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 Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.

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Thomas Dole
MessageSujet: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Mar 17 Juin 2014 - 21:22

Du pont couvert de barbelés qui relie Lutèce à l'avant-poste Salpêtre, il y a 50 minutes de marche. A votre droite, vous pouvez observer le bois de Boulogne. Les arbres gigantesques, les cadavres qui attendent devant, l'odeur étrange, les bêtes sauvages qui courent, des yeux qui scrutent silencieusement... Un endroit glauque et terrifiant. A votre gauche, vous pouvez voir le Bidonville de Lutèce. Du moins, une très longue lignée de fils barbelés, où on pouvait, a un moment, voir un cadavre accroché dessus et deux prisonniers des vautours essayer de l'enlever. Le barbelé... Surnommé ''séchoir'' pendant la 1ère Guerre Mondiale, selon une revue d'avant-guerre que Dole avait lu. Derrière ce sinistre séchoir, on voyait des taudis, des tentes, de la boue, un mec qui apparemment avait été lynché. L'odeur, aussi. L'odeur de la nature mutée. L'odeur de la chair en putréfaction. Et au milieu, il y avait EUX. La Force de la Nouvelle France.

On dit que l'Enfer est pavé de bonnes intentions. Des yeux de Dole, cette expression était a prendre littéralement. Ils étaient sur une route d'avant-guerre, l'Avenue Charles de Gaulle. Une superbe construction, qui allait descendre vers l'Arc de Triomphe, un monument gigantesque dédié aux innombrables victoires que la France ai jamais entrepris.

Pourquoi est-ce que la FNF était là ? Elle aurait pu rester sur son île. Peut-être au pire s'étendre près de cette île. Pourquoi Paris ? C'était tout un symbole... C'était CE symbole. Paris. Le grand Paris. Paris la magnifique. La ville qui date de plus de 2000 ans. On avait pas appelé Lutèce ''Lutèce'' sans raison. On voulait reconstruire l'Histoire. On voulait reconstruire une identité, un passé. On voulait recommencer comme des gaulois avec des rêves de Citadelles gigantesques. C'était Paris. Puis la France. Puis, peut-être, l'Europe.

Quand est-ce que la FNF a perdu tout espoir ? Dole avait pas 18 piges quand la FNF s'est installée à Lutèce. C'était l'époque où leurs uniformes étaient encore kakis. Mais Paris avait bien vécu sans la République. Ils avaient de nouveaux codes, avaient une nouvelle idée de la nation. Pour eux, la France, c'était juste une vieille idée, un pays comme un autre qui a été ravagé par ses choix chauvins et belliqueux. Le drapeau tricolore n'était plus qu'un papier toilette et l'Arc de Triomphe n'était qu'un morceau d'oppression d'un petit gang ami avec la République.

Voilà ce que leurs bonnes intentions d'empires bénévoles leur avait rapporté. Des morts par centaines. Un monstre vénéré en héros. Une guerre face a tout un peuple. Un territoire blessé. Des manipulations dans l'ombre. Et maintenant, on se retrouvait a se battre a quelques kilomètres de Lutèce. Dans un coin du cerveau de Dole, une idée commençait a se développer. Quelque part, elle a toujours été là, mais les événements récents lui faisait se demander : Et si c'était la fin de la République ? Et si Lutèce allait tomber ? Dans ce cas... Il faudrait mieux changer de camp avant que le vent tourne.

Le camion ralenti. Devant eux, il y avait un pont, dont la moitié de la structure était tombée sur la route. On apercevait une ombre sur le pont. Le camion commença a s'engager sur la gauche, et a se déplacer sur l'Avenue de Neuilly. Alors qu'ils traversaient, le camion restant à la vitesse des hommes, un soldat de la FNF leur fit un grand signe de bras, ce a quoi le camion répondit par un beau klaxon. Ils étaient maintenant en hauteur, sur un gros pont où en contrebas gisait des boulevards jonchés de morceaux de ciments, provenant de bâtiments écrasés. Et devant eux, sur un gros rond de verdure : La place de la porte Maillot. L'avant-poste Salpêtre et sa vingtaine d'hommes.

La place de la porte Maillot était stratégique. Proche a la fois de Lutèce et des négriers, elle était en plein territoire sûr. Enfin... Territoire sûr jusqu'à l'attentat d'il y a quelques heures. Tout les boulevards autour avaient une barrière, une petite construction en sac de sables et des barbelés. Les hommes n'étaient pas suffisants pour couvrir tout les endroits a la fois, aussi, il fallait se présenter bien en évidence pour être contrôlé.

Allons décrire un peu l'environnement : Déjà, au milieu, sur la place proprement dite, on voyait des constructions. Des tranchées, des sacs de sables, de gros tas de boue avec des tentes. Pourtant, personne ne vivait là, où on était trop exposé à la pluie ou aux balles. Non, là où les gens se mettaient pour dormir et foutre leur poste, c'était le Palais Maillot. L'ancienne boîte de nuit...

Il y avait une station service devant, aujourd'hui complètement calcinée. D'ailleurs, pour ce qui est de toute la structure du Palais en entier, il n'y avait plus grand chose : L'hôtel Hyatt Regency était atomisé, il ne restait plus que les fondations. Le palais des Congrès avait été rasé. Seul le Palais Maillot autorisait encore un abri.

Il n'y avait pas de mirador. Les deux tireurs d'élite de l'avant-poste se positionnaient sur des ruines de bâtiment. Les patrouilles, qui avaient en principe lieu 24h/24, se faisaient par unité, donc par groupes de 5. Ils faisaient des allers-retours qui duraient une heure sur chaque boulevard, tournant a chaque fois, a chercher des mines, des goules férales ou des animaux sauvages. Ils utilisaient aussi leurs compteurs geiger pour détecter des radiations. Mais la plupart du temps, l'avant-poste ne servait qu'à accueillir des caravanes. Sauf aujourd'hui. Le gigantesque drapeau français, trônant sur un bistrot, était a l'envers. Le symbole de la détresse... Et les caravanes avaient bien pris soin de contourner l'endroit, voir même de rester à l'Arc de Triomphe.

Il avait mis le temps le trajet. Mais enfin c'était fini. Le camion vit devant lui les barrières se lever, et quelques soldats sortir de la boîte. Le camion continua tout droit, direct sur le rond-point, avant de s'arrêter sur un des longs rectangles de gazon. Les hommes dans le camion descendirent d'un coup, alors qu'un homme couvert de sang fonça vers eux. Il était en chemise, et posa une main sur le camion.

''Allez ! Allez, descendez s'il vous plaît !''

Dole s'approcha lentement vers lui, les mains droit devant. Il tenta de parlementer, alors qu'il désignait la boîte de nuit.

''J'ai 8 mecs blessés dedans, dont 2 dans un état critique ! Où sont vos médecins !''

Il posa sa main sur le collier de chemise de Dole.

''Médecins !''

Dole pointa du doigt vers le docteur Petiot, alors que déjà l'homme ensanglanté se barrer, persuadé qu'on le suivrait.

''Et merde... Petiot, Falquin, prenez tout le matériel et les infirmiers dont vous avez besoin. Il y a un chef ici ?''

Dole alla vers le milieu de la porte, a regarder des soldats complètement stoïques, le regard froid et vide. On aurait dit qu'ils avaient vu l'enfer. Sûrement leur premier combat...

''Bon, bon... Je vois, je vois... Messieurs, calmez-vous... Qui est le plus gradé d'entre vous ?''

Pendant que Dole parlait avec les hommes, le lieutenant Barras, la goule, s'approcha de l'Adjudant Vaillant.

''Jacques... Ces gamins là ont l'air d'avoir reçu pas mal d'explosifs... Tu peut prendre tes clebs et patrouiller près de la boîte de nuit ? Je te parie ce que tu veux que c'est de la nitroglycérine.''

Pendant ce temps, Gaillard et Pestagaupe organisaient vite des petites patrouilles. Les pauvres soldats de la FNF, totalement sous le choc, devaient vite être remplacés pour continuer a faire tourner l'endroit.

Et c'était que le début de la journée...
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Hannibal Cobs
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Jeu 19 Juin 2014 - 19:45

Le lieutenant Barras avait ordonné à l’Adjudant Vaillant de patrouiller avec l’équipe cynophile autour de l’avant poste a la recherche d’explosifs. Hannibal n’aime pas le lieutenant Barras, comme la plupart des Goules. Ca lui rappelait son enfance dans la médiathèque de Cergy Pontoise, avec son lot de Goules Sauvages tapant à la porte. Et puis leurs plaies ouvertes et leurs airs de cadavre ambulant le répugnait au plus haut point.

Quoi qu’il en soit les ordres étaient donnés.  Il fallait repister la dynamite.  L’avant poste était en sale état. Les fils barbelés protégeant la structure avaient voltigé, la façade du bâtiment était fissuré, et les soldats gardant l’avant poste étaient dans un sale état. Certains pissaient le sang, d’autre victime de séquelle post traumatique. Il s’attendait à autre chose pour sa première mission. Il pensait parader au milieu du bidonville, regardant de haut tout les rebuts associable, en exhibant son arme pour terrifié les petits pickpockets et autres drogués.   Mais il devait se rendre compte d’une évidence … la FNF n’était pas invulnérable a la cruauté et a la violence des Terres Désolée, en témoignait ce grand drapeau français hissé a l’envers sur la façade de l’avant poste.
Il fallait retrouver les auteurs de l’attentat. L’adjudant Vaillant se saisit alors d’une ampoule, contenant une micro dose de nitroglycérine. Il en donna une a Hannibal. Puis il la brandit devant le museau de son chien. Ce dernier par reflexe instinctif se mis à renifler sur le sol, recherchant une odeur similaire. L’adjudant Vaillant dit :


- «  Tu prend le coté Est , je prend le coté Ouest.  Prend deux soldat avec toi , histoire qu’on sache que tu sois crevé si tu tombe sur les méchants ! On se rejoint a l’arrière du bâtiment si tes encore vivant !»


Très sympathique ce type, se dit Hannibal ironiquement.  Il prit la micro dose de nitroglycérine, et la fit sentir a RASOIR. Ce dernier se mit alors en recherche. Les soldats suivaient Hannibal.
Ils entraient dans la rue. Le panneau calciné indiqua « Boulevard Gouvion Saint Cyr ». Un sacré bordel, il fallait slalomer entre une cinquantaine de carcasse de voiture calciné, et une dizaine de bus … au moins il y avait des positions pour se mettre à couvert en cas d’embuscade. Les deux soldats l’accompagnant étaient au aguets.  RASOIR cherchait toujours des traces d’explosifs sans succès.  Puis soudain il se mit en alerte, il avait flairé une direction … surement une piste !
Suivant le chiens slalomant entre les carcasses de voitures, ils finirent par arriver quelques rues plus loin devant un bâtiment a la façade éventré. Ca avait l’air d’être une sorte d’immeuble de bureau ou une agence immobilière d’avant guerre. Désormais certaines partie de la façade étaient tombé, laissant apparent certains bureau et même des escaliers … un bel exemple d’architecture post-apohaussmannienne !

La piste repéré par le chiens remontait a ce bâtiment. Hannibal , RASOIR , et les deux soldat freinèrent le pas. C’est alors qu’un bruit surgit de la rue dans leurs dos. Les soldats firent volte face FLAMAS chargé braqué sur la cible. C’était un bruit de chiens. Soudains surgit la silhouette de l’Adjudant Vaillant suivit des soldats l’accompagnant.


- «  Bravo petit gars , on a choppé la même piste ! Suis moi ! » lança Vaillant l’air goguenard.


Hannibal fut surprit par une telle sympathie spontané de la part de Vaillant. Il n’eut pas le temps de trancher entre le fait qu’il soit surement lunatique, ou que sa mauvaise humeur était simulée. Il fallait le suivre. Ils entraient par le mur écroulé du bâtiment. Au rez-de-chaussée une flaque de sang. Pas besoin du chien pour repister la source de ce sang. Quelques couloir plus loin se trouvait le cadavre d’un type , pistolet a la main , blessé au ventre par deux impact de laser. Sa mort avait surement dut être lente. Hannibal eut l’idée de fouiller dans les poches du cadavre. Il y trouva 15 anneaux , un briquet , du psycho , et un porte feuille. Dans le porte feuille il n’y trouva pas grand-chose , un papier griffonner avec des numéros : 7-45-79-30-21 , la carte d’un bar des Bidonville , et la photo d’une femme( qui rien ne saurait dire si la photo était récente ou datait du siècle dernier ).

- « C'est peu exploitable patron ...»

- « Ouais ce n’est pas grand-chose la bleusaille …  Va prévenir le commandant qu’on a retrouvé le cadavre d’un des responsable de l’attaque. »

Hannibal saisit ce qu’il avait trouvé dans les poches du gars, et retourna vers l’avant poste.
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Dorian Falquin
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Ven 20 Juin 2014 - 13:09


***


Dorian avait récupéré le maximum de matériel médical et avait suivi Petiot pour rejoindre l'autre type. Celui-ci les conduit alors dans une grande pièce où tous les blessés avaient été installé sur de vieux matelas aussi crasseux que la pièce, une odeur de sang mélangé à celui de la sueur parvenait jusqu'à Dorian. La journée allait être longue, ça oui. Le Sergent commença à donner des ordres aux "infirmiers", avant tout, il fallait déballer l'ensemble du matériel. C'était le moment d'attaquer les choses sérieuses. Dorian s'avança vers un des blessé les plus sérieux.
- " C'est possible de parler à votre médecin " Dorian s'était adressé à un soldat qui était adossé contre un des murs et qui aidé à déballer les sacs de matériel médical. L'homme se tourna alors vers Dorian, il fît alors une moue bizarre à l'intention du Caporal.
- " Il est allongé à côté de vous doc' " Répondit-alors le soldat. " Quand Quentin s'est fait avoir " il montra un autre soldat allongé - qui avait l'air d'allé mieux que le médecin - " Deschamps est sorti direct pour essayer de traîner Quentin à l'intérieur et la deuxième c'était pour lui et il a prit vachement plus cher. Putain, il a eut les couilles que certains d'entre-nous n'ont pas su avoir " 
- " Je vois. Ce qui est sûr, c'est que dorénavant la médecine c'est fini pour lui. " Dit alors Dorian pour lui même.
Dorian commença à relever les différents bandages fait à la va-vite. Il examina alors le médecin. La partie droite du médecin était brûlée au 3ème degrés, son nez avait été pulvérisé mais les voies respiratoires avaient l'air claires et dégagée - ça fait un bon point au moins - , de multiples entailles et brûlures étaient alors visible sur le torse du soldat, mais celles-ci étaient de moindre mesures et peu dangereux pour la santé du médecin qui de toute façon était déjà à moitié mort. Son pied gauche était aussi dangereusement abîmé mais malgré ça il s'en remettrait avec un peu de rééducation. Pour l'instant Dorian devait s'occuper de son visage dont les brûlures étaient plus que visibles. Il retira son bandage, son orbite avait doublé de volume et crée une bosse sur la droite de son visage. Alors qu'il s'y attendait pas, alors que le patient semblait plus qu'inconscient, il se réveilla brusquement en essayant de se relever sans succès puisque Dorian le retenait fixement par les épaules pour pas qu'il bouge.
- " Deschamps, Deschamps ! Regardez-moi " Il tourna sa tête vers Dorian " Vous avez été blessé par une explosion d'accord, vous avez des blessures assez graves mais ne vous en faîtes pas je suis là pour vous aider d'accord ? "
- " Mon ... oeil. Je, je vois rien. " Lâcha Deschamps.

- " Effectivement, vous avez dû vous donner un coup au visage, je vais suivre le protocole d'accord ? Je vais vous inciser sur le côté de la paupière pour évacuer le sang comme vous, Hm ? Deschamps, Deschamps vous m'entendez. Putain il est retourné dans les vapes " Dorian contourna alors le blessé et alla s'agenouiller à côté du soldat mais cette fois du côté gauche.
Dorian soupira et se leva, cherchant son Sergent du regard. Il croisa Petiot du regard alors que celui-ci s'occupé d'un soldat un peu plus loin. Aucun n'échange de mot fût neccéssaire, le Sergent hocha légèrement la tête. Fais ce que tu as à faire, voilà ce que ça voulait dire. Dorian n'avait pas forcément envie, mais il devait le faire.
- " Infirmiers, apportez-moi : Du med-x, des coagulants, un kit pour garrotter, des compresses et la scie à os : on va amputer " Lâcha Dorian à l'attention des infirmiers


***

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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Ven 20 Juin 2014 - 14:32

Dole rentrait dans ce qui restait de la boîte de nuit, une bonne partie de l'endroit ayant été démoli par des jets de dynamite. Pour pouvoir les lancer, il fallait un sacré angle de tir. Ce qui permet de se demander comment est-ce que les assaillants ont fait pour arriver si près...

Devant le commandant, il y avait un mec qui titubait, et qui portait les galons d'Adjudant. Apparemment, le capitaine de l'avant-poste était parmi les blessés, alors ce sous-off était le remplaçant. Heureusement pour cette merde d'endroit, André Gaillard avait pris les devants. Au moment où Dole était rentré, 20 soldats de la FNF avaient déjà été dépêchés pour faire des patrouilles et des recherches rapides dans une bonne zone, avec le lieutenant Barras comme officier exécuteur. Leur travail été simple : Fouiller les bâtiments, les ruines, les portes, les tranchées dans lesquelles on a pu se cacher.

Pestagaupe suivait Dole de près. Il ne voulait pas le lâcher. Pestagaupe, Pestagaupe... Ce connard suffisant avait provoqué la rétrogradation de Dole, mais celui-ci avait réussi a se refoutre confortablement dans son siège après une seule opération. Pestagaupe n'en revenait pas, et ça le rendait méfiant. Mais Dole ferait une connerie, tôt ou tard. Une connerie assez grosse pour qu'il se retrouve en bas. Voire même hors de la FNF. Il n'avait rien contre Dole, cette sous-merde était même pas un rival... Mais c'était un taré qui serait prêt a lui faire payer. Et il ne voulait pas perdre la face avec tout ses copains...

L'Adjudant alla dans une sorte d'arrière-salle. Il titubait gravement, mais sans pour autant laisser du sang derrière lui. Sûrement en état de choc. Il s'approcha devant la porte d'un vestiaire où se trouvait un cadenas, et s'arrêta net. Dole, les mains dans le dos, attendit quelques instants avant de parler :

''Qu'est-ce que vous voulez ?
-Le prisonnier... Il est là dedans...''


Dole fit un pas en avant, et colla son oreille à la porte. Aucun bruit.

''Vous l'avez pris comment ce prisonnier ?
-Quand notre médecin a explosé... J'ai vu trois hommes se lever, près d'un talus de terre... Ils devaient se replier... Nous... Enfin, je veux dire, moi et quelques mecs, on s'était déplacé vers la station service, pour avoir un angle de tir... On a vidé nos chargeurs vers eux et on a vu ce mec tomber. On l'a récupéré plus tard...
-Il a pas eu d'attention médicale ?
-Pour quoi faire ? Ce sale chien a tué l'un des nôtres !''


Dole attrapa le cadenas dans sa main.

''Cet homme est sûrement le seul lien vers d'autres criminels. Pestagaupe, allez voir les médecins. Dites leur de venir ici quand tout les blessés de la République seront stables...
-Et vous laisser avec le prisonnier ? Vous me prenez pour qui ?
-L'avenir de la République est en jeu, commandant ! Allez-y !''


Dole se foutait ostensiblement de sa gueule. Il voulait juste être seul avec le prisonnier, tout les deux le savaient. Mais Dole était dans son bon droit de l'ordonner, surtout devant un témoin. Le fils a sa maman leva les yeux au ciel avant de partir, marchant très lentement vers l'infirmerie de fortune, où, bien sûr, les médecins lui diront qu'ils sont trop débordés pour venir.

''Donnez moi la clé, Adjudant.''

Le soldat attrapa une clé métallique dans sa poche, et Dole fit tomber le cadenas par terre. Il appuya sur la poignée et ouvrit violemment la porte, alors qu'une odeur pestilentielle lui entrait directement dans les narines.

Il était dans un vestiaire de boîte de nuit, pleins de cintres accrochés dans des armoires, deux glaces brisées, des tables, quelques vêtements poussiéreux, et au milieu de la pièce, sur une chaise, un pauvre mec en sale état.

Il avait les cheveux noirs dégoulinant de sueur, et se tenait fermement la hanche droite. Elle était brûlée par plusieurs impacts de laser. Il saignait, ce qui était étrange vu que le FLAMAS était une arme a énergie... Il avait sûrement dû être tabassé ou poignardé après. Il portait des vêtements totalement normaux pour les terres désolées, avec l'exception qu'il avait un gros gilet pare-balle et un écusson de la FNF. Pas de toute a avoir. C'était un dissident.

Dole regarda derrière lui, voyant l'Adjudant qui louchait un peu.

''Allez donc boire un bon coup d'eau, adjudant, et annoncez-vous au Lieutenant Barras si vous voulez aider. Vous le reconnaîtrez, c'est une goule !''

Dole lui fit un sourire protecteur. L'Adjudant lui fit un salut militaire avant de partir. Une fois qu'il était dans les escaliers, le commandant poussa au loin le cadenas avec son pied, avant de fermer la porte. Il leva son bras, tira sa manche, et appuya sur quelques boutons du BEC-3000. Immédiatement après, une gigantesque lumière blanche illumina la pièce. Dole s'approcha du mec, et lui foutu le bracelet dans les yeux du dissident, qui fit quelques gémissements.

''Hey hey hey !!! Comment ça va ? Hmm ? Eh ah ! Oh, on se réveille ducon !''

Il lui donna une énorme claque derrière le crâne, avant de tirer une chaise vers lui. Il retira son BEC, le posa par terre, la lumière aveuglante pointée vers le pauvre type, qui se protégeait les yeux avec sa main. Dole s'assit tranquillement sur la chaise, a l'envers, les mains sur le dossier.

''Salut. Tu peut m'appeler Thomas.''

Dole avança sa chaise, se montrant un peu dans la lumière. Il avait toujours le sourire paternel qu'il avait donné à l'adjudant il y a quelque minutes. Mais ce n'était plus le même sentiment qu'il donnait. Il se créait une scène. Il se donnait un genre. Il était au théâtre. Son sourire montrait ses dents carnassières, son ton était devenu glauque. Il cherchait a terrifier, et des yeux du mec blessé, assoiffé et aveuglé, cela fonctionnait.

''Alors ! Toi et moi, on va avoir un petit moment ensemble. Et ouais. On va devenir copain. On est copain toi et moi ?''

L'officier taré foutu sa main au fond de sa poche, et en tira un stylo de psycho.

''Je suis pas un mec violent tu sais. Du moins, pas d'ordinaire. Ma maman et mon papa m'ont toujours dit que j'étais spécial. Merde, tout le monde m'a dit que j'étais ''spécial'' quand j'y pense ! Toi aussi ils te disaient ça, non ? Tout le monde dit ça. Ils avaient raison, hein. J'suis spécial.
-Pi... Pitié...
-Oh putain, arrête le mélodrame ! Tu te crois où ? Putain, les nerfs de certaines personnes ! Je m'ouvre envers toi, on est copain, voilà, et toi tu grommelle ? MAIS PUTAIN C'EST QUOI TON PROBLEME ?''


Dole leva la manche de son bras gauche, de nombreuses piqûres étant déjà présentes.

''Il faut que tu m'écoute. Et que tu m'écoute bien. Je vais te poser des questions. Tu vas répondre a ces questions. Quel est ton nom ? Qui est-ce qui t'as ordonné l'attaque ? Combien est-ce qu'il y a d'entre vous ? Où est-ce que vous vous cachez ? C'est simple, non ? Ah, pas besoin de répondre a cette dernière question. Juste 4, hein, copain ? Nom, nom du mec qui t'as demandé de buter des soldats de la République, combien d'autres connards il y a et où est-ce que vous vous terrez. Facile. Ah, et oui, merde, j'oublie tout le temps ! Est-ce que vous prévoyez un autre attentat prochainement ? Ben ouais, putain, faut pas oublier ça, ha ha !
-Eau... J'ai... Je... Eau...''


Dole s'arrêta immédiatement de parler. Il ferma les yeux. Il respira très lentement. Pendant quelques secondes, il se vidait l'esprit, il ne pensa plus a rien. Son torse se bombait et se réduisait avec chaque bouffée d'air. Puis, il s'enfonça le stylet de psycho dans le bras gauche. Il le vida entièrement, le retira, et le jeta en l'air, silencieusement, le seul changement visible étant ses muscles du visage qui s'étaient contractés. Dès que le psycho toucha le sol, il se retira en arrière, donna un coup de pied dans la chaise, avant de sortir son couteau et de foncer vers le mec pour le mettre sous sa gorge.

''Aloooooooooooooooooooooooooooooooooors ducon ? ON VEUT FAIRE CHIER, HEIN ?! QUAND J'EN AURAIT FINI AVEC TOI, TU TE METTRA A GENOUX POUR SUUUUUCER LE GLAND DU GENERAL HENIN ! JE FERRAIS UN COLLIER AVEC TES DENTS, JE SERAIS SÛR QUE TU POURRA PAS MOOOOORDRE ! AH AH !''

Le mec de la dissidence resta fixe, haletant fort, quand Dole planta le couteau entre ses jambes, sur la chaise, passant de très près devant son organe génital. Le pauvre mec hurla, d'un coup, sans pouvoir s'arrêter. Mais avant qu'il ne puisse réaliser, Dole lui donna un énorme coup de poing  dans la pomme d'Adam et récupéra le couteau. Le dissident s'attrapa la gorge, faisant des bruits bizarres, étouffant presque.

''Putain, mais ta gueule ! Je veux que tu parle ! PAAAAAAAAAAARLE !''

Dole était en train de délirer, le psycho fonçant a travers ses veines. La nitroglycérine qu'il prenait pour son cœur n'avait fait qu'empirer les choses. Il sentait son rythme cardiaque s'accélérer.

''Il n'y a pas trente mille façons de faire parler un homme, tu sais, ducon ! AH, AH AH !''

Dole donna un coup de poing dans l'entrejambe du dissident, qui cracha d'un coup. Dans une frénésie incontrôlable, Dole recommença. Un coup, deux coups, trois coups, quatre coups, cinq coups... Il arriva a douze coups simultanés dans les pauvres testicules du mec, qui maintenant se recroquevillait sur lui-même, de larges gouttes lui coulant des yeux.

''On va prendre UN PAR UN ! Déjà, qui est-ce que tu es ? Qui est-ce que tu es, petit pédé ! Eh eh eh !''

Dole s'agenouilla alors qu'il l'entendait balbutier.

''Hmm ? Qui tu es ?
-Se... Serge...
-Serge, Serge ?
-Sergent...
-Non. Non non non non...''


Dole se leva et quitta la lumière du BEC.

''Les sergents, ne jettent pas des explosifs sur leurs camarades ! Tu n'es pas un sergent ! EST-CE QUE TU ME COMPREND ?!
-Oui...
-C'est quoi ton nom ?
-Paul...
-Paul ?
-Paul... Leconte...
-Paul Leconte ? Putain, quel nom de merde... Ok, Paulo. Woh, putain, c'est du sport de te faire parler ! T'es marié Paulo ? T'as quelqu'un dans la vie ?
-Non...
-Non ? Putain c'est normal. T'échange pas, c'est incroyable ! Pas étonnant que personne ne t'aime !''


Dole posa un genou a terre, se mettant un peu dans la lumière.

''C'est pas grave Paulo. On est copain, toi et moi, hmm ? C'est parfait. Tu as répondu a une question sur cinq. C'est coooooool... Maintenant, attention, ah ah, ça va être important ! Je veux le nom du mec qui a commandité l'attaque ! Son nom, a quoi il ressemble, un peu, ouais, et puis peut-être où il habite, ont sait jamais !
-Lucile... C'est... C'est tout ce que je sais... Elle s'appelle Lucile...
-Oh, elle ! C'est une fille, hein ! Comment tu l'as rencontrée, Lucile ?
-Je sais pas, je... Je sais pas...
-Tu sais pas ?
-Non... Elle... Elle est pas avec la dissidence... Elle fait partie du Bidonville de Lutèce...

-Bidonville ? Tu te fout pas de ma gueule ?
-Non, non... Les mecs avec moi, ils étaient pas de la dissidence... Juste du bidonville...
-Ok, ok. Je comprend. Je comprend Paulo. Tu fais du bon boulot. Tu vois, t'arrive a me calmer alors que je déborde de psycho ! C'est trop coool ! Alors, alors alors, Paulo... Tu tombe pas dans les vapes, hein ? Tu veux que je te donne un petit coup, ça va te réveiller ? Nah, laisse tomber. Je t'en donnerais après les 3 autres questions... Combien est-ce que vous êtes ?
-Je sais pas... Il y a plein de gens dans le Bidonville... Plein de gens... Prêts a se battre contre la République...
-Ouais. Ouais je sais. T'énerve pas.
-La... PUTAIN... De République...
-Oh, on se calme là.
-LA... GUEEEUSE REPUBLICAINE ! HEIN ! C'EST CE QUE TU VEUX, SALE SUPPO DE MEEEEEEEERDE DE CE PAYS DE COUILLU ? TU VEUX TE PENCHER POUR TE FAAAIRE SODOMISER BIEN PROFOND ?
-Tu commence a t'énerver. Pense a ton cœur.
-VAS TE FAAAAAAAIIIIIIIIIIRE ENCULER ! VAS TE FAIRE FOUTRE ! GAH ! GAH AHAH ARH !''

Le dissident s'énervait tout seul, ses jambes trop faibles pour lui permettre de se lever. Il bougeait frénétiquement, de la sueur tombant lourdement du front. Dole se leva, monta sa jambe, et donna un énorme coup de pied dans ses parties.

''TA GUEULE ! TA GUEULE ! TA GUEULE PETIT POULET DE MERDE ! TA GUEULE TA GUEULE TA GUEULE TA GUEULE ! AH AH AH !''

Dole approcha son couteau derrière l'oreille du dissident, foutu son talon dans ses parties, et tira frénétiquement avec. Lentement, la lame pénétra son oreille, commença a faire le tour, dans un hurlement terrifiant et grave de l'ex-soldat de la République.

Le hurlement était suffisant pour être entendu hors du vestiaire et jusqu'en bas. Dole commençait a perdre son calme, et le psycho ne faisait que renforcer ce sentiment. Il finit de couper l'oreille, qu'il jeta au loin, avant de calmement replier son couteau.

''Je reviens dans deux petites minutes. Soit prêt a parler !''

Il replia son couteau, quitta le vestiaire au sautillant, avant de claquer la porte derrière lui. Immédiatement après, il donna plusieurs coups de poings répétés dans la porte, pour purger la haine qui montait en lui, avant d'aller s'affaler sur un canapé, en sueur et en sang.
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Hannibal Cobs
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Ven 20 Juin 2014 - 17:02

Hannibal sortit du bâtiment avec son chien pour regagner l’avant poste. Faisant le chemin inverse au milieu de la rue pleine de carcasse de voiture. Il trottait car il fallait donner les information rapidement pourvus quelle soit exploitable. De plus il ne se sentait pas trop de tomber sur une embuscade seul face à des dissidents.

Arrivé devant l’avant poste il tomba sur le Lieutenant Barras. Il donnait des ordres aux soldats venant d’arrivé et a ceux de l’avant poste. Hannibal s’approcha doucement, ayant une méfiance instinctive vis-à-vis des Goules. Barras se retourna et vit le jeune soldat approcher.


- «  Ah le petit nouveau ! La chasse a été bonne ? »


- «  Patron , on a trouvé un des assaillant de l’avant poste dans un bâtiment a deux rue d’ici »

- «  Formidable ! Il respire encore ? »

- «  Non patron, deux impact dans le bide … depuis qu’il est mort il respire moins bien ! »

- «  Ah elle est bonne celle là ! Vous l’avez fouillé ? »


- «  Oui on a trouvé quelques papiers , du psycho , et un pistolet 9mm »


- «  Bien rapporte tout ca au Commandant ! Il adore les histoires de chasse ! »


Hannibal tourna les talons. Il n’aimait pas trop les Goules , il ne comprenait pas comment une Goules pouvait bien servir dans la FNF. Mais il devait avouer que Barras dégageait quelque chose , c’était un bon officier.

Il entra dans le bâtiment avec son chien. En passant dans un couloir il fut pris par une forte odeur de sang. Il remarqua du mouvement dans une salle servant d’infirmerie improvisé. Les médecins qui était venus avec l’escouade tentaient de soigner les blessé de l’avant poste. Hannibal s’arrêta quelques secondes, glacé a la vue de certaines brulure. RASOIR lui avait l'air d'aimer cette odeur , il regardait en direction des blésses en sang en remuant la queue. C’était contre cela que la FNF se battait désormais. Des lanceurs de bombes, des terroristes, de la vermine s’attaquant à de braves soldats comme lui.

Continuant a travers les couloirs il croisa un adjudant et lui demanda ou se trouvait le Commandant Dole. Suivant la direction il entra dans la pièce. A l’intérieur, il trouva le Commandant Dole, le regard furieux , plein de sueur et de sang. RASOIR se posa a coté d'Hannibal , semblant toujours aussi excité par l'odeur du sang. Enfermer derrière une porte , il entendis les bredouillage d’un homme en pleine souffrance. Hannibal ne chercha pas plus loin :

- «  Commandant, on a trouvé le cadavre d’un des assaillants ! On a aussi trouvé sur lui quelques trucs qui pourraient nous aider »

Hannibal tentait de mesurer ses parles pour ne pas se retrouvé lui aussi dans la pièce d’a coté ! Il tendit ce qu'il avait trouvé sur le cadavre au Commandant , tachant d'eviter de se faire couper le bars dans la foulé.
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Dorian Falquin
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Ven 20 Juin 2014 - 18:59

***


- " Toi. Va me chercher une civière à l'arrière du camion. Tout de suite ! " Dorian Venait d'attraper le bras d'un des infirmiers qui venaient de passer devant lui. Le jeune soldat se dépêcha de se rendre au camion pour aller récupérer l'objet. L'ensemble du matériel dont Dorian avait besoin avait été regroupé dans un coin. " Ecoutez-moi j'ai besoin de deux autres gars, Bruno et Marc, avez moi. Que quelqu'un me fasse bouillir de l'eau de la façon dont il veut, mais je veux que les bandes soient dans l'eau chaude quand je donnerai le premier coup de scie. " Le soldat chargé d'aller chercher la civière était revenu aussi vite que possible. " Bon, on va faire ça dehors, ici ça grouille de merde, je fais pas la chose dans une pièce aussi crade que ça. Sortez moi une table dehors devant la porte contre le mur ! " 

L'ensemble du corps médicale était en effervescence, alors que Dorian et ses deux compères allaient s'occuper du docteur Deschamps, les autres s'occuper du reste des troupes plus légèrement blessées -le Sergent Petiot quand à lui s'occupait du deuxième soldat gravement blessé - Dorian avec l'aide plaça Deschamps sur la civière et avec la plus grande délicatesse, les deux hommes déplacèrent alors le blessé jusqu'à l'extérieur.
Le bras était en miette, le radius brisé à diverses endroits transpercé le peu de chair et de peau qu'il resté sur le bras du médecin, la main dont il ne restait que l'index et le pouce ne tenait encore au poignet que par grâce divine. La bras bien que garrotté, perdait encore une bonne dose de sang, mais par chance, un des soldats O- , avait donné un peu de sang pour éviter la mort du docteur. Dorian mis en place son patient. Bruno était allé chercher une sorte de réchaud branché à l'intérieur par une longue rallonge grise. Marc plaça le garrot légèrement au dessus du coude et serra de toutes ses forces. Après plusieurs minutes à injecter divers calmants et coagulants.
- " Bon on y va. Tenez le moi, j'ai pas envie qu'il soit prit d'un spasme alors que je suis en train de le découper, je veux pas abîmer encore plus son artère brachiale " Lança Dorian à ses deux infirmiers. Les deux hommes se placèrent de chaque côtés. Dorian récupéra une solution anti-bactérienne et la vida sur le bras de Deschamps avant d'en prendre une deuxième et cette fois en badigeonner la lame qu'il plaça légèrement en dessous du coude.
Dorian donna un coup sec, il trancha une bonne partie de chair avant de pénétrer l'os à mi-distance, alors qu'il allait entamer le deuxième coup, le médecin se réveilla en sursaut lâchant un hurlement à glacer le sang, malgré les calmants et anti-douleurs, se faire trancher un bras ne faisait pas du bien. Dorian n'hésita pas une seconde et redonna un coup de scie qui cette fois trancha net le [reste] de bras de Deschamps qui tomba alors au sol, libérant encore beaucoup de sang dont une giclée fini sur le visage de Dorian, il refît un deuxième garrot et plaça les compresses baignant dans l'eau chaude et le désinfectant et les plaça rapidement autour du moignon du médecin, qui une fois de plus avait fait un nouveau malaise. Une fois l'ensemble des soins effectués et après avoir vérifié après un peu moins de dix minutes que le saignement avait stoppé, Dorian et ses deux camarades purent soufflés. Les cris et l'opération à l'extérieur avait alors rameuté quelques soldats.
- " Tous les soldats qui sont O- , je veux que donniez un peu de sang à l'intérieur pour pouvoir faire quelques poches de plasma et je veux une transfusion rapide pour le médecin Deschamps avec le sang qu'il vous reste. Et que quelqu'un me trouve le Commandant Dole, il faut une extraction médicale pour les blessés ou je donne pas cher de certains " 



***

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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Ven 20 Juin 2014 - 19:34

Le commandant Dole était dans une sorte de demi-délire. Devant lui se dressait un soldat qu'il ne connaissait pas, mais qui venait de faire un rapport. Il resta dans un état de silence complet. De fortes acouphènes sifflaient dans ses oreilles. Le psycho était toujours là, a travers ses veines, coulant silencieusement et augmentant son rythme cardiaque.

D'un coup, il s'extirpa de cette léthargie et fixa le plouc qui était devant lui.

''Qui êtes-vous ? Vous venez m'interrompre comme ça ? Vous ne me donnez même pas un grade ou un nom ?''

Le commandant observa le toutou qui était posé a côté du soldat. Il sourit en coin avant de faire un mouvement de la tête.

''Ah. Joli le chien. Alors alors alors... Soldat, hein ? Je le vois sur vos galons... Je vais vous apprendre un truc : Quand on se présente devant un officier, même dans des circonstances comme celle-ci, on parle pas comme ça, mon cher. On arrive, on claque les talons, on fait un salut militaire, et on clame : ''COMMANDANT''. Eh eh... Enfin bref. Vous dites que...''

Dole vit plusieurs objets posés sur la table.

''Vous permettez ?''

Dole s'avança sur son canapé, laissant une petite trace de sang derrière, et observa les différentes merdes posées dessus. Il attrapa la crosse du pistolet. Un truc très simple d'avant-guerre. Assez rouillé mais ça tire. On doit en trouver pour 90 francs n'importe où. Dole fit tomber le magasin de l'arme. Il ne restait que 3 balles dedans, donc il avait dû servir.

''Dites moi, juste une question : Le cadavre, vous l'avez trouvé avec du sang ou des cendres ?''

Alors qu'il entendais la réponse du soldat, il continuait de chercher. Le briquet était inutile : Rien de gravé dessus. Il observa les 15 anneaux qu'il poussa vers le soldat.

''Gardez la monnaie si vous voulez. C'est inutile.''

Le psycho sembla plus l’intéresser. Et pas seulement parce que c'était sa drogue fétiche. Il observa le stylet, avant de renifler un peu l'intérieur.

''Ça, c'est de la daube, soldat. Voyez-vous, il y a deux types de psychos : Le psycho d'un groupe appelé H&V, d'une qualité incroyable, super facture, qu'on trouve au Moulin Rouge, au Parc des Princes et a quelques endroits très sélect. Et le psycho du Trident : De la pure merde et un produit de synthèse qui rend hautement dépendant. Et depuis les problèmes de Métropolitopia, il n'y a qu'un seul endroit où on trouve ce psycho : Le bidonville.''

Dole foutu le psycho dans sa poche, montrant ostensiblement ceux qui étaient déjà présent, sans se soucier d'avoir un témoin devant lui. Maintenant, il attrapa le porte-feuille, qu'il ouvrit. La photo d'une gonzesse et des numéros.

''Hmm... C'est étrange, hein. Encore la photo j'en ai rien a foutre, c'est sûrement n'importe qu'elle gonzesse... Mais le numéro... Un code... Peut-être un truc de casier. Mouais...''

Dole regarda vers la porte qui n'était pas verrouillée. Il eut alors une petite idée.

''Dites moi... Il y a un mec dedans... Un prisonnier de la dissidence... Vous pourriez demander a votre chien d'aboyer et de montrer les crocs ? Je trouve que ce serait génial...''

Dole se leva, fait craquer ses poings et alors qu'il allait rentrer a l'intérieur, un soldat moustachu, a bout de souffle, grimpa les escaliers. Il se pencha un peu, rempli de sang, et fit un salut militaire.

''Co... Commandant... On a un problème...
-Un problème ?
-Blessés sérieux... Ils doivent retourner a Lutèce ?
-Putain, j'envoie Pestagaupe en bas et... Merde... Laissez tomber. Vous avez pas des détails ?''


Le soldat avala sa salive et lâcha tout sans prendre une bouffée d'air :

''Soldat gravement blessé demandant exfiltration médicale vers base Lutèce monsieur...
-Combien ?
-Un... Pour l'instant...
-Ok, ok, calmons nous. On est qu'à 50 minutes a pied de Lutèce. Avec le camion qui roule a fond on réduit a quelque chose comme 20 minutes. Ecoutez moi bien, soldat : Dites au médecin Petiot de prendre un infirmier, des stimpaks, 4 soldats et qu'il conduise a fond jusqu'à Lutèce. AUCUN arrêt, pas même si un gamin se retrouve sur la route ! Qu'il prenne tout les blessés en état sérieu, pas seulement le gars qui pisse le sang.
-Bien monsieur !
-Ah ! Et attendez ! Prenez aussi le cadavre que les assaillants ont fait ! Ce sera ça de moins !
-OUI MONSIEUR !''


Le soldat parti en courant pour aller donner la nouvelle.

''Bien, bien. C'est génial. Où est-ce que j'en étais ? Ah oui. Je veux pas que vous tuiez le mec derrière la porte, mais faites lui la peur de sa vie. Ok ?''


Dernière édition par Thomas Dole le Lun 30 Juin 2014 - 21:51, édité 1 fois
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Hannibal Cobs
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Ven 27 Juin 2014 - 9:24

L’information mis du temps à monter jusqu’au cerveau d’Hannibal. Entrer, et torturer le prisonnier avec le chien ?

- «  Je n’ai pas été formé a ça mais ça peut être assez drôle ! » lâcha t’il spontanément à son officier supérieur a haute voix.

Hannibal entra dans la pièce. Le type était assis au milieu de la pièce, ensanglanté par les coups du Commandant Dole. Les yeux fermé de douleur, il pleurait la tête penché aussi vers les genou que les menottes le laissait aller. Hannibal se dit que le type était entre la souffrance et la terreur. Le type n’avait même pas remarquer Hannibal et son chien , il fallait au moins le faire réagir.
Hannibal se pencha en avant et ôta la muselière de RASOIR. Il envoya un coup sec sur la lèse et RASOIR aboya :

- « WHOUFFF »

Soudain le prisonnier arrêta de gémir. Il ouvra les yeux en direction du chien.  Il le regardait fixement pour voir s’il allait bouger. Hannibal ne comprit pas tout de suite la réaction du gars. Mais après quelque minutes de ce face à face de regard entre le prisonnier et le chien, il comprit enfin : le prisonnier était cynophobe (phobie des chiens). Pour s’en assurer Hannibal lâcha un peu du mou sur le lèse de RASOIR pour que ce dernier puisse s’approcher un peu, puis énerva le chiens qui ne cessa de grogner. Le type était pris d’une terreur sans nom, il avait oublié la douleur, la capture , ses camarades, ce qui comptait c’était cette grosse bête velue qui s’approchait.

- «  NOOON JE VOUS EN SUPPLIE ARRETER CA ! JE VOUS DIRAIS TOUT , MAIS PAR PITI … AHHHHHHHAHHHHHHAHHHHH ».

- «  Oh oui que tu vas parler mais d’abord on va un peu s’amuser ! »

Hannibal laissa RASOIR Mordre les pieds du prisonnier mais pas trop non plus. Celui-ci n’eut plus la force de crier, et tomba dans un silence léthargique. Hannibal prenait du plaisir à faire souffrir le garnement … rien qu’un sale traitre qui tue ses anciens camarades se disait t’il. Le Chien continuait a grogner a vouloir claper le prisonnier avec ses dents. Quand celui-ci se pissa littéralement dessus.  Dégoulinant de sa jambe, et tomba sur le sol, sa pisse empesta toute la cellule.

- «  Alors avec ca on va surement me filer une médaille ! »

Hannibal continua a faire rager son chiens contre son pauvre interlocuteur.
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Lun 30 Juin 2014 - 22:05

Dole se tenait tranquillement derrière, les mains dans le dos, un sourire ravi au visage. Une étrange comédie se passait devant lui, avec les ardeurs très vites calmées du pauvre dissident couché par terre, le pantalon souillé, le soldat de la FNF au dessus de lui, faisant aboyer son clebs.

Dole voulait appeler un peintre et immortaliser ce tableau a jamais. Il représentait seul les Terres Désolées.

D'un côté, on avait le soldat de la FNF. Il portait un bel uniforme gris-noir, martial, avec de belles épaulettes et un drapeau français cousu sur la manche droite, des lucioles rouges et une voix grave rendue terrifiante par le masque a gaz, faisant aboyer son chien aux dents acérées.

A ses pieds, il y avait le soldat meurtri. Son uniforme était un vestige de la République, le gilet troué, couvert de sang, noble et beau dans un sens romantique, et si ce n'était pour l'urine, on pourrait le prendre pour une statue.

Ce n'était pas un peintre que Dole voulait, finalement. C'était un sculpteur. Un homme qui grave dans le marbre ou la pierre cette scène comme un monument aux morts de la Grande Guerre. Mais pas à la gloire de la République. Plutôt contre elle.

Dole aimait l'Histoire. Il aimait la République. Il aimait cette superbe France, la France de Detaille, David ou Meissonnier. Celle de Carnot, Foch et Leclerc. Mais jamais, oh grand jamais, la République n'avait été propre. La Terreur, la Commune ou le GQG. La République a TOUJOURS été ''La gueuse''. Et aujourd'hui, sous les yeux de Dole se produisaient une scène a écrire dans un livre d'Histoire.

Il y avait ce maître-chien. Un soldat comme un autre. Un mec des Terres Désolées a qui on a donné un FLAMAS et un uniforme. Un homme cruel, mesquin, dangereux. Un mercenaire patriote, prêt a obéir au premier drogué taré aux épaulettes dorées. Pourquoi est-ce que ce soldat se battait ? La gloire ? L'honneur ? La patrie ? Des valeurs inventées de toute pièce par cette foutue République pour envoyer des millions au tombeau. Les guerres ont toujours eu une raison... L'argent, le rang, les religions, le sang... Mais la France avait un but athée et clair. La domination au nom du peuple. Une démocratie non-négociable où des classes sociales entières sont sacrifiés. La terreur de la majorité...

Le soldat a terre, en revanche, était le contraire même du soldat. Il était dans sa trentaine. Il était brave, il avait une décoration au poitrail. C'était un vétéran. Un homme qui avait salué Madof et défilé fièrement dans Paris, avec un but noble : Celui d'aider les Parisiens. Il avait été en première ligne pour voir l'arnaque de la République. Il avait décidé de trahir son drapeau au nom d'un idéal plus grand. Un idéal de liberté, d'égalité, et de fraternité. La devise qu'il avait décidé de respecter jusqu'à la mort plutôt que de vivre avec sa conscience lourde.

Dole était apolitique. Il n'était pas libéral, centriste, socialiste ou anarchiste. Il était l'archétype même de la ''Grande Muette''. Il n'avait aucune conscience du peuple ou de la nation. Il se battait. Il se battait un peu pour rien. Il se battait pour la reconnaissance, parce qu'il aimait ce jeu d'échec humain. Il n'écrivait pas de correspondances ou faisait des contrats oraux. Il se battait, et point barre. Le psycho mêlé a son jingoïsme sans patrie ne faisait que créer un plaisir dans l'armée. Pas dans la guerre, oh non... Il fallait être taré pour aimer la guerre. Enfin, un genre spécial de taré... Non, pas la guerre. Mais la chose militaire. Il aimait les uniformes, les saluts et l'esprit de corps. Il aimait voir des gens l'appeler ''Monsieur'' et devoir ordonner des tranchées. C'était son trip. Mais bref, tout ça pour dire, qu'à ce moment-ci, Dole était persuadé au plus profond de son âme qu'il n'y avait rien a sauver dans la République. Dole aura toujours des soldats sociopathes et idiots pour l'obéir.

''Bref !''

Dole laissa un petit rire avant de mettre une main sur l'épaule du soldat.

''On va se calmer un moment, hein ? Ah ah...''

Il sorti la photo que le dissident portait sur lui avant de la montrer au nez de l'ex-soldat.

''Alors, alors... Maintenant que t'es bien calmé, tu vas respirer un grand coup et me répondre... Est-ce que c'est la fille du Bidonville ?
-Oui...''


Le soldat haletait, et répondait d'une voix grave, tentant de reprendre un peu de dignité. Il gardait les yeux rivés sur le commandant, pour ne pas croiser celui du chien.

''T'es quand même bizarre... Être terrifié par un chien. Enfin, moi, c'est les insectes volants... J'suppose qu'on a tous un truc... C'est quoi votre truc, hein, soldat ?''

Alors que le maître-chien répondit, il empoigna le col du dissident.

''Écoute moi bien ! On joue pas a bon flic méchant flic ! Moi et lui, on est que le début de ce qui t'attends ! Si tu parles pas, on te ramène à Lutèce ! Tu auras une condamnation et tu pourrira dans la Fosse !
-NON ! LAISSEZ MOI MOURIR ! LAISSEZ MOI MOURIR !
-Si tu parles, je te promet de te coller une balle dans la tête moi-même ! Propre et rapide, hein ?
-Qu'est-ce que vous voulez ?
-Un plan, des noms ! Je veux savoir où sont les autres dissidents et révoltés du Bidonville. Je veux savoir où vous avez vos armes et tout ce que vous préparez...
-Je ne trahirais pas mes camarades. Vae Victis !
-Ok. Je te laisse avec le toutou.''


Dole lâcha le mec, attrapa son BEC qui était par terre, et claqua la porte derrière lui.
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Dorian Falquin
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Mar 1 Juil 2014 - 12:35

***


Le soldat envoyé plus tôt, était revenu pour confirmer l'extraction médicale, le Commandant avait accepté qu'un petit groupe utilise le camion pour envoyer les blessés plus sérieux ayant besoin de plus de soins vers Lutèce. Petiot devait alors rentrer à la base accompagné du nombre d'infirmiers suffisant et en apportant du matériel médicale pour le voyage jusqu'à Lutèce. Le temps du retour du soldat, Dorian était retourné à l'intérieur pour s'occuper des cas un peu moins grave : nettoyer, désinfecter, recoudre. La plupart n'était blessé que légèrement, principalement des entailles dû aux explosions, même si certaines n'étaient pas jolies, il en faudrait bien plus pour attenter à leur vie. Après une trentaine de minutes, la quasi totalité des soldats avaient subi les premiers secours. Il ne suffisait maintenant plus qu'à attendre que les soldats récupèrent aidés par les différents antibiotiques et autres analgésiques. Petiot s'avança jusqu'à l'entrée et posa ses mains sur ses hanches avant de se racler la gorge :

- " Bon écoutez-moi tous, je suis le sergent Petiot. Certains d'entre-vous doivent impérativement rentrer à Lutèce histoire de pouvoir avoir de meilleurs soins ce qui facilitera je l'espère un meilleur rétablissement et surtout un rétablissement plus rapide, j'ai une liste ici " Il leva une feuille de papier où était gribouiller les différents noms des soldats et le niveau de leurs blessures. " Ce que je vais appeler, seront ceux qui vont rentrer avec moi à Lutèce, bon je commence, excusez-moi si j'écorche vos noms : Philippe Gaillard, Marc Pintaud, Henri Millet et Victor Deschamps "

Le camion se rapprocha de l'entrée pour faciliter le transport de certains vers le véhicule. Les infirmiers allèrent chercher des civières dans le camion et chaque fût placer dedans à côté de Deschamps qui avait reprit connaissance. Petiot grimpa aussi dans le camion avec deux autres infirmiers. Le moteur du camion commença à vrombir. Petiot lâcha un petit " On se voit à Lutèce gamin" à l'intention de Dorian avant que le camion ne démarre et ne disparaisse de la vue du caporal. Dorian recula de quelques pas et s'apprêta à retourner à l'intérieur, une voix l'interpella.
- " Soldat ! Vous êtes médecin non ? Lui demanda l'homme.
L'homme s'était approché de Dorian, fallait bien avouer que le jeune ne savait absolument pas qui était cet homme, enfin il savait que c'était un gradé mais pas qui il était, Dorian était guère en mission et à part les faits rapportés, ils ne voyaient pas grand monde donc c'était plutôt difficile de connaître les différents gradés de l'armée.
- Oui commandant ! Dorian se mît au garde-à-vous couvert de sang et de sueur.
- J'ai besoin de vous pour quelque chose, rejoignez le Commandant Dole, je pense que l'ont a besoin de vous en haut jeune homme. Lui dit alors le Commandant Pestagaupe
- Oui Commandant. Je mis rend tout de suite monsieur. " 
Dorian se rendit alors immédiatement où se trouvait Dole sans difficultés après avoir demandé ça et là pour ne pas se perdre. Il finit par trouver le bon endroit après quelques minutes. Alors qu'il allait s'approcher de la porte, il tomba ne-à-nez avec Dole qui venait de sortir. Il se mit immédiatement au garde-à-vous.
- " Commandant. Caporal-chef Dorian Falquin, section médicale. Le Commandant a dit que l'ont pourrait avoir besoin de mon aide ici " 
Demanda alors le soldat.

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Martin
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Mar 1 Juil 2014 - 14:02

Martin s’assit sur une caisse tandis que le reste de l’équipe préparait le départ. Franchement on faisait pas mieux pour donner des ordres qu’un sous-off’ qui gueulait à plein poumons sur de  pauvres troufions. Des gars du génie montaient des caisses dans l’un des rares camions qui était encore en état.  On l’avait appelé en renfort pour défendre un petit convoi jusqu’à un avant-poste. Normalement lui il était là pour ouvrir la voie mais pas cette fois. On manquait juste de bras, donc on avait appelé le capitaine Rinaldo pour faire le travail d’un simple soldat de l’infanterie.
Tandis qu’il pesta à voix basse sur le respect qui se perdait par rapport à l’honneur d’être dans la reco, Julie s’approcha de lui :

« Alors vous êtes prêt à repartir au feu ?
- D’après Chan j’ai l’air d’avoir le droit.
- En même temps c’est pas comme si vous aviez le choix, répondit-elle en rigolant
- C’est clair. En plus là j’aurais le droit à une vraie équipe, pas comme avant.
- Parce qu’on était pas une vraie équipe ? demanda Franck qui venait juste d’arriver
- A trois non, on est pas grand-chose.
- Bah y’avais ce type du génie.
- Ouais mais il était là temporairement seulement. Maintenant on va être 6 comme un vrai peloton du reco.
- Pour une fois que je serais pas le bleu ! s’esclaffa Franck.
- Ça m’étonnerait soldat, rugit une voie derrière Dewiit, caporal Simon à vos ordres capitaines ! Voici les soldats Dupont et  Dupond !
- Avec un D à la fin pour moi, réagit aussitôt le soldat en armure de combat réglementaire avec casque.
- Et un T pour moi, dit son parfait jumeau.
- Repos caporal ! répondit Martin. Bien, voici le médecin Grandieux et le soldat Dewiit qui en est à sa troisième mission.
- Salut les gars, bienvenue dans l’équipe, dit-il en tendant la main au caporal.
- Merci, heureux de voir qu’on est entre vétéran, répondit ce dernier en lui broyant la main.
- Bon, j’ai vu qu’on allait devoir surveiller ce camion sous l’œil bienveillant du capitaine Gaillard. Bref, caporal j’ai entendu parler de vous. Vous serez mon second donc je compte sur vous pour bien préparer le périmètre défensif et dire au conducteur que je serais son co-pilote. Quant à moi je vais parler avec notre bon capitaine pour qu’on ait notre position dans le convoi et nos ordres en cas d’attaque.
- Bien monsieur ! »

Le caporal claqua des talons en saluant et donna ses ordres aux soldats. Sauf à Julie, qui porta un regard bienveillant à son capitaine avant d’aller vérifier son matériel.
Martin sortit une clope, qu’il s’alluma avant de décider à enfin se lever de sa caisse. Depuis quelques jours il avait une sorte de grosse fatigue ce qui n’améliorait en rien son flegme et sa paresse légendaire. L'officier en charge de la liaison avec la Porte Maillot discutait avec des techniciens, c'était un capitaine comme Martin.

« Capitaine Rinaldo au rapport, chef ! » Il n’aimait pas rappeler à son supérieur hiérarchique son propre grade égal au sien.
« Ah Rinaldo on n’attendait plus que vous ! Vous avez pris connaissance de votre équipe ?
- Oui des gens très bien chef.
- Excellent, vous saviez que Simon était un très bon tireur d’élite. Un peu comme vous non ? il se mit à rire de sa propre blague, comme si c’en était une, suivit de tous les autres officiers.
- C’est ce que j’ai entendu. Il nous sera utile.
- Comme vous et votre expérience. Sachez que vous êtes très important pour cette mission de la plus haute importance. Mais connaissez vous M. Dutilleul votre chauffeur ? »

L’intéressé tandis la main pour que Martin la serre. Ce qu’il fit. C'était un grand type avec une moustache et une combinaison bleu tachée d'huile de vidange. Un gars qui semblait honnête, et aussi bien capable de briser la nuque d'un psycho avec ses paluche.

« Comme je disais à ces messiers vous allez à l’avant-poste Salpêtre pour le ravitailler et vous poster en garnison. Nous avons 1 seul camion alors pas de chichi vous foncez comme si vous avez le diable aux trousses ! (Il se remit à rire). Nous avons eu quelques problèmes avec des psychos sur le chemin mais d'après les derniers rapports tout devrait bien se passer. Vous avez compris ? »

Martin hocha la tête et rejoignit le camion accompagné de Dutilleul. Les techniciens dégagèrent la zone ainsi que les manutentionnaires. Le capitaine monta dans le camion où l’attendait le chauffeuret Julie avec son plus beau sourire.

« Qu’est-ce que vous faites là ? demanda la capitaine surpris
- Vous pensez quand même pas que j’allais marcher dans la poussière avec ces rustres ?
- Vous l’avez déjà fait non…
- Oui mais là y’a un camion donc j’en profite.
- Comme vous voulez mais au moindre problème c’est vous qui serez le plus dans la merde.
- Au pire vous  serez là pour me protéger, dit-elle avec un grand sourire.
- On verra. »

Le camion démarra alors que le reste du convoi se mettait en branle pour sortir de l’entrepôt. Le léger cahotement du véhicule tandis qu'il se dirigeait vers la sortie fit que Martin commença à s’endormir à la sortie de Lutèce. Personne ne le réveilla.
Enfin si, une balle vint l’extirper violemment du sommeil. L’entrainement prit le dessus malgré la torpeur qui l’habitait. Il prit Julie par le bras et la tira vers la sortie tandis qu’une nouvelle rafale vint s’abattre sur le capot.
Dehors il se débattit pendant de nombreuses secondes pour dégager son FNF-90 de sa sangle qui s’était coincée quelque part entre sa jambe et son bras. Julie reprenait ses esprits à côtés de lui. Le camion les protégeait des balles. Le conducteur  était resté à l’intérieur, il avait son pistolet réglementaire sorti et prêt à servir.
C’était vraiment la merde…
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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Mar 1 Juil 2014 - 22:49

Dole sortait tout juste de la pièce où il interrogeait le dissident. Dès qu'il avait fini de claquer la porte, il posa ses deux mains dessus, haletant énormément, de la transpiration marquée sur le visage. Il se retourna et foutu son dos sur le bois blanc. Il semblait suffoquer, et approcha donc la main de sa gorge, avant de défaire un bouton. Il commençait a délirer un peu, a perdre connaissance. A l'intérieur, dans la pièce, on entendait distinctement des hurlements et des grognements de chiens, tandis qu'un soldat arriva des escaliers.

C'était un chic type à la belle gueule. Il avait une armure blanche couverte de sang qui n'était pas le sien. Un brave docteur, une denrée assez rare dans ce nouveau monde. L'éclat immaculé en certains endroits lui donnait presque l'allure d'un sauveur ou d'un saint, un peu à la manière des chevau-légers lanciers polonais qu'on voyait sur de superbes peintures au Louvre... Le docteur se présenta d'une manière militaire et martiale simple d'une voix claire. Ah, cette voix... Une superbe voix pour un militaire de la FNF... Mais pas a cause de ses cordes vocales, mais plutôt car il n'avait pas de masque a gaz terrifiant qui grillait le son sortant de sa bouche pour en faire un bruit immonde censé provoquer la peur sur l'ennemi.

Dole, qui haletait et suait, tout en commençant a sentir une sensation grandissante de peur, tenta de rester droit face au docteur devant lui. Il fit quelques pas, pointant son doigt vers le médecin.

''Falquin, Falquin, Falquin... Je... Hmm...''

Il fit quelques pas lourds, un petit peu apeuré. Au fond de lui, Dole espérait que les hurlements dans l'autre pièce empêchent le médecin de le remarquer. Le remarquer lui, couvert de sueur, de sang, et bougeant de manière étrange. Finalement, le Commandant arriva jusqu'au canapé, et s'assit devant.

''Docteur Falquin... Je... Je suppose que le docteur Petiot est parti avec les cas graves. Combien de blessés restant avons nous ? Vous pensez pouvoir tous les remettre en état rapidement ?''

Les hurlements devenaient plus forts. Dole se gratta violemment derrière la tête.

''Attendez une minute...''

Dole se leva, s'approcha de la porte du vestiaire, et l'ouvrit.

''Ça suffit soldat ! Vous en avez bien assez fait ! Allez faire un tour dehors, je vous rappelle si j'en ai besoin !''

Le maître-chien recula avec son molosse. Il quitta la pièce et descendit hors de l'étage. Dole regarda le pauvre dissident. Il était plein de sang, était en position foetale et son pantalon était souillé. Il pleurait. Mais ce n'était pas de peur ou de tristesse, non... Dans ses yeux, on lisait une rage gigantesque et terrifiante... Dole s'agenouilla lentement près de lui, un petit sourire en coin.

''Il va parler. Ils parlent toujours... Caporal Falquin, est-ce que vous pourriez vite le soigner qu'on s'assure a ce qu'il survive assez longtemps ?''
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Hannibal Cobs
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Jeu 3 Juil 2014 - 17:01

Le Commandant ordonna a Hannibal de sortir de la salle d’interrogatoire. Le type était totalement détruit. Physiquement le Commandant l’avait sérieusement entamé. Mais mentalement c’était encore pire. Recroquevillé sur lui-même, le regard absent, couvert de sa propre urine, Hannibal se demandait bien ce qu’on pouvait tirer de cette épave.

Saluant le Commandant et le Médecin qui les avait rejoins, il sortit de la pièce avec son chien.  Dans l’escalier il pensa au Commandant. Un type totalement allumé, enclin a la torture , et a la drogue. Tout ce qui faisait la différence entre un psychotique et lui, c’était ce bel uniforme avec les galons. Mais cette différence était significative. Cet uniforme et un gage de civilisation. Il fallait user de la même violence que les Terres Désolé pour réédifier la civilisation française, quitte a souillé ce bel uniforme avec du sang et de la boue. Mais pas trop quand même, parce qu’il est vachement classe ! Ca doit être super pratique pour rouler des gonzesses, et briller en société. Peut être qu’il pourrais arriver a avoir un tel uniforme un jour, avoir sa propre unité, prendre des décisions et donner des ordres. Et peut être âpres son service faire de la politique ! Ça aussi pourrait être utile pour briller en société et rouler des gonzesses. Mais pour commencer a grimpé les échelons rapidement, il fallait quelque chose d’héroïque, comme une promotion au feu. Et ce n’est pas en allant torturer des pauvres types dans des caves qu’il gagnerait ses galons ! Ses pensées s’égaraient quelque peux en pensant a son futur plan de carrières.

Il descendit devant le bâtiment. L’odeur du sang et de la pisse était encore dans ses sinus. Il s’alluma une cigarette pour faire passer cette odeur. Il se posa sur un banc. RASOIR se posa à cotes de lui. Rapidement le chien est redevenu tout docile. Une sacrée bête pensa Hannibal. Au combat il devait certainement être redoutable. Il savait comment envoyer le chiens sur l’ennemi, mais pas ses effets. Il se languit de voir RASOIR déchiqueter des dissidents en combat, et d’avoir sa promotion au feu grâce a ça. RASOIR aussi pourrait être promu ! Commandant chez les chiens ça existes ? Se demanda Hannibal.Soudain le l’Adjudant Vaillant et les quatre soldats qui l’accompagnait revinrent de patrouille.

- «  Alors la bleusaille ? On fait une pause ! »

- «  Ah Adjudant , la chasse a été bonne ? »

- «  Non on a ramener le macchabée mais on a rien trouvé d’autres aux alentours. Qu’est ce que ta dit le commandant  a propos de ce qu’on avait trouvé »

- «  Il fallait les examiner , mais qu’il y avait peu de chance que ce soit exploitable. »

"J’aurais dut garder le psycho" pensa Hannibal.

- «  Il m’a fait interroger le prisonnier avec le chien. Le type avait l’air d’être phobique. »

- «  Pas mal pour un 1er jour petit ! »

- «  C’est sur ! C’était drôle ! »

Soudains des bruit retentir au loin. C’était des coups de feux. Ils avaient l’air de provenir de l’avenue Charles De Gaulle. Vaillant fit volte face :


- «   Petit je sens tu vas avoir ton baptême du feu , allons voir le Lieutenant Barras »


Hannibal, Vaillant , les deux chiens , et les quatre autres soldats se mirent au pas de course et se dirigèrent vers Barras. Le baptême du feux , il en rêvait il y a quelque instants , et ça allait se concrétiser.
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Martin
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Ven 4 Juil 2014 - 22:19

Le capitaine cherchait un moyen d’avoir un angle de tir sans se prendre une balle, mais pour l’instant ça semblait plutôt mission impossible. Il ‘avait pas de contact avec le reste de ses hommes alors qu’ils ne devaient pas être très loin. Son casque était resté dans le camion, mais les tirs ennemis combinés à une faible envie de bouger tant que ça canardait de partout firent qu’il ne bougea pas de son abri. Julie avait réussi à fuir un peu plus loin derrière un amas de béton tombé de l’un des immeubles. Elle devait mieux se débrouiller que Martin car elle rechargeait déjà son arme.
C’est alors qu’un tir d’arme lourde retentit dans l’air et fit écho dans l’avenue vide. C’était le bruit caractéristique d’un QSG-1. Surement le caporal Simon qui faisait le show. En réponse les tirs dévièrent du camion pour aller chercher une carcasse de voiture à une dizaine de mètre de l’arrière du poids lourd. Martin y vit Simon et un des Dupont/d.

« Chef ! Chef ! »

C’était Dewiit. Il se tenait à côté de Julie, cherchant à tout prix à ne pas se faire repérer. Ce fut raté car une rafale chercha à le cueillir. Dupont/d bis y vit une belle occasion de caler un tir, qui fit mouche. Il se tenait quelques pas devant Dewiit derrière un tout petit bloc de béton, et ni Martin ni les psychos ne l’avaient repéré jusqu’à ce qu’il tire. Il profita d’un moment de flottement entre son action et la réponse adverse pour aller tirer le chauffeur hors de son véhicule et prendre le casque de son chef.
Il lui lança tandis qu’il se mettait à couvert sur M. Dutilleul pour le protéger des tirs adverses. Une fois mit la connexion avec LINDA fut très rapide. Dewiit en profita pour demander des nouvelles de son capitaine.

« Alors vous tenez le coup ? On s’y attendait vraiment pas…
- Ça c’est clair. Simon un topo rapide de la situation.
- Hostile en haut sur l’immeuble d’en face. Nombre et origine inconnu. 2 pertes possibles de leur côté. Dupond a été touché par un éclat au bras. Il peut encore tirer.
-Tant mieux. L’avant-poste n’est pas loin mais je n’arrive pas à le contacter. Avec un peu de chance ils entendront les tirs. Pour l’instant on leur tient tête mais sans audace. S’ils voient qu’on a des petits copains ils fuiront sans doute.
- Bien chef ! »

Martin prit enfin la décision d’utiliser son arme. Il tira quelques coups au hasard depuis l’arrière du camion. Puis quand les tirs cessèrent d’en face, il eut juste le temps de courir pour se retrouver à l’abri avec Dewiit et Julie. Dupont avait réussi à s’échapper avec le chauffeur, et ils essayaient tous les deux trouver une cible.
Rien n’allait pour le mieux, mais au moins il n’y avait pas mort, seulement un blessé très léger (vu comment il tenait encore son arme et arrivait à viser au plus juste), et le camion était conçu pour résister à ce genre d’arme.
Une balle faillit l’atteindre alors qu’il réfléchissait à une tactique pour fuir. Dans son esprit un assaut ou du moins une tentative d’attaque était exclue. Sa mission était de défendre le convoi, pas de tuer du psycho. D’habitude il arrivait à avoir l’ennemi dans sa ligne de mire le premier, le taff était propre et sans fioriture. Tout le contraire des gars de l’infanterie traditionnelle qui ne savait que détruire et foncer dans le tas sans réfléchir.
Dewiit s’agitait un peu trop. L’action c’était nouveau pour lui. Seulement sa troisième mission et déjà il commençait à mesurer plus ses gestes. Cependant la fougue de la jeunesse l’habitait encore un peu. Martin sourit, car il se rappelait à quel point il aimait le feu et l’assaut quand il était un jeune aspirant officier prometteur puis ensuite un sous-officier qui en voulait quand les sections pénales existaient encore. Ça devait être pareil pour le pauvre Franck. Sauf que son officier réprimait ses envies de sang et de violence car il craignait pour sa vie et celle de son équipe. Bref, la vie était dure pour ce jeune homme plein de hargne.
Alors que le lyrisme montait à la tête de Martin le caporal Simon retenta d’aligner un tir. Le coup partit dans une fenêtre et les tirs cessèrent immédiatement de cette zone pour ne pas reprendre. Il aurait été facile de le comptabiliser comme une mort en plus mais sans vérification.

« Ils en mettent du temps nos copains de l’avant-poste, dit Dutilleul
- Pourquoi vous dites ça ? Ils ont pas dû encore entendre les tirs.
- Peut-être mais ils sont au courant. J’ai pu les prévenir par radio.
- Ah y’en avait une dans le camion ?
- Bah oui sinon pourquoi je serais resté dedans aussi longtemps ?
- Pour vous protéger peut être ?
- Vous seriez un bon officier vous connaitriez les consignes en cas d’assaut. Tout le monde hors des véhicules en cas d’attaque à l’arme lourde.
- Ah, bah tant mieux. Ça veut dire qu’on sera bientôt tiré d’affaire. »

Tout allait pour le mieux en fait. Ils n’avaient qu’à rester planquer derrière leurs abris tout en attendant les renforts. Dans le pire des cas ce serait pas son équipe qui se ferait trouer.

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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Lun 14 Juil 2014 - 19:20

Le Major Barras était tranquillement en train de marcher dans le parc, a observer la patrouille que le capitaine Gaillard venait d'envoyer au loin, quand il entendit des tirs nourris venant de plus loin dans l'Avenue Charles de Gaulle. Immédiatement après, il fut attiré par des aboiements de chiens. Vaillant sprinta vers la goule, avant de ralentir sec, le saluer, et lui donner un rapport fort concis et typique d'un sous-off.

Pourtant, dans le bâtiment, les choses étaient un peu plus précisées. Dole venait de laisser Falquin seul pour qu'il s'occupe du dissident, et commençait a descendre, quand il fut rapidement coupé sec par Gaillard et Pestagaupe qui foncèrent devant lui.

''Dole ! On a des hostiles tout prêt d'ici !
-Nos radios viennent de recevoir un SOS du véhicule censé venir nous aider. On a encore un paquet d'hostiles dans le coin.''

Dole posa ses deux mains sur son visage pendant quelques secondes. Une emmerde venait encore de s'empiler sur une autre. Mais il se sentait dangereusement brave. Le psycho avait encore son effet.

''Putain de merde ! Pestagaupe, vous prenez le commandement du poste. Gaillard, partez à la radio et assurez vous que vos patrouilles soient prêtes pour des hostiles dans tout les bâtiments !''

Il sorti son revolver Napoléon, et couru vers l'extérieur tout en le chargeant. Il fonça vers Barras qui était accompagné du maître-chien de tout à l'heure et de quelques mecs.

''Major ! Vous avez une situation ?!''

La goule et Vaillant firent un salut militaire rapidement.

''Errr... Non monsieur... Mais on s'attend a des hommes dans des bâtiments... Rien de spécifique...
-Bien, bien... Ils se tireront sûrement dès qu'ils voient des renforts rappliquer !''


Il pointa son doigt vers son aide de camp, Maverick, qui s'approchait lentement vers lui.

''Toi, là ! Trouve moi quelques soldats ! Barras, vous allez en tête avec l'Adjudant !''

Dole donna une tape dans le dos de la goule, qui partit alors en courant. Vaillant, Barras, 5 soldats et 2 chiens. Alors qu'ils avaient quelques mètres d'avance, Maverick siffla vers 2 gus et en récupéra un autre qui sortait de l'avant-poste. Avec Dole, tout ce beau monde s'élevait donc a 12 soldats en branle-bas de combat. Ils n'avaient que 7-8 minutes de marche (Et donc moins en courant) vers le camion qui restait sur la voie.

La douzaine d'hommes ne s'approchait pas en bon ordre. Maverick, Dole et 5 soldats pris au hasard étaient sur le trottoir gauche, a marcher lentement, se relayant pour couvrir les fenêtres hautes, sprintant l'un après l'autre. Barras, Vaillant, l'autre maître-chien (Dont Dole ignorait toujours le nom) et les 3 autres soldats, eux, courraient aussi vite qu'ils pouvaient sur le trottoir droit, collés aux murs, ne s'arrêtant que pour passer d'un bâtiment à un autre, un soldat couvrant avec son FLAMAS l'avancée des autres.

La formation archaïque fit son job... Jusqu'à ce qu'ils virent le camion devant eux. Les tirs se dirigèrent alors vers eux. Dole et son groupe se terraient derrières des carcasses de voitures et des débris, avant de se lever et faire un tir de suppression irrégulier. Devant eux, les soldats du camion firent de même. Quelques assaillants commencèrent donc a battre en retraite. C'était le seul moment que Barras et ses mecs auront... Ils devaient vite charger et entrer dans l'auberge occupée, et la nettoyer. Tout en sachant que l'ennemi pourrait avoir quelques surprises pour eux. Après tout, ils avaient déjà bien réussi a faire sauter l'avant-poste...
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Hannibal Cobs
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Lun 14 Juil 2014 - 20:49

Hannibal sentait que c'était le moment de se distinguer. Il ne rêvait que de fracasser des cranes au nom de la FNF. C'était toujours plus fringuant de raconter qu'il s'était battus avec une escouade de dissidents que d'avoir torturer un pauvre type dans une remise en profitant de sa peur des chiens. Il se mit à la penser qu'il fallait raconter ce combat , si un jour il devait écrire ses mémoires. Cela dit , il ne mentionnerais aucunement l’épisode ou le prisonnier s'était pisser dessus. Il pensa alors aux Mémoires des grands heros de guerres , César , Napoléon , De Gaulles ... combien de missions dégradantes avaient s’ils dut étouffer dans leurs Mémoires , pour mieux exposer leurs montés au feu ?

Les dissidents avaient battus en retraite vers un bâtiment. Une ancienne brasserie d'avant guerre , avec trois étage d'habitation. Confiante la troupe se retrouva à avancer vers la position. C'était sous-estimer les dissidents qui avaient vite rebondit en se barricadant derrières les fenêtres , pouvant tirailler de haut l’équipe réduite.

Hannibal et son fidèle chien de combat avançaient derrière un des soldats. Soudain son avance fut stoppé par un tir laser qui atteint le soldat en pleine tête. Sous le coup de la monté en chaleurs rapide , sa tête éclata en une fraction de seconde , projetant des éclats de sang et de cervelle sur le visage d'Hannibal. Il stoppa net , pétrifié par le sort funeste de son camarade. L'adjudant Vaillant lança alors :

- " A COUVERT"

Chacun se dissimulant derrière une carcasse de voiture , ou un fossé. Glissant derrière une vielle carcasse de Twilio 1107 , Hannibal s’essuya le sang et redirait un a un les morceaux de cervelle sur son visage. Le fracas du carnage ne l'attirait plus. La tête de se pauvre type venait d’éclater , et ses reste avait giclé sur son visage. Il resta statique. Paralysé. Enlevé les morceaux se cervelles lui semblait un bon début. Il n'osait même pas les jeter par terre , il les gardait dans la main. Mais après que sa mains eut accumulé un certains nombre de morceaux dégoulinant ( au moins 25% de la matière grise du pauvre soldat ) Hannibal fut pris de dégout et jeta tout brutalement par terre. RASOIR , à ses pieds ne se faisait pas prier pour lécher et manger les morceaux , ce qu'il ne releva même pas.

Le combat était resté figé. Les soldats restaient à couvert lançant de vaines ripostes , tandis que les dissident harcelaient les soldats à leurs pieds d'un tir nourrit. Les quelques grenades lancé par les soldats de la FNF ne purent déloger les dissidents , tant le bâtiment était solide.

Soudain , RASOIR sentit une piste. Ça devait encore être des traces d'explosifs. Lorsque Hannibal remarqua l’excitation du chiens , il sortit de sa catatonie. Si le chiens avait fêlerait des explosifs , ça serait un bon moyens de déloger ces salopards , pensa t'il. Le chiens se mit en piste , il courait entre des pilier et des carcasses. Hannibal se suivit a toute vitesse. Vaillant regardait le jeunes homme qui semblât aller a la mort.

- " Qu'est ce que tu fou le bleu ! Revient ici ils vont te démembrer."

- " Suivez moi au lieu de gueuler" lança Hannibal.

Hannibal avait compris que le chiens voulais sortir de ce marasme , et avait trouvé une voie à couvert. Hannibal le suivit. Quelques tir arrivèrent a ses pieds mais ne le touchèrent pas. Il était arrivé au pieds du bâtiment sur le cotes droits , et se plaça derrière une benne a ordure. A l’abri des tir et hors du champs de vision des tireurs embusqué. Vaillant comprit enfin. Il lança son chien et suivit sa trajectoire. Un tir effleura l'armure de combat du chiens causant peu de dégât. Un autre tir atteint Vaillant a l'épaule. Il hurla mais continua à courir. Il arriva au pied du bâtiment. Fasse à son épaule qui pissait le sang , Hannibal sortit sa trousse de secours et appliqua une compresse qu'il doubla d'un pansement.

- " Ça va aller gamin".

Il passèrent par une porte de service situer sur le cotes droit du bâtiment. Sans doute la porte pour jeter les restes des cuisine dans la benne a ordure. Hannibal fit ce qu'on lui appris à l'entrainement : en combat en espace clos sortir son arme de poing. Il resta avec son Beretta M77 , tandis que Vaillant gardait encore son FLAMAS. L'avantage d'avoir passé ses classes il y a peu de temps ! Tout a coup dans l'angle de la cuisine , ils tombèrent sur un des dissident en train de recharger son armes. Les trois hommes n'eurent pas le temps de réagir que RASOIR bondit sur le dissident. Il tenta de sortir son arme de poing mais rien à faire , RASOIR le tenais. Avec la rage du molosse , il avait attrapé le dissident par le cou. Ne laissant aucune chance a ce dernier de se débattre , le chiens perça la gorge et les artères du pauvre gars. Il s’étouffa dans ses propres gorgé de sangs. Hannibal était très satisfait de voir son molosse éliminer un ennemis avec autant de facilité.

- " Et une point pour l’équipe cynophile !"


Après la cuisine , ils aboutirent a un couloir. Le fracas les tirs s’abattant sur le bâtiment , et en sortant dissimulait largement leurs avance. Au rez de chassé , il y avait 4 dissident , en train de tiraillé sur extérieur. Dans leurs sacoche des explosifs , très voyant.

- " Chefs , on envois une grenade ?" dis Hannibal en chuchotant.

- " Non fiston , ils ont de la dynamite , si on lâche une grenade on péte avec eux. On lâche les cleps , ça en occupera deux. Les deux autres se retourneront et il faudra les flinguer.

Il s’exécuta. Vaillant lança le compte à rebours sur cinq avec ses mains. Cinq , Quatre , Trois , Deux , Un , Feu ! Les deux chiens se lancèrent sur les dissidents. RASOIR s'acharna sur l’épaule du premier , qui lâcha son arme pour essayer de dégager le molosse de son bras gauche. Le chiens de Vaillant atteignit le second ennemis aux parties génitale , le mettant hors combat. Les deux autres se retournait comme l'avait prévus Vaillant. Hannibal atteint le troisième en pleine tête , tandis que Vaillant avait criblé de balle le second qui dans son élan de mort vida le chargeur de son arme dans tout les sens. L'action avait été très rapide. Hannibal était agréablement surpris.

- " Yeah on les a eut ! Ça c'est passé comme vous l'avez dit Patron"


Vaillant ne répondis pas. Il toucha uniforme avec sa main. Elle était pleine de sang ... il avait été touché au ventre. Il s’écroula tout a coup.


- " Patron , putain patron claqué pas maintenant merde."


- " Aie c'est moche , casse toi gamin"

Hannibal était paniqué , il fallait aider Vaillant mais le médecin été assez loin.

- " Je vais vous ramener Patron ".

- " Non gamin , il faut finir de nettoyer le bâtiment , toi et les deux cleps vous pouvez encore y arriver."

- " Non j'ai une meilleure idée"

Hannibal releva Vaillant et le posa debout contre la porte , il laissa le FLAMAS de l'adjudant par terre. Il pris les explosifs sur le cadavre des dissidents. C'était un mécanisme a mèche , assez simple. Mais il ne savait pas combien de temps la combustion mèche pouvait durer. Il pris son briquet ( comme quoi etre fumeur c'est pratique ) et mis feux a la dynamite. Il saisit Vaillant par le bras et le l'aida le plus vite possible a sortir du bâtiment. Les chiens par instincts ouvraient la marche , ce qui n’inquiétait pas Hannibal de l’intrusion d'un possible ennemis. Vaillant se vidait de son sang et commençait a être dans l'évape.

Ils parvinrent à sortir du bâtiment par la porte de service a cotes de la benne a ordure. Il purent marcher encore quelques mètres. Les tirs s'était déjà calmé avec les cinq pertes chez les dissidents. Les soldats de la FNF s'étaient retranché derrière un DBA en béton mais avait perdus encore un gars. A la vu des deux soldats , il lancèrent un violent tir de couverture sur le bâtiment. Hannibal , Vaillant et les chiens parvinrent jusqu'aux soldat. A l’abri Hannibal posa Vaillant contre le DBA a ses pieds.

- " Putain je crois que la dynamite a foiré"


Soudain l'explosion retentis. C'était de faible ampleur. En tout cas plus faible que ce que Hannibal espérait. La déflagration balayait intégralement la pièce du rez de fossé , et fit s’effondre le plafond. Entrainant le 1er étage avec lui. Le bâtiment était encore relativement intact , mais les tir avaient cessé , l'explosion sonnant les tireurs et la fumé les aveuglants.
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Dorian Falquin
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Dim 20 Juil 2014 - 20:53

***

Dorian était accroupi devant le dissident depuis plusieurs minutes à essayer de soigner ses blessures. La plupart étaient superficielles mais il avait tout de même le nez et une pommette bien amochés. Dorian ne pouvait alors que désinfecter et poser des points là où il pouvait. Le dissident était stoïque le regard vers le bas, ne clignant que rarement des yeux. Dorian avait mélangé du désinfectant et de l'eau pour enlever le sang du visage de l'homme assis. Il prit du fil de 12, bien mieux pour refermer rapidement et ça laissait peu de cicatrices en plus. L'autre homme ne bronchait pas, il semblait être en stase. Son cerveau ne répondait plus. Le médecin ne prit que quelques minutes pour tous recoudre et encore moins pour poser des pansements. En moins de cinq minutes il avait soigné de mieux qu'il pu le dissident. Alors qu'il s'apprêté à partir, le dissident l'interpella d'une voix faible.

- " Pitié. Par ... pitié aidez-moi " Demanda t-il en trouvant la force de prononcer une phrase d'une seule traite.

- " Désolé je ne peux rien faire pour vous " Répondit le médecin, en effet dans cette situation, il ne pouvait rien pour lu.

- " Mais. Ils vont me tuer " Pesta le dissident.

- " Non, ils ne le feront pas, du moins ils ne peuvent pas. Vous risquez de prendre cher c'est sur, mais supportez, juste supportez d'accord ? "

- " Je suis un dissident, un traître, un terroriste pour eux, pour la République ... "

- " Oui, je sais, je vais demander à ce que l'ont vous apporte un rechange " Dit alors Dorian en quittant la pièce, ce qu'il demanda au premier soldat qu'il croisa, lui demandant d'apporter au prisonnier un treillis pour qu'il puisse se changer, en le surveillant toute fois. Dorian retourna à l'infirmerie de fortune installée dans le bâtiment, il n'avait maintenant plus grand chose à faire, tous les patients ayant été pris en charge. Il sorti alors quelques minutes pour prendre l'air et pouvoir fumer.



***

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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Ven 25 Juil 2014 - 22:28

Dole était couché sur le sol, les tirs fusant au dessus de lui. Il été recroquevillé sur lui-même, son petit revolver dans la main. Devant lui, un soldat de la FNF était en train de se lever et de lancer quelques tirs de FLAMAS. Dole trouva le moyen de l'engueuler :

''Te lève pas comme ça, gros con, tu vas te faire buter !''

Le soldat leva sa tête, et fut immédiatement transpercé d'une balle. Le pauvre combattant tomba en arrière, de la cervelle et des os pendant de son casque, son corps totalement meurtri. Dole avait les yeux grands ouverts, la bouche ouverte, alors qu'il voyait ce corps désarticulé tomber devant lui. Il ferma la bouche lentement. Un goût de sang et de chair lui passa sur le palais, alors que déjà ses oreilles grinçaient, laissant un long sifflement. Dole resta fixe, entièrement fixe pendant de longues secondes, avant de laisser un cri terrible hors de sa gorge :

''PUTAIN DE MEEEEEERDE !''

Du sang gicla hors de sa bouche et il se coucha sur son cul, alors que des hommes et des chiens sortirent du bâtiment.

''Ils sont là ! Tir de couverture !''

Maverick et ses hommes se levèrent, en synchronisation avec les hommes qui étaient près du camion. Le déluge de FLAMAS empêcha les tireurs du bâtiment de réagir, tout le monde se foutu a couvert, et après un moment, une explosion parti du rez-de-chaussé, des bruits de choc et d'acier tordu tremblant dans les tympans de tout le monde. Puis... Plus rien. Le silence complet. De la fumée se rependait. Dole se leva immédiatement, avec quelques autres soldats de la FNF. Tout le monde resta ébahi, mais ce ne fut que de courte durée. Du bâtiment, trois ombres sortirent.

''Oh merde !
-V'là les bleus !''


Les trois ombres fonçaient hors de la rue, quand l'un d'eux leva son bras. Six soldats de la FNF, Dole compris, le visèrent et pressèrent la détente. Le pauvre mec fut transpercé et s'écrasa en arrière. Le silence revint. Dole cracha du sang a terre. Son aide de camp, Maverick, ayant vu ça, couru vers lui, mais celui-ci leva simplement la main.

''Ca va, ca va...''

Il regarda autour de lui. Les soldats près du camion, dans le coaltar, se levaient doucement. Dole rangea son arme, et marcha rapidement vers eux, suivi de Maverick. La petite taille de Dole face aux 2 mètres 10 de Maverick lui faisait faire 4 pas quand celui-ci en faisait 2...

''Mais putain de bordel de merde ! VOUS POUVEZ ME DIRE QUELLES CONNERIES VOUS ONT FAIT FAIRE CELA !''

Un capitaine s'approcha de lui et le salua.

''Vous êtes le Capitaine Martin, hein ! Ne dites pas un mot, ce sera bref : Vous êtes tombé dans une embuscade a cause de votre incompétence ! Non mais il s'est passé quoi ? Vous dormiez ?! Et au lieu de régler le problème vous même, vous nous avez fait perdre du temps, du matériel, et pire que tout, des camarades en arme ! Maintenant, allez récupérer nos deux cadavres, mettez les dans le camion, et rentrez à l'avant-poste ! Faites un rapport là-bas et essayez de vous rendre utile !''

Dole cracha une deuxième fois a terre, tourna son dos, et parti. Les soldats du capitaine Martin se grouillèrent d'aller ramasser les cadavres, tandis que les autres soldats se déployaient pour s'assurer qu'il n'y aurait pas de problème.

''VOUS ! LA ! ATTENDEZ !''

Il parla a un maître-chien. Au maître-chien qui l'avait aidé a torturer illégalement un pauvre soldat. Il s'approcha rapidement, le soldat se tournant vers lui. Dole passa sa main derrière sa tête, l'approcha, et colla ses lèvres sur sa joue, l'injectant de sang. Il se recula, et lui donna une grande tape dans l'épaule.

''T'as fait du bon boulot... Du putain de bon boulot...''

Il lit le nom sur l'uniforme du soldat.

''Cobs... Hannibal Cobs... Vraiment, du putain de bon boulot.''

Il lui sourit avant de partir, a travers la fumée, suivi de près par Maverick. Le Dole s'approcha du cadavre tué par la FNF. Le pauvre reste humain était transpercé de toute part. Le commandant sorti un couteau, et s'agenouilla devant lui. Il lui ouvrit la chemise, resta pendant de longues minutes a l'observer, a le fouiller, avant de se lever doucement.

''Maverick... Ce mec est pas un dissident.
-Commandant ?
-Il a aucun insigne de la République. En plus il a l'air jeune. Nah... C'est pas un dissident.
-C'est quoi alors ?
-Je sais pas, Maverick. Pestagaupe a des relations dans le département d'Exploration. On lui posera la question...
-Oui monsieur...''


Dole donna un coup de pied dans le cadavre, avant de partir vers le camion. Il cria en direction de Cobs :

''Soldat ! T'as gagné la permission de rentrer au camion et pas a pied ! Amène ton clebs !''

Il sourit et fonça a l'arrière du véhicule, où étaient posés deux corps.

''En revanche, capitaine Martin, ce n'est pas votre cas. Rentrez immédiatement a pied avec le Major Barras et le reste de nos hommes, exécution !''

Le camion rugit et commença a se déplacer. Il passa dans les décombres de l'Avenue Charles-de-Gaulle, tranquillement, n'arrêtant pas de tourner a chaque obstacle. Dole resta debout, la main sur une barre métallique, les yeux rivés sur son nouveau poulain.

''Cobs, Cobs, Cobs... C'est toi qui a eu l'idée de la dynamite ? C'est incroyable... J'ai tellement de questions a te poser ! Franchement, incroyable ! Réactivité, vitesse, force... Ton chien aussi, vraiment... Je suis impressionné !''

Maverick devait être jaloux. Il roula ses yeux et parti vers l'arrière du camion. Dominique Gaye Maverick... Ce mec était tout l'inverse de Dole. Il était calme, gentil, puissant, grand, posé, rassurant... Il avait connu Dole à la Bataille du Pont Mirabeau, et depuis il le suivait partout, servant à la fois d'aide, d'assistant et de garde du corps. Il avait du mal a comprendre la fascination soudaine de son supérieur pour une sorte de petit fringuant.

''Tu viens d'où, Cobs ? Enfin, je veux dire, dans Paris ? Tu sais, t'as vraiment contracté une dette en mon nom. Si il te faut autre chose, n'importe quoi, tu me préviens !''

Le camion termina sa route vers l'avant-poste. La vitre couverte de sang alerta un infirmier qui fonça devant. Dole sauta hors du camion, et donna une tape dans l'épaule du pauvre aide médical.

''Ils sont morts, petit.''

Il aperçu Dorian Falquin devant la porte de la boîte de nuit. Immédiatement après, il fonça en trombe vers lui, glissant pour s'arrêter.

''Ah ! Mon toubib préféré ! Alors, alors, comment vas mon dissident ? Il est pas mort, j'espère ? J'ai encore tellement de questions a lui poser...''
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Dorian Falquin
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Ven 25 Juil 2014 - 23:22

***

Dorian attendait à l'extérieur depuis une dizaine de minutes, il n'avait plus rien à faire. Il commençait par contre à avoir plutôt chaud, 'fin rien de bien excessif non plus. Alors qu'il comptait aller chercher à boire, le camion - du Colonel Dole - était revenu. Alors que le médecin n'y prêta pas plus attention que cela, il vit alors le Commandant Dole marcher vers lui, plutôt courir vers lui, celui-ci termina sa course par une glissade et se stoppa à quelques centimètre du médecin. Celui-ci se mit alors au garde-à-vous, les bras le long du corps.
''Ah ! Mon toubib préféré ! Alors, alors, comment vas mon dissident ? Il est pas mort, j'espère ? J'ai encore tellement de questions a lui poser...''

"Oui c'est bon, j'ai pu m'en occuper, il n'est pas mort. Mon commandant ... " Il prit une grande inspiration, après tout fallait ben lui dire. " Mon Commandant. Avec tous le respect que j'ai pour vous, je vous parle en tant que médecin et non en tant que soldat. Je vous demande, de ne plus frapper le dissident, que se soit vous ou un autre soldat. Il est bien trop mal en point pour recevoir encore des agressions physiques. Si il reçoit encore des coups, il mourra à coups sûr. Mort il ne vous apportera rien. Laissez récupérer un peu, il ne supportera pas non plus si je dois encore le soigner, les anti-coagulant et douleurs pourraient entraîner un arrêt cardiaque. "
Dorian fixait toujours le commandant dans les yeux. Attendant sa réponse. Mais fialement, Dorian re-brisa le silence. "Vous êtes blessé mon Commandant ? Vous avez besoin de soin ?" Demanda le médecin au vu des traces de sang sur Dole pour savoir si ce sang lui appartenait. 

***

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Thomas Dole
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Sam 26 Juil 2014 - 10:59

Le commandant écouta le rapport du médecin. Un rapport bien concis et décevant. Dole était en train de se décomposer. C'était sûrement le fait que le psycho était en train de devenir moins important. Mais il était en train de se rendre compte, petit a petit, de ce qu'il venait de faire dans la dernière heure... Putain de merde, le pauvre dissident... Il commençait a regretter ce qu'il avait commis. Sa face devenait livide, blanche, ses mains tremblèrent. Pour le cacher, il s'écrasa les mains entre elle, et posa ses yeux sur une brique quelconque. Il respira fort, par le nez, quand le docteur voulu se montrer rassurant.

"Vous êtes blessé mon Commandant ? Vous avez besoin de soin ?"

Dole tourna ses yeux rapidement vers ceux du médecin.

''Oui, oui, tout a fait... Pourquoi ?''

Il regarda vite ses mains. Elles étaient couvertes de sang. Il se toucha le cou, et ne vit que du liquide rouge. Il commença a déboutonner son col de chemise, et vit des morceaux de cervelle. Il commençait enfin a comprendre ce qu'il venait de voir... Un pauvre soldat se faire exploser juste sous ses yeux.

''Je... Je vais bien...''

Il se dégagea la gorge et entra dans la boîte de nuit, titubant un peu, arrivant jusque dans une salle changée en poste de commandement. A l'intérieur, on voyait des radios, des cartes, des soldats qui les manipulaient... Et une petite dépendance avec une table et du vin a côté. Dole entra, attrapa un gobelet, s'en servit un peu, et bu tout cul-sec. Dans la pièce, il y avait Pestagaupe, les bras croisés et nus, a côté de Gaillard, qui lui avait une main sur la hanche. Les deux hommes étaient en train de discuter quand ils avaient été coupés par l'arrivée silencieuse de l'officier.

''Monsieur...'' commença Gaillard, pour détruire un silence pesant. ''Vous... Allez bien ?''

Dole posa le verre. Il tira une chaise et s'assit dessus.

''Oui, oui... C'est juste... Qu'on a...''

Il toussa pour se dégager la gorge avant de poser ses yeux sur le commandant, d'une voix plus ferme.

''On a quelques problèmes. Les hommes qui nous ont attaqué ne sont pas des dissidents.
-Vraiment ? Hmmm... En même temps, c'était prévisible, vu la zone d'opération...

-Vous avez une idée de qui sont ces mecs ?'' demanda alors Gaillard.

Pestagaupe mordit sa lèvre inférieure, avant de continuer.

''On a recensé de nombreux groupes subversifs dans la Région. Ils pourraient être de simples mercenaires, ou bien une faction désorganisée qui demande l'entrée dans Lutèce... Le mieux qu'on puisse faire, c'est interroger le dissident.
-Il m'a parlé d'une femme...
-Une femme qui dirige un groupe de résistants ? Je n'en connaît qu'une seule : Myriam Ganz. Socialiste. Goulophile. Anti-FNF. Elle n'est pas violente de nature, mais... Peut-être aurait-elle passé un pacte avec la dissidence ?
-On peut interroger le dissident ?
-Non, non... Enfin... Le médecin dit qu'il est trop faible... On peut pas...
-Contrairement a vous, monsieur Dole, nous pouvons interroger des gens sans se mettre a les tabasser inutilement.''


Pestagaupe attendit une réponse du commandant. Mais celui-ci posa ses coudes sur ses jambes et enfonça ses mains sur son visage. Son rival soupira avant de prendre de facto le commandement.

''Capitaine Gaillard, assurez-vous que nos patrouilles réduisent leur périmètre. On va se renforcer avant de se bouger.
-Oui mon commandant.''

Gaillard le salua avant de partir rapidement. Pestagaupe ferma la porte derrière lui, et s'agenouilla devant le commandant en état de choc. Il avait un sourire narquois, lia ses doigts, et les fit claquer devant Dole, qui leva faiblement ses yeux vers lui.

''Oh, oh... On se réveille... Eh eh... Alors, ça te plaît de me foutre de me casser les couilles, Dole ? De m'humilier devant le Président ? De me foutre la honte ? Espèce de pauvre merde... Regarde toi... T'es même pas capable de bouger si t'as pas ta dose...''

Pestagaupe se leva, ouvrit le manteau de Dole et sorti rapidement un stylet de psycho.

''Putain de merde... T'es pire que je le pensais. Tu veux jouer a quoi, sérieusement ? Tu crois que tu vas finir calife à la place du calife ? Tu veux prendre l'ancienne place de Madof ? Les officiers comme toi me dégoûtent. Mais tu te rend pas compte de la merde dans laquelle tu es ? Hein ? Pourquoi tu répond pas ?''

Il leva sa main et donna une claque à Dole, qui resta livide. Le commandant assit était en train de respirer fort, de suer. Pestagaupe frappa la table et se baissa un peu.

''La dissidence ne veux pas de toi. La FNF ne veux pas de toi. Tu t'es amusé... Tu t'es bien foutu de ma gueule... Mais tu vas voir, espèce de pauvre merde infâme... Quand cette opération sera terminée, je vais te détruire. J'ai appris que tu fréquentais des gens. Tu rencontre des officiers. Tu veux te construire une réputation... Tu vas voir a quel point ta réputation va pas tenir quand on saura tout sur toi. Quand on saura que tu es un drogué, alcoolique, qui a convaincu ses hommes de commettre des actes atroces...''

Pestagaupe commença a partir.

''Je vais interroger ton dissident. Et tu vas voir. Lui aussi il va me servir. Encore une preuve de ton inutilité dans notre armée...''

Le sale officier ouvrit violemment la porte et commença a sortir, ses bottes claquant sur le sol. Mais Dole resta encore livide. Peut-être était-ce l'état de choc ? Ou le manque ? Ou la déshydratation et le sommeil... D'un coup, il s'écrasa a terre, le bruit de la chaise étant largement audible. Il était en train de convulser étrangement et s'étranglait avec sa salive. Un soldat rentra dans la petite pièce et vit cette loque par terre.

''Merde ! Appelez moi un médecin !''
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Dorian Falquin
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Sam 26 Juil 2014 - 21:54

***


"Merde ! Appelez moi un médecin !''

"Quoi encore ! Je peux avoir trente secondes pour moi un peu ? Juste le temps de OH PUTAIN !"

Dorian se dépêcha de rentrer à l'intérieur et se jeta sur Dole.

"Venez m'aider putain ! Aidez-moi à le mettre sur le côté"

Les deux placèrent le Commandant Dole sur le côté, dans la position requise lors des premiers soins. Il fallait maintenant sortir le grand jeu.

"Allez me chercher ma sacoche médicale. Et ramenez-moi un infirmier, n'importe lequel"

Le Commandant était en pleine convulsion et commençait à s'étouffer. Il fallait agir vite. Pour l'instant, il n'y avait qu'une seule chose à faire, très simple mais assez risquée pour la personne qui le tente. Il fallait donner la possibilité à la personne de se dégager les voies respiratoires et il n'y avait qu'une manière mais au risque de perdre quelques doigts. Dorian enfonça sa main dans la bouche du Commandant toujours couché sur le côté. En train de s'étouffer avec un mélange de salive et de sang. Dorian attrapa après plusieurs essais la langue du Commandant et là plaqua sur le bas de sa bouche. Une fois s'être assuré que la langue n'était plus un problème, il enfonça deux doigts un peu plus profondément dans la gorge de Dole pour enclencher le vomissement. Ce fût assez rapide, Falquin toucha l'aluette et Dole se mit alors à recracher une partie du contenu de son estomac déjà bien digéré. La mélasse marron se répandit sur le sol, Dorian ayant surélevé la tête du Commandant pour éviter qu'il s'étouffe encore plus. C'est le moment que choisit le soldat pour revenir accompagné d'un infirmier. Le soldat s'approcha du médecin en pataugeant dans le vomis de Dole.

"Putain, faîtes attention. Faîtes de la place sur la table"

Le soldat se contenta de faire glisser son bras en emportant tous le contenu de la table avec lui. Bon au moins ça c'était fait. Il soulevèrent à trois le commandant et le plaça sur la table.

"Bon. Passe moi le laryngoscope" Dit-il à l'intention de l'infirmier, Dorian chercha à s'introduire dans les voies respiratoires de Dole, après plusieurs tentatives infructueuses il réussit alors à parvenir à ses fins. "Passe moi le ballon maintenant et on est bon" Il visa le ballon au laryngoscope et commença à appuyer à intervalles régulières pour apporter un peu d'oxygène à Dole.

Il tourna son regard vers l'infirmier.

"Prend le relais s'il te plait, je vais vérifier les pupilles" L'infirmier prit là suite et Dorian muni d'une petite lampe de poche vérifia la réactivité des pupilles de Dole. Tout semblait bien se passer jusqu'à que Pestaupe rentre dans la pièce, certainement pour se délecter du spectacle qui se déroulait devant ses yeux.

"Sortez Commandant, nous avons besoin d'air ici" Demanda le médecin.

"Non, je crois plutôt ..."

"SORTEZ !"

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Hannibal Cobs
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Sam 26 Juil 2014 - 23:01

Cobs était au ange. Le commandant le félicitait pour son action de bravoure.

- " Merci mon Commandant".

Cobs avait le gout du travail bien fait. Il aimait qu'on reconnaisse son savoir faire. Il se rappelait de l’époque ou il construisait des puits et des filtres a eau pour les habitants des Terres Désolé , le satisfaction qu'il se dégageait du regard de ses paysans ( et paysannes ). Ici c'était l'armée. Et si il a quelque heure il n'était qu'une bleusaille a qui on avait collé un chiens renifleur , il faisait désormais parti du groupe. Il ne lui serait pas venus a l'esprit de faire valoir le rôle de l'adjudant Vaillant dans cette histoire , qui était sérieusement blessé. Ou le rôle de RASOIR qui avait éliminé plus de soldat que Cobs et Vaillant réunit.

Comme lui ordonna le Commandant il sauta dans le camion avec RASOIR. Il aida l'Adjudant Vaillant a monter a bord du camion. Une compresse avait stabilisé hémorragie , mais il fallait rapidement le mener au poste médical de l'avant poste. Dans le camion Cobs remarqua qu'il suscita l'attention , ou la curiosité du commandant.

- " Vous savez patron , je viens du fin fond des Terres Désolés. J'ai grandit dans la médiathèque de Cergy-Pontoise. Je suis rentré dans l'armée il y a un mois , et j'ai très peu de contact au sein de la FNF. On pourra parler d'un éventuel avancement après la mission ..." dit t'il d'un air un peu trop sur de lui en rajoutant "... Mon Commandant".

Il avait appris ce qu'était l'autorité que récemment. Cobs a toujours fonctionné en solitaire. Certaines convention hiérarchique lui échappaient encore.Il se tourna vers Vaillant. Il commençait sérieusement a pisser le sang. Une fois le camion arrivé , il aida Vaillant a sortir du camion. Il le porta a nouveau , et pris la direction de l'infirmerie. Il le posa sur un lit de fortune et appela un infirmier. Il commença à nettoyer sa blessure.

- " Vous allez vous en sortir Adjudant !"

-" Merci gamin , ta bien bosser aujourd’hui ... a la revoyure "

Cobs sortit de l'infirmerie , et se posa sur un des banc du couloir. Il leva son casque , et s’écroula de fatigue. En levant le casque , il constata un petit truc gluant qui était tombé sur son front. C'était un des morceau de cervelle du soldat mort devant ses yeux. Il le pris dans la main , et resta figé là a regarder ce petit morceau de matière grise. Il se demanda quelle pourrait être la signification de ce moment dans son existence.
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Martin
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Dim 27 Juil 2014 - 14:48

Connard. C'est le seul mot qu'avait le capitaine en tête. Se faire traiter d'incompétent, lui le meileur officier d'active des sections de reconnaissance. Tout ça parce qu'un petit commandant des troufions savait pas sécuriser une zone et la disait ok pour un convoi. Au moins les munitions et son équipe avait rien. Pas comme ces types de la « chairs à canons » compagnie, qui avait fait exploser un bâtiment. Bien la route encombré de bétons. La seule qui menait jusqu'à l'avant-poste. C'était encore au génie de faire le sale travail.
En plus le pauvre petit bonhomme avait appelé le capitaine par son prénom. Insulte pour celui qui mettait la hiérarchie par dessus tout. Puis rentrer à pied... Quel connerie. Encore un truc de décervelé de l'infanterie. Encore heureux que l'avant-poste était pas loin. Puis comble de l'horreur donner des ordres à ses propres soldats !
Martin fulminait. Il avait fait le boulot. Pas ce Dole.

« Putain quel connard ce type ! Lâcha Julie. Comment il peut vous insulter et nous avec alors qu'il est même pas capable de sécuriser sa ligne de ravitaillement ?
- Aucune idée, vous aurez qu'à lui poser la question et vous préparer au peloton d’exécution.
- J'ai entendu parler de lui, dit Simon. C'est pas la première fois qu'il fait ce genre d'erreur. Il est déjà passé en conseil de guerre pour une opération mal menée.
- Ça m'étonne même pas. Putain j'avais envie de lui rétorquer un truc bien sale. Il a de la chance qu'on ai autre chose à foutre que de s'occuper de lui. Même pas capable de retenir ses hommes. Il aime en perdre j'ai l'impression. »

Ils continuèrent à discuter de la mission qui avait faillit très mal tourner pour eux. Ils arrivèrent rapidement à l'avant-poste. Les sentinelles les laissèrent rentrer avec un regard mauvais. Tous pensaient que c'était à cause d'eux que deux des leurs étaient morts.
Martin repérât deux points d'où un sniper aurait put faire de sacrés dégâts et plusieurs défauts dans la défense mais ça c'était normal. L’état-major semblait n'avoir que peut à faire de cet endroit et Dole avait vraisemblablement était envoyé ici pour aller crever en enfer.

Le groupe fit de l'agitation dans le camp. Des infirmiers les dépassèrent sur la droite. Rien de grave, sûrement un blessé.
Martin montra à ses hommes un coin où ils pourraient se reposer et chercha la tente de commandement pour s'expliquer avec Dole.
Ce fut rapide à trouver des gens sortaient en trombe de là, ainsi que le commandant Pestagaupe. Les deux hommes se saluèrent. Ils se connaissent bien, ayant partager plusieurs bières au mess.

« Ah capitaine Daubât ! Qu'est ce que vous faites là ?
- Mission de routine commandant. Simple convoi de munitions. Puis on nous as demandé d'aider au cas où.
- Je reconnais bien là Chan. Toujours à vouloir montrer à nous, simples troufions de l'infanterie, qu'on ne pourra jamais se passer des troupes d'élites de la reco.
- Je crois que pour une fois nous n'avons pas fait honneur à notre réputation.
- J'ai cru comprendre capitaine. Mais regardez la situation, le camion est là et vous n'avez aucune perte.
- Si nous avions été plus vigilant, jamais ces soldats ne sauraient mort.
- On vous avez donné le feu vert. C'est ce maudit Dole qui n'a pas suffisamment protégé sa ligne.
- C'est ce que j'allais lui dire à l'instant monsieur.
- Attendez un peu. Je crois que le commandant a besoin d'un peu d'air. Allez je vous laisse j'ai une guerre à mener.
- Au revoir monsieur. »

Les deux hommes de laissèrent là et Martin put enfin rentrer dans la tente rencontrer Dole officiellement.
Dole agonisait sur une table et un médecin essayait de le ramener parmi les vivants.
Martin fut choqué de voir un homme dans un tel état. Mais il vit là l'occasion de se venger de l'insulte.

« Je pense qu'une balle dans la tête serait la meilleure solution pour abréger ses souffrances. »
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Dorian Falquin
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Dim 27 Juil 2014 - 18:29

***


Pestagaupe était finalement sorti sans rien dire et sans vouloir polémiquer, après tout, il ne voulait certainement pas rester là à regarder Dole, il avait certainement "mieux" à faire, de toute manière Dorian n'en avait rien à faire, pour l'instant s'occuper du Commandant était sa priorité. Heureusement Dole allait beaucoup mieux, ayant été prit rapidement en charge. Dole, en phase d'oxygénation était quelque peu dans les vapes mais tout à fait conscient, il entendait et comprenait tous ce qui se passait autour de lui.
"Commandant, regardez-moi, regardez-moi. Tout est ok d'accord ? Vous inquiétez pas. Clignez des yeux si vous comprenez" Dole cligna des yeux une fois comme lui avait demandé le médecin. "Bien. Vous avez l'air d'aller mieux. On va vous retirer le tube. Je suis désolé d'avance mais, ça va être désagréable. A trois toussez légèrement, ça aidera à faire sortir le tuyaux. On est bon ? Allez-y. Un.. deux.. trois. Voilà, bien, et voilà c'est bon."
Dole toussa et Dorian retira le tuyau. Dole Toujours couché sur la table respiré maintenant tout seul. Quelques instants plus tard, un soldat pénétra à l'intérieur, Dorian ne l'avait jamais vu avant enfin si il l'avait peut-être déjà vu mais étant donné qu'il ne le regarda même pas c'était plus difficile. Avant qu'il ne puisse sortir quoi que se soit, Dorian prit les devant.
"Soldat, vous avez mieux à faire sans doute, jouer aux cartes, boire du pinard, ou autre chose ..."

"Je pense qu'une balle dans la tête serait la meilleure solution pour abréger ses souffrances."

Dorian tourna finalement, la tête vers l'homme.

"Soldat, je crois vraiment que vous avez mieux à faire sans doute, aller faire l'inventaire, laisser des soldats crever sous votre garde... ce genre de choses.  Caporal, sergent, ou je ne sais quel foutu grade inférieur un gamin comme vous a pu gagner" Le médecin était quelques peu énervé. "Foutez-le camps d'ici, maintenant, au nous ferons un rapport sur vos menaces de mort sur le Commandant Dole !"

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Hannibal Cobs
MessageSujet: Re: Nitroglycérine : Bon pour le cœur, et pour l'esprit.    Dim 27 Juil 2014 - 22:34

Cobs était assis depuis un quart d'heure sur ce banc près de l'infirmerie après avoir posé Vaillant. Plus que pour avoir des nouvelles de la bonne santé de l'Adjudant , c'était par fascination morbide pour ce morceau de cervelle qu'il avait trouvé collé dans ses cheveux qu'il restait là. Comment un laser pouvait faire chauffer la tête d'un homme au point de l’éclater comme un œuf au micro onde ? Une chose était sur : le pauvre type a qui appartenait la cervelle ne se rétablirait pas avec un séjour à l'infirmerie , malgré les talents du Caporal-Chef Falquin.

Soudain il entendit de l'agitation dans l'infirmerie. Il y avait ce Capitaine qui venait d'arriver avec le convois attaqué. Il lança au Commandant

"Je pense qu'une balle dans la tête serait la meilleure solution pour abréger ses souffrances."

Le médecin chefs , engueula avec virulence le Capitaine , le comparant a un Caporal , ou un Sergent. Hannibal était indigné par la conduite du Capitaine. Pour lui le Commandant Dole avait tout fait pour sortir ses hommes de ce merdier des Terres Désolés. Le commandant avait surtout sut flatter l'ego d'Hannibal après son action au feu. Oubliant tout rapport hiérarchique il s’avança :

- " Comment pouvez vous dire cela au Commandant ? Cette conduite est indigne d'un officier de la FNF. Vous êtes une honte pour la France ! C'est a vous qu'on devrait coller une balle ! A vous et a tout les autres défaitistes qui ne valent pas mieux que les Dissidents."

Vaillant cloué a cotes a son lit d’hôpital , le bide encore saignant se leva risquant de dechirer les point de suture que l'infirmier venait de lui faire.

- " GAMIN FERME TA GUEULE ! TU PARLE A UN OFFICIER BORDEL DE MERDE ! RENTRE DANS LE RANG , OU IL VA TE FOUTRE AU TROU ! POUR QUI EST CE QUE TU TE PREND ? FERME TA GUEULE"

Le coup de gueule de l'adjudant calma Cobs immédiatement. Il était allez un peu loin. Mais il ne pouvait pas laisser le Capitaine cracher a la figure du Commandant.
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