son gros doigt dans la gâchette. Il la maintint appuyée, le canon tourna, et un déluge de feu et de plomb sorti du canon. L'adjudant tourna son arme, en arc de cercle, tout ce qui n'était pas couché ou a couvert étant fauché net par cette pluie terrifiante de 5 milimètre.

Pendant ce temps, Dole et les 9 autres hommes avaient sortis leurs armes. Couvrant deux petits côtés du bus, ils pouvaient librement tirer. Leur feu, imprécis, traversant l'obscurité, ne touchait personne. Mais devant eux, dans la station-service, tout les ennemis s'étaient rassemblés et restaient couchés.

Mais déjà Blanchard devait recharger. Et déjà, de la base, des renforts accouraient. Si ils restaient là, ils mourraient.

C'était donc a Vaillant et a ses chiens d'intervenir. Pour faire tourner la balance en faveur de la FNF, ils devaient très vite prendre contrôle de la station-service, dans le noir, de façon a permettre a Dole et ses hommes de se déplacer. Et alors, Gaillard n'aurait peut-être plus qu'à dévaler la pente.

Mais il fallait faire vite, avant que des soldats de la République ne soient touchés...

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Hannibal Cobs
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Mer 30 Juil 2014 - 1:06

L'unité Alpha 2 était embusqué derrière la station service. Hannibal avait bien pris soin d’équiper les deux chiens de muselière pour éviter qu'ils n'attirent l'attention sur eux. Avec Hannibal , Vaillant , et les deux chiens , deux autres soldats avaient rejoint la formation. Le sang d'Hannibal bouillonnait. Il n'était plus pétrifié a l'idée de revoir des têtes exploser. Il voulait a nouveau s’illustrer au combat et impressionner ses supérieur , Vaillant , et Dole. Il ne cessait de lancer a Vaillant :

- "On y va ?"

Ce à quoi l'Adjudant repondait :

- " Ta gueule le bleu , tu vas nous faire chopper".

Soudain la fusillade éclata. Les soldats de la FNF avançaient , mais les ennemis s'était replier vers la station service. La lumière des balles traçante , et le rayonnement des faisceaux laser permettaient de voir la scène malgré l’obscurité. Vaillant observa la scène.

- " Putain , ils sont trois fois plus nombreux que prévus. Même en lâchant les chiens par l’arrière ce qui nous donne un bon effet de surprise , on s'en sortira pas a 1 contre 4. "

- " Patron , si on les explosaient a coup de grenade a fragmentation ?"

- " Écoute petit , je sais que depuis tes exploits de cet apres midi , ta une envie irrésistible de faire exploser tout ce qui bouge , mais entre la nitroglycérine de la station service , et l'essence qu'il peut encore avoir dans les futs , on risque de faire pété toute la base et toute la section avec ..."

C'était bien pensé ... Hannibal réagissait au quart de tour , et était un peu trop pressé de partir au combat. Soudain il se rappella d'avoir pris quelque chose de supplémentaire à l'armurerie.

- " Patron ! J'ai une meilleure idée. J'ai une grenade fumigène. Si on la lance dans la station service ils seront aveuglé pendant un moments , ils sortiront complétement aveuglé et on pourra les cueillir facile. On se retrouve juste a 1 contre 3 !"

- " Habille ! Et avec les chiens on devrait pouvoir y arriver ! Les gars rester ici , avec le petit on va mener les chiens a la boucherie. Quand le petit lancera sa grenade fumigène dans le bâtiment , on lâche les chiens et vous ferez un tir de couverture."

Le temps passé a la discutions , les ennemis ciblaient les soldats d'Alpha 3 derrière les sacs de sable. Il fallait mettre ce plan a exécution.

Vaillant et Hannibal longèrent discrètement le mur de la station service pour arriver a quelque mètre dans le dos des assaillants. Pendant ce temps là les deux soldat étaient toujours derrière le sac de sable.

Pres du mur , Cobs cherchait le regard rassurant de Vaillant. Sa blessure lui faisait encore mal , mais l'Adjudant était encore opérationnel. Il lui fit un signe de la tête. Cobs dégoupilla sa grenade fumigène et la lança dans la station service en brisant une fenêtre. Vaillant ôta alors la muselière des deux chiens qui se lancèrent aussitôt a l'assaut des assailants qui étaient devant la station service.

Spoiler:
 

Avec une précision chirurgicale , les deux chiens bondirent sur les deux premiers assaillants. Il leurs sautèrent à la gorge leurs tranchant la peau dans un torrent de sang. Les deux soldats derrière le sac de sable lancèrent alors leurs tir d'appui. Ils criblèrent de balle un type avec un uniforme de la FNF ... sans doute un dissident sur lequel le glaive sanglant de la justice était impitoyablement tombé. Il en blessèrent un autre à la jambe. Les ennemis ne savaient plus ou donner de la tête , entre la fumé qui enveloppait entièrement l’intérieur de la station service , les chiens , et les tir dans leurs dos.

Cobs voulait participer a la boucherie , mais Vaillant le retenait avec son bras :

- " Pas encore petit".

Il attendait encore avant d'entrer en action. Les deux chiens se démenaient comme des démons infernaux. Ils avaient mis deja 3 ennemis hors combats dont deux morts. Les soldat embusqué en avaient mis 2 hors combat , dont un mort. A l’intérieur de la station , Cobs et Vaillant entendaient les ennemis titubé et tousser. Ils tentaient de sortir , pour ne pas être asphyxié par le fumigène. Ils sortirent du bâtiment , la main devant les yeux tellement la douleurs du fumigène était insupportable. 7 ennemis totalement désorienté . Ils ne faisaient même plus attention à la bataille qui se livrait autour d'eux. C'était des cibles facile.

- " C'est le moment gamin"

Vaillant avec son pistolet et Hannibal avec son FLAMAS abattirent froidement des 7 ennemis qui sortaient de la station service. Ils tombaient comme des mouches. Trop facile se dit Hannibal. Ils n'avaient même pas a prendre d'assaut le batiment ils étaient servit sur un plateau d'argent , grâce a son plan !

Tout a coup un des ennemis en face abattit un des chiens. Hannibal et Vaillant stoppèrent tout mouvement a ce moment là. Ils étaient respectivement très attaché a leurs animaux , même Hannibal qui l'avait reçus il y a peu de temps. C'était le chien de Vaillant qui était a terre. RASOIR lui sentait le danger. Il bondit sur l'agresseur et lui tranchant la main qui portait son arme. Vaillant resta pétrifier quelque seconde. Puis au milieux du carnage , pris d'un accès de rage il pris son couteau et alla achever le tueur de son chien. Pencher sur le bougre , Vaillant commençait a lui taillader le visage.

- " ESPÈCE D'ENCULÉ !!!"

Hannibal voulait stopper Vaillant , mais il avait trop peur de se prendre une balle perdue dans cette affaire. Un des soldats caché derrière les sacs de sable reçut une balle. Il ne s'en releva pas. Comprenant que l'assaut tournerait au désastre si l’équipe perdait un homme de plus Hannibal décida d'aller chercher Vaillant.
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Mer 30 Juil 2014 - 10:32

Punition RP:
 


Dole, Barras et Maverick pouvaient enfin se bouger. La station-service était libre. Mais sûrement pas pour longtemps... De la route, une masse d'ennemis étaient prêts a intervenir. La quinzaine d'homme environ se souleva du sol et sprinta.

Les ennemis en retraite se mirent a couvert et ouvrirent le feu. Une pluie de balle, dix ou onze, touchèrent net un des soldats. Il s'écrasa au sol, alors que Maverick l'attrapa et le tira. Il s'arrêta au bout de quelques secondes, voyant un liquide mauve sortant du trou du casque.

Maverick, Barras, les 2 soldats et le cadavre étaient derrière le bus, alors que Dole, Falquin et ses 3 soldats continuèrent leur course, sous un appui-feu moyen. Le reste des soldats semblait subitement désintéressé. Ils se mirent a couvert, et a la place, déchargèrent leur coups vers la mitrailleuse.

Blanchard, en armure EADS, souriait des balles qui ricochèrent sur sa gigantesque armure. Ses camarades eurent moins de chance. L'un deux fut touché au bras. Un stimpak rapide, et il se releva, même si il était déjà moins utile... Un autre, en revanche, reçu une balle au dessus du gilet, juste en bas de la gorge. La balle s'écrasa, et emporta le soldat avec. La balle logée au plus profond de son corps, il restait paralysé.

''Merde ! Prend les hommes, je vais le sauver !''

Barras et les 2 autres soldats firent une course vers les protections devant eux, glissant au sol à la fin. Maverick, le géant, attrapa le soldat a terre, le foutu sur son dos, et se pressa vers la station-service. Quand il arriva, Dole était avec le soldat survivant d'Alpha-2, en train de dresser son bilan. Maverick fonça dans la station, dégagea une table, et le posa doucement dessus.

''Putain de merde... Bon, on savait qu'il y aurait des morts. Il faut vite réagir avant que les renforts n'arrivent...''

Son aide de camp était a bout de souffle.

''Mais putain de merde ! Pourquoi Gaillard n'attaque pas ?!
-Gaillard, contrairement a nous, n'a AUCUNE couverture. Si il attaque maintenant, il va se faire mettre en pièce ! On a de la chance que notre mitrailleuse soit mise en place, et je dois admettre, même si je déteste ça... Que le capitaine Daubât fait un travail formidable.''


Dole s'approcha du docteur.

''Caporal Falquin, vous et vos 3 hommes restaient ici. Si on a des blessés au front, allez les chercher. Triez de façon efficace pour qu'autant d'hommes que possible soient au combat. Bonne chance !''

Dole, Maverick, et le soldat d'Alpha-2 tournèrent les talons. Ils commençaient a rejoindre Barras, quand ils se virent attaquer par des tirs provenant d'une couverture. Maverick fut touché au bras. Les deux autres durent le traîner jusqu'à un camion. Un stimpak, et ils étaient de nouveau prêt a se battre.

Pendant ce temps, le dissident qui avait déjà tué un soldat de la FNF, longea le mur pour voir le bâtiment où était Daubât. Il aperçu Dupond, qui restait silencieux, prêt a tuer quiconque s'approcherait trop près. Dupond reçu une balle directement dans le torse, et une dans l'épaule droite. Dupont, voyant très vite cela, et terrifié pour la vie de son ami, leva son FLAMAS et ouvrit le feu. Le dissident se mit directement a couvert. Dupond se releva vite, son gilet pare-balle l'ayant probablement sauvé. La balle de son épaule était ressortie, mais il aurait du mal a tirer.

Le dissident, qui semblait exceptionnellement bon, n'était pas n'importe qui. Son nom était Trivelle. Mais tout le monde l'appelait par son prénom, ''Renaud''. Un ancien chanteur au Moulin Rouge devenu soldat de la FNF. Les années l'avait endurci, et il vouait une haine incroyable envers les chefs de la République. Il dirigea très vite ses hommes, qui avaient plus peur de lui qu'autre chose.

Les soldats de la FNF étaient au sol, retranchés de manière brute. De la route, au moins une quinzaine d'insurgés arrivèrent. Pour l'heure, la MHC² et les snipers pouvaient les empêcher d'approcher... Mais pour combien de temps ?

Alpha-1 se leva, et commença a ouvrir le feu. C'est alors qu'un de leurs homme tomba a la renverse, sous une décharge adverse. La balle avait traversé son gilet et se retrouvait maintenant dans sa cage thoracique. Il fallait l'évacuer, et vite...


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Dorian Falquin
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Mer 30 Juil 2014 - 22:02

***



Dorian était dans la station service avec son groupe "Alpha-S" , une section entièrement médicale formée de lui-même, de Camille Petiot - infirmière de la FNF - et des brancardiers Lionel mahut, un petit jeune de vingt ans, une barbe de quelques jours sur un visage légèrement creusé et des yeux noisettes - bon chic bon genre -  mais quelqu'un plus qu'habitué aux champs de bataille y compris la Bataille de Nanterre. Quand à l'autre, il s'agit d'un homme bien plus âgé , la trentaine bien tassée. Un barbe bien fournie, le regard méchant et une bonne vieille balafre sur le visage, un véritable armoire, une force de la nature quoi, un esprit méthodique sous un amas de muscle, un homme d'expérience sans doute, mais Dorian ne le connaissait pas vraiment lui, pas du tout même mais cet homme imposé un grand respect. Marc LeMaître, voilà son nom.
- " Soldats, vous venez avec moi nous allons chercher les blessés avant quoi que se soit. Camille, tu restes ici. Tu t'occupes de déballer tous le matériel et de faire en sorte que nous ayons tout en ordre pour commencer à soigner tous le monde. Occupe toi de l'unité cynophile en priorité, y'en a un qui à l'air amoché.

- " Bien. "

- " Bien. "

- " Bien. "

Le trio se mit alors en route avec la plus grande des prudence. Ils étaient en train de discuter chacun savait ce qu'il devait faire : Mahut devait s'occuper du soldat Dupond en contournant le bâtiment, LeMaître devait s'occuper du blessé "d'Alpha-3" et Dorian devait s'occuper du blessé plus sérieux "d'Alpha 1" . Le groupa se déplaça rapidement et se retrouva avec le groupe de Dole. Dorian se rendit compte de la blessure de Maverick, mais pour l'instant ça ne faisait pas partie de ses plans.

- " Désolé. On s'occupe de vous au retour mon adjudant "

Dorian contacta Alpha-1 avec son bec, pour demander un appuie un peu plus fournis le temps que le trio puisse passé. Malgré le vacarne ambiant, la demande fût transmise et "Alpha-1" se mit à tirer de plus belle. Le trio se précipita en direction des barricades. Après un léger sprint, ils arrivèrent sans blessure jusqu'au groupe en finissant leur course en se jetant comme si ils avaient le diable aux trousses.

- " Section médicale. " Articula Dorian toujours couché sur le ventre, derrière une des barricades. " On s'occupe de votre collégue, enfin je vais m'en occuper , LeMaître, Mahut, vous savez ce que vous avez à faire, allez-y déployez vous "

Dorian je joignis quelques instant à "Alpha-1" pour que les soldats puissent se déplacer. C'était rare que Dorian se serve d'une arme. Il prit une grande inspiration, se releva d'un bond et se mit à tirer. Il ne visait pas vraiment quelqu'un, il se contentait de tirer dans le même sens que les autres. LeMaître disparu derrière le bâtiment et Mahut continua - toujours accroupi - à ramper jusqu'au sac de sable où était le blessé d'Alpha-3. Dorian devait maintenant s'occuper du soldat blessé à ses côtés. Le bougre s'était prit une balle en pleine poitrine, la balle s'était logée dans la cage thoracique - il était mal en point -

- " Hé. Tu m'entends ? C'est quoi ton nom ? Tu t'es cogné la tête en tombant ? " Demanda le médecin en regardant les pupilles du soldat.

- " Je m'appelle Pau..Paul " Le soldat articula difficilement

- " D'accord Paul. Tu viens avec moi. Je t'emmène au poste médicale. Désolé mais ça va être désagréable et tu risques d'avoir mal. "


***


Dorian venait de revenir à la station et posa "Paul" sur une vieille table changée en table d'opération. Camille s'approcha, elle s'était occupée de ceux arrivés avant le départ et avait fait un très bon travail en s'occupant seule de plusieurs individus. Dorian lui indiqua de poser sa main sur la blessure du soldat, pour que Dorian jette un oeil aux patient de Camille. Il s'approcha du premier, un membre du groupe cynophile, il avait pas l'air blessé plus que ça, du moins il n"avait pas l'air de s'être prit une balle. Il se plaça en face du soldat qui était assit sur une chaise. Il souleva son tee-shirt - Camille lui ayant déjà retiré son gilet par balles - sur une bonne partie de côté droit, on pouvait apercevoir un gros hématome. Dorian appuya étant donné qu'il ne pouvait faire autrement, le soldat ne pût s'empêcher de sursauter.

- " Rien de grave soldat, une dose de calmant et tu retournes au combat, attention tout de même de rien aggraver, limite tes mouvements " Dorian lui fît alors une piqûre contenant un calmant de style Med-X, le soldat était prêt à reprendre les armes. Dorian lui tapota l'épaule. " Camille tu t'en sors ? " Demanda le médecin en se retournant vers sa camarade.
- " Oui Dorian, ne t'en fais pas. Il a eût de la chance au final. Quand il sera stabilisé, il sera transportable. " Répondit l'infirmière qui essayé de retirer la balle. " Occupe toi de l'autre plutôt " Dit-elle en désignant un autre homme couché sur le comptoir de la station service. 

Alors qu'il s'avançait vers cet homme, une voix lui parvint à l'oreille, celle de Mahut. 

- " C'est bon, Caporal. J'ai fini "

- " Moi aussi, chef " Cette fois c'était la voix de LeMaître.

- " Bien reçu. Revenez tout de suite. Allez voir l'adjudant Maverick avant "

- " Bien. "

- " Bien. "


Dorian s'approcha de l'homme pour l'examiner. Camille était toujours en train de s'occuper de l'autre soldat. Sa vie n'était plus en danger, mais un retour à Lutèce le plus rapide était plus que préconisé pour lui, pour éviter tout risque d'infection surtout, la balle avait été retiré et le saignement contrôlé. L'homme était toujours couché sur la table, une perfusion de plasma au bras gauche. Camille sentit une présence par dessus son épaule et fût surprise de voir Dorian, en train de regarder son travail sur le jeune homme. Elle fût un peu surprise, il avait mieux à faire que regarder sa pratique, elle tenta de bafouiller quelque chose pour lui dire d'aller s'occuper de Vaillant.

- " Calme toi .. Il est mort "


Bilan Alpha-S:
 

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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Mer 30 Juil 2014 - 22:52

L'opération médicale était ficelée. Du moins, aussi ficelée que possible. Alors que le soldat d'Alpha-2 était en train d'ouvrir le feu sur des ennemis, Dole était accroupi derrière le camion, tandis que Maverick hurlait des insultes pendant que LeMaître lui boucha le trou à l'épaule. Quand il avait fini, Cobs revenait en courant, avec son clébard, son gilet pare-balle remit dessus. Dole pouffa de rire, avant qu'un sourire fier se dresse sur son visage.

''T'as survécu petit ! Je vais avoir besoin de toi ! Où est Vaillant ?''

Le silence et le regard triste du simple soldat furent suffisant pour lui.

''Merde !''

LeMaître se souleva du sol et fonça vers la station-service, pour reprendre des stimpaks et recevoir les ordres du médecin. Pendant ce temps, Dole se mit sur ses pieds.

''Ok, ok... Cobs, tu reste là avec ton soldat. T'es chef de section, maintenant ! Maverick, avec moi !''

Les deux hommes, sous le feu de couverture des survivants d'Alpha-2, purent rejoindre Barras et son soldat survivant. Juste au bon moment, étant donné que sous leurs yeux, les renforts ennemis étaient déjà arrivés.
Une quinzaine, peut-être une vingtaine d'insurgés braillards et équipés à la va-vite de fusils. Certains avaient des armures en cuir de brahmine renforcé. La mitrailleuse de Blanchard commençait a manquer de munitions, mais il ouvrit a nouveau le feu. Dole et les 3 hommes prirent chacun un morceau de ciment comme abris, et commencèrent a répliquer rapidement vers l'ennemi. Le commandant, rarement habitué a se retrouver au combat, resta terré au sol. Mais ce n'était sûrement pas le moment de se faire avoir par la peur... Non, il lui fallait un petit remontant.

Dole ouvrit sa veste, et sorti un petit stylet de psycho. Il se l'enfonça dans le bras alors que devant lui, les ennemis se mirent tranquillement a couvert, l'un d'entre eux tué et quelques autres blessés. Le commandant, maintenant sous le rush de cette superbe drogue violente, pouvait enfin être compétent. Il se retourna vers le sac de sable, et leva son bras vers le soldat qui avait juste été sauvé.

''TOI ! LA ! FUSSE ÉCLAIRANTE !''

Le grenadier tira son petit lance-grenade, mit la fusée dedans, et visa en l'air. Il tira un coup. Comme tout a l'heure, l'arc fut visible dans le ciel, et explosa, émettant une lumière aveuglante. Les snipers Simon et Daubât avaient, heureusement, eu le temps de voir ce qui allait les attendre, tandis que Dole, Maverick, Barras et le dernier soldats rejoignirent le tir de la MHC².

Ce qui attendait Daubât, c'était pas quelque chose de beau. 15 soldats, dont Renaud, un dissident extrêmement dangereux au corps à corps et avec le sang des 3 soldats de la FNF morts sur les mains. Renaud dirigeait un groupe hétéroclite : Un dissident très compétent, 3 anciens amis de Stanislas le Révolté, bien armés et expérimentés, 4 insurgés de Myriam Ganz, moins bien entraînés que le soldat normal de la FNF, et les 6 autres, des hommes trouvés dans le bidonville, équipés de vêtements en cuir de brahmine et de pistolets qui ne traverseraient pas les gilets des soldats.

Renaud portait quelque chose dans sa main. Des grenades incendiaires... Un sourire gigantesque s'esquissa sur son visage, alors qu'il allait lancer la chair a canon en tête, se préparant a faire un arc vers le toit et vers le rez-de-chaussée.

Bilan:
 

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Martin
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Lun 4 Aoû 2014 - 19:05

« Tir » le seul mot d'ordre qui atteint l'oreille de Martin. Son doigt appuya dès la fin de la phrase sur la gâchette.
Le petit nuage rouge apparut derrière la tête de la cible. Une des deux sentinelles de tout à l'heure.
D'ici on le voyait mieux. Un petit jeune qui regardait tranquillement l'horizon, en quête d'un hypothétique ennemi. Sa mort fut sans douleur. Son compagnon eut moins de chance. Il s'effondra tandis que sa gorge éclaboussait de sang le sol. 2 secondes plus tard ce fut fini.
Le temps de passer à une autre cible. Simon tira avant lui ce qui y pour but d'encourager un peu plus le capitaine qui choisit sa prochaine victime. Une pauvre femme venait de passer devant sa mire, totalement paniquée. Elle ressemblait à celle que Dupont avait tué tout à l'heure.
Elle s'écroula et ce fut l'Enfer.

« Bordel, cria Dewiit, fusée éclairante ! »

Un éclair illumina le ciel et il retomba tout doucement. Le champ de bataille se dévoila dans son ensemble.
Aveuglé à cause de son casque à vision nocturne Martin ne put voir l'agitation qui secoua tout d'un coup la base ennemi. Il se reprit aussitôt et se remit à travailler.
Il toucha encore 2 ennemis, sans pour autant les tuer. Simon en loupa 1 mais il était toujours un tir d'avance sur son chef. Le capitaine se devait de le rattraper ne serait-ce que pour donner l'exemple.
Au bout d'un moment, les insurgés se ressaisirent et des chefs firent entendre leur voix. L'assaut fut soudain plus rude pour les types en bas.
Une sorte de caporal réunis un petit groupe pour prendre d'assaut la bâtiment qui abritait le groupe Alpha-R. Les fusilliers firent leur travail et les empêchèrent de passer. Au même moment un groupe de la FNF prit d'assaut la station service et subit un contre-feu intense de la part d'une arme lourde.
Peu précise mais dévastatrice elle toucha aussi le groupe Alpha-R. Les deux snipers durent arrêter le tir et se cacher derrière les petites bordures en béton qui délimitait le toit. Les fusiliers firent de même mais un éclait de .50 arracha un morceau de plâtre qui vint se ficher dans le bras de Dewiit.

« Merde je suis touché, cracha t-il dans son casque. »

Aussitôt Julie accourut sur lui pour lui bander le bras. Le feu cessant les fusilliers reprirent leur travail de nettoyage de la rue et les deux tireurs d'élites celui d'éliminer chefs et autres cibles prioritaires.
Ils couvrirent l'assaut des forces au sol du mieux qu'ils purent et par chance aucun ennemi n'avait le temps de s'attarder sur eux.
Alpha 1 et 2 se mirent en position afin d'avoir le meilleur feu possible. Les gars de l'infanterie connaissaient leur jobs. Ils avaient plutôt intêret pour ne pas voir les types du Reco faire tout le travail.
Or après le feu, le choc. Une nouvelle fusée partit du côté de la FNF après que Dole ait lancé une gueulante. Ce ne fut pas très beau. Une bonne quinzaine de dissidents prêts à tuer, étriper, détruire.

Fourbu après la pression des combats précédents Martin fut absorbé dans la contemplation du petit globe blanc qui descendait tout doucement. Simon ne tirait plus. Les fusilliers rechargeaient tandis que Julie finissait le bandage de Dewiit. Ce dernier s’efforçant de prendre sa place d'observateur.
Les ordres de Dole rappelèrent le capitaine à l'ordre. Alpha-R allait se faire encercler, puis tuer par ce qui semblait être des grenades, puis les insurgés allaient prendre les forces d'assaut à revers.
Le scénario de la bataille de Nanterre remonta dans la mémoire du Capitaine. Plus jamais ça. Il ne devait plus perdre d'équipe !

« Grenades en bas !  Simon couverture avec Dewiit en suppression. Julie recherche d'hostile. Les Dupont/d en défense dans les étages ! Alpha-3 feu à vue ! »

Les fusiliers prirent chacun une grenade avant de la lancer dans la ruelle, ne serait-ce que pour ralentir l'ennemi. Cela dû empécher Renaud de lancer les siennes car elles ne vinrent pas. En tout car celle du grenadier vint s'ajouter aux deux autres.
L'explosion souleva un nuage de poussière, ce qui interdit tout tirs précis de la part de Dewiit et de Simon.

« Grenadier, tir à mon ordre ! »

Martin se mit en position et chercha du mouvement dans la poussière qui retombait lentement. Des balles imprécises vinrent siffler autour de lui, et quelques impacts touchèrent le mur à quelques centimètres mais rien de grave. Julie et Simon continuaient leur travail de recherche et destruction.
Le capitaine cherchait simplement Renaud. Il allait le tuer. Lui mettre une balle dans la tête. Proprement. L'homme ne souffrirait pas. Contrairement à ses victimes de la FNF.
Seulement Renaud fut rapide que lui. Une grenade fit une belle courbe jusqu'à une fenêtre du deuxième étage et explosa. Le feu souffla toutes les fenêtres de la façade.
Le capitaine se recula rapidement pour ne pas être touché. Comme le reste de son équipe.

« Dupont est touché bordel !
- Ça va ! C'est juste le dos. Je peux encore tirer.
- Tant mieux, défendez moi cette putain de ruelle !
- Bien monsieur ! »

Le souffle de l'explosion dégagea la poussière et tous purent se remettre au travail. Tout comme les insurgés. Les balles fusèrent de toutes parts, de tous côtés. L'ordre fut donné au grenadier de tirer. Quelques secondes plus tard, le feu perdit d'intensité suite au choc causé à la grenade.
Simon tira, un homme s'effondra. Martin repéra Renaud. Et il tira.
La balle qui vint se loger dans l'épaule du capitaine au même instant fit que tout loupa. L'éclat de la balle attira l'attention de Renaud. Qui se reprit et lança une grenade sur le toit.

Par chance, elle atterrit bien loin du groupe de combat. Mais des flammes retombèrent sur eux. Brûlant le capitaine aux jambes qui cherchait à arrêter le saignement de son épaule. Dewiit et Simon n'avaient rien. Julie accourut pour soigner son chef. Mais ce dernier était trop têtu, trop fou.
Anesthésié par l'adrénaline il ne sentait plus la douleur. Il se remit en position et revisa la cible. Son coéquipier continuait le travail. Dewiit bloquait un maximum d'insurgés malgré la pression qu'ils exerçaient sur lui. Dupont et Dupond avaient atteint la ruelle et prenaient les ennemis en tenaille.

Martin repéra Renaud alors que ce dernier se préparait à lancer une nouvelle grenade incendiaire. Le viseur était pile poil sur la main. Feu.
Renaud s'embrassa. Les tirs ennemis se firent plus violents et arrosèrent le toit.
Simon fut touché. Dewiit eu plus de chance et s'en sortit avec seulement quelques rayures de plus à son armure. Il tira le caporal vers l'arrière. Julie était plaquée au sol, priant sûrement pour ne pas mourir.
Le capitaine se prit une nouvelle balle dans le bras. Il eut juste le temps de se replier vers Dewiit en amenant de son bras valide son médecin. Il s'écroula alors qu'une troisième balle le cueillit à la jambe.
Il s'effondra. En dessous d'eux, le deuxième étage brûlait. Toute retraite était coupée car les flammes du toit empêchaient tout passage vers la façade du toit. La ruelle était aussi coupé en deux, Renaud transformé en torche humaine bloqué tout renforts. Les fusiliers avaient réussis à se planquer et tiraient encore.
Martin eut tout juste le temps de demander une dernière grenade et il s'endormit dès que Julie lui piqua avec du med-X.

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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Lun 4 Aoû 2014 - 21:38

La situation commençait vraiment a devenir catastrophique pour les bleus. D'ailleurs, pour les insurgés en face d'eux aussi...

Renaud, le héros de la Bataille de Nanterre, était en train de finir d'être brûlé vivant. Alors qu'il avait été mis en flammes, il traversa la route, et à la vue de cette pauvre torche humaine hurlant, la FNF et les mecs en face s'arrêtèrent de tirer pendant quelques secondes.

C'était horrible a voir... Ce vieux héros de la FNF, transformé en assassin, qui bougeait ses bras frénétiquement, comme un pantin, illuminant la nuit de flammes crépitantes. Il s'écrasa a terre, se roulant un peu, et les tirs recommençaient de plus belle...

Pendant ce temps, c'était tout un bâtiment qui se mit en flammes. Et avec soldats dessus. Heureusement, deux fusiliers couvraient la ruelle et le grenadier d'Alpha-3 jeta le dernier explosif qu'il avait pu trouver. Il lui restait encore une grenade incendiaire... Mais il allait la réserver pour quelque chose d'autre.

Les pauvres insurgés venaient de voir leur figure charismatique brûler vivant. Il en fallait pas plus pour les démotiver. Les insurgés commençaient a se replier. Dole, les yeux injectés de sang par son apport discret de psycho, utilisa ce moment pour hurler vers Blanchard.

''ON MAINTIENS LA PRESSION ! ADJUDANT ! CHARGEZ !''

Le gigantesque monstre d'acier se mit sur ses deux jambes, poussant devant lui les sacs de sable. Son MHC², entièrement chargé, était braqué droit devant, à la hanche.

''FUYEZ ! FUYEZ DEVANT LA REPUBLIQUE !''

La voix métallique de Blanchard était distordue par son gigantesque casque. Assez pour encore ajouter à la trouille bleue des résistants. Tous braquaient leurs armes sur la figure qui n'était qu'illuminée que par les flammes du bâtiment et du cadavre de Renaud. Derrière le soldat en EADS suivaient le reste de son équipe. Dole, Barras et Maverick, eux, ne les suivirent pas. Ils avaient 4 hommes sur le toit d'un bâtiment en flamme, et quelques soldats, apeurés par l'arrivée de Blanchard, s'étaient réfugiés dans la ruelle.

Sun Tzu avait dit : ''Mettez l'armée en face de la mort où il n'y a pas d'issue et ils ne battrons pas en retraite ou seront apeurés. Il n'y a rien qui puisse être gagné''. Ici, un petit groupe de 6-7 insurgés étaient entre le groupe avançant légèrement de Blanchard, un monstre d'acier, et le bout de la ruelle où étaient les Dupont/d. Bien sûr, on savait ce qui allait se passer... Ils retournèrent sur leurs pas, et foncèrent droit vers l'angle de la rue, où déjà les deux moustachus déchargèrent leurs FLAMAS.

Dole avait vu cette merde venir. Ça valait bien le coup d'avoir passé 4 ans à l'académie de l'Île... Barras et Maverick se mirent a côté des deux soldats, Dole s'arrêtant sur le mur du bâtiment, par pur soucis de conservation de sa vie. Les tirs des 4 FLAMAS et les coups timides du commandant arrêtèrent net les soldats, dont un fut blessé à la cuisse. Dole fonça sur la chaussée et se retourna, pour voir au dessus de lui les flammes. Il vit alors des mouvements dessus. Les soldats d'Alpha-R profitaient d'un moment de repos, les tirs concentrés sur Blanchard dans la rue.

Blanchard avançait lentement, quand une grenade roula sous lui. Instinctivement, il se retourna pour protéger les 3 soldats derrière lui. La grenade explosa, Blanchard s'écroula a terre, et ses 3 camarades foncèrent trouver des abris. L'adjudant se releva doucement, de la fumée sortant de son armure, avant de trouver lui même un endroit d'où lancer quelques slaves imprécises de mitrailleuse.

Dole tenta de faire des signes vers les hommes de la reco coincés sur le toit.

''DAUBÂT ! SORTEZ DE LA ENFOIRÉ !''

Les flammes commençaient a crépiter de façon plus vive, et il semblait clair que les 4 hommes allaient avoir un sacré problème... Ils pouvaient tenter des sauter. Mais la rue était pavée et ils risquaient bien de s'écraser les tibias. Dole leva son bras pour appeler l'avant-poste Salpêtre.

''Pestagaupe !''

Il tenta de relocaliser le signal, jusqu'à trouver la voix d'un homme à l'avant-poste.

''Commandant Dole ?
-Caporal ! Passez moi le putain de commandant !''


A plusieurs centaines de mètres d'ici, Pestagaupe, endormi, bailla avant d'attraper la radio.

''Qu'est-ce qu'il y a encore, Dole ?
-Le camion ! J'ai besoin que vous m'envoyez le camion et 6 hommes ! Envoyez aussi des munitions et des fournitures médicales !
-Votre requête me semble...
-Caporal ! Trouvez moi 6 hommes et envoyez le camion !
-Bien reçu, il sera là dans 5 minutes !
-Attendez... Non ! C'est...''


Dole coupa le BEC. Dans l'avant-poste, malgré les protestations du jeune coq commandant, le caporal se leva et alla vite trouver des hommes parés a s'équiper, et plein de trucs a amener aux soldats. En pleine nuit noire, sur une route mal dégagée... Peut-être même minée... Les hommes allaient pas arriver avant un moment. Et le feu gagnait de l'ampleur. Dole haïssait cette sale merde de la Reco, surtout après la blague de merde... Mais pas au point de le laisser lui et ses hommes être brûlés vivant. Et puis, surtout... Avec le carton qu'ils avaient fait sur les sales insurgés, il fallait admettre que Dole était assez content d'avoir ce paon de son côté.

''Restez vivants là haut ! Gardez la tête au sol !''

Dole fit quelques pas en longeant le mur. Blanchard et ses 3 mecs étaient couchés dans la ruelle, sous un tir extrêmement nourri. Pendant ce temps, les Dupont/d, Maverick et Barras fonçaient dans la ruelle, où les insurgés s'enfuyaient. La demi-douzaine d'hommes retournèrent vers leurs abris en ciment, et certains longèrent des couvertures de fortune pour tenter de prendre l'Adjudant en acier a revers.

Pendant ce temps, il fallait parler de ce qui se passait dans le groupe de Gaillard. Le capitaine était dans la boue, tout comme ses hommes, a observer le bâtiment avec des jumelles nocturnes. Les soldats tremblaient d'impatience (Et aussi, un peu, de peur). Les flammes venant du bâtiment et les tirs qu'ils entendaient sur leurs radios de casque ne les rassuraient pas. Tout comme les cris qu'on entendait parfois... Soudain, Gaillard donna une énorme tape dans le dos du Sergent-Chef Cordier.

''Bâtiment central. 2e étage.''

Son soldat releva les lunettes de son casque pour lui aussi observer dans les jumelles. Ils virent alors trois personnes sortir du bâtiment. Après quelques moments, ils étaient dehors, et deux d'entre-eux quittèrent la zone, accompagnés d'une petite garde de quinze hommes.

''Dole ! Deux cibles quittent le bâtiment !
-Merde ! Identification ?!
-Une femme... Grande... Cheveux noirs... Mince... Merde, putain ! Je suis pas quoi dire ! Le mec avec elle est un mioche, la vingtaine, habits de combat ! Un d'entre eux reste ici...''


Il y eut un silence pesant, avant que Gaillard murmure les derniers mots.

''C'est Noircet...''

Philippe Noircet. Capitaine Philippe Noircet.

Pour tout ceux qui ont rejoins la FNF après la Bataille de Nanterre, ce nom est inconnu. Mais tout les autres savent qui est Philippe Noircet... Une des plus grandes légendes de la FNF.

Alors que la République n'était qu'installée à Paris, Noircet, tout jeune sergent, avait fait partie du commando qui a attaqué les Amazones, commandé par François Losse. Personne ne connaît le nom du tueur d'Antiope... Mais Philippe était parmi eux.

Noircet était le chouchou de Chan. Il a participé a tout un tas de raids, et a atteint le grade de Capitaine uniquement par le mérite. A la Bataille de Nanterre, il a été un des membres les plus important de l'opération ''Tempête de Nanterre''... Et il a été aussi un des premiers a rejoindre la Dissidence. Plus important : C'est lui qui a planifié et exécuté le vol du Souverain, la barge des dissidents.

Apparemment, Noircet était le chef des dissidents de ce petit rassemblement, et les 2 personnes qui partaient devaient être les deux autres. Noircet ne se mettrait pas en danger... Il devait préparer la retraite de ses hommes.

''Commandant ! Je vais ordonner l'assaut !
-Négatif ! La rue n'est pas dégagée ! Vous nous coinceriez !
-Sauf votre respect, les hommes de Noircet sont en train d'installer une arme sur le toit de l'auberge, et un sniper se fait un petit nid sur un autre bâtiment !
-Vous avez des fumigènes.
-Ils ont une arme de la Poudrière ! Ils tireront a travers !''


Une balle ricocha sur le mur d'où se tenait Dole. Le commandant reposa brusquement sa tête sur les briques, et glissa doucement, se retrouvant sur le cul, reprenant doucement sa respiration.

''Commandant ! Commandant, merde !''

Dole regarda a sa gauche, et vit la voiture où était Cobs, son camarade et son chien.

''J'ai besoin de 3 minutes...
-Pas une de plus, monsieur !''


Le commandant changea de canal pour discuter avec le soldat.

''Cobs... N'ouvrez pas le feu... Vous avez l'obscurité et l'ennemi est concentré sur Blanchard... Je vais vous demander de faire quelque chose de complètement taré, fiston... Lorsque je vous donnerez le signal, vous allez charger. Vous allez vous lever, et foncer vers la route pour subitement attaquer l'ennemi de dos. Et vous allez me prendre cette putain de couverture !''

Le commandant releva son cul, se tourna et fonça dans la ruelle, où les 4 hommes attendaient.

''Vous ! Feu de couverture !''

Ils se déplacèrent dans la ruelle, foncèrent au sud, pour attirer l'ennemi.

''Cobs ! Chargez !''


Bilan de la situation:
 

Carte:
 

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Hannibal Cobs
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Mar 5 Aoû 2014 - 11:45

Vaillant était mort , son chiens egalement ; ainsi qu'un des soldats accompagnant la brigade canine. Cobs était bléssé , mais le médecin de l'équipe l'avait remis sur pied a grand coup de Med-X. Il était totalement dans le brouillard. Il n'entendais pas le bruit des balles , et des tirs laser sifflant dans l'air , meme plus les bruit de ses propres pas. Seul le cri des soldats agonisant de douleur autour de lui. Vaillant gisait là sur le sol , le regard livide , la gorge percé , avec la moitié de son sang sur le bitume. C'était donc cela la vie d'un soldat de la FNF ? Mourir comme un chiens sur le bitume  ( ici au sens littéral puisque le chiens de Vaillant gisait egalement a ses cotes ).

Tout a coups la radio de Cobs gronda. Le commandant lui avait ordonner de contourner les positions ennemies pour les prendre dans le dos. Cobs hésita quelques instants. Il finit par réaliser que c'était a lui qu'on avait ordonner de mener Alpha 2 vers l’ennemi. Il ne restait que RASOIR et un autre soldat. Il pris sont courage a deux main et lanca sur la radio :

- " A vos ordres Commandant" quasiment en hurlant , car le Med-X ne lui faisait même plus entendre le son de sa voix.

Au signal du Commandant il chargea avec ses hommes. L’anesthésiant dans ses veines masqua sa fatigues et ses émotions. Il avait vu Vaillant se vider de son sang sans que l’équipe médicale ne puisse faire quelque chose... c'était assez dur a voir pour Cobs qui tenais a une bonne estime l'Adjudant.

Le groupe arriva entre deux baraque. Il y avait trois hommes. Ils était en train de mitrailler la position d'Alpha-3. Cobs lâcha RASOIR. Ce qu'il y a de bien avec les chiens , c'est qu'ils ne sentent pas la fatigue. Plus l’opération dure longtemps , plus le chiens a faim. Et plus de chien a faim , plus il est dangereux. RASOIR attrapa le 1er soldat au niveau des parties génitale. Le type lâcha sa mitrailleuse , tomba au sol et se tordit de douleur en hurlant. Les deux autres stoppèrent leurs tir , pour regarder sur leurs gauche , voyant leur camarade en train de se faire dévorer par le canidé. Cela laissa quelque seconde de latence , pour permettre a Cobs et au soldat de criblé de balles les deux soldats par l’arrière.
Si le soldat toucha sa cible en pleine tête de mettant hors combat , Cobs brouillé par les analgésiques, rata la moitié de ses tirs. L'autre moitié parti dans l’épaule de l’ennemi , et bien que le mettant hors combat , il n'était pas mort pour autant. Son chargeur vide , Cobs s'approcha de l'homme pour l'achever a coup de crosse. Il frappa avec beaucoup d'insistance sur le crane de l'assaillant bléssé. Sa tête heurta plusieurs fois le bitume. Son crane était fracassé , mais Cobs continua a frapper pour s'assurer que l'homme était bel et bien mort.

La ruelle était prise. Tout a coup les soldats derrière la barricade entendant le raffut de l'assaut , tirent en direction de la ruelle. Cobs et l'autre soldat se mirent a couvert ne pouvant avancer plus loin. Cobs décrocha sa grenade a fragmentation pour tirer vers les tirs. Sa grenade détonant mais ne calma pas les tirs. Peut être qu'un ou deux ennemis étaient touché , mais avec l'obscurité ( et la défonce au Med-X ) Cobs ne pouvait pas le voir d'ici.

Pris sous le feux ennemis Cobs envoya un message radio au Commandant :

- " Percé au niveau de la ruelle , mais nous sommes bloqué par un feux nourrit"


Bilan:
 
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Mar 5 Aoû 2014 - 14:32

L'assaut et la grenade de Cobs avaient fait reculer les insurgés derrière leurs protections en béton, mais pas avant d'avoir sérieusement touché un des soldats de Blanchard. Le mec avait reçu une slave de balles, la plupart arrêtées par son gilet, mais sa jambe droite venait d'être déchiquetée a cause de munitions.

La situation n'était plus aux tirs croisés. Maintenant, c'était une force contre une autre. Ils se battaient dans la nuit, quelques illuminations de quelques côtés, et surtout le bâtiment en flammes. Les flammes qui commençaient a gagner le toit et le 1er étage... Dole était toujours dans la ruelle, le BEC à la main, a tenter de trouver une foutue situation.

''Monsieur ! Je vais lancer l'assaut ! Je vous le jure !''

Gaillard regardait nerveusement dans ses jumelles, alors que la position devenait plus fixe. Noircet était au milieu, en pleine nuit, uniquement illuminé par la cigarette qu'il s'allumait. Est-ce qu'il était complètement suicidaire ? Le pire, en lisant son dossier, c'est que c'était sûrement probable.

Noircet était né sur l'Île Présidentielle, et avait rejoins la FNF par patriotisme pur. Il n'avait aucune raison de rejoindre l'armée, excepté ça. Le patriotisme. Il a entièrement accepté d'être embrigadé par la République, et toute sa jeunesse a été forgée de manière républicaine.

Quand il est arrivé sur Paris, Noircet était un jeune idéaliste plein de rêves. On lui reprochais même d'être trop zélé ! Il avait une petite amie, qui vivait au Marché de la Gare, et il avait fait des démarches pour qu'elle soit admise dans Lutèce.

Mais bon, les choses ne se finissent jamais correctement. La fille, alors qu'elle était enceinte, avait été tuée alors qu'elle faisait partie d'une escorte. En plein sur le territoire de la FNF, des psychotiques ont tiré sur son convoi, tué tout le monde et volé les précieuses ressources. Ensuite, a peine quelques mois plus tard, Noircet avait été envoyé à Nanterre. Il s'était férocement battu, même si il avait vu la plupart de ses amis proches crever.

Et puis, même avant Nanterre, Noircet était bizarre. Il en voulait au gouvernement d'avoir refusé le visa de sa copine... Et il en voulait aussi au gouvernement pour tout un tas de merde. Notamment avec les négriers. En patrouille, il rencontrais souvent un groupe de ''sauvages'' assez sympathiques dans une montagne, qui vivaient de la chasse aux mouchams. Un beau jour, ils avaient disparus. 2 semaines plus tard, il les voyait, par le plus grand des hasards, enchaînés dans le territoire de l'Arc.

Bien sûr, tout ces détails de merdes, on ne les voyait qu'en accédant a son dossier. Mais Dole le connaissait puisqu'il avait fait partie de la commission qui devait voir comment le putain de Souverain avait disparu de l'entrepôt de la FNF. Noircet était un des plus grands soldats de la FNF, doué pour presque tout. Le fait qu'il ai été recruté aussi rapidement par les dissidents était a prévoir... Mais la FNF de cette époque était minée par Madof, qui cachait des dossiers sur ses plus proches outils. Ah... Mais ça, quasiment tout le monde dans la République l'ignorait. Dole ne savait même pas si Chan ou de Coubertin étaient au courant de la traîtrise du général, une rumeur qui grandissait chaque jour dans les Terres Désolées.

Bref. Pour en revenir à la situation... Noircet attendait tranquillement, dans le viseur de Gaillard, a fumer une clope. Après un moment, il se décida a partir en trotinnant.

''Monsieur ! Je vous préviens ! Je lance l'assaut !
-2 minutes ! Donnez moi 2 putains de minutes !''


Dole arrêta de contempler le bâtiment en flammes. Tant pis pour ce putain de capitaine. Il fonça dans la ruelle, se penchant un peu pour éviter la chaleur étouffante du feu au dessus de lui, avant de se planquer derrière une couverture. Il donna un énorme coup dans la bras de Barras.

''Qu'est-ce que vous attendez ! Il me faut ces couvertures ! Maintenant !''

Le major goule cracha par terre, atteignant les bottes du commandant. Il se foutu sur ses deux pieds, avant de marcher calmement vers le soldat Dupont.

''Alors, gros con ! T'es avec moiiiiiiii ?!!!''

Le zombie lâcha un rictus gras, surtout pour tenter de se donner lui-même du courage. Maverick et Dupond, eux, tournèrent leurs talons pour foncer vers une voiture et fournir un appui-feu avec les hommes de Blanchard. Ce bon vieux Blanchard, d'ailleurs, commençait un peu a en avoir marre de la fumée qui lui sortait de l'armure. Il se leva rapidement, le MHC² a la hanche, et commença a faire un tir de couverture complètement imprécis. Il sembla toucher un ennemi... Peut-être, dur a dire. En tout cas, l'effet psychologique fut immédiat. Dupond et le zombie Barras glissèrent aussi vite qu'ils le purent derrière les abris en béton, la tête tournée vers le sol, très vite suivis de Cobs et son camarade.

L'ennemi se repliait dans l'avant-poste. C'était maintenant ou jamais.

''GAILLARD ! CHARGEZ !''

Le capitaine laissa un long soupir de soulagement. Il foutu son casque, foutu un de ses pieds et un de ses genoux au sol, avant de lancer des ordres a sa vingtaine d'hommes.

''SOLDATS ! AU COMBAT ! CHAAAAAAAAAAAARGEEEEEEEEEEEZ !''

Son grenadier se leva, et tira une fusée éclairante, tandis que dans toutes les escouades, on balança des grenades fumigènes. Les soldats foncèrent, tous en même temps, alors que le sniper et le fusil ferroviaire commençaient a se préparer. La masse républicaine fonçait vers la base, éclairée pendant quelques instants par la lumière aveuglante, avant d'être couverts par d'épais fumigènes.

Le sniper et le mitrailleur commencèrent quelques tirs hasardeux. Un soldat de la FNF fut touché, très vite mis sur le dos et trimballé. Un autre fut criblé de balles, mais on le traîna violemment. Au bout de 2 minutes, Gaillard et ses hommes étaient enfin a couvert. Mais devant eux, une masse d'ennemis, certains en retraite depuis la position de Dole, s'agglutinaient, bien décidés a...

D'ailleurs, que cherchaient vraiment les insurgés ? A gagner du temps pour permettre la retraite de leurs chefs ? Le fait que Noircet soit toujours dans la zone était étrange... Un piège, peut-être ? Qu'importe, Dole marcha lentement dans la ruelle, quand il vit deux phares approcher de la nuit noire.

Le camion de l'avant-poste était là. A son bord, 6 hommes avec des munitions et des fournitures médicales. La route venait a peine d'être dégagée, et en face, bien loin, le camion reçu plusieurs impacts qui vinrent se loger dans les vitres. Le camion tourna rapidement après le bus scolaire détruit, et s'arrêta juste sous le bâtiment en flamme.

''Allez ! Là-haut ! Sautez !''

Les 6 soldats se déployèrent très vite, alors que Dole arriva les rejoindre. Les hommes de Daubât pouvaient sauter sur les caisses. Violent... Mais mieux que de finir brûlé vivant. Quelques hommes de la FNF coururent vite pour prendre quelques cellules à énergie, avant de repartir au combat aussitôt.

Simon sauta le premier. C'était pas la première fois qu'il était dans cette situation, en plus. Lors de la dernière opération où il avait combattu avec Dole, bien loin de Paris, à Mantes-la-Jolie, il avait dû sauter d'un bâtiment en flamme pour échapper a un groupe de psychotiques. Il s'était retrouvé avec une fracture ouverte. Tombant lourdement sur le toit du camion, il parvins a absorber le choc avec ses genouillères.

En revanche, Daubât était dans les pommes... Mais bon, avec les flammes qui montaient, il ne fallait pas faire le difficile. Ses deux hommes l'attrapèrent, un les épaules et un les jambes, avant de le jeter par dessus bord. Le pauvre capitaine s'écrasa le dos, avant d'être vite porté par d'autres soldat. Ses hommes le rejoignirent tout de suite après, et tout ce beau monde était maintenant couché dans la rue. Dole fonça vers les abris en béton, pour voir que maintenant, les tirs étaient croisés. Il s'approcha du sergent-chef qui avait ramené les 5 soldats.

''C'est quoi votre nom ?!
-Sergent-chef Édouard Bartet, monsieur !
-Bien, Bartet, maintenant vous et les 5 autres vous êtes Alpha-4 ! Restez ici et brûlez vos cartouches !''


Il se releva et couru vers le camion.

''Tout les blessés ! Foncez vers la station-service ! On va économiser du temps a nos médecins !''

Barras donna un coup dans l'épaule de Dupont.

''Allez, va ! Exécution !''

Les brancardiers de Falquin foncèrent avec une civière pour mettre Daubât dessus, qui commençait a reprendre connaissance. Dès qu'il était sanglé, on le porta et on l'amena vers la station-service.

C'était maintenant à Falquin de sauver autant que possible, son stock médical maintenant plein avec ce que le camion avait amené, et en sachant qu'il pouvait évacuer des blessés si il le souhaitait.



Bilan:
 

Carte:
 

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Dorian Falquin
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Jeu 7 Aoû 2014 - 11:55

****


De nombreux blessés venaient d'arriver au poste médical, par chance la plupart n'avait que des blessures superficielles. Beaucoup de brûlés par contre pas optimal sur une champs de bataille, mais dans la situation c'était un  médecin de combat pas un chirurgien, il doit juste ramener les soldats au front. Les deux blessés graves stabilisés furent placés un peu à l'écart, avec plusieurs perfusions, en l'état, ils n'allaient pas bien mais c'était le maximum que pouvait faire les médecins. Une vague de cinq blessés arrivèrent en même temps, dont un qui arrivait par civière.
- " Qu'est ce que l'ont a ? "

- " Blessures par balle et brûlures au premier et second degrés. On a aussi un blessé grave "

- " Bon les blessés par balle d'un côté, les autres de l'autre côté. Faut s'occuper du blessé grave en priorité mettez-le là. Appelez le camion qu'il vienne se coller à la station service "
Chacun savait ce qu'il avait à faire, ça devrait vite se passer et surtout bien se passer. C'est maintenant que l'ont allait entrer dans le vif su sujet. Les brancardiers placèrent le blessé grave là où leur avait indiquer Dorian. Dorian eût un déclic, même si il ne connaissait pas son nom, il se rappelait bien du visage.

- " Oh beh ça alors, qu'est ce que vous avons là ? Beaucoup de blessures. Je pense qu'une balle dans la tête serait la meilleure solution pour abréger vos souffrances nous ne pensez pas ? Le médecin jura et se dirigea vers le stock médical. " Bon, traitez les brûlés avec de la chlorhexidine et de la solution aqueuse, c'est le mieux pour l'instant, mais les brûlures ne sont pas trop grave, chacun sait ce qu'il a à faire. "

Dorian s'approcha de Martin et posa plusieurs poche de liquide à côté de lui. Il vérifia par la même occasion les blessures par balles du capitaine, deux étaient ressorties, bonne nouvelle dans un sens. Il restait une troisième à extraire, mais ce ne serait qu'un détail plus tard. Finalement le capitaine malgré de nombreuses blessures, s'en était plutôt "bien sorti" . Dorian prit alors un ciseau et découpa légèrement la tenu de Martin. Il déchira la poche de solution saline avec les dents et le laissa couler sur les endroits où Martin était brûlé, il fît la même chose avec la chlorexidine. Niveau brûlure pour l'instant c'était bon, maintenant fallait juste attendre, pour une brûlure au second degrés, trois semaines était la durée de convalescence et surtout la durée pour que la peau retourne à sa forme normale. Il fallait maintenant s'occuper des blessures par balle. Martin avait quand même perdu beaucoup de sang, si elles n'avaient pas traversé ça aurait été une autre histoire.
****

Il prit le parti prit de ne pas s'occuper de la blessure à la jambe, celle-ci toujours dans le corps du capitaine comprimait les vaisseaux au niveau de la blessure. Quand au deux balles au bras, elles avaient traversé assez joliment sans toucher d'os mais peut-être des nerfs ou des ligaments, mais pour l'instant il fallait s'occuper du saignement. Atout majeur du médecin, le stimpack, coagulant miracle mais dont il ne fut pas abuser. Mais avant ça, le médecin sorti un élastique épais en caoutchouc et le plaça en dessous de l'épaule de Martin et sera aussi fort qu'il pu. Il examina les deux impacts et heureusement après une étude un peu plus approfondie de la blessure,il pût se rendre compte que l'artères brachiale n'était pas touché donc aucune chance d'hémorragie. La suite allait être simple pour le médecin : clamper, refermer, nettoyer, bander la blessure. Il banda ensuite les zones touchées par le feu.
- " Camille. Alors vous en êtes où là ? " Demanda le médecin à l'infirmière.

- " Les blessés légers sont soignés, ça devrait aller comme ça, ils peuvent repartir je pense. Il reste un blessé un peu plus sérieux, mais il devrait aller bien aussi "
- " C'est bien. Continuez comme ça, et ça devrait faire je pense. Va falloir placer les blessés stabilisés à l'arrière du camion, et vous rajouterez celui que je viens de soigner. " Répondit le médecin.



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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Jeu 7 Aoû 2014 - 13:51

Les choses semblaient enfin calmes pour la République. Coincés entre deux feux, les insurgés ennemis s'étaient repliés sur leur base, et commençaient maintenant a exercer un tir extrêmement nourri contre les troupes du capitaine Gaillard... Qu'importe. Dole était résolu a les attaquer. Il fallait les pousser hors de leurs retranchements et les contraindre au repli.

Le commandant était près du camion, avec quelques soldats. Quasiment tout les soldats blessés avaient été traités, mais tous n'avaient pas le même handicap. La plupart allaient avoir besoin d'une longue période de convalescence pour redevenir utile...

Dupont alla rejoindre Dupond et Julie. Le premier semblait marcher étrangement, mais avec ce qu'il avait dans le corps, il allait surmonter le reste de la bataille. Le soldat d'Alpha-3, très vite opéré, semblait tituber. Dewitt était en parfait état.

En revanche, pour les deux tireurs d'élite, Daubât et Simon, les choses semblaient bien moins concrètes... Accompagné du Major Barras, il observa rapidement les civières des deux premiers blessés graves. Le major discuta quelques moments avec Dorian Falquin, avant de faire un rapport a son chef.

''Ouaip... Bah, m'sieur... Y sont pas d'la fraîche. Le p'tit Simon, on peut le renvoyer au casse-pipe, mais je doute qu'il fasse un beau boulot.
-Et Daubât ?
-Dans le coaltar complet.  
-Il va s'en sortir, l'enfoiré ?
-Oh, oui, tout a fait, c'est pas ça le problème... Il est groggy.
-Amenez moi Simon ici.''


Barras claqua des bottes, tandis que Dole s'approcha de ce qu'il restait d'Alpha-R. Au bout de quelques instants, le sniper rejoignit le petit groupe.

''Ah... Bien... Messieurs... Désolé de vous dire cela, mais votre chef d'unité est dans l'incapacité de continuer la bataille. Qui est le plus gradé ici ?''

Il y eu un silence. Puis finalement, Simon, tétanisé par le choc et la douleur, leva lentement la main. Dole garda ses yeux grands ouverts.

''C'est pas vrai... Me dites pas que c'est vous ?
-Monsieur...
-Merde ! Bon... Vous deux, err... Vous semblez être des fusiliers.''


Il pointa son doigt vers les deux moustachus, qui restèrent muets en signe d’acquiescement.

''Mais vous deux, vous êtes qui ?''

Il tourna son corps vers la brune et le troufion qui portait un masque avec une tête de mort dessus... Quelque chose de complètement détestable pour un commandant martial comme Dole.

''1ère classe Franck Dewitt.
-Julie Grandieux, je... Je suis médecin...''[/b]

Dole leva un sourcil quand il entendit le dernier mot.

''Médecin, eh ? Putain de merde... Bien. A part vous, nous n'avons que deux toubibs. Dorian Falquin est débordé de travail ici et de l'autre côté de la ville, où vous entendez les tirs, on a Petiot qui doit aussi être sous un déluge de tirs. Il faut que je réfléchisse deux minutes...''

Dole marcha au loin, se mordant la lèvre inférieure, alors qu'on voyait la civière de Daubât passer et être mise dans le camion. Dole se rapprocha alors de l'escouade.

''Grandieux, c'est ça ? Vous montez dans ce camion avec les trois blessés. Aucun infirmier, aucune aide. Vous les stabilisez pour le trajet jusqu'à Lutèce. Quand vous arriverez à Lutèce, je veux que vous reveniez avec des fournitures médicales. On aura normalement fini l'opération. Compris ?
-Oui monsieur.
-Simon, petit, vous me prenez ces 3 là. Je sais que vous n'avez jamais reçu d'entraînement au commandement, mais avec vos blessures... Je vous laisse vers l'arrière. Allez, allez, on se bouge !''


Dole trottina plus loin, avant de mettre deux doigts dans sa bouche pour siffler vers un soldat d'Alpha-4.

''Vous, là ! Dans le camion, vous retournez à Lutèce tout seul ! Allez !
-OUI MONSIEUR !''


Le soldat fonça et se mit derrière le volant, alors que le médecin d'Alpha-R se foutu a l'arrière, pour être rapidement enfermée avec les trois blessés. Dole consulta son BEC-3000 pour voir la situation.

Alpha-1, tout d'abord. Barras, Maverick et un soldat étaient intacts. Un autre était dans le camion des blessés graves, et le dernier avait son cadavre près du bus.
Alpha-2 avait souffert comme pas possible. Vaillant était mort, son clebs aussi, et un dernier soldat dans le lot. Heureusement, Cobs, son chien et son camarade étaient encore en vie.
Alpha-3 était dans une situation moyenne. Blanchard avait son armure qui pouvait encore tenir, mais combien de temps ? Un de leur soldat était blessé grave. Deux autres avaient été soignés à la va-vite.
Alpha-4 venait d'arriver, mais déjà un de leurs soldat était repartis vers Lutèce.
Alpha-S était avec tout ses effectifs. Mais leurs infirmiers vont devoir sprinter dans ce qui allait suivre...
Quand a Alpha-R... Deux partis vers Lutèce, un blessé parmi les 4 derniers... Vu qu'ils avaient le seul tireur d'élite présent, ils étaient encore obligés de se battre.

Il fallait très vite reformer. En quelques minutes, Dole donna a tout le monde les ordres nécessaires.

Alpha-1 était maintenant composée du Major Barras, de Maverick, de leur soldat survivant, et de ce qu'il restait d'Alpha-2. L'effectif total était donc de 5 hommes et 1 chien.
Alpha-2 était a présent dirigée par l'Adjudant Blanchard et ses 4 hommes. On rajouta un homme qui faisait partie d'Alpha-4 pour pouvoir combler le tout.
Alpha-3 était le nouveau nom d'Alpha-R. Composé de 4 soldats blessés... On ajouta un des hommes d'Alpha-4 pour combler le tout.

Restait donc les 4 militaires qui venaient juste d'arriver. Ils restèrent derrière, avec les deux infirmiers d'Alpha-S, pour les soutenir dans ce qui allait venir.

Parce que ce qui allait venir, c'était vraiment pas beau...

Les soldats de Gaillard restaient couchés. Devant eux, a peu près une trentaine d'ennemis. Malgré leur vingtaine de tués, ils restaient de pied ferme devant le bâtiment tant défendu. Qu'on se rassure : 9 d'entre eux tenaient a peine debout, et 15 avaient des lacérations diverses qui les handicapaient. Mais ils avaient encore quelques cartes a jouer :

Dans un bâtiment, au loin, un tireur d'élite. Un dissident qui portait un superbe fusil DKS qu'il maniait parfaitement bien. Quiconque lève la tête se retrouverais avec un morceau de cuivre dans le cerveau... Si on voulait se bouger, il faudrait appliquer un tir de suppression en bonne et due forme.

Le gros bâtiment que tout le monde couvrait, c'était un très beau restaurant. Seul bâtiment encore intact (Ou qui ne cramait pas), il y avait sur le toit un autre dissident avec un fusil ferroviaire entièrement chargé, prêt a couvrir toute la zone.

Le restaurant était sur trois étages, auquel il fallait ajouter un toit et un sous-sol. Le bâtiment était un vrai fromage, bourré d'entrées par lesquels ont pouvait se faufiler. L'entrée était du côté sud, entre deux GBA en béton, mais on pouvait aussi entrer par une fenêtre cassée. A l'intérieur, une belle salle remplie de tables et de chaises. Une zone confinée. Heureusement, Barras portait un fusil a pompe FDM. Et il savait s'en servir...
Après les salles, on pouvait ou bien accéder à l'étage par un escalier, ou entrer dans les cuisines. Les cuisines étaient aussi accessibles directement depuis l'ouest, derrière un GBA doublé de sacs de sable où étaient cachés deux soldats. Depuis la cuisine, on pouvait continuer dans la salle ou bien aller dans le sous-sol.
Au premier étage, on trouvait le reste des tables. Un lieu beaucoup plus ouvert, très grand, où seul des pans de murs pouvaient faire office de couverture. Tout au bout de la salle, un dernier escalier, qui menait au deuxième étage.
Le deuxième étage était l'endroit où devaient vivre les propriétaires. Des chambres, des lits, des armoires... Toutes les portes menaient sur un long corridor. En passant par une porte, ou pouvait alors sortir dehors, sur une sorte de balcon, pour monter jusqu'au toit, où était le nid de mitrailleuse.

Une bien belle bâtisse, en effet. La FNF était arrivée ici pour prendre un énorme stock d'armes et d'explosifs qui leur appartenait. Tout était sûrement dans le sous-sol, l'endroit le plus logique pour y accéder. Mais pourtant, Philippe Noircet n'était pas en visuel. Qu'est-ce que ce salopard manigancerait ?

Qu'importe. Tout les soldats de Dole (A l'exception d'Alpha-S) se ruèrent jusqu'à la fin de la ruelle, pour se mettre ne position. Blanchard, Cobs, Maverick, Barras, le chien et les 2 soldats allaient charger. Dès que le signal fut donné, tout les hommes du commandant (Et lui compris) commencèrent a tirer, permettant aux six hommes de foncer aussi vite qu'ils le purent vers une voiture, où ils se couchèrent. Devant eux, pleins d'ennemis, près a être tués les uns après les autres.




Bilan:
 


Nouvelle carte:
 


Nouveaux ordres (Hannibal Cobs):
 
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Mar 12 Aoû 2014 - 16:03

Le nouveau groupe Alpha-1 resta couché dans la merde, tandis qu'au dessus d'eux, des tirs nourris provenaient du toit. Blanchard resta accroupi dans la rue, quelques balles ricochant sur sa grosse armure assistée. L'ennemi semblait brisé. Ils étaient tous blessés, et c'était un miracle qu'ils ne se soient pas repliés plus tôt.

Petiot avait les mains tâchées de sang alors qu'il tentait de stabiliser le soldat qu'il avait sous lui. Le sniper dissident tira a nouveau, et un soldat de la FNF fut projeté en arrière a côté de lui. Le médecin se retourna, lui administra un Med-X, avant de revenir a son blessé. Il allait avoir besoin de terminer cette merde rapidos...

''Couvrez moi, je vais jeter une grenade !''

La goule, plus tarée que jamais, sorti une grenade explosive. Elle la dégoupilla, s'élancea, avant de faire un beau lobe vers le toit. Les insurgés ennemis reculèrent instinctivement. L'explosion fut audible et visible par quasiment tout le monde. Aucune victime... Mais l'ennemi avait déguerpi.

Dans la rue, même chose. Plus personne n'avait envie de se battre. Il valait mieux léguer cette victoire à la FNF que crever inutilement. Les dissidents restèrent derrière, tirant sur leurs ex-collègues, tandis que la bleusaille du Bidonville recula en bon ordre. Immédiatement après, les troupes de Gaillard s'avancèrent, faisant feu sur les derniers résistants dans le bâtiment, et le sniper, qui ouvrit encore le feu, faisant deux autres blessés légers parmi la FNF.

Blanchard se leva, le MHC² dirigé vers deux soldats qui étaient derrière un sac de sable doublé d'un obstacle en béton. Le tir eut raison de leur moral. Les deux terroristes se réfugièrent dans le restaurant, en rampant, pour partir a l'intérieur. Maverick, Barras, et quelques soldats montèrent alors à l'assaut. Pendant ce temps, Cobs et des renforts provenant de la ruelle foncèrent vers la rue, droit devant, arrêtés simplement par des tirs provenant du resto.

Blanchard s'arrêta devant la porte de la cuisine, criblée de balle. Barras et Maverick prirent chacun un côté, alors que 4 soldats de la FNF se tirent prêts. Le gigantesque Adjudant fit un pas en arrière, avant de foncer en hurlant, explosant la porte. Tout le beau monde entra dans la cuisine en bon ordre, observant tranquillement l'endroit.


Des balles, des armes, du sang, de la pisse, des ustensiles de cuisine... Les hommes marchèrent doucement a travers ce bric a brac, stressés. Ils marchèrent droit devant, pour enfin trouver un petit escalier qui menait vers la réserve. Ils activèrent tous leurs lunettes de vision nocturne, avant de s'enfoncer dans l'obscurité de la cave.

L'air était rare, la pièce était humide, les murs complètement ravagés. Silencieusement, seuls leurs bruits de botte audibles et les horribles sons des ventilateurs de l'armure EADS troublant l'ambiance, les soldats se retrouvèrent a l'intérieur. On entendait quelques gémissements, tandis que les militaires se détachèrent et se mobilisèrent a travers la pièce.

Sur une table, il y avait un pauvre insurgé ouvert. Son médecin avait dû se barrer, le laissant ici pour crever. Il devait pas avoir 15 piges... Sur un mur, assis, se trouvait le cadavre froid d'une femme, les yeux ouverts, vides...

Mais surtout, dans la pièce, on pouvait trouver des armes.

Barras et Maverick s'approchèrent, fouillant a peu près tout, ignorant les plaintes et gémissements du gamin qui crevait. Ils regardèrent les fusils, les balles, et surtout, la dynamite, en quantité astronomique. Le major goule vit alors un tiroir avec pas mal de documents. Il retira son masque balistique, et sorti une lampe torche, qu'il alluma avant de se l'enfoncer dans la bouche. Il fouilla rapidement les documents. Les signatures, les noms, les bons de commandes... Tout un tas de paperasse qui rendra ravi Lutèce. Maverick posa une main sur l'épaule en état de décomposition de la goule.

''Vous trouvez quelque chose ?''

La voix de Barras était un peu modifiée par l'objet qu'il tenait entre ses dents.

''Desh nomsh... Des chosehs pas trèsch utilesh comme chat... Mmm... Ché intérechant...
-Quoi ?
-On dirchait...''


La goule retira la lampe torche, que Maverick attrapa pour illuminer le document.

''On dirait que le groupe qu'on affronte est une sorte d'union...
-Où ils ont trouvé toutes ces armes ?
-Sûrement le Trident. Il faudrait en sécuriser quelques unes... Le département ingénierie pourra sûrement mieux nous aider.
-Bien...''


Maverick sorti alors son BEC-3000 pour parler avec Dole.

''Commandant ? Jackpot. On a quelques documents, inutilisables tel quel. Mais on a des armes qu'on pourrait désosser pour en retrouver, peut-être, la provenance...
-Bien. Continuez votre recherche dans le restaurant. J'envoie des hommes récupérer autant d'armes que possible.
-Tout de suite.''


Le Major et l'Adjudant remirent leurs masques balistiques, avant de remonter vers la cuisine. Ils défoncèrent alors une autre porte, pour entrer dans la salle du restaurant. Quelques ennemis sortirent alors en courant, alors que d'autres montaient à l'étage. Enfin, deux ennemis sautèrent par la fenêtre... L'un d'eux fut harponné par le chien de Cobs, et un autre mis a terre par un soldat de la FNF. De nouveaux prisonniers...

Qu'importe. Le groupe devait foncer à l'étage, en espérant que l'ennemi sur le toit serait coincé. Derrière eux, Dewitt et le reste des hommes de Martin foncèrent dans la cave, pour sécuriser autant de documents que possible. Leur entraînement d'exploration les ayant sûrement entraînés a repérer ce qui est utile et ce qui ne l'ai pas...

Les 7 soldats, dont un énorme en EADS, montaient au premier étage. Le reste du restaurant était là. Des tables, des chaises détruites... Un feu de camp au milieu de nulle part. Il y eu quelques tirs, mais le cœur n'y était pas. Les soldats se cassèrent vers le dernier étage, ou sautèrent carrément des fenêtres pour échapper aux républicains. Le fait que Blanchard passait devant jouait sûrement a leur trouille bleue.

Enfin, finalement, ils accédèrent au dernier étage. Et, étrangement, l'ambiance changea du tout au tout... Le sniper au DKS décida finalement de plier bagage, jetant une mine derrière lui pour couvrir son échappée. Il glissa d'une corde déjà pré-installée, avec son collègue, et prirent la poudre d'escampette dans la nuit. Pendant ce temps, les 7 mecs étaient dans un long couloir, sûrement un hôtel de fortune avant-guerre...

Blanchard resta devant. Derrière lui, les 6 hommes se répartirent. Barras et Maverick prirent chacun 2 soldats. En trio, en même temps, ils ouvrirent deux portes, observèrent vite l'endroit, et prirent ce qu'ils purent de papiers. Ensuite, ils revenaient dans le couloir et avançaient lentement. Une fois... Deux fois... Trois fois... A chaque fois, ils trouvaient dans les pièces des choses étranges. Des morts sur les lits, un soldat qui se jeta hors du restaurant pour s'écraser en bas sur la route, des papelards plus ou moins utile, des flingues... Ils n'avaient plus qu'à faire cela deux fois, et ils auraient a sécuriser le toit.

Arrivés au quatrième groupement de deux portes, les hommes se préparèrent. Maverick défonça la sienne, et Barras tira une chevrotine dans la poignée de celle qu'il était chargé d'ouvrir. Mais il n'y a rien de pire qu'un plan bien préparé.

A peine Maverick eut-il ouvert la porte, qu'il se trouva nez-à-nez avec trois dissidents qui tenaient la porte en joue. Deux avaient un FLAMAS braqué sur la porte, le troisième un pistolet PL-A1. En une fraction de secondes, tout allait se jouer, dans un chaos difficile a transcrire.

Le dissident avec le PL-A1 ne tira pas. Il baissa son arme et marcha de côté, gênant le tir de son collègue dissident. Il semblait presque glisser... Mais le troisième ex-FNF, lui, déchargea son FLAMAS sur un de ses anciens frère d'arme. En effet, devant lui, Maverick plongea, un militaire derrière baissa son arme, et commença le tir. Les deux hommes furent touchés au torse, dans leurs gilets pare-balle identiques. Le dissident agrippa son ventre et sembla basculer en avant, alors que le soldat de la FNF reculait en se tenant le torse.
Immédiatement après, Maverick leva son FLAMAS vers ce qui semblait être le chef dissident. Celui-ci continua de tourner. Maverick appuya sur la détente, mais tout les arcs ne venaient que cribler les murs. Alors que le dissident armé d'un FLAMAS se prépara a tuer l'Adjudant, son collègue, armé d'un PL-A1, fonça en premier.
Il asséna un croche du gauche, bien en hauteur, avant de donner un coup de talon droit derrière le genou de l'Adjudant. Celui-ci était mis a terre instinctivement. Son collègue, qui venait juste de lever son arme, tira dans le couloir, où il toucha le dernier soldat de Maverick, qui occupait la porte. Celui-ci s'écrasa a terre, tandis que le canon froid du PL-A1 toucha le cou de Maverick.

Le bordel était complet, en a peine quelques secondes. Mais le chef dissident ne tira pas sur Maverick. En effet, alors que Blanchard se retournait, en armure assistée, une main souleva l'Adjudant. Il fut traîné, un large bras bloquant presque sa respiration, écrasant son cou. Le dissident debout souleva son collègue blessé, tandis que l'Adjudant Blanchard attrapa ses deux alliés et les foutu hors de la porte. Barras et ses camarades se mirent a couvert derrière le mur, et a l'intérieur, une voix se fit retentir.

''Personne ne s'approche !''

Barras se mit dans l'entrée de la chambre, son FDM en main. Les deux dissidents avaient déjà sauté, et il ne restait que le chef, qui avait son pistolet sur la tempe de Maverick.

''Lâche-le ! Lâche-le !!''

Derrière son masque balistique, le dissident souriait. Il leva son bras, et fit tomber un objet métallique sur le sol. Une grenade incendiaire.

''Fils de pute...''

D'un mouvement brusque, le dissident parti en arrière, a travers la fenêtre, toujours accroché à Maverick. Les deux hommes s'écrasèrent dans la rue, lourdement, alors que la large explosion se déclencha, laissant un énorme incendie dans tout le deuxième étage.

Tout les soldats de la FNF dans la rue stoppèrent leur avancée en voyant ça. Et c'était le moment rêvé pour les insurgés de se casser... Sur le toit, des cordes tombèrent, et plusieurs hommes glissaient hors du bâtiment, avant de se casser en vitesse dans la nuit noire.

Le chef dissident retira Maverick de ses jambes et s'injecta vite un stimpak. Il eut juste le temps de lui exploser la tête avec un coup de pied bien asséné, avant de partir hors de la zone, un document vital dans les mains.

Dans le restaurant, les 6 hommes qui restaient étaient dans la merde totale... Barras restait couché, les flammes tout autour de lui. Il se leva difficilement, avant de donner quelques ordres, a bout de souffle, la fumée entra dans ses poumons.

''Allez ! Allez, on se casse !''

Il souleva un bout de bois hors d'un de ses collègues. Tout le monde se mit sur ses jambes difficilement. Ils foncèrent hors de l'endroit, abandonnant tout simplement toutes potentielles preuves ou prisonniers.

Qu'importe. Tout le monde était en vie. Et les insurgés étaient en débandade. Dole retira son képi et l'écrasa sous ses jambes, complètement enragé par ce qu'il voyait. Les soldats de Simon et Dewitt quittèrent la cuisine, portant quelques caisses d'armes et des documents.

Quelques minutes plus tard, c'était le moment du nettoyage... Plusieurs soldats et infirmiers montèrent les différents blessés et les amenèrent vers la station-service. Maintenant, Petiot, sa fille, Falquin et un dernier infirmier pouvaient efficacement traiter autant de personnes que possible, c'est à dire 6 blessés vraiment grave pour l'instant. Les deux bâtiments en flamme, eux, continuèrent de brûler dans l'obscurité, alors qu'on rassembla les 3 morts de la FNF devant la station, ainsi que 5 ou 6 prisonniers qu'on avait pu faire.

Le reste de la nuit se passa rapidement. Au bout d'une trentaine de minutes, le camion revint, avec des ingénieurs de combat a son bord. A ce moment, les deux bâtiments étaient déjà complètement embrasés. Il n'y avait plus rien a espérer.

On mit les blessés a bord, on rassembla ce qui avait pu être sécurisé, les cadavres de la FNF, plusieurs trucs récupérés sur des morts... Et tout le reste rentra a pied, vers l'avant-poste Salpêtre.

Officiellement, l'opération Tilsit était un succès. Après tout, la République avait dû bien tuer près de 30 ennemis, sans oublier sécurisé une cache d'armes et des explosifs. De plus, toute la zone qui servait d'avant-poste a l'ennemi était maintenant bien cramée.

Mais la vérité était bien moins luxueuse... Dole avait perdu 5 soldats, et se retrouvait avec pleins de blessés. Et il ne fallait pas oublier l'attentat qui avait causé la mort d'un militaire, ainsi que 8 blessés.

Les soldats de la FNF, crevés, marchaient lentement vers l'avant-poste bien dépeuplés, sûrement pour aller se coucher, ou boire un coup avant de rentrer à Lutèce lorsque le soleil sera dans le ciel. Tout ce putain de bordel en moins de 24 heures... Ou bien c'était un atroce gâchis, ou bien c'était une superbe victoire. Mais tout le monde sentait un goût amer après cet engagement.

Après tout, les insurgés n'auraient qu'à se reconstruire, panser leurs plaies, et revenir dans la zone. Le lendemain, leurs hommes seront perçus comme des martyrs. Ils n'auront pas de problèmes de recrutement.

********

Dole venait juste de rentrer dans la base, maintenant quasiment vide. Il se baladait dans la boîte de nuit, pleine de sang, de débris, ou de fumée. Il s'assit lourdement sur une chaise, observant la zone, abasourdi et ennuyé par tout ce putain de bordel.

Mais il était loin, très loin de la fin...

Un soldat s'approcha de lui, et se mit au garde-à-vous. Dole s'épongea le crâne avant d'observer ce soldat au rapport.

''Oui ?
-Le commandant Pestagaupe aimerais vous parler.
-Où est-il ?
-Dehors.''


Le soldat parti sans un autre mot. Dole se leva lentement, le regard morne, avant de continuer dans ce qui restait de ce vieux bâtiment. Il observa un groupe de soldats dehors, près du feu de camp, qui buvaient de l'alcool, se détendant un peu après avoir entendu les balles siffler tout autour d'eux. Ils ne rigolaient pas. Ils étaient silencieux, pensant sûrement a leurs camarades tombés au champ d'honneur. Ils levèrent silencieusement leurs verres quand ils virent le commandant passer devant eux. C'était difficile a interpréter... Du respect martial pur ? Ou bien quelque chose de plus complexe ? Qu'importe. Dole s'enfonçait dans la nuit noire, derrière l'avant-poste silencieux. Il n'y avait quasiment aucune sentinelle. Les insurgés avaient reçu un sacré coup. Ils n'allaient pas revenir avant un moment.

Dole chercha Pestagaupe. Dans la nuit noire, c'était difficile de voir quelque chose. Il se retourna vers une lumière, dans la boîte de nuit. Le Poste Médical de Falquin et Petiot... Petiot était rentré avec les blessés, mais Falquin et son infirmière devaient sûrement être en train de ranger le matériel.

''Je suis ici, Dole !''

Le commandant se retourna, et leva son BEC pour faire un peu de lumière. Il distingua difficilement quelque chose dans la nuit. Une figure qui se tenait au dessus de la ville en ruine. Dole baissa son BEC, et s'approcha de Pestagaupe. Il éteignit la seule source de lumière qui surplombait la zone, avant d'attendre silencieusement, les mains dans le dos, a côté du fils du membre du CR.

''Est-ce que vous savez ce qui va arriver maintenant ?
-Quoi ?
-Vous êtes dans la merde jusqu'au cou, Dole.''


Pestagaupe sourit et se retourna doucement vers l'autre commandant, son regard emplit d'une haine que les mots ne suffiraient pas a décrire.

''Vous savez, Dole... Je vous aurait presque trouvé sympa. Abruti, certes... Mais sympa. C'est... Dommage que vous faites preuve d'un manque de respect impitoyable envers ma personne. Je me demande pourquoi... Serais-ce de la jalousie ?''

Dole laissa un rire léger sortir. Il continua d'observer le commandant.

''Attendez... Vous êtes sérieux ?''

Dole poussa alors un autre rire, avant d'enfoncer sa main sur son visage. L'autre commandant fronça les sourcils dans un regard de hargne terrible.

''Jaloux ?! De vous ?! Ce serait la meilleure chose a jamais arriver ! Je préférerais me couper la bite avec du verre pillé que de devoir être une seconde dans vos chaussures ! Non mais vous vous rendez pas compte ? Votre grade, c'est votre maman qui vous l'as donné. Vous n'avez aucun courage, aucune habilité... Vous n'avez rien part votre mère !
-Assez ! J'en ai marre de vous, bandes de ploucs de soldats ! Vous êtes tous les mêmes ! Vous êtes couverts de boue et vous croyez qu'il y a quelque chose de respectable avec ça ! J'en ai part dessus la tête de vous TOUS !''


Il fit un pas en avant, avant de pointer du doigt le commandant.

''Vous tous... Vous êtes tous les mêmes... Avant, Madof vous protégeaient. Mais plus maintenant... Je vais faire de vous tous un exemple... Vous tous, qui m'avez manqué de respect, a MOI. Vous, Dole, je vais amener le dissident capturé à Lutèce. Vous allez être viré de l'armée ! Et tout vos soldats, là, qui vous suivent sans raison ? Le sale sous-fifre avec son chien, le docteur qui me gueule dessus comme si j'étais de la merde, la goule puante, l'attardé de sept pieds neuf pouces... Même ce sale connard de capitaine borgne et sniper, je suis sûr qu'il vous respecte plus que moi ! Tout le monde, je vais vous envoyer en première ligne ! Chez les amazones ! Je vais vous détruire tous, un par un ! Je vais vous envoyer dans la boue, sous les balles ! Dans les radiations ! Vous allez être violés, tués, brûlés ! Je vais faire de vous tous un exemple ! Vous allez tous apprendre que Madof a explosé et que désormais la FNF appartiens au Conseil Républicain ! L'armée va finalement respecter ses maîtres ! Et...
-Vous ne portez pas de BEC.
-Bien sûr que non, je ne suis pas un sale plouc qui porte un FLAMAS !
-C'est dommage... ça vous aurait sauvé la vie...
-Quoi ?''


Dole leva sa main droite, et la ferma en un poing. Il fit alors le plus beau crochet qu'il ait jamais rêvé de faire dans sa vie. Ses phalanges s'écrasèrent sur la mâchoire de Pestagaupe, qui échappa de la salive alors que sa tête parti violemment vers la droite. Le commandant blondinet s'écrasa a terre, sous le choc de ce qui venait de se passer.
Dole resta a l'observer, avant d'étendre sa main. Il venait de signer la fin de sa carrière. A moins... A moins qu'il termine son travail.

''Vous... Vous venez de... De me...''

Dole ferma lentement les yeux. Après tout, ça devait bien se terminer comme ça... Il ouvrit lentement son manteau, et en sorti un superbe couteau de cérémonie de la FNF. Il fallait que ça ressemble a du travail de psychotique.

''Pestagaupe... Est-ce que vous avez déjà entendu parlé des malebranches ?
-Que... Quoi ?!''


Le reste, ce n'était pas de très grande importance. Après tout, l'avant-poste était quasiment entièrement endormi... Et Dole avait reçu un petit peu d'entraînement quand a ces choses.
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Dorian Falquin
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Mer 13 Aoû 2014 - 16:39

***


Dorian était assit sur un mur à l'extérieur du camps, n'ayant rien à faire, il observait les étoiles. La nuit était tombée depuis bien longtemps et la visibilité était très difficile. Il faisait redescendre la tension de la journée en fumant un peu et en restant au calme. Camille et les brancardiers rangés le matériel médical à l'intérieur de l'avant poste - Dorian s'étant auto-dispensé de cette corvée -. Alors qu'il était là depuis une dizaine de minutes, une voix familière l'interpella :
- " Félicitation Falquin, vous et le groupe médical à fait un très bon boulot aujourd'hui, grâce à vous on a pu éviter la mort de bon nombre de soldats. " 
Pestagaupe continua son chemin, il s'enfonça de plus en plus dans la nuit et disparut alors du champs de vision du médecin. Alors qu'il s'était remit tranquillement à observer le ciel, une autre personne passa non loin de lui, cette la personne ne le remarqua pas et continua sa route tout droit dans la même direction que Pestagaupe il y avait quelques instants. 
- " Dole, je suis ici. " 
C'était la voix de Pestagaupe.
Il semblerait alors que c'était Dole la deuxième personne. Encore une entrevue explosive. Dés que les deux hommes étaient ensemble la situation était électrique. Le médecin se demandait alors si c'était une bonne idée d'aller jeter un coup d'oeil pour éviter que la situation dérape. Il descendit du mur et se mit alors à chercher les deux Commandants, se qu'il trouva finalement était ce qu'il regrettait en venant là, Dole en avait eut assez ...
- " Putain Commandant lâchez-le, vous allez le tuer. " 
Le médecin attrapa le Commandant et le fît basculer en arrière dans la boue. Mais Dole, le Commandant Dole lui expliqua tous le plan, son plan, qu'il avait mis en place, n'en pouvant plus de Pestagaupe. Dorian ne pouvait pas le croire, la situation semblait futile. Mais c'était trop tard. La F.N.F ne pouvait perdre deux Commandant une soirée. " Monsieur, bien. " Que pouvait-il faire d'autre ... ? Dole finit alors d'expliquer le plan. Dorian décida ce soir qu'il le mènerait à bien avec Dole. Un coup de feu brisa le silence de la nuit. La phase deux allait commencer. " Commandant... " Le médecin se retourna et envoya un coup de poing en plein sur le nez du Commandant, on pu entendre un craquement, il était seulement cassé mais un bon débit de sang était présent, ce qui était un plus pour la mascarade.  On pouvait voir les projecteurs du camps s'allumer et ratifier la zone à la recherche du coup de feu. Le médecin prit une grande inspiration :
- " Ici !!! "
Les projecteurs se braquèrent sur le trio.


***

Pestagaupe et Dole avaient été ramenés en urgence au poste médicale. Dole toujours dans son rôle, hurler et insulter les dissidents et surtout Noircet. Dole savait où il voulait aller et pour ça il était très fort. Dole fût mis à part pour que l'ont soigne son nez tandis que Pestagaupe devenait l'affaire de la section médicale du moins, de Dorian et Camille. Pestagaupe  fût placé sur le poste médical et tous le monde fût inviter à sortir : 

- " Sors toi aussi. "
- " Pas question, je vais t'aider attends. "
- " Je t'ai dis de sortir, alors maintenant tu le fais Camille. "
- " Non Dorian, je reste point barre, commence pas. "
- " C'est un ordre Camille, un ordre de ton supérieur. " 
- " Je vois, dans ce cas. " 
Et voilà dernière phase. Dorian attrapa une seringue de 120cc vide. Maintenant ça allait être simple, il ne restait plus qu'a injecter de l'air dans le sang et Pestagaupe finirait par faire une embolie à cause des bulles d'air qui vont se balader entre son coeur et ses poumons. Dorian ne se fît pas prier et injecta l'air dans la veine du bras gauche de Pestagaupe, il injecta aussi un stimpack et du med-x pour fluidifier le sang et effacer toutes les preuves, maintenant il suffisait d'attendre... C'était fini pour Pestagaupe

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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Mer 13 Aoû 2014 - 20:50

Le commandant était couché sur un brancard, a hurler des insultes alors que Camille tentait de le réparer. Putain de merde... Qu'on ne se mente pas : Falquin lui avait collé un super pain, peut-être même qu'il avait adoré faire ça...

Dans la nuit, on voyait des tas de lampes torches, l'aboiement du chien de Cobs, une flopée de soldats qui courraient hors de l'avant-poste à la recherche de Philippe Noircet, qui venait d'agresser et tuer un commandant. Pourquoi ? Sûrement pour venger Renaud, qui avait été brûlé vivant... Il voulait causer une douleur atroce à Pestagaupe en vengeance. Si Dole n'avait pas tiré un coup de revolver, et si Falquin n'était pas arrivé... Peut-être que lui aussi serait mort !

Pauvre Pestagaupe... Certes, Dole le détestait, mais mourir comme ça ? Non... C'était trop, beaucoup trop.

Finalement, Falquin sorti de sa salle, le regard triste et miné. Le pauvre commandant... Quand sa mère apprendra ça, elle mourra de tristesse. Dole se mit sur ses jambes, alors que Camille l'arrêta.

''Non, non ! Je vous assure, ça va !''

Il se leva difficilement, avant de mettre sa main sur l'épaule de Falquin.

''Vous avez fait tout ce que vous avez pu... Et vous avez sauvé beaucoup de vies aujourd'hui, caporal. Mais ne vous inquiétez pas. Vous serez récompensé a votre juste valeur...''

Il tituba dans la boîte de nuit. Quasiment aucun soldat était présent. Tous gardaient l'enceinte ou étaient à la recherche de Noircet. Mais où était-il passé ?

Dole regarda en haut. Le soldat qui gardait le dissident avait disparu, sorti au premier coup de feu. Et si Noircet en avant profité pour sauver son camarade torturé ?

Le commandant fonça a l'étage, malgré l'atroce douleur, et ouvrit la porte. A l'intérieur, le dissident trembla et protégea ses yeux de la lumière qui entrait. Avant qu'il ne puisse dire un mot, il avait la main de Dole qui écrasait sa bouche.

''Chut ! Chu-chu-chut ! Écoute moi ! ÉCOUTE MOI !''

Il observa derrière lui, nerveusement.

''T'as de la chance... Philippe Noircet est venu te sauver !''

Les yeux du dissident s'illuminèrent, terrifié. Dole le lâcha et recula.

''Tes camarades sont partis vers le nord. Écoute moi bien. Tu vas sortir rapidement par la porte de droite, tu descend les escaliers, et tu traverse le parc. Après, tu te contente de COURIR. Si ils te trouvent, tu vas sûrement passer un sale quart d'heure...''

Le dissident se mit faiblement sur ses jambes, tandis que Dole sorti une gourde d'eau qui lui donna. A ses pieds, on pouvait voir de grosses gouttes de sang tomber.

''Merci... Pourquoi vous faites ça pour moi ?
-C'est pas pour vous que je le fait...''


Il sorti dans le couloir, avant d'observer toute la zone.

''C'est bon, allez ! Partez !''

Le dissident quitta l'endroit en marchant rapidement, par la sortie que Dole lui avait emprunté. Le commandant sorti alors de sa poche son superbe couteau de cérémonie. Noircet était connu pour les utiliser sur ses victimes... L'avantage, c'est qu'aucun des couteaux n'était gravé, et Dole avait eu la bonne idée de porter des gants alors qu'il l'utilisa.

Il eut une pensée, pendant un moment, envers Akhaten... Il ferma ses yeux et repensa a elle... Un large sourire se dessinait sur son visage...

Si elle savait, elle serait sûrement fière de lui...

Dole lâcha le couteau par terre, dans un coin de la pièce. Noircet l'aura laissé derrière, comme un message vers les chiens de la République.


******




Rapport de mission A9B-127B
Opération ''Tilsit''
Adressé au : Général d'Armée Gabriel Hénin
Par : Commandant Thomas Alexis Jacques Dole

Monsieur,

Ci-joint a ce document mon rapport complet et détaillé de l'opération Tilsit, lancée pour Janvier 2178 avec comme objectifs que je résume ici :
-Évacuer et relever l'avant-poste Salpêtre.
-Reprendre le contrôle de la zone autour de Salpêtre et organiser des patrouilles pour défendre la zone.
-Trouver l'avant-poste des terroristes responsables de l'attaque de l'avant-poste Salpêtre.
-Détruire l'avant-poste des terroristes ainsi que leurs ressources.

L'opération aura été extrêmement compliquée, et j'ai bien peur qu'elle refasse beaucoup de vagues dans nos locaux. La raison est très simple. Comme vous avez déjà dû l'entendre, le commandant PESTAGAUPE est tombé au champ d'honneur.

Étant donné ses relations familiales qui remontent jusqu'au Conseil Républicain, nous pouvons nous attendre a devoir renforcer la zone.
Mais pire que tout, mes hommes ont découvert des documents extrêmement compromettants dans l'avant-poste ennemi, que nous avons trouvé et détruit. Il semblerait que les ennemis que nous affrontions soient beaucoup plus nombreux que prévus.

Pour commencez, sachez que la présence de la dissidence est confirmée dans la zone. Tout les soldats du capitaine GAILLARD pourrons vous confirmer avoir immédiatement reconnu le capitaine Philippe Noircet. Il a effectivement échappé à l'attentat de Métropolitopia et nos diverses tentatives d'assassinat.

De plus, deux autres hostiles de très haute importance ont été confirmés. AMAURY BASKERVILLE, le fils de Stanislas le Révolté, et son gang de marxistes. Mais également MYRIAM GANZ, la quasi-anarchiste qui ne tiens pas dans son cœur la République.





Les prochains mois vont être mouvementés pour la FNF. Il me semble clair que nous avons grandement sous-estimé les forces dans le Bidonville. En tout, 7 soldats de la FNF sont morts en moins de 48 heures. Voici leur liste complète :

-Soldat 1ère classe Martin Millet, section Patrouille. Mort lors de la défense de l'avant-pose Salpêtre.(Voir rapport Adjudant en charge de l'avant-poste).
-Soldat 1ère classe Michel Thierry, section Infanterie. Mort lors du sauvetage du capitaine Daubât. (Voir rapport du Major Barras et celui-ci).
-Soldat 2ème classe Fabien Quentin, section Infanterie. Mort lors du sauvetage du capitaine Daubât. (Voir rapport du Major Barras et celui-ci).
-Soldat 2ème classe Nicolas Pivert, section Infanterie. Mort lors de l'assaut de l'avant-poste. (Voir ce rapport).
-Caporal Daniel Mondestin, section Infanterie. Mort lors de l'assaut de l'avant-poste. (Voir ce rapport).
-Adjudant François Vaillant, section Infanterie. Mort lors de l'assaut de l'avant-poste. (Voir ce rapport).
-Commandant Jean Pestagaupe, haut-commandement. Assassiné par le dissident Philippe Noircet. (Voir ce rapport).

Sachez également qu'un très grand nombre de blessés a été ramené à Lutèce. La gravité des blessures est très variable, moi-même ayant eu besoin de soins.

Les deux blessés les plus sérieux sont le Capitaine Daubât, qui a été sérieusement brûlé, et l'Adjudant Gaye Maverick, qui a été victime d'une très grosse commotion au crâne.

Je vous laisse donc librement lire le reste du très long rapport que je dois vous fournir.

J'enverrais, de plus, une lettre personnelle à la mère du commandant Pestagaupe.

Je vous présente mon sincère respect.

Thomas Dole.










Rapport sommaire en complément du rapport détaillé (Rempli par : Commandant Thomas Dole)

Jour 1

Départ 09-32.
Aucun homme ne manquant à l'appel.

Effectif : 35 hommes section Infanterie total.
Armes spéciales :
-1 camion de transport.
-1 armure EADS.
-1 mitrailleuse lourde MHC².

Arrivée 10-01

Prise en charge des divers blessés. Début des patrouilles.

Évacuation 10-24

Le médecin Petiot quitte l'avant-poste avec plusieurs blessés.

10-32

INCIDENT : Le Capitaine Martin Daubât, exploration, est attaqué par des hostiles.
Le Major Barras interviens avec plusieurs hommes.
Les hostiles sont tués ou chassés malgré la perte de deux de nos hommes.

22-34

Briefing et appel du soir.
Aucun incident.
Les relèves sont toutes effectuées.

00-08

Début des opérations.

02-45

Début de la bataille.

Daubât et ses hommes prennent sans encombre un bâtiment.
Ils éliminent plusieurs hostiles au fusil de précision.
Nous lançons l'assaut.

02-55

La station-service est prise malgré la perte de 2 soldats, dont Vaillant. Au même moment, nous déplaçons nos hommes. Un soldat est tué.

03-00

La route est attaquée par nos troupes.

03-05

Daubât est attaqué.
RENAUD, le dissident, est tué.
Daubât reçoit des grenades incendiaires. Nombreux blessés.

03-15

Gaillard lance la charge. Nombreux blessés.

03-23

Nous attaquons le bâtiment.

03-31

Le bâtiment prend feu. Nous évacuons quelques preuves.

03-45

La zone est déclarée comme sécurisée. Nous commençons le nettoyage.

04-50

Retour vers Salpêtre.




Clôture du rapport

Général,

Après lecture de ce rapport et des preuves que nous avons récupéré dans la base, il me semble nécessaire de planifier notre prochaine action.

Je suppose que vous convoquerez les différents hommes du commandement-joint et de nos services de renseignement, ainsi que la milice du Bidonville pour savoir ce que nous devrons faire.

En attendant, nous devons toujours parler du sort des soldats qui ont été placés sous mon commandement, soit plus d'une cinquantaine de troupes.

Je garderais cela très simplement : Tout mes hommes, sans aucune exception, ont fait leur devoir avec une bravoure bien supérieure à ce que la FNF leur demande. Ils sont un exemple d'audace, de savoir-faire, d'adaptabilité, de rigueur et de puissance qui est sans pareille a mes yeux, et ce malgré mes dix années de commandement.

Tout mes hommes, sans aucune exception, devrons recevoir une bonne évaluation sur leurs dossiers.

De plus, les hommes de l'avant-poste Salpêtre et les membres de la section d'Exploration du capitaine Daubât devrons également recevoir la même bonne évaluation, au cas où ils devraient demander des promotions ou des décorations.

Malgré tout, quelques noms sortent du lot.

Pour commencer, les 7 soldats qui ont été tués. Chacun devra bien sûr être décoré, et leurs familles recevoir les pensions. La pratique n'est pas nouvelle.

Le capitaine Daubât et ses hommes ont fait preuve d'une ténacité légendaire. Je n'ai pas le pouvoir de les recommander, étant donné qu'ils font partie d'une section différente, mais je demande au commandement-joint de donner les promotions ou les décorations qu'ils jugent nécessaires a ces soldats.

Le caporal-chef Dorian Falquin, l'un de nos médecins pendant la bataille, a été un gestionnaire hors-norme et un maître dans l'art des soins rapides. Malgré le fait que deux hommes sont morts alors qu'il tentait de les soigner, il a réussi a sauver la vie de près d'une dizaine de nos soldats.
Ce n'est pas la première fois que Dorian Falquin se distingue ainsi, mais malgré tout, il reste dans une position de militaire du rang.
J'utilise donc mes propres pouvoir pour le recommander. Je demande que soit accordé à Dorian Falquin, non seulement une évaluation positive sur son dossier, mais également une pension militaire pour bravoure, une décoration à l'Ordre de Valeur du Corps Médical, et enfin, que le caporal-chef Dorian Falquin soit inscrit sans conditions nécessaire à l'école des sous-officiers de Lutèce, de façon a ce qu'il puisse devenir sergent d'ici à quelques mois.

De plus, deux noms semblent me venir pour des recommandations :

Le Major Barras a été formidable. Tout les soldats qui ont attaqué vous dirons qu'il était en première ligne, pour diriger, préparer, motiver, et se battre face aux hordes psychotiques. Il me semble nécessaire de décorer le major Barras, mais également de l'inscrire à l'école d'officiers subalternes de Lutèce, de façon a ce qu'il puisse devenir aspirant immédiatement, et qu'il puisse également devenir sous-lieutenant d'ici à quelques mois.

Hannibal Cobs, maître-chien, a été un très bon soldat. Son adaptabilité et ses capacités à continuer d'agir malgré la mort de son supérieur hiérarchique est admirable. Il me semblerais bon de décorer le soldat Cobs à la Légion de la Bravoure, ainsi que de lui permettre de devenir soldat 1ère classe.

Ainsi, Général, je clôture mon rapport. J'espère être très vite fixé quant à la suite des opérations.

Je vous présente l'assurance de mes sentiments distingués.

Thomas Dole.



Dernière édition par Thomas Dole le Jeu 21 Aoû 2014 - 13:03, édité 2 fois
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Hannibal Cobs
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Mer 13 Aoû 2014 - 21:02

La bataille était terminé. Après que lui et le reste de son équipe furent évacuer vers l'avant poste , il passèrent au check up médical. Après s’être fait nettoyer ses blessures superficielle par l’infirmière , il se posa dans une remise a l’arrière de la boite de nuit. Il se posa contre le mur. L'axiété était là. Est ce due a la redescente d’adrénaline , ou de Med-X ?

Trop de gens étaient mort aujourd’hui. Le soldat avec la cervelle éclaté , le soldat criblé de balle lors de l'assaut , et Vaillant mort d'une hémorragie. C'était pour cela qu'il avait signé. Un massacre géant , la pourriture , et tout cela au nom de grands idéaux. Cobs le savait deja avant d’intégrer la FNF. Mais voir cette boucherie en application , c'était une autre histoire. Mais ses officiers étaient néanmoins compétent. Il avaient éviter le pire. Le commandant avait bien ficelé son opération. Mais peut être que les Terres Désolé ne méritaient pas de recevoir la civilisation. Qu'ils restent dans leurs pourriture , qu'ils se crèvent seuls , que l'on épargne les soldats. Le manque d'alternative , et sa redencente firent péter les plombs de Cobs. Il frappa toute les boites de la remise , et les étagères. En frappant une armoire il entendit un bruit de verre tapant contre le mur en béton.

Il regarda deriere l'armoire. C'était une bouteille de Vodka. Il ignorait depuis combien de temps elle était là. Avant guerre ? D'avant la FNF ? La planque d'un des soldats en poste ici ? Quoi qu'il en soit , il ouvrit la bouteille. L'odeur était infâme. Il en goutta une gorgé. C'était un véritable tord boyaux avec un gout de detergant agricole. Il se posa contre le mur et sentit l'alcool monté. Il s'alluma une clope. C'était effervescence. Il oublia presque ce voyage au bout de l'enfer qu'il passa aujourd’hui. Il allait avoir une promotion au vu de ce que le commandant lui avait dit avant l'assaut , et de ses actes de courage. Cette perspective ( et le demi litre de Vodka ingéré ) l'aida a tenir le coup.

C'est alors qu'il entendit quelque chose tapé la porte de la remise. Il se leva pour ouvrir. C'était RASOIR. Son brave compagnon canin qui lui avait plusieurs fois sauvé la mise en ce jour. N'importe comment , il ne serait jamais arrivé a tout ca sans ce chien.

- " Eh mon pote , j’espère qu'ils font des medailles pour les chiens ?" Lanca t'il a l'animal
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Martin
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Mer 13 Aoû 2014 - 23:20

Martin se réveilla dans un camion. Il était pas bien du tout. Pas de douleur mais tout était flou, froid, et surtout il ne ressentait rien. Aucune émotion. Aucune sensation. Il avait été touché aux jambes, brulé, son bras était bandé de l'épaule à l'avant bras.
Le pire c'est qu'il était pas seul dans le camion. Deux autres types qu'il ne connaissait pas semblait être dans le même état que lui.
Le capitaine se dit que il devait être salement touché pour avoir été envoyé à Lutèce. Car il y avait de la place pour d'autres blessés. Or ni Simon, ni Dewiit n'était présent.
C'était la merde.

« Ça va monsieur ?
- Ça pourrait aller mieux.
- J'imagine. Vous avez été blessé à plusieurs endroits, votre pronostic vital n'est plus engagée. Sauf que vous devrez rester en pause pendant un sacré bout de temps.
- Bordel, ça voudra dire que je devrais rester dans mon lit.
- Non mais plus de combat avant un moment. »

Martin ne répondit pas. Son visage, plein de boue et de sans séché, reflétait sa pensée. Il aimait être dans l'action. Malgré la douleur. La mort. La peine. Les cauchemars la nuit. Il était fait pour ça. Sa place était sur le champ de bataille. Il l'avait compris dès les exercices en réalité augmenté à l'école Napoléon. Chan aussi l'avait compris. Les types des sections pénales aussi. Les juges de la cour de justice militaire aussi. Tous savaient.
De toute façon il pourrait remarcher. Repartir crapahuter dans les terres désolées. Viser, tirer, tuer. Ces putains d'insurgés étaient des psychos comme les autres. Trahir la FNF ou s'opposer à elle montrait qu'on était pas sain dans sa tête. La fourmi contre le géant. C'était David contre Goliath. Mais à la fin c'était David qui gagnait. Les juifs semblaient apprécier les histoires où le faible gagnait contre le plus fort. On sentait que leur histoire était pas claire.

« Capitaine restez avec moi !
- C'est bon, c'est bon...
- On sait pas trop si vous avez autre chose. Alors surtout ne vous endormez pas !
- C'est bon pas la peine de vous inquiéter doc...
- Si ! Vous ne savez pas ce que vous faites ! Des gens peuvent se soucier de vous ! (des larmes commencèrent à couler sur ses joues). Pensez à votre ancienne équipe ! A Dewiit, aux autres. A moi ! »

Il n'y avait jamais vraiment pensé. Pour lui se battre comme il le faisait c'était normal. La seule façon de sauver un maximum de soldat quitte à en mourir. Il avait échoué à Nanterre. Ici non.
Or il n'hésitait pas à envoyer des soldats à la mort. Seul l'exemple pouvait motiver ces cadavres en sursis. L'exemple c'était leur chef : l'officier. Martin était un officier.
Cependant quand le chef mourait la plupart du temps l'escouade se débandait et plus de soldats mouraient. Le but du jeu était de faire 50/50. 50% d'exemple, 50% de sûreté. Sauf qu'avec Martin c'était 75/25. Pas un bon truc.
Puis il était souvent concentré dans son rôle de soutient à distance et le rôle de son équipe était d'être discret. Le combat violent et rapproché c'était un truc de troufion de l'infanterie. Ceux de la cinquième escouade l'avaient appris à leur dépend.

« Capitaine ! »

Julie s'était jeté sur lui. En pleurs.

« Restez avec moi ! »

Martin ne répondait pas. Il était en train de trembler.

« Martin ! »

Elle l'embrassa langoureusement. Le capitaine ne fit rien. Il n'était pas mort. Juste... choqué. Il venait de prendre conscience d'une chose. Il comptait pour de gens.
Julie pour commencer. Chan aussi. C'était son mentor, il avait pris sous son aile le capitaine quand ce n'était qu'un aspirant. Puis ses coéquipiers. Ils avaient confiance en lui. Et jamais il n'avait trahis leur confiance. Leur mort était normale pour des militaires. On pouvait faire des erreurs.
Il ne se pardonnerait jamais cette erreur ci. Mais son équipe avait fait son travail. Lui aussi. Seul le hasard et la malchance avaient tout gâché.

Martin rendit son baiser à la belle médecin.
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MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    

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Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.

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