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 Lazare doit mourir ! [Partie 1 - Caron / Grive / Lazare / Zoé ]

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Lazare
MessageSujet: Lazare doit mourir ! [Partie 1 - Caron / Grive / Lazare / Zoé ]   Jeu 1 Mai 2014 - 0:11


La vie itinérante était des plus plaisantes. C'était étrange, pour l'homme sédentaire, que l'on puisse ressentir une satisfaction a être en constante mobilité, mais pour un habitué comme l'était Lazare, cela lui permettait de s'évader l'esprit quelques temps. Ainsi était-il, marchant en sifflotant parmi les ruines de l'humanité et la poussière des morts et des débris, contemplant les paysages désolés des Terres, les seuls qu'il ait jamais connu. Difficile de convoiter autre chose quand on ne l'avait pas connu, et Lutèce ne lui manquait pas le moins du monde.
Toujours sifflotant, il se dirigeait vers le Marché de la Gare, là où il pourrait vendre l'ensemble de ses merdes qu'il avait récolté avec le temps. Il y en avait pour tout les goûts : Du verre, des boites de métal, des piles, des ampoules, des ressorts, du cirage a chaussure, des lacets, des élastiques, des roulettes et même quelques outils ! De quoi se faire un peu de blé en attendant la suite des événements.

Lazare refila ses camelots a gauche et a droite. Aux arabes, aux juifs et aux chinois. Certaines choses fut plus dures que d'autres, mais globalement, il avait réussi a se débarrasser du plus gros de sa cargaison et s'était fait quelques pièces supplémentaires qu'il ne manquerait pas d'utiliser dans un futur proche. En fait, cela allait commencer maintenant, c'était t-il dit. Et c'était ainsi que le mutant avait prit la direction du bar le plus proche... En fait, quand on parle de bar, il s'agissait plus simplement de la paillasse d'un vendeur du quartier arabe auquel il avait acheté un Nuka Cola, Lazare étant définitivement un très mauvais buveur de vin, ne parvenant pas a l'apprécier et préférant de toute façon les choses plus pétillantes. Et ce soda, il était aller le boire a coté, assis a coté de plusieurs récupérateurs et passants qui profitaient d'une pause sur les quais.

Alors qu'il sirotait son Nuka en écoutant quelques histoires des récupérateurs avec qui il discutait, l'attention de Lazare fut attirée par la venue d'un curieux bonhomme qui se présentait a un marchand d’à coté. Il était habillé d'un splendide trench coat bleu marine et semblait plus que hautain, a la manière dont il parlait au vendeur. Ce dernier n'osa d'ailleurs pas le contredire. L'homme passa ensuite son chemin pour aller rejoindre une autre bande de personnages tout aussi habillés que lui. Le mutant tourna la tête.
« Ca vous dit quelque chose, ce type ? Il m'a l'air bien narcissique pour un habitant des Terres. »
Les récupérateurs haussèrent les épaules.
« C'est Lucius Jarbet. Un gars très riche. Il veut faire croire qu'il gagne sa vie en investissant dans les petites boutiques mais tout le monde sait qu'il se fait son blé grâce a ses associés. Ensemble, ils touchent a la prostitution et a la drogue. Ils ont les moyens de se payer de quoi se défendre. C'est pour ça que les gens du coin les respectent. » dit l'un des hommes barbus entre deux bouchées de viande sèche.
Lazare tourna la tête vers le dénommé en question et l'étudia longuement.
« Je croyais qu'il avait perdu pas mal de fric depuis qu'il avait cassé ! Il a réussit a s'en remettre ? »
« Boarf. C'était qu'une femme comme les autres. Tu sais que ça a pas trop d'importances pour lui, il s'en aura trouvé une dans quelques mois de plus. Ca va pas le démoraliser comme ça tant qu'il a son pognon sur lui. »
Lazare s'interrogea.
«  Ah ? Il était marié ? »
Les autres haussèrent les épaules.
« Comment qu'elle s'appelait déjà, la p'tite donzelle... Elise...Elie... Elizabeth je crois. »
Le mutant haussa finalement les épaules.
« Boarf. Je me demande ce qu'elle a put lui trouver. A part pour le pogon... »
L'un des récupérateur intervint.
« Ben il paraît que cette fille avait quitté Lutèce récemment... P'têtre que le besoin de fric s'est fait ressentir... Elizabeth ouaip. Je crois même que c'était Elizabeth La...La... »
Lazare fit les gros yeux.
« Hein ? »
Le récupérateur claqua des doigts.
«  Ah oui ! Elizabeth Lazare ! Voilà ! C'était ça son nom ! »

Gabriel afficha un air hagard et ses yeux doublèrent de volume, proche de sortir de leurs orbites. Elizabeth Lazare... Mais... Bordel. C'était le nom de sa mère !
« Tu te fous de moi... Ce type a eu une liaison avec Elizabeth Lazare ?! »
L'homme haussa les épaules.

« Ben ouaip ! Les nouvelles vont vite par le bouche a oreille. »
« Alors je crois qu'il est temps que j'ai une petite discussion avec lui... »





Lorsqu'il fut tiré en de sa torpeur, Lucius Jarbet ressentit un violent mal de crâne. En levant les yeux, il ne vit que le noir autour de lui, excepté la lumière d'une lampe crasseuse fixée juste au dessus de lui. Il était attaché a une chaise au milieu d'une pièce vide. Un bâillon lui avait été placé sur la bouche. L'esprit encore confus et la vision floutée, il tourna la tête a droite... puis a gauche. Il perçut alors que quelqu'un approchait avant de se placer devant lui. La forme était relativement grande et pourvue de magnifique baskets rouges, qui tranchaient complètement avec le reste de ses habits et de la pièce en général. L'individu mit un genou au sol.
« Réveillez vous, Mr.Jarbet. Réveillez vous.. » marmonna t-il.
Les mots résonnèrent dans le crâne de Lucius comme si il y avait un écho. Il abaissa la tête, victime de tournis, et commença lentement mais sûrement a se reprendre.
« Je sais qu'il n'est pas très poli de ma part de procéder ainsi, pour sûr... Mais... Eh bien, il faut tous que nous apportions un jour notre pierre a l'édifice d'autrui un jour... »
L'homme commença a y voir clair.
« Oh, pardon. Je suis un peu distrait. J'avais oublié que vous ne pouviez pas parler sans ça. »
On lui arracha sauvagement le bâillon de la figure, ce qui acheva définitivement de réveiller Lucius.  Ce dernier se mit a regarder avec inquiétude partout autour de lui avant de tomber sur la faciès grotesque et souriant de Lazare. Jaret s'agita sur sa chaise sans parvenir a se libérer.
« Aaah ! Qui êtes vous ?! Qu'est ce que je fous là ?! »
Lazare afficha un gros rictus.
« Bienvenu chez moi ! »
Lucius tenta de renverser sa chaise, sans succès. Elle était rivée au sol.
« C'est vous qui m'avez enlevé ?! Bordel ! Vous faites une grave erreur ! » s'agita t-il.
Le mutant regarda là l'humain déblatérer en haussant les épaules.
« Bon... Tait toi, tu commence a me gonfler... » lança Lazare.
« J'ai des alliés puissants ! Plus que vous! Si vous me tuez et ils vous trouveront ! » continua Lucius.
« La ferme ! Tu fais trop de bruits ! » répéta le mutant.
« Je contrôle tout un marché ! J'ai les moyens de vous faire exterminer ! Vous ne savez pas a qui vous vous attaquez ! »

Lazare le gifla avec force. La tête de Lucius vola en arrière et sa chaise se renversa, sonné par l'impact. Une fois repris, le mutant l'attrapa par les jambes et le remit droit. Jarbet le regarda sans rien dire, une épaisse marque rouge sur la joue.
« Elizabeth Lazare ! Dit moi tout sur elle ! »
« Vous gagnez quoi a me garder ici ?! J'ai pas d'pognon sur moi. Libérez moi ! »
« Parle, s'il te plaît. » grimaça Lazare en croisant les bras.
Lucius lui rit au nez.
« Vous êtes un très mauvais kidnappeur. »
« Bon très bien... Tu veux jouer ? On va jouer ensemble. » finit par lâcher le mutant, abandonnant et baissant les bras.


Il lui recolla le baillon sur la figure et se dirigea en arrière de la pièce. Lucius Jarbet continua de grogner par delà son bandeau. Il déglutit quand il aperçut Lazare se saisir d'un objet fort peu sexy. Un magnifique couperet d'acier. Le mutant se retourna, tout souriant.

« Alors, voyons voir cela... »

--

Lazare essuya proprement la lame de son couperet sur le tissu crasseux qu'il avait put récupérer là, l'air ravi. Jarbet ne disait plus rien. Cela faisait bien longtemps qu'il avait arrêté. Ses yeux regardaient dans le vide et il semblait en état végétatif. Lazare ricana et lui jeta le tissu sur les genoux.

« Tiens, je te rends ton oreille. Tu veux qu'on continue de jouer ? »

Lucius s'agita soudainement et parvint a mettre au sol le paquet que lui avait remit Lazare. Ce dernier ricana et continua d'approcher en observant estafilade qui avait été pratiquée sur l'un des bras de l'homme. Il la toucha du bout du doigt avant d'écarter la plaie et d'y enfoncer un ongle pointu. Jarbet vit des étoiles l'espace d'un instant et ne parvint même pas a émettre un seul son. Lazare retira son doigt, observa l'humain avant de lui mettre un bon crochet a la figure. Une fois, puis deux. Une fois cela fait, il arracha de nouveau le bâillon au richard.
« Alors ?! T'es décidé a me causer, maintenant ? »
Jarbet se pencha sur le coté et cracha un magnifique glaviot de sang accompagné d'une dent. Il haletait salement et sa bouche était devenue écarlate là où son nez brisé saignait. Il était couvert d'ecchymoses.
« Tu m'payeras ça... » finit t-il par articuler.
Lazare passa son couperet dans la doublure de la veste de l'humain et la déchira ainsi, ce qui lui donna tout de suite un air plus pathétique. Le mutant ne riait plus.
« Allez vas y, dit moi qui t'es maintenant que t'as plus ton look de patron ! T'as une femme aujourd'hui ? Nan, j'suis con, pourquoi je demande. Des enfants peut-être... Hum ? Tu leurs raconte quoi ? Il te reste un peu de morale ? Après tout, t'aime bien presser les gens. Comment t'on donc élever tes parents ? »
Il fouilla l'intérieure de sa veste et y trouva une superbe montre a gousset. Bizarrement, le mécanisme semblait encore fonctionnel. Une photo était plaquée l'intérieur. Un jeune garçon. Lucius ne dit rien.
« C'est ta montre ? C'est cool. J'adore les montres. Et le mieux, c'est qu'elle marche encore. J'ai mis juste quand a tes gamins ? C'est le tiens, là dedans ? Où bien c'est un objet que t'a volé a un mec que tu opprime ? Tu m'réponds pas ? Qu'est ce que y'a, tu m'fais la gueule ? »
Effectivement, Lucius ne disait rien.
« P'têtre que si j'te coupais les doigts, ça passerait mieux. Tu t'en sers pas, après tout. Tu laisse les autres le faire. »
« Je sais même pas ce que vous me voulez... »
« Ta gonzesse ! Elisabeth Lazare ! Elle est barrée où ? »
« Qu'est ce que j'en sais... »
« Te fous pas d'ma gueule ! T'as vécu chais pas combien de temps avec. Tu veux m'faire croire que tu sais rien ? »
L'homme toussa.
« J'vous jure... J'en sais rien... J'lai larguée après... Après les radiations... J'ai aucune idée d'où elle a atterrit... Ah... Merde... Si attendez... »
Lazare hocha la tête.
« J'écoute mon gars. Vaut mieux pour ta santé que t'ais un truc a dire. »
« Elle parlait tout le temps d'un endroit, avant... C'est pas a Paris, c'est plus loin... Dans les anciennes campagnes... A quelques dizaines de kilomètres d'ici... Parlait d'un endroit.. J'peux vous filer l'adresse... »
Le mutant leva le pouce.
  « Tu m'intéresse. Vas y. »

–-

Lazare libéra Lucius dès qu'il en eut terminé. L'homme était misérable, s'était pissé dessus et était sale. Cependant, même avec cela, il courut a grande vitesse. Quand au mutant, il inspecta le morceau de papier qu'il avait put obtenir de ce petit « entretien ».

Le nom d'un lieu y était griffonné. « Château de Beauvoir »

« Caron va adorer ça. » se dit Lazare.

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Dernière édition par Lazare le Lun 5 Mai 2014 - 17:10, édité 1 fois
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Caron Hugues
MessageSujet: Re: Lazare doit mourir ! [Partie 1 - Caron / Grive / Lazare / Zoé ]   Dim 4 Mai 2014 - 5:29

« Le château de Beauvoir... »

Les châteaux ce n'est pas la chose préféré de Caron, un grand espace à la base pour une famille et en plus qui à tendance à être extrêmement solide et grand. Très grand. Bon, depuis les bombes, c'était pas tous les châteaux qui étaient encore debout et les seuls debout faisaient un peu la gueule. En tout cas l'évocation de ce nom ne faisait qu'ajouter deux sentiments pour lui. Le premier était de la frustration, car il est parfois préférable de tout faire exploser dans un joli feu d'artifice que l'infiltrer à trois. Le deuxième c'était de l'impatience, même si c'était ironique au vu de la situation, cette dernière était intéressante. Qui ne frissonne pas d'excitation quand à savoir la famille d'un mutant lézard ? Franchement, c'est une expérience unique à vivre.

Donc forcément, quand Lazare était venu le voir pour lui expliquer la situation et sa requête, il avait immédiatement accepté, car c'était pour son sujet préféré. Et aussi car il n'avait rien à faire et l'espoir de faire un peu récup' est toujours très intéressant, surtout dans un château et d'après le bref descriptif de la famille Lazare, il y aura des choses à récupérer, toute manière quand on vit dans un château, c'est déjà suffisant comme motif pour attaquer.

« C'est quand même dommage que tu es relâché ce pauvre gus, je l'aurai bien découpé pour mon simple plaisir, où expérimenter sur lui des radiations, au choix...»

Caron était tranquillement de revoir ses armes, les nettoyer -car une arme qui s'enraille sur le terrain c'est un peu comme commander une soupe et voir une couille dedans, ça fait pas forcément plaisir- et compter les munitions. Et surtout en train de voir ce qu'il lui restait en stock comme petits remontants, le genre de choses qu'il appelle liquide magique. Bon en réalité il lui restait rien, car il n'en avait pas refabriqué ou acheté, donc il ne se retrouver qu'avec quatre doses d'antidouleurs et deux de speed. Parfais, tout pour se niquer le corps.

« En tout cas, cette petite visite qu'on va effectuer au château de Beauvoir. J'espère qu'on ne risque pas de se faire surprendre du mauvais côté, ce serait extrêmement dommage... D'ailleurs si jamais où tu sais trouver rapidement des explosifs car ce serait une bonne précaution à mon avis. »

Il fit la dernière vérification sur son armure, vérifier les plaques de métal faisant office de gilet pare-balle. Se faire transformer en passoire n'est jamais agréable, qui nous dit qu'on va se réveiller avec une jolie infirmière à côté de notre lit ? Rien, un homme averti en vaut deux, un Lazare en vaut cinq, c'est bien mieux.

« Bref, moi j'ai pas grand chose à emmener, tout ce que j'espère est que ça se passera bien... Je te laisse donc voir si Ophelia est prête elle. Je n'attend qu'une chose personnellement, c'est de pouvoir rentrer dans ce château, histoire de voir quelle surprise nous réserve ta maman. J'espère qu'elle voudra pas rattraper tout le temps perdu... »
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Bérenger Mauban
MessageSujet: Re: Lazare doit mourir ! [Partie 1 - Caron / Grive / Lazare / Zoé ]   Dim 4 Mai 2014 - 12:48

Un château, celui de Beauvoir pour être exacte, à vrai dire Ophelia ne savait guère comment imaginer l'endroit : était-il un monument de pierre, ou alors à l'instar du château de Versailles il avait été crée pour accueillir un comte ou autres. Dans tous les cas, cela l'amenait à la conclusion suivante : ils allaient faire une putain de trotte pour tomber dans un endroit certes, historique, mais au combien délabré et certainement dangereux.
C'était dans ce genre d'instant que la doctoresse regrettait d'avoir troqué ses armes contre une sarbacane et son armure assistée contre une blouse blanche. Mais pourtant, elle continuait et s'acharnait à vivre ainsi, sans chercher le mal.
Voir le type s'enfuir en laissant derrière ses morceaux, pour une fois la médecin était d'accord avec Caron, mais pas pour les mêmes raisons : laissez un homme dangereux s'enfuir, c'était le risque de le voir revenir avec une armée.
Mais une question restait en suspens dans la psyché d'Ophelia : pourquoi le château de Beauvoir ?
Pourquoi la mère de Lazare irait là-bas ? La doctoresse avait immédiatement accepté quand on lui avait demandé : que ce soit par devoir professionnel comme le stipulait le code des médecins, autant que par volonté d'aider Lazare. Le mutant allait sans doutes revoir sa mère, et même si ce n'était pas une psychologue et qu'elle connaissait encore moins la notion de "parents" étant donné sa construction et le fait que ce soit une machine en série.
Aussi ce n'était pas vraiment pour réconforter un Lazare en peine et en pleurs qu'elle irait là-bas, mais pour s'assurer que tous reviendraient en vie et avec tous les morceaux là où ils étaient, en espérant que tous ce passe comme prévu.

Mais pour l'instant, l’intérêt n'était pas là : la médecin devait terminer d'emporter ce qu'il lui faudrait : des bandages, plusieurs stimpacks, deux ampoules de morphine, des seringues, du fil et du rad-away. Pas très utile pour Lazare et elle, mais Caron et la mère du mutant risquaient d'en avoir besoin. Après tout, eux n'étaient pas immunisés face aux radiations.
La porte s'ouvrit, Grive se retourna instinctivement et vit Lazare.
Inutile qu'il pose la question si elle la connaissait déjà.

-Je suis prête, quand vous voulez pour Beauvoir. Animée par la curiosité, elle demanda. Vous avez déjà vu un château d'avant-guerre, ou alors ce sera la première fois que vous verrez un ouvrage de plus de mille ans ?

L'une des rares fois où elle verrait un château hors du travail. D'un côté, Ophelia ne pouvait que saluer des œuvres qui résistaient aussi bien au passage du temps, même si elles étaient conçues pour durer cela n'enlevait en rien le mérité des maçons de l'époque. Mais une chose la tracassait : pourquoi la mère de Lazare irait dans un vieux château ?

-Au fait, vous auriez une idée de pourquoi elle serait là-bas? Demanda Ophelia sans laisser le temps au mutant de répondre à la première question.
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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: Lazare doit mourir ! [Partie 1 - Caron / Grive / Lazare / Zoé ]   Mar 6 Mai 2014 - 22:18

Lorsque Lazare avait parlé, quelques jours auparavant, à Akhaten de l'accompagner, lui et ses potes, à une semaine de marche au Sud de Paris, elle avait d'abord eu une folle envie de lui rire au nez. Pourtant elle ne l'avait pas fait. En effet elle avait sentit comme un relent divinatoire la poussant à se laisser porter par le destin. Elle ne savait pas encore pourquoi mais une force supérieur lui indiquait de suivre ce gros lézard jusqu'au château de Beauvoir. Cette fois-ci pas question de rentrer seule, le lieu était si éloigné que chacun était dépendant des autres pour sa survie. Un si long voyage, c'était un bon moyen de s'assurer une minimum de loyauté réciproque. Et puis, il s'agissait de visiter un château, qui plus est certainement hanté par les fantômes que laisse le passé au édifice chargé d'histoires obscures, pour une Malebranche curieuse et assoiffée d'aventure, il ne fallait pas manquer ça. Elle deviendrait sans doute l'une de ceux qui avaient exploré les terres les plus reculées du monde post-apocalyptique.

Riche de son expérience de globe-trotteuse, Zoé savait qu'il fallait emmener une quantité non négligeable d'équipement. Elle opta pour un sac à dos en cuire qui s'étalait parfaitement de ses omoplates jusqu'au creux de ses reins, de cette manière elle pouvait transporter le strict nécessaire de ses munitions de fusil laser (quatre cellules), quelques drogues (trois Psychos, deux Med-X et un Stimpack), quelques produits chimiques plus ou moins réactifs et une demi-douzaine de fioles de porte-flamme, en plus de quelques rations et de l'eau. Son tomahawk à la ceinture et une bure noire salie par la poussière sur les épaules, elle était prête à affronter tous les périples de la route. Dans sa tenue de baroudeuse, elle arriva en retard au rendez-vous du départ. Ce n'était pas gagné, il allait falloir faire ses preuves au seins d'un groupe déjà bien formé. Elle avait perdu sa coutumière assurance au milieu de ces gens qu'elle ne connaissait pas. Méfiante, elle approcha. Ils semblaient attendre depuis quelques minutes déjà. Il lui faudrait un peu de temps pour se faire à ces nouveaux compagnons alors elle se présenta d'une voix monocorde pour éviter de dévoiler un quelconque sentiment ni de force, ni de faiblesse :
"-Je suis Akhaten, je viens du Nord-Est de Paris. Je suis là pour vous accompagner au château de Beauvoir.
Elle salua Lazare, puis Ophélia et enfin Caron chacun à leur tour, puis repris pour éviter un silence pesant :
Outre cette femme, qu'allons nous rencontrer là-bas ?"

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Lazare
MessageSujet: Re: Lazare doit mourir ! [Partie 1 - Caron / Grive / Lazare / Zoé ]   Mer 7 Mai 2014 - 20:34

« Je sais pas, Doc. Il peut y avoir milles raisons qui peut expliquer ça. Encore est t-il qu'on est pas sûr qu'elle se trouve réellement là-bas, pas vrai ? » expliqua t-il rapidement.

Lazare était presque prêt. Il n'avait emporté que peu de choses. Tout tenait sur lui. Ses fringues habituelles. Veste grisâtre et pantalon vert kaki, genouillères et coudières et gants. Manquait plus qu'une seule et unique chose pour que tout soit parfait... Le mutant s'approcha d'un placard placé dans l'entrée de la planque et l'ouvrit. Il en tira ses deux formidables  et fidèles baskets sneakers blanches et rouges. Difficile de dire la raison pour laquelle Lazare considérait ces dernières comme sacrées. Elle lui rappelait quelque chose... Vaguement... Est-ce qu'il portait ce genre de choses a Lutèce ? Il ne s'en souvenait plus vraiment...
Le mutant accrocha ses attaches a couteau sur le corps et alla en piocher quelques uns dans sa réserve. Deux étaient de cuisine. Un autre était a désosser. Les deux derniers étaient de combat. Lazare gardait soigneusement chacun de ces ustensiles. Avoir une arme était parfois un luxe dans les Terres. Il glissa également une conserve de viande compactée dans sa poche intérieure. Vu comment le couvercle avait été fermé a l'aide de tissu et d'élastiques, nul doute que c'était Lazare qui avait mit en boite ceci. Selon ses calculs, il n'aurait guère besoin de plus. Et puis, dans tout les cas, il n'aurait qu'a trouver de quoi manger en chemin. Les insectes se trouvent un peu partout.

« Allez, on bouge. Quelqu'un d'autre est censé nous rejoindre. » expliqua Lazare avant de grimper a l'échelle pour sortir hors de la planque.

Il fallut attendre quelques dizaines de minutes avant de voir débarquer en guest-star l'invité surprise de Lazare. Bien entendu, il n'en avait pas parlé aux autres. Pas avant qu'il ne considère que le moment soit venu... C'est à dire... Maintenant !

« Bon. Doc ? Caron ? J'vous présente mon invité mystère. J'voulais pas vous en parler parce que je craignais que vous refusiez de faire la route avec. Maintenant que vous êtes dehors, j'ai tout le loisir de vous empêcher de rentrer dans la planque. Z'inquiétez pas, tout va bien se passer. Elle connait son affaire et l'avoir avec nous seras un atout. »

Il se tourna vers Zoé et lui fit un clin d'oeil avant d'en revenir au groupe précédemment formé.

« Allez... On bouge ? Un long chemin nous attends ! »

Et ainsi, le mutant se mit a marcher vers l'horizon... Avant de revenir aussitôt quand il s'aperçut que personne ne l'avait suivit.

« Euh oui... On va peut-être regarder la carte et décider dans quelle direction partir, avant... »


–------

Alentours d'Evry, trois jours plus tard. 23H30

La lune éclairait grassement les terres désolées alors que le groupe poursuivait son avance, Lazare en tête de peloton. Ce dernier avait accroché sa lampe torche a sa tête a l'aide d'un gros élastique et s'en servait afin de cogiter sur la carte qu'il tenait dans main gauche. Sa boite de conserve ouverte dans l'autre main, il leva la tête et ouvrit grand la gueule avant d'engouffrer le reste de sa viande dans son gosier. Après un rot bruyant, Lazare secoua sa boite, confirma qu'il ne restait rien et la jeta par dessus son épaule. Le mutant en revint ensuite a sa carte.
« Euh... Je crois qu'on doit approcher du coin. On devrait trouver un poste en hauteur afin de jeter un œil. Y'a pas mal d'arbres morts dans les environs. On aurait une meilleure vue d'ensemble. »
Lazare leva le nez de son plan et regarda attentivement a droite et a gauche. Il désigna ensuite du doigt une sorte de butte naturelle au loin. Au bout de quelques minutes, ils furent enfin dessus. Lazare plissa les yeux et ses pics crâniens s'agitèrent. Si son acuité visuelle devait être utile, c'était maintenant.
« Regardez, là-bas. Au loin. J'crois que j'vois de la lumière. On dirait que y'a une masse d'arbres dans les parages. J'pense que ce doit être ça. »
Il voyait effectivement un petit carré de lumière perdu au milieu d'un flot d'ombre.

Lazare continua ensuite son chemin accompagné par les autres. Effectivement, la zone qui suivait était une sorte de bosquet d'arbres morts et secs qui ne demandaient qu'a s'effondrer. Un vrai repère a saloperies. Ils finirent par déboucher sur une longue clôture en fer forgé qui semblait délimiter les contours du domaine. En le longeant, ils finirent par trouver ce qui devait être le portail. Le sentier par delà ce dernier s'enfonçait dans le bosquet désseché. Lazare siffla et brandit sa torche sur le portail afin de l'éclairer.

« Quelle structure... Eh bien, je suppose qu'on est arrivé ? On entre ? Honneur aux dames. » déclara t-il soudainement d'un ton visiblement peu enjoué et grimçant légèrement.

Personne ne répondit ou ne fit un geste. Lazare grinça de plus belle.

« Ouais...bon... J'passe en premier, ça veut dire... Peuh... De toute façon, qu'est qu'on risque ? C'est qu'un portail avec des vieux bouts de bois autour... Ha ha... » marmonna t-il en s'avançant.

Il posa sa main sur la structure de métal et celle-ci se mit a bailler en grinçant horriblement. Lazare afficha un air contrarié et ses prochaines phrases furent énoncées sur une voix rauque.
« Pas très accueillante, la baraque familiale. »

Par la suite, le mutant rentra en marchant dans le domaine, premier sur la voie.

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Caron Hugues
MessageSujet: Re: Lazare doit mourir ! [Partie 1 - Caron / Grive / Lazare / Zoé ]   Sam 17 Mai 2014 - 0:54

Trois jours de marche, c'est long, très long quand il y a un silence pratiquement constant avec seulement Lazare qui casse un peu la routine de temps en temps avec ces remarques ou ces gestes. Il est inutile de dire qu'après tout ce temps à marcher avec le groupe, alors que la nuit était tombée sur l'immense étendue des Terres Désolés, que Lazare venait de finir sa boîte de conserve avec une certaine... Classe. Quand il annonça qu'enfin le lieux était à proximité, Caron poussa un soupir de soulagement.

« Euh... Je crois qu'on doit approcher du coin. On devrait trouver un poste en hauteur afin de jeter un œil. Y'a pas mal d'arbres morts dans les environs. On aurait une meilleure vue d'ensemble. »

Rapidement, le poste en hauteur fut trouvé et tous purent observer pour trouver ce fameux château... Lazare trouva l'indice en premier, un carré de lumière au loin. Cela ressemblait plus à quelque chose d'inquiétant pour Caron et dès qu'il fut à proximité de la charmante demeure de la famille de Lazare, c'était devenu une certitude.
Certaines personnes aiment bien les jolies fleurs pour ensoleillé l'entrée de leur propriété, d'autre préfèrent mettre des cadavres... Mais la magnifique décoration en bois mort surpassait tout, avec la nuit et la lumière de la lampe torche de Lazare, cela ne faisait qu'accentuer le côté terrifiant de la chose...

« Si on voit ta mère, dis-lui de faire quelque chose pour sa décoration à l'extérieur... C'est assez flippant comme endroit. »

Enfin, la partie la plus réconfortante fut passée et vint le grillage... Un magnifique grillage en fer rouillé et mis à l'épreuve par le temps, s'il n'y avait pas eu cette lumière, personne n'aurait pu deviner que des formes de vies intelligentes vivent ici... Enfin, le portail qui allait avec le portail. Lazare s'arrêta devant.

« Quelle structure... Eh bien, je suppose qu'on est arrivé ? On entre ? Honneur aux dames. »

Caron secoua la tête légèrement et soupira, belle tentative sur le coup pour faire passer les demoiselles en premières mais pour le coup, le droit de se faire plomber en premier et de grincer des dents revenait à Lazare, vu sa résistance...

« Ouais...bon... J'passe en premier, ça veut dire... Peuh... De toute façon, qu'est qu'on risque ? C'est qu'un portail avec des vieux bouts de bois autour... Ha ha... »

Une fois le portail ouvert dans un horrible grincement, Caron s'engagea à sa suite et vérifia ses armes en jetant des coups d’œils suspects un peu partout.

« Courage, c'est encore plus flippant qu'une prostitué goule mais au moins on est plusieurs... »
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Bérenger Mauban
MessageSujet: Re: Lazare doit mourir ! [Partie 1 - Caron / Grive / Lazare / Zoé ]   Dim 25 Mai 2014 - 21:48

Faire le point voilà ce qui était important, même si la toubib avait déjà son opinion sur la petite surprise de Lazare et qu'elle avait eu le temps de méditer sur les événements précédents. Un petit rappel des choses ne pouvait pas être mal : un gros voyage ennuyeux même si son Bec-2000 à mettre à jour, entretenir avec les moyens de du bords et de nombreux dossiers à complété. Pas sur des patients, mais bien sûr les terres désolées, si elle trouvait un terminal elle pourrait mettre l'engin à jour niveau documentation. Mais en attendant...
Quand le groupe s'arrêta et que Lazare consulta plus longuement sa carte que d'habitude et qu'il ait proposé de trouver un point en hauteur pour observer, l'androïde sentait qu'ils approchaient de leur but. Les capteurs de lumières au maximum, la doctoresse voyait un peu mieux que la moyenne des humains avec ses yeux robotiques. Mais ça ne remplaçait pas une paire de vision nocturne et avec tous les bruits parasites, impossible de se fier à son ouïe.
Puis après un temps de marche, un portail lugubre qui se payait le luxe de grincer. C'était dans ce genre d'instant que Grive aurait apprécié recevoir un bouton "mute" de ses créateurs, car écouter de la ferraille vous déchirer les tympans n'avait rien d'amusant. La toubib activa la fonction lampe de poche de son BEC : un petit faisceau lumineux arracha aux ténèbres le sentier sur une quinzaine de mètres, bien que le cône lumineux soit petit, il suffisait pour l'instant.

Suite à une petite remarque de Caron, Ophelia se sentit obligée d'ajouter sa pierre à l'édifice.

-Van Hellsing et sa bande pénétrèrent dans le château du vampire, tandis que Dracula émergeait de son sommeil. Sentant l'odeur du sang chaud qui circulait dans les veines de ses invités.

Silence, embarrassée, elle s'empressa de continuer sur un ton gêné.

-Désolé, mais c'est ce que ça m'évoque en voyant l'endroit : quatre survivants, pleins d'arbres morts. Qu'on me dirait que c'est la demeure d'un vampire et j'y croirais presque.

Tandis que Lazare et Caron pénétraient dans le domaine, Grive ferma la marche. Même si la peur était un état biologique, l'androïde ne pouvait s'empêcher de ressentir un certain malaise : l'endroit ne lui disait rien qui vaille, elle était désarmée et avait pour seul moyen de défense sa force de persuasion. Mais faire un magnifique plaidoyer ne changerait rien à la charge d'un animal sauvage ou d'un psychopathe.
Ainsi, les sens en alerte, la machine balaya les alentours avec sa lampe, cherchant aussi sur le petit écran radar intégré à l'appareil une quelconque trace d'activité. Mais rien, juste trois points blancs plus elle le point bleu.
Etant donné que le seul être féminin d'un point de vue strictement biologique ne semblait pas être disposé à la discussion où au simple fait de se montrer bienveillant à l'égard d'une gentille toubib qui avait juré de ne pas faire usage de la violence, la médecin se tût. Caron et Lazare pourraient servir d'escorte, mais comme ils étaient déjà en tête de file il n'y aurait que "Akhaten" qui pourrait protéger Grive si une menace venait par-derrière.
Bah, au point où ils en étaient, autant jouer cartes sur table.

-Hmm, rassurez-moi : nous restons ensemble le temps d'explorer les lieux? J'avoue que même si j'ai des membres en métal, je n'ai pas grand chose pour me défendre hormis des citations et ma beauté.

Et encore, la beauté était purement subjective.
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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: Lazare doit mourir ! [Partie 1 - Caron / Grive / Lazare / Zoé ]   Ven 6 Juin 2014 - 16:00

Effectivement, le voyage fut long et dénué d'un quelconque intérêt. Zoé se rappelait avec nostalgie de son escapade loin dans l'Ouest parisien, ses amis et elle s'étaient bien amusés à effrayer ce freluquet d'Ellias, cette bande ci n'avait pas tenté le coup. Quelque discussion étaient mortes dans l’œuf et la plupart des tentatives d'humour tournaient cours dans un embarra général. On était bien loin de la bonne ambiance que savaient instaurer les psychotiques, il y avait chez eux une plus grande liberté de parole et beaucoup moins de peur.

Après ce qui sembla des années à Akhaten, il y eu enfin du changement. Visiblement le château se décidait à surgir de l'horizon, lentement. Les aventuriers s'en approchèrent dans l'obscurité du milieu de la nuit. Le tableau était tellement caricatural que la Malebranche sentit un frisson lui parcourir l'épine dorsale. Elle aurait voulu rire du grotesque de la situation, pourtant elle n'en fit rien. Après tout ce chemin, ce courage aurait-on pu dire, elle était en réalité contente d'avoir à faire à un semblant de familiarité.

Après tout, si cet édifice centenaire lui avait appartenu, elle s'y serait sans doute sentie bien. Évidemment, quelques modifications auraient été à apporter, ne serait-ce que de l’extérieur, mais dans l'ensemble il y avait du potentiel. Quelles surprises ce château hanté pouvait-il bien réserver ? Et comme pour confirmer tout ce qu'avait pu penser la démone, le portail grinça, altérant la réalité sur des kilomètres par ses vibrations stridentes.

Akhaten resserra ses poings sur son fusil, si une présence hostile habitait le domaine, c'était comme si la génoïde avait frapper à la porte pour qu'on vienne leur ouvrir, autant sonner l'alerte immédiatement. Pourtant rien en se passa, après tout c'était peut être eux la présence hostile et les habitants du château les pauvres victimes de la vendetta du lézard. Cette perspective était un peu plus réjouissante pour une psychotique de la trempe de Zoé Grégeois, elle avait toujours été meilleure semeuse de troubles que messagère de paix.

Elle ne prêta pas plus d'attention aux remarques nuls de ses compagnons, si ce n'est qu'elle commença à douter du bien fondé de son intuition concernant cette escapade. A ce moment, alors qu'elle était prête à partir devant en courant, laissant le groupe derrière elle à se demander si il valait mieux marcher lentement dans la cours dégagée pour faire office de cible d’entraînement pour les tireurs cachés derrière les meurtrières ou si dresser une description complète du château à la lumière de la lune était préférable, elle senti l'odeur du sang. Pas la fragrance qu'exaltait le fluide vitale coulant dans son gosier lors des orgies, mais plutôt une atmosphère morbide, comme si la mort ayant revêtu son habille le plus malsain et le plus violent se lovait quelque part dans les entrailles du château. C'était l'appel de la lame ensorcelée, on ne pouvait pas s'y tromper. Akhaten avait connu cette sensation à chaque fois qu'elle avait été proche du but. Attention de ne pas s'emporter tant qu'il n'y avait aucune certitude ; premièrement il existait pléthore d’entités démoniaques qui pouvaient produire ce genre d'atmosphère, et deuxièmement cela ne pouvait qu'annoncer une issu sanglante à cette aventure, car le couteau avait sa volonté propre et elle n'était que destruction.

Soudain, Ophélia arracha Zoé de ses pensées :
« -Hmm, rassurez-moi : nous restons ensemble le temps d'explorer les lieux? J'avoue que même si j'ai des membres en métal, je n'ai pas grand chose pour me défendre hormis des citations et ma beauté.
Mais qu'est-ce que ce tas de ferraille était-il en train de baragouiner ? La Malebranche lui lança un de ses regards dont elle avait le secret.
-Et tu es toujours en vie ? Si on peut appeler ça comme ça ... »

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Lazare
MessageSujet: Re: Lazare doit mourir ! [Partie 1 - Caron / Grive / Lazare / Zoé ]   Dim 8 Juin 2014 - 0:22

Pouah ! Cela puait dans les environs ! Ce n'était pas vraiment l'odeur de la merde ou d'une quelconque pollution mais plutôt de la matière en décomposition qui les entouraient. Lazare braqua sa torche a droite et a gauche. Le bois pourri semblait être attaqué par les insectes. Avec l'humanité ayant reculer en terme de population, ces derniers proliféraient de manière inquiétantes, désormais, et ils étaient tous plus gros les uns que les autres. Ils devaient être responsables de cette décomposition. La tourbe du sol collait aux pieds. Il était facile de trébucher dans ceci. Malheureusement, elle semblait être disposée sur tout le sentier qui remontait dans l'allée principale.
Cette dernière était d'ailleurs sacrément longue. Avec les arbres morts qui hantaient le parc, on y voyait pas grand chose. Seule la silhouette du bâtiment au loin pouvait se faire voir en hauteur. Akhaten semblait tendue. Pourtant, Lazare doutait que ce ne soit quelque chose comme la peur. Il devait s'agir d'une autre inquiétude. Le Doc semblait suivre malgré tout et Caron... Ben c'était Caron. Pour le mutant, il n'y avait pas vraiment question de peur mais plutôt de stress. Il avait sans doute trop lut étant petit puisque la perspective de croiser un éventuel fantôme le mettait très mal à l'aise. Enfin, les fantômes n'existaient pas ? Pas vrai ?

Derrière lui, cela parlait. Zoé fit une quelconque remarque au Doc. Lazare se sentit obligé de répondre.
" Calmez vous, les enfants. Tant que tonton Lazare passe devant, tout va bien. Alors soyez sages et concentrez vous plutôt à ce qui rien ne vienne nous surprendre. Je sais que tout ira bien, hein, mais bon... On sait jamais... " gargouilla Lazare qui ne pensait qu'a rejoindre la demeure.

Il sentit quelque chose qui l'observait. Ce n'était pas particulièrement plaisant. Lazare fit un pas en avant et braqua sa torche autour de lui. Rien en vue. En se tournant pour reprendre la route, un mouvement se fit sentir. Les branches bougèrent de manière inquiétante et une chose passa juste au dessus de sa figure. Le mutant poussa un splendide braillement et chavira en arrière en lâchant sa torche.
Au dessus d'eux, un oiseau, une sorte de charogne légèrement mutée, se posa sur une branche et regarda avec intérêt le groupe. Rougissant, Lazare se releva et nettoya un peu la boue sur ses vêtements, il ramassa ensuite sa torche et reprit la route.
" Un piaf. C'était qu'un piaf. Cet enfoiré m'a surprit. " marmonna t-il en haussant les épaules.

Enfin, ils arrivaient devant la demeure familiale.

----


Le château de Beauvoir se présentait comme étant un de ces longs bâtiments horizontaux qui avaient marqués la fin de l'âge des fortifications. Quand les murailles et les épais forts n'étaient plus en mesure de survivre aux assauts de l'artillerie a poudre et que lentement mais sûrement, les demeures oubliaient leurs défenses pour laisser place au confort. Il était fort majestueux, même pour son âge avancé. Sans doute un coup de peinture ne serait pas du luxe mais le bâtiment tenait debout et marquait de sa présence la zone. Le terrain était dégagé tout autour. On constata que les lumières se faisaient voir depuis les fenêtres du château. Ce qui signifiait qu'il était bel et bien habité. Vu l'illumination qui s'échappait, ces lumières n'étaient pas électriques. Peut-être utilisaient t-ils les vieux systèmes de lanternes, de bougies et de flambeaux.

Le groupe s'approcha de la demeure et ils s'arrêtèrent devant. Lazare siffla en passant ses yeux sur la structure. Quelques gouttes commencèrent a tomber du ciel. Le mutant, en vertu de sa peau, ne le sentit guère vraiment mais la pluie picotait légèrement, gavée de résidus acides. Rentrer paraissait être la meilleure solution. En chemin, le mutant troqua sa torche qu'il rangea dans l'intérieur de sa veste pour une lampe a huile abandonnée dehors, sur un massif qui avait sans doute autrefois contenu des fleurs.
" Tiens... Y'a encore de l'huile dedans. On devait se servir de cette lampe la nuit pour éclairer les lieux. Autant la récupérer. Une petite étincelle et... "
Lazare tira un couteau cranté de son fourreau incliné accroché au niveau de son épaule droite et plaça la lame sur le bord de la lanterne. En frottant la lame contre le métal, une petite étincelle vola et alla enflammer l'huile contenue dans l'objet qui s'illumina. Lazare rengaina son arme.
" Parfait, on sait que ça marche. Ça sera sans doute utile par la suite. Je vais la garder avec moi. Si vous voyez d'autres trucs a prendre, faites moi signe. "
Le mutant accrocha la lampe a la sangle entourant sa cuisse droite et se dirigea vers le bâtiment. Il grimpa quelques marches d'un petit escalier qui permettant de franchir la surélévation du bâtiment pour rejoindre sa porte et inspecta l'immensité de cette dernière. Lazare se tourna ensuite vers le groupe.
" Euh... Personne ne veut vraiment y aller ? Non ? "
Devant le manque de réponse évident, il soupira et se tourna. Bon, autant frapper ? Qui sait ? Il n'était pas venu là pour descendre qui que ce soit après tout. Et si les membres de sa famille se trouvaient là-dedans, peut-être le reconnaitrait t-il ? Ils savaient tous qu'il était devenu un mutant, depuis le temps.

En se persuadant que c'était la meilleure solution a prendre, Lazare se saisit de l'anneau accroché a la porte et le cogna contre cette dernière.

Il déglutit.

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Dernière édition par Lazare le Jeu 19 Juin 2014 - 21:49, édité 1 fois
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Caron Hugues
MessageSujet: Re: Lazare doit mourir ! [Partie 1 - Caron / Grive / Lazare / Zoé ]   Jeu 19 Juin 2014 - 0:48

Un bourbier. Un bourbier oppressant dans lequel on ne peut pas sortir une fois qu'on y est entrés. Toujours en train de marcher, l'arme au poing, Caron continuant à marcher tout en détestant l'endroit. Suivant des yeux la tâche de lumière de la lampe torche de Lazare comme si cette dernière était un refuge , tant qu'on la voit on est comme allégé d'un fardeau, on à plus à se concentrer sur tout ce qu'il y à autour de nous, seulement ce qu'il y à dans ce petit cercle... Cette ambiance stressante et le bruit des bottes s'enfonçant dans le sol gluant, cette sale odeur que Caron arrivait quand même à sentir à travers les filtres de son masque. Tout cet environnement rappelait ce que le scientifique avait pu voir sur le Vietnam, une des rares passions qu'il collectionne avec ses projets les plus fous. Il ne manquait plus que quelques bruits d’oiseaux, beaucoup plus de verdure et des ennemis cachés partout avec en supplément une légère pluie qui vous empêche de voir à plus de deux mètres. Mais sans appel, le scientifique préférait largement être dans un labo au chaud, l'action c'était son truc tant qu'il tenait le flingue, pas quand il avait des chances de sombrer dans un monde merdique, bien qu'il le soit déjà.


Mais l’ennemi ici, c’était la peur, l’attente, le vide... D'un coup, Lazare émit un braillement de surprise puis chavira en arrière pour atterrir par terre dans un magnifique bruit de succion horrible, toute cette peur à cause d'un... Piaf. Un putain de piaf. Caron s'était attendu à un ennemi, mais l'être dans sa ligne de mire, entre les trois petites mires de métal de son pistolet n'était qu'un oiseau affecté par ce monde. A ce moment-là que Caron se demanda si la lampe torche n'était pas plus réconfortante que la présence d'un géant écailleux qui flippait à cause d'un piaf, bon c'est vrai que l'ambiance y était pour quelque chose après tout mais au moins avec cette petite expérience, la maison n’avait pas besoin de système de sécurité car seul les fous oserait passer ce jardin de la mort.


Le château de Beauvoir ne provoqua aucune réaction chez Caron avec ses grands murs et ses fenêtres qui ornaient toute la résidence, mis à part la réflexion sur la peinture et la sécurité du bâtiment qui laissait visiblement à désirer, qu'en était-il de la décoration intérieure ? C'était pas le sujet du jour, les fenêtres étaient éclairés ce qui confirmait une partie des informations de Lazare quand à l'habitation de ce château, restait à savoir si les occupants étaient aussi improbables que le fiston, une belle famille de barge selon la propriété car à part une famille dans le genre, il n’y à que des junkies pour habiter là. Heureusement que Lazare n'était pas resté plus longtemps avec eux, avoir un géant écailleux comme Lazare, c'est précieux surtout quand on peut compter sur lui et qu'il à un flingue qui n'est pas pointé vers vous.

Le groupe continua son chemin vers la demeure, Lazare s'arrêta pour récupérer une vieille lampe à huile qu'il alluma en une seule fois -la bonne étoile ?- et signala que toute chose était bonne à prendre, mais honnêtement vu le coin... C'était presque miraculeux d'avoir pu trouver un objet en état de marche alors en trouver d'autre... Pur fantaisie, mais l’instinct de Caron lui hurlait de ne rien toucher qui semblait en état par ici, car pour lui, tout pouvait être un piège, même une simple lanterne à huile. Paranoïaque ? Ouais, mais un homme averti en vaut deux.

Mais enfin le moment le plus intense arriva, le moment où on voit la porte d'entré, où on sent que la marche arrière ne sera plus disponible dans quelques instants, qu'il faut se décider d'un coup. L'ambiance était d'un coup bien plus glauque, avant c'était la ballade de la compagnie du géant vert dans la forêt magique qui à pris de l'acide... Et là, on venait de passer à un remake de film d'horreur, et Caron avait plus l'impression d'être dans le groupe de ceux qui allait se faire tabasser en cherchant refuge dans une humble demeure situé dans un marais paumé dans le trou du cul du monde, avec en supplément des oiseaux mutants. Quoi qu'avec un buvard d'acide... On aurait pu passer les meilleurs minutes de sa vie dans ce coin.

" Euh... Personne ne veut vraiment y aller ? Non ? "

Lazare se décida à toquer à la porte et d'un coup le stress monta chez Caron, qui allait donc ouvrir cette porte ? La mère de Lazare ? Son père ? Un frère ? Un cuisiner ? Un chien qui parle ? Un autre Lazare ?

" Pourquoi j'ai l'impression que la porte va s'ouvrir et qu'il y aura rien derrière ?... " Murmura Caron en tripatouillant la sécurité de son pistolet.
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Bérenger Mauban
MessageSujet: Re: Lazare doit mourir ! [Partie 1 - Caron / Grive / Lazare / Zoé ]   Sam 5 Juil 2014 - 11:45

La réponse de la Malebranche arracha un soupir blasé à la doctoresse, ainsi donc la seule femme du groupe au sens biologique du terme n'était pas une grande protectrice dans l'âme. Soit, la machine n'en n'était plus à sa première course près, une de plus ou de moins pour échapper à un prédateur. Détaillant l'endroit du regard, la médecin se demanda où ils avaient atterri, le Paris en ruine lui manquait presque, au moins on savait à quoi s'attendre là-bas. Ici, avec ces insectes tous plus inquiétants les uns que les autres, thermites, cloportes, heureusement que son cerveau positronique ne développait pas de phobies. L'endroit avait tout pour terroriser les survivants, même le bois de boulogne ne semblait pas aussi inquiétant la nuit. D'autant plus que là-bas il y avait de la vie humaine ; les maquisards, ici ils ne savaient même pas à quoi s'attendre hormis la présence de la mère de Lazare.
L'androïde recentra son attention sur le château ; typique de la renaissance. Pas de murailles en pierres ou de places pour un trébuchet, plutôt une oeuvre à l'image de Versailles ou Chambord. Il y avait des lueurs chiches aux fenêtres, étrange. Lazare quant à lui avait ramassé une lampe à huile tandis qu'une pluie acide commençait à s'abattre sur eux, l'androïde feignit l'indifférence : l'acide mettrait un bout de temps à entamer sa peau artificielle avant d'attaquer l'ossature métallique.

-Je ne sais pas ce qui m'inquiète le plus ; la pluie acide où la lampe à huile encore en état de marche. Dans un cas le ciel a pété les plombs et de l'autre il y a de la vie ici.

Le groupe arriva finalement à la porte, Lazare demanda qui voulait y aller, elle aurait volontiers dit oui grâce à sa constitution. Mais la doctoresse avait fait voeux de non-violence et peut-être se retrouver devant une abomination qui pouvait lui détruire le crâne d'une pichenette ne l'encourageait pas à être volontaire. Ophelia soupira et se tût.

"Pourquoi j'ai l'impression que la porte va s'ouvrir et qu'il y aura rien derrière ?... "
-Vous désirez peut-être tomber face à pire? S'il y a un aimant où tout autre dispositif magnétique qui ouvre la porte sans l'aide de personne je serai la première à en faire les frais. Chuchota Grive.

A l'image de Caron qui vérifiait la sécurité de son revolver, la médecin s'assura que tout était en place dans sa trousse médicale ; morphine, rad-away, tout y était maintenant il ne restait plus qu'à voir ce qui se cachait derrière cette porte. Certains disaient que ce n'était pas la destination qui comptait mais bien le voyage et en ce moment même elle était bien d'accord avec eux : la destination pouvait au choix être un endroit juste lugubre ou bien être un nid de serpents qui allait peut-être s'avérer fatal au groupe. Le doute n'était pas permis dans ce genre d'instants, encore plus pour la médecin qui n'avait aucun moyen de se défendre. Jetant un coup d’œil sur son BEC, l'androïde eut une mauvaise surprise : le radar était parasité, les  insectes étaient eux aussi représentés et les interférences faisaient que l'image se déformait. Ophelia se concentra pour distinguer le point en tête, Lazare, mais impossible de dire s'il y avait quelque chose derrière la porte ou pas.
Ils allaient avancer à l'aveuglette pour ce qui était de l'extérieur, quoi que ce soit qui interférait avec le radar ça n'était pas bon signe. Peut-être la pluie acide, peut-être pire. Il ne restait plus qu'à espérer qu'une fois à l'intérieur le signal se calme, mais si ça ne s'arrangeait pas elle en parlerait au mutant.
La rob-femme soupira et éteignit la lampe de son BEC, les capteurs de lumière n'étaient plus aussi performants qu'au début de sa vie, mais ils recueillaient toujours un petit plus que l'être humain moyen. Alors peut-être qu'elle se tirait une balle dans le pied en faisant cela, mais au moins si le portier était une menace elle ne serait pas un sapin de noël dans l'obscurité.
Ophelia serra le poing dans une attente qui lui sembla durer des siècles.
Que se cachait-il derrière cette lourde porte?
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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: Lazare doit mourir ! [Partie 1 - Caron / Grive / Lazare / Zoé ]   Ven 18 Juil 2014 - 16:39

Ce qui devait arriver arriva, et ce ne fut pas du fait de celui auquel Zoé s'attendait le plus. Lazare, en plus d'un corps de dinosaure, avait aussi hérité de leur légendaire cervelle. D'abord il se vautra dans la fange et ensuite il fit la pire chose qu'on aurait pu espérer : il frappa à la porte. Le diagnostique était sans appel, Akhaten était cernée par les incapables.En queue de cortège elle réfléchit quelques instants, inspira profondément et prit sur elle d'abandonner le groupe en se plongeant dans les ténèbres d'un pas en arrière. Personne n'avait regardé dans sa direction à cet instant à l'exception du rad-charognard perché plus haut. Il avait pu voir le visage de la tatouée lentement englouti de noir ne laissant plus briller qu'une paire d'yeux rougeoyant comme deux rubis de feu ; c'est du moins ce qu'elle s'était imaginée, mais personne ne pouvait la contredire.

Tendis que les trois attardés attendait patiemment que la mort vienne les prendre dans la petite lueur de la lampe à huile, Akhaten longea le mur par la gauche jusqu'à trouver une ouverture. Le château avait tenu le coup malgré les siècles, néanmoins le jour du feu avait laissé quelque trace. La plupart des fenêtres des étages inférieurs avaient été pulvérisées par le souffle et n'avaient jamais été réparées. La Malebranche sauta sur un banc en fer forgé que la rouille avait bien entamé et dont la forme était étonnement restée relativement indemne. Elle se pencha pour arracher l'accoudoir en bois et l'enroula d'un tissu imbibé de substances inflammables sorti de son sac pour en faire une torche avant d'escalader le rebord de la fenêtre et entrer dans le vieux bâtiment.

Ce n'était pas de la trahison, même si la psychotique n'avait généralement aucun problème avec ça, c'était de la stratégie. La survie du groupe était essentielle, tout du moins celle du mutant, qui était sa seule chance de regagner Paris entière. Cependant, au vue des méthodes appliquées jusqu'à maintenant, il était suicidaire de rester avec eux tout au long de la mission. La propre vie de Zoé avait infiniment plus d'importance que tout le reste tant qu'elle n'aurait pas trouver le secret de l'immortalité ; mourir aurait très grandement compromis ses ambitions. Pour l'instant elle allait voire de son côté ce qu'elle pouvait tirer de la bâtisse, explorer par elle-même et éventuellement réapparaître à un moment clé si cela s'avérait nécessaire.

Les premières pièces qu'Akhaten visita étaient plongées dans une obscurité quasiment totale. Malgré la lumière de sa torche, elle avait buté plusieurs fois sur des objets informes et carbonisés qui jonchaient le sol ça et là ou encore sur des trous dans le planché usé jusqu'à la moelle. Elle restait discrète en amortissant les chocs de ses chutes, mais ce n'était pas une ballerine, parfois la le château silencieux résonnait sourdement de sa progression. Si il y avait de la vie, c'était uniquement dans les étages supérieurs, ceux-ci étaient à l'abandon depuis très longtemps ; cela ne voulait pas dire qu'il fallait relâcher la pression, tous les dangers restaient envisageables du simple piège à l'embuscade en passant par ses foutu bestioles qui grouillaient dans toute la baraque.

Au fur et à mesure que le temps passait, les insectes géants semblaient s'habituer à la présence de l’intruse. Ils se faisaient de plus en plus audacieux ne fuyant plus lorsque Zoé parvenait à en écraser un ou deux du plat de ses semelles. Ce n'était pas très rassurant, mais pas de quoi stresser. La Malebranche hésita entre se rendre à la porte d'entrée pour l'ouvrir de l'intérieur, ce qui aurait sans doute créé un effet comique, au moins pour elle même, ou gravir sans attendre les escaliers qui menaient à la partie intéressante. La psychotique se dit que chercher à se foutre des autres était un peu trop puérile et opta plus volontiers pour la deuxième altérnative.

Elle chercha l'accès à la cage d'escaliers la plus éloignée du couloir principale tendis qu'elle entendait la grande porte s’ouvrir dans un grincement plus modeste que celui du portail de la cours.
Impossible de deviner ce qui allait se passer à présent pour les trois bras-cassés laissés derrière, dans le doute, Akhaten accéléra légèrement le pas, il y avait forcément un moyen de monter qui ne soit pas l’escalier principal.

Spoiler:
 

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Lazare
MessageSujet: Re: Lazare doit mourir ! [Partie 1 - Caron / Grive / Lazare / Zoé ]   Sam 19 Juil 2014 - 14:43

Lazare et les autres attendirent un petit moment devant la porte avant de se rendre a l'évidence que personne ne viendrait les accueillir. Le mutant tourna donc un instant la tête avant de se rendre compte que quelqu'un manquait a l'appel.
" Hé. Où est passée Zoé ?" demanda t-il.
Ils se regardèrent pendant un moment sans avoir de réelles réponses. Pour l'heure, ils allaient devoir faire sans et ils auraient tout le loisir d'y réfléchir plus tard. Lazare se recula doucement et inspira un grand coup pour se préparer.
" Bon, j'ouvre. Attention... ZUUUUUUUL !"
Il chargea sans plus de procès en avant, la tête penchée et l'épaule la première avant de heurter le bois de la porte qui craqua sur le coup alors que le mutant avait réussi a enfoncer une bonne partie du centre de la porte. Lazare se débattit a l'intérieur, puisque son bras droit avait percé le bois et se mit a arracher les morceaux de planches restants avec force dans une pluie de débris et de poussière. La porte bien entamée et défoncée sur bien des aspects s'ouvra alors lentement en grinçant.
" Ah merde, c'était ouvert. " nota Lazare avant de pénétrer dans le hall.

Il laissa ses compagnons entrer et ils constatèrent ensemble l'état général du bâtiment. Même si par rapport a d'autres structures, il était bien conservé puis-qu’essentiellement en pierre, force était de constaté que le sol avait méchamment morflé, que certains murs étaient griffés, déchirés et que des résidus de mobilier jonchaient le sol. Le moins que l'on pouvait dire, c'était qu'au moins, certaines choses avaient plutôt bien résisté. Entre étagères renversées ou placard brisés, il y en avait partout. En regardant sur les murs, on pouvait constater que des portes-torches avaient été grossièrement planté au mur. Bien qu'ils n'accueillaient en ce moment-ci aucunes torches.
" En tout cas, c'est pas la merde qui manque. Par où on commence ?" lança Lazare qui ne perdait pas de temps a s'attarder sur les détails et qui était prêt a foncer sur un objectif sans réfléchir.

Les yeux de Lazare se levèrent vers les hauts des murs où il y découvrit plusieurs trous relativement large. Bien endommagé, le bâtiment menaçait de s'écrouler si on insistait trop sur ses cloisons.
Le bout ouest du couloir semblait inaccessible. Le plafond s'était effondré a cet endroit précis et une pile de poutre et de débris bloquaient l'accès. Restait possibilités. Le couloir est ou la cage d'escalier du hall. Pour sa part, Lazare envisageait de prendre l'escalier principal, mais il y avait peut-être des choses a voir dans l'aile est. Le tout semblait désert. De la lumière perçait en haut de la cage d'escalier, ce qui supposait que quelqu'un se trouvait en haut.

" Je suis pour qu'on monte, y'a de la lumière. Qu'en pensez vous ? Par là ou bien vers l'est ? Ou alors on se sépare."

Avant qu'ils ne se décident, du bruit retentit et le regard de Lazare fut attiré vers la cage d'escalier. Un cliquetis se fit entendre, comme si des chaînes s'entrechoquaient. Une silhouette descendant les escaliers se fit apercevoir, boitillante. Elle arriva dans le hall et se dirigea vers le groupe de trois, toujours cachée par l'obscurité. Quand enfin elle fut a proximité, elle parla.
" Bonsoir messieurs dames. Êtes vous des invités ? Puis-je vous aider en une quelconque tâche ?" parla t-elle d'un voix vibrante.
Il sortit de l'ombre. En apparence, il devait s'agir d'un homme a la peau relativement brune... Et puis, les signes apparurent. Son visage était purement et simplement séparé en deux. Un coté montrait un faciès humain normal, et de l'autre, il ne s'agissait que d'une mécanique grossière métallique qui se voulait être conçue pour mimer le visage humain. La face interne de sa gorge révélait aussi d'autres plaques métalliques, là où la peinture s'écaillait. Son bras droit n'était même pas camouflé, ce qui révélait la forme squelettique du membre de métal, comme si on voyait un automate articulé. Quand a sa jambe droite, il avait sans doute perdu un pied a un moment ou un autre vu qu'il avait été remplacé par une simple barre métallique un poil trop petit. Résultat des courses, ce pseudo-androïde rob-homme de première génération semblait aussi vieux que rafistolé. De la rouille pointait sur quelques unes de ses articulations ou sur la face entière arrière de son crâne. Boitant a cause du déséquilibre de taille de ses jambes, sa tenue crasseuse et déchirée qui révélait son bras droit et sa jambe gauche indiquait qu'il était sans doute un servant du coin. Du moins, il en avait gardé le protocole vu sa manière de s'exprimer. Sa mécanique grinçait et semblait très frêle.

" P'tain , c'est qui lui ? Oph' tu le connais ? " étouffa Lazare.

---

Dans l'aile est, du coté de Zoé, le couloir se poursuivait inlassablement alors que les pièces noires défilaient sur les cotés. Les meubles étaient renversés sur le passage et la progression devait être faites avec prudence pour ne pas trébucher. En arrivant environs au deux tiers de la distance parcourue, les murs devinrent soudainement plus abimés. Des traces et des estafilades griffaient les murs de manière régulière. Comme si il y avait eut une lutte dans cet endroit même Alors qu'elle continuait sa route vers d'autres escaliers, quelque chose se renversa derrière elle.

Un livre pourri d'une étagère avait chuté et rejoint d'autres au sol. Pourtant, personne ne semblait avoir été a l'origine de ce mouvement vu l'absence de silhouettes dans le coin.

En poursuivant, elle finit par rejoindre le cage d'escalier est, plus petite et bien moins éclairée que ceux du hall principal. Avant de s'engager dans les escaliers se trouvait une pièce fermée par une porte vermoulue. A ce stade de la progression, un grattement résonna derrière la porte qui s'affichait devant-elle. Difficile a dire cependant ce qui pouvait être son origine. Quoiqu'il en soit, ce n'est qu'a ce moment précis qu'on put se rendre compte de quelque chose.

Une présence observait bel et bien Zoé, puisqu'en haut des escaliers, un mouvement très furtif se fit apercevoir, sans énormément de bruits.
Est-ce que quelqu'un venait de lui jeter un regard depuis le haut avant de s'écarter soudainement ? Et qu'allait donc faire la Malebranche ?

Prendre l'escalier ? Ouvrir la porte ? Revenir sur ses pas ? Crier ?

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Dernière édition par Lazare le Sam 26 Juil 2014 - 18:24, édité 1 fois
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Caron Hugues
MessageSujet: Re: Lazare doit mourir ! [Partie 1 - Caron / Grive / Lazare / Zoé ]   Sam 26 Juil 2014 - 16:12

Finalement, la question tant stressante de la personne qui répondra à la porte se régla très rapidement avec une solution directe. Lazare enfonça purement et simplement la porte qui céda facilement sous le poids du géant écailleux alors que cette dernière était ouverte...

L'intérieur avait plus l'air d'avoir accueilli une bande de psychotiques qui avaient fait la fête... Tout était dans un sale état, aucune lumières de le hall, sol et murs bousillés et reste de ce qui devait être autrefois la décoration... Le tout craquait légèrement sous les pieds. Caron regarda quelques restes puis se reporta sur la configuration des lieux, un couloir qui lui semblait peu accueillant menait vers l'est alors qu'un escalier menait vers le haut, une faible lumière perçant l'obscurité du lieu en émanait. Partagé entre le fait de devoir s'enfoncer dans la structure menaçante de s'écrouler sur son propre poids et celui d'aller voir les propriétaires des lieux dont la propreté laissait surement à désirer... Enfin, vu la propriété, on ne pouvait pas leur en vouloir vu le marais qui leur servait de jardin.

" Je suis pour qu'on monte, y'a de la lumière. Qu'en pensez vous ? Par là ou bien vers l'est ? Ou alors on se sépare."

" Bonsoir messieurs dames. Êtes vous des invités ? Puis-je vous aider en une quelconque tâche ?"

Résistant à l'envie de pointer son revolver sur l'individu qui venait de se manifester de manière peu cohérente à l'endroit, il se retourna vers ce dernier qu'il n'avait aperçu. Un rob-homme en très mauvaise état, visage qui était resté à moitié humain tandis que l'autre moitié faisait plus penser à un schéma grossier d'un visage pseudo-humain en métal... Du métal au niveau des endroits qui était sensible, un bras droit mécanique à l'air libre qui exposait son armature en métal, Caron aurait juré pouvoir entendre un cliquetis mécanique s'il y en avait un mais ce n'était que son esprit qui s'amusait avec lui. Puis une jambe de pirate... Le pied droit remplacé purement et simplement par une barre en métal qui ne correspondait en rien au corps et par dessus tout, une voix vibrante étrange... Le parfait majordome pour une résidence aussi adapté à une histoire d'horreur.

" P'tain , c'est qui lui ?" étouffa Lazare.

" Surement le gentil et horrifiant petit servant du lieu... J'aime bien le sens de l’esthétisme de ta famille. " Dis Caron avec un petit rire nerveux.

Malgré la tenue en ruine du rob-homme, ce dernier ne semblait pas vraiment dangereux... Plus menaçant de tomber en ruine à la prochaine chute que lui occasionnerait sa jambe de métal. Il fit quelques pas en direction du rob-homme et regarda s'il n'y avait rien en haut de la cage de l'escalier, ce qui était le cas pour l'instant.

" Hum.. Pourriez-vous nous dire quelles sont les propriétaires des lieux ? " Dit-il d'une voix hésitante.
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Bérenger Mauban
MessageSujet: Re: Lazare doit mourir ! [Partie 1 - Caron / Grive / Lazare / Zoé ]   Sam 2 Aoû 2014 - 13:05

" P'tain , c'est qui lui ? Oph' tu le connais ? "

Absolument pas, ni le modèle ni l'identité du tas de ferraille qui se mouvait avec autant de délicatesse et de raffinement qu'un crocodile rhumatisant. L'état extérieur du robot montrait une usure incroyable, le temps n'avait pas pus le ravager à ce point si ? Les rob-hommes étaient conçus pour durer, ils étaient fabriqués pour l'armée la plupart du temps, il y avait bien quelques robs-hommes à but personnel mais là.
Dans sa façon d'agir l'être mécanique lui rappelait un peu les Virgiles du Louvre et niveau utilité il devait se rapprocher d'un monsieur mains, la performance en moins.

" Surement le gentil et horrifiant petit servant du lieu... J'aime bien le sens de l’esthétisme de ta famille. " Rajouta Caron.

La médecin resta immobile en se demandant ce que le scientifique ferait, d'ailleurs celui-ci fit regarda ce qu'il y avait en haut des escaliers. Son homologue humain et plus, brutal dans son travail questionna aussi la machine sur les propriétaires des lieux. Aucun doute quant à l'indifférence de l'être d'acier, pas de conscience, peut-être quelques protocoles de sécurités dans sa mémoire et un module de personnalité. La question de son état d'esprit ne se posait pas, c'était un bout de ferraille d'apparence humanoïde avec trois circuits imprimés dans le crâne. Mais jusqu'où allait son intelligence?

-Lazare, ce rob-homme doit être fait maison où importer. D'ailleurs le terme devrait plutôt être "Monsieur mains", il n'a rien de ressemblant avec mes homologues conscients. Si j'avais un terminal et le matériel adapté, peut-être que je pourrais tirer des renseignements sur ce qui s'est passé ici. D'ailleurs s'il n'est pas conscient, il réagit peut-être à certaines "stimulation" audio.
Où alors nous pouvons demander à Caron de le trépaner et on lit son esprit a un terminal.
Rajouta Grive sur un ton plus confidentiel. Mais je ne cautionne pas vraiment cette option.

La doctoresse fit quelques pas et consulta son Bec-2000, le radar fonctionnait de nouveau, l'état de la maison devait aider.  Regardant les alentours en quête d'un indice intéressant, l'androïde se résigna à diriger son attention vers son compatriote d'acier. Détaillant du regard l'être de métal, elle attendit que celui-ci ait fini sa réponse envers Caron pour à son tour poser une question.

-Votre prothèse, à quelle occasion avez-vous perdu votre pied droit? D'ailleurs cher compatriote, y en a-t-il d'autres comme vous?

La première question était un test de la mémoire sur le long terme, une question élémentaire auquel normalement le robot devrait pouvoir répondre.
L'autre était plus, complexe ; y avait-il d'autres êtres comme lui dans cette maison? Ou alors était-il le seul serviteur de la famille, quels secrets cachaient sa tête?
Pour ça il faudrait le faire parler, où lire dans son esprit comme on lit dans un livre, mais tout cela prendrait du temps, en avait-il ou alors la sécurité était-elle assurée par autre chose que la faune et la flore du lieu. Dans un cas ils pourraient explorer à loisir le bâtiment, s'il y avait des ennemis, ferait-elle partie du groupe des prédateurs ou des proies? Lazare et Caron s'étaient largement illustrés au combat pour avoir survécu à la FNF tout ce temps, la fille son attitude parlait pour elle et c'était une bonne toubib. Mais quelque chose lui disait que ce serait plus que des pansements et un peu de morphine qu'il faudrait pour les faire repartir s'ils tombaient sur un os.
Lentement mais surement le château de Beauvoir livrerait ses secrets au groupe, la question était plutôt de savoir sous quelles façons ils apprendraient ce qui se passait en ces lieux macabres.
Finalement le château de Dracula semblait bien hospitalier en comparaison de l'endroit.
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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: Lazare doit mourir ! [Partie 1 - Caron / Grive / Lazare / Zoé ]   Sam 2 Aoû 2014 - 16:38

HJ:
 

Ce bruit étrange derrière la porte lui faisait penser à tout ses insectes qu'elle avait déjà écrasé depuis le début, mais la bestiole qui grattait ici était vraisemblablement plus grosse. Au même moment, une ombre passa en haut des escaliers. Akhaten se dit que si on l'observait, rien ne servait de partir à la poursuite d'une silhouette furtive, la porte était plus intrigante. Et puis il était impensable de rebrousser chemin ou de partir en criant. La psychotique se saisit de son couteau à cran d’arrêt et attaqua le bois pourri avec sa pointe tout en restant attentive à l'ouverture vers l'étage supérieur d'où on continuait de la surveiller. Elle fit un trou de la taille d'une balle de tennis et jeta un œil à l’intérieur. Il était difficile de discerner quelque chose avec uniquement le faisceau qui passait par le trou comme lumière, elle poignarda plusieurs fois la porte un peu plus bas pour augmenter la luminosité. Elle était déjà prête à dégainer son tomahawk à la moindre inquiétude.


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Lazare
MessageSujet: Re: Lazare doit mourir ! [Partie 1 - Caron / Grive / Lazare / Zoé ]   Lun 11 Aoû 2014 - 22:43

Le « Monsieur Main » comme avait dit Oph' pencha la tête sur le coté, toujours figé dans ce qui se voulait être sans doute un sourire mais dont la difformité du visage rendait monstrueux. Il prit du temps pour réfléchir, sans doute, et remit sa tête en position normale.

« Je regrette, je n'ai pas de réponse exacte à cette question dans ma base de donnée. La solution qui s'en approche le plus est : J'ai été conçu avec. Question : D'ailleurs cher compatriote, y en a-t-il d'autres comme vous ?  Réponse : Négatif. Je suis le seul et unique personnel de visite et de majordome de Mme Lazare. » fit t-il.

Lazare se passa lentement une main sur le visage en grommelant. Qu'est ce que c'était que cette boîte de conserve ? Grive était la meilleure placée ici pour en parler. Et à ses dires, il y avait peut-être des informations importantes a tirer de ce tas de feraille plein de rouille. Lazare se demanda un instant ce que cela faisait au doc de voir l'un de « siens » si l'on pouvait dire, dans cet état là.

  « D'accord ! Commençons par le début ! T'es qui au juste ? »
« Je suis Hétéocle. Unité de service tertiaire et de service a la personne. Je suis actuellement au service de l'utilisateur suivant : Mme Lazare. Mes tâches sont les suivantes : Accueillir les invités et veiller a l'assistance de : Mme Lazare. Mon créateur est l'utilisateur suivant : Monsieur A. Lazare. »
« A.Lazare ? Ambrose Lazare ou Aaron Lazare ? »
« A.Lazare. »
« Ca doit être Ambrose... C'est un sacré ingénieur... Bon, autre chose. Que peux tu me dire sur cet endroit... Hétéocle ? (C'est quoi ce nom débile?) »
L'androide leva les bras.
« Bienvenu au château de Beauvoir, aujourd'hui demeure de la famille Lazare. Venez y découvrir nos secrets d'entretien du lieu ainsi que côtoyer ses aimables habitants. » balança mécaniquement le robot.

Les secrets d'entretien ? Bordel, mieux valait ne pas les connaître vu l'état du lieu ! 

« Qu'est ce que tu peux me dire sur les habitants du château ? »
« Je regrette. Données privées. Avez vous une autre question ? »
« Tu peux vraiment rien me dire sur personne ? Que sais-tu sur Gabriel S. Lazare ? » interrogea le mutant.

Voilà qui pouvait peut-être les aider.
« Gabriel Séraphin Lazare. Position : Inconnue. Race : Humain. Age : Quinze ans. Aime le chocolat, écrire et courir. Parenté : Mr et Mme Lazare. Frères : Aaron et Ambrose Lazare. Petite taille, cheveux noirs, yeux bruns.»

Quinze ans ? Bon dieu, depuis combien de temps il avait pas été mis à jour celui là. A moins que sa mère ne pense qu'il n'avait encore que quinze ans.

« Écoute... C'est moi Lazare. Je suis Gabriel Séraphin Lazare. Tu me reconnais, Hétéocle ? tenta t-il.
L'androide le détailla de la tête au pied mécaniquement.
« Je regrette. Vous ne correspondez pas aux critères physiques entrés. »
« Attends, c'est réellement moi. J'ai juste eut des problèmes avec quelques produits. J'ai muté mais c'est bel et bien moi. Tu peux le comprendre ? »
« Mise a jour de la mémoire... …. … Succès ! Question clé : Quel est le nom l'animal de compagnie de Aaron Lazare ? »
« Je crois que c'est choupette. Il a toujours appelé ses animaux choupette. »
« Vérification réponse : Ok. Bienvenu chez vous utilisateur G.Lazare ! Que puis-je pour vous ? »

Lazare se tourna vers le groupe, l'air ravi.
« On dirait qu'on aura pas besoin de le démonter ! Hétéocle ? Emmène nous voir maman. »
« Requête de guide 7.21.0 ! Avec toute la hâte possible ! »

Il commença a boitiller bruyamment de tout ses cliquetis. Zut, ce n'était pas bon. Lazare désirait être discret autant que possible, et avec ce robot cliquetant qui faisait le souk quand il passait... Tant pis, il fallait agir. Le mutant s'approcha du dos d'Hétéocle et lui agrippa le cou.
« Puis-je vous aider, très bien veillant utilisateur Lazare ? »
« Ouais. Tu vas arrêter de marcher mais on va avoir encore besoin de toi. »

Puis, avec la force brute digne d'un supermutant, Lazare tira avec brutalité sur le cou du droïde. Sa fragile mécanique se rompit immédiatement et sa tête s'arracha dans un froissement de métal déchiré de son cou. Le corps du droïde tomba mollement sur le coté alors qu'un voyant rouge s'alluma au niveau de son front.

« Alerte ! Système endommagé ! Procédure engagée : Je suis outré. Vraiment outré. » se plaignit Hétéocle.
« C'est ça... Allez ! Rentre là-dedans, je te sortirais de là quand on aura besoin de toi. » gargouilla Lazare en rangeant la tête dans la poche intérieure de sa large veste.

- - - - - - - - - - - -

Plutôt que de poursuivre en haut, Zoé avait donc décidée d'ouvrir la porte. Cette dernière grinça bruyamment, menant tout droit sur une zone noire. En s'y enfonçant, les sens en éveil, elle ne pouvait voir que peu de choses. La salle entière était dans le noir. Alors qu'elle progressait de quelques pas, un flash se produit et, brutalement, les lumières du plafonds s'allumèrent.

Il y avait une armée de mannequins qui se trouvait dans cette pièce. Bien alignés. Ils regardaient tous dans la direction de celle qui avait sans doute interrompu leur garde. Ils étaient parfaitement immobiles. Mais il fallait avancer malgré tout. Une autre pièce se trouvait plus loin. En avançant, un bruit se fit soudainement entendre, comme un froissement. Lorsque Zoé se retourna, les têtes des mannequins avaient changés d'orientation et regardaient maintenant vers elle. Pire que tout, certains semblaient avoir disparus.

Un bruit de froissement ce fit entendre dans un coin sombre de la pièce. Deux silhouettes bondirent en avant, habillés tels les mannequins, un sac de toile sur la tête. Ils étaient armés de ce qui semblait être des armes de corps a corps fait maison, un manche au bout duquel se trouvait une lame de scie circulaire bien entendu non rotative.

Les deux se jetèrent sur la Malebranche en émettant des râles.

- - - -  - - - - - - -

Lazare tourna la tête.
« Vous avez entendu ça ? On dirait qu'il y'a quelqu'un là-bas ! On y va ? » questionna Lazare.

Il toisa du regard ses compagnons.

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Caron Hugues
MessageSujet: Re: Lazare doit mourir ! [Partie 1 - Caron / Grive / Lazare / Zoé ]   Ven 15 Aoû 2014 - 14:42

Ce hétéocle se rendit plus utile que son état ne laissait paraître, même si ces mimiques laissait à désirer, Caron se réserva de critiquer le nom tout droit sortit d'une pochette surprise.Il Révéla petit à petit le contenu de sa "mémoire" au fur et à mesure de l'interrogatoire de Lazare. Donc la charmante maman était présente, de même qu'un des frères, la famille Lazare avait l'air d'être là, du moins la mère et sûrement le frère, pour le reste de la famille, aucune confirmation etles fameux "secrets d'entretien" devait reposer sur trois fois rien... Caron eut un doute, et si le reste de la famille était devenu complétement folle ? Il imaginait bien la mère voulant transformer son fils en sac à main ou peut-être une théière... Heureusement, Lazare réussit à s'identifier permettant d'obtenir un aller simple vers sa mère, l'état de la mère devait sûrement être le même que celui du majordome, c'était une forte probabilité dans l'esprit de Caron.

Aller, c'est partit ! Le début du train fantôme dans la demeure hanté des Lazare pouvait commencer, mais le "train" était décidément trop bruyant et Lazare eut une solution radicale à tout ce bruit.

« Puis-je vous aider, très bien veillant utilisateur Lazare ? »
« Ouais. Tu vas arrêter de marcher mais on va avoir encore besoin de toi. »
Il arracha purement et simplement la tête du rob-homme.
« Dommage de l'avoir amoché, j'aurais bien aimé le trépaner... Enfin bref, tu veux faire une arrivée surprise pour maman ?»

Mais la surprise pourrait attendre. Un bruit faible s’éleva d'un autre endroit de la demeure et résonna dans les couloirs, une sorte de râle non-humain... Rien de bon. Cela ne signifiait qu'une chose pour Caron, que quelqu'un allait se faire attaquer ou peut-être autre chose... Mais ils avaient perdus de vue Zoé, les probabilités que ce soit elle étaient élevés.

« Vous avez entendu ça ? On dirait qu'il y'a quelqu'un là-bas ! On y va ? »
« C'est peut-être notre Zoé qui nous a largués, on ferait bien d'y aller. »

Caron se décida à aller vers la source du bruit. Cela venait de l'est, Caron se mit à marcher rapidement et vérifia une nouvelle fois son pistolet, dans ces conditions il valait mieux être prêt. Puis s'il elle serait morte, ça ferait un peu plus de matériel génétique, autant arriver le plus vite possible. Après une vingtaine de mètre, il bifurqua pour emprunter un escalier et du haut il put voir de la lumière sortant d'une salle, plutôt intense d'ailleurs. D'autre bruits en sortirent, des cliquetis essentiellement avec d'autres râles...

Il arriva en bas de l'escalier et se mit devant l'entrée de la pièce et autant dire que la vision s'offrant à lui le laissa perplexe quand à la nature de ce qu'il était venu faire... Une petite armée de mannequins, surement pratique pour le repassage, sortir les poubelles et buter tous les intrus... Zoé était dans la dernière catégorie vu qu'elle était en prise avec deux mannequins à l’esthétisme à base de sac à patates, armés avec des découpes-pizzas, super comme armée mais la quantité semblait être la critère de rigueur ici... Caron visa le premier sur lequel il avait une ligne de mire et tira quatre fois dedans, le mannequin tomba à terre, semblant trop endommagé pour continuer à vivre son existence de sac à patate. Mais l'idée n'était pas si bonne que ça, les autres semblaient rapporter leurs attentions sur Caron...

« Zoé, ça te tente de sortir avant de finir tuée par des sacs à patates ? Ils ont l'air nerveux ces cons... » Dis Caron en reculant légèrement.
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Bérenger Mauban
MessageSujet: Re: Lazare doit mourir ! [Partie 1 - Caron / Grive / Lazare / Zoé ]   Lun 18 Aoû 2014 - 12:18

Avait-elle sous-estimé la force de Lazare ou alors avait-elle surestimé la résistance du robot ? Dans tous les cas le mutant venait d’arracher la tête du serviteur mécanique qui se plaint d’une façon peu orthodoxe. Contrairement à ses deux compagnons elle s’attarda quelques peut sur la dépouille de son homologue moins évolué ; la pile à fission était dans la tête et il n’y avait rien de biens intéressant à récupérer. Elle rattrapa Lazare et Caron qui étaient partis en direction d’un bruit qui ne lui disait rien qui vaille. Sans doutes la psychotique qui les accompagnaient et qui leur avait faussé compagnie qui avait des problèmes. Grand dieu que cela ne lui inspirait rien de bien, le manoir semblait tenir le choc, mais ses habitants devaient être plus qu’hostiles. A l’instar du scientifique qui vérifiait son révolver elle s’assura que sa trousse de médecin était bien attachée. Suivant la paire, ils arrivèrent dans une salle lumineuse, aussi bien éclairée qu’un bloc opératoire et avec autant de monde. Sauf que les chirurgiens attitrés semblaient plus adeptes de la scie que du scalpel et l’anesthésie ne semblait pas vraiment en option, où même disponible.
A vrai dire les robots semblaient êtres un croisement grossier entre un monsieur main de guerre et un robot de garde sans le laser. Bancaux, dangereux plus par le fait qu’ils risquaient d’attirer bien pire qu’eux, quelqu’un comme Lazare ou Caron par exemple plus que par leur armement. L’homme de science ne chercha pas à converser avec les serviteurs mécaniques et cribla de balles le plus proche sans autre forme de procès ; après tout ils devaient être de la même trempe que le pauvre robot qui avait perdu la tête, la faute à Lazare. Mais soit, peut-être qu’il aurait un commentaire là-dessus.

-Bon dieu, Hétéocle ne me dit pas que ton créateur est aussi celui qui a fait toutes ses saloperies qui veulent nous tuer. Il n’y a pas une commande orale de désactivation ? Demanda la toubib.

L’androïde s’était déjà préparée à piquer un sprint si la situation dégénérait, aucune arme à l’exception de sa rhétorique, qui il fallait l’avouer venait d’en prendre un coup devant tant d’horreurs métalliques.

-Je suis d’avis qu’on se casse au passage ! S’exclama Grive en voyant l’armée de robots.

Le revolver de Caron ne suffirait pas et le corps-à-corps était déconseillé quand on voyait l’armement des machines qui avaient l’air de vouloir en découdre malgré leur allure grotesque. D’autant plus que ce n’était pas le moment de gaspiller ses cartouches, même si l’ennemi était infatigable s’ils étaient aussi agiles qu’Hétéocle la fuite était une issue plus qu’acceptable, en plus elle n’avait pas de kilomètres de bandages pour ses partenaires. L’envie d’utiliser son corps au maximum de ses capacités étaient grandes mais en l’état mieux valait économiser l’énergie pour le retour.

« Zoé, ça te tente de sortir avant de finir tuée par des sacs à patates ? Ils ont l'air nerveux ces cons... » Annonça Caron.

Bien d'accord avec lui.
Quelle que soit la décision de Lazare elle le suivrait.
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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: Lazare doit mourir ! [Partie 1 - Caron / Grive / Lazare / Zoé ]   Jeu 21 Aoû 2014 - 17:34

Deux mannequins se jetèrent sur la Malebranche en émettant des râles. Dès le premier instant, l'un d'entre eux fut projeté par une série d'impacts de balles en son flan alors qu' Akhaten n'avait même pas encore eu le temps de réagir.

Pour le second elle plaça sa jambe droite un peu en arrière et donna une grande impulsion dans l'autre pour lui envoyer un bon coup de pied dans sa face. Doué d'un bon 4 en Agilité, elle parvint à porter son au moins jusqu'aux genoux de son adversaire. Elle réussit à le faire reculer sans savoir si il était blessé, mais tomba à la renverse, surprise par son propre coup. Le cul par terre, son air imbécile disparu rapidement lorsqu'elle effectua une facile clé de jambe pour mettre enfin au sol le mannequin qui se rapprochait déjà. Elle bondit de la position assise à la position accroupi avant de se relever très vite et de courir vers la porte ouverte.

Zoé s'arrêta juste devant le pas de la porte et se retourna. Le manque de grâce dont elle avait fait preuve à l'instant ne pouvait pas conclure cette rencontre. Où avait-on vu Zoé "Akhaten" Grégeois se défiler face à une poignée de pantin ? Elle la démone, élue des enfers ne les laisserait pas s'en tirer comme ça. Quelque soit leur malice, elle n'était rien pour la génialissime, mais néanmoins modeste psychotique qu'elle était.

Elle sorti d'une petite poche de sa besace un tube transparent assez fin contenant un liquide chromé aux reflets indigos. Il s'agissait de NaK, un alliage de sodium et de potassium liquide à température ambiante qu'on trouvait en quantité minime dans les piles à fission comme fluide caloporteur. Évidemment, la Malebranche ne connaissait pas les détails techniques, en revanche elle avait découvert que ce métal avait un effet fascinant au contact de certains réactifs.

Zoé s'empara d'une autre fiole, ronde et beaucoup plus grosse. Celle-ci contenait un liquide bleu turquoise incandescent. Elle était rempli de la sève du porte-flame, justement le réactif idéal pour le NaK. D'habitude, ces cocktails d'acide inflammable était optimaux pour déclencher des incendies tenaces.

La psychotique versa le métal liquide dans la sève et referma immédiatement la fiole. La réaction chimique fut instantanée et violente. Des étincelles rouges éclataient à l’intérieur comme du pop corn démoniaque, le verre chauffait et vibrait; il était temps de se débarrasser de ce cadeau explosif. Akhaten fit délicatement rouler la sphère sur le sol en direction du centre de la pièce avant d'en sortir rapidement et de claquer la porte derrière elle.

L'instant d'après une détonation silencieuse se fit entendre à travers la porte vermoulue. Sous l'effet de l'eau contenue dans la sève acide, le sodium et le potassium s'étaient violemment enflammés produisant de grandes quantités d'hydrogène et de soude caustique. Sous la pression du gaz inflammable et de la température très élevée, la fiole avait éclaté de l'intérieur propulsant dans toute la pièce des gerbes d'acide et de soude corrosives.

Akhaten avait les yeux illuminés de malice et un sourire de joie sincère qui la rendait encore plus inquiétante avec son tatouage. Elle rouvrit la porte qui lui resta dans la main pour admirer la scène. Un courant de gaz chaud sentant la brulure chimique lui caressa le corps tout entier.

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Lazare
MessageSujet: Re: Lazare doit mourir ! [Partie 1 - Caron / Grive / Lazare / Zoé ]   Ven 22 Aoû 2014 - 14:23

« Désolé, très bien veillant. Donnée introuvable, je ne puis répondre a votre question. » gargouilla poliment Hétéocle dans la veste de Lazare.

Lorsqu'ils arrivèrent ensemble dans l'aile est, traversant la porte et se précipitant vers le lieu où ils avaient entendus du bruit, les premières choses qu'ils virent furent le premier contact avec Zoé et les « habitants » des lieux. Sauf que ceux-ci, a la différence d'Hétéocle, semblaient habillés dans de la toile qui désirait visiblement les camoufler en mannequins, parmi les autres, encore immobiles, sur leurs piédestaux. Le premier des locaux eut le droit de se faire vaporiser a coup de flingue jusqu'à ce que la portion droite de sa tête se volatilise dans des éclats métalliques. Il chuta au sol et ne bougea plus. Pour le second, ce fut une autre paire de manche. Zoé lutta quelques peu avec l'autre quidam de la pièce. Après un certain échec dans un coup porté et au sol, cette dernière sembla se mettre en colère. Très vite, la situation dégénéra quelque peu, puis, après quelques tours d'alchimie et une fiole lancée au centre de la pièce, Lazare et ses compagnons eurent l'occasion d'observer Zoé fuir vers la porte qui se trouvait a l'autre bout de la pièce.

« Oh merde... Cassez vous ! Derrière ! »

Lazare se retourna, attrapa ( en étant aussi moins brute que possible ) Caron et Grive par le col et les bouscula violemment en arrière pour les renvoyer hors de la pièce. Lorsque la « bombe » faite maison éclata, la première chose que le mutant fit, c'est se protéger les yeux. L'acide vola sur lui et consuma partiellement sa veste, laissant de grands trous apparents, mais sa peau mutée et écailleuse, même si elle craquela et fulmina un peu sur l'occasion, fit écran de protection physique et ne lui donna que quelques brûlures légères. La tête d'Hétéocle fut épargnée, la veste de Lazare n'ayant pas disparue au niveau de la poche.
En revanche... Pour ce qui était du sol...
Dévoré par l'acide, les planches pourries avaient finit par céder sur elles même. Alors que Lazare clignait des yeux et vérifiait qu'il allait bien, le sol s’effondra en son centre et, progressivement, sur les cotés et les coins, entraînant avec lui le mutant, le mobilier de la pièce, l'ensemble des restes robotiques.

« Gouaah ! Mais pourquoi ?! » balbutia rapidement Lazare prit de court.

Il s'écrasa lourdement a l'étage inférieur, qui n'étaient pas les caves mais probablement l'ensemble des remises du château. Une fine pellicule de poussière sur la figure, Lazare toussa et tenta de se dégager des décombres. Il y parvint sans trop de difficulté, cependant, plus bas, une surprise l'attendait. Alors qu'il se remettait debout, il cliquetis métallique se refit entendre. Les unes après les autres, des lumières de couleur verte s'allumèrent dans les ombres autour de lui. Le cliquetis se multiplia par dix et bien vite, des grincements vinrent se joindre au tout.

Lazare était encerclé.


Tout comme les mannequins de l'étage supérieur, il s'agissait de serviteurs robotiques. Mais ceux-ci ne ressemblaient en rien aux autres. Ce n'était que des squelettes métalliques. Mais sur ces serviteurs, on avait placé tout et n'importe quoi. Certains étaient drapés, comme si ils portaient une cape, de peau qui semblait vraisemblablement humaine. D'autres portaient des lambeaux de chair, de manière imparfaite. L'un d'entre eux abordait même sur son crâne métallique un œil humain visiblement défraîchi entre deux steaks saignants gavés de nerfs a l'odeur nauséabonde. Les bras tendus, ils portaient tous des déformations assez effrayantes. Certains avaient les doigts remplacés par des lames de ciseaux, d'autres avaient des cisailles, certains avaient des griffes, d'autres des crochets. Ce cortège de serviteurs robotiques « zombies » vint entourer Lazare sans pour autant engager le combat avec lui. Un torse robotique rampa vers lui, ses diodes de capteurs activées et luisantes. Lazare inspecta un instant en haut, là où le sol s'était effondré, apercevant le plafond de la pièce supérieure en haut. Aucune issue possible, a cette hauteur...

« Aaaah... Que me vaut l'honneur de cette visite ? » lança quelqu'un dans le fond de la pièce où Lazare était encerclé.

Un rayon de lumière rebondit sur un sourire.

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Caron Hugues
MessageSujet: Re: Lazare doit mourir ! [Partie 1 - Caron / Grive / Lazare / Zoé ]   Lun 1 Sep 2014 - 18:30

Honnêtement, Caron n'imaginait pas que la situation dégénérerait comme ça. Ne pas emmerder Zoé, c'était clairement noté dans son esprit, car si elle décidait de créer une bombe artisanale dès qu'on l'agresse, le manoir n'aurait bientôt plus de secret de rénovation... En tout cas, la méthode était plutôt pratique, tellement qu'il n'y avait plus d'ennemis dans la pièce. Magnifique ! Et plus de pièce aussi ! Tant qu'on y est, puis bon, le mobilier étant moche...

Heureusement que Lazare eut le réflexe de pousser Caron et Ophelia pour les mettre en sécurité. Caron tomba en arrière puis se releva, pour voir que grâce à Lazare il était hors d'atteinte, mais pour le mutant c'était une autre histoire. Il subit quelques brûlures légères à cause de la bombe à l'acide, heureusement la veste subissant la plupart des dégâts. Mais bien entendu la merveilleuse bombe artisanale ne pouvait pas s'arrêter là, ce serait trop beau... Le sol de la pièce, rongé par l'acide s'effondra, formant un trou béant dans la pièce. En réalité, le sol disparu tout simplement, emmenant avec lui tout les débris et le pauvre Lazare qui n'avait pas eu le temps de s'écarter.

Caron se releva et s'approcha du trou prudemment, pour pouvoir observer où Lazare était tomber. Le manque de réponse du bas l'inquiétait mais les cliquetis mécaniques qui montèrent à ses oreilles ne furent les plus rassurants qui soit. Il s'appuya contre l'encadrement de la porte et se pencha avec précaution, les grincements du sol rongé n'étant pas des plus rassurants, il pourrait tomber à n'importe quel instant.

« Putain mais c'est vraiment n'importe quoi.... » Fut le commentaire pertinent de Caron sur la situation.

Il regardait les petites lumières vertes s'allumer une à une, il devina les mouvements dans l'obscurité alors que les cliquetis se faisaient plus insistants. Ça en faisait une belle chiée de robots, Caron avait tout simplement arrêter de compter mais au moins, Lazare était vivant, la lumière de la pièce détruite permettant de l'observer. Par contre, c'en était un beau de mon de merde. Caron vérifia changea d'armement pour passer à ses deux doubles canons, même si les robots n'attaquaient toujours pas, le choix était plutôt pratique. Prenant son courage à deux mains, il sauta en bas pour atterrir à côté de Lazare.

« Aaaah... Que me vaut l'honneur de cette visite ? »

« P'têtre le plancher qui à un petit problème ? Lazare, t'es ok ? » Dit-il en se tournant vers Lazare pour jeter un coup d'oeil rapide à son sujet préféré.
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Bérenger Mauban
MessageSujet: Re: Lazare doit mourir ! [Partie 1 - Caron / Grive / Lazare / Zoé ]   Mer 3 Sep 2014 - 15:18

Quand la malebranche commença à jouer aux petites chimistes en herbe ce fût le signal pour Ophelia de commencer à se protéger mais avant même qu'elle n'ait pu faire quoi que ce soit Lazare balança au loin la doctoresse. La toubib tomba au sol et conformément aux instructions militaires gravés dans sa mémoire elle se mit sur le ventre, les bras sur la tête et ferma les yeux. L'explosion secoua Grive mais rien de bien alarmants, par contre pour son sujet médical favori c'était plutôt mal parti ; le plancher déjà usé par le temps et sans doutes les thermites croula après avoir été sapé par l'acide de la sectaire.

« Putain mais c'est vraiment n'importe quoi.... »

Commentaire criant de vérité, malgré la résistance robotique d'Ophelia elle mit plus de temps à se relever, une réparation totale risquait de s'imposer si elle continuait à cette cadence, un siècle de survie ça amochait n'importe qui, même les êtres de métal. La médecin ouvrit la porte d'où venaient les machines ; plus aucune menace en visuelle, un nombre orange s'afficha en périphérie de sa vue ; six cents. Le nombre d'heures qui lui restait avant de recharger ses batteries, elle était retournée en pleine consommation d'énergie. Impossible de repasser en économie totale avant autant de problème, elle allait encore s’abîmer les vérins hydrauliques en les poussant à pleine puissance mais s'il le fallait pour survivre.
A l'instar de Caron qui sauta pour rejoindre Lazare, l'androïde se pencha un instant pour voir ce qui les attendait en bas ; une foutue légion de robots armés jusqu'aux dents avec des organes humains sur le corps. Des parodies de rob-hommes, la robot n'osa même pas imaginer quel type de timbrés avait pu faire ça, aussi la doctoresse chercha du regard une corde où quelque chose qui pourrait hisser ses deux compagnons hors de là mais ne trouva rien.

-Lazare, Caron je vais essayer de...

Un craquement terriblement angoissant vint aux oreilles de Grive qui porta machinalement son regard à ses pieds. Le sol craqua sous son poids de machine de guerre et la gravité fit le reste la faisant lourdement chuter au sol. Ses deux jambes mécaniques encaissèrent le choc relativement bien, l'androïde se releva rapidement et recula vers ses deux compagnons en voyant les robots s'approcher d'elle. D'un coup elle regrettait que les êtres synthétiques puissent êtes intelligents ; les trois règles d'Isaac Asimov seraient bien utiles sur le coup.

-Ne me dites pas que tout s'arrête ici...

Un sentiment qu'elle n'avait pas ressenti depuis longtemps foudroya son corps mécanique fait d'acier et de câbles électriques, la crainte de la mort, celle de finir comme cobaye de laboratoire.
C'était donc cela la peur.
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Zoé "Akhaten" Grégeois
MessageSujet: Re: Lazare doit mourir ! [Partie 1 - Caron / Grive / Lazare / Zoé ]   Mer 17 Sep 2014 - 22:03

Cette fine équipe attirait définitivement la poisse sur elle. On n'avait pas idée de tomber à travers le plancher, personne ne faisait ça, c'était insensé !
- Par les neufs cercles de l'enfer ! pesta Akhaten.
Pas le temps de respirer, une meute de roboïdes douteux aux yeux verts encerclaient déjà le lézard, la casserole et le grand chapeau. La psychotique n'étant pas une héroïne, elle prit le partie de ne pas rejoindre les autres, cernés qu'ils étaient, mais plutôt de rester à son poste d'observation.

Elle recula un peu du trou béant dans le sol et ce mis à quatre pattes pour plus de discrétion. Comme d'habitude, chacun y allait de sa petite vanne minable, puis une voix différente retentit de dessous elle.
- Aaaah... Que me vaut l'honneur de cette visite ?
Quelque chose lui disait qu'elle tombait encore sur un taré. C'est vrai qu'en la matière, elle et les siens étaient parfois capables d'en tenir une couche, cependant d'autres spécimens sévissaient un peu partout dans ce nouveau monde. A croire que la psychopathie était devenu la norme dans ce nouveau monde. C'était sans doute la pénitence de la race humaine pour s'être crue plus puissante que les anges et les démons.

Si les hôtes du château avait voulu éliminer leurs invités, aucun doute que cela aurait été fait depuis déjà un moment. Alors ce nouveau personnage, avait sans doute quelque chose en tête. Quelque chose qui impliquait de laisser la bande à Lazare en vie pendant encore quelques temps. Il y avait des chances pour qu'il ignore la présence de Zoé et qu'elle puisse en profiter.

La tatouée resta encore quelques instants dans cette position pour intervenir de sa hauteur en cas de nécessité, en sautant de tout son poids l'arme à la main sur le propriétaire des lieux par exemple. Si celui-ci devait emmener ses captifs dans une pièce différente, elle n'aurait d'autre choix que de partir dans une autre direction pour essayer d'en savoir plus sur ce château.

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Lazare
MessageSujet: Re: Lazare doit mourir ! [Partie 1 - Caron / Grive / Lazare / Zoé ]   Jeu 25 Sep 2014 - 0:15


Il existait des gens talentueux sur terre. Il en existait aussi des peu fréquentables. Parmi tout cela, il y avait aussi un mix des deux. Des personnes très talentueuses mais tout aussi peu recommandable. Aaron Lazare était de ce panier là. Gabriel, puisqu'il était désormais question de différencier les membres de la famille Lazare, Gabriel Séraphin l'avait toujours sut. Aaron avait été un homme brillant qui s'était très tôt illustré pour ses prouesses dans le domaine de la mécanique. Il avait même commencé a bâtir ses propres projets et propres plans d'armures assistées quand Gabriel changea de forme. Il était difficile de savoir ce qui s'était passé ensuite, dans quelles conditions il avait atterrit ici. Pour l'heure, ils n'avaient pas les éléments de réponses nécessaires.
La seule chose qu'il paraissait de Aaron Lazare, dans cette cave noire, c'était son visage égratigné visiblement éclairé par ce qui devait être une diode posée... Sans doute sur son col ? En dehors de cela, il semblait avoir conservé ses anciens traits et ses cheveux longs. Il y avait quelque chose de relativement dérangeant. Le mutant avait gardé un souvenir déjà très peu positif de Aaron. C'était un homme talentueux mais pragmatique et qui ne prêtait pas vraiment d'attention aux siens. Du moins, il passait son temps a dénier Gabriel.

« Je croyais pourtant t'avoir dit de partir et de ne pas revenir, Gabriel ! Tu étais une erreur ! » aboya Aaron.

Ouaip' ! Il n'avait rien perdu de son caractère d'antan. Quand bien même la chute fut rude et lui eut quelque peu « attendri » la chair, Gabriel fulmina aussitôt et se releva brutalement des décombres en soulevant quelques décombres. La remarque semblait l'avoir rendu furieux. Autour d'eux, les androïdes qui étaient plus des parodies étaient toujours aussi incroyablement silencieux. Ce qui n'était pas pour être plus rassurant.
« Mais.. Je vois que tu as amené des invités... Oh... Et quels invités... Ils sont... Magnifiques... »
« Va te faire foutre, Aaron ! Toi et tes machines sont complètement tarées ! »
« Tu ose critique mes machines ? Elles ne sont certes guère parfaites mais ô combien supérieures a toutes celles que l'on peut voir en ce moment... Je regrette une seule chose. Elles ne sont pas assez humaines. Il faut qu'elles le soient d'avantage ! Tu m'entends ?! PLUS ! »
Les guerriers déformés métalliques semblèrent gronder quelques instants. Certains firent un pas en plus vers les trois au centre. D'autres firent claquer leurs pinces, leurs mandibules, leurs lames... Tout ce qui pouvait faire du bruit. Aaron lui, semblait outré.
« J'ai besoin de chair. J'ai besoin de dons. Il faut que je peaufine l'apparence de mes machines. Gabriel ! Toi et tes amis peuvent m'y aider ! Accepte de contribuer a mon projet ! »
« Tu ne touchera pas un poil de notre cul, Aaron ! Ou alors tu vas devoir venir les chercher ! » gronda le mutant.
Il fut alors que le regarde Aaron se posa sur Ophelia. Durant un instant, il ne fit guère plus attention a elle. Puis, d'un seul coup, son regard s'illumina et il commença a haleter. Sans doute venait t-il de réaliser quelque chose qui devait être a ses yeux d'une importance extrême. Un affreux sourire naquit sur son visage et il sembla au bord de l'extase, comme si il allait jouir.
« Oooooh ! Mais... Gabriel... Ta copine ici... Ce n'est pas un être humain n'est-ce pas ? J'ai reconnus ces petits détails. Oh sapristi... Elle est parfaite ! Parfaite et magnifique ! Il me la faut absolument ! IL ME LA FAUT ! Ooohh... Acceptez de vous joindre a moi, très chère et je suis sûr que nous pourrons tous deux vivre et construire un destin main dans la main... Oh... »
Il sembla baver l'espace d'un instant. Gabriel en fut d'autant plus secoué.
« Tu la touche, je te bouffe les yeux, compris ?! »
Le sourire de Aaron disparut pour être remplacé par une grimace épouvantable qui fit regretter son ancienne expression. Il était tout simplement épouvantable.
« Je la prendrais quand même ! Et je pourrais alors délicieusement la démonter, la reprogrammer, la comprendre... Afin que j'atteigne la perfection ! » aboya Aaron.

Après ce petit coup de rentre-dedans a l'intention de Grive, après l'insulte qui lui avait été donné, Gabriel était désormais suffisamment agacé pour envisager préparer sa brutalité. Il grogna et se déploya un peu soudainement, la veste en lambeaux a moitié déchirée et les veines palpantes sur le cou et fit un pas assuré vers Aaron, dont seul le visage restait pour l'instant éclairé. Le mutant leva de manière menaçant son couperet et se mit a avancer comme si il était désormais déterminé a transformer en hachis ce fanfaron. Aaron prit un air moqueur.
« C'est que tu as grandis et grossis depuis notre dernière rencontre ? Quoiqu'il en soit, cela ne change rien au problème. Cela va encore être moi qui vais devoir te punir, n'est-ce pas ? Ah... Tu te souviens de ce jour où tu m'avais confié tes affaires de dessin ? »
Le rouge empourpra le visage du mutant.
« J'ai cru que tu allais pleurer toute la soirée ! C'était pathétique. »

Lazare, le mutant, finit par pousser un bon grondement et leva avec force son bras armé en chargeant dans la direction de son détestable aîné. Il arma son geste et se prépara a abattre avec force son couperet en plein milieu de la figure de Aaron. Mais soudainement, une main mécanique vint lui saisir le poignet et le bloquer dans son élan.
« Tu es toujours un raté, Gabriel. » railla Aaron.
Quelque chose percuta de plein fouet l'estomac de Lazare qui se plia en deux sur le coup, abasourdi.  C'était la première fois qu'on le frappait avec autant de force ! Et il en fallait pour réussir a produire un tel effet a ce qui pouvait au moins être un supermutant. Un second coup vint décrocher la mâchoire du mutant qui bascula en arrière. Aaron se déploya finalement et effectivement, il pouvait prétendre être plus fort que son petit frère. Il sortit de l'ombre.

Il portait ce qui semblait être une armure assistée un peu alternative que personne ne pouvait prétendre avoir vu jusque là. Malgré son aspect grossier et rafistolé, nul doute qu'elle semblait foutrement efficace, en particulier vu le bruit des cerveaux moteurs qui vrombissaient et du pack moteur qui traînait dans son dos et au niveau des articulations. Ce qui semblait être une foreuse était placée au niveau du bras droit. En se déplaçant, ses pas résonnaient lourdement au sol. Tandis que Lazare se relevait doucement, encore sous le choc d'avoir trouvé plus épais que lui, Aaron fit vrombir sa foreuse. Un épais casque sans doute lui aussi rafistolé se rabattit sur sa figure.

« Alors. Tu as été un mauvais garçon ? »

Brutalement, il actionna son armure et envoya un crochet du bras droit, le bras armé, vers Lazare, impuissant, qui ne put rien faire pour empêcher l'impact. La foreuse de Aaron lui frappa sans ménagement le crâne, lui arrachant la tête au passage et l'envoyant valser sur le coté dans une gerbe de sang. La tête grimaçant de Lazare percuta le mur et roula au sol, afficha un regard médusé, quand bien même ses yeux bougeaient encore. Le corps du mutant ne tomba pas pour autant, au contraire.


Il commença a marcher de manière complètement aléatoire et se mit a frapper de manière tout aussi approximative tout ce qui pouvait se trouver près de lui en effectuant de grands mouvements de son bras armé du couperet. Le corps de Lazare fracassa la figure d'un serviteur métallique qui approchait, défonça les modules d'un autre, renversa un troisième, le tout dans une course qui semblait nullement pouvoir l'arrêter. Même Aaron sembla quelque peu prit au dépourvu.

« Amusant. » articula t-il.

Le corps de Lazare se dirigea alors dangereusement vers le duo de la pièce, Caron et Grive, distribuant toujours des coups de manière hasardeuse. En parallèle, les machines de Aaron se rapprochaient a leur tour de leurs proies. Quand a en haut...

Aaron leva la tête et observa avec un intérêt celle qui observait le tout.
« Et si tu venais nous dire bonjour ? » ricana Aaron.
Il avança lourdement vers le lieu où pourrait se trouver la femme qu'il avait observé et frappa de toute ses forces vers le haut.

Un poing traversa le plafond a coté de Zoé et refermât son étreinte sur son pied.
« ...Je te sens... » gloussa Aaron qui s'apprêta a tirer avec une force surhumaine.

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Lazare doit mourir ! [Partie 1 - Caron / Grive / Lazare / Zoé ]

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