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 Justice extrême est extrême injustice.

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Thomas Dole
MessageSujet: Justice extrême est extrême injustice.    Sam 24 Mai 2014 - 13:55

Répartition des dialogues:
 

''Affaire 2226, pour Contrebande, Vol, Agression, Dégradation de bien public, 4 comptes d'attaque à main armée, 8 comptes pour meurtre, torture, Évasion, Délit de fuite, Outrage aux forces de l'ordre, Association de rebelles, Discours anti-républicain, 9 comptes d'attentat, 3 comptes d'attentive d'attentat, l'état se présente contre le dénommé ''Stanislas'', comment est-ce que l'accusé plaide ?''

Stanislas le Révolté. Héros ou tyran, meurtrier ou sauveur, libérateur ou destructeur. Sa carrière de terroriste aura été courte, mais mémorable : Il avait quitté l'arc, fait un réseau, organisé des grèves et manifestations, conquis le Palais du Luxembourg... La FNF l'avait enfin attrapé, mais elle l'avait attrapé uniquement grâce à une trahison. Oh, ils auraient pu le tuer facilement... Mais ils avaient peur de faire de lui un martyr. Non, non, il leur fallait un symbole... Un monstre déchu, une parodie de procès, qui durerais des jours, des semaines, des mois si il le fallait !

La FNF voulait vraiment que ce bordel soit mémorable. Ils lui avait même donné un avocat, un BON en plus ! Maître Tonra, célèbre juriste, qui venait du marché de la gare. Un vieil homme, consciencieux, calme, posé... Tout l'inverse du représentant du ministère public, maître Delacroix, un jeunot sorti de l'île présidentielle, fringant, excité, a cheval sur la loi. Il hurlait tout le temps, et avait une vision draconienne de tout ce qui est pénal : Pour lui, la loi est la loi, même quand une femme tue un mari qui la battait chaque nuit, elle devait finir en prison.

''Accusé ! Comment plaidez vous ?''

Stanislas était mort. Enfin, pas littéralement, mais... Il restait fixe, les yeux mornes et rivés vers le sol. Il y avait un jury, qui l'observait, et une audience, qui le guettait, en groupe, quelques murmures provenant de l'arrière de la salle. Le Commandant Thomas Dole était parmi eux, une nouvelle médaille a son poitrail, donnée par le Général Gabriel Hénin.

''Accusé !''

Stanislas était comme réveillé. Il leva ses yeux vers le juge, et, lentement, se mit sur ses deux jambes.

''Monsieur le Juge...''

Le greffier commençait a taper sur son Terminal.

''Monsieur le juge, je... J'adorerais, plaider pour ma cause, néanmoins je ne reconnais pas votre état. Je ne suis pas un de vos con-citoyens. Je plaide donc tout naturellement non coupable.''

Le juge leva les yeux au ciel. Il pensait avoir un comédien devant lui.

''Très bien, très bien. Le but de cette cour de justice sera de prouver ou non votre culpabilité dans cette affaire, puis de vous punir selon les comptes qui auront été reconnus. Comprenez vous ?
-Oui. Je comprend que vous vouliez m'enfermer pour toujours. Ou me pendre. Mais voyez-vous, monsieur le juge, on meurt deux fois : Une fois quand on arrête de respirer, et une autre quand on arrête de parler de vous. Qui de nous mourra le premier ?''

Stanislas s'assit, alors que son avocat se mit sur ses pattes, attrapa un dossier, et marcha vers le juge. Le juge était également un homme (La FNF était une très bonne société patriarcale) et était également vieux. Il n'y avait pas beaucoup de détails a savoir sur lui. Il était ennuyé, manquait souvent d'intérêt envers les choses. Son nom était Burma.

''Monsieur le juge, j'aimerais présenter une motion faire se dérouler l'audience a huit-clos.
-Quels sont vos arguments ?
-Et bien, monsieur, ils sont évidents ! Nous traitons une affaire importante, les risques d'attentats sont élevés, ils pourraient perturber les débats...
-Rejetée, maître. Poursuivons.''


L'avocat alla se rasseoir a côté de Stanislas, alors que celui-ci se pencha pour parler.

''C'est une parodie de procès ! Qu'attendez vous donc de cela ? Quelle est votre foutue stratégie ?
-J'ai étudié les pièces a conviction et les témoins... Tous sont pleins de défauts, et les pièces a convictions seront faciles a briser...
-Je ne suis pas sûr que les arguments ad hominem fonctionnent.
-Oh, faites moi confiance, mon cher. Je vous jure de gagner.
-Je ne veux pas gagner ! Je veux que ma femme soit en sécurité !''


Stanislas se remit droit sur sa chaise, et leva les yeux vers le garde de son box. Il y en avait deux, des gros molosses avec des matraques et des uniformes de policiers. L'avocat était assis a une table juste devant ce même box.

Le procureur se leva, et porta un dossier dans ses mains, alors que de grandes portes s'ouvraient et que une table coulissante entrait, poussée par un policier.

''J'aimerais présenter la pièce a conviction numéro un et appeler le témoin numéro un, mon expert, le Lieutenant de Villiers, ingénieur de l'armée de la FNF.''

Un militaire en uniforme se leva, et alla a côté du juge, souriant un peu nerveusement.

''Lieutenant. Que voyez-vous sur la table ?
-Heu... Je... Je vois... Un reste d'Engin Explosif Improvisé... Une... Une EEI, oui...
-Bien. Comment marche cette EEI ?
-Et bien, il faut, une charge explosive, une charge d'amorçage, un... Détonateur et un système de mise a feu.
-Vous avez étudié la composition de la pièce a conviction. Que pouvez-vous en dire ?
-Et bien... Le... Le système de mise a feu provient d'une radio, d'une... Onde radio... L'explosif lui-même est surtout fait de nitroglycérine, de... De dynamite... Assez rustique... On a aussi... Enfin... J'ai trouvé des traces d'essence... C'est un composé... Assez simple, de très mauvaise qualité, sensible à l'environnement extérieur...
-Je vous remercie. Monsieur le juge, j'aimerais lire a haute voix une lettre qui a été découverte lors de la perquisition du Palais du Luxembourg !
-Très bien, maître.''

Le procureur se dégagea la gorge, avant de parler a haute voix :

''Amaury, mon fils, je suis satisfait que tu ai décidé de te joindre a moi. Néanmoins, Victor me dit que les munitions que tu as commandé sont de mauvaise qualité. La bombe censée exploser lorsque la patrouille de la FNF passe n'a pas été activée. Il faut que tu ailles au marché de la gare pour me quérir un meilleur matériel. Victor te donnera des détails.
Tu y arriveras. Je te fais confiance.
Ton père, avec respect, Stanislas.''


Le procureur reposa la lettre, bien en évidence devant le jury.

''Comme vous le voyez, l'explosif ici présenté n'a pas explosé. Il a été retrouvé par une petite patrouille de la FNF, et désarmé très facilement. Il me semble donc normal de rendre Stanislas coupable de tentative d'attentat. Je vous remercie.''

Le procureur alla s'asseoir, et l'avocat de Stanislas se pencha vers le box.

''Comment comptez vous le contrer, maître ?
-Je ne compte pas le contrer sur le fait que vous êtes coupable, c'est impossible. Mais je vais vous poser des circonstances atténuantes...''


L'avocat se leva, et alla vers l'expert.

''Lieutenant de Villiers. Dites moi, où êtes-vous né ?
-Je... Je suis né sur l'île présidentielle, monsieur !
-Est-ce que vous avez appris tout ce que vous savez sur l'île ?
-Oui... Oui maître.
-Est-ce que vous êtes déjà sorti patrouiller dans les Terres Désolées ?
-Heu... Non... Non monsieur...
-Donc, vous n'avez eu la bombe sous vos yeux que parce qu'on vous l'a amenée.
-Oui maître.
-Mais vous dites n'avoir trouvé que des traces de nitroglycérine. Est-ce que vous avez vu de vrais fut de dynamite ?
-Oui !
-Et d'où provenait cette dynamite ?
-Je sais pas moi ! De n'importe où ! C'est facile a fabriquer la dynamite !
-Donc, vous n'avez aucune preuve que ce soit mon client qui ai directement fabriqué la bombe !
-OBJECTION !''


Le procureur s'était levé et posait la pointe de ses doigts sur sa table.

''Oh, excusez moi, c'est juste que je prouve l'essentiel. Le lieutenant ici ne sait pas si monsieur Stanislas Baskerville a fait le coup.
-Il y a une lettre où il demande a son fils d'acheter des explosifs ! Et après une détonation ratée !
-C'est vrai. Mais, rien ne vous prouve qu'il s'agissait de cette bombe LA. Rien ne prouve que son fils a acheté les bombes. Rien ne prouve que mon client n'as pas voulu faire une blague a son fils ! Rien ne prouve que la lettre est même vraie, puisqu'elle n'est pas authentifiée par la poste de Lutèce. D'ailleurs, la lettre n'aurait dû t-elle pas être dans les mains d'Amaury Baskerville, puisqu'elle y été destinée !
-Objection rejetée.
-Cela ne fait rien, j'en ai terminé.''


L'avocat retourna vers son client. Il venait de nettoyer UNE accusation parmi un mur entier d'elles. Le débat allait sûrement être incroyablement long et compliqué...

''Bien, messieurs, c'est tout pour aujourd'hui... La séance est ajournée...''

Le juge frappa sa table avec son marteau. Les policiers ouvrirent les portes, le public sorti, Stanislas fut menotté et reconduit vers sa cellule. Dole restait crédule et fixe. Mais le procureur voulait lui parler. Il fallait qu'ils accordent leurs violons sur ce qui s'est passé le jour de l'arrestation de Stanislas...
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